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Sur les traces de la ville perdue des Incas

Par Le 29/04/2014

Sur les traces de la ville perdue des Incas - MAJ 2014

 

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Sur cette photo aérienne, réalisée par la FAP en 1985, Thierry Jamin repère plusieurs séries de curieux rectangles blancs et gris non loin des "pyramides". S’agit-il de terrasses de cultures, de vestiges d’une civilisation oubliée, ou bien d’un phénomène naturel ?
(Photo : Forces Aériennes du Pérou, 1985)

Voilà de nombreuses années que je suis Thierry Jamin qui est tout de même largement crédité pour de nombreuses découvertes de reliques et ruines pré-colombiennes au Pérou. Le mieux pour en apprécier toute l'étendue est d'aller voir son site principal : http://www.granpaititi.com/index.php?id=10

le site En anglais : http://www.granpaititi.com/index.php?id=180&lang=en

le site En Espagnol : http://www.granpaititi.com/index.php?id=180&lang=es

Chercheur et explorateur français, président de l'Institut Inkari Cusco, responsable du projet "Inkari 2013", Thierry Jamin (Curriculum Vitae) est diplômé en Histoire & Géographie aux Universités françaises de Tours et de Toulouse. Depuis 1998, il consacre ses recherches, dans le Parc National du Manú, Madre de Dios, à l’étude de la présence permanente des Incas en forêt amazonienne. Son dernier livre, publié au Pérou, intitulé "Pusharo, la memoria recobrada de los Incas" (Lima, novembre 2007), décrit ses six années d’études sur le site archéologique des pétroglyphes de Pusharo. S’agit-il d’une "carte géographique mémoire", régionale et globale, réalisée par les Incas pour guider leurs pas dans la jungle ? Thierry Jamin en est convaincu, et le démontre. Mais pour se rendre à quelle destination ?

 

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Révélées par l'archéologue Rodolpho Bragagnini en mai 1976, les "pyramides"de Paratoari sont localisées dans le Parc National du Manú, Département du Madre de Dios, au sud-est du Pérou.
(Photo : Landsat II, 31 décembre)

 

Entre 1998 et 2005, malgré la découverte de plusieurs énormes pierres effectivement taillées il y a très longtemps, il est sûr que les fameuses "pyramides" découvertes dans les années 80 et enfin atteintes, sont naturelles. Mais des traces rectangulaires régulières, ainsi que la découverte de plusieurs outils incas suggèrent que des terrasses de cultures y ont subsistées dans le passé. Et qu'une ville devait être dans les parages, enfouie quelque part dans la jungle ou derrière les montagnes.

paititi2001.jpgDans la communauté de Llactapampa, non loin du Paratoari, les habitants utilisent un nombre considérable d’objets incas découverts dans la région. D’où proviennent-ils ? Ici, un magnifique mortier à tête de tortue.
(Photo : Florence Dugowson, août 2001)

En juillet 2006, une première expédition est organisée dans la zone nord des "pyramides", afin de tenter de localiser la ville mystérieuse qui se cache sûrement non loin de là.

Ils découvrent à nouveau une quantité impressionnante d’indices archéologiques. Mais toujours pas de cité visible. Ils trouvent encore de nombreux outils, des armes ; ils dégagent des terrasses, et découvrent un tunnel… et des traces de murs de soutient de terrasses.

Enfin, en août 2006, ils mènent une grande campagne de recherches dans le secteur de Pusharo. Et les résultats de cette seconde expédition vont se révéler absolument extraordinaires. En 2001, à l’issue d’une première étude, Herbert Cartagena et Jamin avaient observé sur une montagne distante de plusieurs kilomètres, la présence d’un immense visage. Et Jamin voulais vérifier ce phénomène. S’agissait-il bien d’un visage réalisé par l’homme ou d’un caprice de la nature ?

Et puis, Il fallait aussi vérifier sur le terrain certaines hypothèses concernant l'interprétation de Jamin sur la roche principale de Pusharo (Secteur I-A).

paititi2006.jpgVue partielle de la paroi principale de Pusharo ou Secteur I-A.
(Photo : Thierry Jamin, août 2006)

 

Citons Thierry Jamin : " Quelques mots sur cette roche : il s’agit d’une sorte de falaise, sur laquelle on a découvert en 1921 une quantité impressionnante de figures gravées. Ces figures, ou « pétroglyphes », n’avaient encore jamais été étudiés de manière scientifique avant que je ne m’y intéresse, à partir de 2001. Ils couvrent la roche sur une trentaine de mètres de long et sur cinq à six mètres de haut. Ces signes, dont nous avons prouvé l’origine inca, perdus en pleine forêt à des centaines de kilomètres du monde habité, semblent représenter des fleuves, des montagnes et des lieux de peuplements. Certaines figures apparaissent puis disparaissent comme par magie à des moments bien précis de la journée. Il en va ainsi de trois “soleils” : un soleil levant, un soleil au zénith et un soleil couchant. Ce pourrait être des directions. Les “pyramides” du Paratoari par exemple figurent sur la roche. La petite cité de Mameria, découverte par Nicole et Herbert Cartagena en 1979 est également signalée à Pusharo. Et la cité qui, selon moi, se cache près des "pyramides" y est également clairement indiquée !

 

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Vue partielle de la deuxième paroi de Pusharo, ou Secteur II.
(Photo : Thierry Jamin, août 2006)

Ces pétroglyphes, ne seraient-ils pas une sorte de “carte géographique mémoire” d’une région donnée ? Celle de Païtiti par exemple. Si cette ville légendaire existe bel et bien, alors Pusharo est sans aucun doute l’une des clés pour s’y rendre.

A quelques dizaines de mètres de cette première paroi, je rencontre, sur un ancien sentier inca, d’autres figures gravées (Secteur II), d’un style assez différent. Il s’agit surtout de signes figuratifs, voire symboliques, au demeurant bien intrigants. Certains, en effet, rappellent les séquences d’une ancienne écriture et sont contenus dans ce qui ressemble à des “cartouches”, un peu comme en Égypte.

Cette seconde roche de Pusharo ne serait-elle comme une “relique” de cette écriture perdue des Incas, qu’on n’a jamais vue ? C’est là un thème que je trouve passionnant et qui est très proche de la recherche de Païtiti, la cité du Savoir. Là où l’on apprenait peut-être l’usage de la qellcca, c’est-à-dire de l’écriture. Étymologiquement, en effet, Païtiti pourrait renvoyer au terme quechua paykikin, qui signifie « égal à », « jumelle ».

Cette expédition d’août 2006 va aller finalement bien au-delà de nos espérances. Car non seulement nous confirmons l’existence de cet immense visage gravé dans la montagne, mais nous en découvrons d’autres ! Il s’agit de véritables "géoglyphes", comme à Nasca. Ce sont les premiers jamais signalés en forêt amazonienne (Secteur IV).

 

paititi2006b.jpgFace à la paroi principale, d’immenses figures (Secteur IV), gravées dans la montagne, attirent l’attention des explorateurs.
(Photo : Thierry Jamin, août 2006)

Ils ont été réalisés par les Incas. Le plus grand fait peut-être 200 mètres d’envergure. Selon notre hypothèse, il s’agirait d’un système élaboré de "balises" pour signaler la présence des pétroglyphes de Pusharo.

Nous avons pu déterminer ensuite que les pétroglyphes de Pusharo étaient bien une "carte géographique mémoire" imaginée par les Incas pour les guider à travers la forêt sans se perdre, jusqu’à une destination encore inconnue : Païtiti peut-être. Et nous avons découvert que Pusharo était non seulement une représentation globale de l’Empire inca à une époque bien précise de son histoire mais également une carte régionale (celle de l’Antisuyu).

Au fil des ans, après plusieurs expéditions dans cette région et de nombreuses semaines à étudier et à interpréter les glyphes de Pusharo, nous avons acquis la conviction que la cité des "pyramides" ne pouvait pas être Païtiti. Il s’agit sans doute d’un avant poste, peut-être un tambo, sur le chemin d’un site encore plus grand – qui lui est sans doute la cité légendaire. Il doit d’ailleurs exister aussi une petite cité inca dans la zone de Pusharo, car ce sont deux points stratégiques contrôlant l’accès de la vallée du rio Alto Madre de Dios vers la vallée du Piñi Piñi, dans laquelle se cache sans doute Païtiti. C’est en tout cas ce que l’on interprète sur la roche de Pusharo.

 

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La découverte de ce profil magnifique, celui d’un empereur inca, règle définitivement la question de la filiation culturelle du site.
(Photo : Thierry Jamin, août 2006)

 

Certains chroniqueurs rapportent en effet que les Incas, vers la fin du XVème siècle, à l’époque de leur expansion vers cette région amazonienne, avaient édifiés deux citadelles sur la route de la cité perdue. Mais ils « oublient » de nous dire où… "

Pour en savoir plus sur les pétroglyphes de Pusharo : www.pusharo.com ; et le livre de Thierry Jamin, « Pusharo, la memoria de los Incas », Lima, noviembre de 2007.

" Les pétroglyphes de Pusharo nous signalent ces deux citadelles de façon précise. Nous avons ainsi, au fil des ans, réussi à identifier une bonne douzaine de sites naturels -des fleuves, des montagnes, les « pyramides » de Paratoari, etc.-, ou des sites archéologiques, tels que Mameria, Cusco… et enfin le site principal, directement lié aux pétroglyphes de Pusharo : Païtiti."

 

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Pour Thierry Jamin, cet ensemble de figures gravées sur la paroi principale de Pusharo (Secteur I-A) pourrait renvoyer à la localisation de la cité de Païtiti.
(Photo : Thierry Jamin, août 2006)
 
 

" Au début de l’année 2007, en effet, nous repérons sur la roche un ensemble de figures qui nous laissaient penser qu’il pouvait s’agir d’un grand centre de population, comme pourrait l’être Païtiti. L’endroit en question devait se trouver, d’après nos estimations, quelque part au nord-ouest des pétroglyphes et au nord-nord-est des « pyramides » et de la petite cité inca de Mameria, découverte en 1979 par mes amis Nicole et Herbert Cartagena. "

" En décembre 2008, un peu avant Noël, je mets sur pied une opération de reconnaissance aérienne de la zone en question. L’objectif principal de ce survol était d’étudier la configuration générale de la zone, de repérer l’endroit d’un futur camp de base… et puis avec un peu de chance, je pensais sans le dire qu’il serait peut-être possible de repérer quelque chose, ne serait-ce qu’un morceau de mur…

Ce survol va se révéler d’une importance capitale. Nous effectuons en effet une reconnaissance à basse altitude à bord d’une alouette et, dans la zone que nous avions pressentie comme pouvant abriter un site archéologique important, nous repérons des dizaines de murs, des fenêtres, des portes trapézoïdales, des escaliers, etc. Nous ne pouvions y croire !

 

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Cet îlot étrange, perdu dans l’océan vert du Manú, peut-il abriter la ville secrète des Incas ?
(Photo : Thierry Jamin, décembre 2008)

 

" Nous observons la présence d’un site immense et certains indices architecturaux semblaient montrer qu’il s’agissait d’une chose monumentale. L’étendue des vestiges que nous repérons nous donne à penser qu’il s’agit d’un grand site inca. Par comparaison, Machu Picchu fait 700 à 800 mètres de long. Or, nous détectons la présence de vestiges sur près de trois kilomètres ! Et ce que l’on peut entrevoir n’est sans doute que le haut de l’iceberg. La grande majorité du site est sous la végétation. Et de quel site pourrait-il s’agir sinon de celui que nous recherchons depuis toutes ces années ? Pour mon groupe et pour moi, c’est un véritablement rebondissement ! "

" Fort de ces nouvelles données, je décide de rentrer en France vers la fin du mois de janvier 2009 pour monter une expédition d’envergure, dont l’objectif principal était d’officialiser la découverte de cet immense patrimoine péruvien qui est aussi un grand patrimoine mondial de l’humanité. On va désigner cet endroit sous le nom de code de « Zone Rouge ».

Il s’agissait d’une opération relativement lourde techniquement et financièrement et nous avions besoin de nouveaux partenaires pour la mettre sur pied. Depuis de nombreuses années déjà, nous avons la chance de pouvoir compter sur un certain nombre de partenaires industriels, notamment français, tels que la société Spot Image (Toulouse), pour la télédétection et l’imagerie satellitaire, ou l’agence Prodiris (Muret), qui gère notamment les sites Internet de GranPaititi.com et de Pusharo.com.

Cette fois, grâce à l’efficacité de mon amie Fabienne Reschly, qui est la Public Relation de ce projet de recherche, nous réalisons un partenariat avec la société Telespazio France (Toulouse), une filiale de Thalès. Elle va nous fournir un système de balises de géo localisation, des images radar et un système de télémédecine très performant (la valise Medessat). Nous réalisons également un partenariat magnifique avec la Municipalité de Toulouse. Et finalement, TF1 s’associera au projet pour l’émission « Reportages ». Bref, quelques semaines après mon arrivée en France, l’opération « Antisuyu 2009 » se met en place et dès la fin du mois d’avril, nous sommes de nouveau prêts pour le départ. "

La campagne 2009 sera à la fois pleine de découvertes impressionnantes et importantes, mais un échec pour la découverte de Paititi. Une série de mésaventures et le mauvais temps en sera les principaux responsables, contrairement aux pressions des pilleurs apparemment installés dans certains endroits fermement sur certaines précédentes expéditions. Lire cette page : http://www.granpaititi.com/nouvelle-vallee-sacree-incas-2009-paititi-126.html

 

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Sur le chemin de Mameria, Thierry Jamin et son groupe traversent la vallée de Lacco. Au détour d’un chemin, ils découvrent un village inconnu (un Llactapata) - (Photo : Thierry Jamin, mai 2009)

 

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Le magnifique « temple jaune » du village de montagne (un Llactapata), localisé dans la première zone de la vallée de Lacco.
(Photo : Thierry Jamin, mai 2009)

 

forteressehualla.jpgL’incroyable mirador de la forteresse de Hualla, située à l’entrée de la première zone de la vallée de Lacco.
(Photo : Thierry Jamin, décembre 2009)

 

mameria-2009.jpgLe secteur du « four », dans la zone de Mameria. La construction est aujourd’hui très dégradée en raison de l’action des huaqueros et de la nature, qui peu à peu reprend ses droits.
(Photo : Thierry Jamin, mai 2009)

 

" Cette nouvelle expédition, qui a duré trois semaines va se révéler exceptionnelle. Car non seulement nous avons confirmé l’importance de ce village de montagne (Llactapata en Quechua), mais nous avons encore découvert une dizaine de sites archéologiques totalement inconnus. Cinq d’entre eux, sont de l’ampleur de Pisac ou de Choquequiraw. Nous n’en croyons pas nos yeux !

Nous faisons chaque jour d’étonnantes découvertes. Nous découvrons un jour une incroyable nécropole, contenant des dizaines voire des centaines de momies incas. Question : d’où sont originaires les personnes enterrées dans cette zone reculée ? Sûrement pas de Cusco.

La vallée où nous sommes se révèle comme une nouvelle Vallée Sacrée des Incas. Et plus nous l’explorons, en direction de la jungle et de la « Zone Rouge », plus les sites rencontrés sont de grandes ampleur. Les habitants de la Vallée nous assurent que toutes ces ruines, tous ces chemins incas, conduisent vers une « ville principale », perdue quelque part dans la jungle… "

"En mai 2010, grâce à SeD Logistique et à Mario Martinez, nous pouvons de nouveau nous mettre en route. Guidés par les habitants de Lacco et de Chunchusmayo, nous mettons au jour de nouveaux sites jusqu'alors inconnus de l'archéologie moderne. Nous découvrons un nombre considérable de sites magnifiques, d'origine inca et pré inca : à Lacco, la nécropole de Rimac Pampa, les cités de Pumacocha, de Hatun Monte, de Pucatina, de Chaupichullo et de Pantipayana ; puis, dans la vallée voisine de Chunchusmayo, nous découvrons d'importants centres de production agricole, tels que ceux de Tambo Inca ou de Inca Tambo, et de magnifiques citadelles comme celles de Nuevo Mundo et de Monte Puncu. "

 

pantipayana.jpgThierry et son groupe au pied d'un édifice de la citadelle de Pantipayana. (Photo : Thierry Jamin, juin 2010)

 

inca-tambo.jpgThierry et Emilio, sur le site d'Inca Tambo. (Photo : Thierry Jamin, mai 2010)

 

monte-punco.jpgL'un des principaux édifices de la citadelle inca de Monte Puncu, connue par certains sous le nom de "ruines de Miraflores". Le site fut visité pour la première fois par l'équipe de Thierry Jamin en juillet 2009 et enregistré au Ministère de la Culture en 2010. (Photo : Thierry Jamin, mai 2010)

" Il ne nous sera, en revanche, pas possible d'entreprendre comme prévu l'exploration au-delà de Lacco – l'objectif principal de 2010-, là où, selon nos pronostiques, se cache la légendaire ville perdue des Incas. Le financement que nous avait promis l'un de nos partenaires n'arrivera pas dans les temps. Mais ce n'est que partie remise. En attendant, grâce à Sed Logistique et à Mario Martinez, notre équipe aura l'honneur d'officialiser à Cusco, le 14 octobre 2010, la découverte officielle d'une trentaine de sites archéologiques, petits et grands, jusqu'alors inconnus de la science moderne.

" Après la mise au jour, durant ses campagnes de 2009 et 2010, de trente sites archéologiques nouveaux, Thierry Jamin est persuadé de la présence d'une cité majeure cachée quelque part, au nord-est du département de Cusco, près de la frontière avec le Madre de Dios. Plusieurs témoignages recueillis quelques mois auparavant de la part de paysans quechuas et de Natifs Matsiguengas font en effet état de l'existence d'un site important « peut-être plus grand que Machu Picchu », dans une zone perdue de Megantoni. D'après Jamin, « les probabilités qu'il s'agisse de Païtiti sont immenses "

Partie avec un mois de retard, l'expédition de l'équipe Inkari 2011 se révélera particulièrement pénible en raison des difficultés de terrain. Thierry Jamin et ses compagnons se dirigent d'abord vers la vallée de Cusirini ou Teperachi, située au cœur du sanctuaire de Megantoni, berceau des Matsiguengas. Là, ils découvrent plusieurs tronçons du chemin inca dont ils avaient déjà reconnu une partie en parcourant les vallées de Lacco et de Chunchusmayo. C'était pour eux un bon indice. Ce chemin, partiellement empierré, se dirigeait nord-sud et allait droit vers leur zone de recherche, baptisée « Zone Blanche », en raison de la présence permanente d'une curieuse couche de nuages. Dans la même région, ils découvrent de très nombreuses terrasses de culture et des murs de contention, comme à Mameria. Cette immense zone agricole était cultivée à l'époque inca et devait forcément être liée à un centre de population important… peut-être celui de leurs recherches.

Des problèmes humains apparaissent. L'ambiance se dégrade. Danilo Christidis, le cameraman de l'équipe, tombe malade et il faut le rapatrier vers Cusco avec Dominique Lizé, représentant de la société française SeD Logistique, l'un des partenaires de cette campagne 2011. En réalité, Thierry ne peut plus compter que sur son compagnon Justo Figueroa et sur quelques porteurs de la communauté native de Timpía. Mais c'est insuffisant pour atteindre les fameuses ruines de Matias. À contre cœur, Thierry décide de rentrer sur Cusco. En chemin, son équipe et lui découvrent un volcan en activité ( !), et trois sites complets, comparables à ceux qu'ils avaient mis à jour en 2009 et 2010.

 

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Sur le chemin du retour, notre équipe a la surprise de découvrir, en pleine jungle, un volcan en activité ! (Photo : Thierry Jamin, août 2011)

 

Depuis plus d'un an, des habitants du district de Lares, évoquaient l'existence d'une citadelle, à quelques kilomètres de distance du complexe archéologique de Hualla Mocco. Thierry Jamin voulait en avoir le cœur net. Accompagné d'une partie de l'équipe Inkari et d'un superviseur du Ministère de la Culture, il repart en octobre 2011 sur les traces de cette petite cité perdue. Sous la conduite de deux locaux, l'explorateur parvient finalement au site d'Umapata, situé à 2.870 mètres d'altitude. Il s'agit d'une véritable petite citadelle inca peuplée d'une centaine d'édifices, de petites rues, de terrasses de culture et de temples magnifiques.

Cette mise à jour inattendue vient compléter les recherches de Thierry Jamin et du groupe Inkari réalisées ces deux dernières années dans la vallée de Lacco. Le nom d'Umapata vient du langage quechua et signifie « l'entrée dans la montagne ». Il s'agit en effet de la première citadelle inca construite à l'entrée de la vallée de Lacco. Cette découverte permet à Thierry Jamin et à ses compagnons de conclure brillamment cette difficile campagne « Inkari 2011 »

D'abord, un coup d'oeil au clip de présentation de la campagne Inkari 2013 : http://www.granpaititi.com/clip-video-inkari-2013-paititi-111.html

" Nous n’avons jamais été aussi près de découvrir la cité perdue de Païtiti !

Après une campagne 2011 difficile, où l’équipe de Thierry Jamin parvient au cœur du Sanctuaire de Megantoni, berceau des Matsiguengas, et met au jour, un vaste complexe agricole dans la vallée de Cusirini, ou Teperachi, l’explorateur français repart en 2013 sur les traces de Païtiti, la cité sacrée des Incas.

 

tjamin-2011-1.jpgAu retour de l’expédition à Megantoni, Thierry Jamin pose dans une petite citadelle inca rencontrée dans le secteur de Sacramento, situé au sud du sanctuaire.
(Photo : Thierry Jamin, août 2011)

 

Où conduisent ces mystérieux chemins de pierre du Qhapaq Ñan, semblables à ceux de Lacco, découverts en pleine en pleine forêt ?

Depuis juin 2010, Thierry Jamin est persuadé d’être parvenu tout près d’un « site archéologique majeur », perdu dans le nord du département de Cusco. Selon toute vraisemblance, ce site contrôlait l’ensemble des établissements incas découverts par Thierry et son groupe ces dernières années dans les vallées de Lacco, Chunchusmayo et Cusirini.

Certains Natifs de Megantoni parlent de la présence de ruines monumentales, « comme à Cusco », cachées quelques part, vers les sources du río Ticumpinia. Mais le site est secret, voire sacré, difficile à repérer et compliqué d’accès.

En juin 2011, la société toulousaine Astrium, leader mondial dans les technologies spatiales, réalise pour Thierry Jamin plusieurs clichés d’une zone particulière au nord du département de Cusco. Doté d’une résolution redoutable, le satellite Pléiade, confirme l’existence de « formations géométriques » importantes dans la zone où, selon Jamin, se cache l’introuvable ville perdue !

Un mystérieux « lac carré », aux eaux obscures, et quatre « lacs jumeaux », sont repérés à quelques centaines de mètres du site. D’anciennes légendes affirment que Païtiti était située près d’un « lac jumeau ». Les Incas auraient aussi déposé de nombreux objets en provenance de Cusco, dans le fameux « lac carré », qu’on a longtemps cherché...

 

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Dans la vallée de Cusirini, notre compagnon Melque examine de prés le mur de contention d’une terrasse de culture, aujourd’hui envahie par la forêt.
(Photo : Thierry Jamin, juillet 2011)

 

L’objectif principal de l’expédition « Inkari 2013 » sera de rejoindre et d’explorer la zone où Thierry Jamin pense avoir localisé le « site majeur » de ses recherches. Ils visent à confirmer, ou non, la présence d’un site majeur au nord du Sanctuaire National de Megantoni : exploration du site et des lacs.

Tous les éléments objectifs, de caractère archéologique, réunis par Thierry Jamin et son groupe depuis ces dernières années, et les témoignages des Natifs Matsiguengas, semblent converger vers l’hypothèse de la présence d’un site exceptionnel dans la jungle de Megantoni.

Première capitale des Incas, ville de la Science et de la Connaissance, c’est aussi vers Païtiti que se réfugièrent les rescapés de l’Empire après l’invasion espagnole. Après cinq siècles d’énigme historique et archéologique, l’équipe de Thierry Jamin parvient aux portes de l’introuvable Ville Sacrée. Quels secrets renferme-t-elle encore ?

Laurent Masselin, plongeur professionnel de la société française ExploGéo, rejoindra l’équipe pour réaliser l’exploration méthodique des lacs...

Depuis Cusco, l’équipe partira en 4X4 jusqu’au petit établissement fluvial de Imbochote, situé au nord de Quillabamba, sur les rives du río Urubamba. De là, une longue pirogue (bote) les conduira, par le pongo de Mainique, jusqu’à la communauté matsiguenga de Timpía. Depuis cette communauté, Thierry et ses compagnons, aidés et guidés par les habitants de la région, remonteront en peque-peque le fleuve Timpía, en direction de ses sources. Le reste du parcours s’effectuera à pied jusqu’au point localisé par Thierry Jamin.

http://www.granpaititi.com/recherches-legales-paititi-189.html

© Thierry Jamin, 1998-2013 (extraits)

En souhaitant à Thierry Jamin et à toute son équipe une découverte majeure tant attendue et bien méritée. Et nous n'oublions pas les découvertes récentes à Machu-Picchu qui ont dû être laissées en suspens. « MACHU PICCHU 2013 »... À SUIVRE ! Après l’immense polémique suscitée par les responsables de la Direction Régionale de Culture – Cusco, suite à l’officialisation des découvertes réalisées par Thierry Jamin et l’équipe d’Inkari à Machu Picchu, l’explorateur français poursuit son projet de recherches dans la citadelle inca (Plus de détails : www.machupicchu-inkari.com)...

Çà y est, la campagne de financement de l’expédition « Inkari 2013 » est lancée ! (31-07-2013) Un mois pour financer une opération de reconnaissance, destinée à confirmer la présence de la cité perdue de Païtiti, dans le nord du département de Cusco. Pour la première fois, les Internautes peuvent participer directement à l’aventure et accompagner Thierry et son groupe sur le terrain ! Pour en Savoir plus, cliquez sur Kickstarter.

 

 

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MAJ du 29-04-2014 : " Thierry Jamin, chercheur et explorateur français, prépare actuellement sa décisive expédition en Amazonie péruvienne, sur les traces de la cité perdue de Païtiti.

Certain d’avoir enfin localisé Païtiti, la ville mythique des Incas, le Ministère péruvien de la Culture vient de lui accorder un permis de recherche pour réaliser sa campagne d’exploration prévue pour les mois de juillet et août prochains.

 

Amazonie paititi eventuelle1

Comme le montre ThierryJamin dans sa vidéo, la cité est-elle en haut de ce mont presque géométriquement carré ? On semble deviner au zoom effectivement plusieurs structures carrées et rectangulaires, entre autres au centre où il semble se former un autre grand carré... les natifs de Mangotoni, visités en 2013, parlent en effet de ruines monumentales au sommet de cette montagne carrée - Quelque part, au nord du Sanctuaire National de Megantoni, les clichés du satellite Pléiades, révèlent l’existence d’une étrange formation quadrangulaire. 
(Photo : Astrium, juin 2012)

 

Païtiti, est le Graal des archéologues sud-américains. C’est la plus grande énigme historique et archéologique du continent. L’équipe de Thierry Jamin est en passe de faire passer Païtiti de la légende à la science.

Rejoignez son équipe ! Soutenez la campagne « Inkari 2014 » et participez à la mise au jour de l’un des plus grands trésors archéologiques de l’ère moderne.

Pour tout savoir sur la campagne « Inkari 2014 », voici le PDF de l’expédition : Inkari 2014 frinkari-2014-fr.pdf (865.86 Ko)

http://www.granpaititi.com/documents/Inkari-2014-FR.pdf

Pour soutenir la campagne « Inkari 2014 », voire pour y participer vous-même, au sein de l’équipe de Thierry Jamin :

http://www.instituto-inkari.org/virement-fr.html

La campagne « Inkari 2014 » marquera sans doute un tournant dans la recherche de Païtiti. Appuyée par les Matsiguengas de la communauté de Timpía, l’opération se déroulera entre juin et août 2014. Notez bien que la date officielle du départ dépendra bien sûr de son financement et sera fixée au mois d’avril 2014.

D’une durée d’un mois et demi, cette expédition se réalisera en cinq phases :

Dans un premier temps, un groupe de Matsiguengas de la communauté de Timpía s’engagera dans la jungle pour ouvrir la route de l’équipe principale une quinzaine de jours avant le départ officiel de l’opération. En coordination avec Thierry Jamin et l’Institut Inkari, ce groupe aura pour mission de préparer le terrain sur plus d’un tiers du chemin.

Dans un deuxième temps, l’équipe principale partira de Cusco en 4X4, avec une logistique minimale, jusqu’au petit port fluvial d’Ivochote. De là, remontant le rio Urubamba et passant le pongo de Mainique, elle rejoindra la communauté native en bote (pirogue de 20 mètres). Puis l’équipe se mettra en route, comme en octobre 2013, d’abord en peque-peque, remontant un fleuve amazonien, puis à pieds, jusqu’au lieu du camp de base, situé à proximité de la « lagune carrée ».

Dans un troisième temps, un hélicoptère partira de Cusco et les rejoindra quelques jours plus tard avec le gros de la logistique.

La phase d’exploration proprement dite pourra alors débuter et durera plusieurs semaines.

Dans un cinquième temps, l’hélicoptère reviendra récupérer le matériel avant le retour progressif de l’équipe vers la communauté de Timpía puis Cusco, selon le schéma utilisé pour l’introduction du groupe jusqu’au site.

La région explorée, particulièrement difficile d’accès, nécessitera une préparation technique et un entraînement physique adaptés à un milieu naturel particulièrement accidenté : rivières tumultueuses, traversée de la forêt primaire, ascensions de montagnes à 3.000 mètres, etc. Trente jours seront nécessaires pour atteindre notre objectif avec l’aide des Natifs de la région, pour explorer la zone de recherche et effectuer les premiers relevés scientifiques.

C’est non seulement la capitale amazonienne des Incas, mais c’est aussi un territoire entier qui, jusqu’alors vierge de toutes données archéologiques, se révèle peu à peu à la science moderne. Une nouvelle page de l’histoire oubliée de l’Amérique du Sud sortira bientôt des oubliettes de l’Humanité... "

Lagunes paititi eventuelle

À quelques centaines de mètres de l’étrange formation carrée, de mystérieuses lagunes paraissent confirmer la légende de Païtiti. 
(Photo : Astrium, juin 2012)

 

http://www.granpaititi.com/mysterieuse-montagne-carree-2013-paititi-129.html

 

Yves Herbo-Sciences,F,Histoire-08-2013-04-2014

Naine brune 0

Une nouvelle Naine Brune découverte dans la banlieue du Soleil

Par Le 29/04/2014

Une nouvelle Naine Brune découverte dans la banlieue du Soleil

Naine brune 0

Illustration de WISE J085510.83-071442.5, minuscule étoile de type naine brune. Il s’agit du cas le plus froid connu à ce jour et de la quatrième étoile la plus proche de nous. À sa droite, le point lumineux n’est autre que notre Soleil, distant de seulement 7,2 années-lumière. © Robert Hurt, JPL, Janella Williams, université de Pennsylvanie

Comme je l'avais dit ici, et aussi avec cette annonce de décembre 2013, Les données du laboratoire WISE sont loin d'être complétée numériquement à ce jour, et plusieurs surprises attendent encore probablement les astronomes...

On annonçait la probable présence en décembre 2013 d'une troisième planète cachée dans les environs du système binaire de naines brunes découvert à seulement 6.5 Années-Lumières de notre Soleil (qui est, au passage, une Naine Jaune)... et voici qu'on nous en annonce une, la plus froide jamais détectée à ce jour, située à 7.2 années-lumières de nous... on peut dès lors se demander s'il ne s'agit pas plutôt, avec le poids énormes des naines brunes et leur puissante attraction gravitationnelle, s'il ne s'agit pas là d'un énorme système stellaire s'étalant donc (puisqu'il n'est pas un disque classique comme notre système solaire mais est une combinaison d’ellipses et d'orbites aléatoires entre deux ou trois naines) sur une distance beaucoup plus élevée que notre propre système solaire.

Syst mesolaire

Nous voyons en fait déjà un système stellaire rempli de gaz et de planètes et débris (non détectées pour l'instant) mené par 2 ou 3 pesantes naines brunes froides dont les 3 composantes sont situées l'une de l'autre (tout en orbitant les unes par rapport aux autres) à une distance de 1 année-lumière ou moins... notons que, en ce qui concerne notre Système Solaire, nous estimons (à ce jour) que son influence gravitationnelle va jusqu'à environ 2 années-lumières tout autour. Et quand on sait que l'étoile la plus proche du Soleil, Proxima du Centaure, une petite Naine Rouge invisible à l'oeil nu malgré sa "proximité" , est située à 4.22 années-lumières de notre Soleil, et qu'elle fait partie d'un système stellaire triple, dominé par les deux étoiles chaudes et très lumineuses Alpha Centauri A et B, qui sont situées à 4,36 années-lumières de nous, on se doute déjà, de part leurs révolutions les unes autour des autres, que ce système très voisin et assez instable possède une influence gravitique beaucoup plus importante que notre propre système solaire, avec son unique (à priori) petit Soleil...

Proxima davidmalin

Proxima Centori

Que dit-on sur la nouvelle étoile découverte ? :

" Aussi froide que le pôle Nord". Telle est la description fournie par la NASA de la naine brune WISE J085510.83-071442.5, découverte à 7,2 années-lumière du Soleil seulement. Une proximité qui fait d'elle le quatrième système le plus proche de nous jamais découvert. Cette découverte a été réalisée grâce au télescope spatial Spitzer ainsi qu'au télescope spatial WISE (Wide-Field Infrared Survey Explorer), spécialisé dans l'observation de l'espace dans l'infrarouge. Une gamme de fréquence qui permet précisément de détecter des corps célestes peu chauds.

Selon les calculs réalisés par les auteurs de la découverte, la température de la naine brune WISE J085510.83-071442.5 est comprise entre -48 °C à -13 °C, ce qui en fait la naine brune la plus froide jamais découverte à ce jour. Quant à sa masse, elle serait trois à 10 fois supérieure à la masse de Jupiter.

Notons enfin que la détection de la naine brune WISE J085510.83-071442.5 est une excellente nouvelle pour les astronomes. En effet, sa proximité d'avec la Terre va être l'occasion unique d'observer en détail les caractéristiques d'une naine brune à très basse température, et donc ainsi mieux comprendre les spécificités de tels corps célestes. "

Source extraits : http://www.journaldelascience.fr/espace/articles/voisine-soleil-froide-comme-glace-decouverte-astronomes-3555

Mais il y a d'autres évidences encore, que l'on peut souligner tout de suite. Où se situent donc les autres systèmes stellaires voisins du Soleil, et donc aussi du système Alpha-Centaurien, et dans quelle mesure leurs combinaisons et mouvements respectifs les uns par rapport aux autres peuvent influencer directement notre Soleil ?

D'abord, voici une information importante de 2013 qui nous démontre déjà que notre gros système stellaire voisin est soit en train de nous rattraper dans sa course, soit nous attire (gravitationnellement) vers lui irrémédiablement... : " Les projections des mouvements de nos étoiles voisines montrent que dans environ 26.000 ans, notre proximité avec le système Alpha-Centaurien ne sera plus que de 3,11 années-lumière ! Quelques dizaines de milliers d'années plus tard, ce sera le tour de Ross 248 (qui est pour l'instant située à 10,32 années-lumières). "

Les autres étoiles proches s'enchaînent question influences gravitiques avec L'étoile de Barnard, la seconde plus proche à 5.96 années-lumières de nous, le double système WISE_1049-5319 de naines brunes découvert en 2013, entre 6.01 et 6.5 années-lumières, la toute nouvelle WISE 0855-0714 qui est à environ 7.175±0.783 années-lumières de nous. Voici un shéma qui nous indique leur position, et un autre montrant les positions de tous les systèmes stellaires situés à 14 années-lumières autour du Soleil (hors les derniers découverts).

Pia18003 nasa wise starsnearsun 20140425 2

Nearby stars 14ly radius

Sources images : Wikipedia

Voici la liste des systèmes stellaires dans un rayon de 16 années-lumières autour du Soleil : etoiles_proches

Nous pouvons constater que les configurations et positions des nouvelles étoiles découvertes accroissent la gravité de ces régions proches du Soleil par rapport à notre propre région. On constate aussi que leurs champs gravitationnels puissants (plus que celui de notre système solaire pour certains) peuvent s'imbriquer les uns aux autres, et en direction du Soleil suivant leur configurations orbitales...

Cet article de 2003 nous éclaire aussi sur notre environnement spatial réel et comment notre Soleil est situé actuellement dans le Bras d'Orion :

" Des astronomes du Service d'Aéronomie (CNRS - Université Pierre et Marie Curie - Université de Versailles Saint Quentin), de l'Observatoire de Paris(1) et de l'Université de Berkeley ont réalisé la cartographie en trois dimensions de la région entourant le système solaire. Celui-ci est dans une bulle de 1 000 années-lumière de diamètre remplie de gaz très ténu et très chaud, d'un million de degrés. Autour de cette bulle, l'équipe a mis en évidence pour la première fois un réseau de parois et de tunnels reliant cette cavité à d'autres bulles de gaz chaud entourant des étoiles voisines. Des observations utilisant des satellites sont programmées pour mieux prévoir l'évolution future de la bulle locale.

Une équipe internationale d'astronomes(2), conduite par Rosine Lallement, directrice de recherche au CNRS, Service d'Aéronomie, a reconstruit en trois dimensions les contours de la bulle interstellaire locale. Il s'agit d'un gigantesque trou dans notre galaxie, de 1 000 années-lumière environ, d'où sont exclus gaz dense et poussières. C'est ce quasi-vide que traverse actuellement notre Soleil dans sa course autour du centre de la Voie lactée. Cette cavité, un million de fois plus grande que notre système solaire, a probablement été créée par une série d'explosions de supernovae (ou une unique explosion de type sursaut gamma) pendant les quelques derniers millions d'années; ou bien elle a été insufflée au travers de tunnels par des vents stellaires massifs provenant de la région voisine du Scorpion-Centaure. Le gaz extrêmement ténu qui la remplit est à un million de degrés et cette température témoigne de ce passé agité.

Les observations, faites à l'aide de plusieurs télescopes, essentiellement ceux de l'ESO au Chili à La Silla, mais aussi à l'Observatoire de Haute-Provence (CNRS), en Australie et aux Etats-Unis, avaient pour objectif de cartographier la région entourant cette bulle locale. Ces observations sont basées sur la recherche d'atomes de sodium interstellaire en direction des étoiles proches. Lorsque aucun atome n'est détecté sur le trajet en direction de l'étoile, cela signifie que ne règne que du vide très chaud. " Lorsque nous analysons la lumière en provenance d'une étoile plus distante, et que cette fois nous détectons une grande quantité de sodium provenant des zones proches de l'étoile, cela signifie que nous avons dépassé la limite de notre vide local et que l'étoile est enfouie dans le milieu galactique dense ou dans une autre bulle séparée de la nôtre par une paroi dense", explique Rosine Lallement qui a démarré le projet il y a quelques années.

Environssoleil

Distribution du gaz dense autour du Soleil, au voisinage du plan de la Galaxie. Les régions noires correspondent aux concentrations de gaz, les espaces blancs à du gaz raréfié et très chaud. Les dimensions de la zone calculée sont de 500 parsecs par 500 parsecs (1630 par 1630 années-lumière) soit environ 1/15 ème de la distance du Soleil au centre de notre Galaxie. © Service d'Aéronomie. CNRS.

L'existence d'un réseau de tunnels et de bulles de gaz très chaud est depuis longtemps prévue par les modèles : les explosions successives de supernovae produisent de gigantesques bulles en expansion qui poussent du gaz devant elles, comme un chasse-neige. Les parois ainsi chassées se heurtent les unes aux autres, créant des coquilles de gaz comprimé, disloquées par endroits, entourant les bulles, le tout ressemblant à de la mousse.

L'établissement de cartes des régions entourant notre bulle locale est basé sur les observations au sol, sur les résultats récents du satellite européen Hipparcos concernant les distances des étoiles ainsi que sur de nouvelles méthodes tomographiques mises au point par Jean-Luc Vergely, un des membres de l'équipe. Elles montrent cet entrelacs de parois et de tunnels reliant notre cavité à d'autres bulles voisines de gaz chaud, comme les associations Lupus-Norma, Scorpius-Centaurus, Auriga-Perseus.

"Il ne s'agit pas seulement de dresser la «carte Michelin» de notre banlieue galactique, mais aussi de comprendre la physique des phénomènes de recyclage du milieu interstellaire, et de trouver des explications à un certain nombre d'anomalies », poursuit Rosine Lallement. Les cartes montrent que la cavité locale traverse le disque galactique de part en part et est prolongée par deux larges tunnels qui la relient au halo de la galaxie, côté nord et côté sud. "Nous voulons tester, à l'aide d'observations satellitaires avec FUSE et Hubble, et aussi d'une analyse synthétique des mouvements des parois, les propriétés du gaz chaud dans le plan galactique et dans ces cheminées vers l'espace intergalactique. Allons-nous être confinés à l'intérieur d'une bulle de plus en plus petite, comprimée par ses voisines ? Ou au contraire la cavité a-t-elle une pression suffisante pour les dominer et faire reculer les parois ?"

Si les coquilles de supernovae sont couramment observées, le plus souvent à leurs premiers stades peu après l'explosion, la bulle locale est, elle, une "ancêtre", très étendue, beaucoup plus calme, et surtout il est possible de l'observer de l'intérieur et de près, ce qui apporte un autre type d'information. Grâce à cette proximité, il est possible d'analyser très finement, par exemple, la répartition des zones d'émission du gaz chaud de cette bulle ainsi que leurs caractéristiques spectrales, lesquelles révèlent une énorme sous-abondance de métaux, une propriété que l'on retrouve dans les «vents galactiques» de certaines galaxies à très fort taux de formation stellaire et encore incomprise. La bulle locale peut nous mettre sur la voie de mécanismes non pris en compte jusqu'ici.

Note(s):
Laboratoire GEPI "Galaxies, Etoiles, Physique et Instrumentation", unité mixte CNRS, Observatoire de Paris, Université Denis Diderot.
Cette équipe comprend :- Rosine Lallement, Service d'Aéronomie;- Jean-Luc Vergely, société ACRI (Sofia-Antipolis) ;- Francoise Crifo, GEPI, Observatoire de Meudon;- Barry Welsh, Université de Berkeley, Californie.

Source : http://www.insu.cnrs.fr/univers/le-systeme-solaire/premiere-cartographie-du-voisinage-de-notre-systeme-solaire

Yves Herbo, Sciences, F, H, 29-04-2014

Dans OVNI/UFO
Ovni australie18 4 2014 mini

Un pilote photographie un objet inhabituel en Australie

Par Le 25/04/2014

Un pilote photographie un objet inhabituel en Australie

Ovni australie18 4 2014 mini

Un mystérieux ovni a été vu par un pilote au-dessus du quartier résidentiel de Caloundra dans le Queensland, en Australie, le vendredi 18 avril 2014.

Selon le journal local « Daily Sunshine Coast », un témoin (pilote professionnel avec une expérience de plus de 30 ans) et ses amis admiraient le ciel vers environ 20h00 lorsqu’ils remarquèrent deux lumières étranges.

Du fait de leur apparence et comportement, le pilote a tout d’abord pensé à des lanternes asiatiques qui s'élevaient haut dans le ciel vers le sud puis vers l'est..
Mais c’est alors qu’une troisième lumière apparut. Le témoin l’a décrit comme étant une lueur orange.
Plutôt que de dériver comme une lanterne, l’objet a soudainement changé de direction avant de disparaitre en direction du « Nord-Est ».

Le témoin a réussi à photographier l'objet mystérieux.

Ovni australie18 4 2014

sunshinecoastdaily.com - photo zoomée

« Nous étions à la recherche d'un identifiant, un phare ou une lumière stroboscopique, mais il n'y avait rien du tout », dit-il. " Je pensais que cela avait les caractéristiques d'un objet qui pouvait voler et j'étais curieux de savoir ce que ces lumières étaient." - Il a prit les photos en ne songeant pas du tout à un OVNI. En fait, il a avoué être " le plus grand sceptique du monde " jusqu'à présent.

Après le transfert des photos sur son ordinateur, il a pu effectuer un zoom sur cette lumière inhabituelle. Il fut choqué par le résultat.

Comme le raconte le « Sunshine Coast Daily », le zoom sur l’image met en évidence ce qui semble être des «bouts d'aile et les contours d'un corps d’avion. »

« J'ai été surpris ... par la luminosité avec l'appareil photo," a-t-il dit.

"Au début, j'étais curieux car il se déplaçait très rapidement, se déplaçant à une vitesse que je n'ai jamais vu pour une lanterne ou quelque chose du genre le faire.

« Lorsque nous avons zoomé plus tard nous avons pensé, " Wow, il y a une forme de ça ".

Il y aurait eu des avions et des hélicoptères dans le ciel cette nuit-là, mais selon le témoin, un professionnel, aucun de ces engins n’a volé dans le même plan de vol que l’ovni.
Il reconnaît que l’hypothèse d’une opération militaire est plausible, mais que cette probabilité est mince.

Il explique à « Sunshine Coast Daily » : « j'ai vu beaucoup de choses durant ma carrière et volé partout dans le monde . . . mais jamais rien vu de tel. »

« Je pense que c'est fascinant et si il y a une certaine crédibilité à ceci ... elle a changé mon état d'esprit qu'il pourrait y avoir quelque chose d'autre là-bas."

Ce pilote vétéran a réclamé la préservation de son anonymat suite à son observation.

Cette attitude est fréquente chez les pilotes, conscients des risques que peuvent engendrer ce type de déclaration sur la suite de leur carrière. Beaucoup de pilotes, témoins d’ovnis, gardent le silence de peur de perdre leur emploi.

Sources : sunshinecoastdaily.com By Carly Rees et Traduction originale par Ovnis-Direct - Ajouts/traductions par Yves Herbo

​Nous savons aujourd’hui, officieusement, que de nombreux pilotes français sont témoins d’objets volants non identifiés sans oser l’exprimer à leur hiérarchie, mais plutôt à leurs collègues.

YH : le zoom laisse tout de même voir une nette apparance d'ailes en effet, ce qui pourrait ressembler à un gros avion éclairé pleinement par le soleil et assez haut, rien qui ressemble à un engin hors normes... à part sa taille apparente, la vitesse, le changement de cap subit et le plan de vol anormal selon ce pilote professionnel qui sait de quoi il parle...

Yves Herbo -Sciences, F, H, 25-04-2014

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Articles, Podcasts et News SerieViewer du 05-04 au 18-04-2014

Par Le 25/04/2014

Articles, Podcasts et News SerieViewer semaines du 05-04 au 18-04-2014

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Vous trouverez ici les liens de toutes les News, Articles et Podcasts du Site de l'Association à but non lucratif (pas de transmissions de données personnelles ou non à des entreprises commerciales) SerieViewer, dont je suis membre-fondateur actif. Ces liens seront diffusés par semaine ou par pair de semaines et nous aideront, ainsi que les visiteurs ou chercheurs d'infos à retrouver une news ou autre, sur ce blog, qui vous amènera directement dans le bon article sur le site de l'association. Un petit ajout à la fonction Recherche du site SerieViewer (et de son Forum) qui fonctionne très bien de part ailleurs...

SerieViewer organise régulièrement des Jeux Concours gratuits pour permettre de gagner des coffrets DVD de séries TV. Pareillement, l'Association ne revend pas de liens à l'extérieur et n'enregistre pas vos adresses ou Emails et aucune inscription au site ou forum n'est obligatoire (mais je vous y incite : en plus la partie Fiches Séries a été ajoutée avec plein de données). Tous les Tests DVD se trouvent LA.

Note : Les liens sont classés par les plus récents en haut, par rubrique. Les liens menant à des articles mis à jour depuis ces dates ne sont plus valables (aller voir la mise à jour sur le site ci-dessus).

NEWS :

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ARTICLES : (voir les commentaires sur le site pour les MAJ des Projets Nouveaux)

http://www.serieviewer.com/articles/tests-dvd/paramount/test-dvd-de-beauty-the-beast-saison-1 par Yves Herbo

http://www.serieviewer.com/articles/projets/2014-2015/projets-nouveaux-2014-2015-pour-les-series-web par Yves Herbo

http://www.serieviewer.com/articles/tests-dvd/warner-bros/test-dvd-de-2-broke-girls-saison-1 par Delphine Herbo-Godron

http://www.serieviewer.com/articles/projets/2014-2015/projets-nouveaux-2014-2015-pour-le-reseau-viacom-mtv par Yves Herbo

http://www.serieviewer.com/articles/tops-de-la-redaction/2014/top-10-les-personnages-principaux-qui-auraient-du-disparaitre-bien-plus-tot par Coco

http://www.serieviewer.com/articles/tests-dvd/universal/test-dvd-de-smash-saison-2 par Yves Herbo

http://www.serieviewer.com/articles/projets/2014-2015/projets-nouveaux-2014-2015-pour-les-chaines-independantes par Yves Herbo

http://www.serieviewer.com/articles/projets/2014-2015/projets-nouveaux-2014-2015-pour-les-sans-chaines par Yves Herbo

http://www.serieviewer.com/articles/projets/2014-2015/projets-nouveaux-2014-2015-pour-cbs par Yves Herbo

http://www.serieviewer.com/articles/tests-dvd/universal/test-dvd-de-grimm-saison-2 par Yves Herbo

http://www.serieviewer.com/articles/projets/2014-2015/projets-nouveaux-2014-2015-pour-les-chaines-premium par Yves Herbo

http://www.serieviewer.com/articles/projets/2014-2015/projets-nouveaux-2014-2015-pour-les-chaines-francaises par Yves Herbo

http://www.serieviewer.com/articles/tests-dvd/warner-bros/test-dvd-de-nikita-saison-3 par Delphine Herbo-Godron

http://www.serieviewer.com/articles/projets/2014-2015/projets-nouveaux-2014-2015-pour-les-chaines-britanniques par Yves Herbo

PODCASTS :

http://www.serieviewer.com/podcast/les-minipods/minipods-de-paques/minipod-the-walking-dead-saison-4-partie-2 avec Nico et Delphine

http://www.serieviewer.com/podcast/les-minipods/minipods-bonus/minipod-teen-wolf-saison-3-partie-2 avec Nico et Delphine

http://www.serieviewer.com/podcast/les-seriespods/saison-4/seriespod-4-26-136-jeux-et-bonus avec Nico, Celine, Delphine, Maxx et Yann

Yves Herbo-S,Fictions,Histoires/SerieViewer-25-04-2014

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OVNIs : OEIL par ODHTV du 24-04-2014

Par Le 24/04/2014

OVNIs : OEIL par ODHTV du 24-04-2014

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Voici tout d'abord le précédent numéro des éditions de OEIL par ODHTV, avec OEIL Saison 5 #6. OVNI dans les Pyrénées-Orientales IV. Interview du C.O.R et Conclusion avec: Johan http://c.o.r.over-blog.com/ http://perpiovni.1fr1.net/ http://www.operation-suricate.fr/ présentée par Gilles Thomas.

Saison 5 #6. Ovni dans les P-O (4) sur WAT.tv 


OEIL Saison 6 : Etudes Géo'ufologiques vous est présentée par Gilles Thomas.
#2. Ovni sur les volcans en France métropolitaine

L'émission est en collaboration avec:

http://www.sciences-fictions-histoire...
http://area51blog.wordpress.com/
http://ufoetscience.wordpress.com/
http://investigationsoanisetoceanogra...

http://odhtv-replay.kazeo.com/

Yves Herbo Relai-Sciences-F, H-24-04-2014

Plaqueferpyramide mini

Du Fer mystérieux dans une pyramide égyptienne

Par Le 24/04/2014

Du Fer mystérieux dans une pyramide égyptienne

Plaqueferpyramide mini

Cet article est aussi un complément à celui-ci, qui parle des datations des premières mines de Fer officielles et non officielles :

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/la-datation-du-debut-de-l-age-du-fer-toujours-controversee.html

Extraits de "Voyages du Duc de Raguse" Revue des Deux Mondes - 1837 - tome 11.djvu/pages 759-760

" (...) Au-delà du Caire commence une autre Égypte, celle de la primitive histoire et des anciens jours. On laisse derrière soi la civilisation nouvelle avec ses richesses et ses produits, et les pyramides, qui, du Caire, vous apparaissent dans toute leur gloire, vous dénoncent que vous mettez le pied dans un autre monde. Quand vous marchez sur elles, on croirait qu’elles s’abaissent et que leurs dimensions s’amoindrissent ; mais cette illusion n’est que passagère, et quand vous les touchez, elles se dressent devant vous comme un géant de pierre, qui vous accable de son immensité.

Les pyramides ont été visitées et fouillées tour à tour par les divers conquérants de l’Égypte, par les Perses, les Grecs, les Romains et les Français. Les dégradations que ces monuments ont subies sont l’ouvrage des hommes beaucoup plus que celui des siècles. La seconde pyramide, qui est à peu près de la même grandeur que la première, a été ouverte par Belzoni. Comme dans la première, des couloirs rapides et étroits conduisent à une chambre sépulcrale où se trouvait un sarcophage dont le couvercle était brisé. Il renfermait des ossements que l’on a jugé être ceux d’un bœuf, ce qui autoriserait à penser que le dieu Apis partageait quelquefois avec les rois d’Égypte la gloire d’avoir une pyramide pour tombeau. La troisième est d’une dimension beaucoup plus petite ; mais les matériaux qui ont servi à l’élever sont aussi beaux que ceux de la grande. Près de la seconde pyramide, dite de Céphren, étaient des constructions étendues qui appartenaient à un temple. A peu de distance et tout autour il y a encore plus d’une centaine de petites pyramides, dont plusieurs sont debout, d’autres renversées sur le sol. Toute la surface est couverte de tombeaux ruinés, et la montagne a été percée de puits qui servaient aux inhumations. C’est comme une immense ville de morts qui a recueilli les générations accumulées de la population de Memphis. (....)

Wikipedia - Pyramide de Khéops :

" Le couloir descendant, incliné de 26°26'46" et long de 105 mètres, aboutit à un couloir horizontal long de 8,90 mètres menant à la chambre souterraine. Cette dernière, ainsi qu'une grande partie de la descenderie, a été creusée dans la roche naturelle et demeure inachevée. Dans le mur sud fut ébauché un corridor de seize mètres de long ne débouchant sur rien. Un décaissement fut pratiqué dans le sol de la chambre. Les ingénieurs John Shae Perring et Howard Vyse y pratiquèrent en 1837, un puits profond de 11,60 mètres ; lequel, espérèrent-ils, les conduirait jusqu'à la chambre sépulcrale. Leurs pensées étaient alors inspirées par le voyageur grec Hérodote selon qui le corps de Khéops reposait sur une île, entourée d'un canal et située en dessous de l'actuelle chambre souterraine. Leurs recherches ne menèrent à rien.

L'aspect inachevé (ou détruit ?) de la chambre souterraine semble prouver qu'elle constitue un premier projet abandonné, l'architecte ayant opté ensuite pour un aménagement dans la maçonnerie de la pyramide. "

L'AFFAIRE DE L'ÉTRANGE PLAQUE DE FER TROUVÉE DANS LA GRANDE PYRAMIDE EN 1837

Pyramide entaillehill

" Le vendredi 26 mai 1837, J. R. Hill, membre de l'équipe du célèbre Colonel ingénieur anglais Howard Vyse, chargé de nettoyer le conduit Sud de la chambre du roi, fait une découverte sans précédent sur la façade extérieure Sud de la pyramide. Cette découverte se situe au début de la bouche de ce conduit. Plus exactement, l'objet qu'il découvre est profondément et fortement scellé à l'intérieur d'un joint interne de la maçonnerie. Pour arriver à l'extraire Hill doit utiliser de la poudre à fusil pendant plusieurs jours (et non pas de la dynamite comme beaucoup d'auteurs l'ont écrit, puisqu'en 1837 la dynamite n'existait pas encore, Nobel, son inventeur, n'ayant alors que 4 ans).

Plaqueferpyramide

J. R. Hill fait exploser les 2/3 des pierres formant l'entrée du conduit. Ce faisant, il défigure pour toujours la façade Sud de la Grande Pyramide en lui infligeant une grande entaille verticale au 102ème niveau. Pour le moins "explosives", les méthodes de Vyse et de son équipe furent abondamment critiquées par la suite. Mais c'était trop tard, le mal était fait. Il faut dire également, pour la petite histoire, que Hill était vraiment dangereux, n'y allant pas par quatre chemins pour obtenir des résultats. Durant ces jours-là, il manqua de décapiter un de ses collègues ; l'ingénieur John Shea Perring, qui se trouvait dans la chambre du roi sous l'arrivée du conduit Sud au moment où Hill fit tomber une lourde pierre dans le conduit ! C'est peut-être à cause de cet accident qu'on ne trouva ni Perring ni son autre collègue ingénieur James Mash sur les lieux, au moment où Hill réussit enfin à détacher sa découverte. On peut ajouter aussi que le Colonel Vyse, officier de la Garde Royale Britannique, était extrêmement pressé de faire des trouvailles. D'une part, il était en compétition acharnée avec le capitaine italien Giovanni Battista Caviglia, avec lequel il s'était définitivement fâché le 13 février 1837, se séparant de l'Italien après s'être servi de lui et de sa licence de fouille. De son côté, Caviglia faisait découvertes sur découvertes. D'autre part, Vyse devait des comptes à ses bailleurs de fonds. On sait qu'il avait dépensé 10.000 £ rien que pour l'année 1836-37, ce qui représentait une véritable fortune à l'époque. Et il n'avait toujours rien trouvé. Cette situation délicate fut largement utilisée pour mettre en doute certaines de ses découvertes, à la fois à tort et à raison, comme nous allons le voir.

UNE PLAQUE QUI DÉRANGE

Hill a donc enfin réussi à extraire la plaque tant convoitée. C'est une plaque de fer plate de 30.5 cm de long sur 8.6 cm de large, avec une épaisseur variable d'un maximum de 4 cm. Le poids de la plaque étant d'environ 750 g. On ne sait toujours pas à quoi elle servait. Certains ont avancé, en s'appuyant sur sa nature fragmentaire, que c'était peut-être une fermeture du conduit même si celui-ci a une taille plus grande (30.5 x 23.3). Mais dans ce cas pourquoi avoir profondément cimenté dans la maçonnerie cet objet et pourquoi ne pas en avoir trouvé d'autres dans les autres conduits ?

Vyse déclara au monde qu'il venait de trouver avec son équipe : " La plus ancienne pièce de fer forgé jamais trouvée ". Les ingénieurs Perring et Mash signèrent des expertises et certificats d'authenticité comme quoi la plaque avait été retirée du plus profond de la maçonnerie avec beaucoup de difficulté et d'explosifs (!) et qu'aucune ouverture, fissure ou passage n'avaient été trouvés en connexion avec la plaque et que donc, le fer n'avait pu être placé là après la construction de la pyramide mais bel et bien pendant la construction. Vyse a envoyé l'objet avec les expertises au British Museum. (Références et emplacement actuel : Egyptian Department, N° 2433, 3rd Egyptian Room, Case K, 29). Beaucoup de silence et même des accusations de faux accueillirent cette découverte. Pour les détracteurs les moins méchants, il ne pouvait s'agir que de fer météoritique (on a trouvé de rares morceaux d'acier météoritique martelés dans des objets précieux des premières dynasties).

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PROBLÈME DE DATATION

Pour vous éclairer, sachez que l'usage général du fer n'arriva pas en Égypte avant environ 1300 avant J-C et qu'il n'arriva dans le Sud de l'Europe que vers 1100 avant J-C (selon H.R.Hall, "Note on the Early Use of Iron in Egypt" Man 3, 1903). Or, le fait que cet objet puisse dater de l'époque de la pyramide voudrait dire que cette plaque daterait d'environ 3500 avant J-C. (datation "orthodoxe actuelle de la pyramide"). Ce qui veut tout simplement dire que soit la datation de la pyramide est fausse, soit que l'utilisation du fer en métallurgie était beaucoup plus ancienne en Égypte, soit les deux ! On comprend alors pourquoi cet objet embarrasse tout le monde. Il met carrément en jeu la datation officielle de la Grande Pyramide.

Or, nous allons vite comprendre que cette trouvaille est fondamentale et présente toutes les garanties d'authenticité. Le très sérieux, brillant et respecté archéologue anglais Flinders Petrie allait écrire au sujet de cette plaque en 1883 que non seulement les reçus du British Museum étaient extrêmement précis, mais qu'il y avait sur la rouille du fer, la trace d'un nummulite prouvant ainsi que la plaque avait bien été enterrée extrêmement longtemps derrière des blocs de calcaire nummulitique et était certainement très ancienne. Petrie ajouta qu'il n'y avait aucun doute sur le fait que cette pièce était authentique et utilisée par les maçons pendant la construction de la Grande Pyramide.

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LA GUERRE DES EXPERTS

Ce fut la guerre entre les différents experts, mais l'assertion dogmatique de l'égyptologie "classique" comme quoi tout fer provenant de l'Ancien Empire, de par sa très grande rareté, ne pouvait être que d'origine météoritique (donc non travaillé en métallurgie complexe), ne pouvait pas tenir éternellement. Rappelons d'abord que si le minerai de fer est fréquent sur Terre, il est beaucoup plus difficile à travailler que le cuivre et l'étain et sa métallurgie est beaucoup plus compliquée que le bronze. En effet, pour qu'il fonde, il lui faut une température de 1535° Centigrade. Mais pour pouvoir le forger, une température de 1100° à 1150°, suffit. (Le cuivre lui, fond à 1083°C et si on lui ajoute de l'étain il fond à 900°C, et on obtient ainsi du bronze).

Or, si on ne peut pas faire de datation au carbone 14 pour le fer, il y a un moyen assez simple de savoir s'il est d'origine météoritique ou non, c'est de savoir s'il contient du nickel. Tout fer de provenance météoritique contient un taux de nickel variant de 4% à 26%. Le nickel est très rare dans le minerai de fer terrien, même si on peut en trouver quelques infimes traces. Une analyse était donc nécessaire pour savoir si la fameuse plaque de fer de la Grande Pyramide était d'origine météoritique ou si elle était au contraire un fer forgé et donc ferromagnétique.
Mais avant de vous parler des résultats de l'analyse qui fut réalisée, il est intéressant de voir que ces analyses n'étaient pas réellement indispensables (sauf pour vérification ultime bien sûr).

LES ÉCRITS DE MANHÉTHON

Pour attester ou non de l'authenticité de la plaque de fer, peut-être aurait-il suffi en effet à certains égyptologues de se pencher sur le corpus d'écrits précieux que les Anciens égyptiens nous ont légués. Je pense notamment aux écrits de Manhéthon (Ma-n-Thoth), grand prêtre de Héliopolis au troisième siècle avant J-C, cité par Plutarque. Manhéthon a écrit entre autres une histoire de l'Égypte en 30 volumes, laquelle brûla dans la bibliothèque d'Alexandrie en 47 av. J-C.

Il nous reste cependant quelques textes de cet historien antique et c'est à lui que nous devons par exemple la répartition dynastique encore en vigueur aujourd'hui. Il est toutefois un fait beaucoup moins connu concernant ses œuvres : Manhéthon a en effet écrit que les 8 Pharaons Memphite de la 4ème Dynastie étaient tous "d'une race différente". Il a dit aussi que les anciens égyptiens connaissaient très tôt la différence entre le fer ferromagnétique, qu'il nommait "Mehit-Ba" fer "nord-sud", "Os d'Osiris" et le fer non-ferromagnétique, d'origine météoritique qu'ils nommaient : "Os de Seth". Le fer météoritique en provenance du ciel était un fer qui venait du domaine sombre de Seth, "des cieux de nuit" et il était donc mis en opposition au culte solaire.

Il est impressionnant de voir, en se référant aux précisions de Manhéthon, que les anciens égyptiens connaissaient aussi parfaitement la différence entre le pôle Nord géographique défini par l'axe de rotation de la Terre et le pôle Nord magnétique, décalé de l'autre d'un millier de km, et fluctuant. Notons par exemple que le culte à Memphis, proche de Giza, était un culte polaire du vrai Nord géographique. Tout à Giza est orienté scrupuleusement sur le vrai Nord, qui est le culte de Ptah. La Grande Pyramide est orientée avec une incroyable précision sur ce vrai Nord. Pour comparaison, sachez qu'à notre époque le monument le plus précisément aligné sur ce Nord est l'observatoire de Paris. Il est à 6 minutes d'un degré du vrai Nord. Et bien la Grande Pyramide de Giza est quant à elle, à seulement 3 minutes d'un degré du vrai Nord. En outre, des études menées ont prouvé qu'en fait cette différence de 3° est probablement liée à un déplacement du pôle terrestre (Cela pourrait d'ailleurs prouver la datation de Khéops), ou à un mouvement de la plaque continentale africaine. Selon les chercheurs qui défendent ces thèses, à l'origine de sa construction, la pyramide était parfaitement alignée sur ce Nord, ce qui constitue une prouesse technologique inégalée. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas pour rien si les Grecs ont décerné la première place à la Grande Pyramide de Giza dans leur classement des 7 merveilles de ce monde, et si c'est justement la seule qui soit arrivée jusqu'à nous.

Petrie

AU-DELÀ DE L'ENTENDEMENT

Au passage, je ne peux m'empêcher de vous signaler la perfection incroyable de la découpe, qualifiée d'optique par les spécialistes, des blocs de revêtement en albâtre blanc resplendissants de la Grande Pyramide. Il en reste encore quelques-uns qui ont traversé les siècles pour témoigner de la grandeur des bâtisseurs de ce monument. Revêtement d'origine restant sur le sommet de Chéphren (->). Ce revêtement à l'origine couvrait la pyramide entière, la transformant en quatre magnifiques miroirs géants et triangulaires. Il a été calculé que la réflexion de la lumière était telle et si puissante au soleil que cela devait être visible depuis la Lune. Exactement comme une étoile brillante sur Terre, visible depuis notre satellite, illustrant la dénomination ancienne de la Grande Pyramide "Ikhet", "Lumière Glorieuse". Pourquoi a-t-on rendu visible depuis l'espace, comme une balise, ce monument ? C'est une question à méditer, ne croyez-vous pas ? Selon les études de Sir Flinders Petrie, l'erreur de parallélisme des bords de ces gros blocs de revêtement d'albâtre de 16 tonnes chacun, est de moins de 0.002 cm/mètre, c'est-à-dire la précision de nos instruments optiques les plus sophistiqués. La surface des blocs est parfaitement plane avec une erreur de 50 microns. Or, l'angle dihedral exact entre deux blocs a une erreur d'un peu moins de 5 secondes seulement. Chacun de ces 25.000 blocs est donc un chef d'œuvre de précision optique comparable au miroir actuel du télescope américain du Mont Palomar (R. Temple "The Crystal Sun", p. 561, 1999).

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DES ANALYSES TOUJOURS...

En novembre 1926 et avril 1932, la plaque fut examinée par le Dr J. H. Plenderleith du Laboratoire du British Museum qui déclara que la pièce de la Pyramide "consistait en une fine couche de fer métallique recouverte plus ou moins de ses oxydes". Le Dr Plenderleith ne détecta aucun nickel et donc il conclut à un fer d'origine terrestre.

En 1989, une autre analyse très complète a été faite par le Dr El Sayed El Gayar et M. P. Jones, et publiée dans le "Journal of the Historical Metallurgical Society" (Vol 23, p. 75-83). Cette analyse a été effectuée sur un fragment de 1 cm et de 1.7 g de la plaque. Les résultats ont confirmé l'origine terrestre. Selon l'analyse le fragment de la plaque consiste en de nombreuses lames de fer martelées ensemble de différentes épaisseurs, sans globules de cuivre avec quelques traces infimes d'or sur une des couches oxydées. (Peut-être la plaque était-elle à l'origine recouverte d'or). Les scientifiques ont en tout cas confirmé l'extrême ancienneté de la plaque trouvée dans la Grande Pyramide. Cette analyse comme les précédentes soulignait donc l'incohérence de la datation de la pyramide. Elle accentuait du même coup le malaise de la communauté égyptologique classique. Il ne vous surprendra donc pas d'apprendre que l'on procéda alors à une énième analyse de la plaque en 1993. Cette analyse a été menée par le Dr G. Mc Donnell qui s'aligna sur le descriptif des résultats de l'analyse de El Gayar et Jones (tout de même), sauf sur le point le plus important : selon lui, même si la fabrication était très ancienne elle ne semblait pas d'une grande antiquité... Ainsi, après plusieurs sérieuses évidences on insinuait un doute bien pratique sur une pièce à conviction de première importance.

CONCLUSION

Cette plaque n'est pas le seul exemple de fer forgé très antique découvert en Égypte. Le Professeur Gaston Maspero a en effet trouvé en 1882 du fer dans une pyramide royale de la 5ème Dynastie à Abu Sîr ainsi que des parties d'outils à Dashur. Petrie lui, a trouvé du fer dans un dépôt de la 6ème Dynastie, à Abydos. Ce fer a été analysé et jugé non météoritique. Plus tard, Georges Reisner a trouvé du fer dans le temple de Mykherinos. Il fut également analysé comme non météoritique. Ainsi, l'assertion des détracteurs qui répètent que tout fer en Égypte d'avant le Nouvel Empire est d'origine météoritique est fausse. Cela signifie que la technologie du fer était bien connue en Égypte dans une Antiquité très reculée, même si peut-être cette technologie était étrangère, comme le suggèrent certains spécialistes. Quoi qu'il en soit, ce fer pose un réel problème de datation. Mais il y a encore davantage !

Analysemortier1996

Une campagne dont je ne vous ai pas encore parlé est venue raviver la polémique. Il s'agit du "Pyramids Carbondating Project" de 1983-84 mené par les fameux égyptologues Mark Lehner dont je vous ai déjà parlé et Robert Wenke de l'université de Washington. Cette campagne était financée une fois de plus par la Fondation Cayce. À votre avis, pourquoi n'avez-vous jamais entendu parler des résultats fort intéressants de cette campagne ? Tout simplement parce que ces résultats sont incroyables et penchent pour une datation beaucoup plus ancienne de la Grande Pyramide. En effet, ce projet avait pour but d'analyser les mortiers utilisés sur Khéops. Ainsi, 13 spécimens de mortier de la Grande Pyramide ont été analysés et ils ont donné une datation de 3101 à 2853 av. J-C, au lieu des 2500-2400 av. J-C de la datation officielle. Sept spécimens de mortier de la deuxième pyramide, celle de Chéphren, ont donné quant à eux une moyenne de 2988 av. J-C. Enfin, un spécimen de bois de la barque enterrée au pied de la Grande Pyramide donna la date extraordinaire, au carbone-14, de 3400 av. J-C. Ajoutons que des mortiers encore plus anciens pourraient être trouvés sur les pyramides, car il y a eu plusieurs restaurations aux cours des âges, et il est toujours possible que les mortiers analysés ne soient pas les originaux mais proviennent de restaurations à cause de leurs emplacements externes sur les faces des pyramides. Ainsi, les évidences et les preuves d'une datation plus ancienne de Giza et d'une technologie de pointe existent bel et bien. Nous allons continuer à vous les présenter en dépit de la chape de mauvaise foi et de silence qui les recouvre habilement.

LE TABOU SUR LE FER MÉTÉORITIQUE

Il existe une traduction de Wallis Budge en 1911 provenant d'un texte de l'époque du pharaon Pépi II (2278-2184 av. J-C), qui parle du "fer qui provient de Seth et qui se trouvait dans l'avant-bras de Seth et transférait aux décédés le pouvoir de l'œil d'Horus". Il existe un autre texte traduit par Robert H O'Conneli en 1983 (Chant 148, "Coffin Text") où l'on indique que la conception d'Horus est due à un impact météoritique : "... L'explosion d'une météorite de celles que les Dieux craignent, Isis se réveilla enceinte de son frère Osiris". Or, comme les Anciens égyptiens considéraient la constellation de la Grande Ourse comme la demeure de Seth, ils considéraient plausiblement que le fer météoritique avait cette provenance, et qu'en tout cas le fer météoritique, pour s'apparenter au démon Seth était néfaste, et c'est pourquoi non seulement toute image de Seth était exclue de tout temple, tombe pharaonique et pyramide jusqu'à l'époque Ramesside), mais si l'on mettait à l'intérieur d'une construction du fer météoritique, il s'agissait d'une véritable désacralisation du lieu, un acte très grave. Le fer météoritique était tabou. Donc si la plaque de fer trouvée par Vyse date bien de la construction de la Grande Pyramide, quelle que soit sa véritable date, selon la logique des Anciens égyptiens, elle ne pouvait pas être d'origine météoritique mais bel et bien du fer ferromagnétique, forgé ! L'Égypte Ancienne n'est pas le seul endroit ou le tabou sur le fer météoritique était pratiqué. Le Professeur Argentin José Lopez de l'Université de Cordoba ("Misterios Egipcios", Buenos Aires, 1974) cite volontiers à ce propos, l'interdit fait aux constructeurs du Temple de Salomon à Jérusalem d'utiliser pour sa construction à l'intérieur aucun outil de ce fer : "Lorsqu'on bâtit la maison, on se servit de pierres toutes taillées, et ni marteau, ni hache, ni aucun instrument de fer, ne furent entendus dans la maison pendant qu'on la construisait." (1 Rois 6.7). Ou encore ce passage pour la construction d'un autel : "Là, tu bâtiras un autel à l'Éternel, ton Dieu, un autel de pierres, sur lesquelles tu ne porteras point le fer". (Deuteronome 27:5). José Lopez ajoute que si l'utilisation des roues dans les jouets des enfants Mayas est très bien connue des archéologues, la civilisation Maya évitait son utilisation ainsi que celle du fer à cause de ce tabou... "

Sources : Antoine Gigal - http://dossiers.secrets.free.fr/egypte/plaies.8datation.htm

Yves Herbo-Sciences, F, Histoires, 24-04-2014

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