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Groenland - un gros impact spatial détecté

Groenland - un gros impact spatial détecté

 

Cratere groenland© NASA Goddard

 

Une publication scientifique dans le journal spécialisé Science Advances, d'après une étude de trois ans par une grosse équipe de spécialistes internationaux (Kurt H. Kjær, Nicolaj K. Larsen, Tobias Binder, Anders A. Bjørk, Olaf Eisen, Mark A. Fahnestock, Svend Funder, Adam A. Garde, Henning Haack, Veit Helm, Michael Houmark-Nielsen, Kristian K. Kjeldsen, Shfaqat A. Khan, Horst Machguth, Iain McDonald, Mathieu Morlighem, Jérémie Mouginot, John D. Paden, Tod E. Waight, Christian Weikusat, Eske Willerslev et Joseph A. MacGregor) affirme la découverte d'un large cratère d'impact sous un actuel glacier au Groenland.

Le résumé de la découverte se traduit ainsi : " Nous rapportons la découverte d'un cratère d'impact important sous le glacier Hiawatha dans le nord-ouest du Groenland. D'après les levés radar aéroportés, nous avons identifié une dépression circulaire du substrat rocheux de 31 km de large sous jusqu'à un kilomètre de glace. Cette dépression présente un rebord surélevé qui coupe les canaux sous-glaciaires d'un affluent et un soulèvement central modéré qui semble s'éroder activement. À partir d’enquêtes au sol sur l’avant-pays déglacié, nous avons identifié des structures incorporées dans le substrat rocheux précambrien le long de la marge de glace qui tangent au bord sous-glaciaire. Les sédiments glacio-fluviaux de la plus grande rivière drainant le cratère contiennent du quartz choqué et d'autres grains liés aux impacts. L'analyse géochimique de ce sédiment indique que l'impacteur était un astéroïde de fer fractionné, dont la largeur devait être supérieure à un kilomètre pour produire le cratère identifié. La radiostratigraphie de la glace dans le cratère montre que la glace de l'Holocène est continue et conformable, mais toute la glace plus profonde et plus ancienne semble être riche en débris ou fortement perturbée. L'âge de ce cratère d'impact est actuellement inconnu, mais d'après nos preuves géologiques et géophysiques, nous concluons qu'il est peu probable qu'il soit antérieur à la création de la calotte glaciaire du Groenland au Pléistocène. "

F1 large-GroenlandContexte géomorphologique et glaciologique du glacier Hiawatha, au nord-ouest du Groenland.

A ) Vue régionale du nord-ouest du Groenland. La carte en médaillon montre l'emplacement par rapport à l'ensemble du Groenland. La case magenta identifie l’emplacement de (B) à (D). ( B ) Une mosaïque ArcticDEM de 5 m sur l’est de la région d’Inglefield. Les couleurs sont la vitesse de la surface de la glace. La ligne bleue illustre un chemin de drainage basal actif déduit des radargrammes. ( C ) Relief en surface des ombrages de collines basé sur la mosaïque ArcticDEM, qui illustre des caractéristiques telles que les ondulations de surface. Les lignes rouges pointillées sont les contours des deux paléocanaux sous-glaciaires. Les lignes bleues représentent les contours du bassin versant, c’est-à-dire que la ligne bleue continue est sous-glaciaire et que la hachure est supraglaciale. ( D) Topographie de lit basée sur les sondages radar aéroportés entre 1997 et 2014, données de la NASA et 2016 de l'Institut Alfred Wegener (AWI). Les triangles noirs représentent les pics de bord surélevés des radargrammes, tandis que les cercles pourpres foncés représentent les pics du soulèvement central. Les lignes rouges hachurées représentent les mesures sur le terrain de la direction des structures de substrat rocheux marginales de glace. Les cercles noirs indiquent l'emplacement des trois échantillons de sédiments glaciofluviaux décrits dans le tableau S1.

 

Dans la discution et consclusion de l'article, les scientifiques disent : "  Ce cratère est potentiellement l'une des 25 plus grandes structures d'impact sur Terre et c'est le seul de cette taille qui conserve encore une partie importante de son expression topographique de surface d'origine. " : 

 

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Mer du Nord : un Yellowstone inconsidéré ?

Mer du Nord : un Yellowstone inconsidéré ?

 

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Au large des Pays-Bas, cette mer apparemment calme cacherait un volcan sous-marin

 

L’augmentation de l’activité sismique, n’est pas propre qu’à l’Asie orientale, elle devient depuis près de deux décennies, un problème mondial. On constate que de plus en plus de nouveaux foyers apparaissent et, tout comme les plus anciens, sont secoués de manière répétitive. Ça a commencé pour la plus part par de nombreux micro-séismes relativement espacés dans le temps, ensuite leur nombre, fréquence et puissance augmentent progressivement et de plus en plus de nos jours, parfois même sous forme d’essaims.

La poudrière de la Mer du Nord ou quand le risque permanent deviendra majeur !

 

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Fjord norvégien

 

La Mer du nord se serait formée exclusivement par la fonte des glaces en fin de la dernière glaciation, suivant l’avis du comité scientifique dans les années 50. Cette hypothèse demeure d’actualité ce, en dépit des pertinences qu’apportent le peu d’analyses échographiques exécutées dans le cadre de l’exploitation des gisements sous-marins. Elles ont permis entre autre de démontrer qu’il existe un système de failles aussi complexe qu’en Mer Egée dans toute la partie centrale de la Mer du Nord.

Qui plus est, il fut partiellement mis au jour que le relief norvégien qui se prolongeait jusqu’en Ecosse, existait encore après la fin de cette glaciation. Mais encore, il fut fortuitement découvert à la limite des plus hauts-fonds, dans la zone dite du Brent, les traces laissée par un ancien fleuve qui s’y déversait et empruntait fort probablement le tracé d’une très ancienne faille, celle-là même qui lors d’un violent déplacement tectonique, serait à l’origine de l’effondrement de cette portion du relief qui constituait une barrière naturelle. La Fosse de Norvège en serait le vestige et s’étirerait jusqu’à la fracture Jan Mayen. D’autre part, la partie nord de cette faille, nommé « Storegga » (Gde bordure) présente des signes d’importants glissements de terrain. L’un d’eux a laissé des traces fossiles tout le long des rivages de la Mer du nord, selon les sédimentations, il aurait causé un méga tsunami dont la vague aurait mesuré près de 21m de hauteur entre Dundee et Aberdeen.

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Bretagne France : une mini pyramide engloutie ?

Bretagne, France : une mini pyramide engloutie ?

 

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J'ai déjà parlé ici de l'engloutissement de sites préhistoriques au large de la Bretagne, du à la montée des eaux mais aussi probablement aux changements de courants liés et de probables effondrements de parcelles de terres dans l'océan :

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/archeologie-la-montee-des-eaux-a-englouti-une-partie-de-la-prehistoire-francaise.html

 

Les découvertes d'un plongeur breton apportent un nouveau relief à toutes ces découvertes archéologiques du passé ou récentes :

Une étrange pyramide engloutie se dresse ainsi dans les profondeurs du golfe du Morbihan. Sa position et des marques découvertes sur les rochers environnants prouvent que son origine n’a rien de naturel. Sa présence tendrait à conforter l’hypothèse d’une montée des eaux beaucoup plus importante qu’il est communément admis, il y a environ 5000 ans… "

" L'endroit se trouve en Bretagne sud, dans le golfe du Morbihan, une petite mer intérieure (traduction littérale de Mor-Bihan) de 15 km de long sur 12 km de large, parsemée d’une myriade d’îles et d’îlots, ne communiquant avec l’océan que par un goulet de 900m de large, se remplissant et se vidant toutes les six heures au rythme des marées en engendrant de redoutables courants pouvant dépasser 15km/h. Là, les tombants, dont la profondeur n’excède guère 25 m, sont d’une extraordinaire richesse en faune et en flore. C’est là, le long des tombants de la pointe Sud-Ouest de l’île Longue, non loin de l’accès du golfe à la mer libre, que j’ai découvert une énigme à laquelle personne, jusqu’à présent, n’a pu fournir d’explication. "

 

Bretagne pyramide2

" Là, en un lieu nommé ”les Gorets”, j’ai fait la découverte d’une curieuse pyramide monolithique, sous une vingtaine de mètres d’eau. Elle semble taillée dans le granit et possède trois faces sur une base triangulaire (c’est un tétraède). Les faces sont lisses, les angles sont vifs et elles sont d’inégales surfaces. La plus grande, orientée vers l’Ouest, est parallèle au tombant. La base de la pierre est située, par marée haute de coefficient moyen, à 23m de la surface. Sa hauteur est de 1,70m. La roche est rougeâtre, peut-être du granit rose ou du porphyre ? Je l’ai mesurée pour en calculer le volume puis le poids : celui-ci doit être d’environ 1,4 tonne. Une prospection au détecteur de métaux dans les alentours n’a rien donné : pas de trésor, ni de métal en vue !  " :

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Le mystère des têtes préhistoriques gravées dans la pierre : Marcahuasi

Le mystère des têtes préhistoriques gravées dans la pierre : Marcahuasi, Pérou

+ Le Stonehenge Tropical au Brésil

 

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Ce n'est pas la première fois que des chercheurs, réels scientifiques ou simples amateurs, soupçonnent les Anciens d'avoir eu les capacités et connaissances nécessaires pour graver, tailler et façonner la pierre, non seulement sur quelques mètres, mais bien aussi sur des dizaines de mètres. Et en vérité, même si la science officielle préfère parler de "mimétisme de la nature et de coïncidences de formes", il se trouve de plus en plus d'endroits et de découvertes, surtout dans des lieux isolés et peu vus jusqu'à présent - comme la jungle amazonienne ou les falaises des iles orcades par exemple, ou encore récemment au Canada ou en Roumanie - où il assez probable que des peuples préhistoriques, partageant un même savoir, ont laissé sur des falaises de pierre leur empreinte ou leurs dieux... il ne peut plus s'agir de coïncidences tant le nombre a augmenté ces dernières années, voir les liens en bas... Voici encore un autre endroit sacré qui semble regorger d'une ou plusieurs étranges énergies magnétiques et spirituelles :

" Nos découvertes ont été faites comme ceci : En observant les rochers de près là où des milliers de personnes ont vécu, mais qui ne les voyaient pas telles qu'elles étaient réellement parce qu'ils manquaient de foi dans le monde magique et dans les œuvres d'art laissées par un ancêtre qui a créé l'humanité actuelle et en respectant ce monde qui a produit ces œuvres d'art incomparables, mais n'a laissé aucune signature.
 
Le travail artistique était lié au rythme de la vie, comme les battements du coeur, ou la respiration, ou de marcher sur cette terre. Ce fut un travail de magie.

L'humanité a oublié tout cela et envisage de se rendre sur la lune comme étant beaucoup plus important. Il ne peut pas expliquer l'apparition de ces hommes de génie qui brisent toutes les barrières pour arriver à des résultats surprenants sans les chercher pour eux-mêmes, et sans écouter les voix dogmatiques - qui tentent de réduire à des mots ce qui n'a pas de nom.

Nous démontrons dans ce livre que les gravures et les sculptures dans la roche naturelle, pouvant être vues à partir d'un point de vue ou une certaine direction, et dans des conditions d'éclairage spécial, donnent du crédit à un style qui ne peut être exprimé que par des hommes de foi profonde panthéiste. La technique de ces sculpteurs n'a pas été répétée dans l'histoire ultérieure.

Ces œuvres se trouvent dans différents endroits sur terre, très espacées les unes des autres, répétant les mêmes symboles, et avec une chose en commun : ils se retrouvent autour des montagnes sacrées, des temples de l'humanité perdue, de sorte qu'ils ne seront pas oubliés et qu'ils peut servir une fois de plus pour purifier et sauver l'humanité ".

 

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Ce sont les mots de Daniel Ruzo, trouvés dans l'introduction de son livre, "Marcahuasi L'histoire d'une découverte fantastique", d'abord publié en langue espagnole en 1974. Ruzo (1900 - 1993) était certainement l'un des pères du New-Âge :

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France, la légende de la cité engloutie d'Ars

France, la légende de la cité engloutie d'Ars

 

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Entre légendes et réalités, la cité disparue d'Ars et le lac de Paladru ont fini par rejoindre l'Histoire sous différentes formes. Nous nous trouvons entre Lyon et Grenoble, en France, proches des premiers contreforts du massif préalpin de la Chartreuse, au cœur des Terres Froides orientales. Le cinquième lac d'origine glaciaire de France de par sa taille (392 hectares) a été créé par une dépression géologique d'origine glaciaire donc, à 492 mètres d'altitude. Il se place en onzième position des lacs d'origine naturels, glaciaires ou volcaniques dans notre contrée et a toujours fait, de mémoire d'homme, l'objet de mythes et légendes de part les vestiges très anciens qui y ont été découverts sur de longues périodes.

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Mais ce n'est que dans les années 1970 et des fouilles plus approfondies du fond du lac, que les légendes vont rejoindre l'Histoire, avec des découvertes archéologiques surprenantes et remarquables : celle de tout un village du néolithique, daté d'au moins 4.700 ans avant maintenant, mais aussi celle d'une petite citadelle datée de l'an 1000 après J.C ! Mais partons d'abord pour la légende de la cité d'Ars et ce qu'on en sait... :

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Des trouvailles qui genent

Des trouvailles qui gênent - update 02-2015

 

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Désert de Takla Makan, Chine

Ils ont beau dire et voter des lois, ce sont les actes qui comptent et restent : voici deux exemples (parmi tant d'autres), comme quoi aussi bien la Science Officielle que des Etats, "démocratiques ou non" n'en tiennent absolument pas compte quand des découvertes archéologiques (par exemple) contrarient à la fois des perceptions établies (et encouragées) par les pouvoirs (locaux ou non) et peuvent exacerber des tensions ethniques, politiques ou même de territoires. Ces deux exemples sont flagrants mais cela fait 10 ans qu'ils ont été prouvés, sans beaucoup de progrès concernant la sauvegarde et études de ce patrimoine de l'Humanité, qui est d'ailleurs en train de disparaître totalement dans l'un de ces deux cas...

Le premier cas concerne l'Etat de Nouvelle-Zélande et notamment sa fameuse "forêt de Waipoua" où résident les quelques survivants des forêts primordiales, les rares arbres Kaoris massacrés pour leur résine, et des découvertes archéologiques étranges dans la région. Le deuxième se penchera sur les difficultés des ethnies d'origines non sino-asiatiques présentes depuis des millénaires en Chine, et les découvertes archéologiques de plus en plus nombreuses prouvant leur forte implication dans la création même de ce qu'est devenue la Chine...

Avant même de citer des écrits du journaliste indépendant Will Hart ou des chercheurs Michael A. Crema et Richard L. Thompson, je vais vous montrer quelques images de ce qui a été trouvé il y a plusieurs années dans la forêt, en notant déjà que les quelques études ont permis d'établir qu'il s'agirait d'une culture antérieure aux Maoris (ce qui pose problème bien sûr).

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" La forêt de Waipoua en Nouvelle Zélande devint un site controversé parce qu'une fouille archéologique avait révélé l'existence d'une culture non polynésienne qui aurait précédé celle des Maoris ; ce qui dérangeait la tribu concernée. Ils furent informés avant le grand public du résultat des fouilles et s'en plaignirent au gouvernement. Selon Mark Doutré, (maintenant diplômé d'histoire et d'archéologie de Nouvelle-Zélande), la conséquence fut "un document d'archives officiel indiquant clairement l'intention des départements gouvernementaux néo-zélandais de soustraire l'information archéologique à l'examen public pendant 75 ans". Le public eut vent de cette affaire, mais le gouvernement nia son existence. Pourtant des documents officiels révèlent que le site fut mis sous embargo. Il est préoccupé et dit que des artefacts prouvant qu'une culture ancienne avait précédé les Maoris sont absents des musées. Il demande ce que sont devenus plusieurs vestiges anormauxOù sont les anciens échantillons de cheveux indo-européens (ondulés bruns-roux), trouvés dans un abri rocheux près de Watakere, qui furent exposés au Aukland War Memorial Museum pendant plusieurs années ? Où est le grand squelette trouvé près de MitimatiCeci n'est malheureusement pas le seul incident de ce type.

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L'ethnocentrisme est devenu un facteur de la conspiration visant à occulter la véritable histoire de l'humanité. L'auteur Graham Hancock a subi des attaques de la part de divers groupes ethniques pour avoir révélé des découvertes similaires. Le problème pour les chercheurs qui ont le souci d'établir la véritable histoire de l'humanité est que les motivations des nationalistes, ou groupes ethniques, qui prétendent avoir été les premiers occupants d'un lieu coïncident souvent avec celles des évolutionnistes culturels. Les archéologues sont prompts à se faire complices de la suppression de cette sorte de découvertes inhabituelles. Une des raisons qui poussent les égyptologues à dissimuler la date de construction de la grande pyramide est une question de fierté nationale."

http://www.scribd.com/doc/18429759/httpwwwneotrouvecom-Archeologie-Censuree

Notons que les interventions de Will Hart ont évidemment été très critiquées à l'époque (2001 à 2003), par des archéologues disant au contraire que l'archéologie mondiale commençait enfin à exister, mais surtout sur la participation des Pierres d'Ica à l'article, qui ne peuvent être admises par ces derniers (malgré des preuves de pierres trouvées ailleurs), puisque encore fabriquées de nos jours par les locaux... Malheureusement, cette polémique a effacé les autres problèmes mentionnés et pourtant bien existants, tels les deux exemples cités plus hauts, et dont on a bien des traces physiques encore découvertes récemment... Et si l'Etat chinois s'est avéré un peu plus respectueux (et c'est aussi dans les traditions asiatiques) envers ses ancêtres ou premiers occupants, on ne peut pas vraiment en dire la même chose du côté des colons européens ou polynésiens de la Nouvelle-Zélande : les rares ruines d'une antique peuplade inconnue sont toujours en train de disparaître dans l'indifférence... :

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Mystères sur le Mont Shasta

Mystères sur le Mont Shasta

 

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Le nom “Shasta” est un mot Sanskrit qui désigne « celui qui vit selon la loi divine »...

 

Archives 1973  " La Californie, ce n'est ni le bout du monde, ni un continent perdu. C'est un des Etats les plus connus des Etats-Unis, il s'allonge sur la côte est du Pacifique, compte des villes ultra-modernes, comme Los Angeles, ou d'un charme plus ancien, comme San Francisco.

Pourtant, la Californie est une région beaucoup plus mystérieuse qu'il n'y paraît. Déjà riche en légendes, elle est aussi le théâtre de phénomène inexplicables... On voit de temps à autre, par exemple, sur le Mont Ritter, qui domine de ses 4010 mètres un merveilleux et glacé lac de montagne, s'élever une lueur éblouissante dont personne n'a réussi, à ce jour, à déterminer l'origine.

Montritter

Beaucoup plus énigmatique encore est ce qui se passe sur le Mont Shasta, haut de 4318 mètres, cet ancien volcan est situé tout au nord de l'Etat de Californie, presque à la frontière de l'Oregon.

Une aventure incroyable

Les voyageurs qui vont en train de Portland à San Francisco, passé Medford, le voient nettement se détacher sur leur gauche, à une cinquantaine de kilomètres. Depuis des centaines d'années, il ne crache plus aucune flamme, aucun fleuve de lave ne sort de son cratère pour dévaler le lond de ses flancs. Tout au plus voit-on, de temps à autre, une écharpe de fumée s'échapper de son sommet...

Or, l'année dernière, au mois d'avril (1972), trois étudiants en géologie de l'université de Berkeley, près de San Francisco, William Schoner, James Hadauk et Irwing Lescer décidaient de faire l'ascension du Mont Shasta.

Ils voulaient savoir, si, oui ou non, le volcan était encore en légère activité, comme semblait le prouver la fumée qui s'élevait parfois au-dessus de son sommet. Leur étonnement fut grand de constater que le Shasta était irrémédiablement éteint... En ce cas, d'où venait cette fumée ?

Tous trois se reposaient, avant de descendre, allongés dans l'herbe, quand ils aperçurent, à 1500 mètres, devant eux et surgi d'on ne sait où, un groupe de cinq hommes, tous de race blanche, tous très grands, tous avec de longs cheveux bouclés descendant plus bas que leurs épaules. Ils les suivirent à la jumelle, jusqu'à ce qu'ils arrivent au pied même du volcan. Là, ils passèrent derrière un rocher, et disparurent comme par enchantement. Les trois étudiants redescendirent par là, cherchèrent les traces de ces cinq hommes, vainement.

Une seule conclusion absolument folle dans sa logique absolue, s'imposa à eux : le Mont Shasta était habité par des hommes mystérieux et c'était eux les responsables de la fumée que les habitants de la région apercevaient de loin en loin.

Montshasta

 

La presse locale, les journaux de San Francisco relatèrent l'aventure des trois étudiants et on se rappela que en août 1965, un autre homme avait vu, lui aussi, des hommes semblables à ceux décrits par les jeunes gens.

Vibrations

Frank Goodland, un petit commerçant de Khamath-Falls, était allé camper avec sa femme et ses deux enfants dans une forêt de sapins voisine du Mont Shasta...

"  Je marchais dans les bois, raconte-t-il à l'époque, lorsque, soudain, j'ai aperçu dans une clairière des hommes blancs, très grands, aux longs cheveux bouclés, réunis autour d'un grand feu. J'ai voulu m'approcher, mais je suis resté cloué sur place. Ce que je ressentais est presque impossible à décrire. On aurait dit que mon corps, de la tête au pieds, était parcouru de vibrations. Et je souffrais terriblement de la tête. La peur m'a saisi, j'ai pensé qu'il valait mieux faire demi-tour et m'enfuir le plus vite possible. Les vibrations ont immédiatement cessé, j'ai retrouvé l'usage de mes jambes et j'ai filé sans demander mon reste. "

Le lieu d'élection d'extraterrestres ?

Des automobilistes rapportèrent encore, par la suite, qu'ils avaient entrevu, à diverses reprises, ces hommes " aux longs cheveux bouclés ". Le plus souvent, ils allaient par deux. Dès qu'ils apercevaient une voiture, ils s'enfonçaient dans les bois et disparaissaient comme s'ils s'évanouissaient dans l'air.

Dans les petites villes proches du volcan, à Redding, à Chico, à Medford, et même à San Francisco, la découverte des jeunes géologues a fait du bruit, mais n'a pas exagérément surpris les habitants. Il y a des années que la tradition locale assure qu'il existe un tunnel débouchant à l'est de la base du volcan. Sans doute s'agit-il d'une ancienne cheminée que le temps a rendu inoffensive. Ce serait par ce tunnel qu'entreraient et sortiraient les hommes qui ont fait leur refuge à l'intérieur du volcan.

Pour les uns, ces étranges personnages sont des extraterrestres, pour d'autres, des indiens qui s'abriteraient là pour échapper à leurs " conquérants ", pour d'autres encore, ce tunnel serait l'une des entrées conduisant au monde souterrain de " l'Agartha ".

Peut-être serons-nous fixés d'ici quelques temps sur l'origine et la présence des " squatters " du Mont Shasta. Une expédition se prépare actuellement, dans le but de découvrir la porte d'entrée du volcan. De découvrir aussi quels sont ces inconnus qui y ont établi leur domicile. "

Mais que dit-on d'autre sur le Mont Shasta, y a-t-il d'autres témoignages, des choses plus concrètes ? Poursuivons l'enquête...

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L’évidence archéologique a montré que les êtres humains ont vécu sur le Mont Shasta depuis au moins 9000 ans. La montagne était le foyer de 4 différents peuples Américains, les Shasta, les Modoc, les Ajumawi et les Wintu qui croyaient tous que le Mont Shasta était le centre de la création.

De nombreuses légendes mystérieuses et messages psychiques indiquent l’importance du Mont Shasta comme un lieu d’émanation de puissantes énergies de la Terre. Certaines des plus anciennes légendes racontent qu’une tribu de descendants de la culture pré-atlante de la Lémurie aurait survécu en se réfugiant à l'intérieur de la montagne. Les chasseurs et campeurs s’aventurant dans les hautes altitudes relatent occasionnellement le fait d’avoir rencontré des êtres étranges dans les forêts. Les médiums contemporains parlent de la montagne comme le centre d’un tourbillon d’énergie puissante qui irradie une force revitalisante et de guérison à travers le Nord-Ouest des Etats-Unis. Plus que toute autre montagne d’Amérique du Nord, le Mont Shasta est un point de concentration pour la spiritualité contemporaine qui attire de nombreux chercheurs individuels ainsi qu’une grande variété de groupes religieux

Au milieu du 19ème siècle, des paléontologues ont décrit un continent hypothétique, la Lémurie, qui eut un lien avec l’Océan Indien et permit la migration des lémuriens de Madagascar en Inde. Dans les années 1880, Frederick Spencer Oliver, un auteur, fit référence à une ville secrète, Telos profondément cachée dans le Mont Shasta, et mentionne aussi le continent perdu de la Lémurie.

« Telos est une ancienne citée Lémurienne qui existe directement sous le Mont Shasta. C’est une vraie cité dans le monde physique, avec environ 1 million d’habitants qui vivent dans la paix et la prospérité. La ville de Telos a une fréquence d’amour très spéciale.
Les Lémuriens appartenaient alors à une vibration de la cinquième dimension. Ils étaient doués de la faculté d'abaisser à leur guise leur vibration afin de faire l'expérience physiologique de degrés de densité plus grossiers ; ils pouvaient ensuite reprendre leur corps lumineux quand ils le souhaitaient.
Graduellement, il y a eu une dégradation de la vibration et de la conscience de cette race prodigieuse. Le peuple Lémurien a d'abord déchu jusqu'à la quatrième dimension et s'est par la suite dégradé complètement jusqu'à atteindre la densité de la troisième dimension que nous connaissons aujourd'hui.
Quand les Lémuriens comprirent que leur patrie était vouée à la perdition, ils adressèrent une requête à Shamballa mineure, la tête du réseau Agartha, afin d'obtenir l'autorisation d'ériger une ville sous le Mont Shasta dans le but d'y préserver leur culture.
Lorsqu'on leur accorda la permission d'ériger leur cité, il était clair que cette région survivrait aux cataclysmes. Une vaste grotte en forme de dôme existait déjà au sein du Mont Shasta. Les Lémuriens y construisirent la ville que l'on nomme TELOS, qui signifie, communication avec l'Esprit. »

« TELOS est une des 120 cités de lumières souterraines dont 4 sont habitées par les Lémuriens et quelques-unes par les Atlantes. Les cités situées dans la croûte terrestre sont reliées par des tunnels.
La population de TELOS se chiffre à environ un million et demi d’habitants, qui ont évolués à la vibration de la cinquième dimension.
La ville comporte cinq niveaux répartis sur plusieurs kilomètres carrés. Leurs jardins hydroponiques s’étendent sur sept acres seulement et produisent les fruits et légumes nécessaires pour leur besoin. Les animaux qui occupent le cinquième niveau sont tous végétariens. Le lion et l’agneau se côtoient et dorment ensemble, en toute confiance.
Quand les Telosiens émergeront parmi nous, ils apporteront leur technologie apte à purifier nos océans et à nettoyer la pollution de l’air. Tout n’est pas perdu. La Terre sera sauvée : elle sera de nouveau favorable à la vie. Nous serons alors dans un état de conscience de beaucoup supérieur et dans une dimension lumineuse plus avancée. »

Madame Helena Petrovna Blavatsky, fondatrice de la société théosophique a dit que le mot Shasta est le dérivé illuminé d’un âge antérieur qui est le germe d’une humanité à venir

Au début du 20ème siècle, le géologue britannique J. C. Brown a découvert un tunnel souterrain de 16 kilomètres de long, plein de pièces et de chambres. Les murs étaient de bois recouvert de cuivre et comportaient des blasons et des plaques en or avec des dessins gravés et des hiéroglyphes. En voyant les statues raffinées, les lieux de dévotions et l’or des dessins, Mr. Brown fut fermement convaincu qu’il se trouvait parmi des restes d’une civilisation perdue.
La découverte de J.C. Brown ne fut publiée que 30 ans plus tard. En 1934, après une lecture attentive et approfondie de la civilisation Lémurienne perdue, il a conduit un large groupe de scientifiques et de journalistes en une expédition dans les montagnes.
Cependant, quand ils furent tous excités attendant de lui la révélation du lieu où se trouvait le tunnel, Mr. Brown a mystérieusement disparu la nuit précédente, et le tunnel secret est resté introuvable.

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Le Mont Shasta a aussi été une inspiration pour ceux intéressés par les Maîtres ascensionnés. Guy Warren Ballard a raconté dans son livre « Mystères révélés » sa rencontre avec le Maître ascensionné Saint Germain sur les flancs de Mont Shasta en 1930. Ces Maîtres disent être ascensionnés vers une dimension plus élevée et qu’ils gardent et aident la race humaine à évoluer. Beaucoup pensent que le Mont Shasta est le point d’entrée où toutes les énergies viennent en premier de l’univers avant d’être disséminées vers d’autres régions de la planète.


" D'après une légende des Indiens Modoc (extraite du récit d'Ella Clark en 1953 puisé à leur tradition orale), au temps où il n'y avait pas encore d'hommes sur la terre, le Chef des Esprits-du-Ciel habitait dans le Monde-d'en-Haut. Mais il finit par se dire qu'après tout, il faisait bien froid chez lui. Il creusa donc un trou dans le ciel avec une pierre et poussa dedans la neige et la glace. Toutes deux dégringolèrent sur la terre où en s'amoncelant, elles formèrent une haute montagne. Aujourd'hui on appelle cette montagne le mont Shasta.

Le Chef des Esprits-du-Ciel créa la flore et la faune, dont les ours. Mais ces premiers ours-là marchaient sur leurs pattes arrières et parlaient comme des hommes. Avec leur pelage velu et leurs grandes griffes, ils avaient l'air si redoutables qu'après coup, le chef des Esprits-du-Ciel les cantonna très loin de lui, au pied de la montagne. Au cours d'une tempête, l'Esprit-du-Vent emporta la fille du Chef des Esprits-du-Ciel, qui trouva refuse dans le territoire des ours grizzlis.

L'un d'eux qui chassait pour donner à manger à sa famille, la trouva et l'emmena chez lui pour lui donner des soins.

C'est qu'ils n'étaient pas si redoutables qu'ils pouvaient le paraître, ces grizzlis de l'époque. Et s'étant pris d'affection pour la petite fille, ils décidèrent très arbitrairement de la garder et de l'élever au milieu des oursons. Ainsi grandit-elle. Devenue une femme, elle épousa l'aîné des enfants grizzlis et tous deux firent des enfants dont l'apparence n'était déjà plus tout à fait la même que celle des parents grizzlis. Toute la petite famille habita dans une nouvelle maison. Ce lieu s'appelle aujourd'hui le petit mont Shasta.

Apprenant que sa fille s'était réfugiée chez les ours grizzlis, sa colère fut énorme ! Il maudit tous les grizzlis. "Mettez-vous à quatre pattes ! Vous m'avez fait si grand tort que dorénavant c'est ainsi que vous marcherez. En outre, je vous retire l'usage de la parole !" Et il repartit sur sa montagne avec sa fille. Jamais plus il ne retourna chez les grizzlis.
Selon certaines rumeurs, il aurait éteint le feu qu'il entretenait dans sa montagne et serait retourné vivre dans le ciel avec sa fille. Quant à ses petits-enfants d'une nouvelle race, ils se dispersèrent dans le monde et devinrent les premiers Indiens, les ancêtres de tous les Indiens. C'est pourquoi les Indiens qui vivent près du mont Shasta ne tuent jamais de grizzli.
Faisant partie de "Cascade Range", le Mont Shasta s’élève à plus de 4300m et a une particularité : On y a recensé plus de 400 grottes formées par la lave, un type de cavités insolite, mais qui est loin d'être rare. À la différence d'autres crêtes qui se mélangent dans les montagnes environnantes, Shasta se tient seul, se levant au-dessus de ce qui semble être, en comparaison, un paysage presque plat. C'est en partie cette solitude que représente le Mont Shasta qui lui donne son aura mystérieuse :

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Oman : une mystérieuse civilisation a bati des tours pour l'eau

Oman : une mystérieuse civilisation a bati des tours pour l'eau

 

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Ceci est une reconstitution possible de la structure découverte, avec un puit au sommet, qui n'a pas encore été trouvé (CNRS)

 

 

Au sultanat d’Oman, sur la péninsule arabique, une équipe de scientifiques français mène des fouilles d'envergure pour comprendre les origines et culture d'une mystérieuse civilisation qui s'y est développée il y a plus de 5000 ans. Plusieurs structures de puits entourées de canaux y ont été découvertes, mais les fouilles se concentrent sur une structure monumentale, constituée d'une tour de 30 mètres de diamètre, entourée d'au moins deux canaux circulaires et de ponts.

Le CNRS, en partenariat avec LeMonde.fr, propose une vidéo qui vous conduit sur la piste de ces bâtisseurs qui ont érigé des tours monumentales dont la fonction reste un mystère probablement lié à l'eau, denrée devenue rare et indispensable à cette époque charnière :

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GLOZEL : entre Atlantes et Gaulois ?

glozel-authentifie-cela-change-tout - Ecritures énigmatiques 3

MAJ 14-09-2018

 

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Suite des Ecritures énigmatiques : Page 1, Page 2.

Une des pièces maîtresse trouvées à Glozel est une petite sculpture en ronde bosse, dite du "Chasseur ", ou du "Chaman" (ci-dessous). Tenant un épieu dans sa main droite, il est campé de ses deux pieds sur le ventre d'un animal expirant. La macrophotographie révèle autour du cou deux colliers, dont l'un est composé d’éléments sphériques, les fameux "hochets" ou "bolas" qui avaient tant intrigué le monde archéologique. L'homme est assurément ici dans une nudité rituelle, et le collier flottant, à symbole mammaire, une évocation au culte primordial, originel, de la Grande Déesse Mère. 

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Depuis plus de 90 ans, les objets trouvés dans une tranchée bouleversent le monde de la préhistoire.

Le lieu-dit de Glozel est à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Vichy, au bord de la D495 Cusset/Ferrières-sur-Sichon. Situé dans les montagnes du Bourbonnais chargées de légendes et haut lieu de l'histoire, Glozel est peut-être la clef qui ouvrira la porte du mystère des origines du monde ou du moins des origines de notre civilisation et du courant migratoire des hommes.

Le samedi 1er mars 1924, Emile Fradin, 17 ans, laboure en compagnie de son grand-père, Claude Fradin, un champ dit ‘Duranthon’ (dérivé de durant, signifiant endurant, endurci. Ajoutons que ‘duranger’ vient d'élan, de renne, animal qui existait sur le territoire français à une époque lointaine). Il s'agit d'une parcelle plus ou moins incultivée.

Tout à coup, une des deux vaches tirant la charrue trébuche et s'enfonce en partie dans la terre. En la dégageant, le grand-père et le petit-fils découvrent une cavité, dans laquelle ils distinguent un squelette et des poteries. Ces dernières sont extraites, puis cassées : ils espèrent découvrir un trésor ; ils n'y trouvent que de la terre. Claude Fradin se souvient que le précédent propriétaire du terrain avait trouvé, en creusant à proximité pour enterrer une bête, un vase décoréUn vase inscrit fut découvert par le métayer qui les avait précédé quand il voulut enfouir une de ses bêtes morte. A la fin des années 1880, des poteries furent détruites pendant le défrichage d'une parcelle de la ferme.

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Le lendemain, dimanche 2 mars 1924, Emile Fradin, le petit-fils, revient examiner les lieux et dégage la cavité qui se révèle être une fosse — d'environ trois mètres sur un — dont les parois sont de briques emboîtées les unes dans les autres, et le sol constitué de seize dalles d'argile. Quelques vases, des débris divers et une plaque d'argile portant des signes curieux forment le ‘mobilier’ de ce qui lui paraît être, à cause du squelette, une tombe.

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Plan de la fosse au niveau du dallage

  1. grosses pierres reposant sur les cailloux - "témoins"
  2. grandes briques du dallage
  3. murs latéraux
  4. terre à brique non agglomérée
  5. grande brique de dallage avec empreinte de main

(d'après un document établi par le Dr Antonin MORLET)

 

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Les jours suivants, d'autres découvertes s'ajoutent aux premières : trois tablettes avec des empreintes de mains, une aiguille en os et des galets comportant les mêmes étranges signes que sur la plaque d'argile. La nouvelle de la mise à jour de la sépulture franchit le hameau, parvient jusqu'au village voisin d’où le curé, le médecin et l'instituteur viennent constater sur place la découverte.

Du champ de labour au ‘Champ des Morts’

 

Une institutrice, Adrienne Picandet, vient aider aux fouilles. Plus tard, lorsque les polémiques se succéderont, elle témoignera que les toutes premières tablettes d'argile portaient bien des inscriptions ; quarante autres personnes signeront aussi une attestation.

Dès le 20 mars, Adrienne Picandet envoie un rapport à l'inspecteur de l'Académie de Moulins. En date du 15 août 1926, le Mercure de France publie une lettre de mademoiselle Picandet : « En outre de la superbe fosse que monsieur Emile Fradin avait fort bien conservée et dont les murs, recouverts d'un suintement de verre, resplendissaient au soleil, la collection comprenait déjà : deux empreintes de mains, la première brique à signes, deux tranchets, une petite hache, le tranchant d'une hache brisée, de nombreux débris de poteries et plusieurs morceaux de supports de creusets ».
Le docteur Antonin Morlet (1882 - 1965) apprend l'existence de Glozel. Il est passionné d'archéologie, auteur de plusieurs ouvrages et possesseur d'une importante collection d'objets gallo-romains recueillis dans la région. Pour couper court aux manœuvres de détournement et d'accaparement, le docteur Morlet loue aux Fradin le champ ‘Duranthon’ qu'on commence déjà à appeler le ‘Champ des morts’. Certains archéologues, éblouis par la richesse du site, veulent en être les découvreurs, à la place d'un jeune paysan qu'ils jugent inculte, et, dépités de ne pas s'en voir attribuer la découverte, en deviendront de farouches adversaires, allant jusqu'au mensonge et la diffamation.

Le docteur Morlet procédera à de nombreuses fouilles et restera un ardent défenseur du site et de la famille Fradin. Les plus grands experts - et rivaux - de l'époque, MM. Capitan, l'abbé Breuil, Peyrony, Camille Jullian, Salomon Reinach, Depéret viennent visiter le site.

Une authenticité reconnue

 

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Idoles phalliques bi-sexuées-Glozel

 

Depéret, doyen de la Faculté des sciences de Lyon, agrégé de géologie et vice-président de la Société géologique de France écrira : « Il ne saurait rester dans l'esprit d'un géologue aucun doute sur la situation parfaitement en place de ce précieux objet et nous pouvons vous donner à cet égard notre attestation la plus formelle (...) Le gisement de Glozel est un cimetière datant de l'extrême début du Néolithique. (...) La présence indiscutable, quoique sans doute très rare, d'un renne figuré à Glozel, s'ajoute à d'autres réminiscences magdaléniennes de l'outillage pour m'amener maintenant à admettre que le gisement de Glozel se rapproche du paléolithique final, avec lequel il s'apparente à la fois par la forme, par l'outillage et aussi par l'écriture ».

« Plus bas, écrit M. Depéret, dans l’argile jaune, tendre, qui contient à la  profondeur moyenne de 0 m. 60 à 0 m. 70 la couche archéologique, j’ai recueilli, dans  l’argile vierge de tout remaniement, entre autres objets, un beau fragment de tablette à  inscriptions alphabétiformes enserré dans une trame de racines et de radicelles d’arbustes  aujourd’hui disparus. Cette observation, continue-t-il, est, à mon avis, décisive et implique à  elle seule d’une manière irréfutable l’authenticité de la tablette et, par suite, de l’écriture  glozélienne. Pour penser autrement, il faudrait supposer qu’un faussaire aurait préparé le  terrain en y introduisant des objets il y a au moins vingt ans, temps nécessaire à la  croissance et au développement des racines qui entouraient la tablette. L’énoncé seul de cette hypothèse permet d’en saisir l’absurdité. […] ». Source :  Jean Piveteau, « A propos de Glozel » Revue de Paris, 1er mai 1928, pages 152-174.www.museedeglozel.com/Corpus/Piveteau.pdf

Joseph Loth (1847 - 1934), professeur au Collège de France depuis 1910, archéologue et spécialiste de l'histoire et de la langue celtique, recommande à Emile Fradin d'installer un petit musée, preuve qu'il croit à l'authenticité et à l'importance de ce qui a été découvert sur le site.
Nous n'entrerons pas dans la description de ce que fut la situation d'Emile Fradin en butte aux mesquineries, aux malversations, aux mensonges et tracasseries diverses occasionnées par les vanités, les égoïsmes et le refus de certaines instances ‘scientifiques’ de réviser non seulement leurs assertions (Emile Fradin fut accusé d'être un faussaire) mais de tenir compte des observations faites par leurs pairs, ou par eux-mêmes - car certains se contrediront -.
Procès en tous genres, même en diffamation, furent finalement gagnés par Emile Fradin, mais perturbèrent singulièrement sa vie, et nuisirent autant à la reconnaissance de son mérite de ‘découvreur’ qu'au fait que soient, à partir des mobiliers découverts à Glozel, envisagées différemment les sources de la connaissance européennes et occidentales.

L'exigence de la Vérité

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Nous ne souhaitons pas, ici, entrer dans des polémiques toujours stériles. Cependant, nous ne pouvons ignorer les propos et l'attitude de ceux qui confondirent leurs intérêts avec ceux de la société qu'ils représentaient, et qui oublièrent ce à quoi leurs fonctions les obligeaient.

Tous les livres que nous avons consultés exposent la même ignominie de la part de scientifiques -vrais ou faux-. Preuve est faite, s'il en était nécessaire, de la faillibilité des hommes, fussent-ils couverts de diplômes, chargés de titres et de notoriété. Le vrai, le véritable scientifique n'oublie jamais la remise en question, démarche indispensable à l'approche de la vérité. L'examen de conscience n'est pas le monopole du domaine religieux. Peu d'hommes reconnaissent leurs erreurs, et publiquement. C'est pourtant là faire preuve de l'honnêteté à laquelle tous prétendent, et dont ils se réclament, face à leurs adversaires.

La science nous confirme constamment, par son évolution, la réalité d'une interdépendance des disciplines, en corollaire avec la réalité de l'univers, visible et invisible. Des hypothèses, certaines d'ailleurs du domaine du rêve -mais outre que le rêve n'est pas interdit, il peut se révéler prémonitoire- ont été proposées par des archéologues, des scientifiques, des dilettantes, hypothèses qui, même si elles n'ont pas été confirmées, même si elles ne correspondent pas aux thèses officielles, n'en sont pas moins dignes d'écoute.

L'oubli officiel est désormais tombé sur le site de Glozel, sur son inventeur -qui est aujourd'hui décédé- et sur les conclusions que l'on se doit d'en tirer. Ne subsistent que l'intérêt et la passion de quelques mordus d'archéologie qui exigent la vérité.

Un silence inexplicable

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Représentation animale sur ivoire: Renne blessé, flèche dans la gorge et le cœur

 

Pourquoi les instances responsables tiennent-elles à ne pas porter à la connaissance du public une découverte capitale ? La prudence se comprend, pourvu qu'elle ne s'accompagne pas d'immobilisme, et d'une certaine malhonnêteté intellectuelle.

Il est exact que les moyens d'investigations ont beaucoup évolué et qu'aujourd'hui nous pouvons dater avec une relative précision, ce qui n'était pas le cas dans les années 30. Des vieillissements peuvent être retardés ou accélérés selon le milieu dans lequel se trouvent les éléments à étudier. Les accidents géologiques aussi bien que climatiques interviennent dans des proportions pas toujours homologuées. La science doit être leçon d'humilité. Aucun homme, fut-il infiniment savant, ne peut prétendre tout savoir.

Il serait temps de reconsidérer le ‘cas Glozel’. Les fouilles qui y ont été effectuées depuis l'incident du 1er mars 1924, qu'elles aient été officielles ou non, révèlent des données qui bouleversent justement des certitudes trop souvent exprimées sans aucun esprit d'objectivité. Voici, brièvement résumé, ce qui a provoqué l'anathème jeté sur Glozel et son inventeur, puis déclenché la loi du silence :

— le renne n'était pas censé vivre sur le territoire français au Néolithique ; avec le recul des glaces, il était déjà remonté vers le Nord.

— L'écriture sous une forme alphabétique n'existait pas encore, au Paléolithique

— Les signes établis avec une volonté de coordination alphabétique provenaient du Moyen -Orient, et dataient du Néolithique.

Or, à Glozel, furent trouvés dans la même tranche de terrain des vestiges qui, selon certaines sommités fortes des acquis de la Science de l'époque, ne pouvaient cohabiter. Sur un galet étaient gravés un renne et une suite de signes s'apparentant à un alphabet. Des os, de l'ivoire, de la terre plus ou moins ouvrée présentaient un même art figuratif, et une écriture.

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tube en os, percé et gravé-Glozel

Comme s’il manquait encore quelque chose à notre perplexité, le Matin s’est chargé d’y ajouter : il a dépêché à Glozel deux de ses collaborateurs, MM. Pierre Guitet-Vauquelin et Clérisse. Ceux-ci ont réfléchi : « Si le ‘Champ des morts’ est réellement farci de débris préhistoriques, n'est-il pas vraisemblable qu'en fouillant ailleurs, dans les mêmes parages mais en un endroit que personne, jusqu'ici, n'a exploré, on trouve des vestiges analogues? ». Cet endroit vierge, ils l'ont soigneusement choisi, après quelques tâtonnements, au Sud et en contrebas du gisement classé, à quelques pieds au-dessus de la rivière. A défaut d'érudition préhistorique, ils avaient l'expérience des tranchées, qui leur avait appris à remuer la terre. Ils s'y sont employés courageusement, à la pioche, à la houe et au couteau. Au bout d'une heure, ils dégageaient de la couche archéologique un gros morceau de poterie de grès, puis de nombreux et menus fragments de brique et des morceaux de terre vitrifiée, puis, à 1 m. 35 du front de taille, par 60 centimètres de profondeur, au milieu d'une véritable chevelure de racines drues, un galet noirâtre, elliptique, portant trois signes glozéliens classiques : une barre inclinée, un V très ouvert et une échelle à trois échelons. Ce fut la récolte de la matinée.

Dans l'après-midi, pour écarter toute suspicion de fraude, -car ils étaient allés déjeuner dans l'intervalle-, ils ouvraient une nouvelle tranchée. Ils y déterraient bientôt un harpon cassé, de 6 centimètres de long. Une troisième tranchée leur livrait ensuite d'autres fragments de grès, une pointe en roche volcanique ayant dû servir d'outil à graver et un morceau d'os fossilisé, de 3 centimètres et demi, taillé en pointe. Sans préjuger de la valeur de ces différentes pièces, MM. Pierre Guitet-Vauquelin et Clérisse auraient ainsi fait la preuve, si vraiment leur expérience a été entourée de toutes les précautions de contrôle désirables pour qu'ils n'aient pas été eux-mêmes victimes de « truqueurs », que le sous-sol de Glozel recèle des « témoins » qui n'ont pu être ni fabriqués ni enfouis pour les besoins de la cause.

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Le lendemain, les deux fouilleurs se rendaient à un kilomètre et demi de Glozel, à la « goutte » Barnier -en langage local, on dénomme « gouttes » les vallonnements dont la région est semée- et pénétraient dans une grotte souterraine depuis longtemps obstruée à son orifice ; or, ils constataient qu’elle n’avait pas été envahie par la coulée de l’argile, ce qui infirmerait un des arguments invoqués contre l’ancienneté des deux tombes du « Champ des Morts ».

Des découvertes d'objets similaires furent effectuées aux alentours (à Moulin Piat, à 2,5 km au Sud; chez Guerrier, à 3 km sur la rive droite du Vareille; à Puyravel à 10 km en amont, sur la rive opposée).

A l'examen, certaines poteries révélaient une utilisation cultuelle, indice de l'évolution de ceux qui les avaient façonnées. La représentation animale gravée sur différents supports l'avait-elle été dans un but évocateur, votif, chamanique, ou n'était-ce que de l'art pour l'art ?

Personne, jusqu'à ce jour, n'est à même de dater cet ensemble avec cohérence. Le carbone 14 aussi bien que la thermoluminescence ne s'accordent sur les dates. En 1972, des techniciens du Commissariat à l'Énergie atomique ont analysé des tablettes et des objets en os : les tablettes dateraient de 700 avant J.-C. à 100 après J.-C. mais certains objets en os remonteraient à 17.000 av. J.-C. ! 17 millénaires d'écart, du paléolithique supérieur à la Guerre des Gaules dans le même ‘lot’ archéologique.

Seule certitude : il ne s'agit pas d'une supercherie, et Emile Fradin, inventeur du site, n'est pas le faussaire que certains, en mal d'explications, ont dénoncé.

Des mains de géants

 

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Une quinzaine d'empreintes de mains ont été découvertes à Glozel, toutes de la main droite. Deux ont été découvertes à l'intérieur des tombes (Fosse ovale et Tombe II), elles font en moyenne 35 cm de haut !

Ce qui n'a pas été souvent évoqué, c'est la dimension des mains, moulées dans la terre cuite. En appuyant fortement sa main dans de l'argile malléable, on agrandit l'empreinte de cette même main, mais le séchage entraîne une rétraction, si bien que l'empreinte garde une dimension proche de celle de l'original. Or, à Glozel, les mains sont grandes, très grandes, tout en restant proportionnées. Elles dépassent la norme d'une main d'homme du XXe siècle.

Idem pour l'épaisseur des os de la boîte crânienne retrouvée : épaisseur du double de celle d'un homme d'aujourd'hui. Quant à la boîte crânienne, elle est d'un volume supérieur à la moyenne de nos propres crânes. Peut-on parler de géants ou simplement d’une tribu d’hommes de grande taille, venus d’ailleurs, et qui se seraient retrouvés là, isolés, après un mystérieux exode ?

Les gravures, dans ce qu’elles représentent autant que dans leur technique de façonnage, correspondent, même si la facture en est inégale, à ce que l’on connaît du Paléolithique. Certains décors ressemblent à ce qui a été exécuté dans la péninsule ibérique, au Maroc ou aux Canaries, ainsi qu’aux abords de l’ancien bassin saharien. Que faut-il en déduire ? Une meilleure connaissance des Guanches, ce peuple disparu des Canaries lors de la conquête espagnole à l’époque de la Renaissance, aurait pu peut-être apporté des lumières sur l’énigme Glozel.

 

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Urne-Glozel

Notons au passage que tout ce qui aurait pu assurer un trait d’union entre les différentes histoires de l’Humanité a été délibérément détruit au cours des âges par les esprits forts du moment : la bibliothèque d’Alexandrie, les revêtements des pyramides, les ‘pages d’écriture’ de l’île de Pâques, tous les documents trouvés par les conquistadors, les témoignages païens d’Europe…Ainsi disparaît la mémoire des peuples, au profit de systèmes de pensées et d’actions provisoirement nouveaux…Au contraire des flots blancs du Léthée qui apportaient, à l’orée des Enfers, l’oubli aux âmes des morts, c’est dans un flot rouge dû à la cruauté des hommes que des Civilisations naissent puis disparaissent...

Un alphabet trait d’union

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« Or il y avait des géants sur la terre en ce temps-là ! » est-il écrit dans la Genèse, au chapitre IV, où est décrite la dépravation des hommes, cause du déluge. 
« Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient constitué un empire grand et merveilleux. Cet empire était maître de l'île tout entière et aussi de nombreuses autres îles et de parties de continent. De notre côté, il possédait la Libye jusqu'à l'Egypte et l'Europe jusqu'à la Tyrrhénie (l'Italie occidentale) » écrit Platon, dans Timée, lorsqu'il décrit l'Atlantide.

L'archéologie a permis de découvrir dans le monde différents signes et alphabets. Ils appartiennent à des peuples différents, situés si loin les uns des autres qu'il paraît difficile de soupçonner des liens entre eux. Et pourtant ! Si l'alphabet de Glozel pouvait trouver son Champollion ! Si l'alphabet de Glozel pouvait être précisément daté ! Ce serait toute une partie de notre lointaine histoire, qui veut que notre civilisation soit née dans les larges plaines du Croissant fertile, de l'autre côté de la Méditerranée, qui serait remise en cause. Cet alphabet que certains ont daté du néolithique (8000 av. J.-C. donc antérieur aux ‘premiers’ alphabets phéniciens - 4000 av. J.-C.), que d'autres ont qualifié d'amulettes de sorciers gaulois...

Nous sommes toujours à la recherche de nos origines et de la Vérité. Il faut donc ne pas craindre d'aller à l'opposé des concepts, fussent-ils accrédités par la majorité des instances qui, trop souvent, s'arrogent des pouvoirs qu'ils ont usurpés. L'archéologie ‘officielle’ est au service des contribuables, des citoyens, et non l'inverse. Qu'importent les querelles de chapelles, d'écoles, qui, hélas, durent parfois plus longtemps que ceux qui les provoquent, les élèves se révélant aussi fanatiques et aussi aveugles que les maîtres. Les passions et les rivalités l'ont emporté sur la nécessaire sérénité. Des rapports ont été rédigés sur Glozel. Pourquoi ne sont-ils pas publiés ?

Du nom de Glozel

Dans la région du Centre, le C se traduit souvent phonétiquement en G. Ainsi, les prunes ‘reine-claude’ deviennent-elles des ‘reine-glaude’.

Pour trouver les origines du lieu-dit Glozel, on peut chercher les racines dans les termes suivants, empruntés au patois local ou régional :
— Gleizes : voisins.
— Glaus : Glouton (langue d'oc), glaïeul (langue d'oïl)
— Clos : enclos cultivé (langue d'oïl)
— Claussel : dérivé de Claus, l'équivalent d'une closerie (métairie dans le Midi et dans le Centre), tout comme Cloux, Clouzard, Clouzet... Cluseau, Cluzel, Clusot, Cluzeau ; Cluzel veut aussi dire caverne, enclos...

Si Claude, par déformation phonétique, se transforme en Glaude, voire en Claudel, il est curieux de constater que Glozel est à la fois une déformation du prénom du grand-père d'Emile Fradin, avec lequel il découvrit le site, l'équivalent de métairie - la famille en exploitait une - et le nom d'une terre dans laquelle se trouvent sinon des cavernes, du moins des cavités. Gérard Bourgue

En 1972, de nouveaux moyens de datation (carbone 14, thermolumines­cence) établissent le caractère préhistorique d'une partie des objets. Henri François, ingénieur au Commissariat à l'Energie Atomique, en visite à Glozel, fait des prélèvements et les envoie à 3 laboratoires étrangers pour datation, qui utiliseront la méthode de datation au carbone 14 pour les os gravés et la thermoluminescence pour les céramiques et la terre cuite.

Pour les trois laboratoires indépendants, les résultats seraient les suivants :

Ø       les ossements auraient entre 15 000 et 17 000 ans,

Ø       les céramiques auraient 5 000 ans,

Ø       les tablettes gravées auraient 2 500 ans.

Henri François écrira à Emile Fradin :
"...Seuls quelques attardés mal informés pourront encore prétendre que vous êtes un faussaire, les regroupements des mesures faites indépendamment dans chaque laboratoire sont parfaits et indiscutables..."

 

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pointe d'harpon trouvé en 1974 à + 2km de Glozel

Ce dernier n'a pas hésité à demander au Docteur Zimmerman de l'Université de Washington, attaché au Mc Donnel Center for the Space Science, de réaliser une investigation qu'il était le seul à pouvoir mener à bien. Le but était de déterminer si les céramiques de Glozel étaient bien des objets authentiques, et non des faux, fabriqués modernement. Basant sa démonstration sur une propriété particulière des grains de zircon, le Dr Zimmerman concluait ses résultats, en y indiquant: "Nous écartons donc toute possibilité pour que ces deux prélèvements de Glozel puissent être des céramiques modernes, irradiées artificiellement dans le but de les faire paraître anciennes. Et nous concluons qu 'elles ont vraiment été fabriquées dans 1 'antiquité". Une position qui venait conforter celles déjà émises auparavant, dont celle de l'Ingénieur géologue M.E. Buet, qui avait pu déterminer, en 1928, que les briques à inscriptions n'avaient été cuites qu'à une température comprise entre 600 et 700 degrés...

Les objets Glozéliens, actuellement 2500 pièces, ont été trouvés dans une couche archéologique unique, bien différenciée. Cette couche avait été signalée comme étant du Néolithique par le Doyen Charles Deperret. Le récent congrès international 14C et Archéologie - Lyon 1998 fait état, pour ce processus de néolithisation en Europe, d'une mise en place dans les derniers siècles du 7ème millénaire, et d'une généralisation dans la première moitié du 6ème.

Ce Champ des Morts a fait l'objet d'une investigation au magnétomètre à proton, réalisée en 1974, par Madame Lemercier, du Centre d'Etudes Nucléaires de Grenoble, qui a permis de conforter les précisions laissées par le Dr Antonin Morlet. Ce dernier fouilla ce lieu, seul avec Mr Fradin, pendant plus de 15 ans et y a laissé de nombreux endroits vierges, afin que les générations futures puissent compléter, par de nouvelles fouilles ou de nouvelles approches techniques, les informations déjà possédées.

La confrontation et la comparaison de la couverture aérienne et des résultats de Mme Lemercier permettent de retrouver trace des structures inviolées, au niveau du Champ des Morts, mais aussi dans les terrains avoisinant, au dessus et à gauche du terrain en venant du Musée.

En 1974, des céramiques ont été confiées au laboratoire d'Édimbourg pour essais de datation par thermoluminescence; ces expériences, reprises aux laboratoires de dosimétrie du CEA (Fontenay-aux-Roses et Gif-sur-Yvette) par H. François, G. Poutal et G. Valladas, ont donné des résultats peu significatifs en raison de nombreuses perturbations dues au comptage, à la nature et à la profondeur du sol d'enfouissement. Des objets identiques ont été datés de 700 av. J.-C. à 100 apr. J.-C., puis de 350 av. J.-C. au XVIIIe s. Les glozéliens mettent ces disparités sur la très forte radioactivité naturelle de la région.

 

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L’ alphabets comporte un très grand nombre de signes (111 signes distincts suivant Morlet), beaucoup plus que dans les autres alphabets anciens auxquels il ressemble. Cette écriture présente de grandes ressemblances avec:

a) des formes très anciennes de l'écriture phénicienne, mais aussi avec

b) un certain nombre d'inscriptions alphabétiformes retrouvées dans des sites magdaléniens, au Portugal, en Roumanie et en France.

La même année, une équipe du Centre de Recherche Nucléaire de Grenoble passe le site au magnétomètre, montrant qu'il existerait encore des objets enfouis.

En 1975, après un congrès d'archéométrie tenu à Oxford, la lumière est enfin faite sur l'authenticité du site. L'Etat reconnaît l'authenticité de Glozel, mais la communauté scientifique continue de douter.

En 1983, Jack Lang, alors ministre de la Culture, décide d'une nouvelle campagne de fouilles (jusqu'en 1990). « Elles ont été menées à plusieurs kilomètres du site principal et dans des milieux stériles ou perturbés, estime Jean-Claude Fradin, fils d'Émile. Nous attendons toujours un rapport définitif sur ces fouilles. 

M. Remy Chauvin, biologiste, "père spirituel des hérétiques en France" :
"...S'ils ne publient pas c'est qu'ils ont probablement trouvé des choses qui les ennuient, alors pourquoi ? 
De quoi a-t-on peur ? 
On a peur de contrarier quelques vieux professeurs, on a peur de démolir les théories en cours ?
Mais, est-ce que les théories scientifiques sont des monuments religieux ?
Qu'y a-t-il donc à Glozel qui soit responsable d'une telle levée de boucliers ?
Faisons donc des fouilles méthodiques et raisonnées à l'endroit où Emile Fradin les fit ! ...
"

M. Emile Fradin s'est vu proposé des sommes fabuleuses pour ses découvertes mais il n'a cédé aucun objet. Le 16 juin 1990, il reçut les Palmes Académiques.

Alignement de pierres dressées (re)découvert en 1993 à Glozel.

Ces blocs dépassaient les 1m60 pour certains à l'origine. Cet alignement Nord-Sud visant le Champs des Morts, mesurait une centaine de mètres de long et se terminait par un demi cercle de pierres (christianisées au XIX ème siècle par la confection d'un sanctuaire marial). On pouvait en dénombrer environ 80. Ces blocs de granit furent en partie arrachés en 1921 pour édifier la grange de la ferme. Aujourd'hui on peut encore en compter une cinquantaine. Emile trouva deux rondelles d'argile sous ces pierres lors de leur dégagement.

 

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En 1995, suite à la diffusion d'une émission télévisée, le résumé provisoire des recherches précédentes est enfin publié mais ne révèle rien, si ce n'est ce que l'on savait déjà, qu'il y a une grande disparité dans l'âge des objets de Glozel.

Plus de 3000 objets ont été retrouvés, des poteries, des tablettes gravées, des pierres polies, des bijoux en os, des têtes de flèches, des aiguilles, et il ne semble pas que les signes écrits aient été superposés à des gravures animalières antérieures.

 

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Collier gravé-Glozel

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L'homme moderne : apparition entre -500 000 à -300 000 ans

L'homme moderne : apparition entre -500 000 et -300 000 ans

 

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Il y avait déjà eu une forte alerte en 2010 quand des scientifiques israéliens avaient affirmé avoir trouvé dans leur pays des dents de Homo Sapiens datées de - 400 000 ans. La polémique et les controverses avaient fini, comme souvent, à étouffer les choses et à maintenir les anciennes déductions en place : les deux plus anciens fossiles d'Homo Sapiens (OMO 1 et 2), mal conservés et découverts en Ethiopie, daté de -195 000 ans pour le plus ancien, étaient toujours considérés comme "les débuts de l'Homme Moderne", en Afrique de l'Est... Bon, on peut aussi, comme certains scientifiques, se poser de réelles questions sur les "espèces humaines" et leur réelle différenciation et évolution (comme la différence entre les pygmées d'Afrique et les norvégiens par exemple, qui sont tous deux des Homo Sapiens-hommes modernes...), comme dans cet article au sujet de découvertes en Georgie. Notez que dans cet article, je parlais des 200 000 ans d'ancienneté de l'Homme Moderne, il suffit donc de changer le chiffre en 400 ou 300 000 ans...

Mais plusieurs découvertes étonnantes, dans une ancienne mine marocaine, bouleversent complètement ces précédentes déductions (peut-être un peu trop simplistes bien qu'affirmées sans relâche dans l'éducation humaine comme "prouvé"). Nous sommes donc dans le nord de l'Afrique de l'ouest et ce sont plusieurs fossiles très bien conservés d'Homo Sapiens qui ont été datés pour le plus ancien au minimum à - 300 000 ans, probablement plus...

 

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Sud du site Jebel Irhoud (Maroc) avec le chantier de fouilles archéologiques au centre. Au moment où le site était occupé par les premiers hominidés, il aurait été une grotte. © CC-BY -SA 2.0 Shannon McPherron, MPI EVA Leipzig

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Sibérie : Deux momies d'un peuple inconnu près de l'Arctique

Sibérie : Deux momies d'une civilisation inconnue près de l'Arctique

 

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Enveloppés dans une sorte de cocon composé de barres de cuivre, de belle fourrure, de tissus et d'écorce de bouleau, les mommies d'un adulte et d'un petit bébé ont été découverts. Ces membres momifiés d'une civilisation inconnue ont été déterrés à partir d'une nécropole de permafrost au bord de l'Arctique. Ces découvertes sur le site de sépultures de Zeleniy Yar près de Salekhard ont le potentiel d'éclaircir les inconnus de l'exploration humaine précoce de l'extrême nord de la Russie...

 

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A cocoon with a mummy of an adult was covered with copper plates head to toe. Picture: Alexander Gusev

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Archéologie : la montée des eaux a englouti une partie de la préhistoire française

Archéologie : la montée des eaux a englouti une partie de la préhistoire française... et elle continue...

 

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C'est un fait indéniable de nos jours, les océans étaient beaucoup plus bas, alors que les hommes modernes avaient déjà largement envahi toute l’Europe et au-delà et s'y étaient installés. Et tout comme de nos jours, une grande majorité des humains de l'époque s'était installée en bord de mer et y a prospéré des millénaires... avant que le climat ne change et que les eaux montent... les preuves de cette occupations des côtes disparues de France (et de celles d'une grande partie de l’Europe à la même période évidemment) sont non seulement évidentes maintenant (bien qu'assez limité et les recherches sous-marines d'envergure manquent) mais les quelques traces trouvées sont pratiquement toutes en danger à cause de la poursuite et même accélération des montées des eaux.

C'est ainsi le cas d'une très ancienne nécropole préhistorique qui a été découverte dans les années 1970, située sur un îlot au large de Santec, en Armorique, sur l'îlot Roc'h-Kroum (ou Croum) précisément. Et des outils de pierre datés de 50.000 ans, engloutis, sont découverts régulièrement par les bretons attentifs...

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Santec se situe à quelques kilomètres à l'Ouest de Saint Pol de Léon (Coordonnées Lambert I X = 1132,40 Y = 131,50 ; Carte I.G.N. au 1/25 000 St Pol de Léon)

Suite ci-dessous :

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Colossales explosions en Tunguska (Sibérie) en 1908 et 2002-Part 4

Colossales explosions en Tunguska (Sibérie) en 1908 et 2002- Part 4/6

 

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Enigme de l'explosion de Tunguska

Les mystères de la "Vallée de la mort" en Sibérie

(4éme partie) - 04/2012 - up 08/2015

Part 1Part 2Part 3Part 4Part 5Part 6
 

Ils ont vu les "sphères terminatrices"...

Des témoignages oculaires de la destruction de météorites au-dessus de la Sibérie, en 1984 et 2002, par des "sphères terminatrices de plasma" corroborent les récits sur l'énigmatique explosion de Tunguska en 1908, ainsi que d'anciennes légendes. L'hypothèse d'une intervention parfaitement orchestrée pour épargner les zones habitées et d'une "évaporation" des météorites par interception se confirme. Seuls indices, ces microsphérules de silicate et de magnétite retrouvées au sol...

Les microsphérules de l'explosion de Tunguska

La composition chimique des microsphérules trouvées dans la tourbe du site de l'explosion fournit des indications indirectes qui vont dans le même sens : particulièrement riche en éléments alcalins, elle est inhabituelle pour des météorites. En réfléchissant au mécanisme opératoire des "terminatrices", nous pouvons supposer qu'avec leurs puissantes charges électromagnétiques, ces dernières étaient conçues pour se fixer à la météorite en vol et dévier sa trajectoire, afin de l'extraire de l'atmosphère terrestre. Si la route de la météorite rendait cette déviation impossible, les "terminatrices" détruisaient simplement le fragment rocheux, le faisant littéralement fondre en minuscules sphérules.

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Colossales explosions en Tunguska (Sibérie) en 1908 et 2002-Part 3

Colossales explosions en Tunguska (Sibérie) en 1908 et 2002- Part 3/6

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Part 1Part 2Part 3Part 4Part 5Part 6

Enigme de l'explosion de Tunguska

Les Mystères de la « Vallée de la Mort » en Sibérie.
(3éme partie)

Les preuves et témoignages s'accumulent pour indiquer qu'en 1908 au Tunguska, une météorite fut détruite par des sphères de plasma dirigées, dites «exterminatrices», utilisant une technologie capable de compenser sa chute pour en tirer une force explosive, alors que l'humanité ne disposait pas de ce savoir faire.

Revenons au 30 juin 1908 et aux événements rapportés par les témoins oculaires. L'ensemble du phénomène se déroula à peu près selon le scénario suivant. Vers 07h15 du matin, la météorite surgit sur une trajectoire sud-est à nord-ouest.

Preobrazhenka, I.M.Volozhin vit «une bande de fumée d'où s'échappaient des langues de feu» se déplacer à travers le ciel. C'était la météorite se précipitant vers la Terre. Les habitants de la région de Kirensk rapportèrent : ...une colonne incandescente d'environ 6 m de diamètre et en forme de lance apparut au nord-ouest. Lorsqu'elle disparut, on entendit cinq détonations brèves et puissantes, comme des coups de canon, se succédant rapidement...

 Depuis le comptoir commercial de Teteria, dans la direction du nord et depuis d'autres localités (KezhmaNizhne-IlimskVitim) qui ne se trouvent pas sur une même ligne, on observa ces «piliers de feu»...

Une lueur rouge lors de l'apparition des sphères, avant l'explosion.

 L'émergence des «exterminatrices» à la surface de la croûte terrestre constitue la phase la plus énergétique de l'événement, les «piliers d'énergie» et les «exterminatrices» émettant une lumière blanche intense, similaire à celle d'un arc de soudure. L'intensité lumineuse était telle que les témoins eurent l'impression que tout l'environnement avait disparu ou s'était obscurci. Après cette phase, le niveau d'énergie diminuant, les piliers et les «exterminatrices» virèrent au rouge, illuminant la région préalablement à l'explosion. Interviewé à Vanavara, Maxim Kainachenok, un Evenk (peuple de Sibérie) d'une cinquantaine d'années, raconta : ... Mes parents s'étaient arrêtés sur la Segochamba. La terre se mit à trembler et on entendit du tonnerre. Il y eut  d'abord un rougeoiement, puis le tonnerre. La lueur rouge ne venait pas de Vanavara. Au moment de la chute de la météorite, mon oncle Axenov sortit pour s'occuper des rennes et raconta que, pour commencer, au dessus du lieu de l'explosion tout devint noir, puis rouge, et qu'ensuite il entendit le tonnerre... Cela fut confirmé par Anna Yelkina, une Evenk de 75 ans qui habitait Vanavara :


Tôt le matin... un peu plus haut que le Soleil il y eut un coup de foudre. Très haut. Le ciel entier devint rouge, et pas seulement le ciel : tout devint rouge aux alentours, la terre et le ciel. Un grondement puissant se fit entendre. Un bruit de cloche, comme si des gens frappaient sur du fer. Le tonnerre dura environ une demi-heure...

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Colossales explosions en Tunguska (Sibérie) en 1908 et 2002-Part 2

Colossales explosions en Tunguska (Sibérie) en 1908 et 2002- Part 2/6

 

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Les bases de l'affaire de l'Explosion de Tunguska

 

Part 1Part 2Part 3Part 4Part 5Part 6

Le 30 juin 2008 a vu le 100ème anniversaire d'une catastrophe les plus mystérieuses : l'explosion d'un objet issu de l'espace dans la région de la rivière Podkamennaya (pierreuse) dans le Tunguska en Sibérie. Aucun événement comparable ne fut signalé dans notre histoire. La puissance totale de l'explosion fut 2.000 fois supérieure à celles combinées d'Hiroshima et Nagasaki !

 

Effets de l'explosion de Tunguska :

  1. une luminescence anormale dans le ciel, persistant jusqu'à dix jours après l'événement et des nuages d'un ton argenté intense ; de puissantes émissions de lumière et de chaleur ;le dérèglement des appareils de mesures météorologiques et des manifestations vibratoires de la surface du sol ;
  2. une formidable onde sonore qui fit deux fois le tour de la Terre ;
  3. la chute des arbres sur une surface de plus de 2.000 km² ;
  4. de faibles traces de radioactivité détectées dans des échantillons végétaux et dans les couches de glace polaire datant de 1908 ;
  5. des propriétés anormales de l'humus et des minéraux au voisinage de l'explosion ;
  6. une croissance anormalement rapide de la végétation à l'épicentre de l'explosion ;
  7. un refroidissement du climat planétaire au cours des années qui suivirent.

 

Bien que cet impressionnant événement ne passât pas inaperçu, les premières recherches sur ses causes, aux confins de la taïga sibérienne, ne furent entreprises que de nombreuses années plus tard, en 1927. Depuis, des dizaines d'expéditions ont visité la région, des centaines de rapports scientifiques ont été écrits et plusieurs centaines d'hypothèses explicatives ont été proposées. Aucune, toutefois, n'a pu pleinement rendre compte du phénomène complexe qui précéda et accompagna l'explosion du Tunguska. Certains des phénomènes rapportés par des témoins oculaires ne peuvent rentrer dans le cadre des théories actuelles. Une bonne partie de ce qui se produisit échappe complètement à toute interprétation de la pensée scientifique contemporaine.

Dans une perspective plus large, l'impression persiste que nous sommes confrontés à quelque chose qui sort entièrement des limites de notre conception du monde. Peut-être arrivons-nous, aujourd'hui plus que jamais, au moment de l'apparition d'une réponse qui marquera un tournant dans l'évolution de la conscience humaine. Mais cela nécessitera une certaine audace, la capacité de chercher avec un esprit ouvert, libéré des dogmes habituels de la science, afin d'évaluer correctement les facettes les plus inexplicables de l'événement. Le travail effectué par des générations de scientifiques et de chercheurs nous livre une riche manne de données qui devraient permettre de faire la lumière sur la nature du phénomène survenu à Tunguska. Nous ne passerons pas ici en revue les éléments clefs des principales hypothèses connues, mais nous examinerons plutôt les faits toujours restés dans l'ombre, qui, pour quelque étrange raison, n'ont jamais reçu l'attention qu'ils méritent. Très curieusement, à la lumière d'un poème épique ancien, ces faits offrent une image très différente.

Nous souhaitons, dés le début de cette étude, mettre l'accent sur le fait qu'avant et après l'explosion du Tunguska, d'autres événements semblent d'une certaine façon s'y rapporter, le tout formant une suite. Ayant donc recours aux méthodes pratiquées dans les enquêtes criminelles, nous aborderons l'ensemble comme un «cas» unique. Afin de voir la réalité qui a si longtemps échappé à l'attention des chercheurs, il nous faut porter le regard en arrière et en avant, dans l'espace et le temps, pour tenir compte d'événements distants de dizaines, voire, de centaines d'années.
Nous nous sommes tourné pour cela vers les milliers de témoignages oculaires, même dans cette partie si peu peuplée de la Sibérie. II fut possible, jusqu'à la fin des années 60, de trouver encore quelques 3.000 personnes qui se souvenaient de l'événement extraordinaire.

Avant d'aborder les faits, nous souhaitons partager avec vous la conjecture qui nous habite depuis le début de notre enquête : une hypothèse qui paraîtra fort inattendue pour la plupart, mais qui s'est renforcée au fil de l'analyse d'une grande quantité de données. Nous appuyant sur les dires de centaines de témoins de l'explosion, les découvertes des chercheurs, l'épopée intitulée Yakut Olonkho, la chronologie reconstituée des événements et l'analyse des conséquences des explosions décrites non seulement dans cette épopée mais aussi repérées par les chercheurs scientifiques, il est possible d'envisager raisonnablement que, dans l'immense territoire inhabité du nord-ouest du Yukatia, existe une installation technologique souterraine très ancienne.

Il y a très longtemps, quelqu'un édifia, dans la région appelée «Vallée de la Mort», un complexe qui, aujourd'hui encore, protège la Terre des météorites et astéroïdes. Evidemment, cette idée stupéfie et résiste à l'entendement. Cela signifierait que, depuis des milliers d'années, quelque chose existe dépasse non seulement nos réalisations actuelles mais tout ce que nous pourrions imaginer, et que nous n'en avons jamais pris connaissance ! Aucun de ceux qui ont étudié les effets scientifiquement inexplicables de la catastrophe du Tunguska n'auraient pu les penser provoqués par une technologie antique de défense cosmique légué par des constructeurs inconnus !

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"Grand-père" Matvei, agé de 108 ans, témoin de l'explosion de Tunguska, 
photographié avec l'auteur lors de la rencontre des clans Evenk à Siuldiukar en 1997

 

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