Environnement-Planète Terre

Une catégorie qui regroupe les articles sur les évènements affectant l'environnement de notre belle planète Terre, aussi bien du côté pollutions et abus du côté ressources au niveau des humains qu'au niveau naturel pour par exemple le climat et les bouleversements géologiques, gravifiques ou spatiaux (astéroïdes, comètes, Soleil, magnétisme, etc...).

Importante excursion magnétique il y a 42 000 ans

Importante excursion magnétique il y a 42 000 ans

 

Magnetosphere rendition

Notre bouclier magnétique nous protège des vents solaires et rayons cosmiques, sauf s'il diminue trop. Domaine publique.

 

Connue sous le nom d'excursion de Laschamp - d'après le nom du village français dans lequel elle a été mise au jour, une importante tentative d'inversion magnétique est survenue. Elle s'est produite il y a entre 41.000 et 42.000 ans avant le présent. Les pôles magnétiques terrestres se sont alors déplacés pendant environ 800 ans avant de reprendre finalement leur place initiale.

C'est en étudiant les cernes d'un kauri, un arbre endémique de la Nouvelle-Zélande, que les chercheurs ont pu estimer les changements dans les niveaux de radiocarbone pendant cette demi-inversion géomagnétique. Ils ont pu ainsi établir une échelle de temps détaillée de la façon dont l'atmosphère a évolué au cours de l'événement d'Adams. Une sorte de pierre de rosette qui leur a permis de relier entre eux diverses observations passées et parfois géographiquement éloignées.

Jusque à présent, les scientifiques s'étaient concentrés sur les changements survenus au moment de l'inversion. Le champ magnétique de la Terre s'est alors trouvé affaibli d'environ 28 % en moyenne par rapport à ce qu'il est aujourd'hui. Mais les chercheurs de l'université de Nouvelle-Galles du Sud nous apprennent que la période la plus sensible s'est déroulée au moment de la préparation de l'excursion. « L'intensité du champ magnétique terrestre était alors inférieure à 6 % de ce qu'elle est aujourd'hui», remarque Chris Turney. Une boussole à l'époque, si elle existait, n'aurait plus du tout trouvé le nord, s'affolant sans arrêt.

Le bouclier qui protège notre Planète des rayonnements cosmiques avait-il presque entièrement disparu à cette période ? Par chance, notre Soleil connaissait alors une phase d'activité moins intense que celle que nous expérimentons aujourd'hui. Moins intense, mais plus instable aussi. Ainsi, selon les scientifiques, « le rayonnement solaire non filtré a ionisé l'atmosphère de notre Terre et "frit" la couche d’ozone stratosphérique, déclenchant une vague de changements climatiques à travers le monde. »

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Néandertal et ses mystérieuses structures en cercle

Néandertal et ses mystérieuses structures en cercle

 

Homme neandertal mammouth 5

reconstitution de structures en ossements de mammouths

 

Les données étant plus nombreuses, il est temps de parler des mystérieuses structures bâties par les Néandertaliens en forme de cercle, à base d'ossements de mammouths. Pour rappel, j'ai déjà parlé et relayé la découverte du CNRS, en France, d'une étrange structure en cercle, découverte dans la grotte de Bruniquel, mais faite en stalagmites, et datée d'environ 180 000 ans. Une structure pouvant d'ailleurs rappeler celles faites en ossements de mammouths ailleurs, les stalagmites rappelant éventuellement des défenses de mammouthhttps://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/des-constructions-en-cercle-de-presque-180-000-ans-en-france.html

 

En fin d'article, je ferai aussi mention de la découverte récente, en Russie du sud, au-dessus de la Mer Noire et face à l'Ukraine, d'une structure identique en os de mammouth, mais à priori bâtie par Homo Sapiens (Homme moderne) il y a environ 26 000 à 19 000 ans, une éventuelle réutilisation ou imitation donc, par une culture encore mal connue, qui a utilisé parfois des techniques uniques au monde, mais aussi d'autres plus répandues, comme des statuettes du type "Venus", dont environ 250 exemplaires ont été trouvées dans de nombreux pays, et datées de 40 000 à 15 000 ans environ pour les fourchettes hautes et basses (c'est dire la longueur temporelle de cette pratique !). Voir liens en bas. Cette pratique traverserait donc l'aurignacien jusqu'au magdalénien en passant par le gravettien, se moquant bien des différentes "cultures" créées par la science moderne...

 

En raison de son nomadisme, Néandertal a adopté des modes d’habitat variés, du campement en plein air pour quelques jours de chasse au camp de base dans un abri-sous-roche. Néanmoins, ces lieux de vie, sensibles à l’érosion, n’ont souvent laissé que des traces ténues et difficiles à interpréter. Les Néandertaliens choisissaient leur lieux d’habitat en fonction des ressources disponibles à proximité : eau, gibier, bois, gîtes de roche, ainsi qu’en fonction des avantages offerts par le site : vue, protection, ensoleillement… Les campements répondaient, en outre, à des nécessités diverses : camps de base pour une saison (ou plusieurs), campements temporaires pour acquérir des ressources, haltes où était découpé le gibier d’une journée de chasse…

Quand Néandertal habitait une grotte, il en occupait de préférence l’entrée, pour bénéficier de la lumière naturelle. Il privilégiait également les abris-sous-roche (cavités naturelles d’une paroi rocheuse). Les campements en plein air devaient certainement être plus nombreux que ne le laissent supposer les traces archéologiques. Ils prenaient des aspects variés : tente (structure démontable et transportable, formée d’une armature en bois recouverte de peaux, de nattes…) ; hutte (abri simple constitué avec les matériaux trouvés dans l’environnement immédiat et abandonné ensuite) ; écran de protection (en pierre, en bois, en végétaux…) ; habitation en os de pachydermes (telle la célèbre cabane du site de Molodova I, en Ukraine).

 

Neandertal habitat

Reconstitutions d’habitats en plein air de l’époque néandertalienne : de gauche à droite, une tente conique composée de perches en bois couvertes de peaux, une hutte conique en branchages, la cabane de Molodova construite en ossements de mammouths. © Pascale Galibert, Inrap

 

Les habitats néandertaliens livrent parfois des traces d’aménagements intérieurs. Les sols ont pu être pavés de pierres ou de galets, voire couverts de litières végétales. Des aires d’activité semblaient clairement délimitées : aires de taille de la pierre, de boucherie, de couchage, de préparation culinaire… Mais peu de traces de combustion (foyers, aires de chauffe) ont été découvertes.

Le site de la Folie, au nord de Poitiers, en France, a été fouillé avant la construction d'une station d'épuration. Les archéologues ont mis au jour les vestiges d'une structure circulaire de type coupe-vent. Cet aménagement aurait servi de campement provisoire à un groupe de Néandertaliens à la recherche de gibier, il y a 55 000 à 60 000 ans.

 

Neandertal montmaurin france

Structure néandertalienne trouvée en France (INRAP)

 

Sur les 180 m² du site fouillé, les archéologues ont ainsi repéré la chambre à coucher près du foyer, presque vierge de vestiges ; l'atelier de façonnage des outils et ses nombreuses pointes racloirs, couteaux de pierre et enfin la « déchetterie », qui a livré une accumulation très importante de restes animaux. Une fosse a également été retrouvée qui servait à faire bouillir de l’eau, certainement pour la cuisson des aliments et peut-être pour la toilette.

 

LA PRATIQUE OU NON DE LA CHASSE AUX MAMMOUTHS PAR LES NÉANDERTALIENS POUR SE PROCURER DE LA NOURRITURE EST PARTICULIÈREMENT DISCUTÉE. UNE ÉTUDE RÉALISÉE DANS LE CADRE D’UN PROJET FRANCO-UKRAINIEN IMPLIQUANT LE CNRS, LE MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE ET L’ACADÉMIE NATIONALE DES SCIENCES D’UKRAINE, VIENT DE PROPOSER L’HYPOTHÈSE QUE L’HOMME DE NÉANDERTAL UTILISAIT ÉGALEMENT LES OS DES MAMMOUTHS COMME MATÉRIAU DE CONSTRUCTION POUR LEURS HABITATIONS, ET CE BIEN AVANT L’HOMME ANATOMIQUEMENT MODERNE. LES RÉSULTATS DE CETTE ÉTUDE, RÉALISÉE PAR LAËTITIA DEMAY ET STÉPHANE PÉAN, ET COORDONNÉE PAR MARYLÈNE PATOU-MATHIS ET LARISSA KOULAKOVSKA VIENNENT D’ÊTRE PUBLIÉS DANS LA REVUE QUATERNARY INTERNATIONAL (2013).

 

Homme neandertal mammouth 4

Couche 4 de Molodova I. Vue sur l’accumulation circulaire en ossements de mammouths © I. K. Ivanova

 

L’hypothèse selon laquelle l’Homme de Néandertal aurait utilisé des mammouths comme matériau de construction est basée sur l’analyse du matériel faunique du site de Moldova I situé dans la vallée du Dniestr en Ukraine, en particulier du niveau 4 riche en vestiges archéologiques du Paléolithique moyen. Datant de l’époque inter-pléniglaciaire du Dernier Glaciaire (MIS 3) 2, elle a livré 40 000 artefacts lithiques attribués à la culture moustérienne 3 et environ 3 000 ossements de mammifères, essentiellement de mammouth laineux (Mammuthus primigenius).

Plusieurs zones ont été dégagées : une fosse remplie d’ossements, différentes zones d’activités (de boucherie, de production d’outils), 25 foyers et une accumulation circulaire composée d’ossements de mammouths décrite initialement comme étant une structure d’habitat confectionnée par les Néandertaliens. Les structures d’habitat en ossements de mammouth avérées au Paléolithique supérieur, en Ukraine et en Russie, ont été (aussi) réalisées par les Hommes anatomiquement modernes (Homo sapiens) en particulier de culture épigravettienne 4.

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Jersey: découverte d'une population hybride néandertal-humain ?

Jersey: découverte d'une population hybride néandertal-humain ?

Neanderthal in museum

 

Selon une nouvelle recherche menée par le Natural History Museum de Londres, plusieurs dents d'hominidés trouvées sur le site paléolithique de La Cotte de St Brelade à Jersey peuvent appartenir à des hybrides Néandertal-Homo sapiens. Des experts du Musée d'histoire naturelle, de l'Institut d'archéologie de l'UCL, de l'Université du Kent et de quatre autres organisations ont participé à l'étude.

L'étude se base sur 13 dents qui ont été excavées sur le site paléolithique de La Cotte de St Brelade de l'île anglo-normande de Jersey en 1910 et 1911. Elles ont toutes été trouvées au même endroit, sur un rebord derrière un foyer dans la grotte.

 

Cave at la cotte jersey

L'entrée de la grotte - Danrok, CC BY-SA 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons

 

« La Cotte de St Brelade est un site d'une grande importance et il continue de révéler des histoires sur nos anciens prédécesseurs », a déclaré Olga Finch, conservatrice de l'archéologie de Jersey Heritage.

Les fouilles se sont poursuivies jusqu'en 1920 et ont permis de récupérer plus de 20 000 outils en pierre affectés au Paléolithique moyen, une technologie associée aux Néandertaliens en Europe. La Cotte s'ouvre sur la grève côtière du sud de l'île. Cette grotte porte le nom local en jersiais "Lé Creux ès Fées" (le creux des fées), à ne pas confondre avec le site mégalithique de Guernesey qui porte le même nom. Le site a été daté d'environ 250 000 ans, le plus ancien site archéologique des îles Anglo-Normandes. Des fouilles renouvelées sur le site, financées par Jersey Heritage, ont commencé en 2019.

Alors que les dents de La Cotte ont des caractéristiques néandertaliennes, plusieurs spécimens manquent de caractéristiques normalement trouvées chez les néandertaliens, et certains aspects de leur forme sont typiques des humains anatomiquement modernes.

 

Dents de la cotte

Image - Administrateurs du Muséum d'histoire naturelle

 

La datation récente des sédiments adjacents suggère un âge probable de moins de 48 000 ans pour les fossiles. Cela suggère qu'ils auraient pu représenter certains des plus récents restes de Néandertal connus. YH : Non, il est dommage que ces chercheurs britanniques ne tiennent absolument pas compte des découvertes de restes de néandertaliens (ou hybrides ?) beaucoup plus récents, dans le sud européen. De nos jours, la date de disparition de néanderthal est estimée à environ 30 000 ans avant le présent, qui pourrait être encore rapprochée à 26 000 ans selon les prochaines études... mais il est aussi possible qu'il s'agisse ici pour ces chercheurs de la disparition de néandertal du nord de l'Europe, et non de l'espèce, celui-ci se déplaçant vers le sud à cause du froid...

« Étant donné que les humains modernes se mèlaient avec les Néandertaliens dans certaines parties de l'Europe après 45 000 ans, les caractéristiques inhabituelles de ces individus de La Cotte suggèrent qu'ils auraient pu avoir une double ascendance humaine néandertalienne-moderne », a déclaré l'auteur principal, le professeur Chris Stringer, chercheur au Département des Sciences de la Terre du Natural History Museum de Londres.

« Cette idée d'une population hybride pourrait être testée par la récupération de l'ADN ancien des dents, ce qui est actuellement à l'étude.»

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OVNIs : ODHtv - Actualités 4ème trimestre 2020

OVNIs : ODHtv - Actualités 4ème trimestre 2020

 

Ovni dans le monde odhtv

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Créée en Mai 2007, Matin Ovni est l'émission dédiée à l'actualité ovni (objet volant non identifié) et d'oani (objet aquatique non identifié) dans le Monde. Elle est réalisée par une équipe de reporters en Europe et dans le reste du Monde.

Bonjour cher ODHnautes, malheureusement des problèmes techniques durant le tournage ont affectés certaines images pour cet épisode. Nous sommes désolés pour l'inconvénient. 

Merci de votre compréhension. La modératrice.

Attention : les propos et points de vue exprimés par les invités ne représentent pas l'équipe d'ODHtv. Merci.

L'édition de novembre 2020 vous est présentée par Gilles.T:

Dans l'édition de ce mois-ci :

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OVNIs : Ufologues dans l'Histoire - Saison 4

OVNIs : Ufologues dans l'Histoire - Saison 4 -

 

MAJ épisodes 10 - 11 - 12 - 13 - FIN saison 4

 

Allen hynek jacques vallee 1

Années 1960-1970 : L'astrophysicien, professeur et ufologue américain Allen Hynek accompagné de l'astronome, informaticien et ufologue français Jacques Vallée

 

Mémoires de l'Ufologie Française - Ufologues dans l'histoire

 

Le but premier d'Ovni dans l'histoire Tv est de sauvegarder les Mémoires de l'Ufologie Française par le biais de vidéos ou podcast pour que les générations à venir puissent connaître le travail des anciens, des pionniers de l'ufologie et des enquêteurs.

En collaboration avec l'association SCEAU et bien d'autres, cette action qui a débuté en décembre 2011, consiste à interviewer l'ensemble de la communauté ufologique en France et dans les pays limitrophes.

Cette nouvelle saison 4 des Ufologues dans l'Histoire comporte déjà les interviews de Didier Gomez, de Bruno Botta, Rémy Fauchereau, Gérard Deforge, Thierry Rocher, Bernard Hugues, Franck Maurin, Jean-Louis Lagneau, Guy Coatanroch, Gilles Durand, Jean Librero, Gilles Thomas et Emma d'Area51-blog.

Soir ovni dans le monde

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Un tsunami massif a touché le Moyen-Orient il y a 11,700-10,500 cal BP

Un tsunami massif a touché le Moyen-Orient il y a 11,700-10,500 cal BP

 

Atlityamreconstitution1

Une reconstitution du site d'Atlit Yam, englouti il y a 10 000 ans environ

 

L'excavation sous-marine, le forage de puits et la modélisation informatique suggèrent qu'un paléo-tsunami massif a frappé près de l'ancienne colonie de Tel Dor (qui n'existait pas à cette époque) il y a entre 9,910 à 9,290 ans (11,700 à 10,500 ans Calibrés BP), selon une étude publiée le 23 décembre 2020 dans la revue en libre accès PLOS ONE par Gilad Shtienberg, Richard Norris et Thomas Levy du Scripps Center for Marine Archaeology, University of California, San Diego, USA, et des collègues de l'Utah State University et de l'Université de Haïfa en Israel.

Les tsunamis sont un événement relativement courant le long de la côte est de la Méditerranée, avec des enregistrements historiques et des données géographiques montrant un tsunami par siècle au cours des six mille dernières années. En Méditerranée orientale ( figure 1 ), les tsunamis sont fréquents, se produisant à un rythme d'environ huit événements par siècle dans la région de la mer Égée au cours du passé ca. 2 000 ans et environ dix par siècle au cours des 3 000 dernières années dans le bassin du LevantLa plupart de ces événements sont de petite taille et n'ont que des impacts locaux. Cependant, 23 gisements de tsunami ont été reconnus dans la région depuis env. 6 000 ans, soit en moyenne un événement suffisamment grand pour quitter le faciès sédimentaire du tsunami tous les ~ 160 ans, ce qui suggère qu'il s'agit d'un phénomène répandu. L'enregistrement des événements antérieurs de tsunamis, cependant, est moins défini. Dans cette étude, Shtienberg et ses collègues décrivent un grand gisement de tsunami du début de l'Holocène (entre 9 910 et 9 290 ans - C14 non calibré) dans les sédiments côtiers de Tel Dor au nord-ouest d'Israël, une ville-monticule maritime occupée à partir de la période du bronze moyen II (2000-1550 avant notre ère) à travers la période des Croisés.

 

Journal pone 0243619 g001

Fig 1. Geological sketch of the eastern Mediterranean modified after natural earth (https://www.naturalearthdata.com in the public domain), showing the main near-shore sediment transport mechanism (black arrows), selected thrusts (CA–Cypriot Arc) and major fault lines (CF- Carmel fault; DSF- Dead Sea Fault system; SF- Seraghaya fault; MF-Missyaf fault; YF-Yammaounch fault; submarine landslides as well as tsunami deposits, geomorphological tsunami features and documented tsunami events.

The name compilation of the sites presented in the figure are: 1a-2a (Alexandria); 3a (Paphos, Polis, Cape, Greco); 4a-8a (Caesarea Marittima, Jiser al-Zarka); 9a (Byblos, Senani Island); 10a (Elos); 11a (Gramvousa, Balos, Falasarna, Mavros, Stomiou, Gramenos, Paleochora); 12a (Western Crete); 13a (Palaikastro); 14a (Pounta); 15a (Limni Moustou); 16a (Pylos, Porto Gatea, Archangelos, Elaphonisos); 17a (Limni Divariou); 18a (Santorini); 19a (Balos bay); 20a (Thera); 21a (Dalaman); 22a (Didim) for the previously dated tsunami deposits and 1 (Lebanon, Israel, Syria); 2 (levant coast); 3 (Paphos, Polis, Cape, Greco); 4 (S-E Cyprus); 5 (Akko); 6 (Yaffo); 7–8 (S-E Cyprus); 9–11 (Levant coast); 12 (The Nile cone); 13 (Lebanon); 14 (Levant coast); 15 (southern turkey); 16 (Cyprus); 17 (Israel); 18 (Lebanon–Israel) for the previously dated tsunami events. Further details regarding the tsunami data are discussed in S1 and S2 Tables.

 

Le paléo-tsunami peut être la raison pour laquelle les enquêtes archéologiques précédentes n'ont trouvé aucune preuve de villages côtiers de basse altitude dans la région sur une période de 4000 ans.

Pour mener leur analyse, les auteurs ont utilisé des techniques de télédétection photogrammétriques pour créer une maquette numérique du site Tel Dor, combinée à des fouilles sous-marines et des forages terrestres jusqu'à une profondeur de neuf mètres.

Le long de la côte de la zone d'étude, les auteurs ont trouvé une couche marine impactée brutalement et une couche de sable avec un âge de contrainte il y a 9 910 à 9 290 ans (non calibrés), au milieu d'une grande couche de zone humide ancienne s'étendant de 15 000 à 7 800 ans. Les auteurs estiment que la vague capable de déposer des coquillages et du sable au milieu de ce qui était à l'époque une zone humide fraîche à saumâtre (marais) a dû parcourir 1,5 à 3,5 km, avec une hauteur de vague côtière de 16 à 40 m. À titre de comparaison, les événements de tsunami précédemment documentés dans l'est de la Méditerranée n'ont parcouru que 300 m à l'intérieur des terres, ce qui suggère que le tsunami à Dor a été généré par un mécanisme beaucoup plus puissant. Les tsunamis locaux ont tendance à se produire en raison de tremblements de terre dans le système de faille de la mer Morte et de glissements de terrain sous-marinsles auteurs notent qu'un tremblement de terre contemporain du paléo-tsunami Dor (datant d'environ 10,000 ans) a déjà été identifié à l'aide de dommages causés sur des grottes dans la crête voisine du Carmel, ce qui suggère que ce tremblement de terre spécifique aurait pu déclencher un glissement de terrain sous-marin provoquant le tsunami massif à Dor.

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Il y a 2,3 milliards d'années, une vie complexe a existé pendant 200 millions d'années

Il y a 2,3 milliards d'années, une vie complexe a existé pendant 200 millions d'années

 

faunegabon-2ga-fossile2.jpgCe fossile d'un organisme pluricellulaire, ici reconstitué en 3D par microtomographie X, a été découvert au Gabon, dans des roches vieilles de deux milliards d'années ! © Kaksonen, photothèque CNRS

L'étude des plus vieux fossiles pluricellulaires connus et présentés au public en 2010 bouleverse une nouvelle fois les fausses réalités apprises consciemment ou non quant aux théories approuvées jusqu'à présent. Cette étude révèle non seulement de nouvelles données sur notre atmosphère passée et le taux de son oxygène, mais prouve que, pendant au moins 200 millions d'années, grâce au premier gros apport en oxygène sur la planète, une vie complexe et pluricellulaires s'est largement développée (avec des tailles de 1 centimètre à 25 centimètres) il y a 2,3 milliards d'années. Certes, les seuls fossiles jamais trouvés ne sont que ces masses pluricellulaires, ce qui ferait penser que la chute prouvée du taux d'oxygène 200 millions d'années après aurait empêché un développement complet et une évolution. Mais méfions-nous des pensées faciles si souvent détrompées en pensant au développement très rapide après l'autre grosse "invasion d'oxygène" dans l'atmosphère au Cambrien, il y a un peu plus de 500 millions d'années, et aussi au simple fait que notre propre civilisation et notre histoire complète sont assez petites en durée, même par rapport aux premiers 200 millions d'années...

Citation de Quentin Mauguit, Futura-Sciences : " Après sa formation, notre atmosphère comportait environ 100.000 fois moins de dioxygène (O2) qu’aujourd’hui, de quoi fortement limiter le développement de formes de vie complexes. Cependant, cela n’a pas empêché l’apparition de la photosynthèse il y a 3,8 milliards d’années, durant le Précambrien. Elle était alors pratiquée par des cyanobactéries qui libérèrent de grandes quantités d’oxygène dans les océans. Seulement voilà, il s’est d’abord lié avec des composés ferreux présents dans l’eau (précipitation d’hématite et de magnétite).

Ainsi, il a fallu attendre qu’une grande partie du fer marin soit consommé avant que de l’oxygène ne soit libéré en masse dans l’atmosphère, ce qui est arrivé voici 2,3 milliards d’années lors de la Grande Oxygénation. Ensuite, de nombreux ouvrages expliquent que sa concentration n’a fait qu’augmenter par plateau pour atteindre sa valeur actuelle : ils se trompent ! Le taux atmosphérique d’O2 n’a cessé de monter puis de redescendre durant l’histoire de notre planète. Une nouvelle étude publiée par Donald Canfield de l’université du Danemark du Sud dans la revue Pnas, dans le cadre d’un projet coordonné par Abderrazak El Albani, de l’université de Poitiers, vient de nous le rappeler.

Les fluctuations de la concentration en oxygène dans l’atmosphère ne sont pas sans conséquence sur l’environnement, notamment d’un point de vue géologique. Ainsi, en analysant des roches sédimentaires trouvées au Gabon, grâce à différents marqueurs (isotopes du molybdène et carbone 13, entre autres), les chercheurs sont parvenus à retracer l’évolution du taux d’O2 dans l’air durant une période qui s’étend de -2,150 à -2,080 milliards d’années, donc un peu plus de 200 millions d’années après la Grande Oxygénation. Voici deux milliards d'années, la concentration atmosphérique en oxygène aurait été au plus bas !

fossils-2mdans.pngCes fossiles sont ceux d'êtres pluricellulaires qui ont vécu voici deux milliards d'années. Plus de 500 individus ont été récoltés à ce jour. Certains ne font que 1 cm de long, tandis que d'autres atteignent 25 cm. © Abderrazak El Albani

Les sédiments marins montent, l’oxygène descend

En effet, les sédiments les plus anciens (-2,150 milliards d’années) étaient plus riches en carbone que les roches les plus jeunes (-2,080 milliards d’années). Mais comment l’expliquer ? Durant la Grande Oxygénation et les 200 millions d’années qui ont suivi, des organismes photosynthétiques ont produit de l’oxygène tout en intégrant du carbone. Une fois morts, ils ont précipité vers les fonds marins, provoquant ainsi un stockage du carbone dans les sédiments marins. Ayant moins de possibilités d’interagir, l’oxygène se serait alors accumulé dans l’atmosphère.

L’astuce, c’est qu’il réagissait également avec des roches terrestres, les érodant progressivement. Les précipitations ont alors emporté des nutriments (phosphore et fer, par exemple) vers les océans, où ils ont favorisé le développement des micro-organismes, et donc la capture d’encore plus de carbone. Ce cycle aurait pu se poursuivre sans fin mais… des sédiments marins ont fini par remonter en surface, probablement par le jeu de la tectonique des plaques (YH : notons ici tout de suite que le même phénomène peut aussi se produire à cause de la fonte du permafrost sibérien et canadien, et que la tectonique des plaques n'est peut-être pas la principale raison, mais plutôt les changements climatiques...). La matière organique accumulée au fil du temps se serait alors massivement oxydée, ce qui aurait consommé une grande fraction de l’oxygène présent dans l’atmosphère, en produisant du CO2 en retour.

Un essai évolutif abordé par la raréfaction de l’oxygène

Grâce à d’autres travaux réalisés par la même équipe, nous savons également que le taux d’oxygène a à nouveau augmenté voici 1,9 à 1,8 milliard d’années, avant de finalement baisser à un niveau qui a limité le développement de formes de vie complexes durant un milliard d’années. La suite… nous la connaissons. Il y a 542 millions d’années environ, l’oxygène a atteint une concentration qui a permis à la vie de se développer rapidement : il s'agit de l’explosion cambrienne.

Ce qui n’a pas encore été dit, c’est que ces analyses ont été réalisées sur des roches qui entourent des fossiles d’êtres pluricellulaires présentés en 2010. Or, plus aucun organisme complexe n’a été observé dans les roches du Paléoprotérozoïque après la chute drastique de la concentration en oxygène. Selon Abderrazak El Albani, nous pouvons dès lors imaginer la théorie suivante : des formes de vie complexes n’auraient-elles pas essayé de se développer voici deux milliards d’années, avant que les conditions environnementales ne mettent fin à cet essai évolutif ? "

Sources : www.futura-sciences.com/magazines/terre/infos/actu/d/geologie-precambrien-oxygene-atmospherique-eu-hauts-bas-49811/#xtor=RSS-8

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/un-fossile-de-2-2-milliards-d-annees-bouleverse-l-evolution-classique.html

Yves Herbo-SFH-10-2013, up 12-2020

Navigation de Taiwan aux îles Ryukyu il y a plus de 30000 ans

Navigation de Taiwan aux îles Ryukyu il y a plus de 30000 ans

 

Tete jonagumi

Yonaguni, Japon

 

Dans une publication parue dans Nature, Scientific ReportsDOI: 10.1038 / s41598-020-76831-7Yosuke Kaifu de l'Université de Tokyo et ses collègues précisent l'ancienne colonisation de l'archipel de Ryukyu (où se trouve la toujours discutée structure de Yonaguni) en argumentant que les anciens l'ont fait en voyageant au nord-est de Taiwan - un voyage qui impliquait des traversées océaniques de dizaines à centaines de kilomètres pour sauter d'île en île.

Les sites archéologiques sur plusieurs des îles Ryukyu suggèrent que les humains ont atteint les îles il y a environ 30 000 à 35 000 ans.

 

Isena island japon

Izena Island, Ryukyu archipel, Japan  - https://www.atlasobscura.com/users/caitlinfrunks



D'après leur étude et même reconstitution, les humains de l'âge de pierre ont traversé la mer de Taiwan aux îles Ryukyu du sud-ouest du Japon il y a des dizaines de milliers d'années - et il semble qu'ils l'ont fait délibérément, même si les îles sont trop éloignées pour être visibles de manière fiable depuis Taiwan.

Cette colonisation par voie maritime n'est pas discutée par la science, car ces îles en étaient déjà à cette période, mais on ignorait si la colonisation s'était produite par accident ou volontairement. Pour avoir une plus grande certitude dans un sens ou l'autre, les scientifiques se sont donc attelés à l'étude des courants, de plusieurs manières.

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Découverte de plus ancienne cité préhistorique en Europe à ce jour, en Bulgarie

Découverte de la plus ancienne cité préhistorique en Europe à ce jour, en Bulgarie

 

2012, MAJ 04-2015, MAJ 11-2020

 

bulgarie1.jpg

 

Les archéologues bulgares confirment la découverte de la plus ancienne cité préhistorique connue à ce jour, près de la ville moderne de Prodavia, dans le nord-ouest de la Bulgarie. Cette cité entourée de parois fortifiées a probablement été un centre important pour la production de sel, denrée très importante à l'époque. L'époque ? On parle là d'une cité érigée, creusée dans la roche entre 6700 et 6200 ans avant maintenant ! 1500 ans avant les balbutiements de la première Grèce antique...

Sa découverte, à cet endroit, explique peut-être le fabuleux trésor en or découvert pas très loin, il y a 40 ans : le plus ancien trésor en or au monde jamais trouvé jusqu'à présent... Les archéologues ont estimé que la petite ville avait pu contenir environ 350 personnes, et que les habitants faisaient bouillir de l'eau à partir d'une source locale et l'utilisaient pour fabriquer des briques de sel. Ces briques étaient probablement échangées contre d'autres denrées non locales (ou complétaient une organisation plus globale concernant plusieurs cités ou tribus (des chasseurs, des mineurs, des pêcheurs, des cueilleurs, des éleveurs, etc...) et servaient surtout à conserver la viande, d'où l'importance du lieu. Un autre trésor découvert d'ailleurs en 2012https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/un-tresor-archeologique-de-bijoux-en-or-de-2300-ans-decouvert-en-bulgarie.html

Important car, et c'est aussi unique en Europe pour l'instant, cette petite cité est en effet entourée d'une paroi d'énormes et hauts murs défensifs entourant le lieu de production. Les fouilles ont démarré en 2005, avec la découverte des restes de plusieurs maisons à deux étages, d'une série de fosses utilisées pour des rituels, ainsi que les structures d'un pont et de bastions. Une petite nécropole ou cimetière a commencé a être dégagée très récemment et est en train d'être analysée par les archéologues.

Remarquez la disposition particulière des corps enterrés : disposés sur le coté mais leurs têtes soutenues par leur mains jointes, sur une sorte de piédestal, et dirigées vers le ciel ou une direction précise.

Nous ne parlons pas d'une ville comme les ville-état grecs, de la Rome antique ou des villages médiévaux, mais sur ce que les archéologues sont d'accord pour dire qu'elle constituait une ville du cinquième millénaire avant JC, " a déclaré à l'agence de presse AFP Vasil Nikolov, un chercheur de l'Institut national d'archéologie de Bulgarie.L'archéologue Krum Batchvarov de l'institut a dit que la dernière trouvaille était « extrêmement intéressante ». « Les énormes murs autour de la colonie, qui ont été construits très grands et avec de gros blocs de pierre ... sont aussi quelque chose d'inconnu dans les fouilles de sites préhistoriques dans le sud-est de l'Europe jusqu'à  ce jour," a-t-il déclaré à l'AFP.

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Evolution rapide chez une espèce humaine éteinte

Evolution rapide chez une espèce humaine éteinte

 

Paranthropus robustus1

Un fossile récemment découvert documente des changements évolutifs rapides chez une espèce humaine éteinte, le Paranthropus robustus.

 

Le crâne fossile suggère que les conditions environnementales ont entraîné des changements rapides.

On pensait que les mâles de l'espèce humaine éteinte Paranthropus robustus étaient nettement plus gros que les femelles - tout comme les différences de taille observées chez les primates modernes tels que les gorilles, les orang-outans et les babouins. Mais une nouvelle découverte de fossiles en Afrique du Sud suggère plutôt que P. robustus a évolué rapidement pendant une période turbulente de changement climatique local il y a environ 2 millions d'années, entraînant des changements anatomiques qui étaient auparavant attribués au sexe.

Une équipe de recherche internationale comprenant des anthropologues de l'Université de Washington à Saint-Louis a rapporté sa découverte dans le système de grottes Drimolen riche en fossiles au nord-ouest de Johannesburg dans la revue Nature Ecology & Evolution le 9 novembre 2020.

 

Drimolen site1

Le site de Drimolen (Photo courtesy David Strait)

 

« C'est le type de phénomène qui peut être difficile à documenter dans les archives fossiles, en particulier en ce qui concerne l'évolution humaine précoce », a déclaré David Strait, professeur d'anthropologie biologique en arts et sciences à l'Université de Washington.

Le fossile remarquablement bien conservé décrit dans l'article a été découvert par une étudiante, Samantha Good, qui a participé à la Drimolen Cave Field School codirigée par Strait.

Les chercheurs savaient déjà que l'apparition de P. robustus en Afrique du Sud coïncidait à peu près avec la disparition de l'australopithèque, un homininé primitif un peu plus primitif (dont l'appartenance au genre Homo est toujours discutée d'ailleurs), et l'émergence dans la région des premiers représentants d'Homo, le genre auquel appartiennent les gens modernes. Cette transition a eu lieu très rapidement, peut-être en quelques dizaines de milliers d'années seulement.

" L'hypothèse de travail a été que le changement climatique a créé un stress dans les populations d'australopithèques conduisant finalement à leur disparition, mais que les conditions environnementales étaient plus favorables pour Homo et Paranthropus, qui pourraient s'être dispersés dans la région depuis ailleurs ", a déclaré Strait. " Nous voyons maintenant que les conditions environnementales étaient probablement aussi stressantes pour Paranthropus, et qu'ils devaient s'adapter pour survivre. "

Le nouveau spécimen découvert à Drimolen, identifié comme DNH 155, est clairement un mâle mais diffère de manière importante des autres P. robustus précédemment découverts sur le site voisin de Swartkrans - où la plupart des fossiles de cette espèce ont été trouvés.

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Il y a 14 600 ans, la mer est montée très rapidement

Il y a 14 600 ans, la mer est montée très rapidement - 2012 - MAJ 07-2015, Up 10-2020

 

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Le DP Hunter au large de Tahiti

Il y a 14 600 ans, le niveau marin a connu une hausse brutale de presque 14 mètres en seulement 350 ans. Cette élévation impressionnante coïncide avec le début de la première période chaude qui marqua la fin de la dernière glaciation. De plus, la contribution de la calotte antarctique à cette élévation a été significative. Tels sont les résultats mis en évidence par une équipe du CEREGE (1) (Aix-Marseille Université/CNRS/IRD/Collège de France), en collaboration avec des collègues anglais et japonais. Publiés le 29 mars 2012 dans la revue Nature, ces travaux confirment l'existence d'une accélération majeure de la remontée du niveau marin entre -14 650 et -14 300 avant maintenant : il s'agit d'un des événements climatiques les plus marquants des derniers 20 000 ans.

Les coraux édificateurs de récifs sont des organismes qui vivent exclusivement dans les eaux tropicales. Très sensibles à la luminosité et la température, ils croissent à fleur d'eau, dans un intervalle de profondeur très restreint, ce qui en fait de bons marqueurs du niveau de la mer. L'étude de ces coraux fossiles, qui se sont formés au cours des dernières centaines de milliers d'années, permet donc de reconstituer les variations du niveau marin et les changements environnementaux passés. Ces archives fournissent ainsi des informations précieuses sur la dynamique et le comportement des calottes de glace du passé. Mieux appréhender cette dynamique permettra d'améliorer à terme la modélisation et la prévision des variations futures du niveau marin.

Dans le cadre d'une campagne de forages internationale effectuée en 2005(2) sur les pentes des récifs actuels de Tahiti, les chercheurs du Centre européen de recherche et d'enseignement en géosciences de l'environnement (Aix-Marseille Université/CNRS/IRD/Collège de France) ont carotté trois sites situés dans des récifs coralliens, au large de l'île de Tahiti. En datant ces archives, ils ont pu reconstituer les variations du niveau marin sur les derniers 16 000 ans(3). Ces datations mettent en évidence une remontée extrêmement rapide du niveau de la mer au cours de la dernière déglaciation qui s'est déroulée entre -21 000 et -11 000 environ. Au cours de cette transition entre une dernière période glaciaire et le climat chaud que connaît actuellement la Terre, le niveau marin global est remonté d'environ 120-130 mètres sur presque 15 000 ans. Il était déjà acquis que cette augmentation n'avait pas été constante, mais qu'elle avait été ponctuée par des élévations rapides du niveau marin associées à des débâcles massives des calottes de glace. La plus importante de ces hausses, appelée Melt-Water Pulse 1A (MWP-1A), restait cependant par bien des aspects énigmatique.

Ces nouveaux travaux ont permis de confirmer l'existence de cet événement climatique majeur, tout en révélant pour la première fois son amplitude, sa chronologie et sa durée. Le début du MWP-1A a été daté à -14 650 ans, ce qui fait coïncider cet événement avec le début de la première phase chaude qui marqua la fin de la glaciation dans l'hémisphère Nord. Cette période, appelée Bølling(4), s'est étalée sur un peu moins de deux mille ans et a vu la température de l'hémisphère Nord augmenter de près de 5°C en quelques années. Selon les chercheurs du CEREGE, la remontée du niveau global des océans au cours du MWP-1A aurait été de presque 14 mètres en seulement 350 ans. La vitesse de la remontée du niveau marin aurait été au minimum de 40 mm/an (4cm), vitesse qu'il faut comparer au taux moyen de 10 mm/an estimé pour la dernière déglaciation ou à celui de 3 mm/an observé aujourd'hui par satellite. En s'appuyant sur des simulations de modèles géophysiques, les chercheurs ont aussi établi que la calotte antarctique avait contribué très significativement, probablement pour moitié, au MWP-1A. Ces travaux illustrent l'instabilité des calottes glaciaires, en particulier de la calotte antarctique, à une perturbation climatique majeure et imposent un regard nouveau sur la contribution future de la calotte antarctique à la remontée du niveau des mers dans le contexte actuel de réchauffement climatique.

Ces travaux ont notamment bénéficié du soutien de la Fondation Comer (USA), la Fondation européenne de la Science (ESF-EuroMARC), la Communauté européenne (Projet Past4Future), le Collège de France, le CNRS et l'IRD. 

Notes :

(1) Centre européen de recherche et d'enseignement en géosciences de l'environnement
(2) Cette campagne a été mise en œuvre grâce au programme international IODP (Integrated Ocean Drilling Program) au sein duquel la France est fortement impliquée, via le consortium européen ECORD, aux côtés de 17 autres pays. 
(3) La précision des datations obtenues par la méthode U/Th au CEREGE est de l'ordre d'une trentaine d'années pour de tels échantillons.
(4) Au cours de cette première phase de réchauffement des peuples de l'âge de pierre ont pu s'installer en Europe du Nord et jusqu'en Scandinavie avant que les températures ne redeviennent glaciales il y a 12 900 ans.

Références :

Ice sheet collapse and sea-level rise at the Bølling warming 14,600 yr ago. Pierre Deschamps, Nicolas Durand, Edouard Bard, Bruno Hamelin, Gilbert Camoin, Alexander Thomas, Gideon Henderson, Jun'ichi Okuno, Yusuke Yokoyama, Nature, 29 mars 2012. Presse CNRS l Priscilla Dacher 

http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2535.htm

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Europe : les terres hors de l'eau 12000 ans av.JC.

MAJ 07-2015 : Cette première étude datait de 2011-2012 mais d'autres publications, écrites par d'autres scientifiques, sont maintenant trouvables sur internet, et confirment toutes les mêmes tendances et probabilités qu'une telle chose pourrait bien se produire dans notre futur proche... un impressionnant défilé d'articles présents sur ce site et regroupés ici, et qui convergent tous, en parlant de géologie, d'études du Groenland ou de l'Antarctique, des fontaines de méthanes Arctiques, d'une même convergence de données sur de profonds bouleversements en cours et en accélération... et beaucoup de scientifiques sont déjà convaincus qu'il est déjà trop tard pour y faire grand chose... :

Augmentation des fontes de glaces sur les terres et montée des fleuves d'eau douce :

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/climat-de-nouveaux-rapports.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/actualite/climat-le-bilan-2011-de-l-omm.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/la-fonte-estivale-des-glaces-de-l-arctique-s-accelere.html​

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/nouveau-record-de-fonte-estivale-pour-la-banquise-arctique.html​

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/l-automne-dernier-le-gulf-stream-a-devie-sa-trajectoire-de-200-km.html​

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/l-est-de-l-antarctique-plus-fragile-que-prevu.html​

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/archeologie-la-montee-des-eaux-a-englouti-une-partie-de-la-prehistoire-francaise.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/l-antarctique-nous-preparerait-il-une-mauvaise-surprise.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/fontes-des-glaciers-et-eboulements.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/antarctique-la-fonte-des-glaciers-s-accelere-et-serait-irreversible.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/decouverte-d-un-traceur-de-glace-et-etude-sur-la-fonte-du-groenland.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/climat-un-tsunami-geant-provenant-de-l-antarctique.html​

Réchauffement et montée des océans, canicules et augmentation des cyclones :

https://sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/le-changement-climatique-a-deja-provoque-une-acceleration-des-episodes-violents.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/la-terre-pourrait-se-rechauffer-plus-vite-que-prevu-d-ici-2050.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/climat-previsions-pessimistes-ou-realistes.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/les-tsunamis-nord-europeens.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/tsunamis-en-europe-des-etudes-alarmantes.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/climat-reactions-a-l-acceleration-pour-2100-groenland-bientot-vert.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/canicule-2012-de-nouvelles-sueurs-froides-pour-le-nucleaire-francais.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/rechauffement-climatique-les-canicules-seront-la-norme-en-ete.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/climats-extremes-et-alertes-volcaniques.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/2-a-4-degres-de-plus-sur-la-region-parisienne-d-ici-2100-d-apres-meteo-france.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/rechauffement-la-montee-des-oceans-largement-sous-estimee.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/rechauffement-climatique-ou-pas-les-eaux-montent-plus-vite.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/les-cyclones-devraient-devenir-de-plus-en-plus-violents.html​

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/montee-des-eaux-un-immense-aquifere-decouvert-au-groenland-bouleverse-tout.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/fontaines-de-methane-dans-l-ocean-arctique.html​

Augmentation des cancers de la peau à cause de la disparition des couches atmosphériques protectrices :

https://sciences-faits-histoires.com/blog/actualite/augmentation-inquietante-des-cancers-de-la-peau-chez-les-trentenaires.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/l-afrique-australe-se-rechauffe-plus-vite-qu-ailleurs.html​

pollutions sur le toit du monde... :

https://sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/des-pics-de-pollution-sur-l-everest-superieurs-a-ceux-de-grenoble.html

Un emballement irrémédiable et un manque total de réaction, de réalisme humain ? :

https://sciences-faits-histoires.com//blog/environnement-planete-terre/une-etude-predit-la-fin-de-notre-planete-avant-l-an-2100.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/rechauffement-climatique-le-catastrophisme-monte-pour-quand-la-panique.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/climat-des-decouvertes-importantes.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/et-du-cote-du-pole-sud-quelles-oscillations.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/giec-aggravation-de-la-situation-et-mention-des-chemtrails-la-geoingenierie.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/des-fossiles-prouvent-le-brusque-changement-de-climat-au-dryas-recent.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/geologie-et-refroidissement-climatique-limites-du-taux-d-erosion-depassees.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/un-polluant-interdit-depuis-1987-detruit-toujours-la-couche-d-ozone.html

https://sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/super-tempetes-et-deplacement-des-poles-magnetiques.html

 

Yves Herbo relai, Sciences, F, Histoires, 03-2012, up 07-2015, up 10-2020

OVNIs : ODHtv - Actualités 3ème trimestre 2020

OVNIs : ODHtv - Actualités 3ème trimestre 2020

 

Ovni dans le monde odhtv

Lien vers l'actualité du 1er semestre 2016 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/initiatives-ovnis/ovnis-odhtv-actualites-1er-semestre-2016.html

Lien vers l'actualité du 2ème semestre 2016 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/initiatives-ovnis/ovnis-odhtv-actualites-2eme-semestre-2016.html

Lien vers l'actualité du 1er trimestre 2017 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/initiatives-ovnis/ovnis-odhtv-actualites-1er-trimestre-2017.html

Lien vers l'actualité du 2ème trimestre 2017 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/initiatives-ovnis/ovnis-odhtv-actualites-2eme-trimestre-2017.html

Lien vers l'actualité du 3ème trimestre 2017 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/initiatives-ovnis/ovnis-odhtv-actualites-3eme-trimestre-2017.html

Lien vers l'actualité du 4ème trimestre 2017 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-odhtv-actualites-4eme-trimestre-2017.html

Lien vers l'actualité du 1er trimestre 2018 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-odhtv-actualites-1er-trimestre-2018.html

Lien vers l'actualité du 2ème trimestre 2018 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-odhtv-actualites-2eme-trimestre-2018.html

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Lien vers l'actualité du 4ème trimestre 2018 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-odhtv-actualites-4eme-trimestre-2018.html

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Lien vers l'actualité du 4ème trimestre 2019 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-odhtv-actualites-4eme-trimestre-2019.html

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Créée en Mai 2007, Matin Ovni est l'émission dédiée à l'actualité ovni (objet volant non identifié) et d'oani (objet aquatique non identifié) dans le Monde. Elle est réalisée par une équipe de reporters en Europe et dans le reste du Monde.

L'édition juillet - août - septembre - octobre 2020 vous est présentée par Gilles.T:

Dans l'édition de ce mois-ci :

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USA: des structures préhistoriques de 10000 ans sous le Lac Michigan ?

USA: des structures préhistoriques de 10000 ans sous le Lac Michigan ?

 

Grands lacsprehistoriques camera

An underwater image taken by a remote-operated vehicle in the Straits of Mackinac on Sept. 23, 2020, shows a series of vegetation-covered rocks that appear relatively evenly spaced and in a somewhat linear placement. The group behind the Straits exploration believe it could be evidence that the rocks are human-placed, which would mean it occurred when the area was last above-water, around the end of the Ice Age some 10,000 years ago. Une image sous-marine prise par un véhicule télécommandé dans le détroit de Mackinac le 23 septembre 2020, montre une série de roches couvertes de végétation qui apparaissent relativement régulièrement espacées et dans un placement quelque peu linéaire. Le groupe derrière l'exploration du détroit pense que cela pourrait être la preuve que les roches sont placées par l'homme, ce qui signifierait que cela s'est produit lorsque la zone a été pour la dernière fois hors de l'eau, vers la fin de la période glaciaire, il y a environ 10000 ans. FRED HARRINGTON JR.

Un groupe pense avoir trouvé la preuve d'une culture de la période glaciaire vieille de 10000 ans dans le détroit de Mackinac (Detroit Free Press)

 

 

Une équipe de non-scientifiques a peut-être confirmé par inadvertance la découverte la plus importante de l'archéologie des Grands Lacs depuis au moins une décennie.

Le groupe, composé principalement de citoyens autochtones amérindiens, a utilisé un véhicule sous-marin télécommandé (ROV) dans le détroit de Mackinac (Lac Michigan) pour jeter un œil aux oléoducs et gazoducs d'Enbridge sur le fond du lac. Mais parmi les choses qu'ils ont trouvées, il y avait des pierres qui, selon eux, semblent disposées en motifs circulaires et linéaires sur le fond du lac.

Si cela a été fait par des humains, cela s'est produit lorsque la région du détroit était pour la dernière fois au-dessus de l'eau - vers la fin de la dernière période glaciaire, il y a environ 10000 ans.

« Nous ne nous attendions pas à trouver cela - c'était vraiment incroyable », a déclaré Andrea Pierce, 56 ans, résidente d'Ypsilanti et citoyenne des bandes indiennes d'Odawa de Little Traverse Bay, qui était l'une des quatre femmes à conduire le projet d’inspecter le fond du détroit. " Ma question est, qui savait qu'ils étaient là ? ".

 

Grands lacsprehistoriques rov

A side-scan sonar image of the Straits of Mackinac lake bottom, taken in late August or early September 2020 by Busch Marine Inc. on behalf of Terri Wilkerson and others, shows what appears to be stones in at least a half-circle, visible in the orange and yellow band on the left, about halfway down. Side-scan sonar uses ultra-sonic waves bounced along a lake bottom to detect items on the sea floor. The group behind the Straits exploration believe this is evidence of rocks intentionally placed there by a culture at a time when the area would have been above-water -- around the end of the Ice Age some 10,000 years ago. Une image sonar à balayage latéral du fond du lac du détroit de Mackinac, prise fin août ou début septembre 2020 par Busch Marine Inc. au nom de Terri Wilkerson et d'autres, montre ce qui semble être des pierres dans au moins un demi-cercle, visible dans la bande orange et jaune sur la gauche, à mi-chemin environ. Le sonar à balayage latéral utilise des ondes ultra-soniques rebondissant le long du fond d'un lac pour détecter les objets sur le fond marin. Le groupe derrière l'exploration du détroit pense qu'il s'agit de preuves de roches placées intentionnellement par une culture à un moment où la zone aurait été hors de l'eau - vers la fin de la période glaciaire il y a environ 10000 ans. TERRI WILKERSON

 

La découverte semble être en corrélation avec la découverte en 2009 par un archéologue de l'Université du Michigan de formations de pierre similaires sous l'eau dans le lac Huron, près d'Alpena, également issue d'une ancienne culture de l'ère glaciaire. Ce professeur, John O'Shea, a déclaré aux responsables de l'État en février qu'un consultant, embauché par Enbridge pour explorer la zone de son projet de pipeline de tunnel du détroit, avait informé O'Shea qu'il avait vu des formations rocheuses similaires dans le détroit.

« Le technicien affecté à ce poste a été invité à ne prendre en compte que les épaves », a écrit O'Shea dans une lettre du 12 février 2020 adressée à la vice-responsable de la préservation historique de l'État, Martha MacFarlane-Faes.

« Lorsque le technicien a remarqué des alignements linéaires de pierres du type documenté dans le lac Huron, on lui a dit de les ignorer. Lorsqu'il a demandé la permission de me consulter sur leur origine culturelle potentielle, sa demande a de nouveau été refusée. Il a par la suite été exclu du projet. et n'a pas été autorisé à voir le rapport final. "

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L'ADN sera-t-il le support de stockage ultime de l'humanité ?

L'ADN sera-t-il le support de stockage ultime de l'humanité ?

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La quantité d’information que l’humanité produit ne cesse de grandir et sa préservation pour les générations futures devient problématique. Une possible solution explorée depuis quelque temps fait intervenir son stockage avec de l’ADN. Un groupe de chercheurs américains vient d’illustrer tout le potentiel de la méthode en enregistrant un livre entier dans seulement 1 picogramme d’ADN.

Notre monde devient de plus en plus une société de l’information via les données transitant par les ordinateurs et Internet, conséquences des travaux d’Alan Turing. Photos, vidéos, textes, données numériques de toutes sortes voient leur quantité doubler chaque année du fait de l’activité d’Homo sapiens. Mais quelle part de cette information sera disponible pour la prochaine génération et comment la stocker sous une forme durable et peu encombrante ? 

Car l’humanité a produit en 2011 environ 10 puissance 21 octets d’informations et ce chiffre aura été multiplié par 50 en 2020. Comment transmettre des dossiers médicaux, des musiques ou d’autres œuvres d’art à l’aide de supports pouvant durer un siècle au moins par exemple ?

Le travail sur ce problème de stockage des archives de l’humanité se fait depuis quelques années comme en témoigne, par exemple, le M-Disc. Mais l’une des techniques les plus prometteuses semble celle basée sur de l’ADN. Cette idée est explorée depuis un certain temps et un article récemment publié dans Science vient d’illustrer toute la puissance du stockage de l’information digitale à l’aide de la mythique molécule de la vie, dont la structure a été élucidée par Watson et Crick il y a de cela presque 60 ans.

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Une image illustrant la structure de L'acide désoxyribonucléique (ADN). Sa structure est celle d'une double hélice composée de deux brins complémentaires. Chaque brin est constitué d'un enchaînement de quatre nucléotides A, G, C et T. L'information génétique est codée par l'ordre dans lequel s'enchaînent ces quatre nucléotides. © Site de Biologie du réseau Collégial du Québec


L’un des auteurs de l’article de Science n’est autre que George Church, bien connu pour ses travaux sur la biologie synthétique. C’est son livre, Regenesis: How Synthetic Biology Will Reinvent Nature and Ourselves, qui a été enregistré puis lu à l’aide d’une nouvelle technique, sur un support constitué de brins d’ADN. Le livre lui-même contient 53.426 mots, 11 images et un programme en JavaScript constituant une quantité d’information de 5,37 mégabits. Un millionième de millionième de gramme d’ADN a suffi pour assurer son stockage. Le précédent record avec de l’ADN était de 7,920 bits. On a donc presque multiplié par 1.000 la quantité d’information stockée.

Un million de gigabits par centimètre cube d'ADN

Ce volume d’information n’a rien d’extraordinaire en lui-même. Mais la densité de stockage est spectaculaire puisqu’elle est équivalente à 5,5 pétabits ou 1 million de gigabits par centimètre cube. C'est très largement supérieur à celle des disques durs et plus de 10 milliards de fois la densité de stockage d’un CD. Toutefois, le stockage avec de l’ADN obtenu par les chercheurs ne peut pas concurrencer les disques durs car on ne peut écrire, lire ou effacer à volonté l’information sur le support. (Yves Herbo : pour l'instant et pour combien de temps ?)

Pour stocker l’information, il est nécessaire de synthétiser des brins d’ADN dans lesquels les données en binaire sont enregistrées sous forme de séquences de nucléotides adénine (A), thymine (T), cytosine (C) et guanine(G). Chaque brin d’ADN est un fragment de l’information totale entreposée sur un support en verre. Un code, lui aussi contenu dans la séquence de nucléotides, indique à quelle partie du fichier, par exemple celui contenant le livre de George Church, correspond le brin d’ADN. Il faut enfin utiliser la technique de séquençage de l’ADN et traiter l’information obtenue à l’ordinateur pour retrouver l’information initiale. Un processus guère pratique et bien évidemment coûteux. C’est pourquoi le stockage avec de l’ADN est plutôt destiné à faire de l’archivage de données. Il ne semble pas voué à remplacer les mémoires de nos ordinateurs dans la vie quotidienne.

La technique des chercheurs américains ne faisant pas intervenir de l’ADN présent dans des cellules vivantes (il y aurait des risques de mutation altérant l’information enregistrée), et comme l’ADN hors de ces dernières peut se conserver intact des milliers d’années à température normale, il semble probable que les archives du futur de l’humanité seront bel et bien constituées d’ADN. Cela laisse songeur lorsque l’on sait qu’il en est de même pour l’information génétique des espèces vivantes.

 

Yves Herbo : une information beaucoup plus importante pour l'Humanité qu'il n'y paraît... Hypothèse : chaque être humain contient en lui la Mémoire totale de l'Humanité, depuis l'apparition de la vie et toute son évolution (peut-être même la mémoire de la Vie tout cours, depuis le début de l'Univers). Cette Mémoire est évidemment virtuelle est ne meurt jamais : comme on l'a vu, TOUTE la mémoire est contenue sur les brins d'ADN du non-vivant (encore plus probablement pour le Vivant), donc la création de la matière, puis du vivant a suffit pour créer un support physique à cette mémoire virtuelle... support physique lui-même en extension et "immortel" lui-même : même si les particules ou les vivants meurent, il y a toujours de la matière et des êtres vivants qui restent et renaissent...

Il y a donc possibilité (assez forte et j'en suis personnellement sûr) que notre propre conscience fasse partie elle-même de cette Mémoire virtuelle immortelle, ce qui explique la "transmission" des données dans le matériel (que nous sommes) : l'arrivée de la conscience dans le foetus permet ce "téléchargement" et le lien entre le monde physique et matériel "vivant" et celui du "virtuel" et de la "mort" et inversement un "backup" des données lors de la "mort" et du retour dans la réalité virtuelle (le virtuel ne devient-il pas réalité quand il est éternel ?)... La Mémoire apprend sans cesse des expériences du monde matériel, qui lui permet aussi de se stocker infiniement en créant de la matière et en augmentant la Vie partout, qui lui sert à apprendre et à sauvegarder le monde physique : les êtres intelligents sont censés mieux communiquer avec la Mémoire universelle au fil de leur évolution pour mieux intéragir dans l'intérêt des deux réalités et protéger leur monde physique... ce que ne fait pas tellement l'Humanité sur cette petite planète Terre jusqu'à présent...

En tout cas, cette perception d'une mémoire au moins ancestrale me semble évidente pour beaucoup : la transmission des caractères génétiques sur plusieurs générations est déjà une prouesse technique en soi, liée au monde matériel certes, mais là où ça se corse sérieusement, c'est de retrouver aussi souvent des caractères ou comportements moraux ou spirituels chez de jeunes générations identiques à des vieilles générations qu'ils n'ont pas connues...

https://www.futura-sciences.com/fr/news/t/physique-1/d/ladn-sera-t-il-le-support-de-stockage-ultime-de-lhumanite_40740/#xtor=RSS-8

Relayé par SFH 08-2012, up 10-2020

 

Grèce : rapport sur la grotte occupée de Theopetra

Grèce : rapport sur la grotte de Theopetra occupée entre 130000 ans et 4000 ans BP

 

Grece grottetheopetra7

Un nouveau rapport, écrit par l'archéologue Dr. Catherine Kyparissi-Apostolika, chef honoraire de l'Éphorat de la paléoanthropologie et de la spéléographie du ministère grec de la Culture et des Sports grec éclaire l'ère néolithique en Grèce.

La grotte Theopetra en Thessalie, en Grèce centrale, s'est formée au début de la période du Crétacé supérieur, 137 000 000 - 65 000 000 ans avant le présent. La grotte, qui a été créée dans le calcaire, y est habitée depuis la période du Paléolithique moyen, et de nouvelles découvertes donnent un nouvel aperçu de la vie de ces premiers peuples.

Selon les archéologues, la grotte est probablement le lieu de l'une des plus anciennes constructions humaines sur Terre, car les découvertes indiquent que l'abri était habité il y a 130 000 ans, tout d'abord par les Néandertaliens. (YH : voir ci-dessous).

Les fouilles de Theopetra ont commencé en 1987 sous la direction de l'archéologue Dr. Catherine Kyparissi-Apostolika.

Les découvertes faites depuis lors incluent des outils en pierre des périodes paléolithique, mésolithique et néolithique, ainsi que des objets en poterie néolithique, en os et en coquille. Les découvertes sont des preuves importantes de la transition du mode de vie du Paléolithique au néolithique en Grèce.

 

Grece grottetheopetra1Crédit: Tolis-3kala / Wikimedia Commons

 

Les dernières découvertes montrent qu'environ 43 personnes vivaient dans la grotte Theopetra pendant l' ère néolithique. Les experts ont même pu confirmer qu'ils mangeaient du blé, de l'orge, des olives, des légumineuses et de la viande dans leur alimentation.

Les dernières données présentées par le Dr Kyparissi-Apostolika montrent que la grotte a servi de refuge aux gens pendant des milliers d'années, et il est très probable qu'il y ait eu des périodes où ils l'ont quittée, en fonction des conditions météorologiques du moment, puisque le climat a changé à plusieurs reprises au cours de ces milliers d'années.

Ces dernières années, la grotte a également servi d'abri pour la population locale en temps de guerre, et aussi à d'autres moments pour des enclos pour animaux.

Selon le Dr Kyparissi-Apostolika, des sépultures humaines sont également trouvées sur le site, il ne fait donc aucun doute qu'il y avait des habitants dans cette grotte. Deux sépultures correspondent à la période post-glaciaire du Paléolithique supérieur, une datant de 14 990 à 14 060 av. tandis que trois autres sépultures correspondent à la période mésolithique, et ont été datées entre 7 000 et 7 500 avant JC.

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