astronomie

Une exoterre confirmée autour de Proxima Centori

Une exoterre confirmée autour de Proxima Centori

 

Proximab

Reconstitution artistique - MARK GARLICK / SCIENCE PHOTO LIBRA / MGA / SCIENCE PHOTO LIBRARY

 

Elle était déjà fortement soupçonnée, mais une publication scientifique parue le 26 mai 2020 vient de confirmer la présence d'une planète autour de l'étoile la plus proche de nous, Proxima du Centaure, située à 4,2 années-lumière seulement. De plus, cette planète est d'une masse similaire à celle de la Terre et est dans la zone habitable, considérée comme propice à la vie. Une seconde planète semble avoir été confirmée.

Le spectrographe Espresso installé sur le VLT a permis à une équipe internationale de scientifiques d'établir les mesures les plus précises obtenues à ce jour. La publication, parue dans la revue Astronomy & Astrophysics est consultable sur la banque de donnée Arxiv ici : https://arxiv.org/abs/2005.12114

Voici la traduction du résumé, assez complexe pour les non spécialistes bien sûr : " Notre objectif est de confirmer la présence de Proxima b à l'aide de mesures indépendantes obtenues avec le nouveau spectrographe ESPRESSO, et d'affiner les paramètres planétaires en profitant de sa précision améliorée. Nous avons analysé 63 observations ESPRESSO spectroscopiques de Proxima prises en 2019. Nous avons obtenu des mesures de vitesse radiale avec un bruit photonique de vitesse radiale typique de 26 cm / s. Nous avons effectué une analyse MCMC conjointe sur les séries chronologiques de la vitesse radiale et de la demi-maximale pleine largeur de la fonction de corrélation croisée pour modéliser les signaux planétaires et stellaires présents dans les données, en appliquant une régression du processus gaussien pour traiter l'activité stellaire. Nous confirmons la présence de Proxima b indépendamment dans les données ESPRESSOLes données ESPRESSO seules montrent Proxima b à une période de 11,218± 0,029 jours, avec une masse minimale de 1,29 ± 0,13 moi. Dans l'ensemble de données combiné, nous mesurons une période de 11,18427± 0,00070 jours avec une masse minimale de 1,173 ±0,086 moi. Nous ne trouvons aucune preuve d'activité stellaire comme cause potentielle du signal de 11,2 jours. Nous trouvons des preuves de la présence d'un deuxième signal de courte période, à 5,15 jours avec une semi-amplitude de seulement 40 cm / s. Si elle était causée par un compagnon planétaire, elle correspondrait à une masse minimale de 0,29±0,08 moi. Nous constatons que la FWHM du CCF peut être utilisée comme proxy pour les changements de luminosité et que son gradient avec le temps peut être utilisé pour dissuader avec succès les données de vitesse radiale d'une partie de l'influence de l'activité stellaire. Le signal de vitesse radiale induit par l'activité dans les données ESPRESSO montre une tendance de l'amplitude vers des longueurs d'onde plus rouges. Les vitesses mesurées à l'aide de l'extrémité rouge du spectrographe sont moins affectées par l'activité, ce qui suggère que l'activité stellaire est dominée par les taches (solaires). Les données collectées excluent la présence de compagnons supplémentaires avec des masses supérieures à 0,6 Me à des périodes inférieures à 50 jours."

La masse de cette planète est donc très semblable à celle de la Terre1,29 ± 0,13 moi à 1,173 ±0,086 moi, 1 étant celle de la Terre. Sa position dans ce qui est appelé zone d'habitabilité, c'est à dire comme la région dans laquelle de l'eau peut exister à l'état liquide à la surface, ainsi que sa proximité, en fait le principal objectif pour les prochaines détections liées à la biologie, comme le dit Jonay González Hernández, coauteur de l'étude :

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OVNI : résumé sur les 4 vidéos de la divulgation US

OVNI : résumé sur les 4 vidéos de la divulgation US

 

Incidenthelico cannetodecaronia sicile

L'incident grave de 2004 à Canneto di Caronia, en Sicile, dans lequel un Ovni force un hélicoptère de la protection civile italienne à se poser en catastrophe après avoir détruit son rotor

 

Tout comme moi, la presse mondiale en avait beaucoup parlé en 2017, y compris en France, mais les développements de l'affaire et nouveautés ont été limités aux médias spécialisés, la plupart des grands médias n'en faisant plus le relais auprès du public, ou donnant de mauvaises infos, essentiellement à cause de la méconnaissance réelle de l'historique de l'affaire, et probablement de leur intérêt limité ou méfiant, voir préjugé de la part des journalistes. L'actualité des grands médias, répétitive et consacrée à 90% au covid depuis plusieurs mois, n'arrange pas les choses pour les autres informations, de toute évidence. https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovni-usa-des-millions-de-dans-une-etude-secrete-et-des-preuves.html

J'avais déjà parlé de preuves évidentes à cette époque, et les enquêtes militaires et du Congrès américain ont bien confirmé cet état de fait depuis. Même un ancien directeur de la DGSE française s'est récemment exprimé, Mr Juillet, reconnaissant ces preuves évidentes et admettant, tout comme le Ministre des Armées françaises en 1974, Mr Galley, l'avait déjà fait, que le phénomène est bien réel, donc prouvé par les armées, mais incompréhensible dans l'état des sciences humaines. Le GEIPAN français, l'un des seuls organismes au monde s'occupant du phénomène officiellement, dépendant du CNES, admet qu'il y a au minimum 6 % de cas inexplicables en France. Mr Jacques Vallée, astrophysicien et informaticien, qui compile les bases de données concernant le phénomène de plusieurs pays, affirme qu'il y a Ovnis entre 10 et 20 de cas inexpliquesovnis-entre-10-et-20-de-cas-inexpliques.pdf (5.86 Mo), probablement plus car de grands pays manquent en partie dans ces bases de données, ce qui représente pour l'instant un minimum de 100 000 cas inexplicables depuis ces enregistrements. La base de données italienne, l'une des mieux fournie au monde, qui recense les données italiennes depuis 1901 sur le phénomène (et oui, 1947 est une date artificielle et trompeuse (les russes affirment que les premiers ufologues, chez eux, datent de 1897)), et en alliance avec les autorités militaires du pays, a été enfin transmise aux chercheurs américains l'année dernière.

L'enquête du groupe de divulgation américain, réuni par l'ancien chanteur du groupe Blink, Tom Delonge, et réunissant des scientifiques reconnus, d'anciens membres des services secrets et de l'armée américaine, ingénieur aéronautique réputé (de Loockheed), fortement appuyé par un ancien sénateur, ancien leader de parti politique et maintenant par plusieurs membres du Congrès américain, a été diffusée aux USA en 2019, et a fait beaucoup avancer les choses. La diffusion du film OVNI : une affaire d'Etat suivi de la série OVNI : dossiers déclassifiés US, vient d'avoir lieu en France, pendant le confinement et sur la chaîne Planète A&E, et a eu peu d'impact, comme prévu, car peu ou pas du tout discutée par les médias. L'orientation de ce groupe de divulgation semble produire de bons résultats auprès de l'administration américaine, en lui faisant prendre conscience enfin de l'inaction préjudiciable des politiques sur le sujet et en leur faisant peur sur le manque de sécurité évident des Etats, dont les armées semblent depuis toujours dépassées et inefficaces devant les capacités du phénomène, d'autant plus que plusieurs incidents récents, jugés comme dangereux et graves par plusieurs pilotes américains, se sont produits depuis le fameux incident du Nimitz en 2004, et sont affirmés comme se produire toujours actuellement. Ce qui ressemble fort à une agression d'un hélicoptère de la protection civile italienne (en 2004) de la part du phénomène, en Sicile, donne un appui assez inédit à cette alerte, que le groupe considère comme mondiale. Cette affaire est très documentée par l'armée italienne (plusieurs photos, analyse des dégâts sur le rotor de l'hélicoptère en vol, par un probable rayon inconnu - il en est question lors de cette enquête), ainsi que les incendies de plusieurs habitations du nord de la Sicile sur plusieurs jours, par des rayons estimés provenant des fonds marins. J'en avais parlé un peu en 2013, avec une vidéo : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/video-les-ovnis-envahissent-l-europe-disparu-sans-laisser-de-trace.html. Tout ceci semble évidemment assez fantastique au commun des mortels, voir de la science-fiction, mais si on regarde la situation du monde depuis ce covid et ses confinements de millions de gens dans le monde, nous sommes aussi en quelque sorte en pleine science-fiction depuis des mois !

https://www.courrierinternational.com/article/2007/12/20/en-sicile-des-extraterrestres-tout-feu-tout-flamme

 

Le titre mentionne effectivement 4 vidéos divulguées, alors que seules trois ont effectivement déclassifiées officiellement par le Pentagone récemment. Ces trois vidéos déclassifiées, maintenant très bien identifiées par l'enquête, la première datant de 2004 et provenant du porte-avions nucléaire Nimitz, les deux autres datant de 2015 et provenant du porte-avions nucléaire Rossevelt, montrent trois types d'objets différents : un objet assez grand en forme de bonbon tic-tac, capable de manœuvres immobiles, lentes ou très très rapides, de se mouvoir tant dans l'air que la mer, un objet pouvant ressembler à une grande "soucoupe", capable d'immobilisation contre un vent fort, de basculer sur sa tranche sans perte d'altitude ou de direction, de vitesses lentes ou très très rapides, d'un petit objet en forme de sphère. Notons que dans l'enquête et d'après les nombreux témoignages militaire, l'incident du Nimitz de 2004, au large de la Californie dans le Pacifique, s'est en fait déroulé sur plusieurs jours : une véritable flotte d'une centaine d'objets a été détectée par les puissants radars du navire lance-missiles dédié à la detection de la flotte d'attaque auquel appartient le Nimitz, après detection de quelques signaux étranges pendant plusieurs jours. Lors de la détection de cette flotte de 100 objets se dirigeant du nord vers le sud et la décision de l'interception menant au film en question, et la plongée sous les eaux de l'un de ces objets, les sonars du sous-marin nucléaire accompagnant la flotte américaine ont également détecté l'objet sous la mer, avançant à une vitesse incroyable. Ce sont 5 témoins militaires qui ont accepté de parler pour cette affaire du Nimitz, pas seulement des pilotes mais aussi le responsable des radars, un technicien aguerri, ancien membre des "top guns", un observateur avec jumelles sur le pont du navire, et un sous marinier impliqué. En ce qui concerne l'incident du Roosevelt de 2015, qui se déroule cette fois-ci au début sur la côte est, du côté de Jacksonvillenous parlons aussi de plusieurs jours, voir semaines, puisque cette flotte se dirigeait vers la Syrie, et que le phénomène est apparu dès son départ et ne semble pas l'avoir quitté jusqu'à son arrivée au Moyen-Orient... On parle ici d'une cinquante de témoins probables, mais seuls quelques-uns ont accepté de témoigner. Les deux vidéos déclassifiées n'ont pas été filmées le même jour, il est fait mention dans les témoignages d'un autre type d'objet encore : un carré à l'intérieur d'une sphère évoluant dans les airs. Ces trois vidéos ont été officiellement déclassifiées par le Pentagone car elles ne présenteraient pas de "caractères sensibles" pour l'armée américaine...

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Cosmologie : une constante pas si constante que ça ?

Cosmologie : une constante pas si constante que ça ?

Des preuves d’un univers parallèle découvertes en Antarctique ?

 

Ulas j1120 0641 quasar

Des signes d'une nouvelle physique avec une variation d'une constante fondamentale ?

Un nouvel article scientifique paru dans https://advances.sciencemag.org/content/6/17/eaay9672, par une équipe de physiciens qui annoncent avoir effectué des mesures sur la lumière des anciens quasars pour rechercher des variations de la constante de structure fine, et qu'ils confirment avoir probablement découvert.

La constante de structure fine est l'équivalent de la constante de la gravitation mais pour la force électromagnétique. C'est en utilisant une technique d'intelligence artificielle qu'ils ont analysé la lumière de ces très anciens quasars (lumière décallée donc vers l'infrarouge), et que les résultats confirment sa variation dans l'espace, ce qui pointerait en direction d'une nouvelle physique, comme celle de la théorie des supercordes.

Le résumé de cet article est évidemment assez complexe (les physiciens ne se comprennent qu'entre eux dit-on souvent) :

" Les observations du décalage vers le rouge z = 7.085 quasar J1120 + 0641 sont utilisées pour rechercher des variations de la constante de structure fine, a, sur la plage de décalage vers le rouge 5: 5 à 7: 1. Des observations à z = 7: 1 sondent la physique de l'univers à seulement 0,8 milliard d'années. Ce sont les mesures directes les plus éloignées d'un quasar à ce jour et les premières mesures utilisant un spectrographe proche infrarouge. Une nouvelle méthode d'analyse de l'IA est employée. Quatre mesures du spectrographe X - SHOOTER sur le Very Large Telescope (VLT) contraignent les changements de a par rapport à la valeur terrestre (α 0 ). La force électromagnétique moyenne pondérée à cet endroit de l'univers s'écarte de la valeur terrestre de Δα / α = (α z - α0 ) / α 0 = (−2: 18 ± 7:27) × 10 −5 , cohérent sans changement temporel. En combinant ces mesures avec les données existantes, nous constatons qu'une variation spatiale est préférée à un modèle sans variation au niveau 3: 9σ."

" Quels aspects fondamentaux de l'univers donnent naissance aux lois de la nature ? Les lois sont-elles finement ajustées dès le départ, immuables dans le temps et l'espace, ou varient-elles dans l'espace ou le temps de telle sorte que notre parcelle locale de l'univers est particulièrement adaptée à notre propre existence ? Nous caractérisons les lois de la nature à l'aide des valeurs numériques des constantes fondamentales, pour lesquelles des mesures de plus en plus précises et toujours plus éloignées sont accessibles à l'aide des spectres d'absorption des quasars. (...) La quête pour déterminer si la constante de structure fine nue, α, est une constante dans l'espace et le temps a reçu une impulsion de la reconnaissance qu'il pourrait y avoir des dimensions supplémentaires de l'espace ou que nos constantes sont déterminées en partie ou en totalité par la symétrie se brisant aux énergies ultra-hautes dans l'univers très précoce. (...) Les mesures directes de α sont également importantes pour tester les modèles dynamiques d'énergie noire, car elles aident à contraindre la dynamique du champ scalaire sous-jacent, et ainsi, la dynamique peut être contrainte (par α) même à des époques où l'énergie noire n'est pas encore dominante dans l'univers. (...) Ces études détaillées, utilisant un grand nombre de spectres de quasars, suggèrent une variation spatiale de α à un niveau de ∼4σ. Le signal spatial apparent était initialement supposé être causé par des distorsions de longueur d'onde à longue portée, mais une analyse plus détaillée a montré que cela était incorrect. Ce signal spatial apparemment persistant motive de nouvelles mesures directes, notamment en étendant la plage de décalage vers le rouge de mesure. "

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La comète Atlas en train de se disloquer

La comète Atlas en train de se disloquer

 

Atlas2

 

J'avais brièvement parlé de cette comète Atlas (C/2019 Y4), (juste comme élément de comparaison avec celle d'Ison, question liaison avec certains calculs calendaires d'un correspondant 2012-2020), qui s'annonçait comme une grande comète possiblement visible à l’œil nu dans les prochaines semaines, ayant la même trajectoire que la célèbre comète de 1844, qui avait été visible à l’œil nu. Notons tout de suite que son nom "Atlas" n'a rien à voir avec le dieu grec antique, mais qu'elle a été rebaptisée Atlas en l’honneur du programme Asteroid Terrestrial-Impact Last Alert System (ATLAS), qui l’a découverte au voisinage de notre système solaire (dans la constellation de la Grande Ourse en décembre 2019). Et elle présente donc quelques similitudes avec la « grande comète de 1844 ». À commencer par sa trajectoire. Ce qui fait dire à certains spécialistes que ce corps de glaces, gaz et de poussières mêlées pourrait être un morceau détaché de C/1844 Y1, rapporte Futura Sciences . Et que toutes deux soient elles-mêmes des fragments d’un corps céleste encore plus imposant qui se serait brisé il y a des siècles ou millénaires, en sachant que la comète de 1844 avait une périodicité estimée à 6 800 ans, et Atlas estimée pour l'instant à 6 000 ans.

La comète étonnait par sa grande luminosité et la taille démesurée qu'avait pris sa chevelure de gaz vert (coma) : 720.000 kilomètres de diamètre le 24 mars, soit plus de 5 fois et demi le diamètre de la planète Jupiter. Sa queue de gaz et de poussière, quant à elle, continuait de s'allonger : elle mesure 3,3 millions de kilomètres début avril. Mais les rapports des observation le 05 avril 2020 annonçait de grands changements. Les chercheurs ont noté un changement radical et brutal dans l’aspect de la comète C/2019 Y4 ATLAS. Son noyau s’est allongé et l'astre a subitement amorcé un déclin de luminosité après une phase de progression rapide. Les chercheurs avaient annoncé alors une probable dislocation du noyau...

Une publication du site The Astronomer’s Telegram, datée du 6 avril 2020, rapporte « la possible désintégration de la comète C/2019 Y4 (ATLAS) ». Le constat est tiré des images suivantes, obtenues par le Ningbo Education Xinjiang Telescope (NEXT). Elles montrent que la comète aurait « une morphologie compatible avec un déclin ou un arrêt soudain de la production de poussière, comme on pourrait l’attendre d’une grande perturbation du noyau ».

 

Atlas

Le changement de morphologie de la comète, entre le 2 et le 5 avril 2020. // Source : The Astronomer’s Telegram (photo recadrée)

 

La comète est devenue plus sombre. « Le noyau semble s’allonger et des forces non gravitationnelles sont en jeu. Les prochains jours seront très intéressants », commente l’astronome Matthijs Burgmeijer, qui observe régulièrement l’objet, sur Twitter. Quelques jours plus tôt, le scientifique avait constaté que la comète s’éclaircissait de façon régulière.

 

Aujourd'hui, 13 avril 2020, la comète a dépassé l'orbite de Mars et se dirige vers celle de la Terre, notre planète étant loin de sa trajectoire et s'en éloignant. L'orbite de cette comète actuellement calculée (mais en train de se modifier comme le disent les chercheurs à cause des perturbations de son noyau) fait qu'elle ne suit pas le plan écliptique du système solaire ((le plan orbital des planètes), mais le traverse aux abords du Soleil, comme montré ici :

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Fin du calendrier Maya : 2020 et non 2012 ?

Fin du calendrier Maya : 2020 et non 2012 ?

 

Comete atlas

La comète Atlas se rapproche et pourrait être visible à l'oeil nu en avril 2020

 

Fin mars 2020, j'ai reçu un email provenant d'un inconnu ayant le pseudonyme "Michelangelo", me proposant une étude sérieuse concernant le fameux calendrier Maya et des erreurs affirmées comme flagrantes en ce qui concerne les précédentes études menant à la fameuse date du 21 décembre 2012. Curieux de nature et ouvert, sans préjugés néfastes à la recherche réelle, j'ai donc accepté de recevoir le document proposé et de le lire. Bien que ne partageant pas les craintes et tentatives d'avertissements de la part de l'émetteur de ce document, j'ai décidé de le publier ici dans son intégralité, afin que des spécialistes de la question puissent s'y pencher. En effet, je ne suis pas spécialisé dans l'étude des anciens calendriers, mayas ou non, et n'envisage pas de donner mon avis sur cette étude. Je demanderai donc à des spécialistes de se pencher sur ces calculs et conclusions qui amènent à priori à une fin du calendrier Maya le 14 avril 2020. Je rappelle toutefois que beaucoup de bêtises avaient été écrites durant l'année 2012 à ce sujet, parlant de l'apocalypse, de la fin du monde et même certains magazines spécialisés et radios (mais les erreurs dans le domaine "alternatif" sont toutes aussi probables que dans la science officielle, c'est logique) avaient relayé l'escroquerie du faux documentaire "Révélations Mayas pour 2012 et au-delà ", menée par un faux producteur, que j'avais à l'époque fini par pouvoir révéler... Et surtout rappeler que les descendants des mayas actuels ont toujours précisé que la fin de ce calendrier n'a jamais signifié une fin de monde, mais juste la fin d'un cycle avant un autre cycle. Et c'est bien peut-être ce que nous vivons actuellement avec cette pandémie mondiale, pourtant annoncée depuis plusieurs années par des spécialistes, sans compter les auteurs d'anticipations, comme souvent. Et je rappelle aussi au passage que apocalypse ne veut pas dire "fin du monde", mais révélation... L'auteur de cette étude me l'a envoyé donc et son adresse email, que je tairai bien sûr, semble être celle d'un créateur de calendrier moderne, effectivement, ce qui ne prouve rien évidemment...

 

La comète Atlas pourrait devenir visible à l'oeil nu en avril 2020, elle serait venue nous rendre visite la dernière fois il y a 4000 ans, et sa couleur verte indiquerait des gaz toxiques, du cyanogène​.

 

Cette pandémie va-t-elle finir par ouvrir les yeux à une majorité de gens sur la vaste escroquerie constituée par le système financier capitalo-libéral, constituant une véritable révélation pour beaucoup ? L'étonnant est aussi le parallèle actuel avec l'année 2012 : tout comme en 2012 (la comète ison avait été découverte en septembre 2012, nommée "comète du siècle"), une comète (Atlas) est en train d'arriver pour les prochains jours, alors que la précédente comète, la comète Borisov, la première comète interstellaire identifiée, serait en train de se séparer en deux bien après son passage près du soleil ! (le parallèle avec la comète Ison après son passage en 2013 est étonnant), par contre, à l'inverse de 2012, année où la Terre aurait échappé de peu à une éruption solaire importante, notre Soleil (qui a fait une inversion magnétique en 2014) poursuivait son cycle 24 de façon très calme, trop calme même. Mais le cycle 25 viendrait juste de commencer début mars 2020 selon les scientifiques, avec un regain d'activité : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/soleil-nouveau-cycle-activite-soleil-commence-78864/

Voici donc ce document sur la fin du calendrier maya, dans son intégrité, à discuter donc, ci-dessous :

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Syrie: Site d'impact cosmique lors du Dryas récent confirmé

Syrie : un site d'impact cosmique lors du Dryas récent confirmé

 

Syrieimpact abu hureyra grinding stone

Petite et grande pierre servant à moudre des grains, Abu Hureyra. British Museum.

 

Un nouvel article scientifique publié dans Nature Reports Scientific Reports nous fait penser fortement qu'il n'y a pas eu seulement un gros impact cosmique à l'origine de cette période de refroidissement brutale, après le réchauffement de la dernière période glaciaire, mais plutôt une "pluie" de débris d'un gros astéroïde ou grosse comète, ou d'un cortège de plusieurs corps. En effet, cette nouvelle étude trouve des preuves d'un impact cosmique qui a provoqué la destruction de l'un des premiers établissements humains du monde, en Syrie

Avant que le barrage de Taqba n'empiète sur l'Euphrate dans le nord de la Syrie dans les années 1970, un site archéologique nommé Abu Hureyra a témoigné du moment où les anciens peuples nomades se sont installés et ont commencé à cultiver (ailleurs mais proche du fameux Croissant Fertile mésopotamien). Un grand monticule marque la colonie, qui se trouve maintenant sous le lac Assad.

Mais avant la formation du lac, les archéologues ont pu extraire et décrire avec soin de nombreux matériaux, y compris des parties de maisons, de la nourriture et des outils - une abondance de preuves qui leur a permis d'identifier la transition vers l'agriculture il y a près de 12800 ans. Ce fut l'un des événements les plus importants de l'histoire culturelle et environnementale de notre Terre.

 

Syrieimpact12800ans

Emplacement d'Abu Hureyra (adapté de Moore et al.) (A) Carte du Moyen-Orient, montrant l'emplacement d'Abu Hureyra (AH) en Syrie. (B) Carte du tell d'Abu Hureyra, montrant les emplacements des tranchées d'excavation étiquetées AG près d'un chenal arrière de la rivière Euphrate qui est maintenant abandonné. Les échantillons de sédiments des tranchées D, E et G (rectangles bleus) contiennent des pics d'abondance dans les proxys YDB, notamment des sphérules, des nanodiamants, du verre fondu et du platine. Crédit: Rapports scientifiques (2020). DOI : 10.1038 / s41598-020-60867-w

 

Il s'avère qu'Abu Hureyra a une autre histoire à raconter. Du verre fondu a été trouvé parmi les céréales et les grains et a éclaboussé les premiers matériaux de construction et les os d'animaux, dont certaines caractéristiques suggèrent qu'il s'est formé à des températures extrêmement élevées - bien plus élevées que ce que les humains pouvaient atteindre à l'époque - ou qui pourraient être attribuées au feu, l'éclairage ou le volcanisme.

" Pour aider à la perspective, de telles températures élevées feraient fondre complètement une automobile en moins d'une minute ", a déclaré James Kennett, professeur émérite de géologie à l'Université de Santa Barbara. Une telle intensité, a-t-il ajouté, ne pouvait résulter que d'un phénomène extrêmement violent, de haute énergie et de grande vitesse, quelque chose de l'ordre d'un impact cosmique. (YH : je ne doute presque pas que certains vont y voir les traces d'une guerre mondiale des "dieux" telle que décrite dans les anciens textes de l'Inde, ou des punitions de l'Eternel décrites dans l'Ancien Testament, par exemple, ou encore dans les textes de Platon..., bien que la logique (pour moi) amènerait à considérer ces anciens textes comme de mauvaises interprétations d'un événement astronomique majeur).

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Une pyramide engloutie à 40 m des côtes des Açores découverte ?

Une pyramide engloutie à 40 m des côtes des Açores découverte ?

MAJ 20-01-2020

pyramid.jpg

 

Une structure pyramidale sous-marine a été identifiée à une profondeur de 40 mètres de la surface de la côte de l'île de Terceira. La structure parfaitement carrée a été aperçue par un propriétaire de yacht privé, Diocleciano Silva, lors d'un voyage touristique. Estimée être d'environ 60 mètres de haut, la structure énigmatique a été enregistrée grâce à la technologie numérique GPS. " La pyramide est parfaitement formée et orientée apparemment sur les directions cardinales," dit Silva au Diário Insular, le journal local.


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Terceira

 

Plus récemment, les archéologues de l'Association portugaise de la recherche archéologique (APIA) ont identifié des preuves archéologiques sur l'île de Pico qui prennent en charge leur conviction que l'occupation humaine des Açores est antérieure à l'arrivée des Portugais de plusieurs milliers d'années.

 

pyramid.jpgImage recueillie par Silva en utilisant la technologie GPS

 

La preuve se compose d'une grande variété de structures de roches pyramidales protohistoriques, certaines d'entre elles de 13 mètres de haut. Les structures peuvent avoir été construites selon un plan orienté, aligné avec les solstices d'été, ce qui suggère qu'elles ont été construites dans un but précis.

terceira2.jpgBeaucoup de terres sont maintenant cultivées aux Açores (mais surtout des paturages de bovins), y compris d'anciens tumulus peut-être ? Mais de grands parcs protègent aussi des forêts impénétrables d'arbres, flore et animaux endémiques sur Terceira par exemple...



L'archipel des Açores a été découvert par les Portugais, inhabité (tout au moins sur les pourtours des îles, celles-ci étant entièrement couvertes de forêts endémiques difficiles à pénétrer), autour de 1427 (probablement quelques années plus tôt, voir au 14ème siècle). La surprise est tout de même d'y rencontrer des taureaux et vaches noires, très fortes, revenues à l'état sauvage et fuyant l'homme... et une espèce devenue endémique !)

L'an dernier, les archéologues ont affirmé avoir découvert des peintures rupestres sur l'île de Terceira, qu'ils croient être de milliers d'années.

archeologist-nuno-ribeiro-researching-in-the-azores.jpgL'archéologue Nuno Ribeiro dans une grotte des Açores

 

https://www.courrierinternational.com/article/2013/08/01/prehistoire-mystere-aux-acores


Au cours des trois dernières années, une variété d'anciens vestiges archéologiques ont été identifiés sur l'ensemble des neuf îles de l'archipel des Açores. Ils comprennent un épigraphe de l'époque romaine, des sanctuaires carthaginois, de l'art rupestre et des structures mégalithiques, voir ci-dessous :

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Découverte d'objets inconnus autour du trou noir central

Découverte d'objets inconnus autour du trou noir central

 

Astronomy groupeg reconstitutionartRendu artistique Jack Ciurlo

 

Les astronomes de la Galactic Center Orbits Initiative de l'UCLA ont découvert une nouvelle classe d'objets bizarres au centre de notre galaxie, non loin du trou noir supermassif appelé Sagittaire A *. Ils ont publié leurs recherches le 15 janvier 2020 dans la revue Nature.

" Ces objets ressemblent à du gaz et se comportent comme des étoiles ", ont déclaré la co-auteure Andrea Ghez, Lauren B. Leichtman de l'UCLA et Arthur E. Levine, professeur d'astrophysique et directeur de l'UCLA Galactic Center Group.

" Les nouveaux objets sont compacts la plupart du temps et s'étirent lorsque leurs orbites les rapprochent du trou noir. Leurs orbites varient d'environ 100 à 1000 ans ", a déclaré l'auteur principal Anna Ciurlo, chercheur postdoctoral à l'UCLA.

Le groupe de recherche de Ghez a identifié un objet inhabituel au centre de notre galaxie en 2005, qui a ensuite été nommé G1. En 2012, des astronomes en Allemagne ont fait une découverte déroutante d'un objet bizarre nommé G2 au centre de la Voie lactée qui a fait une approche rapprochée du trou noir supermassif en 2014. Ghez et son équipe de recherche croient que G2 est probablement deux étoiles qui avaient été en orbite autour du trou noir en tandem et avaient fusionné en une étoile extrêmement grande, enveloppée de gaz et de poussières inhabituellement épais.

" Au moment de l'approche la plus proche, G2 avait une signature vraiment étrange ", a déclaré Ghez. " Nous l'avions déjà vu, mais il n'avait pas l'air trop particulier, jusqu'à ce qu'il se rapproche du trou noir et soit devenu allongé, et qu'une grande partie de son gaz a été déchiré. Il est passé d'un objet assez inoffensif quand il était loin du trou noir à un objet qui était vraiment allongé et déformé à son approche la plus proche puis a perdu sa coque extérieure, et maintenant il redevient plus compact. "

 

Astronomy groupeg reconstitutionart

Le rendu de l'artiste montre des objets G, avec les centres rougeâtres, en orbite autour du trou noir supermassif. Le trou noir est représenté comme une sphère sombre à l'intérieur d'un anneau blanc (au-dessus du milieu du rendu). - Artist’s impression of G objects, with the reddish centers, orbiting the supermassive black hole at the center of our galaxy. The black hole is represented as a dark sphere inside a white ring (above the middle of the rendering). Credit: Jack Ciurlo

 

" L'une des choses qui a enthousiasmé tout le monde à propos des objets G est que les choses qui en sont arrachées par les forces de marée alors qu'elles balayent le trou noir central doivent inévitablement tomber dans le trou noir ", a déclaré le co-auteur Mark Morris, Professeur de physique et d'astronomie à l'UCLA. " Lorsque cela se produit, cela pourrait être en mesure de produire un impressionnant spectacle de feux d'artifice, car le matériau mangé par le trou noir va chauffer et émettre un rayonnement copieux avant de disparaître à travers l'horizon des événements."

Mais les valeurs G2 et G1 sont-elles aberrantes ou font-elles partie d'une plus grande classe d'objets ? :

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Voie Lactée : découverte d'un trou noir impossible

Voie Lactée : découverte d'un trou noir impossible

 

Lb1 reconstitution

 

Une équipe internationale d'astronomes a découvert dans notre propre galaxie un trou noir exceptionnellement massif d'origine stellaire d'une masse 68 fois supérieure à celle du Soleil, ce qui est impossible selon les théories actuelles. 

" Selon la plupart des modèles actuels d'évolution stellaire, les trous noirs d'une telle masse ne devraient même pas exister dans notre galaxie de la Voie Lactée ", a déclaré le Dr Jifeng Liu, astronome à l'Observatoire national d'astronomie de Chine, l'Académie chinoise des sciences.

" Nous pensions que les étoiles très massives ayant la composition chimique typique de notre galaxie devaient libérer l'essentiel de leur gaz dans des vents stellaires puissants, à l'approche de la fin de leur vie. Par conséquent, ils ne devraient pas laisser derrière eux un reste aussi massif. "

" Le trou noir récemment découvert est deux fois plus massif que ce que nous pensions possible. Maintenant, les théoriciens devront relever le défi d’expliquer sa formation.

" Ce trou noir est beaucoup plus massif que les trous noirs typiques que l'on trouve couramment dans la Voie lactée, dont les masses distribuent entre 5 et 15 masses solaires ", a ajouté le Dr Jorge Casares, chercheur à l'Instituto de Astrofísica de Canarias et à l'Université de La Laguna.

Le nouveau trou noir fait partie de LB-1, un système binaire étoile-trou noir situé à environ 13 800 années-lumière de la constellation des Gémeaux :

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Briques de la Vie : du ribose dans les météorites

Briques de la Vie : du ribose dans les météorites

 

Ribose meteorite yoshihiro furukawa 500

 

 

La cosmochimie fait partie des disciplines utilisées par les exobiologistes pour apréhender l'origine de la Vie sur Terre et tenter d'évaluer les probabilités de son apparition ailleurs dans le cosmos. Une équipe internationale de chercheurs vient de publier un article dans Proceedings of the National Academy of Sciences qui fera date à cet égard, puisqu'ils y annoncent la toute première détection dans des météorites d'un sucre et surtout pas de n'importe quel sucre, puisqu'il s'agit du ribose, un des ingrédients de base pour la constitution de l'acide ribonucléique (ARN) et même de l'ADN, des molécules donc fondamentales du vivant.

La découverte a été faite en analysant des échantillons en poudre au moyen d'une technique de spectrométrie de masse par chromatographie en phase gazeuse. Deux météorites ont été l'objet de ces analyses, NWA 801 (CR) et Murchison (CM). Deux autres sucres biologiquement importants ont aussi été identifiés pour la première fois dans des météorites. L'arabinose ou sucre de pectine (les pectines sont présentes en grande quantité dans les parois végétales de nombreux fruits et légumes) et le xylose (sucre de bois ou sucre de bouleau).

 

Ribose meteorite yoshihiro furukawa

Ceci est un modèle de la structure moléculaire du ribose avec un fragment de la météorite de Murchison. La ribose et d'autres sucres ont été trouvés dans cette météorite. Crédit : Yoshihiro Furukawa

 

La météorite de Murchison fait l'objet de l'attention des exobiologistes depuis longtemps. Tombée près de la petite ville de Murchison en Australie en 1969, cette chondrite carbonée a livré aux cosmochimistes au cours des années plus de 70 acides aminés. Ils y ont ainsi découvert, sous forme de traces, l'alanine, la glycine, la valine, la leucine, l'isoleucine, la proline, l'acide aspartique et l'acide glutamique, toutes présentes dans les protéines de la vie telle qu'on la connaît sur Terre.

Des purines et des pyrimidines y ont également été trouvées. Or, ces molécules sont les bases de l'ADN et de l'ARN qui constituent le matériel génétique de tous les êtres vivants sur la Planète bleue.

C'est d'ailleurs ce à quoi fait allusion dans un communiqué de la NasaYoshihiro Furukawa de l'université de Tohoku, au Japon, l'auteur principal de l'étude publiée dans PNAS quand il explique que :

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Astrophysique : une nouvelle piste pour les trous de ver

Astrophysique : une nouvelle piste pour les trous de ver

 

Trou noir ver

 

Les physiciens ont compris assez rapidement que les trous noirs et les trous de ver étaient une solution possible aux équations de la relativité générale d’Albert Einstein. En effet, c'est très peu de temps après la publication de la théorie par Einstein en 1915, que le physicien allemand Karl Schwarzschild (fin 1915) a trouvé une solution possible qui prédit non seulement l’existence de trous noirs, mais aussi celle de tunnels les reliant. Mais Schwarzschild avait calculé que tout trou de ver reliant deux trous noirs s’effondrerait trop rapidement pour que quoi que ce soit puisse le traverser. La seule façon de traverser ces objets cosmiques, d'après lui, serait de les stabiliser grâce à l’existence de matières exotiques à densité d’énergie négative. C'est Albert Einstein lui-même, recevant un courrier explicatif de Schwarzschild, qui présenta au nom de celui-ci à l'Académie des sciences de Prusse le 13 janvier 1916 les calculs du physicien, car il est le premier à avoir trouvé une solution à ses équations gravitationnelles. Avec la métrique de Schwarzschild, ce dernier démontrait que dans les équations décrivant la gravitation d'une quantité de matière concentrée en un point, il apparaît une singularité à la distance du rayon de Schwarzschild du centre, qui n'est en fait qu'apparente, comme le montre la métrique de Kruskal-Szekeres. Malheureusement, Schwarzschild décédait en mai 1916, victime d'une maladie contractée lors de son enrôlement dans l'armée allemande pour faire la guerre.

Ses travaux sont à l'origine de toutes les recherches effectuées depuis sur les trous noirs et les trous de ver. Depuis, les trous noirs sont passés d'une hypothèse théorique à une reconnaissance quasiment unanime, alors que les trous de ver sont restés comme une hypothèse que de nombreux physiciens cherchent à confirmer ou infirmer.

Cette année 2019 a vu les publications de deux équipes de chercheurs qui pourraient faire évoluer les choses vers une confirmation de l'existence de ces fameux trous de ver. Pour rappel, les trous de ver sont des raccourcis hypothétiques entre deux régions de l’espace-temps. En fait, pour plusieurs physiciens, ces trous de ver pourraient non seulement relier deux points distants de notre univers, mais aussi (ou à la place), relier deux univers (parallèles ou dimensionnels) différents.

Tout d'abord, une équipe de scientifiques de l’Ivy League a publié une étude expliquant comment des trous de ver traversables pourraient exister. Daniel Jafferis, physicien à l’Université Harvard, semble avoir une solution. Comme il l’a expliqué dans sa conférence de l’April meeting of the American Physical Society 2019 : « La perspective de configurations de trous de ver traversables a longtemps été une source de fascination. Je décrirai les premiers exemples compatibles avec une théorie de la gravité pouvant être complétée par UV, sans aucune matière exotique. La configuration implique une connexion directe entre les deux extrémités du trou de ver. Je discuterai également de ses implications pour l’information quantique en relation avec la gravité, du paradoxe de l’information du trou noir et de sa relation avec la téléportation quantique ».

 

Trou noir ver blanc voyage interstellaire

Bien qu’ils soient une solution possible aux équations de la relativité générale, les trous de ver nécessitent de la matière exotique pour rester stables. Toutefois, selon Jafferis, il pourrait exister une configuration stable de trou de ver sans nécessiter une telle matière. Crédits : Andrzej Wojcicki/Getty

 

Dans le cadre de cette étude, Jafferis a examiné le travail effectué par Einstein et Nathan Rosen en 1935. Cherchant à développer les travaux de Schwarzschild et d’autres scientifiques à la recherche de solutions aux équations d’Einstein, ils avaient proposé l’existence éventuelle de ponts dans l’espace-temps (appelés ponts d’Einstein–Rosen, ou trous de ver) qui pourraient théoriquement permettre à la matière et aux objets de les traverser.

En 2013, cette théorie était utilisée par les physiciens théoriciens Leonard Susskind et Juan Maldacena comme une solution possible pour la relativité générale et l’intrication quantique. Connue sous le nom de conjecture ER = EPR, cette théorie suggère que les trous de ver sont à la base du mécanisme de l’intrication quantique, permettant de relier deux particules séparées l’une de l’autre.

C’est à partir de là que Jafferis a développé sa théorie, en postulant que les trous de ver pourraient en réalité être traversés par des photons. Pour tester cela, Jafferis a mené une analyse avec l’aide des physiciens Ping Gao et Aron Wall.

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Anomalies dans la Baltique : Nouvelles expéditions 2019

Anomalies dans la Baltique : Nouvelles expéditions 2019

 

Scananomaliebaltique2 mini

 

 

Voici la reprise d'un gros dossier de ce site, puisque cette découverte et les recherches liées y ont été suivies et traduites dès son début : http://www.sciences-faits-histoires.com/pages/pages/les-anomalies-de-la-mer-baltique.html

Un gros dossier qui va devoir être divisé en deux parties étant donné la masse de son contenu.

Nous avions donc quitté l'équipe Océan X à la moitié de l'année 2016 et sa découverte confirmée d'un sous-marin datant de la première guerre mondiale dans un autre endroit de la Mer Baltique. Depuis, l'équipe a pu se procurer un bateau plus récent et confortable, un nouveau rover et a continué ses recherches d'épaves et de cargaisons de spiritueux, permettant le financement de l'entreprise. C'est en juin 2019 que l'annonce d'une nouvelle expédition sur l'Anomalie 2 cette fois est engagée formellement...

 

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Les scans de 2011 avec l'Anomalie 1 à gauche et l'Anomalie 2 à droite (crédit : Ocean X)

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le scan de 2011 de l'Anomalie 2 (crédit : Ocean X)

 

Depuis, les analyses des scans et l'utilisation des données sur la région, de comparaison avec des cartes marines, satellitaires et les données des échoes des senseurs du rover associées aux logiciels GPS ont permis de dessiner de nouvelles cartes des lieux. Pour rappel, l'équipe avait au moins pu faire un passage au-dessus des deux anomalies à la mi-août 2014, avec leur nouveau matériel de sonar multidirectionnel Klein 3900 :

 

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Nous avons ici un mix entre la ligne de scan du sonar de 2011 et l'écho de la région au multibeam (multidirectionnel 3D GPS) (2014).

 

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scan issu d'un passage au-dessus de l'anomalie 2 (2014) Publication by Thomas Mikey Scrøder Jensen

 

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Ano 2 par MP Evrard (équipe française), une certaine apparence d'une épave ou de l'empreinte sédimentée d'une épave...

 

 

Voici une petite vidéo mise en ligne en septembre 2019 présentant les débuts de l'expédition de juin 2019, en direct du bateau et la veille d'atteindre le lieu des Anomalies. Présentation faite par Peter Lindberg de la passerelle du navire. Celui-ci annonce qu'il s'agit juste d'une petite expédition car ils n'ont que 66% de l'équipage. Les quelques minutes d'images restantes ont été filmées sur les lieux, le lendemain, avec un beau temps et une petite visite du bateau...

 

Le site des anomalies a été atteint le 08 juin 2019 d'après la communication du chef de l'expédition, ‎Peter Lindberg‎, voir ci-dessous :

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Impact puissant il y a 12 800 ans : Nouvelle confirmation

Impact puissant il y a 12 800 ans : Nouvelle confirmation en Afrique du Sud

 

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Une nouvelle recherche soutient l'hypothèse qu'un astéroïde a contribué à l'extinction de masse du Dryas récent (12 800 ans).

Une équipe de scientifiques sud-africains a découvert des preuves corroborant en partie l'hypothèse selon laquelle la Terre aurait été frappée par une grosse météorite, un astéroïde ou une comète il y a 12 800 ans, entraînant des conséquences globales, notamment un changement climatique, et contribuant à l'extinction de nombreuses espèces de grands animaux à l'époque, lors d'un épisode appelé le Dryas Récent.

L’équipe, dirigée par le professeur Francis Thackeray de l’Institut d’études sur l’évolution de l’université du Witwatersrand à Johannesburg, en Afrique du Sud, a découvert des preuves d’un «pic de platine» remarquable sur un site appelé Wonderkrater dans la province du Limpopo, au nord de Pretoria, en Afrique du Sud. En travaillant avec le chercheur Philip Pieterse de l'Université de Johannesburg et le professeur Louis Scott de l'Université de l'État libre, Thackeray a découvert ces preuves à partir d'un noyau foré dans un gisement de tourbe, notamment dans un échantillon âgé d'environ 12 800 ans. Cette recherche a été publiée dans Palaeontologia Africana, voir ci-dessous :

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Choquequirao, la deuxième mystérieuse Machu Picchu

Choquequirao, la deuxième mystérieuse Machu Picchu

 

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Le gouvernement péruvien travaille actuellement à la construction d'un téléphérique menant au site de Choquequirao, surnommé "l'autre Machu Picchu". Ceci afin de réduire l'afflux de touristes au Machu Picchu proprement dit. Pour Choquequirao, cela se traduira par une explosion du nombre de visiteurs, qui passera de 5 personnes en moyenne à 3 000 par jour après son ouverture à la fin de 2015. Au Machu Picchu, ce nombre reste limité à 2 500 visiteurs par jour. Actuellement, la plupart des visiteurs à Choquequirao doivent voler à Cuzco, l'ancienne capitale impériale des Incas, et puis conduire pendant quatre heures sur les routes de montagne. Ensuite, c'est encore 12 à 16 heures de marche.

Loin des sentiers Incas foulés, chaque année, par des milliers de touristes, les ruines récemment « redécouvertes » de Choquequirao au Pérou mettent en lumière une nouvelle hypothèse : la fabuleuse civilisation inca aurait résisté près de quarante ans après la chute de Cusco.

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Des générations de voyageurs ont rêvé de se perdre au cœur des sites Incas qui s’égrènent au Pérou, vieilles pierres alignées auréolées de mystère. Pourtant aujourd’hui, du célébrissime Machu Picchu à l’incontournable vallée sacrée autour de Cusco, difficile d’envisager une communion cosmique avec les fils du soleil, dans le silence des vestiges. De l’aube au crépuscule, ce sont des hordes de touristes - toutes nationalités confondues - qui empruntent le chemin pavé de l’Inca, photographient, arpentent et caressent les pierres des fameuses cités mille fois imaginées.Un site toutefois, autorise une visite plus confidentielle : la cité perdue de ChoquequiraoBerceau de l’or » en quechua). Le comte français Eugène de Sartiges fut l’un des premiers explorateurs à avoir révélé l’existence de la citadelle, qui retomba vite dans l’oubli, avant d’être « redécouverte » dans les années 90 et progressivement déblayée depuis le début des années 2000. Mais, contrairement à tous les autres sites Incas accessibles au plus grand nombre, déambuler à travers Choquequirao se mérite : depuis le village de Cachora, petit bout du monde péruvien à 180 kilomètres à l’ouest de Cusco, il faut au minimum deux jours de marche pour parcourir, entre agaves et genêts, les 30 kilomètres et les 3000 mètres de dénivelés qui séparent la civilisation de la cité perchée : Voir la suite ci-dessous :

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Des gravures préhistoriques racontent l'apprentissage de l'être humain

Des gravures préhistoriques racontent une histoire cosmique

Mise à Jour : Découverte d'un "homme-oiseau" en Sibérie

 

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Une partie de l'art ancien situé dans la carte du cosmos de l'humanité aux États-Unis est comme relié avec une ancienne religion. Une équipe de scientifiques a découvert une série de gravures et dessins placés stratégiquement en plein air et dans des grottes préhistoriques par des groupes de colons amérindiens qui dépeignent leur compréhension cosmologique du monde autour d'eux.

discover1.jpgCes dessins découverts en Alabama montrent des figures anthropomorphes et deux cercles, le tout teint en rouge. Credit : Jan Simek, Alan Cressler, Nicholas Herrmann and Sarah Sherwood / Antiquity Publications LTD.

" L'objet de cette œuvre, ce dont ils tiraient des dessins, nous savons depuis longtemps que c'était mythologique, cosmologique, " a dit Jan Simek, un archéologue à l'Université de Tennesseet. " Ils dessinaient des images d'hommes-oiseaux qui étaient des personnages importants dans l'histoire de leur origine et de leurs légendes de héros, et donc nous savions que c'était une chose religieuse et de ce fait, nous savions que potentiellement cela se référait à cet univers multiniveaux qui était le fondement de leur cosmologie. " : Voir la suite et la Mise à Jour ci-dessous :

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