volcanisme

Açores, vestiges néolithiques et antiques dont des pyramides

Açores, vestiges néolithiques et antiques dont des pyramides

 

Pyramides madalena pico acores mini

Je continue encore sur ma lancée sur les découvertes archéologiques de la zone Atlantique médian au large de l'Europe et de l'Afrique de l'ouest. Après les Canaries donc, et les îles du Cap Vert, retour aux Açores dont j'ai déjà parlé ici... car d'autres découvertes ont eu lieu depuis ! (et voir aussi les nombreux liens connexes dans ces articles).

Et ces découvertes sont assez remarquables pour pouvoir en parler... d'autant plus qu'elles gênent l'archéologie officielle qui refuse de reconnaître que ses méthodes sont dépassées et souvent faussées par ses propres dogmes et mauvaises habitudes : l'obligation de corréler des monuments découverts avec des objets culturels découverts à proximité et de préférence de cultures déjà connues et identifiées... ce qui élimine logiquement toute découverte de nouvelles cultures inconnues (et donc gênantes dans les chronologies "déduites"), mais aussi d'autres possibilités pourtant toutes aussi logiques et plausibles (pillages ou imports d'objets culturels par d'autres cultures, envahissement d'une culture par une autre et réhabitation d'anciens lieux, etc... - fausses attributions donc de monuments à une culture données, par exemple...). Il est évident que ces méthodes font passer nos connaissances et découvertes à côté de réalités et vérités en contradiction avec celles que l'on veut maintenir à tout prix pour le soutien d'une certaine "civilisation à dominance occidentale", au détriment d'une civilisation entièrement "terrienne"...

Lire la suite

Des ruines au large des Canaries ?

Des ruines au large des Canaries ?

 

Lanzarote2

 

Suite de mes enquêtes sur les cités préhistoriques et antiques englouties, recherches sur l'Atlantide et autre civilisations antédiluviennes...

Cet article est en complément des autres recherches au niveau de la zone d'Atlantique centrale proche de l'Europe et de l'Afrique de l'Ouest : Açores, Pays Basque et Landes françaises, cotes du Portugal, d'Espagne, Gibraltar, Maroc, Mauritanie, Canaries et Iles du Cap Vert... des liens vers les articles de ces zones sont en bas de cet article.

Un petit aparté pour parler brièvement des affirmations de la psychologue et linguiste passionnée d'Atlantide, Maxine Asher, au sujet d'une expédition organisée par elle avec les fonds de la célèbre université américaine privée Pepperdine. C'est en 1973 que cette expédition a eu lieu, au large de Cadiz et Gibraltar en Espagne et au large du Maroc

Composée de 70 enseignants, étudiants et d'autres parties intéressées, les membres de l'expédition étaient préparés pour des plongées libres le long de la côte de l'Espagne et du Maroc, à la recherche de preuves de l'île perdue d'Atlantide. Employé à l'époque par Pepperdine comme expert de l'enseignement audiovisuel, Asher a exprimé sa confiance dès le début que le voyage serait un succès. Le groupe a ensuite affirmé avoir découvert et photographié des artefacts atlantes, mais ils ont été contraints de chercher refuge en Irlande après avoir eu des problèmes avec le gouvernement fasciste espagnol de Franco, qui croyait qu'ils étaient des espions. Asher a affirmé qu'il y avait eu des tentatives de meurtre, et que, à un moment, elle a été forcée de sauter d'une voiture en mouvement, pour échapper à des kidnappeurs. Elle a écrit un scénario qui n'a jamais été produit sur ses expériences espagnoles. Après son arrivée en Irlande, son groupe a exploré des sites intérieurs autour de la baie de Galway, Craughwell, et la péninsule de Dingle, et a mené des plongées dans la région de la baie de Galway, près de la côte des îles d'Aran. Ces enquêtes ont été menées en Irlande dans la conviction que les mégalithes irlandais anciens sont vraiment le travail des Atlantes... Aucun matériel n'a jamais été publié, Asher a affirmé que son travail et ses preuves avaient été censurés (volés ?) par les autorités religieuses chrétiennes ou juives car certaines prouvaient l'impossibilité de certaines données bibliques... Asher a tout de même publié plusieurs livres sur le sujet mais ses tentatives pour sa propre existence et vie (les moyens pour gagner sa vie) ont surtout mené à sa mise au banc des accusés (à tord ou à raison) pour des détournements de lois sur l'éducation, et sa ruine, l'exil. Elle est décédée récemment en 2015 :

Lire la suite

Le mystère des tunnels de la cité engloutie de Baïes

Le mystère des tunnels de la cité engloutie de Baïes

 

Antrum entrance mini

Baïes (Baia de nos jours) est le nom d'une ancienne cité romaine, située en Italie, plus précisément au nord du golfe de Naples, dans une anse sur la rive est du cap Misène, entre la pointe de la Lanterne au sud et la pointe de l'Épitaphe au nord. Elle est proche de la base navale romaine de Misène, et fait face à Pouzzoles, de l'autre côté de la baie donc.

Plutôt qu'une ville, Baïes était un regroupement de villae de villégiature étagées sur la pente intérieure d'un ancien cratère (l'endroit est une caldeira volcanique, suite à une éruption explosive vers - 35000), en partie submergé par la mer, Baïes devait son succès à la douceur de son climat et surtout à la présence de sources thermales engendrées par le volcanisme actif des Champs Phlégréens. Ces sources chaudes, sulfureuses ou salines, sont vantées comme les plus curatives et les plus abondantes d'Italie par Pline l'Ancien, Strabon, Florus, Fronton et aussi Flavius Josèphe.

Baia italie

Baïes dans la Baie de Naples, photo aérienne

Lire la suite

Cités englouties, données compilées

Cités englouties, données compilées - MAJ 19-08-2014

 

Dwarka

Dwarka, Inde

Comme on le sait avec de plus en plus de fiabilité et de précisions, l'être humain et ses civilisations ont connu dans le passé des bouleversements souvent catastrophiques, non seulement liés aux migrations de peuples envahissant les autres et guerres de territoires, mais le plus souvent liés aux bouleversements climatiques dus aux périodes glaciaires-interglaciaires et aux éruptions volcaniques, séismes et tsunamis (qui sont souvent des conséquences de précédents événements eux-mêmes). Tous ces bouleversements, souvent méconnus, sont découverts de nos jours et apportent un éclairage nouveau sur des disparitions de civilisations ou même d’ethnies humaines et races animales du passé. Un grand nombre de ces données réapparaissent d'endroits aujourd'hui sous les eaux et nous font comprendre et réaliser l'immensité réelle des territoires ainsi perdus et engloutis, et la probabilité que certains territoires aient bien été habités par des milliers, voir des millions d'individus à certaines périodes. L'un de ces énormes endroit disparu est bel et bien en train d'être redécouvert au nord de l'Europe avec la civilisation du Doggerland et ses probables annexes englouties vers l'Ecosse et la Scandinavie. Mes réflexions me font pour l'instant penser que les anomalies  récemment découvertes dans la Mer Baltique (attention, ce dossier a commencé en 2012 !) font bien partie de la même période que cette civilisation du néolithique du Doggerland et qu'il s'agit de territoires et paysages possiblement terraformés par l'homme...

Commençons donc déjà cette compilation de données avec celles déjà présentes sur ce site en ordre dispersées, je me propose de les réunir par océans/mers et par coordonnées des parallèles géographiques classiques (adaptable) - notez bien qu'il s'agit de cités ou ruines englouties par les eaux, mais aussi par la jungle parfois ou les boues volcaniques, les sables et également parfois dans des lacs ou fleuves, il est aussi question de vestiges sur des îles...

 

Global grav md reduite

carte mondiale des reliefs des fonds marins - 2015 ref : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/nouvelle-carte-des-reliefs-sous-marins.html

 

Retrouvez l'intégralité de ce dossier mis à jour, composé de liens d'articles documentés avec photos et/ou vidéos et cartes au niveau des PAGES ou via ce lien :

https://www.sciences-faits-histoires.com/pages/cites-englouties-donnees-compilees.html​

 

Herbo Yves ©, Sciences, Faits, Histoireshttps://herboyves.blogspot.com/, 2012-2017

 

De la Vie Extra-Terrestre sur Encelade, Saturne ?

De la Vie Extra-Terrestre sur Encelade, Saturne ?

 

Encelade nasa karl kofoedNASA/KARL KOFOED

 

Une publication scientifique de mars 2018 avait déjà annoncé que les tests avec une archée (forme de bactérie) de la Terre, Methanothermococcus okinawensis, disposée dans les mêmes conditions (environnementales) que sur Encelade, arrivait à se développer et s'adapter assez facilement. C'était déjà très intéressant car une grande majorité de scientifiques en biologie estiment maintenant que l'origine de la vie sur Terre (y compris nous donc) proviendrait de l'évolution de telles archées sur des milliards d'années (notre premier ancêtre donc, commun à toute vie sur Terre). Mais une nouvelle publication, du 27 juin 2018, basée sur l'étude des données de la sonde Cassini (NASA) lors de ses multiples orbites autour de Saturne et de l'anneau de glace où se trouve Encelade, ainsi que les geysers de ce petit satellite, annonce une découverte encore plus importante:  

28 juin 2018 - En utilisant les données de spectrométrie de masse du vaisseau spatial Cassini de la NASA, les scientifiques ont découvert que de grandes molécules organiques riches en carbone sont éjectées des fissures de la surface glacée de la lune Encelade de Saturne. Les scientifiques du Southwest Research Institute pensent que les réactions chimiques entre le noyau rocheux de la lune et l'eau chaude de son océan souterrain sont liées à ces molécules complexes. Même s'il est encore trop tôt pour être certain à 100%, il est surtout à noter que de telles masses atomiques de molécules organiques, sur Terre, sont invariablement liées à la synthèse biologique de molécules et donc... à la Vie !

 

Cassini enceladus interior

Encelade - Un océan global coincé entre la glace et un noyau rocheux en fusion partiel - Image Courtesy of NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute/LPG-CNRS/Nantes-Angers/ESA

Lire la suite

Le complexe réseau souterrain de Los Tayos, Equateur

Equateur : LE RÉSEAU SOUTERRAIN DE LOS TAYOS - Up 03-06-2018

lostayos9.jpg

Un des lieux souterrain habitable des plus complexe de l’humanité avec une histoire incroyable mais qui est bien pour moi un des lieux aux mêmes caractéristiques que le monde souterrain sous certaines parties du plateau de Giza (Egypte),(du moins pour certaines caractéristiques: Immenses blocs de calcaire, immensité de certaines salles taillées, réseau artificiel et naturel de couloirs, présence de fleuves en surface et sous terre….etc), un lieu qui a sans doute permis à certains de survivre et de préserver certaines connaissances pendant des catastrophes terrestres.

lostayos1.jpg lostayos2.jpg Photo: www.goldlibrary.com

En tout cas l’entrée impressionnante  que vous voyez ci- dessus , qui s’aborde par un puit de 65m de profondeur conduisant à des passages spacieux sur 5 km environ de longueur, atteignant jusqu’à 240 m de profondeur, n’est pas l’entrée du réseau souterrain censé renfermer le trésor du royaume perdu des Andes: le Tawantinsuyu (En Quechua les 4 régions des 4 régions unies) regroupant plusieurs territoires Andins: En Equateur, Pérou, Bolivie, Argentine , Colombie et Chili…Il y a plusieurs entrées différentes et plusieurs portions du réseau souterrain qui sont cloisonnés, dont une entrée sous le fleuve Pastaza (plutôt que sous le fleuve Coango proche) qui semble être davantage le lieu où en 1946 à l’âge de 16 ans serait rentré Petronillo Jaramillo, le vrai découvreur de l’histoire qui y aurait vu une partie de ce trésor. En effet,  aprés avoir été accepté par  les indiens Shuar (appelés:”Les Invincibles” car ni les Incas ni les Conquistadors n’eurent raison d’eux) qui gardent jalousement les lieux par ailleurs inextricables, il aurait  vu une sorte de bibliothèque de milliers de plaques en métal, chaque plaque pesant environ 20 kg, avec des dessins géométriques, des inscriptions, le tout sur des sortes de rayonnages. Il y aurait vu une deuxième bibliothèque, celle ci composée de plaques polies translucides et gravées également, posées sur des sortes de tréteaux dorés et des centaines de statues représentant des animaux, des insectes et des hommes montrant tout l’éventail d’émotions possible, des barres de métaux de différentes formes avec des jouets et des piles d’or alluvionnaire, des instruments pour faire des bijoux, des portes scellées recouvertes de pierres semi-précieuses (peut-être des tombes) et un sarcophage d’une matière translucide contenant un grand squelette humain recouvert à la feuille d’or... :

Lire la suite

Pérou : questions sur le Monolithe Sayhuite

Pérou : questions sur le Monolithe Sayhuite

 

Sayhuite monolith mini

Sayhuite est un site archéologique précolombien situé à Abancay, une province de la région péruvienne du centre-sud d'Apurímac. Ce site a été daté de la période de l'Empire Inca mais il ne reste plus grand chose de l'époque des Incas car les conquérants espagnols ne trouvaient aucun intérêt à conserver quoique ce soit. On sait aussi que les Incas ont envahi la région vers le 15ème siècle après J.-C. et ont assimilé les peuples locaux, comme partout où se peuple conquérant s'est imposé, avant d'être lui-même conquis par les conquistadors... 

 

Sayhuite cuzcoPerou cuzco machu picchu

 

Sayhuite 4

Le site en question ne présente pas un très grand intérêt archéologique car peu de vestiges subsistent en surface, ou alors ils sont enterrés profondément et aucune fouille n'est envisageable sans traces d'une plus ancienne civilisation locale, bien que ce soit une possibilité citée par plusieurs chercheurs.

 

Les seuls intérêts locaux relevés par les chercheurs sont cette sculpture mystérieuse nommée Monolithe Sayhuite et, dans les environs, d'autres grands blocs gravés et sculptés de structures mystérieuses ayant subi des dégâts considérables et tout aussi inexpliqués...

Sur ce Monolithe Sayhuite se trouvent plus de 200 dessins soigneusement gravés en formes de reptiles, de félins, de crustacés et de grenouilles, qui sont entourés de terrasses, d'étangs, de rivières, de tunnels et de canaux d'irrigation. Le but exact et la signification derrière ces fonctionnalités reste un mystère. Nous allons donc montrer ces structures et parler des diverses hypothèses avancées pour expliquer ce monolithe en particulier et même les blocs environnant.

 

Sayhuite monolith

Le monolithe Sayhuite (Source: AgainErick / CC BY SA 3.0)

Lire la suite

Grèce : Les étonnants murs de la cité Oiniadai

Grèce : Les étonnants murs de la cité Oiniadai 

 

Oiniadai26 mini

 

Oiniadai (ou Œniadæ) est une très ancienne cité située en Étolie-Acarnanie, près de l'embouchure de la rivière Achelous. On sait que vers 550 avant JC, la cité était bien connue des civilisations antiques, mais un aspect étrange en ce qui concerne son port est qu'il se situe de nos jours à 3 kilomètres à l'intérieur des terres ! Un gros contraste avec d'autres cités grecques que l'on découvre de nos jours englouties sous les eaux à cause de la montée de ces dernières...

En fait, grâce à une étude géologique, on sait maintenant que la ville était assise sur une ancienne île rocheuse à l'intérieur du delta formé par le fleuve tumultueux et qu'il y a donc eu une relation facile avec la mer Ionienne... vers 3000 ans avant JC. Et qu'effectivement, un ancien port de cette période y a bien été trouvéhttps://geomorphologie.revues.org/645. Mais, il y a 3500 ans environ, les alluvions du fleuve ont commencé à boucher et combler le delta, éloignant petit à petit la mer des ports (car plusieurs ont donc été construits au fur et à mesure du temps) de la région...

On sait aussi que la ville est citée (Tite-Live - Histoire Romaine) pour avoir joué un rôle important lors de la Campagne de Grèce (-211) et aussi qu'elle frappait sa propre monnaie. La ville est aussi sujette à des troubles, comme Athènes, lors de l'Edit d'Alexandre (-324) : En 324 av. J-C prit fin l’époque de Lycurgue (avec sa mort) à Athènes. Ce fut alors l'Edit d'Alexandre et le début des troubles. A l’extérieur de la cité grecque, l’édit d’Alexandre provoqua le retour des exilés ce qui impliqua pour Athènes l’abandon de l’île de Samos et de nombreux troubles politiques. Nous possédons un document qui présente un des aspects de la crise extérieure d’Athènes, il s’agit du décret d’Antiléon de Chalcis: Dès -324, Athènes essaya de sortir de sa solitude, elle se tourna alors vers une puissance un peu excentrique: l’Etolie (se trouvait dans la partie nord occidentale de la Grèce). Les Étoliens avaient, eux aussi, expulsé les habitants d’une cité, celle d’Oiniadai, et ils ne voulaient pas non plus se plier à l’édit d’Alexandre...

 

Oiniadai port

Des cales de bateaux - ancien port - Heinz Schmitz  - Antike Schiffswerft in Oiniadai (Griechenland) - CC BY-SA 2.5

Lire la suite

Arabie Saoudite : Nouvelles structures préhistoriques

Arabie Saoudite : Nouvelles mystérieuses structures préhistoriques

 

Volcans arabie mini

 

Ce n'est pas la première fois que j'aborde les mystères de la grande péninsule arabique, en mentionnant bien sûr son ancienne fertilité préhistorique perdue : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/des-lacs-et-rivieres-sous-les-sables-de-la-peninsule-arabique.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/anomalies-archeologie-arabie-oman-serbie-uk.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/arabie-saoudite-un-etonnant-site-de-10000-ans-etudie.html

 

Mais un tout nouvel article, accompagné de nombreuses photographies, vient d'être publié par des scientifiques dans la célèbre revue spécialisée Livescience, que je m'empresse de traduire devant son intérêt certain et qui confirme plusieurs autres données.

" 400 mystérieuses structures de pierre anciennes découvertes en Arabie Saoudite

 

Arabie googleearth1

Des structures en pierre mystérieuses que les archéologues appellent «portes», en raison de leur ressemblance avec les portes de campagne à l'ancienne, ont été découvertes en Arabie Saoudite. - Crédit: Google Earth

 

Près de 400 mystérieuses structures en pierre remontant à des milliers d'années ont été découvertes en Arabie Saoudite, de plus, quelques-unes de ces formations murales recouvrent ou sont recouvertes par d'anciens dômes de lave, rapportent les archéologues.

Beaucoup de murs en pierre, que les archéologues appellent «portes», parce qu'ils ressemblent à des portes de champ à l'ancienne d'en haut, ont été trouvés dans des zones d'une région du centre-ouest de l'Arabie Saoudite appelée Harrat Khaybar.

Les archéologues impliqués dans la recherche ne sont pas sûrs du but, ni même de l'âge exact de ces structures...

Lire la suite

Mexique : Nouveaux artefacts étranges ?

Mexique : Nouveaux artefacts étranges ?

 

Pueblo pierredecouverte mini

A la suite de travaux de rénovations situé dans les hauteurs de la communauté de Maxtaloyan, au Mexique, une découverte archéologique importante a été révélée par la direction du musée archéologique de la ville moderne voisine de Xiutetelco-Puebla. Cette pièce unique, semblable néanmoins par le thème évoqué à beaucoup d'autres trouvées dans le site, appartient très probablement à l'ancienne culture Maya, présente à cet endroit jusqu'à vers 400 après J.C.. On pense que le site a été détruit et enseveli par une éruption volcanique intervenue à cette période.

Rapporté par le journal local mexicain El Sol de Puebla, l'annonce (mars 2017) et une photo de l'artefact montre une statue composée d'un serpent entourant un petit humanoïde étrange (mais assimilable encore une fois à un "petit gris", avec sa tête allongée et ses yeux ovales, décrit par des anciennes civilisations, mais aussi des témoignages modernes à partir des années 1950) placé de profil et qui enserre lui-même une tête humaine du type maya. Certains archéologues font référence à l'ancien culte maya lié au serpent et à Quetzalcoatl.

Lire la suite

Les paysages étranges de Cérès

Les paysages étranges de Cérès - MAJ 20-03-2017

 

Ceres1 04 02 15 mini

 

Cet article fait suite à celui présentant la mini-planète nommée Cérès, actuellement visitée par la sonde Dawn, qui se mettra en orbite autour le 06 mars 2015. Vous trouverez ici des images transmises par la sonde, via la NASA et le site de JPL et découvrirez les paysages étranges de cet astre pas si froid et plein d'eau si l'on en croit la NASA. Nous aurons aussi des éclaircissements sur ces surprenants points très brillants au fur et à mesure de l'affinement des images. Déjà, celles prises le 04 février 2015 nous apportent des images étranges de cet astre qui semble très raviné, avec un relief assez chaotique. Il semble y avoir des montagnes très élevées, bordant des cavités non moins profondes et il est possible que ce soit de la glace ou de la neige (carbonique ?) qui reflète ainsi le lointain soleil (ou un reflet de la grande Jupiter ?) suivant les orbites assez rapides de la petite planète. Il y aurait également une atmosphère peu dense mais qui pourrait gêner l’appréciation réelle du relief avec la distance. Des configurations apparemment rectangulaires ou carrées semblent faire parties de bugs de l'imagerie dus à la distance (145.000 kilomètres au 04-02-2015) de la sonde mais on devine néanmoins un relief très tourmenté, de nombreux cratères d'impacts et des pics ou montagnes assez élevées, couronnés ou non de matières blanches. Nous pouvons aussi voir, autour de Cérès, quelques autres astéroïdes de la ceinture dans laquelle elle se trouve. A cette distance, on ne voit que les plus gros et l'impression est que la ceinture n'est pas si "resserrée" que ça, les collisions doivent être rares maintenant à priori. Le gros point lumineux ayant intrigué les astronomes depuis des générations semble être au sommet d'une grande montagne ayant une forme un peu rectangulaire et comportant une grosse couche de matière blanche. Il pourrait s'agir de reliquats de la couche de glace originelle de Cérès, comme décrit dans le précédent article, encore en train de se sublimer, ou d'un gros volcan de glace... Il semble y avoir plusieurs pointes ou élévations sur ce sommet. On peut aussi deviner de profonds trous aux endroits les plus sombres, provoqués par d'anciennes collisions et donnant peut-être sur un océan gelé en profondeur.

Ceres1 04 02 15

Sur cette capture, j'ai indiqué un probable astéroïde voisin de Cérès en bas à gauche et aussi ce qui ressemble à un grand pic bordant un cratère en bas à gauche. On peut voir en haut le principal point lumineux de la mini planète, qui semble perché en haut d'un gros monticule crevassé. Il pourrait s'agir d'un volcan de glace ou d'une montagne créée par un impact (juste à ses pieds), avec donc un mélange de matières à son sommet. Il existe d'autres élévations brillantes de ce type mais il semble que celle-ci soit la plus haute... Il semble aussi qu'il y ait plusieurs sources de lumières car on a dans ces images une sorte d'éclipse d'ombre, à priori lorsque la planète passe devant le soleil, mais les points lumineux semblent éclairés par une autre source que le Soleil à cet instant... il serait intéressant de voir la taille de Jupiter vu de cet endroit et voir si le reflet du soleil sur Jupiter ne se reflète pas sur cette planète par moment, par effet de miroir (cela pourrait d'ailleurs aussi réchauffer un peu le petit astre).

Lire la suite

Pérou : Les pierres d'Ica, historique complet

Pérou : Les pierres d'Ica, historique complet

Icastone 3fingers

Une pierre d'Ica montrant un animal (crapaud ou grenouille, mais les yeux ni les pattes arrières n'y ressemblent pas ?) possédant quatre pattes avec trois doigts

 

Les pierres gravées d'Ica sont classifiées de diverses façons selon les chercheurs et surtout entre ceux qui refusent de remettre en question des faits établis par la science, en oubliant que des choses très établies à une période peuvent être complétées et même annulées par d'autres découvertes (ce qui se produit très régulièrement car la science est composée essentiellement de théories non figées à 100%, souvent incomplètes ou valables temporairement) et ceux qui ont l'esprit plus ouvert et pour lesquels aucune preuve ne peut réellement figer une science ou une connaissance, dans la mesure ou les lois universelles ne sont pas obligatoirement figées dans le temps et peuvent se modifier. Et aussi le fait que toutes les théories ne peuvent imaginer ou prouver qu'une autre réalité (prouvée des années plus tard) ne rentre pas en conflit avec ces mêmes théories prouvées donc temporairement. Le meilleur exemple est le changement presque radical actuel de la position de la science officielle sur la probabilité de l'existence de civilisations extra-terrestres assez nombreuses dans l'univers, mais aussi pour un autre exemple très récent sur l'acceptation récente de la science sur l'étude mesurable de la possibilité de la survie de la conscience après la mort du corps. Et j'en rajoute une couche quand on entend de très sérieux physiciens diplômés théoriser sur la possibilité que notre univers ne soit en fait qu'une énorme simulation informatique (presque un jeu vidéo !) d'un ancienne civilisation extra-terrestre qui recrée ainsi artificiellement son histoire et ses ancêtres (nous !)... et cette théorie est émise par de très sérieux scientifiques qui, en étudiant les collisions de particules (à l'aide de très puissants ordinateurs-machines à calculer), affirment y découvrir des codes et même des "bugs" mathématiques proches de ce qu'on peut voir dans nos propres codes informatiques...

Bon, je ne cautionne pas spécialement une hypothèse ou un "clan" par rapport à un autre, mais je pense au moins que, pour l'Histoire, ces données font partie des choses à conserver, connaître et compiler éventuellement avec d'autres données... car c'est aussi comme ça que la science peut avancer, non seulement par des comparaisons de données diverses, mais aussi justement par le mélange de plusieurs sciences et connaissances - les nôtres étant probablement trop "cloisonnées" ou "spécialisées" pour appréhender finement certaines réalités, qui nous échappent donc... Nous allons donc commencer par l'historique de ces découvertes (rapidement car il y a eu des livres entiers déjà sur le sujet !), puis la visualisation de certaines de ces pierres, et nous discuterons de certaines hypothèses et contre-hypothèses avant d'en formuler d'autres, sans fermer la porte à toute idée, car c'est obligatoirement improductif et même obscurantiste en final...

Lire la suite

Les plus anciennes momies du monde deviennent de la boue noire

Les plus anciennes momies du monde deviennent de la boue noire

 

Mummy1 courtesy of vivien standen mini

Ce sont les plus anciennes momies (mummies) humaines découvertes dans le monde, au nord du Chili (et non pas en Egypte), et elles sont en train de se transformer en gélatine noire en raison d'une bactérie liée à la hausse du taux d'humidité locale. Les chercheurs chiliens ne savent pas comment l'arrêter et les fonctionnaires régionaux viennent de demander de l'aide à l'Agence culturelle des Nations Unies, l'UNESCO, afin de les faire reconnaître comme un site du patrimoine mondial. 

Ce sont pour l'instant au moins 100 de ces momies qui sont touchées par le phénomène, éventuellement lié au réchauffement climatique qui semble aider la prolifération bactérienne et des champignons nocifs.

 

Mummy chincherro1

Credit: Vivien Standen

Lire la suite

Confirmation des ruines englouties au large de l'Inde

Confirmation des ruines englouties au large de l'Inde

Sous-Titre : Le continent englouti Kumari Kandam

- Le Temple englouti de Swami Rock au Sri Lanka

 

Mamammapuram ruines englouties

 

On s'en souvient, le monstrueux et meurtrier tsunami de décembre 2004 avait désensablé plusieurs ruines sur les plages de l'Inde du sud, et les témoins de la catastrophe avaient également affirmé avoir vu au loin, lors du retrait de l'océan de plusieurs centaines de mètres, avant les vagues meurtrières, une grande ligne de hautes roches, formant un mur et de gros blocs de pierres à apparence géométrique.

Sea temple mahabalipuram

plage de Mahabalipuram, les anciens dieux sont déterrés par le tsunami...

Dès 2005, une première étude menée à l'aide de sonars avait été menée, et T. Sathyamurthy, ancien super-intendant archéologue, de l'Archaeological Survey of India Chennai Circle, rapporte, au sujet de cette première étude, que : " nous avions découvert que la rangée de grosses pierres que les gens ont vu juste avant le tsunami, faisait partie d'un mur haut de 2m et long de 70m. Nous avons aussi trouvé les restes de deux temples submergés et un temple dans une grotte à 500 mètres des côtes. "

Lire la suite

L'Homme Moderne (Homo Sapiens) a bien un nouveau cousin

L'Homme Moderne (Homo Sapiens) a bien un nouveau cousin

 

Hobbit karen neoh

Reconstitution de la Femme de Florès (1er squelette découvert en 2003 - 1 mètre de hauteur) - Karen Neoh/Flickr (CC BY 2.0)

J'en ai déjà parlé un peu il y a trois ans (ici : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/homo-floresiensis-dit-le-hobbit-avait-un-plus-gros-cerveau-que-prevu.html), mais ce n'est qu'avec de nouvelles découvertes que le problème vient d'être tranché : Homo Floresiensis, surnommé "le Hobbit", est bien un être du genre Homo avec sa propre spécificité, qui a évolué à partir de Homo Erectus probablement, et qui a survécu jusqu'à une période contemporaine de l'Homme Moderne. Avec Homo Néandertalensis, il s'agit donc de notre deuxième cousin (en n'ayant encore aucune certitude sur un troisième cousin nommé Homo Penghu !), de plus, il est assez probable que l'Homo Sapiens Sapiens ait pu le rencontrer, puisque les premiers Homo Sapiens de l'île de Florès semblent bien y avoir copié les méthodes de fabrication de ses outils sur le modèle des Hobits !... bien qu'il ait bien fallut que les ancêtres des Hobits puissent traverser les 100 kilomètres d'océan séparant l'île de Florès de l'île la plus proche ou encore qu'il n'est pas impossible qu'on trouve d'autres traces du "Hobbit" dans d'autres îles indonésiennes ! Et, de plus, on ne peut s'empêcher non plus de penser à certaines légendes de races naines nous provenant de la plus lointaine antiquité... et datant de bien avant la découverte des très réels pygmées africains...

Megalithes flores tripteaser3De nombreux mégalithes sont visibles dans plusieurs villages de Florès, toujours près des cimetières, certains protégeant des tombes. (crédit Tripteaser.com)

L'île de Florès (ne pas confondre avec l'île de Flores dans les Açores, également nommée par les Portugais, leurs "découvreurs" occidentaux) fait partie de l'archipel des petites îles de la Sonde indonésiennes. Déjà habitée lors de sa découverte, peu de recherches archéologiques ou anthropologiques avaient été effectuées, mais on sait que les peuples locaux ont depuis très longtemps érigé des monolithes, dont certains ont servi de tombes. 

Megalithes tombes flores tripteaser2(crédit Tripteaser.com)

Megalithes tombes flores tripteaserAu milieu des maisons de bois, de surprenants mégalithes funéraires aux allures de dolmens s’élèvent, parfois accompagnés d’une tombe plus récente recouverte de carrelage. A l’intérieur des mégalithes, les défunts gisent embaumés en position fœtale dans un creux de la roche, les couples ensembles, la tête l’un contre l’autre pour l’éternité, mais aucune datation à priori n'a été effectuée sur les ancêtres des habitants. (crédit Tripteaser.com)

Ce que nous savons au sujet de l'Indonésie, c'est que Homo Erectus y était présent au moins de 1,8 à 1 million d'années avant maintenant (Java), mais aussi un dérivé d'Homo Erectus, l'Homo soloensis : une évolution locale du précédent selon un processus de dérive génétique semblable à celui qui aurait généré Neandertal en Europe, il aurait vécu à Java de 52 000 à 27 000 ans avant maintenant. Il y a bien sûr également l'Homme Moderne, Homo Sapiens, dont on a trouvé les traces (avec de magnifiques peintures dans des grottes identiques à celles de Cro-Magon en France !) dès 40 000 ans avant maintenant, tout en sachant qu'il a débarqué en Australie entre 65 000 et 50 000 ans... sans compter le mystérieux Meganthropus dont je parle un peu ci-dessous !

Pithecanthropus modjokertensis

By Midori - Own work, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=13499553

Le Meganthropus a été découvert en 1941 sur le site de Sangiran, près de Surakarta dans le centre de Java en Indonésie. Les découvertes sont rares et étonnantes : il s'agit de fossiles d'un hominidé de taille géante (entre 2 m 44 et 2 m 75) ayant vécu entre 1.4 million et 900 000 ans avant maintenant. A priori, 6 fossiles de différents individus ont été découverts depuis. Bien entendu, une bataille reste ouverte entre anthropologues, non pas sur la réalité de ces fossiles géants (ils ont été authentifiés) mais sur la race d'où ils proviennent : Homo Erectus géant, Homo Habilis géant et même Australopithèque géant (alors qu'on considère plutôt qu'Australopithèque n'aurait jamais quitté l'Afrique) : la bataille fait toujours rage, avec toutefois un avantage pour un Homo Erectus Géant, la version classique étant bien implantée en Indonésie... notons que D.O. von Engeln et Kenneth E. Caster. disent que " Une autre découverte étonnante est celle de dents humaines en Chine et à Java de telle taille que cela suggére une période de gigantisme dans l'évolution humaine. Si les dents peuvent être acceptées comme indicatives, ces hommes géants étaient de 9 à 10 pieds de hauteur (env. 3 mètres) et pesaient peut-être 600 à 700 livres ! (320 kilos) " Von Engeln, O. D .; Caster, Kenneth E. (1952). Géologie. : McGraw-Hill Book Co.Inc (pages 411-412)

Aucune hauteur exacte n'a été publiée dans une revue par des spécialistes depuis la fin du 20e siècle, et aucun ne donne une indication d'un Meganthropus comme étant sensiblement plus grand que Homo. Erectus. Toutefois, les estimations antérieures des années 1940 et 1950, sur la base essentiellement du fragment de la très grande mâchoire Sangiran n ° 6, a conduit le professeur Franz Weidenreich, et plusieurs autres anthropologues à conclure que le Meganthropus était un géant, et sensiblement plus grand que tout Homo Erectus connu, peut-être de l'ordre de 2 à 4 fois la masse du corps. C'est probablement pour exprimer cette théorie que Von Koenigswald et Weidenreich ont nommé le taxon de 1942, "Meganthropus palaeojavanicus", qui, en néo-latin se traduit par " grand ou un grand homme de l'ancienne Java ". Il y a eu quelques rumeurs et photos de matériels post-crânien découverts, mais ces derniers doivent encore être publiés ou appartiennent à Homo Erectus. Des rapports, la plupart sinon tous, proviennent apparemment du chercheur australien Rex Gilroy, et placent Meganthropus en Australie. Il associe des outils géants et des rapports, y compris récents. Mais, presque tous les paléoanthropologues soutiennent que Meganthropus est connu seulement en Java central. Dans les revendications non-évaluées par les spécialistes, certains chercheurs affirment que "Bigfoot" (ou Yéti) est un Meganthropus moderne...

Mais revenons plutôt à notre petit " Hobbit ", puisque de récentes découvertes et publications semblent éclairer ses origines lointaines. Comme on le sait, une autre bataille avait lieu entre les scientifiques : une partie disait que les petits fossiles découvert (un seul squelette complet au début en 2003, mesurant un mètre seulement tout en étant adulte) n'était rien d'autre qu'un Homo Sapiens (ancien certes) atteint d'une maladie type trisomie, alors que d'autres invoquaient déjà une nouvelle race "Homo Floresiensis", que l’évolution aurait conduit vers une petite taille après l’arrivée sur cette île, par un processus de nanisme insulaire, connu chez d’autres espèces animales (des squelettes d'éléphants nains ont aussi été trouvés dans cette île assez isolée (100 km de mer minimum) - on ignore aussi leur provenance d'ailleurs), quand les ressources se font plus rares. Sa position dans la famille humaine reste incertaine, avec plusieurs hypothèses en lice : une filiation avec Homo erectus (un probable ancêtre d’Homo sapiens (toujours une hypothèse car non prouvé génétiquement)), avec Homo habilis (un autre possible ancêtre d'Homo Sapiens) ou encore avec des australopithèques, dont certains spécimens découverts étaient de petites tailles (mais pas tous, il y a même des "robustus" de grande taille !).

 

Flores crane vs homme 2

Comparaison entre le crâne d'un Homo Sapiens et d'un crâne de l'Homme de Florès

Ce premier squelette avait été daté avec les calibrages du carbone 14 de l'époque, et son ancienneté avait été déclarée être seulement de 18.000 ans, voir 12.000 ans... mais d'autres analyses mieux calibrées ont ramené le petit être un peu plus dans le passé, avec une disparition vers 50.000 ans... tout de même 10.000 ans après l'arrivée de Homo Sapiens estimée (60.000 ans). Mais, très rapidement, plusieurs autres squelettes sont découverts, plus anciens et un peu plus grands (1m20 au lieu de 1 m pour le premier, qui était une femme, probablement plus petite que les mâles de la même époque à priori) et ces derniers sont datés d'environ 95.000 ans... De plus, d'autres analyses confirment que le cerveau est plus gros que pensé au début (mais beaucoup de scientifiques tablent sur le fait que plus une capacité (grosseur) des cranes est petite, plus l'être est primitif, ce qui n'est pas exact à 100% puisqu'on a trouvé des erectus robustus avec une capacité crânienne supérieure à tous les Homo Sapiens, et qu'il est aussi prouvé que les premiers Homo Sapiens avaient également une capacité cranienne supérieure à l'homme d'aujourd'hui : sommes-nous au 21eme siècle plus primitifs que les Cro-Magnons d'il y a 30.000 ans ? Oui, selon certains critères de ces scientifiques !)

Sulawesi flores

Les outils ont été trouvés sur l’ile de Sulawesi, dans la zone de Wallacea, à 400 km de l’ile de Florès. Sunda désigne le tiers occidental de l’ile de Java et la province indonésienne de Banten. Sahul désigne la Papouasie. © Nature.

Les scientifiques, dont le découvreur de notre Hobit, Mike Morwood (décédé en 2013), décident de chercher des traces du petit être dans les îles indonésiennes, ou des traces de ses ancêtres directs entre 2007 et 2012. Et c'est dans l'île de Sulawesi que sont découverts de mystérieux parents de l'Homme de Florès... En effet, plusieurs centaines d’éclats tranchants ainsi que des choppers ont été mis au jour sur le site de Talepu, dans l’ile indonésienne de Sulawesi. " Ces artefacts ont été façonnés sommairement et utilisés il y a -118.000 ans à -194.000 ans ", estiment les chercheurs australiens, néerlandais, danois et indonésien dans la revue Nature. " Cette île a pu jouer un rôle pivot dans le peuplement de l’Indonésie ",  estime le paléontologue Gerrit van den Bergh, de l’université de Wollongong (Australie) et elle se situe à 400 km seulement de l’ile de FlorèsA 800 km à l’ouest, l’ile de Java, reliée à Florès par une chaine de "confettis rocheux" semés à travers la mer a déjà livré des restes d’Homo erectus vieux de plus d’un million d’années. Mike Morwood a donc préféré mettre le cap sur Sulawesi, à 400 km au nord " parce que de puissants courants océaniques déferlent rapidement du sud de cette île vers Flores ", raconte son collègue et "successeur" Gerrit van den Bergh.

Sulawesi avait déjà livré des outils mais impossibles à dater car retrouvés en surface. Les nouvelles excavations, menées entre 2007 et 2012, ont confirmé une occupation ancienne, entre – 118 000 et - 194 000 ans. " Le plus vieil Homo floresiensis date de 95 000 ans, donc ceux de Sulawesi taillaient la roche peu de temps avant que les hobbits en fassent autant à Flores ", soulignent les chercheurs. Pour les chercheurs, il y a quatre artisans possibles : des Homo sapiens, tout droit arrivés d’Afrique et au galop (on trouve leur trace au Levant vers – 120 000 ans). Des Homo erectus installés dans la région depuis plus d’un million d’années, et dont on trouve également des outils datés de – 800 000 ans à - 1 million d'années sur l’ile de Florès, même si la continuité entre l'industrie lithique des H.erectus et celle des H.floresiensis n'est pas encore démontrée. Des Homo floresiensis qui auraient colonisé plusieurs îles alentours. Et enfin des denisoviens, une espèce sibérienne dont les gènes persistent chez une partie de la population mélanésienne non loin de Sulawesi.

Outils ile flores

Florès, site de Mata Menge - 800.000 ans

" Nous avons la preuve qu’un homme archaïque vivait à Sulawesi, il y a 100.000 à 200.000 ans ", commente l’anthropologue américain Russel Ciochon dans le magazine Science. " Cette découverte rend le hobbit plus plausible en tant qu’espèce à part entière. Elle montre que des ancêtres sont passés d’ile en ile plus souvent qu’on ne le pensait ". C’est la seule certitude: Homo sapiens n’était pas le seul homme préhistorique capable de franchir de grandes étendues liquides. Le pied marin est semble-t-il une aptitude ancienne et très largement partagée.

Ce sont des découvertes en 2010 sur l'île de Florès d'outils lithiques, sur le site de Wolo Sege, qui avaient confirmé la très grande ancienneté du débarquement des premiers hominidés sur l'île : 48 outils exhumés dans le bassin de Soa, à 100 kilomètres à l'est de la grotte de Liang Bua, où les fameux "hobbits" ont été retrouvés et dont certains présentent des similitudes avec d'autres outils plus récents (site de Mata Menge - 800.000 ans). Ces artefacts et éclats devaient principalement servir à découper de la viande. Les outils ont été retrouvés dans des sédiments sur un socle rocheux et sous une couche de cendres volcaniques... C'est cette dernière couche qui a pu être analysée et datée au moyen de la méthode potassium-argon. Evaluée à 1 million d'années cette roche d'origine volcanique qui recouvrait les outils recule de 200 000 ans la colonisation de l'île par des hominidés... mais il serait étonnant que ces outils aient été ensevelis par une éruption volcanique dès leur arrivée dans l'île : leur ancienneté, même si inconnue, doit être plus ancienne encore... 

Les chercheurs proposent différentes hypothèses sur les créateurs de ce matériel : 
- soit ce sont des premiers Homo erectus arrivés sur l'île qui seraient donc les ancêtres d'Homo floresiensis. Cette hypothèse reste "vivace" dans la communauté scientifique
- soit une première vague d'Homo habilis, venus d'Afrique, seraient à l'origine de la population des hobbits. Cette nouvelle hypothèse est soutenue par Morwood, qui précise de surcroît qu'il existe des similitudes anatomiques entre les deux espèces. Pour Morwood : " ce qui est vraiment passionnant... est que nous n'avons effectivement pas idée du temps pendant lequel ces hominidés ont été présents à Flores ".

Flores dents 700000ans

Le fragment de mandibule (à gauche) et trois des six dents (à droite), ici vus sous différents angles, ont été retrouvés dans la grotte de Mata Menge, à une centaine de kilomètres de Liang Bua, où a été découvert l'Homme de Florès. Ces restes s'apparentent aux fossiles de ce dernier mais aussi à ceux d'Homo erectus. Ils font du petit « Hobbit » une espèce à part entière et très ancienne. © Gerrit D. van den Berg et al.

En 2014, d'autres découvertes ont lieu, qui font l'objet de deux publications en 2016, parues dans Nature, et qui viennent éclairer l’histoire d’un jour nouveau. Des restes ont été trouvés dans une autre grotte de la même île, sur le site de Mata Menge : un morceau de mandibule et six dents. Une récolte modeste mais bouleversante. La mandibule s’apparente à celle de l’Homme de Florès mais avec une taille encore plus petite que celle des fossiles de la grotte de Liang Bua (celle de la découverte de 2003). D’après les auteurs, il s’agit bien d’un individu adulte. Elle s’apparenterait davantage, ajoutent-ils, à H. erectus qu’à H. habilis. De plus, les dents semblent intermédiaires entre celles de H. erectus et celles de l’Homme de Florès de la grotte de Liang Bua. Nous partagerions donc un même ancêtre (à priori et par consensus) avec l’Homme de Florès, qui devient ainsi un cousin. La deuxième publication est une datation par la méthode des isotopes de l’argon (évaluant le rapport 40Ar/39Ar). Le résultat est lui aussi étonnant : 700.000 ans. Exit, donc la parenté directe avec H. sapiens puisque notre espèce n’existait pas encore. L’hypothèse qui est ainsi consolidée est celle d’une filiation avec H. erectus et un phénomène de nanisme insulaire, qui a par exemple, soulignent les auteurs, abouti a des éléphants mesurant 1 m au garrot, sur des îles de Méditerranée, et à des mammouths nains, retrouvés en Crète. Parvenu sur ces îles indonésiennes, ce descendant de H. erectus, confronté à des ressources alimentaires plus rares, se serait adapté au fil des générations par une taille plus faible ( YH : en 300.000 seulement si la date d'arrivée des Erectus "normaux" est confirmée ? Etonnant !) . Les outils les plus anciens retrouvés sur l’île indiquent, selon Gerrit van den Bergh, coauteur des deux études, que H. erectus a dû arriver il y a environ un million d’années. Il est toutefois dommage que, pour l'instant, aucun fossile d'Homo Erectus classique (de taille normale) n'ait été découvert dans l'île, pour confirmer ainsi non seulement leur capacité à naviguer il y a 1 million d'années (car ils devaient bien être plusieurs, et en couples pour pouvoir  créer ainsi une nouvelle race insulaire), mais aussi qu'ils sont bien à l'origine de l'Homme de Florès... mais les fouilles continuent sous les couches volcaniques (le volcanisme étant peut-être à l'origine de la migration d'Homo Erectus à l'époque, d'îles en îles...).

 

Autres articles sur Homo Erectus cette fois : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/homo-erectus-plus-sophistique-que-prevu.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/neandertal-etait-un-marin-graveur-mais-erectus-aussi-bien-avant.html

Sources : http://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/20160115.OBS2827/a-sulawesi-de-mysterieux-parents-de-l-homme-de-flores.html

http://www.hominides.com/html/actualites/outils-hobbit-flores-1-million-annees-287.php

http://www.hominides.com/html/actualites/outils-hobbit-flores-technique-identique-sapiens-187.php

http://www.futura-sciences.com/magazines/terre/infos/actu/d/paleontologie-homme-flores-dit-hobbit-fait-notre-cousin-63120/#xtor=EPR-17-%5BQUOTIDIENNE%5D-20160611-%5BACTU-L-Homme-de-Flores--dit---le-Hobbit----est-en-fait-notre-cousin%5D

 

Yves Herbo, Sciences et Faits et Histoireshttp://herboyves.blogspot.com/, 15-06-2016