Histoire

Japon : Une fouille déterre une légende

Japon : Une fouille déterre une légende

 

Osaka legende mini

 

Une découverte archéologique au Japon, plus précisément à Osaka, est en train de sortir du néant les preuves de la réalité d'une très vieille légende liée à une impératrice japonaise et de ses relations mystérieuses avec un moine bouddhiste, le tout au 8ème siècle après J.C., les années 1400 du Japon de l'époque de Nara, qui avait son propre calendrier évidemment...

C'est dans un texte nommé Shoku Nihongi qu'apparaissent les seules références concernant la cité de Yuge-no-miya et le Temple de Yugedera.

 

Le Shoku Nihongi (続日本紀?, "Suite des Chroniques du Japon") est un texte d'histoire du Japon commandé officiellement par l'Empire japonais. Achevé en 797, c'est le deuxième de la série des Six Histoires Nationales, directement précédé du Nihon Shoki et suivi des Nihon Kōki. Fujiwara no Tsuginawa et Sugano no Mamichi en sont les principaux auteurs. C'est une des plus importantes sources d'information première sur l'époque de Nara du Japon.

L'ouvrage couvre la période de soixante-quinze ans s'étendant du début du règne de l'empereur Mommu en 697 jusqu'à la dixième année du règne de l'empereur Kōnin en 771, couvrant neuf règnes impériaux.

Le texte comprend quarante volumes. Il est entièrement écrit dans le style kanbun, une forme japonaise de chinois classique, comme il est accoutumé pour les textes officiels japonais de l'époque... Ces documents expliquent comment la reine Shōtoku, qui a régné de 764 à 770 pendant la période de Nara (710-784), avait commencé le vaste projet de construction de sa propre capitale mais est morte avant de pouvoir le compléter...

Mais, jusqu'à présent, cette cité de Yuge-no-miya, seconde capitale disparue du premier Empire japonais et le Temple de Yugedera n'étaient que des légendes sans preuves...

 

Osaka legende

Evidence of structures dating back more than 1,000 years at an archaeological site here points to the existence of a “second” capital that is known only through eighth-century chronicles. (Provided by the Yao municipal board of education)

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Lucie, le fantôme du Château de Veauce en Allier

Lucie, le fantôme du Château de Veauce en Allier

280px veauce1Château de Veauce en Allier (Wikipedia)

 

Je continue en quelque sorte mon petit tour des Contes et Légendes d'Auvergne, Bourbonnais et Limousin, commencé avec cette série d'articles donc vous trouverez les liens tout en bas...

Cette histoire étrange se déroule au château de Veauce, qui se trouve à la limite de trois territoires du Centre de la France. Il a probablement été érigé en 808, à l'époque où Charlemagne délimitait les extrêmes du territoire d'Aquitaine, et pour le fils de ce dernier, Louis le Débonnaire. Ce chateau fort surveille en effet de son surplomb l'Auvergne à Ebreuil, le Berry avec Naves et la campagne bourbonienne. Le piton rocheux sur lequel il est implanté en fait un point stratégique facile à défendre à l'époque, avec sa domination du sud-est du Massif de la Bosse de tout l'ouest de la vallée de la Veauce.

Les premiers siècles du Fief sont perdus pour l'Histoire, tout ce que l'on sait, c'est que le Sire de Veauce possédait alors un vaste territoire sur lequel il rendait justice et prenait taxe. On sait également qu'en 1080, Aimon de Veauce fait don de l'église de St Loup de Veauce aux moines de l'abbaye bénédictine de St Léger d'Ebreuil. C'est une contrée du Bourbonnais qui a toujours été très peu peuplée. En 1990, Veauce ne comptait que trente-deux habitants...

Eglise de sainte croix de veauceEglise de Veauce

 

Le fief veaucien, connu au 11e siècle sous le nom de Velcia, dépend quelque temps de la couronne royale, jusqu'à ce que, en 1317, Philippe V le cède à son cousin Louis de Clermont, sire de Bourbon. En 1400, le roi Louis II de Bourbon en fait une baronie en faveur de Robert Dauphin, chevalier, seigneur de Royne et de Veauce. Après la mort de Charles de Bourbon, Connétable de France, en 1527, le château de Veauce releva directement de la Couronne à nouveau. 

En 1559, Guy de Daillon, seigneur et baron de Veauce, comte de Lude (en Anjou), chevalier des Ordres du roi, gouverneur du Poitou et général d'Anjou épouse Jacqueline de La Fayette, dame de Pont-Gibaud. A peine quelques mois plus tard, une jeune fille de 18 ans, prénommée Lucie, se présente au château. Lucie, issue d'une famille noble mais totalement désargentée est fort belle et le sait. C'est le seigneur des lieux, Guy de Daillon, qui l'accueille et il n'est apparemment pas insensible à la beauté, au charme, à l'innocence et à la grâce de la demoiselle, puisqu'il l'embauche immédiatement comme servante.

Il semble que le châtelain ait même succombé à ces charmes puisque l'histoire raconte qu'au retour de la chasse, il offrait ses plus beaux trophées à Lucie, qui était devenue sa maîtresse...

Evidemment, l'épouse légitime et délaissée se rendit compte de ce qu'il se passait et bien qu'il s'agissait d'un affront a son âge, à sa beauté que de mettre ainsi en évidence la jeunesse d'une fille jolie, peut-être, mais pauvre, elle ne pouvait en cette époque agir contre son seigneur directement. Elle prit donc son mal en patience et, jalouse, jura de se venger dès que l'occasion se présenterait... et elle savait que tôt ou tard, elle se présenterait car en ces temps-là, et pour justifier leurs privilèges, les seigneurs, chevaliers et autres nobles passaient une grande partie de leur existence à revêtir leur armure et à guerroyer à tout venant pour le compte de leur roi ou pour leur propre compte. Durant ces longues absences, c'était l'épouse légitime qui prenait le commandement et donc la responsabilité « de la maison », c'est-à-dire du château...

Souvent, ces femmes douces et soumises étaient transformées par leur nouvelle responsabilité, devenant de vrais mégères tyranniques pour tous ceux qui étaient à leur service...

Cela ne loupa pas car quelques mois plus tard à peine, Guy de Daillon dut revêtir son armure, enfourcher son destrier et partir en guerre. L'épouse devint le maître pour un temps assez long. La troupe de son mari venait à peine de disparaître au détour de la forêt que sa jalousie put enfin s'exprimer au grand jour, au désespoir de la pauvre Lucie...

Elle n'hésita pas car en ces temps-là, les barons de Veauce comme leurs congénères, avaient droit de basse, moyenne et haute justice sur leur peuple. La condamnation pouvait aller de quelques coups de bâton à la mort, sans formalité et en toute impunité. De plus, tout était prévu au château de Veauce : la prison était installée dans la tour dite Mal-Coiffée (nommée ainsi après que Richelieu la fit à moitié détruire sous Louis 13, bien plus tard), au saillant sud-est de la forteresse. Elle donne dans la cour d'honneur à l'arrière du corps du logis d'habitation du châtelain. Elle fut érigée en 1385 par Catherine de Veauce, veuve de Louis de Veauce, qui se ruina et mourut en guerroyant pour délivrer le roi Jean le Bon, prisonnier des Anglais.

Chateau veauce tourmalcoiffeeLa Tour Mal-Coiffée

 

La prison en elle-même comprenait trois geôles superposées. Dans la partie haute, on enfermait les prisonniers condamnés à des peines légères et que l'on faisait travailler dur. Au rez-de-chaussée, on enfermait les condamnés devant subir plusieurs années d'emprisonnement. Dans le sous-sol, on trouvait une troisième prison et de celle-ci, on n'avait pratiquement aucune chance d'en sortir un jour. Les condamnés étaient descendus dans ce cul de basse-fosse humide par une corde. La nourriture leur parvenait de la même façon, de façon très limitée...

La pauvre Lucie fut enfermée sur ordre de la baronne dans la geôle du premier étage, qu'elle avait fait totalement vider préalablement de ses prisonniers. Elle était isolée, car, selon le bon vouloir de sa tortionnaire, elle devait être solitaire et n'avoir d'autre visite que la sienne. Ainsi, cette femme en proie à une jalousie féroce et à la limite du sadisme, venait visiter sa prisonnière, la narguait et l'insultait copieusement.

La prison, bien sûr, n'était pas très isolée ni chauffée, et le froid de la nuit était succédé le jour par les vents ou l'humidité printaniers ou la chaleur sèche estivale. On lui donnait comme nourriture juste de quoi ne pas mourir et pareil pour l'eau. De plus, Lucie était rongée par la terreur et les menaces incessantes de sa moqueuse tortionnaire, qui la faisait souffrir tant physiquement que moralement...

Soumise à un tel traitement, la belle jeune fille ne fut rapidement plus que l'ombre d'elle-même et mourut dans les affres de la peur, de la faim et du désespoir au bout de quelques mois. D'après la légende, cela arriva par une nuit d'automne, alors que la pleine lune jouait à cache-cache avec de lourds et noirs nuages courant dans le ciel. Ce soir-là, les habitants du village virent, assure-t-on, une merveilleuse apparition rayonnante assise sur les créneaux de la tour Mal-Coiffée.
 

Ce fut la première apparition de la Dame Blanche de Veauce, mais pas la dernière, car sa charmante silhouette fantôme continue à hanter le château vers minuit, et plus particulièrement la salle des gardes de la tour de l'Horloge et le chemin de ronde, qui va de la tour de l'Horloge à la prison de la tour Mal-Coiffée.

L'histoire se termine là car personne n'a connu la réaction du Seigneur à son retour de guerre, ni ce que fit la baronne du cadavre de Lucie... on pensa dans le village que la baronne jeta en cette année 1560 le corps de la malheureuse dans les oubliettes de la Tour... 

Au fil des ans, des rumeurs ont parlé de ce fantôme. Certains ont assuré avoir aperçu cette blanche silhouette qui rappelle que, voici plus de quatre siècles se déroula, en ces lieux plutôt sinistres qu'est la Tout-prison Mal-Coiffée, un drame de la passion, de la jalousie et de la haine. Une jeune petite effrontée opportuniste avait chèrement payé sa croyance en l'amour miracle...

Veauce

Que dit l'Histoire au sujet de ce fantôme ? le baron Amable de Blich racontait, dans une lettre écrite au 17e siècle, avoir vue et entendue sangloter une silhouette lumineuse féminine. Le curé de la paroisse avait noté au 19e siècle qu'un valet d'écurie nommé Denis Vincent avait vu sa torche éteinte et il avait, dans le même temps, senti une force inconnue le flanquer contre un mur, avant d'observer le passage d'une silhouette lumineuse de femme.

En 1963, un psychiatre venu de Francfort était accompagné de son chien, dans la nuit, sur le chemin de ronde, peut-être pour se donner du courage. Il avait pour nom docteur Rudolph Schmidt. Son chien se mit à hurler à la mort et, sur le mur, il discerna une forme lumineuse. Il actionna un appareil photo. Il n'y eut rien sur la pellicule pourtant ultrasensible.

En 1967, un radiesthésiste écossais de Glasgow, nommé John MacCain, contait qu'il avait observé un étrange phénomène entre minuit et 1 heure du matin. Il avait apporté avec lui des souris hypersensibles. Soudain, elles manifestaient un affolement incompréhensible.

Plus tard, un habitant du Chili, attiré par les TV et les comptes rendus des journaux, débarqua à Veauce. Il prétendit avoir entendu des bruits qu'il qualifia de « toutes sortes de gémissements ». Un spécialiste des phénomènes électromagnétiques vint depuis Los Angeles. C'était en décembre 1971. Sur ses appareils, il enregistra, assura-t-il, le passage d'ondes non identifiées.

 

Plusieurs familles illustres se sont succédé de 1700 à 1970 dans le château : Chauvigny de Blot, Le Loup, Du Buysson, les Cadier de Veauce (une des plus anciennes familles du Bourbonnais, qui conservera le domaine jusqu'en 1970).


Alors un certain Éphraïm Tagori de la Tour, qui se donnera lui-même le titre de baron de Veauce, acheta le domaine en 1970, s'y installa, mais n'avait pas la fortune nécessaire pour entretenir les bâtiments et en aménager l'intérieur. Tagori de la Tour, né à Jérusalem, en Palestine, fit des études d'ingénieur et acquit un diplôme d'ingénieur de l'armement. Par la suite, il devint plutôt mercenaire-aventurier car on le retrouva général chez les Russes, participant à la bataille de Stalingrad puis officier dans l'armée anglaise. Juif, il participa aux côtés de Moshe Dayan à la guerre des Six-Jours. Comment se retrouva-t-il à Veauce et réussit-il a acheter le château à l'ancienne famille bourbonnaise ? C'est resté un mystère. Pour les habitants de cette petite bourgade, c'était un personnage hors du commun, surtout qu'avec son franc-parlé, il en rajoutait.


Dans les années 1980, le château de Veauce connut l'animation et la célébrité à cause ou grâce à Lucie. Le baron Tagori de la Tour avait alerté les médias et ceux-ci, friands de telles histoires, débarquèrent à Veauce. Tour à tour vinrent Antenne 2, TF1, FR3 et une multitude de journalistes parisiens et de province.
À cette période, s'efforçant de trouver de l'argent pour entretenir et assurer son statut, le baron organisait à la belle saison des visites du château et, dans les locaux, des expositions de peintures. Et le fantôme était au centre de la plupart des conversations. A tel point qu'à un moment donné, une fois par semaine, on allait sur le coup de 23 h 30 dans la tour Mal-Coiffée à la recherche de l'apparition de Lucie.

Un jour, un journaliste parisien, Jean-Yves Casgha, animateur sur France Inter de l'émission « Boulevard de l'étrange », et collaborant aussi à l'émission d'Anne Hoang sur TF1 intitulée « Contre-enquête » voulut en avoir le cœur net et tenter de démystifier l'histoire.

Il arriva au château avec deux équipes de reportage en août 1984. Dans la nuit du 8 au 9 août 1984, les techniciens placèrent douze micros tout au long du parcours suivi (à priori) par le fantôme. On y ajouta une caméra installée dans l'ancienne salle de garde. Dans l'obscurité la plus complète, chacun, à l'heure dite, se posta aux aguets, retenant son souffle.

L'attente ne fut pas très longue. Peu avant minuit, les témoins virent apparaître un point lumineux sur un mur du chemin de ronde. Cette lueur se mit à disparaître et à apparaître, jamais au même endroit, un peu plus loin, diminuant ou grandissant selon son déplacement. La lumière semblait sortir, jaillir de nulle part. Autrement dit, cette lumière n'avait pas de source, ni de rayonnement. Elle semblait sortir de nulle part et ne rien éclairer autour d'elleAu bout de vingt-cinq minutes, ce mystérieux phénomène s'est brusquement interrompu, la lumière s'est éteinte définitivement.

Les deux caméras avaient fonctionné. Le film n'enregistra rien, peut-être parce que le film n'était pas assez sensible à une aussi faible lumière. Quant aux appareils de photos, seules quatre pellicules furent très vaguement impressionnées - ce qui est déjà ça. Le développement et le tirage allaient cependant révéler une légère silhouette. Était-ce celle de Lucie ? On ne peut que le supposer. Les journalistes et techniciens, impressionnés, affirmèrent qu'ils détenaient l'une des premières preuves physiques qu'un phénomène fantomatique existait bien, que des milliers de témoignages de part le monde et depuis des siècles étaient enfin validés par un appareillage fiable...

Lucie10

La photo expertisée sans trucage du phénomène lumineux

Témoignage du journaliste :

" À la base, je souhaitais dresser le portrait du baron. Cependant, à la faveur de la première soirée tandis que je dînais avec mes collaborateurs, j'ai proposé d'annuler la chambre d'hôtel pour passer la nuit au château.

À l'issue du repas, dès la fin de notre discussion, les ingénieurs du son procèdent à l'installation de leur matériel. Ceux-ci disposent çà et là toute une série de microphones afin d'enregistrer d'éventuels bruits étranges…

Les ingénieurs sont accompagnés par deux personnes qui vont jouer un rôle de choix au cours de la nuit. Il s'agit d'un médium prétendument capable de communiquer avec les défunts et de sa petite-fille.

Dans un silence de mort, les douze coups de minuits retentissent dans la pénombre de la grande salle que l'on appelle la salle « des pendus », car c'est ici qu'en 1789, les révolutionnaires locaux ont pendu les propriétaires des lieux... Tout le monde est dans l'expectative…

Tout d'un coup, une forme pâle apparaît près de la fenêtre. Sa taille est celle d'une chouette. Cette silhouette est tout d'abord visible par intermittence puis plus longuement durant un quart d'heure.

La surprise est totale, les seuls bruits proviennent des techniciens qui chuchotent. Une journaliste présente sur les lieux perd son sang-froid et s'exclame: « Mais c'est impossible ! ». Suite à cela, dans un silence de mort, la forme pâle se dirige en direction du chemin des rondes puis disparait.

Les techniciens ont juste le temps de prendre quelques photographies. Après examen, une silhouette blanche et vaporeuse est visible sur l'une de ces photos.

Exactement au même moment, un son perçant et suraigu semble provenir d'une autre pièce. L'ingénieur du son en charge d'effectuer la synchronisation des micros l'entend très clairement dans son casque, peu avant que le micro ne s'éteigne définitivement !

Apeuré, il se joint alors à l'équipe, mais aucun d'entre eux n'a entendu ce bruit étrange. "

Mais évidemment, des sceptiques et des gens très conservateurs et effrayés par une telle possibilité firent selon leurs propres croyances : réussir à imiter et truquer un phénomène (naturel ou non) suffit à démontrer le fait qu'il s'agit d'une invention, création humaine et non un phénomène physique inconnu ou surnaturel... c'est un raisonnement évidemment faux et stupide en soit, mais ça marche aussi pour les crédules qu'il faut rassurer... l'argument principal fut que la nuit du 8 au 9 août 1984 était aussi une nuit de presque pleine Lune, la phase lunaire étant croissante au dernier quartier, et que c'était "probablement" un reflet lunaire à travers les meurtrières du chemin de ronde qui était la cause de cette lumière fantomatique... voilà une affirmation facile (sans vérifier la position lunaire ni l'heure du lever de la Lune, ni sa position éventuelle dans le ciel) qui suffit bien souvent aux sceptiques et zététiciens de tous poils (qui se font d'ailleurs pour certains de l'argent avec ces affirmations faciles !) pour repousser un tel phénomène ou un autre... et rassurer les crédules et en retardant ainsi parfois l'étude sérieux de certains phénomènes peu connus ou restant à découvrir, et ceci sans plus de matières scientifiques que les parapsycologues qu'ils mettent en doute, car ils utilisent en fait les mêmes méthodes...


Quant au baron, un homme peu impressionnable si l'on en juge par sa vie tourmentée de mercenaire, il vivait avec sa charmante femme, Denise, de quelque trente ans sa cadette, dans la partie opposée à la Tour. Ils étaient éloignés du chemin de ronde et de la Tour, parcours habituel du fantôme. II avait, selon ses dires, observé le phénomène au moins une centaine de fois. À chaque fois, il a essayé d'entrer en communication avec l'être qu'on suppose se manifester ainsi. Il a reconnu que, seul, dans le noir, dans ce château inhabité la nuit, il eut des frayeurs et, parfois, n'en menait pas large. Il y a tellement de bruits invraisemblables la nuit, venant de tous côtés, dans ces très vieilles demeures, que l'on peine à les identifier.

« J'ai, ajoutera-t-il, posé de loin des questions fort simples comme : Qui êtes-vous ? Que nous voulez-vous ? Une seule fois, j'ai cru, en 1972, entendre un long cri rauque paraissant venir de nulle part et qui m'a donné la chair de poule. J'ai pris mes jambes à mon cou. Jamais plus je n'ai tenté une semblable expérience et, de nuit, je n'ai plus remis les pieds sur le chemin de ronde. »

D'autres sont venus pour tenter de percer ce mystère, mais la curiosité s'estompa dans les années 1990, parce que le baron avait moins d'activité vu son grand âge. Ainsi, on parla beaucoup moins du fantôme.

Pour tous, c'était Lucie, même si les véritables historiens ne se hasardent pas sur son identité. Pour tous, c'est l'âme en peine de cette pauvre Lucie qui est supposée revenir hanter le château. Des gens du pays comme V. Richard, un chroniqueur local, vous racontent cette légende, et Lucie, ils l'ont baptisée la Dame blanche. Personne ne douta que ce fut son spectre que l'on pouvait supposer être sur la pellicule.

Pour beaucoup, ils ont précisé que cette « ombre lumineuse » laisse supposer des traits d'un visage qui, pour ceux de 1985, aurait eu une ressemblance avec celui de Fabiola, du célèbre tableau de Henner. Il semblerait aussi que sa longue silhouette, diaphane comme un halo de brume blanche, est protégée par une cape-pèlerine d'un brun foncé. Au 1er étage du château se trouve la Galerie des peintures et, parmi elles, "les mystères du Château de Veauce", toile de Marcel Hasquin, qui a pour thème la légende de Lucie...

Veauce tableau lucie

"les mystères du Château de Veauce", toile de Marcel Hasquin

 

Le baron est mort en 1998. Son épouse et leur fille demeurent à Versailles. Le baron s'y était ruiné, vendant tout son troupeau de bovins, pour remettre en état la tour et les toitures... Madame Elisabeth Mincer, propriétaire britannique actuelle, l'a acquis en 2002... elle affirme n'avoir jamais vu le fantôme, mais que plusieurs de ses invités l'ont effectivement apercus selon leurs dires...
 

Reportage au château de Veauce (Allier), hanté par le fantôme de Lucie, dont le parapsychologue, M Réant, montre la photo expertisée, décrit les apparitions et raconte l'assassinat. Interview du châtelain Ephraim Tagori de la Tour "il a l'impression de connaître Lucie depuis toujours". Une voisine de 85 ans et le cafetier et maire du village, Henri GUILLOT, expliquent les raisons de leur scepticisme. Arrivée d'une équipe de scientifiques, installation d'appareils de mesure, et interview de Rémy CHAUVIN sur les expériences de physique qu'ils vont effectuer durant la nuit.

Émission Midi 2 du 13-08-1985 Producteur ou co-producteur Antenne 2 Journaliste Patrick Hesters


 

L'émission Mystères sur le Château de Veauce et le fantôme de Lucie

 


 

 

Sources : INA, "Les Mystères de l'Allier" de Jean Débordes, Documystere.com, lamontagne.fr, TF1

 

Yves Herbo, Sciences et Fictions et Histoires, http://herboyves.blogspot.com/  , 06-05-2016

France : quand des anglaises voient des spectres

France : quand des anglaises voient des spectres

 

The french pavilion in the gardens of the petit trianon and marie antoinetteLe petit pavillon du jardin français du Petit Trianon et Marie-Antoinette

Le petit Palais du Petit Trianon, situé dans le parc du château de Versailles, à une quinzaine de kilomètres de Paris, fut construit par le célèbre architecte Ange-Jacques Gabriel (qui fit aussi entre autres la Place de la Concorde et l'Ecole Militaire) pendant les an­nées 1760 pour le roi Louis XV, qui le destinait à sa favorite, Mme de Pompadour, qui décéda avant l'achèvement de son cadeau. Le Roi l'of­frit donc à sa nouvelle maîtresse, Madame du Barry. Par la suite, il devint l'une des résidences fa­vorites de l'infortunée Marie-Antoinette, l'épouse de Louis XVI exécutée pendant la Révolution française.

 

Petit trianonLe petit Trianon

Des années plus tard, le 10 août 1901, le Petit Trianon reçut la visite de deux touristes anglaises, Miss Charlotte Moberly, direc­trice d'un collège de jeunes filles d'Ox­ford, 55 ans, et Miss Eleanor Jourdain, son ad­jointe, 33 ans - deux femmes d'une grande intelligence jouissant d'une excellente ré­putation,  filles de ministres anglicans renommés, les deux dames n’étaient guère portées sur l’occultisme et le fantastique. Elles voulaient, disaient-elles, garder intacte la foi inculquée par leurs pères.. Pendant qu'elles parcouraient ses jardins, elles y virent des gens et des aménagements qui, sur le moment, leur parurent réels quoique étranges, mais qui, par la suite, se révélèrent ne pas appartenir du tout au début du XXe siècle. Après avoir parcouru les salles du château, elles décidèrent de visiter les deux Trianon. « Elles sortirent du château par le passage habituel qui, à droite de la Cour de Marbre, mène au parc ; elles traversèrent le parterre d’eau, descendirent les marches du bassin de Latone ; elles longèrent le tapis vert et, suivant l’allée transversale qui part du bassin d’Apollon, elles tournèrent ensuite à gauche, empruntant l’allée qui passe sous le petit pont, laissant sur leur droite l’ancien Corps de Garde et l’enclos des Glacières. Elles pénétrèrent ainsi dans le domaine de la Reine par une porte voisine de la Maison du Jardinier. » (Guide de Versailles mystérieux, p. 275). 

C'était une chaude journée d'août, et, selon le récit de Miss Jourdain, les deux visiteuses se diri­geaient vers le Petit Trianon lorsqu'elles prirent une allée latérale après avoir de­mandé leur chemin à deux hommes bizarrement vêtus de costumes verts et de tri­cornes. Miss Jourdain éprouva alors « une sensation d'abattement et de grande solitude » et commença à se sentir dans un « état de rêverie » très oppressant, comme si elle avait marché dans son sommeil. Les deux femmes aperçurent un bâtiment en face d'elles, sur les marches duquel était assis un homme portant une lourde cape sur les épaules et un grand chapeau ra­battu. « A cet instant, écrivit Miss Jour­dain, l'impression d'étrangeté que nous avions ressentie dans le jardin se trans­forma en un profond malaise, comme de­vant une chose mystérieuse et effrayante. L'homme tourna lentement la tête, mon­trant un visage au teint très sombre, mar­qué par la petite vérole. Son expression était sinistre, et même s'il ne nous apparut pas qu'elle nous était spécialement desti­née, j'eus beaucoup de répugnance à pas­ser devant lui. »

Effrayées, les deux Anglaises se retournèrent pour prendre la fuite. C’est alors qu’elles aperçurent un jeune homme semblant sortir de derrière un rocher. De par son allure, elles en déduisirent qu’il s’agissait d’un gentilhomme. Et, de fait, ce dernier, fort galamment, les mit en garde : « Mesdames ! Mesdames ! Il ne faut pas passer par là ! Par ici… Cherchez la maison », leur lança-t-il. Etrangement, ses pas firent, l’espace d’un instant, résonner le sol de l’allée déserte.

Passablement décontenancées, nos deux touristes suivirent le chemin indiqué par leur sauveur, empruntèrent un pont rustique qui enjambait le ruisseau et débouchèrent sur une prairie entourée de petites maisons. De là, elles parvinrent par le côté nord au Petit Trianon. C’est là que, sur une terrasse, elles virent une dame qui, tournant le dos aux visiteuses, semblait dessiner. Elle était blonde et portait un chapeau de paille, de même qu’une robe claire et légère. Au passage des deux Anglaises, déterminées à s’éloigner au plus vite de cette mystérieuse apparition, la dame au chapeau de paille leva la tête et les dévisagea. S’éloignant de celle-ci et évitant de lui adresser la parole, les deux visiteuses longèrent une terrasse et se retrouvèrent en surplomb de la cour d’honneur du Petit Trianon. Là, un étrange sentiment de tristesse les submergea à nouveau, et ce alors même qu’elles se sentaient entourées de « présences invisibles ».

Surgit alors un jeune homme aux allures de valet de pied, mais ne portant aucune livrée. En souriant, il dit aux deux dames d’entrer par la cour d’honneur et leur indiqua la bonne direction. Les deux Anglaises traversèrent le jardin français en sa compagnie, puis, ayant franchi une petite porte située à l’extrémité des Communs et permettant de passer du Jardin français à l’avenue des Deux Trianon, elles rejoignirent enfin le chemin qu’elles auraient dû suivre dès le début de leur curieuse promenade. Au moment précis où elles débouchèrent sur l’avenue, le sentiment de tristesse et d’angoisse qui n’avait cessé de les tourmenter, s’évanouit. Et les deux visiteuses eurent soudain l’impression d’avoir quitté un monde parallèle pour retrouver celui, bien tangible, de 1901, devant le Petit Trianon, à côté d’un groupe de promeneurs tout ce qu’il y a de vivants

Miss Moberly et Miss Jourdain regagnèrent Paris, mais n’osèrent évoquer leur incroyable voyage qu’une fois rentrée en Angleterre. Elles admirent l’une et l’autre avoir eu l’impression d’avoir vécu une étrange expérience et conclurent en bonnes citoyennes anglaises que Trianon devait être hanté ! Pour elles, c’était évident : elles avaient vécu une expérience spatio-temporelle qui, l’espace d’un moment, avait fait se confondre le début du 20e siècle et la fin du 18e siècle. Toutefois, leurs observations différaient sensiblement : l’une avait vu la femme au chapeau de paille, mais pas l’autre, celle-ci avait vu la femme et la jeune fille vêtues de fichus blanc, mais pas celle-là. Aussi convinrent-elles de consigner par écrit, mais séparément, tout ce qu’elles avaient vu et entendu au Petit Trianon. Les deux récits, rédigés en 1901, sont conservés à la Bodleian Library. Ces récits furent publiés 10 ans plus tard sous le titre " Une Aventure". En définitive, à l’exception des deux observations précitées, toutes les autres concordent.

 

Petit trianon moulin sallemars chateauLe Moulin du Hameau de la Reine et le Salon de Mars au chateau de Versailles

 

DANS LE JARDIN CHINOIS

Elles pensaient que les scènes auxquelles elles avaient assisté da­taient du temps de Marie-Antoinette. Une analyse détaillée des plans et des photos du parc montra cependant qu'elles y avaient vu huit aménagements qui ne s'y trou­vaient ni en 1901 ni sous le règne de Ma­rie-Antoinette, mais qui dataient d'une époque précédente. Les personnages qu'elles avaient croisés ne purent jamais être identifiés, mais elles avaient apparem­ment vu le « jardin anglo-chinois » tel qu'il existait en 1770.

Des sceptiques ont suggéré que les deux femmes auraient pris pour des spectres du passé le comte Robert de Montesquieu et ses amis donnant un bal costumé dans les jardins au moment de leur visite. Mais Miss Moberly et Miss Jourdain n'étaient pas stupides, et qu'elles aient pu être trom­pées par une mascarade semble très im­probable. Par ailleurs, cette « explication » ne tient pas compte du fait que les visi­teuses ont vu le jardin tel qu'il était au XVIIIe siècle, ni des mésaventures sem­blables qui sont advenues à d'autres per­sonnes, dans la même partie du parc, en 1910, 1938, 1949 et 1955, Eleanor Jour­dain a également affirmé avoir eu des vi­sions du passé à Oxford, en particulier celle d'une foule joyeuse, qui chantait et dansait en conduisant un condamné à mort à la potence.

Léon Rey, archiviste paléographe, et Pierre de Nolhac, spécialiste de Versailles, s’intéressèrent aussi à l’aventure des nos deux Miss. On reconnut bientôt, dans telle construction décrite par elles, le Jeu de Bague, un « kiosque de caractère chinois » effectivement construit à proximité du Petit Trianon, à la demande de Marie-Antoinette et achevé en août 1776.

D’autres témoins vinrent ensuite corroborer les dires des deux touristes Ainsi, la famille américaine Crooke, demeurant à Versailles, affirma avoir aperçu, à deux reprises, en 1908, un personnage semblant correspondre à la description de Marie-Antoinette, et avoir ressenti le même sentiment d’irréalité que les deux Anglaises. M. Crooke avait aussi aperçu un homme en costume du 18e siècle, portant un tricorne, et un autre jour, il entendit également jouer d’anciennes mélodies. Rappelons toutefois que les Crooke témoignèrent de tout cela en 1914, trois ans après la publication de An Adventure…En 1928, deux autres Anglaises affirmèrent avoir été également témoins de « manifestations étranges » au Petit Trianon. Il en fut semble-t-il de même, en 1955, pour un avoué Londonien et sa femme. Le peintre René Kuder (1882-1962) affirma quant à lui avoir aperçu Marie-Antoinette, sans tête ( !), pendant qu’il prenait des croquis à l’intérieur du Petit Trianon ! 

 

Des expériences du même genre ont été signalées en d'autres lieux. En 1916, par exemple, l'écrivain Edith Olivier, passant un soir de pluie près des mégalithes d'Avebury, dans le Wiltshire, y vit une foire bat­tant son plein, avec des stands de tir et des balançoires, éclairée par des torches et des feux d'artifice. Ce ne fut que plus tard qu'elle apprit qu'aucune foire ne s'était plus tenue à Avebury depuis 1850, et que certaines des pierres dressées qu'elle avait remarquées n'étaient plus visibles depuis au moins cinquante ans.

LES ECHOS DE DIEPPE

Plus récemment, en 1951, une expérience du même ordre, mais nettement plus im­pressionnante, a été vécue par deux autres Anglaises venues passer leurs vacances d'été à Puys, un petit village côtier proche de Dieppe. Le 4 août 1951, vers 4 heures du matin, les deux belles-sœurs furent réveillées par une terrifiante canonnade, et pendant trois heures d'affilée elles perçurent distincte­ment les bruits d'une sanglante bataille - celle qui s'était déroulée neuf ans aupara­vant sur les plages de Dieppe, aux mêmes heures de la journée, le 19 août 1942. Elles entendirent le sifflement des bombardiers en piqué et les hurlements des blessés. De puissants bruits de moteurs retentirent à 5 h 07, à l'heure précise où les engins de débarquement avaient atteint la plage de Puys. A 5 h 40, au moment où le bombardement naval avait cessé, un silence se fit dix mi­nutes plus tard, les femmes entendirent de nouveau des avions - à l'heure où étaient ar­rivés les renforts alliés.

 

Raiddedieppeaprès le Raid de Dieppe

Avec le recul du temps, le raid de Dieppe a été considéré comme une répétition in­dispensable du Jour J, sans laquelle le dé­barquement de juin 1944 n'aurait jamais pu réussir. Mais en elle-même, l'expédition fut un échec sanglant, au cours duquel furent tués ou blessés plus de la moitié des sol­dats britanniques et canadiens engagés dans l'assaut. Cette accumulation de souf­frances a-t-elle laissé une trace dans l'at­mosphère au lieu où s'est déroulé le drame ? Les deux femmes avaient certes lu des récits de la bataille, mais qu'elles aient pu inventer leur histoire en fournissant des détails aussi précis ne semble guère vrai­semblable. La Société de recherche psy­chique, qui a étudié le cas, a conclu qu'il s'agissait d'une « authentique expérience psychique ».

 

Sources : Guide de Versailles mystérieux, Les Guides Noirs – Tchou Editeur, p. 267-284 / Les Fantômes du Trianon - Le grand livre du surnaturel, Richard Cavendish, p. 12-13, Sur Dieppe, plus complet ici : http://mystere-et-insolite.lo.gs/les-fantomes-de-la-royal-navy-a93393063

 

Yves Herbo, Sciences, Fictions, Histoires.com, 12-11-2015

D'autres chambres existeraient à l'intérieur de la tombe de Toutankhamon

D'autres chambres existeraient à l'intérieur de la tombe de Toutankhamon.

 

Nefertiti drawingBuste de Nefertiti (Musée Berlin)

Suite de ces articles : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/pyramides-d-egypte-de-la-hitech-utilisee-des-novembre.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/la-momie-de-nefertiti-toujours-cachee-a-louxor.html

Egypte, Louxor, 07-11-2015 : Les premières analyses de thermographie infrarouge suggèrent que d'autres chambres existent à l'intérieur de la tombe de Toutankhamon. La thermographie infrarouge pourrait soutenir la théorie de Nicholas Reeves suggérant l'existence d'au moins une autre chambre funéraire à l'intérieur de la tombe de Toutankhamon, qui pourrait appartenir à la reine Néfertiti...

 

Imagerie hip

Le même système qui est prévu pour être utilisé sur 3 pyramides égyptiennes est aussi utilisé sur les parois de la tombe de Toutankhamon

 

Vingt-quatre heures après le début de la première expérience consistant à utiliser la thermographie infrarouge pour balayer les murs de la tombe de Toutankhamon, le résultat préliminaire de la paroi nord de la chambre montre la présence de différences de températures qui pourraient indiquer l'existence de chambres cachées supplémentaires, dit le ministre des Antiquités Mamdouh Mohamed Eldamaty à Ahram Online.

Afin de certifier les résultats, Eldamaty dit qu'un certain nombre d'expériences doivent être menées pour déterminer avec plus de précision la zone concernée. " Une étude des résultats acquis sera ensuite analysée au mieux ", a-t-il souligné.

Eldamaty poursuit en disant qu'un balayage plus long, de pas moins d'une semaine, est nécessaire afin de confirmer les résultats.

" L'utilisation d'autres méthodes est possible, pour aider à identifier la zone différente en température par rapport aux autres parties du mur nord ", a souligné Eldamaty.

Le processus de numérisation a été effectué par une mission scientifique conjointe du ministère des Antiquités en collaboration avec la Faculté de génie de l'Université du Caire et du patrimoine, de l'Institut de l'Héritage, de l'Innovation et de la Préservation (HIP), Paris.

Source : http://english.ahram.org.eg/NewsContent/9/40/162906/Heritage/Ancient-Egypt/Infrared-thermography-study-suggests-other-chamber.aspx

 

Autres liens sur l'Egypte : http://www.sciences-fictions-histoires.com/pages/l-egypte-et-ses-mysteres.html

 

Yves Herbo Traductions, Sciences, Fictions, Histoires.com, 08-11-2015

Les légendes de Saverne deviennent de l'Histoire ?

Les légendes de Saverne deviennent de l'Histoire sous peu ?

 

Rocher didacus miniLe Rocher de Didacus enfin identifié

 

La France, comme la plupart des anciennes nations d'Europe et de l'Ancien Monde, est l'un des domaines privilégiés des mythes et légendes provenant des plus anciennes préhistoires et antiquités du monde. Et la région Alsace-Lorraine-Moselle est loin de démentir ce fait. Ainsi, il existe par exemple à Saverne, dans les Vosges, plusieurs légendes datant du moyen-âge qui pourraient bien avoir sous peu une confirmation historique, passant ainsi de pures légendes et "racontars" à une vérité historique bien palpable.

Il existe plusieurs légendes locales dans cette très ancienne petite ville située près d'un col important permettant de traverser facilement les Vosges, puisqu'intermédiaire entre la plaine d'Alsace et le plateau lorrain, donc l'Europe Centrale plus loin vers l'Est. Nous savons par exemple grâce aux fouilles archéologiques, que, à cause du réseau très précurseur de distribution du sel de la vallée de la Seille, le passage fut protégé dès l'Age du Fer (au minimum) par des systèmes de défense, installés par des peuplades peu connues, que les Médiomatriques ("Ceux au milieu des eaux-mères", la tribu gallo-belge des Mediomatrici) reprirent et développèrent encore par la suite... 

En l'an 27 Avant JC, Agrippa y fait construire une grande voie romaine qui rejoint donc les voies de Metz (ex Divodurum), Treves et Strasbourg, avec un grand relai au sommet du col et un autre à Saverne (anciennement Tres Tabernae ou Tabernis), qui deviendra donc un bourg puis une ville fortifiée par la suite...

Mais c'est au 19ème siècle seulement que les sciences de l'Histoire et de l'Archéologie se penchent sur l'endroit et les écrits laissés, mais aussi les histoires locales racontées depuis des siècles au coin des cheminées, lors des longs hivers continentaux. C'est à une figure locale de Saverne que l'on doit la création du premier musée Archéologique de la région en 1858 et l'une des premières "Histoire de Saverne" (en français bien que, depuis la débâcle de 1870, la région soit devenue prussienne...), Dagobert Fischer (1808-1879), qui rassembla les monuments découverts dans une chapelle de l'église paroissiale, et en établit un catalogue qu'il édita en 1872.

Dans son Histoire de Saverne parue en 1871, Dagobert Fischer parle bien sûr du fait important qui nous dit que la ville fut la capitale administrative de l'évêché de Strasbourg de 1417 à la Révolution, via le Château des Rohan, ancienne résidence de l'évêque de Strasbourg. Le bâtiment fut reconstruit à partir de 1779 par l'architecte Nicolas Salins de Montfort, Mgr Louis-René Edouard de Rohan-Guéméné étant évêque de Strasbourg.

Mais dans ce livre, il est fait mention également des traditions et légendes racontées par les Savernois, dans lesquelles il est raconté qu'il y a très longtemps, un souterrain partait de ce palais episcopal des Rohan en plein centre-ville vers le deuxième château de la cité, sis dans les hauteurs, le château du Haut-Barr, une forteresse où l’évêque et les dignitaires pouvaient aller se réfugier en cas de conflit. Et précisément, il est aussi fait mention que, dans ce souterrain, un trésor aurait été caché pendant les guerres de religions. Un trésor connu sous la forme d'une statue de Jésus en or massif et de ses 12 apôtres en argent massif... le tout grandeur nature...

Chateau haut barr

Le château du Haut Barr : La légende des souterrains et salles souterraines. (dessin Nicolas Mengus)

 

La légende stipule que l'entrée secrète de ce souterrain n'était connue que de l’évêque seul, et que celui-ci ne transmettait le secret à son successeur que sous forme d'un pli cacheté, que ce dernier devait détruire après en avoir pris connaissance. Or, il arriva qu'un évêque mourut de mort subite, sans avoir eu le temps de transmettre le secret de l'entrée du souterrain, et le secret fut perdu définitivement...

Inutile de vous dire que de nombreuses fouilles et recherches furent (à priori) entreprises par l'Eglise, mais en vain. L'Histoire en est resté là jusqu'à maintenant... jusqu'à ce que Albert Fagioli, un radiesthésiste de Metz dont j'ai déjà parlé sur ce site et que j'ai au téléphone d'ailleurs de temps en temps, puisque nous avons sympathisé, n'entreprenne de faire ses proches recherches, avec son talent et son appareil de détection appelé un dowser...

C’est sur la demande d’une entreprise strasbourgeoise spécialisée dans l’exploration de galerie souterraine et en partenariat avec elle qu'il s'est penché sur ces légendes liées au château du Haut Barr et principalement à la légende du souterrain médiéval qui relie ce château à la ville de Saverne. 

Comme toujours pour ses travaux de recherches, Mr Fagioli commence par chercher sur plans avec l'aide d'un pendule puis sur place avec ses baguettes de sourcier et surtout son appareillage plus moderne, un dowser. Mais sur place, il a la surprise de détecter non pas un souterrain, mais tout un réseau de galeries situées à environ dix mètres de profondeur et partant (ou arrivant) au Château du Haut-Barr. Celles-ci quittent ce château pour cheminer dans différentes directions. Elles traversent notamment plusieurs villages comme Haegen, Otterswiller, Marmoutier et au plus loin arrive dans le village de Friedolsheim.

Il a également identifié un souterrain en face de la D102. Il chemine parallèlement à cette route et se dirige vers la ville de Saverne. C’est certainement celui qui acheminait à l’époque l’eau du flanc de la montagne aux fontaines de cette ville. (Certainement un Aqueduc d’époque Gallo-Romaine).

Sous pont du diable haut barr1

Une salle secrète sous le rocher où se trouvait la Chapelle romane, après le Pont du Diable

" Ce que je peux affirmer, c’est que ces souterrains transitent selon mes repérages par des salles circulaires qui ont pour certaines un accès par des églises du 12éme siècles dans les villages concernés. Pour certaines salles, comme l’église Abbatiale de Marmoutier j’ai confirmé la présence d’une grande salle souterraine rectangulaire d’environ 11.90m par 7.40m. Pour l’église d’Oterswiller, une salle rectangulaire d’environ 7.20m par 5.40m…L’église de Notre Dame de la Nativité de Saverne, une dimension non définie car aucune autorisation n’a été donnée à ce jour. 

De plus, un des souterrains passe directement sous un rocher caractéristique en pleine forêt et il est fort probable qu’il s’agisse du fameux rocher du père DIDACUS… 

Les recherches ci-dessous ont été réalisées à l’extérieur du château du Haut Barr car nous n’avons pas reçu pour l’instant l’autorisation d’y accéder. Ce que je peux dire c’est qu’il y a une salle particulièrement intéressante sous le château. Je l’ai localisé, elle se situe approximativement à 15m de profondeur et aurait une circonférence de 7m. "

Une première preuve de la réalité des légendes locales : la découverte du Rocher du Père Didacus :

 

Rocher didacus1Le Lit de Didacus ou le Rocher de Didacus. (Albert Fagioli)

Voici où le Révérend Père Didacus faisait sa sieste, à l'abrit de la pluie et du soleil, avant de monter au Haut Barr ou de redescendre à Saverne. Mais, que dit la légende, d'après ce livre : " Notice historique sur le Château du Haut Barr près de Saverne " par Dagobert Fischer, nouvelle édition revue et augmentée par Léon Bachmeyer, Saverne : Imprimerie-Librairie A. Mosbach Anc. A. Fuschs 1927. "

Dans cette notice historique on peut lire :

" En l'an 1636, pendant la Guerre des Suédois, le 25 août, décéda le très Rév. Père Didacus, récollet à Saverne et pendant quarante ans religieux au couvent de cette ville; et ce prêtre monta de temps en temps au Haut Barr par un chemin caché pour y dire la messe. " 

Il s'agit du Père Didacus SCHOTTMULLER, inscrit en 1604 dans le registre de la Confrérie de Saint Michel à Saint Jean des Choux. Il était donc pendant 32 ans à Saverne. Le peu de sûreté des chemins pendant le siège de Saverne en 1636 et la maladie empêchaient le Révérend Père de porter aux soldats qui étaient en garnison au château les consolations de la religion. On grava alors sur un rocher qui borde le sentier qu'il prenait ordinairement pour se rendre à la forteresse, l'inscription suivante :

" Pourquoi, O Didacus, refuses-tu de porter le Saint Viatique à ton frère malade qui t'attendait dans le Château du Haut-Barr ? S'il est fatiguant et pénible de gravir le sentier escarpé de la montagne, songe que le chemin qui mène au Royaume des Cieux est au moins tout aussi pénible." 

Cette inscription fut rencontrée encore en 1670 par François Feigenthal, directeur des Bâtiments de l'Evêché lors de la Restauration de la conduite d'eau de la source du Haut Barr.

On peut lire aussi dans ce livre : " De la grosse Tour du château de Saverne à la pierre consacrée au Père Didacus il y a juste une lieue." 

Précisément, il y a juste une lieue de la zone de l'église de Notre Dame de la Nativité de Saverne ou de l'ancien Château de Saverne à ce Rocher dans les bois de Haegen et qui se trouve juste à côté de la source de Haegen.

Une lieue avant 1674 = 3248 mètres / https://fr.wikipedia.org/wiki/Lieue 

" Le Capucin ne put que répéter la déclaration que lui avait faite le moribond; il ajouta que la voûte ou le souterrain en question se trouvait près du rocher qu'on appelle le Lit ou le Sépulcre du Père Didacus et que ce rocher devait être connu par tout le monde

"....En suivant ce souterrain, on passe devant un rocher, où le Révérend Père Didacus, ci-devant récollet à Saverne et chapelain du Château du Haut-Barr, a gravé lui-même son nom avec un millésime et qu'on appelle actuellement le tombeau du R. P. Didacus. A partir de là le souterrain se prolonge vers le village de Haegen et monte au Château de Géroldseck (1), dans la cour inférieure duquel il a une issue...

(1) Le texte porte Wangenbourg; il est vrai que les nobles de Wangen étaient alors Co-propriétaires de Géroldseck ; ils en avaient adopté le nom qu'ils avaient ajouté à leur nom patronymique.

 

Rocher didacus

Mr Fagioli à la place du Père Didacus, 379 ans après sa mort. Des enfants du village connaissent très bien ce rocher, ainsi que les adultes...Mais il ne portait pas de nom spécifique...Aujourd'hui il a retrouvé son NOM...Le ROCHER DE DIDACUS..

 

" Nous sommes tombés par hasard sur ce Rocher... C'est en suivant le souterrain qui vient de Haegen (lors de nos relevées GPS tous les dix à vingt mètres) en quittant la route de Haegen à Saverne. Tout à coup nous nous sommes retrouvées face à ce rocher. Celui-ci nous empêcha de continuer notre avancée car il se trouvait juste en plein milieu du souterrain qui arrive de Haegen. La surprise c'est que de l'autre côté celui-ci n'avait plus la même direction et bifurquait par la gauche en prenant la direction du rocher du Haut-Barr (Du Rocher du Markfels).

Rocher souterrain

Il semble que ce gros rocher pourrait cacher une entrée ou indiquer un croisement de souterrains comme semble l'indiquer les tracés repérés grâce aux appareils... 

Aujourd'hui nous avons confirmés la présence de nombreux souterrains (un grand réseau de souterrains) depuis le Haut-Barr. Nous avons retranscrit ces souterrains sur Google Maps Marker et on peut voir que ceux-ci ne sont pas toujours rectilignes. Tous nos rapports ont été transmis à la DRAC de Strasbourg ainsi qu'aux communes concernées.

Il reste encore quelques tracés à suivre dont le souterrain vers Thal Marmoutier / Marmoutier et celui d'Otterswiller vers Friedolsheim. (Les relevés GPS sont pris tous les dix à vingt mètres.) "

Les recherches dans les églises :

 

Crypte eglise otterswiller

La crypte de l'église Saint-Michel d'Otterswiller et le souterrain du Haut-Barr. (CAMEXPLO/ Laurent GLADY/ Albert FAGIOLI/ Vincent SCHMITD)

Intervention dans le village d'Otterswiller suite à la demande de CAMEXPLO / Laurent GLADY / Albert FAGIOLI pour une localisation d'anciennes galeries et salles souterraines. Autorisation de la part de Mr le maire d'Otterswiller, Mr CREMMEL, reçue le 10 juin, date de l'intervention le 11 juin.

Matériel utilisé : Le Dowser, manipulé par Mr Fagioli.

En présence de Messieurs :

Vincent SCHMITD / Un particulier.

Le secrétaire de Mairie de Otterswiller.

Une rencontre a eu lieu en fin d'après-midi avec Mr le maire, Joseph CREMMEL.

Détail de l'intervention : La spécialité de la société CAMEXPLO est l'inspection technique d'anciennes galeries à l'aide de caméras spécifiques ou de robots d'explorations. Depuis peu il accompagne Mr Fagioli dans ses recherches non destructives pour localiser des anciens souterrains et salles souterraines. C'est ainsi que ses recherches sur le ban de Saverne, de Haegen, Marmoutier, d'Otterswiller l'on amené à identifier ce qui pourrait être un vaste réseau potentiellement très ancien. L'origine du départ se situerait au niveau du château du Haut-Barr, près de Saverne en Alsace.

En vert, une zone possible pour une intervention après autorisation du propriétaire. En rouge, la crypte rectangulaire et les deux passages de souterrains.

Un rapport a été envoyé à la DRAC de Strasbourg, les Bâtiment de France à Strasbourg et à la Mairie d'Otterswiller.

Pour une validation scientifique, on pourra passer un radar de sol sur ces zones bien précises suivie par un micro-forage et inspection avec caméra fibre optique.

 

Crypte eglise nativite saverne

La crypte de l'église de Notre Dame de la Nativité à Saverne et le souterrain du Haut-Barr. ( Albert FAGIOLI )

Voici le travail à distance qui a été fait par Mr Fagioli. Ces souterrains et cette salle souterraine n'ont pas été confirmés sur le terrain car aucune autorisation n’a été accordée à Messieurs Glady et Fagioli. On peut voir qu'il devrait y avoir une crypte dans la nef de l'église et deux départs de souterrains depuis celle-ci.

- Un vers le Sud Est, pas trés long. (Certainement celui dont on parle dans les archives qui va à la Porte de Strasbourg de l'époque.)
- Un vers le Nord-Ouest, pas très long également. Et à un moment il se replie sur lui-même pour prendre la direction du village de Haegen et monter au Haut-Barr.

Pour le moment on ne peut pas dire les dimensions de cette crypte, si elle est circulaire ou rectangulaire, tant que l’on n’a pas procédé à une localisation sur place avec le Dowser.

Seul info que Mr Fagioli peut donner : C'est que le départ de souterrain qui part vers le Haut Barr démarre à une grande profondeur car il passe en dessous de la rivière. A l'endroit où il démarre il se trouve à plus de trente mètres de profondeur. (On peut déjà voir le grand dénivelé entre les bâtiments de l'église et la grande place devant le château des Rohan, qui se trouve en pleins travaux en ce moment.

" Dommage que l'on n'ait pas eu d'autorisation pour suivre le souterrain du Haut-Barr dans Saverne, car on aurait pu découvrir où se situe cette fameuse Tour Carré dans Saverne... Certainement près de l'église et de l'ancien château de Saverne de l'époque. Comme je viens de découvrir, 379 ans après, le fameux Rocher dit de Didacus.

Un rapport a été envoyé à la DRAC de Strasbourg, les Bâtiment de France à Strasbourg. (Aucun rapport pour la Mairie de Saverne).

 

Chapelle st denis marmoutier

La crypte de la chapelle Saint-Denis de Marmoutier et le souterrain du Haut-Barr. (CAMEXPLO / Laurent GLADY / Albert FAGIOLI / Vincent SCHMITD)

Intervention dans le village de Marmoutier suite à la demande de CAMEXPLO / Laurent GLADY / Albert FAGIOLI pour une localisation d'anciennes galeries et salles souterraines. Autorisation de la part de Mr le Maire de Marmoutier, Mr WEIL Jean Claude, reçue le 8 juillet, date de l'intervention le 9 juillet.

Matériel utilisé : Le Dowser, manipulé par Mr Fagioli.

En présence de Messieurs :

Mr Vincent SCHMIDT : Un particulier.
Mr Jean-Claude WEIL : Maire de Marmoutier.
Mr Pierre MORGENTHALER, Mr Jean-Louis MULLER, Mr Aimé DANGELSER de la commune de Marmoutier.
Ainsi que le curé du village Mr Florent FRITZ.

Une réunion a eu lieu en fin d'après-midi avec un petit verre de l'amitié.

Détail de l'intervention : La spécialité de la société CAMEXPLO est l'inspection technique d'anciennes galeries à l'aide de caméras spécifiques ou de robots d'explorations. Depuis peu il accompagne Mr Fagioli dans ses recherches non destructives pour localiser des anciens souterrains et salles souterraines. C'est ainsi que ses recherches sur le ban de Saverne, de Haegen, Marmoutier, d'Otterswiller l'on amené à identifier ce qui pourrait être un vaste réseau potentiellement très ancien. L'origine du départ se situerait au niveau du château du Haut-Barr, près de Saverne en Alsace.

- Une crypte circulaire d'environ 5.80m avec un petit tronçon de souterrain et un possible accès depuis la chapelle. Le souterrain de gauche provient du Haut-Barr en passant par Haegen et Thal Marmoutier. Le souterrain qui part vers le Nord arrive sur la gauche de l'église Abbatiale de Marmoutier, dans une petite cave, avec également une petite crypte. (Aucun lien avec la crypte qui se trouve dans l'église Abbatiale de Marmoutier)

Un rapport a été envoyé à la DRAC de Strasbourg, les Bâtiment de France à Strasbourg et à la Mairie Marmoutier.

Pour une validation scientifique, on pourra passer un radar de sol sur ces zones bien précises suivie par un micro-forage et inspection avec caméra fibre optique.

 

Eglise marmoutier

La crypte de l'église de l'Abbatiale de Marmoutier. (CAMEXPLO / Laurent GLADY / Albert FAGIOLI / Vincent SCHMIDT)

Intervention dans le village de Marmoutier suite à la demande de CAMEXPLO / Laurent GLADY / Albert FAGIOLI pour une localisation d'anciennes galeries et salles souterraines. Autorisation de la part de Mr le Maire de Marmoutier, Mr WEIL Jean Claude, reçue le 8 juillet, date de l'intervention le 9 juillet.

Matériel utilisé : Le Dowser, manipulé par Mr Fagioli.

En présence de Messieurs :

Mr Vincent SCHMIDT : Un particulier.
Mr Jean-Claude WEIL : Maire de Marmoutier.
Mr Pierre MORGENTHALER, Mr Jean-Louis MULLER, Mr Aimé DANGELSER de la commune de Marmoutier.
Ainsi que le curé du village Mr Florent FRITZ.

Une réunion a eu lieu en fin d'après-midi avec un petit verre de l'amitié.

Détail de l'intervention : La spécialité de la société CAMEXPLO est l'inspection technique d'anciennes galeries à l'aide de caméras spécifiques ou de robots d'explorations. Depuis peu il accompagne Mr Fagioli dans ses recherches non destructives pour localiser des anciens souterrains et salles souterraines. C'est ainsi que ses recherches sur le ban de Saverne, de Haegen, Marmoutier, d'Otterswiller l'on amené à identifier ce qui pourrait être un vaste réseau potentiellement très ancien. L'origine du départ se situerait au niveau du château du Haut-Barr, près de Saverne en Alsace.

Une grande crypte rectangulaire d'environ 11.90m par 7.40m avec un petit tronçon de souterrain et un possible accès dans le transept Nord. Cette crypte n'a aucune liaison avec le souterrain qui provient du Haut-Barr. Seule la chapelle Saint Denis de Marmoutier fait partie du réseau souterrain du Haut-Barr. Cette grande crypte devait être la salle de réunion des Moines de l'Abbatiale de Marmoutier. Elle rappelle la salle souterraine que Mr Fagioli avait localisé dans l'Abbaye d'Alet-les-Bains dans l'Aude en 2003: Voir sur son blog : 
http://albert-fagioli.blogg.org/alet-les-bains-c26554366

Un rapport a été envoyé à la DRAC de Strasbourg, les Bâtiment de France à Strasbourg et à la Mairie de Marmoutier.

Pour une validation scientifique, on pourra passer un radar de sol sur ces zones bien précises suivie par un micro-forage et inspection avec caméra fibre optique.

Une série de forages est prévue d'ici la fin de l'année, avec aussi un forage prévu dans une propriété identifiée de Haegen, avec autorisation, se situant juste au-dessus d'un des souterrains...

 

Chateau haut barr la chapelle detruite

La Chapelle du Haut Barr à l'époque ROMANE.(Nicolas Mengus)

Apparemment cela pourrait bien confirmer encore une fois la légende du Haut Barr qui disait que la crypte se trouvait sous la chapelle du Haut Barr. Et on peut voir sur ce dessin (authentique ou pas) l'emplacement de la chapelle primitive du Haut Barr. Apparemment elle semble bien se trouver sur le Rocher du Markfels, juste après le Pont du Diable...

 

Sources : http://archeographe.net/Deux-enceintes-romaines

http://archeographe.net/Le-Musee-Archeologique-de-Saverne

http://albert-fagioli.blogg.org/le-chateau-du-haut-barr-c26861522

Fagioli Albert : Vous souhaitez nous soutenir, merci de m’écrire à l’adresse ci-dessous :

par Mail : indiana.57@aliceadsl.fr 

Je suis l’auteur d’un essai historique « Le testament du Duc d’Enghien ou le secret du fabuleux trésor de Marthille » aux Editions COPRUR à Strasbourg, avril 2008. Et vous pouvez voir sur mon blog l’une de mes dernières découvertes concernant l’île au trésor du capitaine William Kidd en Thaïlande. Cela sera certainement le sujet de mon second livre. Et une expédition devrait être prévue sur KO WANG NOK….
Pour infos :
Mon Blog : http://albert-fagioli.blogg.org/ 
Mon Twitter : https://twitter.com/INDIANA57/media 
Mon Facebook : https//www.facebook.com/albert.fagioli/photosbalbums
Mon futur site professionnel en construction : http//www.albert-fagioli.fr/416508074

YH : je te souhaite bonne réussite dans tes recherches l'ami, et d'obtenir toute l'aide nécessaire à tes projets...

 

Yves Herbo relai, Sciences, Fictions, Histoires, 16-09-2015

Le mécanisme d'Anticythère refait parler de lui

Le mécanisme d'Anticythère refait parler de lui - MAJ 12-08-2015

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Les dernières avancées sur la modélisation 3D de cette fabuleuse machine datant d'environ 2100 ans permettent d'en reparler, et j'en profite donc pour ajouter cet artefact contesté par personne (exceptionnellement), qui prouve à lui seul l'avancée technique et scientifique atteint par des représentants de l'humanité (en principe !) bien longtemps avant leurs réinventions réclamées entre le 18 et 20ème siècle, et donc la mise entre parenthèse, pour une période assez longue pour une civilisation humaine, de son "évolution" pour des raisons déjà évoquées, entre autres l'appropriation du savoir et son verrouillage par le pouvoir religieux, en réaction précisément à la grande vague d'espoir (détournée malheureusement de son objectif) suscité par les messages de Jésus, remettant en cause complètement la façon "normale" et "habituelle" des humains à gérer leurs affaires (n'oublions pas que l'une des premières choses qu'à faite Jésus en arrivant au Temple, c'est d'en chasser les commerçants et de condamner la notion de profit pour privilégier l'entraide, l'amour et la notion de priorité envers l'être humain au lieu du matériel...

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Découverte en 1900 par des pêcheurs d'éponges, dans une épave près des côtes de l'île grecque d'Anticythère, et datée des alentours de 87 Avant J.C., cette machine de bronze, de forme circulaire, actuellement fragmentée en 3 parties, occupe le volume d'un petit boîtier haut de 21 cm, large de 16 et épais de 5. Elle est composée de 32 éléments dont une vingtaine de roues dentées.

Elle devait probablement être actionnée à la main ou par un système hydraulique. Son fonctionnement se base sur les mouvements différentiels des engrenages permettant de « calculer » la position des astres à un moment donné.

ancy-x1.gif Radiographie

Elle semble être la première machine capable de restituer des données transformées après entrée d'autres données. De ce point de vue, elle peut être considérée comme une véritable machine à calculer.

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Comme il était impossible de démonter le disque sans l’endommager gravement et que d’autre part les moyens classiques, tel que la radiographie s’avéraient inadaptés, pendant des décennies toute nouvelle étude du disque fut bloquée jusqu’à ce que, en 2000, l’astronome Mike Edmunds de l’Université de Cardiff, eut l’idée d’utiliser le scanner. Malheureusement aucun scanner ne se révéla adapté à cet usage ; si bien qu’en 2002, Edmunds se résolut à faire construire un appareil spécialement adapté: un scanner à rayons X (450 kilovolts) pesant plus de huit tonnes.
Cet appareil s’avère capable de reconstituer et produire des images tridimensionnelles avec une précision de 50 microns (Photos ci-dessous).

 

Modélisation 3D de la machine d'Anticythère

Les études vont confirmer que cet appareil servait bien à calculer la position de plusieurs planètes du système solaire; il reste donc une question essentielle : quel est l'auteur de cette machine complexe quand on sait que les grecs étaient peu portés sur les technologies ?

 

Les études, sont actuellement menées par:
Cardiff university: Mike Edmunds et Dr Tony Freeth
National archaeological Museum of Athens
Universités d'Athènes et de Thessalonique
The Antikythera mechanism research project

Sources:

http://decouvertes-archeologiques.blogspot.fr/2006/12/le-mcanisme-danticythre-rvle-certains.html
Eurekalert: "Mystery of ancient astronomical calculator unveiled"
Wikipedia (english): "Antikythera mechanism"
Wikipedia (français): "Machine d'Anticythère"
Cardiff university: "The 2000-year-old computer"
The Antikythera mechanism research project

 

Quelques nouvelles photos du mécanisme prises par le scanner (et au-dessus) :

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m-canisme-d-anticyth-re.jpg 

On remarque des inscriptions, minuscules gravures sur ces scans : les études et comparaisons d'écritures sont en cours...

Yves Herbo 04-2012, up 08-2015

Des surprises dans l'épave où a été trouvée l'Anticythère

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Les archéologues marins disent qu'ils ont découvert de nouveaux secrets dans une ancienne épave romaine célèbre pour avoir détenu une calculatrice sophistiquée étonnamment astronomique (vieille de + de 2000 ans). Une équipe d'enquête internationale affirme que le navire est deux fois plus long qu'on ne que le pensait initialement et contient beaucoup plus d'objets calcifiés de la cargaison perdue au milieu du navire qui font apparaître de nouvelles découvertes.

À la réunion de l'Archaeological Institute of America de ce vendredi 4 janvier 2013 à Seattle, l'archéologue sous-marin Brendan Foley de la Woods Hole Oceanographic Institution (Massachusetts), a distribué un rapport sur la première enquête de la Grèce sur le célèbre naufrage de l'île Anticythère depuis 1976. L'ancienne épave romaine a sombré au large des côtes grecques autour de 67 avant J.-C., remplie de statues et de l'horloge astronomique célèbre.

" Le navire a été énorme pour l'antiquité," dit Foley. " Les plongeurs il y a un siècle ne pouvait pas mener ce genre d'enquête, mais nous avons été surpris quand nous avons réalisé à quel point elle était grande."

Achevée en Octobre par une petite équipe de plongeurs, l'enquête a traversé l'île et le site de l'épave, perché sur une pente raide sous-marine à quelques 150-230 mètres de profondeur dans la mer Méditerranée.

L'enquête d'octobre montre que le navire était de plus de 160 pieds de longueur (environ 50 mètres), deux fois plus long que prévu. Découvert par la marine grecque et ses plongeurs en 1901, son arrière était penché trop profondément pour que ses découvreurs originaux puisse le trouver.

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Le mécanisme de bronze d'Anticythère a utilisé 37 roues dentées, une technologie réinventée un millénaire plus tard, pour créer un calendrier lunaire et prédire le mouvement des planètes.

L'épave est surtout connue pour avoir contenu une calculatrice astronomique de bronze, le «mécanisme d'Anticythère», largement considéré comme le dispositif le plus complexe connu de l'antiquité, accompagné par des dizaines de statues en marbre et en bronze. Le mécanisme apparemment utilisait 37 roues dentées, une technologie réinventée un millénaire plus tard, pour créer un calendrier lunaire et prédire le mouvement des planètes, ce qui était une connaissance importante pour la publication d'horoscopes et la planification des festivals dans le monde antique superstitieux.

Une ancre de plomb récupérée dans une position escamotée dans le nouveau sondage montre que le navire a coulé sans doute de façon inattendue lors d' « une tempête, il a explosé contre une falaise sous-marine », explique l'archéologue marin Theotokis Theodoulou du Département des antiquités sous-marines de la Grèce (Ephorate). " Il semble avoir coulé par l'arrière avec sa poupe (arrière) au point le plus profond», dit-il.

Les chercheurs ont longtemps débattu pour savoir si le navire a contenu le butin d'un général romain de retour d'un pillage de la Grèce à l'époque où la république romaine a été obtenu les rênes du monde méditerranéen, ou simplement des produits de luxe destinés à des villas nouvellement construites de l'élite romaine sur l'île. La dernière enquête sur l'épave avait été dirigée par l'explorateur sous-marin Jacques Cousteau, dont le documentaire "Diving for Roman Plunder" chronique les efforts en 1976, qui semblait avoir fouillé la cuisine du navire.

L'équipe d'enquête en Octobre avait regardé le documentaire des années 1970 pour l'aider à s'orienter sur le site de l'épave. « Ils n'avaient pas la technologie sous-marine que nous avons maintenant pour faire une enquête très efficace ", dit Theodoulou.

" Avec ce qui ressemble à des vases, amphores, tessons de poteries et des tuiles, dit Foley, l'épave semble aussi avoir "des dizaines" d'objets ressemblant à des rochers calcinés compactés faits de sable durci qui reposent au sommet des amphores sur le fond marin. Les rochers ressemblent au mécanisme d'Anticythère avant sa récupération et sa restauration. En 2006, une équipe de tomographie à rayons X a signalé que le mécanisme contenait au moins 30 engrenages en bronze découpés à la main pour la recréation de cycles astronomiques utiles dans les horoscopes et le calendrier des Jeux Olympiques dans le monde antique, le dispositif le plus complexe mécanique connue depuis l'Antiquité jusqu'au Moyen-Age. " Les objets ne sont peut-être que des collections de clous en bronze, mais nous ne saurons pas jusqu'à ce que quelqu'un jette un regard sur eux ", dit Foley.

L'effort d'enquête, dirigée par Aggeliki Simossi de l'Ephorate des antiquités sous-marines, se poursuivra pendant les deux prochaines années. L'équipe d'enquête internationale regardera dans deux endroits différents pour des épaves antiques pendant ce temps, alors que les fonctionnaires grecs sur les antiquités méditent sur une exploration plus poussée. Une amphore récupérée de l'épave a également été testée au niveau de ses parois internes pour des traces d'ADN de la cargaison régulière, comme le vin, une fois transporté par le navire.

La récupération de tout ce fret qui reste dans l'épave, maintenant recouverte de sable, présente un défi technique difficile, mais pas impossible, pour les archéologues sous-marins.

« Évidemment, il y a beaucoup d'objets encore là-bas, mais il nous faudra être très prudent au sujet de nos prochaines étapes. Ce navire n'était pas normal, " dit Theodoulou.

Source : http://www.archaeology.org/news/406-130103-antikythera-ship-survey

 

On connaît encore mal la machine d'Anticythère, mais on connaît encore plus mal la richesse de la cargaison retrouvée par 100 m de fond au large d'Anticythère. C'était sans doute la plus fabuleuse cargaison artistique et commerciale de toute l'Antiquité -- ce qui prouve à quel point la machine était un "trésor" aux yeux de ses contemporains. On peut découvrir dans cette exposition au musée d'archéologie d'Athènes tous les objets retrouvés sur le site... 

Une nouvelle exposition du Musée archéologique national d’Athènes présente pour la première fois l’ensemble des trouvailles provenant de la célèbre épave antique d’Anticythère, ramenées à la surface en deux phases distinctes : en 1900-1901 par des pêcheurs d’éponges de Symi avec la collaboration de la flotte grecque, inaugurant ainsi l’archéologie sous-marine en Grèce, puis en 1976 par le Service archéologique avec la collaboration de la Calypso, le navire océanographique du commandant Cousteau.

378 pièces antiques (sculptures de marbre et de bronze, vases en céramique, verre et métal, bijoux et autres objets liés au fonctionnement du navire et à la vie de l’équipage, ainsi que des monnaies) constituent un éclatant témoignage de la richesse de cette cargaison et de la science de la construction navale et de la navigation dans l’Antiquité grecque.

Les 82 fragments de la Machine d’Anticythère, un mécanisme connu comme « le premier ordinateur de l’humanité » dont on n’a compris le fonctionnement que récemment, sont eux aussi exposés ensemble pour la première fois. Les recherches récentes, présentées au public par des moyens informatiques et des reconstitutions en 3 D, démontrent l’étendue des connaissances en mathématiques, astrophysique et mécanique que possédait la Grèce antique.

 

S,F,H, Yves Herbo traductions 01-2013, up 08-2015

MAJ 08-2015 :

La machine d'Anticythère plus ancienne encore qu'on ne le pensait !

Selon les dernières estimations, la machine d’Anticythère, permettant de prédire les grands événements astronomiques remonterait à 205 ans avant notre ère. Soit environ 100 ans plus tôt que d'après les premières estimations.

Ce sont deux historiens spécialistes du mécanisme d'Anticythère, l'Argentin Christian Carman, de l'Université de Quilmès, et l'Américain James Evan de l'Université Puget Sound qui ont réussi récemment à déterminer cet âge précis. En photographiant l'objet au radiocarbone et en analysant la forme des lettres grecques de l'inscription figurant au dos de l'instrument, ces experts sont parvenus dans un premier temps à estimer l'âge de ce dernier à une période entre 100 et 150 av. J.-C. Mais leur dernière étude, axée entièrement sur le calendrier prédictif de la machine, conclut quant à elle à une date d'origine minimum de 205 av. J.-C, soit 50 à 100 ans plus tôt par rapport à la dernière estimation. La calculatrice prédit en effet une éclipse survenue un 12 mai de cette année précise. Cette découverte a fait l'objet d'une publication parue dans la revue Archive for History of Exact Sciences. On note que les auteurs pensent que la machine a donc commencé a exister à cette période, mais il fallait bien qu'elle soit fabriquée avant cette éclipse pour pouvoir la prédire... la date de 205 avant JC est donc logiquement un minimum mais elle peut être encore un peu plus ancienne.

Nous ne savons toujours pas qui est l'auteur de ce mécanisme très complexe, ni le lieu de sa fabrication mais, compte tenu de la complexité de l'instrument, de nombreux scientifiques imminents de l'époque ont été supposés avoir participé à sa réalisation. Parmi ceux-ci, figure l'illustre mathématicien Archimède. Toutefois, ce dernier étant mort en 212 av. J.-C, soit sept ans avant l'origine de la machine, il est peu probable qu'il soit le constructeur de cette invention, au vu des nouvelles découvertes (mais il peut en être l'auteur à titre posthume, difficile à savoir en l'absence d'autres indices). Cependant, il n'est pas impossible que des données écrites ou même des plans plus anciens que cet âge défini de 205 Avant JC aient pu servir à la fabrication de la machine, il est difficile de figer l'Histoire à ce niveau car plusieurs possibilités demeurent...

En parallèle à ces études de la machine, les fouilles de la grande épave du bateau où elle a été retrouvée continuent toujours ! En effet, les dernières fouilles ont prouvé que le navire était bien plus grand qu'on ne l'avait imaginé au 20 ème siècle, car il devait faire au moins 50 mètres de longueur : un véritable paquebot pour son époque et l'un des plus grand naufrages de cette époque. Les sédiments recouvrent environ 300 mètres du fond marin de débris divers et les robots (car l'épave est à 55 mètres de profondeur et il est compliqué pour l'homme de plonger si bas sans appareillage spécial).

Epave anticythere

Selon leur communiqué, les membres de l'opération "Retour à Anticythère" ont déjà remonté de la vaisselle, des éléments du navire, et une lance en bronze géante. L'immense javelot mesure plus de 2 mètres de long. Trop volumineux et lourd pour avoir été une véritable arme, les chercheurs pensent qu'il pourrait avoir appartenu à une statue géante, " peut-être un guerrier ou la déesse Athéna ", d'après Brendan Foley. Les fouilles continuent donc, et pour plusieurs années car il n'est pas impossible que des statues, de l'art ou d'autres machines aient été éjectés du navire en perdition et enfouis quelque part sous le sable...



Yves Herbo, Sciences, Fictions, Histoires, 12-08-2015

Toutes les comètes ne sont pas des boules de neige sales

Toutes les comètes ne sont pas des boules de neige sales

Comet 67p tchouri mini

Il y a encore à peine quelques jours, la grande majorité des spécialistes et astronomes assuraient d'un air entendu que toutes les comètes n'étaient que "des boules de neige sales" lancées dans l'espace depuis l'origine du système solaire... et, encore une fois, les spécialistes ont eu tord d'affirmer des choses rien qu'en faisant confiance en leurs instruments et aux seules données connues de la physique actuelle. C'est entièrement comme ceux qui affirment toujours que les distances entre les astres sont tellement énormes que l'Homme ne pourra jamais les atteindre... jusqu'à ce que notre physique et nos connaissances évolues et nous disent le contraire...

Comet 67p tchouriNoyau de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko ou "Tchouri". Il mesure 5 km de diamètre. © ESA

La surprise provient de la première comète sur laquelle l'Homme a réussi à poser un robot, c'est tout dire... car les données transmises par le robot de 100 kilos Philae sont sans équivoques : la comète "Tchouri" (pour 67P/Tchourioumov-Guérassimenko) est loin de n'être qu'une "boule de neige sale".

En effet, les premiers résultats issus des données recueillies par l'atterrisseur Philae, qui s'est finalement immobilisé dans un trou à sa dimension au sommet du plus petit des deux lobes du noyau de la comète, nous révèlent qu'il y existe des molécules organiques inédites pour une comète, mais aussi une structure assez variée en surface mais plutôt homogène en profondeur et des composés organiques formant des amas (des structures regroupées) et non dispersés dans la glace...

C'est déjà un grand succès, pour une fois détenu non pas par la NASA et les américains, mais bel et bien par la mission européenne Rosetta de l'ESA, avec des travaux orchestrés par des chercheurs du CNRS, d'Aix-Marseille Université, de l'Université Joseph Fourier, de l'Université Nice Sophia Antipolis, de l'UPEC, de l'UPMC, de l'Université Paris-Sud, de l'Université Toulouse III - Paul Sabatier et de l'UVSQ, avec le soutien du CNES. Ces premiers résultats ont été publiés en huit articles le 31 juillet 2015, dans la revue Science. Ces résultats issus de données prises sur place, et non pas à distance comme auparavant sont très riches en informations inédites et mettent en évidence beaucoup de différences comparées aux observations antérieures de comètes et aux modèles en vigueur actuellement...

Les dix instruments de l'atterrisseur Philae ont complété les observations effectuées par l'orbiteur Rosetta1, toujours en orbite autour du noyau de la comète, et on peut même dire que l'atterrissage très mouvementé du module Philae a été une bonne source de données supplémentaires et non prévues à l'origine : les poussières dégagées par les rebondissements du robot, et qui se sont un peu infiltrées dans les instruments de ce dernier ont pu être analysées rapidement.

Robotphilae esaLe robot Philae tel qu'il aurait du être lors de son atterrissage... mais il est actuellement couché sur le coté avec une "jambe" en l'air sur les trois... mais fonctionne bien... (ESA (c))

Ainsi, seulement 25 minutes après le contact, les labos intégrés révélaient de ces particules, que seize composés avaient pu être identifiés, répartis en six classes de molécules organiques (alcools, amides, amines, carbonyles, isocyanates et nitriles). Parmi ces composés, quatre sont détectés pour la première fois sur une comète (l'acétamide, l'acétone, l'isocyanate de méthyle et le propionaldéhyde).

Ces molécules sont toutes des précurseurs de molécules essentielles pour la vie (sucres, acides aminés, bases de l'ADN...). Mais la présence éventuelle de ces composés plus complexes n'a pas pu être identifiée sans ambiguïté dans cette première analyse, d'autres vont suivre. Par ailleurs, quasiment toutes les molécules détectées sont des précurseurs potentiels, produits, assemblages, ou sous-produits les uns des autres, ce qui donne un aperçu des processus chimiques à l'oeuvre dans un noyau cométaire et même dans le nuage protosolaire en effondrement, lors de la création du système solaire.

Les caméras de l'expérience CIVA (Comet infrared and visible analyser) utilisant l'infrarouge et le visible, ont révélé que les terrains proches du site d'atterrissage final (visible sur la photo jointe) sont nombreux en agglomérats sombres, qui sont vraisemblablement de gros grains de molécules organiques. Les matériaux des comètes ayant été très peu modifiés depuis leurs origines (à priori peu de collisions avec d'autres corps pollueurs), cela signifie qu'au tout début du système solaire, les composés organiques étaient déjà agglomérés sous forme de grains, et pas uniquement sous forme de petites molécules piégées dans la glace comme on le pensait jusqu'à présent. Ce sont de tels grains chimiquement déjà complexes qui, introduits dans des océans planétaires, auraient pu y favoriser l'émergence de la vie.

Philae s landing site agilkiaAgilkia, le premier site de contact de l'atterrisseur Philae avec le sol cométaire (mais il a rebondi ailleurs ensuite). © ESA

Le laboratoire COSAC a identifié un grand nombre de composés azotés, mais aucun composé soufré là où il se trouve, contrairement à ce qu'avait observé l'instrument ROSINA, à bord de Rosetta en orbite. Cela pourrait indiquer que la composition chimique de l'astre diffère selon l'endroit échantillonné.

De plus, l'atterrisseur a d'abord touché la surface à un endroit baptisé Agilkia, et a ensuite rebondi plusieurs fois avant d'atteindre le site nommé Abydos. La trajectoire de Philae et les données enregistrées par ses instruments montrent qu'Agilkia est composé de matériaux granuleux sur une vingtaine de centimètres d'épaisseur, tandis qu'Abydos a une surface dure.

A l'inverse de ces différences à l'extérieur, l'intérieur de la comète parait plus homogène que prévu par les modèles. L'expérience radar CONSERT (Comet nucleus sounding experiment by radio transmission) donne, pour la première fois dans l'Histoire, accès à la structure interne d'un noyau cométaire (peut-être atypique ?). Le temps de propagation et l'amplitude des signaux ayant traversé la partie supérieure de la "tête" (surnommé ainsi car c'est le plus petit des deux lobes de Tchouri) montrent que cette portion du noyau est globalement homogène (même matière), à l'échelle de dizaines de mètres. Ces données confirment aussi que la porosité est forte (75 à 85%), et indiquent que les propriétés électriques des poussières sont analogues à celles de chondrites carbonées (astéroïdes communs).

L'expérience CIVA-P (P pour panorama), composée de sept microcaméras, a pris une image panoramique (360°) du site d'atterrissage final de Philae, et informe que les fractures déjà repérées aux grandes échelles par Rosetta, à distance et sur des mètres, se retrouvent aussi jusqu'à l'échelle millimétrique. Ces fractures sont formées par chocs thermiques, en raison des grands écarts de température que connait la comète lors de sa course autour du soleil.

D'ailleurs, la comète est de plus en plus active avec son approche du Soleil, puisque son périhélie sera dans la nuit du 12 au 13 août prochain et on espère que Philae pourra transmettre des données le plus longtemps possible, et même survivre au passage rapproché autour du Soleil (à 100 millions de km tout de même !) et continuer à transmettre jusqu'en octobre 2015... Mais que disaient les ingénieurs de l'ESA en juin 2015 ? :

" Philippe Gaudon : Ce que nous avons reçu, ce sont des données de base qui indiquent que tout se passe bien à bord, que tous les sous-systèmes qui constituent la plateforme de l’atterrisseur (c’est-à-dire Philae lui-même, NDLR) sont toujours en état. Tout ce qui est lié à l’énergie, comme ses panneaux solaires, fonctionne bien. Il reçoit, au cours de la journée, du soleil sur tous ses panneaux. Même sa batterie secondaire se recharge partiellement. Les températures à bord sont supérieures à ce que l’on attendait, avec - 35 °C dans le compartiment principal et aux alentours de 0 °C dans le compartiment de la batterie. Ses moyens de communication, ses antennes, fonctionnent aussi parfaitement. Disons que toute la base de Philae est opérationnelle. Vu la quantité d’énergie qui arrive sur lui actuellement, loin du maximum, il devrait être capable de survivre au passage au périhélie (point le plus proche du Soleil). Ainsi devrait-il, à mon avis, pouvoir continuer de travailler jusqu’en octobre prochain." (ESA/CNES).

Souhaitons donc bonne chance au robot Philae dans sa collecte d'énergie et recueil de données très intéressantes pour l'Humanité...

Sources : ESA, CNES, Science, http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=14207

 

Yves Herbo, Sciences, F, Histoires, 1er août 2015

La légende des sept cités de Cibola

La légende des sept cités de Cibola

Coronado expedition peinture 1898 remington mini

En 1539, le frère Marcos de Niza, un prêtre franciscain, a raconté aux fonctionnaires coloniaux espagnols, à Mexico, qu'il avait vu la ville légendaire de Cibola dans ce qui est aujourd'hui le Nouveau-Mexique. C'était l'un des explorateurs espagnols, à moitié convertisseur religieux et aventurier, qui hantaient le Nouveau Monde pour le trésor amérindien et il avait entendu des contes persistants sur la richesse fantastique des soi-disantes Sept Cités de Cibola.

" Elle est située sur un tronçon nivelé du sommet d'une colline arrondie ", a dit le moine. " Elle semble être une très belle ville, la meilleure que j'ai vu dans ces régions. " Le prêtre a reconnu, cependant, qu'il avait seulement vu la ville à distance et n'y était pas entré, parce qu'il pensait que les habitants indiens Zuni le tueraient si il approchait.

Mais quand une grande et coûteuse expédition espagnole, partie en 1540, avec 340 Espagnols, 300 alliés indigènes et un millier d'esclaves indiens et africains, et est retournée dans la région en 1541, ils ont trouvé seulement un modeste village d'indiens qui n'était pas quelque chose ressemblant à ce que le prêtre avait décrit. L'expédition s'est avérée être une mésaventure ruineuse pour ceux qui s'y sont impliqués, y compris le célèbre conquistador Francisco Vazquez de Coronado, qui l'a dirigé.

" Presque tout le monde, y compris le leader, est retourné à Mexico massivement endetté ", dit l'auteur du Nouveau-Mexique Richard Flint, qui, avec son épouse, Shirley Cushing Flint, a écrit cinq livres sur Coronado. " Un certain nombre de ces personnes ne s'en sont jamais remis financièrement."

Coronado expedition

L'expédition de Coronado et de Hernando de Alarcón à travers l'Ouest américain (1540-1542) - Wikipedia.org

Qu'est-ce que le Frère a bien pu voir ?

Pendant cinq siècles, les érudits ont débattu de ce que de Niza avait vu quand il avait affirmé qu'il avait trouvé Cibola, ou si il a simplement dit aux fonctionnaires espagnols ce qu'ils voulaient entendre...

La grande richesse que les Espagnols ont pris quand ils ont conquis les Aztèques d'Amérique centrale et les Incas de l'Amérique du Sud n'a fait qu'alimenter les croyances que toujours plus de richesses se trouvaient quelque part à l'intérieur de ce qui est maintenant aux États-Unis. Alors, quand le Frère de Niza a dit qu'il avait vu Cibola, les fonctionnaires espagnols étaient impatients de le croire...

" Nous ne savons pas ce qu'il a vu ou pourquoi il l'a fait ", a déclaré Denise Shultz, un ranger du parc à Coronado National Memorial à Hereford, Arizona. " Une interprétation généreuse de la vision de Niza est qu'il a vu le pueblo, à l'aube ou au crépuscule et a été dupé par la lumière du soleil, flatteuse à ce moment de la journée, qui baignait le village dans une lueur qui lui faisait penser que les bâtiments étaient en or ", dit-elle .

Flint est moins charitable à propos de la déclaration de de Niza. " Il n'a probablement pas vu [la ville]," dit Flint. " Au lieu de cela, dit-il, le prêtre a probablement raconté un long récit (faux ou vrai), qu'il a entendu des Indiens ".

Les hommes de Coronado étaient furieux quand ils ont vu le village des Zuni. " En voyant cela, l'armée éclata de malédictions envers le Frère Marcos de Niza, " dit l'un des hommes de Coronado. " Dieu veuille qu'il ne rencontre aucun d'entre eux...". Le Frère Marcos de Niza fut d'ailleurs renvoyé en Espagne pour le punir de sa fausse histoire...

Au lieu de retourner à Mexico, Coronado a incisté. Pendant des mois, son expédition a suivi un guide indien sur des centaines de kilomètres dans ce qui est de nos jours le Kansas. Ils se sont fait attaquer des dizaines de fois par les indiens des régions traversées avant d'abandonner la recherche de Cibola...

Coronado expedition peinture 1898 remington

Une peinture de 1898 par Frederic Remington dépeint l'explorateur espagnol Francisco Vazquez de Coronado dans sa quête malheureuse de 1541 pour trouver les légendaires Sept Cités de Cibola. L'expédition, qui comprenait des centaines de soldats et de guides amérindiens, a duré deux ans et a traversé quelque 4.000 miles (6.400 km) de l'Ouest américain. En fin de compte, aucune ville dorée n'a été trouvée, et Coronado est retourné les mains vides et endetté... Photograph by MPI/Getty Images

« Il est très difficile de dire qu'une autre personne aurait fait quelque chose de différent », dit Flint. " Mais les gens ont perdu beaucoup d'argent, donc ils n'étaient pas heureux. "

" Selon les normes espagnoles, ils avaient besoin d'un bouc émissaire ", dit Shultz. " Il était le capitaine, il était celui qui a été liquidé en prenant le poids de la faute. Voilà mon interprétation. Il a lamentablement échoué... "

Néanmoins, Coronado retourne au Mexique en 1542, par là où il était venu, mais avec seulement 100 hommes. Même si cette expédition a été un désastre, il a découvert tout de même le Grand Canyon et il reste gouverneur de Nouvelle Galice jusqu'en 1544, puis il se retire à Mexico où il meurt en 1554...

Sources : un texte de Willie Drye (traduction Yves Herbo) et wikepedia.fr

 

Yves Herbo, Sciences, Fictions, Histoires, 17-06-2015

Un cas d’OANI au 17ème siècle - L’ovni de Gênes

Un cas d’OANI au 17ème siècle - L’ovni de Gênes

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En Août 1608, les habitants du Sud la France et du nord-ouest de l'Italie, de Marseille à Gênes, assistent à une véritable vague d’OVNIs, relatée dans une chronique d’époque intitulée “Discours des terribles et espouvantables signes apparus sur la mer de Gennes”.

Ce livret datant de 1608 est rédigé par un certain Pierre Ménier “portier de la porte saint-victor” à Paris. Il n'y est pas question de "soucoupe volante" ou "d'engins mystérieux" car les engins volants n'existaient pas du tout à l'époque et le terme n'avait pas encore été inventé. N'oublions pas que, par exemple, les indiens d'amérique appelaient "Cheval de fer" les premières locomotives à vapeur utilisées par les colons européens en amérique... ne jamais oublier que tout témoignage est lié non seulement aux perceptions des témoins, mais aussi à leurs connaissances et époques...

Ce document est une banale brochure comme on en a découvert beaucoup datées de ces périodes du XVIIe siècle, le récit fait tout de même 7 pages, et est écrit en provençal (dialecte français de dérivation néo-latine).

1608 original bibliothequenice

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Couverture et 1ère page. Ceci est probablement une réédition de 1875 par l'imprimeur Louis Perrin à Paris dont l'ornement en couverture est connu à cette époque

Voici la traduction en français moderne de tout le texte :

" Discours épouvantable des signes qui sont apparus sur la mer de Genes, au commencement du mois d'août dernier de l'an 1608.

Les prodiges qui nous apparaissent sont sans doute des courriers et postillons célestes, nous prévenant des malheurs qui vont nous arriver, et semblant nous presser de courir aux remèdes des prières et des jeûnes afin d'apaiser la colère du grand Dieu, que nous offensons chaque jour.

Les Romains dès qu'ils apercevaient des prodiges faisaient sacrifice aux Dieux pour apaiser leurs colères par des sacrifices et l'idolatrie.

Et nous qui sommes Chrétiens nourris en une meilleure école nous devons présenter saintement nos cœurs contrits et repentants, et humblement prier le Tout Puissant de nous pardonner nos fautes, et vouloir apaiser sa juste colère afin que les malheurs que la justice nous réserve soient détournés et chassés loin de nous par sa sainte miséricorde.

Au commencement du mois d'août de l'an 1608, sur la mer de Gênes, ont été vus les signes les plus horribles dont ont ait parlé ou écrit de mémoire d'homme. Les uns avait apparence humaines avec des bras semblant couverts d'écailles et tenant dans chacune de leur main 2 horribles serpents volants, qui leur entortillaient les bras, et ne paraissant que depuis le nombril, en haut hors de la mer et jetant des cris si horribles qu'il s'agissait de la chose la plus épouvantable, et plongeant parfois dans la mer, puis ressortant en d'autres endroits loin de là, hurlant des cris si épouvantables que plusieurs ont été malades de la peur qu'ils ont eu. Ils en voyaient qui ressemblaient à des femmes ; d'autres avaient des corps d'apparence humaine, couverts d'écailles, mais dont la tête était comme celle d'un dragon. 

Depuis le 1er jour dudit mois ils ont été ordinairement vus à la grande frayeur de tous les Genevois. La seigneurie fit tirer quelques coups de canons pour tenter de les faire partir de ce lieu, et on leur tira dessus quelques 800 coups de canon, mais en vain, car ils n'en furent nullement effrayés. Les églises s'assemblèrent et, allant au véritable remède, firent de nombreuses processions et commandèrent le Jeûne. Les bons pères Capucins ordonnèrent les 40 h pour tenter d'apaiser la colère de Dieu, avec leur salutaire remède.

Le 15 août apparurent sur ladite mer du port de Genes 3 carrosses traînant chacune par 6 figures toutes en feu, ressemblant à des dragons. Lesdits carrosses marchaient, l'un à l'opposé de l'autre, et étaient traînés par lesdits signes qui avaient toujours leurs serpents, en continuant leurs cris épouvantables et s'approchaient assez près de Gênes, tellement que les spectateurs, du moins la plus grande part, s'enfuirent effrayés, craignant les effets d'un tel prodige mais, ayant tourné 3 fois le long du port après avoir jeté des cris si puissants qu'ils faisaient retentir les montagnes des environs, ils se perdirent tous dans ladite mer, et depuis l'on n'en a vu ni su aucune nouvelle.

Ceci apporte grand dommage à plusieurs des citoyens de Gênes, les uns en étant morts de peur comme par exemple le fils du seigneur Gasparino de Loro, ou le frère du seigneur Antonio Bagatelo. Plusieurs femmes en ont aussi été affectées et en ont eu telles frayeurs qu'elles en sont mortes. Depuis que l'on chante le Te Deum, ils se sont évanouis.

Depuis la côte de Nice et tout le côté de la Provence tant du côté de la mer que de la terre : on a vu pleuvoir du sang naturel qui courait et tâchait de rougir les feuilles et les fruits des arbres. A Toulon, la plupart des maisons étaient tâchées dudit sang sur le toit, le pavé et l'Eglise paroissiale dudit lieu à la sortie de la Messe fut vu pisser le cornet de véritable sang pur et naturel.

Le 18 août à Reillanne en présence de tout le peuple, on vit une telle pluie de sang que personne ne sortit de chez lui de peur d'être taché dudit sang qui s'égouttait des toits, ou qui tombait directement de la pluie. A Lambesc, le 20 août il plut du sang en telle quantité qu'il en coula tant le long des rues que l'on crut qu'ils avaient égorgé dans leur ville une infinité de personnes. Bref tout le long de la côte depuis Nice, jusqu'à Marseille, il plut du sang en divers jours. Prodige certes qui n'est pas sans présager de grands effets.

D'autres choses également dignes de mémoire arrivèrent presque en même temps dans la ville de l'Ile de Martigue. Le 22 août apparurent 2 hommes en l'air, ayant chacun en main des armes et boucliers et se battant de telle sorte qu'ils effrayèrent les spectateurs et après s'être longuement battus se reposèrent un moment, puis retournèrent se battre, et leur combat dura 2 h.

Le 20 août ils combattirent à pied et se chamaillèrent à un point que l'on aurait dit des forgerons battant sur l'enclume. Le lendemain ils étaient à cheval, et faisaient voltiger leurs chevaux comme des soldats, puis se chamaillèrent tant que l'on crût que l'un ou l'autre allait tomber. Le jour suivant certain dirent que chacun d'eux s'était emparé d'un boulevert, ou forteresse, et après avoir fait assez bonne figure l'un face à l'autre il y eut un bruit comme des coups de canon, si effroyable que les témoins crurent que c'était la fin du monde, puis ayant continué lesdits jours l'espace de 7 h, tout en un instant une épaisse nuée apparut dans le ciel et couvrit si obscurément que rien de 2 h ne parut que nuées et brouillards noirs, obscurcis sentant comme le salpêtre et après que l'air fut purifié on ne vit plus rien de toute ces chimères extravagantes.

Ces prodiges merveilleux ont touché l'âme de plusieurs chrétiens ayant considéré les merveilles du grand Dieu et sachant qu'il est seul puissant et que par sa bonté infinie il veut nous avertir avant que de nous envoyer le châtiment qui nous est dû, les uns se sont rendus religieux, les autres font pénitence, pour apaiser la colère de Dieu. Le saint Esprit les assiste dans cette bonne volonté.

Ainsi soit-il. "

Que pouvons-nous interpréter et comparer dans ce texte ? Il s'agit plus d'un rapport que d'un témoignage, pour commencer. Ce Monsieur Ménier rapporte à priori plusieurs témoignages. Il fait très tôt mention de "pluies de sang". On peut déjà en dire que c'est un phénomène météorologique assez connu de nos jours, surtout dans le sud de la France : les pluies et vents amènent des sables et des pluies provenant d'Afrique du nord, rougies par la présence de micro-organismes. L'interprétation de l'époque était l'expression de la colère de Dieu, évidemment.

Ensuite, l'expression "la tête était en forme de dragon" se rapporte probablement (via les voyages de Marco Polo en chine connus par tout le monde à l'époque) a quelque chose "d'exotique", de non local et d'assez effrayant. Ils voient à priori des formes métalliques sortir de la mer, se déplacer sous l'eau et produire un bruit terrifiant. Ces observations ont commencé début août et, comme elles se reproduisent très régulièrement, les autorités jugent que c'est agressif et passent à l'attaque en tirant 800 coups de canon (ce qui est énorme), pour rien à priori...

Le 15 août, cela empire. Trois engins volants "enflammés" semblables à des "dragons" survolent la ville et terrorisent la population. Certains font probablement des crises cardiaques, de peur, et meurent, d'autres s'évanouissent...

Notons que l'original de ce texte (mentionné sur la couverture) a dû être imprimé à Lyon en 1608 même, mais aussi à Troyes  par Odart Aulmont, imprimeur connu et enregistré de l'époque. Il semble qu'en 1624, le texte soit réimprimé et incorporé dans un livre de J. Rochette en collaboration avec Chevillot. Ce ne serait qu'en 1969 que ce texte aurait été remarqué, par Yasmine Desportes, journaliste à Nice Matin et amie de Guy Tarade, qui informe ce dernier de l'existence de cette archive de la ville de Nice, sous le titre : "Récit de Pierre Menier"...

Au sujet de cette histoire, un chercheur sur les manuscrits anciens a tenté par tous les moyens apparemment de trouver une explication, même tirée par les cheveux... En 2009, Yannis Deliyannis trouve lors de ses recherches l'histoire d'un mariage princier de 1608 ayant donné lieu à la mise en scène d'une somptueuse bataille navale dont les caractéristiques rappellent fortement celles décrites ci-dessus. Un seul problème, mais il est de taille : ce grand mariage princier a eu lieu sur la rivière Arno vers Florence, et en novembre 1608... De plus, un autre spécialiste (John E. Cook) a découvert en 2011 que les gravures invoquées pour ce mariage (décrivant des navires-dragons et des monstres) n'ont aucun point en commun car il s'agit de très vieilles gravures imaginaires montrant la flotte des Argonautes antiques de la mythologie grecque...

http://deliyannis.blogspot.fr/2010/05/back-to-1608.html

Yves Herbo

Voici un extrait d'un article ufologique mentionnant le même événement :

Vague d’ovnis à Nice en 1608 (France)

NICE 1608 – Dans les archives de la ville de Nice, une bien curieuse histoire d’intervention extraterrestres fût retrouvée. Nous allons maintenant vous livrer ce document.

LE PORT DE NICE 1608

Au début du xvii ème siècle, Nice port principal du Royaume du Piémont connait une période de grande prospérité. L’imposante forteresse qui domine la ville décourage les incursions barbares qui ravagent régulièrement les côtes voisines. Sur le quai de riches demeures aux balcons ouvragés. Dans cette charmante cité maritime on respire la paix dans un climat paradisiaque, quand soudain !….

Au crépuscule du 5 aout 1608, les niçois voient apparaître dans le ciel, trois masses lumineuses se déplaçant à grande vitesse. Les engins s’arrêtent au dessus de la forteresse. Ils descendent à 1 m de la surface de la mer, à faible vitesse. Les habitants peuvent examiner en détails les trois engins. Se maintenant proche de l’eau les trois masses provoquent une sorte de bouillonnement de l’eau avec dégagement d’une vapeur ocre-orangé, dans un bruit infernal. De l’un des engins surgit un être, puis deux……

Ces deux personnages plongent dans l’eau jusqu’aux hanches. Leurs bras maintiennent à la verticale deux tubes raccordés à la ceinture. Pendant deux heures les engins restent pratiquement en cette position. Puis les êtres embarquent vers 22 h, les engins partent vers l’Est, dans un bruit infernal, et disparaissent en quelques secondes.

Les Niçois attribuant ce phénomène à un avertissement de Dieu, ils s’ébranlent en de longues processions religieuses, portant le christ en tête, jusqu’à l’aube du 6 août 1608. Au matin du 22 août, les trois engins se présentent à Gênes. Informé des événements survenus à Nice 17 jours accaparant, ils déclenchent un violent tir d’artillerie sur les trois vaisseaux. 800 boulets sont ainsi tirés, sans que les engins ne subissent de dommage. Après une heure d’évolution au dessus des flots, un engin se détache du groupe et fonce sur la ville à une vitesse vertigineuse. Une folle panique s’empare alors de la population, et l’on relève plusieurs morts et blessés après le passage de l’engin à la suite de piétinements, émotions ou radiations émises par le vaisseau. Les trois vaisseaux se regroupent ensuite et disparaissent vers l’Est à une vitesse vertigineuse.

Le 25 août 1608, dans le ciel de Martigues apparaît un vaisseau spatial qui évolue durant une 1 h 30 au dessus de l’agglomération. Deux êtres sortent du vaisseau, évoluant autour de l’engin et semblant se livrer à un duel en plein ciel. Ce sera la dernière manifestation relaté par cet écrit dans la région Méditerranéenne. Une semaine plus tard, d’abondantes pluies rouge comme le sang tombent dans la région. Les habitants pensent qu’il s’agit de sang, et qu’ils ont à faire à une vengeance divine, à la suite des événements de Martigues, Nice ou Gènes !…..Pendant quarante jours les chapelles, églises et cathédrales de la région allant de Martigues à Gènes, voient une foule énorme venir prier jour et nuit... (YH : objectif réussi ?)

Sources : - http://investigationsoanisetoceanographiee.wordpress.com/2012/04/29/un-cas-doani-au-17eme-siecle-lovni-de-genes/

http://benzemas.zeblog.com/387556-temoignages-historiques-des-ovnis-dans-les-textes-anciens/#ixzz1tRvxAv3B

http://rr0.org/time/1/6/0/8/Signes/index.html

Yves Herbo, S,F,H, 04-2012, MAJ 05-2015