astronomie

La vie Extra-Terrestre à notre porte ?

La vie Extra-Terrestre à notre porte ?

encelade2.jpgEncelade

Les rapports des astronomes et scientifiques s'enchaînent et s'affinent de plus en plus en ce qui concerne les probabilités de trouver la vie sur d'autres mondes que le notre : aussi bien du côté de l'espace galactique proche que dans notre propre banlieue solaire, les données s'accumulent et vont dans la même direction... La détection de matériaux organiques annoncée par la NASA le 30-12-2012 et la possibilité d'une forme de vie sur Encelade, un satellite de Saturne augmente d'autant l'intéret des scientifiques et de l'homme de la rue... :

Des milliards de planètes potentiellement habitables dans notre galaxie

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L’Observatoire austral européen a annoncé jeudi 29-12-2012 que des milliards de planètes potentiellement “habitables” existent dans la Voie Lactée, dont probablement une centaine au seul voisinage du Soleil.

Des “super-Terres”. Ces planètes rocheuses d’une masse comprises entre une et dix fois la Terre ont été découvertes par une équipe internationale de l’instrument HARPS. Cet appareil, un spectographe, équipant le télescope de l’ESO au Chili, a mis au jour ces 9 planètes dans un échantillon de 102 étoiles de type “naines rouges”.

Si ces “super-Terres” sont situées dans une zone où la température est propice à l’existence d’eau liquide, elles pourraient théoriquement être à même d’abriter une forme de vie quelconque. Les “naines rouges” quant à elles, sont des étoiles relativement faibles et froides comparées à notre Soleil, et sont très communes dans notre galaxie. Elles représentent 80% de toutes les étoiles de la Voie Lactée. Xavier Bonfils, de l’Observatoire des sciences de l’Univers de Grenoble, responsable de l’équipe explique que les “nouvelles observations avec HARPS signifient qu’environ 40% de toutes les naines rouges ont une super-Terre dans leur zone habitable, là où l’eau liquide peut exister à la surface de la planète“. “Le fait que les naines rouges soient si communes – on en compte environ 160 milliards dans la Voie Lactée – nous a conduit à l’étonnant résultat qu’il y a des dizaines de milliards de planète de ce type rien que dans notre galaxie“, ajoute-t-il dans un communiqué de l’ESO.

Une nouvelle Terre ?

De nombreuses naines rouges sont situées près du Soleil. Cette estimation signifie qu'il y a probablement environ une centaine de super-Terres dans la zone habitable d'étoiles situées dans le voisinage du soleil, souligne l'ESO. L'instrument HARPS a notamment découvert "la plus proche sœur de la Terre trouvée à ce jour". Nom de code : Gliese 667Cc. Cette planète, quatre fois plus massive que notre Terre appartient à un système possédant trois étoiles et semble se trouver à proximité du centre de la zone habitable.

Léger bémol : "Les naines rouges sont connues pour être sujettes aux éruptions stellaires qui peuvent plonger la planète dans un flot de rayons X ou de radiation ultraviolette, rendant la vie moins probable dans cette zone", relève Stéphane Udry, de l'Observatoire de Genève. Il reste donc beaucoup de chemin à parcourir pour détecter une hypothétique forme de vie extraterrestre. le 29 mars 2012 à 18:03

Source : http://lci.tf1.fr/science/environnement/des-milliards-de-planetes-potentiellement-habitables-dans-7101081.html

Saturne: Encelade pourrait abriter des formes de vie

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La navette Cassini de la NASA a déjà pris de nombreuses photos de Encelade, une des lunes de Saturne. Selon la NASA, elle pourrait abriter des formes de vie similaires à celles découvertes sur Terre.

En utilisant le spectromètre de la sonde Cassini, les scientifiques ont pu déterminer que les 90 jets de vapeur d'eau s'échappant des "rayures de tigres", situées au pôle sud, contiennent également des matériaux organiques, du sel et des particules gelées. En effet, Encelade est une lune où il neige. Et la composition de la neige est un environnement favorable au développement des microbes. La lune entre ainsi dans le peloton de tête des planètes pouvant abriter des formes de vie.

Carolyn Porco, directrice de l'équipe Imaging Science pour la mission de la navette Cassini, précise que "nous sommes capables de nous déplacer à travers les volutes et de prélever des échantillons. Nous pouvons également nous poser à la surface de la lune, jeter un coup d'oeil et repartir avec ce dont nous avions besoin", rapporte le Smithonian Mag.

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Encelade produit de la chaleur

"Cassini est déjà passé plusieurs fois à travers ces jets et a fait des prélèvements. Nous avons ainsi découvert que leur salinité est identique à celle des océans sur la Terre", ajoute-t-elle au NASA Science News.
De plus, des mesures thermiques ont mis en évidence des température s'approchant des -84°C. Ainsi "environ 16 gigawatts d'énergie thermique sortent de ces fissures", affirme Carolyn Porco. À priori, cette chaleur proviendrait de la force gravitationnelle de Saturne qui forcerait Encelade à changer son orbite régulièrement, provoquant ainsi des flexions internes générant de la chaleur. Pourtant, cela "ne représente pas toute la chaleur libérée. L'énergie libérée aujourd'hui pourrait avoir été générée puis stockée à l'intérieur de la lune dans le passé", explique-t-elle.

Carolyn Porco précise que la lune entre dans des cycles où, lorsque Encelade doit faire face à la pression gravitationnelle, elle stocke de la chaleur en faisant fondre sa glace. Lorsque la pression diminue, la lune élimine plus de chaleur qu'elle n'en produit et donc se refroidit. "L'eau liquide se transforme de nouveau en glace. Mais elle en gèle jamais en intégralité, afin que la chaleur puisse de nouveau augmenter, et commencer un nouveau cycle", conclue la scientifique.

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Un habitat propice au développement de la vie

Donc, avec des océans liquides souterrains, une source d'énergie et des matériaux organiques, Encelade pourrait très bien abriter les mêmes formes de vie que sur la Terre. En revanche, sur la planète bleue, ces zones de développement de la vie se situent majoritairement au fond des océans. Sur Encelade, la zone habitable est beaucoup plus facile d'accès… "Elle débouche directement dans l'espace, où nous pouvons y accéder facilement. C'est l'endroit le plus prometteur que je connaisse pour effectuer des recherches biologiques. Nous n'aurions même pas besoin de gratter la surface de la lune", s'extasie la chercheuse, repris par NASA Science News.

Ces jets d'eau se frayent ainsi un passage à travers la croûte gelée d'Encelade et pourraient mener à une zone habitable unique dans tout le système solaire.

Retrouvez cet extraordinaire phénomène, en images, sur Maxisciences.

Yves Herbo 03-2012

Nouvelles Spatiales - Astéroide le 01-04-2012, Mercure

Nouvelles Spatiales - Astéroide le 01-04-2012, Mercure

mercure2.jpgMercure

Un astéroïde de 65 m récemment découvert passera trés prés de la Terre le 01 avril 2012 (non, il ne fait pas une blague !)

L'astéroïde 2012 EG5 passera à seulement 0.7 LD de la Terre le 1 avril 2012

Notes: LD signifie «Distance lunaire». 1LD = 384401 km, la distance entre la terre et la Lune. 1LD équivaut également à 0.00256 UA. MAG est la magnitude visuelle de l'astéroïde à la date de la plus proche.

En d'autres termes cet astéroïde passera plus prés que la distance Terre Lune cependant il ne devrait pas présenter de danger vu sa taille  (65m) même si son orbite reste incertaine.

asteroides.png

 Sources : David Jarry ©2012 "Vers un nouveau paradigme" 2012 et aprés

"Il aurait quand même pu choisir une autre date car on risque de ne pas le prendre très au sérieux celui là. 
Et pourtant, ce gros caillou de 62m de long (environ 6 poteaux électriques) va effectivement venir frôler notre planète le 1er avril prochain.

ll passera à seulement 0,23 fois la distance Terre-Lune, qui sert à chaque fois de référence.

Pas de panique néanmoins, il y a largement la place. En effet, si on représente la Terre par une balle de tennis, alors la Lune (un cochonnet de pétanque) devra être placée à 2m40.

Et 2012 EG5 passerait à 55cm de la balle de tennis.

NB: La distance de 0,6 LD est désormais de 0,23LD.
Merci au lecteur qui a repéré l'inexactitude.

Ce qui est plus inquiétant quand même, c'est qu'on vient juste de le découvrir et donc qu'il a peut être un "grand frère" vraiment dangereux quelque part dans le système solaire sans qu'on le sache encore."

http://raiateabac.blogspot.fr/2012/03/lasteroide-2012-eg5-va-froler-la-terre.html

Le cœur de Mercure sondé par Messenger

Par Cécile Dumas

Une année passée en orbite autour de Mercure a permis à la sonde Messenger de révéler les détails de la surface de Mercure, tout en perçant les secrets de sa structure interne.
 
 

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Les anciennes plaines volcaniques de Mercure, dans l'hémisphère Nord, représentent 6% de sa surface totale. Elles ont été crées il y a 4 milliards d'années. Depuis, elles ont été déformées par une activité tectonique. (NASA/JHUAPL/CIW-DTM/GSFC/MIT/Brown University. Rendering by James Dickson and Jim Head
  

La mission Messenger de la Nasa, en orbite depuis mars 2011 autour de Mercure, fournit la topographie la plus précise jamais obtenue de l’hémisphère nord de la planète la plus proche du Soleil. Et révèle que le cœur de Mercure - son noyau - est encore plus gros qu’on ne pensait. 

Le noyau de Mercure représente 85% du rayon de la planète, contre 50% pour celui de la Terre, expliquent Maria Zuber (MIT, Etats-Unis) et ses collègues dans un article publié aujourd'hui en ligne par la revue Science. 57 autres articles sont présentés cette semaine au cours de la 43e conférence de planétologie (Lunar and Planetary Science Conference), au Texas. La petite taille de Mercure pouvait laisser croire que ce noyau avait refroidit au point de se solidifier totalement. Ce n’est pas le cas: l’étude du champ magnétique de Mercure révèle que sa dynamo interne est encore active, expliquent les chercheurs. 

Un noyau atypique

Cependant le noyau de Mercure serait différent de celui de la Terre - composé d’une graine solide au milieu d’un noyau métallique liquide. La croûte de silicates et le manteau de Mercure entoureraient plusieurs strates: une couche externe solide du noyau (riche en sulfure de fer), puis une couche liquide et peut-être une graine solide.

C’est à partir de l’étude de la gravité de Mercure, combinée à la topographie et aux mesures de la rotation de la planète, que les chercheurs ont pu reconstituer sa structure interne.

Activité géologique


En surface, Maria Zuber et ses collègues ont également découvert des éléments nouveaux illustrant l’histoire géologique de Mercure. 

L’altimètre laser de la sonde Messenger a révélé que la topographie de Mercure a évolué bien après la formation du grand bassin d’impact de Caloris (1550 km de diamètre) dans l’hémisphère nord. Certaines zones du bassin sont désormais plus hautes que les bords du cratère, ce qui suppose une activité géophysique importante.

Idem pour les grandes plaines volcaniques qui recouvrent 6% de la surface de Mercure (image en haut). Vieilles d'environ 4 milliards d'années, ces plaines ont subi des déformations liées à une activité tectonique, précisent les chercheurs.

mercure-craterebeck.jpgMercure-cratère Beck

De la glace d'eau?

Les instruments de Messenger ont également permis de regarder de plus près les régions situées près des pôles où les radars font apparaître des dépôts brillants. Il pourrait s’agit de glace d’eau dans des recoins de cratères qui restent toujours dans l’ombre. Les nouvelles données de Messenger indiquent qu’au pôle sud tous ces dépôts brillants sont en effet dans des zones sans soleil, ce qui conforte l’hypothèse de la glace sans en apporter la preuve définitive.

La suite de la mission devrait permettre d’en savoir plus. La Nasa a prolongé Messenger pour 1 an, jusqu’en mars 2013.

Sources : Sciences & Avenir via wikistrikehttp://ufoetnature.over-blog.com/article-le-coeur-de-mercure-sonde-par-messenger-102150729.html

03-2012

Des nouvelles Spatiales

Des nouvelles Spatiales (MAJ 24/02/2012)

europa-galileo-project-med.jpgEurope, lune de Jupiter

La superterre à triple coucher de soleil est peut-être habitable

exoplanetes.jpg

Source :http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/la-superterre-a-triple-coucher-de-soleil-est-peut-etre-habitable_36529/

Selon l’un de ses découvreurs, la superterre qui orbite autour de l’étoile GJ 667C à seulement 22 années-lumière du Soleil est désormais la meilleure candidate au titre de planète rocheuse habitable. Cerise sur le gâteau, GJ 667C c fait partie d’un système triple, on pourrait donc y admirer des triples couchers de soleil.

  • L’eau liquide, source de vie dans l’univers, un dossier à lire 

Voici une découverte que l’on ne doit pas aux observations de Kepler, pourtant très productif en ce moment, mais à l’observatoire de l’ESO. Comme expliqué dans un article déposé sur arxiv, c’est en analysant de nouveau les données spectroscopiques fournies par l’instrument Harps, équipant le télescope de La Silla, qu’une équipe internationale d’astronomes a découvert l’existence de l’exoplanète GJ 667C c. Des mesures effectuées à l’aide des télescopes Magellan II et Keck ont aussi été utilisées pour révéler que la naine rouge GJ 667C de type M, située à 22 années-lumière de la Terre, possède bien une deuxième exoplanète.

On connaissait déjà l’existence de GJ 667C b mais cette superterre orbitant en seulement 7,2 jours autour de GJ 667C, sa température de surface est bien trop élevée pour que de l’eau liquide puisse y exister. Il n’en est pas de même pour GJ 667C c qui est aussi une superterre.

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Vortex hexagonal, le mystère du pôle nord de Saturne

hexagone-pole-nord-saturne.jpgPole Nord Saturne

S'il est bien une énigme dans notre propre système solaire que les scientifiques ne peuvent résoudre, alors il s'agit bien du fameux hexagone de Saturne. Photographié en 2007 par la sonde Cassini (en orbite autour de Saturne depuis 2004), ce phénomène reste en effet inexplicable par les astronomes, qui ont pourtant tenté à de nombreuses reprises de reproduire l'expérience en laboratoire.

Tout comme sur Jupiter, qui est aussi une planète gazeuse, l'atmosphère de Saturne se compose de « bandes nuageuses », qui sont plus facilement visibles sur Jupiter du fait de leur coloration. Ce sont justement ces nuages qui se précipitent au pôle nord de Saturne, et forment inexplicablement une sorte de vortex hexagonal, qui s'inscrit dans un mouvement stable depuis déjà bien longtemps (le premier repérage de ce phénomène a eu lieu dans les années 1980 grâce aux sondes Voyager).


L'hexagone du pôle nord de la planète a une envergure très impressionnante, puisque chacun de ses côtés mesure un peu moins de 14.000 kilomètres, sa superficie totale étant deux fois supérieure à celle de la Terre. Il s'agit d'un phénomène exceptionnel, qui n'a jamais été repéré ailleurs dans notre système solaire. Les hypothèses de la communauté scientifique concernant ce phénomène sont très nombreuses (aurore polaire spécifique à Saturne, courant atmosphérique, ...) mais aucune de ces explications n'est vraiment satisfaisante. On ne sait pas depuis combien de temps cette formation est présente sur Saturne, ni pendant combien de temps elle pourra rester aussi stable, et c'est justement cette stabilité qui intrigue les astrophysiciens.

 

Extraterrestres : leurs lampadaires pourraient trahir leur présence

Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/extraterrestres-leurs-lampadaires-pourraient-trahir-leur-presence_34469/

Depuis plus de cinquante ans, le programme Seti cherche à détecter des civilisations extraterrestres à l’aide de leurs émissions radio. Deux astrophysiciens proposent de faire la même chose… mais avec les émissions lumineuses de leurs cités, dans le cadre de Oseti.

 

Avi Loeb et Edwin Turner viennent de publier sur arxiv un article qui aurait fait plaisir à Carl Sagan, lequel aurait eu 77 ans le 9 novembre 2011. Il expose une nouvelle méthode pour découvrir l’existence de civilisations extraterrestres dans la banlieue proche du Soleil. Sagan, l’un des principaux pionniers du programme Seti, avec Frank Drake, aurait apprécié sans aucun doute leur contribution à sa juste valeur. Il se trouve que l’on fête aussi en ce moment les 50 ans de la formule de Drake à laquelle la Société française d’exobiologie consacre un atelier les lundi 21 et mardi 22 novembre 2011 dans les locaux du Cnes à Paris.

La formule de Drake permet de faire une estimation rapide du nombre de civilisations extraterrestres avec lesquelles nous pourrions entrer en communication dans la Voie lactée. Elle comporte plusieurs facteurs dont les évaluations sont délicates et sujets à controverse. On peut ainsi choisir de ne considérer pour l’un d’entre eux que la probabilité qu’une civilisation se signale d’une façon ou d’une autre par des signaux radio. Il pourrait s’agir du temps qu’elle consacre à tenter de faire directement des communications par radio au moyen de radiotélescopes, ou simplement des ondes radios qu’elle émet elle-même pour ses propres besoins.

Il se trouve que dans le cas de l’humanité, l’emploi des fibres optiques et d’autres technologies est en train de faire chuter dramatiquement la puissance des ondes radio rayonnées hors du Système solaire par notre civilisation. Il est donc probable que pour toutes les civilisations technologiques, c’est seulement pendant une phase très courte de leur développement que des émissions radio peuvent trahir leur présence dans la Galaxie.

La Terre vue de l'ISS de nuit trahit la présence d'une vie intelligente par la pollution lumineuse. © Nasa-sebastianszOseti

On peut donc penser qu’il serait plus judicieux de passer de Seti à Oseti (Optical Seti), c’est-à-dire d’étudier des signatures de civilisations E.T dans le domaine optique. On a proposé par exemple de faire la chasse aux sphères de Dyson.

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Europe et Titan, lunes du système solaire les plus propices à la vie

encelade-titan-2006.jpgLa petite lune Encelade passe devant la grosse lune Titan

Parmi les lunes du système solaire, Europe et Titan sont considérées comme les plus susceptibles d'abriter à vie. Europe, petit satellite de Jupiter, aurait davantage d'atouts, selon le président de la Société française d'exobiologie, François Raulin.

 

Dans le cas d'Europe, autour de Jupiter, l'océan situé sous une couche de glace repose sur de la roche, donc en contact avec des minéraux. Il peut y avoir des sources hydrothermales sousmarines, semblables à celles grouillant de vie au fond des océans terrestres, relève-t-il.

Selon une étude récente dirigée par Britney Schmidt (Université du Texas), il y aurait aussi des poches d'eau géantes à l'intérieur de la couche de glace, et cette eau enfouie à 3 km de profondeur pourrait remonter vers la surface et faire craquer la glace par endroits.

 

Titan, plus gros satellite de Saturne, est le seul objet du système solaire - avec la Terre - ayant des étendues liquides à sa surface. Mais il s'agit de mers d'hydrocarbures : des mélanges d'éthane, de méthane et de propane.

Quand des comètes ou des météorites s'écrasent sur Titan, la glace peut fondre sous l'impact et l'eau rester liquide en surface pendant un millier d'années. "C'est pas beaucoup pour l'origine de la vie, mais ça peut être suffisant pour l'évolution vers des systèmes chimiques complexes", explique M. Raulin (Laboratoire inter-universitaire des systèmes atmosphériques).

Titan a un océan interne d'eau liquide, sous 40 km de glace. Mais il semble difficile qu'il y ait communication avec les hydrocarbures de la surface. L'océan est pris en sandwich entre deux couches de glaces, sans contact avec la Roche. Ce qui, selon M. Raulin, le rend moins intéressant que celui d'Europe.

Une mission spécifique vers Titan (par Titan Mare Explorer) est envisagée par la Nasa. Il s'agirait de poser, sur un des lacs, un petit submersible qui analyserait la composition du liquide, pour rechercher d'éventuelles molécules d'intérêt biologiques.

Certains astrobiologistes, dont Dirk Schulze-Makuch, pensent qu'il peut y avoir une forme de vie "exotique" - utilisant les hydrocarbures et non l'eau comme solvants - dans les lacs de surface, malgré les très basses températures (-180°C).

Au delà des suppositions de vie potentielle, Titan est jugé intéressant à cause de la chimie à base de carbone à sa surface, avec des aérosols dans l'atmosphère. Sur cette lune, il serait possible de remonter le temps et d'étudier les processus chimiques ayant précédé l'émergence de la vie sur Terre, voici 3,8 milliards d'années.

Source : http://actu.voila.fr/actualites/documents/2012/02/04/europe-et-titan-lunes-du-systeme-solaire-les-plus-propices-a-la-vie_1888042.html

Deux nouveaux satellites pour Jupiter !

L'un des télescopes Magellan de 6 mètres de diamètre (observatoire de Las Campanas au Chili) a découvert deux nouveaux satellites à Jupiter, portant leur total à 66. - 1er février 2012.

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La cordillère des Andes au Chili est réputée pour la qualité de son ciel. C'est pourquoi l'ESO a choisi d'y implanter depuis un demi-siècle ses meilleurs instruments et c'est donc fort logiquement à cet endroit que sera construit le futur télescope géant E-ELT. Mais la région attire également d'autres observatoires. À seulement 25 kilomètres du VLT, la fondation américaine Carnegie a financé la construction de deux instruments de 6 mètres de diamètre, les télescopes Magellan, au sein de l'observatoire Las Campanas. Ils seront bientôt supplantés par le Giant Magellan Telescope (GMT) et ses sept miroirs de 8,4 mètres disposés en pétales qui devraient être opérationnels en 2016. L'ensemble formera l'équivalent d'un miroir unique de 24,5 mètres de diamètre et fera du GMT l'un des trois plus grands télescopes de la planète avec l'E-ELT et le TMT.

En attendant la mise en service de ces instruments géants, les astronomes continuent d'arpenter le ciel et de faire des découvertes avec les télescopes à leur disposition. C'est ainsi que deux nouveaux petits satellites de Jupiter ont été dénichés par l'un des télescopes Magellan, au nez et à la barbe des sondes planétaires qui depuis plusieurs décennies survolent la planète géante gazeuse (Juno sera la prochaine sonde à l'atteindre en juillet 2016).

Les satellites de Jupiter, une grande famille

Dans la famille des satellites de Jupiter, on connaît principalement les quatre plus célèbres (re)découverts en 1610 par Galilée. En quittant la planète géante on trouve d'abord Io, un corps céleste de 4.600 kilomètres de diamètre soumis à d'intenses forces de marée qui le déforment et y provoquent une activité volcanique permanente découverte en 1979 sur les images prises par la sonde Voyager 1. Viennent ensuite Europe et ses lacs souterrains d'eau liquide, Ganymède qui est la plus grosse des lunes de Jupiter avec un diamètre de plus de 5.200 kilomètres et enfin Callisto, avec son cœur de fer dans un manteau de glace. Jusqu'à l'arrivée des sondes Voyager dans les années 1980 on connaissait également huit autres satellites découverts avec des télescopes terrestres aux XIXe et XXe siècles. Les sondes spatiales américaines en ajoutèrent trois autres.

Depuis une dizaine d'années, une nouvelle génération de télescopes terrestres et de détecteurs électroniques a considérablement allongé la liste avec près d'une cinquantaine de nouvelles découvertes réalisées lors des oppositions de la planète comme ce fut le cas en octobre dernier. Ce sont des corps célestes de moins de 10 kilomètres de diamètre qui circulent sur des orbites très excentriques et rétrogrades, ce qui fait dire aux astronomes qu'il s'agit sans aucun doute des fragments d'astéroïdes ou de comètescapturés. Un sort qui attend la plupart des petits corps célestes qui s'aventurent un peu trop près de la plus massive des planètes du Système solaire et qui se solde parfois par une collision, comme en 2009.

Les deux derniers satellites découverts (qui montrent à quel point les observatoires terrestres ont un rôle à jouer dans l'étude du Système solaire) portent à 66 le total des corps célestes actuellement en orbite autour de Jupiter, qui reste la planète la plus entourée.

Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/deux-nouveaux-satellites-pour-jupiter_36414/

MISE A JOUR : La superterre Gliese 1214 b est bien un monde d'eau

rtemagicp-exoplanete-gliese-1214-b-nasa-txdam27990-b245e5.jpgUne vue d'artiste de GJ 1214 b orbitant très près de sa naine rouge.

© NasaEsa et D. Aguilar (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics)

Découverte en 2009, l’exoplanète Gliese 1214 b suscitait des interrogations sur sa nature, les astrophysiciens hésitant entre une planète océan exotique et une sorte de supervénus couverte de nuages. Les observations réalisées à l’aide de la WFC3 de Hubble sont maintenant favorables à l’hypothèse d’une planète largement gazeuse avec une forte quantité d’eau dans son atmosphère.

De même que nous avions sous-estimé la diversité des corps célestes dans notre Système solaire, nous ne nous rendons probablement pas encore compte de la diversité du monde des exoplanètes que nous commençons tout juste à explorer. Le cas de Gliese 1214 b (GJ 1214 b) en est probablement un bon exemple. On savait que cette planète, qui effectue son orbite en 38 heures autour d’une naine rouge située à environ 40 années-lumière de la Terre dans la constellation d'Ophiuchus (le Serpentaire), possédait une atmosphère. Mais il était bien difficile d’en connaître la nature et plusieurs modèles ont été proposés.

Un article publié sur arxiv vient toutefois d’apporter des précisions. Les astrophysiciens y décrivent les résultats obtenus en utilisant la Wide Field Camera 3 (WFC3) du télescope Hubble pour analyser l’atmosphère de GJ 1214 b. Deux modèles semblent maintenant éliminés, celui faisant intervenir un cœur de glace entouré d’une atmosphère d’hydrogène atomique et d’hélium et celui proposant un cœur rocheux entouré d’une atmosphère d’hydrogène moléculaire.

Une certitude : GJ 1214 b fait partie des superterres puisque son diamètre et sa masse sont respectivement d'environ 2,7 fois et 7 fois ceux de la Terre. Mais sa densité moyenne est faible puisqu’elle est estimée à 2 g/cm3. Pour mémoire, celle de la Terre est de 5,5 g/cm3.

On pouvait donc bien envisager qu’elle contienne beaucoup d’eau. Mais comme sa température de surface doit dépasser les 100 °C, cette eau, si sa présence était confirmée, ne pouvait être que dans un état exotique.

Une exoplanète dominée par l'eau

Pour le savoir, les chercheurs ont donc utilisé la Wide Field Camera 3 à l’occasion d’un transit planétaire pour mesurer les caractéristiques du rayonnement infrarouge traversant l’atmosphère de GJ 1214 b sur une large bande de fréquence. Une atmosphère qui ne serait pas composée majoritairement de vapeur d’eau serait plus transparente en infrarouge que dans la bande de la lumière visible.

Ce n’est pas ce que les astrophysiciens ont trouvé et il est maintenant probable que GJ 1214 b soit constituée d’un noyau de roches et de glaces entouré d’une atmosphère formée de 50 à 85 % de molécules d’eau. Il s’agirait donc d’une exoplanète s’étant formée initialement loin de son étoile, riche en glaces, qui aurait ensuite migré pour s’approcher de son soleil âgé d’environ 6 milliards d’années.

 

Il n'est pas interdit de penser qu'une partie de l'eau présente sur cette exoplanète se trouve sous forme de glace « chaude » dans une phase exotique ou encore formant peut-être une sorte d'océan supercritique étant données les conditions de températures et de pressions y régnant.

Yves Herbo 02-2012