Archéologie

Indonésie, Gunung Padang 3 : Confirmations ?

Indonésie, Gunung Padang 3 : Confirmations ?

 

Gunung padang site

Cet article est la suite des articles précédents sur l'Indonésie, en particulier sur Gunung Padang :

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/pyramide-geante-a-java.html (2013)

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/gunung-padang-les-traces-perdues-de-l-atlantide.html (2014)

 

C'est lors d'un meeting scientifique qui s'est déroulé en décembre 2018 qu'une publication importante, concernant Gunung Padang, est passée assez inaperçue pendant les fêtes.

Après des années de fouilles et de recherches scientifiques, la nouvelle publication du Dr géologue Danny Hilman Natawidjaja (Indonesian Institute of Sciences) vient étoffer ses précédentes analyses sur l'artificialité d'une grande partie du site...

Voici le résumé de cette publication accompagnée d'un PDF plus bas : " Le site archéologique du mont Padang est connu depuis la fin du XIXe siècle comme ayant un complexe mégalithique au sommet. Nos études prouvent que la structure ne couvre pas seulement le sommet mais qu’elle enveloppe également les pentes  sur une superficie d’au moins 15 hectares.

Des études géophysiques complètes combinant des méthodes de radar de pénétration du sol (GPR) et de résistivité multicanal, une tomographie sismique complétée par des données de carottage et des fouilles archéologiques, montrent par ailleurs que les structures sont non seulement superficielles mais enracinées plus profondément. Les structures ne sont pas construites en une fois, mais consistent en plusieurs couches de périodes consécutives.

La couche la plus élevée de la surface est constituée de piles horizontales de roches en colonnes basaltiques formant des terrasses en escalier et décorées par des arrangements exotiques de colonnes rocheuses dressées formant des murs, des chemins et des espaces.

La deuxième couche, qui avait été précédemment interprétée à tort comme une formation rocheuse naturelle, enfouie à 1 à 3 mètres sous la surface du sol, est un remblai de plusieurs mètres d'épaisseur consistant en un agencement plus compact et plus avancé de roches en colonnes similaires dans une matrice à grains fins.

 

Gunungpadang kujang dhn 2018b

cet artefact, nommé " Kujang " par les Sundanais, a été découvert à 3 mètres de profondeur, à la limite du sol de la seconde couche, a été daté à entre 9770 et 9550 ans avant maintenant calibrés.

 

La troisième couche est également un arrangement artificiel de fragments de roche avec des types variés allant jusqu’à environ 15 mètres de profondeur. La troisième couche repose sur une langue de lave fracturée et massive. L'enquête révèle également des preuves de grandes cavités ou chambres souterraines.

Les résultats de la datation préliminaire au radiocarbone indiquent :

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Samoa : un site polynésien colonisé 500 ans plus tôt

Samoa : un site polynésien colonisé 500 ans plus tôt

 

Mapofofu olosega nps

Brève archéologique : un site du Pacifique colonisé près de 500 ans de plus que prévu d'après les anciennes datations.

Un chercheur en archéologie de l'Université de Waikato aide à réécrire l'histoire des anciens mouvements humains à travers le Pacifique.

 

Ileofu vue d olosega

Le Dr Fiona Petchey, en collaboration avec des archéologues, utilise la datation au radiocarbone - une technologie qui est maintenant beaucoup plus précise que lorsque la datation a été effectuée pour la première fois il y a 40 ans.

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l’Homme de Neandertal s’ornait de plumes sombres

l’Homme de Neanderthal s’ornait de plumes sombres

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L'Homme de Spy en Belgique, néandertalien

 

De méticuleuses analyses d’ossements montrent que l’Homme de Neanderthal pourrait avoir récolté des plumes d’oiseaux pour en faire des ornements personnels. Ce geste impliquerait un certain sens de la symbolique et donc l’existence de bonnes capacités cognitives.

Une nouvelle preuve démontrant l’existence de grandes capacités cognitives chez l’Homme de Neanderthal vient d’être révélée. Homo neanderthalensis aurait apprécié récolter des plumes d’oiseaux pour s’en servir d’ornements, ce qui souligne l’existence d’une symbolique dans sa culture. Ce résultat vient d’être publié dans la revue Plos One par Clive Finlayson du Gibraltar Museum.

Grâce à la compilation de données récoltées sur 1.699 sites archéologiques eurasiens, un lien fort a été établi entre la présence d'Homo neanderthalensis et la découverte de nombreux restes d’oiseaux, principalement des corvidés et des rapaces. Notre lointain cousin semblait donc avoir une préférence pour les volatiles au plumage sombre ou noir tels les corbeaux, les corneilles, les pies, les milans ou les faucons crécerelles.

 

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Neanderthal : France, des dessins et un masque

Neanderthal : France, des dessins et un masque

 

Neanderthal roche cotard3

Décidément, nos cousins néandertaliens s'avèrent de plus en plus proches de l'homme moderne, on pourrait même considérer que ce dernier a beaucoup appris de lui à ses débuts. Une nouvelle étude française, à l'occasion d'un mémoire sur des parois de la grotte François d’Achon, du site moustérien de La Roche-Cotard (Langeais, Indre-et-Loire, France) nous apprend des choses intéressantes à ce sujet. Cet article en est directement issu (extraits) et me confirme personnellement mes soupçons, suivant ma compilation de données visible sur ce blog, voir les liens en bas de cet article. Notons qu'il vient aussi d'être découvert un nouveau squelette d'un néandertalien en Irak, un lien est présent à ce sujet en bas d'article.

En 1912, la grotte François d’Achon était découverte sur le site de La Roche-Cotard en Indre-et-Loire. Des observations récentes témoignent de la présence de traces sur les parois de la cavité, faites dans une matière qui semble malléable. L’hypothèse de traces réalisées aux doigts alors est émise (Marquet, 2013). Les traces paraissent organisées et seraient intentionnelles, leurs dispositions évoquent des formes géométriques. Mais surtout, le contexte archéologique est attribué exclusivement au Paléolithique moyen : serait-on face à des manifestations symboliques oeuvres de Néandertal ? Cette question est d’autant plus essentielle que ce sujet fait l’objet de découvertes récentes, à Gorham’s Cave sur le Rocher de Gibraltar (Rodriguez-Vidal et al., 2014), Krapina (Radovcic et al., 2015), Zaskalnaya (Majkic et al., 2017) ou Bruniquel (Jaubert et al., 2016). Ces découvertes soulignent la diversité des productions symboliques par l’homme de Néandertal. On note ici que les datations à Gibraltar affirment que les néandertaliens ne se sont pas éteints il y a 30 000 ans, mais étaient encore présents il y a environ 24 000 ans...

 

Krapina neanderthal museum

Musée de l'Homme de Neanderthal à Kaprina, Croatie. C'est le lieu du plus grand nombre de néandertaliens trouvé à ce jour : 900 ossements de 80 personnes au même endroit.

 

Toutefois, l’éventualité d’un véritable « dispositif pariétal », à un savoir qui semble organisé et structuré de productions graphiques sur les parois d’une grotte, est totalement inédite. Les dates récemment publiées (Hoffman et al., 2018), correspondant à des phases moustériennes, sur trois grottes ornées espagnoles dont les dispositifs auparavant attribuées au Paléolithique supérieur, restent pour le moment discutées et à confirmer (Pearce, Bonneau, 2018, Aubert et al., 2018).

Cette étude tente de répondre à de multiples questions, et a même effectué un travail d'expérimentation pour reproduire de nos jours la méthode employée pour ces traces pariétales. Les traces pariétales de la grotte François d’Achon peuvent-elles avoir une portée symbolique ? Si on admet la possibilité que Néanderthal a pu élaborer ces traces, comment peut-on l’affirmer ? Une investigation sur les modalités techniques et gestuelles de ces témoignages s’impose, de même que sur les procédés taphonomiques qui ont permis leur conservation mais qui peuvent également les dégrader. Quelles techniques peuvent être mises en pratique pour étudier ces traces pariétales ? Comment décrire les mécanismes qui affectent les parois et les traces ? Peut-on avoir des indices sur leur ancienneté et leur intentionnalité ?

Pour définir les traces, il faut examiner leur position dans l’espace de la cavité. Il est indispensable d’analyser leur forme afin de comprendre le geste qui a été réalisé et l’outil utilisé. De plus, la morphologie donne des clés sur les processus d’altération de ces marques. Ces processus sont étudiés au travers de la taphonomie, une discipline qui s’attache à expliquer les différents phénomènes qui affectent les vestiges au cours du temps (Efremov, 1940, Denys et Patou-Mathis, 2014). Elle suppose une connaissance du contexte géologique et karstique, et s’avère presque sans précédent en contexte orné. Cette étude se base sur plusieurs approches et tisse des liens solides entre différentes disciplines. Ce sujet est né naturellement à la suite de deux années de participation à la mission organisée sur le site de La Roche-Cotard. Ces investigations dans la cavité sont accompagnées d’observations géomorphologiques. Puis, nous avons élaboré un travail d’expérimentations archéologiques pour comprendre la réalisation des traces. Enfin, nous avons sollicité plusieurs disciplines afin d’analyser la matière qui constitue à la fois les traces et leur propre altération.

Nous tenterons ainsi de comprendre les traces pariétales de la grotte François d’Achon au travers de plusieurs méthodes : analyse spatiale et graphique, analyse taphonomique et expérimentations afin de mettre en évidence le degré d’intentionnalité et d’organisation, et par là même souligner la portée symbolique de ces graphismes, quasi-inédite pour Néandertal en contexte souterrain.

La Roche-Cotard est un lieu-dit entre les communes de Langeais et de Cinq-Mars-la-Pile en Touraine. Il est situé en rive droite de la Loire et désigne aussi le site archéologique préhistorique de La Roche-Cotard découvert sur le domaine. Il est composé de quatre locus : La Roche-Cotard I ou grotte François d’Achon, La Roche-Cotard II, III et IV :

Neanderthal roche cotard1Lire la suite ci-dessous :

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Batisseurs de l'Ancien Monde

Batisseurs de l'Ancien Monde

 

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A l'occasion de l'annonce d'un grand nombre de conférences (avec la diffusion en certains endroits du film) concernant les recherches et ce documentaire de Patrice Pouillard (Jayan Films), s'appuyant sur les expériences professionnelles de plusieurs scientifiques ou spécialistes, j'ai décidé d'en parler ici, ce site étant aussi une plate-forme culturelle de libre expression, liberté que certains voudraient revoir mise en cause, sous couvert de fake-news ou de complotisme modernes, alors que ces choses ont existé pratiquement dès l'invention de la presse (et que les complots politiques ou historiques font bien 80% de notre Histoire connue - qui ne retient d'ailleurs pratiquement que ça, les périodes de paix étant... assez inintéressantes !).

On n'est pas obligatoirement d'accord avec toutes les hypothèses présentées dans ce documentaire (il est même impossible d'ailleurs d'être d'accord avec tout et tous, y compris la science, qui se trompe aussi assez souvent quand on compare ce qu'on appris à l'école et les réalités d'aujourd'hui), mais il y a indéniablement des choses très intéressantes (la connaissance des propriétés acoustiques, et même de propriétés magnétiques a été démontrée très sérieusement par des scientifiques en Amérique Latine, par exemple). Et ce sont aussi de magnifiques images et paysages, qui méritent à eux seuls une visualisation de ce documentaire, qui pose plus de questions que de réponses, comme souvent.

 

 

Voici pour commencer la liste des conférences organisées pour les mois de mars et avril 2020, conférences où il sera possible de débattre et poser des questions, un descriptif du film et des images sont proposées plus bas :

https://bam-investigations.com/de_la_revelation_des_pyramides_a_bam/

METZ : LUNDI 16 MARS

TROYES : MARDI 17 MARS

STRASBOURG : MERCREDI 18 MARS

DIJON : JEUDI 19 MARS

BESANÇON : VENDREDI 20 MARS

GENÈVE : SAMEDI 21 MARS

LAUSANNE : LUNDI 23 MARS

ANNECY : MARDI 24 MARS

LYON : JEUDI 26 MARS

BORDEAUX : VEND 27 MARS – BAM SUR GRAND ÉCRAN

BORDEAUX : SAMEDI 28 MARS – CONFÉRENCE
(au sein d’un événement  d’Evelyne Bijaye)

BIARRITZ : LUNDI 30 MARS

PAU : MARDI 31 MARS

TOULOUSE : JEUDI 2 AVRIL

MONTPELLIER : VENDREDI 3 AVRIL

NICE : SAMEDI 4 AVRIL

MARSEILLE : LUNDI 6 AVRIL

AVIGNON : MARDI 7 AVRIL

VALENCE : MERCREDI 8 AVRIL

GRENOBLE : VENDREDI 10 AVRIL

LIMOGES : MARDI 14 AVRIL

PÉRIGUEUX : MERCREDI 15 AVRIL

LA ROCHELLE : JEUDI 16 AVRIL

POITIERS : VENDREDI 17 AVRIL

NANTES : SAMEDI 18 AVRIL

RENNES : LUNDI 20 AVRIL

CAEN : MARDI 21 AVRIL

DUNKERQUE : JEUDI 23 AVRIL

BRUXELLES : VENDREDI 24 AVRIL – BAM SUR GRAND ÉCRAN + CONFÉRENCE

PARIS : SAMEDI 25 AVRIL BAM SUR GRAND ÉCRAN AU GRAND REX + CONFÉRENCE “DE LRDP À BAM”

 

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Nagarjuni - Cliquez pour agrandir l'image - Crédit : Jayan films

 

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Zealandia, un continent disparu retrouvé

Zealandia, un continent disparu retrouvé

 

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J'en avais brièvement parlé à la fin de cet article mis à jour en 2018, à la fin : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/l-ile-malden-et-ses-mysterieuses-ruines-prehistoriques.html

Un certain doute régnait encore à l'époque de la part d'une bonne partie de la communauté scientifique et du public. En effet, cela fait des décennies que la science officielle affirmait qu'il était impossible que de telles masses, composée de centaines ou milliers de km² aient pu se retrouver englouties sous les eaux, tant dans l'Atlantique que le Pacifique. Ils admettaient juste les apparitions et disparitions d'îles volcaniques de plus ou moins grandes grandeurs, puisque ce phénomène avait bien été observé à de nombreuses reprises. Ils s'appuyaient alors sur les quelques études océanographiques, sondages par les compagnies pétrolières (pas toujours honnêtes avec leurs éventuelles découvertes d'ailleurs, logiquement), pose de câbles, etc...

D'ailleurs, la pose d'un de ces câbles (télégraphique à l'époque du début du 20ème siècle), au large des Açores, avait fait l'effet de publications, à cause de la découverte à une profondeur de 2000 mètres de laves vitrifiées obligatoirement à l'air libre auparavant. Mais ces "certitudes" du 20ème siècle, basées sur des travaux très partiels et avec des techniques pas assez développées encore (ce qui n'empêche pas les "consensus" scientifiques de s'établir comme des vérités), commencent à être balayées par les nouvelles techniques. Les traces d'anciens continents engloutis (ou grandes terres) ont bien été annoncées dans l'Océan Indien, en Méditerranée récemment et dans le Pacifique donc avec Zealandia. Et les progrès actuels de la cartographie des fonds marins, ainsi que le fait que le continent Africain et l'Euro-asiatique ne correspond pas tout à fait à un collage parfait avec les Amériques (il manque en fait de larges terres pour en faire un bon collage) font qu'il existe assez probablement de telles masses effondrées sous l'Atlantique. Ce n'est pas le sujet ici, parlons des nouvelles informations sur Zealandia.

 

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En 2017 donc, un groupe de scientifiques en géosciences néo-zélandais, français et australiens annonçait officiellement la découverte d'un septième continent baptisé par eux Zealandia. En fait, des indices de son existence existaient déjà depuis les années 1970 mais l'idée n'était pas très considérée (évidemment) et débattue modérément par la communauté scientifique depuis environ une vingtaine d'années. Malheureusement les preuves et certitudes manquaient pour aller plus loin dans les discussions.

Le continent en question, bien qu'il s'étend sur quasiment l'équivalent des deux tiers de la surface de l'Australie est à 94% sous la surface de l'océan Pacifique, parfois sous des milliers de mètres d'eau et surtout recouvert par une épaisse couche de sédiments. Il n'émerge essentiellement que sous la forme des terres de la Nouvelle-Zélande et de la Nouvelle-Calédonie et quelques îles :

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Fresque d'un scandale scientifique, du rififi au Tassili

Fresque d'un scandale scientifique, du rififi au Tassili

 

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Dans ces colonnes(1), nous avions présenté la grande expédition archéologique qui, en novembre 2009, avait gagné le Tassili n’Ajjer.

Objectif : la datation de centaines de milliers de peintures et gravures rupestres de ce site classé par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité. Par la suite, nous avions informé des résultats préliminaires de cette recherche à partir de leur publication dans la revue internationale Sahara (n° 21/2010). Tout semblait aller pour le mieux dans cette extraordinaire aventure qui se distinguait triplement : comme «la plus grande entreprise archéologique menée en Algérie depuis l’indépendance et sans doute avant» ; par l’utilisation de technologies ultramodernes de datation, sur le terrain et en laboratoire ; enfin par le fait que la réussite du projet permettrait à l’Algérie de devenir le premier pays du Sud à dater son art pariétal, ce que des pays avancés n’ont pu réaliser que récemment.

Mais le sérieux et l’enthousiasme qui marquaient l’envol de cette entreprise ont pris du plomb dans l’aile avec des agissements que l’on pourrait qualifier de braconnage scientifique. Un chercheur français est venu troubler ce beau et grand projet de recherche au risque d’étendre les dégâts à son cadre institutionnel et diplomatique : l’accord bilatéral signé en 2004 par les ministres des Affaires étrangères algérien et français qui envisageait même une extension de la recherche à l’Ahaggar et à l’Atlas saharien.

Au départ, l’expédition de 2009, véritable «caravane du savoir», était partie d’un bon pied : 45 hommes et femmes, dont 15 chercheurs de différentes disciplines, une équipe de guides du parc du Tassili, une vingtaine d’âniers, une cinquantaine de bêtes de somme pour acheminer, à 1000 m d’altitude, dans un relief accidenté, vivres et matériel et, surtout, 500 kilos d’équipements scientifiques et techniques. Respectant ses engagements, la partie algérienne n’a pas lésiné sur la prise en charge humaine et logistique. De même, les chercheurs n’ont pas ménagé leurs efforts. On était au comble de l’optimisme et la communauté scientifique internationale accueillait le projet avec un grand intérêt. La deuxième étape, dite de laboratoire, avait confirmé l’esprit de coopération scientifique qui avait présidé à l’élaboration du projet ainsi que la mobilisation importante de part et d’autre.

Côté algérien : le CNRPAH (Centre national de recherches en préhistoire, anthropologie et histoire), les Parcs nationaux du Tassili et de l’Ahaggar, la wilaya de Djanet... Côté français : plusieurs structures rattachées au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), dont le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement de Paris, des instituts ou centres de physique appliquée à l’archéologie, étude des archéomatériaux, etc. « Le choix d’une coopération avec les scientifiques français s’explique par leur avancée dans les recherches sur l’art rupestre, dans leur pays mais aussi dans le monde », avions-nous relevé alors.


La publication précitée dans la revue Sahara avait confirmé la dynamique engagée, de même qu’un état d’esprit positif. L’équipe y rendait compte de l’avancement des travaux et signalait des perspectives importantes liées à la poursuite des analyses. Tout allait pour le mieux avant que Jean Loïc Le Quellec, faisant office de responsable de l’équipe française (car jamais nommé par sa tutelle comme prévu par les accords), ne décide de faire cavalier seul en publiant deux textes sur les résultats du projet : un article dans la revue française Nouvelles de l’Archéologie (n°120-121, sept. 2010) dans un dossier sur la coopération archéologique française à l’étranger, puis un résumé de communication envoyé au 13e Congrès de l’Association archéologique panafricaine de préhistoire (nov. 2010, Université Cheikh Anta Diop, Dakar), résumé dont il niera l’existence malgré sa publication dans le programme de ce congrès sur le Net !

Voici l'un des deux textes de JL Le Quellec (on y constate d'ailleurs dans la biographie en bas que ce scientifique français a consacré curieusement plusieurs de ses recherches afin d'accentuer au maximum la notion de mythe en ce qui concerne l'Atlantide et des datations convergeantes - L'Atlantide fait toujours parler d'elle, que ce soit en mauvais ou en bien, c'est positif pour un chercheur...) Et pourtant, les descriptions de Platon dans le Critias et Timée, sur l'Atlantide et l'Attique, de l'avis d'autres chercheurs, correspond assez bien à la dernière période glaciaire et à sa fin :

https://journals.openedition.org/nda/1002

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Mer du nord : Des nouvelles de Doggerland

Mer du nord : Des nouvelles de Doggerland

 

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Fouilles sur le Bank Brown (ancien article)

 

Retour sur les passionnantes recherches actuelles sur cet immense espace de terres englouties entre la Grande-Bretagne et le Danemark/Hollande nommé Doggerland. Une suite et complément donc aux articles précédents sur le sujet :

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/la-mission-britannique-atlantis-decouvre-un-monde-englouti.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/actualite/mer-du-nord-un-yellowstone-inconsidere.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/les-tsunamis-nord-europeens.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/baltique-un-site-prehistorique-englouti-au-sud-de-la-suede.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/des-plongeurs-suedois-ont-trouve-des-reliques-de-11-000-ans-en-mer-baltique.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/une-foret-galloise-engloutie-il-y-a-5000-ans-refait-surface.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/angleterre-des-empreintes-humaines-vieilles-de-800-000-ans.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/archeologie-la-montee-des-eaux-a-englouti-une-partie-de-la-prehistoire-francaise.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/neandertalien-utilisait-du-goudron-pour-coller-le-bois-aux-pierres.html

 

Un monde perdu révélé par des reliques humaines de Néandertal échouées sur les plages de la mer du Nord.

Par un après-midi d'automne clair et venteux en octobre dernier, Willy van Wingerden a passé quelques heures libres avant de travailler en marchant au bord de la mer, non loin de la ville néerlandaise de Monster. Ici, en 2013, l'infirmière joyeuse avait trouvé sa première dent de mammouth laineux. Depuis, elle a cueilli plus de 500 objets anciens sur la large plage balayée par le vent connue sous le nom de Zandmotor, ou «moteur à sable». Elle a trouvé des outils néandertaliens faits de galets de rivière, d'hameçons en os et de restes humains vieux de plusieurs milliers d'années. Une fois, elle a arraché un outil néandertalien recouvert de goudron du bord de l'eau, ce qui lui a valu un crédit de co-auteur dans les Actes de l'Académie nationale des sciences ( PNAS ) il y a quelques mois.

 

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Willy van Wingerden a trouvé des centaines d'objets anciens sur les plages près de sa maison aux Pays-Bas. Crédit : MANON BRUININGA

 

« Soleil, vent, pluie, neige - je suis ici 5 ou 6 jours par semaine », dit-elle. " Je trouve presque chaque jour quelque chose."

L'endroit préféré pour la plage de Van Wingerden n'est pas une étendue de sable ordinaire. D'une largeur de près d'un demi-kilomètre, la plage est constituée de matériaux dragués du fond de la mer à 13 kilomètres au large et déversés sur la plage existante en 2012. Il s'agit d'une mesure expérimentale de protection côtière de 70 millions d'euros, ses sables conçus pour s'étaler dans le temps pour protéger les Néerlandais. côte de l'élévation du niveau de la mer. Et l'effort a rendu 21 millions de mètres cubes de sol de l'âge de pierre accessibles aux archéologues.

Ce sol conserve les traces d'un monde perdu. Au cours de la dernière période glaciaire, le niveau de la mer était de 70 mètres plus bas (YH : à cet endroit, la baisse du niveau des mers n'est pas égale partout), et ce qui est maintenant la mer du Nord entre la Grande-Bretagne et les Pays-Bas était une plaine riche, qui abritait des humains modernes, des Néandertaliens et même des hominines plus anciensTout a disparu lorsque les glaciers ont fondu et que le niveau de la mer s'est élevé il y a environ 8500 ans. YH : notons qu'à l'heure actuelle, la fonte des derniers glaciers nordiques fait que la terre s'élève d'un côté et s'enfonce de l'autre - effet de balancier du à la disparition d'un gros poids d'un côté).

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Espagne : des dizaines de gravures trouvées dans une grotte

Espagne : des dizaines de gravures trouvées dans une grotte

 

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Surnommée l' " Altamira catalane "  par les médias locaux, il s'agit de la découverte d'un extraordinaire trésor de sculptures vieilles de 15000 ans, représentant des dizaines d'animaux, dans une grotte du nord-est de l'Espagne, dans la région de Tarragone.

Une centaine de sculptures d'animaux, dont des chevaux, des bœufs et des cerfs, ainsi que de mystérieux symboles abstraits, ont été trouvées dans une grotte du village de L'Espluga de Francolí.

 

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Vous pouvez cliquer sur la photo pour l'agrandir - Crédit : Generalitat de Catalunya

 

Les œuvres d'art anciennes ont été révélées vendredi 07-02-2020, après avoir été découvertes à la suite des inondations d'octobre dernier. Les gravures sont extrêmement délicates, les archéologues avertissant que même le moindre toucher peut les endommager.

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Jourdain : un village de briques crues de 7200 ans

Jourdain : un village de briques crues de 7200 ans

 

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Un village de briques crues a survécu à 7 200 ans dans la vallée du Jourdain. Les maisons et les silos identifiés à Tel Tsaf sont une trouvaille rare étant donné l'aversion des briques de boue pour la pluie - et un hiver inhabituellement humide provoque déjà la chute des briques exposées...

Il y a une raison pour laquelle les maisons préhistoriques sont rares dans les archives archéologiquesLes pierres de construction sont réutilisées, tandis que d'autres étaient fragiles au départ, en bois et en paille, ou en briques de boue qui ont succombé aux intempéries et à la pourriture. Pourtant, les archéologues en Israël ont identifié des maisons et des silos de stockage de nourriture en briques de boue séchées au soleil remontant à 7 200 ans à Tel Tsaf, un site de la vallée du Jourdain. Le professeur Danny Rosenberg de l'Institut d'archéologie Zinman, Université de Haïfa, qui a dirigé le projet Tel Tsaf en collaboration avec le Dr Florian Klimscha du Landsmuseum de Hanovre en Allemagne et ses collègues en parlent dans PLOS One.

Les briques de boue ont été cimentées et enduites à l'aide de plâtre de boue ou de chaux (et d'autres types également), a écrit l'équipe. Sur la base de découvertes organiques, ils ont déduit que les plafonds peuvent avoir été faits de bois ou de roseaux et postulent, sur la base d'une architecture simple et moderne, que les toits étaient plats.

Les structures de Tel Tsaf sont loin d'être la plus ancienne brique crue connue de la science. Jéricho a des restes de constructions de boue encore plus anciennes datant de la période connue sous le nom de néolithique pré-poterie A, il y a environ 12 000 à 10 800 ans. Les habitants de l'ancien Jéricho ont utilisé de la brique de boue pour rehausser les murs de la ville, et beaucoup de constructions.

D'autres exemples sont légion: de nombreux sites bibliques découverts étaient également connus pour l'utilisation de briques de boue, et Ebla en Syrie avait un mur de ville en briques de boue massif jusqu'à 6 mètres (20 pieds) d'épaisseur qui remonte probablement à l'époque de Tel Tsaf. Les deux ont quelque peu survécu.

En bref, les constructions en briques crues étaient courantes au Levant (et ailleurs). Mais l'étude archéologique du développement préhistorique de la construction avec de la boue - de la technique à ce qu'elle pourrait nous dire sur les gens, leur culture, leur technologie et leurs choix - a été entravée par le fait que la brique de boue se désintègre sous la pluie...

 

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Le site archéologique de Tel Tsaf dans la vallée du Jourdain. photo Yossi Garfinkel

 

Cela soulève la question de savoir comment exactement les briques de boue d'un village, bien que substantielles, ont survécu partout au Levant pendant plus de quelques années, sans parler de 7 200 ans dans le cas de Tel Tsaf. Bien que le Moyen-Orient ait des déserts assez durs, ce n'est pas l'Atacama, qui ne reçoit littéralement aucune pluie :

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Portugal et Açores, des cart-ruts aussi

Portugal et Açores, des "cart-ruts" aussi

MAJ 06-02-2020

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Les plus connus se trouvent sur l'île de Malte, et j'en avais parlé ici, mais plusieurs autres régions du monde comportent ces traces jugées mystérieuses par plusieurs chercheurs, jugées comme étant l'oeuvre de civilisations antiques connues, comme celle des Romains par exemple pour d'autres... Cette dernière affirmation peut d'ailleurs être considérées comme étrange quand l'on sait qu'à Malte, par exemple, ces traces continuent en partie sous l'eau... et que la montée des eaux de la Méditerranée semble un peu trop lointaine pour que les Romains ou les Grecs soient impliqués dans ces traces. On reste tout de même avec deux hypothèses : une utilisation de ces sorte de 'rails" pour lancer des bateaux sur la mer (un travail sous-marins donc nécessaire par des anciens grecs par exemple) ou effectivement une civilisation préhistorique méconnue (en liaison avec les très nombreux "crânes allongés" (ou dolichocéphales) trouvés sur l'île ?) qui aurait fait ces traces avant la montée des eaux. Mais l'on sait aussi que l'île a été victime de plusieurs tsunamis (comme d'autres régions méditerranéennes), voir même qu'elle aurait pu s'affaisser assez récemment (séismes) et expliquer l'engloutissement de ces traces et même de plusieurs temples découverts au large... Les explications sont multiples et ouvertes encore...

Ces traces en forme de sillons souvent parallèles et de longue grandeur demeurent tout de même un mystère et plusieurs explications quant à leur objectif ont été émises, dont un système de traîneau (en bois car on n'en a retrouvé aucune trace) afin qu'un peuple mégalithique/préhistorique puisse déplacer de lourdes pierres afin de créer leurs structures de rituels ou autres (dolmens, menhirs, cairns ou habitations...). Certains pensent que les Phéniciens, voir Tartessos, pourraient aussi être ce peuple. Une autre explication logique est bien sûr l'utilisation de chars dans de la boue, les sillons des chars ayant durci au fil du temps... mais on ne retrouve pas de traces laissés par les chevaux dans la même boue durcie, ce qui est gênant (ni d'empreintes humaines à priori !), ce qui nous mène à un système peu crédible de "montagnes russes" préhistorique... et les géologues réfutent cette explication... (d'autant plus qu'il y en sur des roches identifiées qui ne peuvent être de la boue durcie).

Restons sérieux et parlons donc de ces étranges "cart-ruts" également visible au Portugal et aussi aux Açores, fait intéressant suite à la (re)découverte de plusieurs pyramides anciennes sur les Açores mais aussi de sites mégalithiques, dont j'ai largement parlé ici...

 

 

Açores, Madalena, à Valverde, Criação Velha et Sete Cidades, paysage de pyramides...

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Une ville d'une civilisation inconnue de 4200 ans minimum déterrée en Espagne !

Une ville d'une civilisation inconnue de 4200 ans minimum déterrée en Espagne !

- 2012 - MAJ 09-2015 - 2020

 

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Photo UAB

Aucune caractéristique similaire n'a été observée dans d'autres constructions de l'âge du bronze, avec ses murs de trois mètres d'épaisseur, ses tours carrées qui à l'origine devaient mesurer jusqu'à sept mètres de haut et une entrée monumentale avec une poterne voûtée en ogive.

Le mur protégeait une ville de 4 hectares située au sommet d'une colline. Avec des éléments architecturaux évoquant des structures militaires stylisées orientales.

L'alignement et les caractéristiques révèlent une stratégie de défense judicieuse qui représentait une nouvelle façon de se battre.

Cette découverte pose de nouvelles questions sur ce que l'on sait à propos de l'origine des inégalités économiques et politiques en Europe, la formation de l'armée et le rôle que la violence a joué dans la formation des identités.

 

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Un site comparable à la civilisation minoenne de Crète.

Les fouilles archéologiques réalisées cette année sur le site de La Bastida (Totana, Murcia, Espagne) ont mis en lumière un système de fortification imposant, unique en son temps. Cette découverte, en incluant toutes les autres découvertes faites ces dernières années, permet de réaffirmer que cette ville était la communauté la plus avancée d'Europe en termes politiques et militaires au cours de l'âge du bronze (il y a environ 4.200 années: autour de 2200 avant notre ère -), et est comparable seulement à la civilisation minoenne de Crète.

 

La découverte a été présentée par Pedro Alberto Sánchez Cruz, secrétaire de la Culture de la Région de Murcie et Vicente Lull, professeur de Préhistoire de l'Université Autonome de Barcelone (UAB) et directeur des fouilles.

La fortification consistait en un mur de deux à trois mètres d'épaisseur, construit avec de grosses pierres et du mortier de chaux et soutenu par de larges tours à bases pyramidales situées à de courtes distances, près de quatre mètres, les unes des autres.

La hauteur originelle de la muraille était d'environ 6 ou 7 mètres. Jusqu'à présent, six tours ont été découvertes sur une longueur de 70 mètres, bien que la totalité du périmètre de la fortification fait plus de 300 mètres.

 

L'entrée de l'enceinte était un passage construit avec des murs solides et de grandes portes sur la fin, maintenues fermées avec de grosses poutres en bois. L'un des éléments architecturaux est la poterne voûtée en ogive, ou porte secondaire, située près de l'entrée principale. L'arc est en très bon état et est le premier à être trouvé dans l'Europe préhistorique. D'autres ont été trouvées dans la deuxième ville de Troie (Turquie) et dans le monde urbanisé du Moyen-Orient (Palestine, Israël et Jordanie), influencé par les civilisations de la Mésopotamie et de l'Egypte.

Cela indiquerait que des gens de l'Est ont participé à la construction de la fortification. Ils auraient atteint La Bastida après la crise qui a dévasté la région il y a 4.300 années.

Il a fallu attendre près de 400 à 800 ans plus tard pour que les civilisations comme les Hittites, les Mycéniens, ou les cités-Etats comme Ougarit, incorporent ces méthodes innovantes dans leur architecture militaire.

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Une construction conçue pour le combat :

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Louisiane USA : un professeur affirme que ces tumuli ont 11 300 ans

Louisiane USA : un professeur affirme que ces tumuli ont 11 300 ans

 

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Les deux tumuli sur le campus du LSU en Louisiane

 

Brooks B. Ellwood, professeur distingué en géologie au département de géologie et géophysique Robey Clark du LSU, a analysé les carottes prélevées en 2009 sur les deux monticules et affirme qu'elles sont beaucoup plus anciennes - plus de 11 000 ans - qu'on ne le pensait auparavant.

Ce nouveau regard sur de très vieux fragments osseux microscopiques a peut-être conduit à une nouvelle détermination sur l'âge des monticules de terre présents sur le campus du LSU que le gouverneur Huey Long avait pris autrefois des mesures pour les préserver.

Le professeur de géologie théorise que les fragments d'os, qui ont été marqués par un feu surchauffé, suggèrent que les monticules sont peut-être les plus anciennes structures artificielles de l'hémisphère occidental, et peut-être même du monde...

Ellwood dit que les monticules pourraient être deux fois plus vieux qu'on ne le pensait. Des recherches antérieures avaient conclu qu'ils avaient été construits il y a environ 5 500 à 6 000 ansEllwood estime maintenant qu'ils ont environ 11 300 ans, sur la base des matériaux qu'il a trouvés à l'intérieur.

Les scientifiques qui avaient exploré les monticules auparavant avaient trouvé un matériau cendré, une révélation qui a finalement touché la corde sensible de Ellwood.

 

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Brooks B. Ellwood, professeur distingué en géologie au département de géologie et géophysique Robey Clark du LSU, devant le monticule du campus du LSU «A», le jeudi 9 janvier 2020. Le monticule «B» est à gauche, à l'arrière-plan. Une analyse récente des carottes prélevées en 2009 sur les deux monticules montre qu'elles sont beaucoup plus anciennes - plus de 11 000 ans - qu'on ne le pensait auparavant. L'analyse permet également d'expliquer comment et pourquoi les monticules sont abîmés par l'érosion. Le monticule A présente une déformation grave due à de nombreux processus, notamment la tonte de l'herbe et un grand nombre de personnes marchant, courant, glissant, faisant du vélo et creusant dans les monticules... - crédit : PHOTO DU PERSONNEL DE TRAVIS SPRADLING

 

Il a dit qu'il avait eu l'idée de tester certains des matériaux profonds du monticule après qu'un mauvais rêve l'ait réveillé au milieu de la nuit dans lequel il se souvenait de matériaux cendrés qu'il avait trouvés lors d'une fouille en Albanie en 1990. Il a sorti ses diapositives avec des photos de ce voyage et a noté des similitudes entre ce site et celui à quelques pas de son bureau du campus.

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Espagne de l'Atlantique : Un pétroglyphe montre un bateau méditerranéen

Espagne de l'Atlantique : Un pétroglyphe montre un bateau méditerranéen vieux de 4000 ans minimum

 

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Une découverte importante vient d'être faite dans le nord-ouest de l'Espagne : un pétroglyphe montre assez nettement l'illustration de la rencontre entre les cultures méditerranéennes et celles de l'Atlantique.

Un pétroglyphe unique, découvert près de la côte atlantique du nord de l'Espagne fourni des preuves que les contacts entre les cultures antiques de l'Atlantique et celles de la Méditerranée se sont produites plus tôt et peut-être plus intensément qu'on ne le pensait.

Le rocher où se trouve l'art rupestre, situé dans la région de la Costa dos Castro et nommé " Auga dos cebros ", dépeint un bateau bien structuré, y compris une combinaison de rames et des voiles, qui correspondent à la conception générale et le concept des navires maritimes des cultures méditerranéennes d'il y a environ 4000 ans. Les bateaux équivalents de l'Atlantique, typiques de la même époque, sont connus pour n'être que de simples embarcations à rames manuelles et sans voiles, avec une forme globale différente.

 

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Capture dans la vidéo ci-dessous

Lors de sa première visite, le pétroglyphe a piqué l'intérêt de chercheur Javier Costas Goberna, qui a commencé la recherche de preuves comparables dans les enregistrements archéologiques dans toute l'Europe, à Cadix, mais aussi en Grande-Bretagne et en Scandinavie.

 

Nordic boat 600x293Exemple de gravures montrant des navires sans voiles croisant en Atlantique ou en Mer du Nord (Scandinavie)

 

Revenant les mains vides, il tourna son attention vers les recherches en régions méditerranéennes. Sa recherche a porté ici ses fruits, en découvrant des preuves de navires conçus de manière très similaire, comme en témoigne une variété de trouvailles archéologiques. En fait, la chercheuse associée María Ruiz-Gálvez Priego a identifié le bateau du "Auga dos cebros" comme étant remarquablement similaire aux navires du type Aegean (Egéen, mer d'Egée) d'environ 2000 avant JC, en particulier comme ils figuraient sur les tablettes anciennes crétoises. Comme le bateau du "Auga dos cebros", ces navires présentaient des arcs et des poupes ouverts vers l'extérieur, des mâts et un gréement qui retenaient les voiles, comme le principal moyen de propulsion, et des lignes qui sont interprétées comme représentant des rames et / ou des rameurs, pour un mode de propulsion supplémentaire ou secondaire.

 

Cretan stamp 600x299Exemples de navires crétois et grecs, tels que dessinés sur des poteries ou décrits par Homère par exemple (L'Odyssée)...

 

Combiné avec le fait que le pétroglyphe du "Auga dos cebros" représente la seule représentation de ce type de navigation et de caractéristique de navire dans cette région européenne de l'Atlantique, à la période du temps de l'âge du bronze, les chercheurs avancent l'idée que le bateau du "Auga dos cebros" a probablement voyagé d'un point de la Méditerranée à l'origine, ce qui suggère un contact ou un commerce entre les cultures de l'Atlantique (Basques, Celtes, Açores, Canaries, ...) et celles de Méditerranées (Grèce, Crète, Egypte, Minoens, ...) il y a autant de temps qu'il y a 4.000 ans au moins !

 

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Reconstruction of a Mediterranean shipwreck from 1400BC in Turkey. Reconstitution d'un navire méditerranéen de 1400 Avant JC en Turquie...

 

Costa dos Castros with DigVentures

 

Sources : http://digventures.com/2015/10/this-petroglyph-captures-the-moment-when-atlantic-and-mediterranean-cultures-met/

 

Yves Herbo Traductions, Sciences, Faits, Histoires.com, 06-10-2015

 

Tour de France de l'étrange ODHTV Saison 6

Tour de France de l'étrange ODHTV Saison 6 

MAJ épisodes Hors-série 11-2019 et 01-2020

 

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La 6ème saison du Tour de France de l'étrange recommence sous une autre forme. Le 06ème Tour de France de l'étrange ou le JT de la Haute-étrangeté vous partagera ainsi tous les 3 mois, les informations importantes de nos partenaires, l'interview de l'édition (les minutes de l'étrange), les conseils de Black et un dossier qui sera soit une réédition, soit un épisode du Tour de France de l'étrange des reporters d'odhtv.
 

Saison 4 sur votre site S.F.H. : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/paranormal/tour-de-france-de-l-etrange-odhtv-saison-4.html

Saison 5 sur votre site S.F.H. : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/paranormal/tour-de-france-de-l-etrange-odhtv-saison-5.html


 

Tour de France de l'étrange 6X01 : Shadows people

Dans cette édition, présentée par Gilles Thomas :- Description des JT de la Haute étrangeté
- Observation de dame blanche avec Yves Herbo
- Conseil de Black: Objet d'enquête n°2: Les thermomètres
- Dossier de l'édition: Shadow people et êtres encapuchonnés (avec Remy Fauchereau, New Eppon, le CRUN et des témoins)

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