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Articles de yvesh

Gossipgirl s6concours mini

Concours SerieViewer : Gossip Girl intégrale saison 6 - 5 coffrets DVD à gagner

Par Le 10/12/2013

Concours SerieViewer : Gossip Girl intégrale saison 6 - 5 coffrets DVD à gagner

Gossip Girl intégrale saison 6 - 5 coffrets DVD à gagner du 10 au 20 décembre 2013.


Nombre de disques : 3
Durée approx. : 420 min
Langues : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0), Espagnol (Dolby Digital 2.0)
Sous-Titre : Espagnol, Français, Anglais, Danois, Finnois, Norvégien, Suédois
Date de sortie : 06 Novembre 2013

Test DVD

Résumé

Dans la sixième et dernière saison de la série, Chuck et Blair reviennent de Monaco. Dan décide, quant à lui, d'écrire un nouveau roman. Nate est en couple avec une très jeune. Serena disparait mystérieusement. Plus tard, cette dernière rencontre un certain Steven Spence. Enfin, l'identité de Gossip Girl est enfin révélée...

Lien pour tenter de gagner un DVD :

http://www.serieviewer.com/concours/Gossip-Girl-saison-6.html


Yves Herbo-SFH-SV-12-2013

Hawaii roi

Des Géants et des Aliens dans les Îles du Pacifique ?

Par Le 09/12/2013

Des Géants et des Aliens dans les Îles du Pacifique ? - 1 -

Portrait du Roi Kamehameha qui mesurait plus de deux mètres

Hawaii, Terre de Géants ? L'étude des légendes de l'île volcanique au drapeau actuel américain semble amener à des conclusions qui ne peuvent que diviser la communauté scientifique, d'autant plus que ces légendes sont concrétisées par des découvertes archéologiques importantes... qui semblent disparaître très rapidement suite à leurs révélations prématurées au public... si on écoute les témoignages des anciens natifs et leurs propres conclusions, on peut dire qu'ils ne sont pas dupes...

Ecoutons ces légendes et regardons les traces laissées réellement par ces découvertes :

Tout comme la majorité des îles habitées parsemant le Pacifique, Hawaii possède une riche Histoire qui commence par des légendes, d'histoires liées aux thèmes classiques de l'amour, de la fidélité, la trahison, la mort et renaissance. Si on suit les mythes et légendes de la majorité des grandes îles de l'Océan pacifique, de Tahiti à la Nouvelle-Zélande en passant par Samoa et les Fidji, on y retrouve les mêmes similarités selon le collecteur de légendes du début du 20ime siècle, W.D. Westervelt. Invariablement, il s'agit de récits de Dieux et d'hommes importants, mais aussi de fantômes, de forces de la Nature et d'un peuple assimilable aux Gobelins mythiques. Un ancien chant natif parle même d'un nombre aussi grand que quatre mille Dieux... tout un peuple divin ! et comme tous les peuples de la planète, les mythes hawaiiens expliquent tout, de la création de la Terre aux colères du volcan par l'histoire de leurs Dieux...

Un rapide passage sur les traditions anciennes :

Aina

L'aspect qui est peut-être le plus primordial dans la culture hawaiienne est le concept de malama aina, ou respect pour la terre. Le Chant de la Création, le kumulipo, explique que les hawaiiens sont les directs descendants de la terre. Les Anciens pensaient que la terre n'était pas appropriable, mais était un cadeau des dieux qui devait être partagé entre tous. De nos jours, les hawaiiens sont bien trop nombreux mais ont conservé le caractère sacré de leurs terres et tentent toujours de les protéger au mieux. Seuls un petit nombre d'hawaiien vivent sur des terres leur appartenant de plein droit, les listes d'attente pour accéder à une propriété foncière comportent des milliers de noms.

Ohana

Un concept de grande loyauté familial étendu faisant qu'aucune famille ne pouvait être isolée des autres mais au contraire travaillaient ensemble pour s'assurer que tout le monde recevait ce dont il avait besoin. Le partage était une clé, le travail fait pour nourrir et protéger tout le monde, chacun fournissant sa part de sueur et ses dons propres. A Hawaii, il est mal poli de parler d'affaires et d'argent avant de parler des familles et de savoir si tout le monde va bien.

La Hula

" La hula est le langage du cœur et par conséquent le battement de cœur du peuple hawaiien " - Le Roi Kalakaua

La Hula est l'un des principes les mieux ancrés dans la culture locale, bien que les missionnaires chrétiens l'ait interdite dès 1820, cette tradition ne s'est jamais vraiment perdue et a même connu une véritable renaissance, et continuer aujourd'hui de croître et évoluer tout en conservant ses racines profondes. Bien plus qu'un type de danse, la Hula raconte toute une histoire par le chant, les gestes et mouvements corporels et elle est pratiqué en l'honneur d'un des dieux ou déesses pour affirmer les accomplissements d'un guerrier, célébrer la beauté de la terre et renforcer les liens entre le matériel et la spiritualité. C'est en quelque sorte une alliance entre un divertissement joyeux et un rite sérieux qui doit être pratiqué avec précision, respect et détermination. Les origines viennent des ancêtres (les aumakas) qui la consacraient à Laka, la légendaire déesse de la Hula. La hula n'est pas un ensemble de mouvements frivoles ; chaque geste a un but et une signification précis. Dans les premiers temps, elle était utilisée pour révéler des messages religieux, accompagnés de rituels et de prières. Aujourd'hui, les deux formes principales de hula sont la hula auana, ou la hula contemporaine, danse informelle, sans cérémonie ou offrandes, et la hula kahiko, ou l'ancienne hula. Dirigé par un kumu hula, ou professeur de hula, les danseurs de hula s'inscrivent dans une halau hula (école de hula) pour de nombreuses années.

La langue

E ola mau ka olelo Hawaii ! La langue hawaiienne vit toujours ! Elle est tellement intégrée à Hawaii qu'il est impossible de rester quelques temps ici sans en apprendre un mot ou deux, car elle se mélange à l'anglais au fil des phrases. Hawaii étant le seul endroit au monde où cette langue est parlée, celle-ci vit à travers les familles qui la parlent couramment, les keiki (enfants) suivant les programmes d'apprentissage de l'hawaiien, les moolelo (histoire) transmises de générations en générations et les olelo noeau (proverbes) encore prononcés par les kupuna (les anciens).

Les ossements de Kamehameha

Kamehameha I, aussi appelé Kamehameha Le Grand, unifia l'archipel hawaiien sous son règne. Depuis le jour de sa mort, le 8 mai 1819, le mystère de l'emplacement des ossements du Roi Kamehameha est l'un des plus grands de l'archipel.

Alors que les anciens hawaiiens avaient des rites funéraires pour tout un chacun, ceux données en l'honneur de chefs étaient particulièrement complexes et sacrés. Une cérémonie préparant le corps pour l'au-delà, avec la séparation de la chair des os, était suivie par une mise en terre secrète des ossements.

L'emplacement des ossements était gardé secret par ceux à qui la tâche de l'enterrement était confiée, généralement le plus proche conseiller de l'héritier. Lors de la mort de Kamehameha, c'est au chef Ulumaheihei (appelé Hoapili par le roi) qui fut donné cet honneur. Les ossements de Kamehameha étaient absolument sacro-saints et devaient être gardés cachés pour s'assurer de la réussite du passage de l'âme vers le monde des aumaka, les dieux.

A la fois pour la protection physique des os sacrés et pour empêcher un quelconque espionnage, les os furent enterrés la nuit de manière totalement cachée. On supposait alors que si l'emplacement de l'enterrement était connu, un ennemi chercherait tôt ou tard à toucher les os pour absorber le mana (pouvoir) du chef.

Bien que celà reste à prouver, beaucoup pensent que les restes de Kamehameha reposent dans une cave funéraire de Kaloko, un bassin dans Kehaha. D'autres souverains célèbres, comme Kahekili, un fameux chef de Maui, repose aussi en paix içi. Certains racontent que le roi Kalakaua ordonna que les ossements de Kamehameha soient déplacés au Mausolée Royal dans la vallée Nuuanu, bien que ce ne soit qu'une rumeur.

SI les os du roi Kamehameha devaient jamais être exhumés, par accident ou intentionnellement, il n'est pas dur de deviner ce qui se passerait après ce sacrilège. Les indications contradictoires sur l'emplacement réel des restes de Kamehameha le Grand sont peut-être intentionnellement données pour s'assurer que ce mystère particulier le reste toujours...

Les Menehunes

Les menehunes (ka poe menehune) sont une race légendaire d'Hawaii, des petites personnes malicieuses et intelligentes qui hantent les histoires des anciens et vivent profondément cachés dans les forêts et les vallées des îles. Leurs origines remonteraient à plus de 1500 ans avant l'arrivée des polynésiens sur l'archipel.

Les menehunes sont supposés être très habiles de leurs mains, d'être des constructeurs acharnés pouvant produire des temples, des routes, des canoës, des viviers de poissons et des maisons en un rien de temps. Bien qu'on les décrive comme ayant parcouru toutes les îles de l'archipel, l'île de Kaui est le lieu où prend place la plupart des histoires les mettant en scène.

Ces gens de 60 centimètres de haut sont réputés être de grands architectes, à qui on attribue la construction du barrage et du bassin de l'Aleloko, le plus grand réservoir à poissons de Kauai. Une histoire entourant la construction du bassin raconte que deux membres de la famille royale curieux, ignorant les avertissements des menehunes, furent transformés en pierre après avoir espionnés ces petites personnes en train de travailler.

Aujourd'hui, on dit que les deux piliers de pierre sont toujours visibles près du bassin. Les structures comme des murs construits à la main et soigneusement décorés de pétroglyphes sont considérés par beaucoup comme une preuve que Kauai accueillait autrefois (et peut-être toujours aujourd’hui) les menehunes.

Les eaux rouges de Wainapanapa

Une vieille légende hawaiienne est liée à la grotte de Wainapanapa sur Maui. Cette légende décrit comment la princesse Popoalaea, pendant qu'elle se cachait dans la grotte pour fuir son cruel et jaloux mari le chef Kaakea, fut retrouvée par celui-ci et sauvagement tuée. En mémoire de la mort de la princesse, les eaux qui passent à travers cette grotte prennent une couleur rouge plusieurs fois par an.

L'Ohia Lehua de Pele :

Gabriel 1

WebSérie fantastique inédite Gabriel

Par Le 08/12/2013

Websérie fantastique inédite Gabriel - MAJ - FIN

Dailymotion a accepté ce site comme partenaire pour diffusion de certaines vidéos protégées par droits d'auteurs ou distributeurs qui eux-mêmes sont partenaires et donc en toute légalité. Il n'y a aucune rémunération pour le site en dehors du choix des visiteurs de cliquer ou non sur d'éventuelles publicités selon leur libre arbitre, leur simple affichage ne rapportant évidemment rien (comme tout ce qui se trouve sur mes blogs). Attention, il ne s'agit que de syndication, c'est-à-dire que cela ne rapporte même pas le coût de l'électricité pendant que j'écrits ça... c'est bien sûr surtout pour le partage.

J'ai donc accès à toute une bibliothèque de divers documentaires, films, musiques et news en tout genre, mise à jour tous les jours avec de nouvelles vidéos sur tous les sujets... l'immense majorité est évidemment en VO mais il y a une bonne production française et cette catégorie Séries Télévisées va pouvoir s'étoffer de programmes pour tous (et élargir j'espère le public de ce site). Beaucoup de programmes éducatifs et pour jeunes aussi, et comme je sais pertinemment qu'il reste une part d'enfant au fond de tout le monde jusqu'à la fin de sa vie, voici :

Gabriel

"GABRIEL" (crée par Gwendal Biscueil & Arnaud d'Ancona) la série fantastique en 5 parties du dernier festival de la fiction TV de La Rochelle en VERSION NON-CENSURÉE !! Tout savoir sur la série (diffusion, photos, épisodes), RDV sur: https://www.facebook.com/webseriegabriel

GABRIEL Chapitre 1 "Retrouvailles" :

C'est la nuit, une jeune femme entre dans un train de banlieue à Paris. Elle aurait du prendre le prochain...


GABRIEL Chapitre 2 "Hip Hop et revenants" :

Gabriel se réveille dans son étrange appartement et plonge une nouvelle fois dans son quotidien rempli de fantômes...

GABRIEL Chapitre 3 "L'Histoire d'Amandine" :

GABRIEL Chapitre 4 "Chroniques de la Commune" :

GABRIEL Chapitre 5 "Origines" :

FIN, une suite est possible.

Yves Herbo-SFH-novembre-décembre 2013

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OVNIs : Emission OANI TV du 06-12-13

Par Le 06/12/2013

OVNIs : Emission OANI TV du 06-12-13

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L'Emission OANI TV du 06-12-2013 vous est présentée par Gilles Thomas.

Le programme de cette nouvelle édition :
- Actualité des objets aquatiques non identifiés dans le monde
- Interview de Gilles Durand, Luc Chastan et Michel Langard sur les OANI.
- OANI de Marseille à Toulon

http://odhtv-replay.kazeo.com/

Yves Herbo Relai-SFH-12-2013

Femur simas de los huelos javier trueba madrid scientific films

De l’ADN vieux de 400.000 ans complique l’histoire de l’Homme

Par Le 06/12/2013

De l’ADN vieux de 400.000 ans complique l’histoire de l’Homme

Le plus vieux génome d'hominidé séquencé a 400.000 ans. Il a été extrait de mitochondries trouvées dans ce fémur d'Homo heidelbergensis. © Javier Trueba, Madrid Scientific Films

Près de 400.000 ans : voici l’âge de l’ADN mitochondrial qui vient d’être intégralement séquencé. Il a été extrait du fémur d’un hominidé découvert en Espagne dans les années 1990. Surprise : bien que morphologiquement proche de l’Homme de Néandertal, cet inconnu aurait plus d’affinités génétiques avec l’Homme de Denisova. Lequel, pourtant, a vécu en Sibérie plusieurs milliers d’années plus tard.

Au cours du temps, l’ADN d’un être mort se dégrade progressivement, à une vitesse qui dépend des conditions dans lesquelles la dépouille est conservée. En d’autres termes, il se fragmente en une multitude de séquences nucléotidiques de plus en plus petites, au grand dam des paléogénéticiens. En effet, ce processus limite l’âge maximal des séquençages pouvant être réalisés sur des restes humains ou animaux. Cependant, les spécialistes ne s’avouent pas vaincus pour autant.

Ainsi, plusieurs laboratoires cherchent à améliorer les techniques d’extraction de l’ADN fossile, notamment pour mieux saisir les séquences nucléotidiques qui ne font que quelques dizaines de paires de bases. Et le succès est au rendez-vous. Pour preuve, en septembre dernier, l’ADN mitochondrial d’un ours des cavernes mort voici 300.000 ans a intégralement été présenté à la communauté scientifique. Cet animal avait été exhumé de la Sima de los huesos, une grotte tempérée et humide qui se situe dans la sierra d’Atapuerca (Espagne).

Ce site est bien connu des anthropologues, puisque des restes de 28 Homo heidelbergensis y ont également été trouvés depuis le début des fouilles en 1978. Parmi eux figure un fémur exhumé dans les années 1990. Ce jour, nous venons d’apprendre que des chercheurs ont non seulement réussi à en extraire de l’ADN mitochondrial, mais qu’ils sont aussi parvenus à le séquencer dans son intégralité. Or, cet os est vieux d’environ 400.000 ans ! Présenté dans la revue Nature, cet exploit est une fois encore l’œuvre de l’équipe dirigée par Svante Pääbo du Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology (Allemagne).

Les 28 Homo heidelbergensis découverts dans la Sima de los huesos (Espagne) ont vécu voilà 300.000 à 400.000 ans, au Pléistocène moyen. De nos jours, la grotte se caractérise par une température constante de 10 °C et par un taux d'humidité proche de la saturation. © Javier Trueba, Madrid Scientific Films

La morphologie et la génétique divergent une fois de plus

Ce génome mitochondrial a été comparé à celui d’autres représentants du genre Homo. Les résultats ont laissé certains spécialistes sans voix. Morphologiquement, Homo heidelbergensis ressemble à l’Homme de Néandertal qui a vécu dans la même région, mais quelques milliers d’années plus tard. D’ailleurs, pour quelques experts, le second descendrait du premier.

Génétiquement… c’est une toute autre histoire. En effet, les hominidés de la Sima de los huesos seraient plus proches des Hommes de Denisova, le groupe frère des néandertaliens qui s’est épanoui dans le sud-est de la Sibérie, donc à des milliers de kilomètres de l’Espagne. Cette découverte a tout simplement apporté plus de questions que de réponses, car il est difficile de l’expliquer.

De l’ADN nucléaire extrait d’ici un an ?

À partir de là, chacun y va de sa petite théorie. Pour sa part, Svante Pääbo a rappelé que la comparaison des génomes des Hommes de Denisova et de Néandertal a montré qu’ils ont un ancêtre commun qui a vécu voici 700.000 ans. L’Homme de la Sima de los huesos pourrait avoir appartenu à cette population fondatrice, qui avait alors une distribution eurasienne.

Ainsi, les Néandertaliens et les Dénisoviens auraient théoriquement reçu un patrimoine génétique mitochondrial similaire, mais les premiers l’auraient ensuite perdu. Rappelons-le, l’ADN mitochondrial se transmet uniquement par la mère. Ainsi, il est possible qu’une néandertalienne ait donné naissance à un fils qui se serait hybridé avec une femelle d’une autre espèce, ce qui aurait fait disparaître les gènes retrouvés en Espagne (Homo heidelbergensis) et dans la molaire de la fille morte dans la grotte de Denisova voici 30.000 à 50.000 ans.

Pour y voir plus clair, l’équipe allemande s’est déjà remise au travail, avec pour objectif d’extraire de l’ADN nucléaire du fémur d’ici un an. Puisqu’il est transmis par les deux parents, celui-ci fournit de meilleures informations sur l’histoire évolutive d’une population. Il faut avouer que les défis à relever sont nombreux. Souhaitons leur bonne chance.

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences

De leurs côtés, les professeurs russes Anatole A. Klyosov et Igor L. Rozhanskii développent depuis quelques années des travaux très intéressants sur l'ADN du Caucasien (et les découvertes d'ADN de Denisoviens de 400.000 ans en Espagne pourraient intéresser leurs théories), et ces derniers semblent amener le renouvellement de la question : L'Homme Moderne est-il bien né en Afrique ? - attention, c'est très technique et je ne traduit que l'essentiel... voir le document pdf pour des schémas très intéressants et d'autres explications techniques.

 

Ré-examen de la théorie «Out of Africa» et de l'origine des Europeoids (Caucasoïdes) à la lumière de la Généalogie de l'ADN

" Cette étude porte sur l'origine des Humains anatomiquement modernes (Homo Sapiens Sapiens), qui appartiennent vraisemblablement aux haplogroupes chromosomiques Y de A à T selon la classification établie dans la génétique humaine et de la phylogénie de l'ADN de l'homme. Ce document 1 ) présente un calendrier pour l'origine de Europeoids ( Caucasoïdes) ; 2 ) d'identifier avec certitude leur position parmi toutes les haplogroupes (tribus) connus aujourd'hui sur l'arbre des haplogroupes et 3) apporter la preuve qu'il faut réexaminer la validité du concept de "La sortie d'Afrique".

" La principale différence de notre approche par rapport à celles connues dans la génétique humaine, c'est que notre méthodologie est basée sur l' identification des branches d'haplotypes dans chaque haplogroupe et sa sous-clade (chaque branche provient de son unique ancêtre commun), et, dans chaque cas, est calculé un laps de temps à partir d'un ancêtre commun de la branche en vérifiant que la branche est effectivement dérivée d'un ancêtre commun et en utilisant les critères décrits dans (Klyosov , 2009a ; Rozhanskii & Klyosov , 2011; Rozhanskii , 2011). Par conséquent, nous avons obtenu une chronologie de toutes les branches disponibles dans chaque haplotype et entièrement dans leur ensemble - de A à T (dans la classification actuelle). En d'autres termes, pour chaque haplotype nous avons identifié avec succès sa place dans l'ensemble du système de multi-haplogroupes de l'humanité. Il est raisonnable de supposer que les haplotypes de l'ensemble de l'humanité forment un système continu, quoique interrompu localement par la population des " goulots d'étranglement " qui perturbent essentiellement les haplotypes fabriqués au départ en continu. Ce tissu peut être reconstruit à partir de ses fragments, de la même manière que la cinétique des réactions chimiques peuvent être reconstruites sur la base de relativement peu de points expérimentaux. Cette analogie est assez proche puisque les mutations dans les haplotypes obéissent aux mêmes lois de la cinétique chimique, cela a été discuté dans le premier article de cette série ( Rozhanskii & Klyosov , 2011).

Merci en grande partie aux généticiens, le concept de l' « Out of Africa» (la sortie d'Afrique de l'Homme Moderne) a été popularisé au cours des deux dernières décennies, mais il n'a jamais été directement prouvé, mais, pour de nombreux spécialistes sa logique était indéniablement convaincante. Le concept repose principalement sur l'hypothèse que l'Afrique possède la plus forte variabilité ou la variance de l'ADN humain et de ses segments. Ceci à part, ce n'est pas un argument de poids en raison qu'un mélange de différentes lignées d'ADN se traduit également par une forte variabilité et, comme nous le montrons ci-dessous, c'est en grande partie ce qui se passe en Afrique. En outre, un écart existe entre la génomique des Africains et des non-Africains, qui a également été interprété comme un argument que ces derniers sont descendus des Africains. Une interprétation plus plausible aurait été que les deux Africains actuels et les non-Africains descendent séparément à partir d'un plus ancien ancêtre commun, formant ainsi une fourchette proverbiale. Une région où cet ancêtre commun serait né en aval ne serait pas nécessairement en Afrique. En fait, il n'a jamais été prouvé qu'il a vécu en Afrique.

La recherche sur cette question a servi de base pour le sujet de notre travail. Nous avons constaté qu'une grande diversité de haplotypes chromosomiques Y en Afrique est le résultat du mélange de plusieurs lignées très éloignées, certaines d'entre elles pas nécessairement d'Afrique, et que les Europeiods (au moins) ne contiennent pas de SNP «africains» (ceux des haplogroupes A ou B). Ces résultats importants ont mis une "dent proverbiale" dans la théorie de l' «Out of Africa».

Sept mille cinq cent cinquante six (7556) haplotypes de 46 sous-clades dans 17 grands haplogroupes ont été considérés en fonction de leur base de haplotypes et des intervalles ( ancestraux) de leurs ancêtres communs, pour construire une définition du temps équilibrée de l'arbre des haplogroupes. Il a été constaté que l'haplogroupe A africain (origine 132.000 ± 12000 années avant le présent-BP) est le début temporel exact de tous les autres haplogroupes, qui avaient un ancêtre commun séparé, appelés β - haplogroupe très éloigné, et d'origine de 64.000 ± 6000 ans BP. Il comprend une famille de Europeoid (caucasoïdes) des haplogroupes de F à T qui proviennent de 58.000 ± 5000 ans BP. Un ancêtre commun en aval de l'haplogroupe A et β - l'haplogroupe inventé α - a émergé il y a 160.000 ± 12.000 ans BP. L'origine territoriale des haplogroupes α - β - demeure inconnu, mais l'origine la plus probable pour chacun d'eux est un vaste triangle qui s'étend de l'Europe centrale jusqu'à l'ouest par la plaine de la Russie à l'est et au Levant au sud. L'Haplogroupe B est descendu de l'haplogroupe β ( et non de l'haplogroupe A, duquel il est très lointain, et séparé par autant que 123.000 années de "latences-erreurs " de l'évolution mutationnelle), a probablement migré vers l'Afrique après 46.000 ans BP. La constatation que les haplogroupes Europeoid ne descendent pas des haplogroupes "africains" A ou B est étayée par le fait que les porteurs de l'haplogroupe Europeoid, ainsi que tous les haplogroupes non-africains ne portent pas non plus de SNP M91 , P97 , M31 , P82 , M23 , M114 , P262 , M32 , M59 , P289 , P291 , P102 , M13 , M171 , M118 ( haplogroupe A et ses sous-clades SNP ) ou M60 , M181 , P90 ( haplogroupe B ), comme il a été montré récemment dans le " “Walk through Y” FTDNA Project ( la référence qui y est incorporé ) sur plusieurs centaines de personnes de divers haplogroupes. "

Source : Klyosov, A. & Rozhanskii, I. (2012). Re-Examining the "Out of Africa" Theory and the Origin of Europeoids (Caucasoids) in Light of DNA Genealogy. Advances in Anthropology, 2, 80-86. doi: 10.4236/aa.2012.22009.  - etudesadnrusse05-2012.pdf etudesadnrusse05-2012.pdf

References :

[1] Cruciani, F., Trombetta, B., Sellitto, D., Massaia, A., Destro-Bisol, G., Watson, E., et al. (2010). Human Y chromosome haplogroup R-V88: A paternal genetic record of early mid Holocene trans-Saharan con- nections and the spread of Chadic languages. European Journal of Human Genetics, 18, 800-807.

[2] Cruciani, F., Trombetta, B., Massaia, A., Destro-Bisol, G., Sellitto, D., & Scozzari, R. (2011). A revised root for the human Y chromosomal phylogenetic tree: The origin of patrilineal diversity in Africa. The American Journal of Human Genetics, 88, 1-5. doi:10.1016/j.ajhg.2011.05.002

[3] Klyosov, A. A. (2009a). DNA Genealogy, mutation rates, and some historical evidences written in Y-chromosome. I. Basic principles and the method. Journal of Genetic Genealogy, 5, 186-216.

[4] Klyosov, A. A. (2009b). DNA Genealogy, mutation rates, and some historical evidences written in Y-chromosome. II. Walking the map. Journal of Genetic Genealogy, 5, 217-256.

[5] Klyosov, A. A. (2011a). The slowest 22 marker haplotype panel (out of the 67 marker panel) and their mutation rate constants employed for calculations timespans to the most ancient common ancestors. Pro- ceedings of the Russian Academy of DNA Genealogy, 4, 1240-1257.

[6] Klyosov, A. A. (2011b). DNA genealogy of major haplogroups of Y chromosome (Part 1). Proceedings of the Russian Academy of DNA Genealogy, 4, 1258-1283.

[7] Klyosov, A. A. (2012). Ancient history of the Arbins, bearers of hap- logroup R1b, from Central Asia to Europe, 16,000 to 1,500 years before present. Advances in Anthropology, in press.

[8] Rozhanskii, I. (2010). Evaluation оf the сonvergence оf sets in STR phylogeny and analysis оf the haplogroup R1a1 tree. Proceedings of the Russian Academy of DNA Genealogy, 3, 1316-1324.

[9] Rozhanskii, I. L., & Klyosov, A. A. (2011). Mutation rate constants in DNA genealogy (Y chromosome). Advances in Anthropology, 1, 26- 34. doi:10.4236/aa.2011.12005

[10] Simms, T. M., Martinez, E., Herrera, K. J., Wright, M. R., Perez, O. A., Hernandez, M. et al. (2011). Paternal lineages signal distinct genetic contributions from British Loyalists and continental Africans among different Bahamian islands. American Journal of Physical Anthro- pology, 146, 594-608. doi:10.1002/ajpa.21616 ".

 

YH : Cette étude démontre donc (sans avis contraire démontré), compte-tenu à la fois des découvertes archéologiques récentes, mais aussi la génétique de l'ADN, que l'apparition de l'Homme Moderne en Afrique est maintenant moins probable qu'une naissance de cet ancêtre primaire commun dans le grand triangle évoqué, mettant en jonction ses différentes branches. Certains ne manqueront pas de noter que, cette région étant inconnue de toute façon pour l'instant, elle pourrait, vu les 200.000 ans évoqués pour l'apparition de l'Homme Moderne de nos jours, être sous l'eau maintenant, sous les glaces ou ensevelie sous des dizaines de mètres de sédiments...

Yves Herbo Traductions-SFH-12-2013

Timna mines de cuivre

Les mines de cuivre de la Vallée de Timna en Palestine

Par Le 05/12/2013

Les mines de cuivre de la Vallée de Timna en Palestine

Située dans la vallée de Timna en Israël actuelle mais ancienne région palestinienne, une mine de cuivre connue depuis de nombreuses années et anciennement attribuée aux Egyptiens, serait en fait celle d'une tribu israélienne datant de l'époque du roi Salomon. Suite à de nouvelles excavations en Israël, des archéologues ont revu l'origine et l'appartenance d'une ancienne mine de cuivre : elle n'appartenait pas aux Égyptiens comme on le pensait jusqu'ici, mais aux Édomites, un peuple contemporain du légendaire roi Salomon.

Le site, installé dans la vallée de Timna en Israël, est étudié depuis de nombreuses années par les archéologues. Il avait ainsi auparavant été attribué aux Égyptiens du XIIIe siècle avant J.C. Mais grâce à des datations au carbone 14, des archéologues de l'université de Tel Aviv ont découvert que ces mines étaient près de trois siècles plus récentes que prévu, les plaçant durant le règne du roi Salomon, fils de David, soit au Xe siècle avant J.C. D'après les archéologues, la mine appartenait en réalité aux Édomites, une tribu semi-nomade qui était souvent en guerre contre le royaume d'Israël, explique la Bible. Les archéologues espèrent ainsi en découvrir davantage au sujet de cette tribu qui reste assez méconnue. "Ces mines nous aideront à comprendre leur société, qui sans cela nous était invisible" déclare le Dr. Ben-Yosef, chef des fouilles.

(crédits photo : TAU Timna Expedition)

La Colline des esclaves

La vallée de Timna est très riche en cuivre et autres métaux, et de nombreuses mines la constellent. C'est en février 2013 que le docteur Ben-Yosef et son équipe ont commencé leurs travaux dans un site encore préservé de la vallée, connu sous le nom de "Colline des esclaves". La zone contient les restes de centaines de fonderies et ateliers de métallurgie accumulés au cours des siècles. Les archéologues ont également découvert des restes de vêtements, de céramiques et de divers outils. Onze échantillons provenant de ces objets ont été rapportés et analysés à l'Oxford Radiocarbon Accelerator Unit de l'Université d'Oxford. La datation au carbone 14 a alors abouti à des dates plus récentes qu'estimées, remettant en cause les précédentes estimations.

Une société complexe

La Colline des esclaves révèle que ce peuple était beaucoup plus complexe qu'on pouvait le penser. Les techniques de fonderie étaient relativement avancées et le camp révèle une société très organisée. En effet, opérer de si vastes mines en plein désert devait requérir une pleine coopération entre des milliers de personnes. "Dans la vallée de Timna, nous avons mis au jour une société sans aucun doute très puissante et très organisée" explique l'archéologue. "Et pourtant, ce peuple vivait dans des tentes, s'ils n'avaient pas eu d'industrie métallurgique, jamais les archéologues n'auraient pu les découvrir".

Histoire et Bible

Cette découverte met en évidence la pensée traditionnelle archéologique qu'un peuple avancé laisse forcément des ruines de bâtiments et d'architecture. Historiquement, on a pu prouver l'existence du roi David et de son peuple, mais dans des proportions moins grandes et forcément moins épiques que celles décrites dans la Bible. Actuellement, le règne de son fils Salomon est toujours discuté par les historiens. Mais selon Ben-Yosef, il est tout à fait possible que ces rois aient bel et bien existé et qu'ils aient pu contrôler les mines de la vallée de Timna.

(crédits photo : TAU Timna Expedition)

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/mine/des-mines-de-cuivre-datant-de-l-039-epoque-du-roi-salomon_art30678.html
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Une rare vidéo trouvable sur la vallée de Timna...

Timna : la vallée des anciennes mines de cuivre

"Un pays où les cailloux sont en fer et de ses montagnes tu extrairas du cuivre". Deutéronome 8:9

La vallée de Timna est située au sud-ouest de la Arava, a une trentaine de kilomètre au nord du golfe d'Eilat. Il s'agit d'une formation semi-circulaire d'environ 70 kilomètres carrés, produite par l'érosion, s'ouvrant à l'est vers la Arava ; au nord, à l'ouest et au sud, elle est entourée de falaises de près de 300 mètres de hauteur. Dans les parties basses de ces falaises et sur les versants au-devant, des nodules riches en cuivre (dont la teneur peut atteindre 55%) principalement de malachite et de chalcocite, étaient exploités dans l'antiquité. Depuis le Vle millénaire avant l'ère chrétienne, lorsque l'homme découvrit comment transformer un "morceau de rocher" en métal malléable, le cuivre a été extrait et fondu dans la vallée de Timna et ce, jusqu'à l'époque moderne, avec les activités de la Société minière Timna d'Israël qui a aujourd'hui cessé la production.

D'importants vestiges d'activités humaines datant d'époques reculées sont encore visibles dans les collines rocailleuses. On trouve des témoignages d'une exploitation minière dans les cheminées et les galeries, ainsi que de fonte du cuivre dans des fourneaux de divers types. On trouve également des vestiges de campements et de plusieurs sites cultuels, notamment un sanctuaire de mineurs égyptiens.

La présence de vestiges de la production de cuivre à Timna était connue grâce à des études effectuées à la fin du siècle dernier, mais l'attention des savants et l'intérêt du public furent stimulés à la fin des années 1930 lorsque Nelson Glueck attribua l'extraction minière à Timna au roi Salomon (Xe siècle avant l'ère chrétienne) et nomma le site "Mines du roi Salomon" ; cette théorie n'a pas été confirmée par la suite par des recherches sur le terrain.

Les études et les fouilles dans la vallée de Timna ont été menées entre 1959 et 1990. A partir de découvertes surprenantes, il est aujourd'hui possible de reconstituer la longue et complexe histoire de la production du cuivre sur ce site, depuis la fin de la période néolithique jusqu'au moyen âge. L'apogée des activités minières dans la vallée de Timna se situe durant le règne des Pharaons, des XIVe au XIIe siècles av., lorsque les expéditions minières égyptiennes, en collaboration avec les Midianites et les Amalécites, firent de la région une grande industrie du cuivre.

L'exploitation du cuivre

Après une phase initiale de ramassage en surface des nodules de minerai à l'époque préhistorique, les premiers mineurs suivirent les veines de minerai souterraines qui affleuraient. Ces premiers puits, creusés dans le roc avec de grands outils de pierre peu pratiques, consistaient en de grands trous avec des galeries qui partaient dans toutes les directions en suivant les veines du mineral.

Les mineurs égyptiens qui arrivèrent par la suite utilisèrent des ciseaux de métal et des binettes pour creuser des puits tubulaires très réguliers, avec des encoches dans les murs pour y descendre et en remonter. Certains de ces puits pénétraient jusqu'à une profondeur de 30 mètres et davantage avant d'atteindre la couche de grès riche en cuivre. A partir des puits, d'étroites galeries suivaient le minerai, s'élargissant en cavités souterraines où d'importants nodules de minerais devaient être extraits. Au fur et à mesure que le réseau des galeries s'étendait, il fallait retirer de lourdes charges de minerai le long des étroites galeries et les ramener à la surface. Ces puits de mines et ces galeries à plusieurs niveaux, avec une ventilation souterraine appropriée, sont les plus anciens faisant l'objet d'une exploitation systématique découverts à ce jour.
L'exploitation minière fut abandonnée lorsque la concentration des nodules de mineral déclina. Les puits abandonnés et les galeries furent soit intentionnellement comblés avec les rebuts de la mine, soit progressivement comblés par le sable apporté par l'eau et par le vent. Des restes de leur existence sont aujourd'hui visibles dans les milliers de plaques en forme d'assiette retrouvées sur les versants en contrebas des falaises de Timna.

La production de cuivre

Le premier four de fonte du cuivre bien conservé date du Ve millénaire avant l'ère chrétienne. Il consistait en un petit trou creusé dans le sol, avec un soubassement de pierres, et ventilé par des soufflets en peaux de chèvre. La fusion dans ces trous était primitive et inefficace.

Pendant les trois millénaires suivants, le cuivre fut produit par des fourneaux qui s'amélioraient constamment grâce à la maîtrise des procédés métallurgiques. Dès la période chalcolithique (IVe millénaire avant l'ère chrétienne), le minerai de fer (disponible à Timna) fut ajouté en guise de fondant au minerai de cuivre en fusion et au charbon de bois, ce qui améliora considérablement la fonte. Un autre grand progrès introduit au début du IIIe millénaire, consistait à drainer les scories fluides hors du fourneau, ce qui permettait de poursuivre la fonte tout en économisant le précieux combustible. Le cuivre métallique produit par ce procédé demeurait au bas du fourneau sous la forme d'un lingot irrégulier - probablement le premier lingot de cuivre de l'histoire.

Il ne subsiste aucune trace de l'extraction minière ou de fusion à Timna pour la période allant du milieu du IIIe millénaire à la fin du IIe millénaire av., lorsque les expéditions minières égyptiennes arrivèrent. On trouve des vestiges de nombreux camps de travail, principalement des ateliers pour la fonte du cuivre. L'un des camps les plus étendus (400 ml) a fait l'objet de fouilles ; dans sa cour centrale, un trou bordé de pierres et servant d'entrepôt contenait des nodules de minerai de fer destinés à être écrasés sur une plate-forme de pierre voisine. Toutes sortes d'outils de concassage comme les marteaux de granit, les mortiers et les pilons, les enclumes et les moulins en grès "ensellés" ont été retrouvés sur cette plate-forme. Près des fours, à quelque distance des ateliers, on a découvert des tas de scories, des trous de charbons de bois, des tuyères, des outils en pierre et des fragments de poterie.

Au XIVe siècle avant l'ère chrétienne, à l'époque de la production de cuivre égypto-midianite à Timna, un fourneau très évolué, consistant en un foyer de fusion en forme de coupe creusé dans le sol et tapissé de mortier d'argile, était en usage. Il mesurait environ 40 cm de diamètre et 50 cm de hauteur. Le haut de certains fourneaux avait la forme d'un dôme. Devant le foyer de fusion, un trou peu profond, flanqué de deux grandes pierres, servait à drainer les scories. Un tube d'argile pénétrait dans le mur du fourneau en face du trou de drainage et servait de tuyère par lequel l'air était soufflé par des poteries. Pour chaque fourneau, il fallait trois souffleries et la zone de fusion était jonchée de centaines de fragments de tuyères.

Le temple de Hathor

Au pied de l'immense formation de grès au centre de la vallée de Timna, connue sous le nom de "piliers du roi Salomon", un petit temple égyptien a été découvert. Dédié à Hathor, déesse égyptienne de la mine, il fut créé sous le règne du pharaon Seti Ier (1318-1304 av.) et était utilisé par les membres des expéditions minières égyptiennes ainsi que par leurs compagnons de travail. Le sanctuaire consistait en une cour ouverte de 9 x 6 m, avec un naos (pièce cultuelle) où une niche avait été creusée dans le roc, apparemment pour abriter une statue de Hathor.

Le temple fut gravement endommagé par un tremblement de terre et reconstruit sous le règne du pharaon Ramsès Il (1304-1237 av.) avec une cour plus spacieuse (10 x 9 m) et un nouveau soi blanc plus solide. Les murs étaient en grès local et en granit mais la façade était en grès blanc provenant de la zone des mines. Le temple, avec ses deux colonnes carrées soutenant des têtes de Hathor, devait être un spectacle intéressant à la lumière des rayons du soleil levant. Dans la cour du temple se trouvait un atelier où étaient coulées des figurines de cuivre servant d'offrandes votives. Entre autres découvertes effectuées dans le temple, citons des inscriptions hiéroglyphiques présentant le dessin des sceaux de la plupart des pharaons qui régnèrent entre le XlVe et le XIle siècle avant l'ère chrétienne. On a également découvert de nombreuses offrandes votives de facture égyptienne, notamment des objets en cuivre, des récipients en albâtre, des figurines de faïence représentant des chats ou des léopards, des sceaux, des perles et des scarabées, ainsi que des sculptures, des figurines et des plaques représentant Hathor. Dans l'ensemble, ce sont plusieurs milliers d'objets qui ont été découverts dans le temple égyptien.

Avec le déclin de la domination égyptienne sur la région au milieu du XIle siècle av., les mines de Timna et le temple de Hathor tombèrent à l'abandon. Cependant, les activités cultuelles du temple furent restaurées par les Midianites qui demeurèrent à Timna pour une courte période après le départ des Egyptiens. Ils supprimèrent la plupart des traces du culte égyptien et effacèrent les images de Hathor et les inscriptions égyptiennes en hiéroglyphes sur les stelae. D'autres changements furent effectués : une rangée de mazeboth (stelae) fut érigée et un "banc des offrandes" construit de chaque côté de l'entrée. Des lambeaux de vêtements de laine ont été retrouvés le long des murs de la cour, prouvant que les Midianites avaient transformé le temple égyptien en un sanctuaire du désert. Parmi les trouvailles effectuées dans ce lieu saint midianite, citons un grand nombre de dons votifs apportés spécialement de Midian, par exemple une poterie merveilleusement décorée et des bijoux de métal. La découverte d'un serpent de cuivre à tête dorée revêt une signification particulière. Il rappelle le serpent d'airain décrit dans le Livre des Nombres (21 : 6-9). Le témoignage d'une culture midianite élaborée, comme on en trouve à Timna, est d'une importance exceptionnelle à la lumière du récit biblique sur la rencontre de Moïse et de Jéthro, le grand-prêtre de Midian, et la participation de ce dernier à l'organisation et au culte des Enfants d'Israël dans le désert (Exode 18).

L'étude et les fouilles à Timna furent menées par B. Rotenberg, pour le compte de "I'Expédition Arava", organisée sous les auspices du musée Haaretz de Tel Aviv, l'Institut d'archéologie, l'Université de Tel Aviv et (depuis 1974) l'Institut des études archéo-métallurgiques de l'University College de Londres.

Photos : Copyright - www.terredisrael.com

Sources : Site du Ministère des Affaires Etrangères du Gouvernement israélien + http://www.terredisrael.com/infos/timna-la-vallee-des-anciennes-mines-de-cuivre/

YH : les dernières découvertes semblent prouver qu'une bonne partie de ce territoire n'était ni habité ni géré par les israéliens de l'époque, ni par les égyptiens (oui mais plus tard que prévu) mais bien par une ou plusieurs tribus probablement d'origine Edomite (nom qui possède les racines "rouge" ou "roux" en hébreux...), très ennemie au contraire du royaume d’Israël, mais utilisant une des langues d'origine sémitique.

Yves Herbo-SFH-12-2013

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