moyen-orient

Le tombeau des rois à Jérusalem

Le "tombeau des rois" à Jérusalem

 

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Le Tombeau des Rois - 1903

 

Lorsque François-René de Chateaubriand arriva sur les Terres Saintes, en 1806, les érudits et moines affirmaient depuis au moins le 4ème siècle que le fameux Tombeau des Rois, situé à environ 700 mètres au nord des remparts de Jérusalem, était le monument funéraire de David, Salomon et des Rois leur succédant.

Hasard des choses ou volonté cachée, le fait est que Chateaubriand, écrivain et futur Franc-Maçon réputé, remis en question l'opinion commune (et apprise aux enfants donc) en redécouvrant un passage omis (volontairement ou pas) par le célèbre géographe grec Pausanias. En effet, ce dernier mentionne l'existence à Jérusalem d'une sépulture extraordinaire : la porte ne s'ouvrait d'elle-même qu'une seule fois par an, tel un automate. Il s'agissait du Tombeau d'Hélène, Reine d'Adiabène, morte durant le 1er siècle après J-C. La Reine avait ordonné dans son testament que son corps soit transporté depuis son riche royaume, qui se situait du Tigre à l'Euphrate (actuelle Turquie), pour qu'elle puisse reposer dans la Ville Sainte.

En toute logique, les scientifiques et érudits comparèrent les textes antiques et les vestiges du Tombeau et, petit à petit, ils se rangèrent à l'opinion que le monument était bien celui de la famille royale d'Adiabène. C'est sans compter avec l'intervention de Félicien de Saulcy, qui réinverse les choses d'une façon imprévisible dans les années 1850...

http://www.villemagne.net/site_fr/jerusalem-chateaubriand.php

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Escalier menant au Tombeau des Rois

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La civilisation égyptienne plus ancienne que supposée ?

La civilisation égyptienne plus ancienne que supposée ?

 

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(Nawamis Al Ayn) - Les Nawamis ont été utilisés comme des tombes à l'âge du bronze, mais ont-ils été des habitations préhistoriques à l'origine, en certains endroits ?

 

La vision que le commun des mortels a de l'ancienne Egypte est, à l'heure actuelle, toujours basée sur un savoir daté des années 1950-1960, bien que, pour les spécialistes et égyptologues, de nombreuses découvertes ont modifié depuis cette image. En fait, ces nouvelles découvertes, et ce n'est pas qu'en égyptologie que le problème existe, ont bien du mal a sortir du cadre des réunions et même rapports scientifiques des échanges entre spécialistes. Les médias s'en font parfois l'écho, mais seul un public averti s'y intéresse en général et pour le restant, c'est oublié le lendemain d'une éventuelle diffusion médiatique... les vieilles étiquettes dans les musées ont la vie dure et c'est principalement ce que le public curieux retient bien souvent, en l'absence de mise à jour !

Si on fait un résumé de ce qui est encore de nos jour trouvable sur internet, l'Histoire de l'Egypte ancienne est assez tronquée et les choses ne sont réellement developpée que sur les dynasties pharaoniques les plus connues (et étudiées) et riches en histoire. Ce n'est pas très surprenant en soit car même en regardant l'Histoire de France par exemple, on peut s'apercevoir que l'Histoire des rois mérovingiens et tout de même beaucoup moins développée (et connue il est vrai) que celle des carolingiens. En ce qui concerne l'Egypte, on a souvent comme toute première référence le fait que (je cite) : " Des galets aménagés attestent d’une présence humaine remontant à cinq cent mille ans ". 500 000 ans, ça nous amène (à priori et jusqu'à nouvelle découverte) aux Homo Erectus ou aux premiers Homo Néandertaliens arquaïques. Puis, on passe directement à 4000 ans avant JC (en général) ! : " Au IVe millénaire Avant JC, apparaît la première civilisation identifiable, la civilisation nilotique, sur les sites de Badari et el-Amrah. Les populations chassées du Sahara par l’assèchement du climat s’étaient établies dans la vallée où une vie sociale s’organisa dans les villages. Les cultures badarienne et amratienne correspondent à l’apparition de l’agriculture (culture de l’orge et du blé ), de l’écriture, du premier artisanat (couteaux de silex, vases), mais aussi de nouveaux rites funéraires : les morts, désormais, sont enterrés. En fait, les nouvelles découvertes font remonter à environ 7000 à même 9000 ans l'apparition de l'agriculture et de l'élevage selon les régions, et aussi l'artisanat et les rites funéraires : c'est le néolithique, qui a précédé l'âge de bronze...

Plus tard, un peuple chamito-sémitique, les Guerzéens, vint se mêler aux populations du Nil dans la région du Fayoum. La civilisation guerzéenne étendit son influence depuis la Nubie jusqu’au Delta. Elle se caractérise notamment par un art et une technique remarquables (peinture au trait blanc sur fond lisse rosé, outils et armes). Les cités qui se constituèrent dans la vallée se regroupèrent progressivement, durant la seconde moitié du IVe millénaire, en deux royaumes, celui de Bouto, en Basse-Égypte, et celui de Hiéraconpolis, en Haute-Égypte, formant une dynastie (deux en fait !) que les archéologues ont proposé de dénommer « zéro » "...

L’histoire, proprement dite, de l’Égypte pharaonique débute avec le roi Narmer (identifié à Ménès), originaire de Hiérakonpolis, qui unifie sous son sceptre la Haute et la Basse-Égypte et installe sa capitale à This, à proximité d’Abydos. Intercesseur entre les dieux et les hommes, il ceignit la couronne blanche de la Haute-Égypte (hedjet) et la couronne rouge de la Basse-Égypte (deshret), geste que renouvelèrent les pharaons égyptiens jusqu’à la conquête d’Alexandre le Grand. Avec ses descendants, il constitue ce qu’on appelle la première dynastie d’Égypte.
Les recherches archéologiques portant sur les nécropoles d’Abydos et de Saqqarah permettent de penser que les deux dynasties thinites jetèrent les bases de la monarchie de droit divin et de l’administration centrale. Les terres furent mises en valeur grâce au développement de l’irrigation. C'est l'époque thinite (3100 à 2700 Avant JC) : 1re et 2e dynasties pharaoniques officielles...

La période la plus connue et étudiée étant la suivante, je vais m'arrêter ici pour ce petit historique, en rappelant que j'ai déjà à plusieurs reprises relayé les récentes découvertes et avis de plusieurs scientifiques ou spécialistes sur les périodes ci-dessus, avec des précisions très intéressantes, ainsi que de nouveaux questionnements et énigmes, évidemment, car cela va de pair avec les avancées scientifiques. Voici quelques liens concernant ces précédents articles, avant la suite de très récentes découvertes, qui émanent d'un scientifiques officiel et reconnu, qui ont été largement commentées dans les médias égyptiens (sur toutes les télévisions et journaux), mais curieusement très peu en occident. Et pour cause : ces nouvelles découvertes et nouvelles redatations de précédentes découvertes... remettent en question les datations des scientifiques occidentaux et une partie de l'histoire égyptienne, écrite non pas par les premiers explorateurs, qui, comme l'égyptologue français Maspero, dès 1885, affirme que les premiers textes des anciens égyptiens " étaient déjà parfaitement composés avant la 1ère dynastie ", mais par des historiens et archéologues " de salons " (et souvent très inspirés par la Franc-Maçonnerie incontournable de l'époque), qui ne semble par correspondre à une réalité de terrain mais à une réalité immaginée souvent dans des salons enfumés par des gens surtout empressés de justifier leurs bourses d'études et subventions universitaires...

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/l-egypte-prehistorique-devoilee-petit-a-petit.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/egypte-les-mysteres-des-debuts.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/egyptologie-une-momification-pre-dynastique.html

Ainsi, l’archéologue français Emile Amelineau, vers 1890 trouve des preuves de l’existence d’un peuple avancé avant la 1ère dynastie officielle.  Amelineau  a trouvé beaucoup d’artéfacts à Abydos. Le nom de ce peuple noir était Anu/Aunu. Ils sont les fondateurs des villes d’Esna (Anutseni), d’Arment (Anu Menti), de Gebelein (Anu). Ils travaillaient le métal, faisaient de l’agriculture intensive et avaient du bétail… Et des experts comme Chandler par exemple, pensent qu’Osiris, Horus, Hermes etc, étaient des  Aunu. Et Anu était aussi le nom d’Osiris, et il était censé être le 4ème pharaon sur Terre, ensuite, nous savons aussi que les Grecs l’ont appelé: Onnuphris: «Le Bon». Au 20ème siècle, l'explorateur-archéologue britannique Flinders Petrie a trouvé à Abydos un document Anu fantastique: C’est une tuile de faïence où est dépeint un chef Aunu avec son nom et son adresse à Arment... Les travaux de la comtesse ethnologue et archéologue Marcelle Weissen-Szumlanska et ses publications à la moitié du 20ème siècle sont à ce titre remarquables, notamment dans ses ouvrages " Origines Atlantiques des anciens égyptiens " (1965) ou encore " Les Hommes Rouges ". En effet, elle est la première a redécouvrir et suivre les anciennes routes partant de l'Océan atlantique, c'est à dire du Maroc et des îles Canaries jusqu'au Nil. Ses hypothèses sont bien sûr discutables, mais ses voyages et ses descriptions apportent du moulin à son travail... d'autant plus que nombre de ses découvertes, mentionnées dans ses livres, ont été attestées et même "redécouvertes" depuis, et même parfois attribuées à d'autres. Il faut dire que la scientifique femme a eu beaucoup de mal à se faire entendre, évidemment, dans un univers où l'archéologie et l'exploration était surtout du domaine masculin...

A ce titre, elle mérite d'être citée, car elle a bien effectué ce long voyage à la fin des années 50, pour vérifier la valeur des textes antiques (par exemple les textes de Menethon et d'Homère) ainsi que les propos d’Hérodote. En fait, ses conclusions sont étonnantes car Marcelle Weissen-Szumlanska déduit que la civilisation du Nil remonte à environ 10 000 à 12 000 années. Explorant le Sud marocain, elle reconnut, du cap Draa jusqu'à Reggane, le tracé de la piste des grands nomades continuant la route impériale de la carte d'Hérodote. Cette route, qui va de Djerba, en Tunisie, au lac Tritonis, aurait été " celIe qu'empruntaient les Atlantes avant le déluge pour commercer avec l'Égypte "... Mais il y a aussi la préface du Dr M. Martiny (extraits) : 

Extraitpreface1

Suite extraits ci-dessous :

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Turquie : découvertes dans les ruines de Sardes, Capitale des Lydiens

Turquie : découvertes dans les ruines de Sardes, Capitale des Lydiens

 

Sardes palaisfouilles2018 500

 

L'antique Royaume de Lydie est le sujet de légendes très anciennes et fait partie des mythologies grecques, perses et romaines. Des mythes bel et bien basés sur des faits réels car cette civilisation a bien existé et plusieurs textes antiques y font référence... et nous sommes encore très concernés par ceux-ci, car c'est l'endroit où l'argent, la monnaie d'échange qui domine encore notre existence (de façon assez négative quand on voit les conséquences peu heureuses qui minent notre propre civilisation), a été inventé, il y a environ 3000 ans... J'en ai largement parlé ici de ces anciennes légendes basées sur des personnages non moins mythiques et pourtant si humains, comme l'ancêtre supposé (Gigès ou Gygès) de Crésus, et ce dernier... :

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/prehistoire-antiquite/giges-le-mysterieux-inventeur-de-la-monnaie-metallique.html

Mais attention, l'invention de la monnaie métallique par les Lydiens (nommés Lud par les anciens égyptiens et aussi dans la Bible, mais comme Méoniens par Homère), n'est pas l'invention de l'intérêt sur des prêts, ou de l'usure : ce sont bel et bien les Sumériens (aidés par leurs "Dieux" ?) qui ont inventé (ou leurs propres ancêtres) la monnaie virtuelle et scripturale en premiers, ainsi que le prêt et les intérêts sur les prêts, des systèmes de comptabilité très sophistiqués : pouvez-vous réaliser que ce qu'ils ont inventé en 2800 AVANT JC n'a été redécouvert qu'au Moyen-Age en Italie du nord ?

 

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L'une des premières pièce de monnaie au monde, en électrum (alliage d'or et d'argent), datée de environ 700 Avant JC, et représentant le Lion de Lydie (en Turquie actuelle).

 

Mais revenons sur ces nouvelles découvertes situées sur l'emplacement de l'antique palais royal de la capitale lydienne, Sardes. Après avoir atteint un niveau où des traces du sol de l'ancien palais détruit sont apparues, des preuves de la bataille finale ayant entraîné la chute du royaume de Lydie ont été découvertes, sous la forme d'armes de guerre. De nombreuses têtes de flèches. Le niveau de l'âge du bronze a ensuite été trouvé, trois mètres plus bas, et les archéologues comptent encore creuser sur 10 mètres de profondeur pour atteindre les niveaux supposés des premières habitations locales... (voir plus bas).

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Les ruines de Sardes

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Homo Sapiens : Nouvelles propositions sur son évolution

Homo Sapiens : Nouvelles propositions sur son évolution

 

Afrique 300000ansL'Afrique il y a +300 000 ans

 

Une nouvelle parution scientifique (https://www.cell.com/trends/ecology-evolution/fulltext/S0169-5347(18)30117-4) fait le point sur les nouvelles découvertes concernant directement les origines et évolutions de l'Homme Moderne (Homo Sapiens), qui suggèrent que notre espèce ne proviendrait pas d'un seul endroit donné, mais plutôt que tout le continent africain serait notre berceau. Ou tout au moins, aurait servi de multiples "pouponnières" à celui qui deviendrait l'homme moderne...

Jusqu'à présent, et c'est encore ce que certains apprennent à l'école de façon probablement erronée, la théorie était que notre espèce actuelle descendait d'un groupe d'hominidés qui vivaient quelque part en Afrique il y a environ 200 000 ans. Certains scientifiques ont placé cette origine en Afrique de l'Est; d'autres ont défendu un lieu de naissance méridional. Dans les deux cas, le récit commence toujours à un endroit. Ces hominidés ancestraux, probablement Homo heidelbergensis, accumulaient lentement les traits caractéristiques de notre espèce: le crâne arrondi, le petit visage, le menton proéminent, des outils avancés et une culture sophistiquée. De ce berceau précoce, nous nous sommes ensuite répandus à travers l'Afrique, et finalement dans le monde entier... Mais les récentes découvertes font que, de plus en plus de scientifiques repoussent cette idée. Car ce récit de manuel scolaire a tort dans sa simplicité, sa linéarité et sa géographie. Oui, nous avons probablement évolué à partir d'hominidés ancestraux en Afrique, mais nous l'avons fait d'une manière compliquée, qui implique tout le continent, et non pas un seul groupe et une seule région...

Considérez les fossiles humains antiques d'une caverne marocaine appelée Jebel Irhoud, qui ont été décrits juste l'année dernièreCes ossements, âgés de 315 000 ans, sont les plus anciens fossiles connus de l'Homo sapiensIls ont non seulement repoussé l'aube proposée de notre espèce, mais ils ont ajouté l'Afrique du Nord-Ouest à la liste des sites d'origine possibles. Ils ont également eu une combinaison étrange de traits, combinant les visages plats des humains modernes avec les crânes allongés des espèces antiques comme Homo erectus. En les regardant de face, ils auraient pu passer pour nous; En les regardant de profil, ils se seraient distingués...

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Changements évolutionnaires de la forme du crâne humain, d'une forme allongée à une forme globulaire. Ce dernier évolue au sein de la lignée H. sapiens par une expansion du cervelet et un gonflement du pariétal. (à Gauche) Tomodensitométrie micro-informatique de Jebel Irhoud 1 (~ 300 000 ans, Afrique du Nord). (à Droite) Qafzeh 9 (~ 95 000 ans, le Levant). Crédits : curators of the original fossils in Morocco and Israel, and J-J. Hublin.

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Une nouvelle technique de datation des anciens ossements

Une nouvelle technique de datation des anciens ossements

 

Squelette d epoque neolithique mis au jour en israelUn squelette d'époque néolithique mis au jour en Israël. Photographie par Yosef Galili, Ehud Galili, Itamar Greenberg, Wikimedia Commons

 

L'intérêt pour les origines des populations humaines et leurs voies de migration s'est considérablement accru ces dernières années, avec de nombreuses nouvelles découvertes bouleversant certaines certitudes trop tôt établies. Un aspect critique du traçage des événements de migration est de les dater, et de les dater de façon fiable. Cependant, les techniques liées au radiocarbone *, couramment utilisées pour dater et analyser l'ADN de squelettes anciens, peuvent être inexactes et pas toujours applicables. Inspirés par le modèle de la structure démographique géographique qui permet de suivre les mutations de l'ADN associées à la géographie (et donc l'environnement), les chercheurs ont développé une nouvelle méthode analytique, la Time Population Structure (TPS), qui utilise les mutations de l'ADN pour déduire l'époque.

Le Dr Umberto Esposito, chercheur postdoctoral dans le laboratoire du Dr Eran Elhaik, Département des sciences animales et végétales à l'Université de Sheffield, Sheffield, Royaume-Uni, a annoncé à la conférence annuelle de la Société européenne de génétique humaine que la TPS peut calculer les mélanges d'ADN provenant de périodes différentes pour estimer son âge définitif. " Cela introduit une toute nouvelle approche de la datation. À ce stade, dans son état embryonnaire, TPS a déjà montré que ses résultats sont très similaires à ceux obtenus avec la datation traditionnelle au radiocarbone. Nous avons trouvé que la différence moyenne entre nos prédictions d'âge sur des échantillons qui existaient il y a 45 000 ans et ceux donnés par la datation au radiocarbone était de 800 ans ". La nouvelle technique n'en est qu'à ses débuts mais ils sont déjà très prometteurs...

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Les petrosphères du néolithique gardent tout leur mystère

Les petrosphères du néolithique gardent tout leur mystère

 

Petrospheres europe moyen orient2

Une nouvelle étude sur ces mystérieuses petites sphères gravées en pierre du néolithique n'a pas dévoilé le mystère de leur utilité et science, mais des traces cachées donnent tout de même un espoir d'avancer sur le sujet prochainement. J'avais déjà parlé de ces étonnantes petites sphères de la taille d'une balle de baseball, aussi nommées "petrosphères" par les spécialistes, en référence aux pétroglyphes qui semblent en représenter certaines en 2D sur la pierre, dans deux articles ces dernières années :

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/des-artefacts-etranges-dans-des-musees-britanniques.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-pages-des-anomalies-scientifiques-1.html

 

Plus de 200 ans après leur première découverte connue, ces objets demeurent parmi les plus énigmatiques concernant la période du néolithique. Alors qu'une grande majorité de ces pierres sculptées en 3D ont été trouvées dans le nord de l'Europe, il en a été trouvé d'autres, dans des contextes aussi estimés du néolithique, au Moyen-Orient et Proche-Orient par exemple ("From Reckoning to Writing," Scientific American, p. 58, August 1977.- Denise Schmandt-Besserat, de l'Université du Texas à Austin, qui en a découvert en Jordanie par exemple).

En ce qui concerne l'Europe, plus de 500 de ces objets énigmatiques ont été trouvés, la plupart dans le nord-est de l'Écosse, mais aussi dans les îles Orkney, en Angleterre, en Irlande et en Norvège.

Les archéologues ne connaissent toujours pas le but ou la signification originels des boules de pierre du néolithique (datées de 8500 à 5000 ans), qui sont reconnues et interprétées par défaut comme l'un des plus beaux exemples d'art néolithique que l'on trouve dans le monde. Mais maintenant, ils ont créé des modèles 3D virtuels des "balles" magnifiques, principalement à partager avec le public. En outre, les modèles ont révélé de nouveaux détails, y compris des motifs cachés dans les sculptures sur les sphères.

 

Des boules de pierre énigmatiques datant de 5 000 ans continuent de dérouter les archéologues

Les modèles 3D des boules de pierre sculptées, y compris la boule Towie en spirale (au centre), sont maintenant affichés en ligne.

Crédit: National Museums Scotland

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Arabie Saoudite : Des empreintes humaines de 85 000 ans

Arabie Saoudite : Des empreintes humaines de 85 000 ans

 

Arabiesaoudite empreintes 85000ans

Les empreintes humaines trouvées dans la région de Tabuk, au nord-ouest de l'Arabie Saoudite, seraient âgées d'au moins 85 000 ans : dernière époque où cet endroit était humide et permettant à des empreintes d'exister. Crédit d'image: Courtoisie: SPA

 

La découverte a été faite par une équipe de chercheurs du Saudi Geological Survey, du SCTH, de l'Université King Saud, de la Fondation Max Planck pour l'histoire humaine, de l'Université d'Oxford, de l'Université de Cambridge et de l'Université de Nouvelle-Galles du SudLes empreintes de pas de nombreux humains, creusées dans les rochers, ont été découvertes sur les rives d'un ancien lit de lac dans le désert de Nafud qui, selon les scientifiques, était autrefois une région luxuriante et humide, il y a environ 85 000 ans. 

C'est une preuve de plus nous disant que l'homme moderne est passé à travers le Sinaï lors d'une très ancienne migration de l'Afrique car ces empreintes de 85 000 ans ont été trouvées dans la région de Tabuk, au nord-ouest de l'Arabie Saoudite. Ce sont les déclarations du Prince Sultan Bin Salman, président de la Commission saoudienne du tourisme et du patrimoine national (SCTH), lors d'une visite au Musée national de Tokyo. Il était l'hôte de l'exposition "Roads of Arabia - Chefs-d'œuvre archéologiques saoudiens à travers les âges".

Les empreintes de pas mènent loin du lac, dans des directions différentes. Les chercheurs disent que la découverte a montré que les chasseurs-cueilleurs étaient venus dans la région à ce moment-là et qu'ils auraient peut-être aussi pêché dans le lac.

 

As tabuk footprints

Michael Petraglia - COURTESY SAUDI PRESS AGENCY (SPA), MINISTRY OF CULTURE AND INFORMATION, SAUDI ARABIA

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Irak : L'antique cité mésopotamienne de Mardama identifiée

Irak : L'antique cité mésopotamienne de Mardama identifiée

 

The remains of the royal city mardama mini

Le site est fouillé depuis 2013 mais c'est la traduction de tablettes cunéiformes découvertes en automne 2017, dont j'avais parlé (voir lien ci-dessous) à l'époque, qui ont pu révéler le nom de la cité enterrée sous ce tel situé dans le nord de l'Irak, dans la région surnommée Kurdistan de nos jours. 

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/kurdistan-decouverte-de-tablettes-cuneiformes-de-l-empire-assyrien.html

La cité de Mardama (ou Mardaman) était connue des historiens car plusieurs anciens textes babyloniens (qui citent au moins un roi de Mardaman : Tish-Ulme) en parlait comme d'une cité royale, possible capitale d'un ancien royaume conquis par les Assyriens, sans indications géographiques... Les datations font remonter à il y a 4 800 ans la fondation de cette cité.

C'est récemment que Betina Faist, philologue (experte en langues) à l'Université de Heidelberg en Allemagne, a déchiffré le texte sur les tablettes, pour retrouver le nom de cette ville antique...

The remains of the royal city mardamaLes vestiges de l'antique Mardama à Bassetki, Iraq. Credit: Matthias Lang/ Benjamin Glissmann, University of Tübingen eScience-Center

Les anciens textes nous apprennent aussi que la cité a été en relation amicales ou hostiles avec plusieurs anciens royaumes, dont celui de Mari :

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Des anciens textes ou codex mystérieux

Des anciens textes ou codex mystérieux

 

Codexgrolier maya

 

Au fil du temps ont été découverts des textes, certains surnommés "codex", dont certains ont pu être déchiffrés et datés, authentifiés, d'autres non. Ces différents textes font évidemment l'objet de continuelles analyses précises car ils pourraient révéler des choses inconnues et importantes sur une ancienne culture méconnue. La plupart du temps écrits dans un écriture morte et rare, voir même indéchiffrée partiellement, voici quelques exemples de textes qui ont pu révéler juste une partie permettant de donner un sens à leur histoire, alors que d'autres continuent à complètement dérouter les archéologues et spécialistes des langues...

Papyrus pharaon senwosret i

Ce papyrus ancien de 1500 ans d'après les datations a été trouvé près de la pyramide du pharaon Senusret I (1971 à 1926 Avant J.-C.)

Crédit: Fonds Rogers, 1934 / Public Domain

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Canaan : une tombe royale de 3600 ans dans l'ancienne Armageddon - Megiddo

Canaan : une tombe royale de 3600 ans dans l'ancienne Armageddon - Megiddo

 

Megiddo tomb treasure 400

 

Comme chacun est censé le savoir, Canaan est une ancienne région du Proche-Orient, donc de l'est Méditerranéen. Cette région correspond plus ou moins aujourd'hui aux territoires réunissant l’État d'Israël, les Territoires palestiniens, l'ouest de la Jordanie, le Liban et l'ouest de la Syrie. On appelle Cananéens les habitants de ce territoire à l'âge du bronze, parfois appelé pour cette région « période cananéenne ». Dans le récit biblique, Canaan désigne la terre promise aux Hébreux, par Yahvé (l'Eternel) à Abraham. Elle désigne la région comprise entre la Méditerranée et le Jourdain, avant sa conquête par Josué et les tribus d'Israël sorties d'Égypte. Le terme proviendrait du nom de Canaan, petit-fils de Noé. Et, dans cette région très citée évidemment dans les textes anciens, religieux ou non, se trouve le site archéologique très célèbre de Mediggo, ville canaanéenne également citée dans la Bible à plusieurs reprises : dans la liste des 31 rois vaincus par Josué (Josué 12, 21) lors de la conquête de la Terre promise, dans le livre des Rois, le roi David élargit ses frontières et le roi Salomon la fortifia (1. Rois, 9,15) alors que dans l'Apocalypse (16,16) de l'apôtre Jean donne le nom d'Armageddon הר מגידו, Har-Megiddo, le mont Megiddo, le lieu où les rois de la terre se rassemblent pour faire la guerre...

Dans la partie nord-ouest du tél, les fouilles ont découvert des phases ultérieures de l'âge du fer, dont une couche du 7ème siècle avant notre ère qui a produit des découvertes reliées aux versets bibliques concernant le meurtre du roi Josias de Juda à Megiddo en 609 avant notre ère, dont il est aussi question dans les anciens textes.

Une découverte extrêmement intéressante a eu lieu dans l'ancienne cité de Meggido, qui pourrait donner des informations inédites sur la dynastie royale peu connue qui a régné sur ce centre très puissant avant sa défaite et conquête par l'Egypte  au début du 15ème siècle avant J.-C. Il s'agit d'une chambre funéraire intacte datée de 3 600 ans donc et qui contient tous ses trésors archéologiques mais aussi des données ADN potentiellement très instructives sur l'époque concernée.

Situé à 30,5 km au sud de Haïfa, ou encore 90 km au nord de Jerusalem, dans ce qui est aujourd'hui le nord d'Israël, le site antique de Megiddo a dominé une passe stratégique sur les principales routes militaires et commerciales internationales pendant près de neuf millénaires, de 7000 avant JC à 1918, dates de la première trace d'habitation humaine connue et d'une grande bataille entre les Anglais et l'Empire ottoman. Surplombant la vallée de Jezreel, le site a été témoin de nombreuses batailles décisives antiques qui ont modifié le cours de l'histoire, lui donnant le nom figuratif d' Armageddon (de Har-Megiddo, ou «colline de Megiddo») inventé pour la première fois dans le livre de l'Apocalypse.

Historiquement, lors de la première bataille enregistrée dans l'histoire du Proche-Orient ancien, à Megiddo, les forces du pharaon égyptien Thoutmosis III ont assiégé la ville fortifiée dans la première moitié du 15ème siècle avant JC. Après un long siège de sept mois, la ville a capitulé et céda au pharaon, qui incorpora Canaan comme province dans son empire. Et cette tombe royale date de la période juste précédente d'après la fourchette de datations...

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Un modèle représente la tombe avant l'ouverture. La chambre funéraire est la structure en haut à droite avec deux grandes dalles appuyées l'une contre l'autre - MODÈLE PAR ADAM PRINS ET ROBERT HOMSHER

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Irak et Italie : des ports antiques découverts

Irak et Italie : des ports antiques découverts

 

Paleopolis sous mer

Hasard du calendrier, deux publications archéologiques parlent de la découverte de ports antiques cette mi-mars 2018, mais aussi, la découverte du plus ancien de ces deux ports a été faite par une équipe italo-irakienne en Irak, alors que l'autre a été faite par une équipe italienne en Italie, du côté de Naples...

Mais commençons pas la découverte effectuée et confirmée ce mois dans l'ancienne Mésopotamie sumérienne, et dont les datations en font l'un des plus anciens ports au monde puisqu'il a été daté du 3ème millénaire Avant J.-C. En fait, les fouilles d'Abu Tbeirah révèlent un trésor qui remonte à 5000 ans. C'est la première excavation d'une structure portuaire liée à une ville sumérienne dans la région, ainsi que la plus ancienne. 

D'après les découvreurs, cette découverte du port d'Abu Tbeirah, qui a été nommé Marsa, et qui se trouvait autrefois sur le littoral du Golfe arabe, permettra aux archéologues d'écrire un nouveau chapitre de l'histoire de la Mésopotamie, dépassant le stéréotype commun selon lequel les cités mésopotamiennes étaient entourées de champs de céréales et irriguées artificiellement par des canaux. Il devient de plus en plus évident que le delta du Tigre et de l'Euphrate et les marais environnants ont joué un rôle fondamental dans le développement de cette grande civilisation. La mission archéologique, coordonnée par les professeurs Licia Romano et Franco D'Agostino, a débuté en 2017 grâce au financement de l'Université Sapienza et du ministère italien des Affaires étrangères. Des fonds supplémentaires seront fournis par la Fondazione Bardelli.

 

Les villes sumériennes étaient toutes organisées autour du pôle temple / palais, et reliées entre elles par des canaux, équipés pour cela d'un port permettant la gestion des contacts et des entreprises. Bien que connu de sources cunéiformes grâce à certaines tablettes, ce type de structure n'a été identifié que par la technologie satellitaire, mais n'avait jamais été fouillé.

Marsa portsumerien

Marsa, le port sumérien, situé près de l'ancienne embouchure du fleuve Euphrate (près de l'actuelle Nassiriya)

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Découverte historique sous la tombe du prophète Biblique Jonas

Découverte historique sous la tombe du prophète Biblique Jonas

 

Tunnelsirak

Le prophète Jonas est très connu et vénéré tant par les chrétiens que les musulmans et israélites car son personnage historique est décrit dans un des livres de l'Ancien Testament, lui-même issu des textes juifs mais également dans le Nouveau Testament et cité également plusieurs fois dans le Coran. L'histoire de la baleine (ou plutôt du poisson géant selon la traduction)  et de Jonas fait partie de ce Livre. Si le récit biblique ne semble pas être daté du tout de la même époque ni considéré par les érudits comme très sérieux, le personnage, historiquement, a bien possiblement existé au 8ème siècle avant J.C. (cité brièvement dans le deuxième livre des Rois) et l'emplacement de sa tombe (détruite malheureusement, ainsi que la mosquée de Yunus par Daesch/EI en 2014) est connue pour être à Ninive (Mossoul) et avoir été très longtemps vénérée.

Mais la découverte qui vient d'être faite n'a en fait aucun rapport avec ce prophète biblique, à part que c'est ce qui est considéré comme les débris de sa tombe qui surplombent les souterrains creusés par les pillards, dans lesquels cette étonnante trouvaille historique a été faite. Etonnante car il s'agit d'écritures anciennes, en cunéiforme, qui parlent d'un ancien roi qui a "dominé le monde" au 7ème siècle avant J.-C., et découvertes par Daesh !

Voyons donc  de quoi parle cette publication scientifique qui nous révèle une Histoire datant d'environ 2700 ans donc... :

 

Ruins of the mosque of yunus

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Bombardement d'un Temple araméen de 3000 ans par la Turquie

Bombardement d'un Temple araméen de 3000 ans par la Turquie

 

Aindaratemple mini

Décidément, les recherches archéologiques en territoire Kurde enchaînent bonheur et tristesse. Après les intéressantes et encourageantes découvertes effectuées l'année dernière dans des territoires habités depuis des générations par la communauté kurde au nord de l'Irak, nous assistons aux affligeants et tristes bombardements d'autres sites archéologiques au nord de la Syrie, notamment aux environs de Afrin. Ce n'est pas sans rappeler certains actes abominables commis par Daesch envers le patrimoine de l'Humanité, mais il s'agit ici de bombardements effectués par l'armée turque, pour des raisons essentiellement politiques...

 

Les découvertes archéologiques en territoire kurde : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/kurdistan-une-cite-du-neolithique-decouverte-sous-un-monticule.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/kurdistan-decouverte-de-tablettes-cuneiformes-de-l-empire-assyrien.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/kurdistan-irak-decouvertes-antiques-en-sulaymaniyah.html

 

De récentes frappes aériennes turques sur la région d'Afrin, au nord de la Syrie, ont détruit un temple antique, avec des sculptures en pierre datant de 3 000 ans "détruites en fragments", selon un groupe de surveillance.

La collaboration The American Schools of Oriental Research's (ASOR) Cultural Heritage Initiatives a suivi la destruction des monuments pendant la guerre en Syrie. Selon la dernière mise à jour du groupe, le temple d'Ain Dara, juste au sud d'Afrin, a subi de "lourds dégâts" après avoir été touché, entre le 20 janvier et le 22 janvier.

Le temple a été construit par un groupe de personnes connues sous le nom d'Araméens au début du premier millénaire avant JC, après l'effondrement de l' Empire Hittite, à une époque où les civilisations de la région émergeaient de l'âge du bronze... Le site a été mis à jour grâce à la découverte d'un énorme lion en basalte dans les années 1950 :

 

LionbasalteAinDara

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L'Homme moderne hors d'Afrique il y a 177000 à 194000 ans !

L'Homme moderne hors d'Afrique il y a 177 000 à 194 000 ans !

 

Israel modern humans mini

Décidément, les certitudes et choses apprises à l'école ne résistent pas au temps, les "théories prouvées" n'en sont pas du tout... Après la découverte de fossiles de l'Homme moderne (Homo Sapiens sapiens) au Maroc, datés de 400 000 ans l'année dernière, une nouvelle découverte vient non seulement confirmer les choses, mais indiquent que cet Homme moderne avait déjà quitté l'Afrique il y a entre 177 000 et 194 000 ans... A moins que, si on se réfère aux découvertes encore plus anciennes d'un hominidé possiblement ancêtre de Homo dans les Balkans... ou encore les crânes de Georgie russe, sans oublier les fossiles éthiopiens montrant un grand nombre de caractéristiques modernes mis au jour dans les sites d'Omo Kibish et de Herto, datés respectivement d'environ 195 000 et 160 000 ans. Homo Sapiens pourrait bien en fait n'être pas apparu "spécialement" en Afrique, mais un peu partout puisqu'il serait possiblement une mutation génétique d'Homo Erectus, qui s'était répandu dans le monde entier il y a environ 2 millions d'années... le débat restant ouvert en fait...

Cette nouvelle découverte a été faite donc au Moyen-Orient, hors d'Afrique, puisque c'est dans la grotte Misliya, sur les flancs ouest du Mont Carmel en Israël que la découverte a été faite. En réalité, c'est en 2012 que la découverte de cette mâchoire humaine encore équipée de sept dents a été effectuée, mais il a fallut 5 ans pour confirmer les soupçons des chercheurs et l'aide de la communauté internationale pour commencer à prouver l'appartenance de cette mâchoire à Homo Sapiens sapiens et non pas à Néandertalien par exemple ou à Erectus... Cette publication dans "Science", accompagnée d'autres publications d'accompagnement demeure encore très prudente, mais il faut bien avouer que les récentes découvertes au Maroc ou même déjà en Israël en 2015 vont toutes dans le même sens et confortent les scientifiques question probabilités.

Des découvertes antérieures en Israël avaient convaincu certains anthropologues que les humains modernes avaient commencé à quitter l'Afrique il y a 90 000 à 120 000 ans. Mais la mâchoire récemment datée est en train de modifier ce récit. " Ce serait le premier humain moderne que quelqu'un ait jamais trouvé en dehors de l'Afrique ", a déclaré John Hawks, un paléoanthropologue de l'Université du Wisconsin, Madison, qui n'a pas participé à l'étude. La mâchoire supérieure - qui comprend sept dents intactes et une incisive cassée, a été décrite dans un article de la revue Science et fournit des preuves fossiles qui soutiennent les études génétiques qui ont suggéré que les humains modernes ont déménagé plus tôt que supposé d'Afrique. En fait, les scientifiques pensent maintenant de plus en plus que l'Homme moderne était déjà hors d'Afrique il y a environ 220 000 ans selon l'article cité :

 

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C'est dans la grotte Misliya, sur les flancs ouest du Mont Carmel en Israël que la découverte a été faite. (Mina Weinstein-Evron, Université de Haïfa)

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Manuscrits de la Mer Morte : du nouveau

Manuscrits de la Mer Morte : du nouveau

 

QumranQumran - les anciennes grottes

 

Les archéologues sont en train d'excaver une nouvelle grotte à Qumran, dans l'espoir de trouver de nouveaux manuscrits de la mer Morte.

A l'origine, les manuscrits de la mer Morte ont été découverts dans 11 grottes et remontent à environ 2000 ans. Ils sont constitués de milliers de fragments provenant de plus de 900 manuscrits, y compris de nombreux exemplaires de textes de la Bible hébraïque (Ancien Testament). Les parchemins ont été écrits en hébreu, en araméen et en grec, mais qui, exactement, les a écrits est un sujet de débat parmi les érudits. Beaucoup d'experts croient que les membres d'une secte juive appelée les Esséniens ont écrit les parchemins de Qumran. Onze des grottes de la mer Morte ont été découvertes entre 1947 et 1956 près de la nouvelle grotte, dans ce qui est maintenant la Cisjordanie, près de la côte de la mer Morte.

En 2017, les archéologues ont annoncé la découverte d'une 12ème grotte, bien qu'ils aient dit que la grotte avait été pillée au milieu du 20ème siècleÀ l'intérieur de la grotte, ils ont découvert un seul rouleau vierge, avec les restes de bocaux, de tissu et un bracelet en cuir qui aurait servi à emballer et ranger les rouleaux, selon l'équipe, dirigée par Oren Gutfeld, un archéologue à l'Institut hébreu d'archéologie de l'Université de Jérusalem.

Gutfeld et Randall Price, de l'Université Liberty de Lynchburg, en Virginie, dirigent maintenant une équipe d'archéologues qui fouillent cette nouvelle grotte :

Dead sea scrolls 1

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