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Le Triangle des Bermudes part 1 : des origines au 19ème siècle

Le Triangle des Bermudes part 1 : des origines au 19ème siècle

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Il s'agit d'une zone maritime dont les pointes seraient au sud à Porto Rico, à l'Ouest aux Bahamas et Floride et au nord sur les Bermudes, et incluant une partie de la mer des Sargasses.

C'est précisément à cet endroit qu'est recensé le plus fort pourcentage de pertes inexpliquées de navires et d'avions, aussi bien par les compagnies d'assurance que par les autorités. Il semble aussi que des manifestations paranormales soient également liées depuis des siècles à l'endroit...

Des apparitions surnaturelles, des légendes tenaces font que beaucoup croient aux pouvoirs maléfiques du triangle, comme auparavant puisque la mer des Sargasses était surnommée "la mer des bateaux perdus", le "cimetière des bateaux perdus" ou encore "la mer de la peur"... de nombreuses légendes de marins parlent d'une vaste nécropole maritime où s'entremêlent les carcasses de cargos à vapeur, de yachts, de voiliers, baleiniers, paquebots, navires pirates et galions espagnols remplis d'or. Selon certains, on y trouverait même des carcasses de drakkars Vikings, des galères arabes, des trirèmes romaines, des bateaux phéniciens et peut-être même les grands navires de l'Atlantide !

 

Mais tout d'abord, cette nouvelle toute fraiche du 28 mars 2012Wikistrike annonçait Deux pyramides de verre géantes immergées découvertes dans le Triangle des Bermudes 
Ces structures étranges pyramides sous-marines à une profondeur de deux mille mètres ont été identifiées à l'aide d'un sonar selon l'océanographe Dr. Meyer Verlag. Des études d'autres structures comme Yonaguni trouvées dans les temps modernes au Japon ont permis aux scientifiques de déterminer que les deux pyramides géantes, ressemblant à du verre épais, seraient plus grandes que la pyramide de Kheops en Egypte. 

Récemment, des scientifiques américains et français ainsi que d'autres pays menant des études dans les zones du fond marin du Triangle des Bermudes, prétendent avoir trouvé une pyramide debout sur le fond marin jusque là inconnue. La longueur de la base de cette pyramide atteindrait 300 mètres et 200 mètres de hauteur, la distance de la pointe de la pyramide se trouve à environ 100 mètres en-dessous du niveau des mers. Les résultats préliminaires montrent que cette structure serait faite de verre ou un verre de type cristal car il est entièrement lisse et partiellement translucide. 

 

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Le sommet de la pyramide présenterait deux trous de grande envergure, de l'eau de mer s'y déplace  à grande vitesse à travers le deuxième trou. Les vagues s'y engouffrant roulent en formant un vortex géant entraînant un afflux massif des vagues et de brume à la surface de la merCette découverte interroge les scientifiques si elle peut avoir un effet sur les bateaux de passage et d'avions disparus dans cette zone.

Dans sa conférence de presse dans les Bahamas, le scientifique a donné un rapport avec les coordonnées exactes des pyramides, ainsi que des cartes et… une photo ! (ci-dessus). De plus, l'océanographe a déclaré que la technologie est inconnue de la science moderne...

Traduit de BeforeItsNews   Tout le monde est évidemment dans l'attente des analyses des documents remis...

 

18-05-1991-pyramids.jpgjournal du 18-05-1991 mentionnant la même chose... 

MAJ = c'est très certainement un fake dans la mesure où cette annonce d'un Verlag Meyer inconnu date du 18-05-1991 ! voir ce lien :

http://weeklyworldnews.com/archive/ chercher le journal du 18-05-1991...  

 

carte-triangle.jpg Les différentes versions du Triangle suivant les auteurs...

 

Christophe Colomb, le 1er au triangle

Le premier navigateur connu à s'être engagé dans ces parages dangereux, Christophe Colomb va donner naissance, bien involontairement, au mythe du triangle des Bermudes et de la mer des Sargasses.

S'embarquant à la fin du XVesiècle pour découvrir les terres de l'ouest, l'aventurier ne sait que bien peu de choses de cette partie du globe. Il ne sait probablement pas que la mer des Sargasses, qui appartient à l'Atlantique Nord, s'étend du tren­tième au soixante-dixième degré de longitude ouest et du vingtième au trente-cinquième degré de latitude nord, ce qui représente presque la superficie des U.S.A.

La mer des Sargasses doit son nom aux algues qui la recouvrent sur une bonne épaisseur1, ce qui contribue à faire régner une atmosphère de mystère en ces lieux, encore accentuée par l'absence de vent et de nuages.

Au XVe siècle, pour les navires à voile, le manque de vent signifie l'immobilité. Les navires sont bloqués des mois durant, prisonniers de la mer des Sar­gasses : les vivres et l'eau douce finissent par manquer, les marins meurent de faim et de soif, et le bateau pourrit sur place dans son cercueil d'algues. Selon d'autres rumeurs, les tarets2 dévorent la coque et l'équipage périt noyé quand le navire coule.

 

Christophe Colomb a-t-il vu un OVNI ?

Tout commence dans la soirée du 13 septem­bre 1492 quand Christophe Colomb remarque que l'aiguille de son compas dévie de six degrés au nord-ouest par rapport à l'étoile polaire. Surpris par ce phénomène étrange, il surveille l'aiguille pendant plusieurs jours.

Après mûre réflexion, il conclut que l'aiguille du compas peut pointer vers une direction autre que celle de l'étoile polaire. Et il a raison! La science moderne a, en effet, découvert qu'un compas maritime n'indique ni l'étoile polaire, ni le pôle nord, mais le pôle magnétique qui se situe près de l'île du Prince de Galles, à mi-chemin entre la baie d'Hudson et le pôle Nord.

Voici le premier «mystère» éclairci. Mais la suite de son voyage réserve encore des surprises au navigateur. Le 15 septembre 1492, il voit une immense traînée de feu qui crève le ciel et dis­paraît dans l'océan. La description de ce phéno­mène consignée dans le livre de bord concorde parfaitement, selon nos savants actuels, avec celle d'une météorite. Mais les marins du XVe siècle ne connaissaient à priori pas cette notion astronomique (bien que des dizaines de météorites tombent chaque année depuis des siècles...). Et il serait compréhensible que les marins aient cru à un prodige selon les scientifiques...

Dernier fait étrange rapporté par Christophe Colomb : le 11 octobre, il aperçoit une lueur verdâtre qui bouge par intermittence à proximité de la côte orientale des Bahamas. On s'interroge de nos jours sur cette lumière et les hypothèses émises se contredisent. C'est une torche que quelqu'un promène sur le rivage, affirment certains. C'est un banc de poissons lumineux, répondent les autres. C'est un engin spatial extra­terrestre rétorquent les ufologues.

 

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Les Bermudes

 

Des vents insolites, cause de la disparition de l'«Eldorado»

Dix ans plus tard, le triangle des Bermudes fait ses premières victimes.

Le 1er juillet 1502, Collomb sillonnant la mer des Caraïbes s'aperçoit que les vents viennent de l'ouest et non de l'est comme cela serait normal en cette saison. Persuadé que ces vents insolites annoncent une fantastique tempête, il fait immé­diatement prévenir la flotte du gouverneur Bobadilla3 (comprenant l'EIdorado et vingt-six autres bâtiments), qui s'apprête à appareiller pour l'Espagne. Mais Bobadilla rit du sage conseil de Christophe Colomb et parvient à convaincre le commandant de sa flotte que ces vents d'ouest lui feront gagner du temps.

Et c'est le départ. Trois jours plus tard, le 4 juillet 1502, la flotte disparaît, balayée par une formi­dable tempête. On retrouve, par la suite, dix épaves sur les récifs et le long des plages de Porto Rico et d'Hispaniola, mais dix-sept navires, dont l'EIdorado, demeurent introuvables, engloutis dans le triangle des Bermudes.

 

Les îles du Diable

Un siècle plus tard, en juillet 1607, le Sea Venture, bâtiment anglais, part vers les Amé­riques, avec à son bord une partie des premiers Anglais qui s'apprêtent à coloniser le Nouveau-Monde4. En cours de route, il s'échoue sur des récifs appelés alors les «îles du Diable» et situés non loin des Bermudes.

De terribles légendes circulent en effet à propos de ces îles. Habitées, dit-on, par des monstres cruels et de sauvages antropophages, elles ont une réputation sinistre, et les rescapés du Sea Venture sont terrorisés à l'idée de s'y réfugier. Cependant, contraints par les circonstances, ils gagnent la terre ferme par petits groupes, se demandant quels événements horribles les atten­dent durant la nuit. Mais rien ne se passe et, au petit matin, les naufragés partent en reconnais­sance. Stupéfaits, ils constatent que les «îles du Diable» sont, en fait, un paradis terrestre et déci­dent de s'y installer.

Ils envoient alors quelques hommes prévenir les colons de Virginie qu'ils sont sains et saufs. Le premier septembre, sous le commandement du premier maître Harry Ravens, ces hommes mon­tent dans une chaloupe qui prend la mer et... disparaît à jamais...

 

Le pirate sans tête

Au sud de ces «îles du Diable» se trouve l'île Mona, hantée, paraît-il, par les spectres de tous ceux qui y ont trouvé une mort violente.

Occupée successivement par les Indiens, les Espagnols, les pirates, les Français, d'autres pirates, les Allemands, à nouveau les Espagnols, puis les Portoricains, elle a été souvent le théâtre de combats cruels et garde l'empreinte de ces événements tragiques.

Les pêcheurs portoricains racontent que Bar­ber, un pirate, a kidnappé une jeune femme noble, Dofia Gêna et plusieurs jeunes femmes. 

La flotte anglaise parvient à localiser son repaire et, ignorant la présence des jeunes femmes, le bombarde. La baraque des prison­nières, atteinte par les projectiles, s'enflamme et les malheureuses périssent brûlées vives.

Depuis lors, par les nuits de grand vent, on les entend pleurer et gémir.

 

Une autre légende est colportée par les habi­tants de l'île: celle, particulièrement horrible, du pirate sans tête!

Barthélémy le Portugais est un pirate qui, sur ses vieux jours, s'est retiré à l'île Mona. Bien que ses exploits aux dépens des galions espagnols aient pris fin depuis de bien nom­breuses années, une récompense est toujours offerte par l'Espagne à celui qui le capturera, mort ou vif.

Un pauvre pêcheur connaît le secret du Portu­gais. Désirant obtenir la récompense, il se rend à l'île Mona dans l'espoir de tuer le vieux pirate. Mais Barthélémy, méfiant et sachant sa tête mise à prix, évite de se créer des habitudes. Sauf que, tous les matins, il se rend à la même source pour y prendre l'eau dont il a besoin. C'est là que le pêcheur s'embusque. Au moment où Barthélémy se penche vers l'eau, il surgit derrière lui et lui coupe la tête d'un coup de sabre.

Triomphant, il porte son macabre colis aux autorités espagnoles. Mais, après tant d'an­nées, celles-ci ne sont pas tout à fait sûres de reconnaître les traits du vieux loup de mer et demandent à voir le cadavre marqué des cicatrices qui permettront, sans conteste, de l'identifier.

Le pêcheur, décidé coûte que coûte à toucher sa récompense, retourne alors à l'île Mona chercher le corps où il l'a laissé, près de la source. Mais, ô consternation! la dépouille a disparu...

Après des heures de vaines recherches, le malheureux pêcheur va raconter sa mésaventure aux autorités:

-   Pas de récompense sans corps! lui répond-on.

A quelque temps de là, le mauvais temps surprend notre homme en mer avec d'autres pêcheurs et tous se voient contraints par les élé­ments à passer la nuit à l'île Mona.

Au cours de la veillée, le vieux pêcheur raconte à ses compagnons comment il a failli toucher la récompense pour la capture de Barthélémy.

Soudain, un cri atroce résonne : -   Caigo o no caigo ? (Je comprends ou je ne comprends pas?)

Le premier instant de frayeur passé, quelques hommes se précipitent dans la direction d'où est venu le hurlement et s'arrêtent net, pétrifiés d'horreur : le corps du pirate Barthélémy, debout à l'entrée d'une caverne, tient d'une main sa tête et de l'autre son sabre d'abordage.

Et il réapparaît ainsi, terrifiant, chaque fois que la tempête balaie les Bermudes!

 

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Les Bermudes

 

Le fantôme du «Santisimo Barbastro»

La légende du pirate sans tête date, selon certains, du XVIIIe siècle.

C'est précisément à cette époque qu'un bou­canier, Le Golif, vit une bien étrange aventure. Ce pirate a établi sa base à l'île Tortuga, l'île de la Tortue, située au large de la côte nord de Haïti, donc dans le triangle des Bermudes.

Un jour, sans trop de difficultés, il s'empare d'un galion espagnol, le Santisimo Barbastro, dont les gréements, déchirés lors d'une tempête, pendent lamentablement et dont l'équipage, décimé par une épidémie de fièvre jaune, est réduit de plus de moitié.

Le capitaine, Don Alonso de Bruscar, explique à Le Golif qu'une femme est responsable de cet état de choses. Déjà un peu étonné, Le Golif sursaute quand l'Espagnol lui précise que cette femme est... un fantôme!

- Avant d'être placé sous mon commande­ment, raconte Don Alonso, le Santisimo Barbastro était dirigé par un jeune capitaine, Don Francisco de Benalcézar y Morôn, qui fut décapité par un boulet au cours d'un combat contre les Anglais.

» Sa jeune veuve, Dona Irena, donne naissance à un fils qu'elle allaite et qu'elle confie, dès son sevrage, à une amie, puis se donne la mort.

» Comme les autorités religieuses ont refusé d'ensevelir une suicidée en terre chrétienne, depuis lors elle hante le bateau où son époux a été tué et chacune de ses apparitions annonce un événement funeste.

« Après la première «venue» de Dona Irena, continue le capitaine espagnol, quatre marins ont été emportés par une lame. Après la seconde, la fièvre jaune a frappé presque tous les matelots et beaucoup en sont morts. Quand le spectre réap­paraît une troisième fois, une forte tempête se déchaîne et provoque la disparition de plusieurs membres de l'équipage. Enfin, hier, j'ai, moi-même, vu Dona Irena et, aujourd'hui, vous captu­rez mon navire ! »

A la fin du récit de Don Alonso, Le Golif hausse les épaules et se dirige vers l'échelle qui conduit au pont principal.

Brusquement, il voit une jeune femme très belle et très élégante. Le corsaire rebrousse chemin et se précipite auprès de Don Alonso.

- Je viens de la voir sur le pont ! s'exclame-t-il. C'est Dona Irena ! C'est elle, j'en suis sûr!

- Alors, attendez-vous au  pire,  répond  Don Alonso. Un nouveau malheur ne manquera pas de s'abattre bientôt sur le bateau.

Effectivement, le lendemain, Le Golif doit faire évacuer en toute hâte le Santisimo Barbastro qui, sans aucune avarie apparente, sombre dans une mer parfaitement lisse. Impuissant à sauver le bâtiment, Le Golif lui jette un dernier regard et... voit Dona Irena abandonner le navire en perdition et marcher sur l'eau en direction de l'Espagne...

 

Les corsaires de la lune

Au siècle suivant, la disparition de Theodosia Burr, fille du vice-président des U.S.A. Aaron Burr, attire de nouveau l'attention sur le triangle des Bermudes.

Après la mort de son fils, Theodosia part faire un voyage en mer pour tenter d'oublier son chagrin. Elle s'embarque sur le Patriot, com­mandé par le capitaine Overstock.

Le 1er janvier 1813, le Patriot est aperçu, pour la dernière fois, dans la partie nord du triangle des Bermudes.

Les journalistes ne tardent pas à s'emparer de l'affaire. On croit d'abord à un enlèvement. Mais aucune demande de rançon ne parvenant au vice-président des Etats-Unis, on rejette cette hypothèse.

On envisage aussitôt une autre possibilité: pourquoi le Patriot n'aurait-il pas été victime des «corsaires de la lune»?

C'est ainsi que l'on dénomme les naufrageurs, généralement d'anciens pirates, qui attirent la nuit les navires contre les récifs et les pillent.

 

Des robes de soie noire ressemblant à des vêtements de deuil

Le témoignage du Dr William G. Pool semble confirmer cette supposition.

Au cours de l'été 1869, le médecin a soigné Mme Mann qui vit près du cap Nags Head, sur les Outer Banks de Caroline du Nord, et dont le premier mari, Joe Tillett, était un naufrageur. Dans la modeste cabane de la malade, le Dr Pool remarque le portrait d'une jeune femme de vingt-cinq ans aux yeux noisette et aux cheveux bruns, portrait qui lui paraît être celui de Theodosia.

Voici ce que rapporte le médecin:

«Après le traitement, la malade me remercia. Il y avait des mois qu'elle ne s'était sentie aussi bien. Je lui demandai si le portrait était le sien dans sa jeunesse. Elle sourit et m'expliqua qu'elle avait été mariée deux fois, et deux fois veuve. Son premier mari, Joe Tillett, partageait son temps entre les deux métiers de pêcheur et de naufrageur. Comme cadeau de mariage, il lui avait offert divers objets provenant de l'épave d'un navire échoué, parmi lesquels ce portrait. Il ne restait personne à bord, sinon un petit chien marron. Bien qu'il ne portât aucune trace de violences, le bateau paraissait avoir été pillé. Tout ce que la malade se rappelait, c'était que l'événement s'était passé l'hiver, pendant la guerre de 1812. Le portrait était accroché au mur d'une cabine du bateau, où Joe avait également trouvé plusieurs robes de soie noire ressemblant à des vêtements de deuil. Pour autant que Mme Mann s'en souvînt, le bateau était un schooner à la coque noire, qui avait probablement été capturé par des pirates avant de s'échouer.»

Mme Mann étant trop pauvre pour régler les honoraires du médecin, elle lui donne en paie­ment le portrait de la jeune femme que le Dr Pool montre à Mme Drake, parente des Burr. Cette dernière reconnaît formellement Theodosia Burr.

Pour les autorités, l'affaire est classée: le Patriot a été victime de naufrageurs et Theodosia Burr tuée au cours de l'action.

 

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La mer est traître, même pour les vieux marins

Dix ans après l'affaire Theodosia Burr, celle du Patriot, c'est le Grampus, patrouilleur de l'U.S. Navy, commandé par le lieutenant H. Gregory, qui disparaît sans laisser de traces dans le fameux triangle.

La disparition est d'autant plus surprenante et mystérieuse que Gregory est un excellent marin, et même un vieux loup de mer. Il écume la région depuis des lustres et en connaît les moindres écueils. Depuis plus de vingt ans, en effet, il ne cesse de patrouiller avec son bateau dans les Caraïbes et le golfe du Mexique.

En 1822, il capture sept schooners pirates au large de Sugar Key, dans le détroit de Floride. En 1825, il arraisonne un «sloop» pirate recherché depuis un an. En 1830, il arrête la barque Fenix qui se livrait au trafic d'esclaves et sauve ainsi d'une vie de misère plus de trois cents Noirs. En 1836, il soutient les forces terrestres engagées en Floride contre les Indiens Séminoles et débarque un détachement de «marines» dans la baie de Tampa pour défendre les colons. En 1843, après de longs mois passés dans les eaux antillaises, il est rappelé à Charlestown.

Le Grampus prend le chemin du retour. Il croise, le 3 mars 1843, le Madison, au large de Saint Augustine, au nord de la Floride. C'est la dernière fois qu'on le verra : le Grampus disparaît à jamais. On ne retrouvera ni survivant, ni victime, ni épave...

 

Vaisseaux fantômes

Outre les navires qui sombrent corps et biens, le triangle des Bermudes recèle bien d'autres mystères, comme ces vaisseaux fantômes retrou­vés toutes voiles tendues, intacts... mais vides.

 

Tel est le cas du Rosalie.

En 1840, l'équipage et les passagers d'un bâti­ment français de fort tonnage, le Rosalie, retrouvé sur la route maritime de La Havane, semblent s'être volatilisés.

Voici ce que dit le Times à ce sujet:

«Le Times, Londres, 6 novembre 1840.

Navire déserté. Une lettre en provenance de Nassau, dans les Bahamas, et datée du 27 août, raconte ce qui suit: « Quelque chose de singulier est arrivé ces derniers jours. Un de nos petits caboteurs a rencontré un gros navire français, parti de Hambourg à destination de La Havane, et qui était complètement abandonné. La majeure partie de ses voiles était hissée. Le bâtiment ne paraissait nullement endommagé. Sa cargaison, composée de vins, de fruits, de soieries, etc., était d'une très grande valeur et en parfait état. Les papiers du capitaine se trouvaient en sûreté et au bon endroit. Les sondages donnèrent trois pieds d'eau dans la cale, mais on ne trouva aucune voie d'eau. Il n'y avait aucune créature vivante à bord, excepté un chat, quelques vo­lailles, ainsi que plusieurs serins à demi morts de faim. Les cabines des officiers et des passagers étaient meublées avec élégance et tout indiquait qu'on venait juste de les quitter. Dans l'une d'elles, on trouva plusieurs articles de toilette, ainsi qu'une certaine quantité de vêtements fémi­nins, hâtivement laissés de côté, mais il n'y avait pas âme qui vive à bord. Le vaisseau, qu'on avait dû quitter seulement quelques heures aupara­vant, contenait plusieurs ballots de marchandises destinées à des commerçants de La Havane. Ce navire, nommé le Rosalie, est très spacieux et sa construction récente. On n'a eu aucune nouvelle de l'équipage.»

 

Le «Sea-Bird» disparaît sans avoir livré son secret

Dix ans plus tard, en 1850, des pêcheurs d'Easron Beach, près de Newport, Rhode Island, en face des Bermudes, aperçoivent un bateau qui, toutes voiles déployées, pavillons au vent, se dirige, sans dévier sa route, droit vers un banc de sable de la côte. La catastrophe paraît inévitable. Mais le bâtiment s'échoue en douceur et sans aucun dommage.

Les pêcheurs .s'en approchent et constatent qu'il s'agit du Sea-Bird, attendu à Newport... mais au port!

Quelques hommes montent à bord et se regardent, déconcertés : tout est désert, et cepen­dant le café bout sur les fourneaux, le déjeuner est prêt, le livre de bord est à jour et une légère odeur de tabac flotte encore dans le poste d'équipage.

Le seul être vivant qu'ils découvrent, assis tran­quillement sur le pont, est un roquet !

Que s'est-il donc passé? Une mutinerie, tout comme une attaque de pirates, aurait laissé des traces de violence, des cadavres, du sang, des blessés...

Or, rien ne laisse supposer un tel drame sur ce bateau parfaitement en ordre. Dans ces condi­tions, qu'est devenu l'équipage? Comment le navire a-t-il pu mettre le cap sur Newport sans aucune présence humaine à bord?

Pendant quelques jours, le Sea-Bird est laissé sur place, solidement échoué sur son banc de sable. Puis, par une nuit de tempête, il se dégage et reprend la mer pour disparaître à jamais dans le triangle des Bermudes en emportant son secret...

 

L'étrange affaire de la «Mary Céleste»

Vingt-deux ans plus tard, en 1872, éclate l'affaire de la Mary Céleste, qui est certainement l'une des plus grandes énigmes de la mer, celle qui a fait couler le plus d'encre. On a raconté tant d'histoires, avancé tant d'hypothèses sur cette disparition qu'il est pratiquement impossible, aujourd'hui, de faire le partage entre le vrai et le faux.

Le 4 décembre 1872, le navire britannique Dei Gratia croise au nord des Açores un brick américain de cent trois pieds de long, la Mary Céleste.

La course désordonnée de cette dernière sur­prend le commandant Moorehouse qui envoie quelques matelots voir ce qui se passe à bord. La Mary Céleste est abandonnée: le capitaine Briggs, sa femme, sa fille et les huit hommes de l'équi­page ont disparu. Par contre, la table est prête pour le petit déjeuner. Perplexe, le capitaine Moorehouse ramène la Mary Céleste à Gibraltar où une enquête est ouverte.

En premier lieu, les enquêteurs remarquent, de chaque côté du bateau, à cinquante centi­mètres au-dessus du niveau de flottaison, des rainures bizarres.

On pense alors à un abordage, mais cette suggestion est écartée pour deux raisons: les rainures semblent provoquées par un outil à main et, d'autre part, on ne relève a priori aucune trace de violence.

Par la suite, les enquêteurs découvrent un autre indice: sur le pont du navire, de même que sur une épée trouvée à bord, il y a des taches rouge-brun qui ressemblent à des taches de sang. Ces taches sont immédiatement analysées en labo­ratoire. Le très ambigu rapport des examens conclut que «dans l'état actuel de nos connais­sances scientifiques, il n'y a de sang ni dans les taches trouvées sur le pont de la Mary Céleste, ni dans celles trouvées sur la lame de l'épée».

L'enquête piétine. Le gouvernement américain prend position sur ce qui est devenu l'affaire numéro un du pays. Le secrétaire au Trésor, William A. Richard, affirme dans une lettre ouverte publiée en première page du New York Times, le 25 mars 1873 :

«Les circonstances de l'affaire sont très sus­pectes et donnent à penser que le maître du navire, sa femme et son enfant, et peut-être le second, auraient été assassinés par l'équipage, rendu furieux sous l'effet de l'ivresse et qui aurait évidemment eu accès à l'alcool faisant partie de la cargaison.

»0n croit que l'équipage abandonna le bâti­ment entre le 25 novembre et le 5 décembre et qu'il périt en mer, à moins que, chose plus pro­bable, il se soit échappé à bord de quelque vaisseau en route pour l'Amérique du Nord ou du Sud, ou encore pour les îles des Indes occi­dentales.»

 

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Conan Doyle au secours des enquêteurs

En désespoir de cause, on fait appel au roman­cier Conan Doyle, le futur père de Sherlock Holmes, qui propose une solution.

Selon lui, le cuisinier, pris de folie soudaine, a empoisonné d'abord le capitaine Briggs, puis Mme et Melle Briggs et enfin, un à un, les membres de l'équipage, avant de se jeter à la mer.

L'hypothèse de Conan Doyle ne résiste pas à l'analyse : d'une part les marins se seraient méfiés après les premiers décès et d'autre part l'hypo­thèse n'explique ni la présence des rainures ni celle des taches.

Que s'est-il donc réellement passé à bord de la Mary Ce/este ? Après des investigations longues et ardues, les enquêteurs présentent enfin leurs conclusions. D'après eux, les membres de l'équi­page, devenus déments à la suite d'une intoxi­cation alimentaire, auraient assassiné le capitaine et sa famille avant de se jeter à l'eau. Mais là encore, comment expliquer les taches et la rainure?

 

Les curieuses révélations d'un médium américain

Un siècle plus tard, l'énigme de la Mary Ce/este exerce toujours une étrange fascination non seulement sur ceux que passionnent les drames de la mer, mais aussi sur les hermétistes et ésotéristes en tous genres.

Une association américaine de spirites et de voyants organisera, en 1969, à San Diego, en Californie, une séance au cours de laquelle un médium fait de curieuses révélations sur la fin tragique de la Mary Ce/este.

Voici, rapportée par la revue Point de Vue-Images du Monde (n° 1076) la déclaration faite par ce médium en état de transe:

«Je suis Mme Briggs, la femme du capitaine de la Mary Ce/este. Chaque jour, à bord, pour rompre la monotonie du voyage, je jouais du piano. Quand le brick eut dépassé les Açores, des phénomènes étranges commencèrent à se pro­duire; chaque fois que je jouais, une musique lointaine semblait répondre à la mienne.

»Cela venait de la mer, comme s'il existait un écho marin, comparable à celui qu'on entend parfois en montagne. Tout l'équipage l'entendit et se mit à scruter les flots avec une crainte visible. Certains hommes, pris de panique, me deman­dèrent de ne plus jouer.

»ll y eut même un début de mutinerie, que mon mari calma péniblement. Il avait beaucoup lu et pensait que notre zone de navigation devait être celle de l'ancienne Atlantide.

»Un jour, en scrutant les fonds, il vit s'animer une sorte de prairie flottante, recouverte de végé­taux ne semblant pas être des algues. Une autre fois, surexcité, il m'emmena sur le pont pour me montrer ce qui ressemblait à des ruines de maisons, à des colonnades brisées, en marbre. Je crus évidemment à un mirage.

«Dans la nuit qui suivit, des chocs insolites ébranlèrent la coque. L'aube se levait à peine que notre homme de vigie hurlait, tandis que le bateau s'immobilisait. Il était échoué sur une terre inconnue.

» Mon mari cria : «Voyez, c'est l'Atlantide mira­culeusement remontée des eaux!»

»Dans un élan d'exaltation, nous avons tous quitté le bord.

»La végétation était extraordinaire. Nous allions à la découverte en chantant et, tout à coup, alors que nous arrivions à proximité de ce qui semblait être un temple en ruine, le sol se déroba sous nos pieds, par un mouvement géologique inverse de celui qui avait fait surgir la terre de l'eau.

»La Mary Céleste, libérée, poursuivit aussitôt sa route, seule, vide. Nous avons tous péri dans la catastrophe.»

 

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Angoisse pour l'«Atalanta»

Huit ans après ces événements, en 1880, le maléfique triangle des Bermudes fait de nouvelles victimes.

En janvier, le vaisseau de la Royal Navy Atalanta appareille des Bermudes à destination de l'Angle­terre avec deux cent quatre-vingt-dix officiers et cadets de la marine. Les mois passent et le navire-école n'arrive toujours pas à Portsmouth. Le 13 avril 1880, le Times de Londres rend public le retard de VAtalanta :

«Soixante-douze jours se sont écoulés depuis que l'Atalanta, navire-école, a quitté les Bermudes pour revenir à Portsmouth. Il n'a pas donné de ses nouvelles depuis et l'on craint que des vents puissants ne l'aient avarié et détourné de sa course. Bien que l'Amirauté, il y a un certain temps, ait ordonné au Wye de se rendre aux Açores... pour rechercher le navire, leurs Seigneu­ries ont depuis jugé opportun de donner ordre à toute l'escadre de la Manche (cinq vaisseaux) de... croiser d'abord jusqu'aux Açores, puis vers Bantry Bay (Irlande), en vue de recueillir des renseignements sur le navire disparu. Les vais­seaux se déploieront à distance de signalisation les uns des autres, de manière à explorer une large étendue d'océan.»

L'inquiétude grandit, surtout dans les familles des marins. On redoute le pire et le Times se fait l'écho de cette angoisse:

«Bien que l'absence de renseignements favo­rise au plus haut point rumeurs et spéculations, le public fera bien de considérer un peu plus longtemps le navire comme simplement man­quant. S'il avait coulé pendant une tempête, brûlé, ou heurté un iceberg, comme on l'a prétendu, on peut aisément présumer qu'il ne serait pas disparu sans avoir laissé tout au moins quelques épaves flottantes, pour raconter à leur manière le désastre... L'hypothèse qui prévalait était la sui­vante: le bâtiment aurait été démâté, il aurait été entraîné impuissant loin de sa route et, par conséquent, en dehors du parcours des stea­mers...

»Les récifs de corail aux alentours des Ber­mudes présentent des dangers extraordinaires... jusqu'à plus de dix milles de la terre ferme à certains endroits... Ces récifs ferment les îles sur trois côtés... et rendent les arrivées et départs extrêmement périlleux. Si l'Atalanta s'était brisé sur cette côte... son épave n'aurait en aucune façon gagné le rivage; au contraire, elle aurait selon toute probabilité, dérivé vers le large, poussée vers l'est par le Gulf Stream.»

 

Qu'est devenu l'«Atalanta»?

Quatre jours plus tard, le 20 avril 1880, l'hypo­thèse d'une issue fatale pour l'Atalanta semble se confirmer selon le Times:

«La canonnière Avon, de la station navale du Chili, est arrivée au havre de Portsmouth hier. Les marins racontent qu'ils ont aperçu aux Açores 

d'immenses quantités d'épaves flottant ça et là...

La mer en était remplie. Il y avait une foule de navires démâtés dans le port de Payai et pendant les cinq jours que l'Avon a passé là, la mer y amenait continuellement des débris. Rien, cepen­dant, ne semblait indiquer qu'un navire eût coulé ou se fût brisé.

«...Quelques officiers de l'Avon ne tiennent pas pour impossible que l'Atalanta ait donné contre un iceberg, mais ils rejettent l'idée qu'il ait pu chavirer.»

Au début du mois de juin, on est toujours sans nouvelles de l'Atalanta. Malgré les multiples recherches entreprises par la marine anglaise, le navire-école demeure introuvable.

Pour les autorités maritimes, l'affaire est clas­sée le 10 juin 1880 :

«Le comptable général de la Marine a reçu de l'Amirauté des instructions à l'effet de mettre à jour les livres de l'Atalanta a la date du 4 de ce mois (juin). Le nom du navire-école sera immé­diatement rayé des listes de la Marine... Les veuves des officiers recevront les rentes spéciales auxquelles elles ont droit par suite du décès de leurs maris noyés alors qu'ils étaient en service. »

 

vaisseau.jpg

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Ovnis et Conscience, 3 des auteurs en parlent

Ovnis et Conscience, 3 des auteurs en parlent - ODH Interview 63

Ufo conscience p solalP. Solal - ODHTv

 

Cette vidéo a été filmée, réalisée et produite par Gilles Thomas de ODHTv

Eric Zürcher, créateur du CRUN (Centre de Recherche Ufologique Niçois), essayiste, auteur du livre « Les Apparitions d’Humanoïdes » (A. Lefeuvre, 1979)".
Fabrice Bonvin, ufologue suisse.
Philippe Solal, Professeur agrégé de Philosophie

Deux grandes énigmes de la science, la Conscience et les OVNIS, se rencontrent dans cet ouvrage collectif rédigé par des auteurs de premier plan qui, pour la première fois, entrecroisent leurs discours. Des scientifiques issus des sciences dures (physique) et des sciences humaines (psychologie, ethnologie), un philosophe des sciences, des ufologues-enquêteurs et des témoins analysent le phénomène OVNI à la lumière de ces deux énigmes et à partir de leurs domaines de compétences respectifs.

Thèmes abordés :
- Les OVNIs et la Conscience
- La physique de l'information en rapport avec les manifestations OVNIs
- L'information comme essence de la réalité 
- Un nouveau paradigme pour l'ufologie et les "faits maudits"
- Concepts de "mondes conscienciels", "facteur exogène" et d'"eschatologie laïcisée"

Interview organisée par le CRUN (centre de recherche ufologique niçois).

La page Facebook ODH Tv à liker et partager:
http://www.facebook.com/pages/ODH-Tv/...

Liens:
http://ovniconscience.com/index.html

http://info-crun.over-blog.com/

 

Document relayé par Sciences, Fictions, Histoires.com

 

Yves Herbo Relai, Sciences, Fictions, Histoires, 18-08-2015

Les Tardigrades : des aliens parmi nous ?

Les Tardigrades : des aliens parmi nous ?

 

MAJ en bas

 

Tardigrade mini

 

Ce sont des animaux qui invalident en partie la théorie de l'évolution de Darwin... mais sont-ils d'origine terrestre ? Ils sont en contradiction avec les idées de Darwin tout simplement parce que leurs capacités et systèmes de protections naturels ne leur servent à rien dans leur milieu naturel !

Ce sont les Tardigrades, un groupe complet d'animaux très répandu sous toutes les latitudes, mais peu connus du public, et qui posent bien des questions aux spécialistes. Ils sont ce qu'on appelle des extrêmophiles : ils peuvent résister à des conditions de températures extrêmes sans aucun problème, à certaines radiations et au vide spatial. Pire, ils peuvent "ressusciter" après avoir longuement séché, de nombreuses années plus tard...

Le 14 septembre 2007, une fusée russe satellisait une capsule sphérique dans laquelle s'entassaient 43 expériences scientifiques. L'une d'elles concrétisait un projet un peu fou : vérifier si quelques animaux, directement exposés au vide spatial pourraient survivre. On sait que des bactéries en sont capables mais il semblait impossible que des animaux puissent résister aux deux grands dangers de l'espace, le vide, qui fait bouillir l'eau interne, et les rayonnements ultraviolets, qui démolissent les chromosomes.

Pourtant des biologistes suspectaient un groupe d'animaux étonnants, les tardigrades, de pouvoir relever le défi. On savait déjà qu'ils peuvent supporter un vide semblable à celui de l'espace et des zoologistes russes ont affirmé que certains avaient survécu à une sortie dans l'espace (rapporté par Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader dans Classification phylogénétique du vivant, éditions Belin). Proches des arthropodes (donc des insectes et des crustacés), les tardigrades sont bien plus discrets, avec une taille variant entre 50 microns et 1,2 millimètre.

 

Tardigrade

 

Olivier Geoffroy est un spécialiste de ces animaux : " Le tardigrade peut survivre à une plongée dans l'hélium liquide à -272°C, tout près du zéro absolu. Il résiste à une température pouvant aller jusqu'à +151°C. On peut leur appliquer des pressions de 1.000 atmosphères, et ils supportent de fortes doses de rayonnements énergétiques, ultraviolets ou X. Mais les chercheurs ne parviennent pas à comprendre en quoi ces caractéristiques sont utiles à l'animal dans son milieu naturel terrestre." (c'est ici qu'ils contredisent la théorie de Darwin sur l'évolution des espèces... sur Terre).

Jean-Luc Goudet, pour Futura-Sciences, explique en quoi consistait l'expérience Tardis (Tardigrades in space) : "Le Suédois Ingemar Jönsson et ses collègues de l'université de Kristianstad, ont fait placer des boîtiers sur une plate-forme Biopan-6, réalisée par l'Esa, satellisée à 270 kms d'altitude pendant douze jours. Des Tardigrades de quatre espèces différentes, en état d'anhydrobiose, étaient disposés dans quatre séries de ces boîtiers ouverts sur l'espace. Un groupe était protégé de toutes les radiations, deux autres recevaient soit les UV-A soit les UV-B, et le dernier ne disposait d'aucune protection." http://tardigradesinspace.blogspot.com/2007_09_01_archive.html

 

 

 

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Des lacs et rivières sous les sables de la péninsule arabique

Des lacs et rivières sous les sables de la péninsule arabique - MAJ 08-2015

lacs-et-rivieres-desert-arabie.jpg

Image satellite d'un ancien lac montrant l'emplacement de sites archéologiques. Le lac est en bleu et les sites archéologiques sont en rouge. Crédit Image: Nick Drake.

Des images satellites ont révélé qu'un réseau d'anciennes rivières traversaient les sables du désert d'Arabie ; cela conduit les scientifiques à penser que la région a connu des périodes plus humides par le passé.

Ces images sont le point de départ d'un grand projet de recherche mené par l'Université d'Oxford. Ce projet est potentiellement révolutionnaire pour le patrimoine de l'humanité.

L'équipe de recherche se penchera sur la façon dont, à long terme, le changement climatique a influencé sur l'installation ou le déplacement des premiers hommes et des animaux; les réponses apportées devraient aussi permettre de voir dans quelle mesure ils ont pu survivre ou pas.

Jusqu'à présent, cette partie du monde a été largement ignorée par les chercheurs, malgré sa situation critique en tant que pont entre l'Afrique et l'Eurasie.
Dans un projet financé par l'ERC (European Research Council), une équipe multidisciplinaire de chercheurs étudieront les effets des changements environnementaux dans la péninsule arabique au cours des deux derniers millions d'années.
L'étude systématique du Pléistocène et de l'Holocène sera unique tant par sa longueur qu'au niveau du détail.
Pendant cinq ans, les chercheurs étudieront les caractéristiques du paysage et des sites ayant un potentiel archéologique; pour cela, le réseau des cours d'eau servira de carte.

Les dernières techniques de datation seront utilisées pour repérer l'âge des fossiles d'animaux, de plantes et des différents outils de pierre ; les similitudes et différences seront comparées avec l'art rupestre de la région.
L'équipe se penchera essentiellement sur le désert d'Arabie, mais le travail portera également sur l'ensemble de la péninsule.

Une question cléIls tenteront de savoir quand les premiers premiers hommes modernes sont susceptibles d'être arrivés dans la péninsule arabique depuis l'Afrique, voire des régions avoisinantes. Ils examineront également des éléments de preuve suggérant la façon dont les premiers hommes modernes ont réussi à survivre, ou non, dans des conditions arides et extrêmes.

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La Civilisation de l'Indus encore plus étendue

La Civilisation de l'Indus encore plus étendue que supposée

Civ harappa courronne cuivre 2015 mini

La Civilisation de l'Indus, ou encore Civilisation Harappéenne (Harappa étant leur plus grande ville découverte à ce jour), est l'une des 4 plus anciennes civilisations sophistiquées découvertes à ce jour, avec celles de la Mésopotamie (Sumer), de l'Egypte des pharaons et de la Chine impériale, mais c'est aussi la moins bien connue des quatre, puisque leur écriture n'a toujours pas été déchiffrée. Et une dernière découverte, au nord de l'Inde, accentue encore le mystère lié à cette très ancienne civilisation raffinée, car l'endroit en question augmente encore la superficie du territoire sur lequel ce peuple s'était établi et avait construit des cités ayant un caractère très moderne. C'est la première fois que des traces bien identifiées de cette société sont découvertes aussi à l'Est et cette superficie d'occupation de territoires de la civilisation Harappéenne la situe maintenant du Pakistan et nord-ouest de l'Inde au nord de l'Inde, car des artefacts de la civilisation de la Vallée de l'Indus ont été trouvés sur une surface de 930.000 km², presque aussi grande que l'Europe de l'Ouest entière.

Mais quelle est cette nouvelle découverte au juste ? 

Civ harappa excavation site 2015

Excavation site from the late Indus Valley civilization period in a village called Chandayan, in the northern Indian state of Uttar Pradesh. (A.K. Pandey/Archaeological Survey of India)

C'est en labourant la terre pour l'extraction de l'argile que des ouvriers ont découvert un crane humain portant une couronne de cuivre très abîmée, dans le village de Chandayan, au nord de l'Inde, dans l'état d'Uttar Pradesh. L'Archaeological Survey of India (ASI) a été tenue au courant de cette découverte et s'est donc précipitée sur les lieux pour le sauvegarder et entreprendre des fouilles. Voilà ce qu'en dit le Dr Rakesh Tewari, directeur général de l'Archaeological Survey of India (ASI) : c'est seulement la deuxième couronne à être découverte ainsi sur un site de la Vallée de l'Indus, que ce soit en Inde ou au Pakistan car seule une couronne en argent avait été déterrée sur un autre site de la Vallée de l'Indus, dans l'état d'Haryana au nord-est de l'Inde. (YH : seulement deux couronnes et toutes deux retrouvées au nord-est de l'Inde, et datées de la fin de cette civilisation : c'est probablement un indice important sur l'Histoire de cette société humaine ancienne...)

" Notre objectif était de procéder à un opération de sauvetage, afin de voir ce qui pouvait être trouvé sur le site autour des restes du squelette " explique Tewari

" La personne portant la couronne a du être un personnage important dans la société " suppose le Dr A.K. Pandey, directeur des fouilles à Chandayan et archéologue principal de l'ASI, " mais on ne sait pas si à cette époque, les gens l'utilisaient comme une couronne ou comme une sorte de casque ", ajoute-t-il. (YH : la forme de cette couronne ou casque est en effet assez étrange, ou incomplète - on sait que le cuivre possède des propriétés magnétiques et /ou isolantes également...).

Civ harappa couronne cuivre 2015
La couronne en cuivre de 4.000 ans, décorée avec une perle de cornaline et une perle de faïence - The remnants of a 4,000-year-old copper crown found on a skull from the late Indus Valley civilization period found at village of Chandayan, in the northern Indian state of Uttar Pradesh. (A.K. Pandey/Archaeological Survey of India)

Pendant les fouilles, le Dr Pandey a aussi découvert des ossements d'animaux et des marmites de terre cuite, des pots en argile, à la même profondeur que le site funéraire situé à 20 mètres de là. Cela suggère qu'un animal a été sacrifié lors d'une cérémonie funéraire pour la personne dont on a trouvé les restes. " C'était une pratique de cette époque " affirme Pandey.

Une autre pièce métallique de cette même couronne, ainsi qu'un os pelvien et un fémur de la jambe gauche de la personne ont été déterrés, ainsi que 21 pots en terre cuite sur le site funéraire. Une habitation de la même période a été aussi trouvée, à 45 mètres du site funéraire, entourée par un sol compact, des murs de boue séchée et des trous pour des poteaux de clôture. La découverte est importante, car c'est la première fois que l'on trouve les traces d'une habitation de la fin de la Civilisation de l'Indus aussi loin à l'est, augmentant ainsi la superficie connue de cette civilisation.

Civ harappa pots terrecuite 2015

(A.K. Pandey/Archaeological Survey of India)

Sources : http://www.theepochtimes.com/n3/1173792-4000-year-old-copper-crown-found-in-india/

Wikipedia.fr

Yves Herbo : Avec cette deuxième couronne découverte et concernant la dernière période de l'existence de cette civilisation mystérieusement disparue et oubliée même très longtemps, de nouvelles interrogations se font jour dans les esprits des chercheurs. En effet, la civilisation harappéenne est justement considérée pour l'instant comme une civilisation extrêmement égalitaire, et jusque dans la planification de toutes ses villes : aucun temple ni château ou palais n'y a été découvert. Au contraire, toutes les cités sont construites sur le même modèle très sophistiqué pour l'époque : " la ville est composée de deux grands quartiers : un premier comportant une plate-forme de terre surélevée que les premiers archéologues nommeront la "citadelle" et un second, appelé "cité basse", composé de maisons et de magasins étroitement entremêlés, séparés par un réseau de rues et d'allées, bien définies, suivant un plan précis, de largeurs fixées et en usage dans la quasi-totalité des sites.

Les bâtiments principaux étaient construits en briques, cuites ou crues, d'une forme rigoureusement standardisée. Un système décimal de poids et mesures était utilisé sur toute la superficie de cette civilisation. Les villes les plus peuplées comptaient jusqu'à 30 000 habitants. (au minimum 5 millions d'habitants en tout).

À Harappa, Mohenjo-daro et sur le site de Rakhigarhi, les plus connues et probablement les plus peuplées des villes de cette civilisation, la planification urbaine incluait le premier système au monde de traitement des eaux usées. À l'intérieur des villes, l'eau était tirée de puits. Dans les maisons, une pièce était destinée aux ablutions, les eaux usées étaient dirigées vers des égouts couverts qui longeaient les rues principales. Les maisons ouvraient seulement vers des cours intérieures ou sur des ruelles, se tenant ainsi éloignées des éventuelles mauvaises odeurs et reflux.

Le rôle de la citadelle est encore sujet à débat. Contrairement aux civilisations contemporaines de la Mésopotamie et de l'Égypte, aucune structure de grande taille n'était ici construite, aucune ne semble avoir été un temple ou un palais donc pas de trace matérielle prouvant l'existence de roi, d'armées ou de prêtres. Certaines structures sont cependant identifiées comme des greniers qui signifierait l’existence de surplus agricoles, une raison de cette floraison urbaine.

À Mohenjo-Daro, on a découvert dans la citadelle le « grand bain », une piscine rectangulaire entourée de galeries qui pourrait avoir été un bain public. Deux escaliers symétriques donnent accès à un bassin dont l’étanchéité est assurée par des joints de bitume entre les briques. Bien que la citadelleait été entourée de murs, il ne semble pas qu'elle ait eu un rôle défensif mais plutôt de protection contre les crues. La ville basse est formée de rues régulières orientées nord-sud et est-ouest. Les maisons sont d’une superficie de 50 à 120 m2. Elles possèdent un étage auquel on accède par un escalier intérieur. Certaines sont dotées d’un puits privé, les autres sont approvisionnées en eau par des puits publics. Les maisons sont équipées de salles de bain dont les eaux usées sont évacuées par une rigole en plan incliné qui conduit au caniveau de la rue.

Les différents quartiers de Mohenjo-Daro ont été reconstruit à plusieurs reprises suivant le même plan. À chaque fois, le système de canalisation et d’égout a été réaménagé, ce qui suppose l’existence d’une autorité publique. Pourtant, aucun des bâtiments de Mohenjo-Daro et de Harappa ne peut être considéré comme un temple ou un palais. Aucune trace n’indique avec certitude la prédominance d’une classe de rois ou de prêtres.

La plupart des habitants des villes semblent avoir été des commerçants ou des artisans, vivant ensemble dans des zones bien définies déterminées suivant leur activité. Des matériaux, provenant de régions lointaines, étaient utilisés dans la confection de sceaux, de perles et d'autres objets. Les sceaux comportent des représentations animales, divines et des inscriptions. Quelques-uns d'entre eux étaient utilisés pour faire des sceaux dans l'argile mais ils avaient probablement d'autres emplois. La découverte de sceaux jusqu’en Mésopotamie atteste de l'existence d'un commerce lointain.

Bien que certaines maisons soient plus grandes que d'autres, il ressort de l'observation de ces villes, une impression d'égalitarisme, de vaste société de classe moyenne, toutes les maisons ayant accès à l'eau et au traitement des eaux usées. "

La découverte de ces couronnes pourrait donc signifier que, peu de temps avant la disparition de cette culture (la population ayant probablement migré historiquement vers le Gange), ce peuple s'est doté de rois pour tenter de contrecarrer un bouleversement profond (probablement extérieur ou climatique selon les hypothèses), sans toutefois y réussir...

 

Yves Herbo Traductions, Sciences, Fictions, Histoires.com, 10-08-2015

La Basilique du martyr Saint Neophitos découverte sous l'eau

La Basilique du martyr chrétien Saint Neophitos découverte sous l'eau

Ruines basilique lac iznik turquie mini

Début 2014, les fondations d'une ancienne basilique avaient été découvertes sous l'eau, à environ 20 mètres de la rive du lac Iznik à Bursa (Prusias dans l'antiquité), en Turquie, selon les archéologues locaux.

" Nous avons trouvé les ruines d'une église. Elle a un plan de basilique et possède trois nefs ", avait annoncé Mustafa Sahin, un professeur d'archéologie à l'Université de Bursa Uludag.

Les fondations de l'église sont visibles sous l'eau, à environ 1,5 à deux mètres de profondeur et étaient passées inaperçues complètement jusqu'à présent.

" Les ruines de cette église sont similaires à celles d'Hagia Sophia à Iznik. C'est pourquoi nous avons estimé qu'elle avait été probablement construite au cinquième siècle de notre ère " avait expliqué Şahin. Il avait informé que la structure avait été découverte en photographiant la ville depuis les airs afin de faire un inventaire des objets historiques et culturels, promouvoir le tourisme local.

Suite à cette découverte, l'université avait informé la direction du musée d'Iznik et le Ministère de la Culture et du Tourisme, demandant à ce que le site archéologique soit protégé.

Il y a beaucoup de pierres brutes sur le site: " cela prouve que la structure s'est effondrée. Iznik a connu de nombreux tremblements de terre qui ont détruit ses bâtiments. Le plus connu et destructeur est celui qui s'est produit en 740 après JC. Les premières observations montrent que la structure s'est effondrée au cours de ce tremblement de terre et que la côté a été submergée. L'église n'a pas été reconstruite par la suite." 

Ruines basilique lac iznik turquie

AA photo

Un an après, début 2015, les archéologues turcs ont trouvé quelques réponses au mystère de l'ancienne basilique byzantine trouvée au fond du lac Iznik, l'ancienne Nicée, près de la côte de la mer de Marmara. La silhouette de l'ancien bâtiment avait été détectée sous l'eau et une équipe d'archéologues de l'Université d'Uludag Bursa, dirigée par Mustafa Sahin avait commencé à enquêter.

Le travail d'excavation a découvert les restes d'une basilique probablement construite autour du IV° siècle après JC (et non pas au V° siècle comme supposé auparavant). La structure est néanmoins très similaire à la basilique Sainte-Sophie à Nicée récemment transformée en une mosquée, construite durant la même période byzantine.

La ville de Nicée a été l'un des bastions de l'Est de la nouvelle religion chrétienne. En 325, peu après l'édit de Milan, qui avait accordé la liberté religieuse aux citoyens de l'empire romain, terminant les persécutions, elle a accueilli le premier concile œcuménique du monde chrétien.

Ruines basilique lac iznik turquie 2

On note qu'il y a beaucoup de ruines et structures englouties ici autour de l'église.

Selon les archéologues turcs, la basilique sous-marine a été construite dans la première moitié du IV° siècle, peu de temps après le conseil, et dédiée à Saint Neofitos, un martyr chrétien torturé et tué en 313 sur ordre du gouverneur Decio.

Ce bâtiment de Nicée, en Bithynie, a été pendant longtemps un lieu de pèlerinage. Les conclusions sont que la basilique a fini au fond du lac, probablement en raison du grand tremblement de terre de 740. Selon le professeur Sahin, la basilique avait été construite sur les rives du lac où Neofitos avait été tué.

Ruines basilique lac iznik turquie 3

Le bâtiment était resté invisible depuis 1500 ans car recouvert de végétation lacustre comme il en reste à droite de cette photo, c'est un coup de chance extraordinaire que les photographies aériennes du 21 janvier 2014 aient pu le découvrir...

L'archéologue turque dit qu'il a trouvé sur les restes de la structure, l'écriture «Saint Neofitos» en grec. Sahin a également souligné une coïncidence incroyable : le bâtiment a été découvert le 21 Janvier 2014, le jour même où le saint aurait été tué, le 21 janvier 313, selon la tradition chrétienne.

Sources : Hurriyet Daily News: "Remains of Byzantine basilica discovered at the bottom of Lake İznik"

http://www.ansamed.info/ansamed/en/news/sections/culture/2014/01/31/Turkey-archaeologists-unveil-mystery-underwater-Basilica_9993653.html

http://www.roger-pearse.com/weblog/2014/01/27/photos-of-underwater-basilica-at-nicaea/

 

Yves Herbo Traductions, Sciences, Fictions, Histoires.com, 08-08-2015

Un énorme monolithe taillé découvert au large de la Sicile

Un énorme monolithe taillé découvert au large de la Sicile

Monolith sicile

Des archéologues marins viennent d'annoncer la découverte d'un énorme monolithe préhistorique au large des côtes de la Sicile. Le monument est abattu maintenant, mais il aurait été d'environ 12 m de hauteur. Il est situé à environ 60 km au sud de la Sicile sous moins de 40 mètres de mer, près du Canal de Sicile. Ce qui est intéressant est l'âge même de l'objet, car la plupart des indicateurs pointent vers le fait qu'il est vieux d'environ 10.000 ans. C'est antérieur à l'agriculture, l'écriture et la civilisation telle que nous la connaissons.

Carte sicilea) Morpho-bathymetric map of the Sicilian Channel and surrounding regions. Bathymetric data are taken from the International Bathymetric Chart of the Mediterranean (http://www.ngdc.noaa.gov/mgg/ibcm/ibcm.html), and from the CIESM/IFREMER map of the Mediterranean sea-floor (http://www.ciesm.org/marine/morphomap.htm), integrated with data taken from Civile et al. (2010), whereas topographic elevations are taken from the Shuttle Radar Topography Mission (http://www2.jpl.nasa.gov/srtm). Box in the upper left corner locates the study area (SC: Sicilian Channel). AP: Adventure Plateau; MVC: Mazara del Vallo Channel; (b) Reconstruction of the Sicilian and Tunisian palaeo-shorelines at two different stages: (1) when sea level was ~ 120 m lower than the present-day (brown contour), corresponding to the Last Glacial Maximum, the Adventure Plateau was connected to Sicily, forming a broad peninsula; (2) when sea level was ~ 50 m lower than the present-day (dark grey contour), the formerly emerged islands (indicated in the map as small black areas) constituted a wide archipelago between Sicily and the Pantelleria Island (~ 10,500 year B.P.). (c) 3-D shaded-relief map of the Pantelleria Vecchia Bank obtained from high-resolution swath bathymetric soundings performed by the R/V OGS-Explora.

A cette époque, cette région de la mer aurait été ... eh bien, pas en mer, mais au sec. Ce qui explique comment les gens de l'époque ont pu faire leur monolithe préhistorique. Le monolithe préhistorique semble avoir été taillé d'une seule pièce dans le roc à proximité et traîné à son emplacement actuel. Et comment savons-nous qu'il a été traîné et n'est pas simplement une formation naturelle ? Les découvreurs pointent sur la régularité de sa forme, avec des trous réguliers creusés dans la roche à intervalles réguliers. La régularité est la marque de l'homme. Nous aimons les choses fignolées.

Monolith map profondeur3-D perspective view of the high-resolution bathymetric map where the monolith has been discovered. No vertical exaggeration. Numbers indicate the locations of the corresponding rock samples.

Mais comment savons-nous que ce monolithe préhistorique est vraiment vieux de 10.000 années ? Malheureusement, aucun artefact n'a été trouvé près de la roche et qui pourrait être daté (ce qui est logique avec les courants dus à la submersion). Au lieu de cela, les découvreurs ont dû compter sur l'estimation géologique pour savoir lorsque les niveaux de la mer auraient submergé le site. Cela devrait être au moins aussi ancien. Ou cela pourrait être beaucoup plus âgé. Ou nos données sur les niveaux de la mer pourraient être imparfaites. A ce niveau, nous devons probablement prendre la datation avec pas mal de recul, mais les études parlent d'au moins 10.500 ans avant maintenant...

Monolith sur carte

Pourtant, même si nous pensons que c'était vraiment vieux, pourquoi est-ce important ? Eh bien, ça l'est, car une population assez nombreuse serait probablement nécessaire pour déplacer un tel morceau de roche. Les grandes populations sont plutôt difficiles à maintenir sous un mode de vie de chasseurs-cueilleurs pendant des périodes prolongées. Avec l'agriculture et les villes et tout ce qu'il y a avec, aucun problème, mais si vous essayez de vivre de la terre, cela peut être un peu délicat.

Monolith trous

Underwater composite photographs taken from divers, showing the discovered monolith and some details.

Donc, le fait qu'ils étaient en mesure d'avoir tous ces gens qui vivent ensembles depuis aussi longtemps qu'il était nécessaire, pourrait suggérer qu'ils étaient déjà en voie de se diriger vers notre mode de vie moderne. Et ce n'est pas le seul cas de chasseurs-cueilleurs à effectuer cette transition. Göbekli Tepe en est un autre, une civilisation de pré-monuments préhistoriques qui a été créée par des personnes pendant cette période "transitoire" (avec ses propres monolithes préhistoriques), et vers 12.000 ans avant maintenant...

Sauf que Göbekli Tepe est située dans le Moyen-Orient (Turquie), où l'agriculture et son environnement se sont finalement développés. Il est donc logique que les proto-agriculteurs pourraient avoir vécu dans cette région à ce moment. Pour autant que nous le sachions, personne n'a inventé l'agriculture en Sicile. En fait, aussi loin de ce que nous pouvons dire, c'est que si l'agriculture est-il arrivée en Europe continentale, elle l'a fait parce qu'elle a été importée par des personnes vivant à proximité de Göbekli Tepe...

Alors, ce qui est réellement intéressant dans cette découverte, c'est l'implication que de nombreux groupes différents étaient en route vers le développement de notre mode de vie moderne. Qu'est-ce qui a été le moteur de tant de gens, si loin les uns des autres, mais dans la même direction de la civilisation ?

Carte geologique du lieu

Geological map of part of the PVB, produced on the basis of petrographic analyses of rock samples, divers inspections and detailed morphological mapping.

références : Lodolo, E., & Ben-Avraham, Z. (2015). A submerged prehistoric monolith in the Sicilian Channel (central Mediterranean Sea): Evidence for Mesolithic human activity. Journal of Archaeological Science: Reports, 3, 398-407. étude complètehttp://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352409X15300535​

 

Yves Herbo Traductions, Sciences, Faits, Histoires, 04-08-2015

 

 

Un changement climatique a anéanti la civilisation de l'Indus

Un changement climatique aurait causé l'effondrement de la civilisation Harappéenne

 

Harappan small figures rouesLes harappéens connaissaient la roue d'après ces petites figurines découvertes. La date et le lieu de l'invention de la roue est d'ailleurs toujours controversée...

 

Une nouvelle étude combinant les derniers éléments archéologiques et les connaissances géoscientifiques ont démontré que le changement climatique a été un ingrédient clé dans l'effondrement de la grande civilisation de la vallée de l'Indus ou civilisation harappéenne il y a près de 4000 ans.

chute-civilisation-hindus.jpeg

Les Harappéens se sont appuyés sur les crues du fleuve pour alimenter leurs excédents agricoles. Aujourd'hui, de nombreux vestiges des colonies harappéennes sont situées dans une vaste région désertique, loin de toute rivière qui coule. (Crédits : Liviu Giosan, Woods Hole Oceanographic Institution, Stefan Constantinescu, Université de Bucarest;. James PM Syvitski, Université du Colorado)

Cette étude résout également un débat de longue date sur la source et le sort du fleuve Sarasvati, fleuve sacré de la mythologie hindoue.

S'étendant sur plus de 1 million de kilomètres carrés à travers les plaines de l'Indus, depuis la mer d'Arabie jusqu'à l'Himalaya et le Gange (sur ce qui est maintenant le Pakistan, l'Inde et au nord-ouest est de l'Afghanistan), la civilisation de l'Indus fut la plus importante, mais la moins connue, des premières grandes civilisations urbaines comme celles de l'Egypte et de la Mésopotamie.
Comme leurs contemporains, les Harappéens vivaient près des rivières qui fertilisaient les terres chaque année. "Nous avons reconstruit le paysage dynamique de la plaine, où la civilisation de l'Indus s'est développée il y a 5200 ans, a construit ses villes, puis s'est lentement désintégrée il y a 3000 à 3900 ans", a déclaré Liviu Giosan, un géologue de la Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI) et auteur principal de l'étude. "Jusqu'à présent, les spéculations ont abondé sur les liens entre cette ancienne culture et ses mystérieuses rivières puissantes et vivifiantes."

Aujourd'hui, de nombreux vestiges des colonies harappéennes sont situées dans une vaste région désertique, loin de toute rivière qui coule.

Cette culture extraordinairement complexe d'Asie du Sud a eu une population qui à son apogée a pu atteindre 10 pour cent des habitants de la planète.
Une vague de recherches archéologiques au Pakistan et en Inde a permis de découvrir une culture urbaine sophistiquée avec une myriade de routes commerciales internes et des liaisons maritimes bien établies avec la Mésopotamie. On y trouve aussi des normes pour la construction des bâtiments, des systèmes d'assainissement, arts et l'artisanat, et un système d'écriture en cours de déchiffrage.

 "Nous avons estimé qu'il était grand temps pour une équipe de scientifiques interdisciplinaires de contribuer au débat sur le sort énigmatique de ces habitants", a ajouté Giosan.
La recherche a été menée entre 2003 et 2008 au Pakistan, depuis la côte de la mer d'Arabie jusque dans les vallées fertiles irriguées du Pendjab et du nord du désert de Thar.

L'équipe internationale comprend des scientifiques des Etats-Unis, du Royaume-Uni, du Pakistan, de l'Inde et de Roumanie avec des spécialités en géologie, géomorphologie, archéologie, et mathématiques.
En combinant des photos satellites et des données topographiques recueillies par le Shuttle Radar Topography Mission (SRTM), les chercheurs ont crée et analysé des cartes numériques des reliefs construits par l'Indus et les rivières voisines. Des sondages ont ensuite été effectués par forage, carottage, et même manuellement en creusant des tranchées.
Les échantillons collectés ont été utilisés pour déterminer l'origine des sédiments (ont-ils été portés et façonnés par les rivières ou les vents) et leur âge afin de développer une chronologie des changements dans le paysage.

"Une fois que nous avons obtenu des nouvelles informations sur l'histoire géologique, nous avons pu réexaminer ce que nous savions sur les zones de peuplement: ce qui était cultivé par les habitants et à quel moment, et comment l'agriculture et les modes de vie ont évolué," a déclaré Dorian Fuller, archéologue de la University College London et co-auteur de l'étude, "cela a donné de nouvelles perspectives dans le processus de déplacement de la population vers l'est, la réduction de la taille des communautés agricoles, et le déclin des villes pendant les périodes harappéennes tardives."

La nouvelle étude suggère que la diminution des pluies de mousson a conduit à un affaiblissement de la dynamique fluviale, et a joué un rôle essentiel tant dans le développement que dans l'effondrement de la culture harappéenne.

En effet, la civilisation de l'Indus s'appuyait sur les crues du fleuve pour produire ses excédents agricoles. Cette nouvelle étude dresse un tableau convaincant de 10.000 ans de changement dans les paysages.
Avant que la plaine ne soit massivement occupée, le sauvage et puissant fleuve Indus, et ses affluents, s'écoulaient des vallées découpées de l'Himalaya dans leurs propres dépôts et laissaient des bandes de terres interfluviales entre eux.
Dans l'Est, les pluies de mousson ont soutenu la pérennisation des rivières sillonnant le désert et laissant derrière elles leurs dépôts sédimentaires à travers une vaste région.

Parmi les caractéristiques les plus frappantes les chercheurs ont identifié une plaine en forme de monticule, de 10 à 20 mètres de haut, de plus de 100 kilomètres de large, et longue de près de 1000 kilomètres le long de l'Indus, qu'ils appellent la "méga-crête Indus". Elle a été construite par la rivière qui déposait des sédiments le long de son cours inférieur.
"A cette échelle, rien de semblable n'a jamais été décrit dans la littérature géomorphologique", a déclaré Giosan"la méga-crête est un indicateur surprenant de la stabilité du paysage de la plaine de l'Indus sur les quatre derniers millénaires. Des restes de colonies harappéens gisent encore à la surface de la crête, plutôt que d'être enterrés dans le sol."

Cartographiées au-dessus de la vaste plaine indo-gangétique, les données archéologiques et géologiques montre que les colonies ont fleuri le long de l'Indus de la côte vers les collines donnant sur l'Himalaya.

Une autre grande découverte: les chercheurs pensent avoir résolu une longue controverse concernant le sort du fleuve mythique Sarasvati

Les Védas, les anciennes écritures indiennes composées en sanskrit il y a plus de 3000 ans, décrivent la région ouest du Gange comme "la terre des sept rivières." l'Indus et ses affluents actuels sont facilement reconnaissable, mais la Sarasvati, dépeinte comme "dépassant en majesté toutes les autres eaux" et "dans son cours de la montagne à l'océan" a été perdu.
Basé sur les descriptions bibliques, on a cru que la Sarasvati était alimenté par les glaciers de l'Himalaya. Aujourd'hui, la Ghaggar, une rivière intermittente qui ne coule que pendant les fortes moussons et qui se dissipe dans le désert le long du parcours sec de la vallée Hakra, pourrait être le meilleur emplacement de la mythique Sarasvatî. Mais son origine Himalayenne, si elle a été active aux temps védiques, reste controversée.
Des preuves archéologiques soutiennent qu'il y a eu un peuplement intensif pendant les périodes harappéennes le long de la Ghaggar-Hakra. Les nouveaux éléments géologiques (les sédiments, la topographie) montrent que les rivières étaient en effet importantes et très actives dans cette région, mais plus probablement en raison des fortes moussons.
Cependant, il n'existe aucun indice de larges vallées encaissées comme le long de l'Indus et de ses affluents et les chercheurs n'ont pas trouvé de connexions avec l'une des deux proches rivières, Sutlej et Yamuna, provenant de l'Himalaya.
La nouvelle étude fait valoir que ces différences cruciales prouvent que la Sarasvati (Ghaggar-Hakra) n'était pas alimentée par l'Himalaya, mais un cours d'eau alimenté en permanence par les moussons, et que l'aridification l'a réduit à de courts flux saisonniers.

"Ainsi, les villes se sont effondrées, mais les petites communautés agricoles ont pu prospérer..."

Il y a 3900 ans, avec l'assèchement des rivières, les Harappéens avaient une issue à l'est du bassin du Gange, où les pluies de mousson restaient soutenues. "Nous pouvons imaginer que cette évolution a entrainé un changement vers des formes d'économies plus localisées: des petites communautés locales reposant sur une agriculture pluviale et la diminution des cours d'eau", explique Fuller, "cela peut avoir produit une diminution des excédents, insuffisants pour les grandes villes."
Un tel système n'était pas favorable à la civilisation de l'Indus, qui s'était construite sur les excédents de récoltes exceptionnelles le long de l'Indus et des rivières Ghaggar-Hakra.
"Ainsi, les villes se sont effondrées, mais les petites communautés agricoles ont pu prospérer. La plupart des arts urbains, comme l'écriture, ont disparu, mais l'agriculture a continué et s'est diversifiée", ajoute Fuller.

D'après Giosan: "Une quantité incroyable de travail archéologique a été accumulé au cours des dernières décennies, mais cela n'avait jamais été lié correctement à l'évolution du paysage fluvial. Nous voyons maintenant que la dynamique des paysages avait un lien crucial entre le changement climatique et les populations..."

SourceWoods Hole Oceanographic: "Climate Change Led to Collapse of Ancient Indus Civilization, Study Finds"

Autres liens : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/la-mysterieuse-civilisation-de-l-indus.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/des-chercheurs-japonais-aident-a-demeler-les-mysteres-de-la-civilisation-de-l-indus.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/aratta-les-sumeriens-n-ont-pas-invente-l-ecriture.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/la-culture-vedique-de-l-inde.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/inde-la-cite-engloutie-de-dwarka-remet-l-histoire-en-question.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/des-outils-du-microlithique-dates-de-10000-ans-trouves-en-inde.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/decouverte-d-une-ville-antique-entiere-en-inde.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/sciences/les-cites-englouties-de-khambhat-et-dwarka.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/les-mysteres-du-balochistan-au-pakistan.html​

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/rakhigarhi-l-enorme-ville-de-la-civilisation-de-l-hindus-se-devoile.html

 

Yves Herbo Relai, Sciences, F, Histoires, 06-2012, up 07-2015

Septième Soirée ATOME juillet 2015

7 ème Soirée ATOME juillet 2015

Atome7 mini

La 7ème soirée A.T.O.M.E est composée de 2 rubriques : l'astronomie et l'ufologie.

La 1ère partie vous est présentée par Eclipse, qui répond aux questions des internautes qui concernaient notamment :

1. Les satellites de Mars

2. Les recherches sur Vénus

3. La planète X.



http://www.astropleiades.fr/

http://rallumonsleciel.e-monsite.com/

 

 

La 2ème partie sur l'Ufologie vous est présentée par Gilles Thomas.

Dans un premier temps, il reçoit Loreline du forum Les mystères des ovnis qui vous parle de sa carte des observations d'Ovnis en Bretagne de son étude Géo'ufologique de la région.

http://www.google.com/maps/d/viewer?t

http://www.forum-ovni-ufologie.com/


Il reçoit ensuite Eric.B du forum Les mystères des ovnis qui vous parle de son étude Géo'ufologique de la Lorraine.

Atome7



http://www.google.com/maps/d/viewer?l...

http://www.google.com/maps/d/viewer?m...

http://www.forum-ovni-ufologie.com/

 

https://www.youtube.com/user/ODHTv

 

Yves Herbo Relai, Sciences, F, Histoires, 21-07-2015

Les cités englouties de Khambhat et Dwarka

Les cités englouties de Khambhat et Dwarka - 2012 - MAJ 07-2015

dwarka1.jpgA 20 mètres de profondeurs, les ruines de la cité de Dwarka

Les océanographes du National Institute of Ocean Technology (NIOT) de Madras ont fait une découverte de la plus haute importance. Ils mesuraient les niveaux de la pollution marine dans le golfe de Khambhat (ex-Cambay), enregistrant des images acoustiques du fond de l'océan quand, plusieurs mois plus tard ils se rendent compte qu'ils ont obtenu des images des ruines d'une immense cité, engloutie à 40 mètres sous le niveau de la mer. Janvier 2002, l'équipe du NIOT était en mesure de faire des révélations.

La ville engloutie partage des similarités frappantes avec les sites de la civilisation de l'Indus [2300-1700 av. J.-C.].

Les ruines s'étendent sur 9 km le long des rives d'un ancien fleuve, et l'on peut distinguer :

Les vestiges d'un barrage,
Un édifice, de la taille d'une piscine olympique, aux marches effondrées, rappelant le Grand Bain de Mohenjo-Daro,
Un monument rectangulaire de 200 x 45 m est aussi vaste que l'acropole découverte à Harappa,
Un autre édifice, sorte de grenier à blé, fait de briques de boue, d'une longueur de 183 m.,
Des rangées de constructions rectangulaires qui s'apparentent aux fondations de maisons en ruine,
Un système de drainage,
Des routes.

L'équipe a remonté des outils en pierre polie, des ornements et des figurines, des débris de poteries, des pierres semi-précieuses, de l'ivoire et des restes fossilisés humains.

sonar-khambhat.jpg

Des échantillons de bois fossilisé furent envoyés, pour datation à deux laboratoires indiens : L'un proposa 5500 av. J.-C., l'autre 7500 av. J.-C.. Cette datation ferait de Khambhat le site le plus ancien découvert en Inde. Cette découverte pourrait marquer la fin de la théorie selon laquelle l'urbanisation se propage de l'Asie depuis l'ouest vers l'Indus.

Cette datation suscita d'intenses controverses. Selon R. Meadow, spécialiste en archéologie de l'Asie du Sud, un site néolithique dans le golfe de Khambhat serait "tout à fait en adéquation " avec les développements à Mehrgarh. Mais il est prématuré d'affirmer qu'il s'agit de la cité la plus ancienne. L'archéologue G. Possehl signale qu'il n'y a aucune raison de croire que le morceau de bois fossilisé appartient aux ruines de l'ancienne cité, étant donné les forts courants marins de la région, il pourrait provenir d'ailleurs. L'équipe de NIOT a reconnu le bien-fondé de ces critiques et a assuré que d'autres objets seraient soumis aux méthodes de datation.

Il s'agit aussi de comprendre comment cette cité a été engloutie et comment elle s'est retrouvée à 30 km de la côte. Harsh Gupta, géologue, pense que c'est un gigantesque tremblement de terre qui a causé la destruction de la ville. On se trouve dans une zone à fort risque sismique, et le tremblement de terre de 2001 à Bhuj a montré la vulnérabilité de la région à ces phénomènes. Toutefois, la priorité est d'établir de manière définitive l'âge de la cité engloutie et si ces recherches dans le passé de Khambhat sont approfondies, cette découverte peut se révéler la plus excitante de ce siècle.

D'après Raj Chengappa & Anm Ram in Courrier international n°610

cartekhambhat.gif

Les derniers résultats et controverses :

- Certes plusieurs débris manufacturés remontés ont été datés à plus de 7000 ans d'existence, la controverse provient surtout du fait que ces débris ont été dragués sur le fond et remontés, et non étudiés sur place de façon archéologique puis remontés. Cela suffit à certains pour dire que ces objets antiques ne proviennent pas obligatoirement de là, qu'ils ont pu être jetés ou atterrir là, par hasard ou volontairement... : 

" Une enquête de suivi a été menée par NIOT en Novembre 2001, qui comprenait le draguage pour récupérer des objets et des numérisations au sonar pour détecter des structures.  Parmi les objets récupérés se trouvaient un morceau de bois, des  tessons de poteries, des pierres altérées initialement décrites comme des outils à main, des os fossilisés, et une dent. Les artefacts ont été envoyés à l'Institut de géophysique national de recherches (NGRI) à Hyderabad, en Inde, au Birbal Sahni Institut de Paléobotanique (BSIP) à Lucknow, en Allemagne, et le Laboratoire de recherche en physique à Ahmedabad, en Inde. Le morceau de bois, daté grâce au carbone inclu, a un âge de 9.500 ans

 artefacts-khambhat.jpg
NIOT est retourné pour complément d'enquête dans le golfe de Octobre 2002 à Janvier 2003. Au cours de ces fouilles Niot a  déclaré avoir trouvé deux paléochenaux flanquées rectangulaires et carrées en sous-sol caractéristiques. Des artefacts ont été récupérés par des moyens de draguage, y compris des tessons de poteries, des microlithes, de l'acacia et des restes de torchis et de matériaux de sols. Ces artefacts ont été envoyés pour leur datation dans les laboratoires de l'Université de Manipur et de l'Université d'Oxford. L'acacia et les restes de torchis sont mélangés d'argile disponibles localement, roseau, paille, poteries, et des morceaux de coquillages d'eau douce. Le torchis montre également la preuve d'une combustion partielle

citekhanbhat.gifReconstitution de la cité engloutie D'après Nilanjan Das
Indian Today


Le travail le plus récent dans le golfe du Khambhat a eu lieu à partir de Octobre 2003 à Janvier 2004 et a été principalement une étude géologique. Les techniques utilisées au cours de cette enquête comprennent le relevé bathymétrique du sous-sol de l'endroit, le balayage latéral de l'endroit, et son relevé magnétique. 

Une des principales conclusions de cette enquête concerne l'orientation des dunes de sable sur le site. Les chercheurs de NIOT affirment qu'il y a deux séries de dunes visibles sur le site ; Un ensemble est d'une caractéristique naturelle formée par les courants de marée tandis que l'autre a été formé par rapport à des caractéristiques structurelles sous-jacentes.

Une des principales controverses qui entourent la GKCC est la pièce datée de bois. Le Dr DP Agrawal, président du groupe du paléoclimat et fondateur de l'installation d'essais au Carbone 14 en Inde a déclaré dans un article paru dans le magazine Frontline que la pièce a été datée à deux reprises, dans des laboratoires séparés.

dwarka2.jpgreconstitution

Le NGRI à Hyderabad en Colombie-Britannique a retourné une date de 7.190 ans et le BSIP à Hanovre a retourné une date de 7.545-7.490. Certains archéologues, Agrawal en particulier, disent que la découverte d'une pièce ancienne de bois n'implique pas la découverte d'une ancienne civilisation. Agrawal fait valoir qu'une pièce de bois est commune à trouver, étant donné qu'il y a 20.000 ans la mer d'Arabie était de 100 mètres plus bas que son niveau actuel, et que l'augmentation progressive de la mer en niveau a submergé des forêts entières.

Un autre problème sont les tessons trouvés sur le site lors des fouilles diverses. Les chercheurs décrivent comme indicatif qu'ils soient faits et tournés à la main selon les traditions de la poterie. Le reste trouvé sont de simples morceaux avec des petites lignes incisées. Tous les restes trouvés à ce jour appartiennent à de petits morceaux miniatures de poteries. Une partie de la controverse, c'est que ces pièces pourraient être naturelles ; vu la petite taille de la collection d'artefacts, il est difficile d'analyser de manière concluante que ce soit de la poterie. Mais si la poterie est authentique, les chercheurs estiment qu'elle devrait montrer certaines similitudes avec la poterie harappéenne, qui est généralement rouge et noir et estampillée avec des phoques. Basé sur la collection de poteries en cours, une continuité stylistique avec la civilisation de l'Indus n'est pas évidente.

Alien Theory S02E03 - Les cités englouties (FR) HD

On parle de Khambhat et de Dwarka à partir de la 28ème minute de ce très intéressant documentaire

Dans une présentation de History Channel "Ancient Aliens", le 11 Novembre 2010, des anciens théoriciens des astronautes et l'archéologue sous-marin ont présenté des preuves qu'une civilisation qui a coulé il y a des milliers d'années avant voir les êtres humains actuels vivant sur la planète, aurait pu éventuellement construire les ruines des ancienne villes de Khambhat et Dwarka, qui dit-on, serait  le lieu d'habitation ancien du Seigneur Krishna, qui parmi beaucoup de dieux est soupçonné être un alien. Une légende raconte que, après une grande bataille avec des vaisseaux spatiaux, Krishna est finalement reparti de la Terre après que sa Dwarka chute dans la mer. Dans ce film, il est affirmé que des artéfacts ont été datés à 35.000 ans et que donc la cité aurait entre 35.000 et 9.000 ans...

kumari-kandam.jpg

Ce qui était autrefois considéré comme de la mythologie pourrait être changé par la découverte d'un ancien contrebas de l'Inde, qui pourrait être Dwarka. Les gens commencent à regarder les textes sanskrits anciens à la lumière nouvelle que c'est peut-être réellement des données historiques. Les ancêtres de l'Inde ont-ils assisté à une guerre entre des entités extraterrestres? S'agit-il de l'interprétation des textes de l'Inde, ancienne preuve de contact extraterrestre dans le passé de la Terre? Les descriptions des dieux en font des extraterrestres... (YH : en fait, les sous-bassements engloutis autour de l'Inde et visibles par satellites d'ailleurs, les font remonter bien plus hauts que cette carte ci-dessus, et touchent pratiquement tout le Pakistan, l'Iran et même la Péninsule arabique...)

Source (disparue !) : http://yeoldefalseflag.com/thread-the-ruins-of-gulf-of-khambhat-and-dwarka

MAJ : Rappel des autres articles du blog concernant ce sujet : http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/inde-la-cite-engloutie-de-dwarka-remet-l-histoire-en-question.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/la-culture-vedique-de-l-inde.html

" D'autres descriptions du site par le ministre Joshi décrivent le site comme contenant des logements régulièrement espacés, un grenier, une piscine, une citadelle, et un système de drainage... "
 

Le reportage complet de l'équipe de Ancient Explorers (VO) :

GET UPDATES & FUTURE SCREENING INVITES
Enter your email for an invite to get more information at http://www.ancientexplorers.com

Dans ce reportage, entre autres, vous pouvez voir les étranges artefacts antiques qui sont repêchés et lavés régulièrement sur les rives de la moderne Dwarka ... et ce qu'ils pourraient signifier. L'expert en astronomie Dr Narahari Achar parle des évidences qui font que Dwarka pourrait être l'une des plus anciennes civilisations de l'histoire humaine. Est-ce que Dwarka possèdait des machines volantes futuristes et des milliers d'armes nucléaires datant des milliers d'années avant le reste du monde ? Cette preuve convaincante est impossible à ignorer. Pourquoi le gouvernement indien a brusquement contraint l'équipe originale de l'excavation de Dwarka de cesser toute exploration de ses ruines sur le fond de la mer d'Arabie ?

Ce documentaire (en anglais) plus ancien nous montre des images originales de la découverte et parle de l'histoire de Krishna et des textes anciens qui sont liés à cet endroit...

Les premières publications archéologiques viennent de sortir en juillet 2015, et elles prouvent la forte présence harapéenne ! :

Asia pac regional conf underwat cult herit 155asia-pac-regional-conf-underwat-cult-herit-155.pdf (1.28 Mo)

Man environ 28 57man-environ-28-57.pdf (405.63 Ko)

Traductions partielles par Yves Herbo (c) pour Sciences, Fictions, Histoires 18-07-2015 :

Archéologie maritime du Gujarat : Côte nord-ouest de l'Inde par A.S. Gaur et Sundaresh

- Résumé :
" La preuve de l'activité maritime en Inde peut être retracée jusqu'à l'âge de bronze (3e début millénaire avant JC à la moitié du 2ème millénaire avant JC en Inde). La fouille de plusieurs sites harappéens y compris Lothal, Kuntasi, Padri, Nageshwar, Bagasra et beaucoup d'autres ont démontré de façon concluante une progression de la culture maritime au cours du troisième millénaire avant Jésus-Christ (BC). Au cours de cette période historique, plusieurs villes côtières faisaient du commerce international, y compris Bet DwarkaSomnath, Hathab, Vallabhi et Bharuch. L'activité maritime a atteint son apogée sur la côte du Gujarat au cours de la période médiévale (8ème au 14ème siècle après JC), quand les commerçants arabes dominaient l'océan Indien pendant plus d'un millénaire. Des explorations sous-marines ont été effectuées à divers endroits le long de la côte de Saurashtra et un grand nombre d'ancres en pierre ont été trouvées.
Ce document traite également de l'effet de la marée lors de l'utilisation des jetées et des points d'ancrage le long des diverses parties de la côte ouest de l'Inde. Les preuves archéologiques indiquent que les deux golfes longs de la côte du Gujarat (Golfe Kachchh et Golfe de Cambay) ont été témoins des activités maritimes trépidantes dans le passé. Les deux golfes ont des amplitudes de marée très élevées. Le Golfe de Cambay a la plus forte amplitude des marées en Inde (11 mètres). Les textes anciens tels que le Vishnu Puran et le Périple de la mer Eruthreanean décrivent vivement le marnage et ses utilisations dans la navigation. La découverte d'un grand nombre d'ancres en pierre dans la zone des marées entre la longueur de la région du Golfe soutiennent les références (antiques) ci-dessus. "

Inde ports antiques coteouest

Figure 1. Map showing archaeological sites mentioned in the manuscript along Gujarat coast (Prepared by. S.B. Chitari)  

- Introduction :
" Les activités maritimes le long de la côte du Gujarat remontent à la période harappéenne et des fouilles au Lothal (Rao 1974: 70), Kuntasi (Dhavalikar, et al. 1996: 76), Nageshwar (Hegde, et al. 1990: 152), Bagasra (Sonawane, et al. 2003: 41) et Nagwada (Bhan et Gowda 2003: 51-80) ont donné de concluantes preuves sur les pratiques maritimes au cours du 3ème millénaire av. JC (il y a 5.000 ans donc). Pendant la période historique (3ème siècle avant JC au 4e siècle après JC) une série de ports existait tout le long de la côte du Gujarat et les plus importants d'entre eux étaient Nani Rayan (Irani et Dandekar 2003: 91-97), Bet Dwarka (Gaur et Sundaresh 2003: 57-66), Dwarka (Ansari et Maté 1966), Vallabhi et Hathab (Pramanik 2004: 133-140).
Considérant que, pendant la période médiévale (8ème au 14ème siècle après JC) l'ensemble de la côte du Gujarat a eu une série de ports. La côte du Gujarat est ponctuée de plusieurs ruisseaux et rivières saisonnières qui ont facilité des ports sûrs tout au long de la côte. Les eaux autour de la côte du Gujarat sont également riches en ressources marines, comme les coquillages qui ont été utilisés comme denrées alimentaires ainsi que comme produits d'exportation. La conque a été une source d'économie majeure pour beaucoup de pêcheurs dans le Gujarat (Pota et Patel 1991: 445-450).
Les sites les plus importants des recherches archéologiques maritimes le long de la Côte du Gujarat comprennent Dwarka, Bet Dwarka, Miyani, Visawada, Somnath, Kodinar et Ghogha (Figure 1). Des brèves descriptions des résultats de ces sites sont prévue dans les paragraphes suivants."

Ancre dwarka

Figure 2. Dwarka: Composite type stone anchor (Photo by S.N. Bandodkar in 2001)  

- Dwarka
Dwarka était le premier site en Inde où l'exploration archéologique marine a commencé et des enquêtes ont continué pendant près de deux décennies (Rao 1988: 47-53; Gaur, et al. 2004: 1256-1260). Un certain nombre d'artefacts ont été découverts au cours des explorations en mer entre 3 et 16 m de profondeur d'eau. Plusieurs structures de pierre ont été remarquées à Dwarka et elles sont de différentes formes et tailles. Quelques
structures semi-circulaires sont partiellement intactes et sont assemblées avec du matériau dur. Les structures semi-circulaires ont été construites en utilisant des blocs en forme de L et avec des emplacements pour des chevilles (Gaur, et al 2008:. 16). Outre les blocs semi-circulaires, un grand nombre de blocs rectangulaires ont été remarqués dans cet endroit. Ils sont dispersés sur une vaste zone et ne suivent pas de plan régulier. Ces blocs sont trouvé à proximité des structures semi-circulaires, ce qui indique que ceux-ci pourraient avoir fait partie d'une structure plus vaste. Les structures circulaires et semi-circulaires sont sans doute des bases de piliers et les blocs rectangulaires et carrées sont habillés d'une structure semblable à une jetée principale qui a couru depuis la terre jusque dans l'eau et a continué jusqu'à 300 m au large. Hasmukh Sankalia (1966: 10) a mentionné que "Sayajirao Gaekwad de Baroda avait construit un quai le long de la rivière Gomati et un lieu d'attache sur le côté opposé, avec d'énormes piliers de pierre pour faciliter l'amarrage des navires ". Il est tout à fait probable que les restes se trouvant sur les régions côtières et extracôtières sont les restes du même quai. La présence d'ancres en pierre qui traînent le long de ces structures soutient également cette hypothèse.
Avec des structures de pierre, un grand nombre d'ancres de pierre de différentes formes et dimensions ont été remarquées entre la zone de balancement des marées et 16 m de profondeur d'eau, la concentration d'entre elles étant entre 6 à 8 m de profondeur d'eau (Sundaresh, et al. 1999: 229-252). (...) "

- Bet Dwarka
Bet Dwarka est une île située dans Okhamnadal et à l'entrée du golfe de Kachchh. La région est également appelée le golfe du Barake dans le Guide de mer grecque, le Périple Maris Erythraei (Schoff 1912: 38). Cependant, Ptolémée a mentionné Barake comme une île dans le golfe du Kanthi, qui a été identifié comme le golfe de Kutch (McCrindle 1885: 36). Durant le 17ème siècle avant JC, les derniers harappéens avaient établi leur site sur la partie nord-ouest de l'île (Gaur et Sundaresh 2003: 57-66). Ils ont utilisé les ressources marines riches disponibles autour de l'île tels que la variété des poissons et des coquillages (Gaur, et al. 2005: 941-46). Un grand hameçon (Gaur et Sundaresh 2004: 512-14) et des artefacts de coquillages sont le témoignage de la description précèdente. Les rares dépôts de l'habitation suggèrent que le site a été abandonné après quelques siècles (Gaur et Sundaresh 2003: 57-66). Mais l'île était à nouveau habitée à partir du 8ème siècle avant JC au niveau de la côte sud-est.

Pindara an ancient temple complex

- Pindara
Le site antique du temple de Pindara est situé à proximité de la côte du Saurashtra Nord dans le golfe de Kutch à environ 36 km à l'ouest de Khambhalia et 24 km de Kalyanpur. Sur l'ouest de Pindara il y a la vaste terre marécageuse de Okha Rann. Pindara est un endroit bien abrité, sans ouvertures aux vagues de la mer. Il est composé de vasières jusqu'à une distance de 2 km de la ligne de flottaison élevée avec une pente douce. L'amplitude de la marée moyenne dans la région est de 1 à 4 m.
Un énorme complexe de temple (10 X 10 m) est exposé à marée basse dans Pindara à environ 300 m de la ligne des hautes eaux (Gaur, et al. 2007: 733-35). À l'heure actuelle, la surface du plancher est faite de blocs de pierre habillés de chaux (Figure 3), il est bien conservé, tandis que la superstructure a été détruite et que les blocs de pierre ont été lavés / enlevés. Ce temple était dédié au Seigneur Shiva, puisqu'un yoni (1) est présent dans le milieu du complexe du temple. La majorité des blocs de pierre mesurent entre 60 X 45 X 25 cm. La partie restante du sanctuaire (Garbha griha) mesure 4,75 X 4,5 m. Le yoni mesure 40 X 40 cm. L'architecture, en fonction du temple submergé, correspond plus ou moins avec le temple existant sur la rive du Pindara. La taille du temple submergé devait avoir été aussi grande que d'autres temples survivants dans le groupe de temples de Pindara datant du 7ème au 10ème siècle. Cette preuve indique que le rivage de la côte de Saurashtra a considérablement changé au cours des 1000 dernières années. (...) "

(1) : Yoni est le symbole de la création et adoré à travers tout le sous-continent indien depuis l'antiquité.

- Conclusions
" Les recherches archéologiques côtières et maritimes le long de la côte du Gujarat ont formellement prouvé qu'elle détient la première preuve de l'activité maritime dans le sous-continent indien. L'archéologie mise en place dans la région de Kachchh fournit une indication suffisante que le Golfe de Kutch était un corps navigable pendant le troisième millénaire avant JC. Puis, au cours de la période historique, Gujarat fut le témoin mouvementé des activités maritimes et des bateaux de différentes régions, y compris la Mer Méditerranée. L'activité maritime a atteint son apogée au cours de la négociation du réseau indo-Saoudite de la période médiévale et un grand nombre de preuves indique que Gujarat a joué un rôle important dans le système du commerce de l'océan Indien au cours de cette période. Les enquêtes archéologiques marines au cours des deux dernières décennies et demie ont mis en évidence un certain nombre de sites potentiels le long de la côte indienne qui comprennent des anciens ports, des jetées, et des naufrages. Les explorations approfondies de la Côte de Saurashtra ont révélé plusieurs ports et jetées anciens. Fait intéressant, les découvertes archéologiques suggèrent que les phénomènes naturels tels que les variations des marées ont été très efficacement utilisées dans le golfe de Kutch et le Golfe de Cambay dans le passé. "

A.S. Gaur and Sundaresh 

Excavation Onshore à Bet Dwarka Island, dans le golfe de Kutch, Gujarat

A.S. Gaur and Sundaresh - National Institute of Oceanography - Dona Paula Goa 403 004

- Résumé
" Plusieurs sites d'habitations anciennes ont été découverts dans la zone côtière de l'île Bet Dwarka au cours des deux dernières décennies d'exploration archéologique marine. Une grande quantité de poteries protohistoriques et historiques a été recueillie à partir des sites. Une fouille a été effectuée au cours des années 2001-2002 à Bet Dwarka pour obtenir une séquence culturelle de l'île. La séquence culturelle suivante a été observée à partir de l'excavation. Les restes de la période finale harappéenne ont été trouvés près du village Balapur sur l'île. Ceci est un site de culture unique. Un grand nombre de tessons carénés y compris de plats, bols et pots ont été récupérés. Quelques tessons avec de la peinture noire sur de la rouge ont également été recueillis. Des antiquités importantes à partir de cette tranchée incluent un hameçon en cuivre et une tige d'antimoine.

Des restes de la période historique ont été remarqués sur une grande surface de l'île. Trois tranchées ont été faites sur la côte sud. L'activité importante au cours de cette période a été l'exploitation des ressources marines comme différents types de coquillages et de poissons. Le facteur important qui a conduit à une habitation continue à Bet Dwarka était la disponibilité des coquilles marines qui y ont été exploitées à grande échelle. L'île a également servi en tant que sphère de sécurité. "

- Introduction
" Un grand nombre de sites associés à la civilisation Harappéenne ont été découverts dans le Gujarat durant le dernier quart du 20e siècle, et beaucoup d'entre eux ont été creusés en profondeur. Les découvertes archéologiques indiquent des activités maritimes, y compris le commerce et le commerce était important dans Gujarat depuis les temps harappéens (Rao, 1979). Au cours des deux dernières décennies, de vastes explorations en mer ont été entreprises le long de la côte du Gujarat, en particulier dans la région où Okhamandal Dwarka est située modernement. Suivant l'exemple des références littéraires, une massive enquête archéologique sous-marine était lancée à Dwarka, dans les eaux de Bet Dwarka et à Somnath.
Il y a un assez grand nombre de découvertes de Bet Dwarka datant de la période protohistorique aux temps modernes. L'île de Bet Dwarka est située à l'embouchure du Golfe de Kutch et des preuves archéologiques récentes suggèrent que qu'elle a joué un rôle important dans les activités maritimes dans le passé. Pour obtenir une séquence culturelle propre et comprendre la relation homme-mer, une fouille a été effectuée onshore (sur l'île) dans la saison 2001-02. Le présent document rapporte les résultats de cette fouille.

L'île de Bet Dwarka est située dans Okhamandal taluka du district de Jamnagar du Gujarat. Elle est à 3 km du continent et le port le plus proche est Okha. Elle est de 13 km de long (NW-SE) et 4 km de large. "

Ces résultats établis à l'aide de 6 tranchées effectuées à différents endroits de l'île ont apportés une datation prouvant la présence des derniers harapéens sur l'île vers 3380 Avant JC (+ ou - 490 ans)

Betdwarka excav

- considérations sur le niveau de la mer
Les données sur les changements du niveau de la mer sur la côte de Gujarat suggèrent que le niveau de la mer était plus élevé que celui présent de nos jours de 2 à 6 m pendant 4000 années avant Jésus-Christ (Gupta 1977). Ce fut la période où le sous-continent indien a assisté à la montée d'une civilisation bien développée et que Gujarat était une importante province de la Civilisation de l'Indus. Ce niveau de la mer plus élevé aurait amené les Harappéens à utiliser des canaux d'eau de marée en arrière des terres pour l'ancrage des bateaux. Il y a amplement de preuves sur l'exploitation des ressources marines le long de la côte du Gujarat au cours de la période harappéenne, et qui a continué jusqu'à la dernière période puisque de nombreux sites harappéens tardifs sont signalés le long de la côte (Gaur et Vora 1999). Par conséquent, il peut être raisonnable de penser que le niveau de la mer était plus élevé, même le long de l'île Bet Dwarka jusqu'à la phase finale harappéenne car le Site Harappéen Tardif solitaire se trouve à environ 4 m au-dessus de la présente ligne des hautes eaux.
Les habitations les plus basses dans BDK-I et II sont en dessous de la présente ligne des hautes eaux d'environ 70 cm. De même, le site BDK-V près de Khuda Dost Dargah est également inondé pendant la marée haute. Le laps de temps entre les deux sites est le deuxième siècle av JC et le quatrième siècle après Jésus-Christ. Pendant le début de l'habitation, la phase s'est prolongée vers l'offshore et s'est progressivement étendue vers la terre au cours de la phase ultérieure.
Cependant, les restes de la phase ultérieure sont également détruits (noyés), ce qui suggère que jusqu'au 4ème siècle après JC, le niveau de la mer était inférieur au présent. Avec cette simple logique, on peut considérer que la colonisation rapide de la période historique a pu se placer sur l'île lorsque le niveau de la mer pourrait avoir été réduit de 2-3 m par rapport à celui présent. Si le niveau de la mer était inférieur de 2-3 mètres au cours des premiers siècles de l'ère Chrétienne, alors quelques endroits dans l'île Bet Dwarka auraient été reliés au continent à marée basse (une presqu'île donc). Une croyance locale dans ce domaine dit que dans le passé, les gens pouvaient atteindre l'île par la marche et avec des charrettes à bœufs, pourrait refléter une réalité passée.
Des datations au radiocarbone du niveau le plus bas du BDK-II donnent vers 2040-1860 années avant le présent. Les excavations de la présente Dwarka moderne suggèrent que près de l'ère chrétienne, le niveau de la mer était inférieur au présent (Sankalia 1966) dans la zone Okhamandal.

En général, le niveau de la mer pendant (les débuts de) l'ère chrétienne était inférieur au présent de 2-3 m. Un autre point important a peut-être mentionner ici est que jusqu'à la période médiévale, l'embarcadère d'ancrage des bateaux aurait été près de l'actuelle jetée de Bet Dwarka. Un grand nombre d'amphores, d'ancres en plomb et un lingot de plomb, éventuellement d'un naufrage, étaient remarquées, d'ailleurs un grand nombre d'ancres de pierres datables d'entre les périodes historiques et médiévales.

- Conclusion
La présente excavation a jeté une lumière sur le plan de la séquence culturelle de Bet Dwarka Island. Autour du 17ème siècle Avant Jésus-Christ , des personnes du peuple harappéen tardif avaient établi leur colonie et ils ont peut-être migré depuis Nageshwar qui est proche. Ils ont exploité les ressources marines comme les poissons et les conques. Il semble qu'à la fin, les Harappéens de l'île de Bet Dwarka avaient une interaction avec les Harappéens de Saurashtra et ils pouvaient être des visiteurs des ports sur la côte nord de la Région de Saurashtra. Les dépôts et habitations rares suggèrent que le site a été abandonné après quelques siècles.
L'île a de nouveau été habitée pendant le 8ème siècle avant JC sur la côte sud de l'île. Ensuite, plus tard les habitations se sont considérablement étendues. Des activités maritimes mouvementées ont été constatées au cours de cette période et des bateaux de la Méditerranée ont également visité l'île. La référence à Baraca peut être identifiée avec l'île Bet Dwarka. Peut-être que l'un des navires romains a également fait naufrage ici et que cela peut être l'une des raisons pour lesquelles l'auteur du "Périple sur la Mer Erythréenne" a mentionné la navigation difficile dans le golfe de Baraca. L'île a continué d'être un important centre de l'activité maritime jusqu'à l'émergence du port Okha dans la zone Okhamandal. La découverte d'un grand nombre d'ancres de différents types, présentes près de la jetée, suggère que ce point a servi de point d'ancrage aux navires pendant une longue période. "

A.S. Gaur and Sundaresh National Institute of Oceanography Dona Paula Goa 403 004

Yves Herbo : on en déduit aussi donc que le niveau de la mer a été de 2 à 6 mètres plus haut que l'actuel durant 4000 ans (minimum), puis s'est abaissé à 2-3 mètres en-dessous du niveau actuel entre 200 Avant JC et 400 Après JC, avant de remonter au niveau présent (et de continuer à monter)... mais nous n'avons aucune explication logique ou climatique à ce phénomène à priori... nous pensons que la fonte des glaces à la fin d'une période glaciaire fait monter le niveau général des eaux, mais qu'est-ce qui peut bien faire abaisser ce même niveau (et d'autant !) en l'absence de période glaciaire ?...

On note aussi que ces études dans la région de Dwarka ne concernent pas directement l'endroit où les ruines de l'antique cité semblent avoir été repérées à l'origine, mais confirment la très grande ancienneté des sites et la forte présence harappéenne dans la région, considérée jusqu'à présent comme une petite province de cette ancienne civilisation découverte assez récemment qu'est la civilisation de l'Indus, reliée de plus en plus probablement aux textes védiques de l'Inde... Il semble d'après l'actualité locale que le gouvernement indien (et le ministre du tourisme) voudrait réactiver (juin 2015) les recherches sur le Dwarka de Krishna, mais aussi sur le Pont mythique de Rama entre l'Inde et le Sry Lanka... attendons un peu pour voir... :

http://www.dnaindia.com/india/report-prompted-by-rss-asi-to-revive-dwarka-rama-setu-underwater-excavations-2099543​

 

Yves Herbo, Sciences, Faits, Histoires, 03-2012, update 07-2015

Super-Tempêtes et déplacement des pôles magnétiques

Super-Tempêtes et déplacement des pôles magnétiques - 2012 - up 07-2015

465px-hurricane-katrina-august-28-2005-nasa.jpgKatrina, USA

Il y a an, des premières études montraient les liens entre le déplacement des pôles magnétiques et la survenue de tempêtes plus intenses qu'auparavant. L'année 2011 a-t-elle confirmé ces études, où en sommes-nous maintenant ? Revenons d'abord sur les études et écrits datant d'un an (qui manquent et intéressent mon site !) puis cherchons les bilans pour l'année 2011, et même éventuellement le présent, qui est très parlant si vous suivez l'actualité météorologique mondiale et celles liées à l'environnement interne et externe de notre planète.

Le déplacement des pôles magnétiques cause des super-tempêtes massives mondiales
By Terrence Aym Feb 9, 2011 - 11:29:50 AM

 

Terrence Aym Salem-News.com. 

Les super-tempêtes peuvent également entraîner l’effondrement de certaines sociétés, cultures ou des pays entiers. D'autres peuvent entrer en guerre avec l'autre. 

(CHICAGO)-, la NASA a mis en garde contre cela…des articles scientifiques ont été écrits sur le sujet…des géologues ont vu leurs traces dans les strates de roche et de glace dans des carottes…

Maintenant, c’est là : un changement inéluctable du pôle magnétique qui s’est accéléré et est à l'origine de menaces mortelles sur la météo mondiale.

Oubliez le réchauffement climatique —causé par l'homme ou naturel — ce qui dirige les modèles climatiques planétaires est le climat et ce qui dirige le climat est la magnétosphère du soleil et son interaction électromagnétique avec le champ magnétique propre à une planète.

Lorsque le champ se déplace, quand il fluctue, lorsqu'il entre dans le flux et commence à devenir instable, tout peut arriver. Et ce qui se passe normalement, c’est que tous les démons de l’enfer sont lâchés.

Des déplacements des pôles magnétiques ont eu lieu plusieurs fois dans l'histoire de la Terre. Cela se passe à nouveau maintenant pour chaque planète du système solaire, y compris la terre.

Le champ magnétique contrôle la météo d’une manière significative et lorsque ce champ commence à migrer, des super-tempêtes commencent à exploser.

Les super-tempêtes sont arrivées.

hurricane-andrew.jpgAprès le passage d'Andrew, USA

La première preuve, que nous ayons que le cycle dangereux des super-tempêtes a commencé, est la série dévastatrice de tempêtes qui ont pilonné le Royaume Uni, fin 2010.

Dans la foulée des tempêtes subies par les îles britanniques, des tempêtes monstres ont commencé à frapper avec violence l’ Amérique du Nord. La plus récente super-tempête — à la rédaction de cet article — est un monstre sur les États-Unis qui s'étendait sur 2 000 milles affectant plus de 150 millions de personnes.

Alors que cette même tempête fait encore des ravages dans les États du Midwest de l’ouest, de sud et du nord-est, une autre super-tempête éclate dans le Pacifique et s’est refermée sur l’Australie.

Le continent boréal avait déjà eu affaire à la catastrophe d’inondations historiques causées par des pluies de plusieurs pieds (de centaines de ml), tombées en quelques heures. Des dizaines de milliers de maisons ont été endommagées ou détruites. Après le déluge, des requins tigre ont été repérés, nageant entre les maisons dans ce qui fut autrefois un quartier calme de la banlieue.

Choquées, les autorités reconnaissent maintenant humblement, qu'une grande partie de l'eau peut ne jamais se dissiper et se sont résignés avec inquiétude à la possibilité que cette région contienne maintenant une nouvelle mer intérieure.

Puis, quelques semaines plus tard seulement, une autre super-tempête — le cyclone méga-monstrueux Yasi — a frappé le nord-est de l'Australie. Les dégâts, qu'il a laissé dans son sillage font dire aux sauveteurs que c’est une zone de guerre.

L'incroyable super-tempête s’est emballée avec des vents de près de 190 km/h. Bien qu’étiqueté comme cyclone de catégorie 5, c'est théoriquement une catégorie-6. La raison en est, que la catégorie-5 est considérée comme une tempête avec des vents de 155 km/h, pourtant Yasi a été plus fort que cela de près de 22 %.

Jeu de ficelles

Et encore, Yasi peut n’être qu’un avant-goût de futures super-tempêtes. Certains climatologues, qui surveillent le rapide déplacement du champ magnétique, prédisent des super-tempêtes dans le futur avec des vents atteignant 300 à 400 m/h.

Ces tempêtes détruiraient absolument tout ce qu’elles rencontreraient au sol.

La possibilité d’autres tempêtes comme Yasi ou pire, qui peuvent faire des ravages sur notre civilisation et les ressources, repose sur la complexe relation électromagnétique entre le Soleil et la Terre. La synergie de cette lutte sans merci a été comparée par certains à une inextricable pelote de fil. Et c'est dans un état constant de flux.

La dynamique de la magnétosphère électrique du soleil perpétuellement changeante, interagit avec le champ magnétique de la Terre qui affecte, à un certain degré, la rotation de la Terre, l’oscillation précessionnelle, la dynamique du noyau de la planète, de ses courants océaniques et — par-dessus tout — la météo.

Des fissures dans le bouclier magnétique de la Terre

Le pôle Nord magnétique de la Terre se déplaçait vers la Russie à une vitesse d'environ cinq milles chaque année (8 kms). Cette progression vers l'est était en cours depuis des décennies.

Soudain, ces dix dernières années, la vitesse s’est accélérée. Maintenant, le pôle magnétique se déplace est à une vitesse de 64 kilomètres par an, soit une augmentation de 800 %. Et elle continue de s'accélérer.

Récemment, comme le champ magnétique fluctue, la NASA y a découvert « des fissures ». C'est inquiétant car cela affecte considérablement l'ionosphère, les vents de la troposphère et l'humidité atmosphérique. Toutes les trois choses ont un effet sur les conditions météorologiques.

Pire encore, ce qui protège la planète du rayonnement causant le cancer est le champ magnétique. Il agit comme un bouclier réverbérant les ultraviolets nuisibles, les rayons X et les autres radiations mortelles les empêchant d’atteindre la surface de la terre. Avec l'affaiblissement du champ et les fissures émergentes, le taux de mortalité par cancer pourrait monter en flèche et les mutations de l'ADN peuvent devenir endémiques.

Un autre organisme fédéral, la NOAA, a publié un rapport qui a provoqué une vague de panique, lorsqu'ils ont prédit que des super-tempêtes mammouths pourraient à l'avenir, anéantir la majeure partie de la Californie. Les scientifiques de la NOAA ont dit que c'est un scénario plausible et qui pourrait être conduit par une « rivière atmosphérique » déplaçant l'eau à la même vitesse que 50 fleuves Mississippi qui se jettent dans le Golfe du Mexique.

Le champ magnétique peut plonger, se retourner et disparaître

The Economist a écrit un article détaillé sur le champ magnétique et ce qui s’y passe. Dans l'article, ils notent :

« Il y a, cependant, un nombre croissant de preuves que le champ magnétique de la Terre est sur le point de disparaître, au moins pendant un certain temps. Les données géologiques montrent qu'il se retourne de temps à autre, avec le pôle Sud, devenant le Nord et vice versa. En moyenne, ces inversions ont lieu tous les 500 000 ans, mais il n'y a aucun modèle perceptible. Des renversements se sont produits au bout d’à peine 50 000 ans, bien que le dernier ait eu lieu il y a 780 000 ans. Mais, comme nous le verrons lors du Symposium des sciences spatiales du Groenland, qui se tient à Kangerlussuaq cette semaine, les signes montrent qu’un autre renversement aura lieu bientôt.

En discutant du déplacement du pôle magnétique et de l'impact sur les conditions météorologiques, l’article scientifique « Météo et champ magnétique de la Terre » a été publié dans la revue ‘Nature’. Les scientifiques aussi sont très préoccupés par le danger croissant de super-tempêtes et de leur impact sur l'humanité.

Les super-tempêtes ne nuiront pas seulement à l'agriculture à travers la planète, conduisant à des famines et à des décès en masse, elles changeront également les côtes, détruiront les villes et créeront des dizaines de millions de sans-abri.

Les super-tempêtes peuvent également entraîner certaines sociétés, des cultures ou des pays entiers à s'effondrer. D'autres peuvent entrer en guerre avec l'autre.

Une étude danoise publiée dans la revue scientifique ‘Géology’, a trouvé la forte corrélation entre le changement climatique, les modèles météorologiques et le champ magnétique.

hurr-pauline-vis1.gifPauline

« Le climat terrestre a été significativement affecté par le champ magnétique de la planète, selon une étude danoise publiée lundi qui pourrait contester la notion, que les émissions humaines sont responsables du réchauffement planétaire.

"'Nos résultats montrent une forte corrélation entre la force du champ magnétique de la Terre et la quantité de précipitations sous les tropiques, » a déclaré un des deux géophysiciens danois à l’origine de l'étude, Mads Faurschou Knudsen du département de géologie à l'Université d'Aarhus au Danemark Ouest, a dit le journal Videnskab.

« Lui et son collègue Peter Riisager, de la Commission géologique du Danemark et du Groenland (GEUS), ont comparé une reconstruction du champ magnétique préhistorique d’il y a 5 000 ans, en se fondant sur des données tirées de stalagmites et stalactites trouvés en Chine et à Oman. »

Dans l'article " la magnétopause du midi se décale côté terre de l'orbite géosynchrone pendant les super-tempêtes géomagnétiques à la vitesse de (Dst) = -300 nT" l'intensité magnétique de tempêtes solaires ayant une incidence sur la terre, cela peut intensifier les effets du renversement polaire et aussi accélérer la fréquence des super-tempêtes émergentes.

Le renversement des pôles peut également initier un nouvel âge glaciaire
 

Selon certains géologues et scientifiques, nous avons laissé la dernière période interglaciaire derrière nous. Ces périodes sont des périodes de temps — d’environ 11 500 ansentre deux grandes périodes glaciaires.

Un des plus étonnants signes d’un futur âge de glace, est ce qui est arrivé à l’oscillation précessionnelle de la Terre.

L’oscillation de la Terre a cessé.

Comme expliqué sur le site de géologie et de sciences spatiales earthchangesmedia.com, "l’oscillation de Chandler a été découvert pour la première fois en 1891 par Seth Carlo Chandler un astronome américain.

Elle provoque le déplacement des pôles de la Terre dans un cercle irrégulier de 3 à 15 mètres de diamètre d’oscillation. L’oscillation de la Terre a un cycle d’une durée de 7 ans qui produit deux extrêmes, un petit cercle d’oscillation en spirale et un grand cercle d’oscillation en spirale, à environ 3,5 ans d'intervalle.

«En octobre 2005, la Terre bougeait dans le petit cercle en spirale (phase MIN de l'oscillation), qui aurait dû se poursuivre lentement au cours de 2006 et des premiers mois de 2007. (Chaque cycle de spirale prend environ 14 mois). Mais soudain, au début de novembre 2005, la trajectoire de l'emplacement de l'axe de rotation a viré à un angle droit très net par rapport à son mouvement rotationnel.

« La trajectoire de l'axe de rotation a commencé à ralentir et vers le 8 janvier 2006 environ, elle a cessé presque tous les mouvements relatifs aux coordonnées x et y utilisées pour définir le changement quotidien d'emplacement de l'axe de rotation. »

Et la Terre s'est arrêtée d’osciller— exactement comme prévu, comme un autre signe fort d'un nouvel âge glaciaire imminent.

Ainsi, le début d'un nouvel âge glaciaire est marqué par un renversement du pôle magnétique, une augmentation de l'activité volcanique, des tremblements de terre plus forts et plus fréquents, des tsunamis, des hivers plus froids, des super-tempêtes et l'arrêt de l'oscillation de Chandler.

Malheureusement, toutes ces conditions sont remplies.

En savoir plus sur cet auteur, Terrence AIM.

Source du texte original en anglais : http://www.Salem-News.com/articles/february042011/global-superstorms-ta.php

Traduit de l'anglais par Marie-Louise

haiti-flood-1.jpgHaiti, inondations après cyclone 2009 (et avant séisme.)

Voyons voir un peu les évènements météorologiques de 2011-2012, en commençant par l'Europe, et ses "ouragans" en se rappelant les données pour les années des plus fortes tempêtes. Curieusement, pour les années 1990, seules 6 tempêtes majeures sont répertoriées : 3 en 1990 et 3 en 1999 ! :

1999Tempête Anatol : vents max : 175 km/hTempêtes de fin décembre 1999 en EuropeTempête Lothar : vents max :  259 km/hTempête Martin : vents max : 198 km/h

Mais depuis 2005, elles sont plus nombreuses :

2005Tempête Erwin : vents max : 181 km/h

2007 : Tempête Kyrill : vents max : 250 km/h, Tempête Per : vents max : 150 km/h

2008Tempête Emma : vents max : 224 km/h

2009 : Tempête Klaus : vents max : 198 km/h, Tempête Quinten : vents max : 141 km/hTempête de neige de février 2009 sur les îles britanniques : Avec des concentrations de neige atteignant presque 25 centimètres dans certains comtés du sud-est de l'Angleterre et près de 15 centimètres à Londres durant les premiers jours, il s'agit pour le Met Office des plus importantes chutes de neige enregistrées depuis 18 ans1.
Au matin du 6 février, la quasi-totalité du territoire est concernée par les intempéries, le manteau neigeux atteignant localement 55 centimètres2.

2010Tempête à Madère en 2010 : Entre 6h00 et 11h00 du matin (heure locale) le 21 février 2010, 108 millimètres de précipitations ont été enregistrées au niveau de la station météorologique de Funchal et 165mm à celle de Pico do Areeiro3Tempête Xynthia : suite de la tempête de Madère : Le centre dépressionnaire atteint le golfe de Gascogne dans la soirée du 27 février 2010, apportant des températures très douces par effet de foehn sur le Pays basque où on observait jusqu'à 25 °C, avant de pénétrer dans les terres le 28 février aux alentours de 2 heures du matin, sans toutefois se combler immédiatement. De puissantes rafales de vent et des vagues hautes de plusieurs mètres associées à une marée de fort coefficient provoquent un phénomène de surcote7 dans plusieurs régions du littoral français (essentiellement Charente-Maritime et Vendée). La rupture de plusieurs digues conduit à de graves inondations dans plusieurs communes8. En marge du système, on relève des vents violents dans la vallée du Rhône et sur les contreforts alpins. vents max : 242 km/h au pic du Midi

2011 : Tempête Friedhelm : vents max : 265 km/hTempête Gunter : vents max : 137 km/h, Tempête Joachim : vents max : 212 km/h, Tempête Robert : 183 km/h

2012Tempête Ulli : 175 km/hTempête Andrea  : 270 km/h

charley-landfall.gifCharley, USA 2004

Sur cette page très intéressante et assez référencée pour être sérieuse, on a la liste des cyclones, ouragans, typhons tropicaux retirés de la liste des noms disponibles, parcequ'ils sont reliés tous à des évènements extrêmes, aussi bien en puissance qu'en dégâts... :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_cyclones_tropicaux_au_nom_retir%C3%A9_par_bassin

On y constate aussi rapidement que : sur les 9 bassins concernés par des ouragans, les plus puissants ont eu lieu 6 fois sur 9 dans les dernières années 2000

Cyclone tropical le plus intense par bassin selon la pression ou les vents

Mer d'Oman

Australie

Golfe du
Bengale

Pacifique
central

Pacifique
Nord-est

Atlantique
Nord

Pacifique
Sud

Océan Indien
Sud-ouest

Pacifique Ouest

Cyclone Gonu
920 hPa
(2007)

Cyclone Inigo
900 hPa
(2003)

Cyclone d'Orissa
912 hPa
(1999)

Ouragan Ioke
915 hPa
(2006)

Ouragan Linda
902 hPa
(1997)

Ouragan Wilma
882 hPa
(2005)

Cyclone Zoe
890 hPa
(2002)

Cyclone Gafilo
895 hPa
(2004)

Typhon Tip
870 hPa
(1979)

 

On y constate aussi une nette augmentation des ouragans entre les années 1990 et les années 2000 (en fait, ce nombre est un record) :

Océan Atlantique Nord : (Canada-USA)

Années 1990 : Diana, Klaus, Bob, Andrew, Luis, Marilyn, Opal, Roxanne, Cesar, Fran, Hortense, Georges, Mitch, Floyd, Lenny

Années 2000 : Keith, Allison, Iris, Michelle, Isidore, Lili, Fabian, Isabel, Juan, Charley, Frances, Ivan, Jeanne, Dennis, Katrina, Rita, Stan, Wilma, Dean, Felix, Noel, Gustav, Ike, Paloma,Igor.

Océan Atlantique Sud : (Afrique-Amérique du Sud)

Les systèmes tropicaux sont rares dans l'Atlantique Sud. Seulement trois tempêtes tropicales sont répertoriées et une seule a atteint le niveau de cyclone tropical, mais deux dans les années 2000, dont la plus puissante :

  • La tempête tropicale qui s'est formée en 1991 au large de l'Angola en avril ;
  • La dépression tropicale qui s'est formée en janvier 2004 et qui a peut-être atteint le niveau de tempête tropicale ;
  • Le cyclone Catarina en 2004, premier cyclone tropical reconnu dans cette région et le premier à avoir touché terre.

 

En ce qui concerne le Pacifique et ses typhons, malgré un manque de données à jour, on constate également un nombre conséquent de typhons puissants dans les années 2000 à 2006 par rapports aux années précédentes : 16 dans les années 2000, 4 dans les années 1990 ! (sans compter le plus puissant typhon enregistré ayant touché le Japon en juillet 2007, le Typhon Man-yi (Bebeng).)

Dans l'Océan Indien, on remarque exactement la même chose, en notant que les données sont incomplètes mais basées sur les plus puissants ressentis :

Nord : (Inde, Oman, sud asiatique)

  • 1991 : le cyclone Gorky fit 138 000 morts dans la région de Chittagong au Bangladesh ;
  • 1999 : le cyclone d'Orissa tua 10 000 dans l'État de Orissa en Inde13 ;
  • 2006 : le cyclone Mala frappa le Myanmar et causa de sérieux dommages ;
  • 2007 : le cyclone Gonu est le plus fort cyclone tropical à passer dans la Mer d'Oman et à frapper la Péninsule Arabique ; il causa 4 milliards $US de dommages à Oman ;
  • 2007 : le cyclone Sidr frappa le Bangladesh le 15 novembre et tua au moins 3 347 ;
  • 2008 : le cyclone Nargis frappa la Birmanie le 2 mai et tua au moins 100 000 personnes (estimation).

 

Océanie : (Australie et pourtours) :

On relève 5 cyclones importants entre 1990 et 1999 et 9 cyclones entre 2000 et 2007, mais notons tout de même que le record de vitesse de vent pour un cyclone (hors tornade donc) a été enregistré en 1996 à 408 km/h le 10 avril 1996 à Barrow Island en Australie lors du passage d'Olivia16.

Sur cette liste on voit aussi que sur les 10 évènements les plus puissants enregistrés qui y sont ressencés, 5 ont eut lieu dans les années 2000 et pour les 10 les plus coûteux en argent, il y en a 6 dans les années 2000 (données arrêtée à 2005 en plus !)

- Données à fin 2013 (avec le cyclone Ingrid dans l'hémisphère nord et ses dégâts) : https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_retired_Atlantic_hurricane_names

Et nous voyons maintenant ici que les tempêtes, cyclones ouragans ou autres typhons ont eu aussi de belles intensités en 2011 :

- Le cyclone Binginza en février 2011 dans l'océan indien : vents soutenus 1mn à 185km/h, rafales de 222 km/h.

La saison cyclonique 2011-2012 pour l'Océan Indien a débuté le 1er novembre 2011 et se terminera le 31 mai 2012 avec pour l'instant 8 systèmes dont 1 dépression subtropicale, 3 tempêtes et 4 cyclones tropicaux. Le dernier système cyclonique nommé fut la tempête tropicale HILWA qui est passé près de Rodrigues. Le système cyclonique le plus meurtrier fut le cyclone tropical FUNSO causant la mort de 40 personnes. Le météor (ou Bombe suivant les régions) le plus puissant de la saison fut le cyclone GIOVANNA (vents 232 km/h)

- Le cyclone Benilde du 30-12-2011 dans l'océan indien : Le vent moyen atteignait en son centre la vitesse de 165km/h, les rafales maximales la vitesse de 205km/h.

- Le cyclone Giovanna du 10-02-2012 dans l'océan indien : vents enregistrés : 232 km/h

Voici pour comparer les données mondiales d'autres tableaux statistiques incluants l'année 2011, pour l'hémisphère Nord et pour l'hémisphère 2012 (ainsi que beaucoup de données par bassins océaniques). On y constate pour l'hémisphère nord une forte augmentation des évènements en 2005 : l'année de l'arrêt de l'oscillation du pôle nord magnétique. (voir la MAJ jusqu'à l'année 2014 inclus et un grand nombre d'ouragans dans le Pacifique Nord-Est (15)) :

http://www.cyclonextreme.com/cyclonemondebassinhemispherenordstats.htm

Par contre, en ce qui concerne l'hémisphère sud, les données semblent confirmer une légère diminution de l'activité cyclonique depuis la fin des années 1990, peut-être en relation au pôle sud magnétique qui ne bouge plus à la même vitesse que le pôle nord magnétique du tout, mais beaucoup moins vite...

Toutes ces dernières données semblent donc bien confirmer les prévisions vues plus haut concernant l'augmentation probable des tempêtes et cyclones dans tout l'hémisphère nord, aussi bien en nombre qu'en intensité, et que cette activité (voir 2005) semble corrélée avec le champ magnétique terrestre, et particulièrement pour l'hémisphère nord (qui semble aussi connaître le plus grand nombre d'anomalies météorologiques). Je n'ai pas encore regardé du côté des tornades, mais je sais déjà que leur nombre, déplacements et régions atteintes sont plus nombreuses dans les années 2000 que les années 1990, avec des records très récents aux Etats-Unis, aussi bien en nombre de tornades qu'en intensité. Des tornades et trombes d'eau assez violentes sont également apparues plus récemment dans des régions plus au nord des Etats-Unis (mars 2012), mais également en Europe, notamment en France (Le dimanche 3 août 2008, une tornade de force F4vent de 300km/h ) à ravagé la ville d'Hautmont, située près de Maubeuge, dans le Nord de la France), Espagne, Portugal, Italie, Allemagne et aussi en Chine et Russie du côté Orient... Certes, les données pour cette recherche (un peu trop tôt pour 2011 pour les bilans finaux) sont incomplètes, mais la tendance sur toutes les années 2000 se confirme bien et les derniers évènements de ces dernières semaines (y compris les nombreuses tempêtes passant sur l'Islande et le nord de l'Europe, mais aussi des dépressions fortes plus au sud, de nombreuses tempêtes de neige et tornades aux USA, Chine, et des anticyclones subtropicaux très hauts placés sur l'Atlantique depuis plus d'un an-d'ailleurs le Groenland et même l'Islande connaissent des températures plus douces que la normale, y compris pendant la petite vague de froid de deux semaines de cet hiver !)

02-02-2012-positif-groenland-island.gifVague de froid 02-2012 : Groenland et Island en positif

En tout cas, le Soleil s'est réveillé (avec 2 ans de retard par rapport à son cycle de 11 ans) et les déflagrations solaires s'intensifient beaucoup en ce début mars 2012 : plusieurs scientifiques (et les compagnies d'assurance avec) craignent une double explosion majeure, créant des conditions où le vent solaire pourrait atteindre le sol (et ses radiations mortelles avec, mais aussi des pannes éléctro-magnétiques gigantesques), d'autres ont peur de cette influence solaire grandissante (mais cyclique) sur le déplacement du pôle nord magnétique... le maximum d'activité du soleil (c'est à dire le nombre de taches solaires) est attendu pour fin 2012 ou fin 2013 (mais n'a pas eu vraiment lieu), mais les dates des plus grosses explosions connues sont situées en amont ou en aval de ce maximum, donc la surveillance actuelle est intense...

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Inde, légendes et pluies extra-terrestres

Inde, légendes et pluies extra-terrestres - 2012 - up 07-2015

pluie-rouge-kerala.jpg

J'ai trouvé l'une des premières références aux pluies étranges se produisant en Inde dans l'Histoire Universelle - Livre Inde Védique (de 1800 à 800  AV J.C.) par Marius Fontane (1838-1914), il y cite notamment des pluies d'or et des pluies sanglantes : 

histoire-universelle-1inde-vedique.pdf histoire-universelle-1inde-vedique.pdf

Mais un évènement récent est venu confirmer d'une façon étrange les propos de l'historien :

" En 2001, les habitants de Kerala (sud de l’Inde) ont été témoins d’une pluie rouge pendant une période de (presque) 2 mois. Godfrey Louis, un physicien à la Cochin University of Science and Technology, intrigué par le phénomène, a collecté plusieurs échantillons de pluie rouge pour découvrir ce qui était la cause de la contamination.

L’examen au microscope des échantillons ont montré que la pluie rouge était remplie de cellules rouges qui ressemblaient remarquablement à des insectes traditionnels qu’on trouve sur Terre. Ce qui est étrange est qu’aucune trace d’ADN n’a été trouvée dans ces cellules, ce qui exclut la plupart des cellules biologiques connues (des globules rouges sont une possibilité mais auraient été détruits rapidement par l’eau de pluie).

En 2006, Godfrey Louis a publié ses résultats dans le journal à comité de lecture Astrophysics and Space, avec la suggestion que ces cellules pourraient avoir une origine extraterrestre, peut-être une comète qui se serait désintégrée dans l’atmosphère pour ensuite ensemencer les nuages avec les cellules.

Depuis sa découverte initiale, Godfrey Louis a intensifié son étude des cellules avec une équipe internationale incluant Chandra Wickramasinghe de l’Université de Cardiff (Royaume-Uni), l’un des principaux partisans de la théorie de la panspermie qu’il a développé avec Fred Hoyle.

Les nouvelles recherches de l’équipe ont été publiées sur ArXiv le 29 août 2010

« Nous avons montré que les cellules rouges trouvées dans la pluie rouge survivent et se reproduisent à une température de 121 °C après incubation sur des périodes allant jusqu’à 2h. Dans ces conditions les cellules filles apparaissent dans les cellules mères et le nombre de cellules des échantillons s’accrois avec la durée d’une exposition à 121 °C. Un tel accroissement ne se produit pas à température ambiante, suggérant que l’accroissement des cellules filles est provoqué par l’exposition de la pluie rouge à de hautes températures. Ceci est une confirmation indépendante des résultats rapportés plus tôt par 2 des présents auteurs, affirmant que les cellules peuvent se répliquer à des pressions élevées et à des températures allant jusqu’à 300°C. Le comportement fluorescent des cellules rouges correspond remarquablement aux émissions observées dans la nébuleuse planétaire du Rectangle Rouge et dans d’autres nuages de poussières galactiques et extragalactiques, suggérant, bien que ne prouvant pas, une origine extraterrestre »

Les spores de certains extrêmophiles peuvent survivre à ce type de températures et se reproduire à des températures moins élevées mais jusqu’à ce jour, rien de ce qui a été découvert sur Terre n’a montré un tel comportement à ces températures. "

Traduction d’après l’article de Daily Galaxy - http://guydoyen.fr/2010/09/02/le-mystere-des-pluies-rouges-de-kerala/

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2012 : Encore des pluies rouges :

" Une pluie extrêmement rare de couleur rouge est tombée durant quinze minutes dans la ville de Kannur, à Kerala, tôt dans la journée du 28 juin 2012. Les habitants ont été troublés, mais ce n’est pas la première fois que l’État connaît une pluie colorée.

Cet étrange phénomène a d’abord été enregistré dans le Kerala quelques heures après une explosion de météorites en juillet 2001, quand un rocher venu de l’espace a explosé dans l’atmosphère. Plus de 120 averses de ce type ont alors été signalées, parfois aussi jaunes, vertes voire noires.

L’Astrobiologiste Godfrey Louis, pro-vice-chancelier de l’Université Cochin des Sciences et de la Technologie (Cochin University of Science and Technology, CUSAT) situé non loin du lieu de cette averse, a étudié les échantillons prélevés de cette pluie et y a découvert quelques propriétés étranges, notamment un phénomène d’autofluorescence- lumière caractéristique des structures cellulaires comme les mitochondries. L’analyse scientifique a montré que la coloration rouge vif était due à des particules microscopiques ressemblant à des cellules biologiques, peut-être originaires de fragments de comètes.
Louis estime que ces cellules pourraient être extraterrestres car il existe déjà plusieurs théories reposant sur l’hypothèse que les comètes pourraient avoir un noyau d’eau chaude rempli de nutriments chimiques capables de soutenir la croissance microbienne.

Il a déclaré, par mail à The Epoch Times, que « ce type de comètes peuvent se briser en petits morceaux alors qu’elles se rapprochent du Soleil au cours de leur voyage en orbites fortement elliptiques », en ajoutant que « ces fragments peuvent rester en orbite et plus tard entrer périodiquement dans l’atmosphère terrestre ».

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Selon Louis les nuages de pluie rouge sont apparus du fait de particules rouges dans l’atmosphère issues d’un météore fragmenté.
« Il peut y avoir une quantité de l’ordre de 100 millions de cellules dans un litre d’eau de pluie rouge », a-t-il déclaré, « la pluie rouge pouvant apparaître sombre comme du café si la concentration de ces cellules dans l’eau de pluie est plus dense ». Ces cellules «aliens» ressemblent à des cellules normales, mais il leur manque les molécules biologiques habituelles comme l’ADN et on s’attend à y découvrir un système biochimique relativement différent.

Louis explique que « contrairement à d’autres cellules biologiques, ces microbes de pluie rouge peuvent résister à des températures très élevées », et il ajoute qu’« il est possible de les cultiver à des températures aussi élevées que 300 degrés centigrades ». « Même les bactéries appréciant la chaleur, dites thermophiles, les plus résistantes de notre Terre ne peuvent supporter les conditions auxquelles peuvent se soumettre les cellules rouges ». « A l’heure actuelle nous connaissons les microbes hyperthermophiles, mais ceux-ci ne survivent pas au-dessus d’une température de 122 degrés centigrade ».

Auparavant il a été suggéré que cette pluie colorée aurait été le fruit d’un mélange d’eau et de particules de poussière du désert. Cependant cette idée a dû être abandonnée en raison de l’apparition très localisée de ce phénomène malgré les changements climatiques qui durent depuis deux moisLouis a également étudié la pluie jaune, affirmant que celle-ci contient des matériaux dissous qui nous sont inconnus, mais qui ne sont pas les cellules rouges.

« La pluie jaune et la pluie rouge sont liées par le fait qu’elles montrent toutes deux cette caractéristique inhabituelle, à savoir l’autofluorescence », a-t-il déclaré. « On en déduit que les matières dissoutes dans la pluie jaune sont des sous-produits de ces micro-organismes ».

Les chercheurs essayent d’identifier les composants moléculaires des cellules rouges et d’approfondir leurs connaissances en matière de pluies colorées. par Arshdeep Sarao, Epoch Times

Version anglaise: Red Rain in India May Have Alien Origin

http://www.epochtimes.fr/front/12/8/8/n3506811.htm


Autres pluies étranges, mais d'une toute autre nature (apparemment !), dans le sud de la France ! Mais on signale aussi des eaux et pluies rouges au-dessus de lacs canadiens récemment aussi... :

Dans l'Hérault, il pleut des excréments !

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Excédé, Gilles Texier cherche, avec son association, des réponses à un phénomène régulièrement signalé. Il n’en peut plus. Depuis quelques mois, cet habitant de Saint-Jean-de-Védas constate régulièrement sur sa voiture, sa piscine et sa façade, des tâches brunâtres et malodorantes.

Une blague de très mauvais goût pourrait-on croire, si ses voisins ne subissaient pas les mêmes nuisances. " En me rendant à pied à mon bureau de vote, les dimanches d’élections, j’ai constaté sur le parcours que les voitures, les panneaux de signalisation et les façades étaient recouverts de ces traces ", précise-t-il.

" J’ai compris qu’il s’agissait de matières fécales ". Fort de cette constatation, le Védasien se met en quête de réponses et dépose une main courante auprès des services de la police municipale, qui effectuera les premières constatations.

Il porte une nouvelle fois plainte dans le courant du mois de juin 2012. " J’étais dans mon jardin, torse-nu, et j’ai reçu des particules sur moi. J’ai donc touché, senti, et j’ai compris qu’il s’agissait de matières fécales ", déclare-t-il aux gendarmes de Saint-Jean-de-Védas.

Un constat qui fait froid dans le dos et rappelle que des faits similaires avaient été signalés quelques années auparavant dans le Gard et l’Hérault.

Le 12 juillet, ce chauffeur routier devenu apprenti enquêteur prend la tête d’une association. " En son nom, je me suis rapproché d’un avocat et d’un expert judiciaire pour effectuer des prélèvements et enfin prouver la nature de ces particules nauséabondes ", explique-t-il.

En parallèle, il contacte le maire de Saint-Jean-de-Védas, le préfet de l’Hérault et le nouveau ministre de la Santé pour les avertir de ses mésaventures. " Aujourd’hui, tout le monde est au courant et j’attends des réponses ".

DES AVIONS QUI VIDENT LEURS TOILETTES EN PLEIN VOL ?

" Ces matières fécales qui tombent du ciel ne sont pas le fait des oiseaux, mais bien des avions qui dégazent leurs eaux usées en plein vol."

Une accusation portée par Gilles Texier, et vivement contredite par Allain Monadier, responsable montpelliérain de l’entreprise Latecoer, chargée de l’entretien des avions. " La vidange d’un gros-porteur s’effectue à chaque arrêt grâce à un camion." Pour ce faire, la trappe de vidange située à l’extérieur de la carlingue doit être déverrouillée manuellement et mécaniquement. Une explication peu probable donc, d’autant que " toute fuite entraînerait la dépressurisation de l’appareil, automatiquement signalée sur le tableau de bord par un voyant électronique, et consigné au journal des incidents ", précise le professionnel, avant de conclure, catégorique : " Les avions sont hors de cause."

Contacté par le plaignant, l’aéroport de Fréjorgues a cependant effectué les vérifications d’usages.

Sources : Midi-Libre via Wikistrike

MAJ 07-2015 :  " Ce mercredi 27 juillet, il est 5 h 30 du matin lorsque les habitants de Changanassery, ville du Sud-Ouest de l'Etat Indien du Kerala, sont réveillés par une très forte détonation. Dans la nuit qui règne encore, certains perçoivent distinctement un éclair lumineux. Or, à 8 h 30 le même jour et au même endroit, il se met à pleuvoir... du sang ! C'est du moins ce que croit la population, tant la pluie est rouge. Deux mois durant, les habitants de la région de Changanassery auront à subir ces étranges averses, avant que l'ensemble du Kerala ne soit à son tour concerné. Quatorze grandes villes disséminées aux quatre coins de l'Etat seront finalement touchées par un total de 124 pluies rouges. La demière étant signalée le 23 septembre 2001, à plus de 300 kilomètres de Changanassery ; sur la ville de Kannur, dans le Nord, à l'autre extrémité de l'Etat du Kerala.

Le phénomène est si étrange, si peu commun, qu'il suscite dans la population les fantasmes les plus fous. On y voit l'annonce d'une catastrophe imminente et le bruit se répand dans la presse locale que les pluies pourraient être, avec l'effondrement constaté de puits, un signe avant-coureur d'un séisme dévastateur. De fait, en 1884, l'Angleterre connut une série de séismes juste après un cas similaire de pluies colorées - même si les pluies étaient, dans ce cas précis, noires. Plus sérieusement, les habitants. qui utilisent quotidiennement l'eau de pluie, s'inquiètent d'un éventuel danger pour leur santé. A tel point que le gouvernement indien s'empresse de commander un rapport sur l'origine de ce phénomène au Centre for earth science studies (CESS), l'organisme officiel chargé des questions d'environnement au Kerala.
Remis dès le mois de novembre, le rapport, qui se veut rassurant, n'envisage pas que ces pluies puissent être la conséquence d'une pollution chimique et rejette la possibilité de la présence de particules de sable d'origine désertique ou volcanique. L'explication est donc à chercher ailleurs. Et le feuilleton de commencer... Dans un premier temps, les enquêteurs du CESS semblent convaincus qu'un lien de cause à effet unit la déflagration aux pluies rouges. Pour eux, puisque les deux événements se sont produits en même temps et dans un même lieu, c'est qu'ils doivent faire partie de la même histoire. La première question qu'ils se posent est donc : qu'est-ce qui a bien pu causer cette détonation entendue le matin du 25 juillet ? Intuitive, l'hypothèse du tonnerre est pourtant vite écartée. Car si les témoignages des habitants, recueillis sur place, comparent bien la déflagration au tonnerre, tous insistent sur le fait qu'elle était beaucoup plus puissante.

CENT VINGT-QUATRE PLUIES EN DEUX MOIS

Le caractère exceptionnel des pluies rouges a immédiatement focalisé l'attention des journalistes du Kerala. Chaque pluie a ainsi fait l'objet d'un rapport dans la presse locale, ce qui a permis aux scientifiques d'établir un bilan précis du nombre des pluies rouges et de leur localisation. Ils ont ainsi pu déterminer qu'un total de 124 pluies rouges s'était abattu sur l'Etat du Kerala entre le 25 juillet et le 23 septembre 2001. La plupart d'entre elles ont eu lieu dans le Sud de la région, autour de Changanassery, là même ou une détonation a été entendue, le 25 juillet. Au total, les chercheurs estiment à près de 50 tonnes la quantité de particules rouges ainsi apportée par les pluies.

UN ORAGE AUSSI BREF QU'UN "BANG" !

Les murs et les fenêtres des maisons se sont mis à trembler et certains ont cru que le toit de leur habitation allait même s'effondrer. Une sensation rarement éprouvée après un simple coup de tonnerre. Encore plus exceptionnel serait un orage qui commencerait et finirait par un unique "bang" ! Car, comme le souligne le rapport, "aucun orage ne dure l'espace d'un coup de tonnerre". Or, les témoignages sont formels : une seule déflagration a été entendue. Enfin, la saison n'est pas propice aux orages : en juillet, la région se trouve au beau milieu de la mousson de Sud-Ouest et les vents chargés d'humidité provenant de l'océan Indien la balaient continûment, y déversant leurs contenus d'eau. Une fois établi, ce régime de temps ne permet pas le développement de conditions orageuses", lit-on ainsi dans le rapport du CESS.
Alors quoi ? Qu'est-ce qui a bien pu produire un bruit aussi fort ? Pour les rapporteurs, ce pourrait être le bruit caractéristique d'un objet volant à une vitesse supersonique. Et comme ils n'envisagent pas qu'un avion puisse se livrer à une telle manœuvre au-dessus d'une ville comme Changanassery, les stations radars n'ayant rien signalé de particulier, ils avancent que l'objet en question pourrait finalement être un... météore ! Une hypothèse renforcée par le fait que les pluies rouges sont circonscrites à une zone de forme elliptique de 450 km de long sur 150 km de large, qui rappelle la dispersion caractéristique des poussières de comète après une désintégration dans l'atmosphère. De tels événements sont plus fréquents qu'on pourrait le croire. "Chaque année, 40 000 tonnes de matière cométaire arrivent sur Terre", estime André Brack, du Centre de biophysique moléculaire du CNRS à Orléans. Certes, la plupart de ces météores passent inaperçus, parce qu'ils trop petits ou parce qu'ils tombent au-dessus des océans ; mais une petite partie se signale par une traînée lumineuse et tout un ensemble de bruits pouvant consister en des sifflements, des craquements... ou des explosions. Et justement, parmi ces bruits, dûment répertoriés par une étude conduite dans les années 80, on trouve un type de météore qui colle de manière frappante à la description que les habitants de Changanassery ont faite et dont le nom scientifique est éloquent : il s'agit du type "sonic boom", qui correspond aux météores les plus gros.
Et ce n'est pas tout. "On s'est récemment aperçu que certains gros astéroïdes de la ceinrure d'Edgeworth-Kuyper ou du nuage de Oort, les deux principales sources de météores du système solaire, sont rouges", explique Alain Roten, exobiologiste à l'université de Lausanne. Une couleur qui, selon Jacques Crovisier de l'Observatoire de Paris, "est probablement due aux réactions chimiques qu'engendrent les rayonnements UV et cosmique à la surface des astéroïdes". Le bruît, la lumière, la couleur rouge... Les experts du CESS pensent tenir là l'explication du mystérieux phénomène : le 23 juillet, à 5 h 30 du matin, un météore serait entré dans l'atmosphère et s'y serait désintégré, produisant une très grande quantité de poussières rouges qui aurait atteint les nuages, et s'y serait mélangée à l'eau.

Fin du mystère ? Pas vraiment. Car à l'époque, les analyses chimique et microscopique des pluies rouges n'étaient pas encore disponibles. Or, une fois effectuées, celles-ci vont compliquer la donne et renforcer le mystère. Et pour cause : ces analyses mettent en évidence que ce qui a coloré la pluie est de nature organique et ne peut pas être de la poussière cométaire. Plus précisément, cela ressemble à des spores, c'est-à-dire à des cellules vivantes. Pour en avoir le cœur net, les experts du CESS décident de mettre en culture les particules récupérées lors des différentes pluies de l'été 2001. (voir plus haut les résultats...)

D'AUTRES CAS RESTENT INEXPLIQUÉS


Le phénomène des pluies rouges n'est pas aussi rare qu'on pourrait le penser. Même en France, on connaît aujourd'hui au moins un ou deux épisodes de ces pluies chaque année. Dans la plupart des cas, leur couleur est due à la présence de poussières de sable venues du Sahara. Mais les poussières désertiques n'expliquent pas tout. Il existe bien d'autres exemples de pluies rouges restées inexpliquées et auxquels l'écrivain américain Charles Fort (1874-1932) avait, en son temps, dédié un chapitre de son ouvrage intitulé : Le livre des damnés. Son but : faire une liste de tous les faits étranges rapportés par les grandes revues scientifiques de l'époque et qui, n'ayant pu être expliqués, ont été rejetés par la science. En voici un florilège :
En 1812, les Annales de Chimie évoquent une pluie visqueuse et rouge à Ulm, en Allemagne.
En 1872, la revue Chemical News rapporte un cas de pluies rouges en Sicile contenant de la matière organique. A l'époque, on pense déjà à une origine météoritique.
En 1877, c'est le magazine Nature qui relate une pluie rouge survenue en Italie et qui tache les vêtements.
En 1887, L'Année scientifique publie le cas de pluies rouges en Cochinchine (actuel Vietnam) contenant une substance ressemblant à du sang coagulé.
Enfin, en 1888, L'Astronomie rapporte plusieurs cas de pluies sur la Méditerranée, colorées par une substance rouge non-identifiée qui émet une odeur animale lorsqu'on la brûle... Depuis, personne n'ayant pris la relève de Charles Fort, on ne connaît pas le compte exact de ces pluies...

Michel Viso, vétérinaire de formation et animateur du groupe d'exobiologie au Centre national d'études spatiales (Cnes), observe que certains pays utilisent de la poudre de sang déshydraté, riche en azote, comme fertilisant. Serait-ce le cas de l'Inde ? Il est intéressant de noter que le Kerala est, avec le Bengale Occidental, le seul Etat indien à autoriser l'abattage des animaux, dont les vaches. Chaque année, il voit ainsi arriver des millions de bovins des quatre coins du pays. "

ET S'IL PLEUVAIT DU SANG DE BOVIN ?

La mise à mort de tant d'animaux génère une quantité phénoménale de sous-produits, dont le sang, pour lequel il faut trouver des débouchés. Or, le Kerala est aussi une grande région agricole dont les besoins en engrais sont élevés. L'université agricole du Kerala propose ainsi de se servir de ce sang comme fertilisant. Aujourd'hui, il est utilisé dans les champs de coton et les plantations de noix de coco, deux des principales cultures de la région. Comme l'explique le Docteur Nybi, de l'université agricole, "la technique consiste à mélanger de 20 à 50 litres de poudre de sang à la terre, au pied des arbres, en une seule fois, au moment de la mousson du Sud-Ouest". La bonne couleur, les bonnes caractéristiques physico-chimiques, le bon timing... Force est de constater que l'hypothèse du sang n'est pas la moins crédible de toutes, même si, là encore, il reste à expliquer la présence du sang dans l'atmosphère. Pour Michel Viso, une seule explication : entre deux pluies, la poudre de sang déposée à la surface du sol aurait été soulevée par le vent et emportée au loin". Ce qui pourrait écarter la question des moindres précipitations, au cours de l'été 2001, dans la région. Une théorie à laquelle Annie Caudichet, spécialiste des aérosols au CNRS, a toutefois du mal à croire : "L'érosion éolienne nécessite des sols secs et nus ; or le Kerala est très humide et son couvert végétal, très développé."

L'enquête en est là. Les pluies rouges tombées sur Changanassery contenaient-elles du sang de vache déshydraté ? Des spores de l'algue Trentepohlia ? De la poussière d'une comète de la ceinture d'Edgeworth-Kuyper ou du nuage de Oort ? De particules biologiques d'origine extraterrestre ? Pour l'heure, impossible de trancher. Des études sont toujours en cours en Inde, mais également en Ecosse... "

LA VIE VIENT-ELLE DE L'ESPACE ?

Pour les tenants de la panspermie, la vie n'est pas "née" sur Terre mais elle l'a colonisée à partir de l'espace. Littéralement, panspermie signifie "germes partout" : selon cette théorie, les germes de la vie sont partout disséminés dans l'espace interplanétaire, voire interstellaire. Les panspermistes "modernes" pensent que ce sont les comètes qui véhiculent ces germes et qu'en s'écrasant sur les planètes, elles les ensemencent. Ils font remarquer que l'apparition de la vie sur Terre est généralement datée à 3,8 milliards d'années, soit, "juste après" une période d'intenses bombardements cométaires. Certes, cette vieille théorie, qui remonte à Anaxagore, un philosophe grec du Vè siècle avant notre ère, est plus que jamais d'actualité. De plus en plus d'études montrent qu'il est possible à la vie terrestre de se maintenir, au moins un temps, dans les conditions du vide interplanétaire ; des bactéries terrestres ont pu être transportées sur Mars et sur la Lune par des sondes... D'un autre côté, l'eau liquide, considérée par beaucoup comme une condition sine qua non à la vie, serait présente, au moins par intermittence, sur les comètes. Reste qu'aucune comète analysée sur Terre n'a encore montré la moindre trace de vie extraterrestre. "
 

Source (extraits) : http://planete.gaia.free.fr/climat/hydrologie/pluies.rouges.html

 

Yves Herbo pour S,F,H, 09-2012, up 07-2015

L'Amérique découverte 10.000 ans plus tôt !

L'Amérique découverte 10.000 ans plus tôt ? 2012 - MAJ 06-2015

clovis-point.jpgculture Clovis, Etat de Washington

De nouvelles preuves archéologiques suggèrent que l'Amérique a d'abord été découverte par des hommes de l'âge de pierre venant d'Europe ; soit 10.000 ans avant que les ancêtres des Indiens d'Amérique, originaires de Sibérie, ne mettent les pieds dans le Nouveau Monde.

Une série remarquable de plusieurs dizaines d'outils de pierre de style européen, datant entre 19.000 et 26.000 ans, ont été découverts à six endroits différents le long de la côte Est américaine.
Trois de ces sites sont sur la péninsule de Delmarva, dans le Maryland, et ont été découverts par l'archéologue Darrin Lowery de l'Université du Delaware. Un autre se trouve en Pennsylvanie et un autre en Virginie.
Un sixième a été découvert par des pêcheurs draguant des pétoncles à 60 miles des côtes de Virginie sur ce qui, à l'époque préhistorique, était la terre ferme.

Ces nouvelles découvertes sont parmi les avancées les plus importantes en archéologie depuis plusieurs décennies; elles devraient nous permettre de mieux comprendre la dispersion de l'homme dans le monde.

La similitude des outils de l'âge de pierre entre les côtes Est américaine et européennes avait déjà été remarquée. Mais tous ceux mis au jour, précédemment aux Etats-Unis, étaient âgés d'environ 15.000 ans ; soit bien longtemps après l'âge de pierre en Europe (les cultures solutréennes de France et d'Iberie) où la fabrication de tels objets avait cessée. La plupart des archéologues avait donc rejeté toute possibilité d'une connexion (leurs cerveaux ne pouvant imaginer que des nomades chasseurs-cueilleurs aient pu tous partir d'Europe pour aller s'installer aux amériques - et pourtant... !).

solutreens-amerique.jpgComment les européens ont atteint l'Amérique (Source: Daily Mail)

Mais ces récentes découvertes ont donné des datations comprises en 26.000 et 19.000 ans ; ces artéfacts sont donc contemporains avec le matériel pratiquement identique d'Europe occidentale.
Qui plus est, l'analyse chimique réalisée l'an dernier sur un couteau de pierre de style européen trouvé en Virginie en 1971 a révélé qu'il a été fait à partir de silex provenant de Françe.

Le Professeur Dennis Stanford, du Smithsonian Institution à Washington, DC, et le professeur Bruce Bradley, de l'Université d'Exeter, qui ont analysé l'ensemble des artéfacts, pensent que les gens de l'âge de pierre d'Europe occidentale ont migré vers l'Amérique du Nord, lors de la période glaciaire, en se déplaçant (sur la glace et/ou en bateau) le long de la partie gelée du Nord de l'Atlantique. 

À l'apogée de l'ère glaciaire, environ cinq millions de kilomètres carrés de l'Atlantique Nord étaient recouverts de glace tout ou partie de l'année. Toutefois, de façon saisonnière, la zone où prenaient fin les glaces étaient extrêmement riches en ressources alimentaires: des phoques migrateurs, des oiseaux marins, des poissons et des pingouins de l'hémisphère Nord...

Stanford et Bradley ont longtemps soutenu que les hommes de l'âge de pierre étaient tout à fait capable de faire 2400 km sur la glace de l'Atlantique ; mais jusqu'à présent il y avait relativement peu de preuves pour appuyer leur réflexion.
Mais les nouveaux indices provenant du Maryland, de Virginie et d'autres endroits de la côte Est américaine, ainsi que les tests chimiques sur le couteau en silex de Virginie, ont commencé à changer la vison des choses. Aujourd'hui, les archéologues commencent à enquêter sur une demi-douzaine de nouveaux sites dans le Tennessee, le Maryland et même au Texas.

mastodonte-avec-la-pointe-de-fleche.jpgos de mastodonte avec pointe de flèche, culture Clovis, Etat de Washington, trouvée en 1971, redatée à -13.800 ans

 

Une petite fenêtre migratoire de 4500 ans pour les européens...

Un autre argument clé pour la théorie de Stanford et Bradley est l'absence totale de toute activité humaine dans le nord-est de la Sibérie et l'Alaska avant 15500 ans. Si des habitants du Maryland et de la côte Est étaient présents de 26.000 à 19.000 ans et venaient d'Asie, et non d'Europe, les artéfacts datant d'avant 19.000 ans, auraient dû aussi se retrouver dans les deux régions du Nord. Ce qui n'a pas été le cas.

Bien que les Européens Solutréens peuvent très bien avoir été les premiers Américains, ils avaient un inconvénient majeur par rapport aux Indiens originaires d'Asie qui sont arrivés dans le Nouveau Monde via le détroit de Béring ou le long de la chaîne des îles Aléoutiennes, après 15.500 ans.
En effet, les Solutréens ont eu seulement une fenêtre de 4500 années de période glaciaire pour mener à bien leur activité migratoire ; les Indiens originaires d'Asie ont eu environ 15.000 ans pour le faire...

En raison de ces facteurs, les natifs américains d'origine européenne ont été soit partiellement absorbés par les nouveaux arrivants ou ont disparu progressivement en raison de la compétition pour les ressources.

chasseurs-pre-clovis.jpgos de mastodonte avec pointe de flèche, culture Clovis, Etat de Washington, trouvée en 1971, redatée à -13.800 ans

 

La génétique pour confirmer la théorie.

Certains marqueurs génétiques des Européens occidentaux de l'âge de pierre n'existent tout simplement pas dans le nord-est de l'Asie ; or, ils le sont en très petites quantités dans certains groupes indiens de l'Amérique du nord.
Des tests scientifiques sur de l'ancien ADN extrait de 8000 squelettes en Floride ont révélé un niveau élevé d'une clé d'un marqueur génétique probablement d'origine européenne.

Qui plus est, il existe un petit nombre de groupes amérindiens isolés dont les langues ne semblent être liées en aucune façon à des indiens d'Amérique originaires d'Asie.

Mais les preuves les plus tangibles sont susceptibles de venir de l'océan : la plupart des zones où les Solutréens auraient accosté sont maintenant jusqu'à 160 kilomètres au large. Le seul site sous-marin qui a été identifié (grâce à la pêches des pétoncles) est prêt à être examiné plus minutieusement cet été. 


Sources :


Derniers articles sur les Etats-Unis :

 

Autre article très intéressant sur le sujet, datant de 1994, mais cette fois-ci se situant au nord du Brésil, où l'on a trouvé plusieurs sites et artefacts paléolithiques, dont certains datés de plus de 48.000 ans avant maintenant !... comme quoi entre la découverte en 1971 d'un os de mastodonte avec une pointe de flèche en silex dedans, très contesté comme découverte à l'époque, peut en 2012 se révéler être très important et repousser d'autant certaines datations "établies"... on pourrait peut-être s'apercevoir aussi que les craintes, frilosités, soi-disant "Histoire attestée" et peurs de la contredire, délais pour communiquer, retardent énormément l'évolution de l'Humanité en général... certes, il faut des preuves matérielles solides, mais précisément, il semble que lorsqu'on en ait beaucoup, et depuis longtemps : le manque d'études sur des artefacts classés d'office dans des vieilles cases poussiéreuses données par des scientifiques dont on prouve maintenant les erreurs est criant...

MAJ 1 06-2015 avec regroupement des articles connectés : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-solutreens-ont-decouvert-l-amerique-il-y-a-26000-ans-au-moins.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/usa-des-reliques-et-des-structures-mal-placees-part-3.html (plusieurs pages concernées)

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-pages-des-anomalies-scientifiques-3.html (plusieurs pages concernées)

 

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/usa-oregon-un-outil-pre-clovis-de-16000-ans.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/gros-impact-sur-l-hemisphere-nord-il-y-a-12-900-ans.html

 

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/des-hommes-installes-en-amazonie-il-y-a-plus-de-10000-ans.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/le-bresil-avait-aussi-son-cro-magnon.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/sciences/bresil-prehistoire-migrations-adn-ovnis.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/civilisations-tres-anciennes-en-amazonie.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/la-liaison-entre-la-siberie-et-les-ameriques.html

MAJ 2 sur la théorie solutréenne (des hommes issus de France et d'Espagne (Cro-Magnon) ayant immigré en Amérique à cause de la glaciation y arrivant, via la banquise et les icebergs entre l'Europe et le Canada... :

Solutrean route 1

Au cœur de l'affaire Stanford se trouvent des outils de pierre récupérés dans cinq sites au milieu de l'Atlantique. Deux sites se trouvent sur des îles de Chesapeake Bay, ce qui suggère que les Solutréens se sont installés tôt à Delmarva. L'associé de recherche Smithsonien Darrin Lowery a découvert des lames, des enclumes et d'autres outils, trouvés coincés dans un sol vieux d'au moins 20.000 années [notez que le sol peut être daté de manière fiable, et non les objets eux-mêmes]...

En outre, des lames de Eastern Shore ressemblent fortement à celles trouvées sur des dizaines de sites solutréens de l'âge de pierre en Espagne et en France, dit Stanford. " Nous pouvons faire correspondre chacun de 18 styles jusqu'aux sites en Europe."

Des outils de pierre récupérés à partir de deux autres sites du milieu-Atlantique - Cactus Hills, en Virginie, à 45 miles au sud de Richmond, et Meadowcroft Rockshelter, dans le sud de la Pennsylvanie - datent d'il y a au moins 16.000 années. Ces outils, aussi, ressemblent fortement aux lames trouvées en Europe...

" Les gens "raisonnables" n'aiment pas l'idée que le Solutréen soit sur l'océan," a-t-il dit. Aucun bateau solutréen n'a été trouvé. Mais, étant donné que des gens sont arrivés en Australie il y a quelques 60.000 années - et ils ne marchaient pas jusque là - des bateaux à ossatures de bois et en peau de phoques étaient clairement possibles ", soutient Stanford...

Un problème majeur pour les enquêteurs est que les premiers peuples auraient vécu sur la côte près de l'océan - mais les niveaux de la mer ont augmenté jusqu'au présent depuis ce temps et la côte d'origine est peut-être à 50 miles (8 kilomètres) au large de la côte actuelle et profondément sous-marine. Les grottes et les artefacts de ces endroits sont difficiles à trouver.

2014 : Le journal allemand Der Spiegel a publié des rapports sur les études d'ADN de Nord-Américains :
" Aujourd'hui, une équipe de scientifiques dirigée par le généticien danois Eske Willerslev a analysé le garçon [un squelette de la race "Clovis" trouvé dans le Montana] pour ses origines et a découvert qu'il descend d'une tribu sibérienne ayant des racines remontant à l'Europe. Certains des ancêtres du garçon sont susceptibles même d'avoir vécu dans l'Allemagne actuelle.

Leurs conclusions vont même plus loin : Plus de 80 pour cent de tous les peuples autochtones dans les Amériques - à partir des Aleuts de l'Alaska jusqu'aux Mayas du Yucatan en passant par les Aymaras le long de la Cordillère des Andes - descendent de la lignée du squelette du Montana...

La semaine dernière, les chercheurs ont publié les résultats du séquençage de l'ADN de l'enfant dans la revue scientifique Nature. L'année dernière, la même équipe a publié le génome décodé d'un autre ancêtre humain : Un mineur enterré près du lac Baïkal en Sibérie il y a environ 24.000 ans. Leurs génomes ont montré des similitudes ancestrales surprenantes.

Cela a valu à l'équipe de Willerslev une présentation réussie dans une publication étonnante en seulement 100 jours : Le décodage des génomes des membres les plus anciens de l'homo sapiens analysés à la fois pour l'Ancien et le Nouveau Monde. Cela leur a permis de reconstituer la colonisation des Amériques via le pont terrestre de la Béringie pendant les périodes glaciaires - ce qui est aujourd'hui le détroit de Béring entre la Russie et l'Alaska quand il a été gelé - de façon plus détaillée que jamais auparavant.

Ce rapport est discuté dans un sujet Reddit et résumé sur la page Wikipedia, et à USA Today :
Lorsque les chercheurs ont analysé l'ADN de l'enfant "Anzick" et l'ont comparé aux génomes des Amérindiens vivants, ils ont constaté que les membres de la famille du garçon étaient les ancêtres de plusieurs groupes d'Amérique Centrale et d'Amérique du Sud, tels que les Mayas de l'Amérique centrale et les gens de Karitiana du Brésil. Willerslev estime qu'environ 80% des Amérindiens sont les descendants du groupe d'Anzick, contredisant les revendications par d'autres chercheurs, que les personnes de Clovis n'ont pas laissé beaucoup d'héritage génétique...

Les résultats bouleversent l'idée que les migrants qui ont colonisé les Amériques après que le peuple Clovis ait "disparu", sont les véritables ancêtres des Amérindiens. Et la découverte "met le dernier clou dans le cercueil" de la théorie disant que les ancêtres des Amérindiens sont peut-être passés vers le Nouveau Monde de l'Europe, dit l'auteur de l'étude Ripan Malhi de l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign. (YH : même s'il y a des origines aussi européennes, autrement dit, puisque ces tribus s'étendaient très largement, ils sont passés par la Sibérie en final et via le détroit de Béring).

Avec les données génétiques, les chercheurs peuvent construire un récit rigoureux du peuplement du Nouveau Monde. De la Sibérie, les anciens ont traversé progressivement un pont de terre maintenant disparu jusqu'à l'Alaska. Certains ont dérivé vers le sud, donnant naissance au peuple Clovis et ont colonisé les États-Unis et l'Amérique centrale et du Sud. D'autres sont restés dans le nord et ont fondé la lignée conduisant aux modernes peuples Cree et Athabasca du nord de l'Amérique du Nord. (YH : mais cette migration a bien commencé il y a au moins 26.000 ans, puisque ce pont de terres a existé plusieurs fois lors des glaciations...). L'étude est publiée dans la revue Nature de cette semaine. (YH : mais on note aussi beaucoup de disparités et de contradictions entre toutes ces études des génomes humains ! C'est à croire que chaque spécialiste trouve des résultats différents - voir ci-dessous... et finalement, on n'en sait toujours pas plus avec certitude, sinon que les ancêtres des indiens d'amérique seraient plutôt des sibériens provenant de l'Asie du nord-ouest, c'est-à-dire des portes de l'Europe moscovites, et non d'Asie de l'Est...)

http://www.usatoday.com/story/tech/2014/02/12/native-americans-origins/5259985/

MAJ 3 sur la grotte mexicaine engloutie du Yutacan où a été trouvé un crane humain d'une femme surnommée depuis Naia (voir dans l'un des articles cités ci-dessus) :

Les chercheurs ont annoncé aujourd'hui que l'ADN mitochondrial de Naia (ADNmt) partage une lignée génétique avec les Amérindiens. La lignée, connue sous le nom haplogroupe D1, provenant du nord-ouest de l'Asie (Sibérie) et de l'haplogroupe D et est unique dans les Amériques. Tout aussi important, les chercheurs n'ont constaté aucune preuve génétique suggérant que Naia avait des ancêtres venus d'ailleurs. La découverte à Hoyo Negro prouve au moins que certains ancêtres des Amérindiens modernes présentaient des caractéristiques Paleoamericaines, refermant effectivement les théories qui disputaient que cela n'était pas possible. (YH : autrement dit, il y a eu une évolution et une différenciation aussi particulière de gens nés en Amérique et bien après que les premiers migrants soient arrivés - créant ainsi une "race américaine" physiquement différente des premiers colons et de leurs propres ancêtres...). Parlant aux journalistes sur les résultats de Hoyo Negro mercredi, les chercheurs impliqués dans l'étude ont suggéré que les caractéristiques cranio-faciales spécifiques aux Amérindiens modernes ont pu facilement évoluer en quelques milliers d'années, bien après que les premiers Américains se soient établis ici...

Les plongeurs ont également trouvés [dans la même grotte] les restes d'au moins 26 animaux, y compris des chats à dents de sabre (Smilodon Fatalis) et des équivalents des éléphants gomphotheriidae (cf. Cuvieronius tropicus), les deux maintenant disparus (mais il y a bien eu des éléphants en Amérique, et au même moment que des humains !). Au moment où Naia a vécu, l'énorme caverne - d'environ 170 pieds (52 m) de profondeur et 200 pieds (61 m) de diamètre - était à environ cinq miles (8,04 kilomètres !) à l'intérieur de la façade Caraïbe et non submergée...

Parce que l'environnement sous-marin était trop pauvre pour préserver le collagène des os, les chercheurs ont échoué dans leurs tentatives de dater les os des deux restes humains et des animaux en utilisant la datation au radiocarbone. Au lieu de cela, l'équipe a invoqué trois méthodes distinctes. D'abord, ils ont agrégé des données sur les niveaux de la mer dans la région au cours des derniers milliers d'années et déterminé la période où Hoyo Negro a été rempli avec de l'eau, en postulant que les os trouvés devaient y avoir été déposés avant cette date. L'équipe a également pris note des dates approximatives d'extinction des espèces animales trouvées dans la même zone que Naia.

Enfin, les chercheurs ont effectué une analyse isotopique des cristaux en croissance sur les deux os humains et ceux d'animaux trouvés dans les grottes. Ils ont été en mesure de déterminer quand les cristaux ont commencé à se cultiver et si ils ont été exposés à l'air ou étaient sous l'eau, leur permettant de réduire l'âge du squelette à vers -12,000, -13,000 ans.
D'autres chercheurs de l'équipe internationale ont séquencé le génome ADNmt extrait de l'une des dents du squelette; deux laboratoires supplémentaires ont effectué indépendamment le même séquençage pour vérifier les résultats...

Le Washington Post a offert ce graphique sur l'agencement des niveaux d'eau et de la grotte :

Hoya negro cave

Remarquez l'échelle des plongeurs (Divers) par rapport à la grotte et l'accès extrêmement difficile.

Les plongeurs l'ont trouvée sur une corniche, son crâne au repos sur un os du bras. Les côtes et un morceau du bassin gisent à proximité. Elle était âgée de seulement 15 ans quand elle a erré dans la grotte de la péninsule du Yucatan, et dans l'obscurité, elle ne doit pas avoir vu l'énorme fosse qui se profilait devant elle...

La morphologie distincte des Paleoamericains se trouve dans le plus célèbre, qui est l' «homme de Kennewick», un squelette de 9.000 ans, découvert il y a deux décennies le long de la rivière Columbia dans l'État de Washington. La reconstruction faciale abouti à quelqu'un qui ressemblait un peu à l'acteur Patrick Stewart... Les scientifiques ont émis l'hypothèse qu'il pourrait avoir été lié à des populations de l'Asie de l'Est qui se propageaient le long de la côte et ont finit par coloniser la Polynésie. Selon ce scénario, les plus récents Amérindiens pourraient être issus d'une population migratrice distincte (comme aussi des tokariens blancs trouvés en Asie de l'Est et au Gobi, au Laos, Corée, Indochine et Indonésie...).

Chatters a déclaré dans une interview : « Cela fait 20 ans que j'essaie de comprendre pourquoi les gens du début sont si différents. La morphologie des gens plus tard est si différente des premiers que ceux-ci ne semblent pas faire partie de la même population ». " Est-ce qu'ils venaient de différentes parties du monde ? On revient avec la réponse, probablement pas... ".

L'un des co-auteurs de l'article, Deborah Bolnick, un anthropologue à l'Université du Texas à Austin, a déclaré que les nouveaux tests génétiques appuient l'hypothèse d'une population ancestrale unique pour les Amérindiens... (YH : mais d'autres scientifiques ont affirmé depuis qu'il était impossible d'être aussi affirmatif avec seulement des analyses sur un, ou même 10 squelettes trouvés : ce genre d'étude génétique nécessite au moins des milliers de sources diverses ! (et c'est en effet ce qui est pratiqué (des échantillons de 8000 personnes) à l'heure actuelle sur l'homme moderne...).

Pourquoi est-ce que cette jeune Naia est allée dans cette grotte et à sa perte ? " Peut-être, dit Chatters, qu'elle était à la recherche de l'eau à une époque où le Yucatan subissait une sécheresse. Ou peut-être qu'elle suivait un animal. Elle aurait été, en vertu de son scénario, une sorte de personne sauvage, une preneuse de risque. Et donc elle est allée de l'avant - dans la grotte, à travers l'obscurité, pour tomber dans un avenir lointain... "

http://tywkiwdbi.blogspot.fr/2011/03/earliest-first-american-found-in.html

Yves Herbo, Sciences, Faits, Histoires, 03-2012, MAJ 06-2015.

Augmentation de la menace des séismes et du volcanisme et mini âge glaciaire

Augmentation de la menace des séismes et du volcanisme et mini âge glaciaire ?

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De nombreux sites ont relayé une alerte mondiale sur une augmentation de la menace des tremblements de terre et du volcanisme, en particulier aux USA. Plusieurs sources en ont rajouté ou ont mal traduit comme très souvent. Tout d'abord, ce n'est pas une alerte "officielle" et "gouvernementale" comme l'ont affirmé certains, et la NASA, ainsi que le gouvernement fédéral des USA nie toute implication dans ces déclarations et lettres. Tout ceci émane d'un organisme privé et à buts lucratifs, dirigé effectivement par un ancien conseillé scientifique à la Maison Blanche, Monsieur Casey.

Le Space and Science Research Corporation (SSRC) (ne pas confondre avec le SRC, créateur du projet américano-canadien HARP (1967) de Gerald Bull (assassiné par le Mossad à priori dans les années 1990), est le premier organisme de recherche aux États-Unis sur le sujet des changements climatiques liés à une ère de refroidissement global de longue durée (une nouvelle ère glaciaire serait à l'ordre du jour selon ces prévisionnistes). Outre la recherche, son objectif est d’alerter les gouvernements, les médias et les populations sur la nécessité de se préparer à cette nouvelle ère climatique. N'ayant aucun lien avec la NASA, il faut le répéter, le SSRC s'appuie plutôt sur certaines de ces données, dont celles de 2011 pour argumenter sur ses propres résultats, qui viennent de mener à l'envoi d'une lettre officielle d'alerte à la FEMAFederal Emergency Management Agency ).

Le SSRC croit, ainsi que d’autres scientifiques et géologues, qu’il existe une forte probabilité que les éruptions volcaniques et les tremblements de terre seront plus nombreux en fréquence et en intensité au cours de cette prochaine ère. Tous ces événements catastrophiques seraient le résultat d’un cycle « d »hibernation solaire », soit une réduction spectaculaire de la production d’énergie du Soleil.

En date du 8 juin dernier, le SSRC a émis un communiqué de presse sur son site intitulé « La menace de tremblements de terre et de volcans augmente pour les États-Unis« .

Le 5 juin 2015, une lettre a été envoyée à Craig Fugate, administrateur de la Federal Emergency Management Agency (FEMA), par le PDG du SSRC. Dans cet écrit, on peut lire que:

– la probabilité de séismes et d’éruptions volcaniques dans les régions sismiques et volcaniques a augmenté de manière significative;

– nous croyons que les États-Unis et tous les pays du monde sont maintenant entrés dans la période la plus dangereuse pour des tremblements de terre catastrophiques et des éruptions volcaniques depuis les derniers deux cents ans;

– une nouvelle tendance vers l’augmentation du nombre et de l’intensité des tremblements de terre et des volcans à l’échelle mondiale a déjà commencé et génère de graves préoccupations dans le domaine de la géologie;

– l’élévation du niveau de menace que nous lançons est intimement liée à une réduction dramatique en cours de la production d’énergie du Soleil (hibernation solaire);

– ces périodes sont universellement reconnues au sein de la communauté de la physique solaire. Notre précédente recherche indiquant le début de la prochaine hibernation solaire est maintenant confirmée par la NASA.

NASA Data Confirms Solar Hibernation and Climate Change to Cold Era (2011).

Femanewmadridletterjune52015femanewmadridletterjune52015.pdf (143.43 Ko)

– par conséquent, nous croyons que les zones sismiques et volcaniques à haut risque aux États-Unis, surtout en Californie, en Caroline du Sud et en particulier la zone sismique de New Madrid, peuvent éprouver de grands tremblements de terre ou éruptions volcaniques à tout moment entre maintenant et jusqu’en 2030.

– dans le cas de la faille de New Madrid, nous montrons que dans chacune des quatre dernières périodes d’hibernation solaire, un tremblement de terre catastrophique a frappé la région. Maintenant qu’une nouvelle hibernation solaire a commencé, nous en appelons à prendre des précautions maximales étant donné la forte probabilité que d’autres tremblements de terre dévastateurs frappent à nouveau la zone sismique de New Madrid.

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– la fenêtre pour un prochain grand tremblement de terre sur la faille de New Madrid est comprise entre 2017 et 2038.

John L. Casey, PDG du SSRC, termine sa lettre en disant:

" Il est compréhensible que cette lettre puisse être difficile à accepter étant donné l’ampleur du problème et des obstacles que vous rencontrerez d’un point de vue politique et scientifique pour en arriver à prendre une action décisive comme nous vous exhortons à le faire. Toutefois, avant de rejeter ce message, je demande instamment que vous examiniez soigneusement nos recherches, nos conclusions et nos recommandations pour la préparation de ce nous croyons être une période géophysique destructive jamais inégalée. "

La lettre a été signée par le président SSRC, M. John Casey, et livrée au siège de la FEMA à Washington, DC. Dans la lettre, M. Casey explique comment la réduction dramatique en cours de la production d'énergie du Soleil ne va pas seulement plonger le monde dans une période froide pour des décennies (certains parlent de 200 ans), mais en même temps, apporter une série de dévastations géophysiques avec de monstrueux tremblements de terre et des éruptions volcaniques. Ces périodes de climat froid appelées «hibernations solaires» ou «minimums solaires," sont bien connues des spécialistes de la communauté de la physique solaire (elles sont aussi appelées "mini âge glaciaire"). Le SSRC a fait un travail de pionnier dans le domaine de la modélisation du climat conventionnel et solaire et est lui-même établi comme un chef de file dans la prévision du climat et de l'étude de ces hibernations du Soleil.
 
Citant la nouvelle recherche inclue dans le Rapport semi-annuel du climat mondial de la SSRC (GCSR) à paraître le mercredi 10 juin 2015, la lettre à Craig Fugate de la FEMA contenait un avertissement important pour toutes les grandes zones de failles de tremblements de terre et les zones volcaniques actives. La recherche se concentre en particulier sur la menace accrue pour la zone sismique de New Madrid (NMSZ) entre Saint-Louis et Memphis.
 
Cette nouvelle information sur cette menace est contenue dans l'un des plusieurs articles de l'édition de Juin 10 du document GCSR rédigé par M. Casey et le Dr Dong Choi, directeur de la recherche pour le tremblement de terre et le Centre international de Volcan de prévision (IEVPC). Le document montre que le NMSZ est sous la menace d'un autre tremblement de terre catastrophique entre 2017 et 2038. Les Dr Choi et Casey montrent que quatre fois de suite depuis l'année 1450, un séisme majeur a frappé le NMSZ lorsque le Soleil est entré dans une phase d'hibernation. Cette révélation scientifique est ce que Choi et Casey estiment avoir résolu le mystère sur quand le prochain séisme majeur frappera la région. Les géologues ont étudié la NMSZ depuis de nombreuses années en utilisant des approches traditionnelles. Casey et Choi disent que c'est la recherche combinée dans les domaines de la physique solaire et la géologie qui offre la meilleure opportunité à ce jour d'estimer quand le prochain tremblement de terre dévastateur sur NMSZ va frapper. D'autres scientifiques sont d'accord avec leur opinion.

Yellowstone volcano sanandreas

Ici des données sur Yellowstone, qui est aussi dans un certain état d'alerte à cause de remontées magmatiques déformant la région en ce moment.

Une gigantesque poche de magma de 25 kilomètres de hauteur a été découverte.
Lien vers l'article de 20 Minutes:fr/sciences/1594427-20150424-gigantesque-reservoir-magma-decouvert-sous-super-volcan-yellowstone

 
Earthquake map usgsTous les lieux à risques séismiques et volcaniques aux USA...

Pour cette raison singulière, les Dr Choi et M. Casey ont fortement recommandé à l'administrateur de la FEMA, Fugate, que toutes les zones et les zones de faille sismique à haut risque, ayant des antécédents d'éruptions volcaniques dans les États-Unis, prennent des précautions immédiates pour atténuer ce qu'ils décrivent comme une «période inégalée de létalité géophysique et de destruction ".
 
M. Casey ajoute: " La très forte corrélation entre ces minimums solaires et l'incidence des tremblements de terre catastrophiques dans le monde entier est une impressionnante démonstration de la façon dont nous sommes tous interconnectés à notre monde naturel et les cycles du Soleil. Il serait imprudent d'ignorer, en particulier, l'histoire des grands tremblements de terre dans le NMSZ et le fait que, lors de chaque hibernation solaire depuis les 600 dernières années, cette région a connu des tremblements de terre dévastateurs allant de M6.8 à M8.0. "
 
" Alors que nous abordons le risque New Madrid dans ce communiqué de presse et dans le Rapport de situation du Climat Global du 10 Juin 2015, la coïncidence de grands tremblements de terre avec des minimums solaires n'est pas limitée à cette région des États-Unis. Voilà pourquoi notre lettre à l'administrateur Fugate avait une alerte à l'échelle nationale. Le séisme Cascadia d'environ M9.0 et le tsunami de 1700 était au milieu de la plus froide période d'hibernation solaire qui a été appelée le minimum de Maunder. Le Grand Tremblement de terre de San Francisco de 1906 était au milieu d'un autre point bas solaire - le minimum «Centennial» comme on l'appelle à la SSRC. Cette association forte de l'activité solaire et des pires tremblements de terre et éruptions volcaniques pourrait représenter le «chaînon manquant» pour la prévision des catastrophes géophysiques ".
 
Dr Choi (Australie) soutient aussi l'opinion de Casey en disant, " La recherche approfondie effectuée dans ce domaine est claire dans ses implications. Lorsque les minimums solaires arrivent, les pires séismes sont enregistrés et les éruptions volcaniques en hausse. Le dernier minimum solaire par exemple, a donné la plus grande série de tremblements de terre dans l'histoire humaine dans le NMSZ et la plus grande éruption volcanique enregistrée au mont Tambora en Indonésie. Ces événements se sont produits à quelques années l'un de l'autre au cours de la période la plus froide dans la dernière hibernation du Soleil dans le début des années 1800 ".

Sources : voir aussi dans l'article les liens du SSRC et de la FEMA., http://www.tvqc.com/2015/06/ssrc-la-menace-de-tremblements-de-terre-et-de-volcans-augmente-pour-les-etats-unis/​

Pour aller plus loin, vous verrez ci-dessous que Mr Casey dénonce depuis 2007 le retard du GIEC sur la réalité scientifique (mais aussi les politiques et leur volonté de tirer de l'argent grâce à des taxes "écologistes" non justifiées... destinées à protéger les nantis comme ces hommes politiques, des banquiers et des mafieux, et avoir des fonds pour les mettre à l'abri (mais pas la population qui paie les taxes bien sûr !)... Voici une vidéo très récente (novembre 2014), dans laquelle il fait le point et dénonce la réalité (selon ses travaux et ceux de son organisme, selon certaines données choisies et les ordinateurs...). Que peut-on constater objectivement ? Qu'il semble faire tout de même toujours + chaud qu'avant (la neige n'est pas tellement revenue en masse et pour des deux durées de 2-3 mois comme auparavant dans les régions du nord de l'Europe par exemple), qu'il y a effectivement des dérèglements climatiques anormaux (tornades et trombes, orages et tempêtes, moussons supérieurs aux normes et ailleurs que la normale), que le pôle nord semble toujours fondre, alors qu'au contraire, une (mince) couche de banquise glaciaire semble s'étendre au pôle sud. Nous avons aussi la confirmation d'une hausse du nombre des gros séismes, une activité volcanique intense et une activité solaire "décalée" : le cycle de 11 ans du Soleil a eu un décalage, même s'il semble que plusieurs éruptions solaires se sont bien produites et qu'une inversion solaire magnétique ait eu lieu cette année... Autrement dit, c'est très difficile de faire la part des choses question "visuel", car tant un réchauffement qu'un refroidissement mènent de toute façon à des catastrophes en nombre pour l'être humain et son environnement ! Voilà la vidéo en question, en VO malheureusement (les médias français sont dépassés et "aux ordres" de leurs dirigeants milliardaires (et "protégeables" !) sur ce sujet...) :

Mais quand on va et recherche encore plus, on tombe sur un journaliste qui lui, enquête sur Mr Casey depuis des années et... qui n'est pas très entendu ni suivi ! Il affirme en effet avoir des preuves que Mr Casey est surtout... un affabulateur et éventuellement un vendeur de rêve, voir un escroc (mais il n'y a aucune preuve de "détournement de subventions ou de paiement non dû non plus à priori !). En tout cas, d'après lui, ce fameux "Centre de recherches" n'existe pas car l'adresse indiquée et la photo du site ne montre qu'un immeuble qui loue des adresses à des compagnies et des particuliers (pour 49 $ par mois, une "entreprise" y a ses "locaux !") et son enquête sur sa "carrière" à la NASA ou à la Maison Blanche dirait plutôt qu'il n'a jamais été rien de cela du tout ! tout ceci en vidéo... alors, où se situe la vérité  ? Entre un homme qui fait des conférences (filmées) et montre des articles, des traces écrites, et en tire (à priori mais sans preuves) des bénéfices... et un homme qui tente de démontrer que ce que dit le premier est faux... pour en tirer la vérité et dénoncer les mensonges (ou aussi faire des bénéfices ?)... ? Nous sommes apparemment encore entre les deux, dans un monde basé sur "celui qui dira le plus de mensonges gagne ... ! ". Quel monde, c'est presque à souhaiter qu'il disparaisse, finalement... l'argent corrompt trop l'esprit humain et c'est de pire en pire... :

Ci-dessus, à la recherche du "SSRC" à Orlando...

Mais tout ceci fait tout de même les affaires de certains, et les politiques ne sont pas les derniers à en tirer profit, car les bunkers et souterrains existent bien et sont bien créés en attendant ! :

 

Yves Herbo, Sciences, Fictions, Histoires, 20-06-2015

Aratta : les Sumériens n'ont pas inventé l'écriture

Aratta : les Sumériens n'ont pas inventé l'écriture

 

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Retour sur les fouilles archéologiques de Jiroft, en Iran, qui ont mis en évidence l’existence d’un royaume inconnu vieux de 5 000 ans, aux vestiges d’une exceptionnelle richesse. Revenons maintenant sur ces découvertes exceptionnelles (dont la divulgation remonte à août 2003) et sur leur importance dans l'Histoire des civilisations.

Depuis longtemps, des objets très anciens d'origine mal définie, alimentaient des collections et des galeries aux Etats Unis, en Europe et en Asie. Ces œuvres ont fini petit à petit par attirer l'attention des experts archéologues. Les enquêtes menées par ceux-ci, les ont orientés de fil en aiguille vers les douanes iraniennes.

Pendant l'année 2001, le gouvernement iranien avait été averti à plusieurs reprises.  A la suite de longues investigations, des fonctionnaires des douanes iraniennes ont fini par révéler que des bandes parfaitement organisées, en relation avec les villageois de certaines régions de l'Iran, ont sorti du pays en toute illégalité des milliers d'objets en terre cuite ou céramique. A la suite de ces révélations, les archéologues iraniens réagirent et se mirent à la recherche d'échantillons de ce type d'objets sur les sites de fouilles.  Ces recherches minutieuses eurent comme conséquence de focaliser l'attention des archéologues iraniens sur la région de la rivière Halil (Halil roud), à une vingtaine de kilomètres au sud de la ville de Djiroft, où de pauvres villageois démunis s'étaient partagé une grande superficie en zones bien définies et chacun fouillait et  creusait sa propre zone ; chaque famille s'était approprié une surface d'environ 6 mètres par 6 mètres. Chaque fois que les archéologues s'approchaient de ces zones, ils étaient pourchassés et éloignés par les villageois.

A la poursuite de la filière des contrebandiers, des maisons privées furent perquisitionnées dans les villes de Bardsir, Djiroft, Bandar Abbas et Téhéran, et des milliers d'objets antiques furent retrouvés.

 

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Ce n'est qu'en février 2003 que, finalement, le gouvernement envoie l'armée sur les lieux pour déloger les villageois et mettre fin à leurs excavations. Ensuite, un groupe d'archéologues, sous la direction de Monsieur Youssef Madjidzadeh, est envoyé sous la protection de l'armée.

Malgré les 'labourages' effectués par les villageois pendant deux ans ou plus, Madjidzadeh se rend tout de suite compte de l'importance des découvertes ; il fait immédiatement inviter les plus grands experts mondiaux des civilisations de Sumer et d'Ilam, en particulier : Holly Pittman (université de Pennsylvanie), Jean Perrot (chercheur du CNRS), Carl Lamberg-Karlovsky (professeur à l'université de Harvard).

Ces experts découvrent que les zones 'fouillées' par les villageois correspondent à l'immense cimetière d'une ville ancienne ; en effet les objets pillés correspondent le plus souvent aux offrandes qui étaient placées dans les tombes avec les défunts ; dans chaque tombe, on trouve en moyenne 50 à 60 objets différents. Le malheur c'est que les fouilles maladroites et inconscientes des villageois ont complètement réduit en poudre tous les ossements qui sont pour les experts les meilleurs indicateurs de l'identité et du style de vie des populations anciennes ; il est donc aujourd'hui très difficile de se prononcer dans ce domaine.

Madjidzadeh et son équipe continuent leur recherche plus au sud le long du Halil roud et, avec stupéfaction, rencontrent de plus en plus de vestiges. Au final, le nouveau site découvert s'étend sur une surface de 50 kilomètres de large et 400 kilomètres de long, depuis Djiroft jusqu'aux marais de Djazmourian, avec des villes, des cimetières et une immense ziggurat ; les vestiges étudiés indiquent clairement qu'il s'agit là d'une civilisation remontant à 3000 et 4500 années avant notre ère (donc antérieure aux civilisations de Sumer et d'Ilam) ; on peut donc parler de la découverte d'une autre Mésopotamie :
 

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