La cité légendaire de Tartessos enfin découverte ?

La cité légendaire de Tartessos enfin découverte ?

 

Ou Atlantis ?

 

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Reconstitution informatique

 

De nouvelles photos et publications m'incitent à faire une suite à un long article publié il n'y a pas si longtemps que cela : Tartessos ? Une structure antique de plusieurs cercles trouvée en Andalousie.

En effet, de premières découvertes entre 2011 et 2014 concernant ce fameux royaume semi-légendaire avaient déjà fait la une de certains journaux et médias, comme ici : https://www.20minutes.fr/sciences/687012-20110314-sciences-la-cite-atlantide-engloutie-sous-marecages-espagne.

Semi-légendaire parce que ce royaume est bel et bien cité à plusieurs reprises par les anciens Grecs (qui le considéraient comme la toute première civilisation réelle de toute l'Europe, et ensuite les romains. L'archéologie moderne a ajouté ses contributions par la découverte de nombreuses structures, bijoux sophistiqués et gravures en Andalousie, attribués à Tartessos...

Il semble bien qu'une étape supplémentaire, et importante, vient d'être franchie après l'étude de photos satellites et de terrain... Notons que si plusieurs chercheurs supposent fortement que Tartessos serait en réalité une évolution de la célèbre Atlantis de Platon, de part ses dimensions et apparence, d'autres pensent que cela pourrait être plutôt une des colonies d'Atlantis, comme affirmé par Platon, imitant comme souvent dans le passé la ville-mère, alors que d'autres bien sûr, doutent d'un quelconque lien avec le royaume légendaire de l'orateur Critias, dont les sources se sont perpétués par voie orale jusqu'à ce dernier, via le législateur athénien Solon du début du VIe siècle, qui l'a lui-même appris de prêtres égyptiens de Saïs lors d'un voyage en Egypte et enfin Platon.

 

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Des structures rondes déterrées dans le parc National Doñana en Andalousie espagnole, qui pourraient être une évidence des îles artificielles décrites par Platon - Image shows formations inside the Doñana National Park, Andalucia, Spain. They may be evidence of islands depicted by Plato in his story of Atlantis. The philosopher described how buildings were propped up on a mixture of natural and man made island structures

 

Suite :

Rappelons ici que les Grecs on commencé l'étude de la civilisation de "Tartessos" à cause de cette référence contenue dans le Critias de Platon : " Sa jumelle (Atlante) était née après Elle, et touchait l'extrême partie de l'île vers les Colonnes d'Hercule, prés de cette région qui, dans ce bras de mer, est maintenant appelée Gadirica et qui eut le nom d'Eumelos qui se dit Gadiro dans leur langue: c’est de son nom que vint celui de cette contrée ". La jumelle d'Atlantis serait donc Tartessos d'après la légende.

 

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Après les découvertes de structures (dont certaines rondes) enfouies sous les marécages bordant le grand fleuve andalou, ce sont donc maintenant des ruines englouties au large de la côte qui ne seraient pas grecques ou romaines comme supposées jusqu'à présent, mais tartessiennes... ou atlantes selon. En effet, la société privée Merlin Burrows a examiné des ruines anciennes découvertes antérieurement. Les experts ont longtemps pensé que les sites côtiers espagnols étaient romains ou grecs, mais Merlin Burrows dit qu'ils faisaient autrefois partie de la ville de l'Atlantide (supposée être pour eux la fameuse Tartessos)...

Selon une équipe d'historiens, l'emplacement de la cité perdue d'Atlantis aurait peut-être été découvert. Les ruines anciennes examinées à l'aide d'images satellitaires prouvent que l'immense muraille du port de la ville se trouvait autrefois dans le sud de l'Espagne, ont déclaré les experts. De nombreux sites étudiés par l'équipe étaient déjà connus des archéologues et auraient été construits par les anciens Romains et Grecs, par déduction. Des chercheurs de la société privée d’imagerie satellitaire Merlin Burrows affirment avoir trouvé la preuve que les sites avaient en fait été construits par un mystérieux peuple ancien connu sous le nom d’Atlantiens.

 

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This image shows ancient structures on a beach near Cadiz, Andalucia, Southern Spain. The team believes these are from Atlantis, and not later Roman or Greek additions, which is currently the accepted origin by most archaeologists

 

L'Atlantide est consignée dans les écrits du philosophe grec Platon, qui décrivit en 400 avant JC une civilisation insulaire avancée gouvernant un vaste empire maritime, quelque 9 000 ans avant son époque (ce qui nous amène à environ 11400 ans avant maintenant, ce qui nous amène aussi à des constructions étranges comme Gobekli Tepe, par exemple). 

La ville de l'Atlantide au centre de cet empire était décrite comme ayant un énorme mur de port, d'énormes piliers d'entrée, un temple du dieu Poséidon et d'énormes morceaux de terre circulaires taillés par les Atlantes pour y vivre. On pense qu'un désastre naturel cataclysmique, tel qu'un tsunami ou un événement volcanique, a fini par anéantir les Atlantes, remettant ainsi leur héritage à la légende.

Les experts de Merlin Burrows pensent que les ruines inondées de la légendaire ville se trouvent au large des côtes du sud de l’Espagne. L'emplacement est quelque part au nord de la ville de Cadix, en Andalousie, centré autour du parc national de Doñana, que les historiens considèrent comme une vaste mer intérieure.

Et ils prétendent que le sud et le nord du parc sont une nouvelle preuve de la civilisation ancienne, avec 15 autres colonies disséminées le long du littoral. Les archéologues pensent que la plupart de ces colonies sont d’origine romaine ou grecque, chaque civilisation ayant autrefois occupé la région.

Mais à présent, utilisant des techniques uniques d’investigation par satellite, des photographies aériennes et des observations au sol du site, les experts britanniques estiment avoir découvert toutes les caractéristiques d’Atlantis décrites par Platon et la preuve de la manière dont elles ont été détruites.

Bien que certains spécialistes croient que l'Atlantide est un mythe, Merlin Burrows affirme que leurs découvertes prouveront une fois pour toutes que la civilisation perdue a existé.

L’historien maritime Tim Akers, responsable des recherches à Merlin Burrows, a déclaré que non seulement ils avaient découvert Atlantis, mais ils avaient également découvert que la population était incroyablement avancée. Il a ajouté qu'une "analyse en laboratoire" de matériaux récupérés en Espagne a mis en évidence un type de ciment jamais vu auparavant, ainsi qu'une ancienne métallurgie avancée. Une patine bleu verdâtre recouvrant certaines des ruines dont les tests ont montré une combinaison ancienne de métaux.

Il a déclaré: " Platon décrit en détail une patine sur les bâtiments et les structures des villes et des temples qui composent ce complexe. Nous avons filmé des preuves claires et recueilli des échantillons qui ont été scientifiquement testés dans un laboratoire de Modène, en Italie, qui sont utilisés pour tester d'anciennes découvertes romaines. Les résultats des tests prouvent que l'âge des découvertes est plus ancien que celui des Romains ou des Grecs et qu'il était plus avancé."

 

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Reconstitution du mur épais de 75m dont certains pans ont été retrouvés - This computer generated image shows what the massive 75 metre wide, five-and-a-half-miles-long harbour wall that some believe protected Atlantis may have appeared

 

Les images aériennes du site où, selon Merlin Burrows, Atlantis se trouvait autrefois, montrent ce qu’il s’agit de la preuve d’un mur de port - d’une épaisseur incroyable de 75 mètres (245 pieds). Platon a écrit que ce mur avait une longueur de «50 stades», ce qui lui donnerait une longueur de cinq miles et demi (8,85 km). Les images satellites montrent ce que Merlin Burrows prétend être une preuve encore visible de nos jours de dunes de sable où ce mur massif a été détruit par un énorme afflux d'eau. La même eau qui a fini par remplir la mer intérieure de sédiments et a détruit l'Atlantide. Tim a déclaré: " Le site s'étend sur plus de 100 miles de l'Atlantique à la Méditerranée. Pour l'instant, nous n'avons pas encore pu donner de date fixe, mais sa fin remonte à la dernière période glaciaire, il y a environ 10 000 ans. Au centre de la ligne des villes côtières se trouvait une gigantesque mer intérieure de 65 milles de long, peuplée de multiples îles, certaines naturelles, d'autres artificielles. Le complexe principal est constitué de deux plates-formes multi-îles distinctes. "

 

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Reconstitution du mur épais de 75m dont certains pans ont été retrouvés - Picture shows a beach north of Cadiz, Andalucia, Southern Spain. Merlin Burrows, a British satellite firm believes the beach hides the once massive harbour wall of Atlantis

 

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Ceci seraient des restes de ce mur, encore visibles - Aerial images of the site where Merlin Burrows believes Atlantis once stood show what they think is evidence of a harbour wall (pictured), which was an 75 metres (245 ft) thick

 

" Et l'une est décalée de l'autre, de sorte que quiconque sur ces îles puisse voir toutes les îles du complexe. C'est unique, nulle part dans notre monde rien de semblable à cela existe, et les structures correspondent exactement aux dimensions de Platon sans aucune déviation. C'est absolument sûr. Les enquêtes à Doñana ont abouti à la conclusion que deux (autres) catastrophes naturelles (tsunamis) ont provoqué l’enfoncement des îles et des zones sèches, l’une ayant eu lieu vers 1500 avant JC et l’autre 200 après JC. Il existe également des preuves d'un tsunami dans la Bible. " (notons que d'autres tsunamis plus anciens ont été aussi détectés en Méditerranée).

 

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Du côté de la côte ouest de Cadiz, ces structures encore visibles seraient des restes de la cité, mélangés à des structures grecques et romaines - Image shows an aerial of some of the ancient structures which litter the western Andalucian coastline. Romans, Greeks both are recorded as settling there. However, British historians believe that many of the ruins were in fact part of the city of Atlantis

 

Merlin Burrows a à présent enregistré un documentaire sur sa mission de révéler Atlantis, appelé "Atlantica". Dans le film, les membres de l'équipe visitent des sites qui, selon eux, donnent toujours des indices sur les personnes qui y vivaient, jusqu'à la désignation de l'ancienne ville de la région de Medina-Sidonia.

On pense que la colonie est la plus vieille ville d'Europe et que son nom signifie ville de Sidon - le mot Sidon qui pourrait être associé à Poséidon. Tim a expliqué que la plupart des découvertes de Merlin Burrows aujourd’hui, grâce à leur technologie, sont dues aux descriptions originales de Platon.

 

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Cette structure ronde se trouve sur la plage nord de Cadiz - This image shows detail on a stone object on a beach north of Cadiz, Andalucia, Southern Spain. Merlin Burrows claims this structure dates back to the time of Atlantis and is not a later Greek or Roman artefact, as many archaeologists believe

 

Il a déclaré: " Platon a décrit exactement le lieu et n'a fait que suivre ses traces comme les anciens marins lorsqu'ils ont voyagé dans les villes. Nous expliquons pourquoi, les gens ont mal compris les cercles de l'Atlantide et pourquoi personne n'avait encore vu ces complexes époustouflants. Le site contient des ajouts tartessiens, grecs, phéniciens et romains et nos analyses montrent de multiples occupations au fil du temps jusqu'à leur destruction finale et ultime. "

" Nous ne présentons que les faits et essayons de ne pas nous lancer dans la spéculation. Ce qui est unique dans notre présentation, c'est que tout ce matériel n'a encore jamais été vu. "

 

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Des fondations de structures détectées au radar sous l'une des plages de Cadiz - This radar scan from Merlin Burrows shows what they claim is a foundation that once help up a building of Atlantis. It was discovered on a beach in southern Spain

 

Merlin Burrows espère maintenant que la reconnaissance de leur découverte et la distribution du film contribueront à protéger la région pour les générations futures et à obtenir des fonds pour de futures études. Tim a déclaré: " Comprendre l'Atlantide, c'est comprendre les chemins de la vie ancienne tels qu'ils étaient au sommet de la vie humaine sur Terre. Nous espérons que les habitants du sud de l'Espagne bénéficieront de la connaissance de leur passé ancien. Tous les sites sont protégés et, dans certains cas, déplacés, afin que nous puissions tous en profiter à l'avenir. En outre, les régions bénéficieraient du tourisme tant sur le plan professionnel que professionnel. De nouveaux musées et centres d'études scientifiques renforceraient l'économie et ouvriraient des débats actifs aux origines de l'homme."

 

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Tim Akers à gauche et le directeur de Merlin Burrows, Bruce Blackburn - Image shows Head of Research Tim Akers (left) and CEO Bruce Blackburn (right) from Merlin Burrows, in Harrogate, North Yorkshire

 

Le réalisateur de documentaires Michael Donnellan a produit le film «Atlantica» sur la découverte de Merlin Burrows. Michael, qui a étudié l'archéologie classique grecque et minoenne, s'est rendu dans le sud de l'Espagne pour filmer ce que Tim et l'équipe d'historiens satellites ont découvert.

Il a déclaré: " Trouver et filmer Atlantis a changé la vie de tous les jours. Tu parles d'un but. Toutes mes compétences et mes passions se sont réunies pour la création de cette série de films. La découverte de l'Atlantide est monumentale. Tout à coup, nous savons, ne pensons pas, mais savons que l'humanité, à un stade avancé de développement, existait depuis très longtemps. "

Et existait sans perturbation depuis des milliers d'années avant sa destruction. L'imagination est ahurissante quand on considère leurs capacités. Nous avons beaucoup à apprendre de cette civilisation pour nous aider à évoluer vers un avenir meilleur. "

Michael a déclaré que les tests effectués par le laboratoire d’analyse des matériaux de Modena en Italie sur du matériel prélevé sur le site avaient donné des résultats étonnants.

 

Atlantis tartessos localisation

 

Localisation du site par image satellite - les traces d'une vaste île circulaire maintenant sous le parc national Doñana, reconstitution de la situation à l'époque et dessin en blanc du mur la protégeant à l'origine - Notons qu'à l'origine, Cadiz était sur une île qui est devenue une presqu'île à cause des épais sédiments qui se sont agglutinés. - Pictured is a topographical scan of the area of the harbour wall remnants from Merlin Burrows. They claim the wall once guarded the entrace to a vast inland sea which today covers most of the area of Doñana National Park

 

Il a déclaré: " Le mur du port semble avoir été recouvert d'un revêtement empêchant la croissance des bernacles, à l'instar du téflon moderne. Cela nécessite des technologies de construction très avancées et des connaissances en chimie. Nous avons été extrêmement enthousiasmés par notre découverte d’Atlantis, notamment par les nombreuses réactions de nos collègues des milieux universitaires.  C'est pour cette raison que nous continuons à inclure toutes les sciences à notre disposition, afin de vérifier que toutes nos découvertes sont authentiques et de satisfaire tous les angles possibles ".

Les matériaux rassemblés sur le site Atlantis, sur le mur de port et sur les piliers trouvés sur la plage, ont été testés en Italie dans un laboratoire habitué à traiter les découvertes romaines.

Le Dr Giacomo Falanga, de Modena Centro Prove, un laboratoire d’analyses chimiques situé à Modène, en Italie, a déclaré que les échantillons prélevés sur le site contenaient une variété de matériaux.

Il a déclaré: " Ces structures contiennent des liants, comme de la calcite. La présence de mica, de potassium et d'autres oligo-éléments montre la preuve d'un mélange artificiel de matériaux. Les échantillons que nous avons testés sont donc fabriqués à partir d'un béton ancien et préhistorique. "

Andrea Carpi, ingénieur des matériaux spatiaux du laboratoire, a déclaré: " Nous pouvons confirmer avec certitude que les échantillons analysés sont la création d'une civilisation ancienne avec des méthodes de construction avancées, ce qui me laisse penser qu'il s'agit d'une civilisation avec des technologies très avancées. "

 

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Une sélection des sites étudiés par Merlin Burrows - Pictured are a selection of the sites studied by the team at Merlin Burrows, a satellite imaging company based in Yorkshire. The white line shows where researchers believe the harbour wall described by Plato was built

 

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Ce dolmen de Menga, daté de + 5000 ans, à proximité immédiate des lieux, est possiblement en fait une partie de la cité, réutilisée - Pictured is the Dolmen of Menga, an incredible 5,500 year old burial tomb built into a mountain near the team's Atlantica site. They suggest the tomb may have formed a part of the ancient city of Atlantis

 

 

Voici le trailer du film en question à venir, les images ci-dessous en sont extraites :

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Pour rappel, le récent film de James Cameron "Atlantide, la cité perdue", a également cherché du côté du large de l'Andalousie :

 

Voici des images extraites de cette recherche :

Atlantis tartessos fondsmarins0 scanScan des fonds marins au large des côtes

 

Atlantis tartessos fondsmarins1 cameronDes structures découvertes sur les lieux - James Cameron

 

Atlantis tartessos fondsmarins2 cameronDes structures découvertes sur les lieux, bâtiments et colonnes - James Cameron

 

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Reconstitution informatique de la cité - This image shows a computer mock-up of what the team believes the city of Atlantis would have looked like. Buildings were constructed on island platforms dotted throughout a stretch of inland sea that has since filled with sediment at what is now Doñana National Park in Spain

 

Les recherches et analyses continuent, il semble bien que ces chercheurs d'une entreprise privée tiennent quelque chose de concret, bien que la prudence est de mise bien sûr en la matière. D'autres nouvelles devraient apparaître dans les mois qui suivent...

Sources : https://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-6393371/Could-Atlantis-Satellites-spot-ancient-ruins-flooded-Spanish-coast.html

https://mysteres-et-sciences.fr/2018/01/27/la-mythique-civilisation-disparue-de-tartessos-pourrait-etre-liee-a-latlandide/

https://www.ulyces.co/news/la-cite-perdue-de-latlantide-pourrait-avoir-ete-retrouvee-au-large-de-lespagne/

https://www.dailymotion.com/playlist/x4mjt6

Tartessos ? Une structure antique de plusieurs cercles trouvée en Andalousie.

MAJ 27-11-2018 : A la suite d'un contact avec l'archéologue cubain, Georgeos Diaz-Montexano (cité dans mon article de 2016), ce dernier a effectivement fait des recherches au niveau du Parc National Doñana et s'est intéressé au sujet depuis 1995, mais que la cité de Tartessos n'a jamais été confirmée comme avoir été découverte par écrit. Il m'a également envoyé quelques-unes de ses publications, contenant notamment des mentions concernant les structures rondes présentes sur la plage de Cadiz citée, qui seraient en fait les restes d'une batterie (canons) datant de la guerre 1939-1945. Voir les fichiers PDF ci-joint en-dessous. Georgeos Diaz-Montexano dit également qu'il n'a pas connu l'explorateur-romancier Dominique Jongbloed avant 2011. Ce dernier a pour sa part affirmé avoir participé à des recherches sur les lieux en 1998 et qu'un rapport de découvertes a été envoyé à l'époque au ministère espagnol concerné (il aurait redécouvert notamment le site décrit par l'archéologue américain Hellen M. Whishaw - voir ci-dessous). Reste que cette éventuelle découverte de Tartessos n'est toujours pas reconnue officiellement, depuis ! En ce qui concerne les analyses italiennes de métaux sophistiqués et "béton" inconnu anciens, on ne sait pas trop quelles sont les ruines concernées, mais si il s'agit des batteries militaires modernes, il y aurait donc erreur. Il semblerait que le film annoncé par cette équipe britannique doive être remanié d'après ces dernières informations, données après cette publication...

Atlantis finally discovered an analysis of the three fundamental cornerstones of the documentary atlantica by ingenio filmsAtlantis finally discovered an analysis of the three fundamental cornerstones of the documentary atlantica by ingenio films (7.7 Mo)

http://atlantisng.com/blog/atlantis-finally-discovered-an-analysis-of-the-three-fundamental-cornerstones-of-the-documentary-atlantica-by-ingenio-films/

En ce qui concerne les écrits (tartessiens ou non) découverts dans le sud de l'Espagne, l'archéologue Georgeos Diaz-Montexano m'a aussi indiqué ceci :

A plusieurs endroits d'Iberia, nous avons déjà découvert plusieurs inscriptions:

1 sur un os de 6000 ans: ATAL.

2. dans une inscription à côté d'un symbole concentrique de la capitale de l'Atlantide avec un canal central et un navire entrant dans le port: ATAL ou ATALA, daté du Chalcolithique.

3. Dans une grotte écrite en rouge: ATL ou ATAL, datée du Chalcolithique.

4 sur un anneau de bronze que l'on croit tartésico: ATAL ou ATL.

5. sur deux ardoises de pierre de l'époque romaine, deux noms de peuple ibérique, avec des noms typiques ibériques, décrits comme étant le gène d'Adlantes ou d'Atlantiens.

6. dans un site chalcolithique d'Estrémadure, sur un autel de pierre: ATLUTU.

7. sur une stèle avec écriture tartessienne, la personne est identifiée comme appartenant à la maison, au clan ou à la ville de l'ATALEATE.

Tout cela montre une très longue tradition d'au moins 6000 ans, de villes circulaires comme étant la capitale de l'Atlantide et de gens portant la même racine, ATAL, ATL, ATLA, ATALA. "

D'après Dominique Jongbloed, " L'endroit est aujourd’hui grillagé et quadrillé par l'armée en permanence, d'après les renseignements que j'en ai eu depuis ! " . Notons que la protection des sites archéologiques est relativement pauvre de la part des états, ceci serait plutôt un bon indicateur... mais on se demande aussi ce qu'attendent les scientifiques espagnols sur ce sujet important...

Ajout : L'archéologue américain Hellen M. Whishaw a fait des fouilles en Andalousie dans les années 1920, à la recherche de Tartessos et fait des découvertes, qui sont publiées dans son livre "Atlantis en Espagne" , Helen Whishaw 1928, Londres. Elle affirme déjà que Tartessos et Atlantis sont liés. 

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Extrait du livre de Frank Joseph "Survivors of Atlantis: Their Impact on World Culture" à ce sujet.

 

« Était-ce une colonie d'Atlantes ? Sur le continent espagnol, juste au delà des colonnes d'Hercule au delà de Gibraltar, est un lieu réputé être celui du royaume disparu de Tartessos. Dans l'antiquité on a pensé qu'il pouvait se trouver à l'embouchure du fleuve Guadalquivir ou à proximité d'où il atteignait l'océan par le passé. Puis on a dit que les riches dépôts de minérai Tartessiens furent capturés par les Carthaginois en 533 Av et qu'ils ont plus tard isolée la cité du reste du monde.

Tartessos à Séville ? Mrs E.m Wishaw, directrice de l'école Anglo-Hispano-Américaine d'Archéologie et auteur d'Atlantis en Andalousie a étudié le secteur pendant 25 années. Elle croit, en raison de sa découverte d'un temple solaire à 27 pieds sous les rues de Séville, que Tartessos pourrait être enterré sous l'actuelle ville.

Exploitation préhistorique. On pense que cette région entière de l'Espagne est riche en fouilles préhistorique. Berlitz dit qu'on peut observer certain autres restes estimés à 8.000 à 10.000 ans BP, et liés à la culture de Tartessos, dans les mines de cuivre du Rio Tinto, tout comme dans les travaux de technologie hydraulique près de Ronda et d'un port intérieur à Niebla (qui rappelle ici encore la description des travaux hydrauliques de l'Atlantide de Platon).

Une colonie d'Atlantes. Loin d'être d'accord avec des chercheurs allemands selon laquelle c'est le souvenir de Tartessos qui a provoqué la légende d'Atlantis, Mme Wishaw croit que Tartessos était simplement une colonie de la véritable Atlantis. Elle a écrit: la théorie pour compiler avec concision l'histoire de Platon qui est corroborée en tout point par ce que nous trouvons ici : même le nom d'Atlante de son fils Gadir qui a hérité d'une partie du royaume de Poseidon au delà des colonnes d'Hercule et régnait sur Gades (Cadix).

Une langue écrite. Selon Charles Berlitz, les Tartessiens étaient réputés avoir écrit leur histoire remontant à 6.000 ans sur des disques. Une inscription sur un anneau trouvé dans un village de pêche espagnol près de Tartessos est supposée être un excellent exemple de leur langue écrite et, si ceci ne prouve l'existence d'Atlantis, cela semble établir l'existence d'une civilisation méditerranéenne occidentale peu connue et très antique. »

La connaissance de l'empire de Tartessos est fondée essentiellement sur les sources grecques. Ainsi le "Geographica" de Strabon contient les passages importants du poète lyrique grec Stesichoros d'Himera. De même les fragments d'Anakréon et Hékataios ainsi que certains écrits d'Hérodote mentionnent… le sud de la péninsule ibérique.

En outre, le poète romain Rufius Festus Avienus (IVe s. AEC) avec son ouvrage "Ora maritima" repris d'un texte grec fragmentaire du VIe siècle AEC décrivant la côte de Massalia (Marseille). Cette description est l'une des sources les plus importantes de cette époque pour la connaissance la côte ibérique du sud sur laquelle les Grecs avaient fondé le comptoir Mainake (aujourd'hui Torre del Mar à Malaga). Le nom Tartessos était valable pour une ville, un empire ou une rivière. D'après toutes les sources, Tartessos était un centre commercial important, riche en minerai, au sud de la péninsule ibérique. Mais, les tentatives de fouilles les plus anciennes à Huelva, Cadiz et à Guadalquivir ne purent pas résoudre jusqu'à maintenant le secret concernant la situation de la ville.

Le nom d'un vieil historien allemand Adolf Schulten (1870-1960) qui y investit son œuvre et sa fortune, est particulièrement lié à la recherche de la situation de la ville de Tartessos mais cela resta infructueux. Cependant de nombreuses trouvailles archéologiques dans l'Ibérie du Sud montrent que les indications des écrivains cités pourraient se rapporter à cette région. Probablement l'erreur, déjà antique, vint avant tout de ce qu'en cherchant les endroits possibles pour la situation de la ville de Tartessos, on examina dans le sud, le bassin de la plus grande rivière de la région, le fleuve Guadalquivir, et le Rio Tinto (parceque) proche des mines de la Sierra Morena. On n'envisagea apparemment pas la rivière située au sud de Guadalete peut-être parce que dans une péninsule devant son embouchure phénicienne se trouva plus tard la ville de commerce carthaginoise de Gades (Cadiz).

Une capitale d'empire qui se trouve derrière une autre ville de commerce connue n'avait sans doute aucun sens pour un historien de l'époque de 700 jusqu'à environ 400 AEC. Et ainsi on ne chercha nullement ici bien que la rivière, le terrain et la colline aient dû immédiatement sembler étonnants à un œil d'archéologue formé et connaissant la situation d'autres établissements importants de l'époque du bronze comme Mycène et Tyrinthe. En plus, quelques coups de bêche sur le Tell de la Dama Blanca derrière Puerto de Santa Maria auraient suffi pour tomber sur les murs de la ville.

Mais, revenons à la littérature sur Tartessos/ Tharsis. Le mythe d'Hercule nous informe que le géant à trois corps Geryon (cf. supra) reignait sur l'île d'Erytheia, "l'île du coucher de soleil" qui serait située loin à l'extrême ouest, proche des Hesperides. Il y fut tué par Hercule qui lui vola ses bœufs. Son petit-fils Norax aurait alors émigré en Sardaigne où il fonda la ville de… Nora.

Dans son extrait de l'histoire de Pompeius Trogus, Justinus nous parle au IIIe s. de deux rois de Tartessos baignés de légendes : Gorgoris qui enseignait l'apiculture au peuple pendant que l'habile Habis leur apprenait l'agriculture et l'élevage. Habis avait été "exposé" comme nouveau-né, ce pourquoi il fut élevé par une biche [cf. Blanche Biche, Héra du Marais ?]Nr.t. Une histoire typique de la naissance des Cités (Teuta). Habis y établit les lois, interdit à la noblesse un quelconque travail et divisa le peuple en sept catégories (professionnelles ?). Cela rappelle beaucoup légendes d'acculturation dans d'autres fondations de Cités. À cause de cette légende, les historiens supposaient que Tartessos était au début une monarchie théocratique, comme d'autres Etats primitifs. C'esr pourquoi, probablement, il était fréquent qu'on croie que Tartessos fut l'historique Atlantide de Platon. Cependant, à cause des preuves déficientes de cette thèse, on se mit d'accord sur l'hypothèse d'un roi divin respecté comme le pharaon égyptien, tel qu' on en trouve chez beaucoup de peuples de l'âge du bronze.

On considére que le plus célèbre souverain de Tartessos était Arganthonios auquel Herodote accorde une longue vie de 120 ans et une durée de gouvernement de 80 ans, ce qui est presque historiquement garanti. Comme souverain d'un pays riche d'une profusion de métaux et paisible, il était pour les Grecs une sorte de Crésus de l'ouest.

Kolaios, citoyen de Samos, y était arrivé au VIIe s. par suite d'une tempête terrible et avait été pris pour un Grec. Le roi rassemblait les moyens pour la construction du rempart de Phokaia sous forme d'une quantité immense d'argent. Phokaia/ Phocée était l'antique nom de fondation de Massalia et de Mainake, ce qui représente l'extension grecque dans la Méditerranée occidentale.

Mais les bonnes relations avec les Grecs furent bientôt interrompues. La bataille navale d'Alalia en Corse frappat les flottes réunies des Etrusques et des Carthaginois 535 AEC en détruisant la flotte des Grecs et, de ce fait, l'autre extension des Grecs dans la Méditerranée occidentale fut terminée. Dès 500 AEC, Tartessos disparaît de l'histoire. Probablement fut- elle parfaitement verrouillé au monde extérieur par les Carthaginois (cf. l'autre hypothèse de <racines.traditions.free.fr>).

Par les travaux de fouille réussis entre temps sur le Tell de la Dama Blanca dont les résultats seront donnés plus loin, il est prouvé qu'en l'année 206 AEC les Romains conquirent la ville et la rendirent inhabitable au cours de la deuxième guerre punique. Ils exigèrent probablement de la population la destruction complète et l'aplanissement de la ville pour rendre une néocolonisation impossible. Chez les Romains, c'était un procédé usuel envers les villes vaincues. Cela empêchait un renouvellement des forces de défense du pays vaincu. Cependant, puisque les Romains ne pouvaient pas contrôler la destruction parce qu' apparemment ils étaient appelés ailleurs, les habitants chassés comblèrent seulement la ville à l'intérieur des remparts avec de la terre et cachèrent aussi les murs derrière un entassement de terre, afin de pouvoir la déterrer plus tard. Ainsi, d'après l'exigence des Romains, l'aplanissement fut suffisant pour le cas où ces intrus étrangers seaient revenus dans leur pays. Mais les Romains restèrent seigneurs du pays pendant 400 ans.

Puerto, le port de commerce de Gadès et l'agglomération Jerez se trouvant à l'abri du vent se chargeaient des fonctions, et accueillit la population retirée de la ville (minière, supposée ici être) Tartessos recouverte de terre comme une tombe sur ordres de la force d'occupation empêchant toute tentative de reconstruction.
C'est un cadeau inestimable à voir, fait à l'archéologie moderne, ce qu'apparemment le prospectus touristique de Puerto sait honorer. Ce prospectus du lieu des fouilles archéologiques du "Castillo de Dona Blanca" dans le domaine de Puerto de Santa Maria (mars 2003) vous est soumis ici, d'abord l'original en espagnol, ensuite la traduction Tolos.

 

Ville fondée à l'époque preistorique par une population ibérique dont il ne nous reste presque rien à cause de la profonde romanisation de la péninsule ibérique, "Tartessos" nous est citée par de nombreux témoins classiques et même par les Écritures bibliques. Toutefois, à part quelque brève nouvelle, l'histoire de "Tartessos" est en grande partie méconnue. On rencontre l'étude de la civilisation de "Tartessos" à cause de cette référence contenue dans le Critias de Platon : « Sa jumelle (Atlante) était née après Elle, et touchait l'extrême partie de l'île vers les Colonnes d'Hercule, prés de cette région qui, dans ce bras de mer, est maintenant appelée Gadirica et qui eut le nom d'Eumelos qui se dit Gadiro dans leur langue : c’est de son nom que vint celui de cette contrée.

Dans cette zone était située la cité de Gades, l'actuelle Cadix qui, dans le texte de Platon a donné le nom de Gadiro (ou bien, en suivant étroitement Platon, il se serait passé le contraire). La ville de Gades fut fondée par les Phéniciens [<–Phérès/ des antiques Frisons pour J.Spanuth] de Tyr vers 1100 AEC environ, dans une île à 30 Km à sud de [cette] “Tartessos”. Gades était une colonie commerciale [un comptoir] qui servait à entretenir de véritables rapports commerciaux avec la ville voisine de "Tartessos" qui était extrêmement riche en matières premières, dont la plus importante était l'Argent. Une des premières références à "Tartessos" se trouve dans la Bible dans laquelle nous lisons dans Le livre des Rois, 22 : « Le roi (Salomon) possédait dans le Mer Rouge la flotte de Hiram, et la flotte de navires au long cours ; tous les trois ans, la flotte des bateaux de Tarsis apportait or, argent, ivoire, singes et paons. » [“paon des Baléares” = grues huppées].
On peut rapidement remarquer que dans l'antiquité "Tartessos" était considérée comme extrêmement riche et florissante. La ville, en étant près du Détroit de Gibraltar, commerçait tant avec l'Europe qu'avec l'Afrique et était peu connue des Grecs. Les premiers à arriver à "Tartessos" furent les Phéniciens comme l'atteste cet extrait de Strabon, "Géographie", Livre III, 2.14 :
« Je soutiens que de ces lieux ils avaient donné nouvelle aux Phéniciens : en fait ceux-ci occupaient depuis avant Homère les meilleures régions d'Ibérie et de Lybie et continuèrent à être les maîtres de ces lieux jusqu'à ce que les Romains en cassent la domination. Même ceci est la preuves de la richesse de l'Iberie : les historiens disent que les Cartaginois qui conquirent à la tête de leurs bateaux la région par la force, trouvèrent que les habitants de la Turdetania employaient des vaisselles et des pithoi (jarres alimentaires) d'argent. On peut donc comprendre que les hommes de cette zone, particulièrement les chefs, soient célèbres parce que devenus vieux grâce au bien-être exceptionnel dans lequel ils vivaient (...) Certains appellent l'actuelle Carteia, "Tartessos". »

Les Carthaginois conquirent la ville de "Tartessos" avant l'invasion de l'Espagne par Amilcar Barca en 237 AEC, c'est-à-dire au VIIème siècle AEC. Toutefois, les Phéniciens fréquentaient les côtes de l'Espagne auparavant, au Ier millénaire AEC. De "Tartessos" et de sa civilisation sont restés très peu de choses retrouvées pendant les fouilles du Professeur Adolf Schulten d'Erlangen, avec l'aide de l'archéologue Bonsor et du géologue Jessen dans les années vingt. Les archéologues retrouvèrent en 1923 un anneau avec d’étranges inscriptions en caractères semblables aux alphabets grec et étrusque dont vous pouvez voir une reproduction ; ensuite ils retrouvèrent un bloc de muraille qui, selon Schulten, témoigne de l'existence de deux villes, une datable du troisième millénaire AEC et l'autre vers 1500 AEC. Les fouilles furent interrompues à cause de l'excessive hauteur de la nappe phréatique et les archéologues en conclurent que la ville de "Tartessos" dut s’être effondrée. Les Phéniciens arrivèrent dans la zone de "Tartessos" vers 1100 AEC et ils fondèrent la colonie de Ha-Gadir (Gadir classique, l'actuelle Cadix), située à l'époque sur une île et devenue maintenant une péninsule, colonie dont on dit qu'elle avait d'abord des buts commerciaux.

 Voilà ce que dit Pline dans son "Histoire Naturelle", livre IV, 119-120 :
 « Mais, vraiment à l'extrémité de la Béthique, à 25 milles de l'entrée du détroit, il y a l'île de Cadix, longue de 12 milles et large de 3, comme l'écrit Polybe [...] l'île possède une ville avec des habitants de citoyenneté romaine, appelés Augustani de la ville Giulia de Cadix (Gades). Du côté qui regarde l'Espagne, environ à 100 pas, se trouve une autre île... dans laquelle il y avait d'abord eu la ville de Cadix. Elle est appelée... Junonide par les natifs. Le Timée affirme que l'île la plus grande est appelée par ces derniers Cotinusa ; mais nos gens l'appellent "Tartessos", et les Carthaginois Gadir, qui est un mot punique signifiant "haie". »

Après la conquête Carthaginoise, on ne sut plus rien de "Tartessos". On continue à parler de "Tartessos" dans Hérodote, mais la description qu'il en fait ne lui est évidemment pas contemporaine : Voici ce qu’il en dit dans son livre I, 163 :
« Arrivés à "Tartessos", ils devinrent très amis du roi de Tartessos nommé Argantonos qui régna 80 ans et vécut en tout 120 ans. Les Focei lui devinrent si chers qu’il les invita d'abord à abandonner leur pays et à s'établir sur la terre qu’ils voudraient et, ensuite, puisqu'il ne réussissait pas à les persuader et ayant appris que leurs moyens croissaient en puissance, il leur donna de l'argent pour ceindre la ville de murs. Et il en donna sans compter ; le tour des murs de Focea mesure en effet pas peu de stades, et il est tout de grandes pierres bien ajustées. »

Hérodote réaffirme l'idée générale que "Tartessos" était une zone extrêmement riche et que la base principale de son commerce était l'argent. "Tartessos" était citée presque comme un mythe, mais sa civilisation fut réelle. Dans la zone de "Tartessos" habitait une population extrêmement développée, sûrement influencée par la ville des Turdetans.
Strabon, dans sa "Géographie", Livre III, 1.6, donne d’intéressantes informations concernant cette civilisation :
« La région de la Béthique porte le nom du fleuve ou Turdetania le nom de ses habitants les Turdetani qui sont aussi appelés les Turduli. Certains indiquent que c’est le même peuple sous ces deux noms, cependant que d'autres pensent qu’ils sont deux peuples différents : parmi ces derniers il y a même Polybe selon lequel les Turdules habitent dans le nord avec les Turdetans : toutefois il n'existe maintenant que peu de différences entre ces deux peuples.
Ceux-ci sont considérés comme les plus cultivés des Ibères, beaucoup se servent de l'écriture et conservent des chroniques écrites de leur histoire ancienne, poèmes et lois en vers, vieux de 6000 ans disent ils : même les autres Ibères se servent de l'écriture, mais pas d'une forme unique née d'une unique langue.
»

Les Turdetans (ou Turdules) habitaient dans la zone de "Tartessos", laquelle, comme déjà vu plus haut, était située à l’embouchure du fleuve Betis (Guadalquivir). Ces Turdetani possédaient un alphabet et une très longue mémoire historique, qui témoigne d’une civilisation très avancée. Je me rappelle que dans l'Espagne du sud-oriental a été retrouvée (loin de "Tartessos", mais appartenant toujours aux civilisations hispaniques) une remarquable statue qui a été baptisée "la Dame d'Elche". C’est une véritable œuvre d'art qui est polie soigneusement ce qui manifeste la très grande habilité de son auteur.
Livre III, 2.11 : « Non loin de Castalo se trouve le mont où naît le fleuve Betis, appelé “l'argenté”, qui vient des mines d'argent qui s’y trouvent (...) Il semble que les anciens appelaient le Betis : "Tartessos" et, Gadeira avec toutes les îles voisines : Erytheia. [...]
Parce que le fleuve a deux sources, on dit qu'anciennement dans la terre du milieu [confluent]n il existait une ville qui s'appelait comme le fleuve, "Tartessos" [?] pendant que la région s'appelait la Tartesside, occupée aujourd'hui par les Turdules. Par contre Eratostène dit que la région contiguë à Calpe s'appelait la Tartesside et qu'Erytheia s'appelait "l’Île Fortunée". »

Il faut ici, se souvenir de "Tartessos" comme d’une zone minière. En outre, la ville est décrite comme une "terre entre les deux fleuves". Résonne à nouveau en nous le mythe de l'île Fortunée, une terre à l’Occident, identifiable avec l’Atlantide. De plus, les Îles Fortunées étaient identifiées dans l'antiquité avec les Canaries, qu’on a même pu supposer être d’hypothétiques restes de l'Atlantide.

"Tartessos" était donc vue dans l'antiquité comme un lieu d'immenses richesses et de gains et qui avait sur ses épaules une civilisation florissante et developée précédant encore les invasions celtiques [Éburons]. L'avancement culturel de la zone, selon Strabon, remonte même à 6000 AEC et, peut-être, la civilisation dans cette zone de l'Espagne Occidentale était plus ancienne que ce qu’on en a dit. En effet la position atlantique de la civilisation de "Tartessos", son extrême antiquité et les référence platoniciennes à “des territoires des Atlantes près des colonnes d'Hercule” font penser que la civilisation de "Tartessos", unique en Espagne par son avancement culturel, dérive de cette civilisation atlantique connue sous le terme d'Atlantide. En effet "Tartessos", comme on l’a vu plus haut, appartenait aux premières populations occupant l’Ibérie antérieurement à l’arrivée des Celtes [les Celtibères]. L’Atlantide, qui étendait ses territoires jusqu'à l'Égypte et à la Grèce (et donc évidemment en Espagne) avait probablement fondé des colonies sur la côte ibérique, parmi elles "Tartessos", pour le commerce minier. Ultérieurement à la destruction de l'Atlantide et à la fin de la civilisation précédente, "Tartessos" dut rester isolée mais, à cause de l'abondance de matières premières et de sa suffisante indépendance économique, elle réussit à maintenir son identité culturelle dérivée de celle de l’Atlantide. Soyons clairs : tant que "Tartessos" resta isolée des populations de la Méditerranée, il n'y eut pas trop de problèmes. Ensuite, avec l'arrivée des Phéniciens d'abord et des Grecs ensuite, la ville finit par devenir rivale de Carthage et fut probablement détruite par elle. Avec la fin de "Tartessos", cette culture "atlante" qui survivait encore disparut, ne nous laissant seulement quelques fragments."

Jusqu'à Homère et Hésiode, les Colonnes d'Hercule sont méconnues et sont citées pour la première fois par Hécatée de Milet, autour de 500 AEC, comme point de référence pour la localisation d'une ville des Masieni, sitée dans l'Espagne occidentale. Ensuite, entre 478 et 475 AEC, les Colonnes d'Hercule étaient citées avec insistance dans les Lyriques de Pindare, associées à l'idée d’une limite intangible puisque fixées par un Dieu (Hercule).

Entre la fin du VIème et le début du VIIème siecle AEC, Cartage s'était progressivement affirmées politiquement et commercialement dans la Méditerranée occidentale. La destruction dans les années 500 AEC de Tartessos, ville de l'Ibérie méridionale située “au-delà des Colonnes d'Hercule”, est l'épilogue d'une domination territoriale entamée en 540 AEC avec la bataille d'Alalia où, grâce à l'alliance avec les Étrusques, les Cartaginois éliminèrent dans la Méditerranée occidentale la présence des Phocéens.
Ces derniers, avec Coléos de Samos, étaient arrivés au VIIIème siècle au-delà des Colonnes d'Hercule à Tartessos, où ils avaient tiré des splendides gains grâce au commerce et aux bons rapports avec le roi Argantonios. Le souverain, comme le raporte Hérodote, invita même des colons grecs à s'installer dans son royaume et l'existence de réels rapports de commerce est prouvée par des objets manufacturés par un rétameur “tartessien” et retrouvés en Grèce.

La disparition des chroniques de Tartessos, détruite par les Cartaginois, avec la chute de Mainake terminant l’emporium (“marché”) grec dans la Méditerranée occidentale entraînèrent-elles l'élaboration du concept des Colonnes d'Hercule comme “limite infranchissable” ? Les Cartaginois coulaient en effet systématiquement tous les bateaux ennemis qui contrevenaient à l'ordre de ne pas dépasser les Colonnes d'Hercule, et même à leurs alliés Étrusques il était fait défense de pousser au delà.

À ceci, il s'ajouta même ensuite l'élément religieux, du fait que la figure du Dieu Hercule était associéé aux Colonnes, lui qui était nommé Melqart par les Phéniciens. Les nouvelles des navigations phéniciennes dans l'Océan se mythisèrent pour le monde grec dans ses “Travaux” dans l'extrême occident contre Geryon dans l'île d'Héretria et dans le jardin des Hésperides : c’est en souvenir de ces entreprises que furent en effet vraiment élevées deux colonnes sacrées dans le temple phénicien de Gadès.

Mais les Grecs, pour justifier cet interdit embarrassant, élaborèrent le concept selon lequel Hercule aurait élevé les Colonnes comme trophée sur les barbares et que cela représentait donc la frontière entre le monde grec civilisé et les barbares d'Occident ; comme l’écrivait Isocratetout ce qui a été dit de l’au delà des Colonnes d'Hercule est dépourvu de sens” !

Euctemone cherchera ensuite à expliquer l’interdit en alléguant des raisons physiques rendant impossible la navigation au-delà des Colonnes à cause des bas-fonds et des eaux vaseuses, et Platon ira jusqu’à dire qu’une telle vase était dûe à la boue produite par l'effondrement abyssal de l'Atlantide.

À l’époque romaine par contre, l’interdit cartaginois était tombé et malgré la fréquence de la navigation au-delà du détroit, l'interpretation des Colonnes comme symbole des limites de l'œcuméné continuera à persister dans la littérature, outre ce fait que raporte Horace : “seuls les bateaux remplis sillonnent les eaux intouchables”.
Finalement, le mythe* des Colonnes d'Hercule comme limite infranchissable persistera jusqu’au début du XVème siècle EC quand, par l'aggressive présence des “Arabes” à Gibraltar se reproduisit une situation géopolitique semblable à celle de la période gréco-cartaginoise. (AEC = Avant l'Ere Commune, avant notre ère).

Sources (extraits), références: http://racines.traditions.free.fr/tartesso/index.htm

 

 

 

 

 

 

Yves Herbo et Traductions, SFH, 24-11-2018

 

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Commentaires (4)

Fred
  • 1. Fred | 29/01/2021
Les structures circulaires sont les restes d'une études biologiques en faite ce sont des étangs expérimentaux pour l'étude des zooplanctons entre 2004 et 2005
[img=https://i0.wp.com/ahotcupofjoe.net/wp-content/uploads/2019/01/journal.pone_.0040205.g001.png alt=Plan des etangs experimentaux title=Plan des etangs experimentaux width=1024

Par contre plus aucune trace du film dans les projets du réalisateur.(michael donnellan)
https://www.facebook.com/michael.donnellan/posts/10155704200841456
yvesh
  • yvesh | 29/01/2021
Oui en effet, ceci ajouté aux vestiges circulaires de la seconde guerre mondiale identifiés dont je parle à la fin de l'article, font que le projet a du prendre un coup dans l'aile, sans parler de la pandémie depuis... Néanmoins, l'endroit possède d'autres références historiques et scientifiques, ne serait-ce que par les études des tsunamis, dont un important identifié, la configuration de l'endroit visible de satellite et d'avion, la proximité du banc de Spartel qui semble maintenant avoir été attesté comme étant les vestiges d'une île assez importante finalement en surface il y a 12 000 ans et qui se serait effondrée (effondrements sous-marins attestés), pouvant provoquer de tels tsunamis anciens...
Luna Imperia
  • 2. Luna Imperia | 01/11/2020
La "découverte" de Merlin Burrows a été partiellement débunkée, montrant que ses "spécialistes" sont en réalité des amateurs qui mélangent tout et ne suivent aucune méthodologie archéologique.
yvesh
  • yvesh | 06/11/2020
Oui, j'en parle en bas de cet article : les structures sur la plage et en partie englouties sont en effet datées de la seconde guerre mondiale, par exemple. Mais il reste cependant de nombreuses questions, sans oublier que Tartessos est bien identifiée sur certaines anciennes cartes à cet endroit précis...

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