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Turquie : Les cités antiques demi-englouties d'Apollonia et d'Aperlea

Turquie : Les cités antiques demi-englouties d'Apollonia et d'Aperlea

 

Kekova apollonia1 mini

C'est un endroit protégé et interdit de toute plongée sous-marine depuis 1990 et pourtant absolument pas fouillé et laissé aux caprices de la nature. L'île de Kekova, également appelée Caravola,est une île turque qui a donné son nom à toute cette région de Lycie sur 260 km² et où l'on trouve les antiques cités de Simena (Kalekoy), Dochiste (Apollonia), Theimussa (Ucagiz) et Aperlai. L'île en elle-même ne fait que 4,5 km², située au sud de la ville de Simena et n'est plus habitée depuis longtemps. Sur le versant septentrional de l'île se trouvent les ruines partiellement englouties par la mer de l'antique cité d'Apollonia, détruite par un fort séisme au 2ème siècle. Reconstruite en partie par les byzantins, elle fut rapidement complètement abandonnée à cause des incursions arabes.

Kekova apollonia5

L’île est interdite à la visite car elle abrite un grand nombre de sites archéologiques qui n’ont pas encore été fouillés, seul l’accès par la mer à la baie de Tersane est autorisée. La plongée bouteille et en apnée sont également interdites sur le site. Les intérêts principaux de la visite sont la beauté du site naturel et la curiosité que représente la cité engloutie d'Apollonia (ne pas confondre avec la ville antique du même nom en Libye), intéressant que si vous le faite en kayak car vous pouvez passer directement au-dessus des ruines et les voir grâce à l'eau transparente. Une partie de la cité fut submergée dans l’antiquité, lorsque suite à un tremblement de terre, le sol c’est abaissé de 4 ou 5 mètres. Les ruines immergées se trouvent actuellement à 1 ou 2 mètres de profondeur. Au-dessus, sur l’île, vous pourrez apercevoir également les vestiges de bâtiments antiques.

Ile de kekova apollonia

Le site d’Aperlai se situe dans une crique bien protégée en bord de mer que vous pouvez atteindre à partir d’Ucaguiz par la Lycian Way mais le chemin est plus long (environ 10 km). Au V siècle av. JC, c’était la cité lycienne la plus importante de la côte. Les autres sites lyciens que vous visiterez dans le secteur dépendaient de cette cité. La partie basse de la ville a été submergée suite à des mouvements tectoniques comme l’atteste encore de nos jours un sarcophage à demi-immergé. Outre une vue magnifique sur la crique, vous pourrez y découvrir les vestiges du mur d’enceinte et ses tours de la cité antique réhabilités à l’époque byzantine, un théâtre, de nombreux sarcophages type carène de bateau renversée avec sculptures, des églises byzantines édifiées sur la base de bâtiments antiques, des antiques citernes.

Simena

Kekova apollonia4

Sources : http://theswedishparrot.com/dans-la-vapeur-blanche-des-jours-sans-vent-carnet-de-voyage-en-turquie-3-aout-ucagiz-kekova-dochiste-apollonia-geyikova-adasi-kalekoy-simena/

http://www.regardsurlaplanete.com/carnet-voyage/turquie-kekova.html

photos : « Kekova » par Seynaeve — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - 

 

Yves Herbo, Sciences, Faits, Histoires, 21-02-2015, up 08-2020

 

Taken - Disparition - Mini-série 1

Taken - Disparition - Mini-série 1

 

Taken

Disparition (Taken) est une mini-série américaine de science-fiction en dix épisodes de 88 minutes, créée par Leslie Bohem et diffusée entre le 2 et le 13 décembre 2002 sur Sci Fi Channel. En France, la télésuite a été diffusée entre le 30 novembre 2003 et le 1er février 2004 sur Canal+.

Synopsis : Disparition est une histoire multi-générationnelle qui se déroule sur cinq décennies et sur quatre générations, se concentrant sur trois familles: les Keys, les Crawford et les Clarke. Le vétéran de la Seconde Guerre mondiale, Russel Keys, est tourmenté par des cauchemars concernant son enlèvement par des extraterrestres durant la guerre; l'incident de Roswell transforme Owen Crawford de l'ambitieux capitaine de Air Force en conspirateur démoniaque du gouvernement ; Sally Clarke, mariée, mère de deux enfants et malheureuse, est mise enceinte par un extraterrestre. Alors que les décennies s'écoulent, chaque héritier de la famille est victime des machinations des extraterrestres, dont l'apogée est la naissance d'Allie Keys, produit final des expériences des extraterrestres, qui tient leurs destins entre ses mains.

Résumé : 1944- Des lueurs (les Foo Fighters) apparaissent au beau milieu d'un combat aérien dans le ciel de France et sauvent le capitaine Russell Keys (Steve Burton) et son équipage d'une mort certaine. Trois ans plus tard, retourné à la vie civile, Russell Keys est victime d'incessants cauchemars et de maux de tête persistants. Découvrant qu'il est le dernier survivant du groupe de rescapés, l'ancien pilote, en proie à la paranoïa, abandonne soudainement femme et enfant sans vraiment donner d'explications. Pendant ce temps, le capitaine Owen Crawford (Joel Gretsch), militaire sans morale ni scrupule, découvre un artéfact extraterrestre sur le site du crash de Roswell et s'empare de la direction du département OVNI de l'US Air Force. Non loin de là, au Texas, Sally Clarke (Catherine Dent), une mère seule, succombe au charme d'un étranger (Eric Close) qui n'est pas exactement ce qu'il prétend être.

Commentaires : Filmée à Vancouver, au Canada, cette mini-série a été réalisée par Breck Eisner, Félix Enríquez Alcalá (en), John Fawcett, Tobe Hooper, Jeremy Paul Kagan, Michael Katleman, Sergio Mimica-Gezzan, Bryan Spicer, Jeff Woolnough et Thomas J. Wright. Elle a été produite par Leslie Bohem et Steven Spielberg.

Steven Spielberg a toujours été passionné par les OVNIs et les extraterrestres, comme en témoigne sa trilogie les concernant (Rencontres du troisième type, E.T. l'extra-terrestre et La Guerre des mondes). Il demanda donc à Leslie Bohem, également scénariste du Pic de Dante et de Daylight, d'écrire les trois premiers épisodes mais celui-ci s'engagea à finir la série seul. 

La mini-série est une véritable saga se déroulant sur 50 ans, de 1950 à nos jours, et sur quatre générations. Bohem a voulu expliquer et se servir de tous les événements paranormaux pour construire sa fresque, comme l'incident de Roswell, la zone 51, les lumières de Lubbock, les Foo fighters ou encore les agroglyphes. 

Steven Spielberg affiche depuis longtemps son intérêt pour la S.F ( A.I, Minority Report ) et pour l’ufologie ( Rencontre du IIIème Type et E.T ). Après le succès d’une autre mini-série qu’il avait produite Band of Brothers ( frères d’armes ), il revient donc au petit écran pour produire une saga sur les enlèvements extraterrestres ( d’où le titre original Taken, qui signifie « enlevés » ) et sur le complot gouvernemental destiné à dissimuler la présence d’aliens sur Terre. L’intrigue met en scène la vie de trois familles, les Crawford, les Clarke et les Keys, chacune étant mêlée de près aux évènements, ce qui permet de jouer sur plusieurs registres, drame humain, chronique familiale ou réflexion sur la quête du sens de la vie. Le défi était de taille car la télé avait déjà donné le jour à plusieurs séries sur le même thème, telles Les Envahisseurs, précurseurs en la matière, Dark Skies, ou bien sûr X-Files. 

A la différence de Rencontre du IIIème type où il était scénariste et réalisateur, Spielberg n’est ici que producteur exécutif, mais personne n’est dupe. Ce projet est le sien : il en a suivi de très près toute la confection, ainsi que le rappellent les principaux responsables de la production et du tournage. Le travail d’auteur de Leslie Bohem a beau être impressionnant, son scénario a la « touche » Spielberg, philosophique et humaine. Disparitions repose sur quelques-uns des piliers du phénomène ovni, à commencer par le thème central de la série, les enlèvements répétés d’humains. Autres éléments du scénario, les foo-fighters vus par les aviateurs alliés au-dessus de l’Allemagne, l’Affaire Roswell, la base secrète de la Zone 51 dans le Nevada, la dissimulation des preuves de l’existence des ovnis par les autorités américaines et l’aspect physique des aliens, très proche des fameux « Gris » avec leur grosse tête, leurs grands yeux et leur corps fluet. Mais ces éléments subissent une distorsion, plus ou moins importante, par rapport aux « canons » de l’ufologie. 

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Avec : Steve Burton (Russell Keys), Joel Gretsch (Owen Crawford), Tina Holmes (Anne Crawford), Anton Yelchin (Jacob Clarke), Chad Donella (Jacob Clarke adulte), James N. Kirk (Jesse Keys), Desmond Harrington (Jesse Keys adulte), Ryan Hurst (Tom Clarke), Chad Morgan (Becky Clarke), Dakota Fanning (Allie Keys), Willie Garson (Dr Kreutz) 

Sources : 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Disparition_%28mini-s%C3%A9rie%29 
http://www.scifi-universe.com/encyclopedie/medias/18550/disparition/episodes 
http://www.forum-ovni-ufologie.com/t7931-2002-serie-taken-disparition 
http://www.zone-telechargement.com/series/vf/13755-disparition-saison-1-complete-french.html 

Disparition {Taken} - Episode 1 - Au-Delà Du Ciel (1/2) - (Beyond The Sky)

Disparition {Taken} - Episode 1 - Au-Delà Du Ciel (2/2)

Disparition {Taken} - Episode 2 - Jacob & Jesse (1/2)

Disparition {Taken} - Episode 2 - Jacob & Jesse (2/2)

 Disparition {Taken} - Episode 3 - De Grandes Espérances (1/2)

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Honduras : la Cité du Dieu-Singe découverte ?

Honduras : la Cité du Dieu-Singe découverte ?

 

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Après les découvertes étonnantes au Panama et l'article lié, nous restons en Amérique Centrale avec cette nouvelle exploration de la jungle du Honduras et la possible découverte d'une cité mythique, déjà envisagée en 2013, en voilà la confirmation sur place ! : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/la-cite-legendaire-ciudad-blanca-decouverte.html. Situons d'abord le pays (en bleu clair ici) en question sur une carte :

 

Ameriquecentrale

 

Au Honduras, il existe une légende tenace parlant de la "Ciudad Blanca", la Cité Blanche, qui a des origines très anciennes, et qui aurait été découverte par des Espagnols qui se sont perdus en explorant la jungle lors des conquêtes. D'autres versions suggèrent que le groupe ethnique Pech (habitant le territoire du Honduras pendant au moins 500 ans), croyait en l'existence d'une "White City", qui aurait été construite par les dieux. On a également parlé d'une "maison blanche", qui était composée de colonnes géantes de pierre blanche sculptées...

Le 3 Septembre 1526, Hernán Cortés a écrit ses impressions d'Amérique, adressées à l'empereur Charles V. Dans cette lettre, plus tard connue comme la Carta de Relación Nº 5, le vainqueur a fait allusion à l'existence d'une ville inconnue, et dont il a dit :

“Por otra parte dolíame el ánima dejar aquella tierra en el estado y coyuntura que la dejaba, porque era perderse totalmente; y tengo por muy cierto que en ella vuestra majestad ha de ser muy servido y que ha de ser otra Culúa, porque tengo noticia de muy grandes y ricas provincias, y de grandes señores en ellas, de mucha manera y servicio, en especial de una que llaman Hueitapalan, y en otra lengua Xucutaco, que ha seis años que tengo noticia de ella, y por todo este camino he venido en su rastro, y tuve por nueva muy cierta que está ocho o diez jornadas de aquella villa de Trujillo, que pueden ser cincuenta o sesenta leguas. Y de ésta hay tan grandes nuevas, que es cosa de admiración lo que de ella se dice, que aunque falten los dos tercios, hace mucha ventaja a esta de México en riqueza, e iguálale en grandeza de pueblos y multitud de gente y policía de ella. Estando en esta perplejidad, consideré que ninguna cosa puede ser bien hecha ni guiada si no es por mano del Hacedor y Movedor de todas, e hice decir misas y hacer procesiones y otros sacrificios, suplicando a Dios me encaminase en aquello en que él más se sirviese”.

" J'ai en effet des renseignements sur de grandes et riches contrées, gouvernées par de puissants seigneurs, avec grand état de cour et notamment le royaume de Hueitapalan, en autre langue, Xucutaco, dont on m'a parlé depuis six ans (...). D'après ce que l'on en dit, et quand on en retrancherait la moitié, ce royaume dépasserait celui de Mexico en richesse et l'égalerait pour la grandeur de ses villes, la multitude de ses habitants et l'ordre qui la gouverne. ". Cortes y précise également qu'il aurait entendu parler de Xucutaco dès les premiers temps de son arrivée dans l'empire Aztèque, en 1519.

Selon les données recueillies par différentes sources, ce site est appelé en indigène Xucutaco, (en nahuatl) et Hueitapalan, (en maya), et Cortes a renoncé à y aller en raison de la jungle impénétrable.

 

Ciudad blanca honduras

l'endroit soupçonné comme étant la jungle abritant la cité perdue (2013)

 

L'Évêque du Honduras, Cristobal de Pedraza partit en 1544 à la recherche de la fameuse cité. Dans une lettre adressée à Charles Quint, il décrit son voyage à travers la jungle de la Côte des Mosquitos. Il y dit notamment avoir vu - depuis le sommet d'une montagne - une grande ville située dans une vallée. Selon ses guides, les nobles de cette cité mangeraient dans des assiettes d'or...

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La légende des sept cités de Cibola

La légende des sept cités de Cibola

 

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En 1539, le frère Marcos de Niza, un prêtre franciscain, a raconté aux fonctionnaires coloniaux espagnols, à Mexico, qu'il avait vu la ville légendaire de Cibola dans ce qui est aujourd'hui le Nouveau-Mexique. C'était l'un des explorateurs espagnols, à moitié convertisseur religieux et aventurier, qui hantaient le Nouveau Monde pour le trésor amérindien et il avait entendu des contes persistants sur la richesse fantastique des soi-disantes Sept Cités de Cibola.

" Elle est située sur un tronçon nivelé du sommet d'une colline arrondie ", a dit le moine. " Elle semble être une très belle ville, la meilleure que j'ai vu dans ces régions. " Le prêtre a reconnu, cependant, qu'il avait seulement vu la ville à distance et n'y était pas entré, parce qu'il pensait que les habitants indiens Zuni le tueraient si il approchait.

Mais quand une grande et coûteuse expédition espagnole, partie en 1540, avec 340 Espagnols, 300 alliés indigènes et un millier d'esclaves indiens et africains, et est retournée dans la région en 1541, ils ont trouvé seulement un modeste village d'indiens qui n'était pas quelque chose ressemblant à ce que le prêtre avait décrit. L'expédition s'est avérée être une mésaventure ruineuse pour ceux qui s'y sont impliqués, y compris le célèbre conquistador Francisco Vazquez de Coronado, qui l'a dirigé.

" Presque tout le monde, y compris le leader, est retourné à Mexico massivement endetté ", dit l'auteur du Nouveau-Mexique Richard Flint, qui, avec son épouse, Shirley Cushing Flint, a écrit cinq livres sur Coronado. " Un certain nombre de ces personnes ne s'en sont jamais remis financièrement."

 

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L'expédition de Coronado et de Hernando de Alarcón à travers l'Ouest américain (1540-1542) - Wikipedia.org

Qu'est-ce que le Frère a bien pu voir ?

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Les secrets de la légendaire cité perdue d'Héracléion

Les secrets de la légendaire cité perdue d'Héracléion révélés par des photos sous-marines

 

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Autrefois la cité de Thonis-Héracléion, connue aujourd'hui comme le royaume oublié de Cléopâtre, était la porte d'entrée vers l'Égypte. De nos jours, cette mystérieuse cité légendaire est submergée dans la baie d'Aboukir, près d'Alexandrie. (un peu à l'ouest du delta du Nil)

La cause de la submersion de la cité est toujours un mystère, mais elle fut avalée par la mer Méditerranée et elle s'est ensablée et envasée pendant plus de 1200 ans.

De nouvelles découvertes sous-marines permettent aux archéologues de rassembler des indices et de créer une image de ce à quoi ressemblait la vie dans l'ancienne cité.

Connue sous le nom d'Héracléion chez les anciens grecs et celui de Thonis chez les anciens égyptiens, la cité a été redécouverte en 2000 par un archéologue sous-marin français, le Dr Franck Goddio et l'équipe de l'Institut Européen d'Archéologie Sous-Marine (IEASM) après une étude géophysique qui a duré quatre ans.

 

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" Avant sa découverte en 2000 par l'IEASM, on n'avait trouvé aucune trace de Thonis-Héracléion. Son nom était presque rayé de la mémoire de l'humanité, préservé uniquement dans d'anciens textes classiques et de rares inscriptions découvertes sur terre par les archéologues.

Le grand historien grec Hérodote (5ème siècle avt J-C) nous parle d'un grand temple qui avait été construit à l'endroit où le fameux héros Héraklès (Hercule) avait débarqué en Égypte.

Il rapporte aussi la visite d'Hélène à Héracléion avec son amant Pâris avant la guerre de Troie. Plus de quatre siècles après la visite d'Hérodote en Égypte, le géographe Strabon observa que la cité d'Héracléion, avec son temple d'Héraklès, était située juste à l'est de Canope à l'embouchure de la branche canopienne du Nil," écrit Franck Goddio sur son site web.

 

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Les scientifiques pensent que la cité toute entière a été complètement submergée avec tous ses objets, statues, colonnes et autres merveilles du palais de Cléopâtre.

Plusieurs artefacts sont restés en grande partie intacts. Parmi les découvertes figurent les fondations du palais, des épaves, des colonnes de granit rouge et des statues de la déesse Isis et deux sphinx.

Parmi les énormes blocs de calcaire effondrés au quatrième siècle il y avait un immense bloc de quartzite avec des inscriptions gravées concernant un pharaon. L'une d'elles indique qu'il s'agit de Séthi Ier, père de Ramsès II.

 

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Les plongeurs ont aussi découvert une tête en pierre colossale qu'on pense être celle de Césarion, le fils de Cléopâtre et de son ancien amant, Jules César, et deux sphinx, l'un des deux représentant probablement le père de Cléopâtre, Ptolémée XII.

 

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Les chercheurs pensent que la cité était une zone centrale qui servait de plaque tournante commerciale par laquelle les marchandises venant de Grèce et d'autres endroits méditerranéens entraient en Égypte.
" Le site est étonnamment préservé. Nous commençons maintenant à en explorer les zones les plus intéressantes pour essayer de comprendre la vie à l'époque ", a dit le Dr Damian Robinson, qui travaille sur le site et directeur du centre d'Oxford pour l'archéologie maritime à l'université d'Oxford. " Nous obtenons une riche description de choses comme le commerce qui avait cours ici et la nature de l'économie maritime de la dernière période égyptienne. Des marchandises venaient de Grèce et de Phénicie ".
"C'est une grande cité que nous exhumons", a dit Robinson.
 
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Découverte de plus ancienne cité préhistorique en Europe à ce jour, en Bulgarie

Découverte de la plus ancienne cité préhistorique en Europe à ce jour, en Bulgarie

 

MAJ 04-2015, up 08-2020

 

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Les archéologues bulgares confirment la découverte de la plus ancienne cité préhistorique connue à ce jour, près de la ville moderne de Prodavia, dans le nord-ouest de la Bulgarie. Cette cité entourée de parois fortifiées a probablement été un centre important pour la production de sel, denrée très importante à l'époque. L'époque ? On parle là d'une cité érigée, creusée dans la roche entre 6700 et 6200 ans avant maintenant ! 1500 ans avant les balbutiements de la première Grèce antique...

Sa découverte, à cet endroit, explique peut-être le fabuleux trésor en or découvert pas très loin, il y a 40 ans : le plus ancien trésor en or au monde jamais trouvé jusqu'à présent... Les archéologues ont estimé que la petite ville avait pu contenir environ 350 personnes, et que les habitants faisaient bouillir de l'eau à partir d'une source locale et l'utilisaient pour fabriquer des briques de sel. Ces briques étaient probablement échangées contre d'autres denrées non locales (ou complétaient une organisation plus globale concernant plusieurs cités ou tribus (des chasseurs, des mineurs, des pêcheurs, des cueilleurs, des éleveurs, etc...) et servaient surtout à conserver la viande, d'où l'importance du lieu.

Important car, et c'est aussi unique en Europe pour l'instant, cette petite cité est en effet entourée d'une paroi d'énormes et hauts murs défensifs entourant le lieu de production. Les fouilles ont démarré en 2005, avec la découverte des restes de plusieurs maisons à deux étages, d'une série de fosses utilisées pour des rituels, ainsi que les structures d'un pont et de bastions. Une petite nécropole ou cimetière a commencé a être dégagée très récemment et est en train d'être analysée par les archéologues.

Remarquez la disposition particulière des corps enterrés : disposés sur le coté mais leurs têtes soutenues par leur mains jointes, sur une sorte de piédestal, et dirigées vers le ciel ou une direction précise.

Nous ne parlons pas d'une ville comme les ville-état grecs, de la Rome antique ou des villages médiévaux, mais sur ce que les archéologues sont d'accord pour dire qu'elle constituait une ville du cinquième millénaire avant JC, " a déclaré à l'agence de presse AFP Vasil Nikolov, un chercheur de l'Institut national d'archéologie de Bulgarie.L'archéologue Krum Batchvarov de l'institut a dit que la dernière trouvaille était « extrêmement intéressante ». « Les énormes murs autour de la colonie, qui ont été construits très grands et avec de gros blocs de pierre ... sont aussi quelque chose d'inconnu dans les fouilles de sites préhistoriques dans le sud-est de l'Europe jusqu'à  ce jour," a-t-il déclaré à l'AFP.

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USA : Grotte de Pendejo, datations du Pléistocène

USA : Grotte de Pendejo, datations du Pléistocène

 

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Pendejo Cave - Photograph by A.H. Harris.

 

Découverte en 1978, la grotte de Pendejo n'a fait l'objet des premières fouilles archéologiques qu'en 1990, sous la direction de Richard MacNeish. La grotte est située dans le comté d'Otero, au Nouveau-Mexique, à une cinquantaine de kilomètres au sud d'Alamogordo, et à environ 15 kilomètres au nord-est de l'extrémité méridionale des montagnes de Sacramento. La grotte s'ouvre à une altitude de 1 490 m, dans une falaise calcaire permienne donnant sur Rough Canyon et d'anciens lacs glaciaires qui ont attiré des troupeaux de mastodontes, de bisons, de chevaux (Equus caballus), et de camélidés maintenant éteints. La grotte est orientée nord-sud avec une profondeur de 12 m, une largeur de 5 m, et une hauteur d'environ 3 m.

Les fouilles ont été poursuivies entre 1991 et 1993 sous la direction de Glenn DeGarmo, responsable à l'Office de la gestion environnementale du Nouveau-Mexique. Pendant les fouilles, les matériaux collectés ont été analysés par une équipe pluridisciplinaire de scientifiques, incluant les spécialités de géologie, climatologie, paléontologie, botanique et palynologie (étude des spores et des pollens). Il a ainsi été possible de dater et de reconstituer le cadre naturel et l'environnement des premiers occupants du site.

Ces résultats ont fait rapidement l'objet d'une polémique de la part de chercheurs n'ayant pas participé aux études, comme souvent. Il faut dire qu'à l'époque, bien que déjà contestée, la théorie "Clovis" comme étant les premiers habitants des amériques dominait encore.

Un total de 171 échantillons de charbon de bois, de bois, d'ossements d'animaux transformés en outils, de feuilles, de graines, de fibres et de résidus ont été collectés à partir de 19 des 22 unités stratigraphiques principales pour datation au radiocarbone. Les échantillons ont été placés dans des fioles stériles et scellées avant analyse. Ils ont été soumis aux laboratoires de l'université de Californie à Los Angeles, au laboratoire de recherches de l'Université de Washington et au Lawrence Livermore National Laboratory, Livermore, CA (laboratoire travaillant pour l'University of California for the Department of Energy's National Nuclear Security Administration). 72 dates ont été obtenues par le carbone 14. 60 d'entre elles remontent à la période pré-Clovis :

Une pointe d'alène ou de lance a été découverte dans un os de cheval d'une espèce aujourd'hui disparue, Equus alaskae. L'ensemble reposait dans une couche stratigraphique qui fut datée de 36 000 ans.

Un humérus de bison faisant apparaitre 5 entailles martelées au moyen d'une pierre a été daté de 51 000 ans.

La phalange d'un cheval éteint (Equus alaskae), datée de 32 000 ans, a été trouvée préparée et fendue en vue d'être bouillie pour le potage, pratique courante dans les cultures anciennes.

Des cheveux humains ont également été trouvés dans les unités stratigraphiques se situant entre 13 000 et 20 000 ans.

De nouvelles fouilles et datations confirmaient certaines choses en 1996, avec des datations entre 37 000 ans et 12 000 ans, cette étude étant republiée en ligne en 2017 par l'Université de Cambridge... J'en parlerai en fin d'article.

Voyons d'abord l'historique des fouilles, grâce à la biographie du réputé Richard «Scotty» MacNeish (1918 - 2001), trouvable ici : «Richard Stockton MacNeish». Académie nationale des sciences. 2001. Mémoires biographiques: Volume 80 . Washington, DC: The National Academies Press. doi: 10.17226 / 10269. https://www.nap.edu/read/10269/chapter/12

 

Scotty ayacucho 1970

Richard «Scotty» MacNeish avec un hachoir en pierre et un fragment d'os de paresseux géant de la grotte de Pikimachay dans les hautes terres du Pérou. MacNeish pensait que la première occupation humaine de la grotte datait de 22 200 à 14 700 ans.

 

Extraits :

" En 1989, le personnel du Bureau de l'environnement de la base militaire de Fort Bliss, à environ 48 km au sud d'Alamogordo, a conduit MacNeish à deux grottes sur le champ de tir MacGregor. L'une d'elles, la grotte de Pendejo, se trouvait dans une falaise de calcaire surplombant les lits secs des lacs glaciaires. Le fait que le nom de la grotte soit une obscénité en espagnol ravit MacNeish. Accompagné de la directrice du projet Jane G.Libby et d'une équipe de la Fondation Andover, MacNeish a creusé à Pendejo Cave de 1990 à 1992.

La grotte de Pendejo était vraiment incroyable. Elle comportait 22 strates «extrêmement bien définies» et produisait 72 datations au radiocarbone, dont 60 étaient pré-Clovis. Les niveaux G et H avaient au moins 25 000 à 31 000 ans; il n'y avait pas de dates disponibles pour le niveau O (le plus ancien), mais le niveau N avait une date supérieure à 36 240 BP. Deux niveaux produisaient des cheveux diagnostiqués comme humains, le plus récent échantillon donnant une date AMS de 12 300 BP L'échantillon de cheveux plus âgés, datant de 19 180 BP, a été initialement identifié comme mongoloïde plutôt que comme amérindien, ce qui suggère un stade très précoce du peuplement du Nouveau Monde. Ce qui apparaît comme des empreintes de doigts et de paumes humaines ont été trouvées sur de l'argile au niveau I et pourraient être plus anciennes que 30 000 BP. Les deux niveaux les plus bas avaient des animaux du Pléistocène éteints. (YH : BP = Avant Maintenant, Maintenant étant 1950 pour l'archéologie).

MacNeish a savouré l'inévitable controverse suscitée par Pendejo Cave. Il savait qu'au moins un groupe de spécialistes paléoindiens - largement connu sous le nom de police de Clovis - serait sceptique quant à toute tentative de repousser l'occupation humaine du Nouveau Monde à 30 000 avant JC. Ils se demanderaient si les «artefacts» trouvés avec une faune éteinte étaient vraiment de fabrication humaine. Quelques-uns suggéreraient que les foyers présumés d'où provenaient certaines dates au radiocarbone étaient simplement des foyers brûlés. Rien de tout cela ne dérangeait MacNeish; en tant qu'ancien boxeur, il était prêt à s'entraîner avec ses adversaires jusqu'à ce qu'il gagne aux points. YH : il ne se trompait pas à ce sujet...

De plus, aussi passionnant que son travail sur Fort Bliss ait été, MacNeish s'impliquait déjà dans un nouveau projet. En 1991, seize ans après que la chirurgie de pontage ait contrecarré sa première tentative de visite en Chine, il a été invité à une conférence sur les débuts de l'agriculture dans la province du Jiangxi. Lors d'une visite de la région, MacNeish a vu de nombreuses grottes et abris sous roche prometteurs; en 1992, il a demandé l'autorisation de les tester. Après de longues négociations, il a été convenu qu'un effort conjoint sino-américain - le projet Jiangxi Origin of Rice - serait codirigé par MacNeish et le professeur Yan Wenming de l'Université de Beijing.

En 1993, MacNeish, Jane Libby, Geoffrey Cunnar et une équipe d'étudiants chinois et américains ont commencé les fouilles de Xian Ren Dong («Benevolent Spirit Cave») et Wang Dong («Bucket Handle Cave»). Ayant besoin d'un zooarchéologue de l'Ancien Monde, ils ont ajouté Richard Redding à l'équipe en 1995. À ce moment-là, MacNeish avait reçu un nom chinois, Mah Nish, qu'il traduisait librement «noble de la lignée du Cheval». De manière appropriée, il a renforcé la prononciation de son nom de famille: MacNish, plutôt que McNeesh.

MacNeish a creusé les grottes du Jiangxi par la méthode de La Perra, établissant une séquence stratifiée du Paléolithique supérieur (24 540 BP) au Néolithique final (4 000 BP). Ces grottes ne ressemblaient pas à celles de Tehuacán, bien sûr; comme les grottes européennes ou du Proche-Orient, elles avaient une bonne conservation du silex, de la poterie et des os, mais aucune plante desséchée ne restait. Heureusement, MacNeish a réussi à convaincre Deborah Pearsall de former un étudiant chinois doué, Zhao Zhijun, à l'analyse des phytolithes à l'Université du Missouri. C'est principalement grâce aux phytolithes (et à la flottation des restes de plantes carbonisées) que les origines de l'agriculture dans le Jiangxi ont pu être documentées.

Les résultats préliminaires suggèrent que des phytolithes de riz sauvage, Oryza nivara, étaient présents à Wang Dong vers 17 040 BP. Les premiers phytolithes rares de riz domestique, Oryza sativa, sont apparus dans les deux grottes entre 14 000 et 11 200 BP à une période que MacNeish nommée Xian Ren. Cependant, le riz domestique n'est devenu dominant qu'après 9600–8000 BP, époque contemporaine de l'avènement de l'agriculture céréalière au Proche-Orient. En ce qui concerne la domestication précoce des animaux, les résultats préliminaires de Redding suggéraient que le poulet était peut-être présent à des niveaux néolithiques datés de 7 500 BP. Ainsi MacNeish pourrait ajouter à son curriculum vitae une autre région du monde où il avait fourni des données importantes sur les origines de l'agriculture.

En 2000, MacNeish avait 81 ans, âge auquel la plupart des archéologues ont pris leur retraite depuis longtemps; Scotty, cependant, planifiait son prochain projet en Turquie. Il avait à peine élaboré son itinéraire lorsqu'il a subi une légère crise cardiaque et son projet «Origines de l'agriculture en Turquie» a été suspendu. On a bien sûr dit à MacNeish de se reposer, mais son idée de repos était de visiter des sites archéologiques. Le 16 janvier 2001, lors d'une visite des ruines mayas du Belize, l'un des pratiquants les plus prolifiques et les plus colorés de l'archéologie a été mortellement blessé dans l'accident de sa voiture de location. Après avoir enduré 82 ans malgré un cancer, des crises cardiaques, une quasi-noyade dans les Andes et un double pontage, Scotty MacNeish, apparemment indestructible, nous a été enlevé par accident..."

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Israel: le site englouti de Atlit Yam et des briques cuites

Israel: le site englouti de Atlit Yam révèle des briques cuites de 9000 ans

 

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Retour sur le site englouti de Atlit Yam, situé au large de l'actuelle Israel dans la méditerranée, dont j'avais déjà parlé en 2013 ici : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/le-mystere-atlit-yam-10-000-ans-sous-les-mers.html

En 1984, sur la côte du Levant, Ehud Galili, archéologue de l’Autorité israélienne des Antiquités et plongeur émérite, a découvert par 10 mètres de fond une structure inhabituelle, dégagée du sable par une forte tempête. Comment expliquer sa présence à 400 mètres au large des côtes israéliennes ? Les premières fouilles ont révélé que ce site archéologique, baptisé Atlit Yam (« Atlit-sur-Mer » en hébreu) en raison de la proximité de la ville du même nom, était une cité de l’âge de pierre. Vieille d’au moins neuf mille ans, elle a été submergée par la mer, il y a environ six millénaires, à la suite de la fonte des glaciers. Les premières recherches ont établi que le site d'Atlit-Yam est situé à environ 200 à 400 m au large, à une profondeur de 8 à 12 m et s'étend sur une superficie d'env. 40000 m2

Les découvertes architecturales consistent en des puits d'eau en pierre, des fondations de structures rectangulaires, des séries de longs murs non reliés, des installations rondes, des sites de rituels et des zones pavées. En outre, 65 squelettes humains ont été découverts lors de sépultures primaires et secondaires. Chez au moins quatre des hommes, une pathologie de l'oreille interne - exostose auditive - causée par une plongée en eau froide a été observée.

Les restes fauniques se composaient d'os d'animaux sauvages et domestiques, y compris des moutons / chèvres domestiques, des porcs et des chiens et des bovins au bord de la domestication, ainsi que de nombreux restes de poissons marins. Les restes de poisson comprenaient plus de 6000 os, la plupart appartenant à Balistes carolinesis, (le poisson gâchette gris), et quelques-uns aux Serranidae, Sparidae, Sciaenidae, Mugillidae et autres familles de poissons. Des artefacts en pierre, en os, en bois et en silex ont également été récupérés, ainsi que de grandes quantités de restes botaniques, notamment des graines de blé domestique, d'orge, de lentille et de lin. Certains artefacts et restes de plantes peuvent être associés à la pêche. Le matériel archéologique indique que l'économie du site était complexe et reposait sur l'utilisation combinée des ressources terrestres et marines, notamment la culture des plantes, l'élevage, la chasse, la cueillette et la pêche. Le site d'Atlit-Yam fournit la première preuve connue d'un système agro-pastoral-marin de subsistance sur la côte levantine.

Sur les sept sites engloutis découverts le long de la côte, Atlit Yam est le plus grand. On note que plusieurs de ces sites se trouvaient à proximité immédiate de rivières se jetant dans la mer, probablement comme des ports préhistoriques utilisant les ressources marines pouvant être facilement distribuées à l'intérieur des terres, mais aussi des ressources provenant de ces dernières.

 

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Les briques PPNC n'étaient pas aménagées (brut), chauffées à haute température dans des conditions réductrices. Les briques PN / EC ont été aménagées, chauffées à température moyenne dans des conditions oxydantes. La structure PN / EC est principalement constituée d'amidon de paillettes de blé, d'os et de calcite.

 

Il y a environ 9 000 ans, le site d'Atlit Yam abritait un village animé, où se trouvaient plusieurs maisons, ainsi qu'un lieu de rituels. Quelques siècles plus tard, la zone a été submergée par la mer et est aujourd'hui située à environ 500 mètres au large des côtes du nord d'Israël. Parmi les vestiges de bâtiments ainsi que des restes d'animaux, de plantes et même de plusieurs individus, les archéologues marins ont identifié un certain nombre d'installations circulaires en briques de terre chauffées. En tant que groupe de chercheurs israéliens du Département des civilisations maritimes et de l'Institut Zinman d'archéologie de l'Université de Haïfa et de l' Autorité des antiquités d'Israël, ces artefacts anciens découvert offrent une clé pour comprendre comment les populations préhistoriques locaux ont évolué dans les temps anciens, devenant de plus en plus habiles et compétents dans l'utilisation de l'environnement qui les entoure.

Atlit Yam et Bnei Brak - situés dans la plaine de Sharon - remontent au néolithique C, donc avant la poterie, lorsque la poterie n'était pas encore fabriquéeNeve Yam et Ein Asawir - le premier situé non loin d'Atlit mais à quelques mètres du rivage et le second également dans la plaine de Sharon - sont de la période plus récente de la phase néolithique de Wadi Rabah.

« À la période néolithique, nous commençons à voir les premiers établissements sédentaires et l'apparition de briques est profondément liée à ce phénomène », dit Isaac Ogloblin Ramírez, doctorant et auteur principal de l'article récemment publié dans le Journal of Archaeological Science: Reports.

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Mexique : une mine d'ocre engloutie de 12000 ans découverte

Mexique : une mine d'ocre engloutie de 12000 ans découverte

 

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Encore le Mexique donc, après cet article : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/ameriques-un-autre-site-date-de-30-000-ans.htmlLe site nouvellement découvert se compose de trois grottes qui ont été noyées par la montée des mers il y a environ 7000 ans. En 2017, des plongeurs explorant des tunnels au fond d'une grotte ont remarqué des sections avec des stalactites et des stalagmites brisés, des roches curieusement empilées, des murs et des sols piqués et des plafonds de suie. Ces sections étaient à des centaines de mètres de l'embouchure de la grotte, où aucune lumière naturelle ne pouvait pénétrer.

L'année suivante, ils sont revenus avec le géoarchéologue de l'Université McMaster, Eduard Reinhardt. Ensemble, ils ont identifié des dizaines d'autres fosses et tranchées, qu'ils ont pris comme preuve d'activité minière. Ils ont nommé le site La Mina , en espagnol pour «la mine». La datation au radiocarbone a révélé que les premiers gisements ont été laissés il y a environ 12 000 ans et les plus jeunes il y a environ 10 000 ans. En examinant de minuscules fragments de charbon de bois au microscope électronique à balayage, les chercheurs ont appris que la suie provenait d'arbres locaux hautement résineux qui auraient été parfaits comme bois pour des torches.

Une analyse plus approfondie a révélé que ces anciens mineurs creusaient de l'ocre d'une qualité remarquable, rapportent les chercheurs aujourd'hui dans Science Advances. Les mineurs ont fabriqué des outils de creusage à partir de matériaux de la grotte plutôt que de les apporter de l'extérieur, explique Brandi MacDonald de l'Université du Missouri, qui a dirigé l'analyse. " Ils cassaient en fait les stalactites du plafond et les utilisaient comme marteaux et pieux pour briser le calcaire ".

 

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Fig. 1 Contexte du site de La Mina.

A ) Aperçu régional de la zone d'étude. La Mina est située dans le système de grottes de Sagitario, tandis que Camilo Mina est situé à Sistema Camilo. Monkey Dust fait partie de la section Borge de Sistema Dos Pisos. Hoyo Negro et Chan Hol sont des sites d'importance clé dans l'archéologie paléoindienne de cette région. Image satellite modifiée à partir de l'imagerie Google Earth). ( B ) Coupe transversale conceptuelle montrant la relation entre les caractéristiques géomorphiques et culturelles observées dans les systèmes de grottes de La Mina, Camilo Mina et Monkey Dust, y compris les gisements d'ocre, les spéléothèmes et les coulées, les déblais miniers, les dépôts de charbon et de suie, les artefacts de pierre de marteau, les caractéristiques du foyer, et radeaux de calcite. ( C) Carte de Sagitario et La Mina montrant la configuration du système de grottes et ses caractéristiques géomorphologiques, avec l'emplacement des stations d'échantillonnage et les caractéristiques clés. La Mina est définie comme des zones d'activité minière concentrée au sein de Sagitario. ( D) Profil de la grotte depuis les entrées des grottes Sagitario et Pu'bix montrant les hauteurs du fond et du plafond de la grotte aux stations de levé sur la ligne principale de la grotte. Le trajet du profil est indiqué par la restriction entre les sections Sagitario et La Mina de la grotte et des stations d'échantillonnage. La distance horizontale (en mètres) est mesurée comme la longueur de la ligne d'enquête sur la topographie irrégulière de la grotte et représente donc une distance de déplacement globale pour le mouvement humain plutôt qu'une distance horizontale. La hauteur de passage de la grotte le long du profil montre la nature restreinte du site minier et les difficultés d'accès et d'élimination de l'ocre de cet endroit.

 

Les scientifiques ont confirmé que le site, qui fait maintenant partie d'un système de grottes côtières à Quintana Roo, au Mexique, est l'un des plus anciens sites miniers d'ocre connus de l'hémisphère occidental. L'ocre, qui était utilisée pour l'art rupestre, la décoration corporelle, le tannage des peaux d'animaux et peut-être la médecine, était une telle ressource que les mineurs feraient de grands efforts pour l'obtenir, des jungles de la Méso-Amérique aux prairies d'Afrique.

« L'amour des choses rouges brillantes est un trait humain assez universel… C'est pourquoi nous achetons des voitures de sport rouges », explique Spencer Pelton, archéologue à l'Université du Wyoming qui n'a pas été impliqué dans les nouveaux travaux, mais qui fouille actuellement une autre cache d'ocre préhistorique dans le Wyoming.

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Amériques : Un autre site daté de 30 000 ans

Amériques : Un autre site daté de 30 000 ans

 

Mexique artefactsNature - Ardelean

 

 

Après les sites découverts en 2014 et 2017, affirmés être datés de 30 000 ans, un autre fait l'objet d'une publication ce mois de juillet 2020 selon deux études publiées dans la revue Nature, faisant d'ailleurs immédiatement l'objet de critiques de la part des plus prudents des spécialistes (qui ne participent d'ailleurs jamais par la suite à l'étude de ces mêmes sites...au cas où ils seraient obligés de se contredire eux-mêmes). C'est l'occasion de citer à nouveau les nombreuses études et découvertes faites dans les Amériques qui repoussent les dates de l'arrivée de l'homme moderne sur ces continents depuis environ 50 ans (y compris de possibles homininés plus anciens que l'homme moderne) et dont j'ai pu parler pour certaines depuis bientôt 10 ans... Vous trouverez les liens de tous ces articles en bas de cet article.

Parlons donc de cette dernière publication, faisant partie de cette compilation de données archéologique sourcées. Pour rappel, ce site est avant tout un site de compilations de données sur divers thèmes et que l'auteur de ces compilations, s'il ne partage pas toujours les conclusions des scientifiques ou chercheurs (indépendants ou non) les concernant, a pour principal objectif la mémoire de sources de recherches (démontrées ou annulées). En effet, la réalité de la science moderne fait que ce n'est pas parce que des découvertes contredisent parfois fortement la logique et les consensus établis qu'elles ne sont pas, parfois des dizaines d'années plus tard, finalement prouvées et modifient ainsi les dogmes apparemment établis. L'exemple de la découverte de l’ornithorynque, longtemps contestée par la science, les affirmations de l'impossibilité de la submersion de continents (qui a duré des dizaines d'années) par exemple encore, le démontre largement : aucune science n'est figée ni démontrée à 100 %, ce que l'on apprend en sciences à l'école est démontré faux en assez grande partie des années plus tard. De nombreuses découvertes du passé ont ainsi littéralement disparu de la connaissance humaine, en liaison avec la protection des dogmes passés, présents et futurs et de l'attitude de certains scientifiques ou groupes de pression (qui généralisent souvent et "trompent" en quelque sorte le public ou même des scientifiques en tronquant les faits, n'insistants que sur les faux ou erreurs établis et en omettant d'autres prouvés, y compris de nos jours où des données et sites entiers disparaissent (à la vue du public et donc de futurs chercheurs) de la toile. Ces données ne se retrouvent souvent que dans des livres oubliés et peu accessibles. Un autre exemple que je pourrai donner serait par exemple la notion généralisée actuellement par ces groupes de pression protectrice des dogmes affirmant et généralisant le fait que les pyramides des Canaries seraient toutes modernes, sur le simple fait qu'une fouille aurait trouvé des traces modernes (franc-maçonniques même) sous une pyramide des Canaries. Mais une recherche consciencieuse des archives du passé nous prouve le contraire : comment certaines pyramides des Canaries (qui sont sur plusieurs îles) pourraient être modernes, alors qu'elles sont déjà citées par exemple dans un ouvrage de Juan Abreu de Galindo en 1632 (manuscrit chapitre V), cité lui-même dans l'ouvrage de 1803 de J.B.G.M. Bory de St Vincent, "Essais sur les îles Fortunées et l'antique Atlantide ou Précis de l'Histoire générale de l'Archipel des Canaries", pages 62, 118 et 503 ? Bien sûr, la simple mention de l'Atlantide donne des boutons à beaucoup de chercheurs modernes (attitude peu scientifique)... et pourtant... Heureusement, il existe encore des scientifiques qui méritent ce nom, qui tentent de regarder tous les aspects des faits et ne les tronquent pas pour satisfaire leurs propres croyances et convictions, ou encore la protection de leurs propres écrits et finances. Enfin, je rappelle aussi que ce site n'est pas un site commercial ou même une entreprise, mais un blog gratuit d'un écrivain, relayeur et chercheur indépendant...

Voici la nouvelle découverte publiée ce mois, donc les médias ont d'ailleurs largement parlé (oubliant de citer l'autre découverte de 2017 mais aussi de nombreuses autres) :

" Une chose est certaine : l'Amérique a bien été le dernier continent colonisé par notre ancêtre l'Homo sapiens après l'Europe, il y a 45 000 ans et l'Australie, il y a environ 60 000 ans. Oui, mais à quelle date a eu lieu cette arrivée ? (YH : notons que pour la majorité des scientifiques, il n'est question que de Homo sapiens (homme moderne), dans la mesure où il n'est pas recensé (officiellement) de restes d'homininés plus anciens - seulement éventuellement de très anciennes traces de chasses et d'outils non attribuées). C'est assez surprenant d'ailleurs, quand on trouve des traces d'Homo Erectus pratiquement partout dans le monde - y compris dans des îles déjà établies à leur époque - alors que la Béringie a aussi probablement existé lors des précédentes glaciations éprouvées par ces homininés...)

Jusqu'à présent, la thèse privilégiée par les paléoanthropologues était que les premiers hommes à être venus sur le continent américain seraient arrivés, il y a 13 000 ans via la Bérinigie, c'est-à-dire le pont terrestre qui a existé à plusieurs reprises entre l'Alaska et la Sibérie orientale. Cet étroit bras de mer est désormais appelé le détroit de Béring. Ces populations dîtes de « l'âge Clovis » se sont installés en deçà du 48e parallèle nord. Des pointes de flèches de cette époque ont été retrouvées dans les années 1930 dans la ville de Clovis, au Nouveau-MexiqueYH : cette thèse est en fait contestée depuis au moins 20 ans et même pratiquement annulée avec des découvertes prouvées et de plus en plus nombreuses, sur la présence de l'homme depuis au minimum 16 000 ans).

Sauf que cette hypothèse est désormais battue en brèche. En fouillant la grotte de Chiquihuite, dans le nord du Mexique, des archéologues ont en effet mis au jour des centaines d'outils en pierre taillée qui remontent jusqu'à 33 000 ans avant notre ère. Ils révèlent une méthode de taille de pierre unique en Amérique, utilisant le débitage en fines lamelles – une technologie avancée qui serait venue d’ailleurs, selon les auteurs.

 

Fouillesmexique

Selon eux, ce site aurait été occupé pendant près de 20 000 ans (YH : ce qui nous amène aux - 13 000 ans des Clovis !). Les résultats de ces recherches risquent donc d’être vivement contestés. « Cela arrive dès que quelqu’un trouve des sites plus vieux que 16.000 ans : la première réaction est soit le déni, soit une forte approbation », selon le chercheur qui a commencé à fouiller la grotte en 2012.

Dans la seconde étude, des chercheurs ont réussi à dater des échantillons de 42 sites à travers l’Amérique du Nord, utilisant la datation par radiocarbone et par luminescence. Grâce à des modèles statistiques, ils ont démontré une répartition de la présence humaine « avant, pendant et immédiatement après la période du dernier maximum glaciaire », entre 27.000 et 19.000 ans.

Cet épisode de glaciation est crucial, car il est communément admis que les calottes glaciaires couvrant à l’époque la plupart du nord du continent ont rendu impossible toute migration humaine venue d’Asie. « Donc, si des humains se trouvaient là durant cette dernière période glaciaire, c’est forcément parce qu’ils étaient arrivés avant », relève le Pr Ciprian Ardelean.

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OVNIs : ODHtv - Actualités 2ème trimestre 2020

OVNIs : ODHtv - Actualités 2ème trimestre 2020

 

MAJ 23-07-2020

Ovni dans le monde odhtv

Lien vers l'actualité du 1er semestre 2016 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/initiatives-ovnis/ovnis-odhtv-actualites-1er-semestre-2016.html

Lien vers l'actualité du 2ème semestre 2016 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/initiatives-ovnis/ovnis-odhtv-actualites-2eme-semestre-2016.html

Lien vers l'actualité du 1er trimestre 2017 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/initiatives-ovnis/ovnis-odhtv-actualites-1er-trimestre-2017.html

Lien vers l'actualité du 2ème trimestre 2017 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/initiatives-ovnis/ovnis-odhtv-actualites-2eme-trimestre-2017.html

Lien vers l'actualité du 3ème trimestre 2017 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/initiatives-ovnis/ovnis-odhtv-actualites-3eme-trimestre-2017.html

Lien vers l'actualité du 4ème trimestre 2017 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-odhtv-actualites-4eme-trimestre-2017.html

Lien vers l'actualité du 1er trimestre 2018 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-odhtv-actualites-1er-trimestre-2018.html

Lien vers l'actualité du 2ème trimestre 2018 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-odhtv-actualites-2eme-trimestre-2018.html

Lien vers l'actualité du 3ème trimestre 2018 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-odhtv-actualites-3eme-trimestre-2018.html

Lien vers l'actualité du 4ème trimestre 2018 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-odhtv-actualites-4eme-trimestre-2018.html

Lien vers l'actualité du 1er trimestre 2019 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-odhtv-actualites-1er-trimestre-2019.html

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Lien vers l'actualité du 1er trimestre 2020 : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-odhtv-actualites-1er-trimestre-2020.html


 

Créée en Mai 2007, Matin Ovni est l'émission dédiée à l'actualité ovni (objet volant non identifié) et d'oani (objet aquatique non identifié) dans le Monde. Elle est réalisée par une équipe de reporters en Europe et dans le reste du Monde.

L'édition de avril - mai - juin 2020 vous est présentée par Gilles.T.

Dans l'édition de ce mois-ci :

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Bolivie Pumapunku: nouvelle théorie glaciaire

Bolivie Pumapunku: nouvelle théorie glaciaire

 

Bolivie pumapunku3figure. 3: Carte montrant l'emplacement des champs préhistoriques surélevés (basé sur Smith et. al, 1968, [10])

 

Comme les dernières découvertes le prouvent, les cités les plus anciennes du continent sud-américain seraient Caral-Supe au Pérou (avec un village il y a 7 000 ans et une ville monumentale il y a 5 000 ans) et Valdivia en Equateur, suivies de près par Bandurria, Kotosh, Sechin, La Galgada, d'autres cités de la culture Caral-Supe et Chavin de Huantar plus tard. Les choses ont été posées dans ces deux articles récents, le cas de Valdivia et probablement d'autres sites sera abordé aussi : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/perou-caral-supe-bandurria-sechin-kotosh-chavin-1.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/perou-caral-supe-bandurria-sechin-kotosh-chavin-2.html

Mais une toute nouvelle publication scientifique pourrait faire de la cité de Pumapunku (et par extension la ville de Tiwanaku) en Bolivie, comme la plus ancienne du continent... Je vais donc vous traduire pour information cette nouvelle étude très complète comportant une nouvelle théorie logique, publiée par Francisco J. Ariasa, du Département de mécanique des fluides à l'Université polytechnique de Catalogne,
ESEIAAT C / Colom 11, 08222 Barcelone, Espagne.

Dans ce travail, la lubrification à la glace pour déplacer le matériau lithique jusqu'au complexe de Tiwanaku et en particulier sur l'ancien site de Pumapunku est discuté. Le glissement sur la glace (pierres glissantes sur une feuille de glace) est identifié comme la technologie la plus réalisable pour le transport de pierres lourdes à Pumapunku, ce qui correspond bien à l'inventivité et à l'approche technologique de cette civilisation, non seulement à cause des conditions climatologiques propices du bassin du Titicaca mais aussi à cause de leurs inventions techniques et leurs connaissances les plus éprouvées en matière de technologie de protection contre le gel des cultures (systèmes surélevés aussi appelés suka kollo en aymara), qui auraient modifié radicalement le microclimat entier du bassin. En effet, il est tout à fait justifié de penser que si les gens de l'ancien Tiwanaku ont pu développer une technologie totalement efficace pour faire face aux effets négatifs du gel en toute la région du bassin, au contraire, il devient très difficile de croire que les mêmes personnes, que ce soit par inadvertance ou délibérément, n'auraient pas profité du gel pour déplacer les lourdes pierres des carrières. Parce que le frottement de la glace réduit au maximum le nombre d'hommes requis pour tirer la pierre la plus lourde et parce que les civilisations andines manquaient d'animaux de trait avant l'arrivée des Européens, puis en utilisant un modèle de croissance démographique disponible - dérivé des estimations du rendement des cultures, il est possible d'évaluer une limite supérieure technologique pour l'âge de la civilisation de Tiwanaku. Enfin, pour le cas spécifique des blocs d'andésite qui étaient extraits du pied du Mont Ccapia (à 90 km du site de Tiwanaku), avec une navigation sur de grands radeaux ou des bateaux de roseaux (totora) sur le lac Titicaca, la possibilité alternative d'un ancien couloir de glace dans le golfe de Taraco est analysé.

 

Bolivie pumapunku1

figure. 1: Topographie Tiwanaku du Centro de Investigaciones Arqueologicas à Tiwanaku CIAT. A) Plataforma Litica au
Site de Pumapunku. B) Localisation mondiale du complexe Tiwanaku. C) La distance entre le Complexe Tiwanaku (1) et la
Carrière Quebrada Kausani (2) située à environ 10 km où l'on pense que les gros grès ont été extraits. cliquer pour agrandir.

 

Construit il y a des milliers d'années en Bolivie, les ruines de Tiwanaku et en particulier du site de Pumapunku ont rendu les experts perplexes depuis des décennies et bien que les chercheurs ont travaillé pour déterminer son âge par une variété de différents méthodes de datation, l'origine et l'âge exacts du site sont toujours en litige. L'âge du site a été considérablement raffiné au cours du siècle dernier. Retour en 1910, Arthur Posnansky a soutenu que le site était terminé entre 11 000-17 000 ans, [1], [2], d'après des comparaisons sur les époques géologiques et à l'archéoastronomie; commençant dans les années 1970, la première datation au radiocarbone a conclu que le site a été occupé pour la première fois vers 1 580 avant JC, [3], et puis des enregistrements radiocarbones récents (1999), [4] datent le site vers 540-600 après JC. (YH : notons tout de suite que ni les références du radiocarbone des années 1970 ni celles de 1999 n'incluent un recalcul avec les récentes recalibrations du C14 du 21ème siècle).

Néanmoins, l'étude (de 1999) ne peut pas être considérée comme concluante, car les résultats du radiocarbone - qui étaient basés sur l'analyse de la matière organique de la couche la plus basse et la plus ancienne du remblais formant le site Pumapunku, ne pouvait rendre compte que, dans le meilleur des casdu moment où les pierres de fondation étaient placées, mais ne peut pas être fermement extrapolé comme le moment auquel la pierre a été transportée des carrières, car il semble clair qu'il n'est pas nécessaire que les deux périodes doivent correspondre à l'identique, et en fait il semble que chaque période constructive sur le site de Pumapunku est séparée par un temps considérable et a sa propre technique et conception particulières, [1]. De plus, à partir du matériau lithique dispersé trouvé, un matériau lithique pourrait être déplacé ou réaffecté à un autre objectif qu'à l'initiale, un fait qui peut être facilement observé aujourd'hui par les visiteurs qui peuvent trouver des pierres de Pumapunku éparpillées à proximité de personnes extrayant de la pierre pour la construction, des églises ou la construction de voies ferrées.

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Génome humain : pas encore complètement décodé

Génome humain : pas encore complètement décodé

 

Chromosomes miga al nature 2020

Représentation des 22 chromosomes humains et du chromosome X (agrandi à droite). Les barres bleues et orange représentent les séquences continues obtenues par le séquençage par nanopores. © Miga et al., Nature 2020

 

En 2003, Human Genome Project annonçait le séquençage complet du génome humain avec plus de deux ans d'avance sur les prévisions initiales. Mais la majorité des médias s'étaient contentés de relayer l'information sans trop approfondir, ni comprendre d'ailleurs, et pour la majorité des gens, c'était donc finalisé. Mais c'était en partie faux : Si cette cartographie couvre 99 % des trois milliards de bases ADN du génome, il reste de nombreux trous et séquences manquantes sur les différents chromosomes. Car le génome n'a pas été séquencé en une seule fois : c'est une sorte de gigantesque puzzle reconstruit à partir de séquences d'ADN mises bout à bout, ce qui entraîne des discontinuités et des répétitions. Certaines zones contiennent ainsi de nombreuses séquences redondantes, ce qui rend particulièrement difficile la reconstruction. Imaginez un puzzle avec un grand ciel bleu où l'on n'aurait aucun indice sur la forme et l'emplacement des pièces qui le composent. Et plus les séquences sont petites, plus le casse-tête est compliqué. Ces répétitions sont particulièrement abondantes dans la zone centrale du chromosome, là où les télomères se croisent, car l'ADN y est très enchevêtré. Ce n'est pas parce que le séquençage a été finalisé que le décodage l'est...

Cette semaine, une équipe du Genomics Institute de l'université de Californie à Santa Cruz a semble-t-il réussi à surmonter ces obstacles et vient d'annoncer le séquençage complet d'un chromosome, à savoir le chromosome sexuel X. Les chercheurs, dont les résultats sont publiés dans la revue Nature, ont pour cela eu recours au séquenceur MinION fabriqué par Oxford Nanopore Technologies qui utilise le séquençage par nanopores. Cette technique consiste à appliquer un courant électrique à une membrane perforée de milliers de trous d'environ un nanomètre de diamètre. En traversant ces nanopores, les bases azotées de l'ADN produisent chacune une variation différente du courant, ce qui permet de les identifier. Il est ainsi possible de retranscrire des séquences bien plus longues mesurant des centaines de milliers de paires de bases. « Nous pouvons ainsi couvrir entièrement des régions répétitives jusqu'ici considérées comme insolubles », atteste Karen Miga, l'auteure principale de l'étude.

Il demeurait cependant de multiples ruptures dans le génome que les chercheurs ont dû corriger manuellement, en s'appuyant sur les variantes dans les séquences répétitives pour servir de marqueurs, utilisés ensuite pour aligner et relier les séquences entre elles. « Nous avons utilisé un processus itératif sur trois plateformes différentes pour ajuster le séquençage et atteindre un haut niveau de précision », indique Karen Miga. Au total, l'équipe a réussi à compléter les 29 trous présents sur le chromosome X dans la base de données du génome de référence de 2003.

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UK : Nouvelles découvertes à Stonehenge, tunnel repoussé

UK : Nouvelles découvertes à Stonehenge, tunnel repoussé

 

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Des points jaunes marquent l'emplacement des trouvailles, avec les murs de Durrington marqués comme le grand cercle brun et Stonehenge en haut à gauche. - UNIVERSITÉ DE ST ANDREWS / PA WIRE

 

Un anneau de grands puits découverts près de Stonehenge forme le plus grand monument préhistorique jamais découvert en Grande-Bretagne, selon les archéologues. 

Ces puits forment un cercle de plus de deux kilomètres de diamètre qui entoure une zone de plus de trois kilomètres carrés autour du Durrington Walls henge, l'un des plus grands monuments de henge de Grande-Bretagne, et le célèbre petit cercle préhistorique de Woodhenge.

Le carottage des puits a fourni des dates au radiocarbone suggérant que ces caractéristiques sont néolithiques et ont été creusés il y a plus de 4 500 ans, à l'époque de la construction des murs de Durrington.

Les experts pensent que les 20 puits ou plus ont pu servir de limite à une zone sacrée reliée au henge. " La taille des puits et du circuit est sans précédent au Royaume-Uni ", a déclaré le professeur Vince Gaffney, chercheur principal. YH : j'ai parlé des frères Gaffney déjà en 2014, lors de leur première approche d'étudier le sous-sol de Stonehenge avec des technologies modernes, voir l'article tout en bas de celui-ci...

Le cercle de 1,2 mile de large (2 km) de grands puits mesurant plus de 10 m (30 pieds) de diamètre et 5 m (15 pieds) de profondeur est considérablement plus grand que tout monument préhistorique comparable en Grande-Bretagne.

Une équipe d'universitaires des universités de St Andrews, Birmingham, Warwick, Bradford, Glasgow et l'Université du Pays de Galles Trinity Saint David a travaillé sur le projet.

Les fosses entourent l'ancienne colonie de Durrington Walls, à trois kilomètres de Stonehenge, et ont été découvertes à l'aide de la technologie de télédétection et d'échantillonnage.

 

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UNIVERSITÉ DE ST ANDREWS / PA WIRE

 

Le professeur Gaffney, de l'Université de Bradford, a déclaré que la découverte démontrait " la capacité et le désir des communautés néolithiques d'enregistrer leurs systèmes de croyances cosmologiques d'une manière et à une échelle que nous n'avions jamais prévues auparavant ".

" La zone autour de Stonehenge fait partie des paysages archéologiques les plus étudiés au monde ", a-t-il ajouté. " Il est remarquable que l'application de nouvelles technologies puisse encore conduire à la découverte d'une structure préhistorique aussi massive."

Cette découverte, annoncée fin juin 2020 vient d'être suivie ce 16 juillet 2020 par une décision du gouvernement britannique de repousser de plusieurs mois la mise en oeuvre d'un grand tunnel automobile à proximité de Stonehenge...

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Egypte : Cléopâtre et Antoine? Deux momies couvertes d'or découvertes

Egypte : Cléopâtre et Antoine ? Deux momies couvertes d'or découvertes

 

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Deux momies d'individus de haut rang qui vivaient à l'époque de Cléopâtre ont été découvertes à Taposiris Magna, une trouvaille qui est décrite comme «sensationnelle» car elle montre l'importance d'une nécropole qui lui est liée par la dernière fouille.

Bien que la chambre funéraire n'ait pas été perturbée depuis 2000 ans, les momies sont dans un mauvais état de conservation car l'eau s'est infiltrée. Mais des preuves cruciales révèlent qu'elles étaient à l'origine entièrement recouvertes de feuilles d'or, un luxe réservé à ceux des couches supérieures de la société. Il est probable que ces deux individus avaient interagi avec Cléopâtre elle-même, suggèrent les archéologues.

L'ouverture de la première tombe intacte découverte à Taposiris Magna a été assistée par des caméras pour un nouveau documentaire de Channel 5 , The Hunt for Cleopatra's Tomb, qui sera projeté jeudi 16 juillet 2020 à 21 heure.

C'est présenté par le Dr Glenn Godenho, maître de conférences en égyptologie à l'Université de Liverpool, qui a décrit la découverte comme phénoménale.

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