Preuves Autre Histoire

Cette catégorie regroupe tous les articles apportant des données faisant avancer les connaissances sur l'Histoire de l'être Humain. Tant que l'Humanité ne saura pas la genèse réelle de son existence, il y aura en elle une conffusion diffuse et souvent non admise, mais bien réelle...

Madère, des ruines englouties au seamount Ampere ?

Madère,  des ruines englouties au seamount Ampere ?

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Archipel volcanique entre les Canaries, l'Afrique du Nord et les Açores, Madère a très probablement été connu des Phéniciens dès l'antiquité, tout comme les Canaries et probablement les Açores aussi, étant donné les récentes découvertes dont j'ai déjà parlé. Cet article fait bien sûr également partie de mes recherches sur les découvertes archéologiques de la zone Atlantique médian au large de l'Europe et de l'Afrique de l'ouest. Après les Canaries donc plusieurs, fois, les îles du Cap Vert, et les Açores dont j'ai aussi parlé il y a peu ici...

1024px madeira topographic map fr svg(Wikipedia)

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Açores, vestiges néolithiques et antiques dont des pyramides

Açores, vestiges néolithiques et antiques dont des pyramides

 

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Je continue encore sur ma lancée sur les découvertes archéologiques de la zone Atlantique médian au large de l'Europe et de l'Afrique de l'ouest. Après les Canaries donc, et les îles du Cap Vert, retour aux Açores dont j'ai déjà parlé ici... car d'autres découvertes ont eu lieu depuis ! (et voir aussi les nombreux liens connexes dans ces articles).

Et ces découvertes sont assez remarquables pour pouvoir en parler... d'autant plus qu'elles gênent l'archéologie officielle qui refuse de reconnaître que ses méthodes sont dépassées et souvent faussées par ses propres dogmes et mauvaises habitudes : l'obligation de corréler des monuments découverts avec des objets culturels découverts à proximité et de préférence de cultures déjà connues et identifiées... ce qui élimine logiquement toute découverte de nouvelles cultures inconnues (et donc gênantes dans les chronologies "déduites"), mais aussi d'autres possibilités pourtant toutes aussi logiques et plausibles (pillages ou imports d'objets culturels par d'autres cultures, envahissement d'une culture par une autre et réhabitation d'anciens lieux, etc... - fausses attributions donc de monuments à une culture données, par exemple...). Il est évident que ces méthodes font passer nos connaissances et découvertes à côté de réalités et vérités en contradiction avec celles que l'on veut maintenir à tout prix pour le soutien d'une certaine "civilisation à dominance occidentale", au détriment d'une civilisation entièrement "terrienne"...

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Portugal et Açores, des cart-ruts aussi

Portugal et Açores, des "cart-ruts" aussi

 

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Les plus connus se trouvent sur l'île de Malte, et j'en avais parlé ici, mais plusieurs autres régions du monde comportent ces traces jugées mystérieuses par plusieurs chercheurs, jugées comme étant l'oeuvre de civilisations antiques connues, comme celle des Romains par exemple pour d'autres... Cette dernière affirmation peut d'ailleurs être considérées comme étrange quand l'on sait qu'à Malte, par exemple, ces traces continuent en partie sous l'eau... et que la montée des eaux de la Méditerranée semble un peu trop lointaine pour que les Romains ou les Grecs soient impliqués dans ces traces. On reste tout de même avec deux hypothèses : une utilisation de ces sorte de 'rails" pour lancer des bateaux sur la mer (un travail sous-marins donc nécessaire par des anciens grecs par exemple) ou effectivement une civilisation préhistorique méconnue (en liaison avec les très nombreux "crânes allongés" (ou dolichocéphales) trouvés sur l'île ?) qui aurait fait ces traces avant la montée des eaux. Mais l'on sait aussi que l'île a été victime de plusieurs tsunamis (comme d'autres régions méditerranéennes), voir même qu'elle aurait pu s'affaisser assez récemment (séismes) et expliquer l'engloutissement de ces traces et même de plusieurs temples découverts au large... Les explications sont multiples et ouvertes encore...

Ces traces en forme de sillons souvent parallèles et de longue grandeur demeurent tout de même un mystère et plusieurs explications quant à leur objectif ont été émises, dont un système de traîneau (en bois car on n'en a retrouvé aucune trace) afin qu'un peuple mégalithique/préhistorique puisse déplacer de lourdes pierres afin de créer leurs structures de rituels ou autres (dolmens, menhirs, cairns ou habitations...). Certains pensent que les Phéniciens, voir Tartessos, pourraient aussi être ce peuple. Une autre explication logique est bien sûr l'utilisation de chars dans de la boue, les sillons des chars ayant durci au fil du temps... mais on ne retrouve pas de traces laissés par les chevaux dans la même boue durcie, ce qui est gênant (ni d'empreintes humaines à priori !), ce qui nous mène à un système peu crédible de "montagnes russes" préhistorique... et les géologues réfutent cette explication...

Restons sérieux et parlons donc de ces étranges "cart-ruts" également visible au Portugal et aussi aux Açores, fait intéressant suite à la (re)découverte de plusieurs pyramides anciennes sur les Açores (semblables à celles des Canaries) mais aussi de sites mégalithiques, dont j'ai largement parlé ici...

 

 

Açores, Madalena, à Valverde, Criação Velha et Sete Cidades, paysage de pyramides...

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Des ruines au large des Canaries ?

Des ruines au large des Canaries ?

 

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Suite de mes enquêtes sur les cités préhistoriques et antiques englouties, recherches sur l'Atlantide et autre civilisations antédiluviennes...

Cet article est en complément des autres recherches au niveau de la zone d'Atlantique centrale proche de l'Europe et de l'Afrique de l'Ouest : Açores, Pays Basque et Landes françaises, cotes du Portugal, d'Espagne, Gibraltar, Maroc, Mauritanie, Canaries et Iles du Cap Vert... des liens vers les articles de ces zones sont en bas de cet article.

Un petit aparté pour parler brièvement des affirmations de la psychologue et linguiste passionnée d'Atlantide, Maxine Asher, au sujet d'une expédition organisée par elle avec les fonds de la célèbre université américaine privée Pepperdine. C'est en 1973 que cette expédition a eu lieu, au large de Cadiz et Gibraltar en Espagne et au large du Maroc

Composée de 70 enseignants, étudiants et d'autres parties intéressées, les membres de l'expédition étaient préparés pour des plongées libres le long de la côte de l'Espagne et du Maroc, à la recherche de preuves de l'île perdue d'Atlantide. Employé à l'époque par Pepperdine comme expert de l'enseignement audiovisuel, Asher a exprimé sa confiance dès le début que le voyage serait un succès. Le groupe a ensuite affirmé avoir découvert et photographié des artefacts atlantes, mais ils ont été contraints de chercher refuge en Irlande après avoir eu des problèmes avec le gouvernement fasciste espagnol de Franco, qui croyait qu'ils étaient des espions. Asher a affirmé qu'il y avait eu des tentatives de meurtre, et que, à un moment, elle a été forcée de sauter d'une voiture en mouvement, pour échapper à des kidnappeurs. Elle a écrit un scénario qui n'a jamais été produit sur ses expériences espagnoles. Après son arrivée en Irlande, son groupe a exploré des sites intérieurs autour de la baie de Galway, Craughwell, et la péninsule de Dingle, et a mené des plongées dans la région de la baie de Galway, près de la côte des îles d'Aran. Ces enquêtes ont été menées en Irlande dans la conviction que les mégalithes irlandais anciens sont vraiment le travail des Atlantes... Aucun matériel n'a jamais été publié, Asher a affirmé que son travail et ses preuves avaient été censurés (volés ?) par les autorités religieuses chrétiennes ou juives car certaines prouvaient l'impossibilité de certaines données bibliques... Asher a tout de même publié plusieurs livres sur le sujet mais ses tentatives pour sa propre existence et vie (les moyens pour gagner sa vie) ont surtout mené à sa mise au banc des accusés (à tord ou à raison) pour des détournements de lois sur l'éducation, et sa ruine, l'exil. Elle est décédée récemment en 2015.

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Le mystère des tunnels de la cité engloutie de Baïes

Le mystère des tunnels de la cité engloutie de Baïes

 

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Baïes (Baia de nos jours) est le nom d'une ancienne cité romaine, située en Italie, plus précisément au nord du golfe de Naples, dans une anse sur la rive est du cap Misène, entre la pointe de la Lanterne au sud et la pointe de l'Épitaphe au nord. Elle est proche de la base navale romaine de Misène, et fait face à Pouzzoles, de l'autre côté de la baie donc.

Plutôt qu'une ville, Baïes était un regroupement de villae de villégiature étagées sur la pente intérieure d'un ancien cratère (l'endroit est une caldeira volcanique, suite à une éruption explosive vers - 35000), en partie submergé par la mer, Baïes devait son succès à la douceur de son climat et surtout à la présence de sources thermales engendrées par le volcanisme actif des Champs Phlégréens. Ces sources chaudes, sulfureuses ou salines, sont vantées comme les plus curatives et les plus abondantes d'Italie par Pline l'Ancien, Strabon, Florus, Fronton et aussi Flavius Josèphe.

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Baïes dans la Baie de Naples, photo aérienne

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Corée : un crane allongé non artificiellement ?

Corée : un crâne allongé non artificiellement ?

 

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J'ai déjà eu plusieurs fois l'occasion de parler de ces mystérieux crânes allongés volontairement dans beaucoup d'antiques régions du monde, mais aussi de la possibilité non négligeable (peut-être déjà prouvée par l'étude d'un fœtus humain ayant déjà la crane allongé dans le passé !) d'une branche d'hominidés ou d'ancêtres humains, maintenant disparus, ayant eu cette particularité de façon naturelle... Vous trouverez des liens vers tous ces articles et références en bas de cet article.

Cette fois, c'est une découverte assez étonnante faite en Asie, près de la ville de Gyeongju ( péninsule de la Corée du Sud-Est), qui a fait l'objet d'une publication scientifique dans le renommé Plos One, dont je vais vous parler.

 

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" Les archéologues ont découvert un crâne allongé dans un tombeau appartenant à la culture Silla en Corée du sud. Les experts disent que les restes ne montrent pas de preuves indiquant une ancienne pratique de déformation volontaire du crâne.

Selon les chercheurs, le crâne appartient à une femme qui a été enterrée près de la ville de Gyeongju, un endroit qui, dans l'Antiquité, était la capitale historique du Royaume de Silla, l'un des " trois royaumes de Corée " qui existaient entre 57 avant JC et 935 Après JC, avec les Royaumes de Goguryeo et de Baekje.

 

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Plos One

Les restes de la femme, qui ne devait avoir que la trentaine au moment de sa mort, ont été trouvés en 2013 dans un "mokgwakmyo", un cercueil en bois traditionnel. C'est un coup de chance car les sols acides de la Corée font que le nombre de sépultures Silla avec des squelettes intacts restait rare, a déclaré le co-auteur Dong Hoon Shin, un bioanthropologiste à la Séoul National College Université de médecine de la République de Corée. « Les squelettes ne sont pas bien conservés dans le sol de la Corée » dit Shin à Live Science dans un courriel. En fait, on sait que la préhistoire coréenne doit remonter à au moins 780 000 ans avec des outils de pierre (bifaces) découverts sur la péninsule (et attribués par défaut à Homo Erectus), mais aucun fossile n'a été trouvé à cause de ces sols acides sur 90% du territoire (seuls quelques sols calcaires ont permis de trouver des fossiles vieux de 300 000 ans maximum...).

Les os de cette femme ont été relativement bien conservés donc mais les chercheurs ont découvert le crâne fractionné en plusieurs morceaux. Les chercheurs ont donc recueilli avec soin les nombreux morceaux et ont patiemment, en presque trois ans donc, recomposé le crâne de nouveau en un seul ensemble. À L'issue de cette tâche, les scientifiques ont été surpris de découvrir que le crâne était anormalement long, ce qui fait l'objet de cette publication.

 

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Selon l'étude publiée dans la revue scientifique Plos One :

" le crâne long et étroit et la forme du visage de l'individu dans le cadre de cette étude devrait être considéré comme une caractéristique particulière du crâne et pas un trait typique des Asiatiques du Sud-Est en général ou des coréens en particulier ".

" Deux hypothèses sont possibles. La première est que les anciens coréens vivant dans la région au cours de la période Silla avaient un crâne plus étroit que les personnes vivant habituellement dans d'autres régions, la seconde est que la tête de ce particulier avait été artificiellement réduite par un rite culturel pratiqué à ce moment-là." (Yves Herbo : mais totalement inconnu jusqu'à présent pour la culture Silla mais bien chez des voisins - une autre hypothèse pourrait être que cette femme n'était pas native du Royaume de Silla, mais tout simplement une visiteuse - ou prisonnière - morte sur place...).

L'équipe de scientifiques a examiné le crâne pour trouver des signes de déformation volontaire du crâne, une pratique par laquelle la croissance normale du crâne d'un enfant est déformée puisque le crâne est compressé entre deux planches de bois et bandé avec un chiffon. (YH : d'autres systèmes de déformations ont été découverts ailleurs, en Amérique Centrale, Amérique du Sud comme en Europe ou Asie Centrale).

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Ce crâne allongé fortement, découvert à Tiwanaku (Bolivie), semble également avoir subi une intervention chirurgicale poussée... (Musée de Tiwanaku)

Selon les experts, les premiers exemples de déformations volontaires du crâne remontent au Néolithique. La pratique de la déformation volontaire du crâne a été enregistré dans de nombreuses cultures anciennes partout dans le monde entier, y compris le Royaume de Gaya (plus tard absorbée par Silla) en Corée.

La raison apparente qui a menée de nombreuses cultures anciennes vers cette mystérieuse pratique reste un mystère. Mais de nombreux chercheurs conviennent que la déformation crânienne artificielle a été pratiquée par les anciens car elle aurait permis d'atteindre un aspect semblable aux " Dieux " qui ont peut-être visité nos ancêtres dans les temps anciens. De nombreux chercheurs affirment qu'une telle visite (YH : d'où venaient-ils ? On rejoint l'hypothèse anciens extra-terrestres (tous les "Dieux" en seraient en réalité), ou pour d'autres, l'hypothèse "Atlantes" la première civilisation humaine disparue, ou encore une espèce humaine inconnue et disparue (chaînon manquant, confirmé dans le génome humain... ?) ) aurait provoqué le fait que de nombreuses cultures anciennes ont essayé d'imiter une tête allongée dans un effort pour tenter d'être aussi semblables que possible à ces entités supérieures. Cette pratique d'imitation (d'une élite ?) remonte en tout cas à la préhistoire (avec une expansion mondiale au néolithique) et a persisté dans certains endroits du globe (et notamment en France (Région Toulouse) !) jusqu'au moyen-âge et même 19ème siècle !

Eun Jin Woo, co-auteur de l'étude et anthropologue à L'Université Nationale de Séoul, dit que les crânes qui sont intentionnellement allongés ont souvent les os plats à l'avant, quelque chose qui n'est pas détecté dans ce cas, ce qui a conduit les chercheurs à écarter la possibilité qu'il s'agissait d'une déformation artificielle.

" Le crâne, dans le cadre de cette étude, ne montre pas la forme des changements du à la déformation crânienne dit Woo à Live Science dans un e-mail. " à cet égard, nous pensons que sa tête devrait être considérée comme une variation normale dans ce groupe " a ajouté Woo.

Il est intéressant de noter que les chercheurs ont également analysé l'ADN mitochondrial de la dépouille et ont conclu que la femme appartenait à une lignée présente de nos jours en Asie du Sud-Est, mais très rare, pas commune. L'analyse des isotopes de carbone du squelette a également révélé que la femme était strictement végétarienne, quelque chose de cohérent avec la philosophie bouddhiste en vigueur à ce moment-là, dans cette région du monde. Elle a également mangé le plus grand pourcentage de ses calories par des aliments ayant un type de carbone présent dans des aliments tels que le riz, le blé et les pommes de terre, plutôt que le millet ou le maïs, ont signalé les chercheurs. (Le test isotopique du carbone ne peut pas déterminer si le régime alimentaire était composé principalement de riz, pommes de terre ou de blé.)

Notons que l'antique Royaume de Silla a régné sur une partie de la péninsule coréenne à partir de 57 av. J.-C. jusqu'à 935 de notre ère, ce qui en fait l'une des dynasties royales de dirigeants les plus longues de l'Histoire coréenne. Beaucoup de pratiques culturelles modernes de la Corée découlent de cette culture historique.

Sources : Ancient Code, Live Science,http://artsdelacoree.hypotheses.org/2794  - références : Plos One

 

Autres liens vers articles liés : 

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/7000-cranes-dolichocephales-a-malte-retire-de-la-vue-du-grand-public.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/de-nouveaux-cranes-deformes-decouverts-au-nord-du-mexique.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/un-squelette-au-crane-allonge-decouvert-en-russie.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/une-race-humaine-au-crane-allonge-une-autre-preuve.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/suivi-des-recherches-de-brien-foerster.html

En France : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/10/30/97001-20131030FILWWW00533-alsace-un-crane-du-ve-siecle-decouvert.php

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Yves Herbo et traductions, Sciences et Faits et Histoireshttp://herboyves.blogspot.fr/, 27-06-2016

France : Le Montoncel, La Montagne Sacrée du Bourbonnais

France : Le Montoncel, La Montagne Sacrée du Bourbonnais

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Monument Ginich - Montoncel

 

Cet article est à l'évidence dans la continuité des articles consacrés aux menhirs, dolmens et lieux sacrés, légendes celtiques, gauloises et romaines des régions du Bourbonnais et de l'Auvergne

1: http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/legendes-mythes/legendes-de-la-cite-disparue-de-taricum.html

2 : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/legendes-mythes/legendes-celtiques-et-romaines-2.html

3 : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/legendes-mythes/legendes-celtiques-et-romaines-3.html

 

Nous avons déjà abordé dans ce site le thème des Montagnes Sacrées, ces lieux élevés, un peu partout dans le monde, consacrés à priori par des civilisations et ethnies différentes mais possédant possiblement des liens, ou origines, à des "dieux du ciel" tellement semblables dans leur transmission du savoir ou dans leurs objectifs qu'on est en droit de se poser des questions, surtout quand on réalise scientifiquement par exemple que le "ciel" ou "espace" a tout ce qu'il faut pour expliquer la continuité, la non-temporalité de l'intervention de ces "Dieux" bénéfiques ou non, que l'être humain espère voir revenir ou intervenir en se rapprochant d'eux, aux sommets de certaines montagnes particulières... On peut noter que tous ces lieux, par exemple le Mont Shasta en Californie, le Mont Sedona en Arizona, les montagnes du Quemado dans l'Etat de San Luis Potosi au Mexique, Uritorco en Argentine, les Mont Sacrés des Incas au Pérou, Bolivie, Equateur ou Brésil, les montagnes Sacrées en Chine, Sri Lanka, Inde, Tibet-Népal, Sibérie-Mongolie et même en Australie, le Sinaï et l'Ararat bien sûr, et celles d'Europe, ont tous pratiquement des points en commun : ils ont toutes été des lieux de pèlerinages, de pratiques chamaniques ou même de "sorcellerie", ils ont tous une géologie particulière (grottes, souterrains, failles, lacs, sources, minéraux et roches remarquables, mines), et la plupart font même l'objet d'observations répétées à travers le temps de phénomènes lumineux, magnétiques, telluriques, climatiques. En fait, partout où l'Homme a pu s'établir (ou revenir) sur de longues périodes (et depuis les chasseurs-cueilleurs préhistoriques), on retrouve cette même notion liée aux vieux mythes des anciens dieux venus du ciel ou y habitant (et souvent en guerre ou contradiction avec des "dieux" ou "démons" venant des profondeurs de la terre)

Voici quelques exemples des articles déjà publiés sur ce site, mais nous allons aujourd'hui rester en France, car je vais vous parler de la très probable Montagne Sacrée du Centre français, dans le Bourbonnais, c'est à dire le Montoncel (le "Monte au Ciel), qui est le plus haut sommet de la région, puisqu'il culmine à 1 299 mètres de hauteur.

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/paranormal/uritorco-la-montagne-mystique.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/la-terre-des-incas-et-ses-montagnes-sculptees.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/roumanie-les-mysteres-des-montagnes-bucegi.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/des-genes-rares-dans-une-momie-inca.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/le-mystere-des-tetes-prehistoriques-gravees-dans-la-pierre-marcahuasi.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/paranormal/mysteres-sur-le-mont-shasta.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/le-mont-nemrod.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/etude-sur-le-roc-du-lion-de-sigiriya-au-sri-lanka-partie-4.html (4 parties)

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/russie-les-megalithes-devoiles-petit-a-petit-le-stonehenge-russe.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/australie-l-empreinte-des-ancetres.html

 

En France, dans d'autres régions, nous pouvons citer bien sûr le Bugarach (qui est tout de même apparu historiquement assez récemment, grâce au "New Age", mais aussi grâce au mystère de l'Abbé Saunière et de Rennes le Château proche - mais il faut tout de même bien noter que le Pech du Bugarach est une anomalie géologique en lui-même : des couches de calcaires du Jurassique (de - 135 millions d'années) se retrouvent au sommet, au-dessus de couches de marnes et de grès du crétacé (-70 millions d'années) plus jeunes !), le Col de Vence, mais aussi le Mont Saint-Odile par exemple... et il y en a d'autres probablement.

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/les-mysteres-du-mont-sainte-odile-en-alsace.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/paranormal/le-col-de-vence-l-un-des-hauts-lieux-du-paranormal-francais.html

Pour être complet sur le sujet, on peut aussi affirmer sans erreur possible que le phénomène OVNI semble aussi très relié à certaines montagnes ou anomalies, particularités géologiques ou tectoniques, on en parle ici :

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/initiatives-ovnis/ovnis-emission-ovni-sur-les-montagnes-odh-interview-30.html

 

le Montoncel (le "Monte au Ciel") possède plusieurs particularités géologiques et géographiques remarquables : pour commencer, cette montagne est une pyramide (assez aplanie) à trois pans. Au sommet se trouve un plateau formant un cercle presque géométriquement régulier, avec un rayon de 80 mètres et, juste au centre se trouve une pierre, la Pierre des Seigneurs. Nul ne sait qui a transporté et déposé cette lourde pierre ici, mais le fait est qu'elle est à l'endroit pile délimitant les trois départements de l'Allier, de la Loire et du Puy-de-Dôme...

Selon les légendes locales, trois Seigneurs provenant des trois départements en question se donnaient jadis rendez-vous chaque année à cet endroit. Et ils y faisaient en commun un joyeux festin, autour de cette pierre, jusque très tard, et y admiraient le beau ciel étoilé et pur.

Montoncel croixetpierrecentrale

La Pierre des Seigneurs - borne géodésique - et une croix chrétienne au sommet - Photo Anthospace — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=8778430

Tout aussi remarquable, trois rivières prennent leurs sources sur les pentes de la montagne, et chacune sa pente puisque la Besbre se dirige vers l'Est, le Sichon part au Nord et la Credogne va à l'Ouest.

Peut-être avez-vous visité Fontainebleau, dans le sud de l'île de France : on y trouve de remarquables rochers possédant souvent des formes étranges ou des formes d'animaux. Les géologues pensent que ces rochers ont été façonnés il y a très longtemps, lorsque l'endroit était un bassin marin, d'autres cherchent des traces archéologiques des chasseurs-cueilleurs ou des celtes... et bien, si vous vous aventurez dans les fourrés entourant ce plateau et le début des pentes de la montagnes, vous y découvrirez de semblables rochers étranges, des réunions et alignements de rocs surprenants, posant questions. Et ici, vous n'êtes pas dans une ancienne région sous la mer, vous êtes sur une montagne...

PlanginichUn plan d'accès fourni par le site http://www.montoncel.com/

 

Il faut savoir que c'est aussi sur les pentes du Puy du Montoncel que poussent cette variété de sapins sombres enrobés de légendes et surnommés les Bois Noirs. et si vous prenez le petit chemin départemental 86 qui part de Saint-Priest-la-Prugne vers Arconsat, vous trouverez, près du lieu-dit Les Cros et d'une auberge, un champ dans lequel repose un gros menhir dressé sur un étrange dolmen en forme d'étoile. C'est probablement une ancienne pierre à sacrifices car des rigoles y ont été gravées il y a très longtemps, pour évacuer un liquide, probablement du sang. De là, vous suivez la direction indiquée par la rigole orientée vers le Nord et, après une marche de plusieurs minutes à travers les bois et les pierres, vous arrivez à un petit plateau et tombez sur un véritable monument qui provient de la nuit des temps...

GinichLe Monument Ginich

Un énorme monument composé de quatre niveaux d'énormes pierres de granit gris, disposées les unes sur les autres, le tout sur une longueur de 15 mètres et 4 mètres de hauteur ! Et surtout, on ne trouve aucune pierre semblable dans les environs, et elles sont toutes sculptées...

Vous demeurez interdit devant le grand mystère de ce monument unique en France (ou le seul ayant survécu intact) et, si vous êtes un connaisseur, un initié à certaines connaissances provenant d'un lointain passé, ce que vous avez devant les yeux reflète une image directement issue de certains mythes, mais aussi de mystères liés à l'Homme lui-même. Comme cette tête d'homme avec un crâne allongé vers l'arrière, faisant un peu penser à certaines statues de l'île de Pâques... ou à ces mystérieux crânes allongés volontairement ou non, trouvés un peu partout dans le monde. Vous avez aussi un poisson d'une longueur d'un mètre cinquante dont la tête regarde le Sud-Est, une grenouille énorme, une tortue pesant des dizaines de tonnes, une tête de baleine, une tête de reptile. Il y a même une surprenante tête de lion et une multitude de figures ou signes gravés ou sculptés. (citations de celui qui a redécouvert ce monument, Pierre Frobert, qui l'a étudié en profondeur).

Calage granit rose ginichune cale en granit rose

Si vous escaladez ce monument extraordinaire, vous découvrirez que certaines pierres sont calées avec des cales provenant d'un granit différent (rose) et vous verrez aussi des sortes de cuvettes parfaitement circulaires ou oblongues, taillées directement dans le granit

Ginich cupuleoblongue

Ginich cupules rondesd'autres cupules au sommet du monument

 

On peut dire aussi que la redécouverte même du monument par Pierre Frobert, à la fin des années 1970, relève de l'étrange, car c'est à la suite d'un rêve que Pierre Frobert, atteint d'un cancer du sang, une leucémie en phase terminale, que le découvreur ira dans la montagne, à cet endroit précis de son rêve. Et que, après être resté une nuit dans le bassin le plus grand, sur la Pierre principale, il eut une rémission complète de sa maladie, à la stupeur de ses médecins. Le rêve parlait aussi à l'origine de la présence de la tombe d'un géant dans l'axe du monument, mais elle ne fut jamais découverte.

Mais notons aussi que Pierre Frobert, suite à ces événements, s'est fortement rapproché de certains mouvements ésotéristes , s'est découvert un talent de voyant-prophète et s'est aussi laissé séduire par un gourou-avatar hindouiste d'une secte dont il a fini par faire la promotion... On peut aussi dire que Frobert, avant de décéder dans le début des années 1990, a écrit plusieurs prophéties, dont certaines se seraient réalisées et d'autres concerneraient encore notre futur... je laisse juges ceux qui veulent chercher et approfondir sur ce sujet particulier de décider de la valeur générale des affirmations de cet auteur né à Vichy, dans la région qui nous intéresse donc. En ce qui concerne ce monument en tout cas, il n'y a pas lieu de douter de sa réalité et, de plus, plusieurs organisations de radiesthésistes ont confirmé ses vertus bienfaisantes dues à une très puissante force magnétique, notamment la très sérieuse Association des Radiesthésistes de France qui y aurait affirmé une puissance équivalente à la Cathédrale de Chartres...

Ginich grenouille2Ginich grenouille1

Voici deux images de la Grenouille. Il y a des cupules au sommet de plusieurs animaux, les spécialistes pensent que des rites "donnant la force ou les attributs" de chaque animal étaient pratiqués à l'aide de sacrifices et de ces bassins servant à confectionner des mixtures ou recueillir le sang. Des mixtures, baumes de soins, élixirs liés aux chamanes-guérisseurs, aux druides... et plus tard aux sorcières, car il y a aussi des légendes mentionnant des fées et des sorcières dans la montagne bourbonienne...

Par contre, il étudia le monument Ginich (du patois auvergnat et qui veut dire : Monument des Genêts) en profondeur et lui, ainsi que plusieurs spécialistes, arrivèrent à la même conclusion étonnante : ce monument représentait l'étoile polaire et les constellations qui l'entourent...

Monument ginich montoncel 1

Car, par rapport au centre du monument, la tête de lion est orientée vers la constellation du Lion, la tête de la baleine vers la constellation de la Baleine, et ainsi de suite ! (voir schéma de Pierre Frobert). Chaque constellation entourant l'étoile polaire visible de la Terre, est sculptée dans la pierre et placée de telle manière qu'elle indique sa direction...

Ginich serpentLe serpent

D'après Pierre Frobert, ce bestiaire-carte céleste est unique en France et ne trouverait son équivalent qu'au sommet du Pérou, là où Daniel Rozo aurait découvert, pareillement, d'énormes rochers sculptés, avec aussi une grenouille, une tortue, un lion, un reptile, des faces humaines pour les Gémeaux, le Cocher, etc... J'ai parlé du plateau de Mazma dans un autre article, et il est exact que, même si on ne parle pas des mêmes dimensions de sculptures, on ne peut s'empêcher d'y trouver une bonne ressemblance, analogie... Et l'on ne peut tout aussi également, s'empêcher de comparer avec les falaises gravées des Incas, les monolithes sacrés des Harakmbut ou même aussi les falaises gravées découvertes dans les îles Orcades au nord de l'Ecosse...

Ginich homme reptileLe temps, les intempéries et la mousse ont considérablement abîmés les sculptures et gravures. De plus, depuis leur redécouverte, le lieu n'est pas protégé et de nombreux touristes et randonneurs grimpent sur le monument chaque été, aggravant les choses. Ici, on peut encore voir les formes données aux rochers, les bouches gravées et des yeux creusés.  L'homme au crâne allongé se distingue en haut à gauche.

Ginich poisson1

Ici le poisson est très identifiable encore (site montoncel.com), et la baleine au-dessus

Ginich lion et chienacote

Là nous avons le lion bien reconnaissable devant, et le chien à côté

Quoiqu'il en soit, tous ces lieux au concept si proche et en même temps si éloignés géographiquement (et parfois temporellement), posent questions. Il ne fait aucun doute pour les spécialistes des celtes, que cet endroit a été un lieu de culte, disposé au pied du sommet le plus élevé de la région, peut-être même datable du néolithique et fréquenté pendant plusieurs siècles. Certains soutiennent que ce monument a été disposé sur des veines d'un courant tellurique nommé "nouivre" par les druides celtes. Ces courants telluriques pouvant être très virulents, néfastes pour l'Homme, ou au contraire très bénéfiques suivant les endroits. Ces veines et endroits particuliers se trouvent renforcés par la présence de ces Pierres Levées, ces alignements ou ces ceintures de rochers établis par les druides, des cavités dans la montagne ont également été pratiquées pour augmenter une certaine puissance magnétique de certains lieux... tout ceci serait lié à une très ancienne civilisation (Atlante selon certains) qui avait une profonde connaissance de ces courants telluriques, des lois de la Nature en général, des forces cosmiques et de l'astronomie, des chiffres et symboles... et que tout ceci aurait été transmis aux druides et aux chamanes du monde entier.

Ginichtortue3On distingue bien ici la tortue (site montoncel.com)

Historiquement, nous savons que l'ordre des druides a été respecté et même craint, puisqu'on les retrouve au sein de l'ordre des Bénédictins jusqu'au Roi Louis XI. Puis Rome et ses dictateurs papaux ordonne la destruction de tous les lieux "païens"... mais les druides réussissent à faire comprendre l'importance de ces lieux pour l'être humain (des régénérateurs, des guérisseurs, des énergisants, etc...) aux moines, et ces lieux sont "récupérés" par la nouvelle religion. Les menhirs sont "christianisés", les dolmens sont remaniés en églises romanes et l'on trouve encore de nos jours, sur les principaux noeuds de croisement des courants telluriques, des cathédrales... dont l'architecture repose sur la connaissance parfaite de la science des courants telluriques et des ondes de forme, qui créé un champ énergétique qui élève les vibrations de chacun sans qu'il s'en rende compte...

03 venas la croix de pierre menhir christianise 1

Un menhir christianisé à Venas - Appelé : la " Croix de Pierre "

Voici une petite vidéo tournée par une chaine youtube locale, qui vous raconte un peu l'histoire du monument Ginich et surtout vous le montre en détail.

Quels ont été les hommes qui ont ici créé un monument étalant leurs connaissances astronomiques et pratiqués des rituels disparus avec eux ? Ce pourrait-il que ce soit les mêmes qui ont laissé des traces étranges et une écriture inconnue -peut-être l'une des plus anciennes inventées par l'être humain - à Glozel, qui n'est pas très éloigné géographiquement ? Pierre Frobert , au sujet de ce monument, a parlé de ces hommes mystérieux aux cranes allongés - artificiellement ou non - qui ont fait partie probablement d'une race, ou d'une caste d'élite en des temps très reculés et obscurs, bien avant les druides ou les chamanes (et ils en étaient probablement eux-mêmes, parmi les premiers) qui en seraient les héritiers. On sait que des peuples entiers ont tenté d'imiter par la suite cette élite au crane allongé, en déformant volontairement le crane des nouveaux-nés, malgré les risques importants... qu'est-ce qui pouvait bien justifier de risquer la vie de ses enfants ainsi ? Quel exemple fallait-il ainsi suivre, provenant du font des âges ? Cette pierre de l'homme au crâne allongé du monument Ginich, représentant en plus une constellation du ciel de la Terre est peut-être un indice précieux concernant cette élite mystérieuse qui a laissé des fossiles, des ossements et une pratique qui a duré des milliers d'années, et sur tous les continents, même aux amériques soit-disant "isolées"...

Je vous parlais de sorcières liées au Montoncel un peu plus haut, voici les légendes qui sont apparues un peu plus tard, au Moyen-âge et au temps de l'Inquisition bien sûr...

Il fut un temps où les sorciers et sorcières se réunirent sous l'énorme rocher qui existait alors au sommet du Montoncel, se liguant contre les habitants de la région à cause probablement de certaines persécutions liées à la religion chrétienne... Usant de leurs sorts et de leur puissance réunie, ils empêchèrent les nuages de passer les montagnes et la pluie d'arroser la vallée. Une terrible sécheresse ruina et affama tout le printemps et l'été les habitants de Lavoine et de Pion.

Ne pouvant laisser les choses en état, les habitants des villages se réunirent et décidèrent d'agir rapidement contre les sorciers... de bon matin, ils grimpèrent au sommet du Puy de Montoncel et, armés de piques, de fourches et massues, ils s'attaquèrent à la grosse pierre du sommet. Ils réussirent à la faire basculer sur le côté et elle partit rouler en contrebas, découvrant l'antre des sorciers et sorcières qui, surpris, s'enfuirent dans toutes les directions pour sévir ailleurs...

Sources, références : http://lieuxsacres.canalblog.com/archives/2009/07/10/14350852.html

http://randonneesmontagnebourbonnaise.overblog.com/la-pierre-ginich-pierre-au-milieu-des-gen%C3%AAts-mardi-2-juillet-2013-matin

http://www.montoncel.com/ginich.htm

web tv Livradois Forez - Youtube

Jean Débordes "Les Mystères de l'Allier" - Editions Gérard Tisserand, 2001

 

Yves Herbo, Sciences et Faits et Histoires, http://herboyves.blogspot.fr/, 14-03-2016

Légendes Celtiques et Romaines 3

Légendes Celtiques et Romaines 3

Eglise de chatelneuvre

Eglise St Laurent de Chatel-de-Neuvre, perchée en haut d'une colline

 

Poursuite de cette série d'articles commencée avec celui-cihttp://www.sciences-faits-histoires.com/blog/legendes-mythes/legendes-de-la-cite-disparue-de-taricum.html

et celui-cihttp://www.sciences-faits-histoires.com/blog/legendes-celtiques-et-romaines-2.html

Au cours des jours et des semaines à venir, vous lirez beaucoup d'articles présentant des légendes des régions du Bourbonnais et de l'Auvergne... ce n'est pas pour rien, je suis arrivé dans ces contrées qui, comme la plupart des régions de France, recèlent encore de nombreuses légendes et contes nous provenant des lointains âges pour beaucoup, et dont la tradition orale se perd malheureusement de plus en plus. Les origines celtiques de notre ethnie bien répandue dans toute la France font que nos légendes, du Nord de la France à la Provence, possèdent toutes un tronc commun au niveau des mythes très anciens liés notamment aux menhirs, dolmens ou autres Pierres Levées que l'on découvre encore (bien que des milliers aient disparues au fil des âges) dans pratiquement toutes les régions françaises... c'est donc tout naturellement que je commence cette série d'articles par des légendes liées à ces Anciennes Pierres Sacrées, à l'aide d'ouvrages déjà anciens eux-mêmes, découverts dans des bibliothèques locales (comme celle de Dompierre-sur-Besbre par exemple pour aujourd'hui)...

Ces histoires et références sont issues des archives du Château de la Garde, sis à la Celle-sous-Montaigut, où elles ont été découvertes par Octave-Louis Aubert en 1944 et décrites dans son ouvrage "Légendes traditionnelles du Bourbonnais - Tome 1" paru en 1946 et réédité en 1998 par la SEPEC.

Voici maintenant une légende dont l'origine remonterait à l'époque de Jules César et de Cléopâtre. Une très belle légende qui conte l'amour impossible d'un officier Romain envers une belle prêtresse gauloise, et qui, d'après l'oeuvre de J. J. Moret, le curé-doyen de Saint-Menoux (Allier) "Notes pour servir à l'Histoire des Paroisses Bourbonnaises" paru en 1902, (ouvrage que j'ai récupéré sur ordinateur), pourrait posséder une certaine vérité historique...

En effet, l'histoire se passe en grande partie à Donobrium, également nommée Castrum Donobrense, une antique citée Gallo-Romaine dont les ruines seraient sous les fondations de la petite ville de Chatel-de-Neuvre. J. J. Moret cite ainsi :

« Il me souvient, écrit Férault d'Ainay, géopraphe du XVIe au XVIIe siècle, d'avoir, veu dans de vieux terriers qu'il y avait au commencement une ville à Châtel De-neuve dont il ne paroist à présent aucune marque, si non un vieil temple. » Des fouilles autour de l'église ont donné de nouveaux débris de l'époque gauloise et gallo-romaine : vases en verre et en terre rouge, tuiles à rebord intactes. Une sépulture avec bracelet de bronze et vase en terre noire caractérisant la période gauloise, a été trouvée non loin de Chàtel-de-Neuvre.

On note aussi ceci dans "Gallia Préhistoire - vol. 11, N°2, pages 421 à 454" article de Henri Delporte (1968) : 

Chatel-de-Neuvre : Au lieu-dit "La Pelle", un gisement complexe a livré à MM Abauzit et Genty, outre de nombreux tessons gallo-romains, quelques silex dont un poignard en silex rubané, et plusieurs tessons d'aspect néolithique (téton perforé incomplet) et proto-historique (avec dessin joint) ; la céramique proto-historique doit être en liaison avec le matériel des Champs d'Urnes récolté sur le site voisin de la Jolivette, commune de Chemilly. Voir aussi les découvertes à Chemilly sur la civilisation des Champs d'Urnes et de celle du Chasséen...

Amphore rouge eros

Amphore rouge avec Eros peint

 

Le coeur d'Hedda


Malgré le surnombre de ses hommes, après un siège et une bataille, Vercingétorix, trahi par le peuple éduen ayant à sa tête deux jeunes ambitieux, Véridomar et Eporidorix, dépose ses armes aux pieds de César. Ce dernier nomma aussitôt gouverneur général de la région Lyonnaise Première, dans laquelle étaient inclus les territoires qui deviendront bourbonnais, l'un de ses lieutenants, Julius Cassius. Ce dernier fit alors édifier une grande et somptueuse villa à Donobrium (Chatel de Neuvre) qui, placée sur la voie romaine de Lugdunum (Lyon) à Lutèce (Paris), devint une importante cité, possédant des temples, des théâtres et des villas nombreuses.

Mais, subissant les mauvaises influences de la civilisation romaine amenées par les troupes victorieuses, Donobrium devint rapidement un lieu où s'instaurèrent en souveraines toutes les débauches et les plaisirs malsains. Mais si le plus grand nombre des habitants céda aux tentations du vice et participait ainsi aux célèbres orgies romaines, beaucoup conservaient en leur cœur un fond de haine à l'égard de ceux qui étaient venus les réduire à l'esclavage, disperser leurs familles, abattre les autels de leurs dieux, couper les forêts sacrées et opposer à la l'ancestrale religion panthéiste des druides, le culte polythéiste des divinités inconnues, romaines, grecques et même égyptiennes...

Julius Cassius sentit rapidement grandir contre lui une sourde hostilité. Il se rendait compte qu'on le détestait, qu'il était pour la population mise sous sa juridiction un despote et que, lorsque celle-ci s'écartait sur son passage, c'était bien plus par crainte et mépris que par respect.

Au milieu de la cour nombreuse d'officiers, nobles et commerçants qui l'environnait, il se trouvait seul dans la vie. Il souffrait et son existence même, en dehors des jours de bataille qu'il avait connus et de plus en plus lointains, lui paraissait s'être déroulée jusqu'alors sans but réel. D'ailleurs, son cœur était vide. Sans famille, il n'avait jamais connu l'affection d'un autre cœur ou sa complicité, il ignorait les joies pures et sereines, ne savait rien de la douceur d'aimer. Aussi quand, errant le soir dans les campagnes, il rencontrait des couples d'amants, il était prêt à tout abandonner : gloire, puissance, richesses, pour pouvoir goûter aussi à ce bonheur, ce simple bonheur qu'il voyait chez les autres. Malgré tout, quand il évoquait les grands moments de son passé, il reconnaissait que la vie l'avait jusqu'à présent plutôt favorisé. Il se revoyait enfant, imaginant déjà dans sa tête des projets ambitieux, puis, dans la campagne abandonnée par les Etrusques, à la tête d'une horde, exigeant des passants qu'il arrêtait la rançon de leur vie. Par la manipulation, le pillage, le meurtre, il réussi à atteindre les plus hauts postes de l'Empire. Fait général par César, s'il eut été sûr de la complicité d'un nombre suffisant de partisans, il aurait tué l'Empereur pour usurper sa place. Il avait sacrifié tout autre sentiment à son ambition. Elle seule avait dicté ses actes, tout comme ceux qui avaient trahi Vercingétorix. Maintenant que la fortune et ses actes l'avaient portés au sommet, il constatait le néant de sa réalité, et voyait son châtiment dans l'abandon moral, l'isolement où il se trouvait.

Un soir de printemps, il suivait tout pensif la voie dallée conduisant au temple octogonal de Vénus. Tout était calme autour de lui. Une légère brise flottait, apportant des jardins voisins de subtiles et enivrantes senteurs. Dans le ciel, le frêle croissant de la lune semblait, parmi les myriades d'étoiles, une serpe d'or égarée au milieu des épis. Soudain, dans le silence de la nuit, un chant de femme s'éleva, soutenu par les accords vibrants des harpes frémissantes. Julius Cassius tendit l'oreille, transporté. La voix était tour à tour chaude et captivante, douce et veloutée, pour devenir ensuite éclatante, terrible même, quand la chanteuse, après avoir rappelé dans son ode les jours heureux où les siens étaient libres et en harmonie avec la nature, laissait échapper des cris de haine et suppliait Bélem, son dieu, de donner à ses enfants la force nécessaire pour venger la patrie, pour repousser l'oppresseur.

La voix se tut, Julius Cassius demeura silencieux et songeur, subissant le charme étrange et la puissante beauté de cet appel à la divinité vengeresse.

Dès qu'il put se ressaisir, une question se posa aussitôt devant sa conscience : devait-il laisser cette femme et les siens braver, insulter publiquement et impunément l'Empire ? Son devoir n'était-il pas de faire cerner par ses soldats la maison où se réunissaient ces révoltés, de les faire amener devant lui et, sans autre jugement que le sien ; de donner l'ordre de les supplicier ?

A l'évidence, son devoir était là, mais il n'osait se décider à l'accomplir. Une puissance irrésistible et inconnue l'empêchait d'agir et il se sentait sans volonté aucune. Pour la première fois de sa vie, lui qui n'hésitait jamais, il était en proie à l'indécision. Il regagna sa villa et, le lendemain, poussé par un besoin aussi impérieux qu'inexplicable, il revint, aux mêmes heures, roder aux alentours du temple de Vénus. Il ne pouvait se le cacher, l'espoir d'entendre encore cette voix qui le troublait si étrangement avait guidé ses pas. Son attente ne fut pas vaine. Bientôt, fasciné, il perçut avec les mêmes délices, le chant désespéré où la malheureuse exaltait sa souffrance parmi d'ardentes prières adressées à son dieu. Trois soirs de suite, guidé par sa voix, il chercha à rejoindre la chanteuse, à la voir. Il ne parvint qu'à découvrir l'entrée, à peine dissimulée, d'un assez vaste édifice, que ses centurions lui affirmèrent être le lieu de réunion des adorateurs de Bélem.

Le jour suivant, il fit poster des gardes dans les environs, après leur avoir fait donner l'ordre d'amener, de gré ou de force, la chanteuse inconnue devant lui.

La clepsydre marquait la sixième heure du jour. Un bruit de pas et de cris, venu de l'atrium, la pièce centrale de sa villa, éveilla Julius Cassius qui reposait. Il se rendit dans l'exédre, immense salle habituelle de ses audiences. Au moment où il y accédait, des soldats y pénétraient, poussant une femme devant eux. Celle-ci avait dû tenter d'échapper à leur étreinte, car ses vêtements étaient déchirés, ses cheveux épars et ses yeux encore noyés par les larmes ; ses bras et ses poignets portaient des traces de meurtrissures. Les soldats se retirèrent au geste de Julius Cassius.

Demeurée seule en présence du Gouverneur, le premier mouvement de la femme fut de se jeter à ses  genoux et de demander grâce.  Il s'avança   vers   elle,   la   releva   et   la   regarda. C'était une prêtresse de Tad, une vierge gauloise à la beauté sauvage, au corps superbe et éblouissant de jeunesse. L'ovale de son visage était d'une régularité parfaite ; ses yeux, profonds et bleus comme l'infini du ciel, s'éclairaient de reflets éclatants, sa longue chevelure couvrait de ses fils d'or la blancheur marmoréenne (1) de ses épaules émergeant par les déchirures de sa tunique liliale. Pâle et tremblante, elle se tenait maintenant debout devant Julius Cassius, ses bras le long du corps.

— Femme, tu m'as outragé par tes chants, lui dit-il. Tu t'es révoltée contre l'Empire et César. L'outrage et la révolte sont, par nos lois, punis de mort. Tu sais qui je suis. Nul ne me résiste. Ma puissance n'est pas discutée car sans limites... et je t'offre de partager cette puissance...

La jeune fille demeura surprise de ces paroles, dont elle ne saisit pas tout d'abord le sens. Elle regarda avec un grand étonnement son interlocuteur, qui reprit :

—  En t'écoutant ces derniers soirs, et tout à l'heure en te voyant, j'ai senti naître en moi des sentiments que j'ignorais jusqu'alors. J'ai compris qu'il y avait place en mon cœur pour l'amour et que, sans lui, ma vie serait encore plus vide et plus inutile qu'elle ne l'a jamais été.

—  Je me nomme Hedda,  répondit la prêtresse. Je suis fille d'Arverne et servante de mon dieu. Vous êtes l'oppresseur de mon peuple. A ce titre, je vous hais. Vous-même me mépriseriez si je répondais à votre amour. Je ne puis être à celui qui a tué, martyrisé les miens. Me donner à vous serait les trahir. Je préfère mille fois la mort.

—  Peux-tu songer à la mort alors que tu es au printemps de la vie, alors que ton cœur, semblable au calice des fleurs, s'ouvre à peine au sourire des aurores ? Tu me méprises, tu me hais, parce que tu ne me connais pas. Apprends à me connaître et tu m'aimeras. Alors, par moi, tu seras heureuse.  Ce palais sera le tien. Tu seras la souveraine du pays des Arvernes. Mes gardes, mes esclaves t'obéiront comme à moi-même.

—  Je refuse vos richesses qui ne sauraient me tenter. Mon âme est pure comme l'eau des claires fontaines qui sortent du rocher. Vous ne la troublerez jamais.

—  Et si je te disais que le chagrin me tuera, si tu ne veux pas être mienne ?

—  Je ne vous croirais pas. Le chêne peut s'abattre sous le coup de la foudre, la barque peut sombrer, broyée par la tempête ; mais, devant la douleur, l'homme courbe la tête et, semblable à la fougère des chemins, laisse passer l'orage et se redresse.

Julius Cassius tenta une dernière fois de vaincre l'opiniâtreté d'Hedda. Il sut trouver les accents les plus tendres et les plus convaincants pour lui faire entrevoir le riant avenir qui s'offrait à elle. Il lui montra que son sacrifice ne serait pas vain ; puisqu'elle aimait les siens, sa douce influence sur lui-même leur ferait accorder plus de liberté, plus de bonheur.

Mais elle, digne et tenace, fidèle à sa religion, à son passé, ne répondait à toutes ses protestations d'amour que par le refus et le serment de le haïr toujours, non pas en tant qu'homme, mais en tant que Romain.

Furieux de cette résistance méprisante, Julius Cassius se montra sous son vrai jour. Oubliant vite ses premières déclarations, de tendre et pressant qu'il avait pu être, il devint menaçant et brutal. Sa patience avait atteint ses limites. Il perdit toute mesure, argua de sa volonté, de sa force, de sa puissance et hurla.

—  Tu m'appartiendras dès l'instant que je le veux, dit-il. Je serai ton maître, même si je dois employer la violence !

—  Essayez donc !, s'écria Hedda.

Mis au défi, Julius Cassius, après un dernier mouvement d'hésitation, s'élança vers la prêtresse et la saisit dans ses bras.

Elle jeta un grand cri et, mourante, s'affaisa pendant qu'une tache de sang rougissait la blancheur jusqu'alors immaculée de ses vêtements.

Hedda, sans qu'il s'en fût aperçu, s'était emparée d'un stylet et venait de se percer le cœur. La spontanéité de ce drame affola le gouverneur. Il resta debout, vaincu, devant le cadavre de la jeune fille.

Subitement, il s'agenouilla aux côtés de la morte, lui saisit la tête entre ses mains, l'appuya contre sa poitrine et murmura :

— Pardon, pardon, Hedda pardon ! pourquoi n'as-tu pas compris que mon cœur est vierge comme le tien et que je t'aimerais ?

Et, sur le front de la prêtresse, il déposa un long et douloureux baiser, tandis que des larmes sincères tombaient de ses yeux.

Il pleura longtemps, pris d'un abattement profond et se demanda si cette fin tragique n'était pas un ultime avertissement des dieux, pour lui montrer qu'il ne pourrait jamais y avoir ici-bas de bonheur pour lui, après tous les forfaits et les crimes qu'ils étaient en droit de lui reprocher.

Il prit peur, se sentit maudit et craignit, on les tenant dans ses mains, de souiller cette tête si belle, ce front si pur, qu'il reposa doucement sur les dalles de l'exèdre, où les mosaïques formaient comme une couronne merveilleuse. Ne voulant plus remettre les pieds dans sa villa endeuillée, Julius Cassin s'enfuit à travers la campagne, dans la forêt voisine. Ses centurions demeurèrent de longs jours sans savoir ce qu'il était devenu.

Lorsqu'il reparut, il semblait un vieillard.

Le cadavre de Hedda fut mystérieusement porté dans la demeure des siens, la nuit suivante. On embauma son cœur et on le déposa sur un lit de roses, dans une urne cinéraire, qu'en grande pompe on plaça sous le tumulus voisin des cairns où reposaient les chefs gaulois après leur mort.

Selon la coutume romaine, Julius Cassius vint souvent répandre en secret de l'huile, du miel et des parfums sur la tombe de la vierge. Ce fut là qu'un matin on le trouva, ne donnant plus signe de vie.

Le temps a suivi son cours, détruisant les empires, enfouissant les villes et les palais sous la poussière de l'oubli. Donobrium a disparu complètement. Aucun vestige (certains encore visibles au 16e siècle selon Férault d'Ainay) ne demeure de l'opulente cité dans le village de Chatel de Neuvre.

Il y a un siècle environ, un archéologue, qui recherchait en ces lieux des poteries gallo-romaines, trouva à quelques pieds sous terre un vase d'une réelle élégance. Des peintures primitives (Etrusques, Grecques ?) représentaient sur les parois extérieures le dieu Eros. Ces peintures avaient conservé une exquise fraîcheur et semblaient, mystérieux symbole, prouver une fois de plus que si le monde vieillit et se transforme, l'amour demeure immuable dans sa jeunesse et son charme.

Le vase fut ouvert. Il contenait des touffes de roses, fanées il est vrai, mais ayant gardé leur parfum subtil et délicieux. Parmi elles, dur comme une pierre, un cœur, en dépit des siècles écoulés, semblait encore prêt à palpiter, à s'animer d'un souffle vivifiant.

C'était le cœur de Hedda, vierge gauloise et prêtresse de Tad...

Vase eros ivre endormi sur une amphore

Un petit vase représentant le dieu Eros ailé endormi sur une amphore...

BIBLIOGRAPHIE :

- Docteur  PICQVAND   :  Légendes  du Bourbonnais.

- Achille AIlier  : Esquisses bourbonnaises.

- J.-J. MORET : Notes pour servir à l'histoire des Paroisses du Bourbonnais.

- Octave Louis-Aubert : Légendes Traditionnelles du Bourbonnais.

- "Gallia Préhistoire - vol. 11, N°2, pages 421 à 454" de Henri Delporte : http://www.persee.fr/doc/galip_0016-4127_1968_num_11_2_1329

- Eglise romane de Chatel-de-Neuvre : http://lieuxsacres.canalblog.com/archives/chatel_de_neuvre__03_allier_/index.html

(1) se réfère à la blancheur du marbre.

(2) se réfère à la blancheur ou pureté du lis.

Steles gallo romaines eglise de chatelneuvre

Eglise de Chatel-de-Neuvre : A mi-hauteur de la façade ouest, de chaque côté, on remarque deux stèles funéraires gallo-romaines très usées, qui confirment, comme certains éléments sculptés remployés dans le parement du côté sud-ouest du transept, la présence d'un ancien établissement antique sur ce site, dont l'emplacement exact n'a jamais été découvert.

 


Yves Herbo, Sciences et Faits et Histoires, http://herboyves.blogspot.fr/, 05-03-2016

Légendes Celtiques et Romaines 2

Légendes Celtiques et Romaines 2

Menir de givarlais allier miniMenhir christianisé de Givarlais, Allier

 

Poursuite de cette série d'articles commencée avec celui-cihttp://www.sciences-faits-histoires.com/blog/legendes-mythes/legendes-de-la-cite-disparue-de-taricum.html

Au cours des jours et des semaines à venir, vous lirez beaucoup d'articles présentant des légendes des régions du Bourbonnais et de l'Auvergne... ce n'est pas pour rien, je suis arrivé dans ces contrées qui, comme la plupart des régions de France, recèlent encore de nombreuses légendes et contes nous provenant des lointains âges pour beaucoup, et dont la tradition orale se perd malheureusement de plus en plus. Les origines celtiques de notre ethnie bien répandue dans toute la France font que nos légendes, du Nord de la France à la Provence, possèdent toutes un tronc commun au niveau des mythes très anciens liés notamment aux menhirs, dolmens ou autres Pierres Levées que l'on découvre encore (bien que des milliers aient disparues au fil des âges) dans pratiquement toutes les régions françaises... c'est donc tout naturellement que je commence cette série d'articles par des légendes liées à ces Anciennes Pierres Sacrées, à l'aide d'ouvrages déjà anciens eux-mêmes, découverts dans des bibliothèques locales (comme celle de Dompierre-sur-Besbre par exemple pour aujourd'hui)...

Ces histoires et références sont issues des archives du Château de la Garde, sis à la Celle-sous-Montaigut, où elles ont été découvertes par Octave-Louis Aubert en 1944 et décrites dans son ouvrage "Légendes traditionnelles du Bourbonnais - Tome 1" paru en 1946 et réédité en 1998 par la SEPEC.

J'en ai déjà parlé dans le premier article cité en référence plus haut : une légende celte nous parle de deux cités très proches l'une de l'autre, datant d'une période déjà ancienne pour les gaulois du premier siècle après JC, et qui auraient toutes deux disparues pour des raisons assez mystérieuses... l'une était assez importante et renommée pour que son nom parvienne jusqu'à nos jours, ainsi qu'une partie de son histoire (Taricum), alors que l'autre n'a laissé  d'autre souvenir que sa possible existence vers un lieu chargé de légendes... c'est sur ce lieu que repose l'histoire que je vais vous raconter maintenant en premier.

C'est donc sur ce fameux plateau de Fontanat qu'aurait existé cette mystérieuse cité disparue subitement, avant même l'arrivée des romains. Mais il y existe encore de nos jours un amas de Pierres enrobées de légendes : les Pierres Giraud, ou Girods, ou encore connues sous l'appellation de Pierres des Jarges, qui se trouve donc du côté du Hameau de Fontanat (ou Fontana). Et c'est très proche de ces Pierres, dans un caveau antique, qu'il a été trouvé des objets façonnés appartennant à un art primitif, accompagnés de pièces de monnaie datant probablement de l'époque romaine. D'où est venue la légende ? Nul ne le sait, mais la rumeur s'est alors répandue que ces pièces de monnaie antiques seraient tombées du trésor que Satan emportait avec lui quand il s'évertua à le cacher en ces lieux...

FontanatUne vieille carte postale trouvable sur le site mentionné ci-dessus

 

Et ce lieu, vous vous en doutez, ce sont les Pierres de Jarges... et principalement la plus grosse, qui pivoterait sur elle-même pour découvrir des barriques d'or, le dimanche des Rameaux, entre l'instant où le prêtre frappe du pied de la croix à la porte de l'église et celui où s'ouvrent les lourdes portes. C'est donc l'affaire de quelques secondes. Celles-ci doivent suffire à l'audacieux qui se tiendra prêt à se saisir de ces richesses maudites... mais il lui faudra faire très vite s'il ne veut pas tout perdre, et la vie et son âme, car la lourde pierre l'écrasera en reprenant sa place...

Personne n'a jamais osé braver cette tentation diabolique, jusqu'à ce qu'une femme du pays, une malheureuse demeurée veuve récemment avec un tout jeune enfant, cède à la tentation et au hasard trop synchronique. Les soins qu'elle prodigait à son petit l'avaient mis en retard pour la messe, ce jour-là, et elle prit un raccourci la faisant passer près des Pierres, avec son enfant dans les bras. Comme elle arrivait auprès de la grosse pierre des Jarges, elle vit celle-ci tourner sur elle-même, se soulever, laissant à découvert des monceaux d'or... Elle ne réflechit pas, posa son enfant à ses côtés, enfouit ses mains dans un tas d'écus, comme elle l'aurait fait dans un sac de blé, et les retira pleines de bonnes espèces sonnantes et trébuchantes qu'elle engouffra prestement dans les poches de son tablier. Mais, malgré sa rapidité, le temps lui manqua pour soulever son enfant avant que la pierre ne reprit sa place et son petit disparu, enseveli sous le roc...

La pauvre mère fut évidemment la proie d'un profond désespoir. Bien sûr, elle était riche maintenant, mais à quoi cette richesse allait-elle lui servir, maintenant qu'elle était, à priori, séparée définitivement du petit être qui, depuis la mort de son mari, était toute sa vie ? En larmes, elle se traîna sur ses genoux et supplia la Pierre de se soulever à nouveau, juste le temps nécessaire pour remettre en place l'argent qu'elle avait pris et pour délivrer son enfant. Mais ses prières et ses pleurs demeurèrent vaines. alors, folle de douleur, elle regagna sa maison et s'y enferma comme une bête sauvage et malfaisante au fond de sa tanière. Et elle passa son temps à se maudire et à se reprocher amèrement de n'être pas restée pauvre et d'avoir cédé à la tentation.

Son voisinage s'étonna dans un premier temps de ne plus la voir sur le seuil de sa porte, tenant son enfant dans les bras. Puis une rumeur - d'où pouvait-elle bien venir ? - apparue, disant qu'elle avait en sa possession de belles bourses d'or... jusqu'à ce que la vindicte des gens vienne à l'accuser d'avoir vendu son enfant contre une belle somme d'argent... 

Elle devint moralement de plus en plus malheureuse et se rendit chaque matin à la chapelle de Fontanat pour y dire sa prière, demander pitié à Dieu et réclamer le pardon et le retour de son enfant. La légende dit qu'elle fut entendue et que le Ciel ne voulut point qu'elle paya toute sa vie son erreur...

Alors qu'elle était agenouillée devant la statue de Saint Pierre, celle-ci s'anima subitement et lui parla en ces termes ! :

" Tu as commis une grosse faute en te laissant tenter par ce trésor qui s'offrait à ta vue, mais tu étais pauvre et tu pensais pouvoir élever mieux ton enfant avec cet argent. Dieu est prêt à te pardonner, car tu as toujours, depuis, battu ta coulpe avec confiance. Tout l'or qui est en ta possession ne t'est pas nécessaire. Prélèves-en la plus large partie et fais l'aumône autour de toi, répands-le entre ceux de tes semblables qui le méritent, pour qu'ils connaissent tout à la fois un peu d'aisance et de bonheur. Reviens ensuite au prochain jour des Rameaux devant la Pierre de Jarges : attends et espère. "

Pleine de confiance et de respect en la parole de Saint Pierre, elle accomplit à la lettre tout ce que celui-ci lui avait recommandé. Elle distribua son or à bon escient, fit tout le bien qu'elle pouvait et vint tous les matins prier avec dévotion l'apôtre, pour qu'il intercède en sa faveur auprès de Dieu.

La fête des rameaux arriva et elle alla se placer à la base de la pierre tournante. Elle entendit la cloche de l'église sonner le commencement de la messe. Son coeur s'arrêta de battre, ses yeux se figèrent sur l'énorme monolithe et elle attendit et espéra.

Tout à coup, la lourde masse pivota et la pauvre mère devint la plus heureuse des femmes en apercevant, au fond de l'excavation que ses mains avaient creusée dans le tas d'or l'année précédente, son enfant, bien vivant, qui souriait en lui tendant ses petits bras. Elle le saisit, le pressa de toutes ses forces contre son sein pendant que la Pierre de Jarges reprenait son immuable immobilité...

Comme beaucoup de légendes et contes, celui-ci a une conclusion morale dont vous avez certainement déduit la teneur, à savoir que la fortune ne saurait assurer le bonheur, que celui-ci se trouve plutôt dans l'accomplissement du bien...

L'un des auteurs de ces carnets trouvés dans les archives du Château de la Garde, mentionne que sur la route menant d'Hérisson à Châtel-Montagne (Allier), un amoncellement de gros blocs de granit est appelé le Rocher du Rocmié. Une légende à peu près semblable à celle des Pierres de Jarges, se raconte dans le pays à son sujet...

 

La Légende de la Pierre Malentrée

Neris basiliqueNéris, vestige de la Basilique romaine


Pareillement que pour les Pierres Jaumâtres et les Pierres de Jarges, un sanctuaire druidique a probablement également existé aux abords de Néris, au sein des profondes forêts qui couvraient autrefois le pays. Les pierres de cette enceinte sacrée ont disparu depuis longtemps déjà. Peut-être servirent-elles aux Romains pour la construction des premières villas qu'ils édifièrent à Néris quand, après avoir reconnu la vertu bienfaisante des sources présentes, ils y établirent des thermes. Des thermes et piscines que l'ont retrouva et déterra au début du 19e siècle, et qui ont même été remis en fonction par la suite ! L'une de ces antiques Pierres est cependant demeurée debout et sa présence au village de Durdat-Larequille, dans l'Allier, suffit pour attester — car c'est une pierre à sacrifices — que des cérémonies en l'honneur de Tentâtes et de Bélem se tenaient jadis en ce lieu.

Neris piscinesromaines1vieille photo du 19e siècle, découverte des piscines romaines de Néris

La forme d'un corps est parfaitement dessinée sur cette pierre appelée dans le pays, non sans raisons, la Malentrée. On y voit distinctement les emplacements d'une tête, des épaules, des reins, et, en pendant, celui des jambes. La légende oublia les Druides et attribua cette Pierre au Diable en personne...

C'était en des temps très anciens, presque à la naissance du monde. Satan régnait alors en maître sur l'ensemble du territoire bourbonnais. De tous côtés, il y avait des collines au sommet desquelles il aimait s'asseoir pour contempler son royaume. Ses fidèles démons se prosternaient devant lui, le vénéraient comme leur maître, leur dieu. Personne ne mettait son autorité en doute. Ses incubes et ses succubes (des démons qui hantaient les nuits romaines) se livraient, sous ses ordres, aux travaux les plus divers ; mais l'essentiel de leur besogne était de lui amener le plus grand nombre possible d'âmes en état de péché, qu'avec satisfaction il livrait aux flammes de son Enfer. Celui-ci avait même une entrée toute proche de l'ancienne pierre à sacrifices : "la mauvaise ou la mal entrée".

La tranquillité de Satan fut entière pendant de nombreux siècles, son emprise sur les humains et les démons était sans bornes et rien ne semblait pouvoir la troubler. Il la croyait même devoir être éternelle quand, un jour, l'un de ses démons le prévint qu'un ermite, nouvellement arrivé dans la région, battait sa puissance en brèche et se donnait pour mission d'arracher les habitants du lieu à son pouvoir.

Assez inquiet de cette révélation, il procéda lui-même à une vérification et constata avec consternation que s'était dressé devant lui un adversaire redoutable, avec lequel il devrait désormais compter. Il s'appelait Marien (autre nom de Martial). C'était un très pieux personnage qui vivait dans une hutte de terre et de branchages, jeûnait et priait à longueur de journée, à moins qu'il ne sortît de chez lui afin d'évangéliser les hommes et les femmes qu'il rencontrait et qui consentaient à l'écouter. Ce qu'ils étaient de plus en plus nombreux à faire...

— Basta, se dit Satan, j'arriverai bien à me défaire de lui et à en débarrasser mon domaine.
Il alla trouver Marien, lui offrit de vivre en bon voisinage et l'invita, en bon voisin, à lui rendre visite rapidement. Le saint se rendit donc à cette invitation courtoise. Satan le reçut avec mille condescendances, le fit monter sur la plus haute colline de son royaume, voulut qu'il admirât les beautés naturelles du paysage, puis, insidieusement, comme il l'avait fait autrefois à Jésus, essaya de le tenter en lui disant :
—  Si tu le veux, tout le pays que voient tes yeux sera tien.
—  A quelles conditions ? demanda le pieux évangéliste.
—  C'est simple : tu me regarderas comme ton suzerain.
—  Tu veux rire ! s'exclama Marien. Je ne suis pas venu ici pour me prosterner devant toi, mais pour te chasser du pays, pour arracher de tes griffes sournoises des populations qui sont foncièrement bonnes et que tu tentes de rendre mauvaises en les incitant à commettre des fautes, des crimes, afin que leurs âmes soient bien à toi...

Marien attrapa le diable par sa longue queue, avec cette invincible force que donne la foi, capable, dit l'Ecriture, de soulever des montagnes. Il le fit tournoyer plusieurs fois au-dessus de sa tête et le lança dans l'espace. Satan franchit le vallon voisin pour aller tomber sur la pierre de la Malentrée, où il arriva meurtri et en poussant des cris déchirants. La hauteur de sa chute, de par les lois de la pesanteur, avait augmenté le poids de son corps. Celui-ci s'enfonça dans le rocher et le marqua à tout jamais d'une empreinte impossible à faire disparaître...

Les faits historiques les plus précis sont souvent interprétés différemment. Il n'en est pas autrement pour les légendes. Voici donc une autre version, que l'on rapporte un peu partout, aux environs de Néris.
Marien et Satan avaient longuement discuté : L'ermite entendait obliger le démon à s'en aller du pays et à n'y plus reparaître.

Les deux antagonistes n'arrivaient pas à se mettre d'accord sur les conditions du marché. A bout d'arguments, Satan eut l'idée d'une proposition intermédiaire :
—  Tu voudrais, dit-il au saint, que je m'en aille d'ici, que j'abandonne purement et simplement mes droits acquis. Cela m'est impossible et tu ne saurais m'y contraindre. Voici ce que je te propose  : celui de nous deux qui sautera le moins loin, laissera la place à l'autre, s'en ira et ne reviendra plus.
—  C'est entendu !, répondit Marien. Relevant sa robe de moine, et en en fixant le bas à la hauteur de sa taille dans sa cordelière, le saint prit son élan et, d'un bond prodigieux, alla atterrir à plus de cent mètres, au delà du rocher de la Malentrée.

Satan applaudit mais rit intérieurement, certain qu'il était, soutenu par ses grandes ailes palmées, de dépasser largement la longueur du saut de son partenaire. Sans donner l'impression d'un gros effort, il s'élança à son tour, d'un coup de jarret vigoureux. En le voyant partir, Marien ne fut pas sans crainte d'être vaincu. Il en appela donc à Dieu et traça dans l'espace le signe de la croix. Aussitôt, Satan perdit de sa vitesse, les membranes de ses ailes se déchirèrent comme il arrivait au-dessus de la Malentrée. Il tomba lourdement sur la pierre, y laissant l'empreinte de son corps, et ce fut au tour de Marien de rire, pendant que, plein de confusion et en se frottant les côtes, le diable vaincu s'engouffrait dans le souterrain tout proche et regagnait son infernal séjour pour y soigner ses courbatures...

Eglise stmartial de larquilleEglise Saint-Martial de Larequille (Photos : Cécile Champagnat)

Notons qu'une autre légende se rapporte au Rocher du Diable : Un berger faisait paître ses moutons le jour de Pâques au lieu d'assister à l'office. Un mendiant qui passait par là, près de la Malentrée, le lui en fit le reproche... le berger le menaça alors de son bâton et lui jeta une pierre ramassée à terre. Immédiatement, la pierre revint sur lui et il fut changé, ainsi que son troupeau et son chien, en un amas de rochers, situé près de la Malentrée...

Fontainestmartial

Le lieu-dit de Durdat Vieux Bourg possède sa fontaine miraculeuse également... les pèlerins et habitants de la région attribuaient à la fontaine Saint Martial des valeurs curatives contre diverses affections de la peau. On trouve cette fontaine, sous la forme d'un vieux puits, sur un chemin de randonnée qui ,sur la droite est seulement à quelques mètres de la sortie principale de l'église du bourg. On peut admirer la photo de la statue de Saint Martial derrière la grille de protection de la niche.

 

Yves Herbo, Sciences et Faits et Histoires, http://herboyves.blogspot.fr/, 27-02-2016

Les tatouages de la momie de Otzi révèlent la médecine de l'âge du cuivre

Les tatouages de la momie de Ötzi révèlent la médecine de l'âge du cuivre

 

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This bracelet-like tattoo adorns the wrist of the 5,300-year-old Iceman. (Photograph South Tyrol Museum of Archaeology/EURAC/Samadelli/Staschitz)

 

Selon une nouvelle étude, la communauté âgée de 5 300 ans de Ötzi, l'homme de l'âge du cuivre européen, découvert dans la glace des Alpes en 1991, pouvait se venter de techniques de soins de santé étonnamment avancées. Ses restes, trouvés par deux touristes allemands lors d'une randonnée de routine dans les Alpes en 1991, ont été ensevelis sous la glace peu après sa mort, et les conditions glaciaires ont involontairement préservé une grande partie de ses tissus, os et organes. Trois décennies de recherches ont fourni des détails intimes sur la vie d'Ötzi, sur son âge, sa taille et son poids à la mort, lorsqu'il a succombé à une flèche dans l'épaule gauche au début de l'été.

 

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Les tatouages ​​de "Iceman" s'alignent avec les points d'acupuncture classiques et les plantes trouvées dans ses affaires ont des applications médicales bien connues (Crédit Musée d'archéologie du Tyrol du Sud / EURAC / Samadelli / Staschitz)

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GLOZEL : entre Atlantes et Gaulois ?

glozel-authentifie-cela-change-tout - Ecritures énigmatiques 3

MAJ 14-09-2018

 

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Suite des Ecritures énigmatiques : Page 1, Page 2.

Une des pièces maîtresse trouvées à Glozel est une petite sculpture en ronde bosse, dite du "Chasseur ", ou du "Chaman" (ci-dessous). Tenant un épieu dans sa main droite, il est campé de ses deux pieds sur le ventre d'un animal expirant. La macrophotographie révèle autour du cou deux colliers, dont l'un est composé d’éléments sphériques, les fameux "hochets" ou "bolas" qui avaient tant intrigué le monde archéologique. L'homme est assurément ici dans une nudité rituelle, et le collier flottant, à symbole mammaire, une évocation au culte primordial, originel, de la Grande Déesse Mère. 

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Depuis plus de 90 ans, les objets trouvés dans une tranchée bouleversent le monde de la préhistoire.

Le lieu-dit de Glozel est à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Vichy, au bord de la D495 Cusset/Ferrières-sur-Sichon. Situé dans les montagnes du Bourbonnais chargées de légendes et haut lieu de l'histoire, Glozel est peut-être la clef qui ouvrira la porte du mystère des origines du monde ou du moins des origines de notre civilisation et du courant migratoire des hommes.

Le samedi 1er mars 1924, Emile Fradin, 17 ans, laboure en compagnie de son grand-père, Claude Fradin, un champ dit ‘Duranthon’ (dérivé de durant, signifiant endurant, endurci. Ajoutons que ‘duranger’ vient d'élan, de renne, animal qui existait sur le territoire français à une époque lointaine). Il s'agit d'une parcelle plus ou moins incultivée.

Tout à coup, une des deux vaches tirant la charrue trébuche et s'enfonce en partie dans la terre. En la dégageant, le grand-père et le petit-fils découvrent une cavité, dans laquelle ils distinguent un squelette et des poteries. Ces dernières sont extraites, puis cassées : ils espèrent découvrir un trésor ; ils n'y trouvent que de la terre. Claude Fradin se souvient que le précédent propriétaire du terrain avait trouvé, en creusant à proximité pour enterrer une bête, un vase décoréUn vase inscrit fut découvert par le métayer qui les avait précédé quand il voulut enfouir une de ses bêtes morte. A la fin des années 1880, des poteries furent détruites pendant le défrichage d'une parcelle de la ferme.

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Le lendemain, dimanche 2 mars 1924, Emile Fradin, le petit-fils, revient examiner les lieux et dégage la cavité qui se révèle être une fosse — d'environ trois mètres sur un — dont les parois sont de briques emboîtées les unes dans les autres, et le sol constitué de seize dalles d'argile. Quelques vases, des débris divers et une plaque d'argile portant des signes curieux forment le ‘mobilier’ de ce qui lui paraît être, à cause du squelette, une tombe.

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Plan de la fosse au niveau du dallage

  1. grosses pierres reposant sur les cailloux - "témoins"
  2. grandes briques du dallage
  3. murs latéraux
  4. terre à brique non agglomérée
  5. grande brique de dallage avec empreinte de main

(d'après un document établi par le Dr Antonin MORLET)

 

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Les jours suivants, d'autres découvertes s'ajoutent aux premières : trois tablettes avec des empreintes de mains, une aiguille en os et des galets comportant les mêmes étranges signes que sur la plaque d'argile. La nouvelle de la mise à jour de la sépulture franchit le hameau, parvient jusqu'au village voisin d’où le curé, le médecin et l'instituteur viennent constater sur place la découverte.

Du champ de labour au ‘Champ des Morts’

 

Une institutrice, Adrienne Picandet, vient aider aux fouilles. Plus tard, lorsque les polémiques se succéderont, elle témoignera que les toutes premières tablettes d'argile portaient bien des inscriptions ; quarante autres personnes signeront aussi une attestation.

Dès le 20 mars, Adrienne Picandet envoie un rapport à l'inspecteur de l'Académie de Moulins. En date du 15 août 1926, le Mercure de France publie une lettre de mademoiselle Picandet : « En outre de la superbe fosse que monsieur Emile Fradin avait fort bien conservée et dont les murs, recouverts d'un suintement de verre, resplendissaient au soleil, la collection comprenait déjà : deux empreintes de mains, la première brique à signes, deux tranchets, une petite hache, le tranchant d'une hache brisée, de nombreux débris de poteries et plusieurs morceaux de supports de creusets ».
Le docteur Antonin Morlet (1882 - 1965) apprend l'existence de Glozel. Il est passionné d'archéologie, auteur de plusieurs ouvrages et possesseur d'une importante collection d'objets gallo-romains recueillis dans la région. Pour couper court aux manœuvres de détournement et d'accaparement, le docteur Morlet loue aux Fradin le champ ‘Duranthon’ qu'on commence déjà à appeler le ‘Champ des morts’. Certains archéologues, éblouis par la richesse du site, veulent en être les découvreurs, à la place d'un jeune paysan qu'ils jugent inculte, et, dépités de ne pas s'en voir attribuer la découverte, en deviendront de farouches adversaires, allant jusqu'au mensonge et la diffamation.

Le docteur Morlet procédera à de nombreuses fouilles et restera un ardent défenseur du site et de la famille Fradin. Les plus grands experts - et rivaux - de l'époque, MM. Capitan, l'abbé Breuil, Peyrony, Camille Jullian, Salomon Reinach, Depéret viennent visiter le site.

Une authenticité reconnue

 

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Idoles phalliques bi-sexuées-Glozel

 

Depéret, doyen de la Faculté des sciences de Lyon, agrégé de géologie et vice-président de la Société géologique de France écrira : « Il ne saurait rester dans l'esprit d'un géologue aucun doute sur la situation parfaitement en place de ce précieux objet et nous pouvons vous donner à cet égard notre attestation la plus formelle (...) Le gisement de Glozel est un cimetière datant de l'extrême début du Néolithique. (...) La présence indiscutable, quoique sans doute très rare, d'un renne figuré à Glozel, s'ajoute à d'autres réminiscences magdaléniennes de l'outillage pour m'amener maintenant à admettre que le gisement de Glozel se rapproche du paléolithique final, avec lequel il s'apparente à la fois par la forme, par l'outillage et aussi par l'écriture ».

« Plus bas, écrit M. Depéret, dans l’argile jaune, tendre, qui contient à la  profondeur moyenne de 0 m. 60 à 0 m. 70 la couche archéologique, j’ai recueilli, dans  l’argile vierge de tout remaniement, entre autres objets, un beau fragment de tablette à  inscriptions alphabétiformes enserré dans une trame de racines et de radicelles d’arbustes  aujourd’hui disparus. Cette observation, continue-t-il, est, à mon avis, décisive et implique à  elle seule d’une manière irréfutable l’authenticité de la tablette et, par suite, de l’écriture  glozélienne. Pour penser autrement, il faudrait supposer qu’un faussaire aurait préparé le  terrain en y introduisant des objets il y a au moins vingt ans, temps nécessaire à la  croissance et au développement des racines qui entouraient la tablette. L’énoncé seul de cette hypothèse permet d’en saisir l’absurdité. […] ». Source :  Jean Piveteau, « A propos de Glozel » Revue de Paris, 1er mai 1928, pages 152-174.www.museedeglozel.com/Corpus/Piveteau.pdf

Joseph Loth (1847 - 1934), professeur au Collège de France depuis 1910, archéologue et spécialiste de l'histoire et de la langue celtique, recommande à Emile Fradin d'installer un petit musée, preuve qu'il croit à l'authenticité et à l'importance de ce qui a été découvert sur le site.
Nous n'entrerons pas dans la description de ce que fut la situation d'Emile Fradin en butte aux mesquineries, aux malversations, aux mensonges et tracasseries diverses occasionnées par les vanités, les égoïsmes et le refus de certaines instances ‘scientifiques’ de réviser non seulement leurs assertions (Emile Fradin fut accusé d'être un faussaire) mais de tenir compte des observations faites par leurs pairs, ou par eux-mêmes - car certains se contrediront -.
Procès en tous genres, même en diffamation, furent finalement gagnés par Emile Fradin, mais perturbèrent singulièrement sa vie, et nuisirent autant à la reconnaissance de son mérite de ‘découvreur’ qu'au fait que soient, à partir des mobiliers découverts à Glozel, envisagées différemment les sources de la connaissance européennes et occidentales.

L'exigence de la Vérité

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Nous ne souhaitons pas, ici, entrer dans des polémiques toujours stériles. Cependant, nous ne pouvons ignorer les propos et l'attitude de ceux qui confondirent leurs intérêts avec ceux de la société qu'ils représentaient, et qui oublièrent ce à quoi leurs fonctions les obligeaient.

Tous les livres que nous avons consultés exposent la même ignominie de la part de scientifiques -vrais ou faux-. Preuve est faite, s'il en était nécessaire, de la faillibilité des hommes, fussent-ils couverts de diplômes, chargés de titres et de notoriété. Le vrai, le véritable scientifique n'oublie jamais la remise en question, démarche indispensable à l'approche de la vérité. L'examen de conscience n'est pas le monopole du domaine religieux. Peu d'hommes reconnaissent leurs erreurs, et publiquement. C'est pourtant là faire preuve de l'honnêteté à laquelle tous prétendent, et dont ils se réclament, face à leurs adversaires.

La science nous confirme constamment, par son évolution, la réalité d'une interdépendance des disciplines, en corollaire avec la réalité de l'univers, visible et invisible. Des hypothèses, certaines d'ailleurs du domaine du rêve -mais outre que le rêve n'est pas interdit, il peut se révéler prémonitoire- ont été proposées par des archéologues, des scientifiques, des dilettantes, hypothèses qui, même si elles n'ont pas été confirmées, même si elles ne correspondent pas aux thèses officielles, n'en sont pas moins dignes d'écoute.

L'oubli officiel est désormais tombé sur le site de Glozel, sur son inventeur -qui est aujourd'hui décédé- et sur les conclusions que l'on se doit d'en tirer. Ne subsistent que l'intérêt et la passion de quelques mordus d'archéologie qui exigent la vérité.

Un silence inexplicable

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Représentation animale sur ivoire: Renne blessé, flèche dans la gorge et le cœur

 

Pourquoi les instances responsables tiennent-elles à ne pas porter à la connaissance du public une découverte capitale ? La prudence se comprend, pourvu qu'elle ne s'accompagne pas d'immobilisme, et d'une certaine malhonnêteté intellectuelle.

Il est exact que les moyens d'investigations ont beaucoup évolué et qu'aujourd'hui nous pouvons dater avec une relative précision, ce qui n'était pas le cas dans les années 30. Des vieillissements peuvent être retardés ou accélérés selon le milieu dans lequel se trouvent les éléments à étudier. Les accidents géologiques aussi bien que climatiques interviennent dans des proportions pas toujours homologuées. La science doit être leçon d'humilité. Aucun homme, fut-il infiniment savant, ne peut prétendre tout savoir.

Il serait temps de reconsidérer le ‘cas Glozel’. Les fouilles qui y ont été effectuées depuis l'incident du 1er mars 1924, qu'elles aient été officielles ou non, révèlent des données qui bouleversent justement des certitudes trop souvent exprimées sans aucun esprit d'objectivité. Voici, brièvement résumé, ce qui a provoqué l'anathème jeté sur Glozel et son inventeur, puis déclenché la loi du silence :

— le renne n'était pas censé vivre sur le territoire français au Néolithique ; avec le recul des glaces, il était déjà remonté vers le Nord.

— L'écriture sous une forme alphabétique n'existait pas encore, au Paléolithique

— Les signes établis avec une volonté de coordination alphabétique provenaient du Moyen -Orient, et dataient du Néolithique.

Or, à Glozel, furent trouvés dans la même tranche de terrain des vestiges qui, selon certaines sommités fortes des acquis de la Science de l'époque, ne pouvaient cohabiter. Sur un galet étaient gravés un renne et une suite de signes s'apparentant à un alphabet. Des os, de l'ivoire, de la terre plus ou moins ouvrée présentaient un même art figuratif, et une écriture.

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tube en os, percé et gravé-Glozel

Comme s’il manquait encore quelque chose à notre perplexité, le Matin s’est chargé d’y ajouter : il a dépêché à Glozel deux de ses collaborateurs, MM. Pierre Guitet-Vauquelin et Clérisse. Ceux-ci ont réfléchi : « Si le ‘Champ des morts’ est réellement farci de débris préhistoriques, n'est-il pas vraisemblable qu'en fouillant ailleurs, dans les mêmes parages mais en un endroit que personne, jusqu'ici, n'a exploré, on trouve des vestiges analogues? ». Cet endroit vierge, ils l'ont soigneusement choisi, après quelques tâtonnements, au Sud et en contrebas du gisement classé, à quelques pieds au-dessus de la rivière. A défaut d'érudition préhistorique, ils avaient l'expérience des tranchées, qui leur avait appris à remuer la terre. Ils s'y sont employés courageusement, à la pioche, à la houe et au couteau. Au bout d'une heure, ils dégageaient de la couche archéologique un gros morceau de poterie de grès, puis de nombreux et menus fragments de brique et des morceaux de terre vitrifiée, puis, à 1 m. 35 du front de taille, par 60 centimètres de profondeur, au milieu d'une véritable chevelure de racines drues, un galet noirâtre, elliptique, portant trois signes glozéliens classiques : une barre inclinée, un V très ouvert et une échelle à trois échelons. Ce fut la récolte de la matinée.

Dans l'après-midi, pour écarter toute suspicion de fraude, -car ils étaient allés déjeuner dans l'intervalle-, ils ouvraient une nouvelle tranchée. Ils y déterraient bientôt un harpon cassé, de 6 centimètres de long. Une troisième tranchée leur livrait ensuite d'autres fragments de grès, une pointe en roche volcanique ayant dû servir d'outil à graver et un morceau d'os fossilisé, de 3 centimètres et demi, taillé en pointe. Sans préjuger de la valeur de ces différentes pièces, MM. Pierre Guitet-Vauquelin et Clérisse auraient ainsi fait la preuve, si vraiment leur expérience a été entourée de toutes les précautions de contrôle désirables pour qu'ils n'aient pas été eux-mêmes victimes de « truqueurs », que le sous-sol de Glozel recèle des « témoins » qui n'ont pu être ni fabriqués ni enfouis pour les besoins de la cause.

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Le lendemain, les deux fouilleurs se rendaient à un kilomètre et demi de Glozel, à la « goutte » Barnier -en langage local, on dénomme « gouttes » les vallonnements dont la région est semée- et pénétraient dans une grotte souterraine depuis longtemps obstruée à son orifice ; or, ils constataient qu’elle n’avait pas été envahie par la coulée de l’argile, ce qui infirmerait un des arguments invoqués contre l’ancienneté des deux tombes du « Champ des Morts ».

Des découvertes d'objets similaires furent effectuées aux alentours (à Moulin Piat, à 2,5 km au Sud; chez Guerrier, à 3 km sur la rive droite du Vareille; à Puyravel à 10 km en amont, sur la rive opposée).

A l'examen, certaines poteries révélaient une utilisation cultuelle, indice de l'évolution de ceux qui les avaient façonnées. La représentation animale gravée sur différents supports l'avait-elle été dans un but évocateur, votif, chamanique, ou n'était-ce que de l'art pour l'art ?

Personne, jusqu'à ce jour, n'est à même de dater cet ensemble avec cohérence. Le carbone 14 aussi bien que la thermoluminescence ne s'accordent sur les dates. En 1972, des techniciens du Commissariat à l'Énergie atomique ont analysé des tablettes et des objets en os : les tablettes dateraient de 700 avant J.-C. à 100 après J.-C. mais certains objets en os remonteraient à 17.000 av. J.-C. ! 17 millénaires d'écart, du paléolithique supérieur à la Guerre des Gaules dans le même ‘lot’ archéologique.

Seule certitude : il ne s'agit pas d'une supercherie, et Emile Fradin, inventeur du site, n'est pas le faussaire que certains, en mal d'explications, ont dénoncé.

Des mains de géants

 

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Une quinzaine d'empreintes de mains ont été découvertes à Glozel, toutes de la main droite. Deux ont été découvertes à l'intérieur des tombes (Fosse ovale et Tombe II), elles font en moyenne 35 cm de haut !

Ce qui n'a pas été souvent évoqué, c'est la dimension des mains, moulées dans la terre cuite. En appuyant fortement sa main dans de l'argile malléable, on agrandit l'empreinte de cette même main, mais le séchage entraîne une rétraction, si bien que l'empreinte garde une dimension proche de celle de l'original. Or, à Glozel, les mains sont grandes, très grandes, tout en restant proportionnées. Elles dépassent la norme d'une main d'homme du XXe siècle.

Idem pour l'épaisseur des os de la boîte crânienne retrouvée : épaisseur du double de celle d'un homme d'aujourd'hui. Quant à la boîte crânienne, elle est d'un volume supérieur à la moyenne de nos propres crânes. Peut-on parler de géants ou simplement d’une tribu d’hommes de grande taille, venus d’ailleurs, et qui se seraient retrouvés là, isolés, après un mystérieux exode ?

Les gravures, dans ce qu’elles représentent autant que dans leur technique de façonnage, correspondent, même si la facture en est inégale, à ce que l’on connaît du Paléolithique. Certains décors ressemblent à ce qui a été exécuté dans la péninsule ibérique, au Maroc ou aux Canaries, ainsi qu’aux abords de l’ancien bassin saharien. Que faut-il en déduire ? Une meilleure connaissance des Guanches, ce peuple disparu des Canaries lors de la conquête espagnole à l’époque de la Renaissance, aurait pu peut-être apporté des lumières sur l’énigme Glozel.

 

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Urne-Glozel

Notons au passage que tout ce qui aurait pu assurer un trait d’union entre les différentes histoires de l’Humanité a été délibérément détruit au cours des âges par les esprits forts du moment : la bibliothèque d’Alexandrie, les revêtements des pyramides, les ‘pages d’écriture’ de l’île de Pâques, tous les documents trouvés par les conquistadors, les témoignages païens d’Europe…Ainsi disparaît la mémoire des peuples, au profit de systèmes de pensées et d’actions provisoirement nouveaux…Au contraire des flots blancs du Léthée qui apportaient, à l’orée des Enfers, l’oubli aux âmes des morts, c’est dans un flot rouge dû à la cruauté des hommes que des Civilisations naissent puis disparaissent...

Un alphabet trait d’union

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« Or il y avait des géants sur la terre en ce temps-là ! » est-il écrit dans la Genèse, au chapitre IV, où est décrite la dépravation des hommes, cause du déluge. 
« Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient constitué un empire grand et merveilleux. Cet empire était maître de l'île tout entière et aussi de nombreuses autres îles et de parties de continent. De notre côté, il possédait la Libye jusqu'à l'Egypte et l'Europe jusqu'à la Tyrrhénie (l'Italie occidentale) » écrit Platon, dans Timée, lorsqu'il décrit l'Atlantide.

L'archéologie a permis de découvrir dans le monde différents signes et alphabets. Ils appartiennent à des peuples différents, situés si loin les uns des autres qu'il paraît difficile de soupçonner des liens entre eux. Et pourtant ! Si l'alphabet de Glozel pouvait trouver son Champollion ! Si l'alphabet de Glozel pouvait être précisément daté ! Ce serait toute une partie de notre lointaine histoire, qui veut que notre civilisation soit née dans les larges plaines du Croissant fertile, de l'autre côté de la Méditerranée, qui serait remise en cause. Cet alphabet que certains ont daté du néolithique (8000 av. J.-C. donc antérieur aux ‘premiers’ alphabets phéniciens - 4000 av. J.-C.), que d'autres ont qualifié d'amulettes de sorciers gaulois...

Nous sommes toujours à la recherche de nos origines et de la Vérité. Il faut donc ne pas craindre d'aller à l'opposé des concepts, fussent-ils accrédités par la majorité des instances qui, trop souvent, s'arrogent des pouvoirs qu'ils ont usurpés. L'archéologie ‘officielle’ est au service des contribuables, des citoyens, et non l'inverse. Qu'importent les querelles de chapelles, d'écoles, qui, hélas, durent parfois plus longtemps que ceux qui les provoquent, les élèves se révélant aussi fanatiques et aussi aveugles que les maîtres. Les passions et les rivalités l'ont emporté sur la nécessaire sérénité. Des rapports ont été rédigés sur Glozel. Pourquoi ne sont-ils pas publiés ?

Du nom de Glozel

Dans la région du Centre, le C se traduit souvent phonétiquement en G. Ainsi, les prunes ‘reine-claude’ deviennent-elles des ‘reine-glaude’.

Pour trouver les origines du lieu-dit Glozel, on peut chercher les racines dans les termes suivants, empruntés au patois local ou régional :
— Gleizes : voisins.
— Glaus : Glouton (langue d'oc), glaïeul (langue d'oïl)
— Clos : enclos cultivé (langue d'oïl)
— Claussel : dérivé de Claus, l'équivalent d'une closerie (métairie dans le Midi et dans le Centre), tout comme Cloux, Clouzard, Clouzet... Cluseau, Cluzel, Clusot, Cluzeau ; Cluzel veut aussi dire caverne, enclos...

Si Claude, par déformation phonétique, se transforme en Glaude, voire en Claudel, il est curieux de constater que Glozel est à la fois une déformation du prénom du grand-père d'Emile Fradin, avec lequel il découvrit le site, l'équivalent de métairie - la famille en exploitait une - et le nom d'une terre dans laquelle se trouvent sinon des cavernes, du moins des cavités. Gérard Bourgue

En 1972, de nouveaux moyens de datation (carbone 14, thermolumines­cence) établissent le caractère préhistorique d'une partie des objets. Henri François, ingénieur au Commissariat à l'Energie Atomique, en visite à Glozel, fait des prélèvements et les envoie à 3 laboratoires étrangers pour datation, qui utiliseront la méthode de datation au carbone 14 pour les os gravés et la thermoluminescence pour les céramiques et la terre cuite.

Pour les trois laboratoires indépendants, les résultats seraient les suivants :

Ø       les ossements auraient entre 15 000 et 17 000 ans,

Ø       les céramiques auraient 5 000 ans,

Ø       les tablettes gravées auraient 2 500 ans.

Henri François écrira à Emile Fradin :
"...Seuls quelques attardés mal informés pourront encore prétendre que vous êtes un faussaire, les regroupements des mesures faites indépendamment dans chaque laboratoire sont parfaits et indiscutables..."

 

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pointe d'harpon trouvé en 1974 à + 2km de Glozel

Ce dernier n'a pas hésité à demander au Docteur Zimmerman de l'Université de Washington, attaché au Mc Donnel Center for the Space Science, de réaliser une investigation qu'il était le seul à pouvoir mener à bien. Le but était de déterminer si les céramiques de Glozel étaient bien des objets authentiques, et non des faux, fabriqués modernement. Basant sa démonstration sur une propriété particulière des grains de zircon, le Dr Zimmerman concluait ses résultats, en y indiquant: "Nous écartons donc toute possibilité pour que ces deux prélèvements de Glozel puissent être des céramiques modernes, irradiées artificiellement dans le but de les faire paraître anciennes. Et nous concluons qu 'elles ont vraiment été fabriquées dans 1 'antiquité". Une position qui venait conforter celles déjà émises auparavant, dont celle de l'Ingénieur géologue M.E. Buet, qui avait pu déterminer, en 1928, que les briques à inscriptions n'avaient été cuites qu'à une température comprise entre 600 et 700 degrés...

Les objets Glozéliens, actuellement 2500 pièces, ont été trouvés dans une couche archéologique unique, bien différenciée. Cette couche avait été signalée comme étant du Néolithique par le Doyen Charles Deperret. Le récent congrès international 14C et Archéologie - Lyon 1998 fait état, pour ce processus de néolithisation en Europe, d'une mise en place dans les derniers siècles du 7ème millénaire, et d'une généralisation dans la première moitié du 6ème.

Ce Champ des Morts a fait l'objet d'une investigation au magnétomètre à proton, réalisée en 1974, par Madame Lemercier, du Centre d'Etudes Nucléaires de Grenoble, qui a permis de conforter les précisions laissées par le Dr Antonin Morlet. Ce dernier fouilla ce lieu, seul avec Mr Fradin, pendant plus de 15 ans et y a laissé de nombreux endroits vierges, afin que les générations futures puissent compléter, par de nouvelles fouilles ou de nouvelles approches techniques, les informations déjà possédées.

La confrontation et la comparaison de la couverture aérienne et des résultats de Mme Lemercier permettent de retrouver trace des structures inviolées, au niveau du Champ des Morts, mais aussi dans les terrains avoisinant, au dessus et à gauche du terrain en venant du Musée.

En 1974, des céramiques ont été confiées au laboratoire d'Édimbourg pour essais de datation par thermoluminescence; ces expériences, reprises aux laboratoires de dosimétrie du CEA (Fontenay-aux-Roses et Gif-sur-Yvette) par H. François, G. Poutal et G. Valladas, ont donné des résultats peu significatifs en raison de nombreuses perturbations dues au comptage, à la nature et à la profondeur du sol d'enfouissement. Des objets identiques ont été datés de 700 av. J.-C. à 100 apr. J.-C., puis de 350 av. J.-C. au XVIIIe s. Les glozéliens mettent ces disparités sur la très forte radioactivité naturelle de la région.

 

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L’ alphabets comporte un très grand nombre de signes (111 signes distincts suivant Morlet), beaucoup plus que dans les autres alphabets anciens auxquels il ressemble. Cette écriture présente de grandes ressemblances avec:

a) des formes très anciennes de l'écriture phénicienne, mais aussi avec

b) un certain nombre d'inscriptions alphabétiformes retrouvées dans des sites magdaléniens, au Portugal, en Roumanie et en France.

La même année, une équipe du Centre de Recherche Nucléaire de Grenoble passe le site au magnétomètre, montrant qu'il existerait encore des objets enfouis.

En 1975, après un congrès d'archéométrie tenu à Oxford, la lumière est enfin faite sur l'authenticité du site. L'Etat reconnaît l'authenticité de Glozel, mais la communauté scientifique continue de douter.

En 1983, Jack Lang, alors ministre de la Culture, décide d'une nouvelle campagne de fouilles (jusqu'en 1990). « Elles ont été menées à plusieurs kilomètres du site principal et dans des milieux stériles ou perturbés, estime Jean-Claude Fradin, fils d'Émile. Nous attendons toujours un rapport définitif sur ces fouilles. 

M. Remy Chauvin, biologiste, "père spirituel des hérétiques en France" :
"...S'ils ne publient pas c'est qu'ils ont probablement trouvé des choses qui les ennuient, alors pourquoi ? 
De quoi a-t-on peur ? 
On a peur de contrarier quelques vieux professeurs, on a peur de démolir les théories en cours ?
Mais, est-ce que les théories scientifiques sont des monuments religieux ?
Qu'y a-t-il donc à Glozel qui soit responsable d'une telle levée de boucliers ?
Faisons donc des fouilles méthodiques et raisonnées à l'endroit où Emile Fradin les fit ! ...
"

M. Emile Fradin s'est vu proposé des sommes fabuleuses pour ses découvertes mais il n'a cédé aucun objet. Le 16 juin 1990, il reçut les Palmes Académiques.

Alignement de pierres dressées (re)découvert en 1993 à Glozel.

Ces blocs dépassaient les 1m60 pour certains à l'origine. Cet alignement Nord-Sud visant le Champs des Morts, mesurait une centaine de mètres de long et se terminait par un demi cercle de pierres (christianisées au XIX ème siècle par la confection d'un sanctuaire marial). On pouvait en dénombrer environ 80. Ces blocs de granit furent en partie arrachés en 1921 pour édifier la grange de la ferme. Aujourd'hui on peut encore en compter une cinquantaine. Emile trouva deux rondelles d'argile sous ces pierres lors de leur dégagement.

 

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En 1995, suite à la diffusion d'une émission télévisée, le résumé provisoire des recherches précédentes est enfin publié mais ne révèle rien, si ce n'est ce que l'on savait déjà, qu'il y a une grande disparité dans l'âge des objets de Glozel.

Plus de 3000 objets ont été retrouvés, des poteries, des tablettes gravées, des pierres polies, des bijoux en os, des têtes de flèches, des aiguilles, et il ne semble pas que les signes écrits aient été superposés à des gravures animalières antérieures.

 

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Collier gravé-Glozel

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France : La pyramide Pennellus

France : La pyramide Pennellus

 

La penne sur huveaune le pennelus mini

Il existe une petite pyramide très méconnue en Provence française dont je vais parler ici. Située sur la commune de La Penne sur Huveaune, proche d'Aubagne dans les Bouches du Rhone, la commune est considérée historiquement comme une "vigie", gardienne élevée de la vallée de l'Huveaune, rivière longue de 45 km qui se jette dans la mer à Marseille. La Penne-sur-Huveaune a toujours eu une place stratégique, elle fut durant l’antiquité le passage incontournable pour rejoindre le littoral. Aujourd’hui, la cité est à l’avant-poste du Pays d’Aubagne et de l’Etoile ; une sorte de vigie mais aussi un trait-d’union avec l’agglomération marseillaise mitoyenne. Des mystères sur les origines et objectifs de cette pyramide demeure, mais le consensus scientifique, aidé par quelques découvertes archéologiques à proximité, font que son existence remonte probablement au 1er siècle avant JC et à la présence des romains sur les lieux. D'ailleurs ce bâtiment est appelé Pennellus ou La Pennelle et des archives de 1636 mentionnent la présence d'un pyramidion à son sommet, lui donnant une allure plus pyramidale que les vestiges restants...

 

Penelus

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Japon : Des dogus et des momies étranges

Japon : Des dogus et des momies étranges

 

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Les Jomons sont considérés comme l'une des toutes premières cultures s'étant installée dans les îles japonaises. Et surtout l'une des premières cultures de chasseurs-cueilleurs à se sédentariser, à pratiquer l'élevage et surtout, à fabriquer de la céramique et des poteries... les plus anciennes trouvées à ce jour ont été datées à 16 500 ans avant le présent, c'est à dire au paléolithique (découverte en 2011 du site d'Odai Yamamoto daté après calibration à 16 520 BP.) ! Même si la culture Jomon est plutôt considérée comme mésolithique de par ses outils (les fameux microlithiques, composés de petites lames et permettant d'effectuer des travaux très précis... mais dont on ignore encore comment leurs grandes mains d'hommes préhistoriques pouvaient s'en servir avec autant d'efficacité !). Une autre information très importante : les Jomons était un grand peuple dolichocéphale, c'est à dire qu'il avait le crâne allongé, comme d'ailleurs ses voisins de la Corée du Sud préhistorique, comme le prouve cet article scientifique qui est une vraie mine aux trésors sur l'Histoire japonaise... : https://cipango.revues.org/1126

" Le « modèle du métissage », développé par Kanaseki et ses collègues, insistait principalement sur trois points :

- Le peuple japonais se serait formé par métissage de deux races, au moins pour la région historique de Kyōto (Kanaseki ne se prononçait pas pour le Kantō et le Nord-est, régions considérées de moindre importance par les chercheurs du Japon occidental) ;

- Les migrants allogènes auraient des traits morphologiques proches de ceux des Coréens du Sud : grande stature et dolichocéphalie (crâne de forme allongée), par ailleurs caractères morphologiques souvent reconnus aux « races conquérantes » ;

- Le métissage se serait étendu sur plusieurs siècles et les caractères allogènes perdureraient, en particulier dans le Centre et l’Ouest de l’archipel. "

 

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Russie, Oural, nouveautés sur la plus vieille idole en bois

Russie, Oural, nouveautés sur la plus vieille idole en bois

 

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J'avais déjà parlé un peu ici il y a quelques années de cette étonnante idole géante en bois, avec quelques photos : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/visite-des-regions-prehistoriques-russes.html + http://herboyves.blogspot.fr/2014/02/visite-de-regions-prehistoriques-russes.html

La grande statue gravée, découverte en 1890 et protégée depuis par une grande vitrine de verre sous vide, a été datée de 9000 avant J.C., donc 11000 ans avant maintenant (mésolithique) et est à l'heure actuelle la plus ancienne statue gravée dans du bois au monde préservée. Une nouvelle publication à son sujet révèle qu'elle a été gravée à l'aide de dents de castors :

 

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Mexique : Veracruz preuves des artefacts étranges ?

Mexique : Veracruz preuves des artefacts étranges ?

 

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A la suite d'un twit émis par un journaliste mexicain, paru en mai 2017 et accompagné de quelques photos, j'avais relayé l'information par cet article : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/mexique-nouveaux-artefacts-etranges.html

Et bien il y a du nouveau, avec la publication de plusieurs vidéos, car le principal découvreur insiste sur la réalité des choses, emmène le public avec lui et nous montre les lieu et les gravures trouvées... La presse et les media s'en mêlent évidemment, la région de Veracruz, témoin de plusieurs découvertes archéologiques récentes, semble être en ébullition à ce sujet, il est possible que les découvertes de reliques biologiques et d'artefacts assez semblables au Pérou accentue les choses. Voilà en tout cas, juste pour info, une mise à jour avec quelques traductions, mais l'audio et l'espagnol d’Amérique latine n'est pas facile, j'en profite pour faire appel à des traductions par des natifs, s'ils le veulent bien sûr...

 

Puebla y veracruz piedras de jade

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