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  • Inde: Découverte de zones celtes au sud-est ?

    Inde: Découverte de zones celtes au sud-est ?

     

    Inde celtes dravidiens

    Vue générale du sommet de la colline de Varatanapalli montrant la distribution des artefacts. Crédit R Sivakumar

     

    Des archéologues attachés au département d'archéologie de l'État du Tamil Nadu (littéralement « pays des Tamouls »), lors d'une récente étude de site, ont confirmé l'existence de zones de fabrication de celtes et de rainures de meulage appartenant à la période néolithique le long des ghats orientaux, dans le nord du Tamil Nadu. L'« exploration et enquête scientifique » des sites néolithiques le long des ghats orientaux a été menée par une équipe d'archéologues dirigée par le directeur adjoint du TNSDA R Sivanandam.

    Le professeur Rajan, conseiller universitaire et de recherche au TNSDA, et les chercheurs indépendants, le professeur Shanti Pappu et le Dr Kumar Akhilesh du Sharma Center for Heritage Education, faisaient également partie de l'équipe. Un résultat important de l'étude d'exploration est la confirmation des zones de fabrication des celtes à Varatanapalli et Kappalavadi. " Une contribution importante des études sur le terrain est l'enquête sur les sites de fabrication représentant les premiers stades de la taille des Celtes et d'autres artefacts ", a déclaré Sivanandam.

    YH : Comme nous le savons historiquement, cette région de Tamil Nadu est un État de l'Inde du Sud réputé pour ses temples hindous de style dravidien. À Madurai, le temple de Mînâkshî est pourvu de hautes tours appelées "gopurams", ornées de visages colorés. Sur l'île de Pamban, le temple Ramanathaswamy est un site de pèlerinage. La ville de Kânyâkumârî, à l'extrémité sud du pays, est réputée pour ses levers de soleil. J'ai ajouté un point d'interrogation au titre malgré l'assurance des scientifiques locaux, en considérant qu'il faudrait une confirmation internationale sur l'origine celte de ces artefacts datés du néolithique, dès que les conditions sanitaires le permettront. Quoiqu'il en soit, cette découverte archéologique pourrait apporter une contribution importante à l'étude récente française sur les origines de la langue indo-européenne et des celtes, dont bien sûr les Gaulois, qui étaient des celtes sédentarisés lors de leur migration dans ce qui deviendra la Gaule, pendant que d'autres continuaient leur voyage :

     

    https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/l-odyssee-des-gaulois-et-slaves-de-l-inde-a-l-europe.html

     

    Tamilnadu inde

    Carte du sud de l'Inde avec L'Etat Tamil Nadu (Crédit Google Map) - cliquer pour agrandir

     

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  • Asie et Moyen-Orient: Deux nouvelles espèces humaines ?

    Asie et Moyen-Orient: Deux nouvelles espèces humaines ?

     

    Chine nouvelle espece3

    Vue d'artiste du Dragon Man dans son environnement. Crédit Chuang Zhao 

     

    Le même jour, deux publications, l'une chinoise et l'autre israélienne, revendiquent l'existence de deux nouvelles espèces apparentées au genre Homo (Nesher Ramla Homo et Homo longi). Et compte tenu des datations de ces fossiles, ces deux possibles nouveaux homininés auraient parfaitement pu rencontrer non seulement les néandertaliens mais aussi nos ascendants directs, Homo Sapiens sans parler de Dénisovien pour l'asiatique. Mieux, l'homininé asiatique serait même en fait notre plus proche cousin, raflant ce statut à néandertalien.

    Pour rappel, certaines études génétiques ont affirmé qu'il manquait au moins l'ADN d'un homininé inconnu dans le génome de l'homme moderne, mais aussi des néandertaliens et denisoviens, il n'est donc pas impossible que l'un ou même les deux de ces nouvelles espèces fortement envisagées se soient aussi croisées avec nos propres ancêtres (l'être humain a en effet un certain pourcentage de son ADN actuel attribuable selon les régions à néandertalien et dénisovien:

    https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/des-analyses-genetiques-des-neandertaliens-et-des-denisoviens-revelent-une-autre-espece-inconnue.html

     

    Autre rappel, la génétique nous affirme depuis longtemps que Homo Sapiens (nous) et Néandertalien s'étaient tous deux séparés d'un unique ancêtre commun, avec une date qui recule au fil du temps (estimée à il y a environ 400 000 ans, puis 800 000 ans, l'estimation est maintenant de 1 million d'années.


    Commençons par parler des études israéliennes, plus proche de l'Europe, qui sont toutes deux parues le 25 juin 2021 dans Science et qui s'appuient également sur d'autres publications :

    Des fouilles dans un gouffre israélien ont dévoilé un groupe d'hominidés de l'âge de pierre jusqu'alors inconnu qui a contribué à l'évolution du genre humain (Homo). Les habitants d'un site appelé Nesher Ramla, qui vivaient il y a environ 140 000 à 120 000 ans, rejoignent les Néandertaliens et les Dénisoviens en tant que troisième population homo eurasienne qui s'est culturellement mêlée et peut-être croisée avec l'ancien Homo sapiens (amenant à l'homme moderne), selon les chercheurs, qui l'ont provisoirement nommé Nesher Ramla Homo.

    De plus, les fossiles d'hominidés précédemment trouvés dans trois grottes israéliennesqui datent d'il y a environ 420 000 ans, appartiennent probablement aussi à l'ancienne population représentée par les découvertes de Nesher Ramla, selon une équipe internationale dirigée par le paléoanthropologue Israel Hershkovitz.

    « Nesher Ramla Homo était l'un des derniers survivants d'un ancien groupe [d'hominidés] qui a contribué à l'évolution des populations de Néandertaliens européens et d'Homo d'Asie de l'Est », explique Hershkovitz. (YH : cette nouvelle espèce, pour l'instant, aurait donc vécu de 420 000 ans à 120 000 ans environlocalement).

    Les travaux de Nesher Ramla ont mis au jour cinq morceaux d'une boîte crânienne et une mâchoire inférieure presque complète contenant une dent molaire. Ces fossiles ressemblent à certains égards aux Néandertaliens et à d'autres hominidés rappellant certains fossiles souvent classés à tord ou à raison comme Homo heidelbergensis, une espèce pré-néandertalienne qui aurait occupé des parties de l'Afrique, de l'Europe et peut-être de l'Asie de l'Est depuis environ 700 000 ans ( SN : 15/5/19 ).

     

    Israel fossiles nouvelle espece

    Des parties d'une mâchoire (à gauche) et d'une boîte crânienne (à droite), trouvées sur le site israélien de Nesher Ramla, représentent une ancienne population d'hominidés qui a contribué à l'évolution des Néandertaliens européens et peut-être d'anciens groupes Homo en Asie de l'Est, selon les chercheurs. AVI LEVIN ET ILAN THEILER/FACULTÉ DE MÉDECINE SACKLER/TEL AVIV UNIV.

     

    Dans les sédiments fossilifères, l'équipe de Hershkovitz a déterré environ 6 000 artefacts en pierre et plusieurs milliers d'os de gazelles, de chevaux, de tortues et d'autres animaux. Certains de ces os contenaient des marques d'outils en pierre faites lors de l'enlèvement de la viande.

    Des combinaisons de traits sur certains fossiles d'Hominidés chinois, y compris une mâchoire d'enfant datant peut-être de plus de 200 000 ans (YH : et ayant une croissance des dents identique à celle de l'homme moderne !), ressemblent à l'apparence des nouveaux fossiles israéliens, dit Hershkovitz ( SN: 1/16/19 ). Les anciens groupes Homo ayant des racines à Nesher Ramla ont peut-être atteint l'Asie de l'Est et se sont peut-être mariés avec certains groupes qui y vivent déjà, spécule-t-il.

    Mais Nesher Ramla Homo n'a pas eu à aller jusqu'en Asie de l'Est pour interagir avec d'autres groupes d'hominidés. Les outils en pierre trouvés avec les fossiles de Nesher Ramla Homo correspondent à des outils d'âge comparable fabriqués à partir de morceaux de roche préparés par H. sapiens à proximité ( SN: 1/25/18). Nesher Ramla Homo et H. sapiens doivent avoir échangé des connaissances sur la fabrication d'outils en pierre, et peut-être se sont mélangés, dit HershkovitzLes tentatives d'extraction de l'ADN des fossiles de Nesher Ramla, qui révéleraient si des croisements ont eu lieu, ont échoué.

    Il est intrigant que des outils en pierre généralement associés à H. sapiens aient été trouvés avec des fossiles aussi distinctifs, explique le paléoanthropologue John Hawks de l'Université du Wisconsin-Madison, qui n'a pas participé à la nouvelle recherche. " Ce n'est pas un flingue qui prouve qu'il y a eu des interactions étroites entre Nesher Ramla Homo et Homo sapiens, mais c'est très suggestif." YH : et il est bien sûr impossible de connaître les contributions de Néandertalien à l'Homo Sapiens et inversement (ainsi que celles de Denisovien et autres d'ailleurs)

     

    Israel nouvelle espece2

    Les outils en pierre fabriqués par une ancienne population Homo au Moyen-Orient (illustrés) ressemblent à ceux fabriqués à la même époque par les Homo sapiens voisins, suggérant que les deux groupes avaient des contacts étroits.TAL ROGOVSKI

     

    Les preuves de Nesher Ramla correspondent à un scénario dans lequel le genre Homo a évolué en tant que populations et espèces étroitement liées du Pléistocène moyen, y compris les Néandertaliens, les Denisoviens et H. sapiensDes groupes basés dans des régions méridionales habitables se sont déplacés dans une grande partie de l'Europe et de l'Asie pendant des étendues relativement chaudes et humides, écrit la paléoanthropologue Marta Mirazón Lahr de l'Université de Cambridge dans un commentaire publié avec les nouvelles études. Ces anciens groupes se sont croisés, se sont fragmentés, se sont éteints ou se sont recombinés avec d'autres groupes Homo en cours de route, produisant une variété d'apparences squelettiques observées dans les fossiles d' Homo européens et est-asiatiques, suggère Lahr.

    Le mélange génétique et culturel des groupes d'Homo eurasiens au cours de la période du Pléistocène moyen – qui s'étendait d'environ 789 000 à 130 000 ans – s'est produit trop fréquemment pour permettre l'évolution d'une espèce distincte dans ce cas, selon l'équipe.

    Ces fossiles compliquent encore l'arbre généalogique humain, qui est devenu plus complexe ces dernières années avec des ajouts tels que H. naledi d'Afrique du Sud et le H. luzonensis proposé aux Philippines ( SN : 9/10/15 ; SN : 4/10 /19 ). YH : Sans oublier que plusieurs autres fossiles, comme cette machoire pêchée du côté de Taïwan en 2015 ou d'autres en Asie, posent également le même type de question.

    « C’est un hominidé plus archaïque que Néandertal, mais c’est le premier hominidé découvert qui utilise un type d’outil de pierre utilisé par Sapiens », explique l’une des coauteures de l’étude publiée jeudi dans la revue Science, Marion Prévost, de l’Université hébraïque de Jérusalem. Cela ouvre la porte à la possibilité que les néandertaliens, qui ont vécu en Europe jusqu’à il y a 40 000 ans (YH : Non, tout indique qu'on trouve encore néandertalien il y a 29 000 ans et peut-être moins dans le sud de l'Europe), aient appris d’autres techniques de taille de la pierre de l’homme de Nesher Ramla plutôt que de Sapiens. « Il est possible que Nesher Ramla ait migré vers l’Europe et engendré le néandertalien », dit Mme Prévost.

    Le type d’outil jusqu’à maintenant propre à Sapiens, qui a aussi été découvert sur le site israélien, s’appelle une coupe de pierre « levallois centripète ».

    Un autre outil trouvé sur le site a attiré l’attention des paléontologues. « C’est un outil qu’on ne retrouve nulle part ailleurs au Levant, qui a deux types de coupes le long du manche, pour servir à la fois de couteau et de racloir, dit Mme Prévost. On retrouve ce type d’outil ailleurs dans le monde. Il s’agit probablement d’une évolution technologique indépendante. » Ce type d’outil est plus ancien que ceux qu’utilisaient Homo sapiens.

     

    Israel site nouvelle espece

    Le site de Nesher Ramla - PHOTO FOURNIE PAR YOSSI ZAIDNER

     

    Le site a été découvert en 2010 lors du creusage d’une carrière, et des fouilles de sauvetage ont été faites jusqu’en 2012. Les paléontologues font leurs analyses depuis. « Nous avons 80 000 outils de pierre à examiner, alors nous n’avons pas fini », dit Mme PrévostL’homme de Nesher Ramla présente quelques similitudes avec un autre hominidé archaïque retrouvé en Israël dans la caverne de Qesem, découverte en 2000, qui n’a jamais été formellement identifié. Il pourrait aussi présenter des similitudes avec des individus d’autres sites mis au jour dans la péninsule arabique, selon Mme Prévost.

     

    Voir les sources en bas de l'article.

     

    Lire la suite ci-dessous pour la nouvelle espèce revendiquée en Chine :

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  • Une vaste étude confirme la singularité génétique basque

    Une vaste étude confirme la singularité génétique basque

     

    Basque genetique1

     Crédit André Flores-Bello (EL PAÍS) Représentation de la structure génétique dans le territoire basque historique, où le vert représente l'ascendance basque, et le bleu et le rouge, le mélange avec les communautés voisines.

     

    La plus grande étude jamais réalisée sur près de 2 000 échantillons d'ADN réalisée par des chercheurs de l'université Pompeu Fabra (UPF) de Barcelone a confirmé la "singularité génétique" des Basques en Europe. L'enquête, cependant, a révélé que cette différence n'a commencé à émerger qu'il y a 2 500 ans, à l'âge du fer. " Nos analyses confirment que les Basques ont été influencés par les grandes vagues migratoires en Europe jusqu'à l'âge du fer, selon un schéma similaire à celui de leurs populations environnantes ", expliquent les auteurs dans l'étude publiée dans la revue Current Biology.

    Disons tout de suite que l'histoire de la génétique basque est jonchée de résultats contradictoires. L'un des co-auteurs de la nouvelle étude, Jaume Bertranpetit, avait déjà mené des recherches en 2010 qui étaient parvenues à la conclusion inverse : que les Basques ne présentaient pas une unicité génétique. " Sans aucun doute, nos précédents travaux n'étaient pas corrects ", reconnaît Bertranpetit. Son groupe avait utilisé des techniques d'analyse génétique qui ont maintenant été dépassées par les nouvelles technologies (YH : qui seront à leur tour dépassées tôt ou tard).

    L' origine des Basques fascine la communauté scientifique depuis le XIXe siècle. L'anthropologue français Paul Broca s'est faufilé dans un cimetière basque une nuit de 1862 pour voler des crânes qu'il voulait étudier pour leurs supposées différences génétiques. Juan José Ibarretxe, premier ministre du gouvernement régional basque jusqu'en 2009, a proclamé que le peuple basque « existe depuis 7 000 ans » pour promouvoir sa vision d'un État basque indépendant. Et le président de l'époque du Parti nationaliste basque (PNV), Xabier Arzalluz, a affirmé en 2000 que les Basques étaient « les plus anciens habitants d'Europe », avec « leurs propres racines » depuis la préhistoire.

    Bien que les différences génétiques basques soient notables, l'étude montre que c'est le résultat de siècles d'isolement et de consanguinité potentiellement causés par des dialectes basques uniques qui n'ont aucun croisement avec d'autres langues européennes, ni même avec aucune autre langue vivante aujourd'hui. YH : notons aussi tout de suite que plusieurs linguistes ne semblent pas d'accord avec ce postulat, ni même d'ailleurs d'accord avec les origines et datations de certaines migrations, voir ci-dessous.

    Leur langue limitait leur interaction avec les autres communautés , qui ne pouvaient pas les comprendre. " Nos analyses soutiennent l'idée que l'unicité génétique des Basques ne peut pas être attribuée à une origine différente par rapport aux autres populations ibériques, mais plutôt à un flux de gènes externes réduit et irrégulier depuis l'âge du fer ", indique l'étude. Cela signifie que « les Basques ne sont pas des Martiens », plaisante David Comas, auteur principal de l'étude et professeur d'anthropologie biologique au Département des sciences expérimentales et de la santé (DCEXS) de l'UPF.

    Il y a environ 7 000 ans, des groupes génétiquement très proches des agriculteurs et éleveurs néolithiques d'Anatolie sont arrivés dans la péninsule ibérique. Leur mélange avec les populations indigènes a laissé des groupes dont l'ascendance était à 80 % néolithique et 20 % mésolithique local, selon le généticien basque Íñigo Olalde, dont l'équipe de l'université Harvard a reconstitué l' histoire génomique de la péninsule ibérique en 2019.

    Par la suite, il y a environ 4 500 ans, les nomades qui ont quitté les steppes de la Russie actuelle ont commencé à arriver dans la péninsule ibérique, remixant les gènes de la population dans un équilibre de 40% d'ascendance étrangère et 60% de ce qui s'y trouvait déjà. C'est le substrat génétique commun à tous les peuples de la péninsule ibérique, y compris les Basques.

    Cette étude récente, alliant la linguistique et la génétique ne semble pas dire la même chose au niveau des datations et origines réelles de certaines migrations en Europe de l'ouest et y est aussi cité d'autres études, comme celle-ci: "Une étude canadienne, The Homo Neanderthalis and the Dravidians : A Common Origin and Relation to Harappan Civilisation and Vedas, estime que les Dravidiens, Sumériens, Egyptiens, Etrusques, Celtes et Basques avaient une même origine, avaient conservé des gènes néanderthaliens - en particulier les Basques - présentaient une même déficience du métabolisme du cholestérol à l’origine d’autres déficiences génétiques, parlaient et écrivaient une langue commune akkado-dravidienne et avaient adopté un modèle semblable de société matriarcale basé sur le culte de la Déesse-mère." : 

    https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/l-odyssee-des-gaulois-et-slaves-de-l-inde-a-l-europe.html

     

    Cartemigrations geonographicproject1

    La carte ci-dessus, réalisée dans le cadre d’un projet géno-géographique de National Geographic financé par IBM, résume bien ces migrations et le rôle majeur que l’Inde a joué dans la diffusion d’une civilisation venue d’Afrique de l’Est tant vers l’Asie du Sud-Est que vers les steppes d’Asie centrale, l’Europe et l’Afrique du Nord. (Source : Genographic Project web site. http://www-03.ibm.com/press/us/en/photo/35881.wss )

     

    Alors que d'autres linguistes affirment que le Basque est considéré comme l'une des 4 langues en provenance directe de... l'Oural, dans le Caucase Russe. Ce qui d'ailleurs n'est pas gênant en soit puisque l'Oural est aussi considéré comme étant un lieu de passage des mêmes migrations provenant d'Asie Centrale, avec donc un endroit où les gênes et les langues se sont mélangés...

     

    Olalde affirme que les Basques sont génétiquement différents du reste de la péninsule ibérique – mais pas si différents. « Il y a des décennies, on disait que les Basques étaient la continuation des chasseurs-cueilleurs, puis on a vu que c'était un mensonge total. Ensuite, on a dit qu'ils étaient une continuation du peuple néolithique qui est venu plus tard et cela s'est également avéré faux », explique-t-il.

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  • Qulong - Tibet - fouilles sur des reliques de 3 000 ans

    Qulong - Tibet - fouilles sur des reliques de 3 000 ans

     

    Tibet quan

    Des archéologues chinois ont dévoilé plusieurs nouvelles découvertes lors d'une récente fouille sur le site de Qulong dans la région autonome du Tibet, dans le sud-ouest de la Chine, fournissant des indices clés sur la plus ancienne culture indigène sur le plus haut plateau du monde.

    Les archéologues de l'Institut de recherche sur la protection des reliques culturelles de la région autonome du Tibet, de l'Institut de recherche archéologique provincial du Shaanxi et de l'Université du Nord-Ouest ont passé plus de quatre ans à mener une série de fouilles et de recherches archéologiques sur le site préhistorique de Qulong, qui est composé de deux ruines à grande échelle de colonies concentrées, couvrant plus de 100 000 mètres carrés.

    Datant du 8ème siècle avant JC, le site de Qulong, situé à 4400 mètres d'altitude, présente de riches vestiges et des reliques culturelles, notamment des résidences troglodytes, des cours, des maisons, des reliques en pierre, des pagodes, des grottes et des temples bouddhistes.

    Dans certaines tombes datant de 2800 à 2500 ans, les archéologues ont déterré 98 pièces et 16 types d'ornements de conques perforés en août 2020, marquant le plus grand nombre de conques sud-asiatiques jamais trouvés sur le plateau Qinghai-Tibet et dans les environs.

     

    Tibet quan

    (Video edited by Hong Yaobin. Cover: View of the Ngari Prefecture, Tibet, China. /CFP)

     

    Le site est situé au sud-ouest du mont Kailash, avec Kyunglung Ngulka («Palais d'argent de la vallée de Garuda») situé dans la haute vallée de Sutlej, étant la capitale de l'ancien royaume tibétain de Zhangzhung.

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  • Chine : Découvertes d'égouts datant de plus de 4000 ans

    Chine : Découvertes d'égouts datant de plus de 4000 ans

     

    Aerial full view pingliangtai city china ancient ruins drainage xinhua

    Une vue complète des ruines de la ville antique de Pingliangtai. (Photo fournie à Xinhua)

     

    Les archéologues découvrent le premier système de drainage urbain de Chine (YH : pas obligatoirement le premier, mais le plus ancien découvert éventuellement...).

    Les archéologues ont mis au jour un certain nombre de tuyaux de drainage en poterie sur un site néolithique de la culture de Longshan datant de plus de 4000 ans et pensent (supposent donc) qu'ils forment le système de drainage urbain le plus ancien et le plus complet de Chine. (YH : Notons tout de même qu'un système hydraulique daté de 5100 ans a déjà été trouvé et attribué à la culture Liangzhu du delta du Yangtze, et son existence a perduré de 5.100 à 4.300 ans avant le présent (BP))... Voir le lien de l'article tout en bas de celui-ci.

    Le système de drainage de la ville a été fouillé dans les ruines de l'ancienne ville de Pingliang Tai, dans la province centrale du Henan en Chine. " Les tuyaux de poterie étaient reliés à des fossés de drainage dans la ville ", a déclaré Cao Yanpeng, chercheur associé à l'Institut provincial des reliques culturelles et d'archéologie du Henan. YH : autrement dit, des égouts d'évacuation d'eaux usées).

    J'ai déjà parlé de la culture Longshan dans cet article : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/chine-decouverte-d-un-peuple-geant-du-neolithique.html

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  • Nepal, Mustang: une culture inconnue dans des grottes et tunnels

    Nepal, Mustang: une culture inconnue à l'origine des grottes et tunnels

     

    Mustang nepal

    Archéologiquement parlant, l'ancien Royaume de Mustang était principalement retenu pour son Histoire riche du fait de sa position stratégique commerciale régionale entre la Chine, le Tibet, Népal et l'Inde avant son annexion par le Népal et les combats contre les intentions chinoises sur ce territoire. Avec au moins 10000 grottes, dont beaucoup artificielles et tunnels aménagés, le site principal était considéré comme ayant une ancienneté remontant jusqu'aux premiers bouddhistes. De belles découvertes majeures y ont en effet été effectuées au 20ème siècle, avec entre autres, récemment (2007),  des magnifiques fresques représentant la vie de Bouddha, dont les plus grandes mesurent jusqu’à 8 mètres de longueur :

     

    Mustang nepal fresquemuraleboudha

    Mais ce sont surtout un grand nombre de manuscrits, découverts dans ces mêmes grottes, et qui sont toujours examinés de nos jours, qui en font un grand attrait archéologique sur la période bouddhique. En effet, des dizaines de milliers de manuscrit calligraphiés étaient enfouis dans ces grottes oubliées. Des traités philosophiques à l’arbitrage des conflits, ces trésors témoignent que de grands sages s’y rendaient pour y réfléchir alors que les artistes occupaient les cavernes pour y peindre l’adoration de Bouddha et des grands yogis de l’histoire bouddhiste. Une autre supposition serait que ces manuscrits proviendrait d'un monastère bouddhiste détruit et que cette bibliothèque avait été sauvée dans ces grottes...

    On sait au moins qu'il y a 750 ans, le Royaume de Mustang (aboli en 2008 !), carrefour commercial régional influençant la route de la soie, était très prospère. Les manuscrits en question ont été datés du 13ème siècle de notre ère. En 2007, des explorateurs des États-Unis, d'Italie et du Népal ont découvert d'anciens arts décoratifs et peintures bouddhistes, des manuscrits et des poteries dans les grottes de Mustang près de Lo Manthang, datant du 13e siècle. Une deuxième expédition en 2008 a découvert plusieurs squelettes humains de 600 ans (14ème siècle) et a récupéré des rames de manuscrits précieux, certains avec de petites peintures connues sous le nom d'illuminations, qui contiennent un mélange d'écrits du Bouddhisme et de Bon (Bon, également orthographié Bön, est une religion tibétaine qui s'identifie comme étant distincte du bouddhisme tibétain, bien qu'elle partage les mêmes enseignements et terminologies. Elle serait née au XIe siècle et a établi ses écritures principalement à partir de termas et de visions de tertöns tels que Loden Nyingpo. Bien que les termas de Bon contiennent des mythes de Bon qui existaient avant l'introduction du bouddhisme au Tibet, "en vérité," l'ancienne religion "était une nouvelle religion.". Les théologiens actuels du Bon expliquent, (pour maintenir leur inclusion dans la dominance bouddhiste ?) que leur religion plus ancienne est due aux prémices du bouddhisme, prévus et visualisés par la leur et leurs visionnaires.

     

     

    Mustang nepal himalayaregion

    Mais l'attribution de ces grottes aux seuls moines bouddhistes est remis en question dès le début des années 1990, avec des découvertes faites lors d'une fouille entre 1992 et 1997 par une équipe composée d'experts du DoA et d'une troupe de fouille basée en Allemagne. C'est dans le complexe de grottes de Mhebrak dans la vallée de Muktinath dans le Lower Mustang qu'ils ont découvert de nouveaux indices, qui pourraient potentiellement révéler une partie importante de l'histoire humaine remontant à 450 avant JC minimum

    Cette équipe a donc étudié deux cadavres uniques retrouvés dans ce complexe de grottes, et ont déclaré que " les caractéristiques choquantes des cadavres les rapprochent de la découverte d'une culture particulière de l'ère préhistorique ".


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  • Indonésie - 44 000 ans - Peintures rupestres 2

    Indonésie -  44 000 ans - Peintures rupestres 2

     

    Scene chasse celebes sulawesi indonesie photo ratno sardi griffith university3

     

    Retour sur de nouvelles découvertes effectuées sur l'île indonésienne de Sulawezi, sur laquelle plusieurs peintures très anciennes avaient déjà été trouvées depuis plusieurs années. Il s'agit donc ici d'une mise à jour de cet article de 2014 qui révélait déjà la découverte de peintures préhistoriques très semblables à celles trouvées en Europe, mais datées de périodes plus anciennes ou identiques (- 40 800 ans) à celles relevées en France ou Espagne par exemple :

    https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/des-peintures-rupestres-en-indonesie-redessinent-l-image-des-premiers-arts.html

    Cette grande île est en fait l'objet de nombreuses découvertes depuis les années 1950, car elle recèle au moins de 250 grottes connues dans lesquelles plusieurs peintures pariétales ont été observées, mais les dogmes scientifiques et le manque de moyens pour utiliser les techniques modernes de datations, faisaient que ces dernières étaient bloquées à - 12 000 ans pendant des décennies...

    C'est au sein du site de Leang Bulu Sipong, au sud-ouest de l’île de Célèbes (Sulawesi), dans la région karstique de Makassar truffée de grottes, qu'une grande fresque en ocre rouge qui s’étend sur 4,5 mètres, a été trouvée lors de la recherche d'un passage vers une autre grotte. Ce qui est assez étonnant est d'ailleurs que cette fresque se situe en hauteur (non pas à hauteur d'homme) et au niveau justement d'un passage et non dans une grotte, mais entre deux grottes.

     

    Scene chasse celebes sulawesi indonesie photo ratno sardi griffith university4PHOTO/RATNO SARDI/GRIFFITH UNIVERSITY

     

    « C’est sans doute la plus ancienne scène de chasse de l'art préhistorique » connue à ce jour, indique, enthousiaste, l’archéologue québécois Maxime Aubert de l’Université Griffith de Brisbane (Australie), principal auteur de l'étude, fouillant en Indonésie depuis au moins 2014 (1). Elle représente une scène de chasse préhistorique peinte il y a au moins 44 000 ans, découverte en 2017. Les représentations surnaturelles, mi-humaines, mi-animales, appelées « thérianthropes », suggèrent une culture artistique aboutie, voire les prémices d'une religion, selon les interprétations.

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  • Tibet : Une machoire denisovienne de 160000 ans identifiée

    Tibet : Une mâchoire denisovienne identifiée

     

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    Les Denisoviens - un groupe distinct de cousins disparus des Néandertaliens - ont été découverts en 2010, quand une équipe de recherche menée par Svante Pääbo de l'Institut Max Planck d'anthropologie évolutive (MPI-EVA) a séquencé le génome d'un os de doigt fossile découvert dans la grotte Denisova en Russie et a montré qu’elle appartenait à un groupe d’homininés distinct sur le plan génétique des Néandertaliens. " Des traces d'ADN de Denisovan sont retrouvées dans les populations asiatiques, australiennes et mélanésiennes d'aujourd'hui, ce qui suggère que ces anciens homininés s'étaient peut-être déjà été répandus (dans plusieurs parties du monde) ", a déclaré Jean-Jacques Hublin, directeur du département de l'évolution humaine au MPI-EVA. " Pourtant, à ce jour, les seuls fossiles représentant cet ancien groupe d'homininés ont été identifiés dans la grotte de Denisova. "

    Dans cette nouvelle étude, les chercheurs décrivent maintenant une mandibule inférieure hominine trouvée sur le plateau tibétain de la grotte Baishiya Karst à Xiahe, maintenant en Chine. Le fossile a été découvert à l'origine en 1980 par un moine local qui en a fait don au 6ème Bouddha vivant de Gung-Thang, qui l'a ensuite transmis à l'Université de Lanzhou en Chine. Depuis 2010, les chercheurs Fahu Chen et Dongju Zhang de l'Université de Lanzhou étudient le domaine de la découverte et le site de la grotte d'où provient la mandibule. En 2016, ils ont entamé une collaboration avec le département de l'évolution humaine du MPI-EVA et ont depuis analysé conjointement le fossile.

     

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    Une équipe dirigée par Dongju Zhang (en haut à droite dans la tranchée) procédait à des fouilles dans l'une des deux tranchées de deux mètres carrés de la grotte Baishiya Karst en 2018. Crédit : Dongju Zhang, Université de Lanzhou

     

    Bien que les chercheurs n’aient trouvé aucune trace d’ADN préservée dans ce fossile, ils ont réussi à extraire les protéines de l’une des molaires, qu’ils ont ensuite analysées en appliquant une analyse protéique ancienne. " Les anciennes protéines de la mandibule sont très dégradées et se distinguent clairement des protéines modernes susceptibles de contaminer un échantillon ", explique Frido Welker du MPI-EVA et de l'Université de Copenhague. " Notre analyse des protéines montre que la mandibule Xiahe appartenait à une population hominienne étroitement apparentée aux Denisoviens de la grotte de Denisova. " (détails ci-dessous) :

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  • Chine : Découverte d'un système hydraulique de 5100 ans

    Chine : Découverte d'un système hydraulique de 5100 ans

     

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    Il s'agit ici de l'un des plus anciens exemples de gestion de l'eau à grande échelle au monde, attribué dans ce cas à la culture Liangzhu du delta du Yangtze, et son existence a perturé de 5.100 à 4.300 ans avant le présent (BP). La culture Liangzhu représentait un sommet du développement culturel et social précoce, précédant les dynasties chinoises historiquement enregistrées; par conséquent, cette étude en révèle davantage sur les origines anciennes de l'ingénierie hydraulique comme étant un élément central des développements sociaux, politiques et économiques. Les levés archéologiques et les fouilles peuvent maintenant décrire l'étendue impressionnante et la structure des barrages, levées, fossés et autres éléments transformant le paysage, soutenant l'ancienne ville de Liangzhu, avec une taille estimée à environ 300 ha. Les résultats indiquent une énorme entreprise collective, avec des preuves sans précédent pour comprendre comment la ville, l'économie, et la société de Liangzhu fonctionnait et se développait à une si grande échelle. Parallèlement aux progrès technologiques et au succès économique, une relation unique entre l'ordre rituel et le pouvoir social est observée dans les célèbres objets en jade des sépultures des élites de Liangzhu, élargissant ainsi notre vision au-delà des pratiques de gestion de l'eau et de la riziculture. 

    Quatre années de fouilles (de 2009 à 2013 et les résultats des analyses viennent seulement d'être publiés dans les PNAS, voir plus bas) ont mis au jour un immense projet d'ingénierie hydraulique créé en Chine il y a environ 5 100 ansCeci est antérieur au système comparable connu jusqu'ici comme le plus ancien, qui était en Mésopotamie et daté d'environ 4 900 ans...

     

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    La carte de la ville antique de Liangzhu et de son système hydraulique, longeant le fleuve Yangtze - Map of the Liangzhu city and hydraulic system, Lower Yangtze River, China Credit: PNAS

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  • Une nouvelle ville antique découverte en Inde

    Une nouvelle ville antique découverte en Inde

     

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    Les archéologues pensent qu'il s'agit bien de toute une ville préhistorique ou antique qui vient d'être découverte, peut-être même celle d'une civilisation jusqu'ici inconnue, à cheval entre le nord-est de l'Inde et Myanmar.

    Une équipe d'archéologues vient d'excaver des structures mégalithiques mystérieuses à Vangchhia dans le district de Champhai de Mizoram. Les chercheurs sont de l'avis qu'une ville appartenant à une plus grande civilisation perdue pourrait avoir existé ici. Les fouilles ont été arrêtées provisoirement le mercredi 09 mars 2016.

    Location map india mizoram wikipediaLe district de Champhai de Mizoram en rouge a une situation géographique particulière en Inde

     

    Vangchhia est le seul site protégé par l'ASI de Mizoram.

    Sujeet Nayan, assistant surveillant archéologue à ASI Delhi (Archaeological Survey of India à Delhi) et directeur de l'excavation de Vangchhia, a dit que c'est l'une des plus importantes découvertes archéologiques de l'époque actuelle. Il a dit que ce site détenait la clé de faits jusque-là inconnus au sujet du Mizoram et du nord-est de l'Inde.

    L'équipe a documenté plus de 50 structures à Vangchhia et sera de retour bientôt pour d'autres recherches et études. Elle a recueilli des fragments de charbon de bois qui seront envoyés à des laboratoires spécialisés pour la datation au carbone et d'autres analyses scientifiques.

    « Nous explorons ce qui se trouvait sous des buissons et d'épais feuillages. L'ensemble du site pourrait contenir des traces d'une ville perdue ou même une plus grande civilisation perdue. Il est étonnant de tomber sur tant de choses. Nous avons besoin de plus de temps et de recherches pour parvenir à une conclusion finale », a déclaré Nayan.

    Map vangchhiaLe site et village vu de satellite (Google Earth)

     

    L'équipe est passée à travers des sites enfouis qui ressemblaient à des pavillons utilisant ou contenant de l'eau et des terrasses qui rappelaient des bâtiments somptueux. 

    Les murs de soutènement ou des terrasses ont été faits de grosses pierres et la hauteur moyenne de chaque terrasse variait de 10 à 25 pieds.(3 à 7,5 mètres).

    " Les terrasses peuvent avoir servi de lieux de sépulture, mais cela ne peut être constaté de nos jours ", a déclaré Nayan. " Il y a neuf terrasses. Nous en avons exploré environ huit. Nous avons aussi trouvé des preuves de ce qui semble être un pavillon lié à l'eau. Nous présumons que les gens d'ici aimaient leur environnement et le pavillon de l'eau est comparable à ceux trouvés dans les structures Moghols (1) ", a-t-il ajouté.

    Vangchhia est proche de la frontière avec le Myanmar et comprend des collines et des forêts denses. La fouille a été effectuée après que le directeur général de l'ASI ait visité le site en Novembre de l'année dernière et l'objectif était d'étudier les structures mégalithiques qui affleuraient, des animaux et des représentations humaines gravées sur elles.

    Vangchhiamiroram 1Un exemple des superbes menhirs visibles sur place

     

    Sources : Times Of India, http://www.indiatimes.com/news/india/indian-archaeologists-stumble-across-ruins-of-a-great-forgotten-civilisation-in-mizoram-251701.html (08-03-2016), http://www.archeolog-home.com/pages/content/12-13-janvier-2013-news-rome-lohit-lomond-pendik.html

    A  noter : Vangchhia est un village protégé depuis 2012 car 171 menhirs, dont certains gravés de spontueux dessins très précis, y ont été découverts. Il semble que ces menhirs n'étaient que le "haut de l'iceberg", et que c'est toute une ville qui git en-dessous...

    Autres découvertes locales en 2013 : " Une équipe d'archéologues va partir sur une chasse aux reliques bouddhistes pré-historiques de la région, qui devrait faire la lumière sur certains chapitres cachés de l'histoire de la région. Bien que peu de choses soit connu sur l'histoire ancienne du District Lohit en raison de la rareté des données historiques, il existe des preuves de l'existence de ruines d'anciennes colonies, de bâtiments et de sanctuaires dans certaines parties du district, comme à Daphabum. : " Nous espérons pouvoir découvrir des objets bouddhistes en pierre ", a déclaré l'archéologue Gupta, ajoutant que l'exploration sera effectuée principalement sur les berges et les collines, où les établissements humains sont soupçonnés avoir existés. Selon Gupta, B.P. Bopardikar de la branche ASI de la préhistoire à Nagpur avait trouvé quelques ruines lors d'une expédition du District Lohit en 1972. Depuis lors, aucun travail n'a été réalisé dans la région. Gupta a déclaré que des gravures rupestres bouddhistes et des "marques de coupes" ont été découvertes dans les zones de Tak Tsang et Zemithang dans le district de Tawang de l'Arunachal Pradesh au cours d'une exploration menée l'an dernier (2012). " Une ancienne stupa bouddhiste, qui semble être inspirée (ou avoir inspiré) de la stupa Buddhinath du 13ème siècle au Népal, a été découverte à Zemithang dans le district de Tawang," a-t-il dit. " Une statue de Bouddha, assis sur un piédestal de lotus dans une posture de méditation, sculptée sur une falaise de roche avec le dialecte local le vénérant, a également été trouvée à 30 km à l'ouest de Zemithang," a-t-il dit. Une équipe de fonctionnaires, dirigée par l'archéologue de l'ASI Gupta, a également visité Lungphulian, Zotlang, Lianpui, Vangchhia, Dungtlang et zones Farkawn dans le District de Champai de Mizoram l'an dernier pour évaluer le potentiel archéologique de la région. " Nous avons trouvé un grand nombre de menhirs (une grande pierre, debout comme un monument ou un monument dans la période antique) à Vengchhia, qui sera protégée par l'ASI," a-t-il dit. "

    Lohit inde

    (1) L'Empire Moghol cité à cause des structures liées à l'eau (piscine, bains...) qui sont semblables, est une civilisation bien plus tardive (1526) que ces menhirs découverts car elle s'appuie sur la descendance des invasions mongoles (d'où le nom) des troupes de Gensis Khan et principalement de Tamerlan. De toute façon, on sait que l'architecture antique a été immitée et a resservie longtemps après son invention : https://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_moghol

     

    Découvertes étonnantes au Myanmar proche (ancienne Birmanie) :

    " Une poignée de sites sont connus dans la République de l'Union du Myanmar (anciennement Birmanie), mais seulement deux ont été décrits dans la littérature. Le plus important est Padalin (également connu sous le nom de Pah-dah-lin, Badalin ou Pyadalin) Caves, grottes qui se trouvent dans l'état Shan. Composée de deux sites, un abri sous roche calcaire (Cave 1) et une profonde grotte calcaire souterraine (Cave 2), ils ont d'abord été étudiés à la fin des années 1960, avec des fouilles réalisées dans la grotte 1. Des datations de 11.000 à 13.000 ans proche du bas des dépôts ont été obtenues par la datation au radiocarbone [2]. Ce site a un certain nombre de peintures rupestres d'animaux et de mains humaines stylisées avec des dessins gravés sur la paroi principale (photo ci-dessous). U Aung Thaw attribue une date Néolithique aux découvertes, bien que Moore [3] écrit que les objets récupérés sont plus étroitement liés à la fin du Pléistocène (il y a 13.700 ans environ). Plus récemment, des cupules ont également été découvertes dans la grotte 1 des grottes Padalin et il y avait plusieurs faibles traces de l'art rupestre peint à l'entrée de la grotte 2 [4].

    Myanmar mainstylisee padalin

    Photo: Noel H. Tan.

    Les autres sites du Myanmar à être décrits dans la littérature sont les gravures de la vallée de Lemro dans l'État de Rakhine. Gutman et al. [5] ont visité deux sites de pétroglyphes qui, selon leur interprétation, ont été faites au cours de la période post-médiévale des 15e-19e siècles (?). Leur datation est basée sur des similitudes avec des styles artistiques et des attributs trouvés dans la ville voisine de Mrauk-U. Trois autres sites ont été mentionnés par U Win Kyaing [6] au cours de son rapport sur le pays à l'atelier SEAMEO-SPAFA Art rupestre de Bangkok. Citant un rapport de 1998 par Hla Gyi Maung Maung au département local de l'archéologie sur les grottes du sud de l'État Shan, la "Le-win Rockshelter" contient un petit ensemble de pictogrammes rouges représentant des anthropomorphes, certains d'entre eux paraissant monter sur des "chevaux" ou " taureaux ". Près de la ville de Myeik du District Thaninthayi, les peintures rupestres Yekan-au sont un autre site de pictogrammes rouges sans autres détails. Enfin, le Gyo Village dans le district de Myingyan de la division de Mandalay a été signalé posséder 30 blocs gravés, dont trois ont été déplacés au bureau du conseil de district. Ces trois sites mentionnés ci-dessus semblent avoir été décrits dans des rapports archéologiques locaux, mais restent inaccessibles à ce jour... "

    Rock Art Research in Southeast Asia: A Synthesis by Noel Hidalgo Tan (extrait)

    [2] - Thaw, U Aung. The “Neolithic” culture of the Padah-lin Caves. Asian Perspect. 1971, 14, 123–133. [Google Scholar]

    [3] - Moore, E.H. Early Landscapes of Myanmar; River Books: Bangkok, Thailand, 2007. [Google Scholar]

    [4] - Taçon, P.S.C.; Aung, D.Y.Y.; Thorne, A. Myanmar prehistory: Rare rock-markings revealedArchaeol. Ocean. 2004, 39, 138–139. [Google Scholar] [CrossRef]

     

    [5] - Gutman, P.; Hudson, B.; Htin, K.M.; Aung, K.T. Rock art and artisans in the Lemro Valley, Arakan, Myanmar.Antiquity 2007, 81, 655–674. [Google Scholar] [CrossRef]

     

    [6] - Win Kyaing, U. The Hypothetical Approach on the Prehistoric Rock Art Study in Myanmar. In Presented at the Training/Workshop on the Introduction to Rock Art Studies in Southeast Asia, Bangkok, Thailand, 2–13 May 2011.

     

    Yves Herbo et traductions, Sciences, Faits, Histoires, 11-03-2016