physique

Coincidences, synchronicités, sérialités...

Coïncidences, synchronicités, sérialités...

 

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Carl Gustav Jung

 

J'en ai déjà parlé à titre personnel tellement ma vie (et à priori celle de mon entourage provisoire ou non !) est sujette à ce genre d'étrangetés récurrentes que sont les synchronicités et coïncidences douteuses, voir impossibles :

http://www.sciences-faits-histoires.com/pages/ecrits/autobiographie-ma-vie-hors-normes.html

Mais je n'avais pas encore tellement abordé ce sujet vaste et épineux, étudié déjà avec certaines difficultés par des grands noms de la science, comme Albert Einstein, Carl Jung ou encore Arthur Koestler, sans oublier le prix Nobel Wolfgang Pauli. Une petite incursion informative donc, en considérant que le phénomène est très réel et pourrait bien un jour compléter ou conforter une ou plusieurs théories de notre physique moderne, qui n'a jamais trouvé de contour bien défini... bien que basée en grande partie sur les mathématiques, ce qui est un paradoxe en soit...

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La physique quantique prouvera que la mort est une illusion

"La physique quantique prouvera que la mort est une illusion"...

 

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La mort serait une illusion ?

 

La plupart des scientifiques, avec prudence et depuis toujours, disent que la notion de l'au-delà est probablement un non-sens, ou tout au moins improuvable. Pourtant, depuis le 20ème siècle, de plus en plus de chercheurs de pointe, tant dans le domaine de la médecine que de la physique, (et même Einstein n'était pas fermé à ce type d'hypothèse), ont écrit des théories et publié des livres et articles sur ce sujet pointilleux et controversé. Récemment, il y a même un professeur en médecine, Robert Lanza, qui a affirmé détenir des preuves qui confirment une existence réelle au-delà de la tombe, et que ces preuves se trouvent dans la physique quantique.

 

Le Professeur Robert Lanza prétend que la théorie du biocentrisme enseigne que la mort telle que nous la connaissons, n'est qu'une illusion créée par notre conscience.

« Nous pensons que la vie n'est juste qu'une activité du carbone et d'un mélange de molécules - nous vivons un moment et puis pourrissons dans le sol », a déclaré le scientifique sur son site Internet.

Lanza, de Wake Forest University, l'Ecole de médecine de Caroline du Nord, a ajouté qu'en tant qu'humains, nous croyons en la mort parce que « nous avons appris que nous mourons », ou plus précisément, " notre conscience associe la vie avec le corps et nous savons que les organismes meurent ".Sa théorie du biocentrisme, cependant, explique que la mort ne peut pas être aussi définitive que nous le pensons :

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Astronomie : un mystérieux Flux Noir attire l'univers vers lui...

Astronomie : un mystérieux Flux Noir attire l'univers de plus en plus vite vers lui...

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L’Univers dessine une sorte de toile cosmique. Les astronomes pensent que les amas de galaxies se développent aux intersections. Crédits: Springel et al.,Virgo Consortium

Comme si les mystères de la matière noire et de l'énergie noire n'étaient pas assez frustrants, un autre puzzle cosmique déroutant a été découvert.

Des galaxies entières de matières dans l'univers semblent se déplacer à des vitesses très élevées et dans une direction uniforme qui ne peut être expliquée par aucune des forces gravitationnelles connues dans l'univers observable. Les astronomes appellent le phénomène "Flux Noir" (The Dark Flow).

"La chose qui tire cette matière doit être en dehors de l'univers observable", concluent les chercheurs.

Lorsque les scientifiques parlent de l'univers observable, ils ne parle pas seulement d'aussi loin que l'œil peut voir, ou même le télescope le plus puissant. En fait, il y a une limite fondamentale qui fait que nous ne pourrons jamais observer une grande partie de l'univers, quelle que soit l'avancée de nos instruments visuels. L'univers est supposé s'être formé il y a environ 13,7 milliards d'années. Donc, même si la lumière a commencé à voyager vers nous immédiatement après le Big Bang, le plus éloigné que nous pourrons jamais obtenir est de 13,7 milliards d'années-lumière de distance. Il peut y avoir des parties de l'univers qui sont plus loin (nous ne pouvons pas connaître l'ampleur de tout l'univers), mais nous ne pouvons pas voir plus loin que la lumière pouvant se déplacer sur l'âge de l'univers entier...

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Images en fausses couleurs du "bullet cluster". En bleu la matière noire associée aux amas de galaxies, en rouge les gaz chauds émettant des rayons x (Crédit : NASA).

L'amas de galaxies 1E0657-56, dit encore le « bullet cluster », est en fait un groupe de deux amas de galaxies entrés en collision il y a 150 millions d’années. Le « bullet cluster », ou encore « amas du boulet » et même « amas de la boulette » pour certains astrophysiciens, est devenu célèbre en 2006. Des chercheurs comme Maxim Markevitch ont annoncé alors qu’il constituait une preuve extrêmement convaincante de l’existence de la matière noire et, au contraire, une objection redoutable contre la théorie MOND invoquée comme explication alternative à cette même matière noire pour les courbes de rotation des galaxies et la stabilité des amas de galaxies. (précisions complémentaires à l'article, Ndt)

Mouvements mystérieux

Les scientifiques ont découvert le Flux par l'étude de certaines des plus grandes structures du cosmos : les amas géants de galaxies. Ces grappes sont des conglomérats d'environ un millier de galaxies (1 galaxie comporte des millions de soleils), ainsi que du gaz très chaud qui émet des rayons X. En observant l'interaction des rayons X avec le fond diffus cosmologique (CMB), qui est un rayonnement fossile du Big Bang, les scientifiques peuvent étudier le mouvement des amas.

Les rayons X dispercent les photons dans le CMB, en modifiant leurs températures avec un effet connu sous le nom Kinématique Sunyaev-Zel'dovich (SZ). Cet effet n'a pas été observé dans le suivi des amas de galaxies auparavant, mais une équipe de chercheurs dirigée par Alexander Kashlinsky, un astrophysicien de la NASA Goddard Space Flight Center à Greenbelt, Maryland, l'a trouvé quand ils ont étudié un vaste catalogue de 700 amas, en cherchant jusqu'à 6 milliards d'années-lumière, soit la moitié de l'univers. Ils ont comparé ce catalogue à la carte de la CMB prise par la NASA Wilkinson Microwave Anisotropy Probe (WMAP) par satellite.

Ils ont découvert que les amas se sont déplacés de près de 2.000.000 mph (3,2 millions de kilomètres par heure !) vers une région dans le ciel entre les constellations de Centaurus et Vela. Ce mouvement est différent de l'expansion vers l'extérieur de l'univers (qui est accéléré par la force appelée énergie noire).

" Nous avons trouvé une vitesse très importante, et, en outre, cette vitesse ne diminue pas avec la distance, aussi loin que nous pouvons mesurer ", a dit Kashlinsky SPACE.com. " La matière dans l'univers observable ne peut pas produire le débit que nous mesurons."

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Image de la zone par le télescope Magellan de 6,5 mètres au Chili. L’énorme force de gravitation de l’amas récemment découvert forme un mirage cosmique, visible sous la forme d’un arc au centre de l’image. Crédits : Werner et al. 2007

Bulle inflationniste

Les scientifiques en ont déduit que tout ce qui dirige les mouvements des amas doit se situer au-delà de l'univers connu.

Une théorie appelée inflation pose que l'univers que nous voyons est juste une petite bulle d'espace-temps qui s'est rapidement étendue après le Big Bang. Il pourrait y avoir d'autres parties du cosmos au-delà de cette bulle que nous ne pouvons pas voir.

Dans ces régions, l'espace-temps peut être très différent, et probablement ne contient ni étoiles et ni galaxies (qui ne se forment qu'en raison du modèle de densité de masse dans notre bulle). Il pourrait s'agir de géants, de structures massives beaucoup plus grandes que quelque chose comme notre propre univers observable. Ces structures sont ce que les chercheurs soupçonnent d'exister en attirant sur eux les amas de galaxies, ce qui provoque le Flux Noir.

« Les structures responsables de cette situation ont été poussés si loin par l'inflation, je pourrai estimer qu'elles peuvent être à des centaines de milliards d'années-lumière de distance, que nous ne pouvons pas voir, même avec les plus puissants télescopes, car la lumière émise ne nous aurait pas (encore) atteint avec l'âge de l'univers, " dit Kashlinsky dans une entrevue téléphonique. « Plus probablement, pour créer un tel flux cohérent il doit y avoir des structures très étranges, peut-être un peu d'espace-temps déformé. Mais ce n'est que pure spéculation."

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L'amas galactique 1E 0657-56 (connu sous Bullet Cluster) situé à 3.8 milliards d'années lumière. C'est un des centaines d'amas qui apparaissent comme attirés au loin par un mystérieux flux cosmique.
CREDIT: NASA/STScI/Magellan/U.Arizona/D.Clowe et al.

Etonnante découverte

Bien que la théorie de l'inflation prévoit de nombreuses diverses facettes de l'univers lointain, peu de scientifiques ont prédit le Flux Noir.

" C'était vraiment surprenant pour nous, et je soupçonne pour tout le monde également," a déclaré Kashlinsky. " Pour certains modèles particuliers de la théorie de l'inflation nous pouvons nous attendre à ces types de structures, et il y avait quelques suggestions dans la littérature qui n'ont pas été prises au sérieux, je pense jusqu'à présent."

"Cette découverte pourrait aider les scientifiques à savoir ce qu'il s'est passé dans l'univers avant l'inflation, et ce qui se passe dans ces domaines inaccessibles, que nous ne pouvons pas voir ".

Source : http://www.space.com/5878-mysterious-dark-flow-discovered-space.html

Via : http://www.7jeudis.com/flux-noir,

 ttp://area51blog.wordpress.com/2012/08/12/lunivers-se-deplace-a-une-vitesse-vertigineuse-dans-linconnu/

MAJ 09-08-2015 : Nouvelle publication sur ce sujet en novembre 2014 : http://arxiv.org/pdf/1411.4180.pdf​

Conclusions

We have computed the dipole at the cluster locations using the same techniques for WMAP and Planck. We find a “dark flow” signal which correlates with X-ray properties, and is therefore likely related to cluster gas, and not to the primary CMB, foregrounds or noise. The results are in excellent agreement with our earlier findings and are consistent both in WMAP 9 yr and in Planck 1 yr. Those instruments used different scanning strategies, which resulted in different systematics and, while small differences remain, the close agreement is reassuring of the real nature of the dipole signal. Specifically we found that:

• The dipole at the zero monopole aperture remains at cluster positions at the same level as in KAEEK.

• The dipole at cluster positions correlates with the TSZ monopole, a proxy for X-ray luminosity.

• The signal is consistent among the different multi-year WMAP integration filters and with all Planck frequencies, except for a small, typically ∼ 1σ, offset at 30 GHz.

• The noise of the measurement in our filtered maps is in good agreement with the analytical and numerical theory developed in AKEKE and summarized here.

• The overall statistical significance of the dipole signal in WMAP is similar to that found in KAEEK, and is larger for Planck than for WMAP.

• Within the uncertainties the signal points in the direction of the all-sky CMB dipole.

• If one accepts the KSZ interpretation of the detected statistically significant signal the equivalent velocity is ∼ 600 − 1, 000km/s, within the systematic and statistical calibration uncertainties discussed by Kashlinsky et al. (2009), KAEEK and Atrio-Barandela et al. (2012). 

" Nous avons calculé le dipôle aux endroits du cluster (concentration, densité, conglomérat, grappe) en utilisant les mêmes techniques de WMAP et Planck. Nous trouvons un signal "flux noir" qui est en corrélation avec les propriétés des rayons X, et est donc probablement lié au cluster (concentration) de gaz, et non au CMB primaire, aux avant-plans ou au bruit. Les résultats sont en excellent accord avec nos résultats antérieurs et sont compatibles à la fois sur les 9 ans de WMAP et à Planck sur 1 an. Ces instruments ont utilisé différentes stratégies de numérisation, qui ont abouti à différentes systématiques et, tandis que les petites différences demeurent, l'accord proche est rassurant sur la nature réelle du signal du dipôle. (leurs estimations semblent vérifiées pour l'instant...). "

 

Traduction : Yves Herbo - S,F,H, 08-2012, MAJ 09-08-2015

La théorie de l'Univers miroir

La théorie de l'Univers miroir de Julian Barbour

Mirror creepy mini

La fin des temps dans notre univers pourrait être le début des temps dans un autre univers, et vice versa. C'est l'hypothèse avancée par une équipe internationale d'astrophysiciens dans le numéro de décembre 2014 de Physical Review Letters : que les questions fondamentales sur le temps, la structure et l'entropie ont leur solution si nous supposons que notre univers a un univers étrange jumeau où le temps tourne vers l'arrière, par rapport à nous - chaque division de l'univers partant du Big Bang dans des directions temporelles opposées, servant non comme le début d'une époque, mais plutôt comme un point à mi-chemin entre les deux univers.

C'est une explication compliquée, mais peut-être pas aussi compliquée que la théorie que nous utilisons actuellement. Et la raison de cette complexité est l'entropie.

C'est quoi l'entropie (texte français) ? (vidéo en VO - vous pouvez mettre des sous-titres anglais en cliquant la case sous-titre et traduire ces sous-titres (google) en utilisant les paramètres (étoile))

Les amphis de France 5 : l'entropie

Comme le scientifique américain Lee Billings l'explique :

" La flèche du temps thermodynamique suggère que notre univers observable a commencé dans un état exceptionnel spécial de haut niveau et de basse entropie, comme un œuf cosmique vierge matérialisé au début du temps pour être brisé et mélangé pendant toute l'éternité... [Ludwig] Boltzmann, croyant que l'univers est éternel en conformité avec les lois de Newton, pensait que l'éternité pourrait expliquer une origine en basse entropie pour la flèche du temps. Donnant assez de temps, un temps sans fin en fait, tout ce qui peut arriver arrivera, y compris l'émergence d'une grande région de très faible entropie, comme une fluctuation statistique à partir d'un univers intemporel, la haute entropie étant un état de quasi-équilibre...

Les cosmologistes d'aujourd'hui ont une tâche plus difficile, parce que l'univers que nous connaissons aujourd'hui n'est pas sans âge et immobile : Ils doivent expliquer l'émergence de la flèche du temps dans un univers dynamique, relativiste qui, apparemment, a commencé il y a environ 14 milliards d'années dans la conflagration ardente du big bang.

L'équipe de Oxford derrière la théorie de l'univers miroir, menée  par l'excentrique mais brillant Julian Barbour - a émis l'hypothèse que la gravité pourrait être la force qui réorganise finalement l'univers dans un état de faible entropie relativement vierge, propice au Big Bang. Le problème est que la gravité n'aurait littéralement pas eu le temps de le faire, sauf si elle existait déjà dans un état de haute entropie, ce qui impliquerait la détérioration d'un autre état en faible entropie, ce qui impliquerait donc un autre Big Bang, et ainsi de suite. Il n'est pas impossible que l'univers se compose d'une série infinie de Big Bangs oscillants, mais cela va de soit, et les théories infalsifiables (littéralement) d'une infinie complexité n'ont pas tendance à faire des physiciens très heureux...

Ainsi, lorsque vous considérez cette alternative, l'hypothèse de l'univers miroir pourrait en fait s'avérer être une explication moins complexe pour le Big Bang et la nature du temps : deux univers rebondissent vers l'extérieur dans des états de haute-entropie, comme des billes sur le berceau d'un Newton, avec une faible entropie du Big Bang se reposant au centre comme point d'origine à faible entropie des deux échéances. C'est une idée assez sauvage, mais nous avons affaire à des données assez sauvages et aussi des affirmations extraordinaires exigent des preuves extraordinaires, des preuves extraordinaires peuvent justifier des affirmations extraordinaires. Prouver ces allégations est, bien sûr, une tout autre affaire...

Yves Herbo traductions, Sciences, F, Histoires, 19-01-2015

Découverte d'une particule spatiale d'une matière inconnue confirmée

Découverte d'une particule spatiale d'une matière inconnue confirmée

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Une unité de l'expérience MPAC&SEED
Crédits : JAXA

La JAXA (Japan Aerospace Exploration Agency) et l'université d'Ibaraki ont annoncé le 03 septembre 2012 qu'une particule d'une matière extraterrestre jusqu'alors inconnue avait été découverte grâce à l'expérience MPAC&SEED.

Développée par la JAXA, MPAC&SEED a été attachée à l'extérieur du module russe Zvezda de la Station Spatiale Internationale (ISS) de 2001 à 2005. Elle était composée de MPAC (Micro-Particles Capturer), pour capturer des micrométéorites et des débris spatiaux, et SEED (Space Environment Exposure Device), permettant d'exposer des matériaux (matériaux de contrôle thermique, peintures, lubrifiants, adhésifs, matériaux polymères, etc.) au milieu spatial et d'observer leur dégradation, due notamment à l'action du rayonnement cosmique, de l'oxygène atomique et des rayons ultraviolets. Trois unités MPAC&SEED identiques ont été lancées le 21 août 2001 et installées sur le module Zvezda. Elles ont ensuite été récupérées séparément en 2002 après 315 jours pour la première, en 2004 après 865 jours pour la seconde et en 2005 après 1403 jours d'exposition pour la dernière, puis analysées une fois rapportées sur Terre. Plus récemment, un nouveau dispositif MPAC&SEED a été inclus dans l'expérience SEDA-AP (Space Environment Data Acquisition Equipment - Attached Payload), montée sur la plateforme externe du module japonais JEM/Kibo en 2009. Ce dispositif a été récupéré en avril 2010 et les particules qu'il a permis de capturer sont toujours en cours d'analyse.

La nouvelle particule découverte par les scientifiques japonais a été identifiée dans la troisième unité MPAC&SEED du module russe de l'ISS, récupérée en 2005. L'expérience utilisait des plaques d'aérogel de silice, un solide transparent et poreux de faible densité (0.03g/cm3), afin de capturer des particules sans les endommager et permettre une estimation des paramètres de leur impact (direction incidente, vélocité, diamètre de la particule). Le matériau extraterrestre dont est composée la particule a été nommé "Hoshi", ce qui signifie "étoile" en japonais. Cette appellation a été choisie en référence au lieu de sa découverte, le module "Zvezda", dont le nom signifie également "étoile" en russe.

La particule, qui mesure environ 30 micromètres, a été analysée par la JAXA et l'université d'Ibaraki. Bien que ressemblant aux chondres présents dans les météorites primitives, elle possède une structure et des caractéristiques minéralogiques n'ayant encore jamais été observées dans les chondres connues jusqu'à alors. Pourtant, les ratios des isotopes d'oxygène des minéraux contenus dans Hoshi (olivine, pyroxènes, etc.) ressemblent à ceux des micrométéorites récupérées sur Terre ou dans l'atmosphère, ainsi qu'à ceux des échantillons de la comète Wild 2 récupérés par la sonde américaine Stardust. C'est la première fois qu'un matériau présentant ces caractéristiques est découvert, et les scientifiques estiment que la particule pourrait provenir d'un petit corps céleste différent de ceux dont sont originaires les substances extraterrestres étudiées auparavant.

Le fait que des particules de poussière interplanétaire ou des micrométéorites présentant les mêmes caractéristiques minéralogiques qu'Hoshi n'aient jamais été découvertes pourrait s'expliquer par les altérations subies par ces corps lorsqu'ils traversent l'atmosphère ou une fois qu'ils sont au sol. Il est donc très intéressant pour les scientifiques d'avoir un moyen de récupérer des échantillons directement dans l'espace, par exemple en attachant un dispositif de capture à l'extérieur de l'ISS.

Les résultats de l'analyse d'Hoshi avaient déjà été publiés en 2011 dans la revue scientifique "Earth and Planetary Science Letters" [1]. La JAXA et l'université d'Ibaraki ont présenté à nouveau leurs travaux en prévision de la réunion 2012 de la JAMS (Japan Association of Mineralogical Sciences) qui se tiendra du 19 au 21 septembre à Kyoto. Les scientifiques japonais espèrent que la découverte d'Hoshi apportera des indices qui permettront de mieux comprendre le processus de formation du Système solaire.

[1] A chondrule-like object captured by space-exposed aerogel on the international space station, by T. Noguchi, T. Nakamura, T. Ushikubo, N.T. Kita, J.W. Valley, R. Yamanaka, Y. Kimoto, Y. Kitazawa, Earth and Planetary Science Letters, No. 309 p. 198-206, 2011 : http://www.geology.wisc.edu/~wiscsims/pdfs/Noguchi_EPSL2011.pdf 

Sources : JAXA, article du 3 septembre 2012 [japonais] http://iss.jaxa.jp/kiboexp/news/120830_mpac_seed.html

Rédacteur : Martin ROLLAND - Lire l’article : Bulletins-Electroniques

Via http://ovnis-direct.com/

SFH 09-2012