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Alerte sur notre bouclier magnétique !

Alerte sur notre bouclier magnétique ! - MAJ
 
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En 2007, l’équipe de John Tarduno (University of Rochester, USA) avait pu déterminer, grâce à des petits cristaux de magnétites incrustés dans des roches vieilles de 3.2 milliards d’années trouvées en Afrique du Sud, qu’un champ magnétique terrestre existait déjà. L’équipe a pu calculer que ce champ magnétique était à l’époque 50% moindre que l’actuel, mais suffisant pour déjà protéger l’éventuelle vie y apparaissant. Tarduno et ses collègues estiment que le champ magnétique serait apparu il y a exactement 3,45 milliards d’années, mais sans être sûrs que le noyau solide maintenant présent existait déjà à l’époque. De nos jours, nous savons qu’une véritable dynamo est créée par l’interaction du noyau de fer liquide qui entoure la graine de fer solidifiée par le refroidissement du cœur de la Terre, mais cette graine solide existait-elle déjà il y a plus de 3 milliards d’années ? C’est ce que pense l’équipe, mais les simulations et les calculs théoriques semblent aussi démontrer que les écoulements au sein du noyau liquide seraient suffisants pour la création d’un champ magnétique.

 
 

D’autre part, nous savons maintenant que par exemple la planète Mars a eu un champ magnétique dans le passé, mais l’a complètement perdu, ce qui pourrait expliquer la perte presque totale de son atmosphère et une vie impossible en surface, malgré de nombreuses traces d’eau passée (et encore présente d’après les toutes dernières nouvelles de la Nasa de août 2011).

Les études du passé magnétique de la Terre, reconstituable grâce à cette magnétite que l’on trouve un peu partout sur notre monde et montrant les directions des champs magnétiques passés, prouvent que non seulement les pôles magnétiques peuvent voyager et se déplacer considérablement, mais même s’inverser complètement (le Nord d’une boussole devenant le Sud et inversement). Nous n’avons par contre apparemment aucune idée des raisons physiques de ces changements, tout en sachant que ces changements peuvent se faire très vite, en quelques mois seulement, ou en milliers d’années. La seule idée acceptée (et testée) pour l’instant par les scientifiques serait que ce sont les mouvements du noyau liquide qui pourraient générer ces déplacements, et certains pensent aussi que de forts séismes pourraient accentuer ces mouvements de fluides, provoquant en quelque sorte de grosses « vagues » du liquide ferreux central.
Quoiqu’il en soit, l’alerte était déjà donnée depuis 2002 environ, lorsque Mioara Mandea, de l'IPGP, et Nils Olsen, de l'Institut de recherches spatiales danois de Copenhague ont terminé leurs analyses de 20 ans d’observation du champs magnétique terrestre à partir des mesures prises par le satellite américain Magsat en 1980 et par le satellite danois Oersted (qui embarquait des instruments du CNES) en 2000. Le magnétisme terrestre peut en effet être mesuré soit par des observatoires répartis à la surface du globe, soit par des satellites. Une telle observation est possible car le manteau entourant le noyau liquide de la Terre, formé de silicates, constitue un médiocre conducteur électrique par rapport au noyau et est donc "transparent" pour le champ magnétique.

Les scientifiques ont constaté des variations du champ magnétique dans quatre grandes régions du globe. La première, située sous l'océan Pacifique, dans l'hémisphère Nord, est sujette à un changement assez faible.

C'est aussi "l'endroit où le champ magnétique terrestre est le plus intense et le plus proche d'une structure dipolaire", constate Gauthier Hulot, directrice d’IGP.
Les trois autres régions, en revanche, sont le siège de modifications beaucoup plus importantes. L'une d'elles se trouve dans l'hémisphère Sud, sous l'Afrique - dans cette zone, "le champ est moins intense et présente une structure beaucoup plus éloignée de la structure dipolaire"- et les deux autres sont situées aux pôles.
Ces variations sont en relation avec les mouvements circulaires, dans un sens et dans l'autre, qui agitent le fer liquide à la surface du noyau terrestre. L'observation directe de cette agitation étant impossible, les chercheurs ont eu recours à des simulations numériques reconstituant une Terre et un champ fictifs, à partir de modèles élaborés par l'Institut de géophysique et physique planétaire de Los Alamos (Nouveau-Mexique) et le département de sciences planétaires de l'université Johns Hopkins de Baltimore (Maryland).

Or ces simulations ne font pas apparaître la disparité constatée entre les deux hémisphères de la Terre, pour ce qui est de l'ampleur des variations récentes du champ magnétique.

Comment expliquer cette structure asymétrique ?
 
D'après les mesures effectuées par les observatoires magnétiques terrestres, dont certains existent depuis trois siècles, l'importante variation notée dans la zone africaine semble être une caractéristique relativement jeune du champ magnétique terrestre. Et elle est liée "mathématiquement au fait que l'intensité du dipôle de la Terre a globalement diminué depuis deux mille ans", ajoute Gauthier Hulot.

La structure dipolaire du champ magnétique terrestre s'affaiblit en effet et l'intensité du champ magnétique terrestre, après avoir connu un pic il y a 2 000 ans, a décru depuis de 20 % et continue de décroître de façon accélérée. Si ce processus continue à ce rythme, l'ensemble de la structure dipolaire est appelé à disparaître, avec pour conséquence "la disparition de la notion de pôle magnétique", prédisent les chercheurs. On trouverait alors sur notre planète "de nombreux pôles sud et des pôles nord un peu partout". (Magnétiques, NDLA)

 
Des variations importantes du champ magnétique, observées par des satellites dans certaines régions du globe, préfigurent peut-être une inversion des pôles. Ce phénomène s'est déjà produit plusieurs fois dans l'histoire de la planète. Or une inversion, avant de se produire, est annoncée par une série d'étapes intermédiaires, qui se manifestent par des anomalies du champ magnétique. Ce sont peut-être de tels événements qu’a mis en évidence l'équipe de l'IPG, dirigée par Gauthier Hulot en 2002.

Au terme de son étude, elle conclut que "le mécanisme mis en oeuvre dans les variations constatées pourrait être similaire à celui des inversions magnétiques". Sans toutefois pouvoir affirmer avec certitude qu'un tel phénomène est en préparation.

Les scientifiques restent prudents. Un argument pourrait plaider en faveur de la survenue d'un tel phénomène : il n'y a pas eu d'inversion depuis 740 000 ans (780 000 ans plutôt, NDLA), alors que les études de paléomagnétisme indiquent que, depuis 10 millions d'années, les inversions arrivent statistiquement tous les 500 000 ans environ en moyenne. Dans une certaine mesure, "l'époque actuelle est inhabituellement stable et une inversion ne serait pas aberrante", estime Gauthier Hulot.
Mais d'autres arguments vont dans le sens contraire. L'intensité du champ magnétique terrestre, même si elle est actuellement en décroissance rapide, reste néanmoins élevée par rapport à celle de périodes passées, et elle pourrait très bien s'inscrire à nouveau à la hausse. En outre, il arrive que le champ magnétique terrestre connaisse des "excursions", sortes d'inversions manquées qui n'arrivent pas à leur terme. Beaucoup d'observations et d'études seront encore nécessaires avant que l'on sache si la Terre est, ou non, en train de perdre la boule.

(Sources : Nature 04/2002-Le Monde 24/04/2002)

Qu’en est-il en maintenant ?

Selon les chercheurs de l'Institut du magnétisme terrestre de l'Académie russe des sciences en septembre 2008, "les pôles magnétiques de la Terre se déplacent petit à petit vers l'équateur. L'intensité du champ baisse, lentement, certes, mais de façon constante. On estimait à un moment donné que, dans à peu près 2000 ans, elle tomberait à zéro, ouvrant une époque indéterminée de champ magnétique nul, ce qui serait une véritable catastrophe pour les êtres vivants. Cependant, la vitesse des changements à l'intérieur du noyau de notre planète peut signifier que ce changement de polarité se produira bien plus tôt". En 2001, on a découvert, au cours d'une expédition polaire internationale, qu'en sept ans le pôle magnétique Nord de la Terre s'était déplacé d'environ 300 km. Sa vitesse de déplacement du plateau continental arctique canadien en direction de la Russie, plus précisément vers l'archipel Severnaïa Zemlia, est aujourd'hui de 40 km par an. D'après les prévisions des scientifiques, le Nord pourrait se retrouver, à un moment donné, dans l'Atlantique Sud. En témoigne l'anomalie considérable observée dans cette région, où l'intensité du champ magnétique ne constitue que 60% de sa norme.

A propos, au cours des 20 dernières années, l'intensité du champ magnétique de la planète a baissé d'environ 1,7% et, dans les régions de l'Atlantique Sud, même de 10%. Au cours des deux derniers siècles, le champ magnétique terrestre a chuté, au total, de plus de 10%. (si on se réfère aux données précédentes – 20% en 2000 ans, l’accélération est énorme avec 10% ces derniers 200 ans ! NDLA)

Les scientifiques russes estiment qu'en cas de changement du champ magnétique, la protection de la Terre contre les radiations commencera à faiblir: "d'abord, des à-coups se produiront dans le fonctionnement des systèmes sensibles, à commencer par les téléphones mobiles. Les satellites tomberont en panne. Mais, avant cela, il faudra mettre fin aux vols spatiaux habités. Ensuite, les rayonnements spatiaux et solaires agiront sur le génome des organismes qui vivent sur la Terre: certains mourront, d'autres subiront de nombreuses mutations. Compte tenu des éruptions solaires qui s'accompagnent de puissants flots de particules chargées, il est probable que, bien avant la disparition totale du champ magnétique, toute vie sur Terre soit devenue impossible".

L’anomalie magnétique de l’Atlantique Sud

 

AMAS

Champ magnétique total de la Terre. L'AMAS est représenté par la partie bleue et sombre au-dessus du Brésil. Les lignes de champ ayant en ce point à peu près la forme d'une tête de canard, la zone est aussi connue, dans les pays de langue espagnole, sous le nom de El Pato.

L’AMAS (Anomalie Magnétique Atlantique Sud) ou SSA en anglais, est la région où la partie interne de la ceinture de Van Allen est la plus proche de la surface de la Terre. Les lobes de la ceinture de Van Allen sont disposés symétriquement par rapport à l'axe du magnétisme terrestre, qui est décalé d'environ 11 ° par rapport à l'axe de rotation de la Terre. D'autre part, l'axe magnétique est décalé d'environ 450 km par rapport à l'axe de rotation. En raison du décalage en angle et en position, la ceinture de Van Allen est plus proche de la Terre au niveau de la partie sud de l'Atlantique, et plus éloigné dans la partie nord du Pacifique. En conséquence, pour une altitude donnée, le niveau de radiations en provenance de l'espace est plus élevé dans cette région qu'en d'autres points du globe. Cette zone s'explique par le fait que les pôles géographiques et magnétiques sont décalés ainsi que par le fait que le centre magnétique de la terre se déplace. Les satellites en orbite autour de la terre qui traversent cette zone se retrouvent bombardés de protons contenant des charges énergétiques capables de les endommager, c'est pourquoi leur blindage doit être plus épais.

L'AMAS peut perturber les satellites et autres engins spatiaux dont ceux qui orbitent à quelques centaines de kilomètres d'altitude avec une inclinaison comprise entre 35 ° et 60 °. Les satellites suivant ces orbites passent régulièrement dans l'AMAS, s'exposant alors pendant plusieurs minutes à de forts niveaux de radiation. La Station Spatiale Internationale, dont l'inclinaison est de 51,6 °, a reçu un revêtement particulier pour supporter ces radiations, et le télescope spatial Hubble ne réalise aucune observation lorsqu'il passe au-dessus de cette région, ses instruments sont tout simplement éteints.
L'AMAS se déplace vers l'ouest d'environ 0,3 ° par an. Cette valeur est très proche de la différence de vitesse de rotation entre le noyau et la surface de la Terre, comprise entre 0,3 et 0,5 ° par an. Compte tenu des propriétés de l'AMAS, des courants géomagnétiques induits peuvent être produits dans le sud du Brésil, au travers d'infrastructures métalliques de grande taille comme les chemins de fer, les lignes électriques de haute puissance, le réseau de distribution d'eau ou d'autres grandes structures mécaniques. En cas de tempête géomagnétique de grande ampleur, ces courants peuvent endommager les structures. Plusieurs instituts de recherche à travers le monde développent des modèles de l'ionosphère et de la magnétosphère avec l'objectif de prévoir la conductivité globale et le champ magnétique terrestre. Les données nécessaires peuvent être acquises par mesure satellitaire permettant d'alerter à temps les autorités locales.

(Sources : Wikipedia, Sunyday)

 

Inversion des pôles ?

 

Les paléomagnéticiens ont étudié en détail le passage entre deux périodes stables du champ magnétique. Le voyage du pôle ne durerait que quelques milliers d’années, un bref instant, à l’échelle des temps géologiques mais l’étude de laves âgées de 16 millions d’années, indique que le pôle aurait parcouru à cette époque plusieurs degrés par jour. Quelques mois auraient donc suffit pour qu’il parcourt les 180° (chaque degré représente 111 km sur la Terre). Un constat est certain : pour passer du nord au sud, le champs commence à faiblir en intensité. Le grand désordre qui suit l’inversion peut durer quelques milliers d’années avant de se stabiliser.

Voilà des vidéos assez alarmistes qu'il faut modérer et relativiser tant que nous n'avons pas de données supplémentaires (en espérant que ce ne soit pas trop tard pour repérer l'apparition aléatoire de trous d'ozone par exemple en cas de créations de pôles différentiels (si le champ continue à diminuer) et prévoir l'évacuation (ou la création de zones sous-terraines importantes - tiens, mais les Anciens y avaient déjà pensé !) de populations importantes !).

 
 
 

La dernière inversion dite de Matuyama-Brunhes est survenue il y a environ 780000 ans et a duré 181 000 ans nous apprennent les scientifiques - le Nord est donc redevenu le Nord actuel il y a environ 600 000 ans. Statistiquement, sur les 10 derniers millions d’années, la durée moyenne des inversions est de 100000 à 200000 ans (la dernière a donc été conforme aux statistiques) mais il n’y a pas eu d’inversion depuis 780 000 ans, et on ne connaît pas la durée moyenne des transitions. Si on regarde les tableaux des inversions mesurées scientifiquement sur les 10 derniers millions d’années, on ne constate aucun cycle ou retours constants du phénomène, tout indique que le hasard a la part belle dans cette histoire, et les simulations faites par les scientifiques le confirment. Même avec un champ magnétique parfaitement stable et équilibré, des inversions aléatoires se produisent (des tests avec des cuves de fluides au silicium ont été faites (le fer étant trop dangereux pour ces expériences). Au moins une fois durant l'histoire de la Terre, le champ magnétique a gardé une direction constante pendant 30 millions d'années. Mais depuis cette dernière inversion totale, les pôles se sont bien promenés et il y a eu probablement des inversions « loupées », c’est à dire que le noyau solide n’a pas suivi le mouvement du liquide l’environnant, a résisté et empêché une inversion totale.

Néanmoins, cet article de 2006 parle d’un physicien italien qui pense qu’il n’y aurait pas de hasard en la matière : Un physicien italien aurait découvert que la fréquence de cet événement ne soit pas dû au hasard mais intervient en paquets, révélant une sorte de mémoire des événement antérieurs. Même si un tel renversement ne se fait pas instantanément mais met un millier d'années à s'accomplir ses implications sont énormes. Si bien sûr les oiseaux seraient perturbés lors des phases migratoires, la perturbation du champ magnétique terrestre pourrait exposer la Terre à de dangereux rayons cosmiques ; un scénario que certains chercheurs ont reliés aux extinctions de masse comme celui qui a fait disparaître les dinosaures.

http://physicsworld.com/cws/article/news/24464

Alors, pourquoi les scientifiques spécialistes de la question (souvent des experts en fluides ou en Magnétohydrodynamique, la fameuse MHD) sont-ils si inquiets, et de plus en plus depuis leurs premières alertes datant du début des années 2000 ? Parce que le champ magnétique de notre planète, qui est en baisse continuelle depuis 2000 ans, a encore accéléré cette baisse depuis ces 13 dernières années. Ainsi, ils estimaient début 2000 que si le champ continuait ainsi a diminuer avec la même constance, il aura disparu totalement d’ici 2000 ans… les nouveaux chiffres ne donneraient plus que 1000 ans avant cette échéance, voir plus tôt car cela continuerait à s’accélérer. Voilà qu’on parle de disparition du champ magnétique maintenant, alors que précédemment, sa baisse était liée seulement à une possible inversion prochaine. Mais, comment ce champ magnétique pourrait disparaître, alors que le noyau de fer et l’énergie créant ce champ perdurent logiquement ? Par exemple la Lune a aussi perdu son champ magnétique (dont les traces ont été retrouvées), mais c’est probablement justement parce que son noyau central s’est complètement solidifié et plus aucun fluide pour créer l’énergie nécessaire à son existence, peut-être comme celui de Mars aussi d’ailleurs.

D’un autre côté, la Terre n’est pas la seule a avoir son champ magnétique : Mercure, et toutes les grosses planètes du système solaire, Jupiter, Saturne, Neptune et Uranus en ont un également (Vénus restant une exception en ce qui concerne les astres sans champ magnétique car elle a toujours une atmosphère épaisse, même si elle a perdu pratiquement toute son hydrogène, donc son eau). La raison de l’absence de champ magnétique n’est pas connue, mais est probablement liée à la rotation de la planète elle-même ou au manque de convection dans le manteau, donc de noyau fluide (Vénus n'aurait qu'une plaque tectonique figée). Vénus a seulement une magnétosphère induite formée par le champ magnétique solaire transporté dans le vent solaire. Ce processus consiste dans le fait que le champ magnétique du Soleil frappe un obstacle — ici Venus.

Autre question : si les grosses planètes gazeuses ont un champ magnétique, est-ce parce qu’elles possèdent aussi finalement un noyau central ferreux, ou bien la simple circulation rapide des gaz atmosphériques en profondeur suffirait à le générer ? La sonde Juno qui vient de partir vers Jupiter en août 2011 espère répondre à cette question (entre autres) dans 5 ans quand elle arrivera sur place…

Il s’agirait donc probablement d’une disparition très provisoire, et les scientifiques pensent que, lors des inversions, non seulement le champ diminue fortement mais pourrait aussi disparaître complètement plusieurs jours (certains estiment pour une durée de 13 jours sans apporter vraiment de confirmation sûre de ce calcul). Que se passe-t-il concrètement lors de ces inversions ? On n’a évidemment pas de témoins de la dernière inversion totale qui date de 780 000 ans, mais les hominidés existaient déjà et cela n’a pas empêché l’Homme d’exister mais cependant, certains chercheurs estiment que c’est justement cette inversion magnétique qui aurait fait muter les hominidés lentement en êtres humains, à cause de la diminution du champ magnétique de l’époque… Mutations ? Comment et pourquoi ? Parce que la forte baisse ou la disparition même provisoire du champ magnétique a des conséquences énormes sur la biologie du vivant : les rayons cosmiques dangereux et surtout les particules solaires ne sont plus bloqués et parviennent directement à la surface de toute la planète, exposant tous les êtres vivants à de puissantes radiations et brûlures néfastes, entraînant bien sûr la mort et extinctions de masse, mais aussi des mutations (le vivant cherchant toujours à s’adapter) étalées sur des milliers d’années.

Certains chercheurs affirment que plusieurs extinctions de masse du règne animal préhistorique sont dues à ces inversions totales passées, les survivants le sont grâce à la chance (animaux enfouis ou protégés de la surface) et des mutations génétiques importantes. Récemment, une équipe de scientifiques a affirmé qu’une importante migration des pôles (sans inversion totale) aurait eu lieu il y a entre 40 000 ans et 32 000 ans environ, et qu’elle serait la raison de la disparition subite des mammouths notamment dans l’hémisphère nord. Leurs preuves et calculs sont en train d’être analysés par d’autres scientifiques actuellement, comme il est logique de le faire.

Regardez la vidéo très intéressante (2011) : - on y apprend aussi par quelqu'un de sérieux que l'Homme de Neanderthal ne correspondait pas du tout aux dessins visibles dans les manuels scolaires ou même les musées, mais était dépourvu de poils, était de couleur claire et avait même probablement les yeux bleus (certains vont à nouveau regarder les légendes "atlantes" ou Olmèques, Incas et Mayas sur ces fameux guerriers blancs, barbus et aux yeux bleus qui sont intervenus un peu partout dans le monde, et notamment en amérique latine ! ou aux Canaries-les fameux Guanches qui ont été massacrés par les Espagnols et qui possédaient une ancienne culture dans ces îles..

 

Quoi d’autre encore ? Le déplacement des pôles et une inversion totale seraient également, selon d’autres chercheurs, responsables de forts séismes le long des plaques tectoniques, volcanisme intensif ainsi que de puissants tsunamis, élévations de masse d’eau, écroulement de parties de continents et apparitions de terres immergées précédemment. De là à imaginer qu’il y a 30 000 ans, cela s’est produit et que l’Homme en a gardé le souvenir comme du fameux Déluge et de l’anéantissement des débuts de civilisations des êtres humains (l’Atlantide, Mu, etc…), certains n’ont évidemment pas hésité à franchir le pas…

Autre chose, si vous en croyez les dernières données scientifiques (mais les scientifiques ne sont jamais vraiment d’accord entre eux à ce sujet !) trouvables sur Wikipédia (avec de bonnes références scientifiques pour les données de 2007 mais pas de 2010 : Le pôle Nord magnétique terrestre est en réalité un pôle de magnétisme « sud » qui attire le pôle « nord » de l'aimant que constitue l'aiguille de la boussole. Cette erreur historique d'appellation conventionnelle des pôles de magnétisme nord sera difficile à rectifier.

L'axe géomagnétique, passant par les deux pôles magnétiques, fait un angle de 11,5° par rapport à l'axe de rotation de la Terre. La dernière mesure d'avril 2007 par le projet "Poly-Artique" situe le pôle Nord magnétique (Nm) à une latitude de 83.95°N et une longitude de 121.02°O (Nord-ouest du Canada). Soit étant situé à 673 km du pôle Nord géographique (Ng) et ayant une vitesse moyenne de déplacement de 55km/an (soit une moyenne d'environ 150m/jour ou 6m/h). A l'été 2010, il a été estimé qu'il n'était plus qu'à 550km du pôle Nord géographique, et se dirigeait vers la Sibérie. En outre la position du pôle magnétique varie au cours de la journée, se déplaçant ainsi de plusieurs dizaines de km autour de sa position moyenne.

Le pôle Sud magnétique, quant à lui, se trouve au large de la Terre Adélie, dans la mer d'Urville, à 65° S et 138°E (en 2000), mais lui il s’éloigne effectivement du pole sud géographique comme le montre cette image. Par contre, le pôle magnétique sud, contrairement au nord, n’a pas augmenté sa vitesse de déplacement, ce qui pourrait laisser prévoir en effet un décalage ou rupture à venir, car celui du nord s’est encore accéléré suivant cet article parut en 2005 :

Un article de l'Univertisé de l'Etat d'Oregon en 2005 "Déplacement du Pole Magnétique Nord de la Terre s'accélère rapidement".

 
 

"Après quelque 400 années de stabilité relative, le pôle Nord magnétique de la Terre a bougé de près de 1100 km hors de l'Océan Arctique au cours du siècle dernier et à son rythme actuel pourrait passer du nord du Canada vers la Sibérie dans le prochain demi-siècle. ... Le pôle Nord magnétique s'est déplacé un peu partout au cours des quelques derniers milliers d'années. En général, il va et vient entre le nord du Canada et la Sibérie. "

Autres données :

 

"Vingt fois plus de particules solaires traversent le bouclier du champ magnétique de la Terre lorsque le champ magnétique du Soleil est aligné avec celui de la Terre par rapport à lorsque les deux champs magnétiques sont directement opposées".

 
Le réchauffement climatique coïnciderait avec la diminution du champ magnétique constatés tous deux depuis la moitié du 19° siècle selon une étude parue dans la revue Science en 2006 :
 

Des travaux récemment parus dans la revue Science montrent que le champ magnétique terrestre, relativement stable entre 1590 et 1840, a amorcé une baisse sensible depuis le milieu du XIXe siècle. La conséquence la plus probable est que l’atmosphère terrestre a été plus sensible qu’auparavant aux variations du rayonnement solaire et du rayonnement cosmique. Ce qui n’est probablement pas sans conséquence sur le climat et le réchauffement récent, amorcé lui aussi au milieu du XIXe siècle.

Dans cette étude parue dans Science, David Gubbins et ses collègues ont analysé les variations du champ magnétique terrestre depuis 1590. Les mesures systématiques du géomagnétisme ont commencé en 1837, sous l'impulsion du mathématicien C.F. Gauss. Plus de 200 centres répartis à travers le monde surveillent aujourd’hui ce champ magnétique, dont les variations semblent dues aux mouvements de dynamo du noyau interne et du noyau externe de la Terre. Les mesures récentes sont précises, avec une marge d’incertitude de l’ordre de 0,1%. Il n’en va pas de même pour les mesures plus anciennes, notamment pour les données archéomagnétiques (environ 10% de marge d’erreur).
 

 

Pour affiner les estimations anciennes, l’équipe de David Gubbins a collecté un maximum de données de navigation depuis la fin du XVIe siècle. Entre 1510 et 1930, on dispose ainsi de 150.000 notes sur la déclinaison et 19.000 sur l’inclinaison du champ magnétique. L’avantage de ces consignations de marins est qu’elles sont en général datées avec précision. Pour interpréter ces données anciennes, Gubbins et son équipe proposent aussi une nouvelle méthode (inversion stochastique couplée à l’analyse statistique standard) dont l’effet est de minimiser les marges d’erreur dans la reconstruction.

Le résultat des chercheurs est intéressant. Après une période relative stabilité entre 1590 et 1840 (déclin du dipôle terrestre de 2,28nT / an, ±2,72), le champ magnétique semble avoir baissé beaucoup plus rapidement, d'environ 5% par siècle (rythme accéléré de 15 nT / an, soit six à sept fois plus que les deux siècles précédents). La figure ci-dessous illustre la tendance (en grisé une déviation standard de marge d'erreur dans la reconstruction, en pointillé la tendance attendue si le rythme actuel était constant depuis 1590). Depuis 2500 ans, ce champ magnétique terrestre est en phase de baisse (40% sur toute la période), avec semble-t-il un rythme comparable d’alternance de périodes de pause et de chutes plus importantes.

 

En quoi ces travaux peuvent-ils intéresser la science climatique ? Il se trouve que le champ magnétique terrestre produit autour de notre planète une enveloppe protectrice (la magnétosphère) dont le principal effet connu est de détourner les flux du rayonnement solaire et du rayonnement cosmique. La perte d’intensité de ce champ magnétique, qui correspond avec le début du réchauffement récent, signifie donc que notre atmosphère a été globalement plus sensible aux rayonnements venus de l’espace qu’elle ne l’était dans les siècles précédents. Comme l’irradiance solaire se trouve dans le même temps en phase de hausse, l’effet sur le climat n’est probablement pas nul, quoique difficile à qualifier et quantifier avec précision en l’état de nos connaissances. Il est également probable que la baisse du champ magnétique a eu des effets sur les échanges entre l’ionosphère et la stratosphère, dont la physique reste cependant encore incertaine aujourd’hui. (on sait maintenant que les particules et rayons cosmiques crées des nuages dans la haute atmosphère en question, et que cela risque donc d’augmenter aussi la couche nuageuse et l’effet de serre NDLA).

sources : Gubbins D. et al. (2006), Fall in Earth's magnetic field is erratic, Science, 312, 900-902.

Autre chose, nous avons constaté que l’Homme a fortement diminué ses émanations de gaz aérosols anti-ozones depuis la découverte du fameux trou dans l’Antarctique dans les années 70… mais que le trou n’a pas disparu pour autant et même qu’un autre apparaît maintenant dans l’hémisphère nord… La conclusion logique serait donc que ce n’est pas l’être humain le principal responsable du changement climatique actuel (même s’il y a probablement contribué en partie) mais bien une succession événements naturels qui se sont déjà produits plusieurs fois dans le passé… d’ailleurs, de plus en plus de scientifiques pensent que les trous d’ozone sont bien d’origine… magnétique et du aux fluctuations et diminutions de champ actuelles au niveau des pôles… d'ailleurs, les mesures relevées actuellement au Chili montrent une forte diminution du champs et aussi de l'extension du trou d'ozone : le nombre de mélanomes et de cancers graves de la peau et du système immunitaire est en train d'exploser au Chili...

Quoiqu’il en soit, nous sommes évidemment impuissants devant la diminution du champ magnétique ou une inversion : si ça ne s’arrange pas, l’Homme va peut-être devoir se réfugier à nouveau dans des grottes, pas à cause du froid cette fois-ci, mais à cause des radiations solaires qui risquent de réduire la Terre a un vaste désert… à moins que, comme le disent les ésotéristes, « 2012 » n’est pas la fin du monde mais l’occasion pour l’Homme de se transformer et muter vers un autre destin… (ce genre de mutations et d'adaptation durant des milliers d'années, l'Homme n'est pas sorti de l'auberge...)

MAJ 21-06-2014Modifications spectaculaires du champ magnétique terrestre

Swarm globe

 

Juin 2014 champ magnétique. Illustration ESA. On a l'impression que les champs magnétiques nord et sud sont en train de se rejoindre au niveau des Philippines et de l'Inde 

Les premiers résultats à haute résolution recueillis à partir des trois satellites de la constellation Swarm de l'ESA, révèlent les changements les plus récents dans le champ magnétique qui protège notre planète.

Lancé en Novembre 2013, Essaim fournit un aperçu sans précédent dans les rouages complexes du champ magnétique de la Terre, qui nous protège du rayonnement cosmique et bombardant des particules chargées.

Swarm constellation essaim

Essaim. Illustration ESA

Les mesures effectuées au cours des six derniers mois confirment la tendance générale de l'affaiblissement du champ, avec les baisses les plus spectaculaires dans l'hémisphère nord occidental. Mais dans d'autres domaines, tels que l'océan Indien, le champ magnétique s'est renforcé depuis Janvier.

Les dernières données de Swarm ont montré que le champ commence à s’affaiblir plus rapidement que par le passé. Auparavant, les chercheurs avaient estimé que le champ s’affaiblissait d’environ 5 pour cent par siècle, mais les nouvelles données ont révélé que le champ s’affaiblit en fait de 5 pour cent par décennie, soit 10 fois plus rapidement que ce qui avait été suggéré. C'est principalement pour cette raison qu'une bien plus proche inversion magnétique que prévue devient de plus en plus probable.

Les dernières mesures confirment également le déplacement du Nord magnétique vers la Sibérie. Ces changements sont basés sur les signaux magnétiques provenant du noyau de la Terre. Au cours des prochains mois, les scientifiques vont analyser les données et comparer avec les études provenant d'autres sources, à savoir le manteau, croûte, océans, ionosphère et magnétosphère.

Swarm champ soleil

Le champ magnétique de la Terre. Illustration ESA

Cela fournira un nouvel éclairage sur de nombreux processus naturels, de ceux qui se produisent au fond de notre planète à la météorologie spatiale déclenchée par l'activité solaire. À son tour, cette information donnera une meilleure compréhension des raisons pour lesquelles le champ magnétique s'affaiblit.

Suite de cet article sur les satellites de l'Essaim ici : http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=12899

 

Autres articles sur le même sujet : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/sciences/super-tempetes-et-deplacement-des-poles-magnetiques.html

 
 
 

 

Yves Herbo,Sciences, F, H,  06-08-2011, 31-05-2012-21-06-2014

Secrettunnels05

Des géologues contestent toujours les égyptologues

Des géologues contestent toujours les égyptologues au sujet du Sphinx et Gizeh

Secrettunnels05

Pourquoi est-il si difficile pour les historiens de se réconcilier avec la preuve géologique contenue dans la Grande Pyramide et d'autres structures du plateau de Gizeh ?

En 1999-2000, le Dr Robert Schoch et John Anthony West ont fourni des preuves convaincantes que le Sphinx et son enceinte ont été coupés et patinés des milliers d'années ... plus tôt que les estimations des égyptologues. Pourtant, selon l'archéologue américain, Mark Lerner, qui a étudié le Sphinx depuis plus de 40 ans, l'imposante sculpture remonterait à l'ancien royaume de la 4ème dynastie, sous le règne du pharaon Khéphren.

Selon l'égyptologie, cela correspondrait à une période connue de l'Ancien Empire qui a commencé autour de 2600 avant J.-C. et a duré environ 500 ans. Cette théorie remonte le Sphinx à environ 5000 ans, qui est la théorie actuelle et la plus populaire parmi les principaux égyptologues actuels. (Lerner fonde son estimation sur l'analyse des couches de dalles de pierre placées sur les surfaces en ruine du Sphinx.).

Hérodote, en 450 avant notre ère, en attribuait la construction au pharaon Chéops de la 4e dynastie qui l'aurait fait ériger en -2650 pour lui servir de tombeau. Voir à ce sujet ce que ce célèbre écrivain voyageur pensait de sa construction lorsqu'il visita l'Egypte. En 1798, Napoléon, envoya sur le site de Gizèh une mission d'exploration qui resta sur place pendant trois ans pour tenter d'en éclaircir les nombreux mystères à sa construction et à son usage. Il visita d'ailleurs lui-même l'intérieur de Chéops et on raconte qu'il en fut très troublé. Il fallut cependant attendre la découverte de Champollion en 1824, grâce à la judicieuse pierre de Rosette contenant un texte écrit en démotique, grec et hiéroglyphes et qui lui permit de les déchiffrer, pour enfin comprendre ce que disaient ces hiéroglyphes égyptiens utilisés pendant deux millénaires avant notre ère.

Mais tout ce qui a été écrit et accepté depuis lors au sujet du site de Gizèh vient d'être remis en question par le travail acharné de ces trois chercheurs qui, grâce entre autre à la simulation astronomique informatique utilisée par eux et les preuves qu'elle leurs a apportées, affirment que le Sphynx a été taillé dans le roc du plateau il a plus de douze mille ans et que les trois pyramides n'ont jamais eu comme but final d'être des sépultures mais bien le témoin de ce qu'une autre civilisation, antérieure à celles des dynasties pharaoniques, avait découvert et était capables de faire. Cela dérange naturellement beaucoup de monde, et faute d'être épaulé par le gouvernement égyptien et la plupart des égyptologues des musées mondiaux qui réfutent en bloc ces allégations, les trois chercheurs ont maintenant recours à l'Internet pour faire passer leur message qu'ils ont chacun écrit dans des livres qui n'ont pas eu le retentissement qu'ils auraient du provoquer.

En 1990, une équipe d’experts se rendit sur le site. Cette équipe était constituée du géophysicien Thomas L. Dobecki, d’un océanographe et de deux géologues dont le géologue Robert Schoch de l’Université de Boston. Il avait déjà écrit à cette époque plusieurs livres et faisait autorité en stratigraphie (branche de la géologie qui étudie les couches de roche sédimentaire).

Après étude du site, ils en arrivèrent à la conclusion que le Sphinx était beaucoup plus usé par les intempéries que les monuments voisins, datant de l’Ancien Empire.

Ces monuments sont manifestement érodés par le sable. Par contre, les experts furent d’accord pour dire que le corps du Sphinx et ses murs d’enceinte présentaient une érosion par la pluie.

En octobre 1992, Schoch présenta ses travaux à la convention annuelle de la Geological Society of America. Son rapport était clair :

« L’érosion du Sphinx, comparée à celle des tombes de l’Ancien Empire, qui se trouvent à 200 mètres, signifie qu’il a des milliers d’années de plus que les tombes et donc que les pyramides. Les traces d’érosion sont dues à la pluie et non au vent ».

Les géologues présents à l’assemblée ne réfutèrent nullement les preuves apportées. Par contre, les égyptologues crièrent au scandale. D’autant plus que Schoch attribua un âge d’environ 7 000 ans avant notre ère au Sphinx.

Quelle que soit la date exacte, l’étude du climat au Sahara nous permet de dire sans aucune contestation possible que ce monument n’a pas pu être érodé par la pluie à partir de 2 500 avant notre ère.

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Quand la science réfute les preuves scientifiques

Il y a tout de même dans cette affaire un incroyable paradoxe. Les géologues n’ont aucun intérêt à dater le sphinx à une date plutôt qu’à une autre. Ils se sont contentés de faire leur travail et d’en apporter les résultats.

Pourtant, les égyptologues et historiens refusent catégoriquement de prendre en considération ces preuves qu’on ne peut pourtant qualifier de fantaisistes. Les traces d’une érosion éolienne ne sont absolument pas comparables à celles d’une érosion causée par la pluie. C’est d’ailleurs bien ce qui semble fortement ennuyer les égyptologues.

Les ouvrages de référence qui reprennent la théorie officielle mentionnent également que le Sphinx a été sculpté à l’image de Khephren... 

Et il y a de nouvelles preuves à l'appui de Schoch et la théorie de West pour une civilisation plus tôt dans le temps. L'ancien journaliste militaire, Jerret Gardner a découvert une importante érosion dans les bâtiments et les structures qui entourent la pyramide et à proximité des bâtiments. Dans son livre, "What Egyptologists don't want you to see!" (Qu'est-ce que les égyptologues ne veulent pas vous montrer !), il révèle une érosion importante qui ne pouvait être que l'œuvre de sel de mer à partir d'un grand plan d'eau et l'action des courants.

Gardner établi, " En Octobre 2010, le vétéran chercheur expérimenté sur les Pyramide égyptiennes, Sherif El Morsi, a publié des photos montrant des profils d'érosion de marées de l'enveloppe de blocs de la Grande Pyramide et des structures des temples voisins. Il savait que sa découverte ne pouvait signifier qu'une seule chose. Il y a longtemps, il y  a eu des vagues se brisant sur les pyramides du plateau de Gizeh. " Pour que ce type de tafoni (type d'érosion des marées) atteigne ces dimensions, nous parlons de plusieurs milliers d'années, qui pourraient dépasser les 10.000 et plus," dit Morsi. Ceci peut être calculé par la profondeur des piqûres (les trous créés dans les blocs par le sel marin et l'érosion) ainsi que d'autres facteurs, tels que le bloc et sa perte matérielle » .

Les égyptologues se rebiffent

Une fronde de professeurs d'histoire, de responsables de sections pharaoniques de divers grands musées de par le monde et quasi tous les égyptologues locaux en Egypte même s'opposent avec véhémence aux assertions révélées sur le WEB par ces trois chercheurs qui remettent complètement en cause les fondements mêmes de l'histoire des dynasties égyptiennes attribuant entre autres à la quatrième de celles-ci, la construction, vers 2.600 ans avant notre ère, du célèbre site de Gizèh comprenant le Sphinx et les trois grandes pyramides d'Héliopolis dans la banlieue du Caire. Lors d'un colloque aux USA, rassemblant les trois chercheurs et des égyptologues renommés, ces derniers n'ont pu apporter de preuves concernant une datation pour la construction du Sphynx et des trois grandes pyramides de Gizèh, alors que les raisonnements avancés par les trois chercheurs rassemblent vraiment trop de coïncidences que pour ne pas être prises en compte surtout lorsqu'ils invoquent la géologie, l'astronomie et les récentes découvertes concernant la météo de la fin de la dernière période glaciaire.

Les promoteurs du débat et leurs premiers arguments

Graham Hancock (écrivain, historien, conférencier), John West (égyptologue, astronome amateur) et Robert Bauval (ingénieur civil, écrivain, géologue et astronome amateur) ont formé une équipe qui est arrivée à la conclusion que le Sphynx de Gizèh a certainement été taillé dans le roc du plateau bien plus de dix mille ans avant notre ère et qu'il a subi, peu après, une érosion due aux pluies torrentielles qui ont suivi la dernière période glaciaire, le réchauffement du globe terrestre faisant monter le niveau des mers de la planète d'une centaine de mètres durant la période s'échelonnant de -18.000 ans à -10.000 ans, époque à laquelle le niveau s'est stabilisé. En réalité il s'agit ni plus ni moins du déluge relaté non seulement dans l'ancien testament (Noé et son arche) mais également en Inde et en Chine.

En démontrant indubitablement, que l'érosion du corps du Sphynx et des pattes s'est opérée non seulement horizontalement par les vents de sable mais également verticalement en creusant de larges rayures qui ne peuvent être dues qu'à l'écoulement de l'eau, ils arrivent à la conclusion que la tête du Sphynx, qui ne comporte aucune trace d'érosion alors qu'elle est taillée dans le même roc, a dû être retaillée plusieurs milliers d'années après (probablement vers en -2.500 ans) en l'effigie d'un pharaon alors qu'initialement elle devait représenter celle d'un lion à en juger le corps, les pattes et queue. Cela explique entre autres les mensurations réduites de la tête par rapport au corps, et le trio de chercheurs de faire remarquer que la ligne anthropométrique allant du front au menton diffère de 22 degrés par rapport à celle d'un faciès humain et s'avère donc être celle, plus fuyante, d'une tête animale originale. En retaillant encore plus profondément la tête initiale pour remettre cette ligne anthropométrique plus droite, la tête aurait alors encore été beaucoup plus petite par rapport au corps.

L'astronomie et les trois pyramides

Pour ce qui est des trois pyramides, l'équipe fait d'abord remarquer, ce que tout le monde savait depuis longtemps, que les quatre faces des trois pyramides sont orientées suivant les quatre points cardinaux, mais que cette orientation est d'une exactitude supérieure à celle que les architectes anglais, qui ont établi les plans de l'observatoire de Greenwich en Grande Bretagne, également orienté Nord-Sud, ne sont pas arrivés à reproduire. De plus les quatre côtés de Chéops ont chacun une longueur proche de 230,3 m qui ne diffère pas de plus d'un millième l'une de l'autre et le périmètre total divisé par le double de la hauteur (144,5 m) vaut soit 3,14 (pi). L'équipe a ensuite pu rétablir, grâce au programme informatique, SkyGlobe, la situation exacte des étoiles dans le ciel plusieurs millénaires avant notre ère et ce en tenant compte de la précession que subit l'axe de rotation de la terre, incliné de 23°27', sur le plan de l'écliptique lorsqu'elle parcourt en un an autour du soleil une orbite elliptique de 949 millions de kms très légèrement excentrée (1/60) et dont le Soleil occupe l'un des foyers. Cette précession de l'axe terrestre, qui tout en restant toujours incliné de 23°27' par rapport au plan de l'écliptique, est un peu similaire à celle que subit l'axe d'une toupie d'enfant en phase de décélération.

Elle est due à l'attraction combinée du Soleil et de la Lune qui font accomplir à l'axe de la Terre sur le plan de l'écliptique, une très lente rotation d'une valeur angulaire de 1 minute et 12 secondes dans le sens contraire aux aiguilles d'une montre et dont la période est donc de 25.920 ans [ 1'12" X 25.920 = 360° ] . Cette précession subit elle-même un nutation ondulatoire d'une valeur de 9 secondes d'arc de part et d'autre de sa trajectoire, nutation qui met 18 ans et 8 mois pour revenir à son point de départ. Tous les 25.920 ans, l'axe de rotation de la Terre se retrouve donc dirigé vers le même point de la voûte céleste. Actuellement il est dirigé vers l'étoile dite polaire, qui est de la constellation de La Petite Ourse. Dans 12.000 ans, l'axe de rotation de la Terre pointera vers l'étoile Vega de la constellation de La Lyre qui est avec Sirius l'étoile la plus brillante du ciel boréal. Il y a 4.500 ans, à l'époque de la construction de la pyramide de Chéops, il pointait vers l'étoile de la constellation du Dragon. Voir ci-dessous une représentation graphique de ces valeurs.

Grâce à ce programme informatique, les trois chercheurs ont pu remonter dans le temps et simuler le ciel de 100 en 100 ans. Ils ont ainsi pu établir que les quatre conduits de 20 cm de diamètre chacun qui vont des deux chambres intérieures situées au centre de la pyramide de Chéops vers les surfaces triangulaires extérieures et creusés dans des blocs successifs de la pyramide avant leur dépose finale [ ce qui laisse supposer l'aide d'abord d'un plan calibré d'architecte très élaboré, le conduit traversant plusieurs dizaines de blocs, ainsi que d'un outillage extrêmement précis pour le creuser et conserver ainsi la rectitude visuelle que peu d'entrepreneurs au monde seraient capables d'exécuter à l'heure actuelle ], ne sont pas, comme la plupart des égyptologues le croient, des conduits d'aération, mais bien des tubes de visées qui de ces chambres internes, pointent exactement vers des étoiles bien précises en l'an 10.500 avant notre ère: Sirius pour la chambre dite de la Reine et Alninam, l'étoile centrale du baudrier d'Orion, pour celui de la chambre du Roi.

En repositionnant, grâce au recul du point vernal dans leur programme informatique, la hauteur culminante exacte de la constellation d'Orion à cette date lointaine, on constate également que les trois pyramides sont géographiquement situées par rapport au Nil comme le sont les trois étoiles du baudrier d'Orion par rapport à la Voie Lactée et que deux autres pyramides, aussi le long du Nil, au nord et au sud du site de Gizèh, correspondent exactement aux étoiles Bellatrix et Saiph d'Orion.

Pour les trois chercheurs, le site de Gizèh représente bien un message qu'ont voulu faire passer à la postérité ceux qui ont conçu une telle entreprise. Toutes les autres pyramides qui ont été construites par la suite dans les cinq siècles qui ont suivi perdent progressivement de l'intérêt et ne sont plus que des copies de moins en moins bien élaborées. Il semble ne faire aucun doute que les prêtres bâtisseurs de Gisèh, cumulant les fonctions de géomètres et d'astronomes, connaissaient l'existence de la précession, probablement sa période et surtout ses effets sur l'aspect du ciel, et avaient pu calculer sa valeur avec un précision que malheureusement l'érosion du temps ne nous permet pas de vérifier puisque le sommet de Chéops est érodé.

Ils devaient alors savoir que la Terre était un globe céleste qui, comme les autres planètes, tourne autour du Soleil, mais en gardaient jalousement la connaissance pour eux-seuls, connaissance qu'ils ne se transmettaient qu'oralement et que même les pharaons ignoraient afin de mieux avoir prise sur eux. Au cours des deux derniers millénaires avant notre ère, cette connaissance s'est perdue (ou est demeurée cachée) pour ne garder que la version du char céleste parcourant le ciel et transportant le Soleil, version qu'ils faisaient croire au peuple et même à toute la cour pharaonique.

Un sursaut scientifique s'est produit après la conquête d'Alexandre le Grand et l'établissement de la dernière dynastie ptolémaïque qui régna de -305 à -30 et durant laquelle les savants grecs essayèrent de redécouvrir ce que les astronomes égyptiens connaissaient 2.000 ans avant eux. Notons surtout parmi ceux-ci Eratosthène qui détermina les dimensions exactes de la Terre. Malheureusement ses travaux furent à jamais détruits dans l'incendie, provoqué par Jules César en -48, de la célèbre bibliothèque d'Alexandrie dont il était le patron, et à nouveau, pendant quinze siècles, le monde a une nouvelle fois cru que la Terre était plate jusqu'au jour où Magellan prouva le contraire en en faisant le tour lors de son périple de 1519 à 1521 durant lequel il perdit la vie aux Philippines.

Le Sphinx : les autres arguments contraires :

Retour à la version officielle : C'est Kephren qui aurait fait sculpter l'ensemble avec un visage à son image vers 2500 avant JC. Mais pourquoi au juste cette version est-elle assumée par les égyptologues officiels ?

Voici le Sphinx et Kephren en personne, puisque sa statue a été officiellement attribuée :

Sphinx visageSphinx visage2

KhephrenKhephrenhorus

Statue en diorite de Khephren retrouvée en 1860 à l'intérieur du temple de la Vallée de la pyramide de Khephren.

Trouvez-vous vraiment que ces visages se ressemblent ? Les mâchoires comportent peu de ressemblances...

" Là encore, il y a problème. En effet, la ressemblance entre les deux visages a été totalement réfutée par un groupe d’experts légistes de la police new-yorkaise. La reconstitution faciale des deux visages selon une méthode employée dans les enquêtes criminelles a abouti à la conclusion que « Le Sphinx n’est en aucun cas un portrait de Khephren ».

Le Temple de Khephren ou Temple de la « Vallée » a été trouvé à 15 mètres au sud du Sphinx. Alors qu'au 19e siècle, les archéologues ont pensé qu’il avait été construit en des temps reculés de la préhistoire, les égyptologues modernes découvrent dans l'enceinte du Temple plusieurs statues de Khephren (voir celle en diorite plus bas) ornées d'inscriptions. Bien qu'aucune datation précise ne peut être faite, les égyptologues décident que si elles sont là, c'est que le Temple en question a été érigé par le même roi et donc le Sphinx aussi...

Bien que l'on sache que divers pharaons se soient resservis et aient effacé les traces visibles de leurs prédécesseurs (voir entre autre les affirmations des mêmes égyptologues affirmant qu'il y a plusieurs couches de peintures et inscriptions dans beaucoup de Temples et Pyramides (Abydos), ils appellent ça des palimpseste (mais ce n'est pas applicable au Sphinx et aux Pyramides de Gizeh bien sûr... seulement quand ça les arrange !). On sait aussi par exemple que les successeurs du pharaon Akhenaton se sont évertués à effacer sa trace et son dieu unique de la mémoire du peuple égyptien. Les statues ont été déplacées selon les circonstances et amenées dans les Temples pour que le nouveau roi y soit reconnu partout...

Même si on ne peut dater le sphinx que d'après son environnement, il semble bien que son environnement soit en fait très mal connu et fiable...

" Officiellement, la civilisation égyptienne est née vers 2 925 avant notre ère. Selon les égyptologues, le Sphinx a été construit dans la même période que la deuxième pyramide de Gizeh.

Vous remarquerez tout de même qu’il n’a fallu que 400 ans à une civilisation « primitive » pour bâtir tous ces chefs-d’œuvre. Mais, c’est là un autre mystère.

Les monuments de Gizeh sont fortement érodés par le sable. Cela n’a rien d’étonnant dans un tel environnement. Le site est en permanence menacé d’ensablement et seul un entretien permanent évite ce problème.

Comme vous le savez certainement, le Sahara n’a pas toujours été un désert. Ce fut autrefois une région verdoyante où hommes et animaux trouvaient là de quoi s’épanouir.

Le Sahara oriental n’a pas reçu de pluie pendant une période qui s’étend de 70 000 à 11 000 ans avant notre ère. Entre 12 000 et 11 000 ans avant notre ère, le système de mousson s’est déplacé vers le nord et les précipitations ont repris. Cette pluviosité saisonnière a continué jusqu’à environ 3 400 avant notre ère. C’est pendant cette période que l’aridité actuelle a commencé. (Référence Berceaux de l’humanité Editions Larousse).

Donc, les experts s’accordent à dire que le Sahara n’a pas connu de pluviosité importante depuis environ 3 500 ans. Le site de Gizeh se trouvait donc déjà dans un environnement très aride sous le règne de Khephren. "

Sources et extraits : 

http://www.dinosoria.com/sphinx_gizeh.htm

Nouvelle théorie pour la construction des pyramideshttp://www.nouvelordremondial.cc/2014/05/02/egypte-le-mystere-de-la-construction-des-pyramides-est-resolu-apres-des-siecles-de-questionnements/

Pour continuer sur le Sphinxhttp://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/les-mysteres-du-sphinx-de-gizeh.html

Les dernières découvertes et publications des experts divisent de plus en plus les égyptologues :

http://www.gigalresearch.com/pdf/alentours-sphinx.pdf

Yves Herbo, Sciences, F, Histoires - 16-06-2014

Triangle chemtrail mini

Désastres et OVNIs, une relation indicative ou pas ?

Désastres et OVNIs, une relation indicative ou pas ?

Triangle chemtrail mini

Triangle et chaimrail (épandage) ?

Le sujet a déjà été abordé ici par exemple, mais il semble que l'actualité ovni de ces dernières semaines en liaison avec le nombre de désastres mondiaux de ce printemps 2014 fasse que la question est posée directement...

Triangle chemtrail

Pourquoi les objets non identifiés apparaissent près de catastrophes ? Pourquoi des triangles noirs ont été vu en nombre impressionnant au cours des derniers mois ? S'agit-il d'engins secrets en forme de triangles de certains gouvernements nationaux ou d'une organisation de voyous ? Ces objets sont-ils, et pas seulement les triangles, aliens à l'origine ? Et - le plus important - est-ce que leur présence est indicative ?

Triangle chemtrail2 2

Les questions ci-dessus sont posées dans les détails de la vidéo YouTube ci-dessous, qui montre une compilation comprenant la couverture des infos et d'autres séquences d'observations mystèrieuses proches, des catastrophes dévastatrices massives, des objets volants non identifiés, sans affirmer que ces ovnis existent ou n'existent pas. En fait, ils disent clairement "personne ne sait si ce sont des OVNI d'orbs, des véhicules aliens, des drones de gouvernements, ou tout autre chose", mais le grand nombre de cas où ce phénomène s'est produit est révélateur que quelque chose de très, très étrange se passe.

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Via les détails :
La vidéo comprend plusieurs observations d'OVNIS étrangement similaires d'ovni en "triangle noir", d'étranges "lumières rayonnantes" capturées sur les caméras de chasseurs sur plusieurs états, et une sphère sombre encerclant lentement à l'inverse les vents tourbillonnaires en spirale d'une gigantesque tornade. La présentation compile également des appels au 911 issus d'une observation massive dans le Michigan pour un superbe «réactualisation» de l'événement à travers les yeux de vidéos de témoins et les conversations entre les intervenants gouvernementaux au téléphone.

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Est-ce que ces étranges visiteurs sont à l'origine de ces catastrophes ou tout simplement témoignent-ils sur elles ?

Plusieurs images et témoignages étonnants, que dire de plus, sinon, que nous dissimule-t-on ?...

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" UFO sightings near disasters is not a new phenomenon, they have been recorded for thousands of years by all the peoples of the world. Recently however, strange objects - whether they are UFO orbs, ET vehicles, government drones, or something else entirely - have been spotted near many devastating incidents including the Moore, Oklahoma tornado as well as wild fires across the globe. Compounding this mystery is the unprecedented rise of triangle UFOs seen across many countries and in greater detail than ever before.

Footage includes multiple sightings of eerily similar "black triangle" UFOs, creepy "beaming lights" captured on hunting cameras across multiple states, and a dark sphere slowly circling against the spiraling vortex winds of a massive tornado. The presentation also compiles 911 phone calls from a massive sighting in Michigan for a stunning "re-living" of the event through the eyes of witness footage and conversations between government responders.

Why do unidentified objects appear near disasters? Why have black triangles been seen in staggering numbers over the past few months? Are these triangles secret craft of some national government or rogue organization? Are these objects, and not just the triangles, alien in origin? And - most importantly - is their presence indicative? "

Source : SuspectSky

Yves Herbo Traductions, Sciences, F, Histoires, 29-05-2014

Iceberg b41 antarctique 23 avr 14 04 mini

Un iceberg grand comme 6 fois Paris dérive en Antarctique

Un iceberg grand comme 6 fois Paris dérive en Antarctique

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En octobre 2011, les scientifiques de la NASA avaient découvert une longue fissure sur le glacier de l'Ile du Pin à l'Ouest de l'Antarctique. Un énorme iceberg, baptisé B31, a fini par se détacher à partir de novembre 2013 : 660 km², soit plus de six fois la superficie de Paris ! B31 est resté bloqué par les glaces durant plusieurs mois mais commence à dériver dans la mer d'Amundsen (Océan Austral) depuis quelques semaines (article et vidéo de CNN).

Iceberg b41 antarctique 23 avr 14 01Iceberg b41 antarctique 23 avr 14 02Iceberg b41 antarctique 23 avr 14 03Iceberg b41 antarctique 23 avr 14 04

Les courants devraient porter B31 vers des secteurs où le trafic maritime est important, ce qui sera préoccupant car durant les mois à venir, l'hiver austral et son obscurité continue ne permettront plus aux satellites de suivre l'iceberg. Cette énorme masse de glace mettra certainement au moins un an à fondre.

Source : CNN, Traduction http://www.meteo-paris.com/actualites/un-iceberg-grand-comme-6-fois-paris-derive-en-antarctique-23-avril-2014.html

Yves Herbo, Sciences,F,H-24-04-2014

Coucheozone avril13gauche sept2006droite noaa knmi esa mini

Des industriels de l'Hémisphère nord rejettent des CFC encore plus dangereux

Des industriels de l'Hémisphère nord rejettent des CFC encore plus dangereux qu'avant...

Coucheozone avril13gauche sept2006droite noaa knmi esa mini

Une équipe de chercheurs britanniques de l’université d’East Anglia (Norwich) vient d'annoncer dans un article de Nature Geoscience, qu’elle avait détecté l’apparition récente et en quantités potentiellement alarmantes de trois nouveaux CFC et d'un nouveau HCFC dans l’atmosphère. Les analyses montrent que les quatre produits chimiques découverts dans l'atmosphère pour la première fois, CFC-112, CFC-112a, CFC-113a et HCFC-133a, sont émis dans l'hémisphère nord, mais pas précisément où et par qui. Il pourrait s’agir de conséquences de la production d’insecticides ou de solvants pour le nettoyage des composants électroniques. (l'Asie, principal fabriquant de composants électronique mondial, pourrait donc être l'un des principal émetteur de ces nouveaux gaz interdits).

74.000 tonnes de CFC et HCFC interdits

Les scientifiques se révèlent particulièrement inquiets avec les émissions de CFC-113a qui, bien qu’encore relativement peu importantes, ont doublé entre 2010 et 2012. Au total, CFC et HCFC inclus, c’est plus de 74.000 tonnes de gaz pourtant interdits par le protocole de Montréal qui se retrouvent dans l’atmosphère. C’est en analysant des échantillons d’air collectés entre 1978 et 2012 en Tasmanie, ainsi que ceux présents dans des neiges en provenance du Groenland que leur existence a été prouvée.

Johannes Laube, l’un des chimistes coauteurs de cette découverte, pense qu’il s’agit malheureusement de la pointe émergée d’un iceberg : « Nous n'avons pas encore quantifié les volumes, mais nous avons trouvé des dizaines d'autres gaz destructeurs d'ozone non détectés auparavant. » Et le chercheur ajoute : « Qui plus est, les trois CFC sont détruits très lentement dans l'atmosphère. Même si les émissions cessaient immédiatement, ils seront encore là pendant de nombreuses décennies à venir. »

Coucheozone avril13gauche sept2006droite noaa knmi esa

Le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique s'ouvre et se ferme au gré des saisons (avril 2006 à gauche et septembre 2006 à droite). Dans cette région, la quasi-totalité de l’ozone entre 15 et 20 km d'altitude se trouve détruite chaque année au printemps. L’épaisseur totale d’ozone est alors diminuée de moitié. Une diminution de l’ozone se produit également, mais avec une moindre amplitude, au printemps au-dessus de l’Arctique. © NOAA, KNMI, Esa

Il fallait s'en douter de toute façon : dans une civilisation esclave de son outil argent qui ne peut plus rien envisager ou créer sans son système trompeur, la catastrophe est irrémédiable et probablement de plus en plus irréversible... l'homme va devoir apprendre à faire les choses urgentes et impératives sans blocages dus à l'argent ou va devoir arrêter la fabrication des produits les plus Hi-Techs (qui nécessitent donc des traitements très pollueurs !) en attendant de trouver une chimie non destructrice d'ozone... chose qu'il serait assez étonnant de voir arriver dans le monde assez décadent et toujours soumis à son passé religieux que nous connaissons toujours...

Sourceshttp://www.nature.com/ngeo/journal/vaop/ncurrent/full/ngeo2109.html + http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/environnement-mysterieux-cfc-hcfc-menacent-couche-ozone-52703/#xtor=RSS-8

Yves Herbo-Sciences-F-H, 11-03-2014

Drone en milieu urbain

Un lycéen poursuivi pour usage illégal de drone

Un lycéen poursuivi pour usage illégal de drone

Drone en milieu urbain

Un jeune lycéen de 18 ans a reçu une convocation par la Gendarmerie pour cause de mise en danger de la vie d'autrui. Le jeune homme s'est fait repérer en diffusant sur Youtube son film de la ville de Nancy (France) pris d'un drone. Il a d’abord reçu une lettre de la Direction régionale de l’aviation civile lui rappelant les textes récents qui réglementent l’usage de ces drones. Et qui imposent une habilitation de l’aviation civile ainsi qu’une « dérogation de survol » valable un an délivrée par la préfecture. Le courrier de mise en demeure l’invite simplement à se mettre en règle. Mais lundi, il reçoit un coup de fil des gendarmes qui veulent « l’entendre » rapidement à propos de son film.

C'est la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) qui a lancé la Gendarmerie sur le problème, et le jeune homme est désormais poursuivi depuis le 10 février 2014 pour ce motif de mise en danger de la vie d'autrui. Les belles images du survol des toits de la vieille ville de Nancy n'empêchent pas que les autorités se soient déjà inquiétées de la nécessité d'avoir un minimum de compétences pour utiliser ce genre d'appareil volant. Et le fait que le drone du lycéen soit en fait un DJI Phantom équipé d'une caméra GoPro qui peut monter à plusieurs centaines de mètres de hauteur avec un poids d'un bon kilo n'arrange pas les affaires du mis en cause.

Pourtant, ce jeune homme n'est pas sans compétences en la matière : il est co-fondateur de Golox, une entreprise de location de GoPro et de drones, mais il ne semblait pas être au fait de cette nouvelle réglementation. En effet, un arrêté (passé parmi les centaines d'arrêtés et changements de règles annuels) du 11 avril 2012 interdit formellement le survol sauvage des villes par des drones.

 Pour approcher de l'espace urbain, les pilotes de ces machines télécommandées doivent donc avant tout déposer un dossier auprès de la Direction Générale de l'Aviation Civile (qui surveille donc aussi les publications sur l'espace aérien français, on le voit ici). Dans ce dossier, ils doivent décrire leur plan de vol, faire état du bon entretien de leur machine et démontrer qu'ils ont déposé une autorisation auprès de la préfecture. Question plan de vol, les contraintes sont très strictes : il doit s'effectuer de jour, sans perdre de vue le drone (dans un rayon de 100m maximum), à une altitude inférieure à 150m, et loin de certaines zones spécifiquement interdites au survol (aéroports, zones militaires, zones "dangereuses" etc).

Il est bien sûr absolument nécessaire de réglementer l'utilisation de tout engin s'élevant dans les airs devant les risques encourus par d'autres suites à des problèmes techniques ou une mauvaise utilisation et je suis même pour  n'autoriser l'utilisation des lanternes thaïlandaises qu'en bord de mer et que lorsque les vents vont vers la mer, en plus des règles en principe applicables (mais peu respectées apparemment étant donné le nombre d’Ovnis attribués aux lanternes (ou drones nocturnes !)). Je ne veux pas non plus défendre cet utilisateur et loueur de faux Ovni (je plaisante mais c'est un fait aussi), mais il faut bien reconnaître qu'il y a aussi une assez grande hypocrisie de la part de l'Administration sur les possibilités réelles qu'un citoyen lambda puisse faire (en même temps que sa propre vie) le travail des spécialistes juridiques pour ce maintenir au courant des milliers de règles des milliards de pages du Journal Officiel... on pourrait aussi considérer que l'évolution technologique et même tout simplement scientifique et des objets, devrait obliger tout simplement l'Administration a au minimum prévenir par courrier tous les citoyens étant enregistré dans le domaine concerné de nouvelles règles ou même de création de règles sur de nouveaux objets non réglementés auparavant, car on peux aussi se demander à quoi cela sert d'être enregistré officiellement et de payer des taxes sur l'activité si les percepteurs des taxes ne donnent rien en échange en n'informant pas les donneurs de taxes ou même en faisant payer les infos... du sens unique (surtout avec une justice esclave de l'argent). On pourrait aussi réfléchir sur les progrès et simplifications concernant les dépôts de demandes diverses à l'Administration ou au Préfet : sans réponse après une certaine durée de l'Administration, le dossier est accepté... mais il faut remarquer que l’intéressé n'a absolument aucune trace écrite d'un quelconque accord de la part de l'Administration... et que la même Administration s'est hypocritement débarrassée de la fiabilité d'une vraie Poste publique... pourtant entièrement bâtie et payée par les citoyens à l'époque. Mais on peut aussi conclure que ce sont bien les 400.000 visions du film estimées par la Gendarmerie qui ont sonné l'alarme (du point de vue financier ? - bien qu'elles ne rapportent en principe que quelques dizaines d'euros pour le posteur)... " L’encadrement juridique se justifie pour au moins deux raisons : « Si l’appareil se crashe dans une zone densément peuplée, les conséquences peuvent être dramatiques », explique-t-on au parquet de Nancy. « L’utilisation de ces drones pose aussi la question du respect de la vie privée ». Les poursuites seraient rarissimes mais les choses pourraient changer : les drones comptent parmi les objets qui ont été les plus vendus à Noël. Pas sûr que tous les propriétaires aient entendu parler de l’arrêté du 11 avril 2012 relatif aux «aéronefs télépilotés»... - surtout si les vendeurs ne sont pas eux-mêmes au courant et tenus de mettre leurs clients aussi au courant ! Mais on peut parier que l'Administration, comme toujours, va se défausser de ses responsabilités grâce à ses propres règles et propres appréciations des choses...

Source : http://www.estrepublicain.fr/loisirs/2014/02/13/drone-de-galere

Autres liens : Un entraînement du FCGrenoble sous la surveillance d'un drone

Vol outdoor d'un drone en Ardèche.

Commune de Saint-Remèze : Dans le quartier des Costes se trouvent des terrains en terrasses aménagées (ou faysses).

surveillance des voies ferrées par un drone

Reportage sur la première expérimentation de la surveillance des voies ferrées par un drone pour la lutte contre les vols de câbles. 
Plus sur http://wizdeo.com/s/teletoulouse

Yves Herbo-Sciences-F-Histoires, 17-02-2014

Trousdansoc

Les Tourbillons Océaniques

Les Tourbillons Océaniques

Trousdansoc

Des Trous Noirs dans l'Océan

Les scientifiques savaient depuis longtemps que d'immenses tourbillons se forment dans les océans. Or, pour mieux les repérer, un physicien les a mis en équation. Surprise : les équations sont les mêmes que celles décrivant un trou noir cosmique.

Ils sont 10 mille. Dix mille monstres à dériver à la surface des océans. Dix mille gouffres engendrés par les courants marins qui voyagent durant plusieurs mois entre les continents. Pour autant, rien à voir avec les fantasmatiques maelströms capables d’engloutir bateaux et baleines (voir encadré) : un navire les traverse sans même que son équipage s’en rende compte, de même que la plupart des organismes marins - l’eau n'y tourne qu'à raison de quelques centaines de mètres par heure. Mais, pour le plancton primaire qui vit dedans, pour les gouttes d’eau qui les composent, pour le sel qui y est dissous, pour la chaleur qui y est emmagasinée, ces tourbillons qui peuvent atteindre une centaine de kilomètres de diamètre et dont les racines plongent jusqu’à 1000 mètres sous la surface, forment de véritables trous noirs.

Vous avez bien lu : l’océan est peuplé de trous noirs, ces astres fantastiques imaginés dans le cadre de la relativité générale, et desquels aucun grain de matière ou de lumière, une fois pénétré dans leur giron, ne peut s’échapper. Inimaginable ? C’est pourtant la conclusion des très sérieux calculs que vient de mener George Haller, professeur de dynamique non linéaire à l’Institut fédéral suisse de technologie, à Zurich.

Tourbillonparsatellite

EDGAR POE A-T-IL DÉCRIT UN TROU NOIR AVANT L'HEURE ?

"Le bord du tourbillon était marqué par une large ceinture d'écume lumineuse ; mais pas une parcelle ne glissait dans la gueule du terrible entonnoir"... Ainsi Edgar Allan Poe décrit-il la frontière du monstrueux tourbillon qu'il met en scène dans sa nouvelle Descente dans le maelström. Certes, "ce monstre marin" avalant bateaux et matelots n'existe que dans l'imaginaire de l'auteur fantastique. Et pourtant, George Haller lui-même relève la pertinence scientifique de la description qu'en donne Poe, presque une préfiguration de l'analogie qu'il a mis en évidence entre tourbillons océaniques et trous noirs. "Cette ceinture d'écume lumineuse dont parle Poe n'est outre que cette ceinture d'eau cohérente que nous avons décrite mathématiquement dans notre publication", explique le théoricien. Si l'analogie mathématique avec le trou noir s'arrête là, la vision de Poe n'en reste pas moins troublante lorsqu'il écrit que ses personnages "imaginent qu'au milieu du canal du Maelström est un abîme qui traverse le globe et aboutit dans quelque région très éloignée". Comme si l'écrivain avait entrevu au fond des mers les monstres cosmologiques que les scientifiques découvriront un siècle plus tard.

RÔLE CAPITAL SUR LE CLIMAT

Ces tourbillons océaniques tournant sur eux-mêmes sans altération ne sont rien de moins que les alter ego terrestres de ces Léviathan cosmiques dévoreurs d’étoiles : une fois aspirés dedans, aucune goutte n’a la moindre chance d’entrer en contact avec le reste de l’océan, le long des milliers de kilomètres parcourus. Autrement dit, la frontière de ces tourbillons dessine un véritable “ailleurs”, un espace totalement coupé du reste des mers, une île littéralement en dehors de notre monde...

Ces étranges structures aquatiques sont de vieilles connaissances des océanographes, qui savent l’importance des gigantesques quantités de chaleur, de sel et de biomasse primaire qu’elles transportent d’un bout à l’autre des mers. C’est bien simple, comme le résume Patrick Marchesiello, chercheur au Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS), à Toulouse, "sans ces tourbillons, il est impossible d'expliquer la dynamique des océans ou le climat de la Terre".

C’est en cherchant à mettre au point une méthode permettant de repérer plus rigoureusement ces tourbillons sur les images satellites que George Haller a fait son étonnante découverte. “Pour les détecter, la méthode classique est l’altimétrie, qui permet de mettre en évidence des boucles le long desquelles l’altitude de la surface de l’océan est constante, et donc de déduire la présence d’un tourbillon, détaille le théoricien américain. Or, dans une étude précédente, nous avons montré que cette vision est erronée : dans de nombreux cas, les structures hydrodynamiques correspondantes n’ont pas de cohérence et se délitent donc rapidement”. Comptabiliser ainsi ces tourbillons qui, parfois, n’en sont pas, peut in fine conduire à surestimer les transferts océaniques de chaleur ou de sel dus aux véritables tourbillons cohérents et stables dans le temps... et donc à mal évaluer l’évolution globale des océans et du climat.

Tourbillonstructure

"UN COMPORTEMENT UNIQUE"

D’où l’idée du physicien américain d’imaginer une méthode mathématique susceptible de les repérer à coup sûr. "Basiquement, l’idée était de résoudre des équations pour caractériser précisément la frontière d’un tourbillon en tant que boucle fermée et stationnaire dans le temps de l’écoulement", précise le scientifique. Or, une fois griffonnés sur le papier, les signes mathématiques étaient on ne peut plus clairs : les orbites décrites par le fluide à la frontière d’un tourbillon océanique font apparaître des équations parfaitement identiques à celles qui décrivent la structure de l’espace-temps aux abords d’un trou noir. “A dire vrai, nous ne nous attendions absolument pas à ce que des outils développés pour la relativité générale jouent ici le moindre rôle, avoue le chercheur. C'était tout à fait nouveau et surprenant”.

Absolument inattendu, mais néanmoins parfaitement valide. “Le raisonnement semble impeccable. C’est mathématiquement très précis et parfaitement identifié”, confirme Renaud Parentani, au Laboratoire de physique théorique, à Orsay, et spécialiste des trous noirs. Précisément, tout comme leurs alter ego cosmiques, les tourbillons océaniques possèderaient ce que les astrophysiciens appellent une sphère de photons. Soit une surface fictive entourant l’astre, et susceptible de piéger indéfiniment des particules de lumières (les photons) sur des orbites circulaires. Un endroit déroutant où, parce que la lumière se boucle sur elle-même, il est théoriquement possible d’apercevoir son dos en regardant droit devant soi ! Pour nos trous noirs océaniques, cela correspond à des lignes singulières du champ de déformation du fluide où celui-ci tourne et se propage sans que sa cohérence géométrique ne soit altérée, conférant à ces structures fluides une incroyable stabilité. Un comportement absolument unique dans un écoulement par ailleurs turbulent”, explique George Haller. Qui précise : "La forme très aplatie des tourbillons océaniques autorise à les considérer, du moins en première approximation, tels des objets bidimensionnels. Cette sphère de photons joue alors le même rôle que l’horizon d’un trou noir, cette frontière au-delà de laquelle on ne peut plus revenir en arrière. Ainsi, un élément fluide qui s’y trouve ne peut plus en sortir, contraignant le fluide situé à l’intérieur du tourbillon d'y rester piégé durablement". Propriété faisant bien de l’intérieur d’un trou noir océanique ce même "non-lieu" qu’est l’intérieur de leur jumeau cosmique : un coin d’espace comme arraché à l'espace. C'est à ce titre que l’analogie trouve sa profonde pertinence. Ce qui est d’autant plus inattendu dans un océan où les masses d’eau se meuvent en se mélangeant et s’interpénétrant à toutes les échelles spatiales, ce qui semble justement garantir qu’aucune partie ne puisse jamais rester longtemps isolée des autres. (...) "

Lire la suite de ce très intéressant article

http://planete.gaia.free.fr/

Yves Herbo-Sciences-F-H-02-2014

Erosion montagne alpessudnz sommet helico isaaclarsen mini

Géologie et refroidissement climatique : limites du taux d'érosion dépassées

Géologie et refroidissement climatique : limites du taux d'érosion dépassées

Erosion montagne alpessudnz sommet helico isaaclarsen mini

Une nouvelle étude publiée dans la revue Science vient de remettre en cause un postulat bien admis en géologie, disant que les taux d'érosion des roches de la planète, produisant donc les sols,  sont très limités et d'autant plus, selon les spécialistes, là où ils sont lessivés, comme sur les pentes raides d'une haute montagne. En effet, cette étude vient de prouver que les pentes abruptes des jeunes montagnes, toujours en cours de formation, situées dans les Alpes du Sud de la Nouvelle-Zélande détenaient un record d'érosion, et même jusqu'au double de la limite théorique fixée. Cette étude est importante car elle concerne aussi notre climat.

Les jeunes montagnes ont toutes les mêmes caractéristiques : sommets pointus, élévation continue et pentes abruptes. Mais leurs roches subissent également dès leur apparition à l'air libre des éléments érodeurs comme le vent, l'eau et les interactions chimiques. Des pentes abruptes régulièrement lessivées par les éléments participaient moins à la création des sols selon les théories.

Erosion montagne alpessudnz sommet helico isaaclarsenAndre Ege, l’étudiant qui a accompagné Isaac Larsen, se balade sur un sommet des Alpes du Sud néo-zélandaises en attendant que le brouillard se lève dans la vallée, car il restreint les vols de l’hélicoptère censé venir chercher les scientifiques ou leurs prélèvements. © Isaac Larsen

Isaac Larsen, un post-doctorant de l’université de Washington (États-Unis), vient de démentir ces théories. Il a passé plusieurs semaines dans les Alpes du Sud néo-zélandaises pour mieux caractériser leur érosion et la formation des sols. En raison de mouvements tectoniques actifs, cette région s’élève encore de nos jours (environ 1 cm par an), ce qui signifie qu’elle expose de plus en plus de roches aux actions des éléments. D’autres arguments en font un site d’étude de choix. Par endroit, il tomberait plus de 10 m de précipitations par an, sur des pentes raides d’environ 35°.

Pour mesurer la vitesse d’érosion des reliefs de cette chaîne montagneuse, le chercheur et un acolyte ont été déposés par hélicoptère sur plusieurs sommets, au-dessus de la limite supérieure des arbres. À chaque fois, et durant trois jours, ils sont descendus à pied vers des sites propices à la récolte d’échantillons de sol, avant d’en remonter 9 à 10 kg au camp de base. Les prélèvements ont ensuite été rapportés en laboratoire, où leur concentration en béryllium 10 (10Be) a notamment été mesurée. Or, la production de cet isotope, qui est généré par le passage d’un rayon cosmique, dépend de la vitesse d’érosion. Résultat : elle est par endroit deux fois plus importante que la limite théorique précédemment établie à partir de mesures réalisées ailleurs dans le monde.

Erosion montagne alpessudnz racine isaaclarsenL’importante production de sols dans les Alpes du Sud néo-zélandaises est également liée à la végétation luxuriante fixée sur les pentes de certaines montagnes, selon l’altitude. En effet, les racines peuvent fracturer la roche. © Isaac Larsen

Les montagnes jeunes, des puits de carbone ?

Le taux d’érosion des sommets étudiés oscille entre 0,1 et 2,5 mm par an. À l’échelle des temps géologiques, il s’agit d’une vitesse considérée comme importante. Notons par ailleurs qu’elle diminue proportionnellement à l’épaisseur des sols. Concomitamment à ce phénomène, les résultats démontrent également que le taux d’altération chimique des roches est lié au taux d’érosion, ce qui a son importance dans des problématiques climatiques.

Le réchauffement climatique en cours est entre autres lié à la présence d’importantes quantités de CO2 dans l’atmosphère. Or, l’altération chimique des roches et la formation des sols s’accompagnent d’une capture progressive de ce gaz. Puisqu’elles seraient jusqu’à deux fois plus importantes que ce que l’on a cru par le passé, on peut s’interroger sur le rôle de puits de carbone des jeunes montagnes en cours de formation.

À l’avenir, des climatologues pourraient ainsi chercher à déterminer ou préciser le rôle de l’érosion des montagnes dans le refroidissement de notre planète. S’il s’avère qu’il n’est pas négligeable, il sera alors intéressant de se pencher sur le cas de l’Himalaya ou des monts Taïwanais, puisque ces montagnes présentes de nombreux points communs avec les Alpes du Sud néozélandaises. Par exemple, ces édifices sont eux-aussi toujours en cours de formation, tout en étant rapidement érodés.

Sources : http://www.sciencemag.org/content/early/2014/01/15/science.1244908  +  http://www.futura-sciences.com/magazines/terre/infos/actu/d/geologie-record-erosion-montagnes-neozelandaises-51729/#xtor=RSS-8

YH : notons que ces nouvelles données concernent aussi les archéologues qui se servent parfois aussi des limites connues d'érosion sur certains sites.

Yves Herbo-Sciences-F-H-01-2014

Lake

Des fossiles prouvent le brusque changement de climat au Dryas Récent

Des fossiles prouvent le brusque changement de climat au Dryas Récent

Lake

Les brusques changements de température et l'effet sur ​​l'environnement qui a eu lieu il y a 12.680 années pendant la période du Dryas Récent ont été expliqués par une nouvelle analyse de fossiles qui a été présentée par des scientifiques de l'Université de Potsdam, en Allemagne et au Centre de recherche allemand GFZ des géosciences le 19 janvier 2014, et à l'édition de la revue Nature Geoscience.

Les Modifications dans le cycle de l'eau se sont avérés les principaux facteurs de changement de l'environnement qui a eu lieu après l'événement majeur du refroidissement qui a été lancé il y a 12.680 années. Le délai de 170 ans de l'impact de l'événement sur ​​la vie végétale et animale en Europe a été produit par des changements dans la circulation atmosphérique.

Les changements dans la circulation atmosphérique ont été confirmés par des échantillons de glace du Groenland qui correspondent aux temps des cadres de l'ouverture du Dryas Récent et l'effet éventuel en Europe.

LakeLake Meerfelder Maar

Les chercheurs ont évalué l'impact de l'événement sur la vie végétale et animale dans les sédiments lacustres laminés extraits de Meerfelder Maar Lake, dans la région de l'Eifel de l'ouest de l'Allemagne. La datation de la matière organique a été accomplie par la comparaison des ratios d' hydrogène lourd (deutérium) de l'hydrogène.

Lake

Il s'agit de la première preuve physique déterrée qui indique que l'effet des changements brusques de températures ne sont pas immédiatement ressentis dans les changements climatiques, mais dépendent des cycles de l'eau.

Sources : http://www.examiner.com/article/fossils-explain-the-abrupt-climate-change-the-younger-dryas +  http://phys.org/news/2014-01-amplifies-abrupt-climate.html

Yves Herbo Traductions-Sciences-F-H-01-2014

Groenland 1

Montée des eaux : un immense aquifère découvert au Groenland bouleverse tout

Montée des eaux : un immense aquifère découvert au Groenland bouleverse toutes les données

C'est l’équipe du géographe Richard Forster qui a fait la découverte dans l'inlandsis groenlandais, plus précisément au sud-est de la calotte du Groenland. La découverte est décrite comme une immense nappe d'eau douce liquide, de 70.000 km² de surface et qui s'écoule sans arrêt dans un névé situé à plus de 10 mètres de profondeur. De quoi s'agit-il au juste ?

© NASA 2012

En principe, une nappe aquifère sur nos terres sont des formations géologiques où la roche est poreuse et laisse circuler librement l’eau. Ce sont des réservoirs d'eau renouvelables, alimentés par les rivières et autres cours d'eau pour la plupart. Mais les scientifiques ont découvert récemment plusieurs exemples de nappes phréatiques non renouvelables, prisonnières sous les océans dans des bulles de gaz bloquées par des roches non poreuses. Et le clou de cette découverte au Groenland est qu'elle ne correspond à aucun de ces types de nappes aquifères, mais que la roche poreuse y est remplacée par une saturation de glace laissant passer de l'eau douce qui ne gèle jamais de l'année.  On appelle ça un névé, une sorte d'énorme couche de neige très compactée qui ne fond pas, même à des températures au-dessus de zéro.

Et ce névé créé la surprise car aucune donnée du GIEC ou de suivi de l'évolution des fontes des glaces n'avait révélé ce genre de chose. On sait bien que la fonte de la calotte du Groenland s'est considérablement accélérée ces dernières années : le GIEC annonce dans son cinquième rapport que la fonte de la calotte du Groenland avait atteint 215 Giga-Tonnes/an entre 2002 et 2011, alors qu'elle n'était que de 34 Giga-Tonnes par an entre 1992-2001... (valeurs sûres à 99%).

Notons que les modèles de prévision climatique, dans les calculs de modifications de masses dans la calotte groenlandaise, ne pouvaient prendre en compte les mécanismes et la dynamique du stockage de l'eau douce dans les névés (non connus jusqu'à présent en cet endroit). Ces calculs ne prennent en charge que l'écoulement de l'eau de fonte se dirigeant vers les rivières et lacs de surface, puis les courants sous-glaciaires en profondeur. Cette nouvelle découverte va donc permettre d'affiner le suivi de la fonte de cette immense calotte glaciaire (il faut prévoir au minimum une élévation générale des eaux de 6 mètres si elle fondait intégralement !) et de comprendre éventuellement ou confirmer les raisons de cette accélération des fontes.

Cette étude, publiée dans la revue Nature Geoscience, fait suite à deux années d'analyses de données concernant une région du sud-est de la calotte groenlandaise qui possède des caractéristiques particulières : elle reçoit 32 % du total de la neige annuelle alors qu'elle ne fait que 14 % du quart sud-est de l'inlandsis. Dès 2010, Richard Forster étudiait la zone à l'aide de données radar (prises au sol et d'avion) de la NASA, puis a réalisé trois forages pour analyser les carottes de glace. L'année suivante, quatre autres forages plus profonds ont été effectués, et de l'eau liquide a été trouvée à 10 et 25 mètres de profondeur.

© YouTube, University of Utah

Pour l'instant, tous les spécialistes reconnaissent que ces nouvelles données sont très importantes, mais que leur impact est encore inconnu dans l'équation. Il pourrait être positif comme négatif, suivant qu'il conserve effectivement l'eau de fonte et aide à ralentir les effets du changement climatique, ou au contraire, que la circulation aisée de l'eau douce entre les cristaux de glace pourrait agir comme un lubrifiant et amplifier le déplacement de la glace et banquise vers les océans et donc empirer le tout. Certains pensent déjà que l'accélération de la fonte ici pourrait être aussi due à ces névés qui sont peut-être récents et eux-mêmes les premières conséquences du réchauffement du thermomètre... on pourrait peut-être d'ailleurs faire un parallèle avec l'Antarctique, qui a vu son inlandsis augmenter beaucoup ces derniers temps : des névés s'y créent aussi ? Accélérant aussi la chute de la banquise des montagnes dans l'océan ?

Yves Herbo-SFH-12-2013

Cigareufo br

OVNIs : les images 2013 - décembre

OVNIs : les images 2013 - décembre

Suite des articles suivants pour 2013 : Page 1  -  Page 2 Page 3Page 4Page 5Page 6Page 7Page 8 - Page 9Page 10

Compilation vidéo décembre 2013 (007ovni) :

Ovni a Astracan, Russie 2013 :

Le 18-12-2013, un mystérieux cigare manoeuvre au-dessus du Brésil. Aucune nacelle ou ouverture ne dénonce un zeppelin ou ballon sur ces vidéos assez précises. Un "édredon" gonflé à l'air chaud est improbable : ce "ballon" éventuel doit bien mesurer la taille d'un 747 minimum étant donné la distance et hauteur (il passe derrière des nuages)... un ballon météo de cette taille sans attaches et laissé libre me semble assez improbable aussi... :

“A black cylinder shaped UFO was recorded in two videos over Brazil last week. The craft seems to moves silently and slowly but rolls end over end at times. The second video seems to have higher detail of a craft without seems or openings,” reports Scott Waring author of UFO Sightings Daily. - " Un cylindre noir en forme d'OVNI a été enregistré dans deux vidéos au Brésil la semaine dernière. L'engin semble se déplacer silencieusement et lentement mais roule sur lui-même à la fois. La deuxième vidéo semble avoir plus de détails d'un engin sans hublots ou ouvertures », rapporte Scott Waring auteur du UFO Sightings quotidien.

UFO Russie 2013 :

Bon, je profite de cette nouvelle apparition d'un "cigare" géant (décrit depuis des dizaines d'années !) pour vous proposer ce petit complément d'information :

Yves Herbo-SFH-12-2013

Tsunami mini

Tsunamis en Europe, des études alarmantes

Tsunamis en Europe, des études alarmantes

 

 

Les scientifiques de l'Université de Genève ont révélé que les banques suisses du lac Léman, où au moins un million de personnes vivent, sont exposées à des tsunamis destructeurs, comparables à celui qui s'est produit dans la région au sixième siècle.

Ces tsunamis sont généralement causés par les chutes de pierres, les tremblements de terre ou des grandes tempêtes, et la ville de Genève est vulnérable à ces risques de par son altitude relativement basse et son emplacement dans l'extrémité étroite du lac.

Des chercheurs suisses l'ont reconstruit en utilisant un modèle informatique semblable à celui qui a causé de nombreux décès au sixième siècle et la destruction. d'après la recherche, la catastrophe a commencé avec un éboulement de la montagne, qui a provoqué une énorme avalanche de boue, suivie par un déplacement de l'eau et des vagues de tsunami de 13 mètres de hauteur.

Environ 70 minutes plus tard, une vague de huit mètres de haut a éclaté contre les villes de Genève et Lausanne et d'autres villes, dont certaines ont été détruites. Les scientifiques croient que le risque d'une catastrophe similaire puisse se reproduise à Genève est sous-estimé et devrait être pris plus au sérieux.

Peut-être que la plupart ne le savent pas, mais la péninsule ibérique est considérée par les experts comme une zone à haut risque de tsunamis. Nos villes, en fait, ont déjà subi plusieurs fois l'impact destructeur de ces grandes vagues, en particulier dans le golfe de Cadix et la côte méditerranéenne. Les vagues ont aussi causé des milliers de morts en Espagne. Cependant, en Espagne, il n'existe pas de protocole et aucun avertissement de tsunami d'urgence ou de plans qui peuvent en atténuer les effets ou d'une certaine manière préparer la population dans les zones les plus à risques.Plus tard, lors de la réunion internationale de l'UNESCO sur les tsunamis, en présence de 80 représentants de plus de 40 pays à l'Institut hydraulique environnementale de l'Université de Cantabrie à Santander, des géologues, des physiciens, des sismologues, des spécialistes et des gestionnaires des communications ont présenté un programme de protection civile et jeté les bases pour la création de systèmes d'alerte précoce (semblables à ceux qui existent déjà dans le Pacifique), également dans l'océan Indien, l'Atlantique Nord et de la Méditerranée et de la mer des Caraïbes. C'était la première fois que la réunion annuelle des experts de l'UNESCO avait lieu en Espagne :

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Anomalie dans la Baltique : une Base militaire ou une mine préhistorique ?

Anomalie dans la Baltique : une Base militaire ou une mine préhistorique ?

Hier, je suis retombé sur le répertoire de mes captures du documentaire  de Titan TV sur les expéditions de l'équipe Ocean X dans le Golfe de Botnie, et les images multifaisceaux du fond m'ont à nouveau attiré l'oeil, au point d'en examiner les détails. On reconnaît par endroits la ligne de paysage que nous avions réussi à tracer, Marc-Philippe Evrard et moi-même (voir ici), mais il y a tout de même beaucoup de formes et choses visibles sur ce fond marin, entre 85 mètres de profondeur pour le plus élevé à plus de 100 mètres pour le bleu.

Voyons d'abord l'image normale capturée : tout est déjà bien visible :

Je pense que ceux qui ont l'habitude de chercher des ruines englouties ou des traces de naufrages ont déjà repéré les nombreuses anomalies constituées par ce paysage sous-marin. Pour aider, j'ai tracé ce que j'y vois, beaucoup de symétries de choses semblables à des ruines de bâtiments, de bunkers ou hangars. J'y ai ajouté pour le fun une théorie faisant passer un appareillage (par accident - catastrophe - bombardement ?) dans le cañion et s'enfonçant dans le trou pour ressortir plus loin (on dirait presque un train !) et éventuellement une grande antenne écroulée pour l'anomalie 2... mais ces deux points sont très imaginatifs bien sûr, disons juste que ça "colle" à l'ensemble perçu... et vous, tout ceci ne vous interpelle pas ? :

Voici peut-être une très bonne raison pour laquelle la Marine suédoise s'intéresse finalement aux anomalies... à la vue détaillée de ces scans multifaisceaux, nulle doute pour ma part qu'il s'agisse maintenant de constructions. Il y a d'ailleurs toutes les traces d'un effondrement de l'ensemble du paysage en haut de l'image. Mais la profondeur rendait très improbable ce type de constructions, et les estimations faisant de cet endroit éventuellement un endroit sec ou à l'air libre remontent à 14.000 ans minimum, mais plus probablement 120 à 140.000 ans... Alors ? peut-on imaginer ici les traces de l'apogée d'une civilisation engloutie lors de l'avant-dernière glaciation ? Ou encore, plus proches, une mine-forteresse érigée par les premiers sapiens ou même des hominidés, rasée et engloutie lors de la dernière glaciation ? Des scandinaves ou autres ont-ils tenté de créer une mine sur la Baltique, lors de la Petite Période Glaciaire au Moyen-Age, qui semblait vouloir durer éternellement à l'époque ? Le tout se serait effondré sous l'eau lors du réchauffement, quelques dizaines d'années plus tard ? Peut-être plus récemment encore... on sait que les Russes ou les nazis ont construit des bases dans la région, celle des nazis a été rasée, mais peut-être que des éléments sous-terrains se sont retrouvés tout en bas ? Une exploitation minière ou pétrolière secrète qui a mal tourné ?... les hypothèses sont tout aussi multiples pour l'instant... et je signale que je n'ai pas cité les aliens, mais ils restent aussi une possibilité !

Prenez votre temps et zoomez pour bien voir... Je n'ai pas touché du tout à l'original à part mes petits traits de crayons rapides... Votre avis ?

Pour suivre toute l'histoire, c'est ici : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/actualite/sortie-complete-des-3-volumes-anomalies-dans-la-baltique.html ou ici : http://www.sciences-fictions-histoires.com/pages/ecrits/les-anomalies-de-la-mer-baltique.html

Pourquoi une mine préhistorique ? Et bien, pourquoi pas, en effet, même si c'est peu probable, on sait au moins que cela existe (quelques exemples)... :

http://traces.univ-tlse2.fr/accueil-traces/equipes-et-poles-de-recherche/equipe-prbm-prehistoire-recente-du-bassin-mediterraneen/mines-et-metallurgie-prehistoriques-du-midi-de-la-france-55385.kjsp?RH=neolithique_traces

" Au cours de nos campagnes de prospection, nous avons recensé une vingtaine de vestiges d'ouvrages tous liés à l'extraction préhistorique de minerai de cuivre constitué en général de malachite, azurite et surtout de tétraédrite. L'exploration souterraine de la mine de Bouco-Payrol a été poursuivie et une chronologie précise a pu être établie. En particulier, des traces de travaux préhistoriques ont été repérées à une profondeur de 90m grâce à la présence de plusieurs marteaux en pierre. Dans un rayon de 200m autour du sommet de la montagne d'Ouyre (communes de Camarès et de Brusque), une douzaine de vestiges, tranchées et haldes, a été découverte (B.Léchelon, 1993). Chaque chantier est marqué au sol par une forte densité d'outils en pierre dont la présence confirme l'exploitation ancienne du gisement. "

http://traces.univ-tlse2.fr/accueil-traces/equipes-et-poles-de-recherche/pole-metal-histoire-et-archeologie-du-metal/les-mines-de-cuivre-prehistoriques-de-l-est-de-la-montagne-noire-aveyron-herault-etat-de-la-recherche-61371.kjsp

Yves Herbo-SFH-12-2013

Mag3

Sortie complète des 3 volumes Anomalies dans la Baltique

Sortie complète des 3 volumes Anomalies dans la Baltique

En plus du suivi des recherches et explorations sur ces anomalies dans la Mer Baltique visible dans ce gros article commencé en 2011, voilà la possibilité de le lire gratuitement et un peu plus confortablement sous forme de magazines redimensionables.  :

La suite des aventures des explorateurs d'Ocean X en 2014 donc, à la fois sur ce site dans l'article, et en magazine sur Calaméo par la suite.

http://www.sciences-fictions-histoires.com/pages/ecrits/les-anomalies-de-la-mer-baltique.html

Yves Herbo-SFH-12-2013

Halley1

Un morceau de la comète Halley a pu percuter la Terre en 536, amenant la Peste Noire

Un morceau de la comète Halley a pu percuter la Terre en 536, amenant la Peste Noire

Cette photographie de la comète de Halley a été prise le 13 Janvier 1986 par James W. Young, astronome résident de Table Mountain Observatoire du JPL dans les montagnes de San Bernardino, à l'aide du télescope de réflexion de 24 pouces. 
Credit: NASA/JPL

Il semblerait que les Anciens avaient de bonnes raisons de voir les comètes comme des précurseurs de malheur...

Un morceau de la célèbre comète de Halley a probablement percuté la Terre en l'an 536, l'explosion a créé tellement de poussière dans l'atmosphère que la planète s'est refroidie considérablement, suggère une nouvelle étude. Ce changement climatique dramatique est lié à la sécheresse et la famine dans le monde, ce qui peut avoir eu par conséquence que l'humanité ait été plus sensible aux «pestes de Justinien» dans les années 541-542 - la première apparition enregistrée de la peste noire en Europe.

Les nouveaux résultats proviennent d'une analyse de la glace du Groenland qui a été établi entre l'an 533 et 540. Les carottes de glace ont enregistré de grandes quantités de poussières atmosphériques au cours de cette période de sept ans, pas toutes originaires de la Terre.

" J'ai tout ce matériel extraterrestre dans ma carotte de glace ", a déclaré le responsable de l'étude de Dallas Abbott, du Lamont-Doherty Earth Observatory de l'Université de Columbia, à LiveScience la semaine dernière lors de la réunion annuelle de l'American Geophysical Union.

Certaines caractéristiques, telles que des niveaux élevés d'étain, ont identifié une comète comme l'origine de la poussière alien, dit Abbott. Et la poussière a été déposée au cours du printemps dans l'hémisphère Nord, ce qui suggère que cela venait de la pluie de météores Eta Aquarid - le matériau déversé par la comète de Halley lorsque la Terre est passée à travers chaque année en Avril-Mai.

La poussière Eta Aquarid peut être responsable d'une période de léger refroidissement en 533, a dit Abbott, mais cela ne suffit pas à expliquer l'événement mondial de la gradation de 536-537, au cours de laquelle la planète peut avoir refroidi jusqu'à 5,4 degrés Fahrenheit ( 3 degrés Celsius ). Pour cela, quelque chose de plus dramatique est nécessaire.

La carotte de glace enregistre la preuve d'une éruption volcanique en 536, mais elle n'était presque certainement pas assez grande pour changer le climat de façon spectaculaire, dit Abbott.

" Il y avait, je pense, un petit effet volcanique ", dit-elle. " Mais je pense que la chose importante est que quelque chose a frappé l'océan . "

Elle et ses collègues ont trouvé des preuves indirectes d'un tel impact. Les carottes de glace du Groenland contiennent des fossiles de minuscules organismes marins tropicaux - en particulier, certaines espèces de diatomées et silicoflagellées.

Un impact extraterrestre dans l'océan tropical est susceptible d'avoir fustigé ces petits organismes à de basse latitude jusqu'au frisquet Groenland, ont dit les chercheurs. Et Abbott croit que l'objet responsable était probablement un morceau de la comète de Halley.

Halley passe dans le ciel de la Terre une fois tous les 76 ans ou plus. Elle est apparue dans le ciel de la Terre en l'an 530 et a été étonnamment lumineuse à l'époque, a dit Abbott. (En fait, les observations de la comète de Halley remontent très loin, la recherche suggérant que les anciens Grecs ont vu les stries de la comète dans leur ciel en 466 avant JC)

" Sur les deux brillantes apparitions de la comète de Halley, l'une d'eux est en 530 ", a déclaré Abbott. " Les comètes sont normalement des boules de neige sales, mais quand elles sont brisées ou qu'elles versent beaucoup de débris, alors la couche externe de poussières sombres s'en va, et la comète devient plus brillante. "

On ne sait pas exactement où le morceau de comète supposé a frappé la Terre ou comment il était grand, a-t-elle ajouté. Cependant, une étude de 2004 a estimé qu'un fragment de comète de seulement 2000 pieds (600 mètres) de large pourrait avoir causé l'événement de refroidissement de 536-537, si elle a explosé dans l'atmosphère et que la poussière constituante a été répartie uniformément dans le monde entier...

Source : http://www.space.com/24005-halleys-comet-linked-to-ancient-famine.html

YH : Autrement dit, il faut se méfier beaucoup des retombées de la comète ISON, qui a déversé la majorité de sa matière entre le Soleil et toutes les planètes internes à priori... les traversées d'orbites peuvent durer des années et l'épaisseur des nuages de poussières et matières (dimensions inconnues) peuvent varier aussi avec le temps, ainsi que les orbites... si les débris n'ont pas trop dévié de la trajectoire initiale, les premières retombées pourraient avoir lieu très bientôt et jusqu'à mi-janvier 2014 à priori.

Yves Herbo Traductions-SFH-12-2013