Génétique, ADN

Articles scientifiques liés à la génétique, l'ADN et l'évolution biologique du vivant

Des gènes rares trouvés dans une momie Inca

Une momie d'un enfant Inca révèle l'histoire génétique perdue de l'Amérique du Sud

 

Monte aconcagua minil'Aconcagua en Argentine

 

C'est en 1985, que des randonneurs escaladant la montagne de l'Aconcagua en Argentine (qui est le point culminant de toute la cordillère des Andes avec 6962 mètres d'altitude), avaient trébuché sur une surprise horrible: le cadavre congelé d'un garçon de 7 ans. Il était évident qu'il avait été là pendant une très longue période, de sorte que les randonneurs ont prévenu les archéologues, qui ont examiné attentivement le corps. Ils ont déterminé que le garçon de l'Aconcagua, comme il a été appelé depuis, a été sacrifié dans le cadre d'un rituel inca, il y a plus de 500 ans et avait été naturellement momifié par le froid sec de l'environnement de la montagne. Il y a quelques jours, une nouvelle analyse de l'ADN mitochondrial du garçon de l'Aconcagua révèle qu'il appartenait tout à fait à une population indigène de Sud-Américains, mais qui a disparue juste après la conquête espagnole du Nouveau Monde...

Le garçon est mort sur l'Aconcagua dans le cadre d'un rituel de sacrifice d'enfants incas appelé capacocha. Des enfants et adolescents ont été emmené sur la cime des hauts sommets et on les a laissés mourir de froid ou tués sur le coup; ce garçon a probablement été exécuté sur l'Aconcagua d'un coup sur la tête. Plusieurs momies du rituel Capacocha ont été trouvées sur les montagnes éparpillées sur tout le territoire de l'Inca, mais le garçon de l'Aconcagua est "l'un des mieux conservés", explique Antonio Salas, spécialiste de la génétique humaine à l'Université de Santiago de Compostela en Espagne et un des auteurs de la nouvelle étude. Le garçon est mort à 5.300 mètres au-dessus du niveau de la mer dans "l'un des climats les plus secs qui existent", explique Salas. Cela a donné de l'espoir que la momie pourrait encore contenir des traces d'ADN.

 

Aconcagua argentine

C'était le cas. Salas et son équipe ont extrait les 37 gènes mitochondriaux complets du génome compris dans la momie, transmis uniquement par la mère -de l'un de ses poumons. Échantillonner un organe interne était un bon choix pour minimiser le risque de contamination, dit Bastien Llamas, un généticien à l'Université d'Adélaïde en Australie, qui étudie les populations anciennes d'Amérique du Sud. " Dans les années qui ont suivi la découverte de la momie, vous assumez que personne n'a touché le poumon de ses propres mains, donc qu'il n'y a pas de contamination par les gens qui ont travaillé sur elle ", dit Llamas, qui n'a pas participé à l'étude . Mais pour être sûr que sa propre équipe de recherche n'a pas contaminé la trouvaille avec son ADN, Salas a génotypé chacun d'entre eux.

Lorsque Salas a séquencé l'ADN mitochondrial du garçon de l'Aconcagua, il est rapidement devenu clair que ses efforts étaient récompensés. La momie avait un génome différent de tout ce que Salas avait jamais vu. Le type de variations génétiques du garçon l'a placé dans une population appelée C1b, une lignée commune en Méso-Amérique et dans les Andes dont toutes les datations mènent vers les premiers établissements paléoindiens, il y a plus de 18.000 ans. Mais C1b en lui-même est très diversifié, puisque ses membres sont répartis dans toute l'Amérique centrale et du Sud, de petits groupes se sont isolés les uns des autres et ont commencé à développer leurs propres variations génétiques particulières. En conséquence, de nombreux sous-groupes C1b contiennent des génomes génétiquement distincts. Le génome du garçon de l'Aconcagua ne rentre pas dans l'un d'eux. Au lieu de cela, il appartenait à une population indigène de Sud-Américains qui n'a jamais été identifiée. Salas et son équipe ont surnommé ce groupe génétique C1bi, dont ils disent qu'il a probablement surgi dans les Andes il y a environ 14.000 ans. Ils détaillent leurs résultats aujourd'hui dans "Scientific Reports".

 

IncamummyLa momie naturelle de l'enfant inca découverte (elle a plus de 500 ans).

Lorsque Salas a passé au peigne fin les bases de données génétiques, anciens et modernes, il a trouvé seulement quatre individus de plus qui semblent appartenir au C1bi. Trois sont des gens d'aujourd'hui du Pérou et de la Bolivie, tandis qu'un autre échantillon provient d'un individu identifié (YH : à priori mais unique), comme faisant parti de l'ancien empire Wari, qui a prospéré  entre les siècles 6 et 1000 et qui a précédé l'Inca au Pérou. De toute évidence, C1bi est extrêmement rare aujourd'hui, mais le fait qu'il a maintenant surgi dans deux échantillons d'ADN anciens (celui de l'enfant est maintenant le deuxième) suggère qu'il aurait pu être plus commun dans le passé, dit Andrés Moreno-Estrada, un généticien des populations qui étudie les Amériques chez le Laboratoire National de génomique pour la biodiversité du Mexique,  à Irapuato, et qui n'a pas été impliqué dans les travaux en cours. " Si vous découvrez un ou deux individus, quelles sont les chances que vous tombiez sur le type rare ? " Dit-il. " Très probablement, vous tombez sur le gars commun ".

Llamas n'est pas surpris qu'un groupe génétique pré-colombien potentiellement commun parmis tous les autres, ait disparu après l'arrivée des Espagnols. " Jusqu'à 90% des Sud-Américains indigènes sont morts très rapidement après la conquête, la plupart de maladie épidémique ", dit-il. " Vous pouvez imaginer que beaucoup de diversité génétique ait été ainsi perdue ". " Surtout dans les Amériques, où un tel effondrement démographique extrême a été suivi par des siècles de mélanges avec des européens, des amérindiens, et des groupes africains, les gènes des personnes vivantes ne sont pas toujours une représentation fidèle de ce qui est arrivé dans le passé ", explique Salas. " Le génome du garçon d'Aconcagua, d'autre part, est juste une fenêtre d'il y a 500 ans environ ".

 

Monte aconcagua

C'est comme si " l'Inca avait mis des échantillons génétiques au congélateur pour nous ", reconnaît Andrew Wilson, un archéologue à l'Université de Bradford au Royaume-Uni, qui étudie les momies du Capacocha et qui n'a pas été impliqué dans les travaux en cours. Salas n'a pas l'intention de perdre l'occasion. Il travaille déjà sur le génome nucléaire complet du garçon de l'Aconcagua, qui serait encore plus informatif sur son arbre de famille et avec son propre patrimoine génétique unique. Il espère également séquencer l'ADN de tous les microbes conservés dans l'intestin de la momie, y compris son microbiome et les germes infectieux dont il pourrait être porteur. Cela pourrait aider les scientifiques à comprendre comment les micro-organismes - tant ceux qui nous font du mal que ceux qui nous aident - ont évolué au fil du temps. Wilson espère que des études similaires puissent être faites sur d'autres momies du Capacocha. " Elles sont certainement des messagers remarquables du passé ".

 

Source : http://news.sciencemag.org/archaeology/2015/11/inca-child-mummy-reveals-lost-genetic-history-south-america

 

Yves Herbo Traductions, Sciences, Faits, Histoires.com, 14 et 15-11-2015

La momie de Nefertiti toujours cachée à Louxor ?

La momie de Nefertiti toujours cachée à Louxor ?

 

Nefertiti drawingNefertiti (Musée de Berlin)

 

La Reine à la beauté légendaire, Nefertiti, épouse du pharaon "hérétique" Akhenaton (également nommé Amenhotep IV (Aménophis IV en grec)), qui réussit l'exploit de convertir provisoirement l'Egypte antique au monothéisme en imposant un culte unique à Aton, Dieu du Soleil, exerça avec son mari un important rôle politique et religieux pendant plus de vingt ans (estimés) entre -1355 et -1337 avant Jésus-Christ. Autant il semble bien que la dépouille du roi Akhenaton ait bien été découverte (avec une identification génétique probable récemment, en 2010), autant la momie de la reine Nefertiti n'a jamais été trouvée et clairement identifiée (certains chercheurs pensent qu'il s'agit de la momie identifiée comme étant la " Younger Lady")...

C'est un archéologue britannique, Nicholas Reeves, qui a reçu en septembre l'autorisation officielle de la part des autorités égyptiennes de procéder à des fouilles à Louxor, dans la Vallée des Rois, pour vérifier sa théorie. Cette dernière repose sur certaines réalités historiques, même si la fin du règne du pharaon Akhenaton est très sombre et peu documentée. Car le décès d'Akhenaton est entouré de mystère. On ne sait ni quand ni les raisons de son décès, ses successeurs ayant tout fait pour effacer les traces du roi hérétique (avec martelage de son nom, destruction et mutilation de son sarcophage). Tout au plus peut-on dater de l’an XVII ou XVIII de son règne la dernière inscription qui le mentionne clairement. Certains chercheurs suggèrent également que l'éclipse totale de soleil du 14 mai 1337 av. J.-C. pourrait être concomitante avec sa mort. Des études récentes de son squelette (ou de celui qui lui est attribué) avancent l'hypothèse qu'il était atteint d'un trouble métabolique portant le nom de homocystinurie, les conséquences de cette maladie pouvant expliquer sa mort (assez jeune car il était monté sur le trône vers ses 16 ans).

Smenkhkarê, gendre et successeur d’Akhenaton après une probable corégence, meurt aussi mystérieusement à la fin d'un règne éphémère. Le pouvoir revient alors au fils cadet d'Akhenaton, alors âgé de 9 ans : Toutânkhaton, qui a épousé Ankhésenpaaton, la troisième fille d’Akhenaton. Avec la disparition d'Akhenaton s'éteint immédiatement le culte exclusif d'Aton. Au bout de trois ans, Toutânkhaton quitte Amarna, capitale de son père ; il adopte le nom de Toutânkhamon, restaure le culte des dieux traditionnels et rétablit le clergé dans les biens dont l’avait dépouillé le " l'hérétique Akhétaton ".

La tombe officielle d'Akhenaton a été aménagée dans la nécropole royale d'Amarna, sa nouvelle capitale. Découverte par des fellah à la fin du 18ème siècle, puis redécouverte en 1891, la tombe fut fouillée par Howard Carter en 1892, qui en releva les décors des parois accessibles pour le compte de l'Egyptian Exploration Fund. De 1893 à 1894, le tombeau a été fouillé par Alexandre Barsanti pour le compte du Service des antiquités égyptiennes, et dégagé des gravats qui l'encombraient, révélant son plan et découvrant les restes du sarcophage externe du roi ainsi que de son coffre à canopes et de nombreux fragments d'oushebtis au nom du roi, brisés en petits morceaux... L'ensemble de ces indices démontre que dans un premier temps, le roi a bien été inhumé dans la tombe qu'il s'était fait aménager dans sa nouvelle capitale. Après le retour à l'orthodoxie religieuse et (probablement) d'un premier pillage de la nécropole royale, le corps du roi a été déplacé et inhumé dans la tombe de sa mère dans la vallée des rois.

 

Pharaoh akhenatenBuste d'Akhenaton, musée égyptien du Caire.

En 1907, Davis et Ayrton fouillant dans la vallée des rois, mettent au jour la tombe KV55 qui contenait plusieurs restes de viatiques funéraires royaux de la fin de la XVIIIe dynastie, dont un grand sarcophage en bois doré dont les cartouches royaux ont été martelés, effaçant à jamais le nom de son propriétaire, et dont le visage en or a été arraché, défigurant la tête du sarcophage. Plusieurs autres objets portaient également des cartouches qui avaient été systématiquement effacés, signe caractéristique de la damnatio memoriae subie par les souverains amarniens au cours de la XIXe dynastie.

Le sarcophage contenait encore une momie réduite à l'état de squelette qui n'a pas été immédiatement identifiée. Des examens récents de ce squelette ont été menés de 2005 à 2009 par une équipe égyptienne dirigée par Zahi Hawass, permettant finalement par des analyses ADN de démontrer que ce corps était bien celui d'un fils d'Amenhotep III et de la reine Tiyi. Ces résultats révélés le 17 février 2010 à la presse et associés aux objets déjà découverts dans la tombe au nom d'Akhenaton, permettent de confirmer l'hypothèse qu'il s'agit bien des restes du roi.

Akhenaton a bien été momifié et a reçu une sépulture officielle dans la nécropole royale de sa capitale. Après avoir reposé une brève période dans son tombeau royal en Amarna, il a été déplacé avec les restes de son équipement funéraire dans la vallée des rois dans la KV55, probablement sous le règne de son fils Toutânkhamon.

Après le règne de ce dernier, la tombe a été ouverte et les objets aux noms du roi ont été délibérément saccagés. C'est à ce moment-là que le sarcophage royal a été abîmé et probablement ouvert afin de dépouiller la momie du roi des ultimes reliques permettant d'identifier son propriétaire, condamnation posthume à l'oubli et surtout interdiction de tout espoir de renaissance dans l'au-delà, ce qui représentait pour les Égyptiens la pire des punitions. Puis la tombe a été refermée et scellée à nouveau. La présence de ces sceaux sur le mur bloquant l'accès à la tombe indique que cet acte de désécration a donc été réalisé par ordre officiel et non par des pillards. Cet acte vient clore la campagne de damnatio memoriae qui a débuté sous le règne d'Horemheb et s'est achevée sous les premiers pharaons de la XIXe dynastie. Yves Herbo : notons tout de même qu'il y a une certaine contradiction ici avec le rapport officiel sur l'attribution du squelette à Akhenaton, qui mentionnerait et associerait donc des objets au nom du roi, découverts dans la tombe : pourquoi aurait-on martelé et effacé le nom du pharaon, ouvert et saccagé son sarcophage... si c'est pour y laisser des objets portant le nom qui a été effacé ? !... 

 

220px statueheadofnefertiti01Nefertiti (Musée de Berlin)

Mais tout ceci nous ramène à la Reine Nefertiti, qui n'était finalement pas la mère de Toutânkhamon, contrairement à ce que l'on a longtemps cru, de récente études de l'ADN de ce dernier prouvant qu'il était bien le fils d'Akhenaton, mais aussi celui d'une des sœurs de son père, dont l'identité n'est pas clairement établie (surnommée Younger Lady actuellement). L'épouse royale est finalement encore plus mystérieuse que son célèbre mari hérétique. En effet, L'origine de Néfertiti est incertaine. Même la date de son mariage et de sa montée sur le trône ne sont pas connues avec certitude, comme c’est le cas pour beaucoup d’autres données de cette époque. 

En l’an treize (ou quatorze ?) du règne d’Akhenaton (vers -1336 ?), Mérytaton remplaça sa mère comme grande épouse royale dans les cérémonies officielles, et, à partir de l’an quatorze, Néfertiti disparut de l’iconographie amarnienne. Sur quelques reliefs, son nom et son visage furent même martelés et remplacés par ceux de Mérytaton. Il n’est pas impossible qu’elle soit déjà décédée à cette date, d’après une hypothèse, de mort violente. Les raisons véritables de cette disparition subite nous échappent encore. Pour compliquer cette énigme, des sceaux de jarre à vin avec son nom qui porteraient comme indication : « l'an I de Néfertiti » ont été retrouvés dans le palais nord d'Akhetaton (l'actuelle Tell el-Amarna), ce qui signifie peut-être qu'elle y vécut à la fin du règne de son époux voire qu'elle régna après lui.

La disparition de Néfertiti coïncide avec l'apparition d'un nouveau personnage nommé au titre de corégent au nom de Ânkh-Khéperourê Néfernéférouaton. Plusieurs chatons de bague inscrits, trouvés par Sir William Matthew Flinders Petrie à Amarna, montrent que ce nouveau personnage est une femme puisque la forme attestée est Ânkh(t)Khéperourê. Manéthon, dans sa liste royale, évoque une « femme roi » à la fin de la XVIIIe dynastie qu'il nomme Acenchêrês (ou Akenkheres ou Achencherês) qui serait une mauvaise transcription d'Ânkh-Khéperourê. Ici encore, nous en sommes réduits à des conjectures. C'est sur ce postulat que des spécialistes y ont vu la certitude qu'il s'agissait de Néfertiti. Cependant l'identité de cette Ânkh(t)Khéperourê a été très discutée.

Après le court règne du successeur d'Akhenaton, c'est un jeune garçon d’une dizaine d'années qui monte sur le trône, Toutânkhaton, époux de la princesse royale Ânkhésenpaaton. Une nouvelle hypothèse, qui est toutefois du domaine de l'histoire-fiction, car aucun document ne l'étaye : Néfertiti, encore en vie, mais officiellement retirée des affaires publiques, aurait gouverné dans l'ombre, étant donné le jeune âge du nouveau roi. Cette influence — et probablement sa propre vie — se seraient alors achevées pendant la troisième année de règne de Toutânkhamon, en -1331. C'est en cette année en effet que Toutânkhaton adopte le nom de Toutânkhamon, reniant le culte monothéiste d’Akhenaton et marquant officiellement son soutien au dieu thébain Amon. En même temps, la famille royale abandonne Akhetaton, la ville d’Aton, et revient à Thèbes...

Autre étrangeté concernant la famille Akhenaton : D'après l'étude de Zahi Hawass et ses collègues publiée en 2010, Akhénaton et sa lignée patrilinéaire appartiendraient à l'haplogroupe du chromosome YR1b1a2, qui est surtout présent en Europe de l'Ouest et rare en Égypte (moins de 1 % des Égyptiens modernes appartiennent à ce clade). Il semblerait donc, que les Européens de l'Ouest aient les mêmes ancêtres, en ligne paternelle directe, que la famille royale de la XVIIIe dynastie égyptienne. Toutefois les résultats concernant le chromosome Y n'ont pas été révélés par l'étude de Zahi Hawass et ses collègues et, selon Carsten Pusch, un des généticiens ayant participé à l'étude, ce qu'affirme la société iGENEA est « simplement impossible »...  le débat a toujours lieu et d'autres tests génétiques sont à prévoir !

 

220px tuthankhamun egyptian museumLe célèbre masque funéraire en or de Toutankhamon - (musée égyptien du Caire).​

Suite à toutes ces conjectures et hypothèses, Nicholas Reeves propose que la momie de la Reine, possible régnante officielle pendant un an après le décès d'Akhenaton ou même officieuse pendant trois ans, ait pu d'abord reposer dans une chambre funéraire disposée au même endroit que celle de son successeur Toutankhamon, et que le décès de celui-ci (qui est mort jeune également) l'ait déplacée dans une chambre cachée au-delà de la chambre funéraire officielle du pharaon. En effet, début octobre 2015, de retour de trois jours d'exploration dans la Vallée des Rois, Nicholas Reeves a exposé au Caire son audacieuse théorie : des lignes sur les murs de la chambre funéraire de Toutankhamon, visibles seulement grâce à des scanners, démontrent qu'il existe deux portes dissimulées. Il y aurait donc deux chambres dissimulées d'après la conférence du 1er octobre 2015 à laquelle participait également le Ministre égyptien des Antiquités.

" Le tombeau de Toutankhamon au siècle dernier fut la plus grande découverte culturelle en Egypte dans l'histoire de l'Humanité. Si l'on y trouve aujourd'hui autre chose, ce sera la plus importante découverte du XXIe siècle", s'est enthousiasmé le nouveau ministre égyptien des Antiquités, Mr Mamdouh al Damati, lors de la conférence. Mais le ministre penche plutôt pour la découverte de la momie de Kiya, une épouse secondaire du pharaon Akhenaton, ou celle de sa fille, Mérytaton.

Les deux hommes s'accordent néanmoins sur un point : dans un mois, espèrent-ils, des radars sophistiqués vont sans doute révéler l'existence d'une autre chambre funéraire, au cœur du tombeau de Toutankhamon, dont la mise au jour, le 4 novembre 1922, avait été la "découverte du XXe siècle". Les spécialistes pensent donc que ces deux portes donneraient sur une vaste chambre funéraire, parallèle à celle du jeune roi Toutankhamon... mais qu'en pense notre ami Albert Fagioli qui, suite à la demande de ses lecteurs, a procédé à son habituelle recherche de radiesthésiste à distance, ne pouvant se rendre de par lui-même sur les lieux ?

 

Tombeautoutankhamon nefertiti

C'est donc à l'aide d'un plan de ce fameux tombeau de Toutankhamon qu'il fit ses recherches sur d'éventuelles salles inédites... Et d'après son impression générale et les indications de ses instruments, il y aurait bien deux salles inédites sur le côté droit de la salle du tombeau de Toutankhamon. (Symétrie par rapport à l'une des salles aux trésors).

Mais selon Mr Fagioli, il n’y aurait pas de tombeau dans ces deux chambres. Seulement un trésor, probablement archéologique.

On attend avec impatience de voir les résultats du radar de sol que le professeur Nicholas Reeves devrait pouvoir passer début novembre dans les directions indiquées par les premiers scanners. Et voir si cela correspond aux travaux à distance de Mr Fagioli.

Pour rappel, on espère toujours également une invitation que Mr Fagioli avait demandé auprès du Ministre des Antiquités Égyptiennes depuis presque 2 ans (mais celui-ci a changé depuis)... Pour confirmer des salles souterraines sous le Sphinx, des salles souterraines sous le Temple de Karnak et surtout la présence de 4 nouveaux tombeaux dans la Vallée des Rois, dont l'un aurait un long corridor de plus de 100 mètres

Dans l'un de ces quatre tombeaux, il pourrait bien y avoir celui de Néfertiti et d'un autre célèbre pharaon. 

Yves Herbo : quoiqu'il en soit, nous devrions en savoir plus courant novembre 2015, il y aura donc éventuellement une Mise à Jour de cet article...

Les pyramides d'Egypte et le Sphinx : 
http://albert-fagioli.blogg.org/les-pyramides-d-egypte-et-le-sphinx-c26554382  

La Vallée des Rois :
http://albert-fagioli.blogg.org/la-vallee-des-rois-c26554398 

Le Temple de Karnak :
http://albert-fagioli.blogg.org/le-temple-de-karnak-c26554400 

 


Egypte : la momie de Néfertiti bientôt découverte ?

 

Sources : http://www.francetvinfo.fr/sciences/archeologie/video-tombeau-de-nefertiti-l-egypte-reve-de-la-plus-importante-decouverte-du-xxie-siecle_1111101.html

http://albert-fagioli.blogg.org/les-deux-chambres-secretes-du-tombeau-de-toutankhamon-albert-fagioli-a118979386

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tout%C3%A2nkhamon

 

Yves Herbo, Sciences, Faits, Histoires.com, 15-10-2015

Brésil : les preuves d'une migration plus ancienne

Brésil : les preuves d'une migration plus ancienne

 

Niede pinturasNiede Guidon

 

Ce n'est pas la première fois que le sujet est abordé sur ce site mais il est évidemment nécessaire d'y apporter, dès que l'occasion s'offre ou est trouvée par l'auteur (moi-même), les pièces complémentaires qui étayent de plus en plus cette très probable réalité historique : l'Amérique du sud n'a pas été conquise en premier par les tribus asiatiques (comme celle, la plus nombreuse, nommée Clovis par la science moderne) et leur culture, via le détroit de Béring au grand Nord, mais bien par d'autres hommes, bien plus tôt, provenant probablement d'Afrique, mais aussi de l'Australie et des îles polynésiennes (mais on sait que premiers australiens provenaient probablement d'Afrique en suivant les côtes de l'Asie du sud-est, puis d'île en île). Les premières découvertes faites au Brésil ont été relatées ici via quelques articles :

 

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/le-bresil-avait-aussi-son-cro-magnon.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/bresil-prehistoire-migrations-adn-ovnis.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/civilisations-tres-anciennes-en-amazonie.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/retour-sur-les-geoglyphes-amazoniens.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/des-hommes-installes-en-amazonie-il-y-a-plus-de-10000-ans.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/prehistoire-antiquite/la-mysterieuse-pierre-d-inga-bresil.html

 

Après donc ces sites dont je parle dans ces articles (dont celui de la Roche Percée, devenu célèbre depuis), voici encore ces découvertes prouvées par des datations récentes, dans les sites de la Serra da Capivara au Brésil, qui remettent également en cause la théorie d'un peuplement précolombien du Nouveau-Monde par la seule culture asiatique de Clovis. En fait, il s'avère de plus en plus que des êtres humains pourraient bien s'être établis en Amérique du Sud il y a quatre fois plus longtemps que prévu. Au Brésil, dans le parc national Serra da Capivara, classé au patrimoine mondial de l’humanité, des peintures rupestres et divers autres preuves indiquent une présence humaine bien plus ancienne que prévu dans le Nouveau Monde.

 

Peinture pedra furadaL'une des peintures rupestres très anciennes de l'un des 1500 sites

 

Le New-York Times a d'ailleurs publié tout un article sur ce sujet précis.

Selon la théorie la plus acceptée (au point qu'elle est déjà apprise dans certaines écoles), l’Amérique aurait d’abord été peuplée il y a 13.000 ans environ par la culture de "Clovis", (nom d’un site archéologique du Nouveau-Mexique où elle a été découverte vers 1930). Elle est arrivée depuis l’Asie par le détroit de Béring alors émergé grâce à la glaciation encore en cours. Or, certains outils des sites brésiliens remonteraient à 22.000 ans et un crâne vieux de 11.000 ans, étudié par Walter Neves de l’université de São Paulo, présente davantage de ressemblances avec ceux des Aborigènes australiens que ceux des Asiatiques. Les archéologues et anthropologues spécialistes du Nouveau-Monde se déchirent violemment sur la question, certains comme Gary Haynes de l’université du Nevada n’hésite ainsi pas à déclarer que ces outils auraient pu être façonnés par des singes (!).

 

Par contre, il faut bien reconnaître que des analyses d’ADN mettent bien en valeur l’existence d’un lien entre les populations indigènes d’Amérique Centrale et d’un enfant de la culture de Clovis mort il y a 12.700 ans. Mais une étude de 2013 montre à l’inverse des liens génétiques entre les Amérindiens Botocudo et des Polynésiens...

 

La contestation d’un modèle unique basé sur la culture de Clovis prend donc de l’ampleur et s’appuie de plus en plus sur des éléments concrets. En novembre, un site uruguayen aurait montré un peuplement humain vieux de 30.000 ans, tandis que des charbons tirés d’un foyer découvert à Serra da Capivara ont été datés d’il y a environ 48.000 ans. "Si ces théories et datations sont vérifiées, ceux qui ont vécu à Serra da Capivara n’ont pas transmis leur patrimoine génétique aux populations d’aujourd’hui, explique au New-York Times Michael Waters de l’université A&M du Texas. Nous devons réfléchir longuement et profondément sur ces sites anciens et à comment ils s’insèrent dans l’histoire du peuplement des Amériques." - 2015 - Les datations ont été à nouveau confirmées (voir en bas).

 

In Piauí, Brazil, archaeologists say stone tools prove that humans reached what is now Brazil as early as 22,000 years ago, upending a belief that people first arrived about 13,000 years ago.  By Nadia Sussman on Publish DateMarch 27, 2014. Photo by Daniel Berehulak for The New York Times. Watch in Times Video »



sources : http://www.maxisciences.com/arch%e9ologie/comment-un-site-archeologique-bresilien-perturbe-les-modeles-en-cours_art32275.html

http://www.nytimes.com/2014/03/28/world/americas/discoveries-challenge-beliefs-on-humans-arrival-in-the-americas.html?partner=rss&emc=rss&_r=2

 

Conclusions provisoires : Les deux théories ne sont pas incompatibles mais complémentaires : comme ailleurs dans le monde (voir les traces de plusieurs migrations et même demi-tours au niveau de l'Asie du Sud-Est, mais aussi dans la péninsule de l'Arabie Saoudite), il y a probablement eu plusieurs migrations de Homo Sapiens (comme il y a aussi probablement eu plusieurs migrations encore plus ancienne des hominidés qui ont précédés Homo Sapiens, comme Homo Erectus par exemple, voir Néandertal et Denisovien aussi, etc...). Et ces migrations ont pu suivre différents chemins selon les possibilités climatiques de chaque époque, mais aussi les connaissances et inventions des diverses tribus et groupes d'humains concernés par ces migrations... Absolument rien n'interdit aussi de penser que la navigation ait pu être inventée bien plus tôt qu'on ne le pense (même si certaines traces trouvées sur des îles méditerranéennes, mais aussi d'Indonésie par exemples nous incitent à y penser fortement) par quelques groupes ou tribus de voyageurs, mais que cette invention précoce (et pourtant logique car ni l'eau, ni les fleuves par exemple, n'ont jamais pu arrêter l'Homme très longtemps) ait pu être reperdue par la suite, entre deux migrations. Donc, non seulement le détroit de Béring est devenu plusieurs fois un passage "à pied sec" entre la Sibérie et l'Amérique du Nord sur plusieurs dizaines de milliers d'années et selon plusieurs glaciations/déglaciations, mais on sait bien aussi maintenant que l'homme moderne est parvenu en Australie il y a au minimum 60.000 ans... et qu'il n'y avait pas de la terre partout reliant l'Australie à l'Asie et donc que l'homme connaissait déjà au moins le principe de la navigation il y a au minimum 60.000 ans. Et c'est un minimum quand on voit la répartition géographique d'Homo Erectus par exemple, qui a parfaitement pu transmettre des connaissances et laisser des indices aux suivants avant de disparaître, car on a bien découvert finalement ses propres capacités intellectuelles plus évoluées qu'on ne le pensait et une certaine sophistication de son industrie de la pierre également...

Nous devons aussi saluer les scientifiques "de pointes" qui tentent déjà les premières recherches approfondies du site pour établir une chronologie de ces différentes peintures et en chercher d'autres. C'est en effet le site où nous avons trouvé les plus anciennes traces de l'homme sur l'ensemble des Amériques, une occupation continue donc entre -50.000 et - 20.000 ans (pas au Nord donc mais bien au Sud) et il faut donc s'atteler à en trouver d'autres ailleurs, et voir où ce premier habitant des Amériques a bien pu aller ensuite... :

 

Peinture pedra furada 2

(extrait) : " Dans la mesure où les plus anciennes occupations préhistoriques proviennent de la région du Piaui et que désormais l’authenticité des pièces et la validité des datations 14C ne sont plus mises en doute, la nécessité de poursuivre les recherches s’avère indispensable. En effet, le site de Pedra Furada qui a livré ces informations est un abri-sous-roche développé à la base de l’escarpement gréseux. Or ces conditions ne sont guère propices à la conservation des os, que ceux-ci soient humains ou animaux. Or, ce n’est pas le cas des sites développés dans les formations calcaires du pédiment et qui sont susceptibles de fournir beaucoup d’informations sur les paléoenvironnements du Pléistocène (lesquels sont presque totalement inconnus dans cette partie d’Amérique du sud).


C’est donc dans cet objectif que des recherches géomorphologiques, stratigraphiques et paléoenvironnementales sont menées. Elles permettront de comprendre l’organisation des formations sédimentaires et leurs relations latérales, de faire les liens entre les formations développées dans les abris-sous-roche de l’escarpement gréseux et celles que l’on retrouve dans les pièges karstiques du pédiment, et de localiser au mieux les secteurs susceptibles d’apporter le maximum d’informations.

Le cro magnon bresilien

Le "Cro-Magnon" brésilien habitait déjà la jungle brésilienne il y a 50.000 ans...


Parallèlement, nous développerons une politique de sondages à la recherche de niveaux archéologiques du Pléistocène final. En effet, il ne fait aucun doute que les industries de Pedra Furada (datées entre 50 et 20 ka) soient bien d’origine anthropique. Mais ce site reste unique au Brésil et il pose bien évidemment le problème des origines du peuplement de l’Amérique du Sud. Pour tenter de répondre à cette question, il faut rechercher d’autres sites et élargir le champ des occupations comprenant à la fois des artéfacts et de la faune. C’est pour cela que nous avons décidé de travailler dans la zone calcaire davantage propice à une meilleure conservation, car les premiers travaux menés par Niede Guidon et Claude Guérin ont permis de mettre à jour une mégafaune jusque-là totalement inconnue dans cette région d’Amérique du Sud.


En élargissant les secteurs d’étude et en entamant de nouvelles recherches, nous espérons replacer les données régionales dans les débats sur l’origine des peuplements sud-américains et participer au courant novateur qui touche toute l’Amérique sur ce thème. "

Source : http://www.mae.u-paris10.fr/arscan/Espaces-et-Temps-des-Premiers.html

 

 

Yves Herbo, Sciences, Faits, Histoires, 06-09-2015

Archéologie : l'homme produisait du lait en Afrique il y a 7000 ans

Archéologie : l'homme produisait du lait en Afrique il y a 7000 ans - 2012 - up 07-2015

 

afrique-production-de-lait.jpg

 

Une équipe internationale de scientifiques, dirigée par l'université de Bristol au Royaume-Uni a démontré que les hommes préhistoriques sahariens ont utilisé des bovins pour leurs laits il y a près de 7 000 ans.

Une fresque de bovins peintes dans l'oued Imah, dans les montagnes de Tadrart Acacus, Sahara libyen. De nombreux images rupestres riches et vives représentent des scènes de bétail se retrouvent à travers toute l'Afrique du Nord.

C'est en analysant les acides gras extraits de poteries non-vernies, provenant d'un site archéologique de Libye que les chercheurs ont montré que des graisses laitières ont été contenues dans les récipients.

Cette première identification de la pratique de production laitière dans le continent africain, par les éleveurs préhistoriques du Sahara, peut être datée de manière fiable au cinquième millénaire avant JC.

Il y a environ 10 000 ans, le désert du Sahara était plus humide et plus vert ; les premiers chasseurs-cueilleurs dans la région ont vécu une vie semi-sédentaire, utilisant la poterie, chassant du gibier sauvage et récoltant des céréales sauvages.

Puis, autour de 7 000-5 000 ans, la région est devenue plus aride, les habitants ont adopté une approche plus nomade, avec un mode de vie pastoral. C'est ce que suggère la présence d'os de bétail dans les dépôts des cavernes et les camps près des rivières.

A travers l'art rupestre gravé et peint que l'on retrouve abondamment dans la région, on peut voir de nombreuses représentations d'animaux, en particulier des bovins. Mais jusqu'à présent, aucune preuve directe ne permettait d'affirmer que ces bovins avaient été traités.

Des chercheurs de l'Unité de Géochimie Organique à l'école de chimie de Bristol, ainsi que des collègues de l'Université Sapienza, à Rome, ont étudié des poteries non vernissées datant d'environ 7000 ans. Elles proviennent de l'abri sous roche Takarkori dans les montagnes de Tadrart Acacus, en Libye.

En utilisant des biomarqueurs de lipides et l'analyse d'isotope de carbone stable, ils ont pu étudier les acides gras conservés dans le tissu de la poterie et ils ont constaté que la moitié des récipients avaient été utilisés pour le traitement des matières grasses laitières. Cela confirme pour la première fois la présence ancienne de bovins domestiques dans la région et l'importance du lait pour les populations pastorales préhistoriques.

Julie Dunne, étudiante en doctorat à l'école de chimie de Bristol, et l'une des auteurs de l'article, explique:
"Nous connaissions déjà l'importance des produits laitiers tels que le lait, le fromage, le yaourt et le beurre, qui peut être extraite d'un animal durant toute sa durée de vie, pour les populations du néolithique en Europe.

Il est donc intéressant de voir que cela était tout aussi important dans la vie des hommes préhistoriques d'Afrique. Ces résultats fournissent également une base pour notre compréhension de l'évolution du gène de lactase persistante, qui semble avoir surgi une fois que les hommes préhistoriques ont commencé à consommer des produits laitiers.

Le gène se trouve chez les Européens et chez certains groupes d'Afrique centrale, apportant ainsi des arguments pour la circulation des personnes, avec leur bétail, du Proche-Orient vers l'Afrique de l'Est au début de l'Holocène moyen, il y a environ 8.000 ans".

Le Professeur Richard Evershed de l'école de chimie de Bristol, et co-auteur de l'article, a ajouté:
"Alors que le remarquable art rupestre d'Afrique saharienne contient de nombreuses représentations de têtes de bétail, y compris, dans quelques cas, des représentations de la traite réelle d'une vache, cela est difficile à dater de manière fiable.

En outre, la rareté des os de bovins dans les sites archéologiques rend impossible de déterminer la structure des troupeaux, ce qui empêche de savoir si la production laitière était pratiquée.

Cependant, l'analyse moléculaire et isotopique des résidus alimentaires absorbés dans la poterie est une excellente façon d'enquêter sur le régime alimentaire et les pratiques de subsistance de ces anciens peuples.

C'est une approche que mes collègues et moi avons déjà appliquée avec succès afin de déterminer la chronologie de la production laitière, qui a commencé dans le Croissant fertile au Proche-Orient (Mésopotamie (Iran/Irak/Turquie)) et s'est diffusé à travers l'Europe."

Source Physorg: "Chemical analysis of pottery reveals first dairying in Saharan Africa in the fifth millennium BC"  traduction : http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2012/06/l-homme-produisait-du-lait-en-afrique.html


Yves Herbo relai, Sciences, Faits, Histoires, 06-2012, up 07-2015

L'Amérique découverte 10.000 ans plus tôt !

L'Amérique découverte 10.000 ans plus tôt ? 2012 - MAJ 06-2015

clovis-point.jpgculture Clovis, Etat de Washington

De nouvelles preuves archéologiques suggèrent que l'Amérique a d'abord été découverte par des hommes de l'âge de pierre venant d'Europe ; soit 10.000 ans avant que les ancêtres des Indiens d'Amérique, originaires de Sibérie, ne mettent les pieds dans le Nouveau Monde.

Une série remarquable de plusieurs dizaines d'outils de pierre de style européen, datant entre 19.000 et 26.000 ans, ont été découverts à six endroits différents le long de la côte Est américaine.
Trois de ces sites sont sur la péninsule de Delmarva, dans le Maryland, et ont été découverts par l'archéologue Darrin Lowery de l'Université du Delaware. Un autre se trouve en Pennsylvanie et un autre en Virginie.
Un sixième a été découvert par des pêcheurs draguant des pétoncles à 60 miles des côtes de Virginie sur ce qui, à l'époque préhistorique, était la terre ferme.

Ces nouvelles découvertes sont parmi les avancées les plus importantes en archéologie depuis plusieurs décennies; elles devraient nous permettre de mieux comprendre la dispersion de l'homme dans le monde.

La similitude des outils de l'âge de pierre entre les côtes Est américaine et européennes avait déjà été remarquée. Mais tous ceux mis au jour, précédemment aux Etats-Unis, étaient âgés d'environ 15.000 ans ; soit bien longtemps après l'âge de pierre en Europe (les cultures solutréennes de France et d'Iberie) où la fabrication de tels objets avait cessée. La plupart des archéologues avait donc rejeté toute possibilité d'une connexion (leurs cerveaux ne pouvant imaginer que des nomades chasseurs-cueilleurs aient pu tous partir d'Europe pour aller s'installer aux amériques - et pourtant... !).

solutreens-amerique.jpgComment les européens ont atteint l'Amérique (Source: Daily Mail)

Mais ces récentes découvertes ont donné des datations comprises en 26.000 et 19.000 ans ; ces artéfacts sont donc contemporains avec le matériel pratiquement identique d'Europe occidentale.
Qui plus est, l'analyse chimique réalisée l'an dernier sur un couteau de pierre de style européen trouvé en Virginie en 1971 a révélé qu'il a été fait à partir de silex provenant de Françe.

Le Professeur Dennis Stanford, du Smithsonian Institution à Washington, DC, et le professeur Bruce Bradley, de l'Université d'Exeter, qui ont analysé l'ensemble des artéfacts, pensent que les gens de l'âge de pierre d'Europe occidentale ont migré vers l'Amérique du Nord, lors de la période glaciaire, en se déplaçant (sur la glace et/ou en bateau) le long de la partie gelée du Nord de l'Atlantique. 

À l'apogée de l'ère glaciaire, environ cinq millions de kilomètres carrés de l'Atlantique Nord étaient recouverts de glace tout ou partie de l'année. Toutefois, de façon saisonnière, la zone où prenaient fin les glaces étaient extrêmement riches en ressources alimentaires: des phoques migrateurs, des oiseaux marins, des poissons et des pingouins de l'hémisphère Nord...

Stanford et Bradley ont longtemps soutenu que les hommes de l'âge de pierre étaient tout à fait capable de faire 2400 km sur la glace de l'Atlantique ; mais jusqu'à présent il y avait relativement peu de preuves pour appuyer leur réflexion.
Mais les nouveaux indices provenant du Maryland, de Virginie et d'autres endroits de la côte Est américaine, ainsi que les tests chimiques sur le couteau en silex de Virginie, ont commencé à changer la vison des choses. Aujourd'hui, les archéologues commencent à enquêter sur une demi-douzaine de nouveaux sites dans le Tennessee, le Maryland et même au Texas.

mastodonte-avec-la-pointe-de-fleche.jpgos de mastodonte avec pointe de flèche, culture Clovis, Etat de Washington, trouvée en 1971, redatée à -13.800 ans

 

Une petite fenêtre migratoire de 4500 ans pour les européens...

Un autre argument clé pour la théorie de Stanford et Bradley est l'absence totale de toute activité humaine dans le nord-est de la Sibérie et l'Alaska avant 15500 ans. Si des habitants du Maryland et de la côte Est étaient présents de 26.000 à 19.000 ans et venaient d'Asie, et non d'Europe, les artéfacts datant d'avant 19.000 ans, auraient dû aussi se retrouver dans les deux régions du Nord. Ce qui n'a pas été le cas.

Bien que les Européens Solutréens peuvent très bien avoir été les premiers Américains, ils avaient un inconvénient majeur par rapport aux Indiens originaires d'Asie qui sont arrivés dans le Nouveau Monde via le détroit de Béring ou le long de la chaîne des îles Aléoutiennes, après 15.500 ans.
En effet, les Solutréens ont eu seulement une fenêtre de 4500 années de période glaciaire pour mener à bien leur activité migratoire ; les Indiens originaires d'Asie ont eu environ 15.000 ans pour le faire...

En raison de ces facteurs, les natifs américains d'origine européenne ont été soit partiellement absorbés par les nouveaux arrivants ou ont disparu progressivement en raison de la compétition pour les ressources.

chasseurs-pre-clovis.jpgos de mastodonte avec pointe de flèche, culture Clovis, Etat de Washington, trouvée en 1971, redatée à -13.800 ans

 

La génétique pour confirmer la théorie.

Certains marqueurs génétiques des Européens occidentaux de l'âge de pierre n'existent tout simplement pas dans le nord-est de l'Asie ; or, ils le sont en très petites quantités dans certains groupes indiens de l'Amérique du nord.
Des tests scientifiques sur de l'ancien ADN extrait de 8000 squelettes en Floride ont révélé un niveau élevé d'une clé d'un marqueur génétique probablement d'origine européenne.

Qui plus est, il existe un petit nombre de groupes amérindiens isolés dont les langues ne semblent être liées en aucune façon à des indiens d'Amérique originaires d'Asie.

Mais les preuves les plus tangibles sont susceptibles de venir de l'océan : la plupart des zones où les Solutréens auraient accosté sont maintenant jusqu'à 160 kilomètres au large. Le seul site sous-marin qui a été identifié (grâce à la pêches des pétoncles) est prêt à être examiné plus minutieusement cet été. 


Sources :


Derniers articles sur les Etats-Unis :

 

Autre article très intéressant sur le sujet, datant de 1994, mais cette fois-ci se situant au nord du Brésil, où l'on a trouvé plusieurs sites et artefacts paléolithiques, dont certains datés de plus de 48.000 ans avant maintenant !... comme quoi entre la découverte en 1971 d'un os de mastodonte avec une pointe de flèche en silex dedans, très contesté comme découverte à l'époque, peut en 2012 se révéler être très important et repousser d'autant certaines datations "établies"... on pourrait peut-être s'apercevoir aussi que les craintes, frilosités, soi-disant "Histoire attestée" et peurs de la contredire, délais pour communiquer, retardent énormément l'évolution de l'Humanité en général... certes, il faut des preuves matérielles solides, mais précisément, il semble que lorsqu'on en ait beaucoup, et depuis longtemps : le manque d'études sur des artefacts classés d'office dans des vieilles cases poussiéreuses données par des scientifiques dont on prouve maintenant les erreurs est criant...

MAJ 1 06-2015 avec regroupement des articles connectés : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-solutreens-ont-decouvert-l-amerique-il-y-a-26000-ans-au-moins.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/usa-des-reliques-et-des-structures-mal-placees-part-3.html (plusieurs pages concernées)

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-pages-des-anomalies-scientifiques-3.html (plusieurs pages concernées)

 

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/usa-oregon-un-outil-pre-clovis-de-16000-ans.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/gros-impact-sur-l-hemisphere-nord-il-y-a-12-900-ans.html

 

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/des-hommes-installes-en-amazonie-il-y-a-plus-de-10000-ans.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/le-bresil-avait-aussi-son-cro-magnon.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/bresil-prehistoire-migrations-adn-ovnis.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/civilisations-tres-anciennes-en-amazonie.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/la-liaison-entre-la-siberie-et-les-ameriques.html

MAJ 2 sur la théorie solutréenne (des hommes issus de France et d'Espagne (Cro-Magnon) ayant immigré en Amérique à cause de la glaciation y arrivant, via la banquise et les icebergs entre l'Europe et le Canada... :

Solutrean route 1

Au cœur de l'affaire Stanford se trouvent des outils de pierre récupérés dans cinq sites au milieu de l'Atlantique. Deux sites se trouvent sur des îles de Chesapeake Bay, ce qui suggère que les Solutréens se sont installés tôt à Delmarva. L'associé de recherche Smithsonien Darrin Lowery a découvert des lames, des enclumes et d'autres outils, trouvés coincés dans un sol vieux d'au moins 20.000 années [notez que le sol peut être daté de manière fiable, et non les objets eux-mêmes]...

En outre, des lames de Eastern Shore ressemblent fortement à celles trouvées sur des dizaines de sites solutréens de l'âge de pierre en Espagne et en France, dit Stanford. " Nous pouvons faire correspondre chacun de 18 styles jusqu'aux sites en Europe."

Des outils de pierre récupérés à partir de deux autres sites du milieu-Atlantique - Cactus Hills, en Virginie, à 45 miles au sud de Richmond, et Meadowcroft Rockshelter, dans le sud de la Pennsylvanie - datent d'il y a au moins 16.000 années. Ces outils, aussi, ressemblent fortement aux lames trouvées en Europe...

" Les gens "raisonnables" n'aiment pas l'idée que le Solutréen soit sur l'océan," a-t-il dit. Aucun bateau solutréen n'a été trouvé. Mais, étant donné que des gens sont arrivés en Australie il y a quelques 60.000 années - et ils ne marchaient pas jusque là - des bateaux à ossatures de bois et en peau de phoques étaient clairement possibles ", soutient Stanford...

Un problème majeur pour les enquêteurs est que les premiers peuples auraient vécu sur la côte près de l'océan - mais les niveaux de la mer ont augmenté jusqu'au présent depuis ce temps et la côte d'origine est peut-être à 50 miles (8 kilomètres) au large de la côte actuelle et profondément sous-marine. Les grottes et les artefacts de ces endroits sont difficiles à trouver.

2014 : Le journal allemand Der Spiegel a publié des rapports sur les études d'ADN de Nord-Américains :
" Aujourd'hui, une équipe de scientifiques dirigée par le généticien danois Eske Willerslev a analysé le garçon [un squelette de la race "Clovis" trouvé dans le Montana] pour ses origines et a découvert qu'il descend d'une tribu sibérienne ayant des racines remontant à l'Europe. Certains des ancêtres du garçon sont susceptibles même d'avoir vécu dans l'Allemagne actuelle.

Leurs conclusions vont même plus loin : Plus de 80 pour cent de tous les peuples autochtones dans les Amériques - à partir des Aleuts de l'Alaska jusqu'aux Mayas du Yucatan en passant par les Aymaras le long de la Cordillère des Andes - descendent de la lignée du squelette du Montana...

La semaine dernière, les chercheurs ont publié les résultats du séquençage de l'ADN de l'enfant dans la revue scientifique Nature. L'année dernière, la même équipe a publié le génome décodé d'un autre ancêtre humain : Un mineur enterré près du lac Baïkal en Sibérie il y a environ 24.000 ans. Leurs génomes ont montré des similitudes ancestrales surprenantes.

Cela a valu à l'équipe de Willerslev une présentation réussie dans une publication étonnante en seulement 100 jours : Le décodage des génomes des membres les plus anciens de l'homo sapiens analysés à la fois pour l'Ancien et le Nouveau Monde. Cela leur a permis de reconstituer la colonisation des Amériques via le pont terrestre de la Béringie pendant les périodes glaciaires - ce qui est aujourd'hui le détroit de Béring entre la Russie et l'Alaska quand il a été gelé - de façon plus détaillée que jamais auparavant.

Ce rapport est discuté dans un sujet Reddit et résumé sur la page Wikipedia, et à USA Today :
Lorsque les chercheurs ont analysé l'ADN de l'enfant "Anzick" et l'ont comparé aux génomes des Amérindiens vivants, ils ont constaté que les membres de la famille du garçon étaient les ancêtres de plusieurs groupes d'Amérique Centrale et d'Amérique du Sud, tels que les Mayas de l'Amérique centrale et les gens de Karitiana du Brésil. Willerslev estime qu'environ 80% des Amérindiens sont les descendants du groupe d'Anzick, contredisant les revendications par d'autres chercheurs, que les personnes de Clovis n'ont pas laissé beaucoup d'héritage génétique...

Les résultats bouleversent l'idée que les migrants qui ont colonisé les Amériques après que le peuple Clovis ait "disparu", sont les véritables ancêtres des Amérindiens. Et la découverte "met le dernier clou dans le cercueil" de la théorie disant que les ancêtres des Amérindiens sont peut-être passés vers le Nouveau Monde de l'Europe, dit l'auteur de l'étude Ripan Malhi de l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign. (YH : même s'il y a des origines aussi européennes, autrement dit, puisque ces tribus s'étendaient très largement, ils sont passés par la Sibérie en final et via le détroit de Béring).

Avec les données génétiques, les chercheurs peuvent construire un récit rigoureux du peuplement du Nouveau Monde. De la Sibérie, les anciens ont traversé progressivement un pont de terre maintenant disparu jusqu'à l'Alaska. Certains ont dérivé vers le sud, donnant naissance au peuple Clovis et ont colonisé les États-Unis et l'Amérique centrale et du Sud. D'autres sont restés dans le nord et ont fondé la lignée conduisant aux modernes peuples Cree et Athabasca du nord de l'Amérique du Nord. (YH : mais cette migration a bien commencé il y a au moins 26.000 ans, puisque ce pont de terres a existé plusieurs fois lors des glaciations...). L'étude est publiée dans la revue Nature de cette semaine. (YH : mais on note aussi beaucoup de disparités et de contradictions entre toutes ces études des génomes humains ! C'est à croire que chaque spécialiste trouve des résultats différents - voir ci-dessous... et finalement, on n'en sait toujours pas plus avec certitude, sinon que les ancêtres des indiens d'amérique seraient plutôt des sibériens provenant de l'Asie du nord-ouest, c'est-à-dire des portes de l'Europe moscovites, et non d'Asie de l'Est...)

http://www.usatoday.com/story/tech/2014/02/12/native-americans-origins/5259985/

MAJ 3 sur la grotte mexicaine engloutie du Yutacan où a été trouvé un crane humain d'une femme surnommée depuis Naia (voir dans l'un des articles cités ci-dessus) :

Les chercheurs ont annoncé aujourd'hui que l'ADN mitochondrial de Naia (ADNmt) partage une lignée génétique avec les Amérindiens. La lignée, connue sous le nom haplogroupe D1, provenant du nord-ouest de l'Asie (Sibérie) et de l'haplogroupe D et est unique dans les Amériques. Tout aussi important, les chercheurs n'ont constaté aucune preuve génétique suggérant que Naia avait des ancêtres venus d'ailleurs. La découverte à Hoyo Negro prouve au moins que certains ancêtres des Amérindiens modernes présentaient des caractéristiques Paleoamericaines, refermant effectivement les théories qui disputaient que cela n'était pas possible. (YH : autrement dit, il y a eu une évolution et une différenciation aussi particulière de gens nés en Amérique et bien après que les premiers migrants soient arrivés - créant ainsi une "race américaine" physiquement différente des premiers colons et de leurs propres ancêtres...). Parlant aux journalistes sur les résultats de Hoyo Negro mercredi, les chercheurs impliqués dans l'étude ont suggéré que les caractéristiques cranio-faciales spécifiques aux Amérindiens modernes ont pu facilement évoluer en quelques milliers d'années, bien après que les premiers Américains se soient établis ici...

Les plongeurs ont également trouvés [dans la même grotte] les restes d'au moins 26 animaux, y compris des chats à dents de sabre (Smilodon Fatalis) et des équivalents des éléphants gomphotheriidae (cf. Cuvieronius tropicus), les deux maintenant disparus (mais il y a bien eu des éléphants en Amérique, et au même moment que des humains !). Au moment où Naia a vécu, l'énorme caverne - d'environ 170 pieds (52 m) de profondeur et 200 pieds (61 m) de diamètre - était à environ cinq miles (8,04 kilomètres !) à l'intérieur de la façade Caraïbe et non submergée...

Parce que l'environnement sous-marin était trop pauvre pour préserver le collagène des os, les chercheurs ont échoué dans leurs tentatives de dater les os des deux restes humains et des animaux en utilisant la datation au radiocarbone. Au lieu de cela, l'équipe a invoqué trois méthodes distinctes. D'abord, ils ont agrégé des données sur les niveaux de la mer dans la région au cours des derniers milliers d'années et déterminé la période où Hoyo Negro a été rempli avec de l'eau, en postulant que les os trouvés devaient y avoir été déposés avant cette date. L'équipe a également pris note des dates approximatives d'extinction des espèces animales trouvées dans la même zone que Naia.

Enfin, les chercheurs ont effectué une analyse isotopique des cristaux en croissance sur les deux os humains et ceux d'animaux trouvés dans les grottes. Ils ont été en mesure de déterminer quand les cristaux ont commencé à se cultiver et si ils ont été exposés à l'air ou étaient sous l'eau, leur permettant de réduire l'âge du squelette à vers -12,000, -13,000 ans.
D'autres chercheurs de l'équipe internationale ont séquencé le génome ADNmt extrait de l'une des dents du squelette; deux laboratoires supplémentaires ont effectué indépendamment le même séquençage pour vérifier les résultats...

Le Washington Post a offert ce graphique sur l'agencement des niveaux d'eau et de la grotte :

Hoya negro cave

Remarquez l'échelle des plongeurs (Divers) par rapport à la grotte et l'accès extrêmement difficile.

Les plongeurs l'ont trouvée sur une corniche, son crâne au repos sur un os du bras. Les côtes et un morceau du bassin gisent à proximité. Elle était âgée de seulement 15 ans quand elle a erré dans la grotte de la péninsule du Yucatan, et dans l'obscurité, elle ne doit pas avoir vu l'énorme fosse qui se profilait devant elle...

La morphologie distincte des Paleoamericains se trouve dans le plus célèbre, qui est l' «homme de Kennewick», un squelette de 9.000 ans, découvert il y a deux décennies le long de la rivière Columbia dans l'État de Washington. La reconstruction faciale abouti à quelqu'un qui ressemblait un peu à l'acteur Patrick Stewart... Les scientifiques ont émis l'hypothèse qu'il pourrait avoir été lié à des populations de l'Asie de l'Est qui se propageaient le long de la côte et ont finit par coloniser la Polynésie. Selon ce scénario, les plus récents Amérindiens pourraient être issus d'une population migratrice distincte (comme aussi des tokariens blancs trouvés en Asie de l'Est et au Gobi, au Laos, Corée, Indochine et Indonésie...).

Chatters a déclaré dans une interview : « Cela fait 20 ans que j'essaie de comprendre pourquoi les gens du début sont si différents. La morphologie des gens plus tard est si différente des premiers que ceux-ci ne semblent pas faire partie de la même population ». " Est-ce qu'ils venaient de différentes parties du monde ? On revient avec la réponse, probablement pas... ".

L'un des co-auteurs de l'article, Deborah Bolnick, un anthropologue à l'Université du Texas à Austin, a déclaré que les nouveaux tests génétiques appuient l'hypothèse d'une population ancestrale unique pour les Amérindiens... (YH : mais d'autres scientifiques ont affirmé depuis qu'il était impossible d'être aussi affirmatif avec seulement des analyses sur un, ou même 10 squelettes trouvés : ce genre d'étude génétique nécessite au moins des milliers de sources diverses ! (et c'est en effet ce qui est pratiqué (des échantillons de 8000 personnes) à l'heure actuelle sur l'homme moderne...).

Pourquoi est-ce que cette jeune Naia est allée dans cette grotte et à sa perte ? " Peut-être, dit Chatters, qu'elle était à la recherche de l'eau à une époque où le Yucatan subissait une sécheresse. Ou peut-être qu'elle suivait un animal. Elle aurait été, en vertu de son scénario, une sorte de personne sauvage, une preneuse de risque. Et donc elle est allée de l'avant - dans la grotte, à travers l'obscurité, pour tomber dans un avenir lointain... "

http://tywkiwdbi.blogspot.fr/2011/03/earliest-first-american-found-in.html

Yves Herbo, Sciences, Faits, Histoires, 03-2012, MAJ 06-2015.

Anomalies archéologie - Arabie - Oman - Serbie - UK

Anomalies archéologie - Arabie - Oman - Serbie - Roumanie - UK​ - 2011 - up 2015

Arabie saoudite petroglyphe miniArabie Saoudite - Pétroglyphes dans le désert

Cette rubrique apparaîtra de temps en temps pour faire le point concernant des découvertes archéologiques ou historiques pouvant apporter des données confirmant (ou non) notre interprétation actuelle de la réalité historique et par conséquence de notre civilisation. Il s'agit de découvertes remettant souvent en question les dogmes actuels en matière d'Histoire, de dates et de faits matériels...

DES FOUILLES EN SERBIE SOULÈVENT DE NOUVELLES QUESTIONS SUR LES PREMIERS HOMMES EN EUROPE - et sur les découvertes possibles en Bosnie proche...

 

Des recherches dans les grottes des gorges de Sicevo en Serbie pourraient apporter un nouvel éclairage sur ce qui est entrain de devenir un casse-tête de plus en plus complexes concernant l'ancienne présence humaine et la migration lors de l'Âge de Glace en Europe. Les gorges de Sicevo sont situées dans le plateau de Kunivica au sud de la Serbie. Comprenant un parc naturel, de nombreux touristes affluent pour la beauté du paysage, résultat de l'apparition et de l'interaction de phénomènes géologiques, géomorphologiques et hydrologiques.

Mais l'on y trouve aussi une série de grottes, dont au moins une qui a donné des preuves de présence humaine pendant les changements glaciaires lors de l'âge glaciaire de l'actuelle Europe.
La gorge s'est retrouvée au centre de l'attention du public lorsque, en 2008, des anthropologues avaient découvert une mandibule humaine partielle (mâchoire inférieure), avec trois dents, en fouillant une petite grotte (photo ci-dessous).

mandibule-serbie-homo-erectus-1.jpg

"Nous étions à la recherche d'hommes de Neandertal", explique le Dr Mirjana Roksandic, un paléoanthropologue membre de l'équipe et travaillant en collaboration avec l'Université de Winnepeg, "mais cela est beaucoup mieux." Ce qu'ils ont découvert était un spécimen fossile, certainement un homme qui, au moins en termes de morphologie, a précédé Neandertal et qui avait peut-être plus en commun, physiquement, avec l'Homo erectus. De nombreux scientifiques pensent qu'il est le précurseur de l'homme de Neandertal et d'Homo sapiens (l'homme moderne).

Les premières datations du fragment ont donné un âge entre 130.000 et 250.000 ans, mais une récente série de tests menés par le Dr Norbert Mercier à l'Université de Bordeaux a donné une date plus précise, et plus récente, de 113.000 année

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Pourtant, la datation place l'échantillon dans un laps de temps qui précède de loin l'avènement de l'homme moderne dans l'Europe actuelle. (Mais notons aussi que, d'après d'autres découvertes récentes, l'Homme moderne était déjà (né ? - aucune preuve réelle d'une "naissance" en Afrique en réalité, c'est juste le "plus probable"... on y a juste trouvé les plus anciens spécimens pour l'instant... jusqu'à ce qu'on en trouve de plus vieux un jour ailleurs ! - même la génétique n'est pas claire sur certains groupes d'ADN de l'homme moderne !) présent en Afrique depuis un bon moment aussi...) - (Notez que ces prévisions de 2015 semblent de plus en plus vraies en 2018 avec les récentes découvertes...).

Cela soulève également de nouvelles questions sur les mouvements des anciens hommes et leur subsistance dans une zone géographique que les chercheurs suggèrent comme était un havre du sud pour les hommes au début de la glaciation de l'ère glaciaire.

Selon Roksandic: "L'absence de traits de Neandertal dans un spécimen de cet âge est à l'encontre de l'hypothèse commune selon laquelle les Néandertaliens étaient le seul groupe d'hominidés en Europe durant cette période, bien que la nature fragmentaire de la mandibule empêche toute attribution définitive à une espèce particulière. Étant donné que la date est un "terminus ante quem" la mandibule pourrait être substantiellement plus âgée. Toutes les nouvelles découvertes doivent être extrêmement pertinentes car il y a un manque d'informations sur cette zone critique concernant le mouvement humain et animal dans et hors de l'Europe".

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Les Balkans, qui comprend la gorge de Sicevo, seraient l'un des trois refuges pour les hommes du Sud et autres animaux au cours de l'avancement des glaciations en Europe dans l'ère glaciaire pléistocène.
La région des gorges de Sicevo est toutefois unique, en ce sens qu'elle a été la seule qui n'a jamais connu l'isolement géographique. Elle offre ainsi un immense potentiel dans le cadre d'importantes recherches sur la biogéographie des populations des anciens hommes mais aussi de la mégafaune au cours du Pléistocène, ou de la période paléolithique.
Cela inclue la recherche des routes migratoires que les premiers hommes ont emprunté lors de leur sortie d'Afrique. Lorsque la mégafaune s'est déplacée de l'Afrique vers l'Europe au début du Pléistocène, il s'agissait du corridor le plus probable pour leur mouvement. Logiquement, elle a été suivie par les hominidés chasseurs.

L'équipe de recherche envisage de revenir à nouveau explorer les grottes de Sicevo en 2012, et les fouilles seront menées par une école de terrain grâce à l'Université de Winnipeg pendant l'été. 


Sources :

 

Décidément, la Serbie et les Balkans n'ont pas fini de nous dévoiler tous leurs secrets :

Un site vieux de 7.000 ans et contenant les plus anciennes traces de fabrication du cuivre, a été découvert en Serbie.


Cela remet en cause la théorie de la propagation de la fonte du cuivre a partir d'une source unique. Elle a ainsi pu être inventé dans des parties distinctes de l'Asie et l'Europe à cette même époque (NDLR : l'invention a aussi pu être importée, ou encore il n'y avait qu'une grande civilisation mondiale à l'époque et qui communiquait très bien : il y a sûrement d'autres sites identiques ailleurs).

La découverte repousse le record connu de la fonte du cuivre d'environ 500 ans rapporte l'équipe archéologique dirigée par Miljana Radivojević et Thilo Rehren de l'University College London.

Ils ont été rejoints par Dušan Šljivar du Musée national de Belgrade, et des scientifiques allemands dirigés par Ernst Pernicka de l'Université de Tübingen.

 

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Couleurs de scories de cuivre

Les analyses chimiques et microscopiques du métal découvert précédemment sur le site Serbe Belovode ont permis d'identifier des morceaux de scories de cuivre, résidus d'un processus de chauffage intense utilisé pour séparer le cuivre des autres minerais. La matière première provenait des gisements de minerais de cuivre à proximité de la Serbie ou de la Bulgarie.
Une goutte de métal fondu trouvées dans une maison Belovode contient du cuivre pur, ajoutent les chercheurs. 

"Notre découverte fournie les dates les plus anciennes pour la fonte du cuivre et indique l'existence de différents lieux, probablement indépendants, pour l'invention de la métallurgie," explique Rehren

"Un grand nombre d'objets en cuivre ont été trouvés dans des sites du sud-est de l'Europe datant de plus de 6.000 ans," note-t-il.

Sa supposition remet en cause la théorie supposant que la fonte de cuivre s'est répandu en Europe depuis le Croissant Fertile, correspondant aujourd'hui au sud de l'Iran. Les archéologues ont daté des fonderie de cuivre au Moyen-Orient remontant à 6.500 ans.

Bien que Belovode apparaît désormais comme étant le plus vieux site de fonderie de cuivre au monde, ce statut ne durera probablement pas, remarque l'archéologue Benjamin Roberts du British Museum à Londres: "Il est probable que nous trouverons que la fusion du cuivre était au moins contemporain entre Belovode et le Croissant Fertile, une fois que les programmes de recherche seront en place sur des sites de fouilles,".

La fusion du cuivre pourrait avoir pour origine ce qui est maintenant la Turquie, commente l'archéologue Christopher Thornton de l'Université de Pennsylvanie à Philadelphie. Il y a 10.000 ans, les personnes qui y vivaient ont fabriqué des perles et autres ornements avec du minerai de cuivre, ils rendaient le minerai plus souple en le chauffant à basse température

Roberts et Thornton s'accordent pour dire que la fabrication du cuivre a probablement été inventé en un seul endroit, soit en Turquie, soit au Moyen-Orient. Le groupe de Rehren est en train d'examiner de possibles scories de cuivre provenant de sites en Turquie et en Iran, vieux d'au moins 7.000 ans. Les datations au radiocarbone des ossements d'animaux exhumés à Belovode indiquent que le site a été occupé de -7350 à -6650 ans.

Cependant aucune chambre de fusion, telle qu'un cylindre en céramique allongé (découvert sur des sites de l'âge du cuivre dans le sud-ouest de l'Asie) n'a été trouvé à Belovode. Les habitants Vinca ont pu avoir creusé des fosses pour la fonte du cuivre pensent les scientifiques.

SourceSerbian site may have hosted first copper maker

MAJ : http://www.metalurgija.org.rs/mjom/vol12/No%202-3/1Antonovic.pdf​

Parallèles avec la culture Cucuteni-Trypillian de Roumanie (5.500 Avant JC) et les mines de sel

" L'étude de l'économie de la culture Cucuteni-Trypillian a fourni des informations importantes sur l'histoire des débuts de l'Europe. La culture Cucuteni-Trypillian, qui existait dans les actuelles nations européennes du sud-est de la Moldavie, la Roumanie et l'Ukraine au cours de l'âge néolithique et l'âge du cuivre, d'environ 5.500 avant JC à 2.750 avant JC, a laissé derrière des milliers de ruines d'habitations contenant une foule d'artefacts archéologiques témoignant de leurs caractéristiques culturelles et technologiques. Tout au long de la plupart des 2.750 années de son existence, la culture Cucuteni-Trypillian a été assez stable et statique. Cependant, des changements ont eu lieu qui ont impliqué les conditions des bases économiques de la culture, du développement du commerce, de l'interaction avec d'autres cultures, et l'utilisation apparente de jetons d'échanges, une forme précoce de l'argent. Les Sociétés de la première période du mésolithique étaient composées de tribus de chasseurs-cueilleurs qui n'avaient pas de stratification sociale. A l'inverse, les Sociétés ultérieures de l'âge du bronze avaient une stratification sociale notable, une spécialisation professionnelle développée, un Etat souverain, des classes sociales d'individus qui allaient de l'élite dirigeante ou des classes religieuses, à des guerriers à temps plein, et des riches marchands. Les Sociétés de l'âge du bronze ont également eu des individus à l'autre bout du spectre économique, qui étaient pauvres, esclaves, et affamés. Entre ces deux modèles économiques (les tribus de chasseurs-cueilleurs et les civilisations de l'âge du bronze), nous trouvons des sociétés ultérieures néolithiques et énéolithique telles que la culture Cucuteni-Trypillian, où les premières indications de la stratification sociale commencent à être trouvées. Cependant, ce serait une erreur de trop insister sur l'impact de la stratification sociale dans la culture Cucuteni-Trypillian, car c'était encore (même dans ses phases ultérieures) une société très égalitaire. La stratification sociale était juste l'un des nombreux aspects de ce qui est considéré comme une "société civilisée" entièrement établie (notons que la notion de "civilisé" implique donc historiquement la naissance de l'inégalité, de la famine, de la pauvreté et de l'esclavage !), qui a commencé avec l'âge du bronze. Il y avait, cependant, certaines ressources minérales rares qui, en raison des limitations dues à la distance et la prévalence, a fait se former le fondement rudimentaire d'un réseau de commerce qui, vers la fin de la culture allait commencer à devenir de plus en plus important pour la survie des membres de cette société. Le plus important de ces minéraux est le sel, qui est essentiel pour la vie humaine. En effet, les salines Cucuteni-Trypillian situées dans les marais saumâtres à Lunca, Neamţ, de la Roumanie pourraient très bien être les plus anciennes du monde. Il existe des preuves pour indiquer que la production de cette denrée précieuse ait directement contribué à la croissance rapide de la société. Cette salines était si productives qu'elles ont fourni les besoins de toute la région. Pour ce faire, le sel a dû être transporté, ce qui a marqué le début d'un réseau commercial qui s'est développé dans un système plus complexe au fil du temps. " 

Le Cro Magnon britannique à 42.000 ans contesté

traduction et article de Sylvestre Huet 

Cro Magnon a t-il vraiment colonisé les îles britanniques dès il y a 42.000 ansC'est ce qu'affirmait un article paru dans Nature le 3 novembre dernier

Cette recherche prend place dans un sujet très "chaud" en préhistoire : la recherche des dates et conditions dans lesquelles les hommes anatomiquement modernes sont parvenus en Europe et les relations qu'ils ont pu y entretenir, ou pas, avec les derniers néandertaliens.

Mais un préhistorien de Toulouse, Nicolas Teyssandier, conteste cette nouvelle datation pour le moins extraordinaire car elle place Cro Magnon - le nom populaire de "l'homme anatomiquement moderne" des scientifiques - dans les îles britanniques à une date si ancienne... qu'elle serait la plus ancienne pour notre ancêtre direct pour toute l'Europe ! (YH : ce qui est faux déjà puisqu'on a trouvé 45 000 ans pour l'homme moderne en Italie, qui est bien en Europe ! : http://www.archeolog-home.com/pages/actualites-1/anthropologie/recherche-4/grotta-del-cavallo-italie.html) (et en fait, le premier homme moderne européen a bien été découvert... en Roumanie pour l'instant (détroné donc par les découvertes anglaises et italiennes ? Notez que l'endroit des découvertes ne prouve absolument rien, (question migrations, "naissance" ou "apparition", contrairement à ce que veulent faire croire beaucoup de scientifiques..., et la plus ancienne petite cité en Bulgarie pour l'instant..., pas très loin de l'ex Yougoslavie (Serbie, Bosnie) donc ! De par ailleurs, on sait qu'à l'époque, les îles britanniques n'en étaient pas et étaient reliées au continent...)

Lire ici la suite de ce très intéressant article : Source : http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/11/le-cro-magnon-britannique-%C3%A0-42000-ans-contest%C3%A9.html 

Autre question : Pourquoi les Cro-Magnons (ou Hommes modernes, nés il y a environ 200.000 ans en Afrique (Sapiens archaïques ou pas ?), en sortant d'Afrique entre -60.000 et -50.000 ans, seraient-ils allés directement en Asie (Indonésie) puis Australie et pas en Europe aussi, alors que l'on sait que, malgré la glaciation, il a existé justement en Serbie, Bulgarie (donc Europe) des endroits "chauds" (relativement) et en tout cas dénués de glace et non coupés géographiquement... ? Il y a un certain manque de logique scientifique à cet égard assez flagrant... d'autant plus que les Lapons et autres Inuits nous ont bien appris que la glace n'a jamais été vraiment un obstacle pour l'Homme Moderne ...

MAJ : (...) " Le morceau d'os et les trois dents qui y restaient attachées ont été découverts dans une caverne préhistorique du sud de l'Angleterre en 1927.

Une soixantaine d'années plus tard, des scientifiques de l'Université d'Oxford dataient le fossile, l'estimant vieux d'environ 35.000 ans. Un âge respectable mais pas extraordinaire à l'aûne des connaissances sur le peuplement de l'Europe par nos ancêtres "Homo sapiens sapiens".

Des chercheurs se sont cependant mis à douter de la validité de cette datation après avoir découvert sur ce maxillaire supérieur des traces de colle, qui a servi à conserver l'os après sa découverte et aurait pu fausser l'analyse.

" Nous savions que nous allions devoir effectuer des tests supplémentaires pour obtenir une nouvelle datation ", explique Beth Shapiro, professeur à la Penn State University (USA) et co-auteur de l'étude publiée mercredi dans la revue Nature.

Mais l'échantillon d'os épargné par la colle était trop petit pour autoriser une nouvelle datation au carbone 14 !

Mme Shapiro et ses collègues ont donc décidé de prendre le problème à l'envers : dans le sol de la caverne, ils ont prélevé des ossements d'animaux situés au-dessus et en-dessous de la strate où le maxillaire humain avait été découvert.

Ils ont ensuite daté cet ossuaire de la faune préhistorique mêlant loups, cerfs, ours des cavernes et rhinocéros laineux, obtenant une fourchette comprise entre 50.000 et 26.000 ans. En utilisant des techniques de modélisation statistique pour situer le maxillaire dans cette chronologie, ils l'estiment désormais vieux de 41.000 à 44.000 ans." Nous pensons que ce morceau de maxillaire est la plus ancienne preuve directe que nous avons sur la présence des humains modernes dans le nord-ouest de l'Europe ", souligne Tom Higham, responsable de l'unité de datation par le radiocarbone de l'Université britannique d'Oxford :

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Suivi archéologique-2012-2

Suivi archéologique-2012-2 - Rappel 05-2015

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Photo de l'Institut National d'Anthropologie et d'Histoire (INAH), montrant l'une des 23 pierres tombales préhispaniques. Des serpents, des captifs, des ornements et des guerriers y sont gravés...

IMPORTANTE DÉCOUVERTE AU TEMPLE AZTÈQUE DE MEXICO - 18-02-2012

Un total de 23 plaques de pierres précolombiennes datant d'environ 550 ans ont été découvertes par des archéologues devant le Grand Temple de Tenochtitlan au centre-ville de Mexico. Des sculptures illustrant des mythes aztèques comme la naissance du dieu de la guerre Huitzilopochtli y sont reconnaissables.

l'INAH a déclaré dans un communiqué que les sculptures sont faites sur des dalles en tezontle (roche volcanique); elles rapportent les origines mythologiques de l'ancienne culture Mexica ( ou Aztèque) à travers des représentations de serpents, de captifs, d'ornements, de guerriers et autres figures.

Ces restes précolombiens ont une grande valeur archéologique, car c'est la première fois que de telles pièces sont trouvées dans les lieux sacrés de Tenochtitlan et qu'elles peuvent être lues, précise l'archéologue Raul Barrera, "comme un document iconographique racontant certains mythes de cette ancienne civilisation".

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La naissance de Huitzilopochtli.

Le Grand Temple était le centre le plus important de la vie religieuse des Mexicas. Construit dans ce qui est aujourd'hui la grande place de la capitale mexicaine, connue sous le nom de Zocalo.

Les sculptures de pierre se concentrent sur les mythes de la naissance de Huitzilopochtli et le début de la guerre sainte.
Elles ont été placées face à ce qui était le centre du culte de Huitzilopochtli, ce qui signifie que, comme le dallage d'andésite rose et les dalles de basalte, elles remontent à la quatrième étape de la construction du Grand Temple (1440-1469).

D'après le mythe de la naissance de Huitzilopochtli, la déesse de la terre et de la fécondité, Coatlicue, a été fécondée par une "plume" qui est entrée dans son ventre alors qu'elle balayait.
Mais sa grossesse a irrité ses 400 enfants-étoiles, qui, poussés par la déesse Coyolxauhqui, décidèrent d'aller jusqu'à la montagne Coatepec où vivait Coatlicue pour la tuer.

C'est ce qu'ils firent, mais Huitzilopochtli sortit du ventre de sa mère en armes et tua ses frères et sœurs étoiles. Il coupa la tête de sa sœur Coyolxauhqui et la lança dans le ciel, où elle se transforma, donnant la Lune.

YH : nous avons encore ici un mythe lié aux étoiles, la Lune et l'espace. Par certains aspects, on pourrait le rapprocher des mythes asiatiques et Hindoux (les Aztèques ayant à priori de lointains ancêtres asiatiques) liés à la venue de dieux du ciel commençant par éduquer les humains et les soigner avant de se fâcher entre eux et de s'entre-tuer : on est aussi toujours dans la théorie d'un vaisseau spatial ayant échoué sur Terre il y a des millénaires : ses survivants devenant les "dieux" des mythes...

L'Archéologue Lorena Vazquez Vallin, pour sa part, rapporte que l'une des autres images gravées sur les dalles de pierre représente un dard avec de la fumée sur les côtés, devant laquelle une pointe de flèche en obsidienne a été trouvée.

Une autre montre un guerrier-étoile portant son chimalli (bouclier) dans une main et dans l'autre une arme de tir avec un set de fléches, la même que celle utilisée par Huitzilopochtli pour la conquête de Coyolxauhqui.

Une dalle de pierre sculptée représente aussi un personnage captif à genoux, les mains attachées derrière le dos. Une larme tombe de ses yeux et il pourrait parler, rapporte Vazquez Vallin.

 
decouverte-templo-mayor-mexico1.jpgVue de quelques unes des pierres sculptées.


 Sources Latino Foxnews: "Big Find Made at Aztec Temple in Mexico.", traduction Les Découvertes Archéologiques.

 

DÉCOUVERTE DES FONDATIONS D'UNE GRANDE FORTERESSE À ASHDOD - 14-02-2012

L'Israel Antiquities Authority a rapporté qu'une équipe a découvert des restes de murs massifs de plus de 1m de large datant de la fin du VIIIe siècle et début du VIIe siècle avant notre ère.

Le Dr. Dmitri Egorov de l'Autorité des Antiquités d'Israël pense que ces murs ont entouré la base d'un grand bâtiment lors de la période du Premier Temple.

La découverte de cette forteresse confirme l'existence d'une vie active sur la colline de Jonas au cours de la période du Premier Temple, et elle rejoint d'autres découvertes qui ont eu lieu près du site dans les années 1960. Au cours de fouilles dirigées par Magen Broshi, du Département des Antiquités, qui avaient été réalisées avant la construction du phare d'Ashdod, des vestiges muraux similaires avaient été trouvés et dataient de la période du Premier Temple et de la période perse.

 vestiges-colline-de-jonas-israel.jpgDes vestiges de murs massifs sur la Colline de Jonas (Sa'ar Ganor / Israel Antiquities Authority)

En outre, les archéologues ont découvert un ostracon araméen portant l'inscription "בעלצד תקלן דשנא" (une traduction contemporaine: Ba'altzad / Ba'altzar - un prénom, Taklan shekels, et Dashna - un cadeau). Cela signifierait que la personne nommée Ba'altzad ou Ba'altzar a donné une somme d'argent en cadeau (à un lieu saint).

Givat Yonah, qui s'élève à 50 m au dessus du niveau de la mer, est la plus haute colline d'Ashdod, d'où l'on peut apercevoir la mer, Tel-Mor (située dans l'estuaire de Nahal Lachish qui était probablement un ancien point d'ancrage) et Tel Ashdod ", a expliqué Sa'ar Ganor, l'archéologue du district d'Ashkelon de l'Autorité des Antiquités d'Israël.

En raison de son emplacement stratégique, il n'est pas surprenant d'y trouver les restes d'une forteresse qui dominait la région au cours de la période du Premier Temple.

Il y a deux possibilités concernant les personnes qui ont habité la forteresse à l'époque : soit elle était gérée par les Assyriens qui contrôlaient la région pendant l'Age du Fer; soit Josias, le roi de Juda, occupait le fort à l'époque. Il avait conquis le territoire des Assyriens et contrôlé Ashdod Yam au septième siècle avant JC

SourceSCI news: "First Temple Period Archaeological Discovery on the Hill of Jonah", traduction Les Découvertes Archéologiques.

 

L'ORIGINE D'UN ANCIEN OUTIL DE JADE DÉCONCERTE LES SCIENTIFIQUES - 09-02-2012

 

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La découverte d'un outil vieux de 3.300 ans a conduit les chercheurs à la redécouverte d'un manuscrit «perdu» du 20e siècle et d'un morceau de terre " géochimiquement extraordinaire "...

Découvert sur l'île d'Emirau dans l'archipel Bismark (un groupe d'îles au large de la côte de la Nouvelle-Guinée), l'outil de pierre long de 5 centimètres a probablement été utilisé pour sculpter, ou creuser, le bois.

Il semble être tombé d'une maison sur pilotis, dans un enchevêtrement de récif corallien pour finalement être recouvert par des sables mouvants.

L'objet de jade pourrait avoir été conçu par le mystérieux peuple Lapita, apparu dans le Pacifique il y a environ 3.300 ans. Il s'est ensuite propagé à travers le Pacifique jusqu'à Samoa en deux cents ans; à partir de là s'est formée la population ancestrale des Polynésiens.

Des outils de jade et des haches ont déjà été trouvés dans ces régions, mais ce qui est intéressant avec ​l'objet en question est que le type de jade dont il est fait semble provenir d'une région éloignée. Peut-être que les Lapita l'auraient rapporté de l'endroit non connu d'où ils provenaient.

 
lapita2.jpgCarte de répartition des sites Lapita

 
Les deux types de jade.

"Jade" est un terme général pour deux types de roches dures : la jadéite et la néphrite. Les deux types de pierres sont de couleur verdâtre, mais la néphrite est légèrement plus douce. Quant à la jadéite, elle est plus rare, la plupart du temps on la retrouve dans les cultures de l'Amérique centrale et au Mexique avant l'arrivée des Européens.

"Dans le Pacifique, la jadéite aussi ancienne que cet artéfact n'est connue que du Japon et est utilisée en Corée," explique  le chercheur George Harlow, de l'American Museum of Natural History à New York, " elle n'a jamais été mentionnée dans les données archéologiques de la Nouvelle-Guinée. "

Des chercheurs de l'American Museum of Natural History ont étudié l'objet aux rayons-X à micro-diffraction, afin de trouver sa structure atomique, et ensuite, les minéraux dans la roche.
La composition minérale d'une roche varie en fonction de la nature des produits chimiques présents dans le sol lorsqu'elle se forme. Les signatures sont donc spécifiques et les chercheurs peuvent parfois identifier l'origine de ces roches.


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Culture Lapita (entre 1350 et 750 avant Jésus Christ-Pacifique)

L'examen de la pierre

Lorsque nous avons regardé cet artéfact, il était très clair qu'il n'y avait pas grand-chose à apprendre de plus sur cette jadéite que tout le monde ne savait déjà, " a dit Harlow.

Cette jadéite est différente des jadéites trouvées au Japon et en Corée à l'époque. Il lui manque certains éléments et en contient d'autres en quantités plus importantes; la pierre provient donc d'une autre source géologique, mais les chercheurs ne savent pas d'où. La seule correspondance chimique que les chercheurs connaissaient était un site en Basse Californie du Sud, au Mexique.

Cependant, les chercheurs ne pensent pas qu'il soit possible que des gens du néolithique aient pu traverser le Pacifique il y a des milliers d'années; pourtant, ils ne pouvaient trouver d'autres explications... Jusqu'à ce qu'ils tombent sur un manuscrit allemand inédit du 20e siècle.

L'auteur du manuscrit, C.E.A. Wichmann, avait recueilli quelques curieuses pierres en Indonésie en 1903, à environ 1000 kilomètres de l'endroit où l'outil de jade a été découvert. Et, il s'est avéré que les propriétés chimiques qu'il y a noté et ramassés sont très semblables à celle de l'artéfact. (" in northeast Papua, Indonesia, from which samples of ‘‘chloromelanite’’ (actually jadeitite) were collected by C.E.A. Wichmann in 1903 near Humboldt Bay along with stone adzes fashioned from the same material. "
A jade gouge from Emirau island, Papua-New Guinea (Early Lapita context: 3300 BP): A unique jadeitite - ResearchGate. Available from: http://www.researchgate.net/publication/233398009_A_jade_gouge_from_Emirau_island_Papua-New_Guinea_%28Early_Lapita_context_3300_BP%29_A_unique_jadeitite [accessed May 27, 2015].

Les chercheurs étudient actuellement ces échantillons pour voir si les techniques modernes peuvent prouver que l'outil est venu d'Indonésie :

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L'ADN révèle une ancienne route de migrations inconnue

L'ADN révèle une ancienne route de migrations inconnue

O2a1 mini

migration du groupe O2a1 mondial

Depuis dix ans, les scientifiques du projet Genographic ont exploré et expliqué comment les modèles dans notre ADN montrent des signes de migrations hors de l'Afrique et à travers le monde. Mais une nouvelle étude montre que, finalement, certains de nos ancêtres ont aussi reculé et fait le chemin inverse...

Pour découvrir des preuves d'un modèle de migration ancienne, les scientifiques ont étudié l'ADN d'un haplogroupe spécifique (l'O2a1).

Mais qu'est-ce qu'un haplogroupe ?

Un haplogroupe est un groupe qui partage un ensemble de séquences d'ADN similaires (appelés haplotypes). Les haplogroupes sont utilisés pour comprendre les lignées génétiques.

Selon le projet Genographic, " Votre haplogroupe est votre branche sur l'arbre de la famille humaine. Toutes les personnes vivant aujourd'hui appartiennent à des haplogroupes distincts basés sur la séquence de marqueurs génétiques existant dans leurs cellules. Les personnes appartenant au même haplogroupe peuvent tracer leur descendance d'un ancêtre commun et même d'un endroit précis où cet ancêtre doit avoir vécu ".

La carte ci-dessous montre quelques haplogroupes dominants dans le monde entier.

World map of y dna haplogroupsCouldn’t you look at this all day ? Click to enlarge ! Find the O2a haplogroup—that’s the population that fascinating new Genographic research has studied.
Merveilleuse carte par Chakazul, courtesy Wikimedia. Notez bien qu'il y a plusieurs points d'interrogations sur des groupes apparus sans traces de "routes de migration" connues. Les zones grisées sont des zones qui ont été inondées par la montée des eaux. CC-BY-SA-3.0

Les généticiens qui ont mené la nouvelle recherche disent qu'ils ont étudié l'haplogroupe O2a1 car " il représente près de 15 pour cent des lignées mâles des indiens (de l'Inde) et 58 pour cent des lignées mâles en provenance d'Asie du Sud-Est ", parmi d'autres raisons. Qu'en est-il des femmes ?

Quel est le pourcentage de femmes d'Asie du Sud appartenant au haplogroupe O2a1 ?

Ils n'y en a pas. Comme tous les haplogroupes indiqués sur la carte ci-dessus, O2a1 est un haplogroupe du chromosome Y. Cela signifie que les séquences d'ADN (haplotypes) qui relient ce sous-groupe particulier se trouvent sur le chromosome Y. Et seuls les hommes ont des chromosomes Y. (Les hommes ont également des chromosomes X. Les femmes ont seulement des X. Il y a, bien sûr, des exceptions notables.)

Le modèle de migration décrit dans cette nouvelle recherche est un peu différent de ce que les généticiens attendaient peut-être...

Quel est le modèle de migration typique en Asie du Sud ? A quel point  le nouveau modèle est différent ?

L'ADN a montré que les humains génétiquement modernes ont quitté l'Afrique il y a environ 60.000 ans et sont partis vers l'est, vers le Soleil levant, dans l'Asie.

La nouvelle étude montre que la population (de l'haplogroupe O2a1) a migré de ce qui est maintenant le Laos et l'Asie du Sud-Est vers l'ouest et vers le sous-continent indien.

Globaljourney1

http://education.nationalgeographic.com/education/media/global-human-journey/?ar_a=1

Cliquez sur ce lien pour accéder à une courte animation montrant la progression de la migration humaine globale

 

Jetez un œil à la carte ci-dessous. Quel type de voies de migration pensez-vous que l'ancienne population O2a1 a utilisé afin de passer de l'Asie du Sud au sous-continent indien ?

- Ils auraient pu suivre les routes terrestres, la randonnée à travers les basses plaines et les forêts de ce que sont aujourd'hui le Laos, la Thaïlande, le Myanmar, le Bangladesh puis l'Inde.
- Ils pourraient avoir suivis les rivières et leurs affluents, comme le Mékong, l'Irrawady, et le Gange-Brahmapoutre.
- Ils auraient pu suivre les voies de migration côtières, la navigation de la rive nord de la baie du Bengale, y compris le delta du puissant Gange-Brahmapoutre.

O2a1Around the darkest red spot in southern Asia in the map above, two small arrows indicate the westward movement of people of haplogroup O2a1 from Laos back into India. Seules deux flèches ici repartent vers l'ouest et l'Inde. (Image courtesy The Genographic Project)

Après ce résumé, que dit plus précisément cette étude ?

L'ADN a montré que les humains génétiquement modernes ont surgi en Afrique il y a environ 150.000 ans, puis il y a environ 60.000 années (on ignore pourquoi), ils ont quitté l'Afrique et sont allés à l'est en Asie, au nord vers l'Europe, et au sud vers l'Australie. Mais de nouvelles recherches en Inde des scientifiques du projet Genographic montrent que finalement, certains d'entre eux se sont également déplacés vers l'ouest, et ont apporté leur langue avec eux.

Les scientifiques du Genographic Project, les Drs. Ramasamy Pitchappan et GaneshPrasad Arunkumar du Tamil Nadu, en Inde, ont analysé le chromosome Y de l'ADN (paternellement hérité donc) de plus de 10.000 hommes de l'Asie du Sud. Les résultats, publiés dans le Journal of Systématique et Evolution, ont montré que dans les 8.000 dernières années, les humains se sont répandus de l'ouest de l'Asie du Sud-Est à l'Inde.

Cette migration non détectée auparavant est évidente à partir de la fréquence et de la diversité d'un clan génétique spécifique, ou haplogroupe, dans cette partie du monde. Les scientifiques du projet Genographic ont trouvé une fréquence beaucoup plus élevée de l'haplogroupe O2a1 dans leurs recherches que prévu. " Depuis que l'O2a1 est accepté comme la lignée fondatrice des langues austro-asiatiques (un groupe de langues apparentées à l'Asie du Sud), l'origine et la propagation de cette lignée donne des indices sur l'histoire de ces anciens langages et de la région. Notre étude montre une nette diminution de l'ancienneté et de la diversité des haplotypes O2a1 du Laos à l'Est de l'Inde, ce qui suggère une propagation de l'est vers l'ouest de l'Asie du Sud-Est ", explique le Dr Arunkumar dans ses conclusions.

Mais pourquoi se sont-ils concentrés sur un seul haplogroupe, alors qu'il y a des centaines de haplogroupes distincts en Asie ?

" L'haplogroupe chromosomique Y O2a1 représente près de 15 pour cent des lignées mâles indiennes et 58 pour cent des lignées mâles en provenance d'Asie du Sud-Est, et la distribution de cet haplogroupe correspond à la distribution des langues austro-asiatiques (c.-à-vietnamienne, cambodgienne, Munda, et Nicobarais), et certaines de ces populations parlant austro-asiatiques sont à 100 pour cent du haplogroupe O2a1, "ajoute le Dr Arunkumar. "Ainsi, la compréhension de la distribution des O2a1 jette la lumière sur l'origine et la circulation des personnes dans cette partie du monde."

Dr G. Arunkumar

Dr. G. ArunKumar collects samples in the field in eastern India. (Photo courtesy of G. ArunKumar)

Des études antérieures du projet Genographic ont également montré une forte corrélation entre la langue et la fréquence d'un certain haplogroupe. Les exemples comprennent la relation entre les langues indo-européennes et l'haplogroupe paternel R1 et les langues austronésiennes et l'ADN mitochondrial (maternel) de haplogroupe B4. Dans chaque cas, les similitudes linguistiques sont parallèles aux similitudes génétiques.

Donc, est-ce que cela signifie que la langue que vous parlez est enracinée dans votre ADN ?

Eh bien non, mais même si la langue est apprise (culture) et l'ADN est hérité (nature), les deux sont sans doute reliées entre elles et, comme nous l'avons montré, en corrélation.

Pour en savoir plus à ce sujet et d'autres recherches du projet Genographic et ces haplogroupes que nos scientifiques étudient actuellement, voir sur genographic.com.

http://voices.nationalgeographic.com/2015/04/21/genographic-southeast-asia/

Yves Herbo : Il semble bien que, géographiquement, cet haplogroupe soit apparu sur les terres de l'Asie du sud-est maintenant sous l'eau à cause de la montée des eaux... Cela correspond en tout cas question datations et fin de la dernière ère glaciaire... cela pourrait expliquer d'ailleurs ce demi-tour vers l'ouest et l'Inde... et aussi, par extension, l'apparition un peu plus à l'ouest encore des sumériens en Mésopotamie ensuite, avec des connaissances et un langage hérités... mais ce ne sont encore que des hypothèses...

Article lié : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/une-plus-ancienne-branche-genetique-du-chromosome-y-decouverte.html

Yves Herbo traductions, S, F, H, 04-05-2015

Peuples de l'Arctique : l'ADN change les données

Peuples de l'Arctique : l'ADN change les données

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Migrations préhistoriques : l'étude de l'ADN dénoue l'histoire de la colonisation du Nouveau Monde de l'Arctique

Source : Université de Copenhague

Une nouvelle étude de l'ADN dénoue l'histoire de la colonisation du Nouveau Monde Arctique. Nous savons que les gens ont vécu dans le Nouveau Monde de l'Arctique depuis environ 5000 ans. Des preuves archéologiques montrent clairement que la diversité des cultures a survécu à la rudesse du climat en Alaska, au Canada et au Groenland depuis des milliers d'années. Malgré cela, il y a plusieurs questions sans réponse au sujet de ces personnes.

D'où sont-ils venus ? Sont-ils venus en plusieurs vagues ? Quand sont-ils arrivés ? Qui sont leurs descendants ? Et qui peut se dire encore être les peuples autochtones de l'Arctique ? Nous pouvons maintenant répondre à certaines de ces questions, grâce à une étude de l'ADN complet d'habitants actuels et d'anciens du Groënland, du Canada, d'Alaska, des îles Aléoutiennes et de la Sibérie, menée par une équipe internationale dirigée par le Centre de GeoGenetics du Musée d'Histoire Naturelle du Danemark, de l'Université de Copenhague.

Les résultats viennent d'être publiés dans la revue scientifique Science.

La recherche de restes humains anciens dans le nord du Groenland.

L'Arctique nord-américaine a été l'une des dernières grandes régions pénétrées par l'homme moderne. Cela s'est passé quand les gens ont traversé le détroit de Béring, de la Sibérie et erraient vers un nouveau monde. Alors que la région a longtemps été bien étudiée par les archéologues, on sait peu de sa préhistoire génétique. Dans cette étude, les chercheurs montrent que le paléo-esquimau, qui a vécu dans l'Arctique d'il y a environ 5.000 ans jusqu'à il y a environ 700 ans, a représenté une vague distincte de migration, séparée de deux Amérindiennes - qui a traversé le détroit de Béring beaucoup plus tôt - et les Inuits sont venus de la Sibérie à l'Arctique plusieurs milliers d'années après les Paléo-Esquimaux.

« Nos études génétiques montrent que, dans la réalité, les paléo-Esquimaux - représentant un seul groupe - ont été les premiers habitants de l'Arctique (et du nord-américain), et ils ont survécu sans contact avec l'extérieur pendant plus de 4000 ans », explique le professeur Eske Willerslev de la Fondation Lundbeck Willerslev du Centre pour la GeoGenetics au Musée d'Histoire Naturelle de l'Université de Copenhague, qui a dirigé l'étude.

« Notre étude montre également que les Paléo-Esquimaux, après avoir survécus isolés dans le rude milieu arctique pendant plus de 4000 ans, ont disparu il y a environ 700 années - environ en même temps que les ancêtres des Inuits d'aujourd'hui se sont répandus vers l'Alaska », ajoute le Dr Maanasa Raghavan du Centre pour GeoGenetics et auteur principal de l'article.

Impulsions migratoires dans les Amériques

Inuit kayak

Dans la littérature archéologique, des distinctions sont faites entre les différentes unités culturelles dans l'Arctique pour la période allant de la naissance de la culture Thulé, qui a remplacé toutes les cultures arctiques précédentes et est la source des Inuits d'aujourd'hui en Alaska, le Canada et le Groenland. Les cultures antérieures comprenaient la Saqqaq ou pré-Dorset et Dorset, comprenant la tradition paléo-esquimau, avec le Dorset étant en outre divisé en trois phases. Toutes ces dernières avaient des traits distinctifs de culture, de mode de vie et de séjours comme on le voit dans l'enregistrement archéologique. Il y avait aussi plusieurs périodes au cours desquelles l'Arctique était dépourvu de peuplement humain. Ces faits ont en outre soulevé des questions quant à la possibilité de plusieurs vagues de migrations de la Sibérie à l'Alaska, ou peut-être des Amérindiens migrant au Nord pendant les 4000 premières années que l'Arctique est habité.

« Notre étude montre que, génétiquement, toutes les différentes cultures paléo-esquimaux appartenaient au même groupe de personnes. D'autre part, ils ne sont pas étroitement liés à la culture Thulé, et nous ne voyons aucune indication de l'assimilation entre les deux groupes. Nous avons également constaté que les Paléo-Esquimaux n'étaient pas les descendants des Amérindiens. La génétique révèle qu'il doit y avoir au moins trois impulsions distinctes de migrations de Sibérie vers les Amériques et dans l'Arctique. D'abord des ancêtres des Amérindiens d'aujourd'hui, puis vint les paléo-Esquimaux, et enfin les ancêtres des Inuits d'aujourd'hui », explique Eske Willerslev.

Génétique et archéologie

L'étude génétique soutient certaines découvertes archéologiques, mais pas toutes d'entre elles.

Elle rejette la spéculation que les paléo-Esquimaux représentaient plusieurs peuples différents, y compris des Amérindiens, ou qu'ils sont les ancêtres directs des Inuits d'aujourd'hui. Également rejetés sont les théories que les Groenlandais de la côte Est ou la Sadlermiut canadienne, de l'île de Southampton dans la baie d'Hudson, qui sont morts pour les derniers vers 1902 à 1903, ont été des groupes de personnes survivantes du Dorset. La génétique montre que ces groupes étaient des Inuits qui avaient développés des traits culturels identiques au Dorset.

L'étude montre clairement que la diversité des outils et des modes de vie au fil du temps, ce qui en archéologie est souvent interprété comme un résultat d'une migration, ne reflète pas en fait nécessairement un afflux de nouvelles personnes. Les Paléo-Esquimaux ont vécu dans l'isolation pendant plus de 4000 ans, et pendant ce temps, leur culture s'est développée de ces différentes façons, qui ont conduit certains à les interpréter comme des peuples différents par erreur.

« Essentiellement, nous avons deux vagues successives de groupes distincts génétiquement entrant dans le nouveau monde de l'Arctique et donnant lieu à trois unités culturelles distinctes. Grâce à cette étude, nous sommes en mesure de répondre à la question de la diversité culturelle par rapport à la continuité génétique dans l'un des environnements les plus difficiles où les humains modernes se sont installés avec succès, et de présenter une image complète de la façon dont l'Arctique a été peuplé ", explique le Dr Raghavan.

Les premiers habitants

L'étude n'a pas pu établir la raison pour laquelle la disparition des paléo-Esquimaux a coïncidé avec les ancêtres des Inuits commençant à coloniser l'Arctique. Il ne fait aucun doute que les ancêtres des Inuits - qui ont traversé le détroit de Béring il y a environ 1000 ans et ont atteint le Groenland, il y a environ 700 ans - étaient techniquement supérieurs.

Les propres mythes des Inuits racontent des histoires mentionnant un peuple avant eux, qui, selon toute vraisemblance se réfèrent aux paléo-Esquimaux. Dans les mythes, ils sont désignés comme les «Tunit» ou «Sivullirmiut», qui signifie " les premiers habitants " Selon ces mythes, ils étaient des géants, qui étaient plus grands et plus forts que les Inuits, mais facilement effrayés de leurs colonies par les nouveaux arrivants.

Le Dr William Fitzhugh, co-auteur, du Centre d'études arctiques à la Smithsonian Institution, dit : " Depuis la découverte d'une culture paléo-esquimaude dans l'Arctique nord-américain en 1925, les archéologues ont été mystifiés par leur relation avec les ancêtres de la culture Thulé des Inuits modernes. La culture paléo-esquimaude a été remplacée rapidement vers l'an 1300-1400 Avant JC, leurs seules traces étant des références à "Tunit" dans la mythologie et l'adoption de certains éléments de la technologie Dorset par les Inuits. Cette nouvelle recherche génomique règle les questions en suspens dans l'archéologie de l'Arctique qui ont été débattues pendant près d'un siècle, estimant que les peuples paléo-esquimaux et néo-esquimaux étaient génétiquement distincts, avec des origines distinctes en Sibérie orientale (et donc possiblement d'ailleurs encore), et les paléo-esquimaux restés isolés dans l'Arctique de l'Est pendant des milliers d'années, sans mélange important avec l'autre culture ou avec les Indiens d'Amérique, des scandinaves, ou d'autres Européens ".

InuitsmodernesModern-day dog sledding in Greenland (stock photo). People have lived in the New World Arctic for about 5,000 years. Archaeological evidence clearly shows that a variety of cultures survived the harsh climate in Alaska, Canada and Greenland for thousands of years.
Credit: © Pavel Svoboda / Fotolia

Source de l'histoire :

L'histoire ci-dessus est basée sur des données fournies par l'Université de Copenhague. Remarque : Les données peuvent être éditées pour le contenu et la longueur.

Journal de références :

M. Raghavan, M. DeGiorgio, A. Albrechtsen, I. Moltke, P. Skoglund, TS Korneliussen, B. Gronnow, M. Appelt, HC Gullov, TM Friesen, W. Fitzhugh, H. Malmstrom, S. Rasmussen, J . Olsen, L. Melchior, BT Fuller, SM Fahrni, T. Stafford, V. Grimes, CARTE Renouf, J. Cybulski, N. Lynnerup, MM Lahr, K. Britton, R. Knecht, J. Arneborg, M. Metspalu , OE Cornejo, A.-S. Malaspina, Y. Wang, M. Rasmussen, V. Raghavan, TVO Hansen, E. Khusnutdinova, T. Pierre, K. Dneprovsky, C. Andreasen, H. Lange, MG Hayes, J. Coltrain, VA Spitsyn, A. Gøtherstrøm , L. Orlando, T. Kivisild, R. Villems, MH Crawford, FC Nielsen, J. Dissing, J. Heinemeier, M. Meldgaard, C. Bustamante, DH O'Rourke, M. Jakobsson, MTP Gilbert, R. Nielsen , E. Willerslev. La préhistoire génétique du Nouveau Monde Arctique. Science, 2014; 345 (6200): 1255832 DOI: 10.1126 / science.1255832

Université de Copenhague. "Migrations préhistoriques: étude de l'ADN dénoue l'histoire de la colonisation du Nouveau Monde de l'Arctique." ScienceDaily. ScienceDaily, le 28 Août 2014 <www.sciencedaily.com/releases/2014/08/140828142748.htm>.

http://www.sciencedaily.com/releases/2014/08/140828142748.htm

Yves Herbo Traductions, Sciences, Faits, Histoires, 31-08-2014

La mémoire électromagnétique de l'eau et le codage ADN

La mémoire électromagnétique de l'eau et le codage ADN

 

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« Le problème, actuellement, c’est que cela demande aux biologistes d’être à la fois des physiciens et des chimistes », explique le Pr Marc Henry. - © Doc en Stock

 

Une annonce très intéressante que j'ajoute aux articles sur l'Homme Spirituel et la prise de conscience scientifique (enfin !) des réelles propriétés des ondes électromagnétiques et de l'eau. Le réputé professeur Montagnier parle surtout bien sûr des extraordinaires progrès prévisibles en biologie et médecine à venir, mais j'ajoute personnellement qu'il est évident que ces propriétés découvertes et prouvant cette interaction insoupçonnée entre les ondes électromagnétiques et l'eau amènent au passage de probables explications et preuves pour plusieurs phénomènes paranormaux liés à l'homme et même à l'animal...

Un bouleversement rapide en perspective pour le traitement des maladies confirmant les travaux de Jacques Benveniste repris par le prix Nobel de médecine Luc Montagnier.

A ne pas manquer l'émission sur FRANCE 5 le 5 juillet 2014 prochain :

ON A RETROUVE LA MÉMOIRE DE L’EAU !

Le samedi 5 juillet à 19h et rediffusé le lundi 7 juillet à 14h30 avec Luc Montagnier qui relate se dernières découvertes, et Marc Henry qui explique le pourquoi du comment.

Un documentaire de 52 minutes réalisé par Christian Manil et Laurent Lichtenstein, Production Doc en Stock avec la participation de France Télévisions (2014)

Ce reportage va bouleverser les conceptions que l'on a de la biologie et de la médecine. Il y est démontré que l'on peut non seulement coder un ADN tout entier sur de l'eau liquide, mais aussi lire la trace électromagnétique mémorisée sur cette même eau liquide pour reproduire fidèlement l'ADN utilisé lors de la dilution... Selon Luc Montagnier, il serait même possible d'identifier des bactéries encore inconnues de la science et responsables de maladies graves par la simple trace électromagnétique qu'elles laissent dans le sang. Ce n'est pas de la science-fiction mais bel et bien une réalité et le réalisateur Christian Manil, souhaite qu'une publicité maximale soit faite au sujet de ce reportage.

Mort en 2004, Jacques Benveniste, chercheur à l’Inserm, disait avoir découvert la mémoire de l’eau. Après un contact avec une molécule, l’eau garderait en son absence ses propriétés. C’était contraire à tous les dogmes scientifiques, et Jacques Benveniste fut mis au ban. Mais le prix Nobel de médecine Luc Montagnier a repris ses recherches après avoir fait un constat surprenant. L’ADN du virus du sida, dont il est le découvreur, émettrait des ondes que l’eau enregistrerait et qu’elle serait capable de réémettre. L’eau aurait donc bien une mémoire.
Cette découverte remettrait en cause l’approche médicale actuelle, sur le plan du diagnostic, tout comme sur celui de la thérapie...

A l’origine de la vie sur Terre, l’eau est indispensable à la survie des espèces. Mais, pour certains scientifiques, cet élément fondamental aurait des capacités insoupçonnées. Dans les années 1980, un médecin immunologue de renom, Jacques Benveniste, affirmait avoir découvert que l’eau serait capable de garder en mémoire les propriétés des molécules avec lesquelles elle a été en contact, même lorsqu’elles ne s’y trouvent plus. Une étonnante théorie qui a fait l’objet d’une énorme controverse. Rapidement, la validité de ses travaux fut mise en doute et Benveniste, rejeté par la communauté scientifique. Mais, poussé par la curiosité, Luc Montagnier, prix Nobel de médecine pour la découverte du VIH, a repris ses recherches. Dès la première expérience sur le plasma sanguin de malades infectés par le virus du sida, il détecte des ondes électromagnétiques. « Ça a été une vraie surprise. Je ne m’y attendais pas et j’étais fasciné par ce phénomène », se souvient le médecin virologue, qui pense immédiatement aux « applications médicales ». Pour mettre en lumière les étonnantes propriétés de l’eau découvertes par celui qu’il considère comme « le Galilée du XXe siècle », Luc Montagnier a décidé de lever le voile sur ses recherches en cours et propose de réaliser, devant la caméra, une expérience surprenante : la transduction de l’ADN.

 

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Professeur Luc Montagnier - © Doc en Stock

Des molécules d’ADN d’un patient infecté par le VIH hautement diluées dans de l’eau stérile sont placées sur un capteur d’ondes électromagnétiques relié à un ordinateur. Le signal obtenu, numérisé, est ensuite envoyé par mail à l’université du Sannio de Benevento, en Italie. Après avoir exposé un tube d’eau pure à ces ondes numérisées, l’équipe transalpine utilise la PCR, une technique révolutionnaire qui permet de répliquer une séquence d’ADN. Contre toute attente, une molécule identique à 98 % à l’originale parisienne a bien été reconstituée dans la solution aqueuse. L’eau aurait donc bien une mémoire ! Et les ondes électromagnétiques auraient les mêmes propriétés que la matière qui les a émises. Comment cela est-il possible ? Difficile de le savoir, car « le problème que ça pose actuellement, c’est que cela demande aux biologistes d’être à la fois des physiciens et des chimistes, et ça, ce n’est pas forcement facile pour eux », explique Marc Henry, professeur de chimie et de physique quantique à l’université de Strasbourg. Pour le Pr Luc Montagnier, qui travaille déjà sur des applications concernant le virus du sida, l’autisme, certaines scléroses en plaques, les maladies d’Alzheimer et de Parkinson, les débouchés sont immenses. Car cette découverte remettrait en cause l’approche médicale actuelle, autant sur le plan du diagnostic que sur celui de la thérapie – le corps humain étant composé à 70 % d’eau. « Le jour où l’on admet donc que les ondes peuvent agir, on peut agir par les ondes, souligne Luc Montagnier. Et à ce moment-là, on peut traiter par les ondes. C’est un nouveau domaine de la médecine qui fait peur à l’industrie pharmaceutique. »

http://www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Les-programmes/LE-MAG-N-28-2014/articles/p-20549-On-a-retrouve-la-memoire-de-l-eau.htm

http://www.bernardsudan.net/post/Codage-ADN,-m%C3%A9moire-%C3%A9lectromagn%C3%A9tique-de-l-eau,-Luc-Montagnier-et-Jacques-Benveniste

Le professeur Montagnier qui a repris depuis peu les travaux de feu Jacques Benveniste, et lui rend un hommage :

 

 

Jacques Benveniste et ses découvertes sur la mémoire de l'eau et le professeur Montagnier :

Benveniste a été considéré comme l'un des biologistes français les plus respectés jusqu'à ce qu'il publie, en 1988 le résultat de ses travaux ce qui mit en colère la communauté scientifique car ils suggéraient que l'eau avait une mémoire.

Avec son équipe de l'INSERM ainsi que douze chercheurs de trois laboratoires : Italien, Canadien et Israëlien, ils ont publié leurs travaux sur la dégranulation des basophiles humains induite par de très hautes dilutions d'un anti-sérum anti-IgE. Ces basophiles ont la particularité de "dégranuler" lorsqu'ils sont en présence d'un allergène. Cette dégranulatiion étant précisément provoquée par l'activation du sérumanti-IgE. Au cours de leurs expériences, ils se sont aperçus qu'en diluant plusieurs fois le sérum à un point tel qu'il ne restait plus aucune molécule du produit dans la solution, ils obtenaient malgré tout la dégranulation. (En septembre 94, Hal Puthoff avait assisté à Stockholm à une de ces expériences, source DVS).

 

MAJ du 08-07-2014 : Voilà l'émission diffusée les 5 et 7-7-2014 sur France 5 :

 

 

Yves Herbo, Sciences, Faits, Histoires, 01-07-2014/08-07-2014

Génétique : Heidelbergensis n'est pas l'ancêtre de Néandertal

Génétique : Heidelbergensis n'est pas l'ancêtre de Néandertal

 

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Les théoriciens de l'évolution et pour certains, leur logique d'évolution linéaire avaient commencé à ancrer dans les esprits une succession d'évolutions d'un genre humain X parvenant jusqu'à nous. La théorie était (et est encore pour beaucoup) un beau tableau ordonné avec une séparation quelque part d'abord d'un primate inconnu et non encore identifié en deux branches, l'une donnant l'australopithèque et l'autre les grands singes. De l'Australopithèque, une ou plusieurs branches aurait créée (s) diverses possibilités adaptatives (plusieurs sortes d'Australopithèques donc suivant les régions) donnant à leur tour diverses espèces : Homo Rudolfensis, Homo Habilis, Homo Ergaster, Homo Robustus, Homo Antecessor...). On note aussi ici une toute autre espèce, très mystérieuse et dont la nomination comme "hominidé" n'est pas obligatoirement reconnue par tous : les Paranthropus, très rares. La théorie actuelle fait de Homo Habilis l'ancêtre de Homo Erectus, qui mènerait lui (éventuellement) à l'Homo Heidelbergensis, puis à Homo Floresiensis, Homo Dénisoviens, Homo Neanderthalensis et Homo Sapiens.

Déjà, de plus en plus d'anthropologues commencent à repousser purement et simplement du genre Homo et mêmes des genres "hominidés" tous les Australopithèques. Pourquoi ? Tout simplement parce que le concept de les prendre pour des ancêtres du genre Homo ne repose que sur 1 fait : il est parfaitement bipède, sa démarche ressemblait à celle de l'Homme grâce à la disposition de son bassin. Absolument rien d'autre ne le distingue du genre primate et singe, juste sa démarche... ce qui n'est pas suffisant.

" Les paléo-anthropologues admettent donc aujourd'hui que l'australopithèque n'est pas un maillon entre les grands singes et l'homme, comme on le supposait auparavant dans la théorie classique de l'évolution. Comme les grands singes (chimpanzé, gorille, orang-outan), ils sont trop éloignés de l'homme pour ce qui est du cerveau et du corps pour en faire des ancêtres du genre humain.

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De chasseurs à éleveurs : une ancienne Civilisation préhistorique a fait une mutation rapide

De chasseurs à éleveurs : une ancienne Civilisation préhistorique a fait une mutation rapide

 

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Des os exhumés d'un ancien monticule en Turquie suggèrent que les humains de l'époque ont modifié leur régime alimentaire de la chasse à l'élevage en quelques siècles, des résultats qui mettent en lumière l'aube de l'agriculture, ont commenté les scientifiques. L'agriculture dans le néolithique, ou l'âge de la pierre, a commencé il y a environ 11.500 années. Des groupes de personnes anciennement nomades s'installèrent et commencèrent l'agriculture et l'élevage, et ont changé fondamentalement la société humaine et la façon dont les gens étaient liés à la nature.

Pour en savoir plus sur les conditions initiales qui sous-tendent l'évolution des villages, une équipe internationale de scientifiques a étudié le site de Aşıklı Höyük, le plus ancien tertre du néolithique connu en Cappadoce, dans le centre de la Turquie. Dans ce paysage volcanique, l'érosion a sculpté dans la roche tendre des flèches minces appelées « cheminées de fées ». Les nouveaux colons sédentaires ont également utilisé cette pierre malléable pour construire des habitations troglodytiques et des villes souterraines.

Le monticule, dont le nom signifie « colline de l'os de la cheville ", atteint 52 pieds (16 mètres) de hauteur. Les plus anciens niveaux de la zone étendue sont d'environ 8200 à 9000 avant JC, avant même l'apparition de la poterie dans la région. Le monticule a été formé par les gens déplaçant sans cesse les matériaux tels que de la boue et du bois pour préserver les bâtiments, des incendies et à d'autres fins. Au fil des siècles, les débris des humains recueillis ont soulevé la hauteur de la colline, avec les résidents qui ont ajusté leurs bâtiments en conséquence.

 

Excavation level4 grandeCrédit: MC Stiner

L'équipe de recherche, dirigée par l'archéologue Mihriban Özbaşaran à l'Université d'Istanbul, a découvert que les habitants des anciens niveaux du site ont à l'origine mangé un vaste régime de viande de créatures qui peuplaient les plaines et les prairies le long de la rivière Melendiz. Cela comprenait divers petits animaux, comme des lièvres, des poissons, des tortues, des hérissons et des perdrix, ainsi que de plus grosses proies comme les cerfs, sangliers, chevaux, chèvres, moutons, des bœufs sauvages éteints connus comme l'aurochs, et l'onagre, également connu sous le nom d'âne sauvage d'Asie.

Cependant, en 8200 avant JC, la viande dans l'alimentation s'est décalée massivement pour les moutons et les chèvres. Ces animaux en ce temps représentaient moins de la moitié de tous les restes de squelettes sur le site, mais a progressivement augmenté à entre 85 à 90 pour cent de ces os, avec des os de mouton surpassant ceux de chèvre par un facteur de trois ou plus. Les jeunes mâles moutons et chèvres ont été tués sélectivement, sans doute pour leur viande, laissant les femmes et les hommes élever plus de bétail.

En outre, l'analyse des excréments dans le monticule a révélé que les animaux herbivores ont été emprisonnés à l'intérieur de la colonie, probablement entre les deux bâtiments. Au total, ces résultats suggèrent que les gens de cette région sont passés de la chasse à l'élevage en quelques siècles.

Capadoce landscapeCrédit: MC Stiner

La culture des céréales peut avoir joué un rôle majeur dans le mouvement de la chasse à l'élevage, a déclaré le principal auteur de l'étude Mary Stiner, un archéologue à l'Université de l'Arizona à Tucson.

« Si les gens deviennent plus sédentaires pour profiter de grains, ils ont tendance à manger ce qui est à proximité, et les meilleurs et les plus grands types d'animaux vont être ciblés en premier lieu, " dit Stiner à Live Science . « Finalement, les gens doivent se déplacer plus loin pour obtenir de grands animaux. L'alternative est d'élever des animaux vous-même. "

Dans de futures études, les chercheurs souhaitent examiner les conséquences de la détention des animaux en captivité dans le camp pour la population.

" Quels sont les avantages et les problèmes qu'ils ont eu ? " demande Stiner. " Est-ce que leur nutrition et leur santé s'est améliorée ? Ont-ils souffrent de maladies qui venaient de l'élevage ? Comment le peuple a réorganisé son travail pour s'assurer que les animaux ont été nourris ? Quels types de modifications structurelles ont été faites sur le site pour protéger et contraindre ces animaux ? "

Excavation westCredit: O Toprak

Stiner, Özbaşaran et leurs collègues ont révélé en détail leurs résultats en ligne aujourd'hui (Avril 28) dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

Suivez-nous @ livescience , http://www.livescience.com/45188-neolithic-transition-hunting-herding.html

 

Yves Herbo Traductions, Sciences, F, Histoires, 30-04-2014

Surprises de l'ADN : les Irlandais ont une origine commune aux Basques !

Surprises de l'ADN : les Irlandais ont une origine commune aux Basques !

Le gène des cheveux rouges est le plus courant dans le sang irlandais.
Le sang dans les veines irlandaises est celtique, non ? Eh bien, pas exactement. Bien que l'histoire que de nombreux Irlandais ont appris à l'école présente l'histoire de l'Irlande comme provenant d'une race celtique, la vérité est beaucoup plus complexe, et beaucoup plus intéressante que ça ...

Les recherches menées dans l'ADN des hommes irlandais a montré que les anciens tentatives anthropologiques pour définir l'«irlandais» ont été désavouées. Dans les années 1950, les chercheurs étaient occupés à recueillir des données chez les personnes irlandaises, telles que la couleur des cheveux et leur hauteur, afin de les classer comme une «race» et les définir comme différent de la Britannique. En fait, les peuples britanniques et irlandais sont étroitement liés dans leur ascendance.

La recherche sur l'ADN et l'ascendance irlandaise a révélé des liens étroits avec l'Ecosse, remontant à avant la création de l'Ulster du début des années 1600. Mais les parents les plus proches de l'Irlande en matière d'ADN sont en fait tout à fait d'ailleurs !

Medieval map of Ireland, showing Irish tribes. Irish origin myths confirmed by modern scientific evidence

Le Sang irlandais : les origines de l'ADN

Les premiers colons sont arrivés en Irlande il y a environ 10.000 ans, à l'époque l'âge de pierre. Il y a encore des restes de leur présence dispersés à travers l'île. Mountsandel à Coleraine, dans le Nord de l'Irlande, est le plus ancien site connu implanté en Irlande (à ce jour) - des restes de huttes tissées, des outils de pierre et des aliments tels que des baies et noisettes ont été découverts sur le site en 1972. (YH : -11.000 ans en fait, dans le comté de Waterford).

Mais d'où les premiers irlandais venaient-ils ? Pendant longtemps, le mythe de l'histoire irlandaise a été que les Irlandais étaient les Celtes. Beaucoup de gens se réfèrent toujours à irlandais, écossais et gallois en tant que culture celtique - et la supposition a été qu'ils étaient Celtes, qui ont émigré d'Europe centrale autour de 500 avant JC. Keltoi était le nom donné par les Anciens Grecs à un peuple «barbare» ( à leurs yeux ), qui vivait au nord d'eux, en Europe centrale. Alors que l'art primaire irlandais montre certaines similitudes avec le style d'art de l'Europe centrale des Keltoi, les historiens ont également reconnu beaucoup de différences significatives entre les deux cultures.

Les dernières recherches en ADN irlandaise ont confirmé que les premiers habitants de l'Irlande ne sont pas été directement descendus des Keltoi de l'Europe centrale. En fait, les plus proches parents génétiques de l'Irlande en Europe se trouvent dans le nord de l'Espagne dans la région connue comme le Pays Basque. Ces mêmes ancêtres sont partagés dans une certaine mesure avec les gens de la Grande-Bretagne - en particulier les écossais.

Des tests d'ADN à travers le chromosome Y mâle a montré que les hommes irlandais ont l'incidence la plus élevée du gène haplogroupe 1 en Europe. Alors que d'autres parties de l'Europe ont intégré les vagues continues des nouveaux colons en provenance d'Asie, la position géographique éloignée de l'Irlande a fait que le patrimoine génétique irlandais a été moins susceptible de changer. Les mêmes gènes ont été transmis des parents aux enfants pendant des milliers d'années.

Cela se reflète dans les études génétiques qui ont comparé l'analyse de l'ADN avec les noms de famille irlandais. Beaucoup de noms en irlandais sont des noms de famille en gaélique, ce qui suggère que le titulaire du nom de famille est un descendant de personnes qui vivaient en Irlande bien avant les conquêtes anglaises du Moyen Age. Les hommes avec des noms gaéliques, ont montré les incidences les plus élevées du gène de l'haplogroupe 1 ( ou Rb1 ). Cela signifie que ceux dont les ancêtres irlandais datent d'avant la conquête anglaise de l'île, sont les descendants directs des premiers colons de l'âge de pierre qui ont migré de l'Espagne.

The Kingdom of Dalriada c 500 AD is marked in green. Pictish areas marked yellow. Irish and British DNA : a comparison

Les Mythes d'origine irlandaise confirmés par des preuves scientifiques modernes

L'un des plus anciens textes composés en Irlande est le Leabhar Gabhla, le Livre des Invasions. Il raconte une histoire semi- mythique d'invasion de gens qui se sont installés en Irlande plus tôt. Il dit que les premiers colons à arriver en Irlande étaient une petite race foncée appelée Fir Bolg (vers -11.000 ans donc ?), suivie d'une super-race magique appelé les Tuatha de Danann (le peuple de la déesse Dana).

YH : archéologiquement, on note une deuxième vague d'immigration en Irlande à la période mésolithique, vers - 6.600 ans avant JC : s'agit-il des Tuatha de Danann ? il semble qu’il s’agisse de peuples venus d’Europe du nord, passés par l’Écosse...

La 3ième vague archéologiquement prouvée arrive vers - 2.000 avant JC, construit des mégalithes et apporte l'âge de bronze : pareil, s'agit-il des Tuatha de Danann ? ou des Celtes espagnols ? ou autres ? C’est de cette époque que date l’exploitation de mines de cuivre dans les régions de Cork et Kerry et d’or dans le Wicklow.

Le plus intéressant, le livre dit que le groupe qui est alors venu en Irlande (la troisième vague donc) et s'est imposé entièrement comme dirigeant de l'île a été les Milésiens - les fils de Mil, le soldat de l'Espagne. La recherche de l'ADN moderne a même confirmé que les Irlandais sont des parents génétiques proches de la population du nord de l'Espagne.

" Archéologiquement parlant, c’est vers -500 avant JC que les Celtes font leur apparition en Irlande, leur civilisation sur l’île va durer près de mille ans. Leur arrivée s’est faite par deux routes différentes, par l’actuelle Grande Bretagne et par l’Espagne. La mythologie celtique a d’ailleurs conservé le souvenir de cette origine espagnole puisque, selon le Lebor Gabála Érenn (Livre des Conquêtes d’Irlande), les Milesiens (c’est-à-dire les Gaèls) sont dits fils de Míl Espáine. Avant l’introduction de la civilisation de La Tène (second Âge du Fer), l’histoire d’Erin est largement mythique. "

Bien qu'il puisse sembler étrange que l'Irlande soit peuplée par l'Espagne plutôt que par la Grande-Bretagne ou la France, il convient de rappeler que dans les temps anciens, la mer était l'un des moyens les plus rapides et les plus faciles pour voyager. Lorsque la terre était couverte de forêts épaisses, les villages côtiers étaient courants et les gens se déplaçaient le long de la côte de l'Europe en toute liberté.

Je vis en Irlande du Nord et dans ce petit pays, les différences entre les Irlandais et les Britanniques semblent encore très importantes. Le Sang a été versé sur la question de l'identité nationale.

Cependant, la recherche récente, à la fois sur l'ADN britannique et irlandaise, suggère que les gens sur les deux îles ont beaucoup en commun génétiquement. Les Hommes dans les deux îles ont une forte prédominance du gène de l'haplogroupe 1, ce qui signifie que la plupart d'entre nous dans les îles britanniques sont les descendants des mêmes colons espagnols de l'âge de pierre.

La principale différence est le degré des migrations ultérieures des personnes vers les îles qui ont affectées l'ADN de la population. Des parties de l'Irlande (notamment la côte ouest) ont été gardées presque intactes d'une influence génétique extérieure depuis l'époque des chasseurs-cueilleurs. Les Hommes là-bas, avec les noms de famille irlandais traditionnels, ont la plus forte incidence du gène haplogroupe 1 , plus de 99%.

Dans le même temps à Londres, par exemple, c'était une ville mutli-ethnique pendant des centaines d'années. Par ailleurs, l'Angleterre a vu plus d'arrivées de nouvelles personnes de l'Europe - les Anglo-Saxons et Normands - que l'Irlande. Par conséquent, tandis que les premiers ancêtres anglais étaient très similaires dans l'ADN et dans la culture aux tribus de l'Irlande, les arrivées tardives en Angleterre ont créé plus de diversité entre les deux groupes.

Les Peuples irlandais et écossais partagent un ADN très similaire. Les similitudes évidentes de la culture, la peau pâle, la tendance aux cheveux rouge, ont toujours été prescrits aux deux peuples comme partageant une ascendance celtique commune. En fait, il semble maintenant beaucoup plus probable que les résultats de cette similarité provienne de la circulation des personnes du nord de l'Irlande en Ecosse dans les années 400 à 800 après JC. A cette époque, le royaume de Dalriada, basé près de Ballymoney dans le comté d'Antrim s'est étendu loin sur l'Ecosse. Les envahisseurs irlandais ont apporté la langue et la culture gaélique, et ils ont également apporté leurs gènes.

Caractéristiques irlandaises et l'ADN

Le gène MC1R a été identifié par les chercheurs comme le gène responsable des cheveux rouge, ainsi que de la peau claire d'accompagnement et la tendance à des taches de rousseur. Selon une étude récente, les gènes des cheveux rouges sont apparus chez des êtres humains il y a environ 40.000 à 50.000 ans.

Ces gènes ont ensuite été amenés dans les îles britanniques par les colons, hommes et femmes qui étaient relativement grands, avec peu de graisse corporelle, athlétiques, au teint clair et qui aurait eu les cheveux rouges. Donc tous les roux peuvent bien être les descendants des premiers ancêtres des irlandais et britanniques.

Une parodie ( et très drôle ) d'exploration sur les caractéristiques du sang de tous les hommes irlandais peut être lue sur ce lien : www.irishtimes.com / journal / week-end. Les Gènes identifiés comprennent le IMG ou le Gène Mère irlandais et le GK ( MF ) S Gene Kelly-Michael-Flately - syndrome qui explique l'incapacité de l'homme irlandais à bouger ses hanches tout en dansant !

Marie McKeown pour http://www.sott.net/article/263587-DNA-shows-Irish-people-have-more-complex-origins-than-previously-thought

Yves Herbo : Bon, on a déterminé qu'une grosse base de l'ADN irlandaise avait une même origine que celle existant au pays basque... mais on ignore d'où vient l'ADN des Basques, justement très atypique par rapport aux Espagnols et Français ! Et si, beaucoup plus simplement, un peuple X (de marins à priori) avait envahi à la fois le pays Basque, la Bretagne(où beaucoup de roux se rencontrent aussi) ,l'Irlande , (et probablement Scandinavie), à l'âge de pierre ? Et si ce peuple X était celui qui possédait cette caractéristique des "cheveux rouges" avait débarqué en même temps (-11.000 ans ?) dans tous ces pays (victime d'une catastrophe marine) ? Ne retrouveraient-on pas également la même chose : une forte caractéristique (renforcée par la suite par l'arrivée d'une vague provenant d'Espagne, avec le même sang, en fait que les tous premiers arrivants...) ? En effet, où serait la trace des premiers irlandais dans leur ADN, puisque cette étude semble démontrer que les plus anciens irlandais descendent tous d'arrivants de 500 Avant JC ? Quid de ceux de -11.000, -6.600 et -2.000 ans ? ADN totalement disparu chez l'Irlandais ? Peu probable... On constate donc que quelque chose "ne colle pas" entre cette étude génétique et la "réalité" archélogique actuelle... et au sujet de la race noire inconnue des Fir Bolg citée dans le manuscrit (arrivée en premier vers - 11.000 ans ?), je signale qu'il existe de nombreux cas (dans les îles surtout mais aussi en Asie), de noirs avec des cheveux roux... quelle est la principale race, avec des caractéristiques d'ADN des cheveux roux, née il y a 50.000 ans environ (d'après la génétique), et où est-elle née, pourquoi ne s'est-elle répandue et a subsistée que sur les côtes ouest et nord de l'Europe ? Finalement, les irlandais sont plus proches des basques question génétique, mais ne serait-ce pas plutôt parce que l'irlande a reçu deux fois la même invasion par le même gène, vers -11.000 ans, comme le pays basque envahi aussi, puis - 500 (par des descendants espagnols ayant le même sang sans le savoir) ?...

 

Algérie-Kabylie - Selon une étude génétique réalisée en 2010, les populations d'Afrique du Nord descendent en partie, du coté maternel, de migrants de la péninsule ibérique arrivés il y a environ 8 000-9 000 ans. - Ottoni C, Primativo G, Hooshiar Kashani B, Achilli A, Martínez-Labarga C, et al. 2010, Mitochondrial Haplogroup H1 in North Africa: An Early Holocene Arrival from Iberia [archive]. PLoS ONE 5(10): e13378. doi:10.1371/journal.pone.0013378

" L'origine des cheveux roux (à ne pas confondre avec le blond vénitien, qui est un blond à reflets roux) fut seulement révélée en 1997. Elle est liée au gène MC1R (melanocortin-1 receptor) qui se trouve sur le chromosome 16 et dont l'allèle (version d'un même gène) normal ne conduit pas à la rousseur contrairement à cinq autres qui donnent des cheveux roux, une peau pâle et des taches de rousseur. L'âge du gène MC1R a été estimé entre 50 000 et 100 000 ans mais les recherches ont mis en évidence que les cinq mutations sont apparues dès - 80 000 ans et jusqu'à - 30 000 ans selon les cas (J. Rees). Or, pour pouvoir muter il y a 80 000 ans, il fallait que le gène initial existât déjà. Cela veut dire aussi qu'il y a au moins cinq origines différentes pour la rousseur et qu'une étude basée seulement sur le phénotype (la manifestation du gène, ici la rousseur) peut être fausse si elle est généralisée à tous les allèles roux sans distinction. 

Malgré ce lien privilégié de la rousseur avec le Royaume-Uni (Écosse), il existe une proportion non négligeable de roux en Afrique du Nord, parmi les Berbères : on peut en trouver une occurrence très importante en Kabylie et dans les massifs de l'Aurès (Algérie orientale), et du Rif (Maroc septentrional). On range d'ailleurs parfois certaines populations d'Afrique du Nord dans le groupe des atlanto-méditerranéens, qui comprend les Irlandais de l'Ouest, les Gallois, les Bretons du Sud, les Basques et les Espagnols de la côte Sud-Est. Une recherche récente sur le chromosome Y a mis en évidence la parenté génétique de ces populations. Les atlanto-méditerranéens seraient issus d'un mélange de peuplades paléolithiques qui auraient quitté le Proche-Orient et l'Europe orientale il y a 8 000 ans et auraient couvert une grande partie de l'Afrique du Nord et de l'Europe, se mêlant aux peuples cro-magnoïdes déjà présents.

Les Néandertaliens seraient roux le gêne MC1R étant présent chez eux. Cependant, la rousseur des Néandertaliens et celle des Cro-Magnons (homme moderne) ne serait pas due à une transmission, mais à une évolution convergente : « le gène rencontré sur les deux fossiles comporte une mutation qu'on ne retrouve pas chez l'humain moderne […] Confrontés à des climats semblables, les deux espèces ont donc évolué de la même façon. ». " Wikipedia

 

Les blonds et blondes à peau noire des îles Salomon, dans le Pacifique, possèdent un gène propre, différent de ceux des Européens.

Sur les noirs blonds des îles Salomon : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/05/04/18123-cheveux-blonds-melanesiens-enfin-expliques

Et notons tout de même un détail qui ne correspond pas du tout au scénario celte en ce qui concerne les Basques (ou alors très tardif) : leur langue, le Basque, est considéré comme l'une des 4 langues en provenance directe de... l'Oural, dans le Caucase Russe. Et le peuple basque est en même temps considéré comme l'un des plus anciens présent en France et Espagne...

 

Yves Herbo Traductions-SFH-01-2014

Un deuxième code découvert dans l'ADN humain

Un deuxième code découvert dans l'ADN humain

L’ADN est une molécule très longue, composée d’une succession de nucléotides accrochés les uns aux autres par des liaisons phosphodiester. C’est le support de l’information génétique. Son code, connu depuis plus de 50 ans, en cacherait un autre. © Spooky Pooka, Wellcome Images, cc by nc nd 2.0

" La molécule d’ADN est loin d’être un livre ouvert. Alors que l’on croyait avoir éclairci les secrets du code génétique il y a plus de 50 ans, une équipe états-unienne vient d’identifier un autre code, caché sous le premier, qui aurait un rôle dans le contrôle des gènes. Cette découverte pourrait aider les chercheurs à mieux évaluer les conséquences des mutations et à mieux comprendre certaines maladies. "

Un code peut en cacher un autre…

" Dans le cadre du projet Encode (Encyclopedia of DNA elements), qui vise à répertorier l’ensemble des séquences d’ADN du génome humain, des chercheurs de l’université de Washington (États-Unis) ont fait une découverte surprenante. Ils ont montré que le code génétique tel qu’on le connaissait jusqu’ici en cachait un autre, destiné quant à lui à la régulation de l’expression des gènes. Cette découverte est publiée dans la revue Science.

Le génome contient des séquences codantes et des séquences qui permettent aux facteurs de régulation de se fixer sur l’ADN pour contrôler l’expression des gènes. Grâce à des techniques de biologie moléculaire, les chercheurs ont analysé la répartition de ces deux types de séquences. Ils ont montré que 15 % des codons du génome humain avaient une double fonction : d’un côté ils participent à la fabrication des protéines, de l’autre ils donnent des instructions aux cellules pour moduler l’expression des différents gènes. Pour cette raison, les scientifiques les ont appelés « duons ».

« Le code génétique peut simultanément écrire deux sortes d'informations, explique John Stamatoyannopoulos, le directeur de l’étude. Il est donc possible que certaines mutations que l’on croyait uniquement liées à la séquence protéique, perturbent aussi le contrôle de l’expression des gènes. » Selon les auteurs, cette découverte pourrait permettre de mieux comprendre le développement de certaines maladies. "

extraits de : http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/biologie-second-code-cache-adn-50992/#xtor=RSS-8

Autres liens en rapport : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/prehistoire-antiquite/des-segments-d-adn-humain-ont-mute-plus-vite-que-d-autres.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/retour-sur-de-l-adn-extra-terrestre-dans-l-humain.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/les-geneticiens-sortent-l-adn-de-la-poubelle.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/l-adn-sera-t-il-le-support-de-stockage-ultime-de-l-humanite.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/adn-extra-terrestre-sur-terre-et-dans-l-homme.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/bresil-prehistoire-migrations-adn-ovnis.html

 

Yves Herbo-SFH-12-2013

De l’ADN vieux de 400.000 ans complique l’histoire de l’Homme

De l’ADN vieux de 400.000 ans complique l’histoire de l’Homme

Le plus vieux génome d'hominidé séquencé a 400.000 ans. Il a été extrait de mitochondries trouvées dans ce fémur d'Homo heidelbergensis. © Javier Trueba, Madrid Scientific Films

Près de 400.000 ans : voici l’âge de l’ADN mitochondrial qui vient d’être intégralement séquencé. Il a été extrait du fémur d’un hominidé découvert en Espagne dans les années 1990. Surprise : bien que morphologiquement proche de l’Homme de Néandertal, cet inconnu aurait plus d’affinités génétiques avec l’Homme de Denisova. Lequel, pourtant, a vécu en Sibérie plusieurs milliers d’années plus tard.

Au cours du temps, l’ADN d’un être mort se dégrade progressivement, à une vitesse qui dépend des conditions dans lesquelles la dépouille est conservée. En d’autres termes, il se fragmente en une multitude de séquences nucléotidiques de plus en plus petites, au grand dam des paléogénéticiens. En effet, ce processus limite l’âge maximal des séquençages pouvant être réalisés sur des restes humains ou animaux. Cependant, les spécialistes ne s’avouent pas vaincus pour autant.

Ainsi, plusieurs laboratoires cherchent à améliorer les techniques d’extraction de l’ADN fossile, notamment pour mieux saisir les séquences nucléotidiques qui ne font que quelques dizaines de paires de bases. Et le succès est au rendez-vous. Pour preuve, en septembre dernier, l’ADN mitochondrial d’un ours des cavernes mort voici 300.000 ans a intégralement été présenté à la communauté scientifique. Cet animal avait été exhumé de la Sima de los huesos, une grotte tempérée et humide qui se situe dans la sierra d’Atapuerca (Espagne).

Ce site est bien connu des anthropologues, puisque des restes de 28 Homo heidelbergensis y ont également été trouvés depuis le début des fouilles en 1978. Parmi eux figure un fémur exhumé dans les années 1990. Ce jour, nous venons d’apprendre que des chercheurs ont non seulement réussi à en extraire de l’ADN mitochondrial, mais qu’ils sont aussi parvenus à le séquencer dans son intégralité. Or, cet os est vieux d’environ 400.000 ans ! Présenté dans la revue Nature, cet exploit est une fois encore l’œuvre de l’équipe dirigée par Svante Pääbo du Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology (Allemagne).

Les 28 Homo heidelbergensis découverts dans la Sima de los huesos (Espagne) ont vécu voilà 300.000 à 400.000 ans, au Pléistocène moyen. De nos jours, la grotte se caractérise par une température constante de 10 °C et par un taux d'humidité proche de la saturation. © Javier Trueba, Madrid Scientific Films

La morphologie et la génétique divergent une fois de plus

Ce génome mitochondrial a été comparé à celui d’autres représentants du genre Homo. Les résultats ont laissé certains spécialistes sans voix. Morphologiquement, Homo heidelbergensis ressemble à l’Homme de Néandertal qui a vécu dans la même région, mais quelques milliers d’années plus tard. D’ailleurs, pour quelques experts, le second descendrait du premier.

Génétiquement… c’est une toute autre histoire. En effet, les hominidés de la Sima de los huesos seraient plus proches des Hommes de Denisova, le groupe frère des néandertaliens qui s’est épanoui dans le sud-est de la Sibérie, donc à des milliers de kilomètres de l’Espagne. Cette découverte a tout simplement apporté plus de questions que de réponses, car il est difficile de l’expliquer.

De l’ADN nucléaire extrait d’ici un an ?

À partir de là, chacun y va de sa petite théorie. Pour sa part, Svante Pääbo a rappelé que la comparaison des génomes des Hommes de Denisova et de Néandertal a montré qu’ils ont un ancêtre commun qui a vécu voici 700.000 ans. L’Homme de la Sima de los huesos pourrait avoir appartenu à cette population fondatrice, qui avait alors une distribution eurasienne.

Ainsi, les Néandertaliens et les Dénisoviens auraient théoriquement reçu un patrimoine génétique mitochondrial similaire, mais les premiers l’auraient ensuite perdu. Rappelons-le, l’ADN mitochondrial se transmet uniquement par la mère. Ainsi, il est possible qu’une néandertalienne ait donné naissance à un fils qui se serait hybridé avec une femelle d’une autre espèce, ce qui aurait fait disparaître les gènes retrouvés en Espagne (Homo heidelbergensis) et dans la molaire de la fille morte dans la grotte de Denisova voici 30.000 à 50.000 ans.

Pour y voir plus clair, l’équipe allemande s’est déjà remise au travail, avec pour objectif d’extraire de l’ADN nucléaire du fémur d’ici un an. Puisqu’il est transmis par les deux parents, celui-ci fournit de meilleures informations sur l’histoire évolutive d’une population. Il faut avouer que les défis à relever sont nombreux. Souhaitons leur bonne chance.

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences

De leurs côtés, les professeurs russes Anatole A. Klyosov et Igor L. Rozhanskii développent depuis quelques années des travaux très intéressants sur l'ADN du Caucasien (et les découvertes d'ADN de Denisoviens de 400.000 ans en Espagne pourraient intéresser leurs théories), et ces derniers semblent amener le renouvellement de la question : L'Homme Moderne est-il bien né en Afrique ? - attention, c'est très technique et je ne traduit que l'essentiel... voir le document pdf pour des schémas très intéressants et d'autres explications techniques.

 

Ré-examen de la théorie «Out of Africa» et de l'origine des Europeoids (Caucasoïdes) à la lumière de la Généalogie de l'ADN

" Cette étude porte sur l'origine des Humains anatomiquement modernes (Homo Sapiens Sapiens), qui appartiennent vraisemblablement aux haplogroupes chromosomiques Y de A à T selon la classification établie dans la génétique humaine et de la phylogénie de l'ADN de l'homme. Ce document 1 ) présente un calendrier pour l'origine de Europeoids ( Caucasoïdes) ; 2 ) d'identifier avec certitude leur position parmi toutes les haplogroupes (tribus) connus aujourd'hui sur l'arbre des haplogroupes et 3) apporter la preuve qu'il faut réexaminer la validité du concept de "La sortie d'Afrique".

" La principale différence de notre approche par rapport à celles connues dans la génétique humaine, c'est que notre méthodologie est basée sur l' identification des branches d'haplotypes dans chaque haplogroupe et sa sous-clade (chaque branche provient de son unique ancêtre commun), et, dans chaque cas, est calculé un laps de temps à partir d'un ancêtre commun de la branche en vérifiant que la branche est effectivement dérivée d'un ancêtre commun et en utilisant les critères décrits dans (Klyosov , 2009a ; Rozhanskii & Klyosov , 2011; Rozhanskii , 2011). Par conséquent, nous avons obtenu une chronologie de toutes les branches disponibles dans chaque haplotype et entièrement dans leur ensemble - de A à T (dans la classification actuelle). En d'autres termes, pour chaque haplotype nous avons identifié avec succès sa place dans l'ensemble du système de multi-haplogroupes de l'humanité. Il est raisonnable de supposer que les haplotypes de l'ensemble de l'humanité forment un système continu, quoique interrompu localement par la population des " goulots d'étranglement " qui perturbent essentiellement les haplotypes fabriqués au départ en continu. Ce tissu peut être reconstruit à partir de ses fragments, de la même manière que la cinétique des réactions chimiques peuvent être reconstruites sur la base de relativement peu de points expérimentaux. Cette analogie est assez proche puisque les mutations dans les haplotypes obéissent aux mêmes lois de la cinétique chimique, cela a été discuté dans le premier article de cette série ( Rozhanskii & Klyosov , 2011).

Merci en grande partie aux généticiens, le concept de l' « Out of Africa» (la sortie d'Afrique de l'Homme Moderne) a été popularisé au cours des deux dernières décennies, mais il n'a jamais été directement prouvé, mais, pour de nombreux spécialistes sa logique était indéniablement convaincante. Le concept repose principalement sur l'hypothèse que l'Afrique possède la plus forte variabilité ou la variance de l'ADN humain et de ses segments. Ceci à part, ce n'est pas un argument de poids en raison qu'un mélange de différentes lignées d'ADN se traduit également par une forte variabilité et, comme nous le montrons ci-dessous, c'est en grande partie ce qui se passe en Afrique. En outre, un écart existe entre la génomique des Africains et des non-Africains, qui a également été interprété comme un argument que ces derniers sont descendus des Africains. Une interprétation plus plausible aurait été que les deux Africains actuels et les non-Africains descendent séparément à partir d'un plus ancien ancêtre commun, formant ainsi une fourchette proverbiale. Une région où cet ancêtre commun serait né en aval ne serait pas nécessairement en Afrique. En fait, il n'a jamais été prouvé qu'il a vécu en Afrique.

La recherche sur cette question a servi de base pour le sujet de notre travail. Nous avons constaté qu'une grande diversité de haplotypes chromosomiques Y en Afrique est le résultat du mélange de plusieurs lignées très éloignées, certaines d'entre elles pas nécessairement d'Afrique, et que les Europeiods (au moins) ne contiennent pas de SNP «africains» (ceux des haplogroupes A ou B). Ces résultats importants ont mis une "dent proverbiale" dans la théorie de l' «Out of Africa».

Sept mille cinq cent cinquante six (7556) haplotypes de 46 sous-clades dans 17 grands haplogroupes ont été considérés en fonction de leur base de haplotypes et des intervalles ( ancestraux) de leurs ancêtres communs, pour construire une définition du temps équilibrée de l'arbre des haplogroupes. Il a été constaté que l'haplogroupe A africain (origine 132.000 ± 12000 années avant le présent-BP) est le début temporel exact de tous les autres haplogroupes, qui avaient un ancêtre commun séparé, appelés β - haplogroupe très éloigné, et d'origine de 64.000 ± 6000 ans BP. Il comprend une famille de Europeoid (caucasoïdes) des haplogroupes de F à T qui proviennent de 58.000 ± 5000 ans BP. Un ancêtre commun en aval de l'haplogroupe A et β - l'haplogroupe inventé α - a émergé il y a 160.000 ± 12.000 ans BP. L'origine territoriale des haplogroupes α - β - demeure inconnu, mais l'origine la plus probable pour chacun d'eux est un vaste triangle qui s'étend de l'Europe centrale jusqu'à l'ouest par la plaine de la Russie à l'est et au Levant au sud. L'Haplogroupe B est descendu de l'haplogroupe β ( et non de l'haplogroupe A, duquel il est très lointain, et séparé par autant que 123.000 années de "latences-erreurs " de l'évolution mutationnelle), a probablement migré vers l'Afrique après 46.000 ans BP. La constatation que les haplogroupes Europeoid ne descendent pas des haplogroupes "africains" A ou B est étayée par le fait que les porteurs de l'haplogroupe Europeoid, ainsi que tous les haplogroupes non-africains ne portent pas non plus de SNP M91 , P97 , M31 , P82 , M23 , M114 , P262 , M32 , M59 , P289 , P291 , P102 , M13 , M171 , M118 ( haplogroupe A et ses sous-clades SNP ) ou M60 , M181 , P90 ( haplogroupe B ), comme il a été montré récemment dans le " “Walk through Y” FTDNA Project ( la référence qui y est incorporé ) sur plusieurs centaines de personnes de divers haplogroupes. "

Source : Klyosov, A. & Rozhanskii, I. (2012). Re-Examining the "Out of Africa" Theory and the Origin of Europeoids (Caucasoids) in Light of DNA Genealogy. Advances in Anthropology, 2, 80-86. doi: 10.4236/aa.2012.22009.  - etudesadnrusse05-2012.pdf etudesadnrusse05-2012.pdf

References :

[1] Cruciani, F., Trombetta, B., Sellitto, D., Massaia, A., Destro-Bisol, G., Watson, E., et al. (2010). Human Y chromosome haplogroup R-V88: A paternal genetic record of early mid Holocene trans-Saharan con- nections and the spread of Chadic languages. European Journal of Human Genetics, 18, 800-807.

[2] Cruciani, F., Trombetta, B., Massaia, A., Destro-Bisol, G., Sellitto, D., & Scozzari, R. (2011). A revised root for the human Y chromosomal phylogenetic tree: The origin of patrilineal diversity in Africa. The American Journal of Human Genetics, 88, 1-5. doi:10.1016/j.ajhg.2011.05.002

[3] Klyosov, A. A. (2009a). DNA Genealogy, mutation rates, and some historical evidences written in Y-chromosome. I. Basic principles and the method. Journal of Genetic Genealogy, 5, 186-216.

[4] Klyosov, A. A. (2009b). DNA Genealogy, mutation rates, and some historical evidences written in Y-chromosome. II. Walking the map. Journal of Genetic Genealogy, 5, 217-256.

[5] Klyosov, A. A. (2011a). The slowest 22 marker haplotype panel (out of the 67 marker panel) and their mutation rate constants employed for calculations timespans to the most ancient common ancestors. Pro- ceedings of the Russian Academy of DNA Genealogy, 4, 1240-1257.

[6] Klyosov, A. A. (2011b). DNA genealogy of major haplogroups of Y chromosome (Part 1). Proceedings of the Russian Academy of DNA Genealogy, 4, 1258-1283.

[7] Klyosov, A. A. (2012). Ancient history of the Arbins, bearers of hap- logroup R1b, from Central Asia to Europe, 16,000 to 1,500 years before present. Advances in Anthropology, in press.

[8] Rozhanskii, I. (2010). Evaluation оf the сonvergence оf sets in STR phylogeny and analysis оf the haplogroup R1a1 tree. Proceedings of the Russian Academy of DNA Genealogy, 3, 1316-1324.

[9] Rozhanskii, I. L., & Klyosov, A. A. (2011). Mutation rate constants in DNA genealogy (Y chromosome). Advances in Anthropology, 1, 26- 34. doi:10.4236/aa.2011.12005

[10] Simms, T. M., Martinez, E., Herrera, K. J., Wright, M. R., Perez, O. A., Hernandez, M. et al. (2011). Paternal lineages signal distinct genetic contributions from British Loyalists and continental Africans among different Bahamian islands. American Journal of Physical Anthro- pology, 146, 594-608. doi:10.1002/ajpa.21616 ".

 

YH : Cette étude démontre donc (sans avis contraire démontré), compte-tenu à la fois des découvertes archéologiques récentes, mais aussi la génétique de l'ADN, que l'apparition de l'Homme Moderne en Afrique est maintenant moins probable qu'une naissance de cet ancêtre primaire commun dans le grand triangle évoqué, mettant en jonction ses différentes branches. Certains ne manqueront pas de noter que, cette région étant inconnue de toute façon pour l'instant, elle pourrait, vu les 200.000 ans évoqués pour l'apparition de l'Homme Moderne de nos jours, être sous l'eau maintenant, sous les glaces ou ensevelie sous des dizaines de mètres de sédiments...

Yves Herbo Traductions-SFH-12-2013