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Santorin Grèce : nouvelles découvertes à Akrotiri

Santorin Grèce : nouvelles découvertes à Akrotiri

 

Akrotiri excavationsphotography by Manos Angelakis

 

Je n'en avais pas encore parlé, mais de nouvelles découvertes doublées d'une information qui reste à confirmer, donc à prendre avec des pincettes, m'y conduisent naturellement. Mettons d'abord en place les lieux et l'histoire de ce site archéologique extraordinaire :

 

IlesantorinSur cette carte de Santorin, vous pouvez voir (points noirs) les sites archéologiques, dont celui d'Akrotiti

 

Historiquement, Akrotiri a été découverte en 1860, lors de l’ouverture d’une carrière à l’occasion des travaux du canal de Suez. En effet, les pierres ponces de l’île avaient été choisies par les ingénieurs de Ferdinand de Lesseps pour réaliser les parois du canal. Des fouilles partielles sont réalisées entre 1895 et 1903, par l’archéologue allemand Hiller von Gaertringen, qui a dirigé une étude remarquable de la ville de Théra. À l’écart de la ville, il exhuma le principal édifice pré-héllénique de la ville, le temple d’Apollon Karnéios, ainsi que la palestre et l’aire sacrée qui les relie, remontant au VIe siècle av. J.-C.. Les signes les plus anciens d’occupation humaine remontent pour l'instant au néolithique tardif (IVe millénaire av. J.-C. ou plus tôt), et vers 2000 – 1650 av. J.-C. Ces dernières datations semblent correspondre à l'abandon total de la ville (aucun corps n'y a été trouvé) suite à une série de séismes précurseurs d'une ou plusieurs éruptions volcaniques...

 

Linear a tablets akrotiri

Plusieurs tablettes écrites en linaire A ont été découvertes à Akrotiri (Wikipedia - CC BY-SA 3.0)

 

Les choses restèrent intouchées jusqu'en 1967, avec des fouilles sous la direction de l’archéologue grec Spyridon Marinatos. Il mit à jour l’une des plus grandes sociétés égéennes du IIe millénaire avant notre ère, société qui apparaît avoir été fortement influencée par la civilisation minoenne présente en Crète à la même époque. Akrotiri devint probablement l'un des ports égéens majeur de l’âge du bronze. Certains des objets archéologiques qui y furent retrouvés provenaient en effet non seulement de la Crète voisine, mais également d’Anatolie, de Chypre, de Syrie, d’Égypte, du Dodécanèse et de Grèce continentale. Il a environ 3 600 ans (la date est encore discutée mais la date de 1645 Av. JC est probable), une puissante éruption volcanique désintégra le centre de ce territoire jadis circulaire. Elle ensevelit sous des tonnes de cendres la cité cosmopolite d’Akrotiri et provoqua un raz de marée qui détruisit des villes crétoises, anéantissant la flotte de la civilisation minoenne, bien que cette dernière perdura encore après, mais affaiblie, avant d'être annexée par celle de Mycènes...

 

Fresque akrotiri

L'une des nombreuses fresques d'Akrotiri (Domaine public)

 

Les fouilles sont très régulières depuis, avec des découvertes extraordinaires : les Akrotiriens (nous ignorons toujours comment ils s'appelaient eux-mêmes, mais supposons qu'ils faisaient partie de la Civilisation des Cyclades) avaient bâti toute une ville de maisons à étages, selon des normes anti-sismiques élaborées. Une large couche d'argile surmontée d'une large couche de tuf volcanique, elle-même surmontée de fondations de larges pierres. Le tout également soutenu par de solides étais en bois. Toutes les maisons étaient équipées de salles de bains à l'étage, reliées à une fosse elle-même reliée à un égout, via une tuyauterie à l'intérieur des murs. Et un incroyable tracé de routes taillées dans le tuf (les plus anciennes d'Europe possiblement) desservaient la ville. Les habitants ont du ne prendre que leurs richesses (peu de bijoux ont été trouvés) car de nombreuses poteries, contenant encore des traces d'huile ou de vins, poissons ou victuailles, ont été découvertes. Beaucoup de fresques devaient décorer les maisons et temples. De nombreuses publications et photos sont accessibles sur de nombreux sites internet.

Mais parlons maintenant des dernières découvertes de 2018 :

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Inde : Découverte d'un art préhistorique d'une culture de 12000 ans

Inde : Découverte d'un art préhistorique d'une culture inconnue de 12000 ans ?

 

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SHARAD BADHE / BBC

 

C'est un nouvel article paru dans BBC news, le Sun et ailleurs qui attire aujourd'hui mon attention, et celle des chercheurs sur l'Histoire ancienne. Mais, en faisant des recherches, au niveau des journaux indiens et de traductions pas toujours faciles, j'ai découvert que ces régions abritent aussi des structures nettement mégalithiques, preuve que les chasseurs-cueilleurs locaux ont bel et bien développé une civilisation locale, influencée ou faisant partie d'une vaste culture mondiale liée au travail de la pierre, de l'élevage et de l'agriculture, et à une spiritualité commune et élargie. Parlons tout d'abord des récentes découvertes, mais d'autres ont été faites aussi il y a quelques mois, j'en parlerai plus bas...

La découverte de gravures rupestres dans le Maharashtra, dans l’ouest de l’Inde, a beaucoup enthousiasmé les archéologues qui croient détenir des indices sur une civilisation jusque-là inconnue, rapporte Mayuresh Konnur de BBC Marathi.

Les gravures rupestres - connues sous le nom de pétroglyphes - ont été découvertes par centaines au sommet d'une colline dans la région de Konkan, dans l'ouest du Maharashtra.

Principalement découvertes dans les régions de Ratnagiri et de Rajapur, la majorité des images gravées sur les sommets rocheux et plats sont demeurées inaperçues pendant des milliers d'années, sauf au niveau de la population de 5 villages aux alentours, qui n'en parlait pas.

 

Inde maharashtra5

SHARAD BADHE / BBC

 

La plupart d'entre eux étaient cachés sous des couches de sol et de boue. Mais quelques-uns étaient à l'air libre - ils étaient considérés comme saints et vénérés par les habitants de certaines régions :

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Oman : une mystérieuse civilisation a bati des tours pour l'eau

Oman : une mystérieuse civilisation a bati des tours pour l'eau

 

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Ceci est une reconstitution possible de la structure découverte, avec un puit au sommet, qui n'a pas encore été trouvé (CNRS)

 

 

Au sultanat d’Oman, sur la péninsule arabique, une équipe de scientifiques français mène des fouilles d'envergure pour comprendre les origines et culture d'une mystérieuse civilisation qui s'y est développée il y a plus de 5000 ans. Plusieurs structures de puits entourées de canaux y ont été découvertes, mais les fouilles se concentrent sur une structure monumentale, constituée d'une tour de 30 mètres de diamètre, entourée d'au moins deux canaux circulaires et de ponts.

Le CNRS, en partenariat avec LeMonde.fr, propose une vidéo qui vous conduit sur la piste de ces bâtisseurs qui ont érigé des tours monumentales dont la fonction reste un mystère probablement lié à l'eau, denrée devenue rare et indispensable à cette époque charnière :

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Portugal et Açores, des cart-ruts aussi

Portugal et Açores, des "cart-ruts" aussi

 

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Les plus connus se trouvent sur l'île de Malte, et j'en avais parlé ici, mais plusieurs autres régions du monde comportent ces traces jugées mystérieuses par plusieurs chercheurs, jugées comme étant l'oeuvre de civilisations antiques connues, comme celle des Romains par exemple pour d'autres... Cette dernière affirmation peut d'ailleurs être considérées comme étrange quand l'on sait qu'à Malte, par exemple, ces traces continuent en partie sous l'eau... et que la montée des eaux de la Méditerranée semble un peu trop lointaine pour que les Romains ou les Grecs soient impliqués dans ces traces. On reste tout de même avec deux hypothèses : une utilisation de ces sorte de 'rails" pour lancer des bateaux sur la mer (un travail sous-marins donc nécessaire par des anciens grecs par exemple) ou effectivement une civilisation préhistorique méconnue (en liaison avec les très nombreux "crânes allongés" (ou dolichocéphales) trouvés sur l'île ?) qui aurait fait ces traces avant la montée des eaux. Mais l'on sait aussi que l'île a été victime de plusieurs tsunamis (comme d'autres régions méditerranéennes), voir même qu'elle aurait pu s'affaisser assez récemment (séismes) et expliquer l'engloutissement de ces traces et même de plusieurs temples découverts au large... Les explications sont multiples et ouvertes encore...

Ces traces en forme de sillons souvent parallèles et de longue grandeur demeurent tout de même un mystère et plusieurs explications quant à leur objectif ont été émises, dont un système de traîneau (en bois car on n'en a retrouvé aucune trace) afin qu'un peuple mégalithique/préhistorique puisse déplacer de lourdes pierres afin de créer leurs structures de rituels ou autres (dolmens, menhirs, cairns ou habitations...). Certains pensent que les Phéniciens, voir Tartessos, pourraient aussi être ce peuple. Une autre explication logique est bien sûr l'utilisation de chars dans de la boue, les sillons des chars ayant durci au fil du temps... mais on ne retrouve pas de traces laissés par les chevaux dans la même boue durcie, ce qui est gênant (ni d'empreintes humaines à priori !), ce qui nous mène à un système peu crédible de "montagnes russes" préhistorique... et les géologues réfutent cette explication...

Restons sérieux et parlons donc de ces étranges "cart-ruts" également visible au Portugal et aussi aux Açores, fait intéressant suite à la (re)découverte de plusieurs pyramides anciennes sur les Açores (semblables à celles des Canaries) mais aussi de sites mégalithiques, dont j'ai largement parlé ici...

 

 

Açores, Madalena, à Valverde, Criação Velha et Sete Cidades, paysage de pyramides...

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Le mystère des tunnels de la cité engloutie de Baïes

Le mystère des tunnels de la cité engloutie de Baïes

 

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Baïes (Baia de nos jours) est le nom d'une ancienne cité romaine, située en Italie, plus précisément au nord du golfe de Naples, dans une anse sur la rive est du cap Misène, entre la pointe de la Lanterne au sud et la pointe de l'Épitaphe au nord. Elle est proche de la base navale romaine de Misène, et fait face à Pouzzoles, de l'autre côté de la baie donc.

Plutôt qu'une ville, Baïes était un regroupement de villae de villégiature étagées sur la pente intérieure d'un ancien cratère (l'endroit est une caldeira volcanique, suite à une éruption explosive vers - 35000), en partie submergé par la mer, Baïes devait son succès à la douceur de son climat et surtout à la présence de sources thermales engendrées par le volcanisme actif des Champs Phlégréens. Ces sources chaudes, sulfureuses ou salines, sont vantées comme les plus curatives et les plus abondantes d'Italie par Pline l'Ancien, Strabon, Florus, Fronton et aussi Flavius Josèphe.

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Baïes dans la Baie de Naples, photo aérienne

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Corée : un crane allongé non artificiellement ?

Corée : un crâne allongé non artificiellement ?

 

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J'ai déjà eu plusieurs fois l'occasion de parler de ces mystérieux crânes allongés volontairement dans beaucoup d'antiques régions du monde, mais aussi de la possibilité non négligeable (peut-être déjà prouvée par l'étude d'un fœtus humain ayant déjà la crane allongé dans le passé !) d'une branche d'hominidés ou d'ancêtres humains, maintenant disparus, ayant eu cette particularité de façon naturelle... Vous trouverez des liens vers tous ces articles et références en bas de cet article.

Cette fois, c'est une découverte assez étonnante faite en Asie, près de la ville de Gyeongju ( péninsule de la Corée du Sud-Est), qui a fait l'objet d'une publication scientifique dans le renommé Plos One, dont je vais vous parler.

 

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" Les archéologues ont découvert un crâne allongé dans un tombeau appartenant à la culture Silla en Corée du sud. Les experts disent que les restes ne montrent pas de preuves indiquant une ancienne pratique de déformation volontaire du crâne.

Selon les chercheurs, le crâne appartient à une femme qui a été enterrée près de la ville de Gyeongju, un endroit qui, dans l'Antiquité, était la capitale historique du Royaume de Silla, l'un des " trois royaumes de Corée " qui existaient entre 57 avant JC et 935 Après JC, avec les Royaumes de Goguryeo et de Baekje.

 

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Plos One

Les restes de la femme, qui ne devait avoir que la trentaine au moment de sa mort, ont été trouvés en 2013 dans un "mokgwakmyo", un cercueil en bois traditionnel. C'est un coup de chance car les sols acides de la Corée font que le nombre de sépultures Silla avec des squelettes intacts restait rare, a déclaré le co-auteur Dong Hoon Shin, un bioanthropologiste à la Séoul National College Université de médecine de la République de Corée. « Les squelettes ne sont pas bien conservés dans le sol de la Corée » dit Shin à Live Science dans un courriel. En fait, on sait que la préhistoire coréenne doit remonter à au moins 780 000 ans avec des outils de pierre (bifaces) découverts sur la péninsule (et attribués par défaut à Homo Erectus), mais aucun fossile n'a été trouvé à cause de ces sols acides sur 90% du territoire (seuls quelques sols calcaires ont permis de trouver des fossiles vieux de 300 000 ans maximum...).

Les os de cette femme ont été relativement bien conservés donc mais les chercheurs ont découvert le crâne fractionné en plusieurs morceaux. Les chercheurs ont donc recueilli avec soin les nombreux morceaux et ont patiemment, en presque trois ans donc, recomposé le crâne de nouveau en un seul ensemble. À L'issue de cette tâche, les scientifiques ont été surpris de découvrir que le crâne était anormalement long, ce qui fait l'objet de cette publication.

 

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Selon l'étude publiée dans la revue scientifique Plos One :

" le crâne long et étroit et la forme du visage de l'individu dans le cadre de cette étude devrait être considéré comme une caractéristique particulière du crâne et pas un trait typique des Asiatiques du Sud-Est en général ou des coréens en particulier ".

" Deux hypothèses sont possibles. La première est que les anciens coréens vivant dans la région au cours de la période Silla avaient un crâne plus étroit que les personnes vivant habituellement dans d'autres régions, la seconde est que la tête de ce particulier avait été artificiellement réduite par un rite culturel pratiqué à ce moment-là." (Yves Herbo : mais totalement inconnu jusqu'à présent pour la culture Silla mais bien chez des voisins - une autre hypothèse pourrait être que cette femme n'était pas native du Royaume de Silla, mais tout simplement une visiteuse - ou prisonnière - morte sur place...).

L'équipe de scientifiques a examiné le crâne pour trouver des signes de déformation volontaire du crâne, une pratique par laquelle la croissance normale du crâne d'un enfant est déformée puisque le crâne est compressé entre deux planches de bois et bandé avec un chiffon. (YH : d'autres systèmes de déformations ont été découverts ailleurs, en Amérique Centrale, Amérique du Sud comme en Europe ou Asie Centrale).

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Ce crâne allongé fortement, découvert à Tiwanaku (Bolivie), semble également avoir subi une intervention chirurgicale poussée... (Musée de Tiwanaku)

Selon les experts, les premiers exemples de déformations volontaires du crâne remontent au Néolithique. La pratique de la déformation volontaire du crâne a été enregistré dans de nombreuses cultures anciennes partout dans le monde entier, y compris le Royaume de Gaya (plus tard absorbée par Silla) en Corée.

La raison apparente qui a menée de nombreuses cultures anciennes vers cette mystérieuse pratique reste un mystère. Mais de nombreux chercheurs conviennent que la déformation crânienne artificielle a été pratiquée par les anciens car elle aurait permis d'atteindre un aspect semblable aux " Dieux " qui ont peut-être visité nos ancêtres dans les temps anciens. De nombreux chercheurs affirment qu'une telle visite (YH : d'où venaient-ils ? On rejoint l'hypothèse anciens extra-terrestres (tous les "Dieux" en seraient en réalité), ou pour d'autres, l'hypothèse "Atlantes" la première civilisation humaine disparue, ou encore une espèce humaine inconnue et disparue (chaînon manquant, confirmé dans le génome humain... ?) ) aurait provoqué le fait que de nombreuses cultures anciennes ont essayé d'imiter une tête allongée dans un effort pour tenter d'être aussi semblables que possible à ces entités supérieures. Cette pratique d'imitation (d'une élite ?) remonte en tout cas à la préhistoire (avec une expansion mondiale au néolithique) et a persisté dans certains endroits du globe (et notamment en France (Région Toulouse) !) jusqu'au moyen-âge et même 19ème siècle !

Eun Jin Woo, co-auteur de l'étude et anthropologue à L'Université Nationale de Séoul, dit que les crânes qui sont intentionnellement allongés ont souvent les os plats à l'avant, quelque chose qui n'est pas détecté dans ce cas, ce qui a conduit les chercheurs à écarter la possibilité qu'il s'agissait d'une déformation artificielle.

" Le crâne, dans le cadre de cette étude, ne montre pas la forme des changements du à la déformation crânienne dit Woo à Live Science dans un e-mail. " à cet égard, nous pensons que sa tête devrait être considérée comme une variation normale dans ce groupe " a ajouté Woo.

Il est intéressant de noter que les chercheurs ont également analysé l'ADN mitochondrial de la dépouille et ont conclu que la femme appartenait à une lignée présente de nos jours en Asie du Sud-Est, mais très rare, pas commune. L'analyse des isotopes de carbone du squelette a également révélé que la femme était strictement végétarienne, quelque chose de cohérent avec la philosophie bouddhiste en vigueur à ce moment-là, dans cette région du monde. Elle a également mangé le plus grand pourcentage de ses calories par des aliments ayant un type de carbone présent dans des aliments tels que le riz, le blé et les pommes de terre, plutôt que le millet ou le maïs, ont signalé les chercheurs. (Le test isotopique du carbone ne peut pas déterminer si le régime alimentaire était composé principalement de riz, pommes de terre ou de blé.)

Notons que l'antique Royaume de Silla a régné sur une partie de la péninsule coréenne à partir de 57 av. J.-C. jusqu'à 935 de notre ère, ce qui en fait l'une des dynasties royales de dirigeants les plus longues de l'Histoire coréenne. Beaucoup de pratiques culturelles modernes de la Corée découlent de cette culture historique.

Sources : Ancient Code, Live Science,http://artsdelacoree.hypotheses.org/2794  - références : Plos One

 

Autres liens vers articles liés : 

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/7000-cranes-dolichocephales-a-malte-retire-de-la-vue-du-grand-public.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/de-nouveaux-cranes-deformes-decouverts-au-nord-du-mexique.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/un-squelette-au-crane-allonge-decouvert-en-russie.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/une-race-humaine-au-crane-allonge-une-autre-preuve.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/suivi-des-recherches-de-brien-foerster.html

En France : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/10/30/97001-20131030FILWWW00533-alsace-un-crane-du-ve-siecle-decouvert.php

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Yves Herbo et traductions, Sciences et Faits et Histoireshttp://herboyves.blogspot.fr/, 27-06-2016

Auvergne, France, les mystérieux souterrains annulaires

Auvergne, France, les mystérieux souterrains annulaires

 

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Nous voici de retour dans la Montagne Bourbonnaise, il s'agit donc d'une suite aux précédents articles parlant de ces divers lieux étranges, sacrés, chargés d'Histoire et de Légendes, de mystères non élucidés pour beaucoup. Vous trouverez les liens vers ces articles en bas de celui-ci.

Encore un mystère non élucidé que ces étranges souterrains annulaires dont les premiers exemplaires semblent avoir été découverts au milieu du 19ème siècle, alors que d'autres l'ont encore été au cours du 20ème, et qu'il en resterait probablement encore à découvrir. On a longtemps pensé qu'ils étaient uniques et concentrés dans le Centre de la France, mais d'autres découvertes similaires, en Autriche et en République Tchèque, ont encore accentué le mystère les entourant. Et ce mystère est multiple si on épluche les diverses publications à leur sujet : on ne connaît pas leur but, la raison de leur existence, ni réellement par qui et quand ils ont été creusés. Car les quelques datations effectuées, (encore une fois avec un mauvais calibrage du carbone 14, réévalué récemment), sur de très rares tessons de poteries ou artefacts métalliques trouvés seulement dans quelques souterrains, s'étalent de la période gallo-romaine (ou même plusieurs siècles avant JC à un endroit !, j'en reparlerais) jusqu'à la Renaissance (1694) ! De toute façon, l'on sait depuis longtemps qu'un grand nombre de souterrains ont été utilisés et réutilisés au cours du temps (des souterrains du moyen-âge ont ainsi été encore utilisés pendant la guerre 1914-1918 !) : une datation raisonnable ne saurait donc être très fiable tant que la science n'a pas découvert le moyen de dater les gravures et usinages de la pierre... la présence de poteries ou artefacts ne témoignant bien souvent qu'une appropriation postérieure de lieux plus anciens, ce que les archéologues raisonnables et ouverts reconnaissent volontiers.

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Guatemala : découverte de l'autel d'un roi maya inconnu

Guatemala : découverte de l'autel d'un roi maya inconnu

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Musée d'archéologie et d'ethnologie de Guatemala city, crédit Johan Ordonez

 

Un autel maya vieux de 1500 ans découvert dans un petit site archéologique du nord du Guatemala décrit des stratégies politiques de la dynastie Kaanul, décrite aussi comme le Royaume du Serpent, visant à placer des villes entières sous son contrôle. Cet autel montre et nomme aussi le dirigeant de la ville de cette époque, inconnu jusqu'à présent...

L’autel, taillé dans du calcaire et pesant environ une tonne, a été retrouvé sur le site archéologique de La Corona, dans la jungle proche du Mexique et du Belize, a déclaré à la presse Tomas Barrientos, co-directeur des fouilles et enquêtes du site.

Barrientos a déclaré que l'autel a été trouvé dans un temple et montrait le roi Chak Took Ich'aak, le dirigeant de La Corona, "assis et tenant un sceptre d'où émergent deux dieux protecteurs de la ville".

 

Guatemala lacorona autel

Musée d'archéologie et d'ethnologie de Guatemala city, crédit Johan Ordonez

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France : La pyramide Pennellus

France : La pyramide Pennellus

 

La penne sur huveaune le pennelus mini

Il existe une petite pyramide très méconnue en Provence française dont je vais parler ici. Située sur la commune de La Penne sur Huveaune, proche d'Aubagne dans les Bouches du Rhone, la commune est considérée historiquement comme une "vigie", gardienne élevée de la vallée de l'Huveaune, rivière longue de 45 km qui se jette dans la mer à Marseille. La Penne-sur-Huveaune a toujours eu une place stratégique, elle fut durant l’antiquité le passage incontournable pour rejoindre le littoral. Aujourd’hui, la cité est à l’avant-poste du Pays d’Aubagne et de l’Etoile ; une sorte de vigie mais aussi un trait-d’union avec l’agglomération marseillaise mitoyenne. Des mystères sur les origines et objectifs de cette pyramide demeure, mais le consensus scientifique, aidé par quelques découvertes archéologiques à proximité, font que son existence remonte probablement au 1er siècle avant JC et à la présence des romains sur les lieux. D'ailleurs ce bâtiment est appelé Pennellus ou La Pennelle et des archives de 1636 mentionnent la présence d'un pyramidion à son sommet, lui donnant une allure plus pyramidale que les vestiges restants...

 

Penelus

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Grèce : L'antique ville de Kythnos sort de terre

Grèce : L'antique ville de Kythnos sort de terre

 

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Kythnos, Vryokastro, le bâtiment 5 durant l'excavation. Source: Site Web du projet Vryocastro de l'Université de Thessalie

 

On sait finalement assez peu de chose de l'île de Kythnos, qui apparaît pourtant dans les écrits historiques comme faisant partie des Cyclades et ayant fournit deux navires lors de la bataille de Salamine (La bataille de Salamine oppose la flotte grecque menée par Eurybiade et Thémistocle à la flotte perse de Xerxès Ier, le 29 septembre 480 av. J.-C. Malgré leur infériorité numérique, les forces grecques sortent victorieuses de cette bataille navale car leurs généraux obligent les Perses à combattre dans un étroit détroit, ceux-ci ne peuvent donc déployer la pleine puissance de leur flotte...)avant de devenir membre de la Ligue de Délos, c'est à dire sous dominance athénienne...

En fait, son histoire est très mêlée de mythologie car même le nom de l'île fait référence à un roi mythique, leader du peuple des Dryopes, qui a donné son nom à l'île (aussi appelée Thermia) et au fait que l'île a été habitée depuis des temps immémoriaux, grâce notamment à ses mines de fer, que les nazis ont épuisé durant la seconde guerre mondiale...

Kythnos map 1

Une île des Cyclades occidentales, entre Kéa et Sérifos, située à 52 milles marins du Pirée. Elle a une superficie de 99 km² pour un littoral de 97 km.

 

C'est tardivement que les premières recherches d'habitations ont été effectuées, sous la forme d'une enquête entre 1990 et 1995 et d'une fouille systématique à partir de 2002, tant dans la zone terrestre du site que (à partir de 2005) dans la zone maritime - le port et la mer. La recherche est menée par l'Université de Thessalie en coopération avec la 21ème Ephorate des Antiquités Préhistoriques et Classiques et l'Ephorate des Antiquités Sous-Marines.

Ces fouilles revêtent une importance immense quand les faits indiquent un peuplement remontant à l'âge du mésolithique grec (8500-6500 av. J.-C.). La découverte de ruines importantes et même d'un probable palais ou temple monumental aux abords de la ville actuelle de Vryocastro​ revêt une importance archéologique particulière. Vryocastro occupe une position particulière en tant que principale agglomération de l'île pendant l'Antiquité. Se répartissant chronologiquement entre le 10ème siècle Av. JC et le 7ème siècle après JC, la ville antique (connue sous le nom de Kythnos dans l'antiquité) consistait en un quartier résidentiel et d'un acropole avec des bâtiments d'état, tous entourés par un mur de fortification et deux nécropoles, et avait accès à la mer, où des traces d'un ancien port subsistent encoreLe sanctuaire (bâtiment 3) a été fouillé de 2002 à 2006. Le temple jumeau était intact, avec tous les précieux tributs en place. Deux autels ont été excavés au sud du temple, ainsi qu'un vaste "déposant" qui contenait également des centaines d'hommages précieux...

 

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Vue aérienne de l'ancienne ville de Kythnos (Vryokastro). Photo: Kostas Xenikakis - S. Gesafidis, 2016.

Plus de détails ci-dessous :

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Chine : Découverte d'un peuple " géant " du néolithique

Chine : Découverte d'un peuple " géant " du néolithique 

 

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Des archéologues chinois ont découvert les restes squelettiques d'un groupe de personnes exceptionnellement grandes qui vivaient dans la province chinoise du Shandong il y a environ 5 000 ans. Avec des hauteurs de plus de six pieds (1 mètre 83 en moyenne, plus de 1 m 90 pour un exemplaire), ces humains du néolithique étaient de véritables géants pour leurs voisins de l'époque.

Comme indiqué dans Xinhua , une fouille archéologique dans le village de Jiaojia, dans le district de Zhangqiu, près de la ville de Jinan, a déterré 104 maisons, 205 tombes et 20 fosses sacrificielles. De la céramique et divers articles de jade ont également été découverts. Le site néolithique tardif remonte à un moment où la vallée de la rivière Jaune était habitée par la culture Longshan, également connue sous le nom de Black Pottery Culture, qui a prospéré dans la région d'environ 3000 à 1900 avant JC. La fouille archéologique, qui a débuté l'année dernière, est dirigée par l'Université du Shandong.

De manière significative, une analyse des restes squelettiques trouvés sur ce site suggère que cet ancien peuple était très grand en taille - avec de nombreuses personnes mesurant 1 m 80 et plus. Bien que le document n'indique pas combien de corps ont été analysés ou leur répartition par sexe, l'individu le plus élevé, un mâle, a été mesuré à 1 m 92. Pour leurs contemporains voisins, les gens de Longshan sont apparus comme de véritables géants. (Les hommes typiques du néolithique mesurant environ 1 m 65 et les femmes autour de 1 m 50, selon une étude). YH : on remarque tout de même que toutes les études et découvertes archéologiques (y compris cette étude) appuient sur le fait que les hommes encore plus anciens du paléolithique (+16000 ans) étaient en moyenne plus grands (1 m 79 en moyenne) et que l'homme moderne a diminué considérablement de taille jusqu'au 19ème siècle où il a augmenté en taille à nouveau...

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Mexique : Teotihuacan, un radiesthésiste français avait déjà trouvé le tunnel en 2015

Mexique : Teotihuacan, un radiesthésiste français avait déjà trouvé le tunnel en 2015

 

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Ce qu'il se passe est assez incroyable, car un sous-terrain détecté à distance (sur carte et en France) en 2015 par un radiesthésiste français vient d'être effectivement découvert par les archéologues mexicains...

J'avais annoncé cette détection en 2015 grâce à un update d'un plus vieil article (2014) qui traitait du souterrain découvert il y a maintenant 13 ans sous la pyramide du Serpent à Plume de l'antique cité mexicaine de Teotihuacanhttp://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/decouvert-il-y-a-11-ans-le-tunnel-de-teotihuacan-conserve-encore-des-secrets.html

J'ai pu joindre mon ami Albert Fagioli, qui avait fait cette découverte grâce à ses dons en 2015, et même en novembre 2014 selon son blog, et avait d'ailleurs joint le gouvernement mexicain à l'époque pour l'informer, et il n'était pas encore au courant de cette information annoncée par l'INAH et dans un article de National Geography il y a moins d'une semaine. Inutile de vous dire son enthousiasme devant la confirmation, une nouvelle fois, de son talent de radiesthésiste. Albert Fagioli n'en est en effet pas à son coup d'essai car il a déjà les attestations de découvertes de cavités secrètes, sous-terrains moyenâgeux, etc, dans plusieurs lieux de France, et il a déjà fait la une de la presse de provinces françaises. Il m'a aussi raconté ses problèmes de reconnaissance sur sa plus grosse "affaire" du moment : la fameuse île au trésor d'un grand pirate historiquement connu, qu'il affirme avoir découvert et dont il doit bientôt publier un livre explicatif...

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Sibérie : Deux momies d'un peuple inconnu près de l'Arctique

Sibérie : Deux momies d'une civilisation inconnue près de l'Arctique

 

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Enveloppés dans une sorte de cocon composé de barres de cuivre, de belle fourrure, de tissus et d'écorce de bouleau, les mommies d'un adulte et d'un petit bébé ont été découverts. Ces membres momifiés d'une civilisation inconnue ont été déterrés à partir d'une nécropole de permafrost au bord de l'Arctique. Ces découvertes sur le site de sépultures de Zeleniy Yar près de Salekhard ont le potentiel d'éclaircir les inconnus de l'exploration humaine précoce de l'extrême nord de la Russie...

 

Siberie mommies

A cocoon with a mummy of an adult was covered with copper plates head to toe. Picture: Alexander Gusev

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Culture Vinça : un étonnant four humanoïde déterré

Culture Vinça : un étonnant four humanoïde déterré

 

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J'ai déjà une l'occasion de parler de cette étonnante culture du néolithique Vinça (entre -8000 et - 5000 ans, cliquer sur ce lien), très artistique et montrant des statuettes équipées de grandes têtes triangulaires, grands yeux, sans oreilles et aux longs membres se terminant parfois par trois doigts ou trois orteils, mais une nouvelle découverte me donne l'occasion d'en reparler...

La découverte consiste en un surprenant four en terre cuite noire et polie, ayant une forme humanoïde stylisée et avec des ornements linéaires et géométriques. Un magnifique travail de la période néolithique fabriqué par la culture Vinça.

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Pologne : étrange statuette déterrée dans les Carpates

Pologne : étrange statuette déterrée dans les Carpates

 

Pologne statuette2 mini

 

En marchant dans un champ dans l'un des villages de Podkarpacie, la Voïvodie des Basses Carpates polonaises, un archéologue de Wielkopolska a découvert le fragment d'une figurine en argile d'environ 7 mille ans, représentant possiblement un "homme", (YH : ou un "dieu", ou un "démon", un "alien"...).L'archéologue Piotr Alagierski a passé ses vacances dans le village de Kosina en Podkarpacie. Lors d'une promenade de dimanche dans un champ cultivé, il a trébuché sur un fragment de 7 centimètres d'une figurine anthropomorphe en argile cuit. La plupart de la tête, du torse et d'une partie du bras clairement façonnés ont survécu jusqu'à notre époque - selon les informations fournies au PAP par le chercheur.
 
" Il ne fait aucun doute qu'il s'agit d'un monument au niveau national - l'une des plus anciennes représentations d'un "humain" dans notre pays. Les découvertes similaires de cette période sont très rares " - a noté l'archéologue lors d'une entrevue avec le PAP. " Le style dans lequel la figurine a été faite est surprenant. Elle ressemble à des figurines similaires de la Slovaquie et de la Roumanie " - a expliqué le découvreur. (YH : comme celles de la très ancienne culture Vinça par exemple, dont j'ai déjà parlé, et qui ressemblent + a des êtres reptiliens ou "Gris" visibles ailleurs qu'à des humains...)

 

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