Vie

Etudes et expérimentation: preuve de bactéries dans l'espace

Etudes et expérimentation : Des bactéries vivant dans l'espace prouvées

 

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ISS - International Space Station. Credit: JAXA/NASA

 

La bactérie Deinococcus radiodurans est hyper résistante, faisant partie des extrêmophiles : elle peut survivre au froid, à la déshydratation, à l'acide, aux UV et aux rayonnements ionisants. De plus, une nouvelle étude vient de révéler qu'elle pouvait parfaitement s'acclimater à l'environnement extrême de l'espace, pour une longue durée.

La mission japonaise Tanpopo (pour « pissenlit » en français) visait à vérifier cette hypothèse. Une colonie de bactéries séchées a été placée entre des panneaux d'exposition, dans un module fixé à l'extérieur de la Station spatiale internationale, qui orbite à 400 kilomètres autour de la Terre.

 

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Japanese astronaut Mr. Yugi set up the exposure experiment module ExHAM on the International Space Station. L'astronaute Yugi montre le mudule d'expérimentation de la cabine de l'ISS. Credit: JAXA/NASA

 

Au bout de trois ans, rapporte l'étude parue dans « Frontiers in Microbiology », les bactéries à la surface étaient mortes, mais cela a créé une couche protectrice pour les bactéries en-dessous, assurant la survie de la colonie. Ces résultats ont permis aux chercheurs d'extrapoler qu'une colonie d'un millimètre de diamètre pourrait potentiellement survivre jusqu'à 8 ans dans des conditions spatiales.

Alors que les rayons cosmiques qui traversent l'espace sont assez puissants pour causer des dommages génétiques, la bactérie Deinococcus a pour particularité de pouvoir réparer son ADN en seulement quelques heures.

 

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Des bactéries pour essaimer la vie

 

Comme pour les graines de pissenlits qui se dispersent dans l'air, les scientifiques japonais cherchaient à savoir à travers cette expérience si des organismes vivants microscopiques pourraient se propager à travers l'espace, grâce aux comètes par exemple, et ainsi essaimer la vie sur d'autres planètes. Ces travaux fournissent, à ce jour, la meilleure estimation de la survie bactérienne dans l'espace, même s'il faudrait également tester la capacité de ces bactéries à subir un atterrissage sur une planète. « Les résultats suggèrent que le Deinococcus radiodurans pourrait survivre durant un voyage interplanétaire entre la Terre à Mars, qui peut durer plusieurs mois ou plusieurs années », a déclaré à la presse américaine le Dr Yamagishi, auteur principal de l'étude.

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De la Vie Extra-Terrestre sur Encelade, Saturne ?

De la Vie Extra-Terrestre sur Encelade, Saturne ?

 

Encelade nasa karl kofoedNASA/KARL KOFOED

 

Une publication scientifique de mars 2018 avait déjà annoncé que les tests avec une archée (forme de bactérie) de la Terre, Methanothermococcus okinawensis, disposée dans les mêmes conditions (environnementales) que sur Encelade, arrivait à se développer et s'adapter assez facilement. C'était déjà très intéressant car une grande majorité de scientifiques en biologie estiment maintenant que l'origine de la vie sur Terre (y compris nous donc) proviendrait de l'évolution de telles archées sur des milliards d'années (notre premier ancêtre donc, commun à toute vie sur Terre). Mais une nouvelle publication, du 27 juin 2018, basée sur l'étude des données de la sonde Cassini (NASA) lors de ses multiples orbites autour de Saturne et de l'anneau de glace où se trouve Encelade, ainsi que les geysers de ce petit satellite, annonce une découverte encore plus importante:  

28 juin 2018 - En utilisant les données de spectrométrie de masse du vaisseau spatial Cassini de la NASA, les scientifiques ont découvert que de grandes molécules organiques riches en carbone sont éjectées des fissures de la surface glacée de la lune Encelade de Saturne. Les scientifiques du Southwest Research Institute pensent que les réactions chimiques entre le noyau rocheux de la lune et l'eau chaude de son océan souterrain sont liées à ces molécules complexes. Même s'il est encore trop tôt pour être certain à 100%, il est surtout à noter que de telles masses atomiques de molécules organiques, sur Terre, sont invariablement liées à la synthèse biologique de molécules et donc... à la Vie !

 

Cassini enceladus interior

Encelade - Un océan global coincé entre la glace et un noyau rocheux en fusion partiel - Image Courtesy of NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute/LPG-CNRS/Nantes-Angers/ESA

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