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Quand la légende de la Licorne se vérifie

Quand la légende de la Licorne se vérifie...

Lascaux2 licorne mini

Lascaux II en France, la gravure de "la Licorne"

 

C'est une découverte scientifique relativement peu étonnante selon plusieurs spécialistes, mais elle pourrait ouvrir des perspectives intéressantes sur les mythes des sirènes, griffons et autres dragons par exemple...

En effet, le célèbre et vénérable (1933) Newsweek relaie une information très intéressante publiée dans l’American Journal of Applied Sciences sur une découverte de paléontologues... russes. Car ce sont en effets des scientifiques de la Tomsk State University de Russie qui sont à l'origine de la trouvaille et de sa publication. La découverte a été faire près de Kozhamzhar dans la région sibérienne de Pavlodar Priirtysh.

Kozhamzhar

En rouge, l'endroit de la découverte

Les fouilles de plusieurs strates géologiques ont permis de découvrir plusieurs ossements à différentes profondeurs, principalement des mammifères tels que des mammouths. L'analyses des dents trouvées prouvent que certains mammouths étaient encore primitifs mais d'autres plus évolués et évoluant déjà vers l'éléphant... mais le plus intéressant reste la découverte de fossiles de Elasmotherium sibiricum qui prouvent donc son existence dans cette région. Avec surtout des datations surprenantes, car beaucoup plus récentes que ce que l'on pouvait imaginer, pour cet animal faisant partie de la famille des rhinocéros mais ressemblant à un gros cheval avec une corne...

Heinrich harder 1858 1935

Le peintre Heinrich Harder (1858-1935) a peint l'animal préhistorique d'après les fossiles découverts de longues dates... notez tout de même que cet animal était grand comme un mammouth et pesait dans les 5 tonnes, avec une corne mesurant 2 mètres de long et un mètre de circonférence à sa base ! De quoi effrayer et marquer l'esprit des hommes préhistoriques bien sûr, mais peut-être aussi en faire un gibier comme les mammouths l'ont été... (Florilegius/Leemage.)

Car, si elle est confirmée par d'autres découvertes de fossiles du même type et même datation, cette fouille prouve que l'animal ne s'est pas du tout éteint comme les scientifiques l'imaginaient (et oui les scientifiques affirment aussi des choses sans réelle certitude également !) il y a + de 350.000 années, mais était encore bien vivant vers 26.000 ans avant nos jours ! C'est-à-dire qu'il a parfaitement pu croiser des hommes modernes lors de sa migration vers les endroits plus chauds et plus secs, lors de cette période qui correspond à une fin de glaciation et donc une débâcle des glaces et une montée des eaux... ce qui est peut-être un peu plus surprenant, c'est que les scientifiques parlent aussi d'extinction à cette date de -26.000 ans... sans en avoir beaucoup plus de certitude que pour les -350.000 ans précédents ! Il semble bien que tous ces scientifiques, lorsqu'ils découvre un spécimen, veuillent affirmer qu'il s'agit toujours "du premier" ou "du dernier", au mépris de tout raisonnement scientifique réel... il serait plus honnête de parler de "plus ancien connu" ou de "plus récent connu" que de parler de naissance ou d'extinction d'une race !

Elasmotherium

Skull fragment (1521/2011 HYA) Elasmotherium sibiricum from Kozhamzhar: A-plane view; b-bottom view; c-right-side view; d-rear view (Andrei Valerievich Shpansky, Valentina Nurmagаmbetovna Aliyassova et Svetlana Anatolievna Ilyina)

On estime son apparition vers -2.6 millions d'années comme le dernier représentant d'une branche du rhinocéros, ayant ensuite divergé vers l'Europe et l'Asie. Et la datation de 26038 ans (+ ou - 356 ans) avant le présent de ces ossements confirmerait donc son existence en parallèle aux mammouths, mais aussi à bon nombre d'hominidés, y compris le néandertalien et l'homme moderne...

Cette datation de -26.000 ans confirmerait également la gravure connue du nom de "la Licorne" dans Lascaux II, en France. Reste à savoir si il y a eu de telles "licornes" de 5 tonnes vues en France à l'époque de ces graveurs, ou si ces graveurs provenaient en fait de régions plus à l'est et auraient donc dessiné dans les grottes françaises leurs souvenirs de Sibérie ou d'Europe de l'est, ou de leurs rencontres lors de leur voyage...

Lascaux2 licorne

La célèbre gravure de "la Licorne" de Lascaux II, France

 

C'est en fait la conclusion de ce rapport (comme souvent), qui en fait tout l'intérêt : " The use of radiocarbon bone dating methods allows solving some problems of biostratigraphy and specify the time of the existence and extinction of certain species of mammals. Our study following the data by Kosintsev (2014) confirmed the longer existence of Elasmotherium sibiricum within the territory of the West Siberian Plain.
The time of its extinction can now be compared with the boundary between Karginsky Thermochron and Sartan Cryochron of Late Pleistocene (boundary of MIS 3 and 2) in Western Siberia. These data significantly complicate the solution of stratigraphic and geochronological issues based on the remains of fossil mammals in the Quaternary sediments. New data are also pushing for mass radiocarbon studies of mammalian remains that were previously considered admittedly ancient and extinct more than 50-100 thousand years ago. "

Traduction : " L'utilisation de méthodes de datation au radiocarbone des os (YH : l'utilisation de la nouvelle calibration du C14 est obligatoire maintenant) permet la résolution de certains problèmes de biostratigraphie et de spécifier le temps de l'existence et de l'extinction des certaines espèces de mammifères. Notre étude, suite aux données de Kozintsev (2014) a confirmé l'évidence de l'existence de Elasmotherium sibiricum au sein du territoire de la plaine de Sibérie occidentale.
Le moment de son extinction peut maintenant être comparé avec la limite entre Karginsky Thermochron et Sartan Cryochron du Pléistocène tardif (limite de MIS 3 et 2) en Sibérie occidentale. Ces données compliquent considérablement la solution (actuelle) stratigraphique et les questions géochronologiques basées sur les restes de mammifères fossiles dans les sédiments quaternaires. Les nouvelles données font également pression pour envisager des études massives au radiocarbone des restes de mammifères qui étaient auparavant considérés plus anciens et éteints depuis plus de 50 à 100 000 ans. "

Ces scientifiques demandent donc ce que j'ai moi-même suggéré depuis la recalibration au plus juste du Carbone radioactif 14 : de nouvelles analyses massives de tous les fossiles préhistoriques (et même antiques pour certaines périodes) connus et détenus dans les musées et labo... afin de modifier la réalité et les livres d'Histoire qui sont faux question datations...

Au vu de ces résultats qui ne demandent qu'à être confirmés, on est en droit bien sûr de s'interroger sur les nombreuses traces historiques de "dragons" ou dinosaures ayant possiblement survécu plus longtemps que prévu, voir d'autres mythes très anciens comme la fameuse sirène, les griffonsle yéti ou le serpent de mer monstrueux...

 

Yves Herbo et traductions, sciences et faits et histoires.comherboyves.blogspot.fr, 03-04-2016

Des prophéties de Nostradamus sur 2015 ?

Des prophéties de Nostradamus sur 2015 ?

 

MAJ 26-03-2016

Nostradamus3

Bon, il est évident que l'on peut faire un peu dire ce que l'on veut aux quatrains mystérieux de Michel de Nostre-Dame, bien qu'il y en aient qui soient plus clairs que d'autres. Je suis tombé sur un article tombé italien pondu dans un magazine et, mi par curiosité, mi pour me changer les idées devant une actualité tragique, j'ai cherché pire pour relativiser...  je me suis amusé à le traduire (j'ai des origines italiennes lointaines et c'est un très beau pays dont j'ai fait le tour il y a quelques années et dont j'ai gardé un bon souvenir) pour voir ce qui s'y disait... et puis, nous verrons comme ça ce qu'il en est de ces prédictions à la fin de l'année...

" Il a prédit le «royaume» d'Adolph Hitler, la Révolution française, l'accident de la navette spatiale Challenger, le Grand Incendie de Londres, et les attentats du 11 Septembre 2001 sur les Twin Towers. Certains y ont vu son quatrain sur l'attentat contre le pape Jean-Paul II et l'arrivée des deux papes après...

Les prophéties de Nostradamus ont été étudiées pendant des siècles par de grands érudits et aujourd'hui, beaucoup d'entre elles restent encore un mystère indéchiffrable. Bien que les sceptiques croient que les prophéties de Nostradamus n'étaient que pure imagination qu'un médecin a commit, certains experts estiment que près de la moitié d'entre elles se sont réalisées effectivement. Mais que disent les prophéties de Nostradamus pour l'année 2015 ?

Les prophéties de Nostradamus pour 2015 prévoient de terribles événements qui vont changer radicalement le monde que nous connaissons. Selon le prophète français, en 2015, le monde devra faire face à de nouveaux changements entre les nations et il y aura de graves catastrophes naturelles qui vont secouer le monde.

Voici quelques-unes des prophéties de Nostradamus pour 2015. (YH : selon quelques "spécialistes" je suppose...)

Effondrement de l'économie mondiale

Nostradamus a prédit que «les riches mourront de nombreuses fois." La prophétie de Nostradamus pour 2015 coïncide avec la prédiction de l'économiste Martin Armstrong, qui a dit qu'en raison du ressentiment croissant contre le «statu quo», en raison de l'inégalité économique, il est plus que probable que tout se terminera dans un "effondrement financier" avant 2016.

"Une catastrophe économique grave se produira avant 2016. L'économie que nous connaissons va disparaître et il y aura des troubles civils et une révolution", a écrit Armstrong. (YH : pour certains, ce serait d'ailleurs pour cela que la plupart des gouvernements "démocratiques" assujettis aux grands financiers voteront par tous les moyens des lois anti-libertés pour tenter d'empêcher ces révoltes envers un système monétaire obsolète..., et utiliseront la moindre occasion, ou les fabriqueront...)

La grande éruption du Vésuve

En 2015, il y aura une grande éruption du Vésuve, qui va secouer toute l'Italie. Selon d'éminents géologues et vulcanologues italiens, le Vésuve à Naples est beaucoup plus qu'un simple volcan actif et une éruption majeure est attendue dans un avenir proche. On croit que cette éruption majeure pourrait avoir lieu à la fin de 2015 ou au début de 2016, et elle pourrait être la pire éruption du Vésuve, l'an 79 en était une et l'autre en 1631 (Les deux pires éruptions connues dans l'histoire). Dans cette catastrophe sans précédent va périr au moins entre 6000 et 16 000 personnes.

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Grand tremblement de terre aux États-Unis

Même si cela peut initialement commencer comme un grand tremblement de terre, le vrai danger est une éruption volcanique connue comme «majeure». Les experts ont longtemps averti que le Mont Saint Hélène dans l'État de Washington, est très sensible aux tremblements de terre, et qu'il pourrait être réactivé avant mai 2015.

Les différences entre les langues vont disparaître

Nostradamus prédit également que, "avant la Tour de Babel", il y aura une seule langue, grâce à l'invention de ce qu'il appelle "un nouveau moteur", une sorte de traduction de machine universelle qui mènera à la fin des différences et des malentendus des langues entre les nations.

Les êtres humains apprennent à parler avec les animaux

L'une des prédictions les plus frappantes de Nostradamus pour 2015 est le progrès de la science dans le domaine de la télépathie, car il sera possible pour les gens de parler à leurs animaux de compagnie et une "Quête Fraternelle" des animaux mènera à une augmentation du végétarisme, et comme Nostradamus lui-même l'a déclaré : "le cochon deviendra un frère de l'homme".

Pour ceux qui doutent des prophéties de Nostradamus, en Août 2014, un groupe international de chercheurs a été en mesure d'envoyer un e-mail d'une personne à travers une "interface humaine de cerveau à cerveau." (YH : il est exact que des expériences de télépathie réussies, à l'aide de machines et de connexions de cerveaux ont eu lieu, qu'un homme a pu diriger par la pensée des membres artificiels robotisés, etc... un paralysé à 100% a pu lancer le ballon de la coupe du monde de foot grâce à un exosquelette robotisé, et à l'aide de la télépathie : les progrès sont très rapides...)

Le rayonnement solaire va brûler notre terre

"Le roi va voler les forêts, le ciel s'ouvre, et les champs seront brûlés par la chaleur" a écrit Nostradamus. Pour certains experts, cette prophétie est un avertissement clair à propos de la prochaine destruction des forêts tropicales et l'augmentation de la couche d'ozone stratosphérique, qui se traduira par l'exposition de la Terre au rayonnement solaire.

Immortalité

Vous pourriez ne pas terminer cette liste de prédictions pour 2015, avec la découverte de "l'élixir de vie". Les scientifiques vont parvenir à découvrir l'élixir de longévité, conduisant les gens à être en mesure de vivre jusqu'à 200 ans. Il est à noter que, bien que beaucoup de gens pourront vivre jusqu'à 200 ans, une autre grosse tranche périra à cause de catastrophes majeures.

La contamination radioactive de Fukushima

Selon les experts des prophéties de Nostradamus, en 2015, la centrale nucléaire de Fukushima va libérer une grande quantité de rayonnement, en possible raison d'un tremblement de terre, d'un tsunami ou d'un ouragan qui va provoquer de graves défauts structurels dans les réacteurs. Une fois que tout cela sera accompli, les médias du monde vont tenter de minimiser l'incident, disant que la libération du rayonnement sera insignifiante.

L'eau radioactive aura une incidence sur l'écosystème, la vie marine sera considérablement polluée. La contamination radioactive aura une incidence sur les poissons tropicaux qui se déplacent également vers l'Alaska ou la Californie, ainsi que les lieux qui entourent le débit réel des océans. A cause de l'ignorance et du manque d'informations, les gens vont continuer à consommer du poisson contaminé et de nombreuses espèces comme le thon vont s'éteindre. Le Japon et la Chine subiront une crise sans précédent causée par la contamination radioactive.

Apocalyps 2015

Des séismes et des inondations inhabituelles

Des tremblements de terre avec une intensité jamais enregistrée secoueront de nombreux domaines de notre fragile planète. La Chine est un des pays qui souffrira de manière disproportionnée de la colère des tremblements de terre qui, à partir de 2015, va provoquer des milliers de morts. Dans l'hiver de 2015, la "Pacific Ring of Fire" enregistrera certainement une activité inhabituelle. Encore une fois, cela va causer de graves tremblements de terre et l'éruption de trois volcans.

Les inondations à travers le monde vont battre tous les records. Nous verrons les médias du monde entier informer constamment de tempêtes et de catastrophes liées au climat. Il y aura des typhons jamais vus, cela va affecter des pays comme la Chine, le Japon et même l'Australie. La Russie sera très sévèrement touchée par des phénomènes météorologiques extrêmes et le débordement des rivières.

Voilà pour cet article peu optimiste... mais, remarquez qu'il s'y trouve en-dessous, sur le site italien, les prédictions du célèbre Padre Pio... qui sont encore pires car là, c'est la moitié de l'humanité qui périt en trois jours... et que c'est pour bientôt car on y parle de mai... En tout cas, quoi qu'on en dise, cette année 2015 a commencé en effet de façon très curieuse... on remontera cet article en fin d'année pour comparer avec l'actualité... si on est encore là, bien sûr !

Source : http://www.retenews24.it/rtn24/religioni/2015-anno-di-svolta-per-nostradamus-la-profezia-sul-vesuvio-e-lelisir-di-lunga-vita/

MAJ 26-03-2016 : Bon, nous sommes le 26 mars 2016 et j'avais dit qu'on comparerait ces "prédictions" des spécialistes de Nostradamus sur l'année 2015 une fois l'année en question écoulée... Notez que je suis en possession d'au moins 4 ouvrages traitant de Nostradamus et de ses fameux quatrains, par quatre auteurs différents... ils sont tous évidemment d'accord sur les prévisions qui se sont déjà avérées dans le passé et sont également à peu près d'accord sur la "trame" générale des prévisions historiques (principalement, et depuis déjà les années 1970/1980 (ce qui est tout de même pas mal !) sur les problèmes de plus en plus importants entre un schisme manipulé se réclamant faussement de l'islam (et y réussissant) et... le reste du monde...). C'est assez net dans les écrits de Nostradamus et la plupart des auteurs sont d'accord là-dessus... même s'il n'y a pratiquement aucune date exploitable dans les quatrains...

Ces "prévisions" pour 2015 ne sont donc pas réellement toutes de Michel de Nostre Dame, mais issues des interprétations de spécialistes (italiens) et voyants...

- La première partie parle de crash économique. Il est parfaitement exact que l'année 2015 a eu à nouveau son lot de "mauvaises passes" économiques, surtout avec le problème grec (qui n'est pas réellement résolu d'ailleurs, puisqu'on se contente à chaque fois de "rallonger la monnaie" et de repousser les problèmes... vers d'autres élections politiques et pour d'autres "responsables" futurs... Mais est-ce vraiment des "prédictions" ? En effet, et je l'ai dit ailleurs, le système économique, notre système monétaire tout simplement, est un système obsolète, dépassé, vieux (la monnaie d'échange a été inventée il y a + de 5.000 ans !!) et il empêche tout simplement (et depuis déjà plusieurs décennies) l'humanité d'évoluer, et même d'avancer dans ses projets, et met même la planète en danger. Tout simplement à cause de ces blocages continuels du "manque d'argent" de divers Etats, les problèmes sont artificiellement repoussés sans être traités, et pendant ce temps, la famine, la pollution, l'injustice, la pauvreté et les conflits continuent d'augmenter sans fin... On peut donc dire que ce problème de crash financier (en fait, ce système boursier obsolète et meurtrier saute de crash en crash depuis 1906 !) est récurrent et on peut faire exactement la même prédiction pour 2016 !

Je vous signale que je vous ai dit (dès janvier 2015) que les principaux gouvernements occidentaux feront tout pour faire voter des lois remettant en question les libertés fondamentales, et ceci non pas pour lutter contre le terrorisme (je rappelle les attentats meurtriers des années 1980 à Paris (Rue de Rennes, Tati, les avions piégés, etc... des dizaines de morts également, qui n'ont pas été une excuse à l'époque pour faire voter de nouvelles lois qui ne peuvent rien empêcher à ce niveau de toute façon, on le voit bien !) mais bien pour pouvoir lutter contre leur propre peuple quand les banques fermeront en prenant ce même peuple en otage pour survivre... et nous y sommes... des lois presque dignes de celles promulguées par les nazis en 1942 ont été décidées tant aux Etats-Unis qu'en Europe...

- éruption du Vésuve en Italie. Bon, heureusement, il n'y a pas eu d'éruption du célèbre volcan depuis les années 1940. Mais l'alerte est toujours d'actualité car plus le temps passe, plus le risque s'élève. D'ailleurs, les scientifiques sont en train d'étudier le volcan afin de pouvoir un peu mieux prévoir la future éruption car là encore, on ne parle pas de "si" mais de "quand", car c'est inéluctable de tous les avis... On peut donc également reconduire cette "prévision" pour 2016 (et suite)... mais on ne peut pas trop non plus parler de "prédiction" étonnante...  On peut tout de même noter une remarquable année du volcanisme dans le monde entier, avec beaucoup de volcans en activité et se réveillant même, entre autres l'Etna en Italie qui a été aussi très actif ces derniers mois.

Grand tremblement de terre aux États-Unis : quelques alertes en début d'année 2015 mais, pareillement, le risque s'accroît toujours avec le temps et ce genre de "prédiction" n'en est pas car répétable chaque année jusqu'à ce que ça se produise, ce qui est aussi inéluctable de l'avis de tous les spécialistes...

Les différences entre les langues vont disparaître. Bon, il ne s'agit pas vraiment de prédiction pour 2015 mais pour un bien plus long terme... Nostradamus a-t-il "vu" l'invention d'un système de traduction (style google mais + performant) permettant un jour la disparition des différentes langues entravant l'évolution humaine (et oui !, ces différences sont bien un handicap pour l'évolution humaine, et son entente globale !) ? Il est possible que les progrès accomplis en matière d'intelligence artificielle et robotique associée mène à ce genre de chose dans le futur en effet... et il semble bien que l'année 2015 ait vu le dépôt d'une invention de traduction vocale évoluée qui ne demande qu'à être développée et améliorée !! Cette prévision est donc bien "en route" depuis 2015 minimum (peut-être un peu plus ancien même)...

Les êtres humains apprennent à parler avec les animaux : on a parlé plus haut des progrès scientifiques sur la "télépathie", c'est-à-dire par exemple les nouvelles possibilités de relier le cerveau humain avec des machines via les ondes... mais on peut ici également parler ici des progrès faits sur les langage des animaux... car nous sommes effectivement en train de découvrir que les animaux les plus évolués qui nous entourent (singes, dauphins, chiens, chats, cheval, bovins, élephant, otaries et certains oiseaux probablement) possèdent effectivement une forme de langage évolué... Et c'est bien en 2015, et en France, qu'un progrès scientifiques concluant a été accompli, annoncé en août 2015 !

Le rayonnement solaire va brûler notre terre : Cette prédiction est suffisamment vague pour pouvoir s'appliquer à plusieurs données : éruption solaire catastrophique, diminution du magnétisme (et inversion magnétique) de la Terre constaté actuellement, changements climatiques... par exemple, on a appris en mars 2014 que la Terre avait échappé de peu à une éruption solaire... en 2012qui aurait été catastrophique si elle avait eu lieu directement en face de notre planète... d'autre part, l'année 2015 est annoncée comme l'une des années les plus chaudes enregistrées par l'humanité... pareillement, cette "prédiction" peut être répétée chaque année, car ces risques existent chaque année réellement...

- Immortalité : si cette invention a eu lieu en 2015, elle est demeurée top secret ! Ce qui ne serait pas étonnant à priori... quoiqu'il en soit, la recherche de "l'élixir de vie" sera toujours un fantasme scientifique et aura toujours ses adeptes, et ce depuis des millénaires...

La contamination radioactive de Fukushima : Difficile de faire la part des choses sur ce sujet délicat entre les donneurs d'alerte et les écologistes d'un côté, et les autorités japonaises de l'autre... il y a eu effectivement en 2015 (comme tous les ans !) des séismes au Japon, et également des alertes à la radiocativité des eaux entourant les centrales abîmées, avec même des poissons radioactifs dans les supermarchés constatés par certains... mais ce n'est malheureusement pas une surprise 4 ans seulement après cette énorme catastrophe humaine et écologique... qui va polluer les océans pendant 40 ans d'après les estimations les plus optimistes...

Des séismes et des inondations inhabituelles : Attention, il y a des séismes et des inondations chaque année... mais bien sûr, chacun a à l'esprit le terrible séisme qui a ravagé Katmandou et le Népal cet été 2015... on peut effectivement parler d'un séisme inhabituel (même si la région est une zone séismique connue) car l'enregistrement des données, en plus de la puissance extrême du phénomène et sa profondeur, a bien révélé un déplacement de la rupture d'ouest en est, a une vitesse étonnement constante : " L’ensemble de ces données montre que la rupture s’est propagée d’ouest en est sur plus d’une centaine de kilomètres, en passant légèrement au nord de Katmandou (schéma ci-dessus). La phase de glissement principal, durant laquelle la majorité de l’énergie a été libérée, a débuté environ 15 secondes après l’initiation de la rupture. Pendant cette phase qui aura duré 25 secondes, le front de rupture s’est propagé à une vitesse remarquablement constante d’environ 3,2 kilomètres par seconde. Une telle régularité dans la vitesse de rupture à proximité de Katmandou explique les dégâts relativement modérés dans la ville. En effet, une propagation à vitesse constante génère peu de radiations haute-fréquence potentiellement destructives, car la source principale de ces radiations vient précisément des accélérations ou des décélérations du front de rupture. " sourcehttps://www.futura-sciences.com/magazines/terre/infos/actu/d/geologie-terrible-seisme-nepal-na-pas-detruit-katmandou-60458/

Mais on note aussi que ces séismes (une forte réplique en mai 2015) n'ont pas réellement "libéré" la tension accumulée au fil des années, et qu'il faut encore s'attendre à un séisme majeur de 8 à 9 en puissance dans la même région... On doit noter aussi pour 2015 plusieurs puissants séismes destructeurs au Chili, notamment celui de 8.3 en septembre 2015.

Et en ce qui concerne les inondations, je pense qu'il n'est pas utile d'insister sur celles, habituelles et attendues pour certaines mais assez inhabituelles et inattendues (par la météo) pour d'autres, survenues en septembre 2015 et octobre 2015 en France (Nostradamus étant français, il est probable que nombre de ses prédictions "privilégient" la France...). Mais la France n'a pas été la seule à souffrir de fortes inondations en 2015, car l'Angleterre a enregistré à nouveau des records, mais aussi l'Indonésie, l'Inde, les Etats-Unis, le Pérou, Le Paraguay, Uruguay, Argentine, Brésil, le retour du phénomène El Niño en étant jugé comme le principal responsable en ce qui concerne plusieurs régions du monde...

Que dire de plus, sinon qu'il y a tout de même globalement "quelque chose" de significatif dans ces prévisions, même si certaines sont "prévisibles" et récurrentes, il y a certaines coïncidences intéressantes et liens troublants, en ajoutant qu'on ne peut s'attendre à une précision à toute épreuve sur des quatrains non datés pour leur prévisions et écris au 16ème siècle... Je vais chercher si quelqu'un a publié des prévisions nostradamusiennes pour 2016...

 

Yves Herbo, Sciences et Faits et Histoires, 13-01-2015, 26-03-2016

 

La fameuse planète X enfin découverte ?

La fameuse planète X enfin découverte ?

 

Planetex mini

Le sujet a déjà fait l'objet de plusieurs articles sur ce site (voir les liens en bas), mais les grands médias et la science officielle (à cause d'articles pessimistes de la NASA sur ses propres travaux de recherches non fructueuses à l'aide de la sonde WISE) avaient préféré rejeter la possibilité de l'existence d'une neuvième planète, et une géante en plus, dans notre système solaire... (par exemple voir ici : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/les-mauvaises-interpretations-des-medias-suite-au-rapport-wise-nasa.html). Mais il ne faut pas oublier que la science officielle et les très grands astronomes des années 1970 rejetaient également par exemple la possibilité qu'une petite planète comme Pluton puisse posséder un ou plusieurs satellites... et pourtant, l'Histoire a prouvé le contraire depuis, comme pour tant d'autres fausses affirmations scientifiques passées !

Planetex

Cette fois, c'est le très sérieux The Astronomical Journal qui a publié un article scientifique de deux astronomes américains, Mike Brown (le découvreur de la mini-planète Eris) et Konstantin Batygin, du California Institute of Technology. Article repris par tous les grands médias et journaux de la planète (Le Monde, Le Parisien, Science et Vie, etc...), y compris les mêmes qui affirmaient encore il y a quelques mois que l'existence de cet astre était purement et simplement impossible, en s'appuyant sur une étude incomplète de la NASA (Wise) en 2013...

Même si le corps céleste n'a pu être encore aperçu via l'un des télescopes géants, les scientifiques sont quasiment certains de fournir des preuves de l'existence de la 9e planète du Système solaire et de leurs calculs d'ici cinq ans car selon eux, la probabilité d'une erreur est de 0.007%... Les astronomes envisagent de se rendre à cette fin à l'Observatoire japonais Subaru des îles Hawaï. Les calculs des astronomes sont basés sur l'étude des évolutions du champ gravitationnel d'autres astres qui présentent des anomalies répertoriées déjà par d'autres scientifiques, comme la mini planète Sedna par exemple.

Science magazineSource : Science Magazine

Les calculs démontreraient qu'il s'agit d'un corps de la taille de Neptune à peu près, c'est-à-dire 10 fois plus massive que la Terre, et qu'elle posséderait une orbite elliptique très inclinée par rapport à celle de notre planète, et avec une période de révolution de 15.000 ans environ. C'est à dire qu'elle ferait le tour du Soleil et des huit autres planètes sur cette période très longue...

Orbite possible de la neuvieme planete

D'après Mike Brown, ce corps, baptisé "planet nine", serait né comme les autres planètes du système solaire il y a environ 4,5 milliards d'années et sa composition chimique serait probablement proche de celle de planètes gazeuses comme Uranus et Neptune. Cette nouvelle simulation informatique collerait vraiment très bien avec les orbites étranges et très elliptiques d'au moins 6 astres qui sont alignées dans la même direction. Ces configurations très improbables, 0,007 chance sur 100 selon les astronomes ayant publié l'étude, restaient mystérieuses jusqu’à ce que Mike Brown et Konstantin Batygin les expliquent parfaitement en ajoutant une grosse planète dans le système qui, tel un berger, ramènerait son troupeau dans la même direction régulièrement... Au plus près du Soleil, elle passerait à quelques centaines de fois la distance Terre-Soleil et au plus loin, plus d’un millier de fois cette distance (UA). Et mettrait de dix mille à vingt mille ans pour faire le tour du Soleil, alors que par exemple, Pluton met deux cent cinquante ans. La confiance des chercheurs est renforcée par le fait que leur modèle prévoit pour d’autres astres des orbites étranges, perpendiculaires au plan du système solaire, déjà observées.

Planet9caltech 630x354Une nouvelle planète, dix fois plus grosse que la Terre, a t-elle été découverte par les astronomes américains ? Les orbites particulières de deux familles de transneptuniens, ici en magenta et en bleu, semblent le montrer. Si la nouvelle planète existe, elle tournerait sur l’orbite représentée en jaune. Document Brown/Batygin/Caltech (source Science et Vie).

Alors, peut-il s'agir de Nibiru, ou Nemesis ou Hercolubus, le nom d'une planète mythique donné par quelques très anciennes civilisations ? La période de révolution autour du Soleil, très longue, est en tout cas troublante car précisée depuis de nombreuses années par les traducteurs de différents textes (y compris sumériens et romains), mais aussi cette orbite très elliptique et donc ovale, amenant ce gros corps à se rapprocher régulièrement... pour provoquer diverses catastrophes gravitationnelles et/ou climatiques (extinctions) selon la configuration de son approche par rapport aux autres planètes géantes du système notamment... (car tous ces corps tournent en permanence autour du Soleil, à différentes vitesses et orbites, les positions de ces corps autour du Soleil sont donc à chaque fois différentes lors de ces rapprochements millénaires (de la planète X), ainsi que les forces gravitationnelles : cela pourrait être un début d'explication également pour les diverses extinctions du vivant sur notre planète, qui ne correspondent pas vraiment à des cycles réguliers, tout en se produisant néanmoins de façon répétitive, mais irrégulièrement...). Et ne vous laissez pas prendre par la théorie des astronomes qui supposent qu'il s'agit d'une planète de taille, masse (poids) et chimie semblable à Neptune, sans l'avoir encore vue : comme nous le savons sur notre propre planète, comme dans l'espace, la taille n'a rien à voir avec le poids : il existe des étoiles nommées naines brunes ou rouges qui sont très petites mais pèsent un poids considérable (d'où puits gravitationnels importants), tout comme les étoiles qui s'effondrent sur elles-mêmes pour créer un trou noir ou équivalent... Rien ne prouve que cet astre lourd (les calculs le démontrent, ou il y a plusieurs astres proches les uns des autres) soit réellement une "Neptune" comme on nous le dit : il peut s'agir d'une naine brune très sombre, d'un trou noir de taille moyenne, d'un gros amas d'astéroïdes sombres ou même (des physiciens semblent avoir prouvé leur existence) d'astres composés d'anti-matière ou de matière noire et donc invisibles pour l'instant encore... les théories "extinctions répétitives" ou encore "cycles glaciations, inter-glaciations non réguliers" seraient évidemment plus facilement concernées par ce type d'astre, qui "colle" bien sûr par plusieurs coïncidences aux mythes liés à Nibiru...

Rappelons aussi que, début 2015, dans une étude publiée par le journal «Monthly notices of the Royal astronomical society letters», des chercheurs assuraient «qu'au moins deux planètes» se trouvaient au-delà de Neptune. Ils appuyaient leur déduction sur l'étude de la trajectoire d'une douzaine d'objets transneptuniens. Ces objets présentent «des paramètres orbitaux inattendus» qui «laissent croire que des forces invisibles altèrent leur distribution orbitale», expliquait alors l'astrophysicien Carlos de la Fuente Marcos. «Nous considérons que l'explication la plus probable est que d'autres planètes inconnues existent au-delà de Neptune et Pluton», estimait le chercheur. «Leur nombre exact est inconnu, car nos données sont limitées, mais nos calculs suggèrent qu'il y a au moins deux planètes, et probablement plus, aux confins de notre système solaire», ajoutait-t-il.... Leurs travaux sont donc rejoints en partie par ceux des astronomes américains... : source : http://www.leparisien.fr/sciences/deux-nouvelles-planetes-autour-du-soleil-le-point-pour-s-y-retrouver-20-01-2015-4462685.php

 

 

Autres articles sur le même sujet : 

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/astronomie-espace/un-autre-astrophysicien-dit-avoir-decouvert-la-planete-x.html - 2012

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/astronomie-espace/decouverte-d-une-planete-naine-dans-notre-systeme-solaire-et-d-un-asteroide-a-deux-anneaux.html - 2014

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/les-mauvaises-interpretations-des-medias-suite-au-rapport-wise-nasa.html - 2014

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/astronomie-espace/les-planetes-x-expliquees-par-la-matiere-noire.html - 2015

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/astronomie-espace/la-planete-x-pourrait-elle-etre-la-5eme-planete-geante.html - 2015

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/astronomie-espace/une-nouvelle-mini-planete-decouverte-dans-le-systeme-solaire.html - 2015

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/la-fameuse-planete-x-enfin-decouverte.html - 2016

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/astronomie-espace/planete-x-hypothese-renforcee.html - 2016

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/astronomie-espace/la-9eme-planete-bientot-identifiee-dans-l-hemisphere-sud.html - 2017

 

 

Yves Herbo, Sciences et Faits et Histoires, 07-02-2016

Des gènes rares trouvés dans une momie Inca

Une momie d'un enfant Inca révèle l'histoire génétique perdue de l'Amérique du Sud

 

Monte aconcagua minil'Aconcagua en Argentine

 

C'est en 1985, que des randonneurs escaladant la montagne de l'Aconcagua en Argentine (qui est le point culminant de toute la cordillère des Andes avec 6962 mètres d'altitude), avaient trébuché sur une surprise horrible: le cadavre congelé d'un garçon de 7 ans. Il était évident qu'il avait été là pendant une très longue période, de sorte que les randonneurs ont prévenu les archéologues, qui ont examiné attentivement le corps. Ils ont déterminé que le garçon de l'Aconcagua, comme il a été appelé depuis, a été sacrifié dans le cadre d'un rituel inca, il y a plus de 500 ans et avait été naturellement momifié par le froid sec de l'environnement de la montagne. Il y a quelques jours, une nouvelle analyse de l'ADN mitochondrial du garçon de l'Aconcagua révèle qu'il appartenait tout à fait à une population indigène de Sud-Américains, mais qui a disparue juste après la conquête espagnole du Nouveau Monde...

Le garçon est mort sur l'Aconcagua dans le cadre d'un rituel de sacrifice d'enfants incas appelé capacocha. Des enfants et adolescents ont été emmené sur la cime des hauts sommets et on les a laissés mourir de froid ou tués sur le coup; ce garçon a probablement été exécuté sur l'Aconcagua d'un coup sur la tête. Plusieurs momies du rituel Capacocha ont été trouvées sur les montagnes éparpillées sur tout le territoire de l'Inca, mais le garçon de l'Aconcagua est "l'un des mieux conservés", explique Antonio Salas, spécialiste de la génétique humaine à l'Université de Santiago de Compostela en Espagne et un des auteurs de la nouvelle étude. Le garçon est mort à 5.300 mètres au-dessus du niveau de la mer dans "l'un des climats les plus secs qui existent", explique Salas. Cela a donné de l'espoir que la momie pourrait encore contenir des traces d'ADN.

 

Aconcagua argentine

C'était le cas. Salas et son équipe ont extrait les 37 gènes mitochondriaux complets du génome compris dans la momie, transmis uniquement par la mère -de l'un de ses poumons. Échantillonner un organe interne était un bon choix pour minimiser le risque de contamination, dit Bastien Llamas, un généticien à l'Université d'Adélaïde en Australie, qui étudie les populations anciennes d'Amérique du Sud. " Dans les années qui ont suivi la découverte de la momie, vous assumez que personne n'a touché le poumon de ses propres mains, donc qu'il n'y a pas de contamination par les gens qui ont travaillé sur elle ", dit Llamas, qui n'a pas participé à l'étude . Mais pour être sûr que sa propre équipe de recherche n'a pas contaminé la trouvaille avec son ADN, Salas a génotypé chacun d'entre eux.

Lorsque Salas a séquencé l'ADN mitochondrial du garçon de l'Aconcagua, il est rapidement devenu clair que ses efforts étaient récompensés. La momie avait un génome différent de tout ce que Salas avait jamais vu. Le type de variations génétiques du garçon l'a placé dans une population appelée C1b, une lignée commune en Méso-Amérique et dans les Andes dont toutes les datations mènent vers les premiers établissements paléoindiens, il y a plus de 18.000 ans. Mais C1b en lui-même est très diversifié, puisque ses membres sont répartis dans toute l'Amérique centrale et du Sud, de petits groupes se sont isolés les uns des autres et ont commencé à développer leurs propres variations génétiques particulières. En conséquence, de nombreux sous-groupes C1b contiennent des génomes génétiquement distincts. Le génome du garçon de l'Aconcagua ne rentre pas dans l'un d'eux. Au lieu de cela, il appartenait à une population indigène de Sud-Américains qui n'a jamais été identifiée. Salas et son équipe ont surnommé ce groupe génétique C1bi, dont ils disent qu'il a probablement surgi dans les Andes il y a environ 14.000 ans. Ils détaillent leurs résultats aujourd'hui dans "Scientific Reports".

 

IncamummyLa momie naturelle de l'enfant inca découverte (elle a plus de 500 ans).

Lorsque Salas a passé au peigne fin les bases de données génétiques, anciens et modernes, il a trouvé seulement quatre individus de plus qui semblent appartenir au C1bi. Trois sont des gens d'aujourd'hui du Pérou et de la Bolivie, tandis qu'un autre échantillon provient d'un individu identifié (YH : à priori mais unique), comme faisant parti de l'ancien empire Wari, qui a prospéré  entre les siècles 6 et 1000 et qui a précédé l'Inca au Pérou. De toute évidence, C1bi est extrêmement rare aujourd'hui, mais le fait qu'il a maintenant surgi dans deux échantillons d'ADN anciens (celui de l'enfant est maintenant le deuxième) suggère qu'il aurait pu être plus commun dans le passé, dit Andrés Moreno-Estrada, un généticien des populations qui étudie les Amériques chez le Laboratoire National de génomique pour la biodiversité du Mexique,  à Irapuato, et qui n'a pas été impliqué dans les travaux en cours. " Si vous découvrez un ou deux individus, quelles sont les chances que vous tombiez sur le type rare ? " Dit-il. " Très probablement, vous tombez sur le gars commun ".

Llamas n'est pas surpris qu'un groupe génétique pré-colombien potentiellement commun parmis tous les autres, ait disparu après l'arrivée des Espagnols. " Jusqu'à 90% des Sud-Américains indigènes sont morts très rapidement après la conquête, la plupart de maladie épidémique ", dit-il. " Vous pouvez imaginer que beaucoup de diversité génétique ait été ainsi perdue ". " Surtout dans les Amériques, où un tel effondrement démographique extrême a été suivi par des siècles de mélanges avec des européens, des amérindiens, et des groupes africains, les gènes des personnes vivantes ne sont pas toujours une représentation fidèle de ce qui est arrivé dans le passé ", explique Salas. " Le génome du garçon d'Aconcagua, d'autre part, est juste une fenêtre d'il y a 500 ans environ ".

 

Monte aconcagua

C'est comme si " l'Inca avait mis des échantillons génétiques au congélateur pour nous ", reconnaît Andrew Wilson, un archéologue à l'Université de Bradford au Royaume-Uni, qui étudie les momies du Capacocha et qui n'a pas été impliqué dans les travaux en cours. Salas n'a pas l'intention de perdre l'occasion. Il travaille déjà sur le génome nucléaire complet du garçon de l'Aconcagua, qui serait encore plus informatif sur son arbre de famille et avec son propre patrimoine génétique unique. Il espère également séquencer l'ADN de tous les microbes conservés dans l'intestin de la momie, y compris son microbiome et les germes infectieux dont il pourrait être porteur. Cela pourrait aider les scientifiques à comprendre comment les micro-organismes - tant ceux qui nous font du mal que ceux qui nous aident - ont évolué au fil du temps. Wilson espère que des études similaires puissent être faites sur d'autres momies du Capacocha. " Elles sont certainement des messagers remarquables du passé ".

 

Source : http://news.sciencemag.org/archaeology/2015/11/inca-child-mummy-reveals-lost-genetic-history-south-america

 

Yves Herbo Traductions, Sciences, Faits, Histoires.com, 14 et 15-11-2015

Les pages des anomalies scientifiques - 4

Les pages des anomalies scientifiques - 4

 

280px kensington runestone flom 1910La pierre runique de Kensington

 

Cette nouvelle rubrique qui devrait comporter plusieurs pages (qui seront regroupées par la suite et après leur publication) va recenser certaines petites publications ou nouvelles brèves du passé sur des découvertes annoncées discrètement par certains professionnels ou scientifiques. Cela vient évidemment en complément du déjà large travail de compilation de données lisibles sur ce site. Ces annonces sont en principes toutes référencées et réelles et elles concernent toutes des "anomalies" par rapport aux normes, dogmes ou "establishment" scientifiques ou historiques. Il y a rarement des illustrations ou photos et l'annonce est parfois très brève. On se rapproche en quelque sorte un peu du "Livre des Damnés" de Charles Fort, mais plus récent et c'est voulu car ces données existent, même si elles ne sont pas très connues et explorées elles-mêmes... Je n'ai pas trouvé d'ordre préférentiel pour l'instant, un classement par continent ou par genre (archéologie, ovni, astronomie, etc...) par exemple pourrait être fait par la suite. Vous allez comprendre très vite de quoi il s'agit, je met le texte original quand dispo et la traduction française en-dessous :

Voici la page 1 : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-pages-des-anomalies-scientifiques-1.html

Voici la page 2 : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-pages-des-anomalies-scientifiques-2.html

Voici la page 3 : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-pages-des-anomalies-scientifiques-3.html


 

A Stone Face From Ungava

September 1976. Lac Guerard, Ungava, Canada. A stone face was found on the lake shore by caribou hunters. The back of the sculpture was covered with moss and stained underneath with age; the front was well-weathered. It was a crude sandstone carving -- almost a doodle in stone -- but the facial features were unmistakably Norse. Stylistically, the face resembled nothing carved by Eskimos or the local Indians. The apparent antiquity of the stone and the strongly Nordic features suggest past Norse exploration of this desolate tundra near Hudson Bay.

(Lee, Thomas E.; "Who Is This Man?" Archaeological Journal of Canada, 17: 45, 1979.)

Comment. Once into Hudson Bay, why not on to Minnesota (and the Kensington Stone), then down the Mississippi to Oklahoma where Viking signs are claimed?

 

Un visage de pierre à Ungava

Septembre 1976. Lac Guerard, Ungava, Canada. Un visage de pierre a été trouvé sur la rive du lac par des chasseurs de caribous. Le dos de la sculpture s'est couvert de mousse et coloré par dessous avec le temps; l'avant a pu bien résister. C'était une sculpture en grès brut - presque un gribouillage dans la pierre - mais les traits du visage étaient indéniablement nordiques. Stylistiquement, le visage ne ressemblait à rien de sculpté par des Esquimaux ou des Indiens locaux. L'ancienneté apparente de la pierre et les traits fortement nordiques suggèrent que dans le passé, une exploration nordique (Vikings) de cette toundra désolée près de la baie d'Hudson a eu lieu.

(Lee, Thomas E .; "Qui est cet homme ?" Journal archéologique du Canada, 17, 45, 1979.)

Commentaire: Une fois dans la baie d'Hudson, puis pourquoi pas dans le Minnesota (et la pierre de Kensington), puis vers le bas du Mississippi en Oklahoma, où des traces des Viking sont réclamés ?

 


 

La pierre runique de Kensington

En 1898, un immigrant suédois a trouvé une pierre sur sa ferme près du petit village de Kensington, au Minnesota. La pierre, un petit bloc de grès, de la grauwacke, était enserrée dans les racines d’un jeune tremble. Sur deux de ses côtés se trouvait une inscription runique en suédois racontant comment 8 Suédois [Goths] et 22 Norvégiens avaient été victimes d’une catastrophe lors d’un voyage d’exploration à 14 jours à l’ouest du Vinland. Alors que des hommes étaient partis à la pêche, 10 autres avaient été tués. Cette tragédie date de 1362.

Pierredekensington

Olof Öhman, un fermier d'origine américano-suédoise, déclare en 1898 avoir trouvé la pierre alors qu'il débarrassait sa terre d'arbres et de troncs afin de pouvoir la labourer. Elle a été trouvée sur un monticule ou un côté de colline, couchée face contre terre et enchevêtrée dans les racines d'un arbre supposé être âgé d'au moins une dizaine d'années. Aux dires de plusieurs témoins, quelques-unes de ces racines étaient aplaties et épousaient la forme de la pierre. Le fils d'Öhman, âgé d'une dizaine d'années, a alors remarqué des inscriptions et le fermier déclara qu'ils pensaient avoir trouvé un almanach indien. L'artefact a des dimensions de 76 × 41 × 15 cm et pèse environ 90 kg.Les preuves archéologiques d'établissements vikings au Canada ne devant apparaître que 50 ans plus tard, l'idée de vikings errant à travers le Minnesota à cette époque semble alors impossible aux yeux de la plupart des universitaires du 19ème siècle... :

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Caraibes et structures englouties

Caraibes et structures englouties

 

Bimini routeouportenglouti5 miniUn bloc géant de Bimini reposant sur des petits piliers de pierre...

 

J'ai déjà parlé à plusieurs reprises des revendications de plusieurs chercheurs, dont de réels scientifiques, concernant des structures artificielles qui seraient englouties à divers endroits de la région des Caraïbes, Floride, Bermudes et Antilles. Cette vaste zone de l'Atlantique, en face du Mexique et de la mosaïque de petits états de l'Amérique Centrale recèle bien des mystères et légendes depuis que Christophe Colomb lui-même ait décrit dans son journal de bord, à son arrivée dans les parages, une observation étrange de lumière "non-naturelle" (ce que certains recensent comme une des plus anciennes observations d'OVNI historique) et que les premières annales des mystérieuses disparitions de navires (ou d'avions) du Triangle des Bermudes soient enregistrées...

Vous trouverez d'ailleurs en bas de cet article toute une série de liens qui vous enverront vers les différents articles déjà publiés ici sur cette région.

Je suis loin d'avoir encore pu détailler toutes les légendes et histoires de cette région néanmoins, car il y en a toujours à découvrir ou à préciser, comme vous le montre ce nouvel article qui ajoute donc encore quelques lignes et images à celles déjà produites, pour mon plus grand plaisir et le votre je l'espère. 

Je n'en avais pas encore parlé car cette histoire recèle maintenant peu de "surprises" et de nouveautés... mais il est tout de même intéressant de la rappeler car cette réelle cité engloutie nous permet tout de même d'affirmer, avec preuves, que si la chose s'est bien produite il y a peu de temps (relatif mais historique), il a très bien pu aussi se produire dans une période plus lointaine dont nous n'avons plus le souvenir... tout comme les futurs montées des océans dans ces régions assez basses sur l'eau peuvent malheureusement reproduire dans l'avenir les mêmes catastrophes...

 

Port royal1Port Royal englouti - Jamaïque

 

Il y a bien eu, historiquement, une cité d'engloutie ici, et il s'agit de la ville de Port Royal en Jamaïque :

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Les Zones bleues, ces terres bénies par les dieux

Les Zones bleues, ces terres bénies par les dieux

 

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Okinawa, Japon

Depuis de nombreuses années maintenant, les scientifiques du monde entier tentent de percer les mystères d'un phénomène rarissime, celui des zones bleues, ces zones géographiques qui semblent conférer à l'homme le pouvoir de vivre plus longtemps que la moyenne et surtout en meilleure santé.

Situé dans l'archipel japonaise d'Okinawa, le lieu que l'on surnomme depuis toujours « la terre des immortels » est très certainement le plus célèbre de ces endroits. On y dénombre une proportion de centenaires environ quatre fois plus élevée que dans le reste du monde. Par comparaison, il faut savoir que lorsque la France compte 25 centenaires pour 100 000 habitants, Okinawa, elle, en recense plus de 60 !

Cet atout n'est d'ailleurs pas le seul des habitants de l'île qui font également preuve d'une santé hors du commun. Trois fois moins de cas de démences, cinq fois moins de cancers et six fois moins de problèmes cardio-vasculaires ! Leur taux de survie face à l'une de ces maladies est également deux fois plus élevés qu'en Europe ! Le temps semble décidément n'avoir aucune emprise sur eux, à tel point que les diverses cannes, lunettes et autres appareils auditifs en deviendraient presque « personæ non gratæ ».

Les motivations des scientifiques sont donc compréhensibles. L'identification des nombreux facteurs communs à ces zones leur permettrait sans aucun doute de découvrir la véritable fontaine de Jouvence et donnerait ainsi vie, aux légendes de nos ancêtres. 

 
 
 
YH 2015 : Notons que, plus proche de nous, la Sardaigne est aussi considérée comme une zone bleue, avec un record de centenaires et une qualité de vie étudiés par le chercheur italien Gianni Pes, l'un des inventeurs du concept de la zone bleue. Voici le site internet de Gianni Pes :
 
http://www.webalice.it/giannipes/links.htm
 
 

Yves Herbo, Sciences, Fictions, Histoires.com, 2012, 09-2015

OVNI : Document déclassifié australien sur sites nucléaires

OVNI : Document déclassifié australien sur sites nucléaires

 

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Les OVNIS surveillent  les bases d’armes nucléaires,  c’est ce que confirme un nouveau document déclassifié issu des archives nationales australiennes (Australian National Archives).

Ce nouveau document déclassifié intitulé « observations d’OVNIS sur les sites d’essais d’armes » révèle des témoignages d’observations d’OVNI sur une zone de tests atomiques au cours des années 1950-1960.

Ce rapport a été rédigé le 24 Juillet 1960 par l’agent de sûreté Hanlon, et rend compte d’observations d’ovnis dans la région interdite de Woomera où, de 1959 à 1963, se sont déroulés plus de 40 essais top-secret d’armes nucléaires. Plusieurs dizaines de témoins ont été interviewés : police, personnel du WRE, des forces armées, un «indigène patrouilleur» et des membres du public, etc.

Les experts scientifiques qui ont été consultés pour ce rapport proposent une large gamme d’explications pour les phénomènes observés , allant des ovnis aux réflexions « des feux des véhicules éloignés sur une couche d’inversion faible, en passant par l’électricité statique des ballons-sondes... Phil Noyant

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source : http://vrroom.naa.gov.au/records/?ID=26096 - Weapons Research Establishment (WRE), Salisbury – Department of Supply
Notes: The file of which this document is a part was transferred to the Royal Commission into British Nuclear Tests in Australia in 1984–85.

via : Exo-contactsAera51

 

YH : On ne peut s'empêcher de penser à toutes ces observations de faux "drones" au-dessus des centrales nucléaires françaises en 2014 et début 2015...

 

S,F,H, 2012-2015

Archives SFH - Etude du phénomène des boules de feu

Archives SFH - Etude du phénomène des boules de feu

Bouledefeu 2010 mini

Voici un assez ancien documentaire, mais toujours d'actualité, sur l'étude du phénomène des boules de feu :

 

 

 

Bouledefeu 2010

Yves Herbo, S,F,H, 05-2012, up 09-2015

Grèce, découverte d'une cité engloutie il y a 5000 ans

Grèce, découverte d'une cité engloutie il y a 5000 ans 

 

Kiladha grece4 minisur la rive nord de la baie de Kiladha

 

Cet été 2015, une équipe de chercheurs grecs et suisses a découvert une ville fortifiée engloutie sur la rive nord de la baie de Kiladha, dans le Golfe de Nauplie, situé lui-même dans le golfe du Péloponnèse de la Grèce. Plus de 6000 objets ont également été mis au jour, indique Julien Beck qui dirige l'équipe de recherche, ce qui a permis de dater l'engloutissement de cette cité côtière à 3.000 ans avant JC environ, puisqu'aucun objet plus récent n'a été trouvé.

« Nous avons mis au jour une ville entière d'au moins 1,2 hectare dotée d'un important système de fortification, qui date de l'âge du bronze, du IIIe millénaire avant l'ère chrétienne », indique Julien Beck. « Cette ville est fantastique à la fois par sa taille et par sa qualité de conservation. Elle va nous forcer à reconsidérer l'histoire de la Grèce continentale du IIIe millénaire », ajoute le chercheur émerveillé.

 

Kiladha grece1

Ces fondations en pierre sont celles du mur de fortification d'un village préhistorique découvert dans la baie de Kiladha, en Grèce - ©Projet Baie de Kiladha

« Il semblerait que nous ayons identifié des rues parallèles, comme s'il y avait une planification urbaine des ruelles, comme si quelqu'un avait organisé la ville, ce qui serait exceptionnel pour cette époque », indique Julien Beck. Par ailleurs, les archéologues ont découvert des fortifications dont « le caractère massif est d'un genre encore inconnu en Grèce pour la période ».

Le Ministère grec de la culture explique, en outre, que les recherches ont permis d'identifier « des tronçons d'un mur de fortification extérieur, relié aux fondations d'au moins trois grandes structures en pierres (18 mètres sur 10) en forme de fer à cheval ». Des surfaces dallées, probablement des rues, ainsi que les ruines d'autres bâtiments ont également été aperçues. « A priori il s'agit d'une ville côtière qui a été immergée après un mouvement de plaques tectoniques, un fort séisme. »

 

Kiladha grece2

Vue en 3D du mur de fortification (1), menant à des structures en fer à cheval - ©Achraf el Kashef

Ces trois bâtiments étaient peut-être des bastions ou des tours, d'après Julien Beck. À l'intérieur de cette enceinte, se trouvent des surfaces dallées, probablement des rues, ainsi que les ruines d'autres bâtiments, plus classiques cette fois : rectangulaires, circulaires ou à abside. " Leur fonction paraît avant tout domestique : il devrait s'agir d'habitat, de lieu de stockage ou de production ", explique le directeur des fouilles. " Leur forme est caractéristique de l'Âge de Bronze grec ", précise le Ministère grec de la culture dans un communiqué.

« Je ne comprends pas pourquoi nous n'avions pas découvert ces fortifications avant car ce site est proche de la grotte de Franchthi, sur la rive nord de la baie de Kiladha dans le Golfe de Nauplie en Grèce, une zone bien connue des archéologues. D'autant que ces murs étaient très près de la côte et à seulement entre 1 et 3 mètres de fond », indique Julien Beck.

Le professeur à l'Université de Genève évoque également, « la présence de milliers de tessons de céramique, plus de 5.000 fragments de poteries et, au total, près de 6000 objets. Ces morceaux de poteries laissent supposer que la ville a été abandonnée brutalement », ajoute le chercheur. « A priori, il s'agit d'une ville côtière qui a été immergée après un mouvement de plaques tectoniques mais nous devons poursuivre nos recherches pour confirmer cette hypothèse », indique Julien Beck.

L'équipe va en effet poursuivre les investigations. L'objectif du programme de recherche, débuté en 2014, est double : découvrir cette ville mais également le plus vieux village d'Europe immergé, datant du néolithique (il y a 9000 ans) et qui pourraient bouleverser l'histoire du Vieux Continent.

 

Kiladha grece3 ©Projet Baie de Kiladha

 

Cette datation de 4500 à 5000 ans avant aujourd'hui, d'après les indices architecturaux, est corroborée par les objets du quotidien retrouvés, par prospection, sur le fond marin : " d'un point de vue stylistique, la céramique - nous avons remonté plus de 5.000 tessons ! - est caractéristique de l'Helladique Ancien II, c'est-à-dire de la moitié du IIIe millénaire environ, dans ce que nous appelons la période du Bronze Ancien ", ajoute Julien Beck. Pour comparaison, ces vestiges seraient donc contemporains des pyramides d'Égypte (celles du plateau de Gizeh ont été construites vers 2.600 - 2.500 avant J.-C), mais également de la civilisation des Cyclades (3.200 à 2.000 avant J.-C), voire des premiers Minoens, en Crète (2.700 à 1.200 avant J.-C). Mais ils précèdent de près de mille ans la première grande civilisation du continent grec, celle des Mycéniens (1.650 à 1.100 avant J.-C). D'ailleurs, l'obsidienne (une roche volcanique), utilisée à Lambayanna pour la fabrication de lames, " vient de Mélos " selon Julien Beck, une île de l'archipel des Cyclades peuplée dès le IIIe millénaire.

« Un ensemble similaire dans cette région et pour cette même époque, reprend Julien Beck, est la ville voisine de Lerne », aussi située dans le golfe de Nauplie et rendue célèbre dans la mythologie par le combat qui y opposa une hydre et Hercule dans ce qui a constitué l’un de ses douze travaux. « Cette cité est considérée comme une référence en termes architecturaux et pour les céramiques qu’on y a trouvées, dit l’archéologue genevois. Or, si l’on compare notre découverte à cette ville phare, on doit reprendre tout le dossier… L’on considérait ­en effet que la société de l’époque avait établi une hiérarchisation, avec à Lerne un site principal et, dans les environs, des sites secondaires. Mais les constructions massives que nous avons trouvées, si grandes que nous n’avons pas encore pu en dessiner les plans, et surtout les fortifications à visées probablement militaires – il y en a trois, espacées de 50 à 60 m le long de la muraille –, nous font dire que cette hiérarchisation est à revoir

" Il devait y avoir des superstructures en briques au-dessus des fondations en pierre, détaille Julien Beck, mais les chances de retrouver de tels murs sous l'eau sont extrêmement faibles." Par ailleurs, " la taille complète de l'établissement n'est pas encore connue. Nous ne savons pas à quel point il est entouré de fortifications ", regrette-t-il. " La recherche future à Lambayanna permettra d’apporter un éclairage nouveau sur un réseau dense d’établissements côtiers de la même époque dans le golfe Argolique (Lerne, Tirynthe, Asiné) et servira à mieux comprendre le mode d’occupation, les échanges et les activités maritimes dans la préhistoire ", conclut le Ministère grec de la culture.

Sources : http://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/20150820.OBS4497/grece-decouverte-d-une-cite-engloutie-datant-du-iiie-millenaire-avant-j-c.htmlhttp://www.lefigaro.fr/sciences/2015/09/02/01008-20150902ARTFIG00346-une-cite-engloutie-datant-de-l-age-de-bronze-decouverte-en-grece.php

Le site archéologique : https://www.unige.ch/terrasubmersa/fr/

 

Yves Herbo : Notons bien que la recherche principale de cette équipe (et de ce magnifique bateau équipé de l'énergie solaire) a bien comme objectif de retrouver l'un des premiers villages préhistoriques européens, du néolithique (9.000 ans minimum), c'est à dire l'équivalent européen des traces préhistoriques englouties par la montée des eaux découvertes au nord de l'Afrique, de l'autre côté de la Méditerranée... un peu l'équivalent donc de l'Atlantide du grec Platon, puisque beaucoup d'auteurs l'ont daté de 9000 ans, et sur place, en Grèce...

Notons que ce n'est pas la seule cité engloutie découverte en Europe, même si c'est probablement l'une des plus anciennes à ce jour :

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/pavlopetri-l-engloutie-en-laconie-fondee-au-neolithique.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/turquie-les-cites-antiques-demi-engloutie-d-apollonia-et-d-aperlea.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/une-foret-galloise-engloutie-il-y-a-5000-ans-refait-surface.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/la-mission-britannique-atlantis-decouvre-un-monde-englouti.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/archeologie-la-montee-des-eaux-a-englouti-une-partie-de-la-prehistoire-francaise.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/la-ville-engloutie-de-taurois-la-ville-du-taureau-france.html

 

Yves Herbo, Sciences-Faits-Histoires, 20-09-2015

 

La plus ancienne perle fine trouvée à ce jour

La plus ancienne perle fine trouvée à ce jour

2012 - up 09-2015

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© Ken Walton. Cette image est disponible à la photothèque du CNRS, phototheque@cnrs-bellevue.fr
La perle fine d'Umm al-Quwain 2 (E.A.U.), datée de 7500 ans, était associée au squelette n°4 de la nécropole.

Des chercheurs du laboratoire Archéologies et sciences de l'antiquité (ArScAn) (CNRS/Université Paris Ouest Nanterre La Défense/Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/ministère de la culture et de la communication, Inrap) viennent de mettre en évidence la plus ancienne perle fine archéologique de l'humanité. Découverte sur un site néolithique de l'Emirat d'Umm al Quwain (Emirats Arabes Unis), elle est datée de 5500 ans avant notre ère (donc 7500 ans avant maintenant). Ces résultats, alliés aux précédentes découvertes de perles fines faites sur le littoral de l'Arabie du sud-est, attestent dans cette région du monde de la plus ancienne pratique de pêche à l'huître perlière. Publiés dans la revue Arabian Archaeology and Epigraphy, ils montrent l'importance qu'elles pouvaient avoir dans les sociétés anciennes du Golfe persique et du nord de l'océan indien, au point même de constituer un élément majeur de leur identité culturelle. Ces travaux ont été financés par le CNRS, le ministère des Affaires étrangères (MAE), le département des Antiquités et des Musées de l'Emirat d'Umm al-Quwain (UAE) et le ministère de la Culture du Sultanat d'Oman.

Jusque-là, les gemmologues avaient popularisé l'idée que la plus vieille des perles fines (datée de 3000 ans avant notre ère) provenait d'un site préhistorique japonais. La perle qui vient d'être trouvée au sein de l'habitat côtier d'Umm al-Quwain 2, aux Emirats Arabes Unis, est issue d'un niveau daté par carbone 14 de 5547-5477, 5410-5235 ans avant notre ère. Il s'agit donc de la plus ancienne perle fine archéologique connue actuellement en Arabie mais aussi au monde. Cette découverte atteste que les perles fines étaient déjà collectées 2500 ans plus tôt dans cette aire géographique, pour leur valeur esthétique voire à des fins rituelles.

La présence de perles fines dans de nombreux sites néolithiques d'Arabie confirme leur pêche non seulement dans le Golfe persique mais aussi sur le littoral de l'Océan Indien (Mer d'Oman et Mer d'Arabie du Sultanat d'Oman). Ni l'Egypte, ni la Mésopotamie, l'Inde ou la Chine n'ont fourni de perles fines très anciennes, on en connait toutefois en Mésopotamie dès 3200-3000 ans avant notre ère.

En Arabie, la totalité des perles néolithiques retrouvées (101 au total) est issue de la grande huître perlière Pinctada margaritifera et de la Pinctada radiata, cette dernière étant beaucoup plus petite, plus facile à collecter et offrant des perles de plus grande qualité. Collectées au prix d'une pêche difficile et dangereuse, les perles fines étaient triées, pour privilégier les formes sphériques. Souvent blanches, opaques et mates du fait de leur altération, certaines sont pourtant remarquablement conservées, avec des tons blancs, roses, orangés, brunâtres et possèdent encore leur lustre d'origine. La nacre des huîtres constituait quant à elle une ressource capitale dans l'économie des sociétés néolithiques locales, puisque c'est à partir des grandes valves de P. margaritifera qu'étaient produits les hameçons, destinés à capturer toute une gamme de poissons, jusqu'aux plus grands (thons ou requins).

Les perles fines occupaient une place particulière dans les rites funéraires. Ainsi, la perle retrouvée, non percée, était déposée dans la sépulture d'un individu dans la nécropole d'Umm al Quwain 2. Dans d'autres nécropoles, les perles étaient placées sur le visage du défunt, notamment au-dessus de sa lèvre supérieure. Des travaux récents ont montré qu'au Ve millénaire avant notre ère, les perles fines semi-percées étaient associées à des hommes, tandis que les perles entièrement perforées l'étaient à des femmes.


© Ken Walton. Cette image est disponible à la photothèque du CNRS, phototheque@cnrs-bellevue.fr

La perle fine d'Umm al-Quwain 2 (E.A.U.), datée de 7500 ans, était associée au squelette n°4 de la nécropole.


 

Perles archéologie


© O. Brunet /FAMUAE. 18 perles fines provenant de l'habitat néolithique d'Akab (E.A.U.), datées de 6700-6100 ans.

Références :

Vincent Charpentier, Carl S. Phillips, Sophie Méry, 2012. Pearl fishing in the ancient world: 7500 BP. Arabian Archaeology and Epigraphy 23: 1-6. Arabian Archaeology and Epigraphy, revue internationale de rang A, est diffusée par John Wiley and Sons A/S

Contacts :

Chef de la mission archéologique « Ja'alan-Dhofar » au Sultanat d'Oman du MAE l Vincent Charpentier 

Chercheur CNRS, directrice de la mission archéologique aux E.A.U du MAE l Sophie Méry

Presse CNRS l Laetitia Louis  - laetitia.louis@cnrs-dir.fr

S,F,H, 06-2012, up 09-2015

La fonte estivale des glaces de l'Arctique s'accélère...

La fonte estivale des glaces de l'Arctique s'accélère...

08-2012 - MAJ 09-2015

 

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...et le processus prend de plus en plus d'ampleur d'année en année (même s'il n'est pas pas linéaire).

Cette année 2012, le record de 2007 sera probablement battu d'ici trois semaines. La fonte s'arrête habituellement à la mi-septembre car il y a un temps de retard d'environ deux mois entre la période durant laquelle la température de l'air atteint son maximum dans l'hémisphère Nord (vers la mi-juillet) et la date où la température de la mer est la plus élevée (mi-septembre). Contrairement à ce que beaucoup de médias véhiculent en ce moment, ce temps de retard est tout à fait normal !

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Comparaison de l'extension de la banquise Arctique entre cet été et l'été 1980 à la même époque (20 août)

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Comparaison de l'extension de la banquise Arctique entre cet été et l'été dernier à la même époque (20 août)

En revanche, les cartes et les courbes de comparaisons avec les années précédentes sont éloquentes... Le processus de réchauffement climatique s'accélère.

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Evolution de la superficie de la banquise dans l'hémisphère Nord au cours des années, depuis 1979

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Evolution des anomalies de la superficie de la banquise dans l'hémisphère Nord depuis 1979

Sources :

- http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Banquise

meteo-villes.com

Guillaume Séchet - http://www.meteo-chamrousse.com/actualites/fonte-record-des-glaces-de-l-arctique-pole-nord-23-aout-2012.html

MAJ 09-2012

Nouveau record de fonte estivale pour la banquise Arctique

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Dans son dernier rapport, le Centre national américain de la neige et de la glace - NSIDC (National Snow and Ice Data Centre) - indique que l'étendue de la banquise arctique a été la plus faible jamais mesurée cet été, tombant très au-dessous du précédent record de 2007 alors que la fonte des glaces s'est accélérée sous l'effet du réchauffement.

 

Les images prises par satellite montrent que la banquise s'est réduite jusqu'à 3,4 millions de kilomètres carré au 16 septembre 2012, ce qui paraît être la plus petite superficie de l'année, précise le NSIDC (National Snow and Ice Data Centre) sur son site internet. C'est également la moitié de la surface minimale que les glaces arctiques occupaient normalement durant l'été il y a plus de trois décennies, selon le NSIDC.

 

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" Nous sommes désormais en territoire inconnu ", estime le directeur du Centre Mark Serreze. "Alors que nous savons depuis longtemps que la planète se réchauffe et que les changements les plus prononcés sont tout d'abord observés dans l'Arctique, peu parmi nous s'attendaient à ce qu'ils soient aussi rapides", ajoute-t-il dans un communiqué.

Le record de fonte de 2007 avait été franchi le 18 août dernier quand la superficie minimum des glaces arctiques était tombée à 4,10 millions de km2, contre 4,17 millions de km2 en 2007. Le 4 septembre, l'étendue de glace était passée sous les quatre millions de km2, brisant un nouveau record depuis que les mesures par satellites ont commencé il y a 33 ans, précise le NSIDC.

"L'accélération de la fonte à la fin de l'été indique combien la couverture de glace est fine", relève Walt Meier, un scientifique du NSIDC dans le Colorado (ouest). " La glace doit être mince pour continuer à fondre ainsi alors que le soleil descend à l'horizon à l'approche de l'automne ", ajoute-t-il.

Le NSIDC a observé des changements profonds dans la banquise arctique qui dans le passé était formée de multiples couches de glace accumulées au cours des ans, dont une grande partie persistait plusieurs années.Mais dernièrement, la banquise est de plus en plus formée de glace saisonnière, moins épaisse et qui fond rapidement durant l'été.

 

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Carte géopolitique

L'ampleur de la contraction des glaces surprend car les scientifiques s'attendaient à ce que la fonte dans la mer de Chukchi et à l'est de la Sibérie refroidisse les eaux de surface, qui auraient dû rapidement geler avec la baisse des températures de l'atmosphère. La diminution des glaces et les moindres chutes de neige au début de l'automne accélèrent le réchauffement de l'Arctique.Mais ce phénomène dans l'Arctique pourrait avoir un impact plus étendu sur la planète en accroissant la chaleur et l'humidité dans le système climatique du globe, affectant graduellement le climat dans les zones habitées avec plus de variations et d'extrêmes.

Julienne Stroeve, chercheuse au NSIDC, relève que " les derniers modèles climatiques laissent penser que le pôle nord pourrait être libéré des glaces en été avant 2050 ". Mais " la fonte observée est plus rapide qu'un grand nombre de ces modèles peuvent saisir ", indique-t-elle. Pour Mark Serreze, le patron du NSIDC, à ce rythme " on pourrait bien traverser l'océan Arctique en bateau en août d'ici 20 ans ".

Réagissant à l'annonce du centre américain, un responsable de l'organisation Greenpeace, Kumi Naidoo, a estimé qu'il s'agissait d'un tournant dans l'histoire de l'humanité. " Cette annonce représente un tournant dans l'histoire humaine : en un peu plus de 30 ans nous avons altéré l'aspect de notre planète vue de l'espace et bientôt le Pôle Nord pourrait être complètement libéré des glaces en été ", déclare-t-il dans un communiqué.

Source : NSIDC via http://www.catnat.net/veille-catastrophes/

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Yves Herbo Relai, S,F,H, 09-2012

Autres liens connexes :

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/decouverte-des-traces-d-une-calotte-glaciaire-arctique-prehistorique-a-l-est-de-la-siberie.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/fontaines-de-methane-dans-l-ocean-arctique.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/trou-d-ozone-au-pole-nord-les-grands-medias-se-reveillent.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/un-polluant-interdit-depuis-1987-detruit-toujours-la-couche-d-ozone.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/un-evenement-etrange-a-daivik-dans-l-arctique.html

 

MAJ 09-2015 :

Septembre 2015 : 4ème record de fonte de la banquise de l'Arctique en 11 ans !

C'est le 11 septembre 2015 que le 4ème record de la plus forte fonte des glaces de l'Arctique a été atteint, puisque la surface de mer gelée n’était plus que de 4,41 millions de km². ce qui est inférieur de 1,81 million de km² par rapport à la moyenne de 1981-2010. Pour rappel, le record absolu de 2012 a été établi à seulement 3,41 millions de km².

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La banquise arctique le 11 septembre 2015. Le trait jaune représente la surface moyenne de la banquise d’été mesurée entre 1981 et 2010. © Nasa, Jaxa

Le problème étant que les scientifiques ne comprennent pas vraiment les raisons profondes de cette fonte accélérée : « Nous n’avons vu aucun événement météorologique majeur ou de configuration météo persistante dans l’Arctique cet été qui aurait pu contribuer à la diminution de l’étendue comme cela est souvent arrivé, commente Walt Meier, spécialiste de ce sujet au GSFC (Goddard Space Flight Center) de la NasaCertes, il a fait un peu plus chaud dans certains endroits que l’année dernière, mais il a fait aussi un peu plus froid dans d’autres ».

" La couche de glace en Arctique devient de moins en moins résiliente " a déclaré Walt Meier au site EarthObservatory (l'un des nombreux sites de la Nasa) dans une interview, " elle prend moins de temps qu’avant pour fondre, alors qu'auparavant, elle était comme une solide forteresse, plus étendue et robuste ". En fait, d'après une étude publiée dans la revue The Cryosphere, la couche de glace s’est affinée de 85 % entre 1975 et 2012. Fragilisée, elle est fragmentée en plusieurs petites banquises rongées de tous côtés par des eaux plus chaudes. « L’océan ne pouvait l’attaquer que par les côtés. Maintenant, il y a comme des envahisseurs qui creusent des tunnels par en dessous et font fondre ces blocs de glace de l’intérieur », continue Mr Meir.

 

 

Evolution de la banquise arctique entre la fin février et mi-septembre 2015. © Nasa, Goddard's Scientific Visualization Studio.

Source : http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=86607

YH : Il y a donc confirmation de l'amincissement de la banquise arctique sur ces 11 dernières années et de l'accélération du processus d'une année sur l'autre... cela arrange évidemment les magnats du pétrole/gaz et la recherche des énergies fossiles... mais n'arrange pas les problèmes de pollution de la planète, et encore moins l'augmentation des gaz à effet de serre émis par l'être humain, mais aussi par la nature (méthane libéré des sols gelés) et le réchauffement climatique logiquement augmenté par cet apport de gaz supplémentaire et augmentation de la température des eaux... ni également les antagonismes et probables futurs conflits entre les nations qui bordent l'océan arctique libéré de ses glaces !

 

Yves Herbo, Relayé par S,F,H, 08-2012, 09-2012, MAJ 09-2015

Inde : la sécheresse révèle des antiques sculptures de Shiva Lingas

Inde : la sécheresse révèle des antiques sculptures de Shiva Lingas

 

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Récemment, en raison du temps sec (YH : et probablement dû au recul des glaciers des montagnes), le niveau d'eau de la rivière Shalmala dans le Karnataka, en Inde, a fortement reculé, révélant la présence de milliers de Shiva Lingas sculptés à travers le lit de la rivière. En raison de ces sculptures innombrables, l'endroit a prit le nom de "Sahasralinga" (mille Shiva Lingas).

 

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Sahasralinga est devenu maintenant un important lieu de pèlerinage. Le " jour du bon augure de Mahashivaratri ", des milliers de pèlerins sont venus visiter Sahasralinga pour offrir leurs prières au dieu Shiva. Chaque Lingam dans la rivière a une sculpture correspondant au Nandi (le support du Taureau du Seigneur Shiva) qui lui fait face.

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Les Shiva Lingas ont été vénérés par les hindous pendant des milliers d'années. Ils représentent la puissance divine et son énergie. Le culte des Shiva Lingas ne se limitait pas à l'Inde seulement. Des sculptures de Shiva Lingas peuvent être trouvés partout dans le monde dans presque chaque civilisation antique. On note aussi que Nandi a été représenté souvent comme un homme a tête de taureau, ce qui n'est pas sans rappeler la légende du Minotaure et la civilisation Minoenne de Crète et Santorin, très développée, anéantie par les éruptions volcaniques et les séismes...

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Sahasralinga est un très bel endroit. Il est situé près de Sirsi, dans l'état du Karnataka. Il est sur le chemin de Yellapur de Sirsi, à environ 17 kilomètres de Sirsi. Après Bhairumbe, vous aurez à descendre à un arrêt de bus appelé Hul Gol et marcher vers Hul Gol. De la route principale, c'est à une distance d'environ 2 kilomètres encore.

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Source: http://zonnews.com/, 08-2015

 

Yves Herbo traductions, Sciences, Fictions, Histoires, 17-09-2015

Le Triangle des Bermudes Part 3 : de 1950 à 1975

Le Triangle des Bermudes Part 3 : de 1950 à 1975 - 2013 - up 09-2015

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Epave du Sapona, échoué dans les années 30, suite à une tempête sur l'îlot Cat Key, au large de Bimini, Bahamas. Encore visible de nos jours.

Suite des Partie 1  et Partie 2

 

Enlevé par les O.V.N.I. ou détruit par une explosion ?

 

Dès le mois de mars 1950, un C124 Globe-master, se dirigeant vers l'Irlande, se perd au nord du triangle.

«Encore une victime des O.V.N.I. ! » s'exclament en chœur les ufologues.

Non, répond le New York Times, qui affirme que l'avion a été victime d'une explosion.

Un correspondant, dépêché à Londres par le quotidien new-yorkais, écrit à ce sujet le 24 mars 1950 :

«Un officier de l'armée de l'Air des Etats-Unis à l'aéroport de Shannon, a déclaré, de bonne heure aujourd'hui, que le pilote d'un avion de recherche avait aperçu des signaux lumineux et une épave quelque part sur la route de l'Atlan­tique suivie par un gros C 124 des forces améri­caines, cet appareil disparu depuis vingt-quatre heures avec cinquante-trois personnes à bord.

»Les nombreux avions qui avaient sillonné quelque 800 miles d'océan à la recherche de cet appareil ont été dépêchés vers l'endroit, situé à environ 450 miles directement à l'ouest de l'Irlande...

»Tôt hier, on avait eu pour la dernière fois des nouvelles de cet avion de transport géant, alors qu'il effectuait un vol ordinaire des Etats-Unis vers la Grande-Bretagne...

»Le pilote d'un Superfort B 29 a communiqué par radio l'encourageante nouvelle au sujet des signaux lumineux de l'épave... Il a également déclaré avoir aperçu ce qu'il croyait être un radeau de sauvetage.

»Un officier de la R.A.F. souligne que la mer était houleuse et qu'il y avait de grands vents dans cette région. Des avertissements de tempête ont été affichés le long de la côte anglaise.

» Le major Horace A. Stephenson, commandant de la mission américaine de sauvetage à l'aéro­port de Shannon, en Irlande, a déclaré aux reporters... «Je crains que les navires ne mettent un certain temps — peut-être des heures — à se rendre là-bas...» Il attendait le retour du B 29 «pour vérifier si l'aviateur a vraiment vu ce qu'il dit avoir vu.»

» II a ajouté que le pilote pouvait s'être trompé, à cause de l'obscurité. C'est à minuit 45 samedi, heure de Londres, que, d'après le pilote, ces objets ont été aperçus... vingt-quatre heures après les dernières nouvelles du gros avion.

»0n a signalé d'autres épaves et d'autres signaux lumineux à soixante miles du premier endroit», dit encore le major Stephenson.

»ll entendait ainsi que les seconds objets se trouvaient à soixante miles plus près de l'Irlande, a-t-il précisé.

» L'avion de transport... avait décollé jeudi de la base aérienne de Limestone, Maine, et avait fait le plein à Gander, Terre-Neuve.

»0n a assuré les reporters que les survivants seraient amenés à Shannon...

» L'avion avait envoyé son message réglemen­taire vendredi à une heure du matin... indiquant sa position, 800 miles au sud-ouest de l'Irlande, et ajoutant qu'il comptait atterrir à 6 heures du matin à la base aérienne des Etats-Unis à Milden-hall, Angleterre.»

 

De catastrophes en catastrophes...

Trois mois après l'affaire du Globemaster, un cargo de 356 pieds, le Sandra, ayant appareillé de Savannah en Géorgie à destination de Puerto-Cabello au Venezuela et transportant une cargai­son d'insecticide, met le cap au sud vers le détroit de Floride, passe au large de Saint Augustine par beau temps. Après quoi, il disparaît quelque part dans le détroit de Floride entre Jacksonville et Miami.

Le même mois, le 9 juin, un avion transportant des missionnaires de la New Tribes Mission de Chico, en Californie, fait une escale de 24 heures à Miami avant de repartir pour le Venezuela. Après un arrêt à Kingston, à la Jamaïque, pour faire le plein, il reprend son vol en direction de Maracaïbo où il ne parviendra jamais.

 

L'année suivante, dans le courant de la nuit du 3 au 4 octobre 1951, le cuirassé brésilien Sâo Paulo, destiné à la casse, disparaît avec huit hommes à bord.

Cinq mois plus tard, le 2 février 1952, un British York volant en direction de la Jamaïque et ayant à bord 33 personnes et six hommes d'équipage, se perd dans la zone nord du triangle.

Un an plus tard, jour pour jour, le 2 février 1953, un avion de transport de troupes britannique part pour la Jamaïque. L'avion envoie un S.O.S. en cours de vol, sans toutefois donner sa position ni les raisons de son appel. Après deux semaines de recherches, vaines, on a conclu que l'avion s'était perdu «pour une cause indéterminée».

 

Vaines recherches pour retrouver le «Super Constellation»

Le 30 octobre 1954, un Super Constellation de l'U.S. Navy transportant 42 personnes dispa­raît au nord-ouest des Bermudes après avoir décollé par beau temps de la base aéronavale de Patuxent River, dans le Maryland, pour rallier les Açores.

Dès le 1er novembre, le New York Times relate les circonstances du drame et s'interroge sur ses causes :

«La Marine a annoncé hier soir qu'un de ses quadrimoteurs Super Constellation a disparu avec quarante-deux personnes à bord pendant un vol transatlantique ; elle ajoute qu'on le « présume perdu». Tous les avions et navires disponibles sont engagés dans de vastes opérations de recherches et de sauvetage sur un parcours de 120 miles de largeur depuis la côte du New Jersey jusqu'aux Açores...

» L'avion avait décollé à 21 heures 39, ... em­portant avec lui quarante-deux membres d'équi­page et passagers, dont quatre femmes et cinq enfants. Il se dirigeait vers Lages, aux Açores, pour ensuite se rendre à Port-Lyautey, en Afrique, mais il est tombé quelque part en route.

»Dans son dernier message, à 23 heures samedi, l'appareil donnait sa position. Il se trouvait alors à plus de 350 miles au large de la côte du Maryland.

» Les recherches ont commencé à une heure du matin, hier, après que l'avion eut omis par deux fois d'établir les contacts qu'il devait faire à heures fixes avec le sol.

» Se sont joints aux opérations avions et navires de toute la côte orientale, des Bermudes aux Açores, et même de la Méditerranée... Les condi­tions de recherche hier étaient généralement favorables...

»Des avions et des vaisseaux équipés d'appa­reils de radar spéciaux pour les opérations noc­turnes ont accéléré les recherches après la nuit tombée.

«Selon les autorités de la Marine, l'avion avait à son bord cinq radeaux de sauvetage d'une capacité de vingt personnes chacun, 102 gilets de sauvetage, quatre-vingt-dix combi­naisons, un appareil de radio d'urgence et un pistolet de signalisation muni de douze projectiles.»

 

Le mystère du «Southern Districts»

Le 2 décembre 1954, un navire américain, le Southern Districts, chargé de soufre, quitte Port Sulphur au Texas à destination de Bucksport dans le Maine, avec un équipage de 23 hommes. Il contournera donc la Floride.

Dès le 7 décembre, la Garde côtière, sans nou­velle du Southern Districts, entreprend des re­cherches qui demeurent vaines. Le 15 décembre, le New York Times rapporte le témoignage de Mr Collins, un marin qui a eu l'occasion de naviguer à bord de ce bateau:

« Un marin a déclaré aujourd'hui, à l'enquête de la Garde côtière... que le vaisseau n'était «rien qu'un vieux sac de rouille». «C'est le premier bateau dans lequel j'aie jamais eu peur de voya­ger», a ajouté le marin... Mr Collins, qui avait navigué trois fois à bord de ce bâtiment et qui l'avait laissé une semaine avant le voyage fati­dique, a déclaré aussi que, lors d'un précédent voyage, «la cargaison était toujours humide. Un certain nombre de gars m'ont averti, à Houston, de ne pas embarquer»...

» Le vaisseau gémissait et grinçait à chaque fois que la mer était haute... » Mr Collins a poursuivi en disant que le navire devait se rendre en Nouvelle-Ecosse après avoir fait escale dans le port du Maine... « Jen'iraisjamaisen Nouvelle-Ecosse sur ce bateau-là; je sais ce que c'est que la mer là-bas», a-t-il ajouté.»

Le mauvais temps ainsi que l'état déplorable du bâtiment semblent donc avoir été, selon toute vraisemblance, à l'origine du naufrage du Southern Districts. Néanmoins, certains ufologues affirment que le navire a été, com­me bien d'autres, prélevé par les O.V.N.I. et ramené dans une de leurs bases secrètes, à titre d'échantillon.

 

Une masse compacte et étrange au-dessus de l'océan

L'aventure survenue deux ans plus tard au Yamacraw paraît confirmer l'étonnante hypo­thèse des soucoupistes.

Le Yamacraw, ancien dragueur de mines pendant la Seconde Guerre mondiale et recon­verti en bateau de sauvetage, se trouve, le 8 août 1956, dans la mer des Sargasses au nord-est des Bahamas, à plus de 800 kilomètres de Jacksonville.

A 1 heure 30 du matin, l'opérateur radar signale une terre à 45 kilomètres.

- Impossible, répond l'enseigne de vaisseau, Francis J. Flynn. La seule terre qui se trouve sur notre route est la République dominicaine et elle est à plus de 1200 kilomètres !

- C'est peut-être une île volcanique ?

- Peu probable, rétorque Flynn.

Vers 3 heures 30, le Yamacraw atteint enfin la «terre» détectée par le radar. C'est une masse gazeuse étrange, compacte et énorme dont la base se situe à 90 centimètres au-dessus de l'eau.

Le commandant Strauc ordonne alors de braquer le projecteur sur la «chose» qui se révèle d'une couleur gris-brun. Mais la visibilité n'ex­cède pas un mètre.

Malgré cela, le navire pénètre à l'intérieur de la masse ; ce n'est pas du brouillard, ni un nuage, car l'on ne ressent aucune impression d'humidité.

Après quelques instants passés à l'intérieur de cette « chose », les marins se mettent à tousser, les chaudières s'étouffent et perdent de la pression, la vitesse du navire diminue.

Au moment où le commandant va donner l'ordre de faire demi-tour, après bien des diffi­cultés, le Yamacraw émerge de l'énorme masse.

Qu'était-ce donc? Un phénomène naturel peu connu ou bien comme l'affirme l'ufologue Kenneth Wright, «le poste d'observation d'une base secrète de soucoupes géantes située près de là»?

 

«Un énorme chou-fleur à la surface de l'eau»

Cette «chose» a-t-elle par ailleurs un rapport avec une masse sombre qui apparut dans le ciel des Bahamas à la fin de l'année 1957 ?

Cette année-là, durant la semaine précédant Noël, un bateau de pêche de onze mètres, équipé d'un moteur diesel, se rend aux Bahamas. Brusquement, les lumières s'éteignent à bord du navire, la radio devient muette, le compas se dérègle. Pendant plusieurs heures, le navire est immobilisé. «Nous avions nettement le senti­ment que le bateau était paralysé par une force mystérieuse et inconnue», dira plus tard le capitaine.

A un moment, les marins, médusés, aperçoi­vent une gigantesque masse, aux contours irré­guliers, évoluer lentement au milieu des nuages. Puis trois «lumières», surgies de l'horizon, pénètrent à une vitesse foudroyante dans la masse qui s'évanouit instantanément. C'est alors que tout redevient normal: le bateau peut repartir, les lumières et la radio se remet­tent à fonctionner et le compas retrouve sa stabi­lité habituelle.

 

Ces masses étranges, au-dessus de l'océan, ont également été aperçues par des aviateurs.

Le 11 avril 1963, Robert Durand vole au-des­sus de la fosse de Porto Rico, l'un des fossés les plus abrupts de l'océan, quand, soudain, il voit l'eau se soulever et former une éminence arrondie évoquant un «énorme chou-fleur à la surface de l'eau», comme lors d'une explo­sion nucléaire.

S'agit-il, là encore, d'un phénomène lié à l'exis­tence d'une base secrète d'O.V.N.I.?

Kenneth Wright, pour sa part, en est persuadé.

 

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Le navire «Sulphur Queen» happé par les O.V.N.I.?

C'est également en 1963 que l'on déplore de nouvelles disparitions dans le triangle maudit.

Dans les premiers jours de février 1963, le Marine Sulphur Queen, long de 160 mètres, qui se dirigeait vers Norfolk en Virginie, disparaît, sans émettre le moindre message de détresse, avec son équipage composé de 39 hommes. Le drame a lieu dans le détroit de Floride, très près de l'endroit où, neuf ans auparavant, le Southern Districts avait sombré.

« Les recherches, constate la Commission d'en­quête dans son rapport, débutèrent... à 0800, heure normale de l'Est... Du 8 au 13 février 1963, des avions de la Garde côtière, de la Marine et de l'armée de l'Air effectuèrent 83 sorties, volèrent pendant un total de 499,6 heures et couvrirent 348400 milles carrés, sans résultat... Grâce au système de localisation des navires marchands de l'Atlantique, service de la Garde côtière... on put identifier 42 vaisseaux susceptibles d'avoir vu le Marine Sulphur Queen les 4 et 5 février. Le personnel de la Garde côtière vérifia auprès de chacun d'eux. Les résultats furent négatifs. Cer­tains appels téléphoniques purent faire croire que le navire se trouvait à Cuba ou à Porto Rico. D'autres services fédéraux vérifièrent ces alléga­tions, encore sans résultat.

»La compagnie d'exploitation du navire n'in­forma pas à temps la Garde côtière de l'ab­sence de communications avec lui... Elle pré­suma que le fait de n'avoir reçu ni le message de 48 heures ni celui de 24 heures avant l'ar­rivée du navire s'expliquait par la mauvaise température... A cause de tout le temps perdu, les recherches commencèrent plus tard qu'il n'aurait fallu...

»Le 20 février, un navire de la Marine améri­caine, destiné à la récupération des torpilles d'exercice et qui naviguait à 12 miles au sud-ouest de Key West Floride, aperçut et recueillit une sirène et un gilet de sauvetage marqués au nom du navire. La seconde phase des recherches commença alors (...)

» La   Marine   effectua   une   recherche   sous-marine... en se basant sur une probabilité de 80 pour cent de retrouver la carcasse du navire. Pendant cette période, on trouva d'autres débris et on les identifia comme provenant du Marine Sulphur Queen. Le 14 mars 1963... on abandonna les recherches.»

Le rapport retient quatre hypothèses pouvant expliquer ce naufrage:

«A. Une explosion peut s'être produite dans les réservoirs de la cargaison;

»B. La poutre-navire peut avoir cédé; le vais­seau se serait alors rompu en deux;

»C. Le vaisseau peut avoir chaviré sous l'effet d'un roulis synchrone;

»D. Une explosion de vapeur peut s'être pro­duite à la suite d'une inondation des espaces vides.

» Mais, au terme de ces longues investigations, la commission reconnaît que «la perte du navire serait intervenue très rapidement sans laisser le temps d'envoyer de message...»

Le Marine Sulphur Queen a-t-il lui aussi été happé par des O.V.N.I.?

 

Encore une disparition inexplicable

La même année, le 18 août, les annales de l'aviation font état du premier cas de dis­parition d'avion à réaction dans le triangle des Bermudes.

Ce jour-là, deux quadrimoteurs KC 135 Stato-tankers décollent de la base de Homestead, en Floride, au sud de Miami, pour accomplir une mission de ravitaillement en carburant, en vol.

Après avoir donné leur position à 300 miles au sud-est des Bermudes, les deux avions ne répon­dent plus aux appels de la tour de contrôle. Les recherches s'organisent rapidement et l'on retrouve, peu après, des débris d'avions à environ 260 miles au sud-ouest des Bermudes. Les enquê­teurs concluent logiquement à une collision entre les deux appareils, comme l'explique, le 30 août, le Miami Herald :

«Des débris éparpillés, recueillis jeudi sur l'Atlantique par des chercheurs, donnent lieu de croire à une collision entre les deux KC 135 disparus. On n'a pas retrouvé de survivants, ce qui fait craindre de plus en plus pour le sort des équipages.

» Trois radeaux de sauvetage vides et un casque d'aviateur portant le nom d'un des 11 hommes d'équipage flottaient sur l'océan.

»Le cargo Azalea City a ramassé ces objets, à peu près à mi-chemin entre Nassau et les Bermudes.

» Entre le casque et les radeaux, on a découvert aussi une combinaison jaune en caoutchouc et des morceaux de panneaux d'avion. L'armée de l'Air déclare que 50 avions et 36 navires inten­sifieront les recherches pendant toute la nuit pour retrouver les survivants.

»Le casque portait le nom de «Gardner». Or, le capitaine Gerald Gardner est au nombre des disparus.

» Les autorités de l'armée de l'Air, au Penta­gone, pensent que les deux avions ont dû entrer en collision pendant qu'ils faisaient route vers Homestead, alors qu'ils participaient à une mis­sion de ravitaillement normale mais secrète au-dessus de l'océan.»

Quelques jours plus tard, l'enquête rebondit : on a découvert d'autres épaves à 160 miles de distance. Or, les deux avions volaient à proximité l'un de l'autre et il est impossible que les courants aient pu ainsi séparer les débris.

Mais ces débris appartiennent-ils bien aux deux appareils ? Selon les autorités, il n'en est rien :

«Les recherches entreprises pour tenter de retrouver les survivants possibles de deux avions ravitailleurs disparus se sont concentrées samedi sur une superficie de dix miles carrés, à environ 260 miles au sud-ouest des Bermudes.

«Vendredi, on avait repéré un autre endroit où gisaient des débris. C'était à 160 miles de là. Cependant, les chercheurs ont précisé samedi qu'il n'y avait rien là de l'un ou de l'autre avion: « Seulement des algues, des morceaux de bois à la dérive et une vieille bouée», a déclaré le major Fred Brent, du service aérien de sauvetage de la base d'Orlando.»

 

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«Les avions qui tombent dans le sud des Bahamas ne laissent jamais de traces»

Deux ans plus tard, le 5 juin 1965, un autre avion s'évanouit à son tour dans le triangle des Bermudes.

Ce jour-là, un C 119 en mission de routine décolle de la même base de Homestead, en Floride, pour se rendre à la Grande île Turque (Grand Turk Island). En cours de vol, il donne sa position à la tour de contrôle, et indique qu'il compte atterrir à l'heure prévue. Depuis plus rien !

Le MiamiHerald publie, à ce sujet le 8 juin 1965, un article révélateur :

«L'appareil de l'aviation militaire et ses dix hommes d'équipage dont on est sans nouvelles se trouvaient à seulement 45 minutes des Baha­mas quand ils ont disparu mystérieusement...

«L'appareil n'était qu'à environ 100 miles de l'aéroport de la Grande île Turque, des Bahamas, au moment du dernier contact qu'on a eu avec lui. Le gros bi-moteur volait alors à proximité de l'île Crooked. Il était 11 heures du soir.

» Un porte-parole de la Garde côtière de Miami prétend qu'il n'avait donné «aucun signe de difficulté». «On n'a eu aucune nouvelle de lui depuis lors», a-t-il ajouté.

«Peut-être a-t-il éprouvé quelque problème de manœuvre et s'est-il détourné de sa course ; peut-être aussi a-t-il passé sa cible...»

«Lundi, des recherches ont été effectuées sur une immense superficie, les 100 000 miles carrés qui forment ce que les vieux pilotes appellent le Triangle des Bermudes...

» C'est dans cette immense étendue d'eau que des centaines d'avions, de navires et de sous-marins sont allés par le fond pendant la Seconde Guerre mondiale... Depuis lors, un certain nombre d'avions ont mystérieusement disparu là-bas.

«Comme c'est étrange ! disait un aviateur chevronné de Homestead, qui avait aussi bien l'expérience du temps de guerre que celle du temps de paix, les avions qui tombent dans le sud des Bahamas ne laissent jamais de traces. »

C'est le cas pour le C119 ; pas une seule épave, pas un seul signe de vie, et aucune lumière la nuit, bien que sept avions aient sillonné la région dimanche soir.»

 

Une force inconnue enlève un bateau

L'année suivante, l'aventure vécue par Don Henry apporte, elle aussi, de l'eau au moulin des ufologues et des soucoupistes.

Le 3 avril 1966, le capitaine Don Henry, pro­priétaire d'une compagnie de sauvetage en mer à Miami, la Sea Phantom exploration company, quitte Porto Rico en remorquant un vieux bateau qu'on lui a confié et qu'il doit ramener à Fort Lauderdale.

Au moment où son remorqueur, le Goods News, pénètre dans la Langue de l'Océan, après avoir dépassé les îles Exumas, au sud-est de Nassau, capitale des Bahamas, des cris reten­tissent soudain sur le pont. Le capitaine se précipite :

- Qu'est-ce qui se passe, nom de Dieu? hurle-t-il.

Il remarque tout de suite que la rosé des vents de son compas tourne à une vitesse incroyable. Tous les autres appareils du navire semblent être pris de la même frénésie.

C'est alors que les marins assistent à un spectacle absolument inouï : le vieux bateau remorqué par le Good News semble s'éloigner, soumis à une force surnaturelle : Cette force, «le tirait, le volait, le dérobait», dira plus tard Don Henry.

Les efforts conjugués des marins du Good News ne parviendront pas à arracher sa proie à la force inconnue...

 

Les disparitions se succèdent et... se ressemblent

Dans les années suivantes, les disparitions se poursuivent à un rythme soutenu.

Le mois de janvier 1967 paraît, à cet égard, très fertile. Le 11 janvier, un avion-cargo Chase Yc 122, transportant quatre personnes de Palm Beach à la Grande Bahamas, s'évanouit au nord-ouest de Bimini, aux Bahamas.

Le  même jour,  notent les ufologues,  Philip Quigley disparaît à bord de son petit avion entre Cozumel et le Honduras ; mais nous leur ferons remarquer que la zone survolée, les côtes sud du golfe du Mexique, est fort éloignée du triangle des Bermudes. Le 14, un mono-moteur Beech-craft Bonanza décolle de Key Largo, au sud de la Floride. On ne le reverra jamais. Le 20, un bimoteur Piper Apache, parti de l'aéroport inter­national de San Juan de Porto Rico, met le cap sur l'île Saint-Thomas, dans les îles Vierges, à l'est de Porto Rico. L'avion n'atteindra jamais sa destination.

Le 25 décembre de cette funeste année, à environ un mile de la côte de Miami, un bateau Witchcraft stoppe au voisinage de la bouée n° 7 afin que ses passagers contemplent les lumières de la ville. Il ne donnera plus jamais signe de vie.

 

Même les sous-marins n'échappent pas à la malédiction du triangle

L'année 1968 est marquée par la disparition — très rare dans les annales maritimes mo­dernes — d'un sous-marin nucléaire américain, le Scorpion.

Le 28 mai, le Scorpion, ayant 99 hommes à son bord, ne se présente pas à son port d'attache, Norfolk, en Virginie. Il a adressé son dernier mes­sage le 21 mai alors qu'il se trouvait à 250 miles à l'ouest des Açores, donc sur la frange nord du triangle des Bermudes.

Le 5 juin, il est considéré officiellement comme perdu. Quelques mois plus tard, un bâtiment de la Marine américaine, le Mizar, repère son épave à 460 miles des Açores (donc plus près encore du triangle), à une profondeur de plus de 300 mètres. Même s'il ne s'agit pas d'une disparition traditionnelle, conforme à la légende des Bermudes et exactement dans leur triangle, il n'en demeure pas moins que la cause de la perte du Scorpion demeure inexplicable.

Les conclusions de l'enquête officielle, révélées partiellement par l'Arizona Republic le 1er février 1969, résument les différentes thèses en présence :

«... La Marine annonce qu'une cour d'enquête de sept membres s'est déclarée incapable d'expli­quer la perte du Scorpion, qui a sombré en mai dernier...

» Jusqu'à présent, la seule preuve de la tragédie consiste en des photographies sous-marines prises par le navire de recherche Mizar.

Dans la partie non secrète des conclusions dévoilées hier, la Marine élimine deux causes possibles : 1°que le submersible ait donné contre une montagne ou un rocher sous-marin: 2° qu'il soit arrivé quelque chose au système de réaction-propulsion nucléaire.

»La Marine affirme qu'il n'y a pas d'élévations sous-marines dans la région et conclut, après l'audition d'un expert, que l'hypothèse d'un accident nucléaire peut être «écartée».

» La cour est également d'avis que la « perte du Scorpion n'est pas imputable au fait que l'exécu­tion de son programme de sécurité sous-marine n'était pas achevée».

» Aucune preuve de sabotage ou de quelque autre crime n'a été présentée à la cour.

» Aucune preuve non plus n'a trait à une colli­sion possible avec un autre sous-marin ou avec un navire, car «aucun navire américain n'a fait rapport d'une telle collision, et il en va de même pour les navires des autres pays».

Partout dans le rapport, la Marine souligne que le Scorpion avait un équipage expérimenté et sûr de lui, et qu'un tel équipage aurait rapidement réagi dans une situation d'urgence.

«S'il y avait eu une voie d'eau, un équipage aussi expérimenté et aguerri que celui du Scor­pion aurait normalement remédié vivement au problème», dit le rapport.

«Les photographies n'indiquent pas que la perte du submersible résulte de l'explosion d'une de ses propres torpilles», lit-on encore, «mais la cour étudie cette possibilité.»

 

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Passage dans une autre dimension ?

Toujours en 1968, le Times de Londres organise une course en solitaire, sans escale, autour du monde.

Dix hommes partent d'Angleterre dans l'espoir de gagner les 13 500 livres de récompense et la gloire.

Le 31 octobre 1968, Donald Crowhurst, un des dix concurrents, part à bord de son trimaran de 41 pieds, le Teignmouth Electron. Le 23 juin 1969, il envoie un message à sa femme pour lui dire qu'il est encalminé à environ 700 miles au sud-ouest des Açores, à l'entrée nord-est du triangle.

Quinze jours plus tard, à la même position, le navire-poste royal Picardy croise le Teignmouth Electron mais Donald Crowhurst n'est plus à bord.

Pendant les douze jours qui suivent l'étrange découverte, on ne trouve pas moins de quatre autres yachts déserts dans ces mêmes parages de l'Atlantique.

 

Un an plus tard, un homme seul dans son avion, fait une fantastique expérience.

Au cours de l'automne 1969, Ted Jones, à bord de son avion-école T 6 amélioré, puissant mono-moteur biplace à aile basse de la Seconde Guerre mondiale, décolle de Bimini, dans les Bahamas, en direction de Miami : 45 miles à survoler.

Jones met le cap plein ouest. A proximité de la côte de Floride, il rencontre un banc de nuages très étendu. Lorsqu'il en émerge, le pilote cons­tate qu'il n'est pas au-dessus de la Floride comme il le croyait, mais qu'il est revenu à Bimini. Or, il n'a pas modifié son cap.

Jones et son T 6 seraient-ils passés dans une «autre dimension» comme l'affirment certains ufologues ?

 

Une litanie angoissante

Si l'année 1970 ne semble avoir été marquée que par une seule disparition dans les parages, celle du Milton latrides ayant appareillé de La Nouvelle-Orléans à destination de Capetown avec un chargement d'huile végétale et de soude caustique en avril), en revanche l'année suivante présente un palmarès impressionnant.

Le 26 juillet 1971, un avion faisant route de Curaçao vers La Barbade s'évanouit littéralement, dans le triangle des Bermudes.

Le 10 septembre, un chasseur à réaction F 4 Phantom II décolle de la base aérienne de Homestead. On n'aura plus jamais de ses nouvelles.

Le 11 octobre, le Caribe, navire de 338 pieds, disparaît dans la mer des Antilles. On ne retrou­vera ni épave ni survivants.

Neuf jours plus tard, le 21 octobre, un avion-cargo quadrimoteur Super Constellation chargé de quartiers de bœuf congelés, ayant trois hommes à bord, vole au-dessus du Discoverer, navire de recherches océanographiques. L'équipage du bateau voit soudain le Constellation s'abattre en vrille dans la mer.

Pendant la période de Noël, un cabin-cruiser de 53 pieds, l'lxtapa, rentre de Cozumel au Mexique à Marathon, dans les Keys, au sud de la Floride. Il n'y parviendra jamais.

 

Encore une masse étrange au-dessus de l'océan

L'année suivante, de nouveaux incidents, sem­blables à ceux de 1953 et 1966, déconcertent les enquêteurs officiels.

En effet, à la suite d'apparitions inhabituelles dans le ciel, les appareils électriques présentent des défaillances surprenantes.

Un soir de septembre 1972, entre Featherbed Banks et Matheson Hammock, dans Biscayne Bay, en Floride, le barreur du Nightmare, bateau à moteur diesel, remarque que le compas est affecté d'une déviation de 90° par rapport à l'alignement des phares de sa destination, Coconut Grove.

Les lumières de bord baissent d'intensité, puis s'éteignent : il est impossible au bateau de gagner sa destination.

Les passagers aperçoivent tout à coup une grande forme sombre entre le bâtiment et Matheson Hammock, à un mile ou deux à l'ouest. Ils distinguent une «lueur mouvante qui pénètre dans la zone d'ombre, y reste un moment sus­pendue et disparaît».

Après quoi la rosé des vents du compas revient à la normale, la génératrice recharge les batteries et le navire reprend sa route.

Le même scénario se reproduit, six semaines plus tard, cette fois à bord d'un avion.

Le 15 novembre, un bimoteur Beechcraft décolle de Georgetown, île Gréât Exuma, aux Bahamas, avec neuf personnes à bord.

Dix minutes environ après le décollage, alors que l'appareil survole la Langue de l'Océan, au nord-ouest des îles Exumas, tous les instruments alimentés par l'électricité — compas, radio, lumières et même les contrôles hydrauliques — cessent brusquement de fonctionner et toutes les batteries se vident totalement.

Le pilote met alors le cap sur l'île Andros où il atterrit. Le lendemain, l'appareil décolle à nou­veau et parvient à Fort Lauderdale sans incident.

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Le Triangle des Bermudes Part 2 : de 1900 à 1950

Le Triangle des Bermudes Part 2 : de 1900 à 1950 - 2012 - up 09-2015

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Epave du Sapona, échoué dans les années 30, suite à une tempête sur l'îlot Cat Key, au large de Bimini, Bahamas. Encore visible de nos jours.

Suite de la Partie 1

On aurait pu penser qu’avec les progrès techniques, l’endroit allait rejoindre la moyenne mondiale en terme de naufrages ou disparitions, mais il n’en a rien été, au contraire : aussi bien les navires à vapeur que les avions et les sous-marins, malgré leurs moteurs plus puissants et leurs équipements de plus en plus sophistiqués continuent a essuyer de lourdes pertes comme en témoignent les nombreux drames qui se multiplient.

 

L'un des premiers navires qui fit parler de lui au début du 20ième siècle fut le Freya, qui fit notamment l'objet d'un article dans la célèbre revue Nature publié le 25 avril 1907. Ce navire n'est pas en principe rattaché au Triangle des Bermudes puisqu'il a été en fait retrouvé, plus de vingt jours après sa disparition, de l'autre côté, dans le Pacifique, assez loin de la région en question... néanmoins il demeure plusieurs zones d'ombre sur sa trajectoire pour rejoindre le Pacifique, et un évènement survenu à cette même période pourrait laisser penser que le bateau ait été victime d'un séisme suivi d'un petit tsunami l'ayant entraîné au large...

 

Ce que l'on sait : le 3 octobre 1902, un trois-mâts allemand, le Freya, appareille à Manzanilla, petit port situé sur la côte méridionale de Cuba pour se diriger à Punta Arenas au Chili. Dans la mesure où le Canal de Panama n'est pas encore fini à l'époque, il est donc sensé faire le tour de l'Amérique du Sud pour remonter dans le Pacifique sur le Chili. Le problème est qu'il n'est jamais arrivé à destination et sera retrouvé 20 jours après la signalisation de sa disparition (dates inconnues), mais probablement dans le Pacifique si on suit l'article de Nature de 1907 :

" ...Un autre grand tremblement de terre s'est ajouté à ceux qui trahissent depuis peu un accroissement de l'acti­vité sismique et volcanique le long des côtes américaines du Pacifique. Les tremblements du fond marin sont fréquents dans cette région. Les navires en ressentent les contrecoups, même quand ces secousses passent inaperçues sur la côte. Une fois au moins un navire semble avoir fait naufrage à cause d'un phénomène de ce genre. Le cas est remarquable. Le 23 octobre 1902, un petit trois-mâts allemand, le Freya, fut retrouvé, vingt jours après son appareillage, partiellement démâté. Entre-temps, on n'avait eu de nouvelles ni du capitaine, ni de l'équipage. Rien ne pouvait expliquer l'état du navire, mais un petit calendrier, dans la cabine du capitaine, indiquait que la catastrophe avait dû se produire le 4 octobre, peu après que le navire eut gagné le large, comme l'ancre trouvée encore ballante à la proue sem­blerait le démontrer. Les bulletins météorolo­giques montrent que du 3 au 5 octobre, les vents étaient légers. Par ailleurs, de forts tremblements de terre secouèrent la région les 4 et 5 octobre. L'un d'eux causa probablement des avaries au Freya, que l'équipage a dû alors abandonner. " (Nature 25-04-1907).

Vous remarquerez de grosses incohérences sur ce cas : comment, s'il est bien parti de Cuba le 03-10-1902, le Freya aurait-il pu se retrouver dans le Pacifique, victime de séismes survenus les 4 et 5 dans le Pacifique, et retrouvé 20 jours après seulement dans le Pacifique ? Je rappelle : pas de Canal de Panama à l'époque... donc soit le Freya n'est pas parti de Cuba, soit il n'a pas été retrouvé dans le Pacifique mais bien dans l'Atlantique (pas de preuves concrètes là-dessus non plus !)...

 

Vague géante

Un phénomène marque les esprits le 29 août 1916, dans la bordure sud du Triangle, entre Cuba et Porto Rico. Deux navires de combat américain, le cuirassé Memphis et la canonnière Castine mouillent dans le port d'Hispaniola (ancien nom de l'île de Saint-Domingue-partagée entre Haiti et la République Dominicaine). Ce jour-là était ordinaire, avec un beau temps, un beau ciel bleu sans nuages, pas de vent et une mer d'huile. Mais en début d'après-midi, le Capitaine Kenneth Bennet de la Castine et le Capitaine Edward K. Beach, commandant du Memphis s'aperçoivent que leurs bateaux gitent et tanguent anormalement et que cela augmente de minute en minute. Par prudence, ils donnent l'ordre de mettre les chaudières sous pression et de prendre le large, mais les mouvements désordonnés des navires retardent les manoeuvres : les hommes d'équipage, ballotés d'une paroi à l'autre, ont du mal a effectuer convenablement leur tâche.

D'après les observations météorologiques de la journée, la mer est toujours calme... mais tout à coup, sans que rien ne laisse présager un phénomène si violent, des vagues gigantesques, comme "des murailles liquides", s'approchent à toute vitesse de la rade et déferlent sur les navires.

La Castine réussit à lever l'ancre à temps et à gagner la haute mer, mais la canonnière y rencontre autant de problèmes qu'à proximité du rivage. Là, les vagues ne déferlent plus mais, hautes et raides, elles sub­mergent tout : des marins passent par-dessus bord et la Castine subit des dommages matériels énormes.

Pendant ce temps, un drame se joue à bord du Memphis. Le cuirassé, ses chaudières détériorées en panne, ne peut quitter la rade. Les mécaniciens sont ébouillantés par les jets de vapeurs qui s'échappent des tuyaux brisés dans la salle des machines, ou précipités dans les chaudières et brûlés vifs. Des objets tombent de partout et il est impossible d'organiser une mise à la mer de chaloupes. Soudain, l'ancre est arrachée et le bateau est précipité sur les récifs pendant qu'à terre, des secours s'organisent pour tenter de sauver l'équipage. Un peu avant 17 heures, le gros cuirassé s'échoue sur le fond de corail, à trente mètres des rochers, les sauveteurs se précipitent et réussissent à évacuer l'équipage, morts, blessés et survivants juste à temps avant qu'une dernière vague monstrueuse fracasse le Memphis sur les rochers. Ce dernier n'est plus qu'une épave à la dérive.

Les océanologues s'interrogent encore sur l'ori­gine et la nature de ces vagues géantes qui cau­sèrent la perte d'un des plus grands navires de guerre de l'époque, orgueil de la flotte améri­caine. Probablement des grandes lames de fond consécutives à un séisme sous-marin, non détecté à l'époque. Mais, après ce dramatique nau­frage, le vaisseau devient le théâtre d'événements étranges.

Lorsque la mer se calme, quelques mem­bres de l'équipage se rendent à bord pour récupérer des vivres et du matériel, du moins ce qu'il en reste.

Dans un entrepont inférieur, s'élèvent soudain des gémissements difficiles à localiser et qui semblent provenir de multiples côtés à la fois. Les matelots se regardent, apeurés, mais concluent vite, avec soulagement, que ce ne sont que les craquements du navire ballotté par les flots.

Ils continuent leurs investigations et pénètrent alors dans un autre compartiment où une ombre insolite les attend. Ils avancent, la lampe braquée en avant, et se trouvent face à un spectre au visage morne et gris qui les regarde un instant avant de faire demi-tour.

Terrorisés, les hommes du Memphis s'enfuient à toutes jambes. Lorsqu'ils racontent leur étrange aventure, leurs camarades, incrédules, se mo­quent d'eux. Pourtant, deux autres spectres seront «rencontrés» par d'autres matelots. L'un de ceux-ci précisera même que « les fantômes res­semblaient à Teschak et Dugan, morts pendant la catastrophe».

 

Worley, le capitaine fou du «Cyclops»

Peu de temps avant la fin de la Première Guerre mondiale, la marine américaine perd un autre grand navire, le ravitailleur Cyclops.

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En janvier 1918, le Cyclops quitte Norfolk avec une cargaison de charbon, du courrier et du ravi­taillement pour la flotte de guerre américaine mouillée au large de la côte orientale de l'Amé­rique du Sud. Le navire est commandé par le capitaine de frégate George W. Worley.

D'après différents témoignages de marins, le capitaine Worley ne paraît pas jouir d'un excellent équilibre : il arpente le pont de son navire «le cigare au coin de la bouche, couvert de ses seuls sous-vêtements, et coiffé de son chapeau melon ».

Pendant la traversée, raconte Conrad Nervig, un enseigne de vaisseau qui a quitté le Cyclops peu de temps avant le naufrage, « il arriva des quantités de choses insolites sur la route de l'Amérique du Sud: d'abord, en quittant les chantiers navals de Norfolk, le Cyclops faillit entrer en collision avec le Survey qui partait à la chasse aux sous-marins en Méditerranée; la sou­pape de sécurité d'une chaudière sauta...; puis le navire dépassa le port de Rio (...) Puis il y eut le pauvre matelot noyé après avoir été assommé par une des hélices (...) »

Le 28 janvier, le Cyclops atteint Rio où Worley, selon les ordres reçus, fait monter à bord cinq condamnés à mort qu'il doit rapatrier. Puis il fait décharger le ravitaillement apporté à la flotte américaine.

Une semaine plus tard, le 3 février, le capitaine Worley fait charger une nouvelle cargaison (onze mille tonnes de manganèse) et remonte jusqu'à Bahia qu'il atteint le 21 février.

Le lendemain, le Cyclops prend le chemin du retour, à destination de Norfolk.

 

Mystérieuse escale à l'île de la Barbade

Malgré l'ordre de rallier Norfolk directement, le Cyclops, pour des raisons inconnues, fait escale à la Barbade, l'île la plus orientale des Antilles. Le 3 mars, il parvient à Bridgetown, située à l'ex­trémité occidentale de l'île, mais le petit port ne peut recevoir un navire de ce tonnage et Worley fait jeter l'ancre à un mille au large.

Le consul des Etats-Unis à la Barbade, Brockholst Livingston, se rend à bord du ravitailleur où le capitaine lui demande de l'argent, du charbon et du ravitaillement pour pouvoir gagner ... les Bermudes.

Le lendemain, le Cyclops met cap au sud et pénètre dans le triangle des Bermudes. Le 5 mars, le paquebot britannique Vestris, de la Lampert and Holt Unes, entre en contact radio avec le Cyclops qui semble poursuivre sa route dans d'excellentes conditions.

C'est la dernière fois que l'on entend parler du Cyclops qui disparaîtra avec 309 personnes à son bord.

 

La marine est fort inquiète

Le retard du plus grand ravitailleur de l'U.S. Navy n'est signalé officiellement que six semai­nes plus tard par le ministère de la Marine qui déclare:

« On ne trouve aucune raison satisfaisante pour expliquer le retard du Cyclops, puisque le navire n'a pas communiqué par radio et n'a laissé aucune trace depuis qu'il a quitté le port des Indes occidentales. Le temps, dans la région, n'a pas été mauvais et n'aurait guère pu créer de difficultés au Cyclops. Un sous-marin ou quelque autre assaillant pourrait l'avoir coulé, mais aucun rapport n'indique une présence ennemie dans la région...

» On a appris qu'un des deux moteurs du Cyclops avait eu une avarie et que le vaisseau naviguait à vitesse réduite à l'aide du second, adapté à cette fin. Mais même si ses moteurs avaient été complètement hors d'usage, on pouvait tout de même utiliser la radio.

» Les recherches se poursuivent mais la Marine 

se déclare fort inquiète pour la sécurité de ce navire.»

Selon les ordres du ministère, des instructions sont données à tous les bâtiments de ratisser le secteur fatidique, comme l'atteste cet article du Virginian Pilot en date du 16 avril 1918:

«Washington, 15 avril... Les autorités se refusent à croire que le grand ravitailleur de 19.000 tonnes et les 309 personnes à son bord pourraient avoir disparu sans laisser un seul vestige. Elles ont par conséquent donné l'ordre à tous les navires partis à sa recherche de passer au peigne fin la route du Cyclops et de visiter chacune des nombreuses îles qui parsèment cette région de l'océan.

» Les autorités de la Marine avouent franche­ment qu'aucune des hypothèses avancées jus­qu'ici pour expliquer la disparition du Cyclops... ne résiste à l'analyse. Une explosion qui se serait produite à l'intérieur du navire aurait pu détruire en un instant ses sources de pouvoir moteur et de T.S.F., mais il y aurait eu des épaves flottant encore pour marquer le lieu du naufrage.

» Un ouragan soudain, chose peu rare dans ces parages, aurait désemparé et englouti le navire, mais là encore, fait-on remarquer, la catastrophe aurait laissé quelques vestiges.»

 

Le capitaine Worley a-t-il trahi les U.S.A.?

Après bien des efforts, les recherches sont abandonnées dans le courant du mois de mai.

Le service de renseignement de la Marine retient plusieurs hypothèses. En premier lieu, l'équipage mutiné se serait rendu maître du navire qu'il aurait emmené loin des routes com­merciales. Oh envisage ensuite la possibilité de trahisons, d'une part du capitaine Worley, d'ori­gine allemande, qui aurait livré son bâtiment à l'ennemi, d'autre part d'un passager, le consul général des U.S.A. à Rio de Janeiro, connu pour ses sympathies envers l'Allemagne. Le Cyclops aurait peut-être été torpillé et sa cargaison, très inflammable, aurait explosé. Enfin, dernière hypothèse, le Cyclops aurait sombré à la suite de tensions provoquées par le tangage.

L'étonnant télégramme, adressé par le consul américain à la Barbade, Livingston, au départe­ment d'Etat américain, n'apporte pas d'éclair­cissement au mystère de la disparition du ravitail­leur.

En voici le texte :

«Secrétaire d'Etat

Washington 17 avril, 14 heures.

«Référence message confidentiel du départe­ment daté du 15, commandant Cyclops déclarait avoir besoin 600 tonnes charbon pour atteindre Bermudes. Moteurs très mauvais état. Fonds insuffisants et demanda paiement par moi, pro­cédure inhabituelle. Ai appris qu'il a chargé ici une tonne de viande fraîche, une tonne de farine, plusieurs tonnes de légumes, le tout payé 775 dol­lars. Ai appris de différentes sources ce qui suit. Il avait assez de charbon, de qualité paraît-il infé­rieure; il en a pris probablement plus de 1500 ton­nes. Le commandant est appelé par beaucoup le «damné Hollandais», apparemment mal vu par les autres officiers. Rumeurs de troubles pendant le voyage jusqu'ici ; des hommes arrêtés, un autre exécuté; également complot de prisonniers. Consul général des Etats-Unis Gottschalk parmi les passagers. 231 hommes d'équipage plus offi­ciers et passagers. Ci-joint noms des membres de l'équipage, liste passagers et officiers incomplète. 

Nombreux noms germaniques. Nombreux mes­sages télégraphiques ou sans fil adressés au commandant ou au navire, arrivés ici au port. Tous les télégrammes pour la Barbade transmis au bureau principal Saint Thomas. Suggère les examiner de près. Sans avoir aucune preuve for­melle, crains pire que naufrage, bien que peut-être influencé par antipathie instinctive pour le commandant.

Livingston, consul.»

La réception de ce message ne fait que rendre l'affaire plus obscure pour le ministère de la Marine. Cette disparition du Cyclops ne sera jamais éclaircie et reste l'une des énigmes les plus déconcertantes des annales maritimes.

 

Le cimetière des marins

Trois ans environ après, le triangle des Bermudes défraie à nouveau la chronique avec l'affaire du Carroll A. Deering.

Le 31 janvier 1921, par un matin froid et gris, cette goélette à cinq mâts est retrouvée échouée sur les Diamond Shoals, à 90 miles du cap Fear, au large de la Caroline du Nord, face aux Bermudes. A part deux chats épargnés par l'océan en furie qui avait balayé le pont, le navire était complète­ment désert.

La presse ne tarde pas à s'emparer de l'affaire. Le 5 février, un correspondant dépêché sur les lieux par son journal, le Virginian Pilot, livre aux lecteurs les premiers éléments de son enquête.

« On a appris de façon sûre que la goélette aban­donnée toutes voiles dehors... est le Carroll A. Deering... On a pu monter à bord... et, après une inspection rapide, on s'est rendu compte que le navire était irrécupérable. L'action incessante des vagues avait déchiré ses coutures et la désinté­gration par l'eau avait affaibli sa cale au point qu'on ne saurait songer à la réparer...

» A son départ pour l'Amérique du Sud, en sep­tembre dernier, il était sous les ordres du capitaine Merritt, l'un de ses propriétaires, l'autre étant G.G. Deering, qui avait baptisé le navire du nom de son fils. Après quelques jours, Merritt tomba malade et dut revenir...

» Le capitaine Wormwell, un vieux loup de mer de 66 ans, qui avait pris sa retraite trois ans auparavant, le remplaça. Il fit l'aller avec succès et, au retour, il se rendit jusqu'aux Diamond Shoals, autant que l'on puisse voir, où il fit naufrage. Comment le navire a-t-il pu être abandonné, toutes voiles hissées et sans être apparemment endommagé, c'est encore un mystère. On n'a pas de nouvelles du capitaine Wormwell ni d'aucun autre membre de l'équipage.

» Certains ont cru à une mutinerie, mais cette conjecture ne tient pour ainsi dire pas. Les hauts-fonds de cet endroit sont connus depuis long­temps comme «le cimetière des marins». Quel­ques-uns pensent qu'un terrible vent s'est levé quand le Deering passait au large et que l'équi­page, connaissant par tradition sa dangereuse situation, aurait été pris de panique et aurait tenté de gagner le rivage dans les canots. De deux choses l'une, en ce cas : la tempête qui, on le sait, avait cours, aurait fait chavirer les canots ou bien un autre navire aurait pris les naufragés à bord.»

 

Un mystérieux message dans une bouteille

Durant tout le mois de février 1921, les autorités maritimes américaines mènent une enquête serrée pour découvrir les raisons de ce drame. Des recherches sont entreprises au large de la Caroline du Nord pour retrouver les marins disparus. Mais là, nulle trace: le triangle maudit semble avoir englouti tout l'équipage.

Les choses en restent là, quand brusquement l'affaire rebondit en juin 1921, quelques mois après la tragique découverte du Carroll A. Deering.

Dans un article retentissant publié en première page du New York Times, le 21 juin 1921, le grand quotidien américain évoque le drame du Deering et se demande s'il ne doit pas être relié à certaines autres disparitions. Sans formuler une accusation précise et directe contre l'Union soviétique, le New York Times laisse cependant entendre que les pirates sont peut-être des «sympathisants soviétiques».

Voici le texte de cet important article:

«L'équipage du navire américain a disparu et des preuves apparemment concluantes démon­trent que ces hommes ont été faits prisonniers par un autre vaisseau, puis amenés on ne sait où, si toutefois on ne les a pas assassinés.

»Un deuxième navire américain est depuis longtemps en retard et l'on est sans nouvelles de deux autres bateaux américains dans des circons­tances qui donnent à penser que leur disparition est liée de quelque façon à la capture de l'équi­page du premier navire mentionné ci-haut.

»Le gouvernement des Etats-Unis a entrepris d'éclaircir ces mystères qui, de l'avis des auto­rités, indiquent une recrudescence de la pira­terie d'antan au large de la côte de l'Atlantique ou bien donnent lieu de croire que ces navires auraient été capturés pour le bénéfice de la Russie soviétique.

»Les autorités accordent qu'il n'est pas facile, de nos jours, de croire à des actes de piraterie perpétrés dans les eaux territoriales des Etats-Unis ou à proximité, mais les indices sont tels qu'on ne peut faire autrement que de soupçonner pareille chose.

»Le département d'Etat... le département du Trésor, par le truchement de la Garde côtière... la Marine... le département du Commerce... (et) le département de la Justice... travaillent sur ces affaires en se basant sur l'hypothèse d'une rela­tion entre ces mystérieux incidents.

»ll y a plusieurs mois, la goélette à cinq mâts Carroll A. Deering de Portland, Maine, a été trou­vée abandonnée aux Diamond Shoals, Caroline du Nord, toutes voiles hissées et déserte... Tout indiquait qu'on l'avait abandonnée en hâte et sans motif imaginable, car le navire était en bon état et avait des réserves de nourriture. Un repas allait même être servi. Cependant, ses canots avaient disparu.»

Et voici que, un peu plus tard, une bouteille roula jusqu'à la rive. Elle contenait un message... qui se lisait comme suit:

«Un navire-citerne ou un sous-marin fonction­nant au mazout nous a abordés et a mis notre équipage aux fers. Avertissez le siège social de la compagnie tout de suite».

«Le Deering avait un équipage de douze hommes, y compris le capitaine. On n'en a pas retrouvé trace... On a comparé l'écriture du mes­sage avec celle de l'officier de bord et les experts en calligraphie s'accordent à dire que la note est bien de lui.

»Le steamer d'acier Hewitt, de Portland, Maine,... manque également à l'appel. Il était peut-être au large des Diamond Shoals vers le temps où le Deering s'est échoué, et les auto­rités sont d'avis qu'il navigue encore et qu'il est intact.

»Un  porte-parole du département du Commerce a déclaré aujourd'hui que deux autres steamers américains ont disparu dans des cir­constances qui, selon les autorités... indiquent qu'ils n'ont pas sombré. Les milieux officiels, on l'admet ouvertement, soupçonnent que ces na­vires ont été victimes soit de pirates, soit de sym­pathisants soviétiques. On n'a pu s'assurer des noms de ces navires et les autorités sont restées très vagues sur les détails de ces disparitions.»

 

Pirates soviétiques ou mauvais temps?

Deux jours après la publication de cet article, les services de la police new-yorkaise semblent confirmer la thèse d'une action soviétique et révè­lent qu'effectivement des ouvriers russes des Etats-Unis et du Canada ont, un an auparavant, résolu que certains de leurs membres s'embau­cheraient à bord de steamers, se mutineraient, puis dirigeraient ces bâtiments vers des ports soviétiques.

Mais cette hypothèse, qui concorde avec certai­nes pratiques soviétiques, à l'époque et plus tard, ne tarde pas à faire long feu. Il semble bien que seul le mauvais temps ait provoqué cet effroyable drame ; c'est du moins ce qu'affirment les respon­sables du bureau météorologique américain.

«Les autorités du bureau météorologique ont exprimé ce soir l'hypothèse qu'une partie des quelque douze navires réputés disparus mysté­rieusement dans l'Atlantique Nord auraient trou­vé leur perte au cours des tempêtes particulièrement violentes qui se sont abattues sur la région dans les premières semaines de février 1921.

» Des relevés montrent qu'une tempête, durant laquelle les vents ont atteint une vitesse de 90 miles à l'heure, a balayé des routes de l'Atlantique Nord vers le 6 février sur une distance 1000 miles. Cette tempête a duré trois jours. De nou­veau, le 15, une tempête s'est élevée au milieu de l'océan et a fait rage pendant 72 heures.

» La disparition de l'équipage entier de la goé­lette Carroll A. Deering..., s'explique peut-être par le fait que, ayant tenté de s'échapper dans les canots, il aurait ainsi couru à sa perte...

»Un certain nombre de navires... ont subi les tempêtes de février et ont pu gagner les ports, mais non sans avaries.»

 

«Danger comme un poignard»

Quatre ans après l'affaire du Deering, une nouvelle tragédie «bermudienne» frappe cette fois un navire japonais, le Raifuku Maru.

Selon Charles Hocking, auteur du Dictionary of disasters at Sea (1) (Le Dictionnaire des drames de la mer), le «vaisseau japonais Raifuku Maru quitta Boston le 18 avril 1925, à destination de Ham­bourg, avec une cargaison de blé. Peu après, il dut faire face à une très grosse mer et, le lendemain matin, il était en détresse. Il lança un S.O.S. qui fut capté par le Homeric, paquebot de 34 356 tonnes, sous les ordres du capitaine Roberts, à 70 miles de là. Ensuite, il y eut un autre message, qui disait que tous les canots de sauvetage étaient en mor­ceaux. Enfin, un dernier message disait: «Som­mes maintenant en grand danger. Venez vite.»

«Le Homeric capta ce message juste avant d'apercevoir l'épave. Le paquebot fonçait vers l'endroit indiqué à travers une mer houleuse, à une vitesse de 20 nœuds. L'endroit est à 41° 43' de latitude nord et 61° 39' de longitude ouest, soit à 400 miles à l'est de Boston et 700 miles directe­ment au nord des Bermudes [sur la frange nord du triangle]. Il trouva le cargo incliné à 30 degrés et passablement désemparé. Il approcha aussi près que possible de celui-ci dans l'espoir de recueillir les survivants, mais les 48 membres de l'équipage s'étaient tous noyés, car la mer était démontée.»

Les enquêteurs chargés de l'affaire n'ont pas manqué d'être extrêmement intrigués par le texte du premier message adressé par le navire japo­nais: «Danger comme un poignard (...) Nous ne pouvons échapper

Bien des années après la catastrophe, les auteurs qui se sont penchés sur le naufrage du Raifuku Maru ont envisagé deux hypothèses: les uns affirment que le vaisseau a été enlevé par des O.V.N.I., tandis que d'autres pensent simplement qu'un cyclone l'aurait envoyé par le fond.

La première hypothèse paraît, il faut le recon­naître, quelque peu invraisemblable.

Les engins extra-terrestres sont généralement décrits, on l'a vu, sous forme de soucoupes, de dômes, de cigares mais jamais de poignard ! Ce­pendant, les partisans de cette théorie soutien­nent que les messages du Raifuku Maru laissent entendre que l'équipage a été frappé de stupeur: « Danger comme un poignard... Nous ne pouvons échapper... Venez vite!» Cela ne rappelle-t-il pas, disent les défenseurs de cette hypothèse, l'im­pression de paralysie, d'hébétude, de terreur res­sentie par les nombreux témoins qui ont vu des O.V.N.I.?

 

L'appel au secours d'un homme effrayé

La deuxième hypothèse, bien que plus vrai­semblable, se heurte, elle aussi, à quelques difficultés.

Si les météorologistes ne s'accordent pas sur la capacité de destruction d'un cyclone, tous admet­tent cependant qu'une tornade en mer peut oc­casionner bien des dégâts et entraîner parfois de véritables catastrophes. Mais qu'est devenue l'épave du cargo japonais? A-t-elle été complète­ment pulvérisée?

Et comment expliquer le message du Raifuku Marul ? Certains suggèrent que l'équipage japo­nais, n'ayant jamais essuyé de tornade, a été frappé par sa ressemblance avec un coup de poignard. C'est peu plausible car tout marin est capable de décrire en termes simples et précis un cyclone, une tornade, une tempête, un raz de marée, ou n'importe quel phénomène physique naturel. (YH : les japonais connaissent très bien le même phénomène appelé typhon chez eux...)

On peut donc supposer que le radio s'est trouvé face à quelque chose d'anormal, qu'aucun terme technique ne pouvait décrire. Mais qu'a-t-il ren­contré? Qu'a-t-il vu? Qu'a-t-il ressenti? Son mes­sage est l'appel au secours d'un homme effrayé, mais par quoi? L'énigme reste entière...

YH : Pour régler les problèmes d'assurances, les enquêteurs ont conclu, sans autre preuve que leurs déductions, que le message était à l'origine " Now very danger. Come Quick ! (Danger imminent. Venez vite !) " mais que des interférences éléctriques auraient fait croire à " « Danger poignard. Venez vite ! »...

 

(1) Ce dictionnaire a été établi à partir des archives de la Lloyd's, la célèbre compagnie d'assurances londonienne qui en dirigea la publication.

 

La liste des cargos, des bateaux de pêche ou de plaisance, des steamers disparus dans le triangle des Bermudes ne fait que s'allonger avec le temps qui passe.

Souvent ces bateaux s'évanouissent en mer, sans le moindre indice, la moindre épave, comme  l'Esperanza de Larrinaga, un bâtiment britanni­que; le Monte San Michèle, un navire italien; le Cabello, un bateau brésilien; l'Ottawa, un tanker anglais; le Streisund, le Florino et le Svartskog, tous trois battant pavillon norvégien.

 

Citons encore le Copotaxi, parti de Charleston pour La Havane le 29 novembre 1925 avec une cargaison de charbon. Il ne parviendra jamais à destination et toutes les recherches entreprises pour le retrouver demeureront vaines.

L'année suivante, le 13 mars 1926, le cargo Suduffco quitte Port Newark, dans le New-Jersey, à destination de Los Angeles. Il passera donc dans le triangle des Bermudes. A son bord, un équi­page de 29 hommes et une cargaison diversifiée de 4000 tonnes dont un gros chargement de tuyaux d'acier. Le cargo sera attendu en vain à Los Angeles et personne n'entendra plus jamais parler de lui. Le 08 avril 1926, un dirigeant de la société Transmarine corporation, propriétaire du bâtiment, affirme que le Suduffco a été «comme avalé par un gigantesque monstre marin». Et il ajoute : «Tout ce qu'on sait, c'est qu'il a disparu au sud du New Jersey, dans le triangle des Ber­mudes».

 

Drame à Islamorada

La terrible malédiction qui semble régner dans ce triangle ne s'exerce pas seulement sur les ba­teaux : les îles qui s'y trouvent ne sont pas épargnées.

Le 5 septembre 1935, la petite île de Islamorada, qui fait partie de l'archipel des Keys prolongeant au sud la Floride, est le théâtre d'un drame affreux.

Pour les habitants de l'île, rassemblés dans les cafés autour de la gare, c'est un jour de fête.

Karl Sudor, un des rares pêcheurs à être en mer ce jour-là, remarque vers midi que le vent se lève. Il regagne la terre à grand-peine, car les rafales augmentent de minute en minute, annonçant un terrible ouragan.

Aussitôt, à Miami, les services des chemins de fer organisent l'évacuation des insulaires mena­cés. Un train de secours, appelé « le chemin de fer de la mer», est envoyé à travers les vingt-neuf îles reliées entre elles par des ponts ou des viaducs en pierre.

A Islamorada, la tempête est à son paroxysme et les mille habitants de l'île, massés sur les quais de la gare, se cramponnent aux rails ou s'accrochent aux poteaux télégraphiques, pour ne pas être emportés. Des dizaines de mal­heureux sont décapités à l'arrivée du train; affolés, les survivants se ruent dans les wa­gons; à ce moment une vague monstrueuse, venue de la mer déchaînée, balaie tout sur son passage.

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