Japon : Une fouille déterre une légende

Japon : Une fouille déterre une légende

 

Osaka legende mini

 

Une découverte archéologique au Japon, plus précisément à Osaka, est en train de sortir du néant les preuves de la réalité d'une très vieille légende liée à une impératrice japonaise et de ses relations mystérieuses avec un moine bouddhiste, le tout au 8ème siècle après J.C., les années 1400 du Japon de l'époque de Nara, qui avait son propre calendrier évidemment...

C'est dans un texte nommé Shoku Nihongi qu'apparaissent les seules références concernant la cité de Yuge-no-miya et le Temple de Yugedera.

 

Le Shoku Nihongi (続日本紀?, "Suite des Chroniques du Japon") est un texte d'histoire du Japon commandé officiellement par l'Empire japonais. Achevé en 797, c'est le deuxième de la série des Six Histoires Nationales, directement précédé du Nihon Shoki et suivi des Nihon Kōki. Fujiwara no Tsuginawa et Sugano no Mamichi en sont les principaux auteurs. C'est une des plus importantes sources d'information première sur l'époque de Nara du Japon.

L'ouvrage couvre la période de soixante-quinze ans s'étendant du début du règne de l'empereur Mommu en 697 jusqu'à la dixième année du règne de l'empereur Kōnin en 771, couvrant neuf règnes impériaux.

Le texte comprend quarante volumes. Il est entièrement écrit dans le style kanbun, une forme japonaise de chinois classique, comme il est accoutumé pour les textes officiels japonais de l'époque... Ces documents expliquent comment la reine Shōtoku, qui a régné de 764 à 770 pendant la période de Nara (710-784), avait commencé le vaste projet de construction de sa propre capitale mais est morte avant de pouvoir le compléter...

Mais, jusqu'à présent, cette cité de Yuge-no-miya, seconde capitale disparue du premier Empire japonais et le Temple de Yugedera n'étaient que des légendes sans preuves...

 

Osaka legende

Evidence of structures dating back more than 1,000 years at an archaeological site here points to the existence of a “second” capital that is known only through eighth-century chronicles. (Provided by the Yao municipal board of education)

Shōtoku Tennō ( également connue sous le nom de Kōken Tennō) a été sur le trône deux fois. Au cours de son premier règne, de 749 à 758, elle était connue comme l'impératrice Kōken. Elle a abdiqué après neuf ans, en raison de sa relation avec le moine bouddhiste Dōkyō... Une guerre civile a éclaté alors que Kōken poussait les lois pour une augmentation des pouvoirs de Dōkyō au palais impérial. En 764, Kōken et Dōkyō ont gagné le conflit et elle est remontée sur le trône sous son nouveau nom - Shōtoku.

 

Portrait de shotoku

Portrait de Shotoku (Domaine publique)

 

Les histoires disent que Dōkyō a gagné la faveur de l'impératrice en lui consacrant des prières quand elle était gravement malade. C'est avec son soutien que le moine a gagné le pouvoir politique - il a été nommé premier ministre dans l'année suivant le deuxième règne de Shōtoku et était un grand prêtre d'état en 766. Mais ce n'était pas assez de contrôle pour le moine, il semble qu'il ait apparemment convaincu un Oracle de fausser une prédiction pour lui en tant que successeur de Shōtoku. Les choses ne se sont pas déroulées comme Dōkyō le prévoyait, et il se trouva banni après la mort de l'impératrice pour ses jeux de pouvoir qui avaient mis en colère les autres membres du gouvernement...

Les perturbations politiques créées par la relation de l'impératrice et du moine ont suffi pour inciter le gouvernement japonais à interdire aux femmes de prendre une quelconque décision pendant près d'un millier d'années !

Les archéologues disent que les puits creusés dans le sol pour des piliers en bois massifs, ainsi que des preuves d'une vaste tranchée, offrent des indications convaincantes que les ruines du site Higashi-Yuge sont en fait Yuge-no-miya, un site entouré de mystère. Les textes affirment que cette autre capitale aurait été construite à la demande de Shotoku, qui a régné de 764 à 770 mais que le décès de l'impératrice aurait laissé la ville inachevée, voir abandonnée...

La découverte du complexe étendu sur le site Higashi-Yuge a été annoncée le 16 août 2017 par le conseil de recherche sur les biens culturels de Yao, affilié au gouvernement de la ville de Yao. Masashi Kinoshita, professeur émérite d'archéologie à l'Université Tokyo Gakugei, s'attend à ce que d'autres fouilles du site éclairent les choses sur la deuxième capitale.

 

Mysterious japanese second capital built

The archaeological site at Yao, Osaka Prefecture, Japan. Source: Yao Municipal Board of Education

 

" Peu de détails sont connus de Yuge-no-miya. La découverte récente du canal peut aider à démêler le mystère ", a-t-il déclaré en se référant à l'excavation des tranchées, qui, selon les experts, était rempli d'eau et utilisé pour le transport de matériaux de construction.

En février, les archéologues ont déclaré avoir déterré la première preuve d'une énorme pagode comme étant le temple de Yugedera sur le site Higashi-Yuge. Le temple a été construit par Dokyo avant sa chute en grâce auprès du gouvernement japonais suite à la mort de l'impératrice.

Les dernières fouilles sont effectuées à 500 mètres au nord-est de l'endroit où les fondations apparentes de la pagode ont été mises au jour.

Les fosses carrées mesurent entre 60 centimètres et 80 cm. Les experts croient que des piliers de 20 à 25 cm de diamètre ont été enfoncés dans les trous. Les puits sont alignés sur les quatre points de la boussole. Cela suggère que Yuge-no-miya a été construit là-bas, selon Masanobu Hirose, membre du conseil.

" Le site montre qu'il y a eu une démarcation très précise ", a-t-il déclaré. " Yuge-no-miya, tracée soigneusement dans un modèle de grille, doit être étendue sur la zone où les archéologues travaillent actuellement ".

La tranchée mesure environ 10 mètres de long, 16-20 mètres de large et 1 mètre de profondeur. Associée à une tranchée de 60 mètres de long trouvée à proximité l'été dernier, on pense qu'elles font parties d'un canal artificiel mesurant environ 600 ou 700 mètres de longueur totale.

Les archéologues spéculent que le canal a été construit pour transporter des matériaux pour construire la deuxième capitale et Yugedera, ou pour servir de dérivation de drainage pour les travaux fluviaux.

Kinoshita a déclaré qu'il s'appuie sur l'ancienne théorie.

" Les travailleurs doivent transporter des matériaux de construction, tels que des grands piliers et des tuiles, par l'eau dans de courts voyages, pour construire efficacement les structures clés d'une ville sur la base d'une planification minutieuse ", a-t-il déclaré. " Je crois que les tranchées étaient probablement une partie du canal construit pour transporter des matériaux de construction pour Yugedera et Yuge-no-miya ".

Dans la première découverte annoncée en février 2017, les archéologues avaient déclaré que les fondements possibles de la pagode de Yugedera se trouvaient dans une couche géologique datant de la fin de la période de Nara.

Les fondations mesurent environ 20 mètres par 20 mètres, ce qui suggère que la structure avait au moins sept étages et avait atteint une hauteur de plus de 60 mètres.

 

The five storied pagoda

The Five-storied Pagoda of Hōryū-ji, a Buddhist temple in Ikaruga, Nara prefecture, Japan. (CC BY SA 3.0- Le Temple de Yugedera avait donc 2 étages de plus et était plus grand encore...

 

Pour ceux qui aiment les légendes, on peut aussi préciser que :Si l'on suit les récits semi-légendaires, le premier mikado, le premier empereur, du Japon, aurait été un certain Kami-yamato-no-Iware-biko (-667 av. J.C.), originaire du Sud de Kien-siou. Il chassa, dit-on, le peuple primitif du pays, représenté comme un peuple chevelu, sauvage et blanc, ressemblant aux Aïnous qui habitent aujourd'hui Hokkaïdo (et peut-être encore les îles Kouriles). Il est plus probable que ce peuple se mélangea graduellement avec ses conquérants. Quoi qu'il en soit, ce personnage conquiert l'île de Nippon, jusque vers le 30° latitude, devient en -660, empereur sous le titre de Zim-mou-Tennô ou Jimmu Tenno, et il choisit pour capitale Yamato (Kashiwabara). Il mourut en -585, à l'âge de cent trente-sept ans, et fut remplacé par son troisième fils, Kami-nuna-gava-mimi-no-mikoto; avec le titre de Suisei-Tennô. Le héros le plus célèbre de l'époque ancienne du Japon est Yamato-Daké, fils du 12e  mikado, l'empereur Keiko (74-130), qui conquiert l'Est du Japon, Ia plaine de Yedo (Kuwanto), et, tantôt déguisé en femme, tantôt traversant les flammes, accomplit des merveilles de valeur. Pendant plusieurs siècles ses successeurs portèrent encore le titre de mikado et exercèrent le pouvoir le plus absolu. Les femmes n'étaient pas exclues de la succession et dans l'ancienne histoire du Japon, il y eut plusieurs célèbres impératrices. A l'avènement de l'impératrice Suiko, première souveraine du sexe féminin, une tolérance entière fut accordée à la religion bouddhiste. "
Ref : http://www.cosmovisions.com/ChronoJapon.htm#vpH6bOwqlFBEqmal.99

Autre précision : les plus anciens écrits historiques japonais retrouvés ne datent que du 8ème siècle après J.C. et sont tous des écrits officiels influencés et commandés par le gouvernement impérial du Japon... Toute l'histoire antique de ce très ancien pays (habité dès le paléolithique) a donc été effacée probablement volontairement par ses divers dirigeants... Les seuls autres textes sont des textes a connotation religieuse, poétique et fictionnelle, telles les deux chroniques Kojiki et Nihonshoki qui mettent en lumière deux mythes de Hiruko : le mythe de l'enfant infirme, l'enfant-sangsue né d'une l'union non rituelle et confié à l'eau dans la barque de roseaux dans le Kojiki (qui fait largement penser au mythe de Moïse !) ; et le mythe du personnage solaire, le Jeune Soleil, dans le Nihonshoki, personnage devenu malfaisant et qui aurait entravé le mouvement du soleil et provoqué le cataclysme...​

Sources, ref : http://www.asahi.com/ajw/articles/AJ201708170055.html

www.archaeology.org/news/5850-170817-japan-ancient-capital-unearthed

http://www.ancient-origins.net/news-history-archaeology/mysterious-japanese-second-capital-built-1200-years-ago-controversial-021571?nopaging=1

 

Yves Herbo et Traductions (c), Sciences et Faits et Histoireshttp://herboyves.blogspot.com/, 24-08-2017

 

 

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