lire
Existe-t-il un univers parallèle – Avec Morgan Freeman
Existe-t-il un univers parallèle – Avec Morgan Freeman
Source image:http://www.stream-tv.fr/reportage-tv/
Pourrait-il y avoir plusieurs versions de la réalité ? Morgan Freeman étudie la possibilité que le destin de l’univers puisse dépendre de jumeaux cosmiques... :
DEPENDANCE TOTALE
Voilà un petit texte que j'ai retrouvé et qui a été "pondu" en 1972, alors que j'avais encore 12 ans ! Le voici reproduit ici en intégralité et pour la première fois d'ailleurs. Soyez donc indulgent avec lui et pardonnez ses défauts de jeunesse (quel titre...).
DEPENDANCE TOTALE
Thaïf s'inquiétait énormément. On l'avait arraché à sa terre natale et on l'avait emporté dans un endroit sec et pauvre. Où il était avant, il se portait bien, on prenait soin de lui et l'endroit était humide à point.
Le plus incroyable était qu'on lui avait coupé toutes ses substances nourricières. Comment l'être qui prenait soin de lui voulait--il que Thaïf reprenne vie ?
Les nourrisseurs- ainsi les Guers appelaient les êtres qui prenaient soin d'eux - étaient des choses gigantesques et répugnantes, qui leur procuraient la nourriture, l'eau et le site d’implantation.
Thaïf savait qu'il avait changé de nourrisseur, et il sentait bien que ce dernier était beaucoup moins amical. Il regrettait son ancien nourrisseur. Thaïf savait également que des Guers mourraient par la faute de certains nourrisseurs. Cela allait-il lui arriver ? Jamais il ne s'en aurait douté, auparavant. Thaïf avait un peu peur. Si il aurait pu se déplacer, il se serait enfuit. Mais les Guers avaient perdu le pouvoir de se mouvoir depuis de nombreuses générations.
Les Guers étaient des êtres frêles, qui n'esquissaient plus aucun mouvement. Leur civilisation était fondée sur la spiritualité, et ils correspondaient entre eux par télépathie. Les Guers pouvaient vivre longtemps, ou mourir dès leur naissance. Cela dépendait exclusivement des nourrisseurs, et de nombreux Guers regrettaient cet état "de chose.
Les Guers n'étaient entrés qu'une fois en contact avec les nourrisseurs, il y avait des quantités immenses de générations auparavant. Mais les Guers se transmettaient leur histoire depuis toujours, et ils n'oubliaient pas.
Et la seule fois que les Guers ont pris contact avec les nourrisseurs, cela avait été pour sceller un contrat. Les conditions étaient simples, et à l'avantage des Guers. Les nourrisseurs devaient éternellement prendre soin d'eux, et de leur coté, les Guers devaient faire profiter les nourrisseurs de leur beauté. Car les Guers étaient beaux, et ils le savaient.
Et les Guers se laissèrent faire, ils s'implantèrent partout sur la planète et procréèrent. Mais les Guers devaient rester immobiles, afin de toujours montrer leur beauté aux nourrisseurs. En effet, si les Guers partaient après avoir été nourris, le contrat était faussé, cassé. Mais les êtres frêles, à force de rester immobiles, perdirent le pouvoir de se mouvoir et ils procréèrent sur place, donnant toujours aux nourrisseurs de nouveaux Guers à soigner.
Les Guers regrettaient aussi de n'avoir rien d'autre à offrir que leur beauté aux nourrisseurs. Il existait des Guers sauvages, qui s'implantaient d'eux-mêmes et qui se nourrissaient naturellement et comme ils pouvaient. Ces Guers-là étaient beaucoup moins beaux que les " civilisés ".
Parfois, Thaïf regrettait de ne pas être un Guer sauvage. Maintenant, les Guers étaient les esclaves des nourrisseurs, ils ne pouvaient plus rien contre eux, et si les nourrisseurs voulaient les laisser mourir, ils mourraient.
Les Guers regrettaient leurs grands pouvoirs télépathiques de jadis, ceux avec lesquels ils avaient pris contact avec les nourrisseurs. Maintenant, les Guers étaient contrains de se laisser faire, ils ne pouvaient plus entrer en contact avec leurs protecteurs. Ils étaient abaissés au niveau des animaux asservis.
Thaïf sentit que son nourrisseur arrivait. Allait-il enfin être bien soigné ? Il suffirait de bien peu pour qu'il reprenne vie. De l'eau, tout simplement.
Thaïf sentit soudainement l'humidité du sol. Son nourrisseur lui donnait enfin de l'eau ! Thaïf étendit doucement ses antennes nourricières. Elles se rétractèrent aussitôt. Il y avait bien de l'eau, mais il avait détecté des substances chimiques néfastes dans cette eau. Il ne pouvait pas se réhydrater. Son nourrisseur voulait-il sa mort, ou bien ne s'était-il pas rendu compte que son eau était polluée ?
Soudain, Thaïf sut qu'il allait mourir. Il dit adieu à ses congénères, leur expliquant son cas, et laissa sa beauté se flétrir. Il avait résisté très longtemps, trop longtemps. Il sentit sa parure tomber, son corps se courber.
Le nourrisseur allait-il le laisser ainsi ? N'avait-il pas de pitié ? Que faisait-il du contrat ? Ses minuscules cellules cervicales atrophiées se désagrégeaient. Il essaya de faire un mouvement, comme il l'avait si souvent tenté, mais il n'eut pas plus de succès que les autres fois. Il sentit un être reproducteur se poser sur l'un de ses organes sexuels, mais il s'envola aussitôt, probablement déçu. Les êtres reproducteurs étaient des choses minuscules, à l'inverse des nourrisseurs. Ils n'étaient pas intelligents, ils faisaient ça par besoin.
Les Guers étaient hermaphrodites, mais ils ne pouvaient plus se reproduire directement. Alors, de petits êtres transportaient les gènes d'un organe sexuel à l'autre, ensemençant ainsi. Les Guers aimaient bien les reproducteurs, car en définitive, c'était grâce à eux qu'ils pouvaient procréer maintenant. Plus aucun être ailé de se posera sur Thaïf, maintenant...
Thaïf sentit ses pointes organiques se hérisser, uniques et pauvres défenses contres les attaques. Ses membres protecteurs se flétrissaient. Soudain, une atroce douleur monta en Thaïf, partant des organes nourriciers et implanteurs. Thaïf sut aussitôt que c'était la fin. Des centaines de Guers entendirent le cri déchirant de Thaïf. On commença une cérémonie d'adieu et de tristesse...
Jamais les Guers n'auraient imaginé que les nourriciers auraient pu oublier leur contrat, pendant ces millénaires. En effet, quand les Guers les avaient connu, ils n'étaient encore que des idiots primitifs. Les Guers, eux, restaient toujours au même niveau, et ne pouvaient comprendre l'évolution, c'est ce qui les perdait...
* * *
Manuel Cortega cracha à terre et jeta sur le sol le massif d’orchidées qu'il venait d'arracher. Il avait volé cette plante il y a quelques jours, dans une belle propriété de la ville. Il aurait voulu qu'elle reprenne. Quel chic cela aurait fait, parmi les cases des voisins du bidonville !
Manuel haussa les épaules et rentra dans sa case en tôle, où ses six enfants l'accueillirent avec un bruit infernal. Agacé, il ressortit, regarda en passant les restes du beau massif d’orchidées. Mais les racines pourrissaient, les fleurs étaient flétries et les feuilles déchiquetées. Il haussa à nouveau les épaules. Drôle d'idée, qu'il avait eu de replanter une plante de riche dans un bidonville. Hier, il avait eu son jour de succès. Tout le monde venait voir son orchidée. Aujourd’hui, c'était fini.
Bah, soupira-t-il, cela avait égayé un peu sa vie de pauvre. Il se tourna vers la mer et contempla le paysage grandiose d'un air outré. Il se demanda pourquoi tant de monde venait voir Rio, capitale des bidonvilles !
Le même jour, des milliers d’orchidées moururent à Rio de Janeiro. C'était le premier geste de protestation des Guers. Mais personne n'y fit attention…
Le jour où les Guers mourront tous le même jour, par leur désespérance, peut-être les humains se souviendront-ils de leur contrat ? Qui sait ?...
FIN
© Yves Herbo - 29-03/2012
Retour sur les géoglyphes amazoniens
Retour sur les géoglyphes amazoniens
artefact trouvé près d'un glyph
Après des découvertes archéologiques stupéfiantes dans la région ces dernières années, des travaux de terrassement sur le terrain de M. Araújo, éleveur de 62 ans, ainsi que sur des centaines d'autres dans les environs, dévoilent des structures très anciennes; elles pourraient bouleverser la compréhension conventionnelle de la plus grande forêt tropicale humide au monde.
La déforestation qui a dépouillé l'Amazone depuis les années 1970 a ainsi exposé un secret longtemps caché sous l'épaisse forêt: des formes géométriques parfaitement conçues couvrant des centaines de mètres de diamètre.
Un Nasca brésilien ?
Alceu Ranzi, un savant brésilien qui a aidé à découvrir ces carrés, octogones, cercles, rectangles et autres ovales qui composent ces sculptures terrestres, a déclaré que ces géoglyphes, révélés par le déboisement, sont aussi importants que les célèbres lignes de Nazca dans le sud du Pérou : "Ce qui m'a impressionné le plus au sujet de ces géoglyphes était leur précision géométrique, et la façon dont on les a fait émerger de la forêt". M. Ranzi, paléontologue, avait découvert les géoglyphes dans les années 1970 et, des années plus tard, a fait des relevés par avion.
Congrès de Phoenix de mars 2012 : le cas du 04-11-2010
Congrès de Phoenix de mars 2012 : le cas du 04-11-2010
Lors du Congrès international sur les Ovnis à Phoenix du week-end dernier, le Général en retraite chilien Ricardo Bermudez, directeur du Comité d’études des phénomènes aériens anormaux (rattaché à la Direction Générale de l’Aviation Civile), a présenté les résultats d’une enquête sur un cas d’observation remarquable d’ovni, survenu dans la matinée du 4 novembre 2010, lors d’une parade de l’armée de l’air à Santiago du Chili.
Le défilé faisait partie d'une cérémonie qui a lieu tous les quatre ans, pour célébrer le changement du commandant en chef de la Force aérienne chilienne. Le président, les chefs de l'ensemble des forces armées chiliennes, et de nombreux autres fonctionnaires étaient présents. Pendant la parade, un groupe d'aviateurs chiliens, voltigeurs de la Force Aérienne, appelés les Halcones, un groupe de F5 et une formation de F16, ont survolé les spectateurs. Les vidéos montrent différents stades de ces survols différents. Ces videos ont été regroupées en un film ci-dessous.
Bien que rien d’anormal ne fut remarqué lors de la parade par les nombreux fonctionnaires et militaires présents au sol, 7 témoins se sont par la suite présentés avec des vidéos montrant un objet métallique avec un dôme rond évoluant à grande vitesse.
Au cours de son enquête, le Général a notamment consulté des astronomes qui ont estimé la vitesse de l’ovni à 10.000 km (6213 miles) par heure. L’enquête a établi que l’objet n’était pas une météorite, ni une comète ou un phénomène de rentrée atmosphérique, encore moins un oiseau ou un avion.
Le Général Bermudez à gauche, Richard F. Haines (Nasa research scientist, ret.) au centre, l'ancien controleur aérien Gustavo Rodriguez à droite
En outre, le rapport des scientifiques laisse apparaître que l’ovni a entrepris une manoeuvre risquée d’ouest en est, à une distance proche des avions, à basse altitude et à grande vitesse, sans faire de bruit.
Le Général Bermudez avait toujours été sceptique, mais l’étude de cas d’observations d’ovni l’a convaincu de la réalité du phénomène. Il étudie tous les films récupérés et le même objet métallique avec un dôme apparaît sur chaque vidéo, avec des angles différents. Il plaide pour qu’un organisme soit créé au niveau de l’ONU afin que le phénomène soit étudié à l’échelle mondiale.
source: http://www.huffingtonpost.com/alejandro-rojas/ufo-video-chile_b_1338283.html
http://www.huffingtonpost.com/leslie-kean/the-extraordinary-ufo-sig_b_1342585.html#s782220&title=UFO_and_Halcones
Yves Herbo traductions, S, F, H, 03-2012
Je n'étais qu'un androïde - Extrait
Je n'étais qu'un androïde - Extrait
Extrait de mon roman de SF " Je n'étais qu'un androïde", paru en 2011 aux éditions Baudelaire, puis LULU.com. (c) Yves Herbo.
" (...) Le Coordinateur m’a bien tué. Alors, les terriens ont le moyen de faire renaître les morts ! Je peux bouger. Nephtys me regarde avec des yeux étonnés. Je lui souris avant de me lever. Grey me plonge dessus, il me pousse sous une racine
Le Coordinateur ! Il devrait à nouveau essayer de nous tuer ! Pourquoi ne le fait-il pas ? Grey me fait signe. Il faut partir. Des militaires arrivent dans notre direction. Les questions, à plus tard !
— Où allons-nous ?
—Nulle part. Nous nous planquons dans la jungle.
—Suis-nous !
Je ne comprends pas tellement le terme «planquer» que Grey a employé. Nephtys s’est déjà éloignée en suivant Blue. Je suis le dernier. Ça m’apprendra à me poser trop de questions. Sur ce point le Coordinateur avait raison.
Je m’élance en courant à la suite de Grey. Je me retourne un instant en entendant un bruit. Plusieurs militaires habillés en rouge, je les vois. Ils se mettent à courir vers moi. Je ne vois plus Grey. Les branches épineuses me giflent et me déchirent dans ma fuite. Tant pis ! Je fonce. Tout droit. Je sens un rayon me frôler. Un arbre à côté de moi tombe en flamme. Vite ! Encore plus vite ! Alors que je saute par-dessus un gros tronc renversé, je sens une main me retenir par la jambe. Je suis pris. Avec l’énergie du désespoir, je me secoue. L’homme m’attire vers lui, sous le tronc.
— Qu’est-ce qui te prend ! Cache-toi !
C’est Grey ! Je n’ai pas le temps de m’excuser. Un, puis deux, bientôt des dizaines de soldats sautent par-dessus notre tronc. Personne ne nous voit. Ils poursuivent Nephtys et les autres. Espérons qu’ils leur échapperont.
Nephtys ! Pourvu que... Grey sort hors de notre cachette. Il m’attire dehors.
— Bon Dieu, secoues-toi un peu ! Il faut à tous prix trouver une bonne cachette. Ensuite, nous essaierons de rejoindre les autres.
Nephtys !
On n’y peut rien. Blue aura prit soin d’elle.
Je ne dis rien. J’ai peur ! Je ne m’attendais pas à être si rapidement et si souvent confronté à la violence.
— Allons par là. Grey me désigne le coin le plus épais de la jungle.
— Non ! C’est là que se trouvent les bêtes carnivores, les plantes...
— Nous n’avons pas le choix !
A ces mots, Grey se met à courir dans cette direction. J’hésite un instant, puis je le rejoins. Un groupe de soldats nous a vus, mais nous sommes trop loin pour eux, ils se contentent d’attendre leurs congénères à l’abri. Nous nous enfonçons dans la brousse, nous avançons sans nous arrêter. Sceuz est presque couché quand nous nous arrêtons. Nous sommes exténués, épuisés. Grey me tend mon arme. Je ne m’étais même pas rendu compte que je ne l’avais plus. Grey me regarde attentivement.
— Nous avons eu de la chance. J’espère que les autres aussi.
— Comment nous avez-vous sauvés ?
— Cela a été un réflexe pour moi. En vous voyant tordre de douleur, j’ai saisi mon arme et je vous ai paralysés.
— Donc le Coordinateur n’est pas aussi puissant que cela. Mais en ce moment, comment ce fait-il qu’il me laisse en vie ?
— Il doit te croire mort. Et il ne cherche plus tes pensées.
Cela m’étonne. J’ai faim. Et il me faudrait du Régéné. Grey me tend l’une des pastilles nutritives que les terriens portent tout le temps sur eux. Aucun goût. Je ne suis pas satisfait. J’ai toujours aussi faim.
Oh ! D’un seul coup, je me sens plein, comme si j’avais avalé tout un repas ! Je n’ai plus faim ! C’est prodigieux. Je ne questionne pas Grey. Il s’est endormi. Moi, je n’arriverai jamais à dormir. Et d’ailleurs, il faut que quelqu’un veille.
Je repère un arbre et je grimpe sur l’une de ses grosses branches. De là, j’ai une bonne vue d’ensemble. Mes regards se portent vers la direction de la ville. Je ne la vois pas, mais une luminosité nébuleuse flotte au-dessus des collines.
J’entends des bourdonnements, les vaisseaux militaires n’arrêtent pas leurs rondes. Je perçois un mouvement. Loin. Très loin. Là même où les soldats ont commencé à nous poursuivre. Des rayons. Les soldats tirent sur quelqu’un. Une forme se met à courir devant eux. Un rayon... Non !
La forme s’est désintégrée !
Nephtys ! Ou un autre. Iven, Dennis, Blue ou Gain ! Si c’était Nephtys ? Il faut que j’aille voir. J’aperçois Grey, trente mètres plus bas. Je suis sur un arbre qui domine les autres. C’est un Hytuis, un arbre puissant, sage et éternel.
Je ne peux pas abandonner Grey. Les monstres, les bêtes carnivores. Que faire ? Rien. Attendre. Sceuz a disparu. La nuit tombe rapidement. Une nuit noire. Toujours noire, vu qu’aucun satellite ne tourne autour d’Edan. Je ne vois plus rien. Des ombres, des formes vagues. Des bruits. Des milliers de bruits différents.
Les animaux nocturnes sortent de leur tanière. Les monstres vont sentir les chairs pleines de vie. Des bourdonnements dans le ciel, des éclairs pourpres et jaunes. Les autres doivent se battre, se défendre. Et nous, nous sommes cachés, nous ne craignons rien. Rien, sauf les monstres. J’ai envie de partir, d’aller aider les autres. Non.
Coincé ici… Je m’ennuie. Mes yeux se ferment. Il faut que je tienne. Les monstres ne pardonnent pas les erreurs.
Je... Suis fatigué. Je sursaute. Je m’étais endormi. A peine cinq minutes, mais c’est trop, déjà. Je n’arrive pas à veiller. Il faut que je bouge, que je redescende du Hytuis. Il faut que...
Que se passe-t-il ? Des bruits, des cris, des gémissements. Je me suis endormi ! Il y a trois heures que je... Grey ! Les monstres sont là ! Il faut l’aider. Je descends rapidement. J’entends les cris désespérés de Grey. Il n’a sûrement pas eu le temps de saisir son arme. Arme ! Je dégaine la mienne. Tout en descendant, je braque le canon, avec sa torche intégrée, vers les formes qui bougent sans cesse. Je ne vois rien. Je risque de toucher Grey en tirant.
Dans mon énervement, je perds mon équilibre. Heureusement, je n’étais plus haut. Je roule au bas de l’arbre sur le tapis herbeux. Une forme bondit sur moi. Affreux. C’est un Spix, c’est énorme reptile à huit pattes et qui crache du venin. Je n’ai pas lâché mon désintégrateur. Le Spix est sur moi. Il m’étouffe ! Je suis déjà à bout de souffle quand mon index pousse maladroitement le poussoir. Une intense lumière pourpre, un grésillement. Une odeur affreuse. Le rayon a fait éclater la tête du monstre. Je me dépêtre des lambeaux de chair qui me recouvrent. Je vois mieux. Grey a affaire à deux Kywls. Ce petit monstre volant dont la langue empoisonnée peut se projeter à des mètres du corps.
Ce monstre horrible, dont les trois yeux à facettes, proéminents, font se figer la proie. Grey se bat avec l’énergie du désespoir. Les deux monstres n’ont pas encore pu ajuster Grey pour projeter leurs langues. Grey vient de s’écrouler, il a glissé sur l’herbe. Mes deux mains sur mon fulgurant, je tire sur le premier Kywl. Je le loupe. Je dois m’y prendre à trois fois pour désintégrer la bête. Il était temps. La langue allait jaillir et tuer Grey. Le deuxième monstre fonce maintenant sur moi. Ses grandes ailes membraneuses m’enveloppent. Je suis fichu ! Non ! Un éclair jaune illumine la végétation alentour. Le monstre est prit d’un long frémissement et glisse le long de mon corps. La nuque arrachée par un rayon fulgurant, la bête est morte.
Je regarde Grey. Il tient encore son fulgurant braqué. Il me regarde, les yeux et le regard vide. Il lâche l’arme et s’écroule. Je remets l’arme dans sa gaine et je saisis Grey par l’épaule. Il n’a rien. Choqué, surpris, c’est tout. Il a gardé les yeux ouverts. Il me regarde en silence. Puis, après un tremblement, il se lève, soutenu par mon épaule.
— Qu’est-ce... Vos monstres carnivores ?
— Oui, un Spix et deux Kywls. Tu as eu de la chance.
— Grâce à toi...
— Non. Si je ne m’étais pas endormi, les trois monstres n’auraient pu s’approcher. C’est de ma faute. Je me suis endormi sans te demander ton avis.
— Nous étions tous les deux fatigués.
Je ramasse son arme et je lui tends.
— Ces monstres travaillent ensembles ?
— Oui, Grey, les monstres carnivores sont tous complices. Ils se partagent les proies. Nous sommes tombés sur les moins dangereux, heureusement !
— Les moins dangereux ? Gulp... Je ne préfère pas tomber sur les autres ! Maintenant que nous sommes réveillés, autant continuer notre chemin.
Je dois lui parler des autres, et de la mort probable d’au moins l’un d’entre eux...
Lui ayant tout dit, nous nous dirigeons prudemment vers l’endroit où la forme a été désintégrée. II nous a fallu deux heures pour parvenir à l’endroit. Nous avons dû éviter deux groupes de soldats. Nous avons failli être attaqués par un monstre. Maintenant, nous y sommes. Il n’y a plus personne. De nombreuses traces montrent que des dizaines de soldats sont passés ici. D’un commun accord, nous nous enfonçons dans la jungle, là où les autres ont disparu.
Nous avons trouvé des touffes de cheveux, ils appartiennent indéniablement à Nephtys. Les chaussons métalliques laissent des empreintes assez repérables, et les bottes des soldats écrasent tout sur leur passage.
Alors que nous nous trouvons au milieu d’une petite clairière, nous entendons un bruit de branches cassées derrière nous. Nous nous retournons ensemble. Aussitôt, nous repérons deux formes tapies dans les broussailles. La nuit nous empêche de voir qui sont ces formes. Mais, par contre, la brillance des armes qui sont braquées sur nous est visible. Comme Grey, je lève les mains. Les deux formes sursautent et se lèvent ensemble. La nuit est si noire que nous ne voyons même pas la coloration des vêtements. Des «flics» ou des soldats ? Les deux formes se mettent à courir vers nous et lancent de légers cris. Grey baisse lentement ses bras et s’apprête à saisir son arme. Les deux formes arrivent.
Blue ! Nephtys ! Je ne peux retenir un strident cri de joie. Nephtys se jette dans mes bras et Blue se met à taper fortement sur l’épaule de Grey. Nous rions tous fortement, à nous crever les poumons.
D’un seul coup, des cris retentissent autour de nous. Quel bruit nous avons fait ! Sans plus réfléchir, nous nous mettons tous à courir devant nous sans même savoir où nous nous dirigeons. Des rayons jaunes et pourpres fusent derrière nous. Je ne lâche pas Nephtys de la main. Grey et Blue sont devant nous. Nous avons tous dégainé nos armes, et, parfois, Grey s’en sert pour détruire tel ou tel arbre qui nous gêne dans notre fuite.
Il faut croire que la chance est avec nous car les soldats sont retardés par une attaque de monstres. La nuit est encore là, et nous les semons facilement. Au bout d’un moment, nous grimpons tous en haut d’un Hytuis. C’est le moment de faire le point.
— As-tu des nouvelles de Gain, de Iven et de Dennis ? demande Grey à l’adresse de Blue.
Le tireur d’élite nous montre un petit appareil et nous dit que, grâce à ce mini récepteur, il avait parlé avec Gain. Gain est tout seul, il est caché dans une grotte ou un terrier d’animal, il avait mal compris. Il n’a aucune nouvelle des deux autres.
— Il faut retrouver les autres, Gain d’abord, décide Grey. Comment avez-vous échappé aux soldats ?
Nephtys répond.
— Comme tous les autres, nous avons fui à toute vitesse, nous enfonçant dans la jungle. Nous avons semé les soldats en suivant un cours d’eau. Puis, nous avons trouvé un large trou caché par les buissons, en bordure de ce cours d’eau. C’était humide et nous avons eu froid, mais nous sommes vivants !
— Vous ne savez pas quelle direction a pris Gain ? Quand l’avez vous vu pour la dernière fois ?
— Il était devant nous. Puis, nous avons tourné pour éviter des arbres, et nous l’avons perdu. Où il est ? Nous ne le savons pas !
Grey observa un temps de silence, se mordant les lèvres. Puis, il se décida.
— Nous allons attendre la fin de la nuit, après nous nous mettrons à la recherche des autres.
Tout le monde était d’accord sur ce point, mais je crus nécessaire de dire quelque chose.
— D’accord, mais nous ne pourrons pas échapper continuellement aux soldats.
— Je
— O.K., après, Markur et toi veillerez.
Nephtys protesta, mais rien ne nous fit revenir sur notre décision. Elle dormira toute la nuit, tout le restant de la nuit, plutôt. Un point c’est tout !
Le restant de la nuit s’est bien passé. Nous nous sommes tous un peu reposés et nous sommes prêts à affronter toute l’armée s’il le faut. Nous nous mettons en route. Nous ne savons pas dans quelle direction aller précisément, mais nous appellerons en route Gain, pour savoir. Il ne faut pas moisir dans le coin trop longtemps et bouger souvent. Ce sont les propres paroles de Grey.
Blue a appelé Gain. Il se trouve plus au nord. C’est à dire que nous devrons refaire tout le chemin en sens inverse. Gain s’est rapproché de la ville. Ce n’est pas prudent, mais Gain assure qu’il est en sécurité pour l’instant.
On commence à avoir très peur pour Dennis et pour Iven. L’un des deux est mort, c’est sûr. Mais l’autre ? Nous croisons de plus en plus souvent des groupes de soldats. Jusqu’ici, nous avons pu nous cacher à temps, mais d’un instant à l’autre, nous pouvons être découverts. Plus aucune nouvelle de Gain. Blue l’a rappelé deux fois, mais aucune réponse ne nous est parvenue. Notre angoisse grandit à chaque instant. Pourquoi ce silence ? Un bruit. Le bruit d’une course éperdue. Une respiration essoufflée. Des branches cassées, des appels et des rayons. Nous nous couchons tous. Un fuyard s’approche. Mais les soldats ne sont pas loin. Juste derrière... Peut-être Gain, ou un autre.
Nous écarquillons nos yeux pour savoir de quel coté le fuyard va apparaître. Le voilà ! Il vient de jaillir à ma droite.
Le temps de voir son visage. C’est Gain ! Grey a plongé dans ses jambes et l’a attiré sous les
Mais, soudain, deux hommes s’arrêtent. Ils observent les traces. Les traces de Gain s’arrêtent d’un seul coup, là où Grey a saisi ce dernier par les jambes. Ensemble, les deux soldats se tournent vers les
La réaction de Grey fut immédiate, mais l’un d’eux eut le temps de crier avant de se volatiliser sous un rayon. Les soldats reviennent en arrière et d’autres arrivent. Il n’y avait pas de choix. Qu’une alternative. Nous étions repérés.
Encerclés. Des dizaines de soldats, prêts à tout, surveillaient les
L’attaque se déclenche. Un rayon vient carboniser un arbre, jusqu’à ce qu’il s’écroule. Ils cherchent à nous faire bouger. Que faire ? C’est alors que je vois deux soldats. Ils rampent à ma gauche. Ils veulent surprendre Blue. Avec un sourire figé, je les ajuste tranquillement.
Je vise le premier. Un véritable tir aux... Quelle est cette expression terrienne que prononce parfois Grey dans de telles circonstances ?
Le soldat tient déjà son arme levée. Dans un sourire méchant, je vise la main qui tient l’arme. Le poussoir est sur le fulgurant. Mon doigt enfonce la touche. Avec un rictus forcé, je vois le soldat sursauter.
Il s’est couché. Il regarde, les yeux grands ouverts de surprise sa main carbonisée, presque arrachée. Un cri monte dans sa gorge. Pris de remords, je le désintègre. Sa souffrance m’a dégoûtée.
L’autre soldat n’a pas bougé, il a regardé son camarade avec une expression de terreur. Il regarde partout. Il sait qu’il est visé, maintenant. Son regard rencontre le mien. Nous
En glissant parmi les herbes, je pense furtivement que la même mort que ces deux jeunes soldats peut me cueillir à tout instant. Je n’ai pas le loisir d’y réfléchir longtemps.
Un groupe de soldats fait mouvement vers Nephtys. Avec une grimace de pitié, je règle mon arme infernale sur la désintégration. Un soldat du groupe m’a vu. Nous tirons tous ensemble. J’ai le temps de voir deux hommes disparaître avant de rouler sur le coté pour éviter les trois ou quatre rayons pourpres qui bondissaient vers moi. Avec un frisson d’horreur, je vois l’endroit où je me tenais il y a une seconde s’enflammer.
Les yeux voilés pas la sueur et mes cheveux, je tire. Je tire sans m’arrêter. Tirer, toujours tirer. Je continue à tirer même quand tous les soldats sont morts... Mes rayons n’arrêtent pas de balayer les arbres devant moi. J’entends un cri.
— Ça va Markur, merci !
C’est Nephtys. Mes doigts se détendent. Je roule sur le coté. Les yeux fermés. La sueur m’inonde. Je sens une présence à coté de moi. Je braque la tête avant même d’ouvrir les yeux. C’est Nephtys. Je lui souris faiblement pendant qu’elle me demande si je vais bien.
— Bien sûr que je vais bien. N’importe comment, il n’y a que deux alternatives : être désintégré ou aller bien ! Alors, puisque je suis vivant, je vais bien ! A part que j’en ai marre, expression terrienne, que je suis fatigué et que j’ai pitié.
— Ne crois pas que je n’aie pas pitié de ces hommes qui obéissent aveuglément au Coordinateur. Mais il s’agit de notre vie !
Elle a raison, comme toujours. Elle m’aide à me relever et à reprendre mon souffle. Les soldats sont partout, elle m’en montre des dizaines, des centaines. Grey et les deux autres se défendent avec acharnement. Ils sont durement attaqués. Il est temps que nous allions les aider. Nous fonçons donc vers nos amis. Et nous retrouvons nez à nez avec trois soldats. Ou plutôt, nous arrivons pile dans leur dos. Un seul se retourne à temps. Sans réfléchir, nous les désintégrons sans nous arrêter, à la volée. Les trois terriens nous aperçoivent. Ils arrêtent leur tir.
Alors que nous sommes presque arrivés aux
Nous avons plongé dans l’herbe haute. J’attire Nephtys contre moi pour la protéger. Je me sens défaillir quand je sens son corps contre le mien. Une brusque envie de...
L’arbre sous lequel étaient Grey, Blue et Gain vient d’être touché. Il s’est écroulé. D’un effort, je me lève et, demi plié, je fonce vers l’arbre en flamme. Nephtys ne m’a pas suivie. J’aperçois Grey et Blue qui se glissent sous les feuilles. Gain m’appelle, il est bloqué sous les
Ma main prend
Soudain, il me murmure que Nephtys est en danger. Je sursaute et j’essaie de me lever, mais Gain me calme et décide d’aller aider Nephtys. Gain est partit. Je me relève difficilement, en m’aidant d’un arbre. Je ressens une légère douleur à la tête. Je me tâte la tête et quand je retire mes doigts, je constate avec surprise qu’ils sont pleins de sang.
C’est un flot de sang qui brouille ma vue. Avec un crachement de colère, je saisis une grande feuille d’un arbre et je nettoie ma plaie, qui est assez superficielle. Je vais un peu mieux. Je vais jeter un coup d’oeil au-delà des arbres.
Là, je pousse un cri. Je vois une trentaine de soldats qui encerclent Nephtys et Gain, ces derniers ont les bras levés. Je braque mon arme mais je n’ai pas le loisir de m’en servir. Deux soldats viennent d’apparaître. Juste devant moi. D’un brusque mouvement de la main, l’un des deux m’arrache mon arme. Il ne m’a même pas encore regardé.
Quand il le fait, ses yeux s’ouvrent avec effroi. Il vient de voir le commandant Markur, traître à Edan, mort hier. Ma plaie a dû l’effrayer aussi. Je ne lui laisse pas le temps de se ressaisir. Mon poing va lui écraser la mâchoire. L’autre soldat n’a même pas réagi, il va rejoindre son camarade au tapis, le nez cassé.
Je ne souffle pas, je fonce droit vers la forêt épaisse. Nephtys et Gain sont arrêtés, peut-être que les deux autres ont pu s’échapper. Au détour d’un gros arbre, je me retrouve devant un groupe de soldats. Je ne les compte pas, comme j’ai repris mon arme, je me mets à tirer dans le tas. Rien n’y fait. Je suis pris par les jambes. Allongé, je continue à tirer. Je vois un homme plonger sur moi pour me saisir, sa face grimaçante disparaît dans les flammes qui ravagent maintenant son corps. Un violent coup arrache mon arme. Plus rien à faire. Je donne des coups de poings, de pieds. Finalement, je suis complètement immobilisé.
Je me débats encore, mais une corde magnétique a raison de moi. Immobilisé, je roule des yeux furieux et j’insulte ces soldats. Inconsciemment, je les compte. Une trentaine d’hommes sont devant moi, et il en arrive sans cesse.
Puis, on me soulève et deux hommes m’emportent. Je suis à la tête d’une troupe d’une cinquantaine de soldats, saucissonné - Grey m’a dit ce qu’était cette nourriture terrienne - et porté par deux soldats. Quelle fière allure ! J’en suis presque vexé ! (...) "
Ce roman est disponible (en français seulement) chez votre libraire : Références : Dilicom gencode 301 241 080 0016 ou via Daudin distribution N° ISBN : 978-2-35508-672-4
sur Amazon : Je n'étais qu'un androide
Sur la Fnac : Je-n-etais-qu-un-Androide (édition épuisée - autre éditeur)
Sur Chapitre : je-n-etais-qu-un-androide (indisponible - autre éditeur)
Chez l'Editeur Editions Baudelaire LULU : page en modification en 2020 : https://www.lulu.com/spotlight/Realfiction
Sur Comme un Roman : https://www.comme-un-roman.com/livre/13054773-je-n-etais-qu-un-androide-yves-herbo-lulu
Sur Google Play : https://books.google.fr/books/about/Je_N_Etais_Qu_un_Androide.html?id=v5qVswEACAAJ&redir_esc=y&hl=fr
Autres infos ici : https://yvesh.e-monsite.com/pages/ecrits-et-sciences-fiction.html
Yves Herbo (c) SGDL -03-2012
Fiction/RP : intro de l'Alliance SQLM (Seigneurs Qui Libèrent les Mondes)
Fiction/RP : intro de l'Alliance SQLM (Seigneurs Qui Libèrent les Mondes)
Voilà l'un de mes textes écrits à l'occasion des joutes informatiques de l'Alliance SQLM des Illuminatis de l'U21 du jeu en ligne Ogame (TM). Cela date de quelques années maintenant et la team fondatrice a depuis longtemps arrêté ce jeu, mais de très bons souvenirs se rattachent à ces moments où la petite équipe de 5 ou 6 débutants a débarqué dans cet univers de rôle-play et de jeux d'alliances galactiques, jusqu'aux grandes guerres, une équipe de plusieurs dizaines de membres parmi le peloton de tête... puis la lente mort de l'univers, le jeu devenant en partie payant et déséquilibrant le tout, que nous quittions avant la mis en place de nouvelles règles, comme les attaques groupées ou les regroupements d'univers...
" Tux était encore plongé dans ses pensées lorsqu'un appel de la passerelle l'averti qu'ils entraient dans le système stellaire visé. Il courut à la Capitainerie et arriva à temps pour voir sa fiancée commencer à faire appel à son pouvoir particulier, si bénéfique à leur entreprise.La jeune femme était assise en tailleur, ses longs cheveux brillants tombaient en cascades dorées devant ses yeux clos.
Soudain, une onde éléctrique lui chatouilla l'ensemble du corps, et sembla s'étendre dans toutes les directions, à une vitesse incalculable. Chacun dans le vaisseau avait pu ressentir cette sensation rare, et partout dans ce système, chaque molécule de vie avait été mise en contact avec la Force, au même instant...
Fila resta un moment encore en méditation, attendant peut-être que sa bulle d'énergie atteigne les systèmes stellaires voisins. Puis elle s'étira d'un coup, rejetta ses cheveux en arrière d'un geste vif du cou, et ébloui ses compagnons avec un large sourire :
" Ce système est une aubaine pour une colonisation intensive... l'un des meilleurs que nous ayons rencontré, et en plus au centre du secteur où les mystérieux vaisseaux ont été filmés. Beaucoup de planètes sont grosses et propres à la vie humanoide, les formes de vies existantes ne sont pas tres développées, mais interessantes zoologiquement..."
A ces mots, Lorn se dirigea d'un pas nonchalant vers le bar, cueillit une bouteille contenant un liquide jaune et pétillant, et dégaina son sabre laser avec un oeil malicieux :
" Celui qui ouvre cette bouteille avec mon sabre sans casser le goulot ni renverser une goutte aura l'honneur de conquérir la premiere planete de ce système... OK ? A toi de commencer Wyco... "
Le Seigneur du Commerce était un homme vigoureux, tres grand et imposant, et nuls ne doutaient que son aspect physique l'aidait grandement lors de ses transactions. Ainsi que son pouvoir particulier, qui lui permettait de deviner l'état d'esprit de sa cible, ses intentions et désirs...
Wyco s'avança et prit la bouteille. Le goulot était fermé par un systeme particulier : un bouchon de bois était maintenu par un entrecroisement de fils metalliques. Il fit la grimace et saisit le sabre laser de Lorn. Lolight s'était fabriqué un sabre multi-fonctions : il pouvait par exemple sortir une, ou deux lames, à volonté. On l'avait vu également l'utiliser en guise de simple briquet, ou sous forme de chalumeau...Il posa la bouteille sur un haut tabouret, visa le bouchon d'un air navré et fit un mouvement horizontal et sec...Il y eut un bruit aigu, une petite gerbe de liquide s'échappa de la bouteille qui vascilla un instant, avant de s'immobiliser, le goulot tranché à raz...
LOlo s'exclama, en montrant la scène du doigt : "pas mal, Wyco ! Tu as au moins sauvé la bouteille, hum..."
Il sourit, pendant que Wyco décidait de transvaser le liquide de sa bouteille dans plusieurs verres, et alla prendre une autre bouteille dans la reserve du bar... Fila, Eez Nos et Tux s'avancèrent d'un pas commun et lui dirent :
" nous avons l'impression que tu as vraiment envie d'y aller, LOlo ! Nous ne t'enlèverons pas ce plaisir..."
"Quel choeur, quel ensemble !! je vais quand même sabrer..."
Ils se regardèrent tous trois, étonnés, et Fila marmonna :
"heu je crois que nous avons eu une unité d'esprit imprévue..."
LOlo prit la bouteille, enleva les fils metalliques en tournant simplement une extremité rapidement. La lame de son sabre se transforma subitement en un simple fil d'énergie de quelques microns d'épaisseur... il tendit la bouteille devant lui, légèrement penchée, et fit un geste ample, de bas en haut, le long de la bouteille. Le bouchon sauta avec un son aigu et gai, et LOlo se retourna en faisant un clin d'oeil :
"Me suis à peine entrainé, j'vous assure !!"
Lorn Lolight fut donc naturellement désigné pour établir le premier chantier spatial illuminati de ce secteur si particulier...
La planete fut rapidement choisie et Lolo prit les commandes d'un colonisateur et au moment du départ, Fila intervint pour mettre en garde le Seigneur :
"j'ai pu détecter une forme de vie intelligente dans le système voisin... enfin, semi intelligente et peu évoluée mentalement, mais probablement dangereuse... ils ressemblent un peu à des singes... des singes fous... ou attardés, je sais pas trop... un peu plus loin, il y a un peuple de moines-soldats qui semble s'auto-proclamer comme Sacré... nous allons avoir de quoi faire je pense dans le coin", ajouta-t-elle en souriant de toutes ses dents...






