FMI

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L'Afrique Australe se réchauffe plus vite qu'ailleurs

L'Afrique Australe se réchauffe plus vite qu'ailleurs

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Une nouvelle étude parue dans Nature Geoscience affirme que le trou d'ozone de l'Antarctique amplifie considérablement les modifications climatiques en Patagonie et en Australie, mais aussi dans le sud de l’Afrique. Le principal responsable de l'apparition du trou d'ozone dans l'Antarctique (mais des mesures prouvent qu'il en existe un aussi, plus discret, sur l'Arctique) a été identifié comme étant les émissions de CFC par l'être humain.

On nous affirme aussi que ces émissions sont maintenant contrôlées et interdites et que cet énorme trou qui perturbe toute la circulation climatique de l'hémisphère sud (et mondial) devrait retourner à des conditions de 1980 entre 2050 et 2060. Mais si on lit attentivement le dernier rapport de suivi sur le trou d'ozone et les émissions de CFC, on voit aussi que de nombreuses dérogations, exceptions ont été aménagées, que tout le monde n'a pas encore commencé vraiment certaines mesures et des dates de 2015, 2036 sont encore citées pour des applications concrètes de ces décisions qui datent des années 1990... on sait aussi que l'influence des banques a fait que le droit de polluer soit possible, en payant des amendes ou même en vendant à d'autres son pourcentage de droit à polluer (et oui, quand le bénéfice l'emporte sur les amendes et les taxes, tout se revend...y compris la conscience...).

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Ces émissions de CFC sont donc interdites en majorité (sauf certaines dérives chimiques qui ont le droit d'exister encore des dizaines d'années, voir le rapport) depuis 1995 et l'organisme contrôleur a affirmé qu'en 2009, 98% des substances contrôlées (mais elles ne le sont pas toutes...) avaient été éliminées. Et, bien que le record d’extension du trou d'ozone ne date que de 2005 (le plus haut jamais enregistré, voir le rapport), les scientifiques sont optimistes et misent sur l'inversion prochaine du phénomène, jusqu'à une stabilisation à son état d'avant les années 1980... mais pour l'instant, il semble bien que les effets perdurent toujours sans s'éliminer, on constate juste une stabilisation et il ne semble pas que la production naturelle d'ozone soit prête à prendre le relais de façon visible pour l'instant... car nous sommes bien d'accord : le trou doit bien être comblé par de l'ozone, celui qui a été détruit (et l'est toujours en partie donc) par les CFC...

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En attendant donc, les conditions climatiques (accompagnées par les émissions en constante augmentation des déchets des énergies fossiles dans l'atmosphère) se détériorent encore plus vite aux abords de ce (ces ? - une zone de la Sibérie subit le même sort) trous d'ozone et le climat se modifie réellement.

Des habitants de Sibérie commencent déjà à regretter la disparition de leur toundra :

http://www.parismatch.com/Actu/Environnement-et-sciences/Siberie-changement-climatique-rechauffement-144413

http://www.actualites-news-environnement.com/30098-fonte-rechauffement-climatique.html

Rapport 2012  :  presentation-sao-reglement1005-2009.pdf presentation-sao-reglement1005-2009.pdf

Autres données sur la désertification de l'Afrique Australe : texte-integral-desertification.pdf texte-integral-desertification.pdf

wmo1006fr.pdf wmo1006fr.pdf

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Yves Herbo

L’Afrique australe se réchauffe : le trou de l’ozone en cause

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En été austral, le parc national Kruger connaît, depuis le début des années 1990, une augmentation abrupte et intense de la température de l'air. © Valérie Hukalo, Flickr, cc by nc sa 2.0

L’appauvrissement de la couche d’ozone modifie le climat austral, en Patagonie et en Australie, mais aussi dans le sud de l’Afrique. La partie australe de ce continent se réchauffe de façon abrupte et intense au démarrage de l’été. Le trou d’ozone amplifiant le centre d’action dépressionnaire de l’Angola, cela apporterait humidité et chaleur.

Dans le sud de l’Afrique, la température moyenne de l’air augmente plus rapidement que dans les autres régions du monde. Le principal facteur mis en cause est l’émission intensive de gaz à effet de serre, mais l’affaire n’est pas aussi linéaire. Si l’on regarde de plus près les variations de la température, il apparaît que le réchauffement atmosphérique connaît un pic annuel. Durant l’été austral, le thermomètre grimpe de plus belle, et ce depuis le début des années 1990. L’appauvrissement de la couche d’ozone en Antarctique en serait le principal coupable, d’après une nouvelle étude parue dans Nature Geoscience.

Plusieurs études ont déjà suggéré que le trou de la couche d’ozone dans l’hémisphère sud était le principal facteur de changement de la circulation atmosphérique dans la troposphère. Au même titre que le climat européen pulse au rythme de la NAO, la variabilité du climat austral est gouvernée par le Southern Annular Mode (SAM). Ce mode d’oscillation caractérise les variations des centres d’action atmosphériques entre les moyennes et les hautes latitudes. Dans sa phase positive, le SAM est associé à de plus hautes pressions que la normale aux moyennes latitudes, et de plus basses pressions aux hautes latitudes (55° S à 70° S).

manatsa-images.jpgDifférence entre les centres d'action atmosphériques avant (figure de gauche) et après (figure de droite) formation du trou de l'ozone. © Desmond Manatsa

Il y a aujourd’hui un consensus autour de l’idée que l’appauvrissement de la couche d’ozone amplifie la phase positive du SAM. En été, l’Afrique australe connaît un changement de température rapide et abrupte. Durant le printemps austral, le trou de la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique est maximal, et provoque un refroidissement de la stratosphère (couche atmosphérique située au-dessus de la troposphère). Ce refroidissement n’est pas anodin, puisque les variations thermiques engendrent des changements dans les vents, qui déplacent les centres d’action, et modifient in fine le climat régional.

SAM amplifie la dépression de l’Angola

En conditions moyennes, il existe un puissant courant-jet autour de l’Antarctique. Il s’agit d’un vent d’ouest étroitement lié à la présence d’anticyclones subtropicaux, et de dépressions polaires. Durant le printemps austral, l’appauvrissement de la couche d’ozone est à son maximum et aurait pour effet de rapprocher le courant-jet du pôle. C’est le renforcement de la phase positive du SAM : les anticyclones subtropicaux se renforcent aux moyennes latitudes, et les centres dépressionnaires s’activent d’autant plus aux pôles. Ce renforcement du SAM joue un rôle sur le climat estival de l’Afrique australe.

Chaque année, au démarrage de l’été austral, il se forme juste au-dessus de l’Angola un système dépressionnaire nommé Angola Low. Il est le centre d’action dominant la température estivale de toute la région sud-africaine. L’étude, menée par l’équipe du chercheur Desmond Manatsa, suggère que l’intensification du trou de la couche d’ozone estival amplifie ce système dépressionnaire, qui transporte de l’air humide et chaud des basses latitudes vers l’Afrique australe.

Disparition du trou de l’ozone à l’horizon 2065 ?

L’équipe a utilisé des réanalyses pour comparer la variabilité du SAM, de la température et de l’appauvrissement de la couche d’ozone. Ils ont découpé leur étude en deux périodes : les périodes 1970-1993 et 1993-2011. L’année 1993 caractérise l’année du renforcement du trou de l’ozone. Ils ont ainsi trouvé une corrélation (avec 90 % de confiance) entre l’augmentation du trou de l’ozone et du système dépressionnaire Angola Low. (YH : et 2005 c'est le maximum)

Le trou de l’ozone, à son maximum, s’étend sur 28.5 millions de km2. Il résulte principalement de l’émission des CFC, dont l’utilisation est aujourd’hui interdite. Si l’on en croit les modèles de prévision climatique, ce trou pourrait complètement se dissiper à l’horizon de 2065. En attendant, il est toujours présent, et domine la variabilité saisonnière du climat.

Par Delphine Bossy, Futura-Sciences

Yves Herbo-SFH-10-2013

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Coup de main à 3poings2crochets

Coup de main à 3poings2crochets

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Voilà l'occasion de découvrir un groupe français engagé, 3poings2crochets. Ils m'avaient demandé il y a quelques mois de diffuser l'un de leurs clips, ce que j'avais faits avec plaisir, car il n'y a aucune raison de ne pas aider librement et gratuitement un artiste qui ne demande qu'à s'exprimer, et de lui donner la possibilité de leur faire. Je profite donc de la création de leur petit site qui présente leurs premières œuvres pour repartir ici à zéro et vous faire partager les trois premiers épisodes tirés de leurs pensées et dons. Leur style ? Comme l'indique leur site, il s'agit ici de Slam, Hip-hop, Electro, Artisanal, Résistant : de l'info, du politiquement et socialement engagé donc, avec messages :

Episode 1 : Killing Bilderberg

Depuis 1954, chaque année, se réunit dans des palaces, en secret, l'élite mondiale de l'industrie,de la politique, des médias, de la finance, de la Banque mondiale, de l'OTAN, de l'ONU, de la BCE, du FMI, de l'OMC, de la NSA etc... Tous ces hauts responsables retournent ensuite à leurs fonctions avec les directives à mettre en application.
C'est là que se prennent les grandes décisions, sans consultation du 1er concerné : LE PEUPLE.
A côté, le moindre G20 fait pâle figure et déclenche toute une armada journalistique. Mais là, autant de personnalités au même moment, au même endroit et aucune couverture médiatique.
Pourquoi ? LA DEMOCRATIE NE LE MERITE-T-ELLE PAS ?
La crise de la dette est un de ses faits d'armes afin d'imposer SON NOUVEL ORDRE MONDIAL ( = ETAT TOTALITAIRE A L'ECHELLE PLANETAIRE).
"1984" est son idéal.
Il s'agit du GROUPE BILDERBERG
NO PASARAN !!

http://www.myspace.com/3poings2crochets
http://3poings2crochets.bandcamp.com/

Episode 2 : La Cible

" La 3ème guerre mondiale, on est en plein dedans.
Oligarchie financière contre Peuple de la Terre.
Une guerre menée dans le dos des masses populaires.
C'est plus facile quand la cible ne sait pas qu'elle est cible.
La 3ème guerre mondiale, on est en plein dedans :
Oligarchie financière contre Peuple de la Terre.
La hache de guerre dans la main de la finance...
mais on est plus nombreux. On est plus nombreux !
La 3ème guerre mondiale, on est en plein dedans.
Et la 4ème commencera quand leurs effets
d'illusion ne feront plus effet,
quand le peuple affamé n'aura d'autre choix
pour survivre
que celui
de se soulever."

 

Episode 3 : Fausse Bannière

Rien de tel qu'un évènement bien sanglant, bien spectaculaire pour rallier à soi son peuple sur le chemin de la guerre...

https://3poings2crochets.kazeo.com/

SFH-09-2013

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OVNIs : photographie authentifiée de 1956 de la Marine de Nouvelle Zélande

OVNIs : photographie authentifiée de 1956 de la Marine de Nouvelle Zélande

bateau-marine-ufo.jpgla photo avec un gros plan de l’objet-02-1956-NZ

Nous sommes en février 1956 lorsqu’un photographe de la marine de Nouvelle Zélande prend une photo de la proue de son navire, le croiseur Royalist.

L’histoire raconte que la photographie serait restée pendant quarante ans dans le musée de Devonport. La photo à été prise en noir et blanc en grand format à partir du pont du croiseur, il semble que le bâtiment se dirigeait vers le cap Brett.

L’analyse du négatif à l’aide de procédé numérique montre que l’objet fait bien partie de la photo d’origine et n’a pas été rajouté lors d’une falsification de l’image. Il semble que l’anomalie présente était à une assez grande distance du bateau et aucun marin qui se trouvait sur ce bateau ne l’a vu. D’après l’analyse l’objet semble trop éloigné pour être quelque chose qui aurait été jeté par-dessus bord. On pourrait imaginé que nous avons affaire à un parachute à cause de la forme, mais on ne voit rien qui est maintenu en dessous comme une caisse ou quelqu’un de plus on ne voit pas les filins qui maintiendrait ce qui serait porter par ce parachute. De même l’objet semble très au dessus du navire et à moins qu’il soit très léger il aurait été très haut et donc difficile à lancer.

newzeland-1956-02-marine.jpgLa photo est assez intrigante mais on ne peut pas être sûr qu’il s’agisse d’un ovni, en tout cas les experts ayant eut le négatif exclut que la photo ait été retouchée.

image source : dark-ride.org/ + http://www.uforth.com/oval.htm via Area51 (toutes mes amitiés à Era)

Relayé par Yves Herbo-SFH-08-2013

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Un monde sans argent 5

Un monde sans argent 5

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Le plus grand mystère de l'empire d'Inca est son économie étrange

 

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Pendant les quinzième et seizième siècles, l'empire Inca était le plus grand que l'Amérique du Sud avait jamais connu. Centré au Pérou, il s'est étendu à travers les cîmes des montagnes des Andes et vers le rivage en bas, incorporant les régions de Colombie, du Chili, de Bolivie, de l'Equateur, de l'Argentine d'aujourd'hui et du Pérou - toutes reliées par un vaste réseau "autoroutier" dont la complexité a été rivalisée dans le Vieux Monde. Riches en produits alimentaires, textiles, or et coca, les Incas étaient des maîtres de la construction de villes mais n'ont néanmoins jamais eu aucun argent. En fait, ils n'ont eu aucun marché financier du tout.

L'empire d'Inca pourraît être la seule civilisation avancée dans l'histoire qui n'ait eut aucune classe de commerçants, et aucun commerce de quelque sorte dans ses limites. Comment ont-ils faits ?

Beaucoup d'aspects de la vie inca demeurent mystérieux, en partie parce que nos connaissances de la vie inca viennent des envahisseurs espagnols qui effectivement en ont témoignés. Célèbre, le conquérant Francisco Pizzaro a dirigé juste quelques hommes pour une défaite incroyable de l'armée inca au Pérou en 1532. Mais le vrai coup est venu rudement une décennie avant cela, quand les envahisseurs européens ont inconsciemment lâché une épidémie de variole que quelques épidémiologues croient qu'elle a pu avoir tué autant que 90 pour cent du peuple inca. Notre connaissance de ces événements, et notre compréhension de la culture inca de cette ère, venue juste de quelques observateurs - en grande partie des missionnaires espagnols, et un prêtre métis et historien des Incas appelé Blas Valera, qui était né au Pérou deux décennies après la chute de l'empire d'Inca.

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Richesse sans argent

Les documents des missionnaires et de Valera décrivent l'Inca comme principalement des constructeurs et des planificateurs de terres, capables d'une agriculture extrêmement sophistiquée de montagnes et des villes - et de bâtiments correspondants. La société inca était si riche qu'elle pouvait se permettre d'avoir des centaines de personnes qui se sont spécialisées en prévoyant les utilisations agricoles des secteurs nouvellement conquis. Ils ont construit des fermes en terrasses sur les flancs de montagnes dont les cultures - des pommes de terre et du maïs aux arachides et à la courge - ont été soigneusement choisis pour prospérer dans les températures moyennes des différentes altitudes. Ils ont également cultivé des arbres pour garder le terrain végétal mince en bon état. Les architectes inca étaient également doués, concevant et soulevant d'énormes pyramides, les irriguant avec les usines hydrauliques sophistiquées comme celles trouvées à Tipon, et créant d'énormes temples comme Pachacamac avec des retraites de montagnes comme Machu Picchu. Les concepteurs avaient l'habitude d'utiliser un système de cordes nouées pour faire les mathématiques nécessaires pour construire sur des pentes.

Mais, en dépit de toute leur productivité, les Incas géraient et contrôlaient sans argent ou marchés. Dans The Incas: New Perspectives, Gordon Francis McEwan écrit :

" À seulement quelques exceptions trouvées dans des régimes politiques côtiers incorporés à l'Empire, il n'y avait aucune classe marchande dans la société Inca, et le développement de la richesse individuelle acquis par le commerce n'était pas possible… quelques produits considérés essentiels par les Incas ne pouvaient pas être produits localement et ont dû être importés. Dans ces cas plusieurs stratégies ont été utilisées, comme établir des colonies dans des zones spécifiques de production pour les marchandises particulières ou permettre le commerce de longue distance. La production, la distribution, et l'utilisation des marchandises étaient centralement commandées par le gouvernement des Incas. Chaque citoyen de l'empire publiait ses nécessités de la vie hors des entrepôts de l'état, y compris la nourriture, ses outils, ses matières premières, et habillements, et sans besoin de ne rien acheter. Sans magasins ou marchés, il n'y avait aucun besoin de devises ou d'argent standard, et il n'y avait nulle part pour dépenser de l'argent ou pour acheter ou commercer pour des besoins.

Ainsi les Incas se sont engagés dans le commerce, mais seulement avec des étrangers - pas entre eux.

Le secret de la grande richesse des Incas a pu avoir été leur fiscalité peu commune. Au lieu de payer des impôts en argent, chaque inca était mobilisable pour fournir du travail à l'état (et donc à la collectivité). En échange de ce travail, il leur était donné les nécessités de la vie.
Naturellement, tout le monde ne devait pas payer l'impôt du travail. Les nobles et leurs cours étaient exempts, de même que d'autres membres importants de la société inca. Dans un autre caprice de l'économie inca, les nobles qui étaient morts pouvaient encore posséder la propriété et leurs familles ou directeurs de domaine pouvaient continuer à amasser la richesse pour les nobles morts. En effet, le temple de Pachacamac était fondamentalement un domaine bien géré qui « a appartenu » à un noble inca mort. C'est un peu comme si les Incas étaient parvenus à inventer l'idée des corporations-pour le peuple en dépit de n'avoir pratiquement aucune économie de marché

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Nourriture, sans marchés

Une des questions en suspens pour les scientifiques et les historiens qui étudient les Incas est pourquoi cette culture riche et sophistiquée, s'est développée scientifiquement et culturellement, sans jamais inventer les marchés. Une possibilité est qu'il était si difficile de maintenir la vie dans leur environnement que toutes leurs innovations étaient tournées autour de l'agriculture plutôt que vers les sciences économiques. En d'autres termes, l'Empire Inca a été optimisé pour empêcher la famine plutôt que pour stimuler le commerce.

Il y a quelques années, un groupe d'archéologues a prélevé des échantillons de noyaux dans la vallée de Cuzco au Pérou, et a trouvé des preuves de milliers d'années d'agriculture dans le secteur, y compris la production animale, très probablement des lamas. Dans un papier récapitulant leurs résultats, l'archéologue A.J. Chepstow-Vigoureux et son équipe ont proposé que les Incas aient focalisé leurs établissements autour de la production alimentaire et gestion technologiques et culturelles de terres, plutôt que des économies de marché. Ceci a pu avoir été nécessaire dans une région où les sécheresses avaient vraisemblablement éliminé une civilisation précédente (les Waris), et où les fluctuations du climat étaient un risque constant. La montée de l'Empire d'Inca a coïncidé avec une période de stabilité relative du climat, mais les peuples dans le secteur étaient bien conscients du fait que ce charme tempéré pouvait finir à tout moment."

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Chepstow-Vigoureux et ses collègues écrivent :

" L'échelle de la manipulation et de la transformation anthropologiques du paysage dans les Andes sud-centrales semble avoir augmenté après 1100 après J.C, probablement en réponse à un contexte climatique qui était relativement chaud, sec et essentiellement stable. Le développement de la technologie irriguée principale de terrassement a pu avoir été de plus en plus nécessaire dans ces régions pour optimiser les tombées saisonnières de l'eau, permettant de ce fait la production agricole à des altitudes plus élevées. Les résultats de ces stratégies étaient une plus grande sécurité à long terme de nourriture et la capacité d'alimenter de grandes populations. De tels développements ont été exploités par les Incas de la vallée de Cuzco, qui émergeaient en tant qu'ethnie dominante de la région dès 1200. Un excédent agricole sain a soutenu leur potentiel économico/politique, leur permettant de subjuguer d'autres États indépendants locaux et de centraliser effectivement la puissance dans la région de Cuzco vers 1400.

Ainsi comment devenez-vous un Empire dominant un continent sans argent liquide ? Dans le cas des Incas, il est probable que les technologies que leur ont accordé l'excédent agricole (les matériaux supplémentaires de nourriture et de textile) les ont aidés dans le renforcement de l'expansion de l'empire. La nourriture était leur pièce de monnaie ; le travail pur a structuré leur économie.

Certains ont argué du fait que l'Empire Inca était l'état socialiste idéal, alors que d'autres l'ont appelé une monarchie autoritaire. En vérité, les Incas ont probablement créé un empire comme beaucoup d'autres. Ses chefs ont été distraits par les guerres civiles et querelles fratricides parmi la noblesse. Et ses esclaves et travailleurs ont construit les oeuvres rêvées par les ingénieurs civils précolombiens. Ce qui est remarquable est que ces preuves suggèrent que ces esclaves et travailleurs aient été probablement bien nourris. Peut-être plus remarquable, dans notre ère où les marchés sont associés à la civilisation, est l'idée qu'un empire pourrait réaliser tellement de choses sans dépenser jamais un dixième de dollar...

http://io9.com/archeology/ traduction Yves Herbo

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Nous ne pouvons donc que constater qu'effectivement, une civilisation assez récente, s'étant étendue pendant des centaines d'années (et si on ajoute les Mayas et autres Olmèques, ça fait même des milliers d'années), n'a pas eu besoin d'argent pour exister et prospérer... avant l'arrivée des maladies et précisément la soif de l'or et de l'argent amenées par les conquistadors... et que cela a aussi très probablement été le cas pour nombres d'anciens empires ou cités-états avant l'invention de l'argent... Maintenant, d'autres découvertes scientifiques non mentionnées dans cet articles peuvent aussi suggérer d'autres théories sur les raisons de la non-utilisation d'un contrôle économique via la monnaie, pourtant connue : on sait par exemple que les Incas connaissaient parfaitement la roue mais qu'aucun char, charrette ou autre prouvant son utilisation quotidienne n'a été trouvé (officiellement et peut-être grâce aux conquistadors d'ailleurs) à ce jour : seuls des figurines ou "jouets" ou objets religieux (ou non) de petites dimensions ont été trouvés, porteurs de roues et d'essieux, et uniquement dans des tombes. Et pourtant il y a des routes énormes et très longues. Donc les Incas connaissaient la roue mais ne l'utilisaient qu'en de rares occasions (peut-être juste pour le transport des pierres en fait, ou celui des nobles ?), ils connaissaient aussi l'argent (via leur commerce avec l'étranger - il y a eu de longues périodes de paix entre les guerres, comme partout), mais ne l'utilisaient pas non plus... Tout cela dénote plus une volonté d'ensemble et réaliste : le non-besoin réel de ces "apports" car il y avait mieux... et non pas liée à une contrainte ou crainte connue depuis toujours par le climat et volcanisme de ces régions (toujours habitées pour la plupart). 

Le troc, l'échange, par l'entremise du Maïs ou des denrées propres aux régions est la seule explication logique trouvée par la majorité des économistes modernes pour expliquer un fonctionnement si long sans moyen intermédiaire comme l'argent. Les listes de denrées et d'objets trouvés en quantité, associées à un système de comptage, ont été attribuées selon notre propre logique à un système de troc et de gestion économique liés comme le nôtre à la notion d'échange : gestion d'entrées et de sorties des stocks d'un magasin en fonction de la demande et de la production, les producteurs amenant leur production en échange de productions d'autres producteurs. Les spécialistes ont tenté de déduire le "prix" ou la "valeur" d'une nourriture par rapport à l'autre ou de tel outil, pierre précieuse, sans grand succès. La déduction la plus commune est que le maïs était la monnaie de base, en tant que principale nourriture cultivée et commune à la plupart des peuples et civilisations présentes dans toutes ces régions.

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Une autre déduction (que je me permets allègrement) serait qu'en fait, toutes ces listes et ces comptes ne soient bien que ça, et rien d'autre. Une gestion de stock centralisée, effectivement. Car est-il vraiment logique de continuer pendant des centaines d'années ou plus, à s'échanger du maïs et des outils contre du maïs, du travail contre du maïs ? Une autre possibilité, plus facile et logique dans l'esprit local est que les Rois pré-colombiens (ou leurs professeurs ?) aient privilégié la suppression de l'échange, du troc, au contraire. Comment ? C'est très simple : la notion d'échange comporte obligatoirement au minimum deux individus : il suffit donc de considérer son royaume et ses sujets comme une seule et même entité. On ne peut s'échanger à soi-même. Et d'adapter un système centralisé dans lequel toute les productions (et idées, inventions, arts) sont gérées en fonctions des demandes, nécessités et plaisirs (du roi d'abord puis de ses sujets dans ces cas). Il y a bien centralisation dans des grands magasins des différentes denrées amenées par les villes et villages et établissement de listes de stocks/productions/prévisions chiffrés (astrales aussi d' ailleurs), et aussi des listes de "courses" de la part des familles qui amènent leur propre production (qui doit répondre aux demandes chiffrées du magasin central). Chaque talent contribue à la communauté et les choix de métier des citoyens sont respectés si leur talent ou efforts contribuent à la communauté. Pareillement, les créateurs, artistes et "ingénieurs", chercheurs, sont censés apporter innovations ou plaisirs, joies, réflexions à la communauté (les prêtres de l'époque bénéficiant de ce type d'approche), et leur utilité suffit à ce qu'ils puissent faire leur liste de fournitures régulièrement également. Nulle besoin d'argent donc pour faire fonctionner un tel système, d'autant plus que certains rois n'ont pas hésité à utiliser la force et ses troupes (nombreuses et bien nourries) pour s'assurer que le système fonctionne à son avantage (et celui des nobles et famille auxquels il déléguait ses provinces).

Et si les Mayas et autres peuples amérindiens ont été assez intelligents pour le faire, il n'y a aucune raison pour qu'on ne réfléchisse pas à une éventuelle erreur avec la création et main-mise de l'argent sur le fonctionnement de la société. Cet outil (éventuellement nécessaire ou accompagnateur d'une certaine évolution (assez négative vu les dégâts) de l'intellect humain) qu'est l'argent n'est pas une finalité pour le genre humain ni un moyen définitif de faire fonctionner une société moderne. En suivant ce modèle de centralisation des productions et distributions mais en le faisant contrôler de façon démocratique et égalitaire, on ne peut que constater qu'il y a une possibilité d'organisation libérée du détournement des vraies valeurs occasionné par l'utilisation d'une valeur fictive (et définie tout aussi fictivement) par un simple courant, un flux interne à notre société : pas d'échanges mais des courants d'approvisionnements et de consommations : ce que nous faisons actuellement mais non pas pour rendre service à la société consciemment et avec plaisir, mais uniquement pour avoir de l'argent, ce qui ne dépend même pas obligatoirement de nos propres talents ou possibilités physiques ou intellectuelles à l'heure actuelle, mais uniquement si quelqu'un (un autre humain patron par exemple, votre banquier) peut lui-même tirer de l'argent de notre simple existence... Evidemment, le principal effort à faire est sur le mental et la façon de voir les choses et aussi bien sûr une forte remise en cause de la notion de "commerce" et de "profit" financier (ou pouvoir) individuel... mais c'est bel et bien l'avenir de la planète (et donc de toute l'humanité) qui est en jeu et en péril. Notamment à cause de cette mauvaise mentalité, ces mauvaises valeurs liées à la croissance à tout prix, à cette idiotie de vouloir toujours plus...

Yves Herbo - SFH-08-2013

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Rappel 2009 : Les francs-maçons Un Etat dans l’Etat

Rappel 2009 : Les francs-maçons de Sarkozy

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Influence. Les « frères » sont nombreux autour du président, révèle Sophie Coignard dans un livre dérangeant.

Sylvie Pierre-Brossolette - Le Point (extrait)

" Les francs-maçons ? Ils sont partout, jusqu’au coeur de l’Etat. C’est en tout cas la conclusion de notre consoeur et collaboratrice au Point Sophie Coignard.

Dans un livre extrêmement documenté, elle met en lumière le rôle de cette confrérie aussi mythique que réelle, qui ne cesse d’alimenter les fantasmes sur son pouvoir supposé. Confiant qu’elle-même a longtemps oscillé entre deux attitudes-le scepticisme et la conviction-, son enquête l’a persuadée que les francs-maçons exerçaient encore au XXIe siècle une influence prépondérante, voire croissante, en particulier dans les sphères publique et économique. Gouvernement, administration, entreprises, banques, rares sont les secteurs où ils ne sont pas présents. « Tandis que l’autorité de l’Etat tombe en lambeaux, que les corps intermédiaires n’existent plus, que la notion de service public a perdu de son sens, les francs-maçons, ou du moins certains d’entre eux, deviennent des médiateurs, des facilitateurs, voire des décideurs. Progressivement, ils ont donc reconstitué un Etat dans l’Etat. »

Puissance

Une affirmation que tente de relativiser un des plus connus d’entre eux, Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient et super-conseiller de Nicolas Sarkozy. En décembre 2007, il déclare à l’auteur : « Ce gouvernement est le plus a-maçonnique qui soit, puisque nous sommes à zéro franc-maçon. Même sous le gouvernement du maréchal Pétain à Vichy, il y en avait, hélas. » Bauer sera pris à contrepied. Car, quelques semaines plus tard, Brice Hortefeux, qui n’est pas le moins voyant des ministres, ne dément pas avoir longtemps fréquenté les colonnes du temple. Puis l’on apprend que Xavier Bertrand est membre du Grand Orient, ce qui suscitera, dit-on, ce bon mot de François Fillon : « Je ne suis pas étonné de le découvrir maçon ; mais franc, cela m’en bouche un coin... » A droite, même si l’on est plus discret qu’à gauche sur son appartenance maçonnique, on est donc bien présent dans les loges. Et, si le chef de l’Etat n’est pas de la « famille », il en prend grand soin, sachant son poids (voir extraits pages suivantes).

« Jamais je n’aurais pensé que les francs-maçons étaient aussi puissants ! » Cette réflexion effarée de Jean-Pierre Raffarin vient d’un épisode vécu lorsqu’il était Premier ministre. Il en garde un très mauvais souvenir : la mobilisation fraternelle l’a en effet empêché, malgré tous ses efforts, de nommer à la tête d’EDF, bastion franc-maçon, l’ancien ministre Francis Mer à la place de François Roussely, qui admet être proche des frères pour les avoir beaucoup fréquentés. Pour le défendre, un déluge de coups de téléphone s’abat sur Matignon. Il y avait tous les jours un appel de Bauer et un autre d’Henri Proglio, patron de Veolia, qui dément très mollement être initié. La bataille dure des semaines. Pour finir, les ligueurs ne sauvent pas Roussely, mais ont la peau de Mer. Raffarin en tremble encore.

Solidarité

Le poids des frères se fait également sentir dans le monde de la justice. Quand Vincent Lamanda fut nommé premier président de la Cour de cassation, ce fut une minirévolution dans cette cour suprême, « Etat maçonnique miniature » . Pour la première fois, ni le premier président ni le procureur général n’étaient des initiés. Lamanda, selon Le Monde, aurait même poussé la provocation en confiant au CSM, qui devait le désigner : « Je ne suis pas franc-maçon. » Tempête dans le landerneau judiciaire, truffé de frères. A tel point que Lamanda dut se fendre d’une lettre d’excuses, sans vraiment démentir. Il est un des rares, dans ce microcosme, à détester ouvertement les francs-maçons.

Dans certaines institutions, on n’a carrément pas intérêt à être un profane. Augustin de Romanet, nommé à la tête de la Caisse des dépôts en 2007, en a fait l’amère expérience. Cet énarque catholique tout en rondeur a le sentiment, dès son entrée en fonctions, « que l’entourage de [son] prédécesseur [Francis Mayer] compte de nombreux frères ». Très vite, l’épreuve de force entre le catho et les initiés provoque des polémiques au sujet des nominations ou des évictions. Ainsi, quand Dominique Marcel, le numéro deux et ex-dir cab de Martine Aubry, est remercié par Romanet, c’est le tollé. Commentaire au siège de la Caisse : « C’est moins une chasse aux sorcières qu’une chasse aux frères. » La solidarité est la première des vertus maçonniques....

Fleurons

Les francs-maçons détiennent de nombreux bastions, comme les mutuelles, le « paradis des frères », ou Bouygues, ou encore Eiffage. Malgré la privatisation de nombreuses entreprises publiques où les francs-maçons étaient très présents, ces derniers ont conservé leur place à tous les étages de la hiérarchie, conseils d’administration compris. C’est le cas de La Poste et de France Télécom, qui ont succédé au ministère des PTT, véritable pépinière fraternelle. Idem pour Air France, où les dirigeants comme les pilotes connaissent un taux d’initiation bien supérieur à la moyenne nationale.

Sophie Coignard nous fait ainsi découvrir tout au long de son livre les dessous de nombre de nominations ou d’opérations. On est parfois sidéré, voire choqué, que de tels réseaux puissent exister à l’heure de la modernité et de la transparence. Certes, d’autres puissants lobbys ont partout leur mot à dire. Mais les francs-maçons auront réussi le tour de force d’être à la fois le plus ancien et le plus secret des réseaux. Son mystère a fait sa force. Le voici aujourd’hui en partie dévoilé.

Extraits : « Un Etat dans l’Etat », de Sophie Coignard (Albin Michel, 336 pages, 20e)

« Même s’il avait voulu, il n’aurait jamais tenu ! » s’amuse un de ses plus anciens amis, selon lequel Nicolas Sarkozy nourrit une incompatibilité quasi physiologique avec le statut de franc-maçon. « Vous l’imaginez demeurer pendant un an, à raison de deux réunions par mois, au milieu d’une assemblée où il est tenu au silence le plus absolu ? » Le voeu-provisoire-de silence en loge s’applique en effet à tous les nouveaux venus, à l’exception de quelques chefs d’Etat africains auxquels la GLNF offre une formation accélérée. A ces rares exceptions près, il fait partie des exigences non négociables de l’initiation.

Pendant sa traversée du désert, après la défaite d’Edouard Balladur, Nicolas Sarkozy a fréquenté, comme intervenant extérieur, plusieurs loges de Neuilly, dont La Lumière, celle de l’ancien sénateur Henri Caillavet, une des figures les plus marquantes du Grand Orient. Certains croient se souvenir de quelques appels du pied du maire de Neuilly, redevenu avocat, après la répudiation chiraquienne, pour approfondir les relations et aller plus loin si affinités. Ils assurent ne pas avoir donné suite, car Nicolas Sarkozy, déjà à l’époque, n’avait pas le profil pour recevoir la lumière. Il n’est pas interdit de voir dans cette évocation une sorte de rêve rétrospectif.

Cependant, à défaut d’avoir expérimenté personnellement le cabinet de réflexion préalable au passage sous le bandeau, Sarkozy sait appliquer aux frères le traitement « segmenté » qu’il réserve à toutes les « communautés ». Cette vision de la société, où l’on ne s’adresse pas à l’ensemble des citoyens mais à chacun de ses sous-ensembles, marque très fortement sa communication avec les maçons.

Un paraphe à trois points

En 1996, à l’époque de sa disgrâce, personne ne s’intéresse vraiment à son sort. Mais quelques-uns de ses confrères avocats sont assez intrigués. Certains parlent beaucoup entre eux de courriers qu’ils ont reçus et au bas desquels la signature de Me Sarkozy est très nettement agrémentée de trois points. L’histoire court dans Paris, où plus d’un analyste des réputations se répand sur une appartenance certaine à la grande confrérie.

Le temps passe. Le maire de Neuilly gravit un à un les échelons qui le mènent, en 2002, au ministère de l’Intérieur. [...] Et voilà que les trois points de sa signature, dont personne ne parlait plus depuis des années, redeviennent un sujet de conversation.

Peu de temps avant de quitter la Place Beauvau, Nicolas Sarkozy doit faire face à la grogne des syndicats policiers, las de devoir intervenir en banlieue sans avoir toujours le sentiment d’être soutenus par le gouvernement. Sans se faire prier, le ministre écrit à plusieurs patrons de syndicats, notamment au secrétaire général d’Alliance, classé à droite, pour les assurer que tout le ministère est derrière eux dans les opérations de maintien de l’ordre souvent difficiles qu’ils ont à mener. En dessous de sa signature : trois points très ostensiblement dessinés en triangle.

Alliance, il est vrai, compte de nombreux maçons parmi ses dirigeants. Jean-Claude Delage, son secrétaire général, un flic sympathique qui a gardé de sa Marseille natale un accent chaleureux, est le premier à défendre, avec véhémence et conviction, le secret de l’appartenance. Nicolas Sarkozy, engagé dans la campagne présidentielle, distribue-t-il les-trois-points en fonction des destinataires de ses missives ? En tout cas, l’histoire fait parler. Et, comme toujours, Alain Bauer, l’ancien grand maître du Grand Orient devenu le spécialiste chargé de la sécurité et de la police auprès du président, a sa petite anecdote pour banaliser cette amusante histoire. « J’ai plusieurs lettres de lui sur un mur de mon bureau, s’amuse-t-il. Il n’y en a pas deux qui sont signées de la même manière. » Alors, pourquoi le fantasme collectif aurait-il vu trois points là où il n’y avait rien à signaler ? « C’est d’autant plus idiot que les francs-maçons savent que Nicolas Sarkozy ne l’est pas, tandis que les autres, au mieux, n’en ont rien à faire », poursuit Bauer.

C’est bien essayé, de la part de l’ancien grand maître du Grand Orient, qui sait mentir avec un entrain plaisant, mais ce n’est pas vrai. Dans le paysage morcelé de la maçonnerie française, toutes les obédiences n’entretiennent pas des relations mutuelles d’une grande courtoisie. Elles se communiquent, certes, chaque année, depuis le temps des affaires, la liste des personnes radiées pour mauvais comportements, afin que celles-ci ne puissent pas frapper à la porte d’un temple où elles ne sont pas encore défavorablement connues. Mais c’est bien la preuve que tous les maçons ne se reconnaissent pas entre eux, notamment entre membres du Grand Orient de France et de la Grande Loge nationale française, puisque la seconde interdit toute relation avec le premier. La signature « trois points » peut donc, à la marge, susciter quelques sympathies fraternelles. « Et si le ministre était un des nôtres ? » ont rêvé les plus naïfs, tandis que les autres trouvaient plutôt agréable ce clin d’oeil dans leur direction.

Itinéraire d’un non-initié

Et d’ailleurs, l’illusion fonctionne. Au cours de l’enquête destinée à nourrir ce livre, plusieurs maçons ont soutenu mordicus que le président avait été initié. Leurs arguments n’emportent pas la conviction, puisque ceux de la GLNF soupçonnent Alain Bauer de l’avoir embrigadé au GO, tandis que quelques antisarkozystes de la rue Cadet-et ils sont assez remontés depuis les discours sur la « laïcité positive » prononcés au cours de l’hiver 2007-2008 !-verraient bien le chef de l’Etat à la GLNF, qui compte, il est vrai, une solide implantation dans les Hauts-de-Seine.

Il faut toutefois faire preuve d’une candeur touchante pour imaginer Nicolas Sarkozy, une fois président, rejoignant une obédience. « Pour lui, dit un de ses proches, c’est un réseau parmi d’autres. Et quand on est le chef, c’est bien d’avoir des membres du réseau autour de soi. Pour qu’ils puissent décoder et envoyer des messages. »

Le président a d’ailleurs côtoyé intimement des frères dès le berceau politique. Son parrain, l’ancien maire de Neuilly Achille Peretti, auquel il a succédé à la hussarde en 1983, était à la GLNF, que l’on appelait alors « Bineau », car son siège était situé boulevard Bineau, à Neuilly, justement. Ce personnage haut en couleur avait pistonné au parti gaulliste l’un de ses compatriotes corses, Charles Ceccaldi-Raynaud, un ancien de la SFIO, avocat puis commissaire de police. Cet homme habile qui savait renvoyer l’ascenseur est allé loin. Il a conquis la mairie de Puteaux et a régné sur cette ville richissime, grâce aux revenus fiscaux générés par la Défense, pendant trente-cinq ans. La SFIO étant historiquement l’un des vecteurs de recrutement de la Grande Loge de France-tandis que les radicaux allaient au GO-, c’est auprès de cette obédience que Charles Ceccaldi-Raynaud a fait ses classes. Dans une lettre adressée en 2007 à la chambre régionale des comptes, où il vantait avec enthousiasme l’excellence de sa gestion municipale, l’ancien édile, qui fut le suppléant de Nicolas Sarkozy à l’Assemblée nationale en 1993-il y siégea grâce à l’entrée de celui-ci dans le gouvernement Balladur-, n’hésitait pas à comparer Puteaux à une « nouvelle Carthage », une référence maçonnique transparente. Il a eu pour conseiller municipal puis comme adjoint un frère très apprécié, l’ancien fonctionnaire de la DST Roger Latapie. Sa popularité en loge n’était peut-être pas étrangère au fait qu’il a mis pendant des années un temple gratuit à la disposition de la GLNF !

Faire le tour des maçons dans les Hauts-de-Seine serait long et fastidieux. A Rueil-Malmaison, le frère Patrick Ollier a succédé au frère Jacques Baumel. A Suresnes, le maire Christian Dupuy est le fils de l’ancien grand maître de la Grande Loge Richard Dupuy, qui avait demandé un point de chute pour son fils avant les municipales de 1983. Le jeune avocat, alors âgé d’à peine plus de 30 ans, avait réussi l’alternance en succédant à un autre franc-maçon, le socialiste Robert Pontillon.

Mais tous les frères des Hauts-de-Seine ne sont pas les amis de Sarkozy. Ainsi de Patrick Ollier, dont la cote d’amour n’a jamais été bien élevée. C’est en revanche sur ces terres que le futur président a rencontré de nombreux amis initiés. Patrick Balkany ne peut être cité à ce titre, car il dément fermement appartenir à la Grande Loge, ce qui provoque toujours quelques sourires amusés. Brice Hortefeux, lui, assistait aux Journées nationales pour la jeunesse de l’UDR en 1976. C’est lors de cette manifestation que le jeune Sarkozy est monté pour la première fois à la tribune. La légende raconte qu’un grand étudiant blond, alors tout juste majeur, s’est présenté dès le lendemain à la permanence du parti gaulliste à Neuilly, où il résidait. C’était Hortefeux. [...] Très discret, il refuse de confirmer ou de démentir son ancienne appartenance, pourtant confirmée par plusieurs témoignages.

Brice a été témoin du premier mariage de Nicolas et parrain de son fils Jean, aujourd’hui conseiller général des Hauts-de-Seine. Pour Manuel Aeschlimann, c’est l’inverse. Nicolas Sarkozy, qui a été témoin à son mariage, est le parrain de l’un de ses enfants, un garçon prénommé Lohengrin. Mais avec Aeschlimann, Nicolas Sarkozy a sûrement fait moins « bonne pioche » qu’avec Horfefeux. Après avoir pris la mairie d’Asnières en poussant vers la sortie le maire de l’époque, le compagnon de la Libération Michel Maurice-Bokanowski, en 1991, il a été désavoué par les électeurs aux municipales de 2008. Depuis, il n’est plus que député. Et n’a plus la même proximité avec son ami. Il fut, pendant la campagne présidentielle de 2007, dans le premier cercle, avec un beau titre de « conseiller opinion » du candidat. Manuel Aeschlimann est entré à la GLNF peu après son arrivée à la mairie d’Asnières. A l’époque, il racontait avec amusement à ses collaborateurs son initiation, un passeport de plus pour la carrière. Mais, lorsqu’on l’interroge aujourd’hui, il fait démentir avec un aplomb remarquable par l’un de ses collaborateurs.

Reste le cas de Patrick Devedjian, qui dément appartenir au club alors que des frères peu suspects de mythomanie se souviennent du jeune avocat en tablier. Avec Patrick Devedjian et Brice Hortefeux, Christian Estrosi représentait au début du quinquennat l’avant-garde du canal historique sarkozyste au gouvernement, qu’il a quitté après les municipales de 2008. Une éviction à laquelle les francs-maçons n’étaient d’ailleurs pas étrangers. Il est lui aussi passé sous le bandeau à la GLNF, qu’il a fréquentée dans une loge de la Côte d’Azur, France 7, dont l’ancien maire de Cannes, Michel Mouillot, le fera évincer pour cause de dilettantisme.

Si l’on récapitule, les frères ont jalonné le parcours du président et sont encore nombreux autour de lui : dans le premier cercle, si l’on excepte Patrick Balkany, qui assure ne pas être concerné, on compte Brice Hortefeux, Christian Estrosi et bien sûr Xavier Bertrand, qui a montré, en révélant son appartenance au Grand Orient dans L’Express, en 2008, que l’on peut se montrer transparent sur ce sujet sans le moindre inconvénient.

Au total, les instances dirigeantes de l’UMP comme le gouvernement (2009) comptent donc dans leurs rangs quelques personnalités formées dans les colonnes du temple.

Le cabinet du président de la République aussi compte plusieurs personnalités qui ont fréquenté les loges, à commencer par son plus proche collaborateur, le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant. Celui-ci ne confirme ni ne dément cette appartenance, qui remonte d’ailleurs à quelques années.On n’a pas non plus vu depuis longtemps dans les couloirs de la GLNF Pierre Charon, surnommé le conseiller « rire et chansons » du président, chargé de mille choses, des contacts avec le show-business au chaperonnage de Carla en passant par la surveillance à distance de la villa de Christian Clavier en Corse. Il reste qu’il fait aussi partie des sarkozystes historiques. Ancien conseiller de Jacques Chirac pour la presse, il a été écarté, à l’époque, par la jeune Claude, qui voulait le job pour elle toute seule.

Pierre Charon assure à tous ses amis depuis des années qu’il n’est pas franc-maçon, et c’est une occasion de plus de les faire rire. Il est pourtant formel : il a certes côtoyé dans sa prime jeunesse des personnes qui ont par la suite reconnu leur appartenance, mais elles n’avaient pas encore été initiées. Charon est un précoce. En 1974, il n’a que 23 ans mais est déjà fou de politique. Il préside alors, avec Michel Vauzelle-un frère qui codirigea la campagne présidentielle de François Mitterrand en 1981 et est aujourd’hui président de la région Paca-, le comité de soutien des jeunes à Jacques Chaban-Delmas, en compagnie d’un autre franc-maçon de choc qui fera parler de lui dans les pages « faits divers » au début des années 80 : Didier Schuller, l’ancien directeur de l’office HLM des Hauts-de-Seine. Une bataille perdue, mais le jeune Charon reste un fidèle de Chaban. En 1978, il se rend pour la première fois à l’Elysée. Il a rendez-vous avec le préfet Riolacci, conseiller de VGE, pour lui demander que le parti du président ne présente pas le candidat contre son mentor pour la présidence de l’Assemblée nationale. Chaban bat Edgar Faure de quelques voix et tient le « perchoir » de l’Assemblée nationale de 1978 à 1988. A l’hôtel de Lassay, Pierre Charon fait partie du cabinet.

C’est à cette époque qu’il fonde sa fraternelle à lui, qui, assure-t-il, n’a rien de maçonnique. Le Club de la cravate, puisque tel est son nom, compte dix-sept membres fondateurs dont de nombreux policiers de haut rang, tels Ange Mancini, aujourd’hui préfet de la Martinique, Jacques Poinas, inspecteur général et ancien patron de l’Uclat, ou encore Claude Cancès, lui aussi inspecteur général et ancien patron de la police judiciaire, quelques hommes de médias comme Pierre Lescure, ainsi que des profils plus improbables comme le pilote automobile Hubert Auriol. On compte quelques frères dans la bande ? Charon répète que ce n’est pas l’objet, qu’il s’agit juste d’une bande de bons copains qui s’entraident et se reçoivent. Pourquoi le Club de la cravate ? Parce que Pierre Charon, président à vie, a fait fabriquer dix-sept cravates club identiques, à bandes verticales, rouges et jaunes avec des points noirs.

Aujourd’hui, les anciens copains ne se réunissent plus comme avant, même si l’on a vu certains d’entre eux dans un restaurant de Clichy, à l’automne 2008. Le conseiller du président, lui, occupe un bureau avec vue sur cour à l’Elysée. Il est le coach, le confident, le « conseiller de Carla » et se charge de déminer toutes les sales histoires pour « Nicolas ». Un poste stratégique qu’il trouve manifestement bien plus exaltant que la fréquentation des loge. "

Un grand maître à l’Elysée

Avant même de devenir président et de pratiquer l’ouverture politique, Nicolas Sarkozy s’est rapproché d’un franc-maçon venu de la gauche. Elu grand maître du Grand Orient à 38 ans, en 2000, Alain Bauer cumule plusieurs vies, qu’il se plaît parfois à enjoliver. S’il assure avoir appartenu au cabinet de Michel Rocard à Matignon entre 1988 et 1991, les conseillers qui y travaillaient quotidiennement, eux, ne gardent pas ce souvenir. « Depuis longtemps gravitaient dans l’orbite de Rocard trois jeunes gens très intelligents et très carriéristes, se souvient un collaborateur de toujours de l’ancien Premier ministre. Alain Bauer, Manuel Valls, aujourd’hui député maire d’Evry, et Stéphane Fouks, le seul des trois à n’être pas franc-maçon. Ils s’étaient partagé le marché. Au premier l’influence, au deuxième la politique, au troisième le monde des affaires. [...] »

(...) "

Mais l’ancien grand maître du Grand Orient n’est pas seulement devenu l’inspirateur du ministre de l’Intérieur. Il a fait aussi fonction, à l’occasion, de tour operator. Entre le discours de Marseille et celui de Périgueux, le futur président s’envole pour les Etats-Unis. Une visite très symbolique. Depuis le discours de Dominique de Villepin à l’Onu, en mars 2003, pour s’opposer à la guerre en Irak, la cote de la France est au plus bas. Il s’agit de la faire remonter, de se montrer gracieux avec toutes les incarnations de l’Amérique éternelle. La date du voyage n’a pas été choisie par hasard : Nicolas Sarkozy sera sur place le 11 septembre, tout un symbole.

Qui peut mettre du liant entre le ministre de l’Intérieur et l’administration de George Bush ? L’ambassadeur à Washington Jean-David Levitte, bien entendu. Surnommé « diplomator » , on le dit capable de réconcilier les pires ennemis. Mais un autre gentil organisateur se mêle de recoller les morceaux après la grande fâcherie de 2003. Alain Bauer a vécu aux Etats-Unis, où il a travaillé pour une entreprise de sécurité. Ses détracteurs assurent même qu’il s’agissait d’une couverture de la CIA ou, plus piquant encore, de la NSA, la très secrète National Security Agency. Le principal intéressé balaie ces allégations avec un amusement théâtral.

Dans le cadre de ses activités de consultant spécialisé dans la sécurité, il a en revanche un contrat avec la police de New York, le célèbre NYPD. Il planifie donc une rencontre avec remise de médaille à Raymond Kelly, patron de la police new-yorkaise, le samedi 9 septembre, tandis que le 10, veille de la date anniversaire, une visite est prévue à la caserne des pompiers. Il laisse aussi entendre que ses contacts à la Maison-Blanche n’ont pas été inutiles.

(...)

Présidentielle : jamais sans mes frères

« C’est la première fois dans l’histoire de la Ve République que les deux principaux candidats ont autant de francs-maçons dans leur entourage le plus proche », se réjouit Pierre Mollier, directeur de la bibliothèque et du musée de la Franc-Maçonnerie au Grand Orient de France, pendant la campagne présidentielle. [...] Mais s’il se montre si satisfait, c’est que même dans l’entourage de Nicolas Sarkozy on trouve des frères du GO, traditionnellement ancrés plutôt à gauche. [...] Côté Ségolène, l’un de ses soutiens de la première heure a été le sénateur maire de Lyon Gérard Collomb [...] Le codirecteur de campagne François Rebsamen [...] a conservé un réseau très vivace au sein des loges ; tout comme le Marseillais Patrick Mennucci [...] Sans ce maillage, le ralliement de Jack Lang à la présidente de Poitou-Charentes n’aurait pas été aussi rapide. [...] la politique, même au plus haut niveau, est parfois simple comme une tenue en loge ! "

« Un Etat dans l’Etat », de Sophie Coignard (Albin Michel, 336 pages, 20 E)

Yves Herbo : Bien sûr, il est certain que la grande majorité des loges de bases consistent en réseaux d'entraides, parfois même familiaux et au minimum d'amis auxquels ont ne peut rien reprocher, à part éventuellement une certaine volonté de non-partage envers l'ensemble de la collectivité, mais seulement envers une fraternité de proches ou d'élites (les secrets sur l'architecture et techniques par exemple pour les anciens franc-maçons et compagnons), mais qui participent tout aussi naturellement au fonctionnement des groupes d'influences et lobbying faisant fonctionner un système olligarchique : après le tri des intelligences qui ont réussi à s'adapter le mieux à la façon de penser/fonctionner du système économique via l'éducation, le tri continu avec le choix et recrutement de futurs adeptes et participants actifs, dirigeants ou exécutifs importants du même système. On peut également dire que les partis politiques et syndicats, en grande majorité, fournissent des frères à différentes loges, tout comme ces différentes loges fournissent également de nouvelles recrues politiques aux "couleurs" et "étiquettes" adéquates des époques concernées... mais le but est bien sûr avant tout d'entretenir une illusion de démocratie cachant une véritable olligarchie antique... et bureaucratique... ce rappel de 2009 m'a paru nécessaire à la vue de certains écrits de certains qui semblent avoir perdu la mémoire... ah, et suivant toutes les prévisions, non seulement la "crise économique" (surtout celle du sytème)  n'est pas finie, mais le plus gros est toujours à l'évidence devant nous...

Yves Herbo-SFH-07-2013

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Le vrai pouvoir en coulisses

Le vrai pouvoir en coulisses

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Svali était une formatrice travaillant à San Diego pour le compte des "Illuminati". Elle apprenait à certains membres de cette société secrète les techniques du contrôle mental.

À l'âge de 38 ans, près avoir été touchée par la foi en un Dieu d’Amour, elle choisit de sortir du groupe dont elle dépendait et décida alors, tout en gardant l'anonymat, de dévoiler tout ce qu'elle savait sur la structure luciférienne de ce réseau occulte.

Svali a disparu de la circulation en juillet 2006. Son site Internet a été effacé et sa ligne téléphonique coupée le jour même de sa disparition. Et plus personne n’a plus jamais entendu parler d’elle !!!

svali.jpgSvali, 2006

Il est malheureusement plus que probable que sa tête ait été mise à prix par les dirigeants des Illuminati et qu’elle ait finalement été éliminée.

Une partie de son témoignage sur la face cachée de cette puissante secte a cependant pu être sauvegardée. En voici quelques extraits :

L’organisation des Illuminati

« Les Illuminati sont adeptes d’une doctrine appelée "l’Illumination". Il s’agit d’un groupe de lucifériens qui enseignent à leurs adeptes que leurs racines remontent aux antiques mystères de Babylone, de l’Egypte, et des druides celtes. Ils prétendent avoir conservé "le meilleur" de ces traditions ésotériques, en les intégrant à l’aide d’une forte discipline occulte.

Au plan local, la plupart des groupes d’Illuminati rendent un culte à des dieux antiques, comme Baal, Astarté, Moloch, Baphomet, Lilith ou Set. Cela dit, les membres du conseil des dirigeants se moquent parfois des pratiques plus "primitives" qui se font à des niveaux hiérarchiques inférieurs. Quand je siégeais au conseil de San Diego, je me rappelle qu’ils traitaient les grands prêtres et les grandes prêtresses d’"amuseurs publics". Ils disaient qu’ils passaient leur temps à "distraire la base".

Je ne veux offenser personne, mais simplement montrer que les dirigeants sont persuadés qu’ils sont conduits par des critères plus scientifiques et intellectuels. Mais ils pratiquent tous les principes de "l’Illumination". L’Illumination comporte douze étapes, appelées "les douze étapes de la Discipline". Elle comprend aussi l’apprentissage des voyages astraux, des voyages dans le temps, et d’autres techniques occultes.

S’agit-il de capacités réelles, ou d’hallucinations provoquées par des drogues ? Je ne peux en juger. J’ai assisté à des choses qui ne peuvent être expliquées rationnellement, des choses qui m’ont effrayée. Mais, tout ce que je peux dire, c’est qu’il pouvait s’agir d’une combinaison de contrôle mental, de l’influence de drogues, et d’activité démoniaque véritable. Dans quelles proportions respectives ? Je l’ignore. Mais je sais que ces personnes enseignent et pratiquent le mal.

Aux niveaux les plus élevés des Illuminati, il n’est plus question de gens en robes noires faisant des incantations autour d’un grand feu. Les conseils de direction comprennent des administrateurs qui s’occupent des finances. Croyez-moi, ils font beaucoup d’argent. N’y aurait-il que cette raison, cela suffirait pour faire fonctionner ces groupes, sans même parler de toutes les saletés qui s’y pratiquent sous couvert de religion. Les dirigeants des Illuminati comprennent des banquiers, des hommes d’affaires, et des responsables municipaux et politiques. Ce sont des gens intelligents, bien éduqués, et actifs au niveau de leurs églises.

Au-dessus des conseils des dirigeants locaux, on trouve les conseils régionaux, qui contrôlent les groupes locaux. Ils contribuent à définir les politiques et les programmes au niveau de la région, et gèrent l’activité des conseils locaux.

Au plan national, on trouve des gens extrêmement riches, qui financent les activités de la secte, et qui sont en relation avec les dirigeants des autres pays. Les Illuminati sont un groupe international. Toutes leurs activités sont couvertes par un secret absolu. La première chose qu’un enfant doit apprendre de "la Famille" ou de "l’Ordre", comme ils l’appellent encore, est la nécessité du secret. C’est la raison pour laquelle vous n’entendez pas beaucoup parler les survivants qui ont réussi à s’en sortir. Les membres de ce groupe ont le bras très long et savent ce qu’il faut faire pour terrifier ceux qui voudraient être un peu trop bavards. On apprend aux enfants à ne pas parler, en les terrorisant par des mises en scène macabres. On leur explique ensuite que ceux qui ont subi ces sorts horribles (parfois montés de toutes pièces dans un but "pédagogique") sont des traîtres qu’il a fallu châtier. La vision de ces scènes terribles reste imprimée à vie dans la mémoire de ces jeunes enfants de 3 ou 4 ans. Devenus adultes, même quand ils arrivent à quitter le groupe, la plupart d’entre eux ont peur de parler, par crainte d’être retrouvés et punis.

J’ai moi-même participé à beaucoup de ces mises en scène macabres, en tant que formatrice. Je suis donc devenue quelque peu cynique, ce qui explique pourquoi j’ai choisi de parler. Cependant, il m’arrive encore d’éprouver des frayeurs très intenses. Imaginez les réactions d’un jeune enfant de quatre ans enfermé dans un coffre en bois pendant quelque temps, puis enterré dans un trou ! Même s’il n’y reste que quelques minutes, ce sont des minutes qui valent une éternité pour cet enfant ! Ensuite, quand on le libère, on lui dit : « Si jamais tu parles, on t’y remettra, et cette fois, on t’y laissera ! » Cet enfant se mettra à crier d’une manière hystérique qu’il ne racontera jamais rien ! C’est ce que j’ai vécu personnellement. À présent, j’ai décidé de briser cette loi du silence que l’on m’avait imposée par ces tortures psychologiques. Parce que je ne veux plus que d’autres enfants connaissent ce que j’ai vécu, ni ce que j’ai vu pratiquer.

Oui, les Illuminati sont bien organisés, très secrets, et extrêmement riches au plus haut niveau. Ils ne sont pas stupides. Ce ne sont pas des pauvres gens qui s’amusent à faire de la sorcellerie. On se trompe lourdement si on les voit de cette manière.

Les Illuminati sont présents dans toutes les villes importantes des États-Unis et d’Europe. Ils ont divisé les États-Unis en 7 grandes régions, chacune étant placée sous l’autorité d’un conseil régional qui contrôle tous les conseils locaux de leur circonscription. Ils se réunissent tous les deux mois, et aussi à certaines occasions spéciales.

Une région peut regrouper de 10 à 30 groupes locaux. Dans les zones rurales, les membres se réunissent avec les groupes locaux les plus proches, sous la direction de leur conseil régional. Ils ne recrutent presque jamais des personnes qui ne font pas partie de leur secte. Toutefois, il leur arrive d’acheter des enfants à des familles asiatiques, par exemple, et de les garder sous leur surveillance constante. En échange, ils les protègent des agissements des maffias locales. On les menace de les livrer à ces maffias s’ils parlent.

Les Illuminati disposent aussi d’excellents avocats, grassement payés pour qu’ils couvrent tous leurs agissements. Ils payent aussi des gens qui travaillent dans les médias, pour que certaines histoires ne soient jamais publiées. Je connais trois personnes de San Diego qui travaillaient pour l’Union Tribune (un journal local), et qui étaient de fidèles Illuminati. Ils écrivaient souvent des articles pour attaquer des médecins locaux qui tentaient de soigner des survivants de sévices rituels. Je me rappelle avoir entendu certains membres de notre conseil dirigeant se vanter d’avoir fait fuir un tel ou un tel de la ville, en raison d’une campagne médiatique, et d’en être très fiers.

Les Illuminati croient qu’ils peuvent contrôler une région s’ils arrivent à contrôler les banques et les institutions financières. Vous seriez surpris de connaître le nombre d’Illuminati qui siègent aux conseils d’administration de ces organismes ! 

Ils contrôlent aussi les autorités locales : vous seriez aussi surpris de connaître le nombre d’Illuminati qui se font élire aux conseils municipaux ! Ils sont présents au sein des institutions juridiques, dans les facultés de droit et de médecine où les enfants de la secte sont encouragés à faire des études, ainsi que dans les médias : on encourage aussi les enfants à faire des études de journalisme. Certains Illuminati financent aussi  la création de journaux locaux. 

Ce n’est pas Adam Weishaupt qui a fondé les Illuminati. Ils l’ont simplement choisi comme figure emblématique, et lui ont dicté ce qu’il devait écrire. Ce sont des financiers qui ont créé les Illuminati, du temps de l’Ordre des Templiers. Ces hommes finançaient les rois de toute l’Europe. Weishaupt n’a été que leur homme de paille. Il obéissait aux ordres qu’il recevait.

Les Illuminati se reconnaissent entre eux. C’est très facile pour eux, car ils sont Illuminati depuis des générations. Il n’est pas difficile de reconnaître les membres de sa famille ou des amis proches. Les Illuminati utilisent aussi des réseaux de numéros de téléphone en arborescence pour se contacter, lorsqu’une réunion est prévue. Un ou deux mois auparavant, le conseil de direction prévoit une date et un endroit pour les réunions des différents groupes qui dépendent de lui. Ils contactent ensuite les dirigeants locaux (grands prêtres et grandes prêtresses) suffisamment à l’avance, en général une semaine auparavant.

Deux jours avant la réunion, ces dirigeants locaux préviennent tous les responsables qui dépendent d’eux. Ceux-ci préviennent à leur tour les membres ordinaires. Plus une personne est importante dans la hiérarchie du groupe, et plus elle est prévenue longtemps à l’avance. C’est ainsi que les membres reconnaissent leur statut. On ne donne que très peu d’informations aux gens qui sont au bas de l’échelle, car on leur fait moins confiance. Ils sont donc prévenus très peu de temps avant les réunions.

Certains Illuminati doivent parfois porter certains bijoux particuliers, comme une bague en rubis ou une émeraude ovale, lorsqu’ils doivent se réunir dans un endroit public et qu’ils ont une tâche précise qui leur est assignée. Mais la plupart des contacts se font par l’intermédiaire de membres de la famille ou d’amis proches.

Quand j’habitais San Diego, toute ma famille et mes quatre plus proches amis étaient membres des Illuminati. Ce n’était donc pas difficile de me contacter. Mon mari était aussi membre du groupe. Les Illuminati ont l’habitude de faire des mariages arrangés. Ils ne permettent pas à l’un de leurs membres d’épouser quelqu’un qui n’est pas du groupe. Si quelqu’un vous dit que son conjoint n’est pas membre du groupe, il ne peut pas être lui-même membre des Illuminati. Ou alors il a quitté la secte. Il s’agit d’un principe immuable. Mon mariage avait été arrangé par le conseil dirigeant local, avec un autre membre du même rang. Je ne voulais pas épouser cet homme, parce que je ne l’aimais pas. Mais je n’oublierai jamais ce que me dit alors Athéna, ma responsable hiérarchique à l’époque (elle occupait le second rang dans le conseil) : « C’est le meilleur choix pour toi, parce qu’il ne pourra jamais te contrôler ni te nuire ».

Quand j’avais douze ans, ma mère n’arrêtait pas de me dire : « Ne couche jamais avec quelqu’un qui est moins élevé que toi. Sinon, c’est lui qui t’entraînerait vers le bas. Choisis toujours quelqu’un qui a une position plus élevée que la tienne ». Ma mère était une femme ambitieuse, pour le moins. Elle était décidée à me faire réussir dans ce groupe très politisé. J’ai suivi ses avis. Athéna était mon amie, et me protégeait de certains salauds parmi les dirigeants de San Diego, surtout de Jonathan, notre chef. Elle m’avait dévoilé ses faiblesses et appris comment le contourner. Elle me défendait auprès de lui. Sinon, je n’aurais pas pu survivre.

Ces gens ne sont décidément pas "gentils", et ils savent manipuler les autres d’une manière vicieuse. Ils ne s’intéressent qu’à leur position, à la puissance et à l’argent. J’ai volontairement abandonné tout cela quand je suis partie. Parfois, cela me manque de ne plus être respectée comme lorsque j’étais à une position de responsabilité dans le groupe ! Mais

je suis en train d’apprendre à vivre d’une manière entièrement différente, sans avoir constamment cette "famille" sur le dos, qui me contrôlait et me disait tout ce que je devais faire.

Savez-vous ce qui m’a été le plus difficile à vivre quand je suis partie ? Ma liberté ! Le fait de ne plus avoir personne pour me dire ce que je devais faire. Il a fallu que je passe par une période difficile, où j’ai dû apprendre à m’adapter. Je me sentais toujours chancelante, et je me demandais toujours ce que je devais faire. C’était dur, car c’était pour moi un réflexe de toujours parler de mes décisions avec ma direction, avec Jonathan et avec mon mari. Croyez-moi si vous le voulez, la liberté est parfois difficile à vivre. Il m’a fallu pas mal de temps pour trouver un équilibre. Je crois que c’est leur incapacité à gérer leur liberté qui pousse parfois certains membres du groupe à y revenir, lorsqu’ils en sont sortis.

Comment les Illuminati dirigent Hollywood

Les Illuminati croient que l’on contrôle un pays quand on contrôle ses médias. C’est l’une de leurs priorités bien définies. Les domaines qu’ils ont décidé d’investir pour mieux dominer la société sont les suivants : la banque et les finances, les médias, le système judiciaire et législatif, le gouvernement, et le système éducatif.

Comment sont-ils parvenus à contrôler l’industrie du cinéma ? Pas en allant voir tel ou tel producteur de films, pour lui dire : « À propos, nous sommes des Illuminati, et nous voudrions que vous fassiez un film pour faire avancer notre programme ». Rappelez-vous que ce sont des gens intelligents. Ils vont plutôt créer une petite société financière pour financer des films qui feront avancer leurs idées. Ils choisiront tranquillement les acteurs, producteurs, metteurs en scène et scénarios qui les intéressent, mais sans jamais dire publiquement qui ils sont en réalité, ni quels sont leurs objectifs réels.

L’argent ouvre toutes les portes, surtout à Hollywood. Si vous avez de l’argent, vous pouvez obtenir presque n’importe quoi. Ils le savent. Ils financent aussi les campagnes de publicité faites pour leurs films. Combien de films inspirés par l’amour ont pu s’offrir de grandes campagnes publicitaires depuis vingt ans ? Très peu ! Comparez avec les campagnes publicitaires faites pour les films sombres ! Sans commentaire !

Tout cela a fait l’objet d’un processus long et subtil, car les Illuminati sont patients. Cela fait des centaines d’années qu’ils travaillent dans le secret. Ils savent que le public est lent à accepter des idées nouvelles, et qu’il faut le faire graduellement. Ils appellent cela "conduire les moutons". C’est l’un des termes qu’ils emploient pour désigner ceux qui ne sont pas "illuminés". Si vous considérez le nombre de films occultes qui sont sortis depuis dix ans seulement, cela devrait vous suffire à vous faire réfléchir !

Pourquoi tant de films inspirés par la magie noire ? Pourquoi tellement sensibiliser la jeunesse américaine à l’occultisme et à la sorcellerie ? Observez seulement les dessins animés du samedi matin à la télévision ! Je ne permets pas à mes enfants de les regarder, sauf parfois pour quelques Bugs Bunny ! Nous préférons louer les vidéos de vieux films classiques avec Audrey Hepburn ou John Wayne. Je pourrais vous transmettre quelques excellents articles rédigés par des journalistes qui avaient enquêté en profondeur sur Walt Disney. Il était membre des Illuminati, et son film Fantasia a été conçu spécialement pour programmer les enfants.

disney-et-vonbraun.jpgWalt Disney, qui était franc-maçon au 33ème degré, au côté de son ami, l’ex-nazi Wernher von Braun. Bien que leur disparition ait été attribuée à des visiteurs de Disneyland sexuellement dérangés, les nombreux enfants ayant disparu de ce parc d’attractions dans les années qui suivirent sa création et n'ayant jamais été retrouvés furent vraisemblablement kidnappés par l'organisation Disney et sacrifiés ou utilisés comme esclaves sous contrôle mental pour abuser d’eux.

Certains films sont entièrement conçus pour promouvoir le programme des Illuminati, comme The Matrix. Quand j’ai vu ce film, il m’a fait bondir au plafond ! Il fait directement référence au processus de conditionnement des Illuminati, et ce n’était pas drôle à voir ! Ou encore Fight Club. J’aime bien Brad Pitt et Ed Norton, mais ce film présente clairement le projet de mainmise des militaires sur la société. La plupart des gens ne réalisent pas ce qui est en train de se passer. Notez que le personnage qui incarne le culte du symbole militaire est le plus fort dans le scénario.

Quant au film The Labyrinth, je ne l’ai pas vu, mais mon mari l’a vu. Tout ce qu’il m’a raconté correspond exactement aux techniques de programmation des enfants employées par les Illuminati. Tous les films qui abordent un thème occulte, ou qui présentent des phénomènes surnaturels ou paranormaux ou des contacts avec le monde spirituel, sont tous conçus pour faire avancer le programme des Illuminati. Je ne vais pas voir ces films. J’ai assez eu de contacts avec la réalité occulte dans ma vie passée !

Un autre exemple concerne la présentation sensationnelle des rites secrets et autres rituels occultes à la télévision. Ou des histoires de fantômes et de sorcières. Les livres pour enfants qui parlent des sorciers et de la formation des sorciers sont très populaires ! Les Illuminati croient fermement en l’idéologie aryenne. Un film comme Starship Trooper comporte de nombreuses allusions à cette idéologie et de nombreux symboles occultes. J’en ai compté au moins 100, et j’en ai presque ri ! Quelqu’un s’est fait vraiment plaisir en présentant le programme des Illuminati à travers ce film !

Beaucoup d’acteurs et d’actrices célèbres sont utilisés dans des films financés par les Illuminati. Certains le savent. La plupart ne savent probablement rien et ne cherchent pas à savoir, tant qu’ils reçoivent leur chèque. Certains d’entre eux sont aussi des Illuminati, bien que je n’en connaisse pas beaucoup personnellement. Je ne nommerai pas ceux que je connais. Je ne veux pas risquer un procès pour diffamation !

De toutes façons, j’étais trop occupée par mon travail de formatrice, ainsi qu’à apprendre les effets des drogues et d’autres substances sur les gens, pour avoir le temps de suivre ce qui se passait dans le domaine du show-biz. Je suis désolée, mais je ne me souviens pas de beaucoup de noms fameux. Ma vie de formatrice et de programmatrice principale était assez ennuyeuse. Nous parlions rarement des médias, si ce n’est que nous savions qu’ils représentaient l’un des moyens utilisés par les Illuminati pour installer leur Nouvel Ordre Mondial. C’était cela qui était leur véritable motivation.

Je voudrais aussi balayer une autre idée reçue, selon laquelle les Illuminati sauraient qu’ils font le mal. Quand j’en faisais partie, nous étions complètement persuadés que notre programme était très bénéfique. En tant que formatrice, je croyais sincèrement aider les autres à développer tout leur potentiel. Je crois qu’après des années de dur labeur, mon intelligence m’avait permis d’être une excellente dirigeante. Je pouvais m’opposer à Jonathan et à d’autres dirigeants de notre groupe, quand je pensais que leurs décisions n’étaient pas justes, et je défendais ceux qui étaient sous mes ordres. D’autres que moi faisaient de même. Ils pensent honnêtement qu’ils font le bien. Si vous leur disiez qu’ils font le mal, ils seraient très étonnés.

Il a fallu que je suive une longue thérapie, et que je me déprogramme moi-même. J’ai retrouvé contact avec la réalité en fréquentant des gens qui n’étaient pas dans cette secte, et en finissant par comprendre que tout cela n’était que mensonge. Cela m’a donné un coup terrible ! J’avais consacré toute ma vie à aider les autres à entrer dans ce "glorieux" Nouvel Ordre Mondial, et je finissais par découvrir que tout cela était mauvais, une horrible exploitation des êtres humains. Je suis restée longtemps à pleurer et à me lamenter à ce sujet !

La plupart des Illuminati que j’ai connus n’étaient pas foncièrement adonnés au mal. Ils étaient séduits et trompés. Seuls les principaux dirigeants, au plus haut niveau, étaient sans doute conscients qu’ils faisaient réellement le mal.

organigram-illuminatis-2000.jpg

Les rapports entre Illuminati et Francs-Maçons

Les Illuminati et les Francs-Maçons travaillent la main dans la main. Peu importe si ce que je dis dérange, c’est un fait. Le temple maçonnique d’Alexandrie, en Virginie, est un centre d’enseignement et de formation pour les Illuminati de la région de Washington, D.C. Le nom de cette ville d’Alexandrie avait d’ailleurs été choisi en souvenir de la ville d’Alexandrie en Egypte. Elle est un centre très important pour les activités des Illuminati. J’ai dû moi-même me rendre parfois au temple maçonnique, pour des examens, une promotion, une formation, ou des cérémonies importantes.

Les dirigeants de cette loge maçonnique étaient aussi des Illuminati. Il en était de même dans toutes les grandes villes où j’ai vécu. Les principaux Francs-Maçons étaient aussi des Illuminati de haut niveau. Mes grands-parents maternels étaient des Francs-Maçons importants dans la ville de Pittsburgh, en Pennsylvanie (ils étaient du 33ème degré). Ils étaient aussi des dirigeants des Illuminati de cette région.

Pour autant, je ne crois pas que tous les Francs-Maçons soient des Illuminati, surtout aux grades inférieurs. À ce niveau, je crois qu’ils ne savent rien de ce qui se passe vers minuit dans leurs temples principaux. Beaucoup de Francs-Maçons sont aussi des hommes d’affaires compétents et des "bons" Chrétiens. Mais je n’ai jamais connu un Franc-Maçon qui n’était pas aussi un Illuminatus, à partir du 32ème degré. Ce sont les Illuminati qui ont créé la Franc-Maçonnerie pour couvrir leurs activités.

Il faut savoir aussi qu’il y a un plan machiavélique derrière l’apparente inimitié entre l’Amérique et la Russie. La Russie n’a jamais réellement été une menace pour l’Amérique. Le marxisme a été fondé par les Illuminati, pour contrebalancer le capitalisme. Les Illuminati croient fermement en l’importance des forces opposées, en la nécessité d’avoir des forces contraires. Ils considèrent que l’histoire est un jeu complexe de forces, comme une partie d’échecs. Ils financent donc l’une des parties, puis l’autre, pour profiter du chaos et de la division, et faire ainsi avancer les choses. Ils dépassent largement le jeu des partis politiques, et ils en rient même.

Pendant toutes les années de guerre froide, les grands financiers occidentaux rencontraient secrètement leurs "adversaires" russes ou communistes, et ils se moquaient ensemble de la manière dont tous ces "moutons" pouvaient être trompés. Je partage ici ce que l’on m’a enseigné, et ce que j’ai pu moi-même observer.

Quand les deux principaux groupes de formation des Illuminati se sont rencontrés en Europe (DELPHI pour l’Amérique du Nord et ORACLE pour l’Europe), tous les formateurs ont travaillé ensemble, qu’ils soient Russes, Allemands, Français, Anglais, Canadiens ou Américains. C’est l’une des raisons pour lesquelles les Illuminati cherchent à développer au maximum l’apprentissage des langues. J’ai dû apprendre six langues dans mon enfance, et apprendre à converser avec des gens du monde entier. Les Illuminati sont un groupe réellement international. Les objectifs nationaux doivent passer après leurs objectifs supranationaux. Les Illuminati ont aussi l’habitude de voyager beaucoup pour échanger leurs compétences. Un formateur russe peut donc venir quelque temps aux États-Unis pour accomplir une tâche précise, et retourner dans son pays, ou vice-versa.

virginie-templealexandrie.jpgLe Temple Alexandrie Illuminati en Virginie

Pourquoi les médias parlent si peu des sévices rituels et du contrôle mental

Beaucoup trouvent étonnant que les questions de sévices rituels et de contrôle mental ne soient pratiquement pas abordées par la presse, compte tenu du nombre important de preuves disponibles. La raison va vous paraître vraiment très cynique…

Les Illuminati se vantent du fait que leur meilleure protection réside dans l’ignorance et l’incrédulité de l’opinion publique. Ils savent aussi faire leurs propres campagnes de presse, qui sont très efficaces. Par exemple, je connaissais un journaliste de l’Union Tribune de San Diego (les initiales de son nom sont M.S.) qui écrivait des articles sur les sévices rituels et le contrôle mental. Il faisait partie des Illuminati. Ses articles étaient l’illustration typique de la manière dont les Illuminati agissent.

Il faisait des interviews de médecins prétendument considérés comme des spécialistes respectés dans ce domaine. Ces hommes étaient bardés de diplômes. Ils donnaient l’avis rationnel et réfléchi d’un expert, et parvenaient à la conclusion suivante : aucun être humain raisonnable et logique ne peut croire à l’existence des sévices rituels ; les médecins et thérapeutes qui traitent les soi-disant victimes de ces sévices rituels ne sont que des charlatans qui profitent du pauvre peuple, de ces pauvres naïfs qui sont exploités par ces gens particulièrement vicieux et intéressés.

Il dénonçait ensuite ceux qui prétendaient que les sévices rituels existaient vraiment, en les faisant passer pour des malades mentaux à l’esprit borné. Il dénonçait aussi le comportement "pervers" des médecins et thérapeutes qui s’occupaient d’eux. Il les dépeignait comme des êtres cupides, avides de gain, et plongés dans toutes sortes de délires mentaux. Il dépeignait enfin toutes ces pauvres familles déchirées par ces affreux thérapeutes, accusés d’injecter ces idées de sévices rituels dans la tête de ces pauvres victimes.

Tout cela était emballé dans les commentaires apparemment rationnels, logiques et compatissants d’un membre des services sociaux fédéraux, qui disait combien tout cela était tragique, en concluant qu’il fallait absolument faire quelque chose.

M.S. ne mentionne jamais que les médecins qui s’occupent des survivants de sévices rituels se font très peu payer, et travaillent même gratuitement, pour aider ces gens à briser les chaînes de toute une vie. M.S. n’interviewe absolument jamais les 85 % d’intervenants, dans le domaine psychologique, qui savent que les sévices rituels existent, ou qui croient en leur existence. Il n’interviewe que la petite minorité d’entre eux qui sont d’accord avec ses idées. Nous savons donc que les médias sont souvent très partiaux !

Par ailleurs les gens ne veulent pas croire que les Illuminati existent, et que tout ce que je vous raconte se passe vraiment. Je suis une Chrétienne engagée. Dans le livre de l’Apocalypse, il est écrit que juste avant le retour de Jésus, les gens vivront comme si rien n’allait se passer, et diront que tout est normal, malgré la preuve évidente du contraire. Même si vous montriez à quelqu’un une vidéo prise au cours de sévices rituels, il vous dirait : « C’est sûrement un faux. Les gens civilisés ne font pas des choses semblables ». Vous pourriez montrer à quelqu’un un endroit où se trouvent des os enterrés, des pentagrammes renversés et d’autres symboles sataniques, il vous dirait : « Oh, ce ne sont que des jeunes qui se sont amusés ! » Vous pourriez encore leur montrer des photos des tunnels construits près de Los Alamos, ils vous diraient : « Cela n’a aucun intérêt. Cela doit concerner quelque projet gouvernemental ! » Montrez-leur les cicatrices que les survivants portent sur leur corps, des marques de brûlures de cigarettes reçues quand ils étaient enfants, ou des marques de coups de fouets sur leur dos, ils vous diraient : « Êtes-vous bien sûr qu’ils ne se sont pas fait ça eux-mêmes ? »

tunnel-losalamos.jpgL'un des étranges tunnels de Los Alamos

Les preuves existent. Mais, selon moi, les gens, en général, ne veulent pas savoir. Même quand on leur met les preuves sous le nez, ils détournent le regard. L’affaire Franklin en est un exemple. Pourtant, ce ne sont pas les preuves qui manquaient ! Ou encore, tous les documents concernant le Projet MK-Ultra qui ont été rendus publics, et dont on a prouvé qu’ils étaient vrais. Les gens les ignorent. Je crois que les médias qui refusent d’admettre les sévices rituels profitent du fait que beaucoup de gens, au plus profond d’eux-mêmes, ne veulent pas connaître la réalité. En fait, comment peuvent-ils admettre que la nature humaine soit aussi foncièrement mauvaise, à moins d’avoir réellement foi en Dieu, ou d’avoir la preuve irréfutable de Sa miséricorde ? Les hommes veulent toujours croire que leur espèce est toujours capable du meilleur, et non du pire !

Les Illuminati sont pédophiles. Ils torturent des petits enfants et abusent d’eux. Ils leur enseignent dès leur plus jeune âge à devenir eux-mêmes des criminels. Rien que cela devrait être absolument stoppé ! Ils contrôlent l’industrie pornographique, avec la Maffia. Ils font énormément d’argent dans les trafics de drogues et d’armes, et dans les trafics d’êtres humains, c’est-à-dire dans l’esclavage ! Oui, on continue aujourd’hui, au début du XXIème siècle, à acheter et à vendre des êtres humains !

Ils dirigent tout ce qui rapporte de l’argent et tout ce qui est mauvais ! S’il y a quelque profit à faire sur le dos de la souffrance humaine, vous pouvez y retrouver la trace des Illuminati ! Comme ils ont beaucoup d’argent, ils peuvent se payer des avocats qui font condamner sans problèmes tous ceux qui tentent de les dévoiler.

Ils ont infiltré notre gouvernement, et tous les gouvernements du monde. Ils ont également infiltré le système judiciaire et le système législatif. Ils ont aussi infiltré les médias. Ils dirigent toutes nos institutions financières. Ils n’ont aucun scrupule et sont très ambitieux. Ils n’hésiteront pas à supprimer tous ceux qui s’opposent à eux. Ce sont eux qui ont inventé la programmation mentale, avec la CIA.

Vous voulez en savoir davantage ? Permettez-moi seulement de vous dire encore ceci : Ils travaillent à préparer la venue d’un nouveau dirigeant mondial, qui fera soi disant entrer le monde dans un règne nouveau de joie, de prospérité, et de récompenses pour leurs fidèles. Presque un type de paradis terrestre ! Bien entendu, ce sera toujours le règne de la brutalité. Ceux qui voudront s’opposer à ce règne seront pourchassés. Ils devront se convertir ou être mis à mort. Mais leurs adeptes seront tellement heureux et contents de ce nouveau régime qu’ils seront persuadés que tous viendront se joindre à eux. Cela semble incroyable, mais c’est vrai !

Dans ce Nouvel Ordre Mondial, les gens recevront de nouveaux emplois, et des postes de responsabilité. Les Illuminati croient que leurs enfants sont les meilleurs, les plus brillants et les mieux formés. Ils formeront l’élite intellectuelle qui dirigera les masses c’est-à-dire ceux qui sont moins intelligents et moins "doués".

Voilà ce que les Illuminati croient réellement. Ils vouent un véritable culte à la République idéale de Platon, qui est le modèle de leur Nouvel Ordre Mondial. Mais il y a aussi le revers de la médaille ! Ils sont très arrogants, ce qui pourrait causer leur perte. Ils considèrent la plupart des gens comme des "moutons" sans intelligence. Ils sont remplis d’orgueil et se croient invulnérables. Ils considèrent comme de simples piqûres de moustique tout ce que peut dire la presse sur eux. Mais les gens arrogants font des erreurs. Ils hésitent de moins en moins à se dévoiler, ces derniers temps.

Ils vont jusqu’à croire qu’ils peuvent vaincre Dieu ; c’est même le principal trait de leur incroyable mégalomanie ! Dieu peut bouleverser le cours de l’histoire. Il l’a déjà fait, dans l’espoir que certains de ces gens en sortiront. Dieu est miséricordieux. La plupart des Illuminati sont eux-mêmes des victimes blessées et séduites. Ils ont eux-mêmes subi de nombreux sévices. Ils ne savent pas qu’il est possible de quitter ce groupe. Il y a beaucoup de mécontentement dans les rangs des Illuminati. S’ils savaient qu’il est possible de s’enfuir, sans être assassinés, nous assisterions à un exode massif.

Les formateurs que j’ai connus beaucoup étaient presque toujours de vicieux pédophiles. Mais ils n’étaient pas pour autant heureux de ce qu’ils faisaient. Je pouvais le voir à certains signes, quand ils soupiraient en silence, ou à certains regards qui montraient qu’ils n’approuvaient pas ce qu’on leur demandait de faire. Ils faisaient leur travail avec résignation, en espérant une promotion.

Vous savez quelle est l’une des plus grosses carottes offertes à ceux qui veulent des promotions, au sein de ce groupe ? C’est le fait de savoir qu’ils pourront ainsi éviter d’avoir à torturer des gens, ou d’être torturés eux-mêmes. Et c’est vrai ! Vous ne pouvez être torturé que par quelqu’un dont la position est plus élevée que la vôtre. Chacun essaye donc de monter en grade. Plus vous montez, et moins il y a de monde au-dessus de vous !

Il est vrai qu’il y a des gens qui torturent les autres par choix, et cela les motive à rechercher une promotion. Mais ce n’est pas le cas de la majorité !

À mesure que de plus en plus de gens quittent les Illuminati, de plus en plus de médecins, de thérapeutes et de responsables d’églises prennent conscience des méthodes sophistiquées de contrôle mental qui étaient utilisées pour contrôler ces gens. Ils apprennent donc à déprogrammer ces survivants. Mais c’est la prière qui peut permettre de remporter les plus grandes victoires.

Mon plus grand espoir, c’est que tous ceux que j’ai connus dans ce groupe, y compris tous les responsables et tous ceux qui m’ont parfois tant blessée, puissent un jour en sortir. S’ils pouvaient savoir que c’est possible, je crois vraiment qu’ils partiraient ! »

Svali

" Six années après la disparition de Svali, les habitants de notre planète continuent dans leur immense majorité à accepter d’être maintenus dans la passivité et dans l’endormissement. Quelques grandes familles d’Illuminati sans scrupules profitent de cette situation et vivent en parasites du travail des plus pauvres. Qui pourrait bien affirmer le contraire ? Malgré l’accélération vibratoire des dernières années et certaines prises de position affichées superficiellement, qui oserait prétendre que les choses ont réellement changé en profondeur ?

Si les gens réfléchissaient et méditaient davantage, la situation pourrait rapidement évoluer. Mais dans leur immense majorité, ils se désintéressent de la spiritualité et préfèrent continuer à s’encombrer de soucis inutiles. Nos hommes politiques savent instinctivement ce qu'ils doivent faire pour conserver leurs privilèges. Des personnalités falotes, investies d’une autorité artificielle, se distribuent mutuellement des décorations et des écharpes, se pavanent et se retrouvent à l’occasion de beuveries et de repas où ils se gavent de cadavres d’animaux. Pour eux, Dieu n'existe pas puisqu'Il n'est pas visible, ni tangible et qu'Il ne peut s'asseoir à leur table !

Ils savent très bien qu'ils font déborder la coupe, mais ils ne s’en préoccupent pas ; leur intellect malade leur suggère de s’entredéchirer pour le pouvoir et de se cramponner à un matérialisme à courte vue qui n’offre plus aucune perspective de lendemain pour l’humanité.

Ceux qui sont le point de mire du peuple, devraient servir d'exemple, au lieu d’ignorer les cris de détresse lancés par une grande partie de l’humanité. " (...)

pyramideinversee.jpgIl y a dans le Tarot des Imagiers du Moyen-Âge (le Tarot de Marseille) une carte qui s’appelle "la Maison-Dieu" et qui  correspond à "la Pyramide foudroyée" des anciens Égyptiens. Cette pyramide représente le royaume des Illuminati. Elle sera bientôt détruite par le feu de l’Amour. Et l’humanité renaîtra dans la Fraternité !

Ceci n’est pas une prophétie - une de plus ! - C’est une certitude !

 Olivier de Rouvroy
Mars 2013

PS Mon dernier livre Contacts extraterrestres pour l’Ère Nouvelle contient de nombreuses révélations de grands contactés et projette une nouvelle lumière sur les modalités de la disparition des Illuminati en vue de l’avènement prochain du nouvel Âge d’Or de l’humanité.

Source : http://www.erenouvelle.fr/archives/2013/03/01/26532964.html

Bilderberg 2013 - Rapport N°1 + Interview d'Alex Jones (Cercle des volontaires et Info-Libre)

Un Parlementaire britannique demande une levée du secret, une participation des médias et des infos sur Bilderberg (en vain)

Rappels : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/politique-economie/usa-la-franc-maconnerie-montre-son-pouvoir.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/economie-memoire-d-un-piege/les-illuminatis-au-pouvoir.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/politique-economie/illuminatis-retour-sur-des-images-peu-montrees-aux-francais.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/economie-memoire-d-un-piege/theorie-influences-sur-le-pouvoir-le-plan-secret-des-illuminatis.html

Yves Herbo-SFH-07-2013