Billets de yvesh

Chili : 4 momies découvertes dans une mine de cuivre

Chili : 4 momies découvertes dans une mine de cuivre

 

Picture quebradablancaLa mine de cuivre de Quebrada Blanca, Chili

 

Les restes de quatre humains momifiés vêtus de couleurs vives et enterrés dans des tombes formelles ont été découverts lors des travaux d'agrandissement de la mine de cuivre Quebrada Blanca, région de Tarapaca, dans le nord du Chili, ont annoncé le vendredi 21-08-2020 les exploitants de la mine.

La société Teck Resources a déclaré que les momies, portant des coiffes et des sandales sophistiquées, avaient été parfaitement préservées dans le climat aride. Des tests sont actuellement en cours sur eux pour déterminer leur âge précis, qui pourrait remonter à  environ 1 100 et 400 avant JC d'après les estimations.

« En raison des conditions salines du sol, du manque de précipitations et d'une humidité relativement faible, les restes sont momifiés dans des tenues complètes et avec un certain nombre d'outils indiquant leur mode de vie », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

 

Map quebradablancaCrédit : NASA, TAGEO

 

La société a signalé la découverte au gouvernement chilien, qui déterminera comment préserver les artefacts, décrits par l'archéologue Mauricio Uribe comme « l'une des découvertes les plus remarquables de ces dernières années dans la région de Norte Grande ».

Lire la suite ci-dessous :

Lire la suite

Allier, France : Anomalies dans le Chatelperronien

Allier, France : Anomalies dans le Chatelperronien

 

Chatelperron la grottes des fees wikipedia cc by sa 4 0 x500

Chatelperron - La Grottes des fées (wikipédia-CC BY-SA 4.0)

 

Le site préhistorique de la Grotte des fées, à Châtelperron (Allier), a t-il livré tous ses mystères ? Le Chatelperronien, c'est une dénomination archéologique désignant une culture préhistorique qui a été découverte et décrite pour la première fois à Chatelperron, dans le département français de l'Allier, en Région Auvergne. C'est aussi bien sûr une période, assez courte si on la compare à celle qui la précède et qui lui est reliée en partie, le Moustérien et ses diverses adaptations locales établies par les néandertaliens entre au moins 350 000 et 32 000 ans avant le présent (BP) environ. (jusqu'à plus récemment selon certaines datations en cours de confirmation). Toutes ces dates sont bien sûr en fonction des découvertes et analyses (et dates de ces analyses si on parle calibration du c14 par exemple et bonnes datations), et le Chatelperronien est actuellement situé entre 47 000 et 42 000 ans environ avant le présent.

La découverte du site est, comme souvent en archéologie, le fruit du hasard. Vers 1845, les travaux de construction de la voie ferrée reliant le bassin minier de Montcombroux à Dompierre-sur-Besbre écornèrent le promontoire de la Grotte des Fées. Les ouvriers mirent au jour trois petites cavités dont l'une, effondrée, allait révéler un gisement préhistorique d'intérêt mondial.

Albert Poirrier, alors ingénieur de la Compagnie des mines de Bert, réalisa les premières fouilles et constitua une importante collection d'ossements fossiles. La découverte fit grand bruit et, à partir de 1867, Guillaume Bailleau, médecin à Pierrefitte-sur-Loire et archéologue éclairé, poursuivit les recherches sur le site. On lui doit l'exploration du secteur des grottes occupé par les hommes du Paléolithique, entre 60.000 ans et 35.000 ans environ avant le présent.

Le site a révélé les témoignages de plusieurs occupations qui se sont succédé à la charnière de deux périodes fondamentales dans l'histoire de l'humanité, le Paléolithique moyen (essentiellement une ère néandertalienne en Europe) et le Paléolithique supérieur (l'arrivée de l'homme de Cro-Magnon et son installation).

 

L homme de neanderthal

L'homme de Néanderthal est assez proche de nous. Cro-magnons et néandertaliens ont cohabité sur les mêmes tertitoires. © Crédit photo : PIXABAY

 

YH : Nous avons donc sur place une culture néandertalienne installée il y a au moins 60 000 ans BP, qui, à priori s'adapte localement sur la durée (donc au moins semi-sédentaire et grandit, améliore ses techniques et envoie logiquement d'autres explorateurs/migrateurs ailleurs aussi) et se transforme en "chatelperronien" aux alentours de -47 000 ans BP (tout en sachant que néandertalien est déjà en contact très probable avec "Cro-Magnon-Homo Sapiens" depuis des millénaires via le Proche-Orient, et bien avant l'entrée en masse des premiers hommes modernes en Europe), alors que notre science actuelle vient de reconnaître la présence du plus ancien Cromagnonien vers - 45 000 ans BP en Europe (Bulgarie)https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/paleontologie-ce-sont-plus-anciennes-traces-connues-presence-homo-sapiens-europe-11003/

La question fait toujours débat sur l'évolution des techniques de la pierre présentée par les néandertaliens du chatelperronien (Le Châtelperronien étant distinct du Moustérien à ce niveau), à l'approche (et connaissances ?) des techniques des cromagnoniens de l'Aurignacien : ces derniers ayant possiblement apporté ces modifications aux cultures néandertaliennes ou l'inverse localement. Dans la mesure où l'on estime que le cromagnonien a procédé à plusieurs migrations, dont l'une des principales avait commencé vers - 70 000 ans environ (l'amenant en Australie il y a - 65 000 ans), il n'est pas impossible que des groupes d'hommes modernes soient parvenus et soient restés bien plus tôt en Europe (moins loin que l'Australie !) qu'encore découvert, l'avenir le dira. Mais on peut supposer que l'Homme de Cro-Magnon a bien accompagné puis remplacé l'Homme de Chatelperron sur place, vers - 42 000 ans, laissant des traces de l'Aurignacien mêlées à celles des néandertaliens, comme il a été découvert... Des squelettes néandertaliens y ont été découverts seulement, avec une large couche moustérienne et une couche chatelperronienne mêlée d'une couche aurignacienne. Il est possible que les Aurignaciens n'y soient pas allés souvent (la chasse ?), les carnaciers semblant avoir déjà repris le contrôle des lieux lors de la période gravétienne.

 

Prehistorama chatelperron

Reconstitution Chatelperronien au Préhistorama de Chatelperron (voir lien en bas)

 

Le Châtelperronien témoigne d'une mutation radicale des outillages en pierre et des productions symboliques. Reconnus dans le centre-ouest de la France et le nord de l'Espagne entre 47.000 et 42.000 ans avant le présent, les groupes humains qui s'y rattachent - vraisemblablement des néandertaliens - s'individualisent par l'emploi de lames en silex pour fabriquer des armes de chasse (les célèbres pointes de Châtelperron) et l'utilisation de matières dures animales (dents, etc.) pour confectionner des éléments de parure corporelle (perles, pendeloques, etc.). 

Par ce statut de gisement éponyme, le site de Châtelperron bénéficie d'une renommée mondiale et mobilise, aujourd'hui encore, de nombreuses équipes internationales. Il doit également sa réputation à la reconnaissance de vestiges d'occupations plus anciennes, attribuées au Moustérien, et plus récentes qui sont l'oeuvre de l'Homme Moderne (Aurignacien ancien).

Le site de Chatelperron, non fouillé depuis les années 1960, vient de faire l'objet d'une étude non invasive (LiDAR) afin d'étudier la géologie et topographie des lieux et de découvrir éventuellement de nouvelles grottes encore inconnues.

« Implanté sur un substrat calcaire, ce site est un véritable gruyère. Il y a donc peut-être d’autres grottes à découvrir.... » affirme Raphaël Angevin, Conservateur du patrimoine au service régional de l’archéologie de Clermont-Ferrand, qui fait partie d’une équipe d’experts - historien, ingénieur et géophysicien - qui s’est déplacée durant trois jours à Châtelperron pour effectuer, au sol, des relevés topographiques et utiliser un avion équipé d'un LiDAR.

« Ce nouveau projet de recherches vise à mieux comprendre l'évolution géologique du site et de son environnement, par le recours à des technologies novatrices non invasives » a ajouté Raphaël Angevin lors de sa conférence de 2019 à Dompierre sur Besbre sur le sujet.

Une présentation des résultats de la campagne 2019-2020 a été publiée, montrant une image LiDAR générale et annonçant la découverte d'anomalies au niveau de la topographie des lieux.

Lire la suite ci-dessous :

Lire la suite

Théorie et Expérimentation: plusieurs réalités objectives ?

Théorie et Expérimentation: plusieurs réalités objectives ?

 

Trou noir ver

 

Une nouvelle étude associée à une expérimentation a été publiée récemment dans Nature Physics, proposant un autre théorème que celui de Bell, à l'aide d'une expérimentation physique du paradoxe de l’ami de Wigner avec un scénario introduit par Brukner. La question principale posée est : La théorie quantique s'applique-t-elle à toutes les échelles, y compris celle des observateurs ?

" Il s'agit d'une expérience de réflexion abordant le problème de la mesure quantique - la difficulté de concilier l'évolution (unitaire, déterministe) de systèmes isolés et la mise à jour d'état (non unitaire, probabiliste) après une mesure. Ici, en s'appuyant sur un scénario avec deux amis séparés mais intriqués introduit par Brukner, nous prouvons que si l'évolution quantique est contrôlable à l'échelle d'un observateur, alors celle du 'Non-Superdeterminisme', 'Localité' ou 'Absoluité des événements observés (AOE)' - que tout événement observé existe absolument et non relativement - doit être faux. Nous montrons que bien que la violation des inégalités de type Bell dans de tels scénarios ne soit pas en général suffisante pour démontrer la contradiction entre ces trois hypothèses, de nouvelles inégalités peuvent être dérivées, de manière indépendante de la théorie, qui sont violées par les corrélations quantiques. Ceci est démontré dans une expérience de démonstration de principe où le chemin d’un photon est considéré comme un observateur. Nous discutons comment ce nouveau théorème impose des contraintes strictement plus fortes sur la réalité physique que le théorème de Bell."

La Mécanique quantique: Si les ressorts de cette discipline encore jeune (à peine un siècle) questionnent profondément les rares esprits qui s'adonnent à son étude, l'on sait néanmoins que la physique quantique décrit avec une précision confondante les comportements les plus contre-intuitifs des atomes et des particules, posant souvent plus de questions qu'elle n'en résout.

Pour les chercheurs travaillant dans le champs de la physique relativiste, le monde possède deux qualités importantes. Il est à la fois :

réaliste, c'est-à-dire que la réalité est objective et ne dépend pas d'une mesure ou d'un observateur ;

déterministe, c'est-à-dire que la réalité n'est pas aléatoire mais le fruit d'un ensemble de variables produisant des résultats systématiques et prédictibles (pourvu que l'on dispose de toutes les informations nécessaires à sa compréhension).

Or, la physique quantique nous apprend qu'il en va bien autrement en deçà d'une certaine échelle, dans le monde exotique des atomes et des particules, voire des molécules. Imaginons qu'une particule, un peu comme un interrupteur, admette deux états possibles, que nous baptiserons 1 et 0 pour un maximum de simplicité. Si l'on en croit l'interprétation de Copenhague (le consensus actuel), tandis qu'un interrupteur ne peut être que dans un seul état à la fois (allumé ou éteint), la particule, elle, se trouve dans ce que l'on appelle une superposition d'états, c'est-à-dire à la fois 1 et 0. Cette superposition ne disparaît que lorsqu'un observateur décide de mesurer son état, causant ainsi un effondrement de la fonction d'onde. Cette première idée contredit la possibilité d'une réalité unique et objective pour notre particule, mais les choses ne s'arrêtent pas là.

En effet, toujours d'après la théorie quantique, la particule ne suit pas une logique déterministe mais probabiliste. On ne peut donc pas prédire l'état dans lequel elle sera, mais seulement calculer la probabilité d'obtenir un état ou un autre. Dans notre cas, et toujours par souci de simplicité, nous dirons que notre particule a une chance sur deux d'être dans l'état 1 ou 0.

Les scientifiques ignorent encore à ce jour par quel mécanisme la particule passe d'une superposition d'états à un état fixe. Certains ont suggéré que la fonction d'onde s'effondre au moment où la mesure est faite, d'autres encore que l'intervention d'un observateur conscient est nécessaire -- cette dernière notion a amené certains à tordre la physique quantique pour lui faire dire que nous pouvions modifier la fabrique de la réalité par la simple force de notre esprit, ce qui, pour autant que nous sachions, est complètement erroné. Aujourd'hui, les chercheurs travaillant avec des systèmes quantiques complexes savent qu'un simple coup de vent peut causer l'effondrement du fragile château de carte qu'est la superposition quantique, fragile à l'interaction avec les particules présentes dans l'air. La question de ce qui fait la valeur d'une mesure ou d'un observateur demeure donc encore en suspens. Néanmoins, cette nouvelle expérience parvient aujourd'hui à apporter de nouveaux éléments de réponse, permettant d'affiner les impératifs et contraintes concernant cette question primordiale.

La notion d'intrication quantique. Nous savons d'ores et déjà que lorsque nous mesurons l'état d'une particule quantique, nous avons 50 % de chance de trouver 1 ou 0. Mais les particules intriquées, elles, partagent une relation particulière. Liées l'une à l'autre (suite à une manipulation volontaire ou, plus rarement, accidentellement), elles forment un tout inséparable où l'état de l'une est dépendant de celui de l'autre. Plus simplement, les deux particules se trouvent chacune dans une superposition d'états (1 et 0) jusqu'à que l'une d'entre elles soit mesurée. Cette mesure cause un effondrement de la fonction d'onde simultané pour la paire, et chacune se fixe alors dans un état opposé, et ce, peu importe la distance qui les sépare :

Cela signifie qu'en théorie, si vous placez une particule sur la Lune et sa jumelle sur Terre, la mesure de la particule terrienne (donnant par exemple l'état 1) provoquerait l'effondrement de la fonction d'onde de sa jumelle lunaire (qui acquerrait alors l'état 0) au même instant. Ceux qui se souviennent encore de leurs cours de physique protesteront alors en affirmant que cela est impossible car rien, même l'information, ne voyage plus vite que la lumière (qui met 1,3 seconde à nous parvenir de la Lune). Einstein n'était d'ailleurs pas le plus grand adepte de cette notion, qu'il surnommait la dérangeante (ou effrayante) action à distance.

Dans les années 1960, le physicien John Bell décide d'en apprendre plus sur cette communication manifestement instantanée entre les particules intriquées. Il part ainsi de deux principes initiaux, afin de respecter la vision classique du monde :

  • principe de localité : les particules ne peuvent pas s'influencer mutuellement plus vite que la lumière ;
  • réalisme : les particules suivent un fonctionnement déterministe (et non probabiliste) que nous peinons simplement à prédire à cause de variables cachées.

 

Sur la base de ces deux postulats, Bell calcule l'ensemble des états possibles pour la mesure d'une paire de particules intriquées dans un contexte complexe et obtient ainsi un seuil de corrélation théorique. Depuis, de nombreux « tests de Bell » ont été effectués dont les résultats ont infailliblement violé le seuil théorique calculé par Bell. Selon lui, une seule conclusion pouvait être tirée de ce constat : l'un de ses postulats de départ était faux. Mais lequel ?

Ici, nous pouvons parler de la Théorie de l'ordre implicite du physicien américain David Bohm, reprise par d'autres ensuite :

Lire la suite

Etudes et expérimentation: preuve de bactéries dans l'espace

Etudes et expérimentation : Des bactéries vivant dans l'espace prouvées

 

Iss jaxa nasa bacteriacoul

ISS - International Space Station. Credit: JAXA/NASA

 

La bactérie Deinococcus radiodurans est hyper résistante, faisant partie des extrêmophiles : elle peut survivre au froid, à la déshydratation, à l'acide, aux UV et aux rayonnements ionisants. De plus, une nouvelle étude vient de révéler qu'elle pouvait parfaitement s'acclimater à l'environnement extrême de l'espace, pour une longue durée.

La mission japonaise Tanpopo (pour « pissenlit » en français) visait à vérifier cette hypothèse. Une colonie de bactéries séchées a été placée entre des panneaux d'exposition, dans un module fixé à l'extérieur de la Station spatiale internationale, qui orbite à 400 kilomètres autour de la Terre.

 

Yugiastronauteandmoduleexham bacteriacoul

Japanese astronaut Mr. Yugi set up the exposure experiment module ExHAM on the International Space Station. L'astronaute Yugi montre le mudule d'expérimentation de la cabine de l'ISS. Credit: JAXA/NASA

 

Au bout de trois ans, rapporte l'étude parue dans « Frontiers in Microbiology », les bactéries à la surface étaient mortes, mais cela a créé une couche protectrice pour les bactéries en-dessous, assurant la survie de la colonie. Ces résultats ont permis aux chercheurs d'extrapoler qu'une colonie d'un millimètre de diamètre pourrait potentiellement survivre jusqu'à 8 ans dans des conditions spatiales.

Alors que les rayons cosmiques qui traversent l'espace sont assez puissants pour causer des dommages génétiques, la bactérie Deinococcus a pour particularité de pouvoir réparer son ADN en seulement quelques heures.

 

Deinococcus radiodurans l

 

Des bactéries pour essaimer la vie

 

Comme pour les graines de pissenlits qui se dispersent dans l'air, les scientifiques japonais cherchaient à savoir à travers cette expérience si des organismes vivants microscopiques pourraient se propager à travers l'espace, grâce aux comètes par exemple, et ainsi essaimer la vie sur d'autres planètes. Ces travaux fournissent, à ce jour, la meilleure estimation de la survie bactérienne dans l'espace, même s'il faudrait également tester la capacité de ces bactéries à subir un atterrissage sur une planète. « Les résultats suggèrent que le Deinococcus radiodurans pourrait survivre durant un voyage interplanétaire entre la Terre à Mars, qui peut durer plusieurs mois ou plusieurs années », a déclaré à la presse américaine le Dr Yamagishi, auteur principal de l'étude.

Lire la suite

Hongrie : Une statuette du 5ème millénaire Av. notre ère

Hongrie : Une statuette du 5ème millénaire Av. notre ère

 

Hungary 01

 

Les archéologues du musée hongrois Göcsej ont trouvé des fragments d'une idole supposée, une magnifique statue d'argile féminine artistiquement détaillée de la culture Lengyel - une culture archéologique de la période néolithique européenne, centrée sur le Danube moyen en Europe centrale - lors de fouilles liées à la construction de la piste d'essai automobile de Zalaegerszeg. Elle a été nommée « Vénus d’Egerszeg » et, selon le musée, ce sera la pièce la plus impressionnante de l’exposition virtuelle présentant la préhistoire de Zalaegerszeg et du comté de Zala.

Depuis 2017, le personnel du musée surveille en permanence les travaux de terrassement liés à la construction de la piste d'essai. Dans la partie orientale de la zone, au-dessus du ruisseau Nagypáli, des traces d'une grande colonie de la culture Lengyel, formée au 5ème millénaire avant JC, ont été trouvées.

La plus belle trouvaille des trois dernières années, une statue d'argile féminine, a été retrouvée cette année 2020, le 7 juillet. La particularité de l'idole est l'élaboration méticuleuse: jusqu'à présent, seules très peu de statues d'argile finement travaillées ont été déterrées de la période de la culture Lengyel.

 

Hungary 01

Credit: György Varga/MTI

 

Les archéologues ont dit que de nombreux objets en relation avec des activités de culte avaient été précédemment déterrés dans cette zone :

Lire la suite et voir les photos :

Lire la suite

Nouvelles datations avec recalibration 2020 de 3 courbes C14

IntCal20 : Nouvelles datations avec recalibration 2020 de 3 courbes du C14

 

Stalagmites grottehulu chine 14000 55000ans

 

Si le niveau de C-14 dans l'atmosphère avait toujours été constant, la datation au radiocarbone serait simple. Mais ce n'est pas le cas. Les changements dans le cycle du carbone, le rayonnement cosmique, l'utilisation de combustibles fossiles et les essais nucléaires du XXe siècle ont tous causé de grandes variations au fil du temps. Ainsi, toutes les dates au radiocarbone doivent être ajustées (ou étalonnées) pour être transformées en âges calendaires précis.

Sans cet ajustement, les dates pourraient être dépassées de 10 à 15%. Cette semaine, est paru un effort international de sept ans pour recalculer trois courbes d'étalonnage au radiocarbone:

IntCal20 («20» pour signifier cette année) pour les objets de l'hémisphère nord

SHCal20 pour les échantillons de l'hémisphère sud dominé par l'océan

Marine20 pour les échantillons des océans du monde.

 

Ces courbes mises à jour ont été construites en mesurant une pléthore de matériaux qui enregistrent les niveaux de radiocarbone passés, mais qui peuvent également être datés par d'autres méthodes. Les liens vers les trois publications scientifiques sont en bas de cet article.

Les archives comprennent des anneaux d'arbres provenant d'anciennes grumes conservées dans des zones humides, des stalagmites de grottes, des coraux du plateau continental et des sédiments forés dans les lits des lacs et des océans.

 

Arbrekauri nouvelle zelande 40000ans

Les anciens arbres de kauri ( Agathis australis ) de Nouvelle-Zélande comme cet exemple ont été utilisés pour aider à construire les courbes d'étalonnage. Cet arbre a environ 40 000 ans et a été retrouvé enterré sous terre. Crédit Nelson Parker

 

Au total, les nouvelles courbes sont basées sur près de 15 000 mesures au radiocarbone effectuées sur des objets jusqu'à 60 000 ans.

Les progrès de la mesure du radiocarbone à l'aide de la spectrométrie de masse par accélérateur signifient que les courbes mises à jour peuvent utiliser de très petits échantillons, tels que des anneaux d'arbre simples à partir d'une croissance d'un an seulement.

Lire la suite

L'ancienne cité engloutie de Hujing, Taiwan

L'ancienne cité engloutie de Hujing, Taiwan

penghu.jpg

Cet article est en relation avec d'autres présents sur ce site, que je vous conseille donc également de lire : 

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/japon-plusieurs-pyramides-au-large-de-l-archipel.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/une-ancienne-civilisation-megalithique-a-aussi-laisse-des-traces-au-japon.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/l-empire-de-mu-identifie.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/les-anciennes-cites-englouties-modifient-l-histoire-humaine.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/pages/cites-englouties-donnees-compilees.html

 

L'île de Taïwan se situe juste au sud de la dernière île de l'archipel japonais Ryukyu, l'île Yonaguni. Cette dernière est devenue célèbre depuis la fin des années 1980 car une grosse structure étrange, engloutie par une quinzaine de mètres d'eau, y a été trouvée. Depuis, l'Université de Ryukyu a fini par y découvrir, au fond, des traces d'activités humaines (pierres gravées de symboles, probabilité de sculptures et un chemin de dalles gravées). Toute la région inondée il y a environ 12.000 ans a été examinée et les fonds dragués par endroits : il y a été découvert des fossiles d'animaux probablement terrestres, ainsi que des structures géologiques qui ont été à l'air libre à un moment donné. Il est assez probable que les diverses structures englouties au large de Taïwan et de ses petites îles connexes fassent parties du même ensemble de culture ancienne. On parle des Jomons ou encore d'une autre race qui a habité le Japon et ces parages dès 40.000 ans avant JC, peut-être aussi du "continent Mu" légendaire... Géologiquement parlant, il est maintenant prouvé que de larges bandes de terres étaient hors de l'eau entre l'Asie du Sud-Est, les Philippines et Malaisie, jusqu'en Indonésie et parages de l'Australie, avant d'être englouties par la fonte des glaces de la fin de l'âge glaciaire et des mouvements tectoniques/volcaniques importants... on a même repêché récemment des fossiles d'une race humaine peut-être nouvelle ou en tout cas peu connue... Mais les découvertes se multiplient aussi du côté de Taïwan, tant dans l'eau qu'au niveau des nombreuses grottes artificielles préhistoriques que compte l'île...

Arcs volcaniques luzon et ryukyu

Histoire géologique et tsunami : Il y a beaucoup de volcans existants dans le nord de Taiwan et ses eaux vicinales, y compris les Snow montagnes du Nord, où se trouve le lieu d'intersection entre les arcs volcaniques de Ryukyu et de Luzon. Des éruptions volcaniques ont eu lieu plusieurs fois dans les eaux du nord-est de Taïwan et à proximité. Nous pouvons souvent trouver des vestiges d'une éruption volcanique avec de la pierre "ponce" sur la vallée ou sur le rivage marin à proximité. Il y a 60 à 70 volcans dans le fond marin et au moins 11 sont encore en activité et il y a 30 à 40 cheminées de sources d'eau chaude autour des iles. Près de l'ïle de la Tortue, il y a la cheminée (ou buse) active de 4m de diamètre, 6 mètres de hauteur d'une source d'eau chaude, la plus grande connue dans le monde. Sur le secteur au nord des Snow Mountains, à proximité de Turtle Island, il y a les volcans du passé... (voir la carte ci-dessus)

En 2005, le professeur Chao-Shing Lee et le professeur Yi-Ben Tsai soulignaient qu'il y avait vraiment beaucoup de résidus de cellules de magma encore sous le sol des eaux du nord-est de Taiwan, et dans le groupe de volcans sous-marins, tous localisés dans la rupture et la faille du fond marin, qui continuent à s'étendre et se propager à l'angle nord-est de Taiwan, le long de la faille de la zone pour devenir une zone d'origine de tsunami.

Il y a environ 1.850 années, Chengkong, du comté de Taitung a été endommagée par un tsunami.
• Le 18 décembre 1867, un grave tremblement de terre a eu lieu près du Keelung Islet, a causé un tsunami, la vague était jusqu'à huit mètres de hauteur, et a causé la mort de plusieurs centaines de personnes et est devenue une grande calamité.

Ancien littoral de taiwan

L'ancien littoral du nord-est de Taiwan a été englouti

Le segment nord des Snow Mountains porte la trace d'un grand glissement de terrain, il semble que le flanc oriental ait été coupé par un événement de la nature. Après avoir étudié le fort courant marin provenant de l'est et les sédiments amenés, les scientifiques sont parvenus à la conclusion que le littoral original de coin nord-est de Taiwan était droit. Le littoral original du coin nord-est de Taiwan a été poussé et a été agrandi par la plaque Eurasie et la plaque marine des Philippines. Ainsi, il devait se propager à partir de la côte de Hua-Tung tout droit, à travers l'est de l'île de la Tortue, jusqu'à atteindre Santiago, et est encore présent en partie avec la côte rocheuse escarpée.

Le littoral d antan

Avant le gros glissement de terrain des Snow Mountains, la topographie d'origine du nord de Taiwan devait être la ligne rouge (ligne de contour de -1000m) et le courant marin "Black Current" passait entre l'Arc des îles Ryukyu et l'île de Taiwan.

Lorsque le glissement de terrain s'est passé, l'énorme volume de terre du flanc est des Snow Mountains est tombé dans l'océan Pacifique, et n'a pas seulement rempli et remonté le plancher de la mer sur plus de 3000 mètres, mais s'est aussi étalé pour former le Ilan plateau, le Ilan Sill, et a rejoint l'Arc des îles Ryukyu. Il a également rempli la hauteur du sud de la fosse d'Okinawa sur des milliers de mètres qui coupaient la circulation du Black Current et obligé le flux à devenir tel qu'aujourd'hui...

Reliefsous marin

L'énorme volume de terre est tombé dans l'océan Pacifique. Du flanc est des Snow Mountains à la côte d'origine d'Ilan, la zone est d'environ 800 km². Après, l'éruption du volcan et son effondrement a réduit l'élévation moyenne d'environ 600m; par conséquent, l'estimation du volume de terre d'environ 480 km3 tombé dans l'océan Pacifique a ainsi causé un méga-tsunami.

• Si le Volcan de Cumbre Vieja dans les îles Canaries à l'ouest de l'Afrique éclatait, il est estimé que 500 km3 de terre et de pierres pourraient provoquer des glissements de terrain et une hauteur de vague d'un méga-tsunami de plus de 100 mètres de hauteur
• L'environnement dans le coin nord-est de Taiwan est similaire au Volcan de Cumbre Vieja dans les îles Canaries. Selon le volcan de Cumbre Vieja, le glissement de terrain des Snow Mountains a créé un méga-tsunami, son onde pourrait avoir été de plusieurs centaines de mètres de large est être devenu un cataclysme mondial et la calamité de l'homme...
- Les sédiments du site 1202 viennent du glissement de terrain des Snow Mountains : c'est la seule réponse prouvant que les volcans des Snow Mountains du Nord ont éclaté et déclenché le grand glissement de terrain qui a produit les sédiments de terre à ODP Site 1202...

D'autres preuves de ce gigantesque glissement de terrain et probable tsunami viennent appuyer cette étude, avec la découverte de l'ancien lit de la rivière Lanyang, qui a donc changé son cours et l'endroit où elle se jetait dans l'océan à l'origine.

De quand date ce gros cataclysme ?

D'après les résultats de l'analyse des sédiments terrigènes du site sous-marin 1202 nous avons les intervalles de temps qui suivent:
Dans les sédiments terrigènes et sur le commencement de l'épuisement des isotope lourd de l'oxygène et la durée jusqu'à :
de 17.000 ans à 8.000 ans.
Le rapport C/N et le contenu CaCO3 des sédiments en vrac dans la fraction inférieure à 63 microns suggérant une source terrestre qui a contribué de manière significative au cours de la période de 25.000 ans à 11.000 ans.
Un renversement des valeurs isotopiques de l'oxygène à des valeurs plus positives suggéré entre 11.600 ans et 11.100 ans. La datation moyenne est d'environ 12.000 années Avant le Présent...

Le Minatokawajin, le plus vieil ancêtre du Japon, a disparu sur l'île d'Okinawa des Ryukyu il y a environ 18.000 années, puis aucune autre trace culturelle n'est apparue avant 10.000 ans avant maintenant. Selon la légende, il a été détruit en raison des inondations de l'ancienne terre des Ryukyu lors d'un cataclysme. D'après un grand nombre de nationalités de toutes les parties entourant l'océan Pacifique, y compris les Autochtones taïwanais, il a été dit que leurs ancêtres ont survécu après que le cataclysme ait fait des ravages.

On peut donc reconstituer d'après les analyses des sédiments et la présence du premier homme au japon il y a 18.000 ans, que la civilisation de Mu à pu durer 6000 ans et a été affaiblie par la fin de la 4ème période glaciaire et ses inondations avant d'être rayée de la carte par ce méga-tsunami brutal il y a 12.000 ans environ...

 

Fossilesstegodontaiwan

D'autres preuves que Taïwan était reliée au continent euroasiatique ne manquent pas : des fossiles d'éléphants (Stégodons) ont été trouvés à Tainan, ainsi que celui d'un mammouth à Taiwan Strait et à Chai-Liao River, voir un exemplaire ci-dessus. Des fossiles et cornes de bisons blancs ont également été trouvés dans l'île. On note que certains chercheurs revendiquent maintenant que Taïwan serait en fait la vraie Atlantide de Platon à cause de multiples correspondances avec ses textes...

Cartedudernieragedeglace

Cette carte des datations de différentes côtes et lignes du continent euroasiatique est évidemment très intéressante

MU, le continent ou île engloutie

Jameschurchward

L'anglais James Churchward a trouvé les tablettes de Naacal, des symboles et des gravures intéressantes, dans un temple indien en 1868, et il a recherché et enfin déchiffré leur sens après deux ans. Puis il chercha des vestiges de tablettes et des livres anciens à travers le monde, et étudié un grand nombre de vestiges antiques dans le monde. Churchward a recherché les données de livres anciens, y compris : le Codex Maya de Paris, le Cortesianus Codex, le codex de Dresde et le Troano Manuscrit, l'épopée indienne du Lamayana, le Livre des Morts égyptien et le Lhassa Record Tibétain. Puis il a écrit "The lost continent of Mu" après plus de 50 années de recherches pour introduire la terre de Mu, qui a été perdue il y a 12.000 ans. Le livre de 1925 a attiré l'attention des gens ordinaires. Churchward a compris l'existence de l'ancienne terre de Mu en tenant compte des tablettes Naacal.

Tablettesnaacal1

tablette Naacal

• Quand Churchward a parcouru les îles de l'océan du Sud pendant un mois, puis d'une civilisation préhistorique mégalithique, il a trouvé à un endroit le dessin de la carte de Mu, qui était un continent perdu au milieu de l'océan Pacifique.
• Le Domaine de Mu s'est étendu de quelque part au nord de Hawaï au sud-est de l'île de Pâques, au sud-ouest de Tonga-Tabou, et au nord-ouest des Ladrones. C'était défini de 8000 km d'est en ouest, et du nord au sud sur 5000 km, mais c'était une terre sans bornes.

Cartedemu1

La description de Mu par Churchward

Il y a très longtemps, il y avait un grand Empire du Soleil civilisé dans le pays de Mu, la terre-mère de l'homme, dans l'océan Pacifique. L'Empire gouvernait la terre, était en possession d'un énorme temple et de sept belles villes. Leurs peuples vivaient avec liberté et sans contraintes sous le soleil brillant. L'empereur se nommait "La Mu", et "La" signifiait le Soleil, «Mu» signifiait la mère. La civilisation de Mu remonte à il y a plus de 50.000 ans.

Narayana lecreateur

La Mu, l'empereur, gérait toute chose, la politique et la religion au Palais royal de la capitale. Les personnes étaient organisées en dix races, et il y avait 64 millions de personnes au total; et le premier droit à la culture a été obtenu par la race blanche. C'était une société matriarcale et la religion était unique, l'adoration du Dieu du Soleil, et l'adoration du Créateur de l'Univers - le serpent aux sept têtes Narayana.

Les habitants de l'Empire du Soleil ont émigré vers d'autres terres pour établir des colonies

Colonisationsdemu

• Un groupe de Karas (Caraïbes) a navigué vers l'est pour se rendre en Amérique Centrale, et s'est étendu vers l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud pour établir la colonie de l'Empire Mayax.
• Un groupe de Nagas s'embarqua vers le sud-ouest pour se rendre en Birmanie, et s'est étendu à l'Inde, en Asie et au milieu de l'Europe pour établir la colonie de l'Empire Naga.
• Un groupe de Ouïghours a navigué vers l'ouest pour se rendre en Chine, et s'est étendu à la Mongolie, en Europe orientale et en Sibérie pour établir la colonie de l'Empire Ouïghoure.

La destruction de Mu

Churchward livre1

Selon la description de Churchward, il y a environ 12.000 ans, une grande catastrophe a frappé tout le pays de Mu. Partant de la capitale, des grondements des entrailles de la terre, suivi par des tremblements de terre et des éruptions volcaniques. Les volcans crachaient leur feu, de la fumée et de la lave. Un épais drap noir de fumée sur le terrain ombragé. La terre se soulevait et roulait comme les vagues de l’océan, et se mit à trembler comme les feuilles d'un arbre dans une tempête. Puis d'énormes vagues cataclysmiques sont venues de tous les côtés rouler sur la terre. Les villes, les forêts, les personnes et tous les animaux ont été engloutis. Enfin, la terre de Mu a coulé dans l'océan et a disparu.

Churchward livre2

" Ainsi s'est achevée la destruction des édifices mayas dans le Yucatan, après les tremblements de terre qui les avaient ébranlés jusque dans leurs fondements. Les Mayas du Yucatan - les constructeurs - ont été pratiquement anéantis, vers 9.500 avant JC. "

Churchward livre3

Après le méga-tsunami, cette image montre l'Empire du Soleil qui a été détruit, et il ne reste que quelques îles désaffectées et des gens de Mu dispersés et isolés...

D'après Churchward, d'autres dossiers pertinents existent sur la terre de Mu.

- Une carte de Mu dans "Livre des Morts", des symboles reliés à Mu dans ce même livre
- Une peinture indienne en Amérique du Nord dépeint la destruction de Mu
- Un monument commémoratif à Mu a été trouvé dans la mine d'or Gulch au Nevada
- Il y a des ruines qui racontent l’existence du continent perdu de Mu

• A Copan du Honduras, au Guatemala, Quirigua, Opico et Cirraca-Mecal au Salvador se trouvent beaucoup de traces préhistoriques, et de symboles liés à la terre de Mu.
• À Uxmal au Yucatan du Mexique, un temple en ruine montre des inscriptions gravées commémoratives des "terres de l'Ouest (Mu), d'où nous sommes venus"; et la pyramide de Teotihuacan au sud-ouest de México, en fonction de ses inscriptions, a été construite comme un monument en mémoire de la destruction des dénommées "Terres de l'Ouest (Mu)".

Mais d'après plusieurs chercheurs taïwanais, Mu n'a jamais été au milieu du Pacifique, mais décrit une grande île ayant subit une grosse éruption volcanique et un méga-tsunami : Taïwan ! De plus, même les récits de Platon et les déductions des autres philosophes grecs correspondent, y compris les couleurs des pierres servant aux constructions (le marbre blanc, noir et une pierre rose-rouge existent à Taïwan), les animaux comme l'éléphant ou le bison y ont aussi existé, etc...

Ainsi, le grand glissement de terrain des Snow Mountains qui s'est effondré a fait que la capitale de l'Empire du Soleil sur la côte, construite au niveau de Ilan, s'est enfoncée dans la mer, et a formé le grand fossé circulaire que Churchward a décrit comme étant la terre coulée de Mu... Mais reste-t-il une réelle trace de cette capitale de Mu et d'autres constructions ? D'après ces chercheurs, oui, et ils le prouvent :

Moulesenbronzeetfer taiwanDes antiques moules en bronze et en fer trouvés à Taïwan

En Mars 2005, des moules très précis de bronze et de fer ont été déterrés dans les ruines de Jiu Xiang Lan de Taidung à Taiwan. De ces moules, les archéologues déduisent que les autochtones de Taiwan avaient une technologie d'une civilisation de l'artisanat et qu'une usine y produisait très tôt une grande quantité, donc la technologie des bronzes et de la quincaillerie du fer en Europe devaient s'y répandre dans les temps anciens depuis le peuple de Taiwan, qui était alors appelé des Atlantes.

Le site de Jiu Xiang Lan est un site du néolithique sur lequel plusieurs découvertes surprenantes ont été faites, des céramiques et de l'art étonnant pour une si ancienne période... ces découvertes de moules en bronze et fer prédatent de nombreuses années l'âge du fer et du bronze ! Voici quelques artefacts trouvés dans ces ruines et grottes aménagées (par des survivants du cataclysme ?) :

Sia jiu site02

Le mur de l'Ancienne ville sous marine de l'ilot de Hujing

Hujing city

Hujing city1


Dans la profondeur de l'eau entre 25 à 30 mètres, il y a des murs plats de roches s'étendant sur plus de 100 mètres sur environ un mètre de hauteur et 50 centimètres d'épaisseur. Les murs sont disposés dans une direction est-ouest. Certaines des sections murales ont des pavés arrondis, la longue formation linéaire de la structure sous-marine de roches provient certainement de travaux et n'est probablement pas naturel. Mais selon d'autres scientifiques, il y a des explications normales pour les formations de roche linéaires. Le professeur Tsao Nu-chung, chef de section à l'enquête géologique centrale de Taiwan, a dit que les basaltes d'inondation et d'autres types d'éruptions volcaniques de lave peuvent également créer ces formations linéaires, dues aux joints inhérents et aux structures planaires des roches plutoniques.

taiwan1.jpg
Ces ruines sont peut être celles de la civilisation perdue et légendaire des eaux de Penghu, entendue dans de vieux folklores et mythes taiwanais. Elles auraient entre 7.000 ans et 12.000 ans.

taiwan2.jpg


Il pourrait y avoir eu une ville dans ces eaux, maintenant submergée sous l'océan pacifique ! Selon les rapports d’anciennes Archives du Conté de Penghu (années 1940) on lit que, si l’on regarde de très haut au-dessus de Hujing, on peut voir une longue ligne de remparts sous la mer. On l’appelle habituellement "La profonde piscine de Hujing". En 1982, des plongeurs professionnels ont trouvé l’emplacement précis de la ville engloutie de Hujing, de l'île de Penghu !

megalithes-penghu.jpg

Mégalithes dans l'archipel de Penghu

L’ancien mur était en forme de croix. Les mesures au compas montrent qu’il indique avec exactitude les directions nord-sud et ouest est à angle droit. Le mur fut principalement construit en pierre de basalte et était recouvert d’algues. Il avait environ 160 mètres d’ouest en est, et environ 180 mètres du nord au sud. Il est épais d’environ 1.5 mètres sur le haut et d’environ 2.5 mètres sur le bas. Certaines parties sont inégales à cause de l’érosion, cependant les interfaces entre les pierres sont très serrées. Au nord, il y a une construction ronde en forme d’assiette. Le diamètre du mur extérieur est de prés de 20 mètres, avec un mur intérieur de prés de 15 mètres.

Hujing city2

Hujing city3

Hujing city4


A ce moment, quelques personnes pensèrent que la cité engloutie était en réalité une extension de Huljing s’enfonçant dans la mer. Cependant, les recherches des géologues indiquèrent que si le mur était formé de rochers naturels, il aurait été intact et d’une seule pièce. D’un autre coté, s’il était de la main de l’homme, il devrait avoir des parties distinctes. De plus, si le mur est très long et droit, il est très probablement construit par l’homme. Spécifiquement, les pierres sont toutes de tailles similaires, avec des angles droits, et un enduit entre les pierres. De même, les endroits creux sur le mur étaient en forme de croix, avec des interfaces plates et lisses. Ceci correspond totalement aux standards de construction d’aujourd’hui.

Hujing city roundconstruction5

Suite à une tempêtes (les hurricanes sont assez fréquents malheureusement), il semble que d'autres ruines se sont désensablées : une structure arrondie est filmée et comparée à une semblable, trouvée au niveau de l'antique ville biblique de Jericho en Israel (ci-dessous)...

Jerichocity israel

Hujing city6

Hujing city7

Hujing city schema

Le schéma expliquant les ruines trouvées : restes d'une ancienne cité ? Restes d'enceintes d'un ancien port ? Et ce n'est pas le seul endroit...

• En Octobre 1982, l'expert en plongées Hsinsi Xie a dirigé une équipe à Hujing Islet pour plonger et prospecter et a obtenu beaucoup d'informations. Ils y sont allés plusieurs fois.
• En Novembre 1982, l'expert en plongées Jan Su a dirigé un groupe de personnes à Hujing Islet pour plonger et prospecter, et a obtenu de nombreuses informations.
• En Septembre 1996, le professeur Kimura de l'Université de Ryukyu et son équipe, ont accompagné Hsinsi Xie à Hujing Islet pour plonger et filmer la ville engloutie.
• En Août 2001, le célèbre écrivain Hancock et l'érudit Mukuge ont atteint Taiwan. Ils ont fait équipe avec Hsinsi Xie, et autres, pour plonger et prospecter dans le secteur de la ville en contrebas de Hujing Islet et à proximité.

" Les documents généraux de Penghu" ont enregistré la "transparence profonde des eaux de Hujing", qui décrivent une ville sous-marine près de la rive est de l'îlot de Hujing. En regardant de haut, le banc avait réellement des lignes de formes analogues aux murs d'une cité ; ils rejoignent l'extrémité orientale de l'îlot et étaient visiblement cachés dans les fonds marins et ses extrémités étaient dans les profondeurs. Des personnes l'avaient appelé la "ville engloutie de Hujing", déjà une légende de longue date. Il y a deux remparts en croix verticales et une grosse pierre avec une sculpture de lignes entrecroisées sur elle, de sorte que la ville sous-marine est appelée "la ville entrecroisée".

Preuves de fabrication humaine :

• 1. Tant vers l'est-ouest et le sud-nord, les murs de la cité s'étendent en ligne droite sur 200 mètres.
• 2. Les quatre directions des murs de la cité parviennent à pointer les 4 bonnes directions de l'est, sud, ouest et nord de la Terre, et les sillonnent juste verticalement.
• 3. Le mur est en forme d'échelle et de forme régulière; sa hauteur et certaines données montrent que c'est le mur qui formait le château.
• 4. La jointure entre chaque muraille de la ville présente une rainure, et se couvre avec beaucoup de rainures qui traversent verticalement et horizontalement.
• 5. De la ville restent encore certains piliers de pierre de renforcement, comme la grosse pierre sculptée de la croix.

• 6. Il y a une tour de guet de 20 mètres de diamètre qui se joint à la paroi du nord de la ville.
• 7. Les plongeurs ont mesuré une pierre carrée très droite du mur de la ville, d'environ 50 cm de carré et de 20 cm d'épaisseur, qui a montré que le mur de la ville est entassé artificiellement.
• 8. Le mur de la ville est un entassement de pierres en utilisant la méthode des parallèles, et la surface et le niveau des jointures est lisse et on ne peut insérer qu'un couteau.
• 9. La forme du mur de la ville est très soignée et propre, et il y a les mêmes articulations de tailles.
• 10. En grattant l'avant et à l'arrière du revêtement du mur, nous pouvons trouver un ensemble de paroi très lisse et qui montre que le mur est une construction artificielle.

MurconcaveDesrempartstrapezoides

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mur de la ville sous-marine présente une ligne droite s'étendant sans limite et le milieu des murs est concave. Les tailles du mur en trapèze sont : un fond large de 2,5 m, 1,5 m de large au-dessus et une hauteur de 3 m. Au milieu des deux murs, le lieu traversé présente une forme concave qui a peut-être été au sommet dans les vagues pendant une longue période. La texture du mur de la ville au fond de la mer est différente des colonnes de basalte hexagonales de Penghu et des giclées de roches éruptives de la croûte de la terre.

La "ville Croisillon" pourrait être la plus ancienne ville du monde

Dans la quatrième période glaciaire, il y a 12.000 ans, le niveau de la mer était inférieur de 120 mètres par rapport à maintenant, et Taiwan Channel était le plateau continental, donc la construction sous-marine de Croisillon Ville pourrait avoir été faite avant. L'histoire de "Croisillon City" a plus de 12.000 ans, alors elle devrait être la plus ancienne ville du monde, et peut-être la trace urbaine de la Terre de Mu des temps anciens...

Il y a un autre mur, près de Dongji Islet de Penghu :

Dongji penghu wall

Dongji penghu wall2

Le mur de pierres entassées est bien organisé et les morceaux de pierres montrent qu'il est artificiel.

Un ancien autel commémoratif près du bord de mer à Maoao de Gongliao

Maoao bloc1

Il y avait trois énormes pierres près du bord de mer à Maoao de Gongliao à l'origine; trois énormes pierres en plateforme présentes pour des offrandes sacrificielles et pour tenir une cérémonie commémorative. Les anciens Ketagalan rendaient hommage à la mère de la Terre souvent et tenaient une cérémonie commémorative ici, avec l'orientation du grand rocher en forme de visage de babouin sur la colline de Lao lan. Derrière les 3 grosses pierres il y a d'autres constructions en pierre qui est une place où l'homme des anciens clans se rassemblait et offrait des sacrifices pour leurs hommages à la déesse, mais des trois énormes pierres qu'il y avait à l'origine, une seule reste aujourd'hui.

Maoao bloc2

 

La pierre énorme est différente de la basse qualité de la pierre locale, pour montrer qu'elle a été déplacée d'un autre endroit.

Et il y a aussi des terrasses sous-marines et un mur de pierre à Maoao :

Maoao terrasses1

Maoao terrasses2

• Sous les eaux côtières de Taimali à Taitung, il y a une construction mégalithique plate d'environ 200 mètres de long ─ une plate-forme sous-marine et une chaussée de falaise; cette plate-forme du fond marin a été traitée artificiellement, et la chaussée de la falaise est entassée par du rock sur environ un mètre cube, et il y a plusieurs dizaines de marches...
• Une fois un pêcheur a fait une plongée sous-marine de 20 mètres de profondeur dans le fond marin des eaux côtières de Jiaroshui à Kending au parc national et a vu une plate-forme d'autel en forme de construction de pyramide, qui était grande de 40 mètres carrés, 15 mètres de haut, et au sommet il y avait une plate-forme qui était de 10 mètres carrés...

penghu-structures1.jpg

antique piège à poissons, Peghu

Graham Hancock, un écrivain anglais, est reconnu dans le monde entier pour ses livres, comme Les Empreintes des Dieux. En août 2001, lui et sa femme ont rejoint les chercheurs chinois et japonais pour explorer cette région. Il a expliqué que les pierres de la cité sous-marine engloutie sont clairement différentes des structures de pierres naturelles, en faisant plus probablement une construction d’origine humaine. Apparemment, les pierres de la cité sous-marine engloutie de Hujing sont positionnées exactement du nord au sud, et de l’ouest à l’est. Ces pierres ont aussi des surfaces plates et lisses; Elles sont alignées de façon si serrée que seul un couteau fin peut s’infiltrer entre les joints. L’opinion de Hancock est que ceci est de la main de l’homme et ne peut pas être un produit naturel.

penghu-structures2.jpg

Hancock a aussi dit qu'il y a actuellement un modèle établi dominant dans la société humaine. Cependant, ce modèle dominant échoue à expliquer les découvertes archéologiques récentes. Les structures actuelles et les structures préhistoriques sont elles connectées d’une façon ou d’une autre ? En fait, l’histoire actuelle ne réussit pas à expliquer les anciennes civilisations. Ce sont des indices qui nous parlent d’elles. En d’autres termes, il est très probable que ces découvertes, telles que la ville sous-marine Hujing et d’autres similaires, contiennent les preuves cachées de civilisations humaines passées et oubliées.

penghu-structures3.jpg

La Pyramide de Chihsing

Pyramidqixing

Le Yangmingshan National Park, au nord de l’île , a été crée en 1935 par les autorités japonaises qui gouvernaient l’île à l’époque , pour protéger la pyramide de la Chihsing Mountain.

Pyramidqixing1

La pyramide de près avant débroussaillage

Pyramidqixing2

La pyramide de prêt après débroussaillage

Pyramidqixing3

Les pierres empilées de la pyramide dans la couche inférieure ont été façonnées en forme ronde, ce qui montre qu'elle est très ancienne et devrait avoir une histoire de dix mille années...

Puis le site est devenu propriété de la défense nationale en 1940. Il a été réouvert au public en 1980. Depuis, la pyramide a pu être de nouveau visitée par des archéologues et historiens. A 100 mètres du sommet de la Chihsing Mountain, le point culminant de Taïwan, à 1120 mètres donc, il y a une pyramide de 20 mètres de haut, couverte d’herbe et qui ressemble à une petite colline, datée de 6.000 avant J.C.  Les souterrains de la pyramide sont reliés à de nombreuses grottes du Yangmingshan qui sont reconnues comme des sites datant de l’âge de pierre

Piliersdefulong de gongliao1

Piliersdefulong de gongliao2

Le Pilier des sept étoiles à Fulong de Gongliao est empilé avec sept piliers artificiels de roches. Les piliers mégalithiques sont e

Lire la suite

Baltique : la cité perdue de Vineta

Baltique : la cité perdue de Vineta

 

Vineta karte abraham ortelius 02

J'ai déjà parlé de cette légende intéressante rattachée à la Mer Baltique, lors des articles et Page consacrés aux Anomalies (https://www.sciences-faits-histoires.com/pages/ecrits/les-anomalies-de-la-mer-baltique.html) découvertes par une équipe de plongeurs suédois, qui sont situées effectivement au Nord-Ouest, vers l'antique pays de Misiko, c'est-à-dire vers l'endroit où a été située il y a très longtemps la légendaire cité de Vineta, engloutie selon le mythe dans la Mer Baltique... :

 

 
Oera linda amsterdam peo platon
 
 

Baltique et Atlantide l'Oera Linda Boek :

" La mémoire néerlandaise semble avoir gardé un souvenir très précis du déluge et de l'engloutissement de l'Atlantide. Le plan d'Amsterdam reproduit fidèlement celui de Poséidopolis, capitale atlante.

"Quand on avait traversé les trois ports extérieurs, on trouvait un mur circulaire commençant à la mer et partout distant de cinquante stades de la plus grande enceinte et de son port. Ce mur venait fermer au même point l'entrée du canal du côté de la mer." (Platon, Le Timée)

Lire la suite

Allemagne : L'engloutissement de la cité de Rungholt

Allemagne : L'engloutissement de la cité de Rungholt

 

Rungholt fouilles plongee mini

 

Comme plusieurs cités ou ports historiques ou légendaires, disparus ou engloutis au fil du temps, il y a longtemps eu des interrogations sur la réalité de l'existence de la cité de Rungholt, sur les côtes nord de l'Allemagne, en l'absence de traces matérielles étudiables. Un peu comme Vineta, dont je parle ici, il y avait des traces écrites et donc des "témoignages littéraires", mais aucun preuve réelle. En fait, on peut dire que, comme la ville de Troie - issue principalement à l'origine des poèmes (et fictions pour beaucoup) d'Homère sur la fameuse guerre qui y est décrite - la légende est devenue réalité, avec l'effective découverte d'artefacts et de preuves étudiées...

Mais, que s'est-il passé ? Que sait-on vraiment sur cette cité disparue, son ancienneté et histoire ? Et enfin, qu'a-t-on trouvé depuis sa citation dans des écrits du moyen-âge ?

Frise maps

Voici deux maps de la région en question. Celle de gauche montre la contrée a l'époque de la création de ces deux cartes, en 1651, avec les fonds marins visibles (à gauche) et à droite est une reconstitution des côtes avant leur submersion en 1362

Lire la suite

Turquie : Les cités antiques demi-englouties d'Apollonia et d'Aperlea

Turquie : Les cités antiques demi-englouties d'Apollonia et d'Aperlea

 

Kekova apollonia1 mini

C'est un endroit protégé et interdit de toute plongée sous-marine depuis 1990 et pourtant absolument pas fouillé et laissé aux caprices de la nature. L'île de Kekova, également appelée Caravola,est une île turque qui a donné son nom à toute cette région de Lycie sur 260 km² et où l'on trouve les antiques cités de Simena (Kalekoy), Dochiste (Apollonia), Theimussa (Ucagiz) et Aperlai. L'île en elle-même ne fait que 4,5 km², située au sud de la ville de Simena et n'est plus habitée depuis longtemps. Sur le versant septentrional de l'île se trouvent les ruines partiellement englouties par la mer de l'antique cité d'Apollonia, détruite par un fort séisme au 2ème siècle. Reconstruite en partie par les byzantins, elle fut rapidement complètement abandonnée à cause des incursions arabes.

Kekova apollonia5

L’île est interdite à la visite car elle abrite un grand nombre de sites archéologiques qui n’ont pas encore été fouillés, seul l’accès par la mer à la baie de Tersane est autorisée. La plongée bouteille et en apnée sont également interdites sur le site. Les intérêts principaux de la visite sont la beauté du site naturel et la curiosité que représente la cité engloutie d'Apollonia (ne pas confondre avec la ville antique du même nom en Libye), intéressant que si vous le faite en kayak car vous pouvez passer directement au-dessus des ruines et les voir grâce à l'eau transparente. Une partie de la cité fut submergée dans l’antiquité, lorsque suite à un tremblement de terre, le sol c’est abaissé de 4 ou 5 mètres. Les ruines immergées se trouvent actuellement à 1 ou 2 mètres de profondeur. Au-dessus, sur l’île, vous pourrez apercevoir également les vestiges de bâtiments antiques.

Ile de kekova apollonia

Le site d’Aperlai se situe dans une crique bien protégée en bord de mer que vous pouvez atteindre à partir d’Ucaguiz par la Lycian Way mais le chemin est plus long (environ 10 km). Au V siècle av. JC, c’était la cité lycienne la plus importante de la côte. Les autres sites lyciens que vous visiterez dans le secteur dépendaient de cette cité. La partie basse de la ville a été submergée suite à des mouvements tectoniques comme l’atteste encore de nos jours un sarcophage à demi-immergé. Outre une vue magnifique sur la crique, vous pourrez y découvrir les vestiges du mur d’enceinte et ses tours de la cité antique réhabilités à l’époque byzantine, un théâtre, de nombreux sarcophages type carène de bateau renversée avec sculptures, des églises byzantines édifiées sur la base de bâtiments antiques, des antiques citernes.

Simena

Kekova apollonia4

Sources : http://theswedishparrot.com/dans-la-vapeur-blanche-des-jours-sans-vent-carnet-de-voyage-en-turquie-3-aout-ucagiz-kekova-dochiste-apollonia-geyikova-adasi-kalekoy-simena/

http://www.regardsurlaplanete.com/carnet-voyage/turquie-kekova.html

photos : « Kekova » par Seynaeve — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - 

 

Yves Herbo, Sciences, Faits, Histoires, 21-02-2015, up 08-2020

 

Taken - Disparition - Mini-série 1

Taken - Disparition - Mini-série 1

 

Taken

Disparition (Taken) est une mini-série américaine de science-fiction en dix épisodes de 88 minutes, créée par Leslie Bohem et diffusée entre le 2 et le 13 décembre 2002 sur Sci Fi Channel. En France, la télésuite a été diffusée entre le 30 novembre 2003 et le 1er février 2004 sur Canal+.

Synopsis : Disparition est une histoire multi-générationnelle qui se déroule sur cinq décennies et sur quatre générations, se concentrant sur trois familles: les Keys, les Crawford et les Clarke. Le vétéran de la Seconde Guerre mondiale, Russel Keys, est tourmenté par des cauchemars concernant son enlèvement par des extraterrestres durant la guerre; l'incident de Roswell transforme Owen Crawford de l'ambitieux capitaine de Air Force en conspirateur démoniaque du gouvernement ; Sally Clarke, mariée, mère de deux enfants et malheureuse, est mise enceinte par un extraterrestre. Alors que les décennies s'écoulent, chaque héritier de la famille est victime des machinations des extraterrestres, dont l'apogée est la naissance d'Allie Keys, produit final des expériences des extraterrestres, qui tient leurs destins entre ses mains.

Résumé : 1944- Des lueurs (les Foo Fighters) apparaissent au beau milieu d'un combat aérien dans le ciel de France et sauvent le capitaine Russell Keys (Steve Burton) et son équipage d'une mort certaine. Trois ans plus tard, retourné à la vie civile, Russell Keys est victime d'incessants cauchemars et de maux de tête persistants. Découvrant qu'il est le dernier survivant du groupe de rescapés, l'ancien pilote, en proie à la paranoïa, abandonne soudainement femme et enfant sans vraiment donner d'explications. Pendant ce temps, le capitaine Owen Crawford (Joel Gretsch), militaire sans morale ni scrupule, découvre un artéfact extraterrestre sur le site du crash de Roswell et s'empare de la direction du département OVNI de l'US Air Force. Non loin de là, au Texas, Sally Clarke (Catherine Dent), une mère seule, succombe au charme d'un étranger (Eric Close) qui n'est pas exactement ce qu'il prétend être.

Commentaires : Filmée à Vancouver, au Canada, cette mini-série a été réalisée par Breck Eisner, Félix Enríquez Alcalá (en), John Fawcett, Tobe Hooper, Jeremy Paul Kagan, Michael Katleman, Sergio Mimica-Gezzan, Bryan Spicer, Jeff Woolnough et Thomas J. Wright. Elle a été produite par Leslie Bohem et Steven Spielberg.

Steven Spielberg a toujours été passionné par les OVNIs et les extraterrestres, comme en témoigne sa trilogie les concernant (Rencontres du troisième type, E.T. l'extra-terrestre et La Guerre des mondes). Il demanda donc à Leslie Bohem, également scénariste du Pic de Dante et de Daylight, d'écrire les trois premiers épisodes mais celui-ci s'engagea à finir la série seul. 

La mini-série est une véritable saga se déroulant sur 50 ans, de 1950 à nos jours, et sur quatre générations. Bohem a voulu expliquer et se servir de tous les événements paranormaux pour construire sa fresque, comme l'incident de Roswell, la zone 51, les lumières de Lubbock, les Foo fighters ou encore les agroglyphes. 

Steven Spielberg affiche depuis longtemps son intérêt pour la S.F ( A.I, Minority Report ) et pour l’ufologie ( Rencontre du IIIème Type et E.T ). Après le succès d’une autre mini-série qu’il avait produite Band of Brothers ( frères d’armes ), il revient donc au petit écran pour produire une saga sur les enlèvements extraterrestres ( d’où le titre original Taken, qui signifie « enlevés » ) et sur le complot gouvernemental destiné à dissimuler la présence d’aliens sur Terre. L’intrigue met en scène la vie de trois familles, les Crawford, les Clarke et les Keys, chacune étant mêlée de près aux évènements, ce qui permet de jouer sur plusieurs registres, drame humain, chronique familiale ou réflexion sur la quête du sens de la vie. Le défi était de taille car la télé avait déjà donné le jour à plusieurs séries sur le même thème, telles Les Envahisseurs, précurseurs en la matière, Dark Skies, ou bien sûr X-Files. 

A la différence de Rencontre du IIIème type où il était scénariste et réalisateur, Spielberg n’est ici que producteur exécutif, mais personne n’est dupe. Ce projet est le sien : il en a suivi de très près toute la confection, ainsi que le rappellent les principaux responsables de la production et du tournage. Le travail d’auteur de Leslie Bohem a beau être impressionnant, son scénario a la « touche » Spielberg, philosophique et humaine. Disparitions repose sur quelques-uns des piliers du phénomène ovni, à commencer par le thème central de la série, les enlèvements répétés d’humains. Autres éléments du scénario, les foo-fighters vus par les aviateurs alliés au-dessus de l’Allemagne, l’Affaire Roswell, la base secrète de la Zone 51 dans le Nevada, la dissimulation des preuves de l’existence des ovnis par les autorités américaines et l’aspect physique des aliens, très proche des fameux « Gris » avec leur grosse tête, leurs grands yeux et leur corps fluet. Mais ces éléments subissent une distorsion, plus ou moins importante, par rapport aux « canons » de l’ufologie. 

Taken1

Avec : Steve Burton (Russell Keys), Joel Gretsch (Owen Crawford), Tina Holmes (Anne Crawford), Anton Yelchin (Jacob Clarke), Chad Donella (Jacob Clarke adulte), James N. Kirk (Jesse Keys), Desmond Harrington (Jesse Keys adulte), Ryan Hurst (Tom Clarke), Chad Morgan (Becky Clarke), Dakota Fanning (Allie Keys), Willie Garson (Dr Kreutz) 

Sources : 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Disparition_%28mini-s%C3%A9rie%29 
http://www.scifi-universe.com/encyclopedie/medias/18550/disparition/episodes 
http://www.forum-ovni-ufologie.com/t7931-2002-serie-taken-disparition 
http://www.zone-telechargement.com/series/vf/13755-disparition-saison-1-complete-french.html 

Disparition {Taken} - Episode 1 - Au-Delà Du Ciel (1/2) - (Beyond The Sky)

Disparition {Taken} - Episode 1 - Au-Delà Du Ciel (2/2)

Disparition {Taken} - Episode 2 - Jacob & Jesse (1/2)

Disparition {Taken} - Episode 2 - Jacob & Jesse (2/2)

 Disparition {Taken} - Episode 3 - De Grandes Espérances (1/2)

Lire la suite

Honduras : la Cité du Dieu-Singe découverte ?

Honduras : la Cité du Dieu-Singe découverte ?

 

Honduras gravuressurroches miniHonduras-pétroglyphes

 

Après les découvertes étonnantes au Panama et l'article lié, nous restons en Amérique Centrale avec cette nouvelle exploration de la jungle du Honduras et la possible découverte d'une cité mythique, déjà envisagée en 2013, en voilà la confirmation sur place ! : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/la-cite-legendaire-ciudad-blanca-decouverte.html. Situons d'abord le pays (en bleu clair ici) en question sur une carte :

 

Ameriquecentrale

 

Au Honduras, il existe une légende tenace parlant de la "Ciudad Blanca", la Cité Blanche, qui a des origines très anciennes, et qui aurait été découverte par des Espagnols qui se sont perdus en explorant la jungle lors des conquêtes. D'autres versions suggèrent que le groupe ethnique Pech (habitant le territoire du Honduras pendant au moins 500 ans), croyait en l'existence d'une "White City", qui aurait été construite par les dieux. On a également parlé d'une "maison blanche", qui était composée de colonnes géantes de pierre blanche sculptées...

Le 3 Septembre 1526, Hernán Cortés a écrit ses impressions d'Amérique, adressées à l'empereur Charles V. Dans cette lettre, plus tard connue comme la Carta de Relación Nº 5, le vainqueur a fait allusion à l'existence d'une ville inconnue, et dont il a dit :

“Por otra parte dolíame el ánima dejar aquella tierra en el estado y coyuntura que la dejaba, porque era perderse totalmente; y tengo por muy cierto que en ella vuestra majestad ha de ser muy servido y que ha de ser otra Culúa, porque tengo noticia de muy grandes y ricas provincias, y de grandes señores en ellas, de mucha manera y servicio, en especial de una que llaman Hueitapalan, y en otra lengua Xucutaco, que ha seis años que tengo noticia de ella, y por todo este camino he venido en su rastro, y tuve por nueva muy cierta que está ocho o diez jornadas de aquella villa de Trujillo, que pueden ser cincuenta o sesenta leguas. Y de ésta hay tan grandes nuevas, que es cosa de admiración lo que de ella se dice, que aunque falten los dos tercios, hace mucha ventaja a esta de México en riqueza, e iguálale en grandeza de pueblos y multitud de gente y policía de ella. Estando en esta perplejidad, consideré que ninguna cosa puede ser bien hecha ni guiada si no es por mano del Hacedor y Movedor de todas, e hice decir misas y hacer procesiones y otros sacrificios, suplicando a Dios me encaminase en aquello en que él más se sirviese”.

" J'ai en effet des renseignements sur de grandes et riches contrées, gouvernées par de puissants seigneurs, avec grand état de cour et notamment le royaume de Hueitapalan, en autre langue, Xucutaco, dont on m'a parlé depuis six ans (...). D'après ce que l'on en dit, et quand on en retrancherait la moitié, ce royaume dépasserait celui de Mexico en richesse et l'égalerait pour la grandeur de ses villes, la multitude de ses habitants et l'ordre qui la gouverne. ". Cortes y précise également qu'il aurait entendu parler de Xucutaco dès les premiers temps de son arrivée dans l'empire Aztèque, en 1519.

Selon les données recueillies par différentes sources, ce site est appelé en indigène Xucutaco, (en nahuatl) et Hueitapalan, (en maya), et Cortes a renoncé à y aller en raison de la jungle impénétrable.

 

Ciudad blanca honduras

l'endroit soupçonné comme étant la jungle abritant la cité perdue (2013)

 

L'Évêque du Honduras, Cristobal de Pedraza partit en 1544 à la recherche de la fameuse cité. Dans une lettre adressée à Charles Quint, il décrit son voyage à travers la jungle de la Côte des Mosquitos. Il y dit notamment avoir vu - depuis le sommet d'une montagne - une grande ville située dans une vallée. Selon ses guides, les nobles de cette cité mangeraient dans des assiettes d'or...

Lire la suite ci-dessous :

Lire la suite

La légende des sept cités de Cibola

La légende des sept cités de Cibola

 

Coronado expedition peinture 1898 remington mini

 

En 1539, le frère Marcos de Niza, un prêtre franciscain, a raconté aux fonctionnaires coloniaux espagnols, à Mexico, qu'il avait vu la ville légendaire de Cibola dans ce qui est aujourd'hui le Nouveau-Mexique. C'était l'un des explorateurs espagnols, à moitié convertisseur religieux et aventurier, qui hantaient le Nouveau Monde pour le trésor amérindien et il avait entendu des contes persistants sur la richesse fantastique des soi-disantes Sept Cités de Cibola.

" Elle est située sur un tronçon nivelé du sommet d'une colline arrondie ", a dit le moine. " Elle semble être une très belle ville, la meilleure que j'ai vu dans ces régions. " Le prêtre a reconnu, cependant, qu'il avait seulement vu la ville à distance et n'y était pas entré, parce qu'il pensait que les habitants indiens Zuni le tueraient si il approchait.

Mais quand une grande et coûteuse expédition espagnole, partie en 1540, avec 340 Espagnols, 300 alliés indigènes et un millier d'esclaves indiens et africains, et est retournée dans la région en 1541, ils ont trouvé seulement un modeste village d'indiens qui n'était pas quelque chose ressemblant à ce que le prêtre avait décrit. L'expédition s'est avérée être une mésaventure ruineuse pour ceux qui s'y sont impliqués, y compris le célèbre conquistador Francisco Vazquez de Coronado, qui l'a dirigé.

" Presque tout le monde, y compris le leader, est retourné à Mexico massivement endetté ", dit l'auteur du Nouveau-Mexique Richard Flint, qui, avec son épouse, Shirley Cushing Flint, a écrit cinq livres sur Coronado. " Un certain nombre de ces personnes ne s'en sont jamais remis financièrement."

 

Coronado expedition

L'expédition de Coronado et de Hernando de Alarcón à travers l'Ouest américain (1540-1542) - Wikipedia.org

Qu'est-ce que le Frère a bien pu voir ?

Lire la suite ci-dessous :

Lire la suite

Les secrets de la légendaire cité perdue d'Héracléion

Les secrets de la légendaire cité perdue d'Héracléion révélés par des photos sous-marines

 

cleopatralostking1.jpg

 

Autrefois la cité de Thonis-Héracléion, connue aujourd'hui comme le royaume oublié de Cléopâtre, était la porte d'entrée vers l'Égypte. De nos jours, cette mystérieuse cité légendaire est submergée dans la baie d'Aboukir, près d'Alexandrie. (un peu à l'ouest du delta du Nil)

La cause de la submersion de la cité est toujours un mystère, mais elle fut avalée par la mer Méditerranée et elle s'est ensablée et envasée pendant plus de 1200 ans.

De nouvelles découvertes sous-marines permettent aux archéologues de rassembler des indices et de créer une image de ce à quoi ressemblait la vie dans l'ancienne cité.

Connue sous le nom d'Héracléion chez les anciens grecs et celui de Thonis chez les anciens égyptiens, la cité a été redécouverte en 2000 par un archéologue sous-marin français, le Dr Franck Goddio et l'équipe de l'Institut Européen d'Archéologie Sous-Marine (IEASM) après une étude géophysique qui a duré quatre ans.

 

cleopatralostking.jpg

 

" Avant sa découverte en 2000 par l'IEASM, on n'avait trouvé aucune trace de Thonis-Héracléion. Son nom était presque rayé de la mémoire de l'humanité, préservé uniquement dans d'anciens textes classiques et de rares inscriptions découvertes sur terre par les archéologues.

Le grand historien grec Hérodote (5ème siècle avt J-C) nous parle d'un grand temple qui avait été construit à l'endroit où le fameux héros Héraklès (Hercule) avait débarqué en Égypte.

Il rapporte aussi la visite d'Hélène à Héracléion avec son amant Pâris avant la guerre de Troie. Plus de quatre siècles après la visite d'Hérodote en Égypte, le géographe Strabon observa que la cité d'Héracléion, avec son temple d'Héraklès, était située juste à l'est de Canope à l'embouchure de la branche canopienne du Nil," écrit Franck Goddio sur son site web.

 

cleopatracoffre.jpg

 

Les scientifiques pensent que la cité toute entière a été complètement submergée avec tous ses objets, statues, colonnes et autres merveilles du palais de Cléopâtre.

Plusieurs artefacts sont restés en grande partie intacts. Parmi les découvertes figurent les fondations du palais, des épaves, des colonnes de granit rouge et des statues de la déesse Isis et deux sphinx.

Parmi les énormes blocs de calcaire effondrés au quatrième siècle il y avait un immense bloc de quartzite avec des inscriptions gravées concernant un pharaon. L'une d'elles indique qu'il s'agit de Séthi Ier, père de Ramsès II.

 

cleopatraruines.jpg

 

Les plongeurs ont aussi découvert une tête en pierre colossale qu'on pense être celle de Césarion, le fils de Cléopâtre et de son ancien amant, Jules César, et deux sphinx, l'un des deux représentant probablement le père de Cléopâtre, Ptolémée XII.

 

cleopatralostking2.jpg

 

Les chercheurs pensent que la cité était une zone centrale qui servait de plaque tournante commerciale par laquelle les marchandises venant de Grèce et d'autres endroits méditerranéens entraient en Égypte.
" Le site est étonnamment préservé. Nous commençons maintenant à en explorer les zones les plus intéressantes pour essayer de comprendre la vie à l'époque ", a dit le Dr Damian Robinson, qui travaille sur le site et directeur du centre d'Oxford pour l'archéologie maritime à l'université d'Oxford. " Nous obtenons une riche description de choses comme le commerce qui avait cours ici et la nature de l'économie maritime de la dernière période égyptienne. Des marchandises venaient de Grèce et de Phénicie ".
"C'est une grande cité que nous exhumons", a dit Robinson.
 
cleopatralostking3.jpg
 
Lire la suite ci-dessous et voir les vidéos :

Lire la suite

USA : Grotte de Pendejo, datations du Pléistocène

USA : Grotte de Pendejo, datations du Pléistocène

 

Pendejocave

Pendejo Cave - Photograph by A.H. Harris.

 

Découverte en 1978, la grotte de Pendejo n'a fait l'objet des premières fouilles archéologiques qu'en 1990, sous la direction de Richard MacNeish. La grotte est située dans le comté d'Otero, au Nouveau-Mexique, à une cinquantaine de kilomètres au sud d'Alamogordo, et à environ 15 kilomètres au nord-est de l'extrémité méridionale des montagnes de Sacramento. La grotte s'ouvre à une altitude de 1 490 m, dans une falaise calcaire permienne donnant sur Rough Canyon et d'anciens lacs glaciaires qui ont attiré des troupeaux de mastodontes, de bisons, de chevaux (Equus caballus), et de camélidés maintenant éteints. La grotte est orientée nord-sud avec une profondeur de 12 m, une largeur de 5 m, et une hauteur d'environ 3 m.

Les fouilles ont été poursuivies entre 1991 et 1993 sous la direction de Glenn DeGarmo, responsable à l'Office de la gestion environnementale du Nouveau-Mexique. Pendant les fouilles, les matériaux collectés ont été analysés par une équipe pluridisciplinaire de scientifiques, incluant les spécialités de géologie, climatologie, paléontologie, botanique et palynologie (étude des spores et des pollens). Il a ainsi été possible de dater et de reconstituer le cadre naturel et l'environnement des premiers occupants du site.

Ces résultats ont fait rapidement l'objet d'une polémique de la part de chercheurs n'ayant pas participé aux études, comme souvent. Il faut dire qu'à l'époque, bien que déjà contestée, la théorie "Clovis" comme étant les premiers habitants des amériques dominait encore.

Un total de 171 échantillons de charbon de bois, de bois, d'ossements d'animaux transformés en outils, de feuilles, de graines, de fibres et de résidus ont été collectés à partir de 19 des 22 unités stratigraphiques principales pour datation au radiocarbone. Les échantillons ont été placés dans des fioles stériles et scellées avant analyse. Ils ont été soumis aux laboratoires de l'université de Californie à Los Angeles, au laboratoire de recherches de l'Université de Washington et au Lawrence Livermore National Laboratory, Livermore, CA (laboratoire travaillant pour l'University of California for the Department of Energy's National Nuclear Security Administration). 72 dates ont été obtenues par le carbone 14. 60 d'entre elles remontent à la période pré-Clovis :

Une pointe d'alène ou de lance a été découverte dans un os de cheval d'une espèce aujourd'hui disparue, Equus alaskae. L'ensemble reposait dans une couche stratigraphique qui fut datée de 36 000 ans.

Un humérus de bison faisant apparaitre 5 entailles martelées au moyen d'une pierre a été daté de 51 000 ans.

La phalange d'un cheval éteint (Equus alaskae), datée de 32 000 ans, a été trouvée préparée et fendue en vue d'être bouillie pour le potage, pratique courante dans les cultures anciennes.

Des cheveux humains ont également été trouvés dans les unités stratigraphiques se situant entre 13 000 et 20 000 ans.

De nouvelles fouilles et datations confirmaient certaines choses en 1996, avec des datations entre 37 000 ans et 12 000 ans, cette étude étant republiée en ligne en 2017 par l'Université de Cambridge... J'en parlerai en fin d'article.

Voyons d'abord l'historique des fouilles, grâce à la biographie du réputé Richard «Scotty» MacNeish (1918 - 2001), trouvable ici : «Richard Stockton MacNeish». Académie nationale des sciences. 2001. Mémoires biographiques: Volume 80 . Washington, DC: The National Academies Press. doi: 10.17226 / 10269. https://www.nap.edu/read/10269/chapter/12

 

Scotty ayacucho 1970

Richard «Scotty» MacNeish avec un hachoir en pierre et un fragment d'os de paresseux géant de la grotte de Pikimachay dans les hautes terres du Pérou. MacNeish pensait que la première occupation humaine de la grotte datait de 22 200 à 14 700 ans.

 

Extraits :

" En 1989, le personnel du Bureau de l'environnement de la base militaire de Fort Bliss, à environ 48 km au sud d'Alamogordo, a conduit MacNeish à deux grottes sur le champ de tir MacGregor. L'une d'elles, la grotte de Pendejo, se trouvait dans une falaise de calcaire surplombant les lits secs des lacs glaciaires. Le fait que le nom de la grotte soit une obscénité en espagnol ravit MacNeish. Accompagné de la directrice du projet Jane G.Libby et d'une équipe de la Fondation Andover, MacNeish a creusé à Pendejo Cave de 1990 à 1992.

La grotte de Pendejo était vraiment incroyable. Elle comportait 22 strates «extrêmement bien définies» et produisait 72 datations au radiocarbone, dont 60 étaient pré-Clovis. Les niveaux G et H avaient au moins 25 000 à 31 000 ans; il n'y avait pas de dates disponibles pour le niveau O (le plus ancien), mais le niveau N avait une date supérieure à 36 240 BP. Deux niveaux produisaient des cheveux diagnostiqués comme humains, le plus récent échantillon donnant une date AMS de 12 300 BP L'échantillon de cheveux plus âgés, datant de 19 180 BP, a été initialement identifié comme mongoloïde plutôt que comme amérindien, ce qui suggère un stade très précoce du peuplement du Nouveau Monde. Ce qui apparaît comme des empreintes de doigts et de paumes humaines ont été trouvées sur de l'argile au niveau I et pourraient être plus anciennes que 30 000 BP. Les deux niveaux les plus bas avaient des animaux du Pléistocène éteints. (YH : BP = Avant Maintenant, Maintenant étant 1950 pour l'archéologie).

MacNeish a savouré l'inévitable controverse suscitée par Pendejo Cave. Il savait qu'au moins un groupe de spécialistes paléoindiens - largement connu sous le nom de police de Clovis - serait sceptique quant à toute tentative de repousser l'occupation humaine du Nouveau Monde à 30 000 avant JC. Ils se demanderaient si les «artefacts» trouvés avec une faune éteinte étaient vraiment de fabrication humaine. Quelques-uns suggéreraient que les foyers présumés d'où provenaient certaines dates au radiocarbone étaient simplement des foyers brûlés. Rien de tout cela ne dérangeait MacNeish; en tant qu'ancien boxeur, il était prêt à s'entraîner avec ses adversaires jusqu'à ce qu'il gagne aux points. YH : il ne se trompait pas à ce sujet...

De plus, aussi passionnant que son travail sur Fort Bliss ait été, MacNeish s'impliquait déjà dans un nouveau projet. En 1991, seize ans après que la chirurgie de pontage ait contrecarré sa première tentative de visite en Chine, il a été invité à une conférence sur les débuts de l'agriculture dans la province du Jiangxi. Lors d'une visite de la région, MacNeish a vu de nombreuses grottes et abris sous roche prometteurs; en 1992, il a demandé l'autorisation de les tester. Après de longues négociations, il a été convenu qu'un effort conjoint sino-américain - le projet Jiangxi Origin of Rice - serait codirigé par MacNeish et le professeur Yan Wenming de l'Université de Beijing.

En 1993, MacNeish, Jane Libby, Geoffrey Cunnar et une équipe d'étudiants chinois et américains ont commencé les fouilles de Xian Ren Dong («Benevolent Spirit Cave») et Wang Dong («Bucket Handle Cave»). Ayant besoin d'un zooarchéologue de l'Ancien Monde, ils ont ajouté Richard Redding à l'équipe en 1995. À ce moment-là, MacNeish avait reçu un nom chinois, Mah Nish, qu'il traduisait librement «noble de la lignée du Cheval». De manière appropriée, il a renforcé la prononciation de son nom de famille: MacNish, plutôt que McNeesh.

MacNeish a creusé les grottes du Jiangxi par la méthode de La Perra, établissant une séquence stratifiée du Paléolithique supérieur (24 540 BP) au Néolithique final (4 000 BP). Ces grottes ne ressemblaient pas à celles de Tehuacán, bien sûr; comme les grottes européennes ou du Proche-Orient, elles avaient une bonne conservation du silex, de la poterie et des os, mais aucune plante desséchée ne restait. Heureusement, MacNeish a réussi à convaincre Deborah Pearsall de former un étudiant chinois doué, Zhao Zhijun, à l'analyse des phytolithes à l'Université du Missouri. C'est principalement grâce aux phytolithes (et à la flottation des restes de plantes carbonisées) que les origines de l'agriculture dans le Jiangxi ont pu être documentées.

Les résultats préliminaires suggèrent que des phytolithes de riz sauvage, Oryza nivara, étaient présents à Wang Dong vers 17 040 BP. Les premiers phytolithes rares de riz domestique, Oryza sativa, sont apparus dans les deux grottes entre 14 000 et 11 200 BP à une période que MacNeish nommée Xian Ren. Cependant, le riz domestique n'est devenu dominant qu'après 9600–8000 BP, époque contemporaine de l'avènement de l'agriculture céréalière au Proche-Orient. En ce qui concerne la domestication précoce des animaux, les résultats préliminaires de Redding suggéraient que le poulet était peut-être présent à des niveaux néolithiques datés de 7 500 BP. Ainsi MacNeish pourrait ajouter à son curriculum vitae une autre région du monde où il avait fourni des données importantes sur les origines de l'agriculture.

En 2000, MacNeish avait 81 ans, âge auquel la plupart des archéologues ont pris leur retraite depuis longtemps; Scotty, cependant, planifiait son prochain projet en Turquie. Il avait à peine élaboré son itinéraire lorsqu'il a subi une légère crise cardiaque et son projet «Origines de l'agriculture en Turquie» a été suspendu. On a bien sûr dit à MacNeish de se reposer, mais son idée de repos était de visiter des sites archéologiques. Le 16 janvier 2001, lors d'une visite des ruines mayas du Belize, l'un des pratiquants les plus prolifiques et les plus colorés de l'archéologie a été mortellement blessé dans l'accident de sa voiture de location. Après avoir enduré 82 ans malgré un cancer, des crises cardiaques, une quasi-noyade dans les Andes et un double pontage, Scotty MacNeish, apparemment indestructible, nous a été enlevé par accident..."

Lire la suite ci-dessous :

Lire la suite