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Inde: plusieurs découvertes antiques au Tamil Nadu
Inde: plusieurs découvertes antiques au Tamil Nadu

1) Des archéologues découvrent une ancienne dague liée à une civilisation indienne énigmatique
Une lame trouvée dans l'État du Tamil Nadu offre de nouvelles preuves qu'un centre urbain y a prospéré il y a 2 500 ans
Le manche en bois bien conservé de ce poignard en fer peut aider les chercheurs à dater les artefacts trouvés à Konthagai. (Département d'archéologie du Tamil Nadu)
Des archéologues travaillant dans le village de Konthagai, dans le sud de l'Inde, ont trouvé un poignard en fer rouillé conservé dans une urne funéraire à côté de restes squelettiques, rapporte le Times of India. La découverte fait partie d'un effort d'excavation majeur dans l'état du Tamil Nadu qui cherche à faire la lumière sur l'ancienne civilisation Keeladi. Bien que la lame en acier de 16 pouces du poignard (40,6 cm) ait été rouillée et cassée en deux, une partie de son manche en bois est restée intacte. R. Sivanandam, directeur du département d'archéologie du Tamil Nadu, raconte au magazine que ce type d'arme était utilisé par les guerriers pendant la période Sangam, qui s'étendait à peu près du troisième siècle avant notre ère au troisième siècle de notre ère.
La préservation inhabituelle du bois peut permettre aux chercheurs de dater avec précision les artefacts trouvés sur le site. Sivanandam dit qu'un laboratoire aux États-Unis tentera de dater le manche du poignard.
Depuis le début de la saison des fouilles en février, les archéologues de Konthagai ont découvert 25 urnes funéraires. Certains étaient remplis d'os, d'armes et d'autres objets. Des scientifiques de l'Université Madurai Kamaraj au Tamil Nadu effectuent des tests ADN sur les restes humains.
Comme le note le Times, les chercheurs pensent que Konthagai était un lieu de sépulture pour la civilisation Keeladi. Des équipes fouillent également d'anciens sites de Keeladi dans les villages d'Agaram, Manulur et Keeladi, le lieu qui donne son nom à la civilisation.
Selon le département d'archéologie du Tamil Nadu, la datation au carbone d'artefacts datait de 580 av. JC. Les archéologues ont également trouvé des structures avec des sols en argile ; des Murs de briques; et des trous de poteaux, qui ont pu contenir des poteaux en bois utilisés pour soutenir les toits. Les artefacts récupérés sur le site montrent que les membres de la civilisation jouaient à des jeux de société et inscrivaient des lettres sur des poteries en utilisant l'écriture tamoul-brahmi.
De nombreuses découvertes faites sur la zone ont été datées d'environ 500 avant JC, quand un excédent agricole à permis aux gens de construire des centres urbains dans ce qui est connu sous le nom « deuxième urbanisation » du sous-continent. (Le nom reflète un contraste avec le plus tôt « première urbanisation » de Harappan, ou vallée de l'Indus, la civilisation qui a commencé vers 2500 avant notre ère). Alors que les chercheurs croyaient auparavant que la deuxième urbanisation est passée la plupart du temps le long du Gange par la plaine dans le nord de l'Inde, ces nouvelles preuves suggèrent qu'un phénomène similaire s'est également produit dans le sud.
Sivanandam dit à J. Praveen Paul Joseph de DT Next que les découvertes sur les sites de Keeladi montrent des preuves d'anciens sites de production industrielle. Les archéologues ont trouvé des outils de filature et de tissage, des opérations de teinture de tissus, des fours à briques et des ateliers de céramique.
La civilisation Keeladi peut être liée à la célèbre civilisation de la vallée de l'Indus, ou Harappan. (Département d'archéologie du Tamil Nadu)
En 2019, MC Rajan du Hindustan Times a rapporté que des découvertes à Keeladi suggèrent que la communauté qui y vivait – également appelée civilisation Vaigai d'après une rivière voisine – pourrait être descendue de la civilisation harappéenne. Au fur et à mesure qu'il déclinait, ses habitants ont peut-être voyagé vers le sud pour commencer une nouvelle vie.
Les découvertes offrent également des preuves matérielles de la période Sangam, connue principalement pour sa littérature tamoule. Sur la base des preuves archéologiques, certains chercheurs disent maintenant que la période Sangam a commencé plus tôt qu'on ne le pensait, vers 600 avant notre ère.
T. Udayachandran, secrétaire du département archéologique de l'État, a déclaré que cette civilisation était « une culture urbaine autochtone, bien développée et autonome, avec une industrie et un scénario, indiquant que les gens de cette époque étaient très alphabétisés ».
Sources en bas de l'article
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Pérou: Machu Picchu plus ancien, chrono de l'Inca erronée
Pérou: Machu Picchu plus ancien, chronologie de l'Inca erronée

Machu-Picchu, 1911, Bingham devant un rocher recouvert de pétroglyphes
Historiquement parlant, l'essentiel de nos connaissances sur la civilisation inca nous parvient des écrits souvent contradictoires et orientés des conquistadors espagnols, en l'absence d'une écriture identifiée de la part de cette culture. En fait, il y avait bien un système, le quipu, qui est toujours l'objet d'études et d'attente d'autres découvertes, car il existe toujours un doute sur ses utilisations.
" En effet, si l'on en croit des hypothèses récentes, le quipu n'aurait pas été seulement un moyen de numération mais également un instrument d'écriture qui aurait permis de consigner les événements de l'empire. Au lieu d'employer des signes graphiques, les Incas se seraient servis d'un système binaire tridimensionnel que l'on peut rapprocher du langage des ordinateurs. Grâce à sept nœuds et 24 couleurs, ils auraient eu à leur disposition 1500 unités différentes d'informations ce qui est du même ordre de grandeur que le nombre de signes de l'écriture cunéiforme sumérienne et beaucoup plus que les quelques 800 hiéroglyphes égyptiennes. Malheureusement, jusqu'à présent aucun des quipu trouvé n'a encore permis de vérifier cette hypothèse. Il est vrai que les conquistadors ont détruit la plupart des témoignages de la civilisation inca, qu'ils jugeaient démoniaques, et cette pénurie de matériel ne facilite pas la tâche des chercheurs. La découverte d'une pierre de Rosette sud-américaine, à savoir un groupe de quipu accompagné de textes rédigés en espagnol, seraient évidemment d'un grand secours.
Guamàn Poma de Ayala, un chroniqueur indigène du 17 ème siècle, mentionne trois personnages distincts: l'administrateur provincial, le comptable-trésorier et le secrétaire de l'Inca. Sa relation suggère que les quipu de ces différents dignitaires n'étaient pas similaires. Celui du secrétaire de l'Inca aurait été teint et ceux des fonctionnaires subalternes auraient été de couleurs naturelles. Ces dernières auraient été associées aux fonctions en relation directe avec la vie quotidienne. Au contraire, les couleurs plus vives, provenant des teintures, auraient été le symbole du caractère sacré, quasi divin, de l'Inca. "
Sources du texte ci-dessus: Le Musée chilien d'Art précolombien de Santiago
Les Incas ne furent pas les seuls à utiliser un système de numération basé sur l'emploi des noeuds d'une cordelette. On retrouve cet usage chez plusieurs peuples: Polynésiens d'Hawaii, Indiens d'Amérique du Nord, peuplades d'Afrique et d'Extrême-Orient. Des cordelettes liées ensembles sont encore utilisées dans certains rites polynésiens et malaysiens. Les Indiens d'Amérique croyaient que des figures de cordes avaient été inventées par des hommes-araignées mythiques. De nombreuses peuplades primitives pratiquèrent des rites basés sur des cordes entremêlées; ces rites sont encore en vigueur chez certains aborigènes d'Australie. Dans les îles Ryukyu, les travailleurs d'Okinawa enregistraient, au moyen des nœuds d'une cordelette, les jours de travail et la paye correspondante. De la même manière, dans la ville de Shuri, les usuriers consignaient le montant de leurs prêts. Le classique nœud au mouchoir, qui rafraîchit notre mémoire, n'est au fond que la survivance d'une méthode d'enregistrement des données qui connut dans les siècles passés une diffusion quasi universelle. On la retrouve dans les grains des rosaires, tant chrétiens que musulmans, où est noté le nombre d'invocations ou de prières à réciter. Ceux des moines tibétains, avec 108 grains de couleurs diverses, quoique beaucoup plus complexes, remplissent le même rôle. Chacune des couleurs se rapporte à la divinité à laquelle s'adresse la prière: jaune pour le Bouddha, blanc pour les Bodhisattva, rouge pour le maître qui convertit le Tibet au bouddhisme... Dans quelques régions africaines, les femmes enregistrent encore aujourd'hui la durée de leur grossesse sur une cordelette, avec une série de nœuds, de telle manière que, en dénouant un nœud à chaque pleine lune, elles peuvent prédire avec exactitude le moment de leur accouchement. Toujours en Afrique, l'homme qui part en voyage laisse à son épouse une cordelette avec autant de noeuds que de jours d'absence. De la sorte, la femme, en défaisant un noeud chaque jour, connaît la date à laquelle son mari sera de retour. Le même système, comme le rapporte Hérodote, fut employé par le roi de Perse Darius Ier lorsque, au cours d'une opération militaire, il laissa une corde de 60 noeuds aux soldats de garde à un pont de grande importance stratégique. Ces soldats reçurent l'ordre de défaire un noeud chaque jour et d'abandonner la position lorsque tous les noeuds auraient été défaits, que le roi soit ou non revenu. En Europe le plus curieux système de numération à noeuds fut celui employé, jusqu'au début du 20ème siècle, par des meuniers allemands. Ceux-ci, pour indiquer la quantité et le type de farine contenue dans un sac, réalisaient une série de noeuds à la ficelle qui fermait le sac. Enfin, l'usage des quipu n'est pas sans rappeler celui des "bâtons de messagers" qui furent utilisés en Chine, en Australie aussi bien qu'en Europe, sans parler des énigmatiques rongorongo de l'Île de Pâques.

Le Quipu découvert à Caral-Supe
Le système de numération à noeuds le plus original et le plus élaboré n'en reste pas moins celui des Incas. Son importance historique fut énorme puisqu'il constitua la seule forme d'écriture des fonctionnaires de l'empire. Il servait à la fois au recensement des populations comme à l'inventaire des biens stockés dans les magasins et au relevé des ressources des provinces. Les "gardiens des noeuds", appelés camayocs, de chaque province de l'empire, tenaient à jour les cordelettes du quipu qui était ensuite envoyé au gouvernement central à Cuzco. Les quipu centralisés, qui constituaient les archives nationales de l'empire, étaient conservés avec le plus grand soin. Ce système compliqué supposait des connaissances que bien peu de gens possédaient. Aussi les personnes qui savaient "lire" et "écrire" les informations d'un quipu jouissaient-elles d'un grand prestige. La couleur des cordelettes indiquait la nature de l'objet enregistré et une série de noeuds en précisait la quantité selon un système de numérotation décimale où, suivant sa position, un noeud pouvait prendre différentes valeurs. Le zéro était noté par une position vide. Les unités étaient représentées par un noeud simple ou double. Les chiffres de 2 à 9 étaient représentés par des noeuds complexes dont la valeur dépendait du nombre de tours. A la corde principale était attaché un système arborescent de cordelettes colorées qui permettaient de tenir une comptabilité très élaborée. Les unités inférieures étaient toujours les plus éloignées de la cordelette maître et les unités supérieures toujours les plus proches de cette dernière. Sur la cordelette maître des noeuds totalisaient les comptes des cordelettes subordonnées.
Voici quelques autres éléments qui complètent les informations ci-dessus. Des tribus quechua fondèrent, à partir de Cuzco, un vaste empire. L'Inca, descendant du dieu solaire, y exerçait un pouvoir absolu sur ses sujets. Atahualpa, le dernier souverain, avait coutume de dire qu'aucun oiseau ne volait, aucune feuille ne bougeait dans son empire hors de sa volonté. L'immense empire inca était centralisé et son gouvernement supposait l'existence de moyens de recensement pour recueillir les informations économiques, démographiques et militaires nécessaires à son administration ainsi que des moyens d'archivage destinés à garder trace des événements importants.
Le quipu (noeud en quechua) répondait à ces exigences. Il constituait à la fois un système comptable et un système d'écriture qui permettait non seulement le comptage de toute chose mais également la narration des chroniques passées. Il était constitué d'une cordelette principale d'une trentaine de centimètres, voire plus longue, à laquelle étaient attachées des ficelles multicolores. De ces dernières partaient d'autres brins noués à des distances variables. Le nombre de noeuds et la combinaison des couleurs étaient interprétés par des initiés. Si l'on sait que la cordelette principale se lisait de droite à gauche, en suivant chaque ficelle qui en partait, le déchiffrage des quipu ne repose aujourd'hui que sur des hypothèses d'autant plus hasardeuses que ces quipu sont souvent incomplets. Tout au plus peut-on imaginer que la position et le nombre des noeuds fournissaient des informations quantitatives alors que les couleurs représentaient la nature des objets. Ce système permettait de tenir des comptes très précis des denrées, des armes, des impôts et même de recenser les sommes imposées aux peuples vaincus. Les événements historiques importants y étaient consignés. Sur la cordelette principale, un fil noir précisait par exemple les années écoulées et dotait le lecteur de renseignements événementiels. Un fil rouge, noué à la cordelette principale, représentait le règne d'un empereur; trois noeuds indiquaient la survenance d'événements importants au cours de la troisième année du règne. C'est par un quipu qu'Atahualpa fut prévenu de l'arrivée des Espagnols en 1532: les nombres d'hommes et d'armes y figuraient. Certains procédés scéniques et le souvenir des textes joués dans les théâtres incas nous sont parvenus par le truchement de ces cordelettes.
Le déchiffrement des quipu était imparti aux quipumayocs ou camayocs ("gardiens des nœuds"). Ces derniers jouissaient d'un statut privilégié: ils n'étaient pas assujettis à l'impôt. Il en existait plusieurs par village, chacun étant chargé d'une fonction particulière. L'apprentissage du quipu s'imposait aux jeunes nobles. La conquête espagnole, suivie de la mise à mort d'Atahualpa, en 1533, détruisit la civilisation inca et fit disparaître un grand nombre de quipu. Mais ceux-ci seraient encore employés dans quelques régions montagneuses de l'Équateur, du Pérou et de la Bolivie.
Notons que la civilisation inca est elle-même probablement héritière de l'une des plus anciennes cultures de l'Amérique Latine, la culture de Caral, puisqu'il a été découvert dans la plus ancienne cité des amériques à ce jour (Caral-Supe) non seulement le plus ancien quipu des amériques, mais aussi la plus ancienne représentation du dieu-bâton, que l'on retrouve d'ailleurs aussi chez toutes les cultures suivantes du Pérou (Chavin par exemple), jusqu'aux incas. On peut aussi noter que l'origine du quipu se situe en Asie et que ce dernier était donc déjà inventé bien avant les migrations asiatiques et australiennes vers les amériques, puisqu'on le retrouve à Caral dès 3000 ans avant JC...
Les archéologues ont utilisé une datation au radiocarbone avancée sur le site historique inca de Machu Picchu, révélant que le site a été fondé plus tôt qu'on ne le pensait auparavant.
Le professeur Richard Burger de l'Université de Yale a déclaré : " Le Machu Picchu est l'un des sites archéologiques les plus célèbres au monde, mais jusqu'à présent, les estimations de son antiquité et de la durée de son occupation étaient basées sur des récits historiques contradictoires écrits par des Espagnols dans la période qui a suivi la conquête espagnole."
Pour répondre à certaines de ces contradictions, une équipe multi-institutionnelle a mené une spectrométrie de masse par accélérateur (AMS) pour dater 26 sépultures découvertes dans les trois cimetières du Machu Picchu. La quantité de sépultures a été choisie pour refléter l'étendue de l'histoire professionnelle du site.
Figure 1 : Situation du site (DOI: https://doi.org/10.15184/aqy.2021.99)
La datation AMS est une forme avancée de datation au radiocarbone qui permet de dater des squelettes avec seulement de petites quantités de matière organique, élargissant ainsi le pool de restes pouvant être examinés.
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Des anomalies d'élévation de la mer détectées par des archéologues
Des anomalies d'élévation de la mer détectées par des archéologues

Des plongeurs récupérant une ancre de pierre à Tel Dor. Crédit : Amir Yorman / Recanati Institute of Marine Studies, Université de Haïfa
Des archéologues déconcertés par l'élévation du niveau de la mer sur la côte israélienne à l'époque hellénistique
Cet article présente de nouvelles observations archéologiques et des recherches multidisciplinaires à Dor, en Israël, pour établir un niveau de la mer relatif plus fiable pour la côte du Carmel et le Levant méridional entre l'âge du bronze moyen et la période romaine (environ 3500-1800 ans BP). Notre dossier indique une période de faible niveau relatif de la mer, environ -2,5 m au-dessous de l'actuel, de l'âge du bronze moyen à la période hellénistique (environ 3500-2200 ans BP). Cela a été suivi d'une élévation rapide aux niveaux actuels, commençant dans la période hellénistique et se terminant pendant la période romaine (ca. 2200-1800 ans BP). Ces niveaux romains concordent avec d'autres indications relatives au niveau de la mer d'Israël et d'autres zones tectoniquement stables de la Méditerranée. Plusieurs modèles de reconstruction du niveau de la mer relatifs effectués dans la présente étude fournissent des prédictions différentes en raison de leurs paramètres et ne modélisent pas les changements observés à partir des données de terrain qui indiquent une origine non isostatique pour les changements. Le niveau de la mer relatif de l'âge du fer faible et stable à long terme peut être observé à Dor, où les structures portuaires de l'âge du fer restent à peu près à la même altitude entre ca. 3100-2700 ans BP. Un modèle similaire se produit à Atlit, le port de l'âge du fer au nord utilisé en continu depuis ca. 2900 ans BP jusqu'au début de la période romaine (environ 2200 ans BP). Un examen des sources historiques et archéologiques révèle le déclin et la disparition occasionnelle des sites hellénistiques le long de la côte d'Israël en ca. 2200 ans BP (2e siècle avant notre ère), comme dans le cas de Yavneh Yam, Ashdod Yam, Straton's Tower et tel Taninim. A Akko-Ptolémaïs, les grandes installations portuaires construites à l'époque hellénistique n'ont jamais été remplacées par un important port romain. Les conclusions de cette recherche sont donc pertinentes pour la communauté des chercheurs sur le niveau de la mer et pour les analyses historiques du littoral israélien et sud-levantin.
À Tel Dor il y a 3 800 ans, le niveau relatif de la mer était de 2,5 mètres plus bas qu'aujourd'hui. Soudain, il a commencé à augmenter rapidement à l'époque hellénistique. Personne ne sait pourquoi.
Pour être clair, Tel Dor est loin d'être la seule anomalie localisée au niveau de la mer Méditerranée. L'équipe pointe vers une découverte similaire et tout aussi inexplicable en France : des observations indirectes du niveau de la mer il y a 4 000 à 3 000 ans indiquent des niveaux locaux qui étaient de 1 à 2 mètres au-dessous des niveaux actuels. Pour faire court, la situation sur une partie des côtes françaises semble similaire au cas israélien. En se déplaçant vers la Corse, sur la côte nord de l'île, des indicateurs indiquent que le niveau relatif de la mer était de plus d'un mètre plus bas il y a environ 3 700 ans qu'aujourd'hui. À l'époque romaine, il avait quelque peu rebondi mais était encore à un demi-mètre en dessous du niveau actuel.
La mer n'est pas la chose stable que nous avons tendance à penser qu'elle est. On suppose généralement que le niveau mondial de la mer est stable depuis environ 7 000 ans, c'est-à-dire tout au long de l'existence de la civilisation humaine moderne. Nous supposons également que puisque les océans du monde sont interconnectés, lorsque le niveau de la mer s'élève, cela se produit partout.
Mais la mer est un farceur, et une étude plus approfondie révèle des anomalies locales dans son niveau relatif – dont certaines ne donnent aucune explication. Aujourd'hui, une équipe internationale de scientifiques dirigée par Assaf Yasur-Landau de la Leon H. Charney School of Marine Sciences de l'Université de Haïfa, rapporte dans PLOS One sur les indications d'une telle anomalie sur la côte méditerranéenne d'Israël : un glissement ascendant entre le Mid-Bronze De l'âge à l'âge du fer, puis une forte augmentation à l'époque hellénistique, apparemment d'environ 2,5 mètres (8 pieds) au total, jusqu'au niveau que nous connaissons aujourd'hui. C'est une anomalie.
Le littoral de Tel Dor. Crédit : Yaniv Cohen / Autorité de la nature et des parcs
Au cours du dernier maximum glaciaire, il y a environ 26 000 ans, le niveau moyen mondial de la mer était d'environ 126 mètres plus bas qu'il ne l'est aujourd'hui, car les vastes calottes glaciaires retenaient l'eau. Alors que l'ère glaciaire diminuait et que les glaciers recouvrant l'hémisphère nord fondaient, le niveau mondial de la mer s'est élevé à ce que nous connaissons aujourd'hui.
Ne nous enlisons pas dans l'élévation du niveau de la mer liée au changement climatique. C'est une autre histoire. Jusqu'à présent, le niveau moyen mondial de la mer a augmenté de 8 ou 9 pouces (20 à 23 centimètres) depuis 1880, selon la National Oceanic and Atmospheric Administration. Le fait est que, à moins de 8 à 9 pouces, le niveau de la mer est à peu près inchangé à l'échelle mondiale depuis l'aube de la civilisation moderne (5000 Avant JC).
" Mais localement, il y a 3 800 ans, le niveau de la mer le long de la côte nord d'Israël était d'environ 2,5 mètres plus bas qu'il ne l'est aujourd'hui ", disent Yasur-Landau et l'équipe. " La découverte est déconcertante : ils ne peuvent pas l'expliquer ", admettent-ils.
" Le changement du niveau de la mer ne s'est pas produit du jour au lendemain ", ajoute Yasur-Landau. " Nous parlons de choses qui se sont produites assez lentement entre l'âge du bronze et l'âge du fer ", a-t-il déclaré à Haaretz.
Puis, durant la période hellénistique et le début de la période romaine, le niveau de la mer local s'est élevé rapidement, jusqu'à son niveau actuel (moins les 8 à 9 pouces du changement climatique depuis 1880). Ils ne peuvent pas l'expliquer non plus.
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Finlande: un baton-serpent de chaman de 4400 ans découvert
Finlande: un baton-serpent de chaman de 4400 ans découvert

Cet artefact en forme de serpent remonte à 4 400 ans et peut avoir été utilisé comme bâton ou figurine. (Crédit image : Satu Koivisto, avec l'aimable autorisation d'Antiquity Publications Ltd)
Le chamanisme se rapporte à un type de personnage religieux, le chamane (ainsi est-il nommé en toungouse – langue de Sibérie –, mentionné pour la première fois par Awakum à la fin du XVIIe siècle), qui, de prime abord, se signale par un comportement à la fois caractéristique et personnalisé, connu sous le nom de « transe » : il est fait de bonds, de cris, de gesticulations, parfois de tremblements, l'ensemble étant en général suivi d'une chute dans l'inertie ; il varie avec chaque chamane et, pour chacun, d'une séance à l'autre. Dès la conquête russe de l’Alaska au XXVIIIe siècle, le terme de chamane est appliqué aux spécialistes religieux des populations autochtones d’Amérique, mais c’est au tournant du XXe siècle que la notion de chamanisme est explicitement envisagée de façon comparative entre les deux continents. Si la traduction du nom ne date que du 17ème siècle, la pratique remonte aux cultures archaïques et à la préhistoire, ce comportement est imputé aux sociétés intéressées au contact direct avec des êtres surnaturels ou esprits. Ce contact est considéré comme le moyen d'action du chamane, grâce auquel il assure de multiples fonctions jugées indispensables à la vie de la communauté : elles vont de l'obtention de la chance à la chasse ou de la fécondité des êtres naturels et l'appel de la pluie jusqu'à la divination ou à la voyance (y compris pour retrouver des objets perdus), à la cure ou à l'envoi de certaines maladies, et aux relations avec les morts. Si ce type de personnage est caractéristique de sociétés archaïques où il est seul en présence (sibériennes et amérindiennes notamment), des conduites et des pratiques similaires aux siennes se rencontrent en beaucoup d'autres endroits du monde. Ainsi, des éléments chamaniques ont été repérés tant dans les sociétés antiques (à propos du culte dionysiaque par exemple), mais on peut noter que même dans des textes religio-historiques comme la Bible par exemple (avec le fameux bâton-serpent de Moïse), cette pratique païenne est en quelque sorte récupérée. Cet outil semble aussi associé au Dieu-bâtons dont l'un des plus anciens exemplaires a été découvert dans la plus ancienne ville à ce jour identifiée, Caral au Pérou (voir plus bas). On le retrouve sous d'autres formes avec la baguette magique des mages et fées du haut moyen-âge et suivant (Merlin par exemple).
L'artefact a été trouvé à Järvensuo, un site situé à côté d'un lac dans le sud-ouest de la Finlande. Un grand nombre d'artefacts liés à la pêche ont également été trouvés sur le site. The artifact was found at Järvensuo, a site located beside a lake in southwest Finland. A large number of artifacts associated with fishing were also found at the site. (Image credit: Satu Koivisto, courtesy Antiquity Publications Ltd)
Un bâton en bois sculpté en forme de serpent datant d'environ 4 400 ans a été découvert près d'un lac du sud-ouest de la Finlande. Le bâton peut avoir été utilisé à des fins mystiques par un chaman.
" J'ai vu beaucoup de choses extraordinaires dans mon travail d'archéologue des zones humides, mais la découverte de cette figurine m'a laissé sans voix et m'a donné des frissons ", a déclaré l'archéologue Satu Koivisto dans un communiqué. Koivisto est un chercheur postdoctoral à l'Université de Turku en Finlande qui mène des recherches à Järvensuo, le site où l'objet a été trouvé.
" La figure, qui mesure 53 centimètres de long et 2,5 cm d'épaisseur environ, a été sculptée dans un seul morceau de bois ", ont écrit Koivisto et son co-auteur Antti Lahelma, archéologue à l'Université d'Helsinki. un article publié le 29 juin dans la revue Antiquity
" La figurine est très naturaliste et ressemble à une couleuvre à collier ( Natrix natrix ) ou à une vipère européenne ( Vipera berus ) en train de glisser ou de nager au loin ", ont écrit les chercheurs.
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Inde: Découverte de zones celtes au sud-est ?
Inde: Découverte de zones celtes au sud-est ?

Vue générale du sommet de la colline de Varatanapalli montrant la distribution des artefacts. Crédit R Sivakumar
Des archéologues attachés au département d'archéologie de l'État du Tamil Nadu (littéralement « pays des Tamouls »), lors d'une récente étude de site, ont confirmé l'existence de zones de fabrication de celtes et de rainures de meulage appartenant à la période néolithique le long des ghats orientaux, dans le nord du Tamil Nadu. L'« exploration et enquête scientifique » des sites néolithiques le long des ghats orientaux a été menée par une équipe d'archéologues dirigée par le directeur adjoint du TNSDA R Sivanandam.
Le professeur Rajan, conseiller universitaire et de recherche au TNSDA, et les chercheurs indépendants, le professeur Shanti Pappu et le Dr Kumar Akhilesh du Sharma Center for Heritage Education, faisaient également partie de l'équipe. Un résultat important de l'étude d'exploration est la confirmation des zones de fabrication des celtes à Varatanapalli et Kappalavadi. " Une contribution importante des études sur le terrain est l'enquête sur les sites de fabrication représentant les premiers stades de la taille des Celtes et d'autres artefacts ", a déclaré Sivanandam.
YH : Comme nous le savons historiquement, cette région de Tamil Nadu est un État de l'Inde du Sud réputé pour ses temples hindous de style dravidien. À Madurai, le temple de Mînâkshî est pourvu de hautes tours appelées "gopurams", ornées de visages colorés. Sur l'île de Pamban, le temple Ramanathaswamy est un site de pèlerinage. La ville de Kânyâkumârî, à l'extrémité sud du pays, est réputée pour ses levers de soleil. J'ai ajouté un point d'interrogation au titre malgré l'assurance des scientifiques locaux, en considérant qu'il faudrait une confirmation internationale sur l'origine celte de ces artefacts datés du néolithique, dès que les conditions sanitaires le permettront. Quoiqu'il en soit, cette découverte archéologique pourrait apporter une contribution importante à l'étude récente française sur les origines de la langue indo-européenne et des celtes, dont bien sûr les Gaulois, qui étaient des celtes sédentarisés lors de leur migration dans ce qui deviendra la Gaule, pendant que d'autres continuaient leur voyage :
Carte du sud de l'Inde avec L'Etat Tamil Nadu (Crédit Google Map) - cliquer pour agrandir
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Egypte: une stèle de 2600 ans du pharaon Apries découverte
Egypte: une stèle de 2600 ans du pharaon Apries découverte

(Image credit: Egyptian antiquities ministry)
Un agriculteur vivant près d'Ismaïlia en Égypte a découvert une stèle vieille de 2 600 ans érigée par le pharaon Apries, qui a régné d'environ 589 avant JC à 570 avant JC, a rapporté le ministère égyptien des Antiquités.
Selon le communiqué du ministère, le fermier a trouvé cette ancienne dalle de grès en préparant sa terre pour la culture, à environ 100 kilomètres au nord-est du Caire ; il a ensuite contacté la police du tourisme et des antiquités au sujet de la découverte.
La stèle mesure 91 pouces (2,30 mètres) de long, 41 pouces (1,03 mètre) de large et 18 pouces (45 cm) d'épaisseur.
Au sommet de la stèle se trouve une sculpture d'un disque solaire ailé (un disque qui était parfois associé au dieu solaire Ra) avec un cartouche du pharaon Apries, avec 15 lignes d'écriture hiéroglyphique en dessous.
Apries, également connu sous le nom de Wahibre Haaibre, a régné pendant la 26e dynastie d'Égypte (688 avant JC à -525 avant JC), une époque où l'Égypte était indépendante et sa capitale était souvent située à Saïs dans le nord de l'Égypte.
Localisation de Ismaïlia, le long du canal de Suez moderne
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