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Inquiétude chez Total : importante fuite de gaz au large de l'Ecosse

Inquiétude chez Total : importante fuite de gaz au large de l'Ecosse

plateformed-elgin.jpgplateforme Total du gisement d'Elgin-Franklin (TOTAL E&P UK LTD /SIPA )

Il s'agit du "plus gros incident pour Total en mer du Nord depuis au moins dix ans" selon un porte-parole de la compagnie pétrolière française. Une importante fuite de gaz a été détectée dimanche sur la plateforme Total du gisement d'Elgin-Franklin, en mer du Nord. Une situation qui a obligé le groupe à déclencher un plan d'urgence mardi 27 mars. Tour d'horizon des questions que pose cet accident.

• Que s'est-il passé ?

Une fuite a été détectée dimanche 25 mars 2012 sur la plateforme d'Elgin-Franklin, au large de l'Ecosse. La fuite provient d'un puits qui a été percé en 1997 et qui est fermé depuis environ un an (France-info).Du liquide s'est d'abord échappé, a expliqué Total, entraînant la formation d'une nappe fine d'hydrocarbure d'environ 12 km². Selon les estimations de Total données mardi matin, 23 tonnes de gaz se sont échappées depuis 48 heures. Mardi soir, le nuage de gaz, visible à onze kilomètres à la ronde, enveloppe toujours le site.

Le groupe pétrolier, cité par Les Echos, indique que "la fuite [proviendrait] de la partie de la plate-forme située au-dessus du niveau de la mer, ce qui rendrait probablement plus faciles les opérations de réparation." Mais des études sont encore en cours "pour analyser les causes de la fuite et déterminer les actions à mettre en oeuvre".

• Comment a réagi Total ?

Dans la nuit de dimanche à lundi, le groupe a fait évacuer, par précaution, les 238 personnes travaillant sur la plateforme et coupé l'électricité afin de limiter les risques d'explosion. Mardi, l'inquiétude a gagné la compagnie anglo-néerlandaise Shell : les 85 employés de deux de ses installations, situées à quelques kilomètres de là, ont été à leur tour évacués.

Une zone d'exclusion maritime de 3,7 km a également été mise en place autour de la plateforme. Les avions ou hélicoptères sont eux interdits de survol sur 5,5 km. Cela "permet aux équipes qui interviennent sur la fuite de travailler en toute sécurité", a expliqué une porte-parole des garde-côtes. Pour l'instant, le groupe suit l'évolution de la situation grâce à des navires déployés à proximité.

• Quels impacts sur l'environnement ?

La compagnie se veut rassurante. Dans un communiqué publié mardi en fin d'après-midi, Total assure que "les premières indications montrent qu'il n'y pas d'impact significatif sur l'environnement". Ce n'est pas l'avis de Frederic Hauge du groupe de défense de l'environnement norvégien Bellona. Ce dernier suit de près l'exploitation pétrolière en Mer du Nord. Selon lui, "le problème échappe à tout contrôle". Pour Simon Boxall, océanographe à l'université de Southampton, interviewé par la BBC, la fuite a dégagé un nuage de gaz sur la zone, qui peut présenter des risques d'inflammation et de toxicité.

• Quelles pistes pour la réparer ?

Pour réduire l'ampleur du nuage, le groupe pourrait réaliser un puits d'intervention, afin de diminuer la pression sur le puits principal. Mais ce type d'opération pourrait prendre au moins six mois, selon David Hainsworth, responsable de la sécurité et de l'environnement chez Total au Royaume-Uni, interrogé sur la BBC. Selon certains professionnels, le groupe pourrait aussi recourir à d'autres solutions, en colmatant la fuite une fois celle-ci identifiée.

• Quelles conséquences pour l'action Total en Bourse ?

La perspective d'un incident majeur a fait lourdement chuter le titre Total à la Bourse de Paris. Il a ainsi perdu 5,96% à 38,56 euros à la fermeture. Le titre accuse ainsi son plus fort recul depuis décembre 2008. FTVi avec AFP et Reuters

Ceci est un avertissement de plus à l'intelligence humaine : l'exploitation intensive des fluides de la Terre (pétroles, gaz, ...) vide des poches et cavités essentielles à la cohésion de la croûte terrestre par des pertes de pressions importantes, des écroulements en profondeurs de ces cavités et des séismes liés, et diminue sa lubrification tectonique par disparition de matières huileuses... L'humanité accélère sa propre décadence en ne comprenant pas son esclavage à son propre système économique boiteux, qui l'empêche en final de réaliser quoique ce soit de vraiment essentiel à l'Humanité : sa survie future. A quoi sert ce système " capitaliste" si en final personne au monde  ne peut ou ne veut réunir assez d'argent pour sauver l'humanité, ou simplement sauver sa réelle et première maison : la Terre de sa propre folie...

Yves Herbo 03-2012

Un gigantesque centre d’espionnage en construction

Un gigantesque centre d'espionnage en construction

nsadatacenter.jpg

Dans la petite ville de Bluffdale, au creux d’une vallée reculée de l’Utah, cœur du pays mormon américain, la National Security Agency (NSA) construit actuellement le plus grand centre de collecte et d’analyse de données des Etats-Unis, auquel le magazine Wired consacre sa couverture cette semaine.

Ce centre puissamment gardé devrait être opérationnel en septembre 2013. La NSA a consacré 2 milliards d’euros au chantier, qui doit permettre d’abriter quatre halls à serveurs de 2 300 mètres carrés chacun, plus 8 hectares de bâtiments destinés au support technique et à l’administration du site. L’ensemble sera complètement autosuffisant. Des réservoirs d’essence seront capable d’alimenter des générateurs de secours trois jours durant ; des installations de pompage d’eau pourront produire 6,4 millions de litres d’eau par jour, un système d’égouts et d’air conditionné aidera à maintenir ces serveurs à une température raisonnable. L’électricité sera fournie par une station autonome de 65 mégawatts, pour un coût total énergétique de 40 million de dollars par an (30 millions d’euros), selon une estimation publiée par Wired.

L’objectif de cette Babel du renseignement est de capter, décoder et analyser des données issues de communications classiques (courriels, conversations téléphoniques, recherches sur Google), de tous types de données personnelles (factures de parking, itinéraires de voyages, achats en librairies…) et de données issues du « Web profond », non directement accessible (informations financières, transactions boursières, accords commerciaux, communications militaires et diplomatiques étrangères, documents légaux, informations personnelles confidentielles…).

En 2005, le New York Times avait déjà révélé que la NSA s’était lancée sans mandat juridique dans un vaste programme d’écoute des communications sur le sol américain, depuis l’échec cuisant du 11 septembre. L’institution, créée comme un outil du ministère de la défense après le désastre de Pearl Harbor, avait entrepris une profonde refonte de son travail, dont ce centre est un aboutissement. « Même s’il y a peu de preuves que la NSA soit aujourd’hui plus efficace — après tout, malgré de nombreuses opportunités, elle a raté la tentative d’attaque du « terroriste en caleçon » en vol pour Détroit en 2009, et l’attentat à la voiture piégée de Times Square en 2010 — il n’y a pas de doute sur le fait qu’elle est devenue l’agence de renseignement la plus vaste, la plus secrète et potentiellement intrusive jamais créée, » écrit Wired.

Le centre de données de l’Utah puise ses sources en se branchant directement sur les « prises » des compagnies de télécommunications (un système déjà exposé par le New York Times en 2005) en surveillant les stations terrestres du réseau AT&T, de gigantesques paraboles qui gèrent les communications entre Etats-Unis, l’Europe, le Moyen-Orient, l’Asie et la zone Pacifique.

Pour décoder les données protégées ainsi collecter, la NSA travaille avec un superordinateur, situé dans le « bâtiment 5 300″ du centre de Bluffdale, appelé sobrement « Zone de recherche multiprogrammes ». Des responsables de la NSA ayant participé à la création du site déclarent à Wired que l’équipe en charge du décryptage a récemment réussi « une percée » technologique, mais qu’elle a besoin de plus de capacité de traitement pour la mettre en action. C’est dans l’Utah qu’elle prévoit de le faire.

La NSA souhaiterait mettre en route un ordinateur capable de coordonner la collecte, la lecture et le classement de ces milliards de données à travers le monde d’ici 2018. Selon l’un des responsables anonymes cités par Wired : « Tout le monde est une cible ; toute personne qui communique est une cible. »

(Sources : Big Browser  - Etat du Monde)

03-2012

Les météorologistes inquiets

Les météorologistes inquiets

secheresse-piaui.jpgMare en train de s'assécher

Ce n'est pas parce que la période s'appelle "éléctorale" que le monde ne continue pas de tourner, de moins en moins bien de toute évidence, mais il tourne encore. Et ceux qui n'ont pas quitté des yeux des évènements et faits autrement plus importants commencent à rappeler ces dernières réalités. Le nucléaire et l'écologie ont été plus ou moins placés en second plan par rapport aux problèmes financiers (générés par un système non remis en cause par aucun candidat pratiquement !). Par exemple les météorologistes, depuis quelques semaines donnent des résultats sur l'anomalie de températures liés aux anti-cyclones alizéens trop hauts depuis plus d'un an, sur l'Atlantique. Mais en cette période, il est à croire qu'il ne faut pas "en rajouter" et donner trop de mauvaises nouvelles... même si elles existent... ajoutez ça à "l'Epoque 2012" (on va sûrement en parler dans les livres du futurs, de cette période "maya"...), les médias sont de plus en plus frileux ont dirait (alors que les températures montent !)...

Voilà par exemple ce qu'on peut lire sur plusieurs sites ou forums traitant de météorologie ou d'observations atmosphériques, les sources en fin d'article :

" - Il faut bien se rendre compte que la situation actuelle est très particulière car les températures sont habituellement beaucoup plus basses en cette saison, l’Amérique du Nord vit également une vague de chaleur absolument sans précédent et cela fait plus d’un an que nous connaissons un temps particulièrement chaud et sec. L’addition de tout cela commence à faire beaucoup…

- En France, les prochains jours verront une confirmation et même une accentuation du phénomène. D’une part, le temps ensoleillé et très doux gagnera les régions du Sud et du Sud-ouest. D’autre part, la remontée des températures se poursuivra et l’on pourrait même parler de chaleur sur certaines régions à partir du début de la semaine prochaine ! Cette chaleur venue tout droit du Maroc et d’Algérie, touchera l’Espagne, le Portugal et le Sud-ouest de la France avec des températures proches de 25°C en France et de 30 à 35°C au Maghreb.

- Un changement de temps pourrait se produire au début du mois d’avril (toute fin de semaine prochaine) mais les différents scénarios restent assez contradictoires et selon le modèle Américain GFS, l’anticyclone resterait et la sécheresse s’accentuerait encore. " Jeudi 22/03/2012

entre 18 et 22-03-2012 :

La vague de chaleur historique qui touche tout l’Est du continent Nord Américain engendre une débâcle des rivières liée à la fonte des neiges au Québec. Une partie de la province est inondée. Les températures sont extraordinairement élevées puisque l’on bat souvent les records pour un mois de mars avec 31°C à Chicago, 28°C dans les provinces maritimes du Canada et 26°C à Montréal (record quotidien battu d’au moins 12°C !! et record mensuel également battu). Cet épisode est vraiment unique en son genre. "

La vague de chaleur et la sécheresse qui ont lieu aux USA engendrent des incendies dans le N-E du Colorado où 300 personnes sont évacuées – incendies dans la prairie dans le Dakota du Sud. "

Avec l’arrivée d’air plus frais et plus sec par l’ouest, des tornades se forment sur les plaines centrales des USA (notamment Nebraska,Texas et Ohio où les orages ont provoqué de gros dégâts).

Une tornade touche la ville de Townsville (Australie) "

" La sécheresse s’aggrave de jour en jour en Europe où la persistance de l’anticyclone devient problématique.

*Alors que l’extrême sud et nord du Chili endurent une période de précipitations intenses, les habitants de la zone centrale chilienne subissent une sécheresse dévastatrice depuis plusieurs mois. "

" Vendredi 16 mars 2012, le pic de chaleur est atteint sur le Bassin Parisien avec 25,5°C à Auxerre, 25°C à Melun et St-Maur, 24,5°C au centre de Paris (St-Germain-des-Prés) et 23,5°C à Paris-Montsouris où le record du 16 mars 1961 est battu. "

L'anomalie déjà constatée en 2010 a perduré majoritairement toute l'année 2011 et est déjà revenue pour 2012 :

anomal10.jpg

La NOAA (météo américaine) montre des anomalies (écarts aux normales) très puissantes. Celles-ci sont un bilan des 7 derniers jours. Les verts/jaunes (notamment sur Europe occidentale, mais il y a bien plus fort ailleurs) indiquent des excès de pression, les bleus des déficits (de part et d'autre de l'Amérique, par exemple). Noyaux des unes et des autres très accusés actuellement : logique (principe des vases communicants  trop d'un côté provoque un déficit de même niveau à proximité). 
JJ Thillet, le 28 septembre 2011.
Sécheresse : Bilan de la situation au 15 mars 2012 :
Depuis le début de l’année 2012, des conditions anticycloniques ont prédominé sur une grande partie de l’Europe et notamment sur la France, protégeant  le pays du passage des perturbations et conséquemment des précipitations. Ces conditions font suite à un automne déjà remarquablement sec sur toute la France à l’exception des régions méditerranéennes.
De ce fait, les quantités d’eau recueillies durant la période de recharge des nappes souterraines sontnettement déficitaires sur l’ensemble du territoire avec des conséquences sur le remplissage des réservoirs. L’absence de pluie au cours des dernières semaines a par ailleurs entraîné un assèchement précoce des sols superficiels sur certaines régions, notamment dans le sud de la France.
Conditions générales durant la période de recharge :
Les précipitations recueillies entre septembre 2011 et mi-mars 2012, période propice à la recharge des nappes souterraines, ont été déficitaires sur tout la quasi totalité du territoire. Les déficits sont très marqués sur l’Ouest et le Sud-Ouest atteignant 30 % sur la Basse-Normandie, la Bretagne, les Paysde-la-Loire, Poitou-Charentes, l’Aquitaine et jusqu’à 50 % sur Midi-Pyrénées. A l’échelle de la France, la période de recharge est déficitaire de près de 20 % : le déficit atteint est sensiblement plus sévère qu’en 2011 et proche de celui de 2005. Ces faibles  précipitations n’ont donc pas favorisé le remplissage des nappes souterraines. Selon le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), 80 % des réservoirs affichaient au 1er mars 2012 un niveau inférieur à la normale.
Conditions durant l’automne (septembre-octobre-novembre) :
Les pluies de l’automne ont été très contrastées. Elles ont été nettement excédentaires sur les zones méditerranéennes, mais très largement déficitaires partout ailleurs. Dans l’Ouest, le Sud-Ouest et le Nord-Est, les déficits de précipitations ont été souvent supérieurs à 50 %, parfois même à 60 %.
Avec un déficit global à l’échelle du pays supérieur à 40 %, septembre 2011 s’inscrit parmi les mois de septembre très secs, sans être pour autant exceptionnel. Seules la Haute-Normandie, la Picardie et certaines zones proches des Pyrénées ont connu des précipitations supérieures à la normale.
A l’instar du mois précédent, octobre 2011 a été particulièrement sec avec un déficit global à l’échelle du pays de l’ordre de 45 %. Seule, une partie du Languedoc-Roussillon a été copieusement arrosée.
Les précipitations ont été très contrastées en novembre 2011. Elles ont été abondantes sur les Pyrénées et plus encore sur les régions méditerranéennes où les cumuls de pluie ont été souvent trois à quatre fois supérieurs à la normale. Les records pour un mois de novembre y ont d’ailleurs étébattus pour de nombreuses communes. A l’inverse, les précipitations ont été extrêmement faibles sur le reste du pays, notamment dans le Nord-Est où les déficits ont été souvent  supérieurs à 70 %.
Conditions durant l’hiver (décembre-janvier-février) :
Après un mois de décembre abondamment arrosé à l’exception notable des régions méditerranéennes, les précipitations de janvier n’ont concerné que le Nord-Est et le nord des Alpes, précédant un mois de février remarquablement sec. Sur l’ensemble de l’hiver, le bilan pluviométrique est extrêmement déficitaire sur les régions méditerranéennes avec des cumuls de pluie souvent inférieurs à 20 % de la normale : cet hiver s’y classe parmi les plus secs depuis 1959. En décembre 2011, les précipitations ont été abondantes sur la majeure partie du territoire avec des cumuls de pluie souvent une fois et demie à deux fois supérieurs à la normale. Moyennée sur l’ensemble du pays, la quantité d’eau recueillie en décembre représente un peu plus de 150% de la normale. Toutefois, les régions méditerranéennes se distinguent sensiblement avec des cumuls de précipitations très faibles, le plus souvent inférieurs à 10% de la normale.
Le mois de janvier 2012 a été marqué par une pluviométrie contrastée. Très déficitaires sur les régions méditerranéennes ainsi que sur une large moitié ouest du pays, les pluies ont été légèrement supérieures à la normale dans le Nord-Est ainsi que sur le nord des Alpes. Avec l’arrivée du froid, les précipitations neigeuses ont été fréquentes en fin de mois sur une grande partie du pays.
Avec la prédominance de conditions anticycloniques, février 2012 a été extrêmement sec. Sur la moitié sud du pays, les cumuls de précipitations représentent généralement moins de 20 % de la normale et ne sont qu’à peine plus élevés sur la moitié nord.
Conditions depuis le début du mois de mars 2012 : Les précipitations ont été rares durant la première quinzaine de mars, seul l’extrême nord ayant connudes pluies conséquentes. Humidité des sols superficiels à la mi-mars. Les sols superficiels sont encore bien humides sur de nombreuses régions, notamment dans le nord de la France et sur les massifs montagneux, mais sont déjà relativement secs en Midi-Pyrénées, sur le Languedoc-Roussillon et la Provence. Toutefois,  l’absence de pluie depuis plusieurs semaines a contribué à un assèchement précoce des sols sur l’ensemble du territoire. A l’exception de l’extrême Nord, la plupart des régions présentent un état d’humidité des sols proche de celui d’un mois d’avril, voire parfois même d’un mois de mai sur le sud du pays. 

 

activité solaire

0212 ssn

Notre cycle actuel (24) avec le 23 (en rouge), superposé aux cycles 22+23 (en jaune) , arrêté à fin février 2012 (avant les éruptions de mars 2012 donc)

L'activité du soleil a connu depuis deux ans une baisse de régime atypique. Que se passe-il ? Alors  que le soleil aurait du entrer dans son cycle 24, il tarde, les tâches solaires apparaissent puis se dissipent, les vents solaires sont au plus bas et son spectre lumineux est très atypique. Ces évolutions ne sont ni dramatiques ni anormales. Ces cycles de 11 ans en moyenne sont sujets à variation. L'activité solaire, tâches, intensité lumineuse et magnétisme, varie selon des modalités que la science peine encore à décrire et plus encore à modéliser. 

Les polémiques sur le climat ont conduit les experts à comparer ces variations avec les phénomènes climatiques. Or, la posture actuelle rappelle les périodes froides, froides relativement aux moyennes de notre millénaire. Ainsi, ce calme et ses enchaînements ressemblent beaucoup aux postures qu'a connues le soleil lors des années les plus froides du petit âge glaciaire, notamment entre 1645 et 1715. Lorsque les glaciers envahirent à nouveau les vallées d'Europe, lorsque les affluents de la Seine gelaient pendant trois mois à Paris, provoquant des millions de morts et des famines comme au sortir du moyen-âge au 14ème siècle. Ces minimas sont bien connus : minimum de Maunder et minimum de Dalton qui provoqua la famine et... la Révolution française !

Le débat fait rage pour savoir si ce ralentissement ne concerne que le démarrage du 24ème cycle du soleil, auquel cas une conséquence peut effectivement être d'augmenter les anomalies saisonnières. Ou s'il se prolongera au-delà du 24ème cycle amorçant un refroidissement de nature à infléchir le réchauffement. Dans ce cas, les simulations par les modèles de l'IPCC montreraient que l'impact du CO2 sur le climat serait tout juste compensé. Cela stabiliserait les températures avec des épisodes extrêmes plus nombreux. Cela ne réglerait évidemment pas le problème de l'assèchement climatique source de très nombreux désordres régionaux avec les déforestations massives et les pertes de biosphère.

Certains experts estiment même que cet affaiblissement pourrait contribuer au réchauffement dans une seconde phase.  En effet, même si la puissance lumineuse totale émise par le Soleil diminue pendant la phase descendante du cycle, la quantité de lumière visible, celle qui chauffe la basse atmosphère, serait, elle, en augmentation. L'hypothèse est donc qu'en 2100, la température serait de plusieurs degrés supérieures à ce qu'elles étaient lors du petit âge glaciaire, même avec un soleil durablement faiblissant.

Mike Lockwood, de l'Université de Reading (Royaume Uni) a compilé données météo et tâches solaires sur les quatre derniers siècles. La corrélation entre ces phénomènes et la rigueur des hivers apparaît nettement. La compréhension du phénomène est ardemment recherchée : il serait lié à la trajectoire des courants d'altitude  qui empêcheraient les masses d'air chaud d'atteindre l'Europe et le continent nord américain. Si cette analyse était exacte, le refroidissement européen ne remettrait pas vraiment en cause le réchauffement climatique global.

Il demeure que ces phénomènes exceptionnels risquent de ne plus apparaître comme tels d'ici quelques années si ces évolutions se trouvaient confirmées.

Dans cette hypothèse, de nombreux spécialistes estiment que cette accalmie solaire soulagerait de nombreuses infrastructures critiques menacées par les orages magnétiques : satellites de communication, transformateurs, etc. En 1859, l'événement dit Carrington baptisa le grand orage magnétique jamais observé. Il eut lieu lors d'un cycle solaire faible. A l'époque, la totalité du système téléphonique mondial avait flanché.

Source : Met Office, Geophysical Researchhttp://www.glaciers-climat.fr/meteo/environnement-climatique.htm

precipitations-sur-6-h-22-03-2012.gif22-03-2012 : pluie sur 6h : l'hémisphère sud entre dans l'autome et est déjà saturé de pluies et humidité. Enorme zone sèche ou chaude qui s'étend des amériques aux Indes depuis plusieurs jours, avec des remontées sur l'europe de l'ouest et l'est des USA jusqu'au Quebec. Une forte dépression s'approche à l'ouest de la France pour début avril mais les modèles américains prévoient une bonne résistance de l'énorme anticyclone (qui a de quoi se renforcer en plus à priori)... 

Quoiqu'il en soit, le nombre et les effets de ces anomalies sont en évidente augmentation : la NASA a conseillé a tous ses employés et familles de faire des stocks de 3 mois de nourritures et autres produits de 1ere nécessité, juste au cas où de évènements majeurs (probables) se produisaient, la FED a fait de même officiellement. Les européens considèrent peut-être les américains comme des paranos, ou plutôt, comme l'Etat russe, ils considèrent que c'est peut-être un bon moyen de se débarasser des plus vieux, plus fragiles ou plus pauvres (donc des plus coûteux) ? Un programme d'information et d'incitation à la constitution de stocks en vivres et produits de soins (conservables sans énergie) et de produits importants devrait être exister aussi en Europe, particulièrement en direction des personnes âgées ou en précarité. Les nombreux décès en europe dûs à une vague de froid, certes soudaine mais pas exceptionnelle en soit, sont une anomalie pour des systèmes qui se disent démocratiques et intégrés à un système européen. Je pense à la Pologne et aux pays de l'Est notamment, où beaucoup de décès sont dûs à des conditions de chauffage matériels impropres à la dignité d'Etats dignes de ce nom : c'est la preuve ultime que l'argent ne va pas là où il doit aller en priorité : la sauvegarde et l'amélioration des conditions de vie des propres citoyens de ces pays...

Les décès dûs à la sécheresse et vagues de chaleurs seraient déjà moindre si l'information était permanente sur les mesures individuelles et familiales à prendre, et si des kits complets de 1ère nécessité (kits de survie de quelques semaines) étaient facilement trouvables partout en Europe. Attention, je n'incite pas à un nouveau marché commercial en Europe (qui existe aux USA) car, dans la mesure où je considère que c'est responsabilité d'un Etat de prendre soin de ses propres citoyen qui le composent, ce genre de kit devrait être gratuit (et oui, recherchés, fabriqués et distribués par l'Etat, sans intermédiaires, comme tous les produits de santé d'ailleurs)... mais il ne faut pas rêver, les Etats inféodés au capital et à la mafia liée n'ont pas cette priorité mais seulement celle de l'argent : les dirigeants de ces Etats sont des gestionnaires de budgets et c'est leur seule priorité : la vie humaine des citoyens n'a pas vraiment d'importance en final... tout est censé être réglé par l'argent...

Yves Herbo 03-2012

Economie : memoires d'un piege-3

Economie : mémoires d'un piege-3

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Des confirmations historiques, des aveux (de culpabilité et d'impuissance) des politiques et économistes... il suffit de lire la presse entre les lignes pour s'en rendre compte... 2012, c'est peut-être aussi (enfin !) la révélation d'un système qui a trop (mal) duré... 

FED : Fraude Extrêmement Dangereuse... la BCE, c'est pire

 

 
Cette vidéo est à diffuser à vos contacts sceptiques sur la situation financière mondiale en mode "autodestruction".
 
 
Pour les nouveaux lecteurs de ce blog encore sceptiques sur l'effondrement inévitable de notre système économique. Cette vidéo pédagogique vous offre une base de connaissance sur la création monétaire.
 
 
Vous découvrirez le fonctionnement de la FED (machine à dette perpétuelle américaine).
 
 
Sachez que la BCE (Réserve Fédérale Européenne) utilise le même procédé, et plutôt que d'échanger son papier sans valeur réelle avec du papier d’État sans valeur réelle (bons du Trésor), elle le prête aux banques commerciales qui, elles-mêmes le prêtent aux États surendettés en achetant des bons du Trésor...

Ce mode opératoire de création monétaire est l’œuvre d'une entreprise criminelle hautement organisé qui a été dénoncé par les présidents Abraham Lincoln, John Fitzgerald Kennedy et aujourd'hui par le candidat, Ron Paul...
 
Pauvres européens, ce procédé est encore plus dangereux que la FED...
 
Bienvenue hors de la matrice et sur ce blog... J'espère pour vous que le réveil ne sera pas trop difficile... 

 

 

Source : http://gold-up.blogspot.com/2012/03/video-fed-fraude-extremement-dangereuse.html

 

«L'État et les banques, les dessous d'un hold-up historique» par Myret Zaki et Etienne Chouard

La Fonderie Kugler présente deux conférences de décembre 2011 en partenariat avec le journal bimensuel La Cité (http://www.lacite.info/) - (http://www.usinekugler.ch/)

Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan, «L'État, otage du secteur financier»

Étienne Chouard, professeur d'Économie-Gestion à Marseille, chercheur indépendant, «Enjeux pour le peuple du contrôle public de l'État et de la banque». Pour y accéder directement : http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&list=UUuqKwvlBmW_Z...

Modération par Fabio Lo Verso de La Cité

 



En complément à la conférence de Myret Zaki, un article qui revient sur les convives du dîner du 8 février 2010 :

http://blogs.mediapart.fr/blog/netmamou/030112/un-diner-de-malfrats-pour-mett...

Un autre article sur les agences de notations : Qui se cache derrière Standard & Poor's : http://www.abadinte.com/2011/12/qui-se-cache-derrire-standard-poors/

En complément à la conférence d'Etienne Chouard, une analyse qui questionne l'importance de la "loi de 1973" : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/29/la-loi-pompidou-giscard-rothsc...

La réponse point par point d'Etienne Chouard : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2011/12/30/178-analyse-...

Transcription écrite de la conférence réalisée par le blog creersamonnaie / (merci à eux:) http://creersamonnaie.over-blog.com/article-crise-financiere-grecque-origine-...

03-2012

Qui atteindra le point le plus profond de la terre?

Qui atteindra le point le plus profond de la terre?

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Les milliardaires-explorateurs se lancent des défis les plus insensés. Le dernier en date: atteindre le point le plus profond de l'océan. Sont en course: le réalisateur James Cameron, le patron de Virgin Richard Branson et l'ancien PDG de Google, Eric Schmidt.

Une nouvelle lubie à plusieurs millions stimule depuis un petit temps ces explorateurs des temps modernes qui dépensent sans compter pour mettre au point le sous-marin capable d'atteindre le "Challenger deep", le point le plus profond de la terre, évalué à 11.000 mètres de profondeur, situé dans la fosse des Mariannes, dans l'océan Pacifique, au large des îles Mariannes.

Avatar 2

Dans cette lutte pour atteindre "Challenger deep", James Cameron, le réalisateur de "Abyss", "Titanic" et "Avatar", semble avoir une longueur d'avance sur ses concurrents. "James Cameron y travaille depuis de très longues années et est très bien entouré. Il peut y arriver cet été", estime Bruce Jones, en charge d'un projet américain appelé Triton 36000.

Cameron envisage de descendre seul, à près de 11 000 mètres sous le niveau de la mer. "Je ne dépenserais pas autant d'argent pour un sous-marin, si je n'avais pas prévu de monter à bord", a-t-il glissé récemment. Un voyage au centre de la terre qui devrait par ailleurs être exploité pour les besoins du deuxième volet d'Avatar. Il aurait planifié une dizaine de plongées au coeur de l'été 2012.   

SpaceShipTwo

Mais il n'est pas le seul sur la balle. Eric Schmidt et Richard Branson rêvent eux aussi de découvrir ce fond marin. L'un et l'autre auraient, selon Atlantico, respectivement dépensé 25 et 6 millions pour réaliser leur rêve et rejoindre Don Walsh et Jacques Picard, les seuls hommes à avoir atteint les profondeurs de la fosse des Mariannes, en 1960. S'il n'y arrive pas, Richard Branson pourra se consoler avec SpaceShipTwo, son vaisseau censé assurer les premiers vols spatiaux pour civils (à 144.000 euros le billet), annoncés avec optimisme pour début 2013. Reste à voir si ce voyage abyssal fera naître une nouvelle forme de tourisme? 

Source : http://www.7sur7.be/

03-2012

Des coupures Internet massives d'ici au 8 mars à cause du FBI ?

Des coupures Internet massives d'ici au 8 mars à cause du FBI ?

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Source : Relaxnews

La Journée de la femme sera-t-elle marquée par une panne d'Internet ? Si l'on en croit la rumeur, il est en effet possible que le FBI, qui a pris le contrôle de serveurs DNS piratés, prenne la décision de les fermer. Et il peut le faire au plus tard le 8 mars 2012.

Le 8 mars prochain, plusieurs milliers de foyers français pourraient être privés de leur connexion à Internet, à cause de la mise hors ligne par le FBI de serveurs DNS corrompus. Les DNS servant à établir une correspondance entre une adresse IP et un nom de domaine, il deviendra impossible de surfer pour tous les ordinateurs directement reliés à eux. Des solutions en ligne existent déjà pour savoir si son poste est infecté, et comment le reconfigurer pour éviter le blackout. L'entreprise Lexsi propose un site, DNS-OK, auquel il suffit de se connecter pour savoir si son ordinateur est concerné.

Le FBI a pris le contrôle en novembre 2011 de serveurs DNS utilisés, via lesquels sévissait un redoutable cheval de Troie, DNSChanger, capable de rediriger les internautes vers des contenus illégaux et surtout d'espionner l'ensemble de leurs données.

Sur son site, le FBI explique l'affaire, née après l'arrestation de pirates de nationalité estonienne. D'après la justice, le FBI a jusqu'au 8 mars 2012 pour fermer les serveurs frauduleux.
Sur son site, le FBI explique l'affaire, née après l'arrestation de pirates de nationalité estonienne. D'après la justice, le FBI a jusqu'au 8 mars 2012 pour fermer les serveurs frauduleux. © FBI

 

La guerre du Cheval de Troie aura-t-elle lieu ?

Ces serveurs, désormais propriété du FBI, doivent bientôt être mis hors ligne, avant le 8 mars prochain selon le journaliste américain Brian Krebs. De fait, tous les ordinateurs infectés par ce cheval de Troie ne devraient plus pouvoir accéder à Internet. Le FBI explique l'affaire sur son site.

Selon le FBI, près de 4 millions d'utilisateurs dans le monde seraient concernés, dont 500.000 aux États-Unis et de 30.000 à 50.000 en Allemagne. Aucune estimation n'a encore été communiquée pour la France.

De leur côté, les éditeurs de solutions antivirus travaillent à fournir des outils d'aide aux internautes en détresse. C'est le cas de G-Data, qui vient de mettre en ligne un tutoriel afin de configurer correctement ses paramètres de connexion.

Les autorités françaises sont, quant à elles, pour le moment silencieuses sur le sujet...

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/informatique/d/des-coupures-internet-massives-dici-au-8-mars-a-cause-du-fbi_36877/

Yves Herbo 02-2012

Industrie du disque, retour sur l'Histoire

Industrie du disque, retour sur l'Histoire

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Un petit retour sur l'Histoire récente de l'Industrie du disque, et généralement des Grands Majors liés au marché. Ceci pour prouver (une nouvelle fois après tant d'autres) les mensonges, fausses excuses et erreurs commises aussi bien par les propriétaires privés de ces entreprises que par "le système" qui les suit, les protège et ne voit que la petite partie de l'iceberg qui l'interesse (les emplois créés et taxes qui entrent), au détriment d'une valeur beaucoup plus importante pour la société à long terme : sa culture. De plus, refusant de s'adapter précisémment aux nouvelles possibilités culturelles apportées par la technique et son évolution, ces industries (et gouvernements complices) ont préféré tenter de ralentir l'évolution de la civilisation humaine en misant tout sur le support (le disque, "la matérialisation" de la vente, cassette ou autre) au détriment de son contenu (c'est à dire du réel objet du désir de l'acheteur), n'hésitant pas d'ailleurs à tronquer, omettre ou aménager à leur volonté le contenu pour l'adapter à ses supports, en ne tenant pas compte de l'intégralité ou de l'originalité de l'oeuvre... Autrement dit, s'ils le pouvaient, ils n'hésiteraient pas à découper un tableau de maître pour pouvoir le vendre à volonté en petits morceaux, dupliqués puis collés sur des supports divers (garantis deux ans bien sûr) !

Mon avis personnel, surtout en ce qui concerne une évolution obligatoire de l'Humanité si elle veut survivre, et sa culture en est un élément clé :

Problématique :

La culture est un élément essentiel pour l'équilibre d'une société, elle est liée à l'apprentissage de la vie pour les enfants et à l'éveil de la conscience, de la reflexion pour tous. Elle apporte aussi plaisir, détente, curiosité, émotions, etc... autrement dit, elle est tout aussi importante dans la vie d'une personne, pour son propre équilibre et sa santé (mentale), que la nourriture de base et son abri. Et la culture est censée être accessible à tous, sans distinction. C'est évidemment une utopie totale dans un monde qui privilégie, avant la propriété collective et l'intérêt public, la propriété privée et l'intérêt individuel : on permet à une seule personne le droit d'acheter un objet unique (tableau, sculpture, artéfact...) pour sa seule vision au détriment du reste du monde, au lieu d'un "achat de civilisation" qui permet la disponibilité dans un musée public et augmenter la culture mondiale. Je pense en effet que toute soustraction d'éléments de culture à l'Humanité à des fins individuelles (et financières) est assimilable à un crime contre cette même Humanité... 

La création d'oeuvres culturelles est très souvent initiée par un seul individu, mais aussi par des groupes. La principale problématique pour eux est de répandre, de faire connaître leur oeuvre (qui est duplicable ou non suivant l'oeuvre) tout en espérant en tirer de quoi vivre et recommencer. Problème généré par un système économique basé essentiellement sur de la marchandises produite et matérialisée : toutes les oeuvres (comme par exemple celles liées au son) ne sont pas obligatoirement matérialisées dans la réalité, mais aussi, elles ne sont pas produites (comme la nourriture par exemple ou les vêtements) pour assouvir la "faim" culturelle de tout le monde en quantité suffisante.

Le progrès venant, et internet, les possibilités de se passer de tout support matériel (en dehors d'un ordinateur) pour avoir accès aux oeuvres de toutes les industries de visualisations et sonores changeaient considérablement la donne... que les industries attachées aux supports matériels ont refusé de voir et ont voulu retarder un maximum les effets sur ses usines. Bien sûr, il n'était, et il n'est toujours pas question d'augmenter la part des droits d'auteurs et autres, mais on détourne l'attention en affirmant que les nouvelles techniques de téléchargement et le piratage lié mettent en danger les droits d'auteurs : c'est une vérité  tronquée car les droits d'auteurs ne représentent que quelques pourcentages des sommes en jeu : ce sont les royalties monstrueux que se font ces Majors sur le dos des auteurs qui sont en danger surtout, mais ce n'est pas ce qu'ils disent en premier. Ils sont les premiers à écarter un artiste ou à l'oublier s'il est moins rentable, bien avant le public ou le téléchargement illégal.

Et pourtant l'Humanité devra évoluer assez vite pour la survie d'une réelle culture humaine, et non d'une culture commerciale tronquée et faussée par l'argent (70% des "tubes" d'aujourd'hui sont en fait de vieux tubes réaménagés ou des sons repris !, si on regarde les séries et les films, on n'a jamais vu autant de reprises, de remakes, de suites bidons ou non... ou de scénarios de 20 ans repris à peine réaménagés). 

Dans la mesure où la Culture est un bien commun, où elle concerne l'ensemble de l'Humanité, qu'elle permet de faire vivre un nombre considérable de gens mais aussi possède des vertus d'équilibre et de santé pour les citoyens, elle ne doit pas être remise entre les mains d'intérêts privés et individuels. C'est même un danger permanent, et il ne peut que s'accentuer. Donc la gestion des artistes divers, leur rémunération et la diffusion des oeuvres culturelles accessibles en principe à tous, doit être faite par la communauté, c'est à dire l'Etat qui représente les citoyens. Justement, les nouvelles technologies et internet permettent pour la première fois cette opportunité : c'est unique dans l'Histoire de l'Humanité, les Etats pourraient rendre accessible une grande partie de sa propre culture (et gratuitement car il s'agit d'oeuvres de citoyens libres) au peuple et améliorer de ce fait l'éducation et la culture générale de ses citoyens. Si les livres étaient gratuits, il y aurait obligatoirement moins d'illettrés, moins de bêtise et de désespoir dans certaines cités. Et les oeuvres les plus vues, commentées ou même élues doivent être récompensées par la collectivité, donc par l'Etat qui la représente. Il est possible de créer une organisation communautaire non détenue par des intérêts privés, dire le contraire est stupide.

A des fins de contrôle et de lutter contre la corruption galopante des personnes liées au pouvoir grâce à leur carrière administrative, je pense personnellement que les démocraties sont également en danger permanent à cause de leurs propres populations de fonctionnaires de carrière, élite qui devient petit à petit dans toute civilisation un peuple à part entière et qui manipule le pouvoir. Je suis donc pour la suppression de toute carrière possible au service de l'Etat pour des durées de plus de 4 ans consécutifs au même poste, et par intervalles de 4 ans minimum. On pousse le privé a la polyvalence, à l'interim, à la précarité et à la non-carrière : il doit en être pareil pour le fonctionnariat, et même plus car son influence sur le pouvoir réel est plus important. Autrement dit, je préconise un "roulement" beaucoup plus actif des citoyens au sein de l'appareil d'Etat et la "mobilisation" possible de tout citoyen pour une durée définie pour travailler pour l'Etat. A charge à l'Education Nationale de préparer les jeunes et citoyens a ces tâches administratives, pour le bien de la communauté, et aussi d'aider les jeunes à trouver leurs dons et talents - tout le monde en a - plus importants pour leur avenir que certaines cultures générales mal apprises de surcroît... l'Education Nationale est en faillite totale en ce qui concerne l'orientation des jeunes par rapport à leurs réels talents...

Retour sur un article datant de mai 2004 : huit ans après, les évidences sont encore plus criantes... Hadopi, Megaupload, etc... Ces milliardaires des Grands Majors et certains complices fonctionnaires aux plus hauts niveaux font tout pour empêcher l'évolution de la société pour protéger leurs biens privés...

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L'industrie du disque n'a pas la tête de l'emploi

Face à un marché en baisse, patrons et salariés ont ouvert le dialogue lors d'une table ronde. Les syndicats restent vigilants.
Rien ne va plus dans les maisons de disques. Exit les paillettes du show-biz, pour l'heure, l'emploi est menacé. Pour les 2 000 salariés qui constituent la filière musicale, c'est l'inquiétude. En toile de fond, les erreurs de stratégie et la piraterie de la musique via Internet qui, selon les majors, serait la principale cause de la chute des ventes, donc de leur chiffre d'affaires.

En 2003, le marché mondial, qui s'établit à 32 milliards d'euros, aurait enregistré une baisse de près de 10 % des supports audio, représenté principalement par la chute des ventes d'albums (- 9,9 %) et des singles (- 18,7 %). Seuls supports à tirer leur épingle du jeu : le DVD musical et la cassette audio, qui enregistre une forte progression (+ 46 %). La France n'a pas échappé à la crise perdant, selon la Fédération internationale de l'industrie du disque (IFPI), 14 % en valeur, revenant à son niveau de 1994 pour le premier trimestre de cette année, avec - 20 %. Elle se place désormais au quatrième rang mondial derrière l'Allemagne, les États-Unis et le Japon. Résultat, syndicats de salariés, délégués du personnel et élus aux CE ont sollicité une réunion de dialogue avec les représentants des maisons de disques le 27 avril. Une table ronde qui s'est déroulée en présence du SNEP, le syndicat des cinq majors (Universal, Sony, EMI, Warner, BMG), des représentants des maisons de disques indépendantes (l'UPFI) et des syndicats de personnels (CGC, CFTC, CFDT, CGT).

Une rencontre qualifiée d'" historique ", tant il est vrai que patrons des majors et syndicats ne s'étaient plus parlés à ce niveau depuis longtemps. Il faut dire que la situation économique est loin d'être réjouissante. Chez EMI France, qui vient d'installer son siège flambant neuf, rue du Mont-Cenis, à Paris 18e, la société a regroupé l'ensemble de ses labels (Capitol, Virgin, labels, Delabel etc.) pour plus d'économie. L'entreprise devrait connaître un plan social : " Officiellement, la société appelle cela une "restructuration" ", raconte un membre du comité d'entreprise qui souhaite conserver l'anonymat. Sur les 340 employés que compte le groupe en France, la baisse des effectifs pourrait toucher 20 % du personnel. Conséquence, entre 50 et 70 personnes devraient se retrouver sur le carreau dans les prochains mois. Cela augure mal du climat social de l'entreprise : " Quand vous n'avez aucune précision sur qui va partir, cela crée des climats malsains ", poursuit le membre du CE, lequel reste sceptique sur les raisons des licenciements avancées dans les majors, dues au téléchargement de la musique sur le Net : " La vérité est qu'il se passe dans notre industrie, ce qui se passe dans beaucoup d'autres. On va s'armer au maximum pour répondre. On ne peut pas attendre de licencier 20 % du personnel en restant les bras ballants. Ça ne s'est pas produit lors des précédents plans où pour la première fois, il y a deux ans, nous avions fait grève. Du jamais vu dans notre profession. Nous n'avons pas l'intention de nous laisser endormir par la direction. "

Chez Warner Music France, la situation est tout aussi mauvaise. Sur les 181 salariés du groupe, 70 postes seraient menacés. On parle de reclassements internes, mais il est sûr qu'on ne va pas vers un développement des activités de la maison de disques : " Nous avons été rachetés par le canadien Edgar Bronfman, qui a déjà fait ses preuves du côté d'Universal ", précise Jean-Luc Lefèvre, secrétaire du CE de chez Warner : " Il revient par une porte un peu plus petite en terme de valeur actionnariale, dans la musique. Malgré son désir affiché de faire de la musique, je pense qu'il a plutôt envie de faire de l'argent. Au niveau mondial, il a déjà fait pas mal de restructurations : il a fermé des filiales en Amérique du Sud, en Europe de l'Est, écrémé dans les pays où on peut rapidement faire ce genre de chose, sans en passer par des plans sociaux, où les règles ne sont pas aussi strictes qu'en France. On doit ressembler au village gaulois par rapport à la vue planétaire que peut avoir notre actionnaire. " Ici aussi, on met en avant les erreurs " monumentales " des maisons de disques qui ont " favorisé le commerce des graveurs de CD " au détriment d'une politique artistique : " Nous appartenions à la maison mère qui diffusait des matériels ou des accès Internet. Pour des raisons de profits, on a privilégié les contenants sur le contenu. " De fait, depuis quelques années, le consommateur s'est détourné du disque, jugé trop cher, préférant graver les titres qu'il aime sur les disques vierges. Warner Music, qui a longtemps été associé au fournisseur d'accès Internet AOL, a encouragé l'échange de musique via le Net au détriment des CD préenregistrés : " Dans le monde, il y a de milliards de phonogrammes échangés par ordinateur, de poste à poste, souligne Jean-Luc Lefèvre. Quand vous ajoutez à cela, le fait qu'on peut les graver et se faire ses propres compilations sur un CD vierge, il est évident que la perte financière a un impact. "

Corrélation ou pas entre les nouvelles formes de consommation sur le Net et la chute simultanée du chiffre d'affaires des majors, il existe d'autres raisons qui ont conduit à la crise. Telle la façon qu'ont eu les maisons de disques de favoriser la mise en place de leurs produits dans les réseaux de distribution de grands magasins, au détriment des petits disquaires, qui ont dû fermer leur porte. Au détriment du commerce de proximité. Ou encore la politique du tout marketing à coup de millions d'euros d'achat d'espaces publicitaires dans les médias télé ou radio : " Si on n'a pas des millions d'euros à dépenser en télévision, on ne sait plus vendre un disque ", souligne-t-on au CE Warner.

Du côté des artistes, on s'émeut également de l'évolution du marché du disque. À l'image du chanteur Dominique A, qui estime pour sa part que : " La piraterie musicale n'explique pas seule la crise, l'industrie du disque paie également ses errements. " Ce que Jean Ferrat, traduit par d'autres mots, pointant les méfaits de la politique des médias audiovisuels sur la diversité culturelle (1) : " Les mêmes tubes ressassés sur les antennes condamnent les Français à un appauvrissement dramatique. " Et Jean Ferrat de faire la démonstration suivante : " Plus les radios "matraquent" le même titre, plus elles font des "tubes" (...) et plus elles ont d'écoute. Plus elles ont d'écoute, plus elles ont de "pub" et plus elles ont de "pub", plus elles font de profits. " CQFD.

C'est dans ce contexte que les professionnels demandent l'adoption de la loi sur l'économie numérique qui, selon, eux, permettrait de placer devant leur responsabilité les fournisseurs d'accès aux services en ligne qui se servent de la musique gratuite comme produit d'appel. Confrontées à la crise, les maisons de disques ont choisi de resserrer les boulons. De baisse d'effectifs en contrats de jeunes artistes rendus parce que considérés comme pas assez rentables, en chanteurs confirmés non renouvelés (Jacques Higelin, Yves Duteil, n'ont plus de maison de disques), c'est toute la chaîne de création qui en prend un coup. Et au passage, l'offre de choix et de la diversité culturelle. Alors que, dans le même temps, le spectacle vivant en musique ne s'est jamais aussi bien porté. Voir les bons résultats de participation du public, obtenus par le Printemps de Bourges, qui n'a jamais vu autant de jeunes fréquenter le festival.

Où vont les majors ? Chez Universal Music France, qui a récemment été touchée par la fermeture de bureaux régionaux (22 postes seraient en balance), on parle là aussi de déménagement à cause de la cherté des loyers du siège actuel de la rue des Fossés-Saint-Jacques à Paris, qui arrive en fin de bail. La direction avait d'abord pensé au 14e arrondissement, puis à La Plaine-Saint-Denis. Mais les projets seraient abandonnés. Ici également, on regarde avec inquiétude les restructurations en cours. " Chez Universal, nous n'avons pas beaucoup de jeunes artistes qui font un carton, estime Alain Genod, délégué syndical (CFDT), élu au CE. On vit sur les acquis, sur les artistes types Johnny ou Mylène Farmer. Pour nous, il est grave de ne pas mettre en avant la créativité. Universal a beaucoup misé sur la Star Academy, mais on s'aperçoit avec le temps, qu'elle commence à s'essouffler, étant de plus en plus piratée, imitée. Cela rapporte sur le moment, mais pas dans la durée. "

Les prévisions ne sont d'ailleurs pas à l'optimisme : " La direction nous a indiqué que, à la fin juin, si notre chiffre d'affaires ne remontait pas, on allait vers un second semestre difficile. Elle avait prévu un bon mois d'avril, mais apparemment, il est mauvais car les sorties n'ont pas donné les résultats escomptés. Si, en dépit des grosses sorties prévues pour juin, les résultats sont les mêmes qu'en avril, on risque de connaître une deuxième partie d'année très mauvaise pour le personnel. "

Sous la menace d'un nouveau modèle économique, les salariés des maisons de disques restent vigilants. C'est le cas des personnels de Sony. Actuellement situé rue de Wagram à Paris, le groupe qui compte 500 salariés, s'apprête à emménager en septembre à Clichy dans les Hauts-de-Seine. Là aussi, la crainte des personnels est d'y perdre des plumes. D'autant qu'on s'attend à une fusion-concentration Sony-BMG. Pour Laurent Girard, délégué syndical (CGT) chez BMG France, la nouvelle entité pourrait avoir des conséquences sur le personnel et plus généralement sur le paysage musical : " C'est une très mauvaise chose aussi bien pour les salariés que pour les artistes. Quand un chanteur se sera présenté chez Sony-BMG, il ne lui restera plus qu'Universal. Cela fera moins de possibilité de trouver une maison de disques. D'autant que l'on peut aussi craindre un rapprochement EMI-Warner. Ce qui ne représenterait plus que trois majors au lieu de cinq. Donc, moins de chance pour les artistes. "

La Commission européenne, qui devait se prononcer sur le rapprochement Sony-BMG le 22 juin, a repoussé sa décision, pour cause d'élection européenne. Mais si la fusion a lieu, on estime que cent postes seraient menacés. C'est pourquoi, chez BMG, propriété du groupe Bertelsmann, on reste attentif : " Il faut faire un véritable inventaire de la rentabilité de la filière musicale, souligne Laurent Girard et ne pas s'arrêter uniquement à la production musicale.

Ce sont des multinationales qui maîtrisent quasiment toute la chaîne, de la production de disques à l'espace publicitaire et aux outils de communication. Le patron du groupe Berteslmann, également propriétaire de M6, a affiché pour 2003 des profits records dans la branche musicale. Peut-on parler de crise dans le disque quand on enregistre des résultats aussi insolents ? Il y a là une véritable contradiction dans l'analyse. "

Victor Hache, Journal l'Humanité, Article paru dans l'édition du 7 mai 2004.

Yves Herbo 02-2012

Megaupload fermé parce qu'il préparait une offre légale dérangeante ?

Megaupload fermé parce qu'il préparait une offre légale dérangeante ?

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Megabox, l'offre qui dérangeait ?

Megaupload a-t-il été fermé parce qu'il préparait une offre légale qui dérangeait ? Tandis que Kim Dotcom - sulfureux fondateur du site de téléchargement - et ses associés dorment en prison depuis le 20 janvier, on a appris ces jours-ci que la société s'apprêtait à lancer Megabox, une plateforme légale de diffusion de musique directement concurrente d'iTunes. Tout était prêt. Le service était en test depuis plusieurs semaines auprès d'un million d'utilisateurs, selon ses responsables. Il devait être dirigé par le rappeur américain Swizz Beatz, mari d'Alicia Keys.

Le principe de Megabox : rémunérer directement les artistes à partir de la publicité et d'abonnements payants sans passer par les maisons de disques. Nous avons eu entre les maison la brochure qui devait être présenté au salon Mobile World Congress de Barcelone. Megabox devait être annoncé le 21 janvier mais l'intervention du FBI la veille du jour J  est venu tout chambouler. De là à penser que l'action judiciaire contre Megaupload aurait pu être initiée par des concurrents inquiets, il n'y a qu'un pas. Sur Internet, les interrogations vont bon train...

Source : http://www.franceinfo.fr/high-tech/nouveau-monde/megaupload-ferme-parce-qu-il-preparait-une-offre-legale-derangeante-512883-2012-01-30

C'est curieux mais ça n'étonne pas grand monde... Les grands majors et industries audio-visuelles ont refusé ou n'ont pu s'adapter aux nouvelles technologies liées à internet, en grande partie parceque la solution de facilité pour "enfermer" le client au niveau culturel a été jusqu'à présent le support physique et l'industrie mécanique (lecteurs, enregistreurs, etc) : d'un côté les fabriquants bloquent volontairement les progrès techniques de leurs appareils et procèdent à une arnaque commerciale tolérée bien connue : au lieu de sortir les produits finis et fiables, on sort la version 1, puis la version 2, etc... alors que la version 6 aurait pu sortir quelques années plus tôt, mais on n'a pas fini à l'époque de sortir la version 5 du truc précédent, et il y a encore des stocks... de plus, on n'hésite pas à limiter les durées de vie des appareils grâce à des composants à durée de vie définie. Il suffit de chercher et d'assembler quelques données disponibles pour s'apercevoir que des techniques comme le Blue-Ray (et même les futurs supports) étaient déjà très au point au moins 5 ans avant leurs lancements officiels (en fait je suis même optimiste sur la durée je pense !). Ces grands majors et industries ont tout fait pour freiner des deux pieds l'arrivée des nouvelles technologies et se sont mises en danger elles-mêmes, ainsi que leurs employés et artistes. Donc on appelle à l'aide les gouvernements, on menace les emplois et on fait en sorte, bien sûr, que les mêmes clients en question, ceux qui paient déjà deux taxes pour l'achat d'un seul appareil par exemple (TVA+redevances), qui achètent sans arrêt des supports physiques (cassettes puis cd, dvd, blue-ray...etc) qui sont périmés ou inutilisables de plus en plus vite, sauvent aussi ces mêmes pauvres majors... comme ces actionnaires milliardaires sont aussi de grands amis des pouvoirs en place (quel que soit le drapeau du parti au pouvoir d'ailleurs!), des lois protectrices de ces majors sont mises en place (Hadopi, etc...), avec le principal mensonge qu'il s'agit de protéger les droits d'auteurs et la création notamment. Alors qu'il est prouvé que malgré ces "protections" plus élaborées contre le téléchargement illégal, aucun pourcentages de rémunérations des auteurs n'a été augmenté... en fait les Majors s'en sortent mieux, et les auteurs beaucoup moins... YH

Le marché de la musique en convalescence

Les ventes de musique enregistrée (CD, téléchargements et droits) ne s'est contracté "que" de 3,9% l'an dernier en France. Le marché de l'abonnement et du streaming grimpe fortement, alors que les ventes de CD et DVD continuent de plonger.

C'est peut être la fin de la chute, mais pas encore la remontée. Les chiffres ont été rendus publics aujourd'hui par le SNEP, le Syndicat national de l'édition phonographique à l'occasion du MIDEM à Cannes.

Pour la première fois cette année, le chiffre du marché de la musique prend en compte les droits voisins, c'est çà dire ce que perçoivent les producteurs de la part des radios et des lieux sonorisés, comme les boites de nuit et les bars. La baisse du marché est donc de 3,9%, à 617 millions d'euros en 2011. Si les droits voisins n'avaient pas été pris en compte, la baisse aurait été de 5,6%.

Marché physique en baisse, numérique en hausse

Le marché physique (CD et DVD) seul a poursuivi son repli, avec une baisse de 11,5% ; le numérique (téléchargement et streaming) a, lui, de nouveau fortement progressé de 25,7%. Il représente maintenant 21 % de ventes.

Abonnement et streaming explosent

Au sein du marché numérique, le téléchargement a progressé de 18,4%. C'est toujours la plus importante source de revenus
numériques, mais sa part est en baisse (51% contre 54% en 2010). La musique par abonnement explose : +89%, soit presqu'un quart du marché numérique. Les revenus du streaming financé par la publicité ont bondi de 50%.

En revanche, les revenus tirés de la téléphonie mobile, qui regroupent des produits en fin de vie comme les sonneries de téléphone, ont reculé de 17,4%. Dans les années 2000, ce marché était très rémunérateur pour l'industrie de la musique.

Source: http://www.franceinfo.fr/economie/le-marche-de-la-musique-en-convalescence-513697-2012-01-30

RAPPEL 11-09-2001 : La traque aux délits d'initiés terroristes s'amplifie
La Tribune - édition du 19/09/2001

Les autorités de marché mondiales prennent au sérieux les soupçons de spéculations à la baisse des terroristes. Si ces dernières travaillent en étroite collaboration, l'enquête risque néanmoins d'être laborieuse.

Branle-bas de combat chez les autorités de marché du monde entier ou presque. Les soupçons de spéculations sur les marchés financiers de la part de proches d'Oussama Ben Laden sont pris au sérieux de part et d'autre de l'Atlantique. Les grandes autorités de surveillance boursière mondiales ont d'ailleurs organisé lundi une téléconférence sous l'égide de l'Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) pour échanger leurs informations à ce sujet. Pour l'heure, il n'existe que des soupçons : il est aujourd'hui beaucoup trop tôt pour accuser qui que ce soit, indique-t-on à la COB. Une opinion partagée par Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque de France.

Dans le collimateur de la COB. En France, la COB s'intéresse de près aux mouvements qui ont affecté le cours de Bourse d'Axa. Une moyenne de plus de 7,6 millions de titres de l'assureur ont été échangés au cours des six séances précédant les attentats, soit près de 1,4 fois le volume moyen quotidien en 2001. Pour le groupe d'assurances, les mouvements du cours de l'action fin août début septembre s'apparentaient plus à la nervosité des marchés d'avant la publication des résultats le 13 septembre dernier. « Nous avons découvert lundi les rumeurs venant de la presse italienne », explique le porte-parole du groupe. De fait, l'assureur indique avoir contacté la COB afin de mener les enquêtes nécessaires pour savoir « si ces rumeurs avaient un quelconque fondement ». L'assureur a de plus demandé à Euronext de lui fournir la liste des intermédiaires financiers ayant effectué des transactions sur ses propres actions au cours des séances qui ont précédé le 11 septembre.

Mais d'autres compagnies d'assurances, tout comme les grandes valeurs de l'aéronautique et du tourisme, sont aussi dans le collimateur de la COB. Pour l'heure, celle-ci utilise sa procédure d'enquête interne. La police n'est donc pas encore entrée en jeu.

Anomalies. En Allemagne, l'autorité de marché examine d'éventuelles anomalies sur tous les segments de marché, mais les soupçons se portent sur les mouvements de l'action Munich Re, le premier réassureur allemand.

En Italie, la Consob a ouvert une enquête « préliminaire » pour vérifier si des opérations « anormales » sur certains titres ont eu lieu dans les jours qui ont précédé ou suivi les attentats aux Etats-Unis. Là encore, les titres des assurances et des sociétés aéronautiques sont notamment visés.

Un volume inhabituel. Aux Etats-Unis, à en croire l'agence Bloomberg, les coïncidences ne manquent pas. Les volumes enregistrés au cours des jours précédant les attentats sur les options de vente sur les actions de la banque Morgan Stanley, qui employait 3.500 salariés dans le World Trade Center, et celles de Merrill Lynch, autre banque dont les locaux étaient situés à coté des « Twin Towers », ont été de 12 à 25 fois supérieures au volume habituel. Pour American Airlines, dont deux avions ont été détournés, 1.535 puts (options de vente portant sur 100 actions chacune) ont été traités la veille même de l'attentat, en pariant que le cours de la compagnie tomberait avant le 20 octobre sous les 30 dollars. Enfin, au Japon aussi, les autorités s'interrogent sur une possible intervention des terroristes sur les marchés, notamment sur les dérivés à Osaka.

Une chose est certaine : le chemin sera long et compliqué pour remonter aux donneurs d'ordres initiaux. En effet, plusieurs intermédiaires peuvent se succéder avant que l'ordre parvienne à la société de Bourse ou la banque qui le concrétisera. Et, l'utilisation de sociétés implantées dans des paradis fiscaux est probable. Or, ceux-ci ne sont pas obligés de coopérer avec les autres autorités de marché.

Source :
http://www.latribune.fr

En fait, on n'en a plus entendu parler du tout... : les enquêtes internes ne seraient pas remontées vers des terroristes mais vers des banquiers et hommes d'affaires, politiques d'après les rumeurs...

Yves Herbo 01-2012

Nucléaire, un rapport accablant

Nucléaire, un rapport accablant

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Le rapport « Evaluation Complémentaire de Sûreté » que vient de rendre public l'ASN est terrifiant. Il confirme ce que le CAN84 dénonce depuis plusieurs années : toutes les installations nucléaires de Provence représentent une menace permanente pour nos territoires et la population. Le Président de l'ASN comme le Directeur de l'IRSN affirment qu'on ne peut plus exclure un accident nucléaire majeur en France.

Le bilan des inspections ciblées menées en 2011 sur les installations nucléaires françaises et notamment de Provence après l'accident de Fukushima est catastrophique. Toutes les installations nucléaires civiles (et militaires) représentent une menace pour la population et les territoires.

Au Tricastin, le couperet tombe que ce soit pour les 4 réacteurs nucléaires ou les autres installations du cycle nucléaire et chimique d'enrichissement de l'uranium ou le stockage des déchets : rien ne résistera à une inondation ou à un tremblement de terre.

Pas d'équipement adapté aux risques, pas d'organisation adéquate, des installations vétustes, un Plan d'Urgence saugrenu, du bricolage à tous les étages, pas de coordination entre les différents exploitants, le système « D » promu au rang de conduite exemplaire, absence de vérification exhaustive.

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Et un coût pharamineux de plusieurs centaines de millions d'Euros pour tenter d'hypothétiques travaux de protection qui propulseraient le kilowatt/heure nucléaire à un prix délirant pour le consommateur.

Sur l'ensemble du parc nucléaire français les travaux pourraient avoisiner plusieurs dizaines de milliards d'euros ! Sans parler du fardeau financier complémentaire du traitement des déchets estimés à 1 milliard d'euros la tonne !

Quelques exemples sur les 524 pages du rapport officiel (disponible ici) :

. en cas d'inondation, Tricastin ne dispose plus d'aucun moyen de pompage par ce qu'il réalise tous ses essais le même jour à l'extérieur du site,

. un seul groupe électrogène pour alimenter les pompes éloignées des sources de courant existe et ne prend pas en compte le risque de perte des alimentations électriques externes en situation d'inondation,

. pas de prise en compte dans les procédures et l'organisation du risque d'isolement des installations qui ne pourraient plus être atteinte de l'extérieur pour des secours et besoins en matériels,

. les exercices de déploiement de protection et de lutte contre une inondation sont souvent réalisés de manière partielle sans test de fonctionnement réel,

. pour les test de mise en oeuvre des moyens mobiles de pompage « le plan de mise en place des batardeaux n'est pas ergonomique, que les batardeaux sont identifiés de manière confuse, que la note de mise en place des protections mobiles n'est pas exhaustive et que les joints d'étanchéité utilisés ne sont pas de bonne qualité»,

. aucune justification pour le repérage et le positionnement des capteurs,

. l'accéléromètre situé en champ libre est paramétré de telle sorte que des accélérations inférieures à 0,25 g peuvent ne pas déclencher l'alarme en salle de commande. Or, l'accéléromètre en champ libre constitue la référence des mouvements du sol, indépendamment de l'influence des bâtis du site,

. des problèmes de corrosion notamment sur des aéroréfrigérants de groupes électrogènes ou certaines vannes du système d'extinction en cas d'incendie,

. les documents nécessaires à la conduite en situation accidentelle ou en accident grave (AG) n'intégrent pas les instructions temporaires de sûretés locales et nationales,

. doute sur la capacité d'intervention d'un sous-traitant pour modifier le contrôle des commandes d'un ascenseur permettant la manutention d'une pompe en cas de situation accidentelle,

. en cas d'accident nucléaire, confusion dans les procédures locales entre le délai et la durée de mise en oeuvre du matériel,

etc...

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A Marcoule et à Cadarache le bilan n'est pas mieux. Le Collectif antinucléaire de Vaucluse – CAN84 appelle la population à se mobiliser pour se débarrasser immédiatement de l'ombre sordide et diabolique de la destruction atomique et exiger la fermeture immédiate des 4 réacteurs nucléaires du Tricastin dont la moitié ne produit pas d'électricité pour la population et les entreprises.

Consulter ici le rapport complet de l'ASN

Auteur : Collectif antinucléaire 84

Source : coordination-antinucleaire-sudest.net publié par TerreSacree

Voir aussi:

En cas de séisme, le danger nucléaire est énorme à Cadarache, bien loin de cette gentille fiction !

L’ASN réclame des milliards d’euros pour sécuriser le parc nucléaire (ainsi que la Cour des Comptes)

 

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Mais l'avis de la commision, bien qu'admettant qu'un évènement extrême serait catastrophique à l'heure actuelle (et pour un moment !) en France, est qu'aucune centrale ne doit fermer, mais qu'il y a urgence à trouver des dizaines de milliards d'Euros rapidement pour augmenter la sécurité de plusieurs centrales... : 

L’ensemble des centrales françaises ont "un niveau de sûreté suffisant"pour exclure leur arrêt immédiat, mais il est indispensable d’investir des milliards d’euros pour augmenter dès que possible leur "robustesse", a jugé mardi l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

L’ASN, qui a remis hier matin (02 janvier 2012) au Premier ministre l’audit de sûreté demandé après la catastrophe de Fukushima, le 11 mars 2011 au Japon, a donné six mois aux exploitants des installations nucléaires pour lui présenter les mesures qui permettraient d’assurer les fonctions fondamentales des sites même en situation extrême. Le but est de maintenir la sûreté des installations en cas de catastrophe majeure (séismes, inondations, ou conjonction de plusieurs phénomènes extrêmes) et de "limiter les rejets massifs dans un scénario d’accident", selon l’ASN.

Le ministre de l’Energie, Eric Besson, a annoncé qu’il allait réunir les exploitants des installations nucléaires (EDF, Areva, CEA) dès lundi prochain, afin de "définir le calendrier de mise en oeuvre des demandes" de l’ASN.

L’ASN souhaite que les exploitants lui soumettent pour le 30 juin 2012 un "noyau dur" qui, pour chaque centrale, identifierait les dispositions à mettre en place en termes de matériel et d’organisation. Un "noyau dur" qui devra notamment comprendre un centre de commandement et de communication "bunkerisé", ainsi qu’un groupe électrogène et une alimentation en eau "d’ultime secours".

"Nous imposons des mesures qui se traduisent par des investissements massifs. Si des exploitants, EDF ou un autre, jugent que ce qu’on demande est tellement onéreux, à eux de voir si l’exploitation en vaut encore la peine", a relevé le président de l’ASN, André-Claude Lacoste, évoquant des "dizaines de milliards d’euros" d’investissement (lire également son entretien dans LE MONDE en cliquant ici) :

Lire la suite de l'article + vidéo ici

Quoiqu'il en soit, même s'il est normal de se concentrer et de pointer du doigt les endroits à risques les plus évidents, comme en Provence et toute la partie Rhone-Alpes, il ne s'agirait pas d'oublier que de tels évènements précisémment extrêmes se reproduisent TOUJOURS aux mêmes endroits ou à proximité à travers les âges (tout comme un cours d'eau a toujours tendance a retrouver un ancien lit si détourné), et que les modèles "prévisionnistes" sur lesquels se basent les nouvelles normes sismiques françaises (appliquées depuis mai 2011) ne sont pas très fiables sur les évènements anciens, pourtant existants :

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Bien que située dans la zone 0 du zonage physique de la France, la région enregistre des séismes allant jusqu’à la magnitude 4.

Le séisme du Pas-de-Calais du 6 avril 1580

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Une étude historique de ce séisme a été réalisée lors de la construction du tunnel sous la Manche. Ce séisme a provoqué de nombreux dégâts dans le Nord de la France avec beaucoup de maisons et d’églises détruites à Calais, dans la vallée de la Seine et dans le sud-est de l’Angleterre. La description des dégâts permet de tracer des lignes isoséistes dont l’intensité maximale est de VIII à IX, situant l’épicentre dans le Pas-de-Calais. 

L’aplatissement de la ligne isoséiste d’intensité maximale montre la direction de la faille qui a joué lors de ce séisme. Cette direction correspond à la direction des failles hercyniennes. 

Après les secousses, l’onde engendrée par le séisme s’est propagée dans la Manche, avec des vagues hautes de quatre mètres, atteignant Calais et Boulogne. Un pèlerinage commémoratif a eu lieu dans la région jusqu’en 1701. (121 ans de pèlerinages, c'est dire le nombre de victimes (non vraiment connu)...)

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Activité sismique récente

D’après les données de l’Institut de physique du globe de Strasbourg, quatorze séismes de magnitude comprise entre 2,8 et 4 ont été enregistrés dans la région depuis 1962.

Ces séismes sont localisés au niveau des failles de direction hercynienne. Les épicentres des séismes au large des côtes montrent que ces failles se prolongent dans le domaine maritime. (On peut remarquer les quatre séismes alignés le long de la faille de la Somme.) 
Le fonctionnement de ces failles est lié à la tectonique alpine. La collision entre la plaque eurasiatique et l’Apulie, porté par la plaque Afrique, est responsable de failles dextres orientées nord-ouest – sud-est (faille du Pays de Bray) qui déplace le compartiment sud vers l’ouest.

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© CNDP - CRDP de l’académie d’Amiens — « Thém@doc » — Les séismes, 2006. - Tous droits réservés. Limitation à l’usage non commercial, privé ou scolaire.

http://crdp.ac-amiens.fr/seismes/014.htm#A4

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Yves Herbo 01-2012

Crises en séries : retour sur 2009

Crises en séries : retour sur 2009

Début 2012 : Toutes les prévisions et avertissements émis depuis le début des années 2000 se concrétisent effectivement... Si vous avez le courage (mais aussi si vous voulez vérifier par vous-mêmes la complicité évidente de TOUTE la classe politique et même les raisons de ces crises fabriquées de toutes pièces historiquement...), ce film de plus de deux heures (qui regroupe toute une série) de 2009 commentant et expliquant les tenants et aboutissements des données des années précédentes nous mène assez facilement à notre actualité d'aujourd'hui et celle à venir : car contrairement à ce que l'on veut vous faire croire, tout est bien prévu depuis longtemps, et ce ne sont pas les Gouvernements qui décident, aussi bien dans leurs pays respectifs que mondialement...

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Les banquiers mondiaux préparent l’Apocalypse

vendredi 13 novembre 2009

(Source : Denissto)

La reprise actuelle est un leurre : que les marchés décident de rebondir une dernière fois jusqu’en début 2010 ou de s’effondrer maintenant ne dépendra en rien de la pseudo reprise que vendent les ânes a listes et experts de tout poil... les banquiers cosmopolites préparent une magnifique crise en 2010 pour ruiner les classes moyennes de tout l’occident, et imposer leur "nouvel ordre mondial". Les ingrédients sont mis en place et la trappe s’ouvrira quand ils décideront. c’est a la face du monde et publiquement qu’ils envoient paître les élus ! les républiques, les démocraties ne sont plus que des ploutocraties........le peuple n’en a cure , il ne réclame que des jeux et du pain... Denissto

sources alternatives : http://www.dailymotion.com/relevance/search/FALL+OF+THE+REPUBLIC

 


Watch FALL OF THE REPUBLIC version integrale sous-titree in Activism & Non-Profit | View More Free Videos Online at Veoh.com

D'autres preuves récentes ? facile ! :

Un ancien de Lehman Brothers aux commandes de l'économie espagnole

 

LEMONDE.FR avec AFP | 21.12.11 | 20h43   •  Mis à jour le 22.12.11 | 14h19

"Le conservateur Mariano Rajoy, nouveau chef du gouvernement espagnol, a nommé mercredi 21 décembre Luis de Guindos, ancien président de la banque Lehman Brothers pour l'Espagne et le Portugal, au poste de ministre de l'économie.


Agé de 51 ans, l'ancien secrétaire d'Etat à l'économie (2002-2004) occupera, au sein du nouveau gouvernement de droite, un poste-clé, chargé de mener un programme économique exigeant, mêlant austérité et réformes, afin de redresser un pays menacé de récession et frappé par un chômage record. Principal objectif : rassurer les marchés financiers, toujours sceptiques face à la santé financière de l'Espagne qui ne parvient pas à s'extirper de la crise de la dette.

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Le nouveau ministre de l'économie a déjà fait part de son point de vue sur la future réforme du secteur bancaire espagnol : "La moitié du système financier a besoin d'une deuxième vague de restructuration", a-t-il dit, plaidant aussi pour la création d'une "bad bank", qui regrouperait les mauvais actifs immobiliers des banques dans une structure gérée par l'Etat."

Autrement dit : des banquiers américains (dont Lehman Brothers) ont volontairement déplacé leurs problèmes financiers sur d'autres banques et Etats, provoquant volontairement une crise majeure, et ceux qui en sont les victimes donnent des postes clés aux mêmes banquiers pour les aider à enfoncer encore plus le clou sur le dos de la majorité et continuer... mais bien sûr c'est normal et personne ne dit rien... de plus, vous remarquerez que c'est exactement ce qui est prévu et dit en 2009 qui est appliqué en 2011/2012 : les Etats (la France va faire de même avec Dexia) va utiliser l'argent de ses concitoyens, arraché à coups de taxes "sociales" et autres, pour transférer la totalité des "problèmes" des banquiers privés dans des banques gérées par le "public" et nationalisées... 

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Les banques et les agences de notation sont les dictateurs de l'Occident


Spécialiste du Moyen-Orient, Robert Fisk file la comparaison entre le "printemps arabe" et le mouvement des "indignés". Il s'en prend violemment aux banquiers et aux agences de notation qui agissent en propriétaires des pays et des peuples, aidés par des gouvernements veules et des journalistes soumis. Un point de vue roboratif.

(Extraits) :

"Ecrivant depuis cette région [le Moyen-Orient] qui produit plus de clichés au centimètre carré que n'importe quelle autre, je devrais peut-être y réfléchir à deux fois avant de déclarer que je n'ai jamais lu autant de foutaises, autant de débilités absolues que ce que j'ai pu voir au sujet de la crise financière mondiale.

Et puis non, je ne m'abstiendrai pas. J'ai le sentiment que le journalisme censé traiter de l'effondrement du capitalisme a atteint de nouveaux tréfonds que même le Moyen-Orient ne peut surpasser en termes de soumission sans frein à ces institutions et à ces "spécialistes" de Harvard qui ont justement contribué à déclencher tout ce désastre criminel."

(...) "Ce qui a poussé les Arabes à descendre par dizaines de milliers, puis par millions dans les rues des capitales du Moyen-Orient, c'est une dignité revendiquée, ainsi que le refus d'admettre que les dictateurs locaux et leurs familles étaient de fait les propriétaires de leurs pays. Les Moubarak, Ben Ali et autres Kadhafi, les rois et émirs du Golfe (et de Jordanie) et les Assad s'imaginaient tous qu'ils jouissaient de l'usufruit de l'ensemble de leurs nations. L'Egypte appartenait à Moubarak Inc., la Tunisie à Ben Ali & Cie (et à la famille Traboulsi), la Libye à Kadhafi & Fils, et ainsi de suite. Les martyrs arabes contre la dictature sont morts pour prouver que ces pays appartenaient à leurs peuples.

Et c'est là que réside le vrai parallèle avec l'Occident. Les mouvements de protestation visent effectivement le monde des affaires – une cause tout à fait juste – et les "gouvernements". En revanche, ce qu'ils ont découvert, un peu tard, certes, c'est que depuis des décennies, ils ont foi dans une démocratie frauduleuse : ils votent sagement pour des partis politiques, qui confient ensuite leur mandat démocratique et le pouvoir du peuple aux banques, aux cambistes en produits dérivés et aux agences de notation, qui peuvent tous compter sur une coterie répugnante et malhonnête de "spécialistes" venus des meilleures universités et des "cabinets de consultants" des Etats-Unis, lesquels entretiennent la fiction qui veut que l'on soit confronté à une crise de la mondialisation plutôt qu'à une énorme arnaque pour flouer les électeurs.

Les banques et les agences de notation sont devenues les dictateurs de l'Ouest. Comme les Moubarak et les Ben Ali, elles croyaient – et continuent de croire – qu'elles étaient les propriétaires de leurs pays. Les élections qui leur donnent le pouvoir sont aujourd'hui aussi factices – à cause de la couardise et de la collusion des gouvernements – que celles auxquelles les Arabes ont été obligés de participer décennie après décennie afin de sacrer leurs propres propriétaires nationaux. Goldman Sachs et la Royal Bank of Scotland sont désormais les Moubarak et les Ben Ali des Etats-Unis et du Royaume-Uni, chacun engloutissant la richesse du peuple sous forme de primes et de bonus bidons offerts à leurs patrons sans pitié, animés d'une cupidité infiniment supérieure à ce que pouvaient imaginer leurs frères en dictature arabes, pourtant rapaces."

(...) " Je n'ai pas attendu Inside Job, de Charles Ferguson [ce documentaire sorti en 2010 revient sur les origines et les responsabilités de la crise financière de 2008], diffusé au début du mois sur BBC2 – même si ça m'a aidé – pour savoir que les agences de notation et les banques américaines sont interchangeables, que leur personnel passe sans heurt des agences aux banques et au gouvernement des Etats-Unis. Les gars des agences (presque toujours des gars, d'ailleurs) qui ont attribué un triple A aux prêts hypothécaires à risque et aux produits dérivés aux Etats-Unis ont désormais entrepris de dépecer – par le biais de leur influence délétère sur les marchés – les nations d'Europe en menaçant de dégrader, voire de supprimer, ces mêmes notes qu'ils avaient attribuées si généreusement à des délinquants avant le krach aux Etats-Unis. D'ordinaire, je considère que la retenue suffit généralement à l'emporter dans une discussion. Mais là, foin de sous-entendus, qui sont ces créatures dont les agences de notation font aujourd'hui plus peur aux Français que Rommel en 1940 ?

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Pourquoi mes camarades journalistes ne me le disent-ils pas ? Comment se fait-il que la BBC et CNN – oh mon Dieu, et même Al-Jazira – traitent ces bandes de criminels comme d'inébranlables institutions du pouvoir ? Pourquoi n'y a-t-il aucune enquête – Inside Job a ouvert la voie – sur ces magouilleurs scandaleux ?"

Les Arabes, au moins, ont commencé à se débarrasser de ces absurdités. Mais que les manifestants de Wall Street fassent de même, et ils se transforment en "anarchistes", en "terroristes" sociaux des rues des Etats-Unis qui osent exiger que les Bernanke [président de la Fed] et les Geithner [ministre des Finances américain] passent devant les tribunaux comme Hosni Moubarak. Nous, en Occident – nos gouvernements –, avons créé nos dictateurs. Mais contrairement aux Arabes, nous ne pouvons pas y toucher.

Début décembre, Enda Kenny, le taoiseach [Premier ministre] irlandais, a solennellement déclaré à ses concitoyens qu'ils n'étaient pas responsables de la crise dans laquelle ils se retrouvaient. Ce qu'ils savaient déjà, bien sûr. Ce qu'il ne leur a pas dit, c'est qui en était à l'origine. Ne serait-il pas temps que lui et ses collègues Premiers ministres de l'Union européenne nous le disent ? Et nos journalistes aussi ? "

http://www.courrierinternational.com/article/2011/12/26/les-banques-et-les-agences-de-notation-sont-les-dictateurs-de-l-occident

http://www.economieetsociete.com/Beaucoup-de-promesses-quelques-prouesses-bref-c-est-bientot-2012_a991.html

Il est évident que cette année 2012 est une année-charnière dans ce plan orchestré depuis longtemps. Comme les banquiers comptent évidemment sur une augmentation des taxes et prix pour que les Etats et public puissent rembourser les dettes créées par les manipulations des mêmes banquiers, tous les gouvernements (et partis politiques "traditionnels") sont au garde-à-vous pour aider cette mafia financière grâce aux plans de rigueurs... mieux : ces mêmes-banquiers sont nommés ou se retrouvent sur des listes électorales pour participer activement à cette escroquerie évidente... et dans tous les pays...

Yves Herbo 01/2012

Jean-Pierre Petit sur tous les fronts

Jean-Pierre Petit sur tous les fronts

jpPetit.jpgJean-Pierre Petit

Vouloir présenter l'une des personnalités françaises à la fois parmis les plus controversées et aussi parmis les plus méconnues du grand public de son pays, tout en restant neutre, n'est pas réaliste quand on a déjà pu découvrir ses multiples oeuvres : il y a déjà eu des conclusions et partis-pris qui imprègnent le cerveau après lecture. Etant moi-même, après de longues lectures de ses oeuvres, aussi bien sur ses découvertes très reconnues mondialement sur la MHD (Magnéto-Hydro-Dynamique) (Mr Petit a été avant tout un spécialiste des fluides), sur l'Ufologie en général, sur ses vulgarisations très appréciées sur plusieurs sujets scientifiques et économiques, sur sa participation active intéressante sur des sujets comme le nucléaire ou même la construction des pyramides égyptiennes, en grande partie d'accord avec plusieurs de ses conclusions et réflexions (pas toutes et c'est logique). Il vaut donc mieux laisser à Jean-Pierre Petit le soin de se présenter lui-même à ceux qui ne le connaissent pas du tout :

http://www.jp-petit.org/bio_fr/bio_fr.htm

L'accident nucléaire de Fukushima de mars 2011, suite au très gros séisme et au tsunami engendré, a non seulement fait réellement trembler le monde physiquement, mais a également créé un tsunami de la conscience en profondeur : nombre d'humains, tout comme Jean-Pierre Petit (et moi-même : le jour-même du séisme, j'ai écris un article documenté sur le danger nucléaire et l'ai envoyé a des dizaines de contacts dans le monde !) ont réalisé le grand danger de ces structures réparties dans le monde, pas toujours où il faudrait...

fukushima.jpgFukushima

Dans la mesure où il est toujours intéressant d'avoir, lors de ces interrogations et débats très importants sur le nucléaire, l'avis et conclusions d'esprits scientifiques et chercheurs de toutes opinions, vous trouverez ci-dessous plusieurs vidéos et interviews du chercheur sur la question du nucléaire, puis vous pourrez découvrir l'un des autres aspects du chercheur minutieux, qui a toujours tenté de faire comprendre la science ou certains mécanismes de la société en les "vulgarisant", c'est à dire en parlant en termes simples et le moins scientifique possible quand il s'agit du public. Ses nombreuses oeuvres de vulgarisations en Bandes Dessinées (qui atteignent le monde entier) s'enrichissent début 2012 d'une énorme oeuvre de plus de 500 pages : La Bible en BD non censurée, dont on parle plus bas.

Interview de Michèle Rivasi et de Jean-Pierre Petit à propos d’ITER :

Michèle Rivasi, députée européenne d’Europe Ecologie les Verts, avait organisé le 16 novembre 2011 un débat à l’Assemblée Nationale entre le scientifique Jean-Pierre Petit, et Cédric Reux, un scientifique ayant réalisé une thèse sous l’égide du CEA mettant notamment en exergue le risque des disruptions dans le projet ITER. Pour diverses raisons, M. Reux ne s’est pas présenté le 16 novembre au rendez-vous, ni personne d’autre du CEA. Jean-Pierre Petit, quant à lui, avait fait le déplacement à ses frais depuis le Sud de la France. Enquête & Débat va proposer le débat sur le mode “échec et mat” (pas de public, pas d’animateur, pas de montage, juste une pendule d’échec et deux intervenants) au CEA, Jean-Pierre Petit ayant déjà accepté le principe de ce débat. A suivre, donc…


Jean-Pierre Petit et Michèle Rivasi sur ITER

Débat sur ITER et le nucléaire entre Tomas Vanicek et Jean-Pierre Petit :


Débat sur Iter et le nucléaire entre Tomas... par enquete-debat

Jean-Pierre Petit : le nucléaire et les manières d'en sortir (extraits) :

Jean-Pierre Petit extrait DVD sur le nucléaire... par enquete-debat

 

Conférence de Jean-Pierre Petit à Polytechnique : c’était en 2009 :

Z machine : conférence de Jean-Pierre Petit à... par UFO-Science

 

Interview de Jean-Pierre Petit sur sa Bible en BD non censurée :

 L’ancien directeur de recherche au CNRS Jean-Pierre Petit a de très nombreux talents, parmi lesquels on trouve le dessin et l’intérêt pour les grands textes. La rencontre entre la Bible et Jean-Pierre Petit n’est pas restée stérile, puisqu’elle a accouché d’un ouvrage épais (568 pages), bourré d’humour et de citations directes, qui permet à chacun de (re)découvrir le livre le plus vendu (40 millions d’exemplaires chaque année) et le plus influent de l’histoire de l’humanité. Outre les mythes que chacun connaît, la Génèse, Noé, David et Goliath, etc., le lecteur y découvrira des histoires moins mises en avant (et même censurées dans d’autres Bibles en BD) par les religieux et les croyants, dont beaucoup les ignorent même complètement. Interview exclusive pour cette première mondiale qui va faire du bruit, des versions étrangères étant déjà prévues.

Extraits :

"E & D : C’était la Bible.
JPP : Que je n’avais jamais lue, comme des tas de gens, y compris des Catholiques, des Protestants ou des Juifs. J’ai donc acheté une Bible, que j’ai lue en prenant des notes.

E & D : Et « prendre des notes », pour vous, c’est commencer une BD.
JPP : Au début j’ai trouvé cela simplement amusant. Je faisais cela à la terrasse des cafés d’Aix. J’ai inventé des gags. J’ai imaginé Noé, sommé par Yahwey de sauver un couple de chaque espèce animale, qui se retrouve perplexe devant les escargots, qui sont hermaphrodites. Du haut du ciel, Yahwey tonne alors « imbécile, prends en deux au hasard et ne m’emmerde pas avec ces détails ! ». J’avais donc fait une première lecture en diagonale, en piquant ici et là des bouts d’histoires de ce genre qui pouvaient être matière à gags. Mais, chemin faisant, j’ai réalisé dans quoi j’avais mis les pieds. La Bible, c’est quand même un support culturel et métaphysique de plusieurs religions, qui a conduit le destin et le comportement de dizaines de milliards d’êtres humains sur la planète, et qui continue de le faire. Au Moyen Orient les Hébreux n’en finissent pas de régler leurs comptes avec « Amalec », tribu bédouine qui, s’étant opposée à Moïse après la sortie d’Egypte, s’est trouvée maudite « d’âge en âge ».

E & D : Donc cette BD, distrayante et drôle, est beaucoup devenue beaucoup plus qu’un divertissement ?
JPP : Au début j’avais donné pour titre « La Folle Histoire de Dieu ». Car c’est la lente genèse d’une conception métaphysique, monothéiste. Lorsque Abraham a soudain l’intuition écrasante qu’il n’existe qu’un seul dieu, qu’il qualifie « d’abstrait » (non représentable), il vit dans un monde où les dieux sont dans les idoles qui les représentent. Ils ont leurs fonctionnalités. L’un fait pleuvoir. L’autre rend les femmes fécondes, etc. Il y a les dieux, et aussi les démons. Et tout ce petit monde se chamaille dans l’au-delà, avec des répercussions dans l’ici-bas. Mais soudain Abraham est convaincu de l’existence d’un dieu unique, autoritaire, qui tient à son unicité. En parallèle ce dieu, Yhawey, se choisit un peuple, qui représente la descendance d’Abraham. Et il montre, de loin, à celui-ci, une terre « où coulent le lait et le ciel », la « terre promise », qu’il donnera à sa descendance. A partir de ce jour, l’histoire est écrite.

E & D : Une histoire dont on possède des preuves, sur le plan archéologique ?
JPP : Je n’ai pas abordé mon étude sous cet angle. J’ai visé une analyse de contenu. Je n’ai pas cherché à savoir si Moïse, ou le Christ, avaient réellement existé. J’ai pris une masse de textes, en poids, et je me suis intéressé « à ce que cela disait ».

E & D : Au passage vous avez découvert le livre de toutes les violences.
JPP : Oui, ce texte est hard. On s’y entretue à longueur de pages. Abraham a deux fils, Jacob, fils de la Juive Sarah, et Ismaël, conçu avec une servante, une esclave nommée Hagar. Très vite, Abraham doit faire un choix et éjecte Hagar et son fils, avec une cruche d’eau et une miche de main. Ceux-ci ne survivront dans le désert que grâce au bon vouloir de Yahwey, dixit le texte. Ismaël sera le patriarche d’où émergeront toutes les tribus arabes. Et la Bible dit « ça sera un âne sauvage que cet homme. Sa main sera contre tous et la main de tous sera contre lui ».

E & D : C’est pratiquement une malédiction, formulée sous la forme de cette prophétie.
JPP : Il est bien dommage que le risque encouru m’empêche de réaliser le même traitement pour le Coran et les textes associés. Pour ceux qui les connaissent, la tradition musulmane a opéré, au VII° siècle, une relecture complète de cette histoire biblique, et une réécriture complète des textes, Mahomet ayant reçu l’aide de l’archange Gabriel, Abraham devient « Ibrahim ». Il y a redistribution des rôles. Les mauvais deviennent les bons, et vice versa.

E & D : Si je comprends bien, vous avez trouvé dans cette lecture de la Bible la clé de problèmes très actuels.
JPP : Tout à fait. Comment voulez-vous que des peuples s’entendent, quand par exemple, dans la tradition Juive, la fête du Pourim, qui se situe chaque année en février célèbre un massacre ? Les enfants juifs participent activement et joyeusement à cette fête, animée par toutes sortes de traditions culinaires et ludiques. Ainsi les gosses font du bruit avec des crécelles, pour couvrir les propos du « vilain Haman », l’Arabe, qui sera pendu, de même que ses fils, ainsi que 18.000 membres de sa tribu, dans « tout le royaume ». La fête du Pourim, c’est le carnaval, le grand happening, les réjouissances enfantines.

E & D : Tout cela part du livre d’Esther, je crois ?
JPP : Il faut lire cette partie, pour découvrir les faits qui ont donné lieu à la perpétuation de cet anniversaire « d’âge en âge ». C’est un peu comme si les Catholiques célébraient chaque année la Saint Barthélémy.

E & D : Mais revenons à la trame générale de cette bande dessinée. Vous nous dites « c’est la folle Histoire de Dieu ».
JPP : Dans le prologue, je situe l’histoire biblique dans le contexte de l’époque. La Bible n’invente pas la « Guerre Sainte ». A l’époque il n’y a « que des guerres saintes », au sens où les actes guerriers et l’expression de la volonté de dieux, ou d’un dieu, se confondent totalement. Dans un monde où les déités partagent la vie des hommes au quotidien personne ne songerait une seule seconde à identifier ces manifestations comme des phénomènes naturels. Les sécheresses sont des punitions divines. Les séismes sont l’expression de colères divines. Les arcs-en-ciel sont « des ponts entre le ciel et la Terre ». Pour apaiser les dieux, on pratique partout des sacrifices humains.

E & D : Je pense à une anecdote de l’histoire Grecque, où les ressortissants de deux villes ennemies s’apprêtaient à en venir aux mains. Soudain une éclipse de Soleil se produit. Or le Soleil, c’est le dieu Apollon. Du coup les deux armées se débinent, paniquées.
JPP : Les Hébreux utilisent de nombreuses fois les phénomènes météorologiques à leur profit, en clamant à l’adresse de leurs ennemis que leur dieu les appuie. Et ça porte.

E & D : Au fil d’une foule d’anecdotes, on découvre la pensée de l’époque. Yahwey est un dieu terrible, qui réclame une obéissance absolue. Un thème récurrent est le mode de transmission de la volonté divine : dans les rêves. Dans toute l’histoire Biblique, le prophète joue un rôle essentiel : « cette nuit, dieu m’a parlé ».
JPP : Après la sortie d’Égypte, le grand inspiré qu’est Moïse monte sur l’Horeb, le Mont Sinaï, pour recevoir les premiers éléments de la Loi Divine : les fameuses tables. Lui seul peut monter là-haut, car les Hébreux qui l’accompagnent craignent les manifestation météorologiques locales. Là, nait la force du verbe et plus tard de l’écrit. Le verbe, c’est la Loi, thème repris plus tard par les Musulmans. Comme ceux-ci, les Hébreux sont « soumis à dieu ». Celui-ci leur ordonne, par la voie de Moïse, de faire le ménage en Terre Promise. Il voue les populations locales à l’anathème. Dans la Bible on lira que ces peuples, nombreux, sont « dévoués par interdit ». Une expression obscure, qui signifie simplement que les Hébreux, de par la volonté divine, doivent tuer les hommes, les femmes, les animaux des cités dont ils s’emparent, dans « ce pays de Canaan ».

E & D : La conquête de la Terre Promise est un génocide en bonne et due forme ?
JPP : Absolument. Dans ce drame qui se jouera sur des siècles, il y a différents acteurs. Il y a le prophète, qui reçoit l’ordre de Dieu dans un rêve. Puis il y a le chef militaire, qui l’exécute, et enfin le peuple, qui doit suivre sans discuter. Ces chefs sont Josué, et plus tard des rois comme Saül et David.

E & D : Il y a un passage, où le prophète Samuel envoie Saül exterminer une tribu bédouine. Victorieux, il ramène avec lui du bétail et le roi bédouin, Agag, qu’il a fait prisonnier. Samuel entre en rage. Saül avait pourtant pour consigne de ne pas épargner qui que ce soit. Et, sortant l’épée de Saül du fourreau que celui-ci porte à la ceinture, il tue lui-même ce roi Amalécite. Et vous lui faites dire « ça n’est pas possible. Il faut tout faire soi-même ! »
JPP : C’est la petite pincée d’humour, au passage. Mais l’ensemble de histoire reste très hard.

E & D : Avec des moments complètement désopilants. Je pense au passage où Saül poursuit David, devenu son gendre. Craignant pour son trône, il cherche à le tuer. A un moment il s’éloigne de ses troupes « pour entrer dans une grotte et s’accroupir ». C’est-à-dire qu’il va satisfaire un besoin naturel. Mais David est caché dans la grotte, et pendant que l’autre se soulage, il lui coupe un pan de son manteau. Puis, quand Saül s’en retourne vers les siens, il le lui montre, de loin, en lui criant : « vois, je ne te veux pas de mal. Si j’avais voulu, j’aurais pu te tuer ».
JPP : Ces anecdotes rocambolesques sont très nombreuses dans l’Ancien Testament, et totalement inconnue du public. Dans ce soukh immense, on trouve de tout, y compris le célèbre poème érotique « du Cantique des Cantiques ».

E & D : Et grâce à l’image, vous animez ces pans de l’histoire sous nos yeux.
JPP : Avant cette BD, que trouvions-nous dans cette « vulgarisation religieuse » que sont les « histoires saintes » ? Des éléments soigneusement sélectionnés, édulcorés. Les présentations cinématographiques d’Hollywood, comme Les Dix Commandements, procèdent d’une semblable distorsion. Rappelez-vous comment Moïse, alias Charlton Heston prend parti pour les Hébreux, dans le film de Cécil B de Mille. Élevé à l’égyptienne, il assiste à des travaux où les Hébreux doivent tirer une lourde pierre. Soudain l’écharpe d’une pauvre vieille femme se prend sous le bloc, glissant sous l’argile. Elle va être écrasée. Charlton Heston demande à ce qu’on stoppe les travaux, mais le contremaître égyptien, implacable, lui répond « on ne peut arrêter un bloc ».

E & D : Et ça, c’est dans la Bible ?
JPP : Pas du tout ! C’est la réécriture de monsieur Cécil B de Mille. Moi j’ai retranscris les faits allégués fidèlement, et c’est beaucoup moins brillant et humain.

E & D : Ce que vous voulez dire c’est que dans votre bande dessinée, tous les faits présentés sont une transcription imagée fidèle du texte ?
JPP : Oui et, très vite, je me suis mis à reproduire, dans les « bulles », les phrases, assorties des références. Il y a pratiquement 50 % des textes qui sont des extraits bibliques. Et ce que je conseille à mes lecteurs, c’est d’acheter une bible et d’effectuer les lectures en parallèle.

E & D : Il serait impossible de vous prendre en défaut ?
JPP : J’ai soumis mon manuscrit à des moines d’une congrégation religieuse de ma région. L’un d’eux était un exégète renommé, un spécialiste de la Bible. J’avais fait plusieurs photocopies, qu’ils ont gardées trois mois. Quand nous nous sommes revus, il y a eu un débriefing, au monastère, où j’ai été invité à déjeuner.


E & D : Et quelles ont été les réactions ?
JPP : Un vieux moine a trouvé incroyable qu’un laïc se soit tapé un tel travail. D’autres, plus jeunes, ont dit qu’ils avaient appris des tas de choses qu’ils ignoraient. Ils n’ont trouvé aucun passage où j’ai altéré le récit. La seule remarque qui m’a été faite concerne le nombre des combattants. Très fréquemment, on trouve dans la Bible des chiffres astronomiques, avec des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de combattants. D’après les moines, ces chiffres devraient être divisées par dix, cent mille signifiant « beaucoup ».

E & D : Vous avez donc réduit ces chiffres.
JPP : Non, mais j’ai mentionné leur remarque en note de bas de page.


E & D : Avec cette BD-fleuve de 568 pages c’est la première fois que l’on peut lire l’ensemble de la Bible, Ancien et Nouveau Testament compris.
JPP : Il y a une exception. Je n’ai pas su me débrouiller, je l’avoue, avec l’Apocalypse de Jean. Mais quant au reste, tous les éléments importants y sont.

E & D : Au fil de cette histoire, la vision métaphysique évolue.
JPP : C’est ça qui est passionnant, et je ne manque pas de le souligner. Au début de l’Ancien Testament, l’existence après la mort n’existe simplement pas. On n’en fait pas mention. Il n’y a pas de « devenir post mortem ».

E & D : Ce que vous appelez le « service après vie ».
JPP : Dans l’Ancien Testament, ce concept n’apparaît que très tardivement, dans le livre de Daniel.


E & D : Mais, comment peut-on concevoir une structure sociale théocratique, sans récompense ou punition post mortem, sans karma ?
JPP : C’est une excellente question, et je me la suis moi-même posée. La réponse, dans l’Ancien Testament, est que la punition s’exerce sur la descendance. Un homme qui a failli, fera que toute sa descendance portera le prix de son péché. Et tout cela va très loin. Dans l’histoire de Jephté ce chef de guerre Hébreu qui part en campagne promet, s’il revient victorieux, de sacrifier à son dieu le premier être qui viendra à sa rencontre.

E & D : Et cet être, c’est sa propre fille, qui vient à sa rencontre en dansant !
JPP : Jephté, pour être fidèle à la promesse « qu’il a faite devant le Seigneur » exécutera son enfant de ses propres mains.

E & D : On peut penser que plutôt que de faire cela, il pourrait … se suicider ?
JPP : Non, car s’il le faisait, la punition serait pire encore. C’est toute sa descendance qui porterait le poids de son parjure. L’Ancien Testament résonne sans cesse de malédictions diverses. Des hommes sont maudits, des villes sont maudites. Parfois ce sont des peuples entiers. Et cela démarre très tôt. Quand Noé sort de son arche et s’installe avec sa tribu, il a trois fils : Sem, Japhet et Cham. Il prend une cuite sévère et, pendant qu’il cuve son vin dans sa tente, Cham rentre et le voit nu. Il raconte cela à ses frères, qui pénètrent dans la tente à reculons avec un manteau, avec lequel ils couvrent la nudité de leur père. Ayant retrouvé ses esprits, Noé décrète que Cham, pour avoir contemplé sa nudité, sera condamné, d’âge en âge, à être l’esclave de ses deux frères.

E & D : Une justification de l’esclavage.
JPP : La richesse mythique de la Bible est extraordinaire. Ce livre, ces livres, ont façonné tout un éventail de cultures, d’histoires. Pendant des centaines de pages, l’histoire s’écrit sans que le service après-vie ne se mette en place. Elle est rythmée par des guerres incessantes avec le voisinage. Puis il y a l’épisode du roi Salomon. Dès qu’il prend ses fonctions, le Grand Prêtre vient le trouver et lui dit « Dieu m’a parlé, et m’a dit que ….. ». Et là, au lieu d’être subjugué par les propos du chef religieux, Salomon lui rétorque « Eh bien, moi aussi, il m’a parlé, et il m’a dit que … ». Exit le pouvoir de la caste religieuse sur le roi. Salomon prend ensuite des mesures drastiques. Il viole les lois de Moïse en épousant les filles de tous les rois des environs, à commencer par la fille du … pharaon. Jérusalem se peuple de temples divers et variés. On y trouve des idoles à tous les coins de rue. Le culte hébraïque traditionnel se trouve mêlé à toutes sortes de cultes à la déesse Astarté, au dieu Baal, etc.

E & D : J’ai vu qu’il pratiquait aussi un redécoupage territorial complet.
JPP : Comme, plus tard, dans nos circonscriptions électorales. Ce faisant, il désorganise complètement les appartenances tribales. Fin diplomate, il noue des relations avec tous les royaumes des environs, et devient très copain avec le roi de Tyr, Hiram, qui est au Liban. Son charme légendaire lui permet d’entrer dans les bonnes grâces de tout le monde, homme ou femme. Il reçoit la reine de Saba, qui lui offre un monceau d’or, lors de sa visite. Salomon est aussi un savant. Pendant les 40 années de son règne, aucune guerre, rien. Même pas un incident de frontière. Mais, pas bête, il entretient une armée « moderne », avec une cavalerie, une flotte.

E & D : La dissuasion, déjà.
JPP : Dieu n’est pas négligé. Salomon donne à Yahwey une demeure fastueuse. Mais il pratique une « séparation de l’Eglise et de l’Etat » des plus strictes. Aucun prophète ne s’avisera, durant le règne de Salomon, de critiquer les innombrables entorses à la loi de Moïse. Sur la fin de sa vie, sentant la mort le tirer par les pieds, Salomon écrit alors un texte d’un pessimisme hallucinant : l’Ecclésiaste. Du moins c’est à lui qu’on attribue ce texte. Lui qui a tout réussi dans sa vie se dit qu’il va devenir, comme les autres, « de la poussière » et que « la mort de l’être humain n’est pas différente de celle d’un animal, puisque comme pour lui, son souffle vital s’en va ».

E & D : En clair, l’âme, ce qui pourrait survivre après le décès d’un être humain, n’existe tout simplement pas.
JPP : Ce concept n’a pas encore été inventé. Ce règne de Salomon marque l’apogée de l’histoire des Hébreux. Ce roi est doté d’une personnalité si forte qu’on verrait mal qui pourrait lui succéder. De son vivant, il ne met rien en place qui pourrait permettre à son œuvre de se poursuivre. Alors, ça sera très vite le chaos, la scission entre un Israël nord et un Israël sud (appelé Juda). L’histoire décrit les turbulences qui ont suivi. Puis la mise sous le joug d’Israël par Nabuchodonosor, le Babylonien.

E & D : J’ai vu que vous lui aviez donné les traits de Saddam Hussein…
JPP : De même que, plus loin, je donnerai à Cyrus ceux de de Gaulle….

E & D : Rien ne manque, dans les 568 pages de votre récit.
JPP : Les Hébreux croient pouvoir s’opposer au géant babylonien de l’époque. Mais Nabuchdonosor, se faisant amener Yoakin, le roi d’Israël qui, en refusant de payer tribut, a donné le signe du déclenchement des hostilités. Il lui dit « je vais faire égorger devant toi tous tes fils. Et c’est la dernière chose que tes yeux verront. Car après, tes yeux, je les crèverai ». les Hébreux sont déportés, 70 années durant, à Babylone. Puis ils sont libérés par Cyrus, le Perse. L’unité religieuse a été maintenue à cause des écrits, de la précieuse Torah, qui devient « le dieu portable ».

E & D : Vous écrivez que les Hébreux inventent le dieu soft, le livre.
JPP : C’est ce qui permettra, dans les siècles suivants, à l’histoire juive de conserver son unité, sans temple, sans lieu saint, simplement grâce à ses synagogues où on procède à la lecture rituelle de la Torah. Étymologiquement, synagogue signifie « qui conduit ensemble ». « Syn » : ensemble, « gogue » : mener.

E & D : Mais viendront les invasions successives, d’abord des Grecs, puis des Romains. Ceux-ci veulent forcer les Hébreux à s’assimiler, en leur faisant manger du porc, en les contraignant à sacrifier à Zeus, puis à Jupiter. D’où des révoltes juives successives, à chaque fois écrasées par l’Empire du moment.
JPP : Et c’est là que les Juifs découvrent que Yahwey « ne leur livre pas toujours leur ennemi entre leurs mains » (c’est l’expression consacrée). Quand on est à l’aube de l’histoire christique, les Juifs espèrent la venue d’un Messie, d’un roi des juifs, qui les délivrera de la férule romaine. Du moins certains, comme les Zélotes, ont cette croyance.

E & D : Vous poursuivez votre récit par la vie de Jésus de Nazareth. Croyez-vous qu’il ait réellement existé ?
JPP : Je ne mène jamais mon analyse sous cet angle. En effet, on ne retrouve qu’une seule et brève mention de l’existence de Jésus sous la plume d’un historien de l’époque, Flavius Josèphe, et c’est tout. Je me contente de voir « ce que ces textes nous disent ». Je ne représente pas, par exemple, les miracles allégués, en les faisant apparaître dans la trame de l’histoire. Je les présente sous forme de récits, formulés par des témoins de première ou de seconde main.

E & D : Et qu’est-ce qui a émergé de ce « traitement » du Nouveau Testament, sous votre plume et votre crayon ?
JPP : L’histoire de dieu se poursuit. Jésus est Juif, circoncis. On sait que dans cette histoire il y a un « trou de deux décennies », après la fuite en Egypte, quand Marie et Joseph, « avertis par un envoyé de dieu », échappent au massacre des enfants de Bethléem, décrété par le féroce Hérode. Si Jésus a existé, on ne sait pas ce qu’il a fichu pendant ces vingt années, ni où il était. C’est à trente ans qu’il fait son retour. Jean-Baptiste, qui a exactement son âge, a inventé un rituel de purification à l’eau, le baptême. Dans l’Ancien Testament, le fait de verser quelque chose sur la tête de quelqu’un était un geste très fort. En versant sur la tête du futur roi de l’huile sainte, il en faisait « l’oint du Seigneur ».

E & D : Baptiste a inventé l’onction à l’eau. Il démocratise l’onction.
JPP : Et, fait important, cette « consécration » n’est plus l’apanage d’un roi. Les plus pauvres, les plus déshérités peuvent ainsi voir s’allumer en eux une étincelle divine. Plus encore : ceci s’étend au non-Juifs et Jean le Baptiste interpelle les Pharisiens, garants de l’orthodoxie et défenseurs de la pureté du sang, en les traitant de tous les noms en public, ce que fera également le Christ par la suite.

E & D : Jésus est Juif. Comment sa pensée se conjugue-t-elle avec cette orthodoxie Juive ?
JPP : Il connaît les textes par cœur et les cite sans arrêt. Sur ce plan, il est incollable. Mais en fait, si on examine les textes du prophète Isaïe, qui prophétise avant l’effondrement, face à l’envahisseur babylonien, on découvre, mot pour mot, tous les éléments de la pensée christique. Il n’y a donc aucune contradiction entre l’Ancien et le Nouveau Testament, si on crée le lien grâce à ces textes. Mais, au retour de Babylone, les Juifs retrouvent, cachés dans les murs des ruines du temple de Jérusalem, des rouleaux de la Torah, dont le Lévitique, qui fixe les règles de vie. Il y a alors une réémergence brutale d’une orthodoxie pure et dure. Les Juifs doivent répudier leurs épouses non-juives, ainsi que la descendance qu’elles ont engendrée. Pendant cette seconde déportation, le culte juif a été perpétué par des « locaux », les Samaritains (habitant la province de Samarie) qui proposent de filer un coup de main pour reconstruire le temple. Mais, n’étant pas du même sang, bien que vivant selon la règles hébraïques, ils seront rejetés.

E & D : Il faut croire que les rouleaux des textes d’Isaïe, l’oecuméniste, ne faisaient pas partie de ce qui avait été retrouvé.
JPP : Par contre, ce sont ces rouleaux-là qu’on a retrouvé dans les grottes de la Mer Morte, cachés par des religieux Juifs, les Esséniens.

E & D : Jésus est le premier communiste de l’histoire. Il incite à la sobriété. Quand il désigne un lys, il dit « voyez ces lys, ils ne filent ni ne tissent. Mais croyez-moi, au temps de sa splendeur, jamais Salomon n’a été aussi richement vêtu ».
JPP : Son message se centre sur l’après-vie, une idée qu’il a beaucoup de mal à faire passer (bien qu’elle a été brièvement évoquée dans un texte du prophète Daniel). Le Pharisien qui lui rend visite, lui dit « comment un homme pourrait-il naître de nouveau, s’il ne retourne pas dans le ventre de sa mère ? ». Avec cela arrive le concept de l’esprit, comparé au vent « dont on ne sait d’où il vient et où il va ». Pendant trois ans, il subjugue les foules, déconcerte les Juifs en partageant la table des collecteurs d’impôts, supplétifs des Romains pour l’exploitation du pays. Il accueille Marie Madeleine, la prostituée, l’impure, en contraignant Simon, chez qui il est en train de dîner, de lui ouvrir sa porte. Il guérit le serviteur d’un centurion romain, déclarant au passage qu’il na pas trouvé de foi aussi vive que chez cet homme-là. Il dit « qu’il n’est pas venu pour les bien portant, mais pour les malades ».

E & D : Et, finalement, à l’occasion de la Pâque juive, qui est la grande fête du pays, et à l’occasion de laquelle les Juifs convergent à Jérusalem, il se rend au temple.
JPP : Et là il invective les dignitaires de la théocratie juive avec des propos très durs. Il les compare à des sépulcres « blancs au dehors, mais à l’intérieur pleins d’immondices ». Il renverse les étals des changeurs qui se trouvent « sur le parvis des gentils », c’est-à-dire là où des goys, des non-juifs, peuvent avoir accès. Au centre de cette immense esplanade, de 440 mètres de long sur 110 de large, Hérode le Grand, qui a fait allégeance aux Romains, a fait bâtir un sanctuaire, interdit aux non-juifs sous peine de mort.

E & D : Les Mur des Lamentations est ce qui subsiste des murs d’enceinte de ce complexe religieux.
JPP : Il y avait les quartiers où résidaient les prêtres, les Lévites. Mais aussi, flanquant le temple, la forteresse romaine Antonia, dotée d’une forte garnison, pour garder un œil sur tout ce petit monde-là. Hérode avait son palais, non loin de là. Mais il s’était fait construire un accès privilégié, en hauteur, pour pouvoir se rendre directement au temple, sans avoir à se frayer un chemin dans la foule.

E & D : Il n’aimait pas les bains de foules ?
JPP : Ne jouissant pas d’une grande légitimité, et grand allié de Rome il était surtout soucieux de ne pas être assassiné. J’ai indiqué cela dans des cartes qui émaillent l’album. Aujourd’hui l’immense quadrilatère est devenu « l’esplanade des mosquées ». Les Musulmans ont même construit la mosquée d’Omar à l’endroit exact où se situait le Temple de Jérusalem, le Saint des Saints, ce lieu qui était interdit aux non-Juifs sous peine de mort. C’était la seule concession qu’Hérode avait accordé aux Juifs. Mais pour bien signifier l’allégeance à Rome, un aigle romain surplombait la porte du temple, ce qui pour les Juifs devait représenter une horreur absolue. Mais c’était ça, ou pas de temple du tout. Loin de chercher à converser avec les « docteurs de la loi », Jésus les insulte, remet leur légitimité en cause. Il n’a pas de mots assez durs pour les qualifier. La suite est alors logique. Le texte indique comment les dignitaires juifs, constituant le Sanhédrin, arrêtent Jésus et le livrent aux Romains en leur demandant de le mettre à mort, ce que leur statut de colonisés ne leur permet pas de faire. Le gouverneur, Ponce Pilate, voit l’agitation gagner la ville. Il se dit « il va falloir que je crucifie quelqu’un pour calmer cette foule ». Or il dispose de deux prisonniers, Jésus et un Zélote, un extrémiste qui a tué un soldat romain. Sachant que la coutume juive permet de gracier un homme, à l’occasion de la Pâques, il donne le choix au peuple.

E & D : le peuple fait son choix et Pilate « s’en lave les mains ».
JPP : Après la mort de leur leader, les disciples se débandent. Comme Judas s’est pendu, et que le chiffre douze doit conserver son caractère magique, ils procèdent à un tirage au sort pour trouver un douzième.

E & D : Dans cette tradition des Hébreux, on pense que dieu peut s’exprimer en influant sur les lois du hasard.
JPP : Quand le système théocratique hébreu se met en place, le Grand Prêtre, le sacrificateur en chef, porte autour du cou un sac de cuir, l’éphod, décoré par douze pierres précieuses. A l’intérieur, deux objets, qui n’ont hélas jamais été écrits nulle part, l’ourim et le toumim. Si on veut obtenir une réponse de dieu par oui ou par non, on renverse le sac. Si c’est l’ourim qui sort le premier, la réponse est oui. Si c’est le toumim, c’est non.

E & D : La version hébraïque du « pile ou face ».
JPP : Jésus ayant disparu, les apôtres, disciples, vont faire ressurgir les coutumes ancestrales. Pierre prêche la soumission, la joie d’être misérable.

E & D : Ce faisant, il reprend les mots du Christ dans son sermon sur la montagne : « Heureux ceux qui … ». Et vous terminez vos 550 pages en mettant en lumière le comportement de Paul, qui n’a jamais rencontré le Christ, mais opère une fantastique récupération à son profit. Pour vous, Paul est un gourou.
JPP : C’est comme cela que je le vois. Il viole les unes après les autres les idées christiques. Transféré par les Romains à Rome, pour lui permettre d’échapper à la vindicte des Juifs, il aménage la « pensée chrétienne » pour la rendre compatible avec le pouvoir autocratique. Alors des rois accepteront d’être baptisés, de faire allégeance à cette nouvelle hiérarchie religieuse, l’Eglise. Ce qui leur permettra de juger, de torturer, de pendre et d’exterminer à tour de bras, au nom de dieu (on se souvient du « tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens »).

E & D : Mais cette église, le Christ l’avait voulue, non ?
JPP : Ça se discute. Vous devez d’abord savoir que les textes bibliques, si on excepte le fait d’avoir retrouvé les rouleaux de la mer morte, écrit en araméen, une sorte d’hébreu ancien, ne nous sont parvenus que sous la forme d’une traduction réalisée en grec à Alexandrie par 70 lettrés. D’où son nom de septante. Dans un des quatre évangiles, celui de Mathieu, celui-ci fait dire au Christ, répondant à Pierre « tu es pierre et c’est sur cette pierre que je bâtirai mon église ».

E & D : Les choses sont dites clairement, non ?
JPP : Dans un seul des quatre évangiles. Dans la tradition hébraïque, la « pierre angulaire » est un symbole très fort. C’est à partir de celle-ci que la maison sera construite.

E & D : De nos jours, on parlerait de la symbolique de la « clé de voûte ».
JPP : Ça c’est un premier point. Le second est que église est le mot par lequel on a décidé de traduire le mot grec ecclésia, qui veut dire « assemblée du peuple ». On sait que par la suite les protestants ont contesté cette résurgence d’une copie presque à l’identique de la théocratie hébraïque, avec ses dignitaires, ses temples, la richesse.

E & D : Si on excepte que chez les Hébreux, la prêtrise était héréditaire.
JPP : A ce détail près. Mais ce que je vois, ce que je lis, c’est que Paul, qui était un pharisien, issu d’une famille fabriquant des tentes pour l’armée romaine, et possédait la double nationalité, juive et romaine (ce qui lui permit de sauver sa peau in extremis, quand il est reconnu par des Juifs, à son retour au Temple de Jérusalem), récupère cette pensée christique de manière peu brillante. Nombre des propos de Paul ou de Pierre, s’ils étaient lus en chaire, feraient s’enfuir les fidèles coudes au corps.

E & D : Qu’est-ce que vous retirez, au plan personnel, de cette expérience qui a consisté à écrire cet ouvrage ?
JPP : J’ai essayé de coller au texte, le plus fidèlement possible. En même temps que je le découvrais, j’ai eu à cœur de le rendre accessible au plus grand nombre. Je me suis aperçu au passage que nombre de gens qui se définissaient comme Chrétiens ou Juifs pratiquants ignoraient pratiquement les écrits sur lesquels leur foi était censée être basée.

E & D : Dans un face à face télévisé avec des religieux, vous pensez que vous tiendriez le route ?
JPP : Ça a déjà été le cas et je m’en suis toujours bien sorti.

E & D : Pour finir, êtes vous croyant ?
JPP : Personne ne peut se dire « non-croyant », car la pensée est un système organisé de croyances, et la science n’échappe pas à la règle, dont les croyances fondatrices s’appellent des axiomes, lesquels doivent quand même être révisés de temps à autre.

E & D : Vous ne répondez pas à ma question.
JPP : J’y répondrai autrement. Depuis quelques décennies, nous découvrons que la terre n’est définitivement pas le centre de l’univers. Le cosmos doit fourmiller d’êtres pensants, conscients. Comment Jérusalem, Le Vatican, la Mecque, Wall Street, la gare de Perpignan pourraient-ils prétendre être le centre de l’univers. Sommes-nous les êtres les plus évolués du cosmos ? L’univers est-il mû par les lois du hasard, suivant une « théorie du tout » ? Qu’est-ce que la conscience ? Qu’est-ce que ce phénomène paranormal que nous sommes tous appelés à connaître : la mort ? Je vous répondrai en vous disant que je crois .. que notre savoir est bien mince, c’est tout.

Interview entière ici : http://www.enquete-debat.fr/archives/interview-de-jean-pierre-petit-sur-sa-bible-en-bd-non-censuree-45304

Pour découvrir des extraits ou vous procurer La Bible en BD – version non censurée de Jean-Pierre Petit/Lévy, (sortie officielle en librairie le 13 janvier 2012), cliquez ici.


Dialogue entre Jean-Pierre Petit et l’abbé de Tanouarn sur la Bible en BD non censurée :

Rencontre improbable entre le scientifique et le théologien, sur cette première mondiale d’une Bible en BD non censurée

Dialogue entre Jean-Pierre Petit et l'abbé de... par enquete-debat

 

Yves Herbo 12/2011

Economie : memoires d'un piege-2

Economie : memoires d'un piege-2

La politique monétaire de la Fed expliquée (VOSTFR) par matbeeno

Tout d'abord une petite video très amusante mais qui explique assez bien certaines choses...

Rappel : il y a un an... :

"Un investisseur respecté compare la dette des USA à une fraude pyramidale"

(Source : afp) 10 et 11/2010

"WASHINGTON - Le directeur général du fonds obligataire américain Pimco, Bill Gross, l’un des plus grands créanciers privés de l’Etat fédéral, a comparé mercredi la dette publique des Etats-Unis à une gigantesque fraude pyramidale.

Dans sa lettre mensuelle sur les perspectives d’investissement, M. Gross a comparé cette dette à l’escroquerie inventée par l’Italo-Américain Charles Ponzi, condamné en 1920 après avoir leurré des investisseurs avec des rendements qu’il payait grâce à l’arrivée d’autres investisseurs. Le financier new-yorkais Bernard Madoff a été condamné en juin 2009 à 150 ans de prison pour avoir mené une escroquerie de ce type pendant plusieurs décennies.

"La dette publique, en réalité, a toujours eu des ressemblances avec une escroquerie à la Ponzi. A ceci près que les Etats-Unis ont, parfois, remboursé leur dette nationale, mais il y a toujours eu ce postulat que tant qu’on pouvait trouver des créanciers pour rembourser les emprunts anciens, et en acheter de nouveaux, le jeu pourrait continuer indéfiniment", a-t-il affirmé.

"Maintenant, toutefois, la croissance étant mise en doute, il semble que la Fed a poussé la logique de Charles Ponzi un peu plus loin", a-t-il poursuivi, en référence au nouveau programme d’achats de titres de dette publique que s’apprête à lancer la banque centrale américaine. "La Fed, dans les faits, est en train de dire aux marchés de ne pas s’inquiéter de nos déficits budgétaires, et qu’elle sera l’acheteur de premier et peut-être de dernier ressort", a interprété M. Gross.

"Je vous le demande : y a-t-il jamais eu de chaîne de Ponzi plus éhontée ? Non, jamais. Celle-là est tellement unique qu’elle exige un nom nouveau. Je l’appelle la chaîne de Sammy, en l’honneur de l’Oncle Sam et des hommes politiques (ainsi que des citoyens) qui nous ont conduit à ce moment critique de l’Histoire", a-t-il écrit.

M. Gross, un investisseur qui aurait beaucoup à perdre si le monde venait à douter de la capacité des Etats-Unis à rembourser leur dette, critique régulièrement la classe politique américaine, incapable selon lui de montrer du sérieux dans la réduction du déficit budgétaire.

De nombreuses voix se sont élevées aux Etats-Unis et ailleurs depuis plusieurs semaines pour tenter de dissuader la Fed d’injecter de nouvelles liquidités dans le système financier américain, de peur que cette création monétaire ne nuise à la stabilité de l’économie mondiale.

Les critiques envers la Fed d'une autre "voix respectée dans la communauté financière", selon la chaîne d'information financière CNBC, le président du fonds GMO Jeremy Grantham, attiraient également l'attention.

Dans une lettre trimestrielle aux investisseurs, il a comparé la politique monétaire des Etats-Unis à un film d'horreur "incroyablement terrifiant".

"Coller à une politique de taux bas, employer l'assouplissement quantitatif [politique de création monétaire pour stimuler l'activité, ndlr], doper délibérément les prix des actifs, ignorer les conséquences de l'éclatement des bulles spéculatives, et montrer un refus total d'apprendre de ses erreurs, a fait de la politique de la Fed une contribution largement négative à la fabrication d'une économie saine, stable, avec un emploi solide", a-t-il avancé.

Dans une note illustrée d'une fausse affiche de film d'horreur intitulé "Le Retour de la Fed Vivante" en allusion au célèbre "Retour des morts-vivants", M. Grantham a rappelé qu'il critiquait la Fed depuis 15 ans, plaidant pour que sa mission se concentre uniquement sur la stabilité des prix et du système financier, en délaissant la lutte contre le chômage..."

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Le pied de nez des banques centrales

jeudi 4 novembre 2010

(Source : Forum Monétaire de Genève)

La Fed a finalement décidé de créer ex nihilo 600 milliards de dollars US de dette supplémentaire pour acheter les obligations d'Etat US et autres actifs toxiques encore détenus par les banques US. Ce qui a eu des effets contradictoires sur les marchés en faisant baisser les métaux précieux, les obligations d'Etat US et le dollar US contre l'euro (sans toutefois que le double top à 1,4160 sur l'euro/dollar US ait été cassé en cloture) mais pas contre le yen japonais ou le franc suisse, tout en faisant légèrement monter les actions US mais fortement monter les actions chinoises (sur lesquelles nous avons des positions à la hausse). La hausse des-dites actions chinoises étant logique puisque l'essentiel de cette nouvelle liquidité ira s'investir finalement non pas aux USA mais en Asie. Un pied de nez aux électeurs US qui viennent de se prononcer pour la diminution de la dette publique US. Pendant ce temps, la BCE, elle-aussi, achète les obligations irlandaises et autres, un autre pied de nez aux gouvernements européens cette fois-ci, qui ont décidé la diminution de leurs déficits publics. Sans compter que la Banque d'Angleterre fait la même chose avec les dettes anglaises. Autrement dit, les banques centrales font ce qu'elles veulent, sans tenir compte de la volonté des populations ou des gouvernements.

Tout cela se terminera mal. D'autant que ces achats de dettes au moyen de la planche à billets n'empêcheront pas les défauts de paiement étatiques à venir, ni les économies occidentales de rester pour la plupart d'entre elles en récession. A court terme, la situation européenne (Suisse et Allemagne exceptées) est plus grave que l'Américaine. Parce que l'administration Obama est désormais hors d'état de nuire, ce qui stoppera tout nouveau dérapage de la politique budgétaire US même si la politique monétaire US reste encore hors de tout contrôle, et parce que le Quantitative Easing européen finira par déraper dans l'inconnu, puisque plusieurs Etats du Club Med ou “PIIGS” de la zone euro sont loin d'avoir atteint le pire de leur dérive budgétaire comme de leur endettement, sans parler des banques européennes qui devront un jour provisionner les mauvaises dettes publiques qu'elles détiennent à leur valeur réelle qui lentement mais surement se rapproche de zéro.

Il faut attendre quelques jours pour voir comment les marchés vont réagir et tirer quelques conclusions opératives de la pagaille actuelle, d'autant que la guerre des monnaies pourrait avoir été relancée à quelques jours de la réunion du G20 qui promet d'être plus tendue que jamais parce que les pays émergents submergés par les liquidités occidentales nouvellement créées n'entendent pas en subir les conséquences en terme de surévaluation artificielle de leurs monnaies et autres actifs. Contrairement aux déclarations lénifiantes du FMI et du G20, c'est le chacun pour soi qui prévaut et la guerre des monnaies se terminera en guerre commerciale. L'on pourra alors remercier Bernanke et Trichet d'en avoir été les initiateurs. Et d'avoir fini par couler l'amorce de stabilisation économique mondiale, qui est à mettre au crédit des efforts des pays émergents que l'on remercie en les étouffant un peu plus.

 

Les secrets de la Réserve Fédérale, institut d'émission monétaire des États-Unis

 

morganrockefeller.jpgJ.P. Morgan et J.D. Rockefeller vers 1910

Contrairement à une croyance générale, l'institut d'émission des Etats-Unis est, en fait, une machine à fabriquer de l'argent détenue par un cartel bancaire privé, qui gagne d'autant plus que les taux sont élevés. Mine de rien, il imprime des dollars à bon marché et les revend plus cher.

L'institut d'émission des Etats-Unis, appelé aussi « Réserve fédérale » ou « FED », revient constamment en point de mire lorsque le monde financier international se demande, anxieux, s'il va modifier son taux directeur ou non.

L'abréviation FED se rapporte au « Board of Governors of the Federal Reserve System », c'est-à-dire à la conférence des gouverneurs du « Federal Reserve System » érigé il y a 93 ans.

Il s'agit non pas d'une ­banque centrale traditionnelle, mais de la réunion de cinq banques privées régionales tout d'abord, de douze banques actuellement, disséminées aux Etats-Unis, habilitée chacune à porter le nom de Federal Reserve Bank, un petit nombre d'initiés seulement sachant à qui elles appartiennent.

Un seul point est certain : elles n'appartiennent pas à l'Etat. Néanmoins, elles exercent les fonctions d'un institut d'émission de l'Etat.

Elles prennent leurs décisions au sein du Federal Reserve Board, dont le président les représente à l'extérieur et dont les séances ont lieu à Washington dans leur propre et imposant monument historique. La plus importante de ces banques privées est la Federal Reserve Bank of New York, qui contrôle l'énorme place financière de cette ville.

Privilèges d'une machine à fabriquer de l'argen

Ce cartel de banques privées dispose de privilèges incroyables, dont trois doivent être soulignés :

- En imprimant des dollars, la FED convertit à moindres frais du papier sans valeur en dollars et prête ceux-ci aux Etats-Unis ainsi qu'à d'autres Etats et à d'autres ­banques contre reconnaissances de dettes.

Au cours de son histoire, le cartel a donc créé des milliards de créances à partir du néant et encaissé des intérêts en permanence, ce qui lui assure un profit annuel atteignant des milliards.

Ainsi, aucun gouvernement américain ne doit se faire des soucis à propos du déficit budgétaire, tant que ces messieurs en complet sont à ses côtés et - tel est le cas du financement des guerres durant la présidence de Bush - mettent en branle la planche à billets en cas de besoin. 

- Le privilège des intérêts permet à la FED de fixer elle-même les taux et il est évident qu'elle a le plus grand intérêt à encaisser les plus hauts intérêts possibles. Les taux at­teignent donc un niveau souvent particulièrement élevé et occasionnent périodiquement des crises - ce qui est le cas actuellement [2007] et donne l'occasion à la FED d'intervenir ultérieurement comme sauveur.
 

Les intérêts opèrent en permanence une ponction sur le pouvoir d'achat des citoyens américains en faveur des banquiers de la FED, par les intérêts des crédits comme par les impôts transformés en intérêts dus à la FED en raison de l'énorme service de la dette publique.

Modifiant constamment les taux d'intérêt, la FED change les conditions cadres de la plus grande économie du globe et de la plus importante bourse des actions, celle de Wall Street, qui, principale bourse du monde, diffuse des signaux en direction des autres bourses.

- Pour être en mesure de résoudre les crises bancaires, la FED gère les réserves monétaires de ses banques membres (rémunérées à raison de 6% par année), qu'elle remet à disposition du système bancaire lors de l'éclatement d'une de ces crises.

Actuellement [2007], la FED s'efforce de prévenir, en fournissant à maintes reprises des liquidités aux banques, une crise financière mondiale causée par le krach du système de financement immobilier américain. Comme de nombreuses banques améri­caines de crédit hypothécaire ont sagement lié leurs crédits à des papiers-valeurs et transmis ainsi leurs problèmes à des banques européennes, celles-ci ont commencé aussi à vaciller.

Mais c'est la FED et son ancien président, Alan Greenspan, qui ont provoqué cette crise. En abaissant rapidement et dramatiquement les taux d'intérêt - après avoir porté le taux directeur jusqu'au niveau exorbitant de 6% -, et avoir approvisionné l'économie américaine excessivement en liquidités, Greenspan avait tenté, à partir du 3 janvier 2001, d'enrayer la plus forte chute boursière depuis 50 ans.

Au 25 juin 2003, le taux directeur était tombé à son niveau minimal de 1%, ce qui avait permis aux banques d'octroyer des crédits aux taux extrêmement bas et ce qui avait fait tomber de nombreuses familles dans le « piège du crédit », les incitant à acheter des logements à crédit, à des conditions auxquelles elles ne pouvaient faire face qu'à des taux bas.

Crise provoquée par la FED

A la fin du cycle des taux d'intérêt, Greenspan avait provoqué une situation qui avait déclenché une avalanche.

En effet, la FED a majoré douze fois de 0,25% son taux directeur, du 30 juin 2004 au 29 juin 2006, le portant alors à 5,25%. Il dépasse ainsi de 525% le taux fixé il y a quatre ans !

Les taux fixés pour les crédits hypothécaires sont montés en conséquence et ont atteint un niveau que toujours davantage de familles ne peuvent pas supporter. Comme la propension à épargner est actuellement négative aux Etats-Unis, que la plus grande partie de la population doit recourir au crédit et que les carnets ­d'épargne ne jouent guère de rôle, la crise s'accentue.

Vu que, depuis l'année précédente, toujours davantage de bailleurs de fonds hypothécaires sont - tout comme leurs clients - en retard dans leurs paiements à d'autres banques, le système bancaire est en crise, celle-ci ayant atteint un point culminant en août 2007, lorsque la FED et la Banque centrale ­européenne (BCE) n'ont pu stabiliser le système que par plusieurs injections de liquidités.

La crise des liquidités bancaires s'est immédiatement répercutée sur la bourse, qui réagit généralement de manière sensible aux variations de taux de la FED. En effet, la hausse des taux rend les titres à intérêt fixe plus attrayants que les actions, freine l'économie, est donc un poison pour la bourse et abaisse les cours des actions. Ainsi a commencé septembre 2007...

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Les motifs des banques de la FED

Pour comprendre la manière d'agir et les motifs de la FED, qui paraissent parfois curieux, il faut jeter un coup d'oil sur l'histoire de l'institut d'émission.

La proposition d'établir une banque centrale est due au banquier allemand Paul Warburg.

La crise financière et bancaire déclenchée en automne 1907 par la faillite de Knickerbocker Trust Co. et la situation menaçante de Trust Company of America a mis en péril 243 banques, car aucune institution n'était en mesure de mettre temporairement des fonds à leur disposition pour surmonter leurs difficultés de paiement.

Dans un discours prononcé peu de mois auparavant à la Chambre de commerce de New York, le banquier John Pierpont Morgan avait prévu par hasard cette crise et appelé à fonder une ­banque centrale. La crise se prêtait à merveille au soutien de cette revendication. Par la suite, Morgan a joué un rôle essentiel, à l'arrière-plan, dans la réalisation du projet.

Initialement copropriétaire de la banque Warburg de Hambourg, Paul Warburg avait épousé en 1893, lors d'un séjour aux Etats-Unis, la fille de Salomon Loeb, de la banque new-yorkaise Kuhn, Loeb & Co., qui a fait de lui et de son frère Felix des partenaires de la banque (fusionnée en 1977 avec ­Lehman Brothers).

Pourvu généreusement par la Banque ­Kuhn Loeb d'un salaire annuel de 5 millions de dollars, Paul Warburg s'est occupé uniquement, pendant les six ans qui ont suivi la crise bancaire, d'une « réforme bancaire » tendant à ériger une banque centrale d'après le modèle de la Banque d'Angleterre, laquelle appartenait alors à des banquiers privés.

Ce faisant, il a été soutenu par le sénateur Nelson D. Aldrich, beau-père du premier héritier milliardaire américain, John D. Rocke­feller junior, connu comme porte-parole du banquier J.P. Morgan au Congrès des Etats-Unis.

Conspiration au yacht-club de Jekyll Island

En novembre 1910 finalement, un groupe de personnes triées sur le volet s'est rassemblé, sous prétexte d'une excursion de chasse, dans un wagon de chemin de fer aux jalousies fermées du yacht-club que possédait le banquier J.P. Morgan à Jekyll Island, en Géorgie.

Lors de cette réunion secrète, taxée ultérieurement de conjuration, Paul Warburg, représentant de Kuhn Loeb et d'autres banques ainsi que deux banquiers de J.P. Morgan, représentant aussi les intérêts du groupe Rothschild, et deux du groupe Rockefeller ont décidé d'aider le sénateur Aldrich à rédiger en neuf jours un projet de loi que le Républicain vaniteux entendait présenter en son nom au Congrès.

Il s'agissait non pas d'une banque centrale, mais seule­ment d'une société privée nationale de réserve dont plusieurs comptoirs devaient être disséminés aux Etats-Unis et dans lesquels des banques affiliées volontairement de­vaient déposer des réserves monétaires de crise.

En raison de ses relations bien connues avec le centre financier et boursier de Wall Street, Aldrich a échoué, la majorité méfiante des députés voyant à juste titre dans son projet un plan tendant à assurer à un cercle restreint de banquiers puissants et liés les uns aux autres une position dominante et, partant, la possibilité de réaliser des profits énormes dans l'économie américaine.

Les requins de Wall Street ne se sont évidemment pas découragés et ont profité des élections présidentielles de 1912 pour faire élire le candidat démocrate ­Woodrow Wilson, qu'ils ont soutenu massivement sur le plan financier.

Pendant la lutte électorale, il s'est fait passer pour un adversaire du « Wall Street Money Trust » et a promis au peuple un système monétaire exempt de main-mise des banquiers internationaux de Wall Street. En fait, la conception de la banque centrale a été élaborée par le groupe­ment qui semblait avoir perdu la partie.

En tout cas, les Schiff, Warburg, Kahn, Rockefeller et Morgan avaient misé sur le bon cheval.

Sous le titre de « Federal Reserve Act » qui dissimule sa portée et qui prétendument réduit à néant le projet de banque centrale formulé par Wall Street, ils ont déversé le 23 décembre 1913 sur des députés démocrates des mieux disposés et avec le soutien du président Wilson, un projet de loi très peu modifié et ont requis l'approbation du Congrès alors que de nombreux députés non informés prenaient déjà leurs vacances de Noël et que très peu avaient lu le texte du projet.

Le plus grand cartel du monde

Les rares députés qui ont perçu la nature de ce jeu pervers n'ont guère pu se faire entendre. Avec sagesse, le conservateur ­Henry Cabot Lodge senior a prévu « une inflation énorme de moyens de paiement » et que « la monnaie d'or serait noyée dans un flux de papier-monnaie non échangeable ».

Après le vote, Charles A. Lindbergh senior, le père du célèbre aviateur, a déclaré au Congrès : « Cette loi établit le cartel le plus important au monde [.] et légalise ainsi le gouvernement invi­sible de la puissance financière [.]. Il s'agit du projet de loi Aldrich déguisé [.]. La nouvelle loi provoquera de l'inflation tant que le cartel le souhaitera [.]. »

Lindbergh avait raison, comme le prouve le « privilège du dollar ». Avant l'établissement du Système fédéral de réserve, des banques privées avaient déjà imprimé des billets. Dans les années soixante du XIXe siècle, il y avait encore 8000 sortes de billets, émises par des « State Banks » privées avec l'autorisation de l'Etat. A partir de 1880, 2000 banques pourraient avoir encore émis leurs propres billets. Depuis 1914, le chiffre s'est limité à la douzaine de banques privilégiées.

Quand le président Abraham Lincoln a eu besoin d'argent, en 1861, pour financer la guerre civile et que les crédits des ­banques Rothschild, financiers traditionnels des guerres, lui sont devenus trop chers, il a éludé le privilège des banques privées et fait imprimer un billet d'Etat, le « Greenback ». Il ne devait pas survivre longtemps à cette démarche téméraire. En 1865, il a été assassiné par un tireur isolé, abattu lui-même lors de sa fuite...

Le successeur de Lincoln, Andrew Johnson, a suspendu l'impression de billets pour des raisons inexplicables.

Le prochain président qui a voulu redonner à l'Etat le monopole de l'impression de billets a été John F. Kennedy.

Tentative de Kennedy de priver la FED de son pouvoir

Peu de mois avant son assassinat, John F. ­Kennedy a été semoncé par son père Joseph dans le salon ovale de la Maison Blanche. « Si tu le fais, ils te tueront ! »

Mais le président ne s'est pas laissé dissuader. Le 4 juin 1963, il a signé l'acte exécutif numéro 111 110, abrogeant ainsi l'acte exécutif 10289, remettant la production de billets de banque dans les mains de l'Etat et privant en grande partie de son pouvoir le cartel des banques privées.

Après que quelque 4 milliards de dollars en petites coupures nommées « United States Notes » eurent déjà été mises en circulation et alors que l'imprimerie de l'Etat s'apprêtait à livrer des coupures plus importantes, Kennedy a été assassiné le 22 novembre 1963, soit 100 ans après Lincoln, par un tireur isolé abattu lui-même plus tard.

Son successeur s'appelait Lyndon B. Johnson. Lui aussi a suspendu l'impression de billets pour des raisons inexplicables. Les douze banques fédérales de réserve ont retiré immédiatement les billets Kennedy de la circulation et les ont échangés contre leurs propres reconnaissances de dette.

Grâce à son monopole de production illimitée d'argent, le cartel bancaire du Système fédéral de réserve dispose d'une énorme machine à fabriquer de l'argent, qui lui permet de gagner énormément.

Qui se cache derrière ce système est un secret bien gardé. Car il faut distinguer entre les banques proprié­taires et les simples banques membres, qui déposent des réserves monétaires pour, le cas échéant, être sauvées par la suite.

Il y a quelques années, la Federal Reserve Bank of New York a publié les noms de ces banques membres, qui n'ont par ailleurs aucun droits. La rémunération annuelle de leurs dépôts se chiffre à 6%. Mais le niveau de leurs parts est tenu secret comme les noms des propriétaires des banques fédérales de réserve, initialement trois, aujourd'hui quatorze.

Critique après le krach de 1929

Paul Warburg a refusé la présidence du Federal Reserve Board en 1910, alors que ce juif allemand à l'accent prononcé, juste avant le début de la guerre contre l'Allemagne, venait d'acquérir la nationalité des Etats-Unis. Toute­fois, il devint membre du Conseil d'administration et du puissant Council on Foreign Relations, qui passe encore aujourd'hui pour le berceau des politiciens américains et des banquiers de la FED.

Les efforts qu'il a déployés pendant de longues années pour fonder l'institut d'émission américain lui ont valu non seulement de l'argent et des honneurs dans la haute finance, mais aussi la pire expérience de sa vie. En 1928, il a exigé sans succès une limitation de la circulation monétaire afin de freiner la spéculation boursière qui rappelait la ruée vers l'or. Mais ceux qui étaient disposés à l'entendre sont restés rares ; on le nommait la Cassandre de Wall Street.

Après le krach d'octobre 1929, il devint la cible de ceux qui avaient perdu leur patrimoine. Des rumeurs, des brochures et des articles de presse l'ont décrit, lui qui avait tenté d'entraver les catastrophes financières, comme « l'auteur non américain » de la panique boursière d'alors. On a pu lire que « Paul Warburg avait prêté avec sa bande de l'argent au Système fédéral de réserve afin de mettre en mains juives les finances américaines et d'exploiter l'Amérique jusqu'à son épuisement. » De telles légendes se sont poursuivies jusqu'à la Seconde Guerre mondiale...

Aigri par ces attaques, il est décédé en 1932. En 1936-1937, les cours des actions ont baissé de 50%, en 1948 de 16%, en 1953 de 13%, en 1956 de 13%, en 1957 de 19%, en 1960 de 17%, en 1966 de 25% et en 1970 de 25%. Ont suivi le krach ­d'octobre 1987, les chutes de cours de 1990, 1992 et de 1998 ainsi que, finalement, la forte baisse d'avril 2000 à mars 2003 et la crise actuelle qui a commencé en août/septembre 2007 et dont les effets sont incertains. (YH : malgré de nouveaux mensonges (électoraux pour certains) sur une "nette" reprise en 2009, on voit ce que ça donne à fin 2011... ).

Aujourd'hui, on répand le bruit - mais ne le confirme pas - que le groupe bancaire Rocke­feller détient 22% des actions de la Federal Reserve Bank of New York et 53% de tout le Système fédéral de réserve. Principal acquéreur de bons du Trésor des Etats-Unis, la Banque du Japon possèderait 8% de ces actions. On attribue 66% aux banques purement américaines et 26% aux vieilles ­banques européennes (dont 10% aux banques Rothschild).

Source : « International » III/2007 [revue trimestrielle autrichienne de politique internationale]

(Traduction Horizons et débats, N°1/2, 14 janvier 2008)

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Ce qui suit est une interview de Ron Supinski, Directeur des relations médiatiques pour la Reserve Fédérale (FED) de San-Francisco, extrait du Livre jaune N°7.

Journaliste : M. Supinski, mon pays contrôle-t-il le Federal Reserve System ?
M. Supinski : Nous sommes un bureau qui représente le gouvernement.

J. : Ce n’est pas ma question. Est-ce-que mon pays contrôle ce système ?
S. : C’est un bureau du gouvernement qui a été créé par le Congrès.

J. : Le Federal Reserve System est-il une entreprise ?
S. :Oui.

J. : Mon gouvernement tient-il un inventaire des actes du Federal Reserve System ?
S. : Non, ce sont les banques associées qui le font.

J. : Les banques associées sont-elles des sociétés privées ?
S. :Oui.

J. : Les billets de la Federal Reserve Bank sont-ils nantis ?
S. : Oui, par les biens de la Federal Reserve Bank, mais principalement par le pouvoir du Congrès de répartir les impôts sur les citoyens.

J. : Vous disiez - par le pouvoir d’encaisser les impôts - c’est ce qui garantit les billets de la Federal Reserve Bank ?
S. : Oui.

J. : A combien s’élève la totalité des biens de la Federal Reserve Bank ?

S. : La San Francisco Bank possède 36 milliards $ d’actifs.

J. : En quoi consistent ces actifs ?
S. : De l’or de la Federal Reserve Bank, et des garanties d’Etat.

J. : Quel est le taux d’une once d’or dans ses livres ?
S. : Je n’ai pas l’information, mais la San Francisco Bank possède 1.6 milliards $ en or.

J. : Voulez-vous dire que la Federal Reserve Bank de San Francisco possède 1.6 milliards $ en or, en tant que banque, le solde de cette fortune sont les garanties d’État ?

S. : Oui.

J. : Où la Federal Reserve se procure-t-elle les billets ?
S. : Ils sont autorisés par le Trésor.

J. : Combien la Federal Reserve paie-t-elle un billet de 10 $ ?

S. : De 50 à 70 cents.

J. : Combien payez-vous un billet de 100.000 $ ?
S. : Le même montant, de 50 à 70 cents.

J. : 50 cents pour 100.000 $, c’est un profit énorme.
S. : Oui.

J. : La Federal Reserve Bank paie 20,60 $ pour une valeur nominative de 1.000 $, c’est-à-dire un peu plus de 2 cents pour une facture de 100.000 $, est-ce correct ?
S. : C’est bien cela.

J. : La Federal Reserve Bank n’utilise-t-elle pas les billets qu’elle paie 2 cents l’unité pour racheter les obligations d’État au gouvernement.

S. : Oui, mais c’est aussi plus que cela.

J. : Dans l’ensemble, c’est ce qui se produit.
S. : Oui, dans l’ensemble c’est vrai.

J. : Combien de billets de la Federal Reserve Bank sont-ils en circulation ?
S. : II y en a pour 263 milliards $, mais nous ne pouvons rendre compte que pour un faible pourcentage.

J. : Où sont passés les autres billets ?
S. : Enterrés sous les matelas des gens, et l’argent de la drogue.

J. : Depuis que les dettes sont payables en billets de la Federal Reserve Bank, comment pourrait-on rembourser 4.000 milliards $ de dettes publiques avec la totalité des billets en circulation ?
S. : Je ne sais pas.

J. : Si le gouvernement fédéral récoltait chaque billet en circulation, serait-il mathématiquement possible de rembourser ces 4.000 milliards $ ?
S. : Non.

J. : Est-ce correct si je dis que pour 1 $ de dépôt dans I’une banque affiliée, 8 $ pourraient être prêtés, avec assez de marge politique ?
S. : A peu près 7 $.

J. : Corrigez-moi si je me trompe, mais ce seraient 7 $ de la Federal Reserve Bank qui n’ont jamais été mis en circulation. Mais je dirais, par manque de vocabulaire, créés à partir de rien, les crédits et les 2 cents de valeur numéraire n’ont jamais été payés. En d’autres termes, les billets de la Federal Reserve Bank n’étaient pas réellement imprimés et créés, seulement générés comme entrée comptable et prêtés avec intérêt. Est-ce correct ?
S. : Oui.

J. : Est-ce la raison pour laquelle il n’y a que 263 milliards $ en circulation ?

S. : C’est en partie la raison.

J. : Est-ce que j’interprète bien quand je dis que la loi qui a été votée en 1913 a transféré le pouvoir de frapper la monnaie du Congrès à une société privée. Et mon pays emprunte maintenant ce qui devrait être notre argent à la Federal Reserve Bank, plus les intérêts. Est-ce correct - les dettes ne pourront jamais être remboursées - sous le régime monétaire que nous avons  ?
S. : Dans le fond, oui.

J. : Je sens là un piège, pas vous ?

S. : Désolé, je ne peux pas répondre à cette question, je travaille ici.

J. : Les comptes de la Federal Reserve Bank ont-ils été vérifiés ?
S. : Ils sont vérifiés.

J. : Pourquoi y-a-t-il une résolution (No 1486) pour une vérification complète des livres par la GAO, et pourquoi la Federal Reserve Bank fait-elle de la résistance ?

S. : Je ne sais pas.

J. : La Federal Reserve Bank régule-t-elle la valeur de ses billets, et les taux d’intérêt ?
S. : Oui.

J. : Expliquez-nous comment le système de la Federal Reserve Bank peut être constitutionnel, si seul le Congrès a le pouvoir constitutionnel de frapper la monnaie, de la diffuser et de réguler sa valeur (Article 1, section 1 et 8) ? II n’est écrit nulle part dans la Constitution que le Congrès a le droit de transférer un pouvoir constitutionnel à une société privée, ou bien  ?

S. : Je ne suis pas un expert en droit constitutionnel, mais je peux vous conseiller notre département juridique.

J. : Je peux vous le confirmer, j’ai lu la Constitution. Elle ne permet pas le transfert d’un pouvoir à une société privée. N’est-il pas spécifié que tous les pouvoirs appartiennent à l’État et aux citoyens, pas à une personne privée ? Est-ce valable pour une entreprise privée ?
S. : Je ne pense pas, mais nous avons été créés par l’Assemblée constituante.

J. : Etes-vous d’accord avec moi si je vous dis que c’est notre pays et que ce devrait être notre argent, comme le dit la Constitution ?
S. : Je comprends ce que vous dites.

J. : Pourquoi devrions-nous emprunter notre argent à une société privée qui nous demande en plus des intérêts ? N’est-ce pas la raison pour laquelle nous avons fait une révolution, devenir un peuple souverain avec des droits propres ?
S. : (ne veut pas répondre).

J. : Est-ce-que ce sujet a été contrôlé par la Cour constitutionnelle ?
S. : Je crois qu’il y a une jurisprudence à ce sujet.

J. : Y a-t-il eu des cas devant la Cour suprême ?
S. : Je pense que oui, mais je ne suis pas sûr.

J. : La Cour suprême n’a-t-elle pas confirmé à l’unanimité dans le A.L.A. (Schlechter Poultry Corp. vs US, et Carter vs. Carter Coal Co.) par décret que la corporation est une délégation anticonstitutionnelle du pouvoir législatif ? C’est une délégation législative sous sa forme la plus choquante ; en soi, ce n’est pas une délégation envers un groupe, une corporation ou une société officielle, qui régule de façon désintéressée sans doute ce qui est commun, et de façon intéressée les affaires privées d’une personne. (Carter vs. Carter Coal Co.)
S. : Je ne sais pas, mais allez donc voir notre département juridique.

J. : Le système monétaire actuel n’est-il pas un château de cartes qui DOIT s’écrouler, parce que les dettes ne pourront jamais être remboursées ?

S. : II semble que oui. Je peux vous dire que vous connaissez bien le sujet et que vous voyez clair. Cependant, nous avons une solution.

J. : Quelle est cette solution ?
S. : La carte de débit.

J. : Parlez-vous de I’EFT Act (Electronic Funds Transfer) ? N’est-ce pas inquiétant quand on connaît la capacité des ordinateurs ? II donnera à l’État et à ses délégations, la Federal Reserve Bank inclue, des informations comme : "Vous étiez à la pompe à essence à 2H30, vous avez acheté pour 10 $ d’essence sans plomb à 1,41 $ le gallon. Puis vous avez été au supermarché à 2H58, vous avez acheté du pain, de la viande et du lait pour 12,32 $, et à 3H30 vous êtes allé à la pharmacie où vous avez acheté des médicaments pour 5,62 $". En d’autres termes, vous sauriez quand et où nous allons, combien a payé le grossiste et combien de bénéfice il a fait. Avec ce système EFT vous sauriez tout sur nous. N’est-ce pas inquiétant ?

S. : Oui, c’est surprenant.

J. : Je sens un piège énorme qui a roulé notre Constitution dans la farine. Ne payons-nous pas une contribution énorme sous forme d’impôts sur le revenu à un consortium privé de banques ?
S. : Je n’appelle pas cela une contribution, ce sont des intérêts.

J. : Les banques en question ne sont-elles pas assermentées pour défendre la Constitution vis-à-vis d’ennemis de l’intérieur ou de l’extérieur ? La Federal Reserve Bank n’est-elle pas un ennemi de l’intérieur dans ce cas précis ?

S. : Je ne dirais pas cela.

J. : Nos fonctionnaires de la Federal Reserve Bank sont coupables de favoritisme personnel, ils détruisent notre Constitution, ce qui est une trahison. La peine de mort n’est-elle pas le châtiment pour une trahison ?
S. : Je pense que oui.

J. : Merci pour les informations et le temps que vous nous avez accordés, si je pouvais je vous dirais d’entreprendre les démarches nécessaires pour vous protéger vous et votre famille, et retirer votre argent des banques, avant que le système ne s’effondre. Moi je le ferai.

S. : La situation n’est pas bonne.

J. : Puisse Dieu être miséricordieux pour les esprits qui sont derrière ces actions anticonstitutionnelles et criminelles que l’on appelle Federal Reserve Bank. Si les masses toutes puissantes se réveillaient et comprenaient ce tour de passe-passe, elles ne le prendraient pas pour un grain de sable. C’était un plaisir de parler avec vous et je vous remercie pour votre disponibilité. J’espère que vous suivrez mon conseil avant que tout ne s’effondre.
S. : Malheureusement, cela ne se présente pas bien.

J. : Passez une bonne journée et merci encore.

S. : Merci pour votre appel.

Source : « International » III/2007 [revue trimestrielle autrichienne de politique internationale]

(Traduction Horizons et débats, N°1/2, 14 janvier 2008)

(Source : Aleth/NewsOfTomorrow)

YH : Notez bien que tout ce qui est dit ci-dessus est toujours valable en ce moment même...

Yves Herbo-Mémoires d'un Piège-12-2011

Economie : mémoires d'un piège

 Economie : mémoires d'un piège

La catégorie Politique/Economie va s'enrichir d'une rubrique Economie : mémoires d'un piège. Elle présentera des articles, vidéos et interviews concernant les données historiques accumulées au fil du temps et jusqu'à demain (l'Histoire n'étant pas uniquement tournée vers le passé mais une science liée au Temps dont les implications sont obligatoirement présentes et futures). Il s'agit donc bien d'une accumulation de preuves concernant non seulement la réalité d'un système corrompu à grande échelle, mais aussi de la réalité d'une volonté bien organisée, historiquement et volontairement, pour en arriver là où le monde se retrouve actuellement. Il s'agit aussi de mémoires car le renouvellement des sites et pages internet fait que de nombreux liens, références et sources disparaissent au fil du temps. Des documents gênants ou témoignages contestés peuvent aussi être supprimés (pour des raisons x), ce qui peut être dommageable parfois pour l'Histoire et la réalité des faits, ou son approche globale.

1dollar.jpgBillet d'un dollar américain

Les pouvoirs publics, tant mondiaux que nationaux, relayés par des médias aux ordres en grande majorité ou détenus par des individus très impliqués dans la finance, ne se privent pas pour prendre leurs concitoyens pour des imbéciles : ils feignent d'être surpris par cette "nouvelle crise" de la dette publique, après celle des "subprimes" en 2007 puis de la chute (également annoncée plusieurs années avant) de grands comptes américains (Lehman Brothers...) en 2008 (rappelons ici que les USA ont bien nationalisé un grand groupe, pour le sauver, en 2008 Freddie Mac et Fannie Mae (FHLMC)).

Chaque concitoyen du monde peut heureusement, s'il fait un peu d'effort et est un peu curieux de comprendre pourquoi, à peine né, il se retrouve prit dans un système qui lui fait passer en moyenne les vingt premières années de sa vie à accumuler (ou pas) des données d'ordre générale (pas toujours exactes et souvent accompagnées de postulats du même ordre), puis soit se spécialiser encore quelques années ou entamer, peu souvent dans le métier où son talent individuel est mis à contribution, une carrière (ou non) pour récupérer un outil nommé argent qui lui permettra (peut-être) de construire sa vie. Et ceci pendant les 45 à 50 ans suivant (si pas de problèmes de santé ou autre avant) avant de reperdre souvent pendant ses vingt dernières années (si tout va bien) tout ce qu'il a apprit... on parle aussi beaucoup de l'allongement de la durée de la vie, mais on oublie de dire que 90% de cet "allongement" de la vie consiste à la passer son temps avec des bouteilles à oxygène pour pouvoir respirer ou en des allez-retour incessants dans les hopitaux... Internet est un formidable outil de communication et permet à chacun de faire ses propres recherches. Il permet aussi d'éclairer fortement les mensonges (par omission ou non) des politiciens et devrait un tant soit peu ouvrir les yeux à ceux qui croient encore en ces individus qui sont plus liés aux cerles d'influences que compétents.

Voilà tout d'abord une vidéo de moins de 8 minutes qui date de plus de 3 ans. Des citations et déclarations de l'époque de la crise des subprimes, mais on y parle aussi des dette publiques bien sûr. D'autres documents plus anciens prouvent sans conteste que TOUS les gouvernements mondiaux n'ont absolument pris aucune mesure réelle pour empêcher quoique ce soit d'arriver, aussi bien au niveau de l'Euro que du surendettement des Etats, et ceci depuis au minimum le début des années 2000... Je parle donc bien d'une volonté, d'un désir d'en arriver à cet état où se trouve le monde à fin 2011... 


Des citations à caractère religieux peuvent être parfois inclues dans certaines vidéos ou certains articles. Il ne s'agit pas d'incitation ou même de défiance, mais tout simplement de citations informatives. Et n'oublions pas que politique et économie sont parties intégrantes de tous les textes religieux : on y parle d'argent, de marchants et de pouvoirs, de rois et de pauvres... et ceci dans absolument tous les textes religieux du monde.

1996 : des premières alertes sont émises très officiellement par des responsables sérieux auprès des pouvoirs publics mondiaux. Ne me dites pas que tous ces hommes et femmes politiques, dans tous les pays du monde, dont c'est le métier qui les faits vivre, qui sont élus depuis, ou qui se présentent aux élections, n'ont pas été prévenus et ne sont pas au courant depuis des années de ce qui se passait. Ne me dites pas qu'ils n'avaient pas prévu que, de toute façon, ce sera au peuple de se serrer la ceinture pendant que les initiés s'engraisseront avant, pendant et après : ils en font obligatoirement partie...

Comment les mafias gangrènent l’économie mondiale

 

"Réunis récemment à Genève, sept juges européens lançaient un appel angoissé à la coopération entre les gouvernements pour tenter de contenir une menace mortelle pour les démocraties. Dans un gigantesque partenariat, le crime organisé, appuyé par les pouvoirs politiques et les multinationales de la finance et des affaires, pénètre progressivement tous les secteurs de l’économie mondiale, imposant ses systèmes de corruption en se jouant de la légalité des Etats. Lesquels se laissent peu à peu grangrener."

par Michel Chossudovsky, décembre 1996 (extraits)

A l’ère de la mondialisation des marchés, le rôle du crime organisé dans la marche de l’économie reste méconnu. Nourrie des stéréotypes hollywoodiens et du journalisme à sensation, l’activité criminelle est étroitement associée, dans l’opinion, à l’effondrement de l’ordre public. Tandis que les méfaits de la petite délinquance sont mis en vedette, les rôles politiques et économiques ainsi que l’influence des organisations criminelles internationales ne sont guère révélés à l’opinion publique.

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Bourse de Paris

Les sanglants affrontements entre gangs rivaux dans les rues de Chicago appartiennent à la « belle époque » des années 30. Dans la période d’après-guerre, les syndicats du crime ont progressivement gagné en respectabilité, en se comportant de plus en plus en entreprises ordinaires. Depuis lors, le crime organisé est solidement imbriqué dans le système économique. L’ouverture des marchés, le déclin de l’Etat-providence, les privatisations, la déréglementation de la finance et du commerce international, etc., tendent à favoriser la croissance des activités illicites ainsi que l’internationalisation d’une économie criminelle concurrente.

Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), les revenus mondiaux annuels des organisations criminelles transnationales (OCT)  sont de l’ordre de 1 000 milliards de dollars, un montant équivalent au produit national brut (PNB) combiné des pays à faible revenu (selon la catégorisation de la Banque mondiale) et de leurs 3 milliards d’habitants. Cette estimation prend en compte tant le produit du trafic de drogue, des ventes illicites d’armes, de la contrebande de matériaux nucléaires, etc., que les profits des activités contrôlées par les mafias (prostitution, jeux, marchés noirs de devises...). En revanche, elle ne mesure pas l’importance des investissements continus effectués par les organisations criminelles dans la prise de contrôle d’affaires légitimes, pas plus que la domination qu’elles exercent sur les moyens de production dans de nombreux secteurs de l’économie légale."

Un chef Yakuza parle :

Plus récemment, en août 2011, il y a les intéressantes déclarations d'un chef de famille Yakuza, la mafia japonaise. Les travailleurs japonais apprécieront l'aide apportée par la mafia aux gouvernements conservateurs... :

"Il est exceptionnel qu'un chef mafieux lève ainsi le voile sur ses activités. Pourquoi l'a-t-il fait pour L'Expansion ? Parce que notre façon d'aborder le sujet - sous un angle économique - lui a plu. Pas de sensationnalisme ici : les yakuzas sont bien une réalité économique dans l'archipel, avec plus de 80 000 hommes regroupés en "familles", à la manière des mafias siciliennes. Le clan Inagawakai, dont Kumagai est l'un des boss, est une véritable entreprise criminelle. Sans doute l'homme veut-il aussi rétablir certaines vérités. Il le dira plusieurs fois durant l'entretien : "Il y a beaucoup de fantasmes et d'exagération médiatique" autour des yakuzas. On les voit toujours plus forts, toujours plus riches. "C'est plutôt la tendance inverse", affirme-t-il. Selon lui, les 22 clans yakuzas recensés au Japon sont en déclin. La "faute" à l'Etat nippon, qui, dit-il, a déclaré la guerre à la mafia il y a deux ans.

Rappel des faits : le 17 avril 2009, le maire de Nagasaki est assassiné en pleine rue par un yakuza. Qualifié de "défi à la démocratie" par le Premier ministre de l'époque, ce crime scelle la rupture du "contrat" qui liait l'Etat et les yakuzas. Pour comprendre comment une telle tolérance a pu exister, il faut revenir quelques décennies en arrière. Après la Seconde Guerre mondiale, d'abord, lorsque l'Etat japonais recourt aux yakuzas pour lutter contre les gangs chinois et coréens qui gangrènent le pays. Dans les années 60, ensuite, quand la pègre brise les grèves ouvrières avec la bénédiction du parti conservateur.

L'Etat étant neutralisé, la "pieuvre" nippone peut déployer ses tentacules. Racket, jeux, trafic de shabu (amphétamines), prêts usuraires, prostitution... Les mafias s'enrichissent. En 2004, un économiste, Takashi Kadokura, évalue leur trésor de guerre à plus de 6 milliards d'euros ! Adulés, admirés, les yakuzas s'affichent dans les soirées de la jet-set, l'argent coule à flots. Trop d'arrogance ? En 1992, une loi, dite "antigang", est votée pour réduire l'influence et la visibilité des yakuzas. Mais il faudra attendre dix-sept ans pour qu'elle entre en vigueur."

100 milliards de yens

(environ 9 milliards d'euros)
C'est le chiffre d'affaires estimé des 22 familles yakuzas, avec leurs 80 900 membres.
Source: "Yakusa" de Jérôme Pierrat et Alexandre Sargos, Flammarion, 2005.

"Fini, donc, les grands raouts dans les palaces tokyoïtes, la mafia nippone se fait discrète - même si elle a toujours pignon sur rue. En même temps, elle cherche de nouveaux relais de croissance. Quel meilleur moyen, pour se développer, que de prendre pied dans l'économie traditionnelle ? Ces dernières années, les principaux clans yakuzas ont donc largement investi certains secteurs, comme la construction, la Bourse et l'immobilier. Selon les estimations de la police japonaise, plus de la moitié des revenus mafieux viendraient aujourd'hui du commerce "légal". Alors, qui sont vraiment les yakuzas ? Businessmen ou gangsters ? Les deux, en fait. On le constate à la lecture des statistiques : sur les 80 900 membres, 42 300 ont un statut d'"associés". Ils ne sont pas tatoués, comme les "vrais" yakuzas, mais ils gravitent autour de l'organisation. "Ils sont experts en finance, en droit... La moitié du clan Inagawakai, soit 4 800 personnes, est constituée d'associés", explique Masatoshi Kumagai.

Les yakuzas pourront-ils longtemps encore réinjecter leurs profits dans l'économie "blanche" ? Rien n'est moins sûr. Pour survivre, estime Masatoshi Kumagai, ils doivent faire évoluer leur business model. Cet ancien tueur à gages s'y prépare. Déjà, il a trouvé des parades. Confidences d'un boss.

Masatoshi Kumagai est l'un des rares chefs yakuzas à étendre ses activités au-delà des frontières nippones.

Avec sa pochette rose et ses lunettes de marque, on le prendrait presque pour un homme d'affaires classique. Mais il y a ce regard, pénétrant, presque dérangeant. Et ce tatouage que l'on devine sous la montre en or... A 50 ans, Masatoshi Kumagai est l'un des parrains d'Inagawakai, le deuxième clan yakuza japonais.

Né à Sendai, il voulait, dit-il, devenir policier. Mais son destin chavire le jour où il aide l'un de ses amis à se venger de voyous qui l'ont passé à tabac. "Il m'avait nourri, à un moment de ma vie où je mourais de faim. Je ne pouvais pas le laisser tomber." La rixe tourne mal, il se fait arrêter, a les honneurs de la presse locale. "Après, je n'ai plus eu le choix, je devais continuer dans cette voie", raconte-t-il. Il devient yakuza, et montre de telles aptitudes que l'"oyabun", le chef suprême de l'organisation, le prend directement sous son aile."

(...)  chef-yakuza.jpg

"Les yakuzas ont-ils été touchés par la crise?

Ce qui nous a surtout affectés, c'est le changement d'attitude des autorités japonaises à notre égard. Jusqu'en 2009, nous pouvions exercer nos activités, il y avait une tolérance du pouvoir. Certes, il existait des lois antiyakuzas, comme celle de 1992, mais il n'y avait pas de vrai contrôle. A partir de 2009, tout a changé. Affaibli par la crise, le gouvernement s'est mis à nous combattre. C'était pour lui un moyen de faire remonter sa cote de popularité. Du coup, la réglementation est devenue très contraignante. Et les policiers n'ont plus du tout d'indulgence à notre égard.

Quel a été l'impact de cette "déclaration de guerre" de l'Etat japonais sur le business mafieux?

Certaines de nos activités sont en perte de vitesse. Le racket, par exemple. Désormais, un commerçant qui donne de l'argent à un clan yakuza en échange de sa "protection" peut être inquiété par la police. La première fois, il reçoit un avertissement. S'il continue à payer, il aura affaire à la brigade antigang et écopera d'une lourde peine. On lui confisquera son droit d'exploitation. Dans certains secteurs où les yakuzas sont traditionnellement bien implantés, comme le BTP, il est aussi de plus en plus difficile de faire du business. Ainsi, des sociétés détenues par des yakuzas ne peuvent plus répondre à des appels d'offres.

Vous pouvez le faire de façon indirecte, via des sociétés écrans...

Nous avons des liens avec certains groupes de bâtiment et de travaux publics, je ne vous dirai pas le contraire. Mais ces montages sont complexes à réaliser. Il y en a de moins en moins.

Les yakuzas sont-ils toujours très actifs dans la sphère financière?

Là aussi, notre présence faiblit. Longtemps, les yakuzas ont pu influer sur les cours boursiers, parce que nous avions les informations avant tout le monde. Ce n'est plus le cas. Les derniers grands scandales financiers l'ont montré, les yakuzas n'ont plus "l'exclusivité" en matière de délit d'initié. Il n'y a plus vraiment de frontières entre le monde légal, celui des traders, et le monde illégal, celui des yakuzas.

Envoyez-vous toujours des perturbateurs dans les assemblées générales des grands groupes pour déstabiliser le management?

Des sokaya? Non, il n'y en a presque plus. La police a interdit cette pratique.

A vous entendre, les yakuzas sont en train de disparaître...

Leur influence diminue, ils doivent se faire de plus en plus discrets. [Masatoshi Kumagai se tourne brusquement vers l'interprète, il semble contrarié] J'ai l'impression que vous ne me croyez pas. D'autres yakuzas mettraient un point d'honneur à vous affirmer que tout va bien. Moi, je veux être honnête avec vous. Les yakuzas sont en perte de vitesse, je vous le garantis. Bien sûr, il reste quelques gros business, comme la drogue, mais les yakuzas ne gagnent plus autant d'argent qu'avant. Les chiffres que l'on trouve dans la presse - quelques centaines de millions d'euros, voire des milliards - sont exagérés.

Qu'allez-vous faire pour enrayer ce déclin?

Ma réponse n'engage que moi, je ne pense pas que d'autres chefs yakuzas vous diraient la même chose. Nous vivons depuis 2009 une profonde mutation. Depuis leurs origines, les yakuzas se sont toujours développés localement. Aujourd'hui, à cause de la crise économique et du contrôle strict de l'Etat, il faut aller chercher de nouveaux business à l'étranger. Mais c'est d'autant plus difficile que nous n'avons jamais tissé de liens avec d'autres milieux mafieux, que ce soit à Taïwan, à Hongkong ou au Vietnam.

Dans quels pays cherchez-vous à vous développer? Et dans quel type d'activité?

Principalement en Asie. J'interviens dans des "deals" qui sont réalisés entre des partenaires installés dans différents pays, notamment la Chine et la Corée du Sud. Je sers d'intermédiaire. J'investis également dans des entreprises asiatiques. Récemment, je suis entré dans le capital de casinos, à Macao. C'est très difficile à faire, je suis le seul Japonais à y être parvenu. De façon plus générale, je ne connais pas d'autres chefs yakuzas qui partent ainsi à la conquête de l'étranger. Moi, ça fait longtemps que je regarde au-delà des frontières.

Quel type de réseau activez-vous pour décrocher ces contrats?

J'ai toutes sortes de contacts, dans des sociétés officielles comme dans le "milieu". Ce qui est rassurant, c'est que les yakuzas ont toujours une bonne image à l'étranger. Je reviens de Harbin [dans le nord-est de la Chine]. Là-bas, les gangsters se tatouent et s'habillent comme nous le faisions il y a trente ou quarante ans ! C'est plutôt de bon augure. Les liens que nous tissons avec eux aujourd'hui nous permettront d'investir demain.

Quel est le chiffre d'affaires des clans les plus puissants?

Personne ne le connaît vraiment, même au plus haut niveau des organisations. Chaque "famille" a sa propre activité - prêts usuriers, stupéfiants, salles de jeu, business légal... Et, au sein des familles, chacun des membres fait, en plus, son propre business, qu'il garde secret. Il est trop dangereux de le divulguer. Les ennemis sont partout. En ce qui me concerne, je ne dis pas à mes hommes ce que je fais...

Comment les yakuzas sont-ils perçus dans la société japonaise? Leur image a-t-elle changé?

Les gens n'ont plus peur de nous. Les autorités non plus. Le risque, pour nous, c'est d'être totalement rejetés et de disparaître. Pour éviter une telle issue, nous devons revenir aux valeurs morales qui nous ont forgés, le ninkyodo,(l'entraide). Il nous faut absolument améliorer notre image - ne serait-ce que pour rester attractifs.

Le déclin - relatif - des yakuzas favorise-t-il l'émergence de nouvelles organisations criminelles?

Oui. Dans certains endroits, qui étaient auparavant tenus par les yakuzas, on voit apparaître de nouveaux groupes criminels, notamment étrangers, qui agissent de plus en plus sourdement, et qui échappent à tout contrôle. Si nous n'étions pas aussi surveillés par les autorités, nous pourrions enrayer ce mouvement... (...)"

extraits de et par : Jérôme Chatin, Charles Haquet, Jérôme Pierrat, Bertrand Monnet

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-mafia-japonaise-cherche-un-nouveau-business-model_261536.html

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Yves Herbo 12/2011 - A suivre

Alerte sur Fukushima, alerte sur le Katla

Alerte sur Fukushima, alerte sur le Katla - mise à jour au 05/12/2011

Tout comme les signes d'une économie mondiale en phase d'écroulement se multiplient, cette année 2011 a multiplié les signes et alertes concernant un changement climatique important et proche, les activités volcaniques, tectoniques, magnétiques, solaires (logique pour ces dernières vu leur retard) sont en augmentation par rapport aux moyennes habituelles, pas obligatoirement toujours en nombres d'évènements mais plutôt par un accroissement de leurs puissances et augmentation énergétique.

Hasards malencontreux de cycles volcaniques ou de résonnances tectoniques et de cycles climatiques au même moment, endroit spatio-temporel néfaste dans lequel se trouverait le système solaire , activité beaucoup moins stable que prévue de notre soleil, quoiqu'il en soit, toutes les courbes, y compris celles des dépenses des compagnies d'assurances (une prochaine crise financière à prévoir de leur côté...) dûes aux catastrophes, sont en hausses nettes. Comme si la Nature ne suffisait pas, les dégâts occasionné par le séisme puis tsunami de mars 2011 à la centrale nucléaire japonaise Fukushima semblent de plus en plus irréversibles. De plus en plus de spécialistes et d'observateurs appuient sur le bouton rouge et annonce une non-résolution du problème par les responsables et leurs conseillers d'Areva.

Syndrome Chinois de plus en plus probable à Fukushima :

syndromechinoisjapon.jpg

C'est ainsi qu'on nomme la fonte du coeur d'un réacteur nucléaire, liquide en fusion radioactif à haute température qui traverse les différentes enceintes et pénètre dans le sous-sol, éventuellement dans la mer ou rivière servant au refroidissement (la théorie physique complète suggère que le liquide en fusion peut traverser au fil du temps la Terre de part en part). Des contaminations plus ou moins sévères en résultent mais la crainte principale est une explosion hydrovolcanique massive.

Or la situation à Fukushima n'ayant pas évolué depuis 8 mois, contrairement aux affirmations de Tepco, on peut craindre le pire. Les conséquences dévasteraient non seulement le Japon mais toute la zone pacifique voisine.

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L'expert qui formule ces prévisions parait crédible. Il s'agit de Uehara Haruo, architecte du Fukushima Daiichi's Reactor No. 3 et ancien président de la Saga University.

On peut s'étonner de voir avec quel calme les autorités japonaises et internationales semblent acceuillir ce diagnostic: ni démenti, ni affolement.

Pour en savoir plus 

Fukushima Diary :  http://fukushima-diary.com/2011/11/architect-of-reactor-3-warns-massive-hydrovolcanic-explosion/

Mise à jour 5 décembre 2011 :

Selon Tokyo Electric Power, 45 tonnes d'eau contaminée se sont échappées d'un système de décontamination. La fuite a été stoppée après la découverte d'une fissure dans le béton mais quelque 300 litres ont pu se déverser dans l'océan Pacifique.

Selon Tepco, cette nappe d'eau présentait une radioactivité élevée, 16.000 becquerels/litre de césium 134, et 29.000 becquerels/litre de césium 137. Cela représente 270 fois et 322 fois, respectivement, le maximum légal, indique le Centre d'information des citoyens sur le nucléaire.

http://www.franceinfo.fr/monde-fukushima/fukushima-tepco-annonce-une-nouvelle-fuite-d-eau-fortement-radioactive-464561-2011-12-05

Volcan Katla : éruption imminente en Islande ?

Comme prévu par nombre de spécialistes des volcans Islandais, ces derniers sont réputés pour être très liés cycliquement, et l'étude du passé accompagné des trémors enregistrés sur le Katla notamment semblent le confirmer. Ce dernier est un volcan explosif très surveillé et d'ailleurs en activité très régulière. L'activité de ces dernières semaines est en augmentation, probable révélateur d'une montée de magma en cours :

Des petits tremblements de la terre en Islande pourraient être annonciateurs de l'éruption imminente de Katla. Ce volcan bien connu est particulièrement redouté par les habitants car il provoque la fonte du glacier qui le recouvre, entraînant des inondations importantes dans les plaines.

En Islande, le volcan Katla, le plus redouté du pays, est en train de montrer des signes précurseurs d’une éruption imminente. Après les éruptions de l’Eyjafjöll il y a un an et demi et du Grímsvötn en mai 2011, ainsi que, dans une moindre mesure, du Katla lui-même le 9 juillet dernier, les habitants se préparent au pire.

L’Islande est placée sur la dorsale médio-atlantique. C’est d’ailleurs l’unique endroit où elle est visible au-dessus de l’eau. Ainsi, l’île est un véritable nid à volcans (une dizaine d'importants) et la population vit au rythme de leurs éruptions.

volcanokatla.jpgLe Katla 11-2011 : le glacier fond

Des minisecousses annonciatrices

Au cours du dernier mois, de légers tremblements ont été ressentis et vus (à la surface de l’eau notamment) par les équipes qui surveillent de près l'activité sismique de l’île. Environ 500 minisecousses ont ainsi été recensées, ce qui est le signe d’un mouvement du magma, selon les experts.

Depuis le 9 juillet 2011, Katla fait effectivement l’objet d’observations attentives. Ce jour-là, une faible éruption avait entraîné des dégâts importants. La fonte du glacier (le Mýrdalsjökull) présent sur la caldeira avait provoqué des inondations brutales dans les plaines. Avec une caldeira d’une largeur d’environ 10 km, la quantité de glace qui y repose est très importante. En outre, les habitants ont senti des odeurs de sulfures à proximité des rivières alimentées par la fonte du glacier.

Eyjafjöll ouvre la voie à Katla

L’éruption de l’Eyjafjöll en 2010 était déjà annonciatrice d’un réveil de l’activité volcanique dans la région. Selon certains physiciens, les dynamismes de Katla et de l’Eyjafjöll seraient liés. Mais l’intensité d’une éventuelle éruption reste pour l’instant complètement inconnue tant Katla est instable.

Lire la suitehttp://www.futura-sciences.com/fr/news/t/volcanologie/d/volcan-katla-eruption-imminente-en-islande_35018/#xtor=RSS-8

Yves Herbo (12/2011)

Le procureur italien antimafia Pietro Grasso parle d'une autre guerre...

Les étonnantes confidences du "Monsieur antimafia" italien...

pietro-grasso.jpg
"Il s'appelle Pietro Grasso, c'est le procureur national antimafia en Italie, le symbole de la lutte contre la "pieuvre". Il est à Paris pour un sommet européen contre le crime organisé et il dresse dans le Figaro un état des lieux plutôt saisissant... La France dit-il est plus que jamais une cible de la mafia. Pas seulement de la mafia italienne, mais aussi des pieuvres chinoises, russes ou nigériannes.

Car pour la mafia aussi, l'heure est à la mondialisation : exemple avec une récente affaire qui mettait en scène des Italiens en liaison avec la guérilla des Farc en Colombie pour importer de la cocaïne échangée contre des armes obtenues par des Basques espagnols auprès de trafiquants d'Europe de l'Est... C'est "Mafia du Monde" ou "Mafia sans Frontières"."

(Les principaux bénéficiaires des amènagements économiques effectués depuis les années 1920 (déjà internationalisation de la mafia italienne+américaine liées, corruption des hommes d'Etats, abandon de la souveraineté des USA sur sa monnaie à la création de la Federal Reserve aux mains de banquiers privés à cette époque) sont effectivement les mafias mondiales qui, en utilisant simplement le blanchiement d'argent à grande échelle, réinjectent dans le système des sommes colossales qui n'ont aucune provenance mais des destinataires "soupoudrés" astucieusement. Ces centaines de milliards annuels, destinés à l'origine à la croissance et au système, sont donc détournés complètement de leur objet à des fins individuelles et destabilisent en permanence, et depuis des dizaines d'années, le dit-système. Il ne peut y avoir aucun doute sur la longueur d'une assez grande complicité du système financier et du système gestionnaire (Hommes d'Etats, banquiers...) envers ce "lavage" d'argent sale. Par exemple, la récente libéralisation des jeux de hasard en France par le gouvernement Sarkozy-Fillon contente au plus haut point la mafia... nulle doute qu'il y a dû y avoir de l'argent "propre" qui a changé de poche... ).

"Pietro Grasso parle dans le Figaro de ces groupes mafieux étrangers comme de véritables multinationales du crime. Elles n'ont pas de raison sociale, pas d'enseigne, mais un capital évalué à quelque 500 milliards d'euros, de quoi renflouer la Grèce et même plus... 

Selon le procureur italien, ces mafias étrangères investissent actuellement des sommes folles en France, la France transformée en lessiveuse géante pour blanchir l'argent sale, spécialement dans les jeux, les paris sportifs et les casinos."

(D'où la récente libéralisation des jeux de hasard en France pour aider la mafia russe notamment (qui subventionne des partis politiques ?))

"Pour ces mafias, la France, c'est aussi un gigantesque entrepôt, comme une plate-forme pour le supermarché du crime, une zone de stockage rapide et de transit pour la cocaïne et les drogues de synthèse venues de Pologne ou des Pays-Bas.

Dans cet incroyable état des lieux, le Monsieur "antimafia" italien évoque aussi les mafieux russes et chinois qui débarquent avec des valises de cash pour s'acheter le sud de la France... Car comme des managers avisés, ces mafieux ne s'intéressent qu'aux marchés les plus juteux, donc l'immobilier par exemple dans le Midi."

(Au niveau de l'Immobilier, il est remarque qu'en France la législation d'une grande partie de ses lois et pratiques datent encore de Napoleon, et que les dernières réformes sont essentiellement bénéficiaires aux propriétaires ou organismes de gestion, agences. Au détriment bien sûr des locataires ou acheteurs mais dans l'interêt aussi des mafias qui agissent via des corruptions d'hommes de loi et de législateurs).

"Ces messieurs du crime ont leurs petits trucs : la coupure la plus prisée des trafiquants, c'est le billet de 500 euros, qui permet de transporter jusqu'à 20 000 euros dans un paquet de cigarettes, ou jusqu'à 6 millions dans une simple malette."

(Une solution à la crise ? Ne gardons que la carte bancaire, plus d'argent liquide... toutes les transactions sans enregistrées obligatoirement quelque part et la mafia comme les banksters (et corrompus) sont nettement plus embêtés pour blanchir... Montons une banque mondiale pour gérer tout ça, avec un conseil ELU au suffrage universel et un turn-over de contrôleurs formés pour (pas de carrière dans ces postes : des citoyens doivent être formés en permanence pour assurer un changement très régulier du personnel pour éviter la corruption. Mais soyons réalistes, un tel système économique, tout comme le capitalisme ou le communisme, doit être mondial... )

"Et dans ce monde impitoyable, une consigne stricte : le sang ne doit jamais couler en France. Pas par bonté d'âme, mais pour ne surtout pas se faire repérer. Les meilleures affaires sont les affaires sans histoires." (France-Info)

Commentaires entre parenthèses par Yves Herbo. Sources : Le Figaro, France-Info