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Suisse: Lucerne découverte d'un village de 3000 ans englouti

Suisse: Lucerne découverte d'un village de 3000 ans englouti

 

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Un plongeur du département d'archéologie sous-marine de Zurich au travail dans le lac des Quatre-Cantons Unterwasserarchäologie UWAD Zürich / Canton de Lucerne

 

Des traces d'un village d'habitation sur pilotis (ou maison sur pilotis) ont été mises au jour lors de la pose d'un pipeline dans la zone portuaire naturelle. Les restes ont été trouvés par des archéologues sous-marins à environ quatre mètres sous la surface de l'eau.

Il s'agit d'un village lacustre de l'âge du bronze trouvé sous la surface du lac des Quatre-Cantons. La découverte montre que la ville de Lucerne était déjà peuplée il y a 3 000 ans. C'est 2000 ans plus tôt qu'on ne le pensait auparavant, ont déclaré jeudi des chercheurs.

Les archéologues cherchaient des preuves de peuplement depuis un certain temps, mais avaient été gênés par une épaisse couche de boue au fond du lac. Les travaux sur l'oléoduc ont cependant révélé une trentaine de pieux ou échasses en bois préhistoriques et cinq pièces de poterie.

Le bois et la poterie ont été testés et datés au carbone 14 de la fin de l'âge du bronze, soit environ 1000 ans avant JC.

 

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Un plongeur ramène un morceau d'échasses à la surface (22 avril 2021) Keystone / Urs Flueeler

 

" Cela confirme enfin la théorie selon laquelle, dans les temps anciens, le bassin du lac de Lucerne était une zone de peuplement appropriée ", un communiqué du canton de Lucerne.

C'est pour le compte de l'Archéologie cantonale de Lucerne qu'une équipe d'archéologues sous-marins du Bureau du développement urbain de la ville de Zurich a fait la découverte tout en soutenant les travaux de dragage en vue de la construction d'un pipeline.

Le lac des Quatre-Cantons est un lac d'eau douce de 114 km² qui atteint jusqu'à 434 mètres de profondeur. Au 15 e siècle, la rivière Krienbach a transporté de grandes quantités de gravats et de débris vers la rivière Reuss, limitant le débit du lac.

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Climat: changements brutaux et effets en cascade

Climat: changements brutaux et effets en cascade

 

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Une nouvelle étude financée par l'UE dans le cadre d'une action Marie Skodowska-Curie et d'une subvention de recherche de la Fondation Carlsberg, a montré que les changements dans différentes parties du système climatique - courants océaniques, glaces de mer et modèles de vent - étaient si étroitement entrelacés qu'ils se sont probablement déclenchés et renforcés les uns les autres, et ont conduit à des changements climatiques brusques récurrents. Il s'agit ici en quelque sorte de la confirmation d'une précédente analyse disant qu'à partir de il y a 11 500 ans, la température annuelle moyenne des glaces du Groenland a grimpé d'environ 8 °C en quarante ans, en trois étapes de cinq ans. (Richard B. Alley, « Ice-core evidence of abrupt climate changes », PNAS, vol. 97, no 4,‎ 2000, p. 1331–1334 (DOI 10.1073/pnas.97.4.1331)

Tout au long de la dernière période glaciaire, le climat a changé à plusieurs reprises et rapidement au cours des événements dits Dansgaard-Oeschger, où les températures du Groenland ont augmenté entre 5 et 16 degrés Celsius en quelques décennies. Lorsque certaines parties du système climatique ont changé, d'autres parties du système climatique ont suivi comme une série de dominos basculant successivement.

 

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Groenland - crédit filtv / Adobe Stock Photo

 

Telle est la conclusion d'une analyse des données sur les carottes de glace par un groupe de chercheurs qui comprenait la postdoctorante Emilie Capron et la professeure agrégée Sune Olander Rasmussen de la Section de physique de la glace, du climat et de la Terre de l'Institut Niels Bohr, Université de Copenhague, au Danemark. Cette découverte, qui vient d'être publiée dans la revue Nature Communications , est préoccupante car l'étendue de la glace de mer dans l'Arctique a joué un rôle important dans ces changements climatiques dramatiques du passé. Aujourd'hui, l'étendue de la glace de mer se réduit rapidement et on ne sait pas si cette partie du système climatique pourrait déclencher un changement climatique soudain prochainement.

Comprendre les changements climatiques brusques du passé est essentiel à notre capacité de prédire avec certitude si quelque chose de similaire se produira aujourd'hui ou dans un proche avenir.

Au cours des dernières décennies, cela a conduit les climatologues à rechercher des relations causales entre les changements climatiques brusques pendant la période glaciaire, lorsque les températures du Groenland ont augmenté à plusieurs reprises de 16 degrés Celsius en quelques décennies avant de retomber lentement aux niveaux normaux de la période glaciaire.

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Carte du plateau des acores et des principales structures tectoniques dapres vogt 2004

Açores : des morceaux de continent englouti ?

Açores : des morceaux de continent englouti ?

 

Carte du plateau des acores et des principales structures tectoniques dapres vogt 2004

Attention, il s'agit ici d'une compilation de données, mais qui repose sur les dernières données scientifiques concernant les Açores, donc des études géologiques, des carottages de sédiments en divers endroits des îles et de l'Océan, de la dorsale Atlantique, d'études des sédiments et de thèses publiées depuis 2014. Et ces données remettent en question en partie les précédentes, axées principalement sur la probabilité d'un point chaud pur classique pour expliquer l'endroit, dont la position exacte n'est pas connue et toujours en discussion. En fait, les choses sont beaucoup plus compliquées que ça et même uniques au niveau mondial, bien qu'on y retrouve certaines caractéristiques de l'Islande par exemple (qui vient de faire l'objet d'une nouvelle publication au sujet de la possible présence de masses de taille continentale profondes, liées à Théia ! : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/formation-systeme-solaire-restes-theia-sont-ils-enfouis-sous-surface-terre-86480/. J'en profite pour rappeler qu'il y a seulement quelques années, la science estimait que l'enfoncement et engloutissement d'une masse continentale était impossible, ce qui a été démenti finalement avec le nouveau continent en parti englouti officiellement reconnu, Zealandia.

Comme chacun le sait, la science n'admettait pas la possibilité qu'un continent ait pu disparaître sous les eaux, tout simplement parce que les croutes continentales, épaisses de 30 km en moyenne, sont censées flotter directement sur le magma, ce qui les distinguent de la croûte océanique, dont la moyenne en épaisseur n'est que de 7 kilomètres. Zealandia a été reconnu comme un continent, englouti certes à 94 %, parce qu'il a bien une épaisseur moyenne de 20 à 30 km, de toute façon plus élevé que les 7 km d'une croûte océanique, ainsi que d'autres paramètres que nous verrons. Mais le vaste plateau des Açores possède exactement cette même caractéristique, avec une épaisseur estimée entre 20 et 30 km, selon les dernières estimations. La question à l'étude est donc la possibilité d'une croûte océanique gonflée par un point chaud ou un possible bloc (ou plusieurs) continental, possiblement arraché à un talus continental, lors de la dérive tectonique engendré par la dorsale Atlantique et la division de la Pangée à cet endroit. Nous avons donc potentiellement également un morceau de continent englouti à cet endroit, puisque ce plateau est maintenant à environ 2000 mètres sous l'eau (alors que certaines études postulent qu'il a du être émergé à un moment donné), et est surmonté par quelques îles volcaniques, engendrées elles éventuellement par un panache fixe de chaleur magmatique qui contournerait ce plateau, ou la présence d'un rift actif et donc d'une tectonique locale, influencée par la tectonique de la dorsale à proximité et du point de jonction des trois plaques. Les dernières recherches prouvent également que ces îles ont été crées, détruites et recrées plusieurs fois au cours du temps. En fait, les scientifiques parlent bien de situations catastrophiques, y compris récemment (puisque la majorité de ces îles ont moins de 1 million d'années), avec l'effondrement complet de pans de ces îles, qui sont des îles volcaniques et donc facilement fragilisées par des séismes, éruptions et érosions (tsunamis et ouragans).

 

Commençons pas les données sur Zealandia et son acceptation officielle en 2018, après un premier soupçon dans les années 1970 (rejeté juste par des "à priori") et ensuite plus de 20 ans de discussions scientifiques et d'attente de données fermes. J'en ai parlé deux fois précédemment, dans un article de 2018 puis en 2020 avec les dernières confirmations : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/l-ile-malden-et-ses-mysterieuses-ruines-prehistoriques.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/zealandia-un-continent-disparu-retrouve.html

 

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Le continent en question, bien qu'il s'étend sur quasiment l'équivalent des deux tiers de la surface de l'Australie est à 94% sous la surface de l'océan Pacifique, parfois sous des milliers de mètres d'eau et surtout recouvert par une épaisse couche de sédiments. Il n'émerge essentiellement que sous la forme des terres de la Nouvelle-Zélande et de la Nouvelle-Calédonie et quelques îles. On sait aussi qu'il est nettement sous le niveau de l'océan depuis des dizaines de millions d'années et on ne peut donc logiquement le rattacher aux théories de l'Atlantide ou du continent Mu, car aucun représentant du genre Homo n'existait alors.

Un bilan des connaissances acquises ont été publiés en février 2020 dans un article du journal Geology.

Il est le fruit d'une équipe internationale de chercheurs qui comprenait plus de 30 scientifiques de Nouvelle-Zélande, des États-Unis, d'Italie, d'Espagne, de Nouvelle-Calédonie, de Chine, des Pays-Bas, d'Allemagne, du Brésil, du Japon, du Royaume-Uni et de Corée du Sud. Elle était dirigée conjointement par le professeur Rupert Sutherland de la Victoria University of Wellington (Nouvelle-Zélande) et le professeur Gerald Dickens de la Rice University au Texas (États-Unis). Les deux hommes ont de plus écrit un article de vulgarisation à ce sujet dans The Conversation et on peut les voir donner des explications dans la vidéo, ci-dessous, extraite d'un documentaire complet sur l'expédition 371 plus bas.

Ces nouvelles études révéleraient en fait un processus tectonique inédit avec la formation de la ceinture de feu (YH : comme quoi la principale théorie sur la tectonique des plaques n'est pas figée non plus et pourrait être incomplète, sans parler de l'autre théorie connue, celle de la tectonique hydraulique des plaques...).

En effet, pour résumer, les continents sont formés de roches moins denses que le basalte des plaques océaniques et c'est pour cette raison que l'on dit souvent que les continents sont insubmersibles (YH : ce qui ne serait donc pas si exact). Ils flottent sur les roches du manteau, peuvent être déchirés puis recollés par les mouvements des plaques tectoniques, voire s'enfoncer un peu dans ce manteau sous l'effet d'une couverture glaciaire importante, un inlandsis, mais jamais vraiment couler ou disparaître (à priori). C'est pour cette raison que l'on peut trouver sur les continents des roches datant de plusieurs milliards d'années (qui sont tout de même assez rares).

D'après ces chercheurs donc, ce serait l'occurrence de processus tectoniques jusqu'ici inconnus, et qui ont accompagné la formation de la ceinture de feu, lors de sa naissance toujours mal comprise il y a 50 millions d'années environ, qui aurait fortement contribué à l'enfoncement de Zealandia sous la surface de l'océan Pacifique. Ces processus se seraient ajoutés aux forces qui auraient étiré donc aminci la croûte continentale de Zealandia lorsque la dérive des continents a commencé à l'arracher à l'ancien supercontinent du Gondwana (qui comprenait l'Australie et l'Antarctique) il y a environ 85 millions d'années. Julien Collot dans son interview avait expliqué à cet égard que « la croûte continentale de Zealandia est plus fine que dans le cas des autres continents. En l'occurrence, son épaisseur est généralement comprise entre 10 et 25 kilomètres, ce qui fait que la majeure partie de ce continent se trouve entre 1.000 et 3.000 mètres sous la surface du Pacifique. C'est parce qu'il flotte sur les roches du manteau plus dense que cette plus faible épaisseur l'a conduit à s'enfoncer par rapport aux autres continents ». (YH : ce processus pourrait donc ne pas être unique)

Les professeurs Rupert Sutherland et Gerald Dickens précisent ce qu'eux et leurs collègues ont en tête sur ce qui se serait produit il y a 50 millions d'années dans la déclaration suivante extraite de l'article de The Conversation : « Nous proposons qu'un événement de "rupture de subduction" se soit propagé dans l'ensemble du Pacifique occidental à cette époque. Nous suggérons que le processus était similaire à un énorme tremblement de terre ultra lent qui a ressuscité d'anciennes failles de subduction qui étaient restées en sommeil pendant plusieurs millions d'années. Ce concept de "résurrection de subduction" est une idée nouvelle et peut aider à expliquer une gamme d'observations géologiques différentes. » (YH : car il existe plusieurs autres "anomalies tectoniques" dans le monde).

Les chercheurs sont arrivés à émettre cette hypothèse à partir des analyses des carottes prélevées sur six lieux de forages profonds. Il y avait parfois plus de 900 mètres d'épaisseur de sédiments accumulés depuis 50 millions d'années à traverser avant d'atteindre le continent proprement dit.

Voici la publication officielle de 2020 : ZealandiaZealandia (1.4 Mo)

Julien Collot : " Nous pensons que Zealandia est passé sous l'eau à la fin du rifting, il y a environ 80 millions d'années mais peut-être pas dans sa totalité et peut-être que d'autres événements plus tardifs l'ont réémergé puis resubmergé. La Grande Terre, qui est l'île principale de la Nouvelle-Calédonie, est largement le produit d'une obduction d'une plaque océanique sur la croûte continentale de Zealandia, il y a de 40 à 30 millions d'années environ. Ceci a conduit localement à un épaississement de la croûte ce qui a engendré l'émersion de la Nouvelle-Calédonie. Quant à la Nouvelle-Zélande, elle est le produit d'une collision similaire à celle en cours entre la plaque océanique du Pacifique et celle, continentale, de l'Amérique du Sud. Il y a donc subduction d'une portion de croûte océanique sous une croûte continentale, ce qui donne naissance à des montagnes par plissement et volcanisme. C'est d'ailleurs de cette façon que les Andes ont pris naissance."

Pour finir avec Zealandia, rappelons les critères qui l'ont fait retenir comme nouveau continent (des scientifiques réclament que ce nouveau continent apparaisse sur les cartes du monde) :

 

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1. Élévation

Les continents et leurs plateaux continentaux sont toujours élevés au-dessus de la croûte océanique, tout comme Zealandia. Contrairement à d'autres continents, cependant, il a des plateaux continentaux beaucoup plus larges et plus profonds et est submergé à 94% sous le niveau actuel de la mer. Le point culminant de Zealandia est Aoraki – Mount Cook à 3724 m. (c'est aussi le cas du plateau des Açores, de plus la Nouvelle Zélande fait partie de la « ceinture de feu » du Pacifique et toutes ses montagnes sont soit volcaniques, soit dûes à la tectonique, comme le plateau des Açores).

2. Géologie

Les continents sont composés de nombreux types divers de roches, comme le granite, le calcaire, le quartzite et le schiste. Les données géologiques collectées au cours des 20 dernières années fournissent suffisamment de preuves que Zealandia possède la structure nécessaire pour se qualifier en tant que continent. (Le Plateau des Açores est moins connu et étudié, mais les études des différences de magma lors des éruptions et la détection de roches plutoniques (dont du granit, du calcaire, du quartzite) ne diffèrent guère, bien que du granit dans une croûte océanique soit possible, même si c'est rare).

3. Structure crustale

La croûte continentale varie en épaisseur avec une moyenne de 30 à 46 km, contrairement à la croûte océanique, qui a généralement une épaisseur de 7 km. Zealandia est le continent avec la croûte la plus fine allant de 10 à 30 km mais l'analyse montre qu'il est partout plus épais que 7 km. (C'est le cas du Plateau des Açores, avec une épaisseur maintenant estimée à 20-30km comme indiqué ci-dessous, de toute façon supérieur aux 7 km. Un bombement thermique d'une telle dimension serait exceptionnel).

4. Limites et superficie

Les six continents géologiques communément reconnus (Afrique, Eurasie, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Antarctique et Australie) sont isolés spatialement par des caractéristiques géologiques. La croûte continentale de Zealandia est spatialement séparée de l'Australie par le Cato Trough - 3600 m de profondeur et recouvert par la croûte océanique. (Cela semble être aussi le cas d'au moins une partie du plateau des Açores, puisque qu'une micro-plaque (futur micro-continent donc) y est détectée maintenant, ainsi que des blocs tectoniques précédents (débris de la Pangée ?), mais sa superficie ne pourrait en faire un continent "normatif" bien sûr).

Voyons maintenant la situation du plateau des Açores et son environnement, voir la suite ci-dessous :

Peninsule de seward alaska

Alaska : incendies et humains détectés datés de 32 000 ans ?

Alaska : incendies et humains détectés datés de 32 000 ans ?

 

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Lac bleu et toundra rouge dans la réserve nationale de Noatak / NPS

 

Les données convergent de plus en plus vers une entrée de l'homme moderne en Amérique du nord bien plus tôt que supposé jusqu'à présent. Il s'agit de plus du double que les datations reconnues officiellement jusqu'à présent.

Un groupe de chercheurs de l'Université Brown, financé par le Shared Beringian Heritage Program, recherche des preuves qui soutiennent une théorie nouvelle mais controversée sur le moment et la manière dont les êtres humains sont arrivés pour la première fois sur le continent américain. Le professeur Brown Yongsong Huang et son équipe de chercheurs pensent avoir trouvé des traces de matières fécales humaines et d'activité du feu dans le nord de l'Alaska remontant à plus de 30 000 ans - des milliers d'années avant que les archives archéologiques n'indiquent que des humains se trouvaient en Alaska. Bien que les résultats des derniers travaux de son laboratoire - une analyse des sédiments datant d'il y a 200 000 ans - n'aient pas encore été publiés, les recherches du Dr Huang au cours des cinq dernières années ont apporté de nouvelles données importantes au débat controversé sur le peuplement des Amériques via la Béringie, une masse continentale qui a existé entre la Sibérie et l'Alaska au cours de la dernière période glaciaire (YH : et aussi les précédentes, l'arrivée du mammouth - devenant américain - il y a 100 000 ans le prouve).

Pendant plusieurs décennies, les archéologues et les scientifiques ont supposé que les humains sont arrivés pour la première fois en Amérique du Nord en provenance d'Asie il y a près de 15000 ans, à la fin de la plus récente période glaciaire de la Terre. La théorie conventionnelle soutient que d'anciens chasseurs humains ont traversé le pont terrestre de Béring, suivant un mammouth à travers une steppe herbeuse maintenant submergée sous le détroit de Béring. Une fois sur le pont terrestre, la plupart des archéologues croient que les premiers Américains se sont déplacés régulièrement vers le sud et, au fil du temps, ont divergé dans les nombreuses communautés autochtones de l'Arctique canadien à la pointe sud du Chili. YH : tout comme pour l'Europe et le monde, les humains, avec le temps et leur dispersion en divers endroits colonisés, ont fini par oublier leur origine identique, et ont fini par considérer comme ennemis ou intrus leurs propres frères et sœurs, puisque issus des mêmes ancêtres à l'origine.

Mais les chercheurs ne savent pas exactement quand une migration, ou une série de migrations, a eu lieu et pendant combien de temps. Les découvertes archéologiques en Sibérie indiquent une présence humaine il y a environ 45 000 ans. Mais la seule preuve matérielle incontestée en Amérique du Nord marque l'habitation humaine beaucoup plus tard, il y a environ 14 500 ans. YH : la contestation systématique de données remettant en cause les études, récompenses, livres et notoriété de scientifiques reconnus n'est pas étonnante en soit, les scientifiques sont des humains et personne n'aime voir son travail et sa carrière, voir certitudes, remises en question profondément. Par contre, quand un site est découvert et a les "bonnes datations", la publication est aussitôt acceptée et validée, même si il peut y avoir des erreurs...

Pourtant, certains chercheurs pensent que les humains pourraient avoir habité la Béringie orientale pendant la dernière période glaciaire, isolés du reste de l'Amérique du Nord par une énorme calotte glaciaire. Selon des analyses récentes, des os de chevaux et de mammouths marqués coupés trouvés dans les années 1980 et 1990 aux grottes de Bluefish, dans le territoire du Yukon, remontent probablement à environ 25 000 ans, contredisant directement la théorie conventionnelle d'un «peuplement rapide» de l'Amérique du Nord, bien que d'autres chercheurs remettent en question l'âge des preuves de la grotte Bluefish et si les os ont en fait été modifiés par les humains. Les analyses ADN soutiennent l'idée que la constitution génétique des Amérindiens modernes a évolué à partir d'une population béringienne longtemps isolée, et les données climatologiques suggèrent que l'ancienne Béringie était plus hospitalière pour la vie humaine que de nombreuses parties de la Sibérie.

Au cours des dernières décennies, une nouvelle théorie s'est formée, appelée l'hypothèse du statu quo beringien (BSH). Selon le BSH, le Bering Land Bridge n'était pas seulement un pont, mais faisait partie d'un paysage que les humains ont longtemps habité. Peut-être que les humains ont peuplé la Béringie, du nord-est de la Sibérie au nord-ouest du Canada, pendant des milliers d'années, pendant le dernier maximum glaciaire (environ 25 000 avant notre ère) et avant de se déplacer vers le sud dans les Amériques. Plutôt que, ou en plus, un mouvement rapide en Amérique du Nord, une population humaine isolée aurait pu s'installer en Béringie, divergeant génétiquement et culturellement de leurs ancêtres eurasiens.

 

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péninsule de Seward, Alaska - Wikimedia



En 2018, le Shared Beringian Heritage Program a financé les chercheurs de Brown pour tracer l'hypothèse d'immobilisation béringienne en utilisant la géochimie organique. Le groupe a analysé les carottes de sédiments lacustres, à la recherche de preuves chimiques de matières fécales humaines et d'incendies pendant et même avant la dernière période glaciaire.  

Les chercheurs, dirigés par le Dr Huang, ont récupéré des échantillons de trois lacs formés dans des cratères volcaniques, jusqu'à 200 000 ans - sur la péninsule de Seward, dans le nord-ouest de l'Alaska. Leur objectif est de voir jusqu'où ils peuvent trouver des preuves d'excréments humains et d'activité du feu.

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Magnetosphere

Importante excursion magnétique il y a 42 000 ans

Importante excursion magnétique il y a 42 000 ans

 

Magnetosphere rendition

Notre bouclier magnétique nous protège des vents solaires et rayons cosmiques, sauf s'il diminue trop. Domaine publique.

 

Connue sous le nom d'excursion de Laschamp - d'après le nom du village français dans lequel elle a été mise au jour, une importante tentative d'inversion magnétique est survenue. Elle s'est produite il y a entre 41.000 et 42.000 ans avant le présent. Les pôles magnétiques terrestres se sont alors déplacés pendant environ 800 ans avant de reprendre finalement leur place initiale.

C'est en étudiant les cernes d'un kauri, un arbre endémique de la Nouvelle-Zélande, que les chercheurs ont pu estimer les changements dans les niveaux de radiocarbone pendant cette demi-inversion géomagnétique. Ils ont pu ainsi établir une échelle de temps détaillée de la façon dont l'atmosphère a évolué au cours de l'événement d'Adams. Une sorte de pierre de rosette qui leur a permis de relier entre eux diverses observations passées et parfois géographiquement éloignées.

Jusque à présent, les scientifiques s'étaient concentrés sur les changements survenus au moment de l'inversion. Le champ magnétique de la Terre s'est alors trouvé affaibli d'environ 28 % en moyenne par rapport à ce qu'il est aujourd'hui. Mais les chercheurs de l'université de Nouvelle-Galles du Sud nous apprennent que la période la plus sensible s'est déroulée au moment de la préparation de l'excursion. « L'intensité du champ magnétique terrestre était alors inférieure à 6 % de ce qu'elle est aujourd'hui », remarque Chris Turney. Une boussole à l'époque, si elle existait, n'aurait plus du tout trouvé le nord, s'affolant sans arrêt.

Le bouclier qui protège notre Planète des rayonnements cosmiques avait-il presque entièrement disparu à cette période ? Par chance, notre Soleil connaissait alors une phase d'activité moins intense que celle que nous expérimentons aujourd'hui. Moins intense, mais plus instable aussi. Ainsi, selon les scientifiques, « le rayonnement solaire non filtré a ionisé l'atmosphère de notre Terre et "frit" la couche d’ozone stratosphérique, déclenchant une vague de changements climatiques à travers le monde. »

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Mammouthsteppes

ADN de plus d'un million d'années de mammouths congelés

ADN de plus d'un million d'années de mammouths congelés - des surprises

Le passage de Béring présent il y a environ 1,5 million d'années, et à nouveau présent il y a environ 100 000 ans.

 

Mammouthsteppes

Vue d'artiste fournie par la revue Nature, le 17 février 2021, représentant des mammouths de steppes, qui ont précédé les mammouths laineux

Beth Zaiken/Centre for Palaeogenetics./AFP - Handout

 

Des scientifiques extraient de l'ADN de plus d'un million d'années de mammouths congelés. Premier choc de l'analyse génétique de trois mammouths anciens: la Sibérie avait deux lignées de mammouths des steppes. Deuxième surprise: le mammouth nord-américain était un hybride.

Les scientifiques ont récupéré l'ADN de mammouths qui se trouvaient dans le pergélisol sibérien depuis plus d'un million d'années, dans un bond en avant éléphantin pour l'étude de l'ADN ancien.

Le record précédent était détenu par un cheval qui vivait il y a trois quarts à un demi-million d'années, dont le génome a été récupéré et analysé en 2013.

L'analyse de l'ensemble des génomes de deux mammouths datant de plus de 1,2 million d'années, et d'un qui est mort «seulement» il y a 900 000 ans, a montré qu'il y avait eu deux lignées de mammouths distinctes dans le nord de la Sibérie il y a plus d'un million d'années, Tom van der Valk et Love Dalén du Centre suédois de paléogénétique avec des collègues a rapporté mercredi dans Nature. Les deux lignées de mammouths peuvent même ne pas avoir été la même espèce.

C'était un choc. La science avait pensé qu'il n'y avait qu'une seule lignée de mammouths des steppes en Sibérie à cette époque, explique van der Valk.

L'âge des mammouths a été estimé à l'aide de données géologiques et de «l'horloge moléculaire» génétique. Certaines données indiquent que le mammouth surnommé Krestovka a vécu il y a aussi longtemps que 1,65 million d'années, mais la date la plus fiable semble être d'environ 1,2 million d'années, selon les scientifiques.

Le corps de Krestovka peut s'être déplacé dans les sédiments pendant ses éons dans la glace, au cours desquels les périodes glaciaires allaient et venaient. Cela pourrait être la raison de la divergence entre les résultats de l'horloge géologique et moléculaire, suggèrent les scientifiques.

La lignée de mammouths surnommée Adycha a également vécu il y a plus d'un million d'années, et la lignée Tchoukochya a parcouru la planète il y a environ 900 000 à 700 000 ans.

Le plus ancien, Krestovka, était une lignée inconnue de mammouths des steppes, qui a divergé des autres mammouths il y a plus de 2 millions d'années. La lignée Krestovka n'était pas ancestrale des mammouths laineux.

Le n ° 2, Adycha, était aussi un type de mammouth des steppes - quoique différent - et était ancestral des mammouths laineux.

N ° 3, Tchoukochya, était soit un précurseur laineux, soit un véritable mammouth laineux précoce. Nous notons que les proboscides à poils longs ont commencé à apparaître dans les archives fossiles il y a environ 700 000 ans.

Krestovka et Adycha / Chukochya étaient-ils non seulement des lignées différentes mais des espèces différentes ? Nous ne sommes pas sûrs, dit van der Valk. Mais il est maintenant plus clair que le mammouth des steppes - pas la lignée Krestovka mais la lignée Adycha - a engendré le mammouth laineux.

Ce ne sont pas les premiers génomes mammouths à être publiés, mais ils sont de loin les plus anciens. Il convient d'ajouter que la réalisation est extraordinaire. Les mammifères ont dû rester congelés partout, et même ainsi, leur ADN s'était dégradé. La glace ralentit la décomposition, mais ne l'arrête pas complètement.

Une question que la nouvelle étude a résolue est de savoir quand les espèces de mammouths se sont adaptées aux conditions de l'Arctique, et la réponse est: tôt. « Nous voulions savoir à quel moment les adaptations ont eu lieu Jusqu'à présent, c'était spéculatif », dit van der Valk: Cela s'est-il produit avec le mammouth ancestral des steppes, ou plus tard avec le mammouth laineux ?

Maintenant nous savons. « Nous avons découvert que de nombreuses adaptations étaient présentes dans le mammouth des steppes vieux d'un million d'années », dit-il. « Nous ne pensons pas qu'il y ait eu une brève et rapide vague d'adaptations, mais plutôt un processus graduel d'adaptation à l'environnement froid de l'Arctique. Une autre grande surprise a été que le mammouth qui a colonisé l'Amérique du Nord il y a environ 1,5 million d'années, le mammouth colombien ( Mammuthus columbi ), était un hybride.»

YH : Le passage de Béring existait donc, pour permettre cette colonisation, lors de la période glaciaire (il y en a eu beaucoup) de cette période.

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