Moyen-age-18ème siècle

Regroupe les articles parlant de ces périodes.

Belize jademaya mini

Belize : Un écrit maya historique découvert sur un mystérieux bijou en jade

Belize : Un écrit maya historique découvert sur un mystérieux bijou en jade

 

Belize jademaya mini

 

Cela a été une énorme surprise pour l'archéologue Geoffrey Braswell de l'Université de Californie de San Diego de découvrir un tel bijou précieux à Nim Li Punit, dans le sud de Belize. " C'était comme trouver le diamant Hope à Peoria au lieu de New York ", a déclaré Braswell, qui a dirigé la fouille qui a découvert un grand morceau de jade sculpté, ayant appartenu à un ancien roi Maya. " Nous nous attendons à quelque chose comme ça dans l'une des grandes villes du monde Maya. Au lieu de cela, il était ici, loin du centre," a-t-il dit.

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Rungholt fouilles plongee mini

Allemagne : L'engloutissement de la cité de Rungholt

Allemagne : L'engloutissement de la cité de Rungholt

 

Rungholt fouilles plongee mini

 

Comme plusieurs cités ou ports historiques ou légendaires, disparus ou engloutis au fil du temps, il y a longtemps eu des interrogations sur la réalité de l'existence de la cité de Rungholt, sur les côtes nord de l'Allemagne, en l'absence de traces matérielles étudiables. Un peu comme Vineta, dont je parle ici, il y avait des traces écrites et donc des "témoignages littéraires", mais aucun preuve réelle. En fait, on peut dire que, comme la ville de Troie - issue principalement à l'origine des poèmes (et fictions pour beaucoup) d'Homère sur la fameuse guerre qui y est décrite - la légende est devenue réalité, avec l'effective découverte d'artefacts et de preuves étudiées...

Mais, que s'est-il passé ? Que sait-on vraiment sur cette cité disparue, son ancienneté et histoire ? Et enfin, qu'a-t-on trouvé depuis sa citation dans des écrits du moyen-âge ?

Frise maps

Voici deux maps de la région en question. Celle de gauche montre la contrée a l'époque de la création de ces deux cartes, en 1651, avec les fonds marins visibles (à gauche) et à droite est une reconstitution des côtes avant leur submersion en 1362

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Vineta gravurebois1881

Baltique : la cité perdue de Vineta

Baltique : la cité perdue de Vineta

 

Vineta karte abraham ortelius 02

J'ai déjà parlé de cette légende intéressante rattachée à la Mer Baltique, lors des articles et Page consacrés aux Anomalies (http://www.sciences-fictions-histoires.com/pages/ecrits/les-anomalies-de-la-mer-baltique.html) découvertes par une équipe de plongeurs suédois, qui sont situées effectivement au Nord-Ouest, vers l'antique pays de Misiko, c'est-à-dire vers l'endroit où a été située il y a très longtemps la légendaire cité de Vineta, engloutie selon le mythe dans la Mer Baltique... :

 

 
Oera linda amsterdam peo platon
 
 

Baltique et Atlantide l'Oera Linda Boek :

" La mémoire néerlandaise semble avoir gardé un souvenir très précis du déluge et de l'engloutissement de l'Atlantide. Le plan d'Amsterdam reproduit fidèlement celui de Poséidopolis, capitale atlante.

"Quand on avait traversé les trois ports extérieurs, on trouvait un mur circulaire commençant à la mer et partout distant de cinquante stades de la plus grande enceinte et de son port. Ce mur venait fermer au même point l'entrée du canal du côté de la mer." (Platon, Le Timée)

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Baltic ano capture

Anomalies dans la Baltique: les news printemps 2016

Anomalies dans la Baltique: les news du printemps 2016

 

Baltic ano capture

La page originale est longue à charger, et pour cause... beaucoup d'images et de vidéos !... je publierai donc maintenant les news sous formes de billets moins gros en taille et si vous voulez revoir l'intégralité de cette passionnante aventure, patientez pour le chargement de cette page ! : http://www.sciences-fictions-histoires.com/pages/ecrits/les-anomalies-de-la-mer-baltique.html

MAJ du 08-05-2016 : Une très longue pause donc depuis les dernières nouvelles hivernales de février 2015, celles du printemps de mai 2015 et la dernière de l'été 2015. Tout simplement parce que, malgré le succès de la série télévisée incluant un reportage sur l'anomalie de la Baltique et les interviews filmées des protagonistes (documentaire dans "The Unexplained Files Saison 2​02" que vous avez pu voir dans un autre article (en vf) avant qu'il soit enlevé par Dailymotion à la demande de la chaîne l'ayant diffusé (mais pas assez rediffusé !))... bien que ces documentaires sont en train de faire le tour du monde et des diverses chaînes de beaucoup de pays, les choses se sont vite tassées et il n'y a pas vraiment eu de suite positive à tout ceci, omit une possibilité ouverte avec... la Russie. Je vais en parler tout de suite, car cela provient d'une intervention de Denis Asberg sur Facebook. Vous vous souvenez de la possible découverte de l'épave d'un ancien sous-marin russe en 2015 ? Et bien les choses semblent se concrétiser car le 19 avril 2016 s'est tenue une première réunion d'expertise au Ministère des Affaires Etrangères de Suède, avec l'équipe Océan X et les Russes, au sujet de l'enquête sur le sous-marin russe.

 

Scan baltique a40miles nautiques de anomalie

 

 

Dennis Asberg: https://www.facebook.com/dennisaasberg
Peter Lindberg: https://www.facebook.com/Peter_Lindberg
Facebook: https://www.facebook.com/groups/Oceanx

The first dive, with Ocean X team & Ixplorer on the newly found WW1 Russian submarine "the SOM (catfish)", which sank in 1916 in the Baltic Sea, after a collision with a Swedish vessel. - La première plongée de l'équipe Océan X sur le sous-marin russe de la 1ère guerre mondiale "The SOM (Poisson-chat)", qui a sombré dans la Mer Baltique après une collision avec un navire suédois...
Photo: Stefan Hogeborn, Ocean X Team.
© Copyright 2015 Ocean X team.
http://www.oceanxteam.com

 

Baltique sous marinrusse1

Le 19 Avril 2016 a eu lieu au département des Affaires étrangères de la Suède une première série de consultations d'experts sur l'étude du sous-marin russe "Som" ( "Poisson-Chat") qui a coulé dans les eaux territoriales suédoises au cours de la Première Guerre mondiale.

Le côté russe était représenté lors des négociations par une délégation de la Société géographique russe avec le directeur du Centre Sergey Fokin pour les recherches sous-marines de pointe. Le côté suédois était représenté par le ministère des Affaires étrangères, le Ministère de la Justice, la Garde côtière et l'entreprise de plongée sous-marine "Ocean X Team".

Au cours de la discussion, ils ont confirmé l'intérêt d'une enquête d'une nature intergouvernementale des deux parties au sujet du sous-marin "Som" en raison de sa grande importance humanitaire et pour la mémoire de l'Etat russe et de l'Histoire russo-suédoise.

En attendant une décision du conseil d'administration du comté de Stockholm, qui est habilité à accorder des droits exclusifs pour récupérer les objets sous-marins abandonnés, il a été discuté lors de ces préliminaires des questions de niveau concernant l'enquête sur l'objet. Entre autres choses, c'était à propos de l'identification finale du sous-marin et l'évaluation de sa condition physique actuelle pour toute récupération et d'autres mesures.

À la suite de ces discussions, les parties ont convenu d'un échange tripartite entre la Société géographique russe, la Garde côtière et la société "Ocean X Team" des informations techniques sur les résultats de l'enquête sous-marine de l'été 2015.

Les parties ont convenu qu'ils devraient préparer des propositions pour un plan de travail conjoint pour la prochaine réunion de consultation, qui est prévue pour la seconde moitié du mois de mai 2016.

https://www.facebook.com/RusEmbassySweden/ 20-04-2016

" Nous avons déjà identifié le sous-marin, mais la partie russe veut faire sa propre détermination pour veiller à ce que ce soit vraiment le sous-marin "Som" ", a déclaré Dennis Åsberg. Selon lui, l'expédition est susceptible d'avoir lieu en mai. Ensuite , il sera décidé quand et comment la mise en œuvre effective de l'opération de sauvetage devrait être menée. Un processus qui a fait ses preuves pour être long. " Notre objectif commun est de sauver le sous-marin, mais quand cela se produira, il est actuellement incapable de répondre. De nombreuses parties sont impliquées dans le processus, ce qui est la raison pour laquelle il a fallu attendre si longtemps ", a déclaré Dennis Åsberg. " Comme il a été précédemment dit au public, l'équipe Ocean X va faire partie de la récupération du sous-marin. Avant d'être transporté vers la Russie, l'idée est que l'épave sera transportée sur une barge au port de Norrtälje. On ne sait pas quand et si cela se produira. Il y a un grand intérêt pour ce trésor historique. Notre objectif est qu'il peut être récupéré cet été " dit -il.

 

Sous marin oceanx

autre sourcehttp://norrteljetidning.se/nyheter/nyheter/1.3784379-nytt-steg-infor-bargning-av-ubat-malet-ar-nu-i-sommar-?fb_action_ids=10154131162019932&fb_action_types=og.recommends

 

 

Toujours un certain manque de chance, il semble que les négociations tournent mal pour l'équipe Océan X d'après le dernier message de l'équipe sur son site en date du 05-05-2016

" 05/05/2016 - Au sujet de la décision du bureau administratif du comté de ne pas notifier sa décision à Ocean X Équipe AB de "droits exclusifs pour sauver" le sous-marin existant "Som".

La raison de la décision pour l'Équipe Ocean X appliquée pour les droits exclusifs de récupération est de protéger les intérêts de la société dans sa trouvaille (car selon la loi suédoise, le découvreur d'un objet marin abandonné en devient le propriétaire...). L'objectif a toujours été que le sous-marin et son équipage soit récupéré puis remis aux autorités russes. Ocean X Team n'a en aucune manière l'intention de demander de l'argent au gouvernement russe. Le financement de la reprise se fera avec l'aide des intérêts privés russes et devrait déjà être fixé avant de commencer toute récupération.

Ocean X Équipe AB a engagé la société américaine de sauvetage "Resolve Marine" et "Nicholas Sloane" (chef de sauvetage de la Costa Concordia) en tant que leaders du sauvetage. Ils produiront les plans de récupération définitifs et répondront au soulèvement du sous-marin au plus haut niveau professionnel.

Ocean X Équipe AB avec son partenaire Ixplorer a recherché le contact avec les autorités russes quelques jours après la découverte du sous-marin, et l'a fait à plusieurs reprises par la suite, sans recevoir de réponse. Ocean X Team a également signalé la découverte aux autorités suédoises et sérieusement exécuté les mesures requises en vertu de la pratique actuelle (des découvertes marines).

À l'heure actuelle, étant donné les déclarations de la partie russe que le sous-marin sera récupéré afin d'être mis en place dans un musée en Russie (sur lequel toutes les parties sont d'accord), mais que cela doit être sous les auspices russes. Au lieu d'accueillir un partenariat avec Ocean X équipe et Ixplorer, ce que nous avons constamment cherché avec les autorités russes, apparait maintenant du côté russe plutôt une intention de se battre pour le droit de récupérer le sous-marin. Un contrat avec le gouvernement russe vaut plus d'argent pour la personne qui reçoit la mission que si l'opération de sauvetage était financée par des intérêts privés. Nous supposons également que le purement politique vaut beaucoup plus pour obtenir de mener à bien le sauvetage d'un tel élément historiquement intéressant que le sous-marin "Som".

Les arguments d'Ocean X Team se référant à assurer sa position de trouveurs et «propriétaire» du sous-marin est dans les documents comme suit :

La découverte a été Immédiatement annoncée au ministère russe de la Défense et à l'ambassade à Stockholm à ce sujet. En vertu du droit suédois, le futur propriétaire d'un objet ou des biens perdus, doit le communiquer directement, et il n'a pas affirmé sa participation dans les trois mois à se prononcer découvreur.

La loi sur les objets (sjöfynd) et les biens perdus parle des biens abandonnés et qu'un volontaire pour ces produits peut faire valoir ses droits de propriété sur eux. Dans ce cas, le sous-marin "Som" git intacte au même endroit depuis 100 ans. Ni l'ancien Empire russe, ni l'Union soviétique ou la Fédération de Russie au cours de ces 100 ans ont affirmé "leur" droit au sous-marin de quelque façon que ce soit. Sa position (200 mètres) a été connue dans les archives russes depuis 1916, mais il n'y a pas eu de tentatives précédentes pour localiser et sauver le sous-marin de faites. Si 100 ans ne peuvent être considérées comme un abandon, comment cela se traduit lorsque la définition est «abandonné» ?

La Fédération de Russie est responsable de l'ancien État soviétique, mais pas de l'Empire russe. C'est une question très complexe, mais qui a été décidée dans la Douma (24 Décembre 2004 № 5871p-P12).

Plusieurs arguments ont été mentionnés dans l'avis du conseil d'administration concernant la demande de l'Equipe Ocean X pour "les droits exclusifs pour le sauvetage."

Le propos de Ocean X Team n'est en aucun cas d'être reconnu pour avoir des droits ou la propriété du sous-marin, qui sera remis aux autorités russes lorsque la récupération sera terminée.

Nous souhaitons toujours que les autorités russes reconnaissent l'équipe Ocean X et Ixplorer en tant que leaders du processus de récupération, et de collaborer à travers les frontières au lieu de, actuellement, saper et verrouiller.

La Documentation sur le sujet peut être obtenue sur demande par courriel. "


 

On continue les news avec un rappel sur une petite vidéo tournée par l'équipe en novembre 2015 pour dire que... l'aventure continuait pour Océan X et qu'ils ne baissaient pas les bras, malgré le manque de subventions et de vraies découvertes récentes... l'équipe est équipée maintenant d'un rover sous-marin de haute performance :

 


 

Un article est paru sur le site internet anglais de The Mirror le 26-04-2016, affirmant que l'anomalie de la Baltique désoriante toujours les experts 5 ans après : http://www.mirror.co.uk/news/world-news/alien-spacecraft-91m-under-baltic-7836362

Baltic sea1sonofmabarker

 

On y voit une vidéo et des illustrations tirées des sonars et scans de l'époque et on peut y lire que pour : " Kyle Kingman (géologue de la mer) c'est très certainement un paléosol, que Tom Flodén (géologue de la mer) pense que ce pourrait être un nodule de Manganèse d'une taille énorme, que pour Andreas Olsson (archéologue de la mer) c'était tout à fait certainement une chose faite par l'homme vu ce qu'il a vu des films du sonar "blueview" et des vidéos et que tous les autres scientifiques ont des différentes théories... "

Baltic sea2

sonofmabarker


 

En 2014, il avait été dit que le disque dur d'un ordinateur portable, contenant la mosaïque complète de scans "blueview" de l'anomalie et plusieurs photos et films inédits, avait été malheureusement abîmé... ce disque dur est actuellement en mode restauration par des professionnels et quelques images ont déjà pu être récupérées. Elles sont de mauvaises qualités mais des connaisseurs les améliorent comme ils peuvent, en voici quelques-unes, avec l'originale en premier et la version améliorée (par notre ami Christophe Guégan de la page francophone) en-dessous :

Anomalie1

Anomalie1 net

ici un endroit où la structure de l'anomalie ressemble à une coulée de magma fondu... mais on rappelle qu'il n'y a pas de volcan (à priori) dans la Baltique ou le Golfe de Botnie...

 

Anomalie2

Anomalie2 net

Il s'agit ici de l'endroit visible où l'anomalie se sépare nettement de son "socle" sur laquelle elle repose...

Anomalie3Anomalie3 net

Un endroit de l'anomalie comportant une structure physique différente du reste...

A1 black molten stuff nyA1 black molten stuff ny 2

On note tout de même que, physiquement, certaines structures de l'anomalie ne semblent pas inhabituelles dans cette région soumise à la pression de la glace durant des millénaires (ce qui est indéniable mais n'enlève pas obligatoirement le caractère unique ou intéressant de l'anomalie : comment se présenterait par exemple un objet naturel (pierre, argile, quartz ou même ambre), amélioré ou sculpté, récolté ou "miné" par l'homme préhistorique, après le passage de la glace dessus ?...) :

Ferromanganese oxihydrateCeci est un exemple de ce qui est trouvable dans le Golfe de Botnie, il s'agit ici d'un petit dépôt d'oxihydrate de ferromanganèse ayant subit la pression de l'érosion glaciaire est étant altéré physiquement. C'est pour cela que certains scientifiques pensent que l'anomalie pourrait être le plus grand de cette sorte de dépôt de matière altérée et relativement rare de part le monde.

 

A suivre...

http://www.oceanxteam.com/ MAJ au 08-05-2016

http://thebalticanomaly.se/timeline/

Visitez la page du groupe de l'équipe francophone sur Facebook

Ce qui a été trouvé et dévoilé officiellement : http://thebalticanomaly.se/disclosed-material/

Les faits mis à jour par le site officiel de Océan X au 22-08-2014http://thebalticanomaly.se/current-facts/

Nouvelle page officielle Ocean X = https://www.facebook.com/OceanXteam

A suivre, Yves Herbo traductions, commentaires S,F,H, - 2011-  MAJ 08-05-2016

FAIR USE NOTICE: These pages/video may contain copyrighted (© ) material the use of which has not always been specifically authorized by the copyright owner. Such material is made available to advance understanding of ecological, POLITICAL, HUMAN RIGHTS, economic, DEMOCRACY, scientific, MORAL, ETHICAL, and SOCIAL JUSTICE ISSUES, etc. It is believed that this constitutes a 'fair use' of any such copyrighted material as provided for in section 107 of the US Copyright Law. In accordance with Title 17 U.S.C. Section 107, this material is distributed without profit to those who have expressed a prior general interest in receiving similar information for research and educational.

Sur cette page à part, lien ci-dessous, vous trouverez toutes les photos originales des scanners et sonars fournies par l'équipe, ainsi que plusieurs travaux et analyses photos de fans ou de spécialistes essayant d'aider à la compréhension des anomalies. Vous y trouverez aussi les travaux de MaxitsMax qui s'est manifesté ici pour montrer son travail, ainsi que les miens et beaucoup d'autres. J'y ajouterai des données sur d'autres théories (constructions anciennes, Atlantide, etc...) par la suite.

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/recherches-et-theories-sfh-sur-les-anomalies-de-la-mer-baltique.html

Cet article fait référence à la découverte récente du SS Astrid par l'équipe Océan X :

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/l-epave-du-s-s-astrid-a-ete-retrouvee-dans-les-eaux-internationales.html

Autres liens (plus ou moins) en rapport : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-le-chef-des-plongeurs-d-ocean-x.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/decouverte-importante-dans-la-baltique.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-le-projet-suedois-sur-les-ghost-rockets.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/actualite/special-baltique.html

 

Yves Herbo et traductions - Sciences et Fictions et Histoires, http://herboyves.blogspot.com/ -  MAJ 08-05-2016

Cirque de navacelles syndicat mixte grand site navacelles 300x224

Tour de France de l'étrange ODHTV Saison 5

Tour de France de l'étrange ODHTV Saison 5 - MAJ. Ep. 19 et 20

Odhtv 1

La 5ème saison du Tour de France de l'étrange recommence ce mois de mars 2015. L'édition 2015 vous propose un grand tour de la France mystérieuse, insolite, paranormale et mythologique tout au long de l'été. Gilles Thomas va vous partager différentes légendes, témoignages d'apparition étrange, curiosités géologiques et ectoplasmiques.

Saison 4 sur votre site : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/paranormal/tour-de-france-de-l-etrange-odhtv-saison-4.html


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X01 : Mystères des Alpes-maritimes

Le premier épisode est sur les légendes des Alpes-maritimes et sur les faits étrange au col de Vence avec la participation de Mirko.D du SEPO et Serge.T des ICDV.

ColdevenceLe Col de Vence

Avec aussi un article présent sur votre sitehttp://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/paranormal/le-col-de-vence-l-un-des-hauts-lieux-du-paranormal-francais.html


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X02 : Le Triangle du Dragon

Le 2ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les légendes et observations d'ovnis dans le triangle du dragon en France avec la participation de Joël Mesnard et Jean-Charles.H webmaster du site UfoCryptozoo.


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X03 : Mystères des Causses

Le 3ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les légendes et observations d'ovnis dans les zones karstique en France avec la participation de Joël Mesnard et Gildas Bourdais.

Geol 5

La formation géologique du Cirque de Navacelles et l'ancien méandre de la Vis...

YH : Le cirque de Navacelles,  "lo roc del cayla" (ou le Rocher de la Vierge, ou l'huitre), le Château du Diable, la Vis, le Pont du Diable, Saint-Guilhem le Désert..., des endroits du Larzac ou des gorges de l'Hérault que je suis allé visiter plusieurs fois il y a quelques années et dans lesquels j'ai ressenti une forme de magnétisme ou "d'empreintes" du passé qui ont éveillé ma curiosité et attrait. Une belle région et de bien beaux paysages aussi...

Chateau du diable

Bien que les Anglais n'en soient pas à l'origine, mais bien quelques seigneurs de villages, et servant de refuges aux villageois de l'époque, il existe encore quelques "Châteaux des Anglais" construits dès le 11ème siècle et creusés dans des falaises, dont le "Château du Diable", habité par des pillards pendant la longue guerre de 100 ans contre les Anglais, les derniers souvenirs les concernant, d'où leur nom ayant peu de correspondances historiques... ces châteaux n'ont jamais été visitables à cause de la dangerosité d'accès et des ruines...

Bouzies chateau des anglais 0


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X04 : Le Razès insolite - 100 ans de la mort de l'abbé Boudet

Le 4ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur le Razès étrange, de Rennes les bains à Rennes le château et sur la commémoration d'Henri Boudet à l'occasion du centième anniversaire de sa mort (30 mars 2015) organisé par l'association Oeil du sphinx, ARTBS et le cercle du 17 janvier.
Avec la participation d'Yves Echaroux, Geneviève Béduneau et Kris Darkis.


http://www.renneslesbains.org/
http://www.atelier-empreinte.fr/
http://www.oeildusphinx.com/ods.html
http://www.oeildusphinx.com/newsARTBS.html
http://1340hd.free.fr/intro.html


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X05 : Pyrénées étrange 2

Le 5ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les légendes et observations d'ovnis dans les Pyrénées avec la participation de Jacques Mirtain, ufologue.

Au sujet d'une légende citée dans ce reportage, voici un lien vers un épisode complet de l'émission Chasseurs de Fantômes qui en parle :

https://www.youtube.com/watch?v=QKkeJLCe40I


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X06 : Légendes de la Garonne au Poitou

Le 6ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les légendes et les mégalithes de la garonne au poitou.


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X07 : Morbihan étrange

Le 7ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les légendes et les mégalithes du Morbihan.


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X08 : Légendes du Finistère

Le 8ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les légendes et les mégalithes du Finistère.


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X09 : Mystères des Côtes d'Armor

Le 9ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange est sur les légendes et les mégalithes des Côtes d'Armor.


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X10 : Légendes d'Ille et Vilaine

Le 10ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les légendes et les mégalithes du département Ille et vilaine.

 


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X11 : Etres étranges aux Pays de la Loire - témoignage

Le 11ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les témoignages de Jack et Yann sur des apparitions d'êtres étranges dans les départements du Maine et Loire et de la Sarthe.


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X12 : Mystères de Paris aux Ardennes

Le 12ème épisode du 5ème tour de france de l'étrange, est sur les mystères de Paris aux Ardennes avec les interventions d'Yves Herbo du site Sciences, Fictions, Histoires.com et Joël Mesnard, ufologue et ancien directeur de LDLN. (le magazine Lumières Dans La Nuit)

Yves Herbo : Personne n'est obligé de me croire bien sûr, peu importe d'ailleurs car je ne vend pas mes souvenirs, mais après avoir fait demi-tour avec mon ami et avoir quitté cette cour, repassé cette lourde porte sous une voûte en arcade, tout est redevenu "normal" (si la "normalité" existe réellement d'ailleurs !) et le brouillard s'est dissipé en nous dirigeant vers la Seine... J'ai tenté par la suite de retrouver cette petite rue et cette fameuse porte, mais en vain, tant sur plan que sur place, je ne l'ai jamais retrouvée ni revue... (ce qui ne veut pas dire qu'elle n'a pas existé ou n'existe pas).


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X13 : Haute étrangeté en Lorraine 2

Avec la participation de Manu et Olivier S.

 

 


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X14 : L'Yonne étrange 3​

Avec la participation de Rémy et Simone Fauchereau.​

 


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X15 : Légendes de la Nièvre à l'Allier​

 

 


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X16 : Rhône-Alpes étrange

 


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X17 : Légendes de la Lozère au Tarn

 


 

Tour de France de l'étrange 2015-2016 5X18 :  Mystères du Languedoc-Roussillon

avec l'intervention de Bernard Dupi de l'association Ovni Languedoc

 


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X19 :  Mystères de Provence 5

avec l'intervention de Michel Langard, Bernard Hugues, Ghislain Sanchez, Mirko.D et Marilyne.


 

Tour de France de l'étrange 2015 5X20 :  Dernier épisode de la saison 5 : Actualités et bilan

Le dernier épisode du 5ème tour de france de l'étrange vous est présenté par Gilles.T

Au programme:
- Les conseils de Black: Détecteur EMF
- Les actualités du Col de vence avec Marilyne et Mirko.D
- Conclusion du tour de france de l'étrange 2015 avec Gaëtan.B d'UFOwallonia

 


 

Fin de la Saison

Relayé par Sciences, Fictions, Histoires/Paranormal

En partenariat avec
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Yves Herbo Relai, Sciences, F, Histoires, 27-03-2015, 03-04-2015, 05-04-2015, 16-06-2015, 08-07-2015, 11-08-2015, 23-08-2015, 30-08-2015, 03-09-2015, 06-11-2015, 05-02-2016, 15-02-2016, 01-03-2016, 18-04-2016

Odhtv 1

Tour d'Europe de l'étrange ODHTV

Tour d'Europe de l'étrange ODHTV - MAJ ép. 2 et 3

 

Odhtv 1

Le Tour d'Europe de l'étrange vous propose quelques reportages tournés dans l'Europe mystérieuse, insolite, paranormale et mythologique. Gilles Thomas va vous partager différentes légendes, témoignages d'apparition étrange, curiosités géologiques et ectoplasmiques.

 


 

Tour d'Europe de l'étrange 1X01 : Mystères en Vallée Hutoise (Belgique)

Co-production: UFOWallonia et ODH Tv
Réalisée par: Gilles.T
Présentée par: Gaëtan.B

 

 


 

Tour d'Europe de l'étrange 1X02 : Ovnis en vallée hutoise (Belgique)​

Co-production: UFOWallonia et ODH Tv
Réalisée par: Gilles.T
Présentée par: Gaëtan.B

 


 

Tour d'Europe de l'étrange 1X03 : Mystères en Toscane (Italie)
 

Réalisée par: Gilles.T
 

 


 

A Suivre...

Relayé par Sciences, Fictions, Histoires/Paranormal

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Yves Herbo Relai, Sciences, Fictions, Histoires.com, 26-10-2015, 11-03-2016

Lac svetloiar russie5

La cité engloutie de Kitej découverte en Russie ?

La cité engloutie de Kitej découverte en Russie ?

Lac svetloiar russie5lac Svetloïar

 

Même la majorité des scientifiques sont d'accord sur ce fait : toutes les légendes et mythes ont une part de vérité, une origine bien fondée... et cela pourrait être encore confirmé en ce qui concerne une très vieille légende liée à la cité engloutie de Kitej, ou Kitezh, Kitège, également surnommée l'Atlantide russe.

La légende : D'après les traditions orales, cette histoire remonte au moyen-âge russe et plus précisément au 12e siècle, puisqu'il est dit que c'est Iouri II Vladimirski, (né en 1189), grand prince de Vladimir, qui fut le premier à bâtir la ville de Maly Kitej (la petite Kitej) sur la Volga (aujourd'hui Krasny Kholm). Plus tard, le prince traversa les rivières Ouzola, Sanda, et Kerjenets et trouva un lieu magnifique sur les rives du lac Svetloïar, où il décida de bâtir la ville de Bolchoï Kitej (grande Kitej)...

Mikhail nesterov ville de kitejimage : dans l'ouvrage de Mikhail Nesterov "ville de kitej"

 

Puis vint le moment des invasions des Mongols. Après avoir conquis plusieurs territoires russes, le Khan Batu (ou Baty) entendit parler de Kitej, de sa cathédrale et des dômes de ses six églises, et ordonna à son armée de s'y rendre. Les Mongols capturèrent rapidement Maly Kitej, forçant Iouri à battre en retraite dans les bois aux alentours de Bolchoï Kitej. L'un des prisonniers des Mongols parla de chemins secrets qui mèneraient au lac Svetloïar. L'armée suivit ses instructions et pénétra rapidement dans la forêt pour trouver les murs de la cité. Mais, à la surprise des Mongols, la ville n'avait aucune fortification. Les citoyens n'avaient jamais eu l'intention de se défendre par les armes et commencèrent à prier avec ferveur, demandant à Dieu de pardonner leurs péchés. En voyant cela, les Mongols pressèrent leur attaque, mais furent stoppés net par les événements. Soudainement, ils virent des fontaines d'eau surgir du sol tout autour d'eux. Les attaquants reculèrent en catastrophe et regardèrent la ville être submergée par les flots. La dernière chose qu'ils aperçurent fut le dôme brillant de la cathédrale avec la croix à son sommet. Ensuite, il n'y eut plus que des vagues sur le lac qui avait doublé son volume...

Cette légende donna naissance à un nombre incroyable de rumeurs, pour la plupart prétendant que la cité aurait survécu, cachée, jusqu'à nos jours (tout à fait comme les légendes celtiques d'Ys ou de Taricum !). Il est dit que seuls ceux qui sont purs de cœur et d'âme pourront trouver le chemin pour se rendre à Kitej (nommé ironiquement Батыева тропа, le chemin de Batu). Il est aussi dit que par temps calme, on peut parfois entendre le son des cloches et des chants sous les eaux du lac Svetloïar. Plusieurs personnes disent que les individus les plus pieux peuvent aujourd'hui voir les feux de processions religieuses (nommées крестный ход) et les toits des bâtiments affleurant à la surface du lac. C'est pourquoi le lac Svetloïar est parfois appelé l'Atlantide russe...

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Source photo : PhotoXpress

 

Ce lac, presque parfaitement de forme ovale et rempli d'eau claire et froide, ne ressemble à rien d'autre dans le paysage des forêts au-delà de la rivière Volga. Les scientifiques n'étaient même pas d'accord sur la façon dont le lac a été formé; certains géologues croyaient que Svetloyar avait été créé par un tremblement de terre, tandis que d'autres soutenaient que le lac se trouvait dans le cratère d'une météorite préhistorique. En fait, une récente étude des géologues a prouvé que le lac se trouvait très précisément à l'intersection de deux failles géologiques, et qu'il n'était donc pas impossible que les soldats mongols aient réellement vu en temps réel sa création, qui a pu intervenir en quelques minutes, suite à un mouvement de terrain. En fait, ses parois rondes font bien sûr penser aux trous identiques qui se forment subitement en d'autres endroits du globe, suite à des micro-séismes qui transforment le calcaire ou le sable en matière friable ou quasi-liquide, poussière...

Par contre la première mention écrite de cette légende est plus récente car la première mention de cette ville sacrée remonte aux années 1780, même si la mention fait aussi référence à une vieille légende datant des invasions mongoles. La mort du prince Georgy Vsevolodovich sous les murs de Kitège a été décrit dans le Kitezh Chronicle, qui a été créé par les Ancients-Croyants dans les années 1780. Selon le Chronicle, la ville a été fondée par le prince Georgy. Le livre mentionne aussi un Kitezh Maliy (Small Kitezh) sur les rives de la rivière Volga, mais note que les deux villes ont été détruites pendant les invasions mongolesLa Chronique ne mentionne pas la disparition de la ville dans le lac - juste qu'elle a disparu après qu'elle ait été détruite et tous ses habitants tués.

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Le lac et le village proche - Photo satellite de Google Earth

 

Géographie : Le lac est situé près du village Vladimirskoïé du district Voskressénski, dans le bassin de la rivière Liunda (affluent de la Vetlouga), à 130 km de Nijni Novgorod. Entre Sémenov et Vladimirskoïé circule un autobus (deux fois par jour). Près du lac, il y a un parking.

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Le lac et la rivière proche (en haut et à droite) - Photo satellite de Google Earth


La superficie du lac est de 12 ha environ, sa longueur est de 210 m et sa largeur est de 175, la profondeur atteint 36 m, ainsi, c`est le lac le plus profond de la région. L`eau de ce lac énigmatique peut pendant des années se conserver dans un récipient sans perdre sa pureté, ni transparence ni fraîcheur.

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Le lac, on distingue en transparence les bords qui s'enfoncent dans l'eau, des arbres engloutis - Photo satellite de Google Earth

 

Culture : Ce lac a été mentionné par beaucoup d’écrivains: V.Korolenko, A.Melnikov-Pétcherski, M.Prichvine, le compositeur N.Rimski-Korsakov a créé l’opéra “Légende de Kitej, ville invisible et de la jeune fille Févronia”. Le lac a été peint par beaucoup d’artistes: K.Korovine, A.Vasnetsov, N.Rérikh, I.Glazounov. Le lac Svétloïar a fait l'objet de nombreuses études scientifiques également.

Archéologieen 1843, l'historien amateur de Nizhni Novgorod, Stepan Meledin, qui vient aussi d'une famille de conservateurs, a publié dans la revue "Moskvityanin" un essai : "Kitezh Svetloyarsky sur le lac", qui résume toutes les légendes des "Chroniqueurs", assaisonnées de leur juste part d'imagination. Fait intéressant, un archéologue amateur se cachant derrière le pseudonyme de AI, en 1915, dans la revue "Historical Journal" a littéralement anticipé le lieu des futures découvertes de la ville en affirmant : " Il y a trente ans, sur la colline, pouvait être vu dans un seul endroit des traces de fondations de certains bâtiments. Une partie des pierres a été chapardée par les villageois de Vladimir (le village d'à côté), et les fondations restantes sont restées dans la terre et le sous-bois, il serait bien que des archéologues creusent là pour résoudre le problème de l'ancienneté des fondations : elles peuvent être les restes de la réelle Kitezh, détruite il y a longtemps par les Mongols ".

En 1968, des scientifiques dirigés par des archéologues de renom, Mark Barinov et Tatiana Makarova ont commencé la recherche de la cité perdue et ont examiné tous les coins des rives du lac; des plongeurs ont même exploré la topographie du fond du lac. YHJ'ai retrouvé un document qui date de cette époque : qu'en dit précisément Mark M. Barinov à l'issue de ces recherches ? : " In the autumn of 1968, we set out for Lake Svetloyar. The archaeologists in our group explored the lake shore for traces of the city; scuba divers examined the lake basin and studied the bottom; geologists, hydrologists and other specialists determined the age and source of the lake; and folklore experts probed the recesses of local folk memory, collating everything that people knew about Kitezh, the lake and the events of the past. This first expedition revealed that Lake Svetloyar is relatively young and was formed as a result of three land cave-ins, one of which dated back precisely to the time of Batu Khan's invasion. Our scuba divers discovered tree trunks on the bottom that had once been part of the forest, thus definitely confirming that the lake had been formed as a result of a natural catastrophe, but thick silt prevented them from searching for traces of a sunken city. Radioactive carbon analysis substantiated the dating of the cave-in. The following year we returned with a sonic-geolocator, an instrument specially designed by a Leningrad scientist, which not only measures the depth of water down to the bed of a sea or lake, but' also identifies the nature of underlying geological layers. In an ordinary fishing boat we carefully quartered the lake to plot a sonic cross-section of the bottom. In the northern part of the lake we discovered an oval-shaped formation which seemed to suggest the presence of some kind of enclosed structure. Another year passed and, in 1970, five test borings in the indicated area pierced ten metres of silt to bring up pieces of wood which bore tracesof human activity. Did we find Kitezh? This question can only be answered after a further expedition by underwater archaeologists using powerful modern equipment. ". 

Traduction : " À l'automne de 1968, nous partîmes pour le Lac Svetloyar. Les archéologues de notre groupe ont exploré les rives du lac pour trouver des traces de la ville (YH : mais pas les collines apparemment); des plongeurs examinèrent le bassin du lac et ont étudié le fond; des géologues, hydrologues et autres spécialistes ont déterminé l'âge et source du lac; et les experts en folklore ont sondé les profondeurs de mémoire populaire des locaux, pour collationner tout ce que les gens connaissaient de Kitezh, le lac et les événements du passé.
Cette première expédition a révélé que le Lac Svetloyar est relativement jeune et a été formé à la suite de trois effondrements de terres, qui datent précisément du moment de l'invasion de Batu. Nos plongeurs ont découvert des troncs d'arbres sur le fond qui avaient autrefois fait partie de la forêt, pouvant ainsi certainement confirmer que le lac avait
été formé à la suite d'une catastrophe naturelle, mais la vase épaisse les empêchait de chercher des traces d'une ville engloutie. L'analyse de la radioactivité du carbone a étayé la datation de la grotte submergée.
L'année suivante, nous sommes revenus avec un "sonic-géolocalisateur", un instrument spécialement conçu par un scientifique de Leningrad, qui mesure non seulement la profondeur de l'eau vers le lit d'un mer ou d'un lac, mais " identifie aussi la nature des couches géologiques sous-jacentes."
Dans un bateau de pêche ordinaire, nous délimitons soigneusement le lac entièrement pour tracer une section transversale du fond avec l'appareil sonique. Dans la partie nord du lac, nous avons découvert une formation de forme ovale qui semblait indiquer la présence d'une sorte de structure fermée.
Une autre année a passé et, en 1970cinq forages d'essai dans la zone indiquée ont percé dix mètres de limon pour faire apparaître des morceaux de bois qui portaient des traces d'activité humaine.
Avons-nous trouvé Kitezh ? Cette question ne pourra pas avoir de réponse avant une nouvelle expédition par l'archéologie sous-marine utilisant un puissant equipement moderne. " (qui n'eut jamais lieu, les tensions entre russes et reste du monde s'agravant après les événements de 1968 et suites).

Source Unesco doc 1972http://unesdoc.unesco.org/images/0007/000782/078276eo.pdf  Page 6.

En conséquence, les scientifiques, depuis de nombreuses années, ont estimé que Kitezh n'a jamais existé en dehors de la légende. Mais, vers 2006-2007, l'expédition archéologique Vetluzhsky a décidé de tenter un autre regard. Elle a commencé une enquête sur Krestovozdvizhensky Hill, où une ancienne chapelle n'avait pas été suffisamment examinée par les expéditions précédentes.

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" Nous avons lu les rapports des précédentes expéditions, et nous avons pensé que quelque chose n'avait pas été dit sur ce lieu ", dit Evgeny Chetvertakov, chef de l'expédition archéologique Vetluzhsky. " Je voulais tout revérifier par moi-même."

La première expédition sur le terrain ne put avoir lieu avant l'été 2011, mais elle mena à une découverte inattendue : sur la pente d'une colline, les archéologues ont trouvé des traces d'une ancienne colonie. Et, directement sur le chemin d'une procession religieuse qui a lieu tous les ans, de la rive du lac à l'église, les scientifiques ont trouvé des tessons de poterie traditionnelle russe. Et derrière le Temple, les restes de l'ancienne colonie qui avait séjourné là.

Des milliers de tessons de poterie, des fragments de couteaux de fer, des morceaux de harnais, une meule et une tinderbox (une boite à ustenciles pour faire du feu dans l'antiquité-moyen-âge) est pratiquement tout ce qui reste de la colonie, qui a vécu jusqu'il y a six siècles au moins, sur les rives du lac Svetloyar. Mais il y a autre chose - les restes de cabanes en rondins, trouvés à une profondeur d'un demi-mètre sous la surface du lac.

"Il y avait un temple païen ici  " dit Alexander Bazunov, l'un des archéologues de l'équipe, " dans lequel des sacrifices ont probablement eut lieu "

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" Très probablement, ce ne fut pas réellement une ville, mais un odnodvorka - une maison avec dépendances exterieures qui abritait 10-15 personnes ", a déclaré Evgeny Chetvertakov. " Peut-être, en réalité, que ce site était plus grand, mais qu'une partie de celui-ci a été emmené par les glissements de terrain dans le lac Svetloyar, ce qui a formé la base des légendes sur la disparition mystérieuse de la ville de Kitezh."

lls croient que la taille du village qu'ils ont découvert ne reflète en rien les véritables frontières de l'ancienne colonie. Ils pensent que Krestovozdvizhensky Hill était toujours sujette à des glissements de terrain, dont un a absorbé l'ancienne ville russe, donnant naissance à une belle légende.

" En outre, nous pouvons dire avec confiance que ce site a été abandonné par les habitants pour une raison inconnue ", a déclaré Chetvertakov. " Peut-être qu'ils l'ont laissé en relation avec le déclin économique de la principauté de Nizhny Novgorod peu après que Nizhny Novgorod ait été dévastée en 1408 par les troupes de la Horde du Khan YedigeiEnsuite, des nouveaux colons sont venus ici et ont trouvé les restes de la ville abandonnée. Ainsi, la légende de la ville miraculeuse de Kitezh reposant au cœur des forêts, au-delà de la rivière Volga, pourrait être née et a été transmise de génération en génération.

Première publication dans le magazine Ogonyok.

De nos jours, Svétloïar est un monument naturel et un endroit protégé. Le lac est un lieu saint vénéré par les orthodoxes. Mais il n'attire pas seulement les pèlerins, il est apprécié de ceux qui s’intéressent aux énigmes historiques et à la nature. Le lac a ses attraits pour le tourisme historique, écologique, botanique et ethnique.

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Beaucoup de gens arrivent aux bords du Svétloïar pour fêter la Saint-Jean (du 6 au 7 juillet). On vous invite aussi à devenir spectateurs ou participants des rites anciens et processions. Source photo: ITAR-TASS


Au bord du lac existe une chapelle dédiée à l’icône de La Sainte-Vierge de Kazan, on peut y voir une pierre avec l’empreinte du pied de la Sainte-Vierge. Au village proche de Vladimirskoïé vous pouvez aussi visiter l’église en bois du XVIIIe siècle, qui a été dédiée à l’icône de La Sainte-Vierge de Vladimir, ainsi que le musée de l’histoire et des beaux arts “Kitej”, dans le centre ethno-culturel pour enfants. Depuis 1999, le lac Svétloïar est une réserve protégée.

Cette vidéo d'une chaîne de télévision russe de 2011 montre les fouilles, les chercheurs sont interviewés. Kitej nahodka veut dire : " Kitej trouvée ". Vetluzhsky archaeological expedition Museum of Nizhny Novgorod State University named. NI Lobachevsky found near Lake Svetloyar remains of the medieval Russian settlement, dating back to pre-XIV — early XV centuries. In addition to numerous pottery shards Russian ceramics found fragments of medieval knives, flint and kresalnoe fragment of a millstone for grinding grain.

 

Sources : http://www.kommersant.ru/doc/1951210

http://rbth.com/articles/2012/07/04/discovering_the_russian_atlantis_16089.html

expédition archéologique Vetluzhsky (district de) : enquête sur cette mission archéologique, autres citations dans les médias et références : http://en.rusmybb.5bb.ru/viewtopic.php?id=38&p=2

http://benedante.blogspot.fr/2012/07/svetloyar-lake-and-myth-of-sunken-city.html

http://fr.tourismnn.ru/maintour/cultinter/voskr_district/svetloyar

https://fr.sputniknews.com/photos/201110181022284049-kitej-l-atlantide-russe/

http://survincity.com/2011/02/kitezh-was-a-place-of-prayer-cheremis-pagan/

http://www.scatoday.net/node/23026

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kitej

http://unesdoc.unesco.org/images/0007/000782/078276eo.pdf  (Page 6)

Conclusion : les chercheurs ont trouvés des traces d'occupations sédentaires sur les collines entourant le lac, avec de probables traces d'effondrements de ces collines dans le passé, dans le lac. D'autres chercheurs ont trouvés des traces de ces effondrements jusqu'au fond du lac, avec de possibles structures humaines englouties au fond. Cette légende de plusieurs siècle semble donc bien se confirmer historiquement sur plusieurs aspects, et non les moindre... il manque certainement des moyens plus importants pour percer le mystère qui se cache probablement sous les vases de ce lac profond...

 

Yves Herbo, Sciences et Faits et Histoireshttp://herboyves.blogspot.fr/, 08-03-2016

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Les pages des anomalies scientifiques - 4

Les pages des anomalies scientifiques - 4

 

280px kensington runestone flom 1910La pierre runique de Kensington

 

Cette nouvelle rubrique qui devrait comporter plusieurs pages (qui seront regroupées par la suite et après leur publication) va recenser certaines petites publications ou nouvelles brèves du passé sur des découvertes annoncées discrètement par certains professionnels ou scientifiques. Cela vient évidemment en complément du déjà large travail de compilation de données lisibles sur ce site. Ces annonces sont en principes toutes référencées et réelles et elles concernent toutes des "anomalies" par rapport aux normes, dogmes ou "establishment" scientifiques ou historiques. Il y a rarement des illustrations ou photos et l'annonce est parfois très brève. On se rapproche en quelque sorte un peu du "Livre des Damnés" de Charles Fort, mais plus récent et c'est voulu car ces données existent, même si elles ne sont pas très connues et explorées elles-mêmes... Je n'ai pas trouvé d'ordre préférentiel pour l'instant, un classement par continent ou par genre (archéologie, ovni, astronomie, etc...) par exemple pourrait être fait par la suite. Vous allez comprendre très vite de quoi il s'agit, je met le texte original quand dispo et la traduction française en-dessous :

Voici la page 1 : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-pages-des-anomalies-scientifiques-1.html

Voici la page 2 : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-pages-des-anomalies-scientifiques-2.html

Voici la page 3 : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-pages-des-anomalies-scientifiques-3.html


 

A Stone Face From Ungava

September 1976. Lac Guerard, Ungava, Canada. A stone face was found on the lake shore by caribou hunters. The back of the sculpture was covered with moss and stained underneath with age; the front was well-weathered. It was a crude sandstone carving -- almost a doodle in stone -- but the facial features were unmistakably Norse. Stylistically, the face resembled nothing carved by Eskimos or the local Indians. The apparent antiquity of the stone and the strongly Nordic features suggest past Norse exploration of this desolate tundra near Hudson Bay.

(Lee, Thomas E.; "Who Is This Man?" Archaeological Journal of Canada, 17: 45, 1979.)

Comment. Once into Hudson Bay, why not on to Minnesota (and the Kensington Stone), then down the Mississippi to Oklahoma where Viking signs are claimed?

 

Un visage de pierre à Ungava

Septembre 1976. Lac Guerard, Ungava, Canada. Un visage de pierre a été trouvé sur la rive du lac par des chasseurs de caribous. Le dos de la sculpture s'est couvert de mousse et coloré par dessous avec le temps; l'avant a pu bien résister. C'était une sculpture en grès brut - presque un gribouillage dans la pierre - mais les traits du visage étaient indéniablement nordiques. Stylistiquement, le visage ne ressemblait à rien de sculpté par des Esquimaux ou des Indiens locaux. L'ancienneté apparente de la pierre et les traits fortement nordiques suggèrent que dans le passé, une exploration nordique (Vikings) de cette toundra désolée près de la baie d'Hudson a eu lieu.

(Lee, Thomas E .; "Qui est cet homme ?" Journal archéologique du Canada, 17, 45, 1979.)

Commentaire: Une fois dans la baie d'Hudson, puis pourquoi pas dans le Minnesota (et la pierre de Kensington), puis vers le bas du Mississippi en Oklahoma, où des traces des Viking sont réclamés ?

 


 

La pierre runique de Kensington

En 1898, un immigrant suédois a trouvé une pierre sur sa ferme près du petit village de Kensington, au Minnesota. La pierre, un petit bloc de grès, de la grauwacke, était enserrée dans les racines d’un jeune tremble. Sur deux de ses côtés se trouvait une inscription runique en suédois racontant comment 8 Suédois [Goths] et 22 Norvégiens avaient été victimes d’une catastrophe lors d’un voyage d’exploration à 14 jours à l’ouest du Vinland. Alors que des hommes étaient partis à la pêche, 10 autres avaient été tués. Cette tragédie date de 1362.

Pierredekensington

Olof Öhman, un fermier d'origine américano-suédoise, déclare en 1898 avoir trouvé la pierre alors qu'il débarrassait sa terre d'arbres et de troncs afin de pouvoir la labourer. Elle a été trouvée sur un monticule ou un côté de colline, couchée face contre terre et enchevêtrée dans les racines d'un arbre supposé être âgé d'au moins une dizaine d'années. Aux dires de plusieurs témoins, quelques-unes de ces racines étaient aplaties et épousaient la forme de la pierre. Le fils d'Öhman, âgé d'une dizaine d'années, a alors remarqué des inscriptions et le fermier déclara qu'ils pensaient avoir trouvé un almanach indien. L'artefact a des dimensions de 76 × 41 × 15 cm et pèse environ 90 kg.Les preuves archéologiques d'établissements vikings au Canada ne devant apparaître que 50 ans plus tard, l'idée de vikings errant à travers le Minnesota à cette époque semble alors impossible aux yeux de la plupart des universitaires du 19ème siècle... :

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Rocher didacus mini

Les légendes de Saverne deviennent de l'Histoire ?

Les légendes de Saverne deviennent de l'Histoire sous peu ?

 

Rocher didacus miniLe Rocher de Didacus enfin identifié

 

La France, comme la plupart des anciennes nations d'Europe et de l'Ancien Monde, est l'un des domaines privilégiés des mythes et légendes provenant des plus anciennes préhistoires et antiquités du monde. Et la région Alsace-Lorraine-Moselle est loin de démentir ce fait. Ainsi, il existe par exemple à Saverne, dans les Vosges, plusieurs légendes datant du moyen-âge qui pourraient bien avoir sous peu une confirmation historique, passant ainsi de pures légendes et "racontars" à une vérité historique bien palpable.

Il existe plusieurs légendes locales dans cette très ancienne petite ville située près d'un col important permettant de traverser facilement les Vosges, puisqu'intermédiaire entre la plaine d'Alsace et le plateau lorrain, donc l'Europe Centrale plus loin vers l'Est. Nous savons par exemple grâce aux fouilles archéologiques, que, à cause du réseau très précurseur de distribution du sel de la vallée de la Seille, le passage fut protégé dès l'Age du Fer (au minimum) par des systèmes de défense, installés par des peuplades peu connues, que les Médiomatriques ("Ceux au milieu des eaux-mères", la tribu gallo-belge des Mediomatrici) reprirent et développèrent encore par la suite... 

En l'an 27 Avant JC, Agrippa y fait construire une grande voie romaine qui rejoint donc les voies de Metz (ex Divodurum), Treves et Strasbourg, avec un grand relai au sommet du col et un autre à Saverne (anciennement Tres Tabernae ou Tabernis), qui deviendra donc un bourg puis une ville fortifiée par la suite...

Mais c'est au 19ème siècle seulement que les sciences de l'Histoire et de l'Archéologie se penchent sur l'endroit et les écrits laissés, mais aussi les histoires locales racontées depuis des siècles au coin des cheminées, lors des longs hivers continentaux. C'est à une figure locale de Saverne que l'on doit la création du premier musée Archéologique de la région en 1858 et l'une des premières "Histoire de Saverne" (en français bien que, depuis la débâcle de 1870, la région soit devenue prussienne...), Dagobert Fischer (1808-1879), qui rassembla les monuments découverts dans une chapelle de l'église paroissiale, et en établit un catalogue qu'il édita en 1872.

Dans son Histoire de Saverne parue en 1871, Dagobert Fischer parle bien sûr du fait important qui nous dit que la ville fut la capitale administrative de l'évêché de Strasbourg de 1417 à la Révolution, via le Château des Rohan, ancienne résidence de l'évêque de Strasbourg. Le bâtiment fut reconstruit à partir de 1779 par l'architecte Nicolas Salins de Montfort, Mgr Louis-René Edouard de Rohan-Guéméné étant évêque de Strasbourg.

Mais dans ce livre, il est fait mention également des traditions et légendes racontées par les Savernois, dans lesquelles il est raconté qu'il y a très longtemps, un souterrain partait de ce palais episcopal des Rohan en plein centre-ville vers le deuxième château de la cité, sis dans les hauteurs, le château du Haut-Barr, une forteresse où l’évêque et les dignitaires pouvaient aller se réfugier en cas de conflit. Et précisément, il est aussi fait mention que, dans ce souterrain, un trésor aurait été caché pendant les guerres de religions. Un trésor connu sous la forme d'une statue de Jésus en or massif et de ses 12 apôtres en argent massif... le tout grandeur nature...

Chateau haut barr

Le château du Haut Barr : La légende des souterrains et salles souterraines. (dessin Nicolas Mengus)

 

La légende stipule que l'entrée secrète de ce souterrain n'était connue que de l’évêque seul, et que celui-ci ne transmettait le secret à son successeur que sous forme d'un pli cacheté, que ce dernier devait détruire après en avoir pris connaissance. Or, il arriva qu'un évêque mourut de mort subite, sans avoir eu le temps de transmettre le secret de l'entrée du souterrain, et le secret fut perdu définitivement...

Inutile de vous dire que de nombreuses fouilles et recherches furent (à priori) entreprises par l'Eglise, mais en vain. L'Histoire en est resté là jusqu'à maintenant... jusqu'à ce que Albert Fagioli, un radiesthésiste de Metz dont j'ai déjà parlé sur ce site et que j'ai au téléphone d'ailleurs de temps en temps, puisque nous avons sympathisé, n'entreprenne de faire ses proches recherches, avec son talent et son appareil de détection appelé un dowser...

C’est sur la demande d’une entreprise strasbourgeoise spécialisée dans l’exploration de galerie souterraine et en partenariat avec elle qu'il s'est penché sur ces légendes liées au château du Haut Barr et principalement à la légende du souterrain médiéval qui relie ce château à la ville de Saverne. 

Comme toujours pour ses travaux de recherches, Mr Fagioli commence par chercher sur plans avec l'aide d'un pendule puis sur place avec ses baguettes de sourcier et surtout son appareillage plus moderne, un dowser. Mais sur place, il a la surprise de détecter non pas un souterrain, mais tout un réseau de galeries situées à environ dix mètres de profondeur et partant (ou arrivant) au Château du Haut-Barr. Celles-ci quittent ce château pour cheminer dans différentes directions. Elles traversent notamment plusieurs villages comme Haegen, Otterswiller, Marmoutier et au plus loin arrive dans le village de Friedolsheim.

Il a également identifié un souterrain en face de la D102. Il chemine parallèlement à cette route et se dirige vers la ville de Saverne. C’est certainement celui qui acheminait à l’époque l’eau du flanc de la montagne aux fontaines de cette ville. (Certainement un Aqueduc d’époque Gallo-Romaine).

Sous pont du diable haut barr1

Une salle secrète sous le rocher où se trouvait la Chapelle romane, après le Pont du Diable

" Ce que je peux affirmer, c’est que ces souterrains transitent selon mes repérages par des salles circulaires qui ont pour certaines un accès par des églises du 12éme siècles dans les villages concernés. Pour certaines salles, comme l’église Abbatiale de Marmoutier j’ai confirmé la présence d’une grande salle souterraine rectangulaire d’environ 11.90m par 7.40m. Pour l’église d’Oterswiller, une salle rectangulaire d’environ 7.20m par 5.40m…L’église de Notre Dame de la Nativité de Saverne, une dimension non définie car aucune autorisation n’a été donnée à ce jour. 

De plus, un des souterrains passe directement sous un rocher caractéristique en pleine forêt et il est fort probable qu’il s’agisse du fameux rocher du père DIDACUS… 

Les recherches ci-dessous ont été réalisées à l’extérieur du château du Haut Barr car nous n’avons pas reçu pour l’instant l’autorisation d’y accéder. Ce que je peux dire c’est qu’il y a une salle particulièrement intéressante sous le château. Je l’ai localisé, elle se situe approximativement à 15m de profondeur et aurait une circonférence de 7m. "

Une première preuve de la réalité des légendes locales : la découverte du Rocher du Père Didacus :

 

Rocher didacus1Le Lit de Didacus ou le Rocher de Didacus. (Albert Fagioli)

Voici où le Révérend Père Didacus faisait sa sieste, à l'abrit de la pluie et du soleil, avant de monter au Haut Barr ou de redescendre à Saverne. Mais, que dit la légende, d'après ce livre : " Notice historique sur le Château du Haut Barr près de Saverne " par Dagobert Fischer, nouvelle édition revue et augmentée par Léon Bachmeyer, Saverne : Imprimerie-Librairie A. Mosbach Anc. A. Fuschs 1927. "

Dans cette notice historique on peut lire :

" En l'an 1636, pendant la Guerre des Suédois, le 25 août, décéda le très Rév. Père Didacus, récollet à Saverne et pendant quarante ans religieux au couvent de cette ville; et ce prêtre monta de temps en temps au Haut Barr par un chemin caché pour y dire la messe. " 

Il s'agit du Père Didacus SCHOTTMULLER, inscrit en 1604 dans le registre de la Confrérie de Saint Michel à Saint Jean des Choux. Il était donc pendant 32 ans à Saverne. Le peu de sûreté des chemins pendant le siège de Saverne en 1636 et la maladie empêchaient le Révérend Père de porter aux soldats qui étaient en garnison au château les consolations de la religion. On grava alors sur un rocher qui borde le sentier qu'il prenait ordinairement pour se rendre à la forteresse, l'inscription suivante :

" Pourquoi, O Didacus, refuses-tu de porter le Saint Viatique à ton frère malade qui t'attendait dans le Château du Haut-Barr ? S'il est fatiguant et pénible de gravir le sentier escarpé de la montagne, songe que le chemin qui mène au Royaume des Cieux est au moins tout aussi pénible." 

Cette inscription fut rencontrée encore en 1670 par François Feigenthal, directeur des Bâtiments de l'Evêché lors de la Restauration de la conduite d'eau de la source du Haut Barr.

On peut lire aussi dans ce livre : " De la grosse Tour du château de Saverne à la pierre consacrée au Père Didacus il y a juste une lieue." 

Précisément, il y a juste une lieue de la zone de l'église de Notre Dame de la Nativité de Saverne ou de l'ancien Château de Saverne à ce Rocher dans les bois de Haegen et qui se trouve juste à côté de la source de Haegen.

Une lieue avant 1674 = 3248 mètres / https://fr.wikipedia.org/wiki/Lieue 

" Le Capucin ne put que répéter la déclaration que lui avait faite le moribond; il ajouta que la voûte ou le souterrain en question se trouvait près du rocher qu'on appelle le Lit ou le Sépulcre du Père Didacus et que ce rocher devait être connu par tout le monde

"....En suivant ce souterrain, on passe devant un rocher, où le Révérend Père Didacus, ci-devant récollet à Saverne et chapelain du Château du Haut-Barr, a gravé lui-même son nom avec un millésime et qu'on appelle actuellement le tombeau du R. P. Didacus. A partir de là le souterrain se prolonge vers le village de Haegen et monte au Château de Géroldseck (1), dans la cour inférieure duquel il a une issue...

(1) Le texte porte Wangenbourg; il est vrai que les nobles de Wangen étaient alors Co-propriétaires de Géroldseck ; ils en avaient adopté le nom qu'ils avaient ajouté à leur nom patronymique.

 

Rocher didacus

Mr Fagioli à la place du Père Didacus, 379 ans après sa mort. Des enfants du village connaissent très bien ce rocher, ainsi que les adultes...Mais il ne portait pas de nom spécifique...Aujourd'hui il a retrouvé son NOM...Le ROCHER DE DIDACUS..

 

" Nous sommes tombés par hasard sur ce Rocher... C'est en suivant le souterrain qui vient de Haegen (lors de nos relevées GPS tous les dix à vingt mètres) en quittant la route de Haegen à Saverne. Tout à coup nous nous sommes retrouvées face à ce rocher. Celui-ci nous empêcha de continuer notre avancée car il se trouvait juste en plein milieu du souterrain qui arrive de Haegen. La surprise c'est que de l'autre côté celui-ci n'avait plus la même direction et bifurquait par la gauche en prenant la direction du rocher du Haut-Barr (Du Rocher du Markfels).

Rocher souterrain

Il semble que ce gros rocher pourrait cacher une entrée ou indiquer un croisement de souterrains comme semble l'indiquer les tracés repérés grâce aux appareils... 

Aujourd'hui nous avons confirmés la présence de nombreux souterrains (un grand réseau de souterrains) depuis le Haut-Barr. Nous avons retranscrit ces souterrains sur Google Maps Marker et on peut voir que ceux-ci ne sont pas toujours rectilignes. Tous nos rapports ont été transmis à la DRAC de Strasbourg ainsi qu'aux communes concernées.

Il reste encore quelques tracés à suivre dont le souterrain vers Thal Marmoutier / Marmoutier et celui d'Otterswiller vers Friedolsheim. (Les relevés GPS sont pris tous les dix à vingt mètres.) "

Les recherches dans les églises :

 

Crypte eglise otterswiller

La crypte de l'église Saint-Michel d'Otterswiller et le souterrain du Haut-Barr. (CAMEXPLO/ Laurent GLADY/ Albert FAGIOLI/ Vincent SCHMITD)

Intervention dans le village d'Otterswiller suite à la demande de CAMEXPLO / Laurent GLADY / Albert FAGIOLI pour une localisation d'anciennes galeries et salles souterraines. Autorisation de la part de Mr le maire d'Otterswiller, Mr CREMMEL, reçue le 10 juin, date de l'intervention le 11 juin.

Matériel utilisé : Le Dowser, manipulé par Mr Fagioli.

En présence de Messieurs :

Vincent SCHMITD / Un particulier.

Le secrétaire de Mairie de Otterswiller.

Une rencontre a eu lieu en fin d'après-midi avec Mr le maire, Joseph CREMMEL.

Détail de l'intervention : La spécialité de la société CAMEXPLO est l'inspection technique d'anciennes galeries à l'aide de caméras spécifiques ou de robots d'explorations. Depuis peu il accompagne Mr Fagioli dans ses recherches non destructives pour localiser des anciens souterrains et salles souterraines. C'est ainsi que ses recherches sur le ban de Saverne, de Haegen, Marmoutier, d'Otterswiller l'on amené à identifier ce qui pourrait être un vaste réseau potentiellement très ancien. L'origine du départ se situerait au niveau du château du Haut-Barr, près de Saverne en Alsace.

En vert, une zone possible pour une intervention après autorisation du propriétaire. En rouge, la crypte rectangulaire et les deux passages de souterrains.

Un rapport a été envoyé à la DRAC de Strasbourg, les Bâtiment de France à Strasbourg et à la Mairie d'Otterswiller.

Pour une validation scientifique, on pourra passer un radar de sol sur ces zones bien précises suivie par un micro-forage et inspection avec caméra fibre optique.

 

Crypte eglise nativite saverne

La crypte de l'église de Notre Dame de la Nativité à Saverne et le souterrain du Haut-Barr. ( Albert FAGIOLI )

Voici le travail à distance qui a été fait par Mr Fagioli. Ces souterrains et cette salle souterraine n'ont pas été confirmés sur le terrain car aucune autorisation n’a été accordée à Messieurs Glady et Fagioli. On peut voir qu'il devrait y avoir une crypte dans la nef de l'église et deux départs de souterrains depuis celle-ci.

- Un vers le Sud Est, pas trés long. (Certainement celui dont on parle dans les archives qui va à la Porte de Strasbourg de l'époque.)
- Un vers le Nord-Ouest, pas très long également. Et à un moment il se replie sur lui-même pour prendre la direction du village de Haegen et monter au Haut-Barr.

Pour le moment on ne peut pas dire les dimensions de cette crypte, si elle est circulaire ou rectangulaire, tant que l’on n’a pas procédé à une localisation sur place avec le Dowser.

Seul info que Mr Fagioli peut donner : C'est que le départ de souterrain qui part vers le Haut Barr démarre à une grande profondeur car il passe en dessous de la rivière. A l'endroit où il démarre il se trouve à plus de trente mètres de profondeur. (On peut déjà voir le grand dénivelé entre les bâtiments de l'église et la grande place devant le château des Rohan, qui se trouve en pleins travaux en ce moment.

" Dommage que l'on n'ait pas eu d'autorisation pour suivre le souterrain du Haut-Barr dans Saverne, car on aurait pu découvrir où se situe cette fameuse Tour Carré dans Saverne... Certainement près de l'église et de l'ancien château de Saverne de l'époque. Comme je viens de découvrir, 379 ans après, le fameux Rocher dit de Didacus.

Un rapport a été envoyé à la DRAC de Strasbourg, les Bâtiment de France à Strasbourg. (Aucun rapport pour la Mairie de Saverne).

 

Chapelle st denis marmoutier

La crypte de la chapelle Saint-Denis de Marmoutier et le souterrain du Haut-Barr. (CAMEXPLO / Laurent GLADY / Albert FAGIOLI / Vincent SCHMITD)

Intervention dans le village de Marmoutier suite à la demande de CAMEXPLO / Laurent GLADY / Albert FAGIOLI pour une localisation d'anciennes galeries et salles souterraines. Autorisation de la part de Mr le Maire de Marmoutier, Mr WEIL Jean Claude, reçue le 8 juillet, date de l'intervention le 9 juillet.

Matériel utilisé : Le Dowser, manipulé par Mr Fagioli.

En présence de Messieurs :

Mr Vincent SCHMIDT : Un particulier.
Mr Jean-Claude WEIL : Maire de Marmoutier.
Mr Pierre MORGENTHALER, Mr Jean-Louis MULLER, Mr Aimé DANGELSER de la commune de Marmoutier.
Ainsi que le curé du village Mr Florent FRITZ.

Une réunion a eu lieu en fin d'après-midi avec un petit verre de l'amitié.

Détail de l'intervention : La spécialité de la société CAMEXPLO est l'inspection technique d'anciennes galeries à l'aide de caméras spécifiques ou de robots d'explorations. Depuis peu il accompagne Mr Fagioli dans ses recherches non destructives pour localiser des anciens souterrains et salles souterraines. C'est ainsi que ses recherches sur le ban de Saverne, de Haegen, Marmoutier, d'Otterswiller l'on amené à identifier ce qui pourrait être un vaste réseau potentiellement très ancien. L'origine du départ se situerait au niveau du château du Haut-Barr, près de Saverne en Alsace.

- Une crypte circulaire d'environ 5.80m avec un petit tronçon de souterrain et un possible accès depuis la chapelle. Le souterrain de gauche provient du Haut-Barr en passant par Haegen et Thal Marmoutier. Le souterrain qui part vers le Nord arrive sur la gauche de l'église Abbatiale de Marmoutier, dans une petite cave, avec également une petite crypte. (Aucun lien avec la crypte qui se trouve dans l'église Abbatiale de Marmoutier)

Un rapport a été envoyé à la DRAC de Strasbourg, les Bâtiment de France à Strasbourg et à la Mairie Marmoutier.

Pour une validation scientifique, on pourra passer un radar de sol sur ces zones bien précises suivie par un micro-forage et inspection avec caméra fibre optique.

 

Eglise marmoutier

La crypte de l'église de l'Abbatiale de Marmoutier. (CAMEXPLO / Laurent GLADY / Albert FAGIOLI / Vincent SCHMIDT)

Intervention dans le village de Marmoutier suite à la demande de CAMEXPLO / Laurent GLADY / Albert FAGIOLI pour une localisation d'anciennes galeries et salles souterraines. Autorisation de la part de Mr le Maire de Marmoutier, Mr WEIL Jean Claude, reçue le 8 juillet, date de l'intervention le 9 juillet.

Matériel utilisé : Le Dowser, manipulé par Mr Fagioli.

En présence de Messieurs :

Mr Vincent SCHMIDT : Un particulier.
Mr Jean-Claude WEIL : Maire de Marmoutier.
Mr Pierre MORGENTHALER, Mr Jean-Louis MULLER, Mr Aimé DANGELSER de la commune de Marmoutier.
Ainsi que le curé du village Mr Florent FRITZ.

Une réunion a eu lieu en fin d'après-midi avec un petit verre de l'amitié.

Détail de l'intervention : La spécialité de la société CAMEXPLO est l'inspection technique d'anciennes galeries à l'aide de caméras spécifiques ou de robots d'explorations. Depuis peu il accompagne Mr Fagioli dans ses recherches non destructives pour localiser des anciens souterrains et salles souterraines. C'est ainsi que ses recherches sur le ban de Saverne, de Haegen, Marmoutier, d'Otterswiller l'on amené à identifier ce qui pourrait être un vaste réseau potentiellement très ancien. L'origine du départ se situerait au niveau du château du Haut-Barr, près de Saverne en Alsace.

Une grande crypte rectangulaire d'environ 11.90m par 7.40m avec un petit tronçon de souterrain et un possible accès dans le transept Nord. Cette crypte n'a aucune liaison avec le souterrain qui provient du Haut-Barr. Seule la chapelle Saint Denis de Marmoutier fait partie du réseau souterrain du Haut-Barr. Cette grande crypte devait être la salle de réunion des Moines de l'Abbatiale de Marmoutier. Elle rappelle la salle souterraine que Mr Fagioli avait localisé dans l'Abbaye d'Alet-les-Bains dans l'Aude en 2003: Voir sur son blog : 
http://albert-fagioli.blogg.org/alet-les-bains-c26554366

Un rapport a été envoyé à la DRAC de Strasbourg, les Bâtiment de France à Strasbourg et à la Mairie de Marmoutier.

Pour une validation scientifique, on pourra passer un radar de sol sur ces zones bien précises suivie par un micro-forage et inspection avec caméra fibre optique.

Une série de forages est prévue d'ici la fin de l'année, avec aussi un forage prévu dans une propriété identifiée de Haegen, avec autorisation, se situant juste au-dessus d'un des souterrains...

 

Chateau haut barr la chapelle detruite

La Chapelle du Haut Barr à l'époque ROMANE.(Nicolas Mengus)

Apparemment cela pourrait bien confirmer encore une fois la légende du Haut Barr qui disait que la crypte se trouvait sous la chapelle du Haut Barr. Et on peut voir sur ce dessin (authentique ou pas) l'emplacement de la chapelle primitive du Haut Barr. Apparemment elle semble bien se trouver sur le Rocher du Markfels, juste après le Pont du Diable...

 

Sources : http://archeographe.net/Deux-enceintes-romaines

http://archeographe.net/Le-Musee-Archeologique-de-Saverne

http://albert-fagioli.blogg.org/le-chateau-du-haut-barr-c26861522

Fagioli Albert : Vous souhaitez nous soutenir, merci de m’écrire à l’adresse ci-dessous :

par Mail : indiana.57@aliceadsl.fr 

Je suis l’auteur d’un essai historique « Le testament du Duc d’Enghien ou le secret du fabuleux trésor de Marthille » aux Editions COPRUR à Strasbourg, avril 2008. Et vous pouvez voir sur mon blog l’une de mes dernières découvertes concernant l’île au trésor du capitaine William Kidd en Thaïlande. Cela sera certainement le sujet de mon second livre. Et une expédition devrait être prévue sur KO WANG NOK….
Pour infos :
Mon Blog : http://albert-fagioli.blogg.org/ 
Mon Twitter : https://twitter.com/INDIANA57/media 
Mon Facebook : https//www.facebook.com/albert.fagioli/photosbalbums
Mon futur site professionnel en construction : http//www.albert-fagioli.fr/416508074

YH : je te souhaite bonne réussite dans tes recherches l'ami, et d'obtenir toute l'aide nécessaire à tes projets...

 

Yves Herbo relai, Sciences, Fictions, Histoires, 16-09-2015

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Le Triangle des Bermudes Part 3 : de 1950 à 1975

Le Triangle des Bermudes Part 3 : de 1950 à 1975 - 2013 - up 09-2015

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Epave du Sapona, échoué dans les années 30, suite à une tempête sur l'îlot Cat Key, au large de Bimini, Bahamas. Encore visible de nos jours.

Suite des Partie 1  et Partie 2

 

Enlevé par les O.V.N.I. ou détruit par une explosion ?

 

Dès le mois de mars 1950, un C124 Globe-master, se dirigeant vers l'Irlande, se perd au nord du triangle.

«Encore une victime des O.V.N.I. ! » s'exclament en chœur les ufologues.

Non, répond le New York Times, qui affirme que l'avion a été victime d'une explosion.

Un correspondant, dépêché à Londres par le quotidien new-yorkais, écrit à ce sujet le 24 mars 1950 :

«Un officier de l'armée de l'Air des Etats-Unis à l'aéroport de Shannon, a déclaré, de bonne heure aujourd'hui, que le pilote d'un avion de recherche avait aperçu des signaux lumineux et une épave quelque part sur la route de l'Atlan­tique suivie par un gros C 124 des forces améri­caines, cet appareil disparu depuis vingt-quatre heures avec cinquante-trois personnes à bord.

»Les nombreux avions qui avaient sillonné quelque 800 miles d'océan à la recherche de cet appareil ont été dépêchés vers l'endroit, situé à environ 450 miles directement à l'ouest de l'Irlande...

»Tôt hier, on avait eu pour la dernière fois des nouvelles de cet avion de transport géant, alors qu'il effectuait un vol ordinaire des Etats-Unis vers la Grande-Bretagne...

»Le pilote d'un Superfort B 29 a communiqué par radio l'encourageante nouvelle au sujet des signaux lumineux de l'épave... Il a également déclaré avoir aperçu ce qu'il croyait être un radeau de sauvetage.

»Un officier de la R.A.F. souligne que la mer était houleuse et qu'il y avait de grands vents dans cette région. Des avertissements de tempête ont été affichés le long de la côte anglaise.

» Le major Horace A. Stephenson, commandant de la mission américaine de sauvetage à l'aéro­port de Shannon, en Irlande, a déclaré aux reporters... «Je crains que les navires ne mettent un certain temps — peut-être des heures — à se rendre là-bas...» Il attendait le retour du B 29 «pour vérifier si l'aviateur a vraiment vu ce qu'il dit avoir vu.»

» II a ajouté que le pilote pouvait s'être trompé, à cause de l'obscurité. C'est à minuit 45 samedi, heure de Londres, que, d'après le pilote, ces objets ont été aperçus... vingt-quatre heures après les dernières nouvelles du gros avion.

»0n a signalé d'autres épaves et d'autres signaux lumineux à soixante miles du premier endroit», dit encore le major Stephenson.

»ll entendait ainsi que les seconds objets se trouvaient à soixante miles plus près de l'Irlande, a-t-il précisé.

» L'avion de transport... avait décollé jeudi de la base aérienne de Limestone, Maine, et avait fait le plein à Gander, Terre-Neuve.

»0n a assuré les reporters que les survivants seraient amenés à Shannon...

» L'avion avait envoyé son message réglemen­taire vendredi à une heure du matin... indiquant sa position, 800 miles au sud-ouest de l'Irlande, et ajoutant qu'il comptait atterrir à 6 heures du matin à la base aérienne des Etats-Unis à Milden-hall, Angleterre.»

 

De catastrophes en catastrophes...

Trois mois après l'affaire du Globemaster, un cargo de 356 pieds, le Sandra, ayant appareillé de Savannah en Géorgie à destination de Puerto-Cabello au Venezuela et transportant une cargai­son d'insecticide, met le cap au sud vers le détroit de Floride, passe au large de Saint Augustine par beau temps. Après quoi, il disparaît quelque part dans le détroit de Floride entre Jacksonville et Miami.

Le même mois, le 9 juin, un avion transportant des missionnaires de la New Tribes Mission de Chico, en Californie, fait une escale de 24 heures à Miami avant de repartir pour le Venezuela. Après un arrêt à Kingston, à la Jamaïque, pour faire le plein, il reprend son vol en direction de Maracaïbo où il ne parviendra jamais.

 

L'année suivante, dans le courant de la nuit du 3 au 4 octobre 1951, le cuirassé brésilien Sâo Paulo, destiné à la casse, disparaît avec huit hommes à bord.

Cinq mois plus tard, le 2 février 1952, un British York volant en direction de la Jamaïque et ayant à bord 33 personnes et six hommes d'équipage, se perd dans la zone nord du triangle.

Un an plus tard, jour pour jour, le 2 février 1953, un avion de transport de troupes britannique part pour la Jamaïque. L'avion envoie un S.O.S. en cours de vol, sans toutefois donner sa position ni les raisons de son appel. Après deux semaines de recherches, vaines, on a conclu que l'avion s'était perdu «pour une cause indéterminée».

 

Vaines recherches pour retrouver le «Super Constellation»

Le 30 octobre 1954, un Super Constellation de l'U.S. Navy transportant 42 personnes dispa­raît au nord-ouest des Bermudes après avoir décollé par beau temps de la base aéronavale de Patuxent River, dans le Maryland, pour rallier les Açores.

Dès le 1er novembre, le New York Times relate les circonstances du drame et s'interroge sur ses causes :

«La Marine a annoncé hier soir qu'un de ses quadrimoteurs Super Constellation a disparu avec quarante-deux personnes à bord pendant un vol transatlantique ; elle ajoute qu'on le « présume perdu». Tous les avions et navires disponibles sont engagés dans de vastes opérations de recherches et de sauvetage sur un parcours de 120 miles de largeur depuis la côte du New Jersey jusqu'aux Açores...

» L'avion avait décollé à 21 heures 39, ... em­portant avec lui quarante-deux membres d'équi­page et passagers, dont quatre femmes et cinq enfants. Il se dirigeait vers Lages, aux Açores, pour ensuite se rendre à Port-Lyautey, en Afrique, mais il est tombé quelque part en route.

»Dans son dernier message, à 23 heures samedi, l'appareil donnait sa position. Il se trouvait alors à plus de 350 miles au large de la côte du Maryland.

» Les recherches ont commencé à une heure du matin, hier, après que l'avion eut omis par deux fois d'établir les contacts qu'il devait faire à heures fixes avec le sol.

» Se sont joints aux opérations avions et navires de toute la côte orientale, des Bermudes aux Açores, et même de la Méditerranée... Les condi­tions de recherche hier étaient généralement favorables...

»Des avions et des vaisseaux équipés d'appa­reils de radar spéciaux pour les opérations noc­turnes ont accéléré les recherches après la nuit tombée.

«Selon les autorités de la Marine, l'avion avait à son bord cinq radeaux de sauvetage d'une capacité de vingt personnes chacun, 102 gilets de sauvetage, quatre-vingt-dix combi­naisons, un appareil de radio d'urgence et un pistolet de signalisation muni de douze projectiles.»

 

Le mystère du «Southern Districts»

Le 2 décembre 1954, un navire américain, le Southern Districts, chargé de soufre, quitte Port Sulphur au Texas à destination de Bucksport dans le Maine, avec un équipage de 23 hommes. Il contournera donc la Floride.

Dès le 7 décembre, la Garde côtière, sans nou­velle du Southern Districts, entreprend des re­cherches qui demeurent vaines. Le 15 décembre, le New York Times rapporte le témoignage de Mr Collins, un marin qui a eu l'occasion de naviguer à bord de ce bateau:

« Un marin a déclaré aujourd'hui, à l'enquête de la Garde côtière... que le vaisseau n'était «rien qu'un vieux sac de rouille». «C'est le premier bateau dans lequel j'aie jamais eu peur de voya­ger», a ajouté le marin... Mr Collins, qui avait navigué trois fois à bord de ce bâtiment et qui l'avait laissé une semaine avant le voyage fati­dique, a déclaré aussi que, lors d'un précédent voyage, «la cargaison était toujours humide. Un certain nombre de gars m'ont averti, à Houston, de ne pas embarquer»...

» Le vaisseau gémissait et grinçait à chaque fois que la mer était haute... » Mr Collins a poursuivi en disant que le navire devait se rendre en Nouvelle-Ecosse après avoir fait escale dans le port du Maine... « Jen'iraisjamaisen Nouvelle-Ecosse sur ce bateau-là; je sais ce que c'est que la mer là-bas», a-t-il ajouté.»

Le mauvais temps ainsi que l'état déplorable du bâtiment semblent donc avoir été, selon toute vraisemblance, à l'origine du naufrage du Southern Districts. Néanmoins, certains ufologues affirment que le navire a été, com­me bien d'autres, prélevé par les O.V.N.I. et ramené dans une de leurs bases secrètes, à titre d'échantillon.

 

Une masse compacte et étrange au-dessus de l'océan

L'aventure survenue deux ans plus tard au Yamacraw paraît confirmer l'étonnante hypo­thèse des soucoupistes.

Le Yamacraw, ancien dragueur de mines pendant la Seconde Guerre mondiale et recon­verti en bateau de sauvetage, se trouve, le 8 août 1956, dans la mer des Sargasses au nord-est des Bahamas, à plus de 800 kilomètres de Jacksonville.

A 1 heure 30 du matin, l'opérateur radar signale une terre à 45 kilomètres.

- Impossible, répond l'enseigne de vaisseau, Francis J. Flynn. La seule terre qui se trouve sur notre route est la République dominicaine et elle est à plus de 1200 kilomètres !

- C'est peut-être une île volcanique ?

- Peu probable, rétorque Flynn.

Vers 3 heures 30, le Yamacraw atteint enfin la «terre» détectée par le radar. C'est une masse gazeuse étrange, compacte et énorme dont la base se situe à 90 centimètres au-dessus de l'eau.

Le commandant Strauc ordonne alors de braquer le projecteur sur la «chose» qui se révèle d'une couleur gris-brun. Mais la visibilité n'ex­cède pas un mètre.

Malgré cela, le navire pénètre à l'intérieur de la masse ; ce n'est pas du brouillard, ni un nuage, car l'on ne ressent aucune impression d'humidité.

Après quelques instants passés à l'intérieur de cette « chose », les marins se mettent à tousser, les chaudières s'étouffent et perdent de la pression, la vitesse du navire diminue.

Au moment où le commandant va donner l'ordre de faire demi-tour, après bien des diffi­cultés, le Yamacraw émerge de l'énorme masse.

Qu'était-ce donc? Un phénomène naturel peu connu ou bien comme l'affirme l'ufologue Kenneth Wright, «le poste d'observation d'une base secrète de soucoupes géantes située près de là»?

 

«Un énorme chou-fleur à la surface de l'eau»

Cette «chose» a-t-elle par ailleurs un rapport avec une masse sombre qui apparut dans le ciel des Bahamas à la fin de l'année 1957 ?

Cette année-là, durant la semaine précédant Noël, un bateau de pêche de onze mètres, équipé d'un moteur diesel, se rend aux Bahamas. Brusquement, les lumières s'éteignent à bord du navire, la radio devient muette, le compas se dérègle. Pendant plusieurs heures, le navire est immobilisé. «Nous avions nettement le senti­ment que le bateau était paralysé par une force mystérieuse et inconnue», dira plus tard le capitaine.

A un moment, les marins, médusés, aperçoi­vent une gigantesque masse, aux contours irré­guliers, évoluer lentement au milieu des nuages. Puis trois «lumières», surgies de l'horizon, pénètrent à une vitesse foudroyante dans la masse qui s'évanouit instantanément. C'est alors que tout redevient normal: le bateau peut repartir, les lumières et la radio se remet­tent à fonctionner et le compas retrouve sa stabi­lité habituelle.

 

Ces masses étranges, au-dessus de l'océan, ont également été aperçues par des aviateurs.

Le 11 avril 1963, Robert Durand vole au-des­sus de la fosse de Porto Rico, l'un des fossés les plus abrupts de l'océan, quand, soudain, il voit l'eau se soulever et former une éminence arrondie évoquant un «énorme chou-fleur à la surface de l'eau», comme lors d'une explo­sion nucléaire.

S'agit-il, là encore, d'un phénomène lié à l'exis­tence d'une base secrète d'O.V.N.I.?

Kenneth Wright, pour sa part, en est persuadé.

 

bermudes-1.jpg

 

Le navire «Sulphur Queen» happé par les O.V.N.I.?

C'est également en 1963 que l'on déplore de nouvelles disparitions dans le triangle maudit.

Dans les premiers jours de février 1963, le Marine Sulphur Queen, long de 160 mètres, qui se dirigeait vers Norfolk en Virginie, disparaît, sans émettre le moindre message de détresse, avec son équipage composé de 39 hommes. Le drame a lieu dans le détroit de Floride, très près de l'endroit où, neuf ans auparavant, le Southern Districts avait sombré.

« Les recherches, constate la Commission d'en­quête dans son rapport, débutèrent... à 0800, heure normale de l'Est... Du 8 au 13 février 1963, des avions de la Garde côtière, de la Marine et de l'armée de l'Air effectuèrent 83 sorties, volèrent pendant un total de 499,6 heures et couvrirent 348400 milles carrés, sans résultat... Grâce au système de localisation des navires marchands de l'Atlantique, service de la Garde côtière... on put identifier 42 vaisseaux susceptibles d'avoir vu le Marine Sulphur Queen les 4 et 5 février. Le personnel de la Garde côtière vérifia auprès de chacun d'eux. Les résultats furent négatifs. Cer­tains appels téléphoniques purent faire croire que le navire se trouvait à Cuba ou à Porto Rico. D'autres services fédéraux vérifièrent ces alléga­tions, encore sans résultat.

»La compagnie d'exploitation du navire n'in­forma pas à temps la Garde côtière de l'ab­sence de communications avec lui... Elle pré­suma que le fait de n'avoir reçu ni le message de 48 heures ni celui de 24 heures avant l'ar­rivée du navire s'expliquait par la mauvaise température... A cause de tout le temps perdu, les recherches commencèrent plus tard qu'il n'aurait fallu...

»Le 20 février, un navire de la Marine améri­caine, destiné à la récupération des torpilles d'exercice et qui naviguait à 12 miles au sud-ouest de Key West Floride, aperçut et recueillit une sirène et un gilet de sauvetage marqués au nom du navire. La seconde phase des recherches commença alors (...)

» La   Marine   effectua   une   recherche   sous-marine... en se basant sur une probabilité de 80 pour cent de retrouver la carcasse du navire. Pendant cette période, on trouva d'autres débris et on les identifia comme provenant du Marine Sulphur Queen. Le 14 mars 1963... on abandonna les recherches.»

Le rapport retient quatre hypothèses pouvant expliquer ce naufrage:

«A. Une explosion peut s'être produite dans les réservoirs de la cargaison;

»B. La poutre-navire peut avoir cédé; le vais­seau se serait alors rompu en deux;

»C. Le vaisseau peut avoir chaviré sous l'effet d'un roulis synchrone;

»D. Une explosion de vapeur peut s'être pro­duite à la suite d'une inondation des espaces vides.

» Mais, au terme de ces longues investigations, la commission reconnaît que «la perte du navire serait intervenue très rapidement sans laisser le temps d'envoyer de message...»

Le Marine Sulphur Queen a-t-il lui aussi été happé par des O.V.N.I.?

 

Encore une disparition inexplicable

La même année, le 18 août, les annales de l'aviation font état du premier cas de dis­parition d'avion à réaction dans le triangle des Bermudes.

Ce jour-là, deux quadrimoteurs KC 135 Stato-tankers décollent de la base de Homestead, en Floride, au sud de Miami, pour accomplir une mission de ravitaillement en carburant, en vol.

Après avoir donné leur position à 300 miles au sud-est des Bermudes, les deux avions ne répon­dent plus aux appels de la tour de contrôle. Les recherches s'organisent rapidement et l'on retrouve, peu après, des débris d'avions à environ 260 miles au sud-ouest des Bermudes. Les enquê­teurs concluent logiquement à une collision entre les deux appareils, comme l'explique, le 30 août, le Miami Herald :

«Des débris éparpillés, recueillis jeudi sur l'Atlantique par des chercheurs, donnent lieu de croire à une collision entre les deux KC 135 disparus. On n'a pas retrouvé de survivants, ce qui fait craindre de plus en plus pour le sort des équipages.

» Trois radeaux de sauvetage vides et un casque d'aviateur portant le nom d'un des 11 hommes d'équipage flottaient sur l'océan.

»Le cargo Azalea City a ramassé ces objets, à peu près à mi-chemin entre Nassau et les Bermudes.

» Entre le casque et les radeaux, on a découvert aussi une combinaison jaune en caoutchouc et des morceaux de panneaux d'avion. L'armée de l'Air déclare que 50 avions et 36 navires inten­sifieront les recherches pendant toute la nuit pour retrouver les survivants.

»Le casque portait le nom de «Gardner». Or, le capitaine Gerald Gardner est au nombre des disparus.

» Les autorités de l'armée de l'Air, au Penta­gone, pensent que les deux avions ont dû entrer en collision pendant qu'ils faisaient route vers Homestead, alors qu'ils participaient à une mis­sion de ravitaillement normale mais secrète au-dessus de l'océan.»

Quelques jours plus tard, l'enquête rebondit : on a découvert d'autres épaves à 160 miles de distance. Or, les deux avions volaient à proximité l'un de l'autre et il est impossible que les courants aient pu ainsi séparer les débris.

Mais ces débris appartiennent-ils bien aux deux appareils ? Selon les autorités, il n'en est rien :

«Les recherches entreprises pour tenter de retrouver les survivants possibles de deux avions ravitailleurs disparus se sont concentrées samedi sur une superficie de dix miles carrés, à environ 260 miles au sud-ouest des Bermudes.

«Vendredi, on avait repéré un autre endroit où gisaient des débris. C'était à 160 miles de là. Cependant, les chercheurs ont précisé samedi qu'il n'y avait rien là de l'un ou de l'autre avion: « Seulement des algues, des morceaux de bois à la dérive et une vieille bouée», a déclaré le major Fred Brent, du service aérien de sauvetage de la base d'Orlando.»

 

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«Les avions qui tombent dans le sud des Bahamas ne laissent jamais de traces»

Deux ans plus tard, le 5 juin 1965, un autre avion s'évanouit à son tour dans le triangle des Bermudes.

Ce jour-là, un C 119 en mission de routine décolle de la même base de Homestead, en Floride, pour se rendre à la Grande île Turque (Grand Turk Island). En cours de vol, il donne sa position à la tour de contrôle, et indique qu'il compte atterrir à l'heure prévue. Depuis plus rien !

Le MiamiHerald publie, à ce sujet le 8 juin 1965, un article révélateur :

«L'appareil de l'aviation militaire et ses dix hommes d'équipage dont on est sans nouvelles se trouvaient à seulement 45 minutes des Baha­mas quand ils ont disparu mystérieusement...

«L'appareil n'était qu'à environ 100 miles de l'aéroport de la Grande île Turque, des Bahamas, au moment du dernier contact qu'on a eu avec lui. Le gros bi-moteur volait alors à proximité de l'île Crooked. Il était 11 heures du soir.

» Un porte-parole de la Garde côtière de Miami prétend qu'il n'avait donné «aucun signe de difficulté». «On n'a eu aucune nouvelle de lui depuis lors», a-t-il ajouté.

«Peut-être a-t-il éprouvé quelque problème de manœuvre et s'est-il détourné de sa course ; peut-être aussi a-t-il passé sa cible...»

«Lundi, des recherches ont été effectuées sur une immense superficie, les 100 000 miles carrés qui forment ce que les vieux pilotes appellent le Triangle des Bermudes...

» C'est dans cette immense étendue d'eau que des centaines d'avions, de navires et de sous-marins sont allés par le fond pendant la Seconde Guerre mondiale... Depuis lors, un certain nombre d'avions ont mystérieusement disparu là-bas.

«Comme c'est étrange ! disait un aviateur chevronné de Homestead, qui avait aussi bien l'expérience du temps de guerre que celle du temps de paix, les avions qui tombent dans le sud des Bahamas ne laissent jamais de traces. »

C'est le cas pour le C119 ; pas une seule épave, pas un seul signe de vie, et aucune lumière la nuit, bien que sept avions aient sillonné la région dimanche soir.»

 

Une force inconnue enlève un bateau

L'année suivante, l'aventure vécue par Don Henry apporte, elle aussi, de l'eau au moulin des ufologues et des soucoupistes.

Le 3 avril 1966, le capitaine Don Henry, pro­priétaire d'une compagnie de sauvetage en mer à Miami, la Sea Phantom exploration company, quitte Porto Rico en remorquant un vieux bateau qu'on lui a confié et qu'il doit ramener à Fort Lauderdale.

Au moment où son remorqueur, le Goods News, pénètre dans la Langue de l'Océan, après avoir dépassé les îles Exumas, au sud-est de Nassau, capitale des Bahamas, des cris reten­tissent soudain sur le pont. Le capitaine se précipite :

- Qu'est-ce qui se passe, nom de Dieu? hurle-t-il.

Il remarque tout de suite que la rosé des vents de son compas tourne à une vitesse incroyable. Tous les autres appareils du navire semblent être pris de la même frénésie.

C'est alors que les marins assistent à un spectacle absolument inouï : le vieux bateau remorqué par le Good News semble s'éloigner, soumis à une force surnaturelle : Cette force, «le tirait, le volait, le dérobait», dira plus tard Don Henry.

Les efforts conjugués des marins du Good News ne parviendront pas à arracher sa proie à la force inconnue...

 

Les disparitions se succèdent et... se ressemblent

Dans les années suivantes, les disparitions se poursuivent à un rythme soutenu.

Le mois de janvier 1967 paraît, à cet égard, très fertile. Le 11 janvier, un avion-cargo Chase Yc 122, transportant quatre personnes de Palm Beach à la Grande Bahamas, s'évanouit au nord-ouest de Bimini, aux Bahamas.

Le  même jour,  notent les ufologues,  Philip Quigley disparaît à bord de son petit avion entre Cozumel et le Honduras ; mais nous leur ferons remarquer que la zone survolée, les côtes sud du golfe du Mexique, est fort éloignée du triangle des Bermudes. Le 14, un mono-moteur Beech-craft Bonanza décolle de Key Largo, au sud de la Floride. On ne le reverra jamais. Le 20, un bimoteur Piper Apache, parti de l'aéroport inter­national de San Juan de Porto Rico, met le cap sur l'île Saint-Thomas, dans les îles Vierges, à l'est de Porto Rico. L'avion n'atteindra jamais sa destination.

Le 25 décembre de cette funeste année, à environ un mile de la côte de Miami, un bateau Witchcraft stoppe au voisinage de la bouée n° 7 afin que ses passagers contemplent les lumières de la ville. Il ne donnera plus jamais signe de vie.

 

Même les sous-marins n'échappent pas à la malédiction du triangle

L'année 1968 est marquée par la disparition — très rare dans les annales maritimes mo­dernes — d'un sous-marin nucléaire américain, le Scorpion.

Le 28 mai, le Scorpion, ayant 99 hommes à son bord, ne se présente pas à son port d'attache, Norfolk, en Virginie. Il a adressé son dernier mes­sage le 21 mai alors qu'il se trouvait à 250 miles à l'ouest des Açores, donc sur la frange nord du triangle des Bermudes.

Le 5 juin, il est considéré officiellement comme perdu. Quelques mois plus tard, un bâtiment de la Marine américaine, le Mizar, repère son épave à 460 miles des Açores (donc plus près encore du triangle), à une profondeur de plus de 300 mètres. Même s'il ne s'agit pas d'une disparition traditionnelle, conforme à la légende des Bermudes et exactement dans leur triangle, il n'en demeure pas moins que la cause de la perte du Scorpion demeure inexplicable.

Les conclusions de l'enquête officielle, révélées partiellement par l'Arizona Republic le 1er février 1969, résument les différentes thèses en présence :

«... La Marine annonce qu'une cour d'enquête de sept membres s'est déclarée incapable d'expli­quer la perte du Scorpion, qui a sombré en mai dernier...

» Jusqu'à présent, la seule preuve de la tragédie consiste en des photographies sous-marines prises par le navire de recherche Mizar.

Dans la partie non secrète des conclusions dévoilées hier, la Marine élimine deux causes possibles : 1°que le submersible ait donné contre une montagne ou un rocher sous-marin: 2° qu'il soit arrivé quelque chose au système de réaction-propulsion nucléaire.

»La Marine affirme qu'il n'y a pas d'élévations sous-marines dans la région et conclut, après l'audition d'un expert, que l'hypothèse d'un accident nucléaire peut être «écartée».

» La cour est également d'avis que la « perte du Scorpion n'est pas imputable au fait que l'exécu­tion de son programme de sécurité sous-marine n'était pas achevée».

» Aucune preuve de sabotage ou de quelque autre crime n'a été présentée à la cour.

» Aucune preuve non plus n'a trait à une colli­sion possible avec un autre sous-marin ou avec un navire, car «aucun navire américain n'a fait rapport d'une telle collision, et il en va de même pour les navires des autres pays».

Partout dans le rapport, la Marine souligne que le Scorpion avait un équipage expérimenté et sûr de lui, et qu'un tel équipage aurait rapidement réagi dans une situation d'urgence.

«S'il y avait eu une voie d'eau, un équipage aussi expérimenté et aguerri que celui du Scor­pion aurait normalement remédié vivement au problème», dit le rapport.

«Les photographies n'indiquent pas que la perte du submersible résulte de l'explosion d'une de ses propres torpilles», lit-on encore, «mais la cour étudie cette possibilité.»

 

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Passage dans une autre dimension ?

Toujours en 1968, le Times de Londres organise une course en solitaire, sans escale, autour du monde.

Dix hommes partent d'Angleterre dans l'espoir de gagner les 13 500 livres de récompense et la gloire.

Le 31 octobre 1968, Donald Crowhurst, un des dix concurrents, part à bord de son trimaran de 41 pieds, le Teignmouth Electron. Le 23 juin 1969, il envoie un message à sa femme pour lui dire qu'il est encalminé à environ 700 miles au sud-ouest des Açores, à l'entrée nord-est du triangle.

Quinze jours plus tard, à la même position, le navire-poste royal Picardy croise le Teignmouth Electron mais Donald Crowhurst n'est plus à bord.

Pendant les douze jours qui suivent l'étrange découverte, on ne trouve pas moins de quatre autres yachts déserts dans ces mêmes parages de l'Atlantique.

 

Un an plus tard, un homme seul dans son avion, fait une fantastique expérience.

Au cours de l'automne 1969, Ted Jones, à bord de son avion-école T 6 amélioré, puissant mono-moteur biplace à aile basse de la Seconde Guerre mondiale, décolle de Bimini, dans les Bahamas, en direction de Miami : 45 miles à survoler.

Jones met le cap plein ouest. A proximité de la côte de Floride, il rencontre un banc de nuages très étendu. Lorsqu'il en émerge, le pilote cons­tate qu'il n'est pas au-dessus de la Floride comme il le croyait, mais qu'il est revenu à Bimini. Or, il n'a pas modifié son cap.

Jones et son T 6 seraient-ils passés dans une «autre dimension» comme l'affirment certains ufologues ?

 

Une litanie angoissante

Si l'année 1970 ne semble avoir été marquée que par une seule disparition dans les parages, celle du Milton latrides ayant appareillé de La Nouvelle-Orléans à destination de Capetown avec un chargement d'huile végétale et de soude caustique en avril), en revanche l'année suivante présente un palmarès impressionnant.

Le 26 juillet 1971, un avion faisant route de Curaçao vers La Barbade s'évanouit littéralement, dans le triangle des Bermudes.

Le 10 septembre, un chasseur à réaction F 4 Phantom II décolle de la base aérienne de Homestead. On n'aura plus jamais de ses nouvelles.

Le 11 octobre, le Caribe, navire de 338 pieds, disparaît dans la mer des Antilles. On ne retrou­vera ni épave ni survivants.

Neuf jours plus tard, le 21 octobre, un avion-cargo quadrimoteur Super Constellation chargé de quartiers de bœuf congelés, ayant trois hommes à bord, vole au-dessus du Discoverer, navire de recherches océanographiques. L'équipage du bateau voit soudain le Constellation s'abattre en vrille dans la mer.

Pendant la période de Noël, un cabin-cruiser de 53 pieds, l'lxtapa, rentre de Cozumel au Mexique à Marathon, dans les Keys, au sud de la Floride. Il n'y parviendra jamais.

 

Encore une masse étrange au-dessus de l'océan

L'année suivante, de nouveaux incidents, sem­blables à ceux de 1953 et 1966, déconcertent les enquêteurs officiels.

En effet, à la suite d'apparitions inhabituelles dans le ciel, les appareils électriques présentent des défaillances surprenantes.

Un soir de septembre 1972, entre Featherbed Banks et Matheson Hammock, dans Biscayne Bay, en Floride, le barreur du Nightmare, bateau à moteur diesel, remarque que le compas est affecté d'une déviation de 90° par rapport à l'alignement des phares de sa destination, Coconut Grove.

Les lumières de bord baissent d'intensité, puis s'éteignent : il est impossible au bateau de gagner sa destination.

Les passagers aperçoivent tout à coup une grande forme sombre entre le bâtiment et Matheson Hammock, à un mile ou deux à l'ouest. Ils distinguent une «lueur mouvante qui pénètre dans la zone d'ombre, y reste un moment sus­pendue et disparaît».

Après quoi la rosé des vents du compas revient à la normale, la génératrice recharge les batteries et le navire reprend sa route.

Le même scénario se reproduit, six semaines plus tard, cette fois à bord d'un avion.

Le 15 novembre, un bimoteur Beechcraft décolle de Georgetown, île Gréât Exuma, aux Bahamas, avec neuf personnes à bord.

Dix minutes environ après le décollage, alors que l'appareil survole la Langue de l'Océan, au nord-ouest des îles Exumas, tous les instruments alimentés par l'électricité — compas, radio, lumières et même les contrôles hydrauliques — cessent brusquement de fonctionner et toutes les batteries se vident totalement.

Le pilote met alors le cap sur l'île Andros où il atterrit. Le lendemain, l'appareil décolle à nou­veau et parvient à Fort Lauderdale sans incident.

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Epave du sapona mini

Le Triangle des Bermudes Part 2 : de 1900 à 1950

Le Triangle des Bermudes Part 2 : de 1900 à 1950 - 2012 - up 09-2015

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Epave du Sapona, échoué dans les années 30, suite à une tempête sur l'îlot Cat Key, au large de Bimini, Bahamas. Encore visible de nos jours.

Suite de la Partie 1

On aurait pu penser qu’avec les progrès techniques, l’endroit allait rejoindre la moyenne mondiale en terme de naufrages ou disparitions, mais il n’en a rien été, au contraire : aussi bien les navires à vapeur que les avions et les sous-marins, malgré leurs moteurs plus puissants et leurs équipements de plus en plus sophistiqués continuent a essuyer de lourdes pertes comme en témoignent les nombreux drames qui se multiplient.

 

L'un des premiers navires qui fit parler de lui au début du 20ième siècle fut le Freya, qui fit notamment l'objet d'un article dans la célèbre revue Nature publié le 25 avril 1907. Ce navire n'est pas en principe rattaché au Triangle des Bermudes puisqu'il a été en fait retrouvé, plus de vingt jours après sa disparition, de l'autre côté, dans le Pacifique, assez loin de la région en question... néanmoins il demeure plusieurs zones d'ombre sur sa trajectoire pour rejoindre le Pacifique, et un évènement survenu à cette même période pourrait laisser penser que le bateau ait été victime d'un séisme suivi d'un petit tsunami l'ayant entraîné au large...

 

Ce que l'on sait : le 3 octobre 1902, un trois-mâts allemand, le Freya, appareille à Manzanilla, petit port situé sur la côte méridionale de Cuba pour se diriger à Punta Arenas au Chili. Dans la mesure où le Canal de Panama n'est pas encore fini à l'époque, il est donc sensé faire le tour de l'Amérique du Sud pour remonter dans le Pacifique sur le Chili. Le problème est qu'il n'est jamais arrivé à destination et sera retrouvé 20 jours après la signalisation de sa disparition (dates inconnues), mais probablement dans le Pacifique si on suit l'article de Nature de 1907 :

" ...Un autre grand tremblement de terre s'est ajouté à ceux qui trahissent depuis peu un accroissement de l'acti­vité sismique et volcanique le long des côtes américaines du Pacifique. Les tremblements du fond marin sont fréquents dans cette région. Les navires en ressentent les contrecoups, même quand ces secousses passent inaperçues sur la côte. Une fois au moins un navire semble avoir fait naufrage à cause d'un phénomène de ce genre. Le cas est remarquable. Le 23 octobre 1902, un petit trois-mâts allemand, le Freya, fut retrouvé, vingt jours après son appareillage, partiellement démâté. Entre-temps, on n'avait eu de nouvelles ni du capitaine, ni de l'équipage. Rien ne pouvait expliquer l'état du navire, mais un petit calendrier, dans la cabine du capitaine, indiquait que la catastrophe avait dû se produire le 4 octobre, peu après que le navire eut gagné le large, comme l'ancre trouvée encore ballante à la proue sem­blerait le démontrer. Les bulletins météorolo­giques montrent que du 3 au 5 octobre, les vents étaient légers. Par ailleurs, de forts tremblements de terre secouèrent la région les 4 et 5 octobre. L'un d'eux causa probablement des avaries au Freya, que l'équipage a dû alors abandonner. " (Nature 25-04-1907).

Vous remarquerez de grosses incohérences sur ce cas : comment, s'il est bien parti de Cuba le 03-10-1902, le Freya aurait-il pu se retrouver dans le Pacifique, victime de séismes survenus les 4 et 5 dans le Pacifique, et retrouvé 20 jours après seulement dans le Pacifique ? Je rappelle : pas de Canal de Panama à l'époque... donc soit le Freya n'est pas parti de Cuba, soit il n'a pas été retrouvé dans le Pacifique mais bien dans l'Atlantique (pas de preuves concrètes là-dessus non plus !)...

 

Vague géante

Un phénomène marque les esprits le 29 août 1916, dans la bordure sud du Triangle, entre Cuba et Porto Rico. Deux navires de combat américain, le cuirassé Memphis et la canonnière Castine mouillent dans le port d'Hispaniola (ancien nom de l'île de Saint-Domingue-partagée entre Haiti et la République Dominicaine). Ce jour-là était ordinaire, avec un beau temps, un beau ciel bleu sans nuages, pas de vent et une mer d'huile. Mais en début d'après-midi, le Capitaine Kenneth Bennet de la Castine et le Capitaine Edward K. Beach, commandant du Memphis s'aperçoivent que leurs bateaux gitent et tanguent anormalement et que cela augmente de minute en minute. Par prudence, ils donnent l'ordre de mettre les chaudières sous pression et de prendre le large, mais les mouvements désordonnés des navires retardent les manoeuvres : les hommes d'équipage, ballotés d'une paroi à l'autre, ont du mal a effectuer convenablement leur tâche.

D'après les observations météorologiques de la journée, la mer est toujours calme... mais tout à coup, sans que rien ne laisse présager un phénomène si violent, des vagues gigantesques, comme "des murailles liquides", s'approchent à toute vitesse de la rade et déferlent sur les navires.

La Castine réussit à lever l'ancre à temps et à gagner la haute mer, mais la canonnière y rencontre autant de problèmes qu'à proximité du rivage. Là, les vagues ne déferlent plus mais, hautes et raides, elles sub­mergent tout : des marins passent par-dessus bord et la Castine subit des dommages matériels énormes.

Pendant ce temps, un drame se joue à bord du Memphis. Le cuirassé, ses chaudières détériorées en panne, ne peut quitter la rade. Les mécaniciens sont ébouillantés par les jets de vapeurs qui s'échappent des tuyaux brisés dans la salle des machines, ou précipités dans les chaudières et brûlés vifs. Des objets tombent de partout et il est impossible d'organiser une mise à la mer de chaloupes. Soudain, l'ancre est arrachée et le bateau est précipité sur les récifs pendant qu'à terre, des secours s'organisent pour tenter de sauver l'équipage. Un peu avant 17 heures, le gros cuirassé s'échoue sur le fond de corail, à trente mètres des rochers, les sauveteurs se précipitent et réussissent à évacuer l'équipage, morts, blessés et survivants juste à temps avant qu'une dernière vague monstrueuse fracasse le Memphis sur les rochers. Ce dernier n'est plus qu'une épave à la dérive.

Les océanologues s'interrogent encore sur l'ori­gine et la nature de ces vagues géantes qui cau­sèrent la perte d'un des plus grands navires de guerre de l'époque, orgueil de la flotte améri­caine. Probablement des grandes lames de fond consécutives à un séisme sous-marin, non détecté à l'époque. Mais, après ce dramatique nau­frage, le vaisseau devient le théâtre d'événements étranges.

Lorsque la mer se calme, quelques mem­bres de l'équipage se rendent à bord pour récupérer des vivres et du matériel, du moins ce qu'il en reste.

Dans un entrepont inférieur, s'élèvent soudain des gémissements difficiles à localiser et qui semblent provenir de multiples côtés à la fois. Les matelots se regardent, apeurés, mais concluent vite, avec soulagement, que ce ne sont que les craquements du navire ballotté par les flots.

Ils continuent leurs investigations et pénètrent alors dans un autre compartiment où une ombre insolite les attend. Ils avancent, la lampe braquée en avant, et se trouvent face à un spectre au visage morne et gris qui les regarde un instant avant de faire demi-tour.

Terrorisés, les hommes du Memphis s'enfuient à toutes jambes. Lorsqu'ils racontent leur étrange aventure, leurs camarades, incrédules, se mo­quent d'eux. Pourtant, deux autres spectres seront «rencontrés» par d'autres matelots. L'un de ceux-ci précisera même que « les fantômes res­semblaient à Teschak et Dugan, morts pendant la catastrophe».

 

Worley, le capitaine fou du «Cyclops»

Peu de temps avant la fin de la Première Guerre mondiale, la marine américaine perd un autre grand navire, le ravitailleur Cyclops.

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En janvier 1918, le Cyclops quitte Norfolk avec une cargaison de charbon, du courrier et du ravi­taillement pour la flotte de guerre américaine mouillée au large de la côte orientale de l'Amé­rique du Sud. Le navire est commandé par le capitaine de frégate George W. Worley.

D'après différents témoignages de marins, le capitaine Worley ne paraît pas jouir d'un excellent équilibre : il arpente le pont de son navire «le cigare au coin de la bouche, couvert de ses seuls sous-vêtements, et coiffé de son chapeau melon ».

Pendant la traversée, raconte Conrad Nervig, un enseigne de vaisseau qui a quitté le Cyclops peu de temps avant le naufrage, « il arriva des quantités de choses insolites sur la route de l'Amérique du Sud: d'abord, en quittant les chantiers navals de Norfolk, le Cyclops faillit entrer en collision avec le Survey qui partait à la chasse aux sous-marins en Méditerranée; la sou­pape de sécurité d'une chaudière sauta...; puis le navire dépassa le port de Rio (...) Puis il y eut le pauvre matelot noyé après avoir été assommé par une des hélices (...) »

Le 28 janvier, le Cyclops atteint Rio où Worley, selon les ordres reçus, fait monter à bord cinq condamnés à mort qu'il doit rapatrier. Puis il fait décharger le ravitaillement apporté à la flotte américaine.

Une semaine plus tard, le 3 février, le capitaine Worley fait charger une nouvelle cargaison (onze mille tonnes de manganèse) et remonte jusqu'à Bahia qu'il atteint le 21 février.

Le lendemain, le Cyclops prend le chemin du retour, à destination de Norfolk.

 

Mystérieuse escale à l'île de la Barbade

Malgré l'ordre de rallier Norfolk directement, le Cyclops, pour des raisons inconnues, fait escale à la Barbade, l'île la plus orientale des Antilles. Le 3 mars, il parvient à Bridgetown, située à l'ex­trémité occidentale de l'île, mais le petit port ne peut recevoir un navire de ce tonnage et Worley fait jeter l'ancre à un mille au large.

Le consul des Etats-Unis à la Barbade, Brockholst Livingston, se rend à bord du ravitailleur où le capitaine lui demande de l'argent, du charbon et du ravitaillement pour pouvoir gagner ... les Bermudes.

Le lendemain, le Cyclops met cap au sud et pénètre dans le triangle des Bermudes. Le 5 mars, le paquebot britannique Vestris, de la Lampert and Holt Unes, entre en contact radio avec le Cyclops qui semble poursuivre sa route dans d'excellentes conditions.

C'est la dernière fois que l'on entend parler du Cyclops qui disparaîtra avec 309 personnes à son bord.

 

La marine est fort inquiète

Le retard du plus grand ravitailleur de l'U.S. Navy n'est signalé officiellement que six semai­nes plus tard par le ministère de la Marine qui déclare:

« On ne trouve aucune raison satisfaisante pour expliquer le retard du Cyclops, puisque le navire n'a pas communiqué par radio et n'a laissé aucune trace depuis qu'il a quitté le port des Indes occidentales. Le temps, dans la région, n'a pas été mauvais et n'aurait guère pu créer de difficultés au Cyclops. Un sous-marin ou quelque autre assaillant pourrait l'avoir coulé, mais aucun rapport n'indique une présence ennemie dans la région...

» On a appris qu'un des deux moteurs du Cyclops avait eu une avarie et que le vaisseau naviguait à vitesse réduite à l'aide du second, adapté à cette fin. Mais même si ses moteurs avaient été complètement hors d'usage, on pouvait tout de même utiliser la radio.

» Les recherches se poursuivent mais la Marine 

se déclare fort inquiète pour la sécurité de ce navire.»

Selon les ordres du ministère, des instructions sont données à tous les bâtiments de ratisser le secteur fatidique, comme l'atteste cet article du Virginian Pilot en date du 16 avril 1918:

«Washington, 15 avril... Les autorités se refusent à croire que le grand ravitailleur de 19.000 tonnes et les 309 personnes à son bord pourraient avoir disparu sans laisser un seul vestige. Elles ont par conséquent donné l'ordre à tous les navires partis à sa recherche de passer au peigne fin la route du Cyclops et de visiter chacune des nombreuses îles qui parsèment cette région de l'océan.

» Les autorités de la Marine avouent franche­ment qu'aucune des hypothèses avancées jus­qu'ici pour expliquer la disparition du Cyclops... ne résiste à l'analyse. Une explosion qui se serait produite à l'intérieur du navire aurait pu détruire en un instant ses sources de pouvoir moteur et de T.S.F., mais il y aurait eu des épaves flottant encore pour marquer le lieu du naufrage.

» Un ouragan soudain, chose peu rare dans ces parages, aurait désemparé et englouti le navire, mais là encore, fait-on remarquer, la catastrophe aurait laissé quelques vestiges.»

 

Le capitaine Worley a-t-il trahi les U.S.A.?

Après bien des efforts, les recherches sont abandonnées dans le courant du mois de mai.

Le service de renseignement de la Marine retient plusieurs hypothèses. En premier lieu, l'équipage mutiné se serait rendu maître du navire qu'il aurait emmené loin des routes com­merciales. Oh envisage ensuite la possibilité de trahisons, d'une part du capitaine Worley, d'ori­gine allemande, qui aurait livré son bâtiment à l'ennemi, d'autre part d'un passager, le consul général des U.S.A. à Rio de Janeiro, connu pour ses sympathies envers l'Allemagne. Le Cyclops aurait peut-être été torpillé et sa cargaison, très inflammable, aurait explosé. Enfin, dernière hypothèse, le Cyclops aurait sombré à la suite de tensions provoquées par le tangage.

L'étonnant télégramme, adressé par le consul américain à la Barbade, Livingston, au départe­ment d'Etat américain, n'apporte pas d'éclair­cissement au mystère de la disparition du ravitail­leur.

En voici le texte :

«Secrétaire d'Etat

Washington 17 avril, 14 heures.

«Référence message confidentiel du départe­ment daté du 15, commandant Cyclops déclarait avoir besoin 600 tonnes charbon pour atteindre Bermudes. Moteurs très mauvais état. Fonds insuffisants et demanda paiement par moi, pro­cédure inhabituelle. Ai appris qu'il a chargé ici une tonne de viande fraîche, une tonne de farine, plusieurs tonnes de légumes, le tout payé 775 dol­lars. Ai appris de différentes sources ce qui suit. Il avait assez de charbon, de qualité paraît-il infé­rieure; il en a pris probablement plus de 1500 ton­nes. Le commandant est appelé par beaucoup le «damné Hollandais», apparemment mal vu par les autres officiers. Rumeurs de troubles pendant le voyage jusqu'ici ; des hommes arrêtés, un autre exécuté; également complot de prisonniers. Consul général des Etats-Unis Gottschalk parmi les passagers. 231 hommes d'équipage plus offi­ciers et passagers. Ci-joint noms des membres de l'équipage, liste passagers et officiers incomplète. 

Nombreux noms germaniques. Nombreux mes­sages télégraphiques ou sans fil adressés au commandant ou au navire, arrivés ici au port. Tous les télégrammes pour la Barbade transmis au bureau principal Saint Thomas. Suggère les examiner de près. Sans avoir aucune preuve for­melle, crains pire que naufrage, bien que peut-être influencé par antipathie instinctive pour le commandant.

Livingston, consul.»

La réception de ce message ne fait que rendre l'affaire plus obscure pour le ministère de la Marine. Cette disparition du Cyclops ne sera jamais éclaircie et reste l'une des énigmes les plus déconcertantes des annales maritimes.

 

Le cimetière des marins

Trois ans environ après, le triangle des Bermudes défraie à nouveau la chronique avec l'affaire du Carroll A. Deering.

Le 31 janvier 1921, par un matin froid et gris, cette goélette à cinq mâts est retrouvée échouée sur les Diamond Shoals, à 90 miles du cap Fear, au large de la Caroline du Nord, face aux Bermudes. A part deux chats épargnés par l'océan en furie qui avait balayé le pont, le navire était complète­ment désert.

La presse ne tarde pas à s'emparer de l'affaire. Le 5 février, un correspondant dépêché sur les lieux par son journal, le Virginian Pilot, livre aux lecteurs les premiers éléments de son enquête.

« On a appris de façon sûre que la goélette aban­donnée toutes voiles dehors... est le Carroll A. Deering... On a pu monter à bord... et, après une inspection rapide, on s'est rendu compte que le navire était irrécupérable. L'action incessante des vagues avait déchiré ses coutures et la désinté­gration par l'eau avait affaibli sa cale au point qu'on ne saurait songer à la réparer...

» A son départ pour l'Amérique du Sud, en sep­tembre dernier, il était sous les ordres du capitaine Merritt, l'un de ses propriétaires, l'autre étant G.G. Deering, qui avait baptisé le navire du nom de son fils. Après quelques jours, Merritt tomba malade et dut revenir...

» Le capitaine Wormwell, un vieux loup de mer de 66 ans, qui avait pris sa retraite trois ans auparavant, le remplaça. Il fit l'aller avec succès et, au retour, il se rendit jusqu'aux Diamond Shoals, autant que l'on puisse voir, où il fit naufrage. Comment le navire a-t-il pu être abandonné, toutes voiles hissées et sans être apparemment endommagé, c'est encore un mystère. On n'a pas de nouvelles du capitaine Wormwell ni d'aucun autre membre de l'équipage.

» Certains ont cru à une mutinerie, mais cette conjecture ne tient pour ainsi dire pas. Les hauts-fonds de cet endroit sont connus depuis long­temps comme «le cimetière des marins». Quel­ques-uns pensent qu'un terrible vent s'est levé quand le Deering passait au large et que l'équi­page, connaissant par tradition sa dangereuse situation, aurait été pris de panique et aurait tenté de gagner le rivage dans les canots. De deux choses l'une, en ce cas : la tempête qui, on le sait, avait cours, aurait fait chavirer les canots ou bien un autre navire aurait pris les naufragés à bord.»

 

Un mystérieux message dans une bouteille

Durant tout le mois de février 1921, les autorités maritimes américaines mènent une enquête serrée pour découvrir les raisons de ce drame. Des recherches sont entreprises au large de la Caroline du Nord pour retrouver les marins disparus. Mais là, nulle trace: le triangle maudit semble avoir englouti tout l'équipage.

Les choses en restent là, quand brusquement l'affaire rebondit en juin 1921, quelques mois après la tragique découverte du Carroll A. Deering.

Dans un article retentissant publié en première page du New York Times, le 21 juin 1921, le grand quotidien américain évoque le drame du Deering et se demande s'il ne doit pas être relié à certaines autres disparitions. Sans formuler une accusation précise et directe contre l'Union soviétique, le New York Times laisse cependant entendre que les pirates sont peut-être des «sympathisants soviétiques».

Voici le texte de cet important article:

«L'équipage du navire américain a disparu et des preuves apparemment concluantes démon­trent que ces hommes ont été faits prisonniers par un autre vaisseau, puis amenés on ne sait où, si toutefois on ne les a pas assassinés.

»Un deuxième navire américain est depuis longtemps en retard et l'on est sans nouvelles de deux autres bateaux américains dans des circons­tances qui donnent à penser que leur disparition est liée de quelque façon à la capture de l'équi­page du premier navire mentionné ci-haut.

»Le gouvernement des Etats-Unis a entrepris d'éclaircir ces mystères qui, de l'avis des auto­rités, indiquent une recrudescence de la pira­terie d'antan au large de la côte de l'Atlantique ou bien donnent lieu de croire que ces navires auraient été capturés pour le bénéfice de la Russie soviétique.

»Les autorités accordent qu'il n'est pas facile, de nos jours, de croire à des actes de piraterie perpétrés dans les eaux territoriales des Etats-Unis ou à proximité, mais les indices sont tels qu'on ne peut faire autrement que de soupçonner pareille chose.

»Le département d'Etat... le département du Trésor, par le truchement de la Garde côtière... la Marine... le département du Commerce... (et) le département de la Justice... travaillent sur ces affaires en se basant sur l'hypothèse d'une rela­tion entre ces mystérieux incidents.

»ll y a plusieurs mois, la goélette à cinq mâts Carroll A. Deering de Portland, Maine, a été trou­vée abandonnée aux Diamond Shoals, Caroline du Nord, toutes voiles hissées et déserte... Tout indiquait qu'on l'avait abandonnée en hâte et sans motif imaginable, car le navire était en bon état et avait des réserves de nourriture. Un repas allait même être servi. Cependant, ses canots avaient disparu.»

Et voici que, un peu plus tard, une bouteille roula jusqu'à la rive. Elle contenait un message... qui se lisait comme suit:

«Un navire-citerne ou un sous-marin fonction­nant au mazout nous a abordés et a mis notre équipage aux fers. Avertissez le siège social de la compagnie tout de suite».

«Le Deering avait un équipage de douze hommes, y compris le capitaine. On n'en a pas retrouvé trace... On a comparé l'écriture du mes­sage avec celle de l'officier de bord et les experts en calligraphie s'accordent à dire que la note est bien de lui.

»Le steamer d'acier Hewitt, de Portland, Maine,... manque également à l'appel. Il était peut-être au large des Diamond Shoals vers le temps où le Deering s'est échoué, et les auto­rités sont d'avis qu'il navigue encore et qu'il est intact.

»Un  porte-parole du département du Commerce a déclaré aujourd'hui que deux autres steamers américains ont disparu dans des cir­constances qui, selon les autorités... indiquent qu'ils n'ont pas sombré. Les milieux officiels, on l'admet ouvertement, soupçonnent que ces na­vires ont été victimes soit de pirates, soit de sym­pathisants soviétiques. On n'a pu s'assurer des noms de ces navires et les autorités sont restées très vagues sur les détails de ces disparitions.»

 

Pirates soviétiques ou mauvais temps?

Deux jours après la publication de cet article, les services de la police new-yorkaise semblent confirmer la thèse d'une action soviétique et révè­lent qu'effectivement des ouvriers russes des Etats-Unis et du Canada ont, un an auparavant, résolu que certains de leurs membres s'embau­cheraient à bord de steamers, se mutineraient, puis dirigeraient ces bâtiments vers des ports soviétiques.

Mais cette hypothèse, qui concorde avec certai­nes pratiques soviétiques, à l'époque et plus tard, ne tarde pas à faire long feu. Il semble bien que seul le mauvais temps ait provoqué cet effroyable drame ; c'est du moins ce qu'affirment les respon­sables du bureau météorologique américain.

«Les autorités du bureau météorologique ont exprimé ce soir l'hypothèse qu'une partie des quelque douze navires réputés disparus mysté­rieusement dans l'Atlantique Nord auraient trou­vé leur perte au cours des tempêtes particulièrement violentes qui se sont abattues sur la région dans les premières semaines de février 1921.

» Des relevés montrent qu'une tempête, durant laquelle les vents ont atteint une vitesse de 90 miles à l'heure, a balayé des routes de l'Atlantique Nord vers le 6 février sur une distance 1000 miles. Cette tempête a duré trois jours. De nou­veau, le 15, une tempête s'est élevée au milieu de l'océan et a fait rage pendant 72 heures.

» La disparition de l'équipage entier de la goé­lette Carroll A. Deering..., s'explique peut-être par le fait que, ayant tenté de s'échapper dans les canots, il aurait ainsi couru à sa perte...

»Un certain nombre de navires... ont subi les tempêtes de février et ont pu gagner les ports, mais non sans avaries.»

 

«Danger comme un poignard»

Quatre ans après l'affaire du Deering, une nouvelle tragédie «bermudienne» frappe cette fois un navire japonais, le Raifuku Maru.

Selon Charles Hocking, auteur du Dictionary of disasters at Sea (1) (Le Dictionnaire des drames de la mer), le «vaisseau japonais Raifuku Maru quitta Boston le 18 avril 1925, à destination de Ham­bourg, avec une cargaison de blé. Peu après, il dut faire face à une très grosse mer et, le lendemain matin, il était en détresse. Il lança un S.O.S. qui fut capté par le Homeric, paquebot de 34 356 tonnes, sous les ordres du capitaine Roberts, à 70 miles de là. Ensuite, il y eut un autre message, qui disait que tous les canots de sauvetage étaient en mor­ceaux. Enfin, un dernier message disait: «Som­mes maintenant en grand danger. Venez vite.»

«Le Homeric capta ce message juste avant d'apercevoir l'épave. Le paquebot fonçait vers l'endroit indiqué à travers une mer houleuse, à une vitesse de 20 nœuds. L'endroit est à 41° 43' de latitude nord et 61° 39' de longitude ouest, soit à 400 miles à l'est de Boston et 700 miles directe­ment au nord des Bermudes [sur la frange nord du triangle]. Il trouva le cargo incliné à 30 degrés et passablement désemparé. Il approcha aussi près que possible de celui-ci dans l'espoir de recueillir les survivants, mais les 48 membres de l'équipage s'étaient tous noyés, car la mer était démontée.»

Les enquêteurs chargés de l'affaire n'ont pas manqué d'être extrêmement intrigués par le texte du premier message adressé par le navire japo­nais: «Danger comme un poignard (...) Nous ne pouvons échapper

Bien des années après la catastrophe, les auteurs qui se sont penchés sur le naufrage du Raifuku Maru ont envisagé deux hypothèses: les uns affirment que le vaisseau a été enlevé par des O.V.N.I., tandis que d'autres pensent simplement qu'un cyclone l'aurait envoyé par le fond.

La première hypothèse paraît, il faut le recon­naître, quelque peu invraisemblable.

Les engins extra-terrestres sont généralement décrits, on l'a vu, sous forme de soucoupes, de dômes, de cigares mais jamais de poignard ! Ce­pendant, les partisans de cette théorie soutien­nent que les messages du Raifuku Maru laissent entendre que l'équipage a été frappé de stupeur: « Danger comme un poignard... Nous ne pouvons échapper... Venez vite!» Cela ne rappelle-t-il pas, disent les défenseurs de cette hypothèse, l'im­pression de paralysie, d'hébétude, de terreur res­sentie par les nombreux témoins qui ont vu des O.V.N.I.?

 

L'appel au secours d'un homme effrayé

La deuxième hypothèse, bien que plus vrai­semblable, se heurte, elle aussi, à quelques difficultés.

Si les météorologistes ne s'accordent pas sur la capacité de destruction d'un cyclone, tous admet­tent cependant qu'une tornade en mer peut oc­casionner bien des dégâts et entraîner parfois de véritables catastrophes. Mais qu'est devenue l'épave du cargo japonais? A-t-elle été complète­ment pulvérisée?

Et comment expliquer le message du Raifuku Marul ? Certains suggèrent que l'équipage japo­nais, n'ayant jamais essuyé de tornade, a été frappé par sa ressemblance avec un coup de poignard. C'est peu plausible car tout marin est capable de décrire en termes simples et précis un cyclone, une tornade, une tempête, un raz de marée, ou n'importe quel phénomène physique naturel. (YH : les japonais connaissent très bien le même phénomène appelé typhon chez eux...)

On peut donc supposer que le radio s'est trouvé face à quelque chose d'anormal, qu'aucun terme technique ne pouvait décrire. Mais qu'a-t-il ren­contré? Qu'a-t-il vu? Qu'a-t-il ressenti? Son mes­sage est l'appel au secours d'un homme effrayé, mais par quoi? L'énigme reste entière...

YH : Pour régler les problèmes d'assurances, les enquêteurs ont conclu, sans autre preuve que leurs déductions, que le message était à l'origine " Now very danger. Come Quick ! (Danger imminent. Venez vite !) " mais que des interférences éléctriques auraient fait croire à " « Danger poignard. Venez vite ! »...

 

(1) Ce dictionnaire a été établi à partir des archives de la Lloyd's, la célèbre compagnie d'assurances londonienne qui en dirigea la publication.

 

La liste des cargos, des bateaux de pêche ou de plaisance, des steamers disparus dans le triangle des Bermudes ne fait que s'allonger avec le temps qui passe.

Souvent ces bateaux s'évanouissent en mer, sans le moindre indice, la moindre épave, comme  l'Esperanza de Larrinaga, un bâtiment britanni­que; le Monte San Michèle, un navire italien; le Cabello, un bateau brésilien; l'Ottawa, un tanker anglais; le Streisund, le Florino et le Svartskog, tous trois battant pavillon norvégien.

 

Citons encore le Copotaxi, parti de Charleston pour La Havane le 29 novembre 1925 avec une cargaison de charbon. Il ne parviendra jamais à destination et toutes les recherches entreprises pour le retrouver demeureront vaines.

L'année suivante, le 13 mars 1926, le cargo Suduffco quitte Port Newark, dans le New-Jersey, à destination de Los Angeles. Il passera donc dans le triangle des Bermudes. A son bord, un équi­page de 29 hommes et une cargaison diversifiée de 4000 tonnes dont un gros chargement de tuyaux d'acier. Le cargo sera attendu en vain à Los Angeles et personne n'entendra plus jamais parler de lui. Le 08 avril 1926, un dirigeant de la société Transmarine corporation, propriétaire du bâtiment, affirme que le Suduffco a été «comme avalé par un gigantesque monstre marin». Et il ajoute : «Tout ce qu'on sait, c'est qu'il a disparu au sud du New Jersey, dans le triangle des Ber­mudes».

 

Drame à Islamorada

La terrible malédiction qui semble régner dans ce triangle ne s'exerce pas seulement sur les ba­teaux : les îles qui s'y trouvent ne sont pas épargnées.

Le 5 septembre 1935, la petite île de Islamorada, qui fait partie de l'archipel des Keys prolongeant au sud la Floride, est le théâtre d'un drame affreux.

Pour les habitants de l'île, rassemblés dans les cafés autour de la gare, c'est un jour de fête.

Karl Sudor, un des rares pêcheurs à être en mer ce jour-là, remarque vers midi que le vent se lève. Il regagne la terre à grand-peine, car les rafales augmentent de minute en minute, annonçant un terrible ouragan.

Aussitôt, à Miami, les services des chemins de fer organisent l'évacuation des insulaires mena­cés. Un train de secours, appelé « le chemin de fer de la mer», est envoyé à travers les vingt-neuf îles reliées entre elles par des ponts ou des viaducs en pierre.

A Islamorada, la tempête est à son paroxysme et les mille habitants de l'île, massés sur les quais de la gare, se cramponnent aux rails ou s'accrochent aux poteaux télégraphiques, pour ne pas être emportés. Des dizaines de mal­heureux sont décapités à l'arrivée du train; affolés, les survivants se ruent dans les wa­gons; à ce moment une vague monstrueuse, venue de la mer déchaînée, balaie tout sur son passage.

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Navire 1

Le Triangle des Bermudes part 1 : des origines au 19ème siècle

Le Triangle des Bermudes part 1 : des origines au 19ème siècle

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Il s'agit d'une zone maritime dont les pointes seraient au sud à Porto Rico, à l'Ouest aux Bahamas et Floride et au nord sur les Bermudes, et incluant une partie de la mer des Sargasses.

C'est précisément à cet endroit qu'est recensé le plus fort pourcentage de pertes inexpliquées de navires et d'avions, aussi bien par les compagnies d'assurance que par les autorités. Il semble aussi que des manifestations paranormales soient également liées depuis des siècles à l'endroit...

Des apparitions surnaturelles, des légendes tenaces font que beaucoup croient aux pouvoirs maléfiques du triangle, comme auparavant puisque la mer des Sargasses était surnommée "la mer des bateaux perdus", le "cimetière des bateaux perdus" ou encore "la mer de la peur"... de nombreuses légendes de marins parlent d'une vaste nécropole maritime où s'entremêlent les carcasses de cargos à vapeur, de yachts, de voiliers, baleiniers, paquebots, navires pirates et galions espagnols remplis d'or. Selon certains, on y trouverait même des carcasses de drakkars Vikings, des galères arabes, des trirèmes romaines, des bateaux phéniciens et peut-être même les grands navires de l'Atlantide !

 

Mais tout d'abord, cette nouvelle toute fraiche du 28 mars 2012Wikistrike annonçait Deux pyramides de verre géantes immergées découvertes dans le Triangle des Bermudes 
Ces structures étranges pyramides sous-marines à une profondeur de deux mille mètres ont été identifiées à l'aide d'un sonar selon l'océanographe Dr. Meyer Verlag. Des études d'autres structures comme Yonaguni trouvées dans les temps modernes au Japon ont permis aux scientifiques de déterminer que les deux pyramides géantes, ressemblant à du verre épais, seraient plus grandes que la pyramide de Kheops en Egypte. 

Récemment, des scientifiques américains et français ainsi que d'autres pays menant des études dans les zones du fond marin du Triangle des Bermudes, prétendent avoir trouvé une pyramide debout sur le fond marin jusque là inconnue. La longueur de la base de cette pyramide atteindrait 300 mètres et 200 mètres de hauteur, la distance de la pointe de la pyramide se trouve à environ 100 mètres en-dessous du niveau des mers. Les résultats préliminaires montrent que cette structure serait faite de verre ou un verre de type cristal car il est entièrement lisse et partiellement translucide. 

 

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Le sommet de la pyramide présenterait deux trous de grande envergure, de l'eau de mer s'y déplace  à grande vitesse à travers le deuxième trou. Les vagues s'y engouffrant roulent en formant un vortex géant entraînant un afflux massif des vagues et de brume à la surface de la merCette découverte interroge les scientifiques si elle peut avoir un effet sur les bateaux de passage et d'avions disparus dans cette zone.

Dans sa conférence de presse dans les Bahamas, le scientifique a donné un rapport avec les coordonnées exactes des pyramides, ainsi que des cartes et… une photo ! (ci-dessus). De plus, l'océanographe a déclaré que la technologie est inconnue de la science moderne...

Traduit de BeforeItsNews   Tout le monde est évidemment dans l'attente des analyses des documents remis...

 

18-05-1991-pyramids.jpgjournal du 18-05-1991 mentionnant la même chose... 

MAJ = c'est très certainement un fake dans la mesure où cette annonce d'un Verlag Meyer inconnu date du 18-05-1991 ! voir ce lien :

http://weeklyworldnews.com/archive/ chercher le journal du 18-05-1991...  

 

carte-triangle.jpg Les différentes versions du Triangle suivant les auteurs...

 

Christophe Colomb, le 1er au triangle

Le premier navigateur connu à s'être engagé dans ces parages dangereux, Christophe Colomb va donner naissance, bien involontairement, au mythe du triangle des Bermudes et de la mer des Sargasses.

S'embarquant à la fin du XVesiècle pour découvrir les terres de l'ouest, l'aventurier ne sait que bien peu de choses de cette partie du globe. Il ne sait probablement pas que la mer des Sargasses, qui appartient à l'Atlantique Nord, s'étend du tren­tième au soixante-dixième degré de longitude ouest et du vingtième au trente-cinquième degré de latitude nord, ce qui représente presque la superficie des U.S.A.

La mer des Sargasses doit son nom aux algues qui la recouvrent sur une bonne épaisseur1, ce qui contribue à faire régner une atmosphère de mystère en ces lieux, encore accentuée par l'absence de vent et de nuages.

Au XVe siècle, pour les navires à voile, le manque de vent signifie l'immobilité. Les navires sont bloqués des mois durant, prisonniers de la mer des Sar­gasses : les vivres et l'eau douce finissent par manquer, les marins meurent de faim et de soif, et le bateau pourrit sur place dans son cercueil d'algues. Selon d'autres rumeurs, les tarets2 dévorent la coque et l'équipage périt noyé quand le navire coule.

 

Christophe Colomb a-t-il vu un OVNI ?

Tout commence dans la soirée du 13 septem­bre 1492 quand Christophe Colomb remarque que l'aiguille de son compas dévie de six degrés au nord-ouest par rapport à l'étoile polaire. Surpris par ce phénomène étrange, il surveille l'aiguille pendant plusieurs jours.

Après mûre réflexion, il conclut que l'aiguille du compas peut pointer vers une direction autre que celle de l'étoile polaire. Et il a raison! La science moderne a, en effet, découvert qu'un compas maritime n'indique ni l'étoile polaire, ni le pôle nord, mais le pôle magnétique qui se situe près de l'île du Prince de Galles, à mi-chemin entre la baie d'Hudson et le pôle Nord.

Voici le premier «mystère» éclairci. Mais la suite de son voyage réserve encore des surprises au navigateur. Le 15 septembre 1492, il voit une immense traînée de feu qui crève le ciel et dis­paraît dans l'océan. La description de ce phéno­mène consignée dans le livre de bord concorde parfaitement, selon nos savants actuels, avec celle d'une météorite. Mais les marins du XVe siècle ne connaissaient à priori pas cette notion astronomique (bien que des dizaines de météorites tombent chaque année depuis des siècles...). Et il serait compréhensible que les marins aient cru à un prodige selon les scientifiques...

Dernier fait étrange rapporté par Christophe Colomb : le 11 octobre, il aperçoit une lueur verdâtre qui bouge par intermittence à proximité de la côte orientale des Bahamas. On s'interroge de nos jours sur cette lumière et les hypothèses émises se contredisent. C'est une torche que quelqu'un promène sur le rivage, affirment certains. C'est un banc de poissons lumineux, répondent les autres. C'est un engin spatial extra­terrestre rétorquent les ufologues.

 

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Les Bermudes

 

Des vents insolites, cause de la disparition de l'«Eldorado»

Dix ans plus tard, le triangle des Bermudes fait ses premières victimes.

Le 1er juillet 1502, Collomb sillonnant la mer des Caraïbes s'aperçoit que les vents viennent de l'ouest et non de l'est comme cela serait normal en cette saison. Persuadé que ces vents insolites annoncent une fantastique tempête, il fait immé­diatement prévenir la flotte du gouverneur Bobadilla3 (comprenant l'EIdorado et vingt-six autres bâtiments), qui s'apprête à appareiller pour l'Espagne. Mais Bobadilla rit du sage conseil de Christophe Colomb et parvient à convaincre le commandant de sa flotte que ces vents d'ouest lui feront gagner du temps.

Et c'est le départ. Trois jours plus tard, le 4 juillet 1502, la flotte disparaît, balayée par une formi­dable tempête. On retrouve, par la suite, dix épaves sur les récifs et le long des plages de Porto Rico et d'Hispaniola, mais dix-sept navires, dont l'EIdorado, demeurent introuvables, engloutis dans le triangle des Bermudes.

 

Les îles du Diable

Un siècle plus tard, en juillet 1607, le Sea Venture, bâtiment anglais, part vers les Amé­riques, avec à son bord une partie des premiers Anglais qui s'apprêtent à coloniser le Nouveau-Monde4. En cours de route, il s'échoue sur des récifs appelés alors les «îles du Diable» et situés non loin des Bermudes.

De terribles légendes circulent en effet à propos de ces îles. Habitées, dit-on, par des monstres cruels et de sauvages antropophages, elles ont une réputation sinistre, et les rescapés du Sea Venture sont terrorisés à l'idée de s'y réfugier. Cependant, contraints par les circonstances, ils gagnent la terre ferme par petits groupes, se demandant quels événements horribles les atten­dent durant la nuit. Mais rien ne se passe et, au petit matin, les naufragés partent en reconnais­sance. Stupéfaits, ils constatent que les «îles du Diable» sont, en fait, un paradis terrestre et déci­dent de s'y installer.

Ils envoient alors quelques hommes prévenir les colons de Virginie qu'ils sont sains et saufs. Le premier septembre, sous le commandement du premier maître Harry Ravens, ces hommes mon­tent dans une chaloupe qui prend la mer et... disparaît à jamais...

 

Le pirate sans tête

Au sud de ces «îles du Diable» se trouve l'île Mona, hantée, paraît-il, par les spectres de tous ceux qui y ont trouvé une mort violente.

Occupée successivement par les Indiens, les Espagnols, les pirates, les Français, d'autres pirates, les Allemands, à nouveau les Espagnols, puis les Portoricains, elle a été souvent le théâtre de combats cruels et garde l'empreinte de ces événements tragiques.

Les pêcheurs portoricains racontent que Bar­ber, un pirate, a kidnappé une jeune femme noble, Dofia Gêna et plusieurs jeunes femmes. 

La flotte anglaise parvient à localiser son repaire et, ignorant la présence des jeunes femmes, le bombarde. La baraque des prison­nières, atteinte par les projectiles, s'enflamme et les malheureuses périssent brûlées vives.

Depuis lors, par les nuits de grand vent, on les entend pleurer et gémir.

 

Une autre légende est colportée par les habi­tants de l'île: celle, particulièrement horrible, du pirate sans tête!

Barthélémy le Portugais est un pirate qui, sur ses vieux jours, s'est retiré à l'île Mona. Bien que ses exploits aux dépens des galions espagnols aient pris fin depuis de bien nom­breuses années, une récompense est toujours offerte par l'Espagne à celui qui le capturera, mort ou vif.

Un pauvre pêcheur connaît le secret du Portu­gais. Désirant obtenir la récompense, il se rend à l'île Mona dans l'espoir de tuer le vieux pirate. Mais Barthélémy, méfiant et sachant sa tête mise à prix, évite de se créer des habitudes. Sauf que, tous les matins, il se rend à la même source pour y prendre l'eau dont il a besoin. C'est là que le pêcheur s'embusque. Au moment où Barthélémy se penche vers l'eau, il surgit derrière lui et lui coupe la tête d'un coup de sabre.

Triomphant, il porte son macabre colis aux autorités espagnoles. Mais, après tant d'an­nées, celles-ci ne sont pas tout à fait sûres de reconnaître les traits du vieux loup de mer et demandent à voir le cadavre marqué des cicatrices qui permettront, sans conteste, de l'identifier.

Le pêcheur, décidé coûte que coûte à toucher sa récompense, retourne alors à l'île Mona chercher le corps où il l'a laissé, près de la source. Mais, ô consternation! la dépouille a disparu...

Après des heures de vaines recherches, le malheureux pêcheur va raconter sa mésaventure aux autorités:

-   Pas de récompense sans corps! lui répond-on.

A quelque temps de là, le mauvais temps surprend notre homme en mer avec d'autres pêcheurs et tous se voient contraints par les élé­ments à passer la nuit à l'île Mona.

Au cours de la veillée, le vieux pêcheur raconte à ses compagnons comment il a failli toucher la récompense pour la capture de Barthélémy.

Soudain, un cri atroce résonne : -   Caigo o no caigo ? (Je comprends ou je ne comprends pas?)

Le premier instant de frayeur passé, quelques hommes se précipitent dans la direction d'où est venu le hurlement et s'arrêtent net, pétrifiés d'horreur : le corps du pirate Barthélémy, debout à l'entrée d'une caverne, tient d'une main sa tête et de l'autre son sabre d'abordage.

Et il réapparaît ainsi, terrifiant, chaque fois que la tempête balaie les Bermudes!

 

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Les Bermudes

 

Le fantôme du «Santisimo Barbastro»

La légende du pirate sans tête date, selon certains, du XVIIIe siècle.

C'est précisément à cette époque qu'un bou­canier, Le Golif, vit une bien étrange aventure. Ce pirate a établi sa base à l'île Tortuga, l'île de la Tortue, située au large de la côte nord de Haïti, donc dans le triangle des Bermudes.

Un jour, sans trop de difficultés, il s'empare d'un galion espagnol, le Santisimo Barbastro, dont les gréements, déchirés lors d'une tempête, pendent lamentablement et dont l'équipage, décimé par une épidémie de fièvre jaune, est réduit de plus de moitié.

Le capitaine, Don Alonso de Bruscar, explique à Le Golif qu'une femme est responsable de cet état de choses. Déjà un peu étonné, Le Golif sursaute quand l'Espagnol lui précise que cette femme est... un fantôme!

- Avant d'être placé sous mon commande­ment, raconte Don Alonso, le Santisimo Barbastro était dirigé par un jeune capitaine, Don Francisco de Benalcézar y Morôn, qui fut décapité par un boulet au cours d'un combat contre les Anglais.

» Sa jeune veuve, Dona Irena, donne naissance à un fils qu'elle allaite et qu'elle confie, dès son sevrage, à une amie, puis se donne la mort.

» Comme les autorités religieuses ont refusé d'ensevelir une suicidée en terre chrétienne, depuis lors elle hante le bateau où son époux a été tué et chacune de ses apparitions annonce un événement funeste.

« Après la première «venue» de Dona Irena, continue le capitaine espagnol, quatre marins ont été emportés par une lame. Après la seconde, la fièvre jaune a frappé presque tous les matelots et beaucoup en sont morts. Quand le spectre réap­paraît une troisième fois, une forte tempête se déchaîne et provoque la disparition de plusieurs membres de l'équipage. Enfin, hier, j'ai, moi-même, vu Dona Irena et, aujourd'hui, vous captu­rez mon navire ! »

A la fin du récit de Don Alonso, Le Golif hausse les épaules et se dirige vers l'échelle qui conduit au pont principal.

Brusquement, il voit une jeune femme très belle et très élégante. Le corsaire rebrousse chemin et se précipite auprès de Don Alonso.

- Je viens de la voir sur le pont ! s'exclame-t-il. C'est Dona Irena ! C'est elle, j'en suis sûr!

- Alors, attendez-vous au  pire,  répond  Don Alonso. Un nouveau malheur ne manquera pas de s'abattre bientôt sur le bateau.

Effectivement, le lendemain, Le Golif doit faire évacuer en toute hâte le Santisimo Barbastro qui, sans aucune avarie apparente, sombre dans une mer parfaitement lisse. Impuissant à sauver le bâtiment, Le Golif lui jette un dernier regard et... voit Dona Irena abandonner le navire en perdition et marcher sur l'eau en direction de l'Espagne...

 

Les corsaires de la lune

Au siècle suivant, la disparition de Theodosia Burr, fille du vice-président des U.S.A. Aaron Burr, attire de nouveau l'attention sur le triangle des Bermudes.

Après la mort de son fils, Theodosia part faire un voyage en mer pour tenter d'oublier son chagrin. Elle s'embarque sur le Patriot, com­mandé par le capitaine Overstock.

Le 1er janvier 1813, le Patriot est aperçu, pour la dernière fois, dans la partie nord du triangle des Bermudes.

Les journalistes ne tardent pas à s'emparer de l'affaire. On croit d'abord à un enlèvement. Mais aucune demande de rançon ne parvenant au vice-président des Etats-Unis, on rejette cette hypothèse.

On envisage aussitôt une autre possibilité: pourquoi le Patriot n'aurait-il pas été victime des «corsaires de la lune»?

C'est ainsi que l'on dénomme les naufrageurs, généralement d'anciens pirates, qui attirent la nuit les navires contre les récifs et les pillent.

 

Des robes de soie noire ressemblant à des vêtements de deuil

Le témoignage du Dr William G. Pool semble confirmer cette supposition.

Au cours de l'été 1869, le médecin a soigné Mme Mann qui vit près du cap Nags Head, sur les Outer Banks de Caroline du Nord, et dont le premier mari, Joe Tillett, était un naufrageur. Dans la modeste cabane de la malade, le Dr Pool remarque le portrait d'une jeune femme de vingt-cinq ans aux yeux noisette et aux cheveux bruns, portrait qui lui paraît être celui de Theodosia.

Voici ce que rapporte le médecin:

«Après le traitement, la malade me remercia. Il y avait des mois qu'elle ne s'était sentie aussi bien. Je lui demandai si le portrait était le sien dans sa jeunesse. Elle sourit et m'expliqua qu'elle avait été mariée deux fois, et deux fois veuve. Son premier mari, Joe Tillett, partageait son temps entre les deux métiers de pêcheur et de naufrageur. Comme cadeau de mariage, il lui avait offert divers objets provenant de l'épave d'un navire échoué, parmi lesquels ce portrait. Il ne restait personne à bord, sinon un petit chien marron. Bien qu'il ne portât aucune trace de violences, le bateau paraissait avoir été pillé. Tout ce que la malade se rappelait, c'était que l'événement s'était passé l'hiver, pendant la guerre de 1812. Le portrait était accroché au mur d'une cabine du bateau, où Joe avait également trouvé plusieurs robes de soie noire ressemblant à des vêtements de deuil. Pour autant que Mme Mann s'en souvînt, le bateau était un schooner à la coque noire, qui avait probablement été capturé par des pirates avant de s'échouer.»

Mme Mann étant trop pauvre pour régler les honoraires du médecin, elle lui donne en paie­ment le portrait de la jeune femme que le Dr Pool montre à Mme Drake, parente des Burr. Cette dernière reconnaît formellement Theodosia Burr.

Pour les autorités, l'affaire est classée: le Patriot a été victime de naufrageurs et Theodosia Burr tuée au cours de l'action.

 

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La mer est traître, même pour les vieux marins

Dix ans après l'affaire Theodosia Burr, celle du Patriot, c'est le Grampus, patrouilleur de l'U.S. Navy, commandé par le lieutenant H. Gregory, qui disparaît sans laisser de traces dans le fameux triangle.

La disparition est d'autant plus surprenante et mystérieuse que Gregory est un excellent marin, et même un vieux loup de mer. Il écume la région depuis des lustres et en connaît les moindres écueils. Depuis plus de vingt ans, en effet, il ne cesse de patrouiller avec son bateau dans les Caraïbes et le golfe du Mexique.

En 1822, il capture sept schooners pirates au large de Sugar Key, dans le détroit de Floride. En 1825, il arraisonne un «sloop» pirate recherché depuis un an. En 1830, il arrête la barque Fenix qui se livrait au trafic d'esclaves et sauve ainsi d'une vie de misère plus de trois cents Noirs. En 1836, il soutient les forces terrestres engagées en Floride contre les Indiens Séminoles et débarque un détachement de «marines» dans la baie de Tampa pour défendre les colons. En 1843, après de longs mois passés dans les eaux antillaises, il est rappelé à Charlestown.

Le Grampus prend le chemin du retour. Il croise, le 3 mars 1843, le Madison, au large de Saint Augustine, au nord de la Floride. C'est la dernière fois qu'on le verra : le Grampus disparaît à jamais. On ne retrouvera ni survivant, ni victime, ni épave...

 

Vaisseaux fantômes

Outre les navires qui sombrent corps et biens, le triangle des Bermudes recèle bien d'autres mystères, comme ces vaisseaux fantômes retrou­vés toutes voiles tendues, intacts... mais vides.

 

Tel est le cas du Rosalie.

En 1840, l'équipage et les passagers d'un bâti­ment français de fort tonnage, le Rosalie, retrouvé sur la route maritime de La Havane, semblent s'être volatilisés.

Voici ce que dit le Times à ce sujet:

«Le Times, Londres, 6 novembre 1840.

Navire déserté. Une lettre en provenance de Nassau, dans les Bahamas, et datée du 27 août, raconte ce qui suit: « Quelque chose de singulier est arrivé ces derniers jours. Un de nos petits caboteurs a rencontré un gros navire français, parti de Hambourg à destination de La Havane, et qui était complètement abandonné. La majeure partie de ses voiles était hissée. Le bâtiment ne paraissait nullement endommagé. Sa cargaison, composée de vins, de fruits, de soieries, etc., était d'une très grande valeur et en parfait état. Les papiers du capitaine se trouvaient en sûreté et au bon endroit. Les sondages donnèrent trois pieds d'eau dans la cale, mais on ne trouva aucune voie d'eau. Il n'y avait aucune créature vivante à bord, excepté un chat, quelques vo­lailles, ainsi que plusieurs serins à demi morts de faim. Les cabines des officiers et des passagers étaient meublées avec élégance et tout indiquait qu'on venait juste de les quitter. Dans l'une d'elles, on trouva plusieurs articles de toilette, ainsi qu'une certaine quantité de vêtements fémi­nins, hâtivement laissés de côté, mais il n'y avait pas âme qui vive à bord. Le vaisseau, qu'on avait dû quitter seulement quelques heures aupara­vant, contenait plusieurs ballots de marchandises destinées à des commerçants de La Havane. Ce navire, nommé le Rosalie, est très spacieux et sa construction récente. On n'a eu aucune nouvelle de l'équipage.»

 

Le «Sea-Bird» disparaît sans avoir livré son secret

Dix ans plus tard, en 1850, des pêcheurs d'Easron Beach, près de Newport, Rhode Island, en face des Bermudes, aperçoivent un bateau qui, toutes voiles déployées, pavillons au vent, se dirige, sans dévier sa route, droit vers un banc de sable de la côte. La catastrophe paraît inévitable. Mais le bâtiment s'échoue en douceur et sans aucun dommage.

Les pêcheurs .s'en approchent et constatent qu'il s'agit du Sea-Bird, attendu à Newport... mais au port!

Quelques hommes montent à bord et se regardent, déconcertés : tout est désert, et cepen­dant le café bout sur les fourneaux, le déjeuner est prêt, le livre de bord est à jour et une légère odeur de tabac flotte encore dans le poste d'équipage.

Le seul être vivant qu'ils découvrent, assis tran­quillement sur le pont, est un roquet !

Que s'est-il donc passé? Une mutinerie, tout comme une attaque de pirates, aurait laissé des traces de violence, des cadavres, du sang, des blessés...

Or, rien ne laisse supposer un tel drame sur ce bateau parfaitement en ordre. Dans ces condi­tions, qu'est devenu l'équipage? Comment le navire a-t-il pu mettre le cap sur Newport sans aucune présence humaine à bord?

Pendant quelques jours, le Sea-Bird est laissé sur place, solidement échoué sur son banc de sable. Puis, par une nuit de tempête, il se dégage et reprend la mer pour disparaître à jamais dans le triangle des Bermudes en emportant son secret...

 

L'étrange affaire de la «Mary Céleste»

Vingt-deux ans plus tard, en 1872, éclate l'affaire de la Mary Céleste, qui est certainement l'une des plus grandes énigmes de la mer, celle qui a fait couler le plus d'encre. On a raconté tant d'histoires, avancé tant d'hypothèses sur cette disparition qu'il est pratiquement impossible, aujourd'hui, de faire le partage entre le vrai et le faux.

Le 4 décembre 1872, le navire britannique Dei Gratia croise au nord des Açores un brick américain de cent trois pieds de long, la Mary Céleste.

La course désordonnée de cette dernière sur­prend le commandant Moorehouse qui envoie quelques matelots voir ce qui se passe à bord. La Mary Céleste est abandonnée: le capitaine Briggs, sa femme, sa fille et les huit hommes de l'équi­page ont disparu. Par contre, la table est prête pour le petit déjeuner. Perplexe, le capitaine Moorehouse ramène la Mary Céleste à Gibraltar où une enquête est ouverte.

En premier lieu, les enquêteurs remarquent, de chaque côté du bateau, à cinquante centi­mètres au-dessus du niveau de flottaison, des rainures bizarres.

On pense alors à un abordage, mais cette suggestion est écartée pour deux raisons: les rainures semblent provoquées par un outil à main et, d'autre part, on ne relève a priori aucune trace de violence.

Par la suite, les enquêteurs découvrent un autre indice: sur le pont du navire, de même que sur une épée trouvée à bord, il y a des taches rouge-brun qui ressemblent à des taches de sang. Ces taches sont immédiatement analysées en labo­ratoire. Le très ambigu rapport des examens conclut que «dans l'état actuel de nos connais­sances scientifiques, il n'y a de sang ni dans les taches trouvées sur le pont de la Mary Céleste, ni dans celles trouvées sur la lame de l'épée».

L'enquête piétine. Le gouvernement américain prend position sur ce qui est devenu l'affaire numéro un du pays. Le secrétaire au Trésor, William A. Richard, affirme dans une lettre ouverte publiée en première page du New York Times, le 25 mars 1873 :

«Les circonstances de l'affaire sont très sus­pectes et donnent à penser que le maître du navire, sa femme et son enfant, et peut-être le second, auraient été assassinés par l'équipage, rendu furieux sous l'effet de l'ivresse et qui aurait évidemment eu accès à l'alcool faisant partie de la cargaison.

»0n croit que l'équipage abandonna le bâti­ment entre le 25 novembre et le 5 décembre et qu'il périt en mer, à moins que, chose plus pro­bable, il se soit échappé à bord de quelque vaisseau en route pour l'Amérique du Nord ou du Sud, ou encore pour les îles des Indes occi­dentales.»

 

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Conan Doyle au secours des enquêteurs

En désespoir de cause, on fait appel au roman­cier Conan Doyle, le futur père de Sherlock Holmes, qui propose une solution.

Selon lui, le cuisinier, pris de folie soudaine, a empoisonné d'abord le capitaine Briggs, puis Mme et Melle Briggs et enfin, un à un, les membres de l'équipage, avant de se jeter à la mer.

L'hypothèse de Conan Doyle ne résiste pas à l'analyse : d'une part les marins se seraient méfiés après les premiers décès et d'autre part l'hypo­thèse n'explique ni la présence des rainures ni celle des taches.

Que s'est-il donc réellement passé à bord de la Mary Ce/este ? Après des investigations longues et ardues, les enquêteurs présentent enfin leurs conclusions. D'après eux, les membres de l'équi­page, devenus déments à la suite d'une intoxi­cation alimentaire, auraient assassiné le capitaine et sa famille avant de se jeter à l'eau. Mais là encore, comment expliquer les taches et la rainure?

 

Les curieuses révélations d'un médium américain

Un siècle plus tard, l'énigme de la Mary Ce/este exerce toujours une étrange fascination non seulement sur ceux que passionnent les drames de la mer, mais aussi sur les hermétistes et ésotéristes en tous genres.

Une association américaine de spirites et de voyants organisera, en 1969, à San Diego, en Californie, une séance au cours de laquelle un médium fait de curieuses révélations sur la fin tragique de la Mary Ce/este.

Voici, rapportée par la revue Point de Vue-Images du Monde (n° 1076) la déclaration faite par ce médium en état de transe:

«Je suis Mme Briggs, la femme du capitaine de la Mary Ce/este. Chaque jour, à bord, pour rompre la monotonie du voyage, je jouais du piano. Quand le brick eut dépassé les Açores, des phénomènes étranges commencèrent à se pro­duire; chaque fois que je jouais, une musique lointaine semblait répondre à la mienne.

»Cela venait de la mer, comme s'il existait un écho marin, comparable à celui qu'on entend parfois en montagne. Tout l'équipage l'entendit et se mit à scruter les flots avec une crainte visible. Certains hommes, pris de panique, me deman­dèrent de ne plus jouer.

»ll y eut même un début de mutinerie, que mon mari calma péniblement. Il avait beaucoup lu et pensait que notre zone de navigation devait être celle de l'ancienne Atlantide.

»Un jour, en scrutant les fonds, il vit s'animer une sorte de prairie flottante, recouverte de végé­taux ne semblant pas être des algues. Une autre fois, surexcité, il m'emmena sur le pont pour me montrer ce qui ressemblait à des ruines de maisons, à des colonnades brisées, en marbre. Je crus évidemment à un mirage.

«Dans la nuit qui suivit, des chocs insolites ébranlèrent la coque. L'aube se levait à peine que notre homme de vigie hurlait, tandis que le bateau s'immobilisait. Il était échoué sur une terre inconnue.

» Mon mari cria : «Voyez, c'est l'Atlantide mira­culeusement remontée des eaux!»

»Dans un élan d'exaltation, nous avons tous quitté le bord.

»La végétation était extraordinaire. Nous allions à la découverte en chantant et, tout à coup, alors que nous arrivions à proximité de ce qui semblait être un temple en ruine, le sol se déroba sous nos pieds, par un mouvement géologique inverse de celui qui avait fait surgir la terre de l'eau.

»La Mary Céleste, libérée, poursuivit aussitôt sa route, seule, vide. Nous avons tous péri dans la catastrophe.»

 

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Angoisse pour l'«Atalanta»

Huit ans après ces événements, en 1880, le maléfique triangle des Bermudes fait de nouvelles victimes.

En janvier, le vaisseau de la Royal Navy Atalanta appareille des Bermudes à destination de l'Angle­terre avec deux cent quatre-vingt-dix officiers et cadets de la marine. Les mois passent et le navire-école n'arrive toujours pas à Portsmouth. Le 13 avril 1880, le Times de Londres rend public le retard de VAtalanta :

«Soixante-douze jours se sont écoulés depuis que l'Atalanta, navire-école, a quitté les Bermudes pour revenir à Portsmouth. Il n'a pas donné de ses nouvelles depuis et l'on craint que des vents puissants ne l'aient avarié et détourné de sa course. Bien que l'Amirauté, il y a un certain temps, ait ordonné au Wye de se rendre aux Açores... pour rechercher le navire, leurs Seigneu­ries ont depuis jugé opportun de donner ordre à toute l'escadre de la Manche (cinq vaisseaux) de... croiser d'abord jusqu'aux Açores, puis vers Bantry Bay (Irlande), en vue de recueillir des renseignements sur le navire disparu. Les vais­seaux se déploieront à distance de signalisation les uns des autres, de manière à explorer une large étendue d'océan.»

L'inquiétude grandit, surtout dans les familles des marins. On redoute le pire et le Times se fait l'écho de cette angoisse:

«Bien que l'absence de renseignements favo­rise au plus haut point rumeurs et spéculations, le public fera bien de considérer un peu plus longtemps le navire comme simplement man­quant. S'il avait coulé pendant une tempête, brûlé, ou heurté un iceberg, comme on l'a prétendu, on peut aisément présumer qu'il ne serait pas disparu sans avoir laissé tout au moins quelques épaves flottantes, pour raconter à leur manière le désastre... L'hypothèse qui prévalait était la sui­vante: le bâtiment aurait été démâté, il aurait été entraîné impuissant loin de sa route et, par conséquent, en dehors du parcours des stea­mers...

»Les récifs de corail aux alentours des Ber­mudes présentent des dangers extraordinaires... jusqu'à plus de dix milles de la terre ferme à certains endroits... Ces récifs ferment les îles sur trois côtés... et rendent les arrivées et départs extrêmement périlleux. Si l'Atalanta s'était brisé sur cette côte... son épave n'aurait en aucune façon gagné le rivage; au contraire, elle aurait selon toute probabilité, dérivé vers le large, poussée vers l'est par le Gulf Stream.»

 

Qu'est devenu l'«Atalanta»?

Quatre jours plus tard, le 20 avril 1880, l'hypo­thèse d'une issue fatale pour l'Atalanta semble se confirmer selon le Times:

«La canonnière Avon, de la station navale du Chili, est arrivée au havre de Portsmouth hier. Les marins racontent qu'ils ont aperçu aux Açores 

d'immenses quantités d'épaves flottant ça et là...

La mer en était remplie. Il y avait une foule de navires démâtés dans le port de Payai et pendant les cinq jours que l'Avon a passé là, la mer y amenait continuellement des débris. Rien, cepen­dant, ne semblait indiquer qu'un navire eût coulé ou se fût brisé.

«...Quelques officiers de l'Avon ne tiennent pas pour impossible que l'Atalanta ait donné contre un iceberg, mais ils rejettent l'idée qu'il ait pu chavirer.»

Au début du mois de juin, on est toujours sans nouvelles de l'Atalanta. Malgré les multiples recherches entreprises par la marine anglaise, le navire-école demeure introuvable.

Pour les autorités maritimes, l'affaire est clas­sée le 10 juin 1880 :

«Le comptable général de la Marine a reçu de l'Amirauté des instructions à l'effet de mettre à jour les livres de l'Atalanta a la date du 4 de ce mois (juin). Le nom du navire-école sera immé­diatement rayé des listes de la Marine... Les veuves des officiers recevront les rentes spéciales auxquelles elles ont droit par suite du décès de leurs maris noyés alors qu'ils étaient en service. »

 

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Baltic ano capture

Anomalies dans la Baltique: les news estivales 2015

Anomalies dans la Baltique: les news estivales 2015​

Baltic ano capture

La page originale est longue à charger, et pour cause... beaucoup d'images et de vidéos !... je publierai donc maintenant les news sous formes de billets moins gros en taille et si vous voulez revoir l'intégralité de cette passionnante aventure, patientez pour le chargement de cette page ! : http://www.sciences-fictions-histoires.com/pages/ecrits/les-anomalies-de-la-mer-baltique.html

MAJ du 23-07-2015 : Une pause de deux mois donc depuis les dernières nouvelles hivernales de février 2015 et celles du printemps de mai 2015. Après avoir révélé l'emplacement exact des anomalies en mai, l'équipe, avec son nouveau bateau et son nouvel équipement, se lance à la recherche de son premier rêve : le trésor du tsar de Russie (dont des fameux œufs de Fabergé) qui aurait été évacué en catastrophe devant la menace bolchevik du début du 20ème siècle sur un navire qui aurait coulé dans la Mer Baltique... mais aussi un trésor fait de très vieilles bouteilles de cognac et de liqueur qui vieillissent très bien et valent maintenant une véritable fortune... ce genre de découvertes leur permettrait de faire d'autres recherches "à pertes" sur les anomalies de la Baltique et d'éclaircir une bonne fois pour toute leur mystère...

Pour cela, l'équipe a décidé de se lancer un défi et de réaliser (avec un sponsor) une sorte de télé-réalité en 6 épisodes dans laquelle leur propre vie serait en jeu... " New international reality TV series. The Ocean X team are a group of treasure hunters and in this 6 part series we see how a discovery of valuable liquor from a WW1 shipwreck could make the crew millionaires...as well as lose their lives. ". " Nouvelle série internationale de télé-réalité. L'équipe de océanX est un groupe de chasseurs de trésors et dans cette série en 6 parties, nous voyons comment une découverte de liqueur précieuse repêchée d'un naufrage de la première guerre mondiale pourrait faire de l'équipage des millionnaires... ou bien leur faire perdre leur vie " .Voici pour lancer cette nouvelle campagne trois vidéos promotionnelles, des trailers en quelque sorte, qui viennent de sortir, en juillet 2015, et dont la presse internet s'est fait le relais. J'en avais déjà parlé en mai 2015 lors de la dernière mise à jour, mais il semble bien que cela se concrétise bien. " 3 Videos was leaked today, all 3 are trailers from an upcoming documentary about the Ocean X Team, Their Daily durings treasure hunting and their search for the Baltic Sea Anomaly " - " 3 vidéos ont été divulguées aujourd'hui, toutes les 3 sont des trailers d'un prochain documentaire sur l'équipe océanX, sur leur quotidien de chasse au trésor et durant leurs recherches sur l'Anomalie de la mer Baltique ". Vous pouvez mettre des sous-titres et les traduire automatiquement dans votre langue :

Tout d'abord, quelques nouvelles de l'équipe dans une petite vidéo mise en ligne le 07 juin 2015 :

1er trailer " The Trailer about the new documentary about Ocean x team " :

2ème trailer :

3ème trailer :

Source : http://beforeitsnews.com/beyond-science/2015/07/3-secret-trailers-leaked-about-ocean-x-team-the-team-that-found-the-baltic-sea-anomaly-2449516.html

Ocean X Team returns to the Baltic Anomaly during 2015 ? A TV series that is produced about the Ocean X Team has opened for a possibility to return to the Anomaly. The team hopes they can gather better side scan images of both anomalies. The goal is also to shoot more video films and to get close up sonar Mosaics. " -  " L'équipe espère qu'ils peuvent obtenir de meilleures images de scan de toutes les anomalies. Le but serait aussi de filmer plus de vidéos et de créer une mosaïque de scans plus rapprochés. " source : http://www.oceanxteam.com/

Pour mémoire, de nouvelles photos inédites tirées de celles de 2012 n'ont été diffusées qu'en février 2015 et ont été regroupées dans cette vidéo :

The Masterdiver and underwater photographer Stefan Hogeborn Member of Ocean X Team that discovered the Baltic sea anomaly, Released some new pictures not seen before. Note all pictures are from 2012, some of them have been shared on facebook but not all of them.

Ocean X facebookgroup

PS (30/07/2015) : aux toutes dernières nouvelles, l'équipe Océan X viendrait tout juste de découvrir l'épave d'un mini sous-marin russe (20 mètres) qui aurait coulé vers 1916 près de la côte suédoise... J'en reparlerai donc lors d'un prochain article quand nous en saurons plus...


 

A suivre...

http://www.oceanxteam.com/ MAJ au 26-06-2015

http://thebalticanomaly.se/timeline/

Visitez la page du groupe de l'équipe francophone sur Facebook

Ce qui a été trouvé et dévoilé officiellement : http://thebalticanomaly.se/disclosed-material/

Les faits mis à jour par le site officiel de Océan X au 22-08-2014http://thebalticanomaly.se/current-facts/

Nouvelle page officielle Ocean X = https://www.facebook.com/OceanXteam

A suivre, Yves Herbo traductions, commentaires S,F,H, - 2011-  MAJ 23-07-2015

FAIR USE NOTICE: These pages/video may contain copyrighted (© ) material the use of which has not always been specifically authorized by the copyright owner. Such material is made available to advance understanding of ecological, POLITICAL, HUMAN RIGHTS, economic, DEMOCRACY, scientific, MORAL, ETHICAL, and SOCIAL JUSTICE ISSUES, etc. It is believed that this constitutes a 'fair use' of any such copyrighted material as provided for in section 107 of the US Copyright Law. In accordance with Title 17 U.S.C. Section 107, this material is distributed without profit to those who have expressed a prior general interest in receiving similar information for research and educational.

Sur cette page à part, lien ci-dessous, vous trouverez toutes les photos originales des scanners et sonars fournies par l'équipe, ainsi que plusieurs travaux et analyses photos de fans ou de spécialistes essayant d'aider à la compréhension des anomalies. Vous y trouverez aussi les travaux de MaxitsMax qui s'est manifesté ici pour montrer son travail, ainsi que les miens et beaucoup d'autres. J'y ajouterai des données sur d'autres théories (constructions anciennes, Atlantide, etc...) par la suite.

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/recherches-et-theories-sfh-sur-les-anomalies-de-la-mer-baltique.html

Cet article fait référence à la découverte récente du SS Astrid par l'équipe Océan X :

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/l-epave-du-s-s-astrid-a-ete-retrouvee-dans-les-eaux-internationales.html

Autres liens (plus ou moins) en rapport : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-le-chef-des-plongeurs-d-ocean-x.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/decouverte-importante-dans-la-baltique.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-le-projet-suedois-sur-les-ghost-rockets.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/actualite/special-baltique.html

 

Yves Herbo - S,F,H -  MAJ 23, 30-07-2015

Coronado expedition peinture 1898 remington mini

La légende des sept cités de Cibola

La légende des sept cités de Cibola

Coronado expedition peinture 1898 remington mini

En 1539, le frère Marcos de Niza, un prêtre franciscain, a raconté aux fonctionnaires coloniaux espagnols, à Mexico, qu'il avait vu la ville légendaire de Cibola dans ce qui est aujourd'hui le Nouveau-Mexique. C'était l'un des explorateurs espagnols, à moitié convertisseur religieux et aventurier, qui hantaient le Nouveau Monde pour le trésor amérindien et il avait entendu des contes persistants sur la richesse fantastique des soi-disantes Sept Cités de Cibola.

" Elle est située sur un tronçon nivelé du sommet d'une colline arrondie ", a dit le moine. " Elle semble être une très belle ville, la meilleure que j'ai vu dans ces régions. " Le prêtre a reconnu, cependant, qu'il avait seulement vu la ville à distance et n'y était pas entré, parce qu'il pensait que les habitants indiens Zuni le tueraient si il approchait.

Mais quand une grande et coûteuse expédition espagnole, partie en 1540, avec 340 Espagnols, 300 alliés indigènes et un millier d'esclaves indiens et africains, et est retournée dans la région en 1541, ils ont trouvé seulement un modeste village d'indiens qui n'était pas quelque chose ressemblant à ce que le prêtre avait décrit. L'expédition s'est avérée être une mésaventure ruineuse pour ceux qui s'y sont impliqués, y compris le célèbre conquistador Francisco Vazquez de Coronado, qui l'a dirigé.

" Presque tout le monde, y compris le leader, est retourné à Mexico massivement endetté ", dit l'auteur du Nouveau-Mexique Richard Flint, qui, avec son épouse, Shirley Cushing Flint, a écrit cinq livres sur Coronado. " Un certain nombre de ces personnes ne s'en sont jamais remis financièrement."

Coronado expedition

L'expédition de Coronado et de Hernando de Alarcón à travers l'Ouest américain (1540-1542) - Wikipedia.org

Qu'est-ce que le Frère a bien pu voir ?

Pendant cinq siècles, les érudits ont débattu de ce que de Niza avait vu quand il avait affirmé qu'il avait trouvé Cibola, ou si il a simplement dit aux fonctionnaires espagnols ce qu'ils voulaient entendre...

La grande richesse que les Espagnols ont pris quand ils ont conquis les Aztèques d'Amérique centrale et les Incas de l'Amérique du Sud n'a fait qu'alimenter les croyances que toujours plus de richesses se trouvaient quelque part à l'intérieur de ce qui est maintenant aux États-Unis. Alors, quand le Frère de Niza a dit qu'il avait vu Cibola, les fonctionnaires espagnols étaient impatients de le croire...

" Nous ne savons pas ce qu'il a vu ou pourquoi il l'a fait ", a déclaré Denise Shultz, un ranger du parc à Coronado National Memorial à Hereford, Arizona. " Une interprétation généreuse de la vision de Niza est qu'il a vu le pueblo, à l'aube ou au crépuscule et a été dupé par la lumière du soleil, flatteuse à ce moment de la journée, qui baignait le village dans une lueur qui lui faisait penser que les bâtiments étaient en or ", dit-elle .

Flint est moins charitable à propos de la déclaration de de Niza. " Il n'a probablement pas vu [la ville]," dit Flint. " Au lieu de cela, dit-il, le prêtre a probablement raconté un long récit (faux ou vrai), qu'il a entendu des Indiens ".

Les hommes de Coronado étaient furieux quand ils ont vu le village des Zuni. " En voyant cela, l'armée éclata de malédictions envers le Frère Marcos de Niza, " dit l'un des hommes de Coronado. " Dieu veuille qu'il ne rencontre aucun d'entre eux...". Le Frère Marcos de Niza fut d'ailleurs renvoyé en Espagne pour le punir de sa fausse histoire...

Au lieu de retourner à Mexico, Coronado a incisté. Pendant des mois, son expédition a suivi un guide indien sur des centaines de kilomètres dans ce qui est de nos jours le Kansas. Ils se sont fait attaquer des dizaines de fois par les indiens des régions traversées avant d'abandonner la recherche de Cibola...

Coronado expedition peinture 1898 remington

Une peinture de 1898 par Frederic Remington dépeint l'explorateur espagnol Francisco Vazquez de Coronado dans sa quête malheureuse de 1541 pour trouver les légendaires Sept Cités de Cibola. L'expédition, qui comprenait des centaines de soldats et de guides amérindiens, a duré deux ans et a traversé quelque 4.000 miles (6.400 km) de l'Ouest américain. En fin de compte, aucune ville dorée n'a été trouvée, et Coronado est retourné les mains vides et endetté... Photograph by MPI/Getty Images

« Il est très difficile de dire qu'une autre personne aurait fait quelque chose de différent », dit Flint. " Mais les gens ont perdu beaucoup d'argent, donc ils n'étaient pas heureux. "

" Selon les normes espagnoles, ils avaient besoin d'un bouc émissaire ", dit Shultz. " Il était le capitaine, il était celui qui a été liquidé en prenant le poids de la faute. Voilà mon interprétation. Il a lamentablement échoué... "

Néanmoins, Coronado retourne au Mexique en 1542, par là où il était venu, mais avec seulement 100 hommes. Même si cette expédition a été un désastre, il a découvert tout de même le Grand Canyon et il reste gouverneur de Nouvelle Galice jusqu'en 1544, puis il se retire à Mexico où il meurt en 1554...

Sources : un texte de Willie Drye (traduction Yves Herbo) et wikepedia.fr

 

Yves Herbo, Sciences, Fictions, Histoires, 17-06-2015

Oeildebel

USA : des reliques et des structures " mal placées " - Part 3

USA : des reliques et des structures " mal placées " - Partie 3

Oeildebel

gravure celtique de "l'oeil de Bel" trouvée en Nouvelle Angleterre, USA

Il y a des structures archéologiques, des reliques ou des artefacts qui ont été découverts un peu partout dans le monde, mais qui ne correspondent pas à leur environnement "normal", géographique ou temporel. Qualifiés de "ooparts" ou "d'impossibilités historiques", ces structures et objets font l'objet d'articles et de recherches continuelles, et évidemment aussi de controverses passionnées et passionnantes d'ailleurs. Certains de ces objets sont même parfois détruits ou disparaissent, accidentellement ou non (par exemple, les premiers fossiles de "l'Homme de Pekin", qui prouvaient selon certains scientifiques chinois que Homo Sapiens était plus ancien que ce que les occidentaux affirmaient et... ne provenait pas d'Afrique mais d'Asie, ont coulé avec le navire américain qui les transportait, lors de leur évacuation pendant la seconde guerre mondiale...).

J'ai déjà parlé sur ce blog de très nombreux artefacts ou structures "pas de leur temps" ou "non en accord avec les populations locales connues et leurs restes" (les piles de Bagdad, la machine d'Anticythère et certaines constructions mégalithiques, voir "cyclopéennes", en sont les plus flagrants exemples). Je me penche aujourd'hui sur des structures découvertes dans ce qu'on appellait encore assez récemment (ou tout au moins on sait encore de quoi on parle quand on cite cette appellation) le "nouveau monde", et en particulier l'Amérique du Nord. En effet, s'il y a des objets anciens qu'on ne s'attendrait pas y a trouver, c'est bien sur ce "nouveau monde" découvert officiellement seulement au 16ème siècle (et même fin du 15ème pour ceux qui y sont probablement allés discrètement avant Colomb, n'y change pas grand chose)...

Après avoir parlé des étranges murs de Rockwall et de Chatata, considérées ici comme les parties 1 et 2, je continue naturellement par l'un des endroits les plus connus aux Etats-Unis car il a fait l'objet de reportages divers ("America Unearthed" notamment) et il a toujours été très controversé. Jusqu'à preuve du contraire, il s'agit pour moi d'une construction "maintenant" assez moderne et, en tout cas, tellement modifiée et réaménagée qu'on ne peut malheureusement plus prouver grand chose sur son ancienneté (relative aux natifs indiens, aux Vikings ou autres Phéniciens et Celtes cités...). Il s'agit du "Stonehenge Américain", ou encore de "Mystery Hill" situé vers Salem, dans le New-Hampshire. Que peut-on lire à son sujet ?

72mysteryhill

https://mikenh.wordpress.com/2009/10/22/marker-72-mystery-hill/

" Mystery Hill or America’s Stonehenge
Located on a hilltop in North Salem, New Hampshire, is perhaps America’s biggest unexplained ancient structures. The area consists of a series of stone chambers, walls, secret underground passages and strange inscriptions. Over the years, the structures have been nicknamed America’s Stonehenge even though there are no standing stones like the ones in England. Instead, the area is built by stacked stones in conjunction with natural rockformations. In total, there are 22 structures over 20 acres of land. Unfortunately, researchers have no idea who built the structures or even when they were built. Some theories which have been proposed range from a group of Irish monks, the Knights Templar, or a group of Viking explorers being responsible for the construction of these ancient structures but so far, there is no conclusive evidence pointing in any one direction. Researchers have estimated the construction of these structures at anywhere from 4000 to 500 years old with most opinions falling in the 500 to 1000 year old range.  "

Pict0387http://www.theskyscrapers.org/content1486

" La Colline du Mystère ou le Stonehenge de l'Amérique

Située sur une colline dans North Salem, New Hampshire, se trouve peut-être les plus grandes structures anciennes inexpliquées de l'Amérique. La zone se compose d'une série de chambres de pierre, de murs, de passages secrets souterrains et d'inscriptions étranges. Au fil des ans, les structures ont été surnommées le Stonehenge de l'Amérique, même s'il n'y a pas de pierres dressées comme celles de l'Angleterre. Au lieu de cela, la zone est construite par des pierres empilées en conjonction avec des formations rocheuses naturelles. Au total, il existe 22 structures sur plus de 20 acres de terrain. Malheureusement, les chercheurs n'ont aucune idée de qui a construit les structures ou même quand elles ont été construites. Certaines théories qui ont été proposées vont d'un groupe de moines irlandais, les Templiers, ou un groupe d'explorateurs Viking comme étant responsables de la construction de ces structures anciennes, mais jusqu'à présent, il n'y a aucune preuve concluante pointant dans une direction quelconque. Les chercheurs ont estimé que la construction de ces structures peut avoir été faite n'importe quand entre 4.000 ans et 500 ans, avec la plupart des opinions tombant dans l'ancienne gamme de 500 à 1000 ans... "

Notons qu'une grand dalle "cérémoniale" y a été déterrée...

Grooved mystery hill 2

Les colonnes soutenant la dalle cérémonielle et le "tube parlant" (faisant du bruit à l'origine)

Mais en enquêtant rapidement, on tombe sur des réalités toutes autres et il s'avère qu'on en sait tout de même un peu plus que ce résumé ci-dessus... On sait par exemple qu'au 19ème siècle, l'endroit était connu comme étant la " grotte de Jonathan Pattee ". Il s'avère que sa ferme existait au bas de la colline et qu'il utilisait les grottes comme lieu de stockage, tout comme les occupants précédents l'avaient faits. Il y aurait également des traces de forages datant de 1830 prouvant un réaménagement régulier et constant de la colline pour ce stockage (des amènagements donc de chambres de pierre de diverses longueurs pour protéger les cultures entreposées des éléments naturels et animaux). Bon, s'il est vrai qu'on ignore qui a commencé à aménager l'endroit, on sait, d'après certaines études de certains rochers, que des natifs indiens se sont bien servis des pierres mégalithiques pour y créer quelques outils de pierre, il y a probablement quelques millénaires. Il n'est pas impossible qu'ils aient un peu aménagé l'endroit pour y travailler et faire plus "joli". Mais, de toute façon, l'aménagement actuel est tout à fait moderne, puisque la colline a été rachetée en 1937 par William Godwin qui se convainquit que des migrants celtiques d'Irlande avaient construit les structures au Moyen Age. Il a ensuite "restauré" les structures dans ce qu'il considérait comme la configuration "originale", créant ainsi la structure pseudo-celtique, pseudo-néolithique sur place, comme on la voit aujourd'hui. Toute réclamation proposant des alignements astronomiques sur le site, bien sûr, sont donc en grande partie fausses, tout simplement parce que les positions des pierres ont été fortement et à plusieurs reprises modifiées.

Plus tard, les écrivains alternatifs ont abandonné l'hypothèse celtique et ont suggéré que le site avait été construit par les Phéniciens, citant comme preuve ambigue des marques de griffures sur certaines des roches (marques d'outils probablement de carrières) et que des écrivains en marge comme Barry Fell ont "trouvé" une preuve de non pas une mais trois langues anciennes : la phénicienne, l'Ogham, et l'ibéro-punique mais intraduisibles... Ces alphabets sont particulièrement faciles à "trouver" dans des rayures aléatoires, parce qu'ils sont composés en grande partie de lignes droites et d'angles...

Source : http://www.jasoncolavito.com/blog/the-depressingly-fake-mysteries-of-americas-stonehenge​

Grooved mystery hill 3

Les grottes artificielles et la créations de souterrains et de chambres en pierre sont donc bien réels, mais il est impossible de savoir si c'est un aménagement à dater de la colonisation moderne ou beaucoup plus vieux, puisque tout a été chamboulé par les hommes des 19ème et 20ème siècles... comme la majorité des endroits en Amérique du nord d'ailleurs... l'endroit est de par ailleurs très pitoresque et très touristique bien sûr, il y a même une légende affirmant que H.P. Lovecraft y est venu et que l'endroit lui aurait inspiré sa nouvelle " The Dunwich Horror (1928) et sa citation de "Sentinel Hill" ou encore dans  “The Diary of Alonzo Typer” (1935) au sujet de la pierre sacrificielle et du cercle de pierres... mais c'est très peu probable puisque l'endroit n'a été réaménagé qu'après 1937, et que Lovecraft était à l'époque mourant dans un hôpital de Providence...

Grooved mystery hill 4

Native American Ceremonial Grooved Waterfall Drain Stone - 8 feet (length) x 6 feet 3 inches (width) x 10 inches (thickness) - Groove -

Description

" This large slab of surface granite was quarried from nearby surface ledge. It is raised upon three stone columns and the edge of the Oracle Chamber. The “speaking tube” extends from the outside of the chamber under the stone slab to the interior room. The ledge under the raised stone slab has a moderate slope.

The groove is carved around the perimeter of the stone creating a rectangular shape. A single spout is attached to the groove. Below the spout is a V shape notch the ledge. The groove has a shallow rounded shape. The surface of the groove indicates it was carved using a hammer stone. No metal tools were used.

Discussion

This grooved stone has been the subject of many theories. It has been argued it was a cider press. The location of the stone argues against such an interpretation. The groove slab is placed on a moderately slope ledge in a tightly confined area. By far less than ideal conditions for such an operation especially when several large flat expanses of ground are available less than 50 feet away. All historically documented cider press base stones are placed 6 to 18 inches above ground level. This was for a practical reason - the farmer needed to be able to reach the arms of the screw press used to press the apples. This slab is simply to high off the ground to operate the press itself. Combined with the lack of evidence for metal tools, this theory can be soundly rejected.

Archaeological excavations at the site have revealed multiple episodes of Native American quarrying of the surface ledge. The pecked grooves on this stone link it to Native American activity at the site. Mary Gage has argued in America’s Stonehenge Deciphered that this stone grooved stone was an elaborate ceremonial feature. Sacred water poured into the grooves exited the stone at the groove, formed a waterfall which poured into the V shaped notch in the ledge below. A sacred quartz crystal, mined on the site, was placed in the notch where it came into contact with the water. This co-mingling of water and crystals had profound spiritual and symbolic meaning to the Native Americans. "

Traduction française : 

Grooved mystery hill 1

Une pierre taillée cérémoniale avec Rainures des Natifs Americans formant une cascade de gouttes - 8 pieds (2,44 mètres de longueur) x 6 pieds 3 pouces (1,85 mètre de largeur) x 10 pouces (25 centimètres d'épaisseur) -

Description

" Cette grande dalle de granit de surface a été extraite de la proximité du rebord de la surface. Elle est élevée sur trois colonnes de pierre et au bord de la "Chambre Oracle". Le " tube parlant " s'étend de l'extérieur de la chambre sous la dalle de pierre à l'intérieur de la chambre. Le rebord sous la dalle de la pierre levée a une pente modérée.

La gorge est sculptée autour du périmètre de la pierre, créant une forme rectangulaire. Un seul bec est fixé à la rainure. Ci-dessous, le bec est en forme de V entaillant la corniche. La rainure a une forme arrondie peu profonde. La surface de la rainure indique qu'elle a été sculptée en utilisant une pierre comme marteau. Aucun outils en métal n'a été utilisé.

Discussion

Cette pierre rainurée a fait l'objet de nombreuses théories. Certains ont fait valoir qu'il était un pressoir à cidre. L'emplacement de la pierre plaide contre une telle interprétation. La dalle de rainure est placée sur une pente modérée en saillie, dans une zone étroitement limitée. C'est beaucoup moins que des conditions idéales pour une telle opération, en particulier lorsque plusieurs grandes étendues plates de terre sont disponibles à moins de 50 pieds de distance. Toutes les pierres-pressoir de base historiquement documentées sont placées de 6 à 18 pouces au-dessus du niveau du sol. Cela pour une raison pratique - car nécessaire pour l'agriculteur afin d'être en mesure d'atteindre les bras de la presse à vis utilisée pour presser les pommes. Cette dalle est tout simplement trop élevée sur le sol pour faire fonctionner la presse elle-même. Combiné avec le manque de preuves sur les outils de métal, cette théorie peut être fermement rejetée.

Les fouilles archéologiques sur le site ont révélé plusieurs épisodes de carrières amérindiennes proches de la surface. Les rainures piquetées sur cette pierre sont reliées à l'activité amérindienne sur le site. Mary Gage a fait valoir dans "Stonehenge Américain déchiffré" que cette pierre rainurée avait une caractéristique cérémonielle élaborée. L'Eau Sacrée était versé dans les rainures, quittait la pierre par la gorge, formait une cascade qui versait dans l'encoche en forme de V dans la corniche en-dessous. Un cristal de quartz sacré, exploité sur le site, était placé dans l'encoche où il entrait en contact avec l'eau. Ce mélange d'eau et de cristaux avait une profonde signification spirituelle et symbolique pour les Amérindiens. "

Grooved mystery hill 5Photographs by James Gage (Thanks for permissions with citations)

Sources (petits extraits de gros sites) : http://www.stonestructures.org/html/mystery_hill_book.htmlhttp://www.stonestructures.org/html/groovedstones.html

Mais et ces inscriptions trouvées apparemment sur place, qu'en dit-on et où ?

" For generations, farmers and explorers have been finding what they assumed were random incisions on stones throughout the Northeast United States. Very little was thought of the odd rocks until archeologist and language specialist Barry Fell, the man singularly responsible for bringing the importance of these scratches to national attention in his monumental work America, B.C., recognized they were ancient writings and actually deciphered one of these inscriptions in 1967.

This stone, found at what has come to be known as the Mystery Hill megalithic complex, bore an inscription in what Fell determined was the vowelless style of Keltic Iberian ogam. Much to Fell’s astonishment, the writing turned out to be a temple dedication to the Phoenician Sun god Baal. Another nearby Keltic ogam inscription was deciphered as reading “Dedicated to Bel,” Bel being the Keltic god of the Sun and one and the same with the Phoenician god Baal. The ogam-inscribed flagstone was found near an underground stone chamber aligned to the sunrise of May 1—the sacred day of Bel. "

Traduction française : " Depuis des générations, les agriculteurs et les explorateurs ont découvert ce qu'ils supposaient être des incisions au hasard sur des pierres à travers le Nord-Est des États-Unis. Très peu ont pensé que les rochers étaient bizarres jusqu'à ce que l'archéologue et spécialiste des langues Barry Fell, l'homme singulièrement chargé de porter l'importance de ces rayures à l'attention nationale, dans son œuvre monumentale " Amérique, BC ", a reconnu qu'elles étaient des écrits anciens et a effectivement déchiffré l'une de ces inscriptions en 1967.

Cette pierre, trouvée dans ce qui est venu à être connu comme le complexe mégalithique Colline du Mystère, portait une inscription dans ce qui venait d'être déterminé comme le style de voyelles du Celtic Ogam Ibérique. Au grand étonnement de Fell, l'écriture s'avérait être une consécration d'un temple au dieu du Soleil phénicien Baal. Une autre inscription à proximité, en ogam celtique, a été déchiffrée comme disant : " Dédié à Bel," Bel étant le dieu celtique du Soleil et un seul et même que le dieu phénicien Baal. La dalle inscrite en ogam a été trouvée près d'une chambre de pierre souterraine alignée sur le lever du soleil au 1er Mai, du jour sacré de Bel. "

" Kelts, of course, are still around today, known as Irishmen, Scots, Welshmen, and others. The descendants of the ancient Phoenicians are also around, and are today called Palestinians.

Keltic Sun-wheel motifs, associated with ancient solar observatories throughout Europe, were also found at the Mystery Hill site and other megalithic sites in New England.

Further, Fell and others have found “eye of Bel” engravings on glacial erratics and inside solar chambers across northern New England that are clearly related to European examples of the same motif.

After this epigraphic breakthrough, information began pouring in. People now were convinced the incised rocks they had found on their properties were more than they had been told by skeptical “experts” for years. In fact, hundreds of ogamic inscriptions were found side by side with Phoenician inscriptions. Many of the ogam-inscribed flagstones interested people brought to Fell were found to have been grave markers, the location of the grave sites now lost due to their removal, unfortunately.

However, it seemed clear to Fell and his associates that the Kelts of the Iberian peninsula and the British Isles must have been the builders of the Mystery Hill site, judging from the similarity of the megalithic structures found there and those in Spain, Brittany, Portugal and Britain and also because it was these same Kelts who had lived side by side with the Phoenicians in ancient Iberian seafaring settlements, exchanging writing styles and languages. Further, the linguistic idiosyncrasies found beside the Keltic inscriptions at Mystery Hill appeared to be unique to a Punic style used in the period from 800 to 500 B.C. "

Traduction française : " Les Celtes, bien sûr, sont encore là aujourd'hui, connu sous le nom d'Irlandais, Ecossais, Gallois et autres. Les descendants des Phéniciens sont aussi autour, et sont aujourd'hui les Palestiniens.

Des motifs celtes comme les roues du Soleil, associés aux anciens observatoires solaires dans toute l'Europe, ont également été trouvés sur le site de la Colline du Mystère et d'autres sites mégalithiques en Nouvelle-Angleterre. (mais ils datent de quand au juste, de 1937 comme reconstitution par William Godwin ou bien ce dernier les avaient trouvés et c'est pour ça qu'il a tout réaménagé ? Impossible de le savoir...)

En outre, Fell et d'autres ont trouvé des gravures de " l'œil de Bel " sur des blocs erratiques et à l'intérieur de chambres solaires dans tout le nord de la Nouvelle-Angleterre, qui sont clairement liés à des exemples européens du même motif.

Beleye

Après cette percée épigraphique, l'information a commencé à affluer. Aujourd'hui, les gens ont été convaincus que les rochers gravés qu'ils avaient trouvés sur leurs propriétés étaient bien plus significatifs que ce qu'ils avaient été informés par les "experts" sceptiques pendant des années. En fait, des centaines d'inscriptions ogamiques ont été trouvées côte à côte avec des inscriptions phéniciennes. Beaucoup de dalles inscrites avec du Ogam apportées à Fell par des personnes intéressées ont été trouvées pour avoir été des marques de graveurs, l'emplacement des sites de gravages sont maintenant perdus à cause de leur enlèvement, malheureusement.

Toutefois, il semblait clair à Fell et ses associés que des Celtes de la péninsule ibérique et des îles britanniques doivent avoir été les bâtisseurs du site de Mystery Hill, à en juger par la similitude des structures mégalithiques qui s'y trouvent et ceux de l'Espagne, de la Bretagne, du Portugal et de la Grande-Bretagne, et aussi parce que ce sont ces mêmes Celtes qui avaient vécu côte à côte avec les Phéniciens dans les anciennes colonies maritimes ibériques, échangeant les styles d'écriture et les langues. En outre, les particularités linguistiques trouvées à côté des inscriptions Celtes à Mystery Hill semblaient être uniquement dans un style punique utilisé dans la période de 800-500 avant JC ".

Source (extraits) : texte américain et photo de Paul Tudor Angel dans The Barnes Review, November 1997

Bon, il semble bien que plusieurs inscriptions et même de la monnaie antique, des vases et autres objets aient été déterrés (et même remontés du font de la mer proche !) à divers endroits d'Amérique du Nord, puisque des témoignages (vrais ou faux ?) et photos existent... et feront donc partie de la suite de ce dossier finalement plus épais qu'on ne pouvait l'imaginer en le commençant...

Notez bien que le dossier en question inclue déjà (en plus des parties 1 et 2 mentionnées en haut), les articles suivants ! : 

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/sciences/legende-du-grand-canyon-la-cite-troglodyte-perdue.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/des-tumulus-prehistoriques-de-5000-ans-etudies-en-nouvelle-angleterre-usa.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/des-pyramides-pres-des-cotes-est-des-usa.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/une-cite-engloutie-au-large-de-la-californie.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/une-cite-engloutie-dans-la-baie-de-willapa-washington.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/les-indiens-d-amerique-seraient-en-partie-originaires-d-europe.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/paranormal/mysteres-sur-le-mont-shasta.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/l-amerique-decouverte-10-000-ans-plus-tot.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/les-mayas-retrouves-dans-l-illinois.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-solutreens-ont-decouvert-l-amerique-il-y-a-26000-ans-au-moins.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/traces-de-l-homme-de-neandertal-aux-ameriques.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/la-liaison-entre-la-siberie-et-les-ameriques.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/le-sun-dagger-des-anasazi.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/actualites-archeologie-sciences.html

 

Yves Herbo Traductions, Sciences, F, Histoires, 01-06-2015