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Hallucinante audition d'un banquier suisse au Sénat français
Hallucinante audition d'un banquier suisse au Sénat français
Le 12 juin 2013, Pierre Condamin-Gerbier, ancien banquier de la banque suisse de Cahuzac, Reyl & Cnie, et ancien responsable de l’UMP en Suisse, a été auditionné par le Sénat.
Ses déclarations sont stupéfiantes…
“Il y a parfois des petits miracles au Sénat. Devant des bancs presque vides et dans l’indifférence de la presse, la Commission d’enquête sur le rôle des banques dans l’évasion fiscale a auditionné, mercredi 12 juin, le banquier de Genève Pierre Condamin-Gerbier, qui en une petite heure, en aura dit plus que le retentissant Cash Investigation d’Elise Lucet diffusé la veille.”
Intégralité de l'audition
Témoin principal dans l’affaire Cahuzac, ce Français et ex-employé de Reyl & Cie multiplie les révélations sur le système bancaire suisse. Une médiatisation qui crée le malaise à Genève.
Il assurait, la semaine dernière, avoir dans les mains une liste de quinze personnalités politiques françaises disposant de comptes en Suisse. Pierre Condamin-Gerbier, ancien collaborateur de Reyl & Cie, à Genève, est devenu le poil à gratter de la place financière suisse. Vendredi 14 juin, il était auditionné officiellement par l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi contre la fraude fiscale.
« Des Cahuzac, il y en a d’autres», lance-t-il, en dénonçant «l’hypocrisie de la classe politique française ». D’abord anonyme, son témoignage est devenu public après les aveux de l’ancien ministre des Finances. « Je n’ai pour l’instant fourni aucun document à la justice, assure ce Français de 42 ans dans un café lausannois. J’ai juste renseigné sur des pratiques généralisées.» Il évoque les méthodes des commerciaux pour séduire les clients, les valises pleines de billets qui passent la frontière, les techniques complexes pour transférer de l’argent en Suisse en toute discrétion. Il n’aurait toutefois pas fait personnellement ce genre de transactions. Spécialisé dans le «family office» - la conciergerie de luxe -, l’homme affirme avoir passé, entre 2006 et 2010, des années «passionnantes» comme associé-gérant chez Reyl & Cie, qui fait désormais l’objet d’une enquête menée par le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke pour blanchiment de fraude fiscale. « La réussite de l’entreprise était fantastique, se souvient-il, et mes rapports avec les Reyl très corrects, avant que nous nous séparions de manière certes peu élégante.» Il répète n’avoir rien su du compte caché de Jérôme Cahuzac. Sans entrer dans les détails, un ex-collègue confirme qu’il n’avait pas accès aux informations les plus sensibles. De son côté, la banque genevoise a déclaré dans un communiqué daté du 14 juin qu’elle «n’entretient aucune relation de compte avec des résidents français exerçant des charges politiques».
«Quand l’affaire Cahuzac a explosé, je me suis dit que je devais parler»
La politique, Pierre Condamin-Gerbier la connaît bien: ce natif de Saint-Étienne a été responsable de la délégation UMP en Suisse entre 2006 et 2009. « J’avais été approché par Thierry Mariani car nous n’avions que 23 adhérents, à l’époque. Avant de m’engager, j’avais bien sûr demandé l’autorisation de la famille Reyl, poursuit-il. Et j’ai toujours séparé les deux activités.» Claudine Schmid, députée UMP des Français de Suisse, dit ne pas bien le connaître. Agacée, elle lâche: «S’il a des noms, qu’il les donne! Ou qu’il se taise, plutôt que de jeter le discrédit sur notre communauté.»
Arrivé de Londres en 2004, Pierre Condamin-Gerbier a d’abord passé quelques mois chez UBS avant de rejoindre Reyl. Puis il crée son propre «family office» en 2010 et travaille quelques mois comme consultant pour la banque Bénédict Hentsch & Cie. Pourquoi a-t-il décidé de devenir un lanceur d’alerte? « Cela faisait plusieurs années que j’étais choqué par ce que je voyais, explique-t-il. Alors quand l’affaire Cahuzac a explosé, je me suis dit que je devais parler.»
Peu de soutiens en Suisse
En Suisse, ses révélations irritent un secteur bancaire habitué à la plus grande discrétion. Proche de Reyl & Cie, le quotidien économique L’Agefi ironisait fin avril : « Il parle, mais ne sait rien.» Isolé, Pierre Condamin-Gerbier n’a que peu de soutiens en Suisse. Ses liens avec l’UMP sont aussi rompus depuis quatre ans, après, notamment, un désaccord au sujet des comptes de la section. Ce libéral a aussi été très « déçu par Nicolas Sarkozy ».
Aujourd’hui, son activité professionnelle est concentrée sur quelques clients. Toujours domicilié en Suisse, non loin du Léman, ce père de famille se dit «traqué» et craint pour sa vie. Par sécurité, il a remis ses documents à un tiers. Des cernes sous les yeux mais le sourire aux lèvres, il dit attendre la fin de la tornade, avant d’envisager une reconversion.
Source : Le Figaro
« L’ensemble des établissements qui se sont développés depuis 10, 20, 30, 40 ans et plus, sur la place de Genève se sont aussi développés grâce à l’accueil de clientèles non déclarées. C’est un secret de polichinelle. Jérôme Cahuzac est un cas qui fait beaucoup parler parce qu’il est très symbolique. Il était le ministre du budget, en charge de la lutte contre la fraude fiscale. De plus, il était en renégociation d’un certain nombre de conventions avec des pays comme la Suisse. C’est aussi le mensonge qui a fait que l’on a beaucoup parlé de ce cas. Mais il est évident, là aussi, c’est un secret de polichinelle que la clientèle française des hommes et des femmes politiques de tout bord est un segment de clientèle important de bon nombre d’établissements de la place suisse depuis très longtemps.
Pierre Condamin-Gerbier © Benoît Collombat/Radio France – 2013
− Jérôme Cahuzac n’est pas le seul homme politique à avoir déposé de l’argent non déclaré au fisc en Suisse ?
C’est certain.
− Qu’est-ce qui vous permet de l’affirmer ?
18 ans d’expérience ! Il y a des Cahuzac à droite, il y a d’autres Cahuzac à gauche. Il y a des Cahuzac sur l’ensemble de l’échiquier politique.
Il y a des Cahuzac qui sont liés non pas simplement à un « simple » enrichissement personnel, mais il y a aussi des Cahuzac qui ont été utilisés par des systèmes, par des partis, par des réseaux. À gauche comme à droite.
− Pour du financement politique ?
Incluant du financement politique.
− Ça vous paraît particulièrement choquant ?
Bien sûr que ça me parait choquant. On peut avoir un jugement moral sur les gens qui ne déclarent pas leur actifs et les cachent à l’étranger, mais dans la plupart des cas, ces gens là ont « l’honnêteté intellectuelle » de rester discret, en tous cas, de ne surtout pas donner des leçons et de rentrer dans le : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais. » Là où c’est scandaleux dans le cas de politiques, c’est que ce sont censés être des représentants de la nation, de la République, qui, encore une fois, demandent beaucoup d’efforts, donnent beaucoup de leçons, et quand évidemment ils font tout autre chose, à titre personnel ou au titre de leur parti, ça devient totalement insupportable. Tout établissements confondus il y a certainement plusieurs dizaines d’hommes et de femmes politiques de gauche et de droite français détenant, au ayant détenu, des actifs, ou ayant porté des actifs non déclarés pour d’autres, en Suisse et ailleurs, partout où on a pu trouver les mêmes avantages qu’en Suisse.
− Sur des places off-shore ?
Sur des places off-shore, oui.
− Pourquoi dites-vous que si les investigations progressent dans cette affaire, on peut découvrir « un vrai secret d’Etat », « un vrai scandale républicain » ?
Si effectivement les questions sont bien posées, et que l’on a des gens du côté français comme du côté suisse qui décident de travailler main dans la main sur ces questions, on s’apercevra qu’il n’y a pas qu’un Jérôme Cahuzac. Ce n’est pas juste le mensonge d’un homme. C’est le mensonge d’un système.
− Un système politique ?
Le groupe Reyl et Compagnie, devenu une banque en 2010 © Benoit Collombat
D’un système politique, oui. Maintenant pour qu’on soit aussi très clair, il ne faut pas, non plus, tomber dans l’autre extrême qui est celui du : « Tous pourris. » Il y a énormément d’hommes et de femmes politiques qui n’ont pas du tout recours à ces pratiques. Le but ce n’est pas de jeter l’opprobre général, mais d’être conscient que, néanmoins, à un très haut niveau, et surtout au sommet de la pyramide, ces pratiques ont existé et continuent d’une certaine façon d’exister. Il n’y a pas qu’une motivation fiscale, il y a d’autres motivations du secret qui sont tout à fait détestables.
Finalement, ce ne sont pas les affaires de Monsieur Cahuzac qui sont explosives, ce sont les réseaux communs à beaucoup de ces affaires que l’affaire Cahuzac est en train de soulever. Ce sont les pratiques, les techniques, l’hypocrisie. Ce sont des acteurs qui jouent « les vierges effarouchées » sur les ondes et les écrans de télévision en France, qu’on retrouve « les mains dans le pot de confiture. » C’est en cela que cette affaire Cahuzac est un scandale d’Etat. Non pas parce qu’il s’agit spécifiquement de Monsieur Cahuzac ou que derrière il y a tel ou tel établissement, mais parce qu’on a maintenant sur la table, à la lumière, une pratique dont on s’aperçoit que, contrairement à ce que tout le monde nous a dit, à gauche comme à droite, n’est pas la pratique d’un homme mais la pratique d’un système.
− Est-ce que certaines personnes vous on conseillé de vous taire ?
Beaucoup de gens m’ont conseillé de me taire, en me disant que ce n’est pas à moi de parler, que ça peut m’amener des problèmes et que ça peut interférer dans ma carrière. Mais à un moment donné, il faut choisir. J’ai aussi envie quand je me regarde dans la glace le matin, ou quand je regarde ma petite fille, d’être en paix avec ma conscience de citoyen.
− Vous avez été menacé ?
Bien sûr.
− C’est-à-dire ?
Vous avez des gens qui interrompent des conversations dans le cadre de projets personnels ou qui vous font passer des messages (jamais eux même directement, courageux mais pas téméraire !), par l’intermédiaire de journalistes, de connaissances communes…
−Quel genre de message ?
On vous fait savoir que vous pourriez avoir une ribambelle de poursuites judiciaires. On pourrait vous fermer beaucoup de portes. Il pourrait arriver des choses à vous-même ou à votre famille…
−C’est allé jusque là ?
C’est allé jusque là, absolument. Je dénonce surtout l’hypocrisie de la classe politique française. Encore une fois, je pense que c’est mon devoir de citoyen français de témoigner. Beaucoup de gens ont témoigné à la périphérie de toutes ces questions. Il était peut-être temps qu’un observateur de l’intérieur puisse témoigner, et dénonce une pratique en espérant que ce témoignage servira à ce que cette pratique cesse.
Si la justice va au bout, cette affaire peut aller très loin. Elle peut aller jusqu’à la révélation intégrale d’un système. On s’apercevra qu’il y a aujourd’hui un problème systémique, une pratique systémique de fraude impliquant des gens importants. Des politiques… et d’autres, parce qu’il n’y a pas que les hommes politiques qui sont donneurs de leçons. Il y a des hommes d’affaires, des sportifs. Ils vous expliquent à quel point c’est mal de faire certaines choses alors qu’eux-mêmes l’on fait pendant plusieurs années, et pour certains continuent de le faire.
Pierre Condamin-Gerbier connaît bien les rouages politiques puisqu’il a été responsable de la délégation UMP en Suisse en 2007-2008. Il a notamment été le témoin d’une visite en Suisse, en mars 2007, du trésorier de l’UMP Eric Woerth et de Patrick Devedjian, venus lever des fonds pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Pierre Condamin-Gerbier revient sur cet épisode et sur ce qu’il considère comme le « double discours » de sa propre famille politique, à partir du moment où Eric Woerth, alors ministre du budget, a annoncé qu’il partait en guerre contre la fraude fiscale…
« Ce qui m’a profondément choqué a été l’ostracisme complet d’Eric Woerth, Patrick Devedjian et d’autres à l’UMP, vis-à-vis de personnes dont ils serraient les mains, avaient de grands sourires et étaient très amicaux, tout en les traitant ensuite de « mauvais patriotes », ou de mauvais Français. Ils ont eu des discours et des doigts pointés extrêmement agressifs envers eux, alors que ces gens là étaient des amis quelques semaines auparavant…
Mon espoir était que, enfin, avec l’arrivée au pouvoir d’un nouveau gouvernement et d’un nouveau président, Nicolas Sarkozy, on allait pouvoir faire table rase du passé. Et dire : ‘voilà, il y a eu des pratiques dans le passé. On ne peut pas revenir dessus, et l’effacer, mais on peut maintenant créer un système afin que tout cela s’arrête et que les choses soient faites de façon beaucoup plus transparente’. »
— Ces pratiques n’ont pas disparu ?
Ces pratiques n’ont absolument pas disparu. Simplement, comme les législations se sont renforcées, les marges de manœuvre se sont resserrées. Ces pratiques ont simplement dû devenir beaucoup plus techniques, plus complexes, plus opaques. La forme a changée, mais le fond est toujours là. C’est le double discours de ma propre famille, de la plupart des familles politiques en France que je trouve considérablement scandaleux. Vous avez, d’un côté, des liens très forts qui existent entre des politiques et des gens qui pratiquent la fraude fiscale, y compris à l’UMP (comme partout), qui ne correspondaient pas au discours de lutte affichée de lutte contre ces pratiques. Sur le fond, comme sur la forme, les choses ne coïncidaient pas.
Source : France Inter
Slate a réalisé un best of :
Premier constat: le fisc ne peut rien face aux dernières innovations financières en matière de fraude. Comme dans le cyclisme, seul les dopés amateurs se font prendre.
Les valises de billet, c’était la préhistoire de l’évasion fiscale…
La mode aujourd’hui, c’est d’aller à Hong-Kong. Bien plus que Singapour, où Cahuzac avait rapatrié son compte.
Les banques recrutent tranquillement leurs clients à l’évasion fiscale à quelques centaines de mètres du Sénat.
Et maintenant, un tuto d’évasion fiscale… Première méthode: l’assurance-vie luxembourgeoise.
Deuxième méthode: les prêts Lombard, l'immobilier, très pratique pour rapatrier de l’argent douteux en France.
Sinon, reste le monde de l’art. Avec une petite dédicace aux tableaux de Laurent Fabius. Fabius qui était le ministre du Budget en 1982 lorsque le gouvernement Mauroy fit le choix d’exclure les oeuvres d’art de l’impôt sur les grandes fortunes.
L’évasion de capitaux, ça peut aussi être un grand jeu selon Condamin-Gerbier, qui accuse directement la Société Générale.
Et on passe au volet politique, avec cette petite allusion…
Condamin-Gerbier laisse entendre que la fraude pourrait aussi concerner le financement des partis politiques.
Autre méthode pour que le fisc ferme les yeux: financer les campagnes politiques ?
Et si l’État connaissait en fait très bien les circuits de la fraude fiscale ?
Un très bon dossier de Vincent Glad pour Slate via http://www.les-crises.fr/pierre-condamin-gerbier/
Relayé par Yves Herbo-S.F.H.-06-2013
La pieuvre Goldman Sachs à la tête de l’Eurozone
La pieuvre Goldman Sachs à la tête de l’Eurozone…
A la surprise générale, le chancelier de l’Échiquier britannique, Georges Osborne, a annoncé lundi 26 novembre 2012 la nomination de Mark Carney, 47 ans, actuel gouverneur de la Banque centrale du Canada, au poste de gouverneur de la Banque d’Angleterre. Le nouveau patron de la Bank of England (BoE) doit succéder à l’actuel gouverneur Mervyn King en juin 2013.
Mark Carney a fait des études à Harvard et Oxford, puis travaille treize ans pour la compagnie Goldman Sachs International à Londres. Il s’impliquera notamment dans l’économie post-apartheid de l’Afrique du Sud ainsi que dans les opérations de Goldman Sachs liées à la crise financière russe de 1998 , en conseillant la Russie de parier contre la capacité de son propre pays à rembourser sa dette.
La nomination de Carney survient à peine six mois après sa participation à la conférence du Groupe Bilderberg de 2012 à Chantilly, en Virginie, une réunion annuelle de plus d’une centaine de personnes les plus puissantes de la planète, qui usent régulièrement de leur position afin d’imposer certains choix … ou nominer certains hommes.
La présence de Carney à la réunion du Bilderberg de cette année lui a sans aucun doute permis de gagner les faveurs des membres du groupe pour le poste de gouverneur de la Banque d’Angleterre, tout comme pour d’autres sommités, comme Herman Van Rompuy, qui a été choisi comme président de l’Union européenne, quelques jours après avoir assisté à un dîner avec le Groupe Bilderberg.
L’ascension de Mark Carney à la tête de la Banque d’Angleterre représente également la dernière pièce du puzzle pour le contrôle de Goldman Sachs sur pratiquement toutes les grandes économies à travers le continent européen.
L’an dernier, c’est l’ancien commissaire européen Mario Monti qui avait été choisi pour remplacer Silvio Berlusconi, le premier ministre italien. Monti était connu pour être un conseiller international de Goldman Sachs, président européen de la Commission Trilatérale et également un membre éminent du Groupe Bilderberg.
« Il s’agit des mêmes criminels qui nous ont mené vers cette catastrophe financière. C’est comme demander à des pyromanes d’éteindre le feu », a commenté Alessandro Sallusti, rédacteur d’Il Giornale.
De même, lorsque le Premier ministre grec George Papandreou a osé suggérer la possibilité pour le peuple grec de s’exprimer lors d’un référendum, il fût remplacé quelques jours après par Lucas Papademos, ancien vice-président de la BCE. Il a notamment été gouverneur de la Banque de Grèce qu’il occupera jusqu’à ce qu’il prépare son pays au passage à l’euro en 2001. C’est sous son mandat qu’a commencé le trucage des comptes publics de la Grèce, au moyen d’instruments financiers proposés par la banque d’affaires Goldman Sachs, qui a conduit à la crise de la dette publique. Aujourd’hui, c’est lui-même qui est à la tête du gouvernement grec pour mettre en place une politique d’austérité supposée résoudre cette crise.
Papademos et Monti ont été nommés en tant que dirigeants non élus pour la raison précise qu’ils « ne sont pas directement responsables aux yeux du public », souligne le Time Magazine, illustrant une fois de plus le caractère autoritaire et antidémocratique de l’Union Européenne dans son ensemble.
Peu de temps après, Mario Draghi – ancien vice-président de Goldman Sachs International – a été nommé en tant que président de la Banque Centrale Européenne.
Le géant bancaire international, connu pour sa corruption et ses délits d’initiés, a désormais une influence énorme sur presque toutes les grandes économies occidentales.
Source : Le Monde / Infowars / Le Journal du Siècle
MAJ 12-06-13 : Voici un documentaire réalisé par Jean-Luc Leon qui va enquêter sur place sur Goldman Sachs et sa banque d'affaires... :
Plus qu’une banque, Goldman Sachs est un empire invisible riche de 700 milliards d’euros d’actifs, soit deux fois le budget de la France. Un empire de l’argent sur lequel le soleil ne se couche jamais, qui a transformé la planète en un vaste casino, pariant sur tout et n’importe quoi pour engranger toujours plus de profits. Grâce à son réseau d’influence unique au monde et son armée de 35.000 moines banquiers, Goldman Sachs a su profiter de ces cinq années de crise pour accroître sa puissance financière, augmenter son emprise sur les gouvernements et bénéficier de l’impunité des justices américaines et européennes.
Ce documentaire de Marc Roche, journaliste spécialisé au Monde, auteur du best-seller La Banque, et de Jérôme Fritel, est une plongée au cœur de ce pouvoir qui ne reconnaît aucune frontière, ni aucune limite et menace directement les démocraties. Les témoignages, à visage découvert, d’anciens salariés de Goldman Sachs, de banquiers concurrents, de régulateurs, de leaders politiques, d’économistes et de journalistes spécialisés dévoilent pour la première fois la toute puissance financière et politique de « la banque qui dirige le monde ».
Bilderberg 2013 : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/06/09/bilderberg-2013-des-puissances-en-crise-iii.html
Relayé par Yves Herbo-SFH 02-2013-MAJ 06-2013
Le saviez-vous ? Une seule clé chiffrée peut arrêter tout internet
Le saviez-vous ? Une seule clé chiffrée peut arrêter tout internet
Quatorze personnes dans le monde protègent les clés de chiffrement du système des adresses internet. Rencontre avec l'une d'entre elles, à Stockholm.
Anne-Marie Ecklund-Löwinder n'a pas le profil d'une femme d'affaires, ni celui d'une femme particulièrement secrète. On pourrait la croire un peu "allumée", sous ses airs de gourou de l'informatique. Cheveux courts, lunettes, large sourire et tee-shirt "I love Internet" sur les épaules, elle accueille volontiers les journalistes au siège de ".SE", l'administrateur de l'extension des noms de domaines suédois, dont elle est responsable de la sécurité. Pionnière dans ce domaine, elle est aujourd'hui la gardienne de l'une des clés de chiffrement les plus secrètes au monde, puisqu'elle permet de faire fonctionner Internet.
Anne-Marie Ecklund-Löwinder au siège de .SE, à Stockholm. © Guerric Poncet / Le Point.fr
Comme les treize autres "gardiens d'Internet", Anne-Marie Ecklund-Löwinder participe quatre fois par an à une cérémonie quasi-religieuse aux Etats-Unis, avec l'Internet corporation for assigned names and numbers (Icann), l'organe de gestion des noms de domaine du monde entier, lié au Département du Commerce de Washington. Durant ces réunions, qui se déroulent dans des datacenters ultra-sécurisés, les clés de chiffrement des participants présents sont utilisées pour renouveler la clé principale. Puis des clés secondaires sont ensuite automatiquement distribuées aux serveurs de noms de domaine du monde entier, qui s'en servent pour renouveler leur système d'authentification. Cela permet de ne pas toujours garder la même clé, et donc de réduire la vulnérabilité du système. Puisqu'il est possible de "casser" une clé de chiffrement, mieux vaut la changer régulièrement, afin de ne pas laisser trop de temps aux pirates pour travailler sur une clé qui resterait valide des années.
"Je ne peux pas éteindre Internet"
Membre de l'équipe "côte Est", elle se rend plusieurs fois par an au datacenter Terramark, à Culpeper en Virginie. Ce véritable Fort Knox de l'Internet est protégé par des gardes armés. "Les membres de l'Icann sont les seuls à pouvoir nous faire entrer dans le bâtiment, mais les consultants de confiance en cryptographie, comme moi, sont les seuls à disposer des clés de chiffrement", explique-t-elle. "Ma clé reste enfermée dans un coffre-fort au sein de datacenter, ajoute-t-elle, et je dois systématiquement vérifier que l'emballage hermétique du support n'a pas été violé". "Un second coffre-fort contient le matériel nécessaire pour générer de nouvelles clés", précise l'experte en sécurité, qui décrit le processus comme "proche d'une cérémonie religieuse". "Je n'ai pas la clé de chiffrement chez moi, et c'est mieux comme ça : après une bouteille de vin un samedi soir, je ne peux pas éteindre Internet !", plaisante-t-elle.
La Suédoise n'est pas une novice. Elle a promu dès 1997 la nouvelle norme de protection des adresses internet du monde entier, DNSSEC, adoptée mondialement en 2010. "Les serveurs de noms de domaines (DNS), c'est comme l'annuaire d'Internet", explique-t-elle : ils servent à lier un contenu à une adresse. Tous les serveurs centraux du réseau utilisent aujourd'hui ce système qu'elle a contribué à mettre au point, et qui repose sur une clé centrale et secrète de chiffrement, aussi protégée que les réserves d'une banque centrale. Celle-ci est destinée à chiffrer des sous-clés, qui sont distribuées aux serveurs de noms de domaines (DNS) dans le monde entier. Une telle sécurité en cascade permet de "ne pas exposer la clé principale", explique-t-elle.
Le but de DNSSEC, est d'éviter qu'un pirate puisse détourner une requête afin que, par exemple, en tapant l'adresse exacte du site de votre banque vous atterrissiez sur un faux site. On connaît bien le risque lié aux répliques de sites, hébergées en général sur des adresses proches (youtibe.com au lieu de youtube.com par exemple). Mais il ne faut pas perdre de vue qu'en contournant la sécurité des noms de domaine, il est techniquement possible de montrer un faux site à la bonne adresse. Une arme redoutable pour les pirates intéressés par l'argent, mais aussi pour les activistes politiques, les dictateurs ou encore les plaisantins. Un tel outil permet en effet de détourner non seulement le trafic web (les pages en elles-mêmes), mais aussi les échanges de courriels ou les transferts de fichiers. C'est l'arme absolue, car l'internaute lambda n'a aucun moyen de savoir qu'il est trompé. Heureusement, les clés de chiffrement veillent...
Par GUERRIC PONCET (À STOCKHOLM)
Yves Herbo : je ne sais pas si ce déploiement de sécurité est si rassurant que ça question démocratie mondiale ! Savoir que toutes ces clés sensibles sont réunies dans un pays qui s'avère être une véritable dictature commerciale en guerre contre le monde entier ne va pas améliorer la confiance du public en internet... d'autant qu'une seule suffit à tout arrêter ou détraquer le système et déstabiliser (beaucoup plus !) toute l'économie mondiale.
N'est-ce pas aussi un immense moyen de pression mondiale des USA sur le monde (dont ils ne doivent pas se gêner pour abuser commercialement (voir Google) et politiquement ? En fait, ne sommes-nous déjà pas dans ce Nouvel Ordre Mondial désiré avec insistance par les gouvernements américains (de n'importe lequel "bord" politique affiché) successifs ? Avec des Chinois pratiquant un semblant de "communisme" interne mais un plein capitalisme externe, une Union Européenne qui s'est vendue il y a bien longtemps au plus offrant et qui voit évidemment ses "tributs" aux banques US augmenter sans arrêt (après tout, les Rois ont toujours augmenté les redevances dues par les perdants non ? - c'est bien pour ça que la majorité du monde s'est inclinée et empressée d'obéir, et que les quelques pays résistants ont tous des problèmes...), une Afrique volontairement déstabilisée en permanence pour éviter qu'elle rattrape son retard, une Amérique Latine surendettée qui vend toutes ses ressources et territoires pour le bio-carburant américain... Un article intéressant et qui ouvrira peut-être les yeux de certains sur la réalité géopolitique du monde du 21ème siècle...
Yves Herbo-SFH-05-2013
Clonage thérapeutique : les premières cellules souches humaines créées
Clonage thérapeutique : les premières cellules souches humaines créées
Les cellules souches embryonnaires humaines créées par clonage pourraient intégrer des protocoles de thérapie cellulaire si elles s'avèrent sans danger. © Annie Cavanagh, Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0
Pour la première fois, des cellules souches embryonnaires humaines ont été créées par une technique de clonage. L’idée n’est pas de faire naître des individus génétiquement identiques, mais d’utiliser ces cellules dans des thérapies pour soigner diverses pathologies.
La performance est inédite. Alors qu’elle avait été réalisée en 2007 chez des primates, Shoukhrat Mitalipov et son équipe de l’université de la santé et des sciences de l’Oregon (OHSU, Beaverton, États-Unis), viennent désormais de la reproduire chez l’Homme : des cellules souches embryonnaires ont été créées par clonage, en utilisant la même technique que celle qui avait permis de mettre au monde la célèbre brebis Dolly le 5 juillet 1996.
Cependant, cette fois, l’ambition est différente. Il ne s’agit pas de clonage reproductif, mais thérapeutique, l’objectif étant d’utiliser ces cellules souches embryonnaires en médecine régénérative. Ces cellules, dotées de la capacité de se différencier en n’importe quelle cellule humaine, pourraient remplacer les tissus défaillants chez des patients atteints de maladies aussi diverses que la cécité, la tétraplégie, Parkinson ou la sclérose en plaques.
Cet ovocyte a été énucléé et contient une cellule de la peau. © UHSO Photos
Trois ajustements rendent le clonage thérapeutique possible
Il est important de replacer les choses dans leur contexte. Une première annonce de ce genre avait été lancée en 2005 par des Sud-Coréens dirigés par Hwang Woo-suk. Mais la supercherie a finalement été révélée. Peu de temps après, le chercheur japonais Shinya Yamanaka réussissait à créer des cellules souches à partir de cellules de la peau, ce qui permet de s’affranchir d’embryons humains, dont l’utilisation et la destruction soulèvent des questions éthiques.
Ces deux paramètres ont détourné bon nombre de scientifiques du clonage thérapeutique. Quelques-uns y travaillent toujours, mais les succès sont très limités du fait de la difficulté de la tâche. Seuls Dieter Egli et son équipe de la New York Stem Cell Foundation avaient réussi à créer des cellules souches embryonnaires humaines par cette technique, mais elles disposaient d’un double jeu de chromosomes, pouvant occasionner quelques problèmes.
Pourtant, Shoukhrat Mitalipov semble avoir enfin trouvé la solution au problème. À l’aide de trois petits ajustements déjà connus, lui et ses collègues ont mis au point un protocole efficace, dont voici le principe. On récupère des ovocytes de donneuses et on les vide de leur noyau. En parallèle, on récolte des cellules de la peau d’un individu. À l’aide du virus Sendai, connu pour favoriser la fusion cellulaire, on unifie le gamète femelle avec la cellule de peau. Une petite décharge électrique va alors déclencher le développement embryonnaire.
Des cellules souches en bonne santé
Mais cela ne suffit pas. Les premiers essais des chercheurs se sont révélés infructueux : les embryons se développaient, mais les cellules souches qu’ils contenaient n’étaient pas stables. Il a fallu alors rajouter de la caféine pour éviter une activation trop précoce.
Après les premières phases de division jusqu’au stade blastocyste, les scientifiques ont récolté une partie de ces cellules et ont poursuivi leur culture dans un autre flacon. Ainsi, ils ont réussi à continuer à les faire croître et à les différencier sans que celles-ci présentent un problème, preuve que leur technique fonctionne. Dans un premier temps, les cellules de la peau ont été récupérées chez un fœtus. Pour s’assurer que la manipulation pouvait être réalisée avec un être humain plus mature, ils ont récolté des cellules de la peau chez un bébé de huit mois atteint d’une maladie neurologique appelée syndrome de Leigh. Le succès reste le même.
Ce n’est pas la seule force de l’étude publiée dans Cell. Par cette technique, le taux d’échec est souvent important, mais pas cette fois. De l’avis de la communauté scientifique, l’efficacité atteint des niveaux élevés. Intéressant, quand on sait qu’il est difficile de se procurer des ovocytes.
Ce schéma résume la technique utilisée. Un ovocyte (oocyte) énucléé et une cellule de la peau (fibroblast) ont été fusionnés. Un embryon s'est formé. Mises en culture, les cellules souches embryonnaires (NT-ESC) se sont divisées et se sont différenciées en divers tissus (cellules cardiaques, neurones, cellules hépatiques, etc.). © Mitalipov et al., Cell
Va-t-on bientôt cloner des êtres humains ?
Quel intérêt scientifique ? Les cellules souches embryonnaires humaines intègrent les essais cliniques, mais suscitent toujours des polémiques éthiques. Cela n’est pas le cas des cellules souches pluripotentes induites, conçues par Shinya Yamanaka, mais ces dernières pourraient s’avérer plus toxiques du fait des modifications génétiques que la manipulation implique. Les cellules souches embryonnaires créées par clonage pourraient être moins dangereuses pour l’Homme, ce qui les rend intéressantes. De plus, comme elles pourraient être synthétisées à partir des cellules du patient que l’on souhaite traiter, elles ne seraient pas reconnues comme étrangères à l’organisme par le système immunitaire si on les transplantait à ce malade, évitant ainsi les risques de rejet.
Cependant, une inquiétude et des interrogations pèsent autour de cette découverte : se dirige-t-on vers le clonage reproductif humain, où l’on pourrait faire naître des bébés génétiquement identiques à un donneur ? La communauté scientifique se veut rassurante. Elle annonce même qu’un article sera prochainement publié et expliquera pourquoi il est impossible de créer des clones humains par cette technique. L’éthique semble sauve.
Yves Herbo : Donnée attendue par beaucoup et beaucoup plus importante pour l'Humanité que ce que les médias reflètent...
SFH-05-2013
Quand la panne est programmée par le fabricant
Quand la panne est programmée par le fabricant
Fait suite à cet article et éclaire un peu plus sur l'escroquerie programmée mondiale au niveau de la production... : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/economie-memoire-d-un-piege/l-obsolescence-programmee-escroqueries-du-systeme-capitaliste.html
Machine à laver en panne au bout de cinq ans, téléviseur qui ne fonctionne plus au bout de trois...
Est-ce une fatalité si les biens d'aujourd'hui durent moins longtemps qu'avant ?
Le Centre européen de la consommation (CEC) est persuadé qu'il s'agit d'obsolescence programmée.
Le Centre européen de la consommation vient de publier une étude intitulée: l'obsolescence programmée, dérive de la société de consommation.
Cette étude a été faite avec l'aide de Lydie Tollemer, une étudiante qui vient d'écrire un mémoire sur le sujet.
L'obsolescence programmée est le fait de planifier délibérément la durée de vie d'un produit. Cela permet de réduire cette durée de vie afin d'inciter les consommateurs à en acheter un autre.
Exemples d'obsolescence programmée
Le type d'obsolescence le plus répandu est l'obsolescence "par défaut fonctionnel": les producteurs font en sorte que si une seule et unique pièce tombe en panne, c'est l'appareil entier qui cesse de fonctionner. Cela concerne les produits électriques ou électroniques tels que les téléviseurs, les téléphones portables, les machines à laver ou les ordinateurs (voir ci-dessous).
- Machines à laver
Le CEC estime qu'elles sont programmées pour faire 2000 à 2500 cycles de lavage seulement. Le remplacement des cuves en inox par des cuves en plastique permet de limiter leur durée de vie: il suffit qu'une pièce de monnaie se soit glissée à l'intérieur, pour qu'elles se cassent, au moment de l'essorage ; une température trop élevée peut aussi les déformer.
"En outre, les roulements à bille, qui sont des pièces vitales au fonctionnement de la machine, sont directement moulés dans la cuve en plastique. S'ils ne fonctionnent plus, il faut changer la cuve en entier. Et si la cuve en plastique, moins résistante que celle en inox, casse, il faut remplacer les roulements à bille."
- Téléviseurs
Le CEC estime qu'ils sont programmés pour fonctionner 20 000 heures.
Les pannes viendraient le plus souvent du "condensateur", une pièce qui a pour rôle de les allumer. On peut le faire gonfler et casser, en l'exposant à la chaleur sur la carte d'alimentation.
-Téléphones portables et smartphones
Ils sont victimes de plusieurs types d'obsolescence programmée:
-par défaut fonctionnel : il suffit que la batterie tombe en panne pour qu'ils deviennent inutilisables.
- indirecte: sur beaucoup d'appareils, il est certes aisé d'enlever la batterie, mais il est moins facile de trouver une batterie de remplacement. Même chose pour les chargeurs. Les accessoires ne sont plus disponibles, ce qui fait que l'on ne peut plus utiliser le bien principal.
-par incompatibilité: il faut des appareils toujours plus récents pour télécharger des applications.
-Et ne parlons pas de l'obsolescence esthétique ! Les consommateurs veulent le modèle dernier cri. La périodicité de renouvellement des portables est en moyenne de vingt mois.
-Imprimantes
Elles sont victimes d'obsolescence par notification, assure le CEC. Elles signalent le moment où il faut changer la cartouche d'encre, mais continuent encore à imprimer plusieurs dizaines de feuilles. Certains consommateurs changent donc le toner avant que ce soit utile. "C'est l'imprimante qui rend la cartouche d'encre obsolète", conclut le CEC.
Parfois, une puce placée dans l'imprimante enregistre le nombre d'impressions faites et, au bout d'un nombre prédéterminé par le fabricant, bloque cette dernière.
-Ipod et Apple
Les Ipod de première, deuxième et troisième génération d'Apple n'avaient pas de batteries amovibles. Quand la batterie tombait en panne, au bout de dix-huit mois, il fallait acheter un autre appareil. Une "Class action" (action de groupe) a été lancée aux Etats-Unis, mais n'a pas abouti, Apple ayant accepté entre-temps de dédommager ses clients et de proposer des batteries de remplacement.
-Voitures
Il arrive de plus en plus souvent qu'un moteur devienne inutilisable, faute de pouvoir trouver les pièces détachées de rechange (YH : ou que celles-ci soient trop chères avec la main d'oeuvre par rapport à la valeur entière du véhicule !)
Comment lutter contre l'obsolescence programmée ? Les sites internet d'aide à la réparation
Nombre de consommateurs donnent des conseils pour réparer des appareils électrique.
Le site américain Ifixit.com propose des vidéos, sur lesquelles les salariés montrent comment tout réparer, du grille-pain à la voiture en passant par l'ordinateur portable ou la machine à laver.
En France, il y a le site Commentreparer.com (qui répertorie des sites de pièces détachéees d'électro-ménager), ou le forum de réparation Tout-electromenager.fr .
La réponse législative
Le CEC souhaite que l'Union européenne se saisisse de cette question
Il demande que, pour chaque appareil acheté, le consommateur ait accès à l'information sur la durée de vie de l'appareil. Il estime que la durée de la garantie de conformité devrait être allongée en fonction de cette durée de vie moyenne.
En attendant, le CEC soutient la proposition de loi "visant à lutter contre l'obsolescence et à augmenter la durée de vie des produits" déposée le 18 mars sénateur Jean-Vincent Placé (Europe Écologie Les Verts).
Ce texte propose d'étendre la durée légale de conformité des produits électriques et électroniques, de deux ans actuellement, à trois ans au 1er janvier 2014, quatre ans au 1er janvier 2015 et cinq ans au 1er janvier 2016.
"Le fabricant aura ainsi intérêt à produire des biens plus durables, tandis que le consommateur n'aura pas intérêt à renouveler l'achat avant la date d'expiration de la garantie", explique l'exposé des motifs.
Actuellement, pendant les six premiers mois à compter de la vente, le consommateur n'a pas à prouver l'antériorité du vice, mais seulement son existence. La proposition de loi propose d'étendre ce délai à deux ans.
Le texte dit aussi que le consommateur doit pouvoir disposer des pièces détachées indispensables ) la réparation dans un délai d'un mois, et pendant une période de dix ans à partir de l'achat.
Le texte fera l'objet d'un débat au Sénat mardi 23 avril, à partir de 14h30
D'autres articles de Sosconso: Quand Huis Clos force la main aux personnes âgées
Source : http://sosconso.blog.lemonde.fr/2013/04/20/quand-la-panne-est-programmee-par-le-fabricant/
Yves Herbo-SFH-04-2013
Communication de Bill Ryan sur une information mondiale importante
Communication de Bill Ryan sur une information mondiale importante
Bill Ryan
Bill Ryan (BR) : Au cours de l'été 2010 j'ai été abordé par un homme très inhabituel. Il raconte l'histoire de ce contact dans cette interview. Je l'ai appelé « Charles ».
Il a travaillé pendant de longues années pour le groupe élitiste qui considère que la responsabilité de gérer la planète lui incombe. Charles n'est ni universitaire, ni historien, ni scientifique. Mais il souhaitait communiquer des informations importantes sur la vision mondialiste et la philosophie de ce groupe -- vues de leur côté : ce qu'ils essaient de réaliser, pourquoi et comment. Lui et moi avons jeté les bases d’une amitié fondée sur l’estime réciproque. Dans cette interview, Charles expose son propre ordre du jour. Il aspire à ce qu’il appelle une « compétition loyale ».
De nombreux sujets n'ont pas été traités dans cet entretien. Il s'agit ici, dans une certaine mesure, du début d'un dialogue. Le groupe de 33 personnes, pour lequel Charles travaille, saisit indirectement cette occasion de communiquer. J'ai rapporté cet entretien aussi fidèlement que possible.
Conformément à l’habitude journalistique, on m'a demandé qu'une partie des informations données à ce stade le soit hors micro. Vous constaterez au fil de cette interview que de très nombreuses questions demeurent sans réponse. Je souhaiterais qu'un entretien complémentaire ait lieu. Mais la décision ne m'appartient pas.
J'ai trouvé intéressante la seconde moitié de 2010. Son point culminant est cette occasion qui m'a été offerte de communiquer indirectement, par l'intermédiaire de cette vidéo et de Charles lui-même, avec le groupe des gens qui dirigent la planète. Voici ce que j'aimerais dire à ce propos : je comprends l'histoire et le contexte que Charles a expliqués -- en partie reproduits dans cette interview. Mais il y a une autre façon de voir les choses.
Si vous êtes appelés à être les véritables dirigeants de cette planète, vous pourrez être les capitaines du Vaisseau Terre, et investis de la responsabilité de l'ensemble de la Famille Humaine. Une opération de nettoyage à grande échelle pourra avoir lieu. Vous savez que la technologie existe. Si nous y participons tous, c'est faisable.
De l'eau potable, de l'air pur, des océans propres, de l'énergie gratuite, une faune abondante, la santé et l'éducation pour tous.
La Terre pourrait être une planète paradisiaque, un modèle pour ce secteur de la galaxie.
La Race Humaine est une expérience à grande échelle et sur le long terme. Cette information, que vous avez confirmée par l’intermédiaire de Charles, ne paraîtra pas nouvelle à bon nombre de ceux qui regardent cette vidéo. Charles a expliqué que la race extraterrestre qui a initié ce projet, laisse tous les événements se dérouler, avec pour politique de ne pas intervenir. On peut soutenir que la conclusion optimale aux yeux de tous -- un résultat qui enchanterait ceux qui sont à l'origine du projet -- serait que la Race Humaine se prenne en charge, et qu'elle montre ce dont elle est capable.
Ce que vous laisseriez en héritage, ici et ailleurs, pour l'éternité, pourrait être :
« Nous avons réparé les dégâts. Nous avons inspiré et financé ce qu'il y a de mieux et de plus génial au monde dans chaque nation, dans le but de travailler ensemble pour résoudre les problèmes. Nous avons entièrement restauré ce beau, ce magnifique joyau de ce système solaire. Regardez ce que nous avons fait quand la Famille Humaine tout entière, organisée, déterminée, placée sous une direction inspirée, a travaillé ensemble, pour montrer simplement ce qu’on pouvait faire. »
Interview intégrale en PDF :
les-dirigeants-du-monde-project-avalon-jan-2011.pdf
Yves Herbo : une information a prendre comme telle, c'est à dire que Bill Ryan (dont l'honnêteté n'est pas mise en cause) peut aussi avoir été victime d'une certaine désinformation volontaire... qui indiquerait d'ailleurs elle-même que le sujet est important et que les citoyens du monde entier doivent être vigilants, tant sur les apparences des choses que sur leurs réalités concrètes et résultats visibles... Comparez ce que vous voyez et entendez de plusieurs sources et non pas d'un seul journal d'information télévisé ou d'un seul gouvernement, d'un seul parti politique ou d'une seule autorité religieuse, d'une source... et si on fait vraiment abstraction de toutes ces influences psychologiques de la société, on ne peut que constater froidement la misère de l'immense majorité du genre humain à l'avantage de quelques nantis qui ne peuvent l'admettre...
MAJ : j'avais laissé le temps aux plus curieux de chercher la suite et l'actualité de cette communication (il suffit de cliquer sur le lien Bill Ryan en haut pour trouver facilement) mais voici un lien direct pour ceux qui ont demandé : http://projectavalon.net/lang/fr/whats_new_fr.html
Yves Herbo-SFH-04-2013



























