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Transitions vers un Monde Sans Argent - Partie 1

yvesh Par Le 08/07/2014 0

Dans Politique-Economie

Transitions vers un Monde Sans Argent - Partie 1

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Symbole sur billet de 1 dollar américain

Après un long moment de réflexion et étude de la dégénérescence du système économique mondial actuel, voilà la reprise du développement du Manifeste pour une Société Humaine. Le Manifeste pour une Société Humaine est une proposition de base pouvant servir de Manifeste à un nouveau parti politique ou une organisation d'un nouveau système de vie en société, non plus basé sur une quelconque valeur monétaire attribuée à l'Homme ou à son activité. Il conclut notamment de par l'étude du passé que donner une valeur artificielle et quantifiable, par l'intermédiaire d'un outil nommé argent à l'activité humaine, donc sur son existence physique même, amène inéluctablement et sans arrêt aux notions d'exploitation à sens unique de la plus grande partie de l'humanité par une petite partie de la population se réservant tous les leviers de la société. 

Ce Manifeste s'appuie sur les données, faits et réflexions visibles dans les articles précédents :

Un Monde sans ArgentPage-1.html , Page-2.html , Page-3.html,   Page-4, Page 5

et Incursion dans un domaine trop réservé : la monnaiePart 1Part 2Part 3, Part 4Part 5Part 6Part 7Part 8, Part 9

Complément historique : 

Nous y avions entre autres prouvé que, il y a moins de 5 vies d'homme (1570 pour l'introduction et battage de la monnaie dans l'Amérique post-Colombienne), des civilisations très évoluées et ne connaissant ni la famine ni la guerre à grande échelle pendant des milliers d'années, ont bien évolué et grandi sans outil monétaire. Même si plusieurs scientifiques pensent que la monnaie échangeable était éventuellement la nourriture elle-même, qui servait donc de monnaie, le fait de trouver des terrasses de cultures partout sur les plateaux, y compris pour des petits villages, semble démontrer le contraire. Tout semble bien démontrer que, lorsque ces civilisations étaient à leurs apogées ou au mieux de leurs fonctionnements (perturbés essentiellement par les changements climatiques et le volcanisme), les systèmes de productions, de stockages et de distributions étaient entièrement utilisés de façon communautaires sans notion de propriété privée. Nous savons, mais sans vraiment pouvoir  comprendre le fonctionnement précis des plus vieilles communautés, que celles-ci étaient à l'origine à 100% communautaire sans dirigeant établi. On suppose qu'un "collège" dirigeant était nommé/élu par le peuple dans les premiers temps (qui ont pu durer des millénaires suivant l'apparition de l'être humain sur la planète), probablement en grande partie des "sorciers" ou "chamans" possédant des connaissances supérieures et des "hommes forts", guerriers pas obligatoirement "sanguinaires" mais se faisant respecter même dans la paix. Par la suite, certains de ces chamans et guerriers (suite à des guerres ou invasions) ont constitué une élite dirigeante qui s'est octroyé des droits supérieurs aux autres et ont dirigé la communauté comme nos propres rois l'ont faits, mais avec plus de modération dans tous les cas (y compris en considérant les quelques sacrifices humains occasionnels et rares commis par certains rois locaux) que le moindre de nos propres souverains occidentaux. Et surtout, absolument tout le monde était nourri à satiété et pouvait s'occuper de sa famille librement, créer individuellement pour le compte de la communauté et lui-même.

Nous l'avons vu également, notre société moderne héritière dans un premier temps des dynasties royales puis des dynasties bancaires, s'appuie sur des valeurs assez néfastes et contradictoires dans leurs applications, telles que la valorisation de l'être humain à travers son activité ("travail") individuel, y compris lorsque cette activité n'est pas destinée dans sa finalité à la communauté mais dans un intérêt individuel. Ce système permettant éternellement le détournement d'une valorisation à intérêt communautaire par et pour celle d'intérêts individuels, familiaux et limités, empêchant toute évolution réelle vers une société égalitaire et réellement communautaire.

Les propositions d'orientations de société nouvelles suivantes constituent à la fois une base de réflexion évolutive et adaptable et des alternatives, chemins différents, par rapport aux possibilités déjà largement débattues depuis des millénaires sur les différents types d'organisations humaines (de l'anarchie à la tyrannie) et/ou idéaux (utopiques ou non) modernes ("marxisme, communisme", "démocraties/oligarchies modernes") qui n'ont pu prouver leur efficacité au niveau communautaire et surtout pour le peuple dans son ensemble. Nous pourrions même dire que la situation des peuples modernes, des citoyens du monde actuel, est encore pire que lors de certaines périodes passées. En effet, grâce au système bancaire (conséquence inéluctable de la création de la monnaie de remplacement quelques millénaires auparavant) mis en place au milieu du 18ème siècle par une dynastie financière (qui a remplacé la plupart des dynasties royales "officiellement") et qui l'a consolidé fortement jusqu'à nos jours, on peut dire que tous les peuples actuels vivant sur la planète sont féaux de cette dynastie mondiale contrôlant le plus haut pouvoir : le système de fonctionnement de l'ensemble de la civilisation via son économie. Et pire, dans la majorité à son insu et pour les autres, dans l'impossibilité réelle de pouvoir changer ou faire évoluer la société dans un sens ou l'autre. Autant les révoltes permettaient parfois de réellement changer de dirigeants ou de ligne de conduite dans le passé, autant, de nos jours modernes, on s'aperçoit que quand un dirigeant mafieux ou n'agissant pas pour les intérêts de la communauté mais le sien est mis à la porte ou "écarté" un moment de la vie publique, autant il revient par la fenêtre et recommence... nous sommes dans un système où toutes les règles de base communautaires peuvent être bafouées sans aucun problème, du moment qu'il est facile de cacher par les mêmes lois ces injustices par d'autres lois trompeuses que même les députés ne comprennent pas... quand ils ne sont pas complices bien sûr. Rien que la très longue liste des personnalités impliquées politiquement ou financièrement dans le fonctionnement de la société ayant été condamnés pour ce type de corruption le prouve largement.

Ces oligarchies qui dirigent les citoyens sont elles-mêmes contrôlées par la dynastie bancaire sans laquelle elles n'ont aucun pouvoir réel. Autrement dit, le monde n'a pas qu'un mauvais tyran a se débarrasser, mais bien d'un monstre tentaculaire et sans "couronne" bien définie... et c'est là sa plus grande force.

Nous l'avons également vu et nous le revoyons encore et toujours, ce système économique visant à une croissance indéfinie (au détriment des ressources de l'Humanité, de la vie de ses citoyens) pour le portefeuille de ses dirigeants et héritiers n'a jamais été fiable ni stabilisé, car il a besoin de main d'oeuvre de faible coût (esclaves, chômeurs, travailleurs de production/distribution, petits fonctionnaires, etc) pour fonctionner. Le système s'écroulant naturellement (quelles que soient ses "orientations" "libérales" ou "autres") et régulièrement par "crises" (provoquables ou imprévues), provoquant elles-mêmes bien souvent des licenciements de masse et drames familiaux parfois mortels, des guerres civiles, des guerres tout court...

Il est temps de mettre fin à ce système corrompu depuis des lustres et de mettre en place un système entièrement différent de part même sa conception et philosophie.

Ce nouveau système doit également être prêt et aménageable en cas de crash brutal et complet des bourses et de l'économie mondiale (comme en 1929) ou pouvoir être préparé et mis en place en douceur avant que le crash mentionné (inéluctable selon une majorité d'économistes sérieux) ne détruise complètement et pour longtemps l'organisation sociale des nations.

Nous avons vu plus haut que les modèles incas et mayas (système très centralisé ou au contraire décentralisé mais dirigé par une seule entité), fonctionnant pendant des millénaires sans monnaie de substitution étaient parfaitement adaptables en modèles démocratiques, tout comme les dynasties royales européennes ont pu laisser la place à des tentatives de démocraties ou de républiques populaires (malheureusement très vite détournées et faussées par une autre dynastie qui a récupéré très vite le pouvoir : la dynastie financière de quelques familles).

Les buts de ce nouveau parti dans le nom reste à déterminer sont sans équivoques et censés : devant la faillite complète (et crises répétitives) du système libéral-capitaliste qui a ruiné l'ensemble du monde hormis quelques familles multi-milliardaires qui se partages 80% de la fortune mondiale et entend bien continuer indéfiniment, il faut balayer toute cette boue immonde qui recouvre les peuples depuis trop longtemps. 

La première mesure est déjà envisagée par plusieurs partis politiques, mais sans jamais aller jusqu'au bout et réellement remettre en cause le réel pouvoir mafieux financier. Il s'agit bien sûr de la nationalisation (ou renationalisation) de l'ensemble des structures permettant à un peuple souverain d'évoluer et progresser dans son propre pays, sous sa direction. Dans un premier temps, il s'agira de tous les organismes financiers (c'est à l'Etat-peuple de gérer et faire fonctionner son économie, ce n'est pas à quelques individus souvent peu scrupuleux de le faire), mais aussi des structures permettant tous les services au peuple (transports collectifs, tous systèmes éducatifs, énergies, communications  (poste, téléphonie, informatique, etc).

C'est une première étape utilisant toujours un système monétaire classique qui devra être accompagné de mesures strictes : instauration d'un plancher et d'un plafond de rémunérations permettant à chaque individu de vivre dignement dans un pays où il est né par hasard (et à la seule initiative des parents très souvent incités par les primes à la naissance !) et désirant y rester : le pays doit en être reconnaissant sous peine de voir des millions de natifs quitter le pays (comme on voit ailleurs) pour d'autres possibilités d'existence (meilleure ou non, peu importe) ailleurs.

Le plus grand effort devra être fait sur l'Education Nationale, et non pas l'une des fausses réformes proposées sans arrêt par un ministre de l'Education quelconque, mais bel et bien la refonte totale du système, avec de nouveaux programmes, des distinctions d'âges différents et surtout une philosophie de société moins "propagandiste" que l'actuelle, principalement sur la notion du travail, qui est une notion faussée et mensongère dans le système actuel. En effet, l'intermédiaire nommé argent de nos jours, sert principalement de motivation de chaque individu pour tenter de "prospérer" et "collaborer" dans la société actuelle. Cette notion très néfaste on le voit tous les jours dans les réalités criminelles et inégalités engendrées est essentielle à éliminer pour un futur sain de la collectivité. L'un des principaux objectifs de la nouvelle éducation sera donc bien de désapprendre cette mauvaise notion en éclairant les esprits sur la notion du travail pour la collectivité avant tout, et non pas une notion de travail pour le seul individu ou sa famille. Le pire des mensonges est bien celui qu'affirme le capitalisme en privilégiant "la liberté individuelle d'entreprendre et de créer son "capital" : cela mène inévitablement, on le voit depuis des lustres, à privilégier quelques individus ayant le sens de l'escroquerie plus élevé que les autres... à privilégier les mafias (bancaires et autres) en réalité.

Le peuple doit avoir le vrai pouvoir, c'est ça qu'on appelle une démocratie, et non pas un pouvoir détourné par quelques élites professionnelles de partis politiques et hauts fonctionnaires avec des postes-clés comme à l'heure actuelle. L'Education Nationale doit donc intégrer dès l'enfance toutes les notions, devoirs et faisabilités concernant la gestion d'une nation : chaque adulte sortant de l'Education Nationale doit (et devra) être capable de protéger les intérêts de son pays et devenir lui-même un "fonctionnaire" de l'Etat par périodes. Il est anormal qu'une nation doive faire appel à une élite ayant ses propres règles non démocratiques, comme c'est le cas actuellement dans la majorité des fausses démocraties actuelles. De plus, un système anti-corruption très strict doit être élaboré pour empêcher toute possibilité de détournement et de privilèges des individus.

Dans un deuxième temps (à définir), ce seront tous les système de fabrication et de distribution qui devront être "nationalisés" : l'Etat et ses citoyens doivent avoir la pleine main-mise sur toutes les activités commerciales, de toutes les transactions existant dans le pays. La notion de propriété d'une entreprise par un individu sera donc remise en cause pour le bien de la collectivité - sans remettre en cause la créativité de l'individu mais au contraire en la développant grâce au temps libéré - nous verrons comment par la suite.

Schématiquement et pour simplifier ici dans un premier temps - le sujet sera développé plus largement plus loin - on peut dire que la société actuelle peut continuer à fonctionner "socialement" comme elle le fait actuellement, mais sans notion de facturations et d'argent : les producteurs continuent de produire, les fournisseurs de fournir et les commerçants de distribuer (mais plus de "vendre"). Comme chez les Incas, il ne s'agit plus de donner des valeurs fictives aux denrées et objets fabriqués mais bien de leur donner une notion de biens communs ayant une valeur commune. La notion de "pas d'argent pour payer le fournisseur" par exemple est supprimée d'office : le fournisseur obtient ses denrées de la même manière et il suffit en fait après d'avoir une très bonne gestion des stocks et des prévisions réalistes des consommations d'après les demandes établies par chaque corporation - ce que savaient très bien faire les Incas par exemple avec leur système de listes de fournitures compacté dans un système de cordages très élaboré. Comme vous le savez déjà certainement, 90% de l'argent utilisé de nos jours est virtuel et n'existe pas dans la réalité : ce n'est pas de l'argent palpable et fabriqué mais juste des lignes comptables sans réalité physique. Supprimer cet argent virtuel n'est donc pas du domaine de l'utopie ou "irréaliste", c'est le conserver qui est bel et bien surréaliste quand on voit les dettes impensables de chaque état - qui en ont pour des milliers d'années à rembourser cet argent virtuel détourné par des individus au détriment des collectivités.

La notion d'argent devra toutefois être conservée tant que le monde entier n'aura pas basculé dans le même système, principalement pour se procurer les denrées absolument nécessaires (et pas si nombreuses que ça !) et n'existant pas dans le pays. La nation pourra aussi apprendre à se passer de certains luxes provenant d'autres pays et non nécessaires collectivement provisoirement.

La partie 2 se concentrera sur tous les aspects de fonctionnement d'un tel système, y compris les activités de services, permettant obligatoirement un emploi à chacun (qui devra être amélioré par la suite grâce à l'Education Nationale réformée en profondeur - un système sera étudié) mais également permettant et augmentant les possibilités individuelle au niveau création, innovation, évolution personnelle, toujours avec comme objectif le bien de la communauté et donc de ses individus, et dans ce sens. On vérifiera aussi combien la notion de "croissance" indéfinie du capitalisme est non seulement erronée mais de plus en plus dangereuse pour l'avenir de l'Humanité...

Données : les propositions et manifestes des partis politiques européens en 2009 : http://www.notre-europe.eu/media/pe_programmes_partis_europ_ens_01.pdf?pdf=ok

A suivre Partie 2

Yves Herbo, S, F, H, 08-07-2014

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