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La cité engloutie de Kitej découverte en Russie ?

La cité engloutie de Kitej découverte en Russie ?

Lac svetloiar russie5lac Svetloïar

 

Même la majorité des scientifiques sont d'accord sur ce fait : toutes les légendes et mythes ont une part de vérité, une origine bien fondée... et cela pourrait être encore confirmé en ce qui concerne une très vieille légende liée à la cité engloutie de Kitej, ou Kitezh, Kitège, également surnommée l'Atlantide russe.

La légende : D'après les traditions orales, cette histoire remonte au moyen-âge russe et plus précisément au 12e siècle, puisqu'il est dit que c'est Iouri II Vladimirski, (né en 1189), grand prince de Vladimir, qui fut le premier à bâtir la ville de Maly Kitej (la petite Kitej) sur la Volga (aujourd'hui Krasny Kholm). Plus tard, le prince traversa les rivières Ouzola, Sanda, et Kerjenets et trouva un lieu magnifique sur les rives du lac Svetloïar, où il décida de bâtir la ville de Bolchoï Kitej (grande Kitej)...

Mikhail nesterov ville de kitejimage : dans l'ouvrage de Mikhail Nesterov "ville de kitej"

 

Puis vint le moment des invasions des Mongols. Après avoir conquis plusieurs territoires russes, le Khan Batu (ou Baty) entendit parler de Kitej, de sa cathédrale et des dômes de ses six églises, et ordonna à son armée de s'y rendre. Les Mongols capturèrent rapidement Maly Kitej, forçant Iouri à battre en retraite dans les bois aux alentours de Bolchoï Kitej. L'un des prisonniers des Mongols parla de chemins secrets qui mèneraient au lac Svetloïar. L'armée suivit ses instructions et pénétra rapidement dans la forêt pour trouver les murs de la cité. Mais, à la surprise des Mongols, la ville n'avait aucune fortification. Les citoyens n'avaient jamais eu l'intention de se défendre par les armes et commencèrent à prier avec ferveur, demandant à Dieu de pardonner leurs péchés. En voyant cela, les Mongols pressèrent leur attaque, mais furent stoppés net par les événements. Soudainement, ils virent des fontaines d'eau surgir du sol tout autour d'eux. Les attaquants reculèrent en catastrophe et regardèrent la ville être submergée par les flots. La dernière chose qu'ils aperçurent fut le dôme brillant de la cathédrale avec la croix à son sommet. Ensuite, il n'y eut plus que des vagues sur le lac qui avait doublé son volume...

Cette légende donna naissance à un nombre incroyable de rumeurs, pour la plupart prétendant que la cité aurait survécu, cachée, jusqu'à nos jours (tout à fait comme les légendes celtiques d'Ys ou de Taricum !). Il est dit que seuls ceux qui sont purs de cœur et d'âme pourront trouver le chemin pour se rendre à Kitej (nommé ironiquement Батыева тропа, le chemin de Batu). Il est aussi dit que par temps calme, on peut parfois entendre le son des cloches et des chants sous les eaux du lac Svetloïar. Plusieurs personnes disent que les individus les plus pieux peuvent aujourd'hui voir les feux de processions religieuses (nommées крестный ход) et les toits des bâtiments affleurant à la surface du lac. C'est pourquoi le lac Svetloïar est parfois appelé l'Atlantide russe...

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Source photo : PhotoXpress

 

Ce lac, presque parfaitement de forme ovale et rempli d'eau claire et froide, ne ressemble à rien d'autre dans le paysage des forêts au-delà de la rivière Volga. Les scientifiques n'étaient même pas d'accord sur la façon dont le lac a été formé; certains géologues croyaient que Svetloyar avait été créé par un tremblement de terre, tandis que d'autres soutenaient que le lac se trouvait dans le cratère d'une météorite préhistorique. En fait, une récente étude des géologues a prouvé que le lac se trouvait très précisément à l'intersection de deux failles géologiques, et qu'il n'était donc pas impossible que les soldats mongols aient réellement vu en temps réel sa création, qui a pu intervenir en quelques minutes, suite à un mouvement de terrain. En fait, ses parois rondes font bien sûr penser aux trous identiques qui se forment subitement en d'autres endroits du globe, suite à des micro-séismes qui transforment le calcaire ou le sable en matière friable ou quasi-liquide, poussière...

Par contre la première mention écrite de cette légende est plus récente car la première mention de cette ville sacrée remonte aux années 1780, même si la mention fait aussi référence à une vieille légende datant des invasions mongoles. La mort du prince Georgy Vsevolodovich sous les murs de Kitège a été décrit dans le Kitezh Chronicle, qui a été créé par les Ancients-Croyants dans les années 1780. Selon le Chronicle, la ville a été fondée par le prince Georgy. Le livre mentionne aussi un Kitezh Maliy (Small Kitezh) sur les rives de la rivière Volga, mais note que les deux villes ont été détruites pendant les invasions mongolesLa Chronique ne mentionne pas la disparition de la ville dans le lac - juste qu'elle a disparu après qu'elle ait été détruite et tous ses habitants tués.

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Le lac et le village proche - Photo satellite de Google Earth

 

Géographie : Le lac est situé près du village Vladimirskoïé du district Voskressénski, dans le bassin de la rivière Liunda (affluent de la Vetlouga), à 130 km de Nijni Novgorod. Entre Sémenov et Vladimirskoïé circule un autobus (deux fois par jour). Près du lac, il y a un parking.

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Le lac et la rivière proche (en haut et à droite) - Photo satellite de Google Earth


La superficie du lac est de 12 ha environ, sa longueur est de 210 m et sa largeur est de 175, la profondeur atteint 36 m, ainsi, c`est le lac le plus profond de la région. L`eau de ce lac énigmatique peut pendant des années se conserver dans un récipient sans perdre sa pureté, ni transparence ni fraîcheur.

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Le lac, on distingue en transparence les bords qui s'enfoncent dans l'eau, des arbres engloutis - Photo satellite de Google Earth

 

Culture : Ce lac a été mentionné par beaucoup d’écrivains: V.Korolenko, A.Melnikov-Pétcherski, M.Prichvine, le compositeur N.Rimski-Korsakov a créé l’opéra “Légende de Kitej, ville invisible et de la jeune fille Févronia”. Le lac a été peint par beaucoup d’artistes: K.Korovine, A.Vasnetsov, N.Rérikh, I.Glazounov. Le lac Svétloïar a fait l'objet de nombreuses études scientifiques également.

Archéologieen 1843, l'historien amateur de Nizhni Novgorod, Stepan Meledin, qui vient aussi d'une famille de conservateurs, a publié dans la revue "Moskvityanin" un essai : "Kitezh Svetloyarsky sur le lac", qui résume toutes les légendes des "Chroniqueurs", assaisonnées de leur juste part d'imagination. Fait intéressant, un archéologue amateur se cachant derrière le pseudonyme de AI, en 1915, dans la revue "Historical Journal" a littéralement anticipé le lieu des futures découvertes de la ville en affirmant : " Il y a trente ans, sur la colline, pouvait être vu dans un seul endroit des traces de fondations de certains bâtiments. Une partie des pierres a été chapardée par les villageois de Vladimir (le village d'à côté), et les fondations restantes sont restées dans la terre et le sous-bois, il serait bien que des archéologues creusent là pour résoudre le problème de l'ancienneté des fondations : elles peuvent être les restes de la réelle Kitezh, détruite il y a longtemps par les Mongols ".

En 1968, des scientifiques dirigés par des archéologues de renom, Mark Barinov et Tatiana Makarova ont commencé la recherche de la cité perdue et ont examiné tous les coins des rives du lac; des plongeurs ont même exploré la topographie du fond du lac. YHJ'ai retrouvé un document qui date de cette époque : qu'en dit précisément Mark M. Barinov à l'issue de ces recherches ? : " In the autumn of 1968, we set out for Lake Svetloyar. The archaeologists in our group explored the lake shore for traces of the city; scuba divers examined the lake basin and studied the bottom; geologists, hydrologists and other specialists determined the age and source of the lake; and folklore experts probed the recesses of local folk memory, collating everything that people knew about Kitezh, the lake and the events of the past. This first expedition revealed that Lake Svetloyar is relatively young and was formed as a result of three land cave-ins, one of which dated back precisely to the time of Batu Khan's invasion. Our scuba divers discovered tree trunks on the bottom that had once been part of the forest, thus definitely confirming that the lake had been formed as a result of a natural catastrophe, but thick silt prevented them from searching for traces of a sunken city. Radioactive carbon analysis substantiated the dating of the cave-in. The following year we returned with a sonic-geolocator, an instrument specially designed by a Leningrad scientist, which not only measures the depth of water down to the bed of a sea or lake, but' also identifies the nature of underlying geological layers. In an ordinary fishing boat we carefully quartered the lake to plot a sonic cross-section of the bottom. In the northern part of the lake we discovered an oval-shaped formation which seemed to suggest the presence of some kind of enclosed structure. Another year passed and, in 1970, five test borings in the indicated area pierced ten metres of silt to bring up pieces of wood which bore tracesof human activity. Did we find Kitezh? This question can only be answered after a further expedition by underwater archaeologists using powerful modern equipment. ". 

Traduction : " À l'automne de 1968, nous partîmes pour le Lac Svetloyar. Les archéologues de notre groupe ont exploré les rives du lac pour trouver des traces de la ville (YH : mais pas les collines apparemment); des plongeurs examinèrent le bassin du lac et ont étudié le fond; des géologues, hydrologues et autres spécialistes ont déterminé l'âge et source du lac; et les experts en folklore ont sondé les profondeurs de mémoire populaire des locaux, pour collationner tout ce que les gens connaissaient de Kitezh, le lac et les événements du passé.
Cette première expédition a révélé que le Lac Svetloyar est relativement jeune et a été formé à la suite de trois effondrements de terres, qui datent précisément du moment de l'invasion de Batu. Nos plongeurs ont découvert des troncs d'arbres sur le fond qui avaient autrefois fait partie de la forêt, pouvant ainsi certainement confirmer que le lac avait
été formé à la suite d'une catastrophe naturelle, mais la vase épaisse les empêchait de chercher des traces d'une ville engloutie. L'analyse de la radioactivité du carbone a étayé la datation de la grotte submergée.
L'année suivante, nous sommes revenus avec un "sonic-géolocalisateur", un instrument spécialement conçu par un scientifique de Leningrad, qui mesure non seulement la profondeur de l'eau vers le lit d'un mer ou d'un lac, mais " identifie aussi la nature des couches géologiques sous-jacentes."
Dans un bateau de pêche ordinaire, nous délimitons soigneusement le lac entièrement pour tracer une section transversale du fond avec l'appareil sonique. Dans la partie nord du lac, nous avons découvert une formation de forme ovale qui semblait indiquer la présence d'une sorte de structure fermée.
Une autre année a passé et, en 1970cinq forages d'essai dans la zone indiquée ont percé dix mètres de limon pour faire apparaître des morceaux de bois qui portaient des traces d'activité humaine.
Avons-nous trouvé Kitezh ? Cette question ne pourra pas avoir de réponse avant une nouvelle expédition par l'archéologie sous-marine utilisant un puissant equipement moderne. " (qui n'eut jamais lieu, les tensions entre russes et reste du monde s'agravant après les événements de 1968 et suites).

Source Unesco doc 1972http://unesdoc.unesco.org/images/0007/000782/078276eo.pdf  Page 6.

En conséquence, les scientifiques, depuis de nombreuses années, ont estimé que Kitezh n'a jamais existé en dehors de la légende. Mais, vers 2006-2007, l'expédition archéologique Vetluzhsky a décidé de tenter un autre regard. Elle a commencé une enquête sur Krestovozdvizhensky Hill, où une ancienne chapelle n'avait pas été suffisamment examinée par les expéditions précédentes.

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" Nous avons lu les rapports des précédentes expéditions, et nous avons pensé que quelque chose n'avait pas été dit sur ce lieu ", dit Evgeny Chetvertakov, chef de l'expédition archéologique Vetluzhsky. " Je voulais tout revérifier par moi-même."

La première expédition sur le terrain ne put avoir lieu avant l'été 2011, mais elle mena à une découverte inattendue : sur la pente d'une colline, les archéologues ont trouvé des traces d'une ancienne colonie. Et, directement sur le chemin d'une procession religieuse qui a lieu tous les ans, de la rive du lac à l'église, les scientifiques ont trouvé des tessons de poterie traditionnelle russe. Et derrière le Temple, les restes de l'ancienne colonie qui avait séjourné là.

Des milliers de tessons de poterie, des fragments de couteaux de fer, des morceaux de harnais, une meule et une tinderbox (une boite à ustenciles pour faire du feu dans l'antiquité-moyen-âge) est pratiquement tout ce qui reste de la colonie, qui a vécu jusqu'il y a six siècles au moins, sur les rives du lac Svetloyar. Mais il y a autre chose - les restes de cabanes en rondins, trouvés à une profondeur d'un demi-mètre sous la surface du lac.

"Il y avait un temple païen ici  " dit Alexander Bazunov, l'un des archéologues de l'équipe, " dans lequel des sacrifices ont probablement eut lieu "

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" Très probablement, ce ne fut pas réellement une ville, mais un odnodvorka - une maison avec dépendances exterieures qui abritait 10-15 personnes ", a déclaré Evgeny Chetvertakov. " Peut-être, en réalité, que ce site était plus grand, mais qu'une partie de celui-ci a été emmené par les glissements de terrain dans le lac Svetloyar, ce qui a formé la base des légendes sur la disparition mystérieuse de la ville de Kitezh."

lls croient que la taille du village qu'ils ont découvert ne reflète en rien les véritables frontières de l'ancienne colonie. Ils pensent que Krestovozdvizhensky Hill était toujours sujette à des glissements de terrain, dont un a absorbé l'ancienne ville russe, donnant naissance à une belle légende.

" En outre, nous pouvons dire avec confiance que ce site a été abandonné par les habitants pour une raison inconnue ", a déclaré Chetvertakov. " Peut-être qu'ils l'ont laissé en relation avec le déclin économique de la principauté de Nizhny Novgorod peu après que Nizhny Novgorod ait été dévastée en 1408 par les troupes de la Horde du Khan YedigeiEnsuite, des nouveaux colons sont venus ici et ont trouvé les restes de la ville abandonnée. Ainsi, la légende de la ville miraculeuse de Kitezh reposant au cœur des forêts, au-delà de la rivière Volga, pourrait être née et a été transmise de génération en génération.

Première publication dans le magazine Ogonyok.

De nos jours, Svétloïar est un monument naturel et un endroit protégé. Le lac est un lieu saint vénéré par les orthodoxes. Mais il n'attire pas seulement les pèlerins, il est apprécié de ceux qui s’intéressent aux énigmes historiques et à la nature. Le lac a ses attraits pour le tourisme historique, écologique, botanique et ethnique.

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Beaucoup de gens arrivent aux bords du Svétloïar pour fêter la Saint-Jean (du 6 au 7 juillet). On vous invite aussi à devenir spectateurs ou participants des rites anciens et processions. Source photo: ITAR-TASS


Au bord du lac existe une chapelle dédiée à l’icône de La Sainte-Vierge de Kazan, on peut y voir une pierre avec l’empreinte du pied de la Sainte-Vierge. Au village proche de Vladimirskoïé vous pouvez aussi visiter l’église en bois du XVIIIe siècle, qui a été dédiée à l’icône de La Sainte-Vierge de Vladimir, ainsi que le musée de l’histoire et des beaux arts “Kitej”, dans le centre ethno-culturel pour enfants. Depuis 1999, le lac Svétloïar est une réserve protégée.

Cette vidéo d'une chaîne de télévision russe de 2011 montre les fouilles, les chercheurs sont interviewés. Kitej nahodka veut dire : " Kitej trouvée ". Vetluzhsky archaeological expedition Museum of Nizhny Novgorod State University named. NI Lobachevsky found near Lake Svetloyar remains of the medieval Russian settlement, dating back to pre-XIV — early XV centuries. In addition to numerous pottery shards Russian ceramics found fragments of medieval knives, flint and kresalnoe fragment of a millstone for grinding grain.

 

Sources : http://www.kommersant.ru/doc/1951210

http://rbth.com/articles/2012/07/04/discovering_the_russian_atlantis_16089.html

expédition archéologique Vetluzhsky (district de) : enquête sur cette mission archéologique, autres citations dans les médias et références : http://en.rusmybb.5bb.ru/viewtopic.php?id=38&p=2

http://benedante.blogspot.fr/2012/07/svetloyar-lake-and-myth-of-sunken-city.html

http://fr.tourismnn.ru/maintour/cultinter/voskr_district/svetloyar

https://fr.sputniknews.com/photos/201110181022284049-kitej-l-atlantide-russe/

http://survincity.com/2011/02/kitezh-was-a-place-of-prayer-cheremis-pagan/

http://www.scatoday.net/node/23026

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kitej

http://unesdoc.unesco.org/images/0007/000782/078276eo.pdf  (Page 6)

Conclusion : les chercheurs ont trouvés des traces d'occupations sédentaires sur les collines entourant le lac, avec de probables traces d'effondrements de ces collines dans le passé, dans le lac. D'autres chercheurs ont trouvés des traces de ces effondrements jusqu'au fond du lac, avec de possibles structures humaines englouties au fond. Cette légende de plusieurs siècle semble donc bien se confirmer historiquement sur plusieurs aspects, et non les moindre... il manque certainement des moyens plus importants pour percer le mystère qui se cache probablement sous les vases de ce lac profond...

 

Yves Herbo, Sciences et Faits et Histoireshttps://herboyves.blogspot.fr/, 08-03-2016

 

La fameuse planète X enfin découverte ?

La fameuse planète X enfin découverte ?

 

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Le sujet a déjà fait l'objet de plusieurs articles sur ce site (voir les liens en bas), mais les grands médias et la science officielle (à cause d'articles pessimistes de la NASA sur ses propres travaux de recherches non fructueuses à l'aide de la sonde WISE) avaient préféré rejeter la possibilité de l'existence d'une neuvième planète, et une géante en plus, dans notre système solaire... (par exemple voir ici : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/les-mauvaises-interpretations-des-medias-suite-au-rapport-wise-nasa.html). Mais il ne faut pas oublier que la science officielle et les très grands astronomes des années 1970 rejetaient également par exemple la possibilité qu'une petite planète comme Pluton puisse posséder un ou plusieurs satellites... et pourtant, l'Histoire a prouvé le contraire depuis, comme pour tant d'autres fausses affirmations scientifiques passées !

Planetex

Cette fois, c'est le très sérieux The Astronomical Journal qui a publié un article scientifique de deux astronomes américains, Mike Brown (le découvreur de la mini-planète Eris) et Konstantin Batygin, du California Institute of Technology. Article repris par tous les grands médias et journaux de la planète (Le Monde, Le Parisien, Science et Vie, etc...), y compris les mêmes qui affirmaient encore il y a quelques mois que l'existence de cet astre était purement et simplement impossible, en s'appuyant sur une étude incomplète de la NASA (Wise) en 2013...

Même si le corps céleste n'a pu être encore aperçu via l'un des télescopes géants, les scientifiques sont quasiment certains de fournir des preuves de l'existence de la 9e planète du Système solaire et de leurs calculs d'ici cinq ans car selon eux, la probabilité d'une erreur est de 0.007%... Les astronomes envisagent de se rendre à cette fin à l'Observatoire japonais Subaru des îles Hawaï. Les calculs des astronomes sont basés sur l'étude des évolutions du champ gravitationnel d'autres astres qui présentent des anomalies répertoriées déjà par d'autres scientifiques, comme la mini planète Sedna par exemple.

Science magazineSource : Science Magazine

Les calculs démontreraient qu'il s'agit d'un corps de la taille de Neptune à peu près, c'est-à-dire 10 fois plus massive que la Terre, et qu'elle posséderait une orbite elliptique très inclinée par rapport à celle de notre planète, et avec une période de révolution de 15.000 ans environ. C'est à dire qu'elle ferait le tour du Soleil et des huit autres planètes sur cette période très longue...

Orbite possible de la neuvieme planete

D'après Mike Brown, ce corps, baptisé "planet nine", serait né comme les autres planètes du système solaire il y a environ 4,5 milliards d'années et sa composition chimique serait probablement proche de celle de planètes gazeuses comme Uranus et Neptune. Cette nouvelle simulation informatique collerait vraiment très bien avec les orbites étranges et très elliptiques d'au moins 6 astres qui sont alignées dans la même direction. Ces configurations très improbables, 0,007 chance sur 100 selon les astronomes ayant publié l'étude, restaient mystérieuses jusqu’à ce que Mike Brown et Konstantin Batygin les expliquent parfaitement en ajoutant une grosse planète dans le système qui, tel un berger, ramènerait son troupeau dans la même direction régulièrement... Au plus près du Soleil, elle passerait à quelques centaines de fois la distance Terre-Soleil et au plus loin, plus d’un millier de fois cette distance (UA). Et mettrait de dix mille à vingt mille ans pour faire le tour du Soleil, alors que par exemple, Pluton met deux cent cinquante ans. La confiance des chercheurs est renforcée par le fait que leur modèle prévoit pour d’autres astres des orbites étranges, perpendiculaires au plan du système solaire, déjà observées.

Planet9caltech 630x354Une nouvelle planète, dix fois plus grosse que la Terre, a t-elle été découverte par les astronomes américains ? Les orbites particulières de deux familles de transneptuniens, ici en magenta et en bleu, semblent le montrer. Si la nouvelle planète existe, elle tournerait sur l’orbite représentée en jaune. Document Brown/Batygin/Caltech (source Science et Vie).

Alors, peut-il s'agir de Nibiru, ou Nemesis ou Hercolubus, le nom d'une planète mythique donné par quelques très anciennes civilisations ? La période de révolution autour du Soleil, très longue, est en tout cas troublante car précisée depuis de nombreuses années par les traducteurs de différents textes (y compris sumériens et romains), mais aussi cette orbite très elliptique et donc ovale, amenant ce gros corps à se rapprocher régulièrement... pour provoquer diverses catastrophes gravitationnelles et/ou climatiques (extinctions) selon la configuration de son approche par rapport aux autres planètes géantes du système notamment... (car tous ces corps tournent en permanence autour du Soleil, à différentes vitesses et orbites, les positions de ces corps autour du Soleil sont donc à chaque fois différentes lors de ces rapprochements millénaires (de la planète X), ainsi que les forces gravitationnelles : cela pourrait être un début d'explication également pour les diverses extinctions du vivant sur notre planète, qui ne correspondent pas vraiment à des cycles réguliers, tout en se produisant néanmoins de façon répétitive, mais irrégulièrement...). Et ne vous laissez pas prendre par la théorie des astronomes qui supposent qu'il s'agit d'une planète de taille, masse (poids) et chimie semblable à Neptune, sans l'avoir encore vue : comme nous le savons sur notre propre planète, comme dans l'espace, la taille n'a rien à voir avec le poids : il existe des étoiles nommées naines brunes ou rouges qui sont très petites mais pèsent un poids considérable (d'où puits gravitationnels importants), tout comme les étoiles qui s'effondrent sur elles-mêmes pour créer un trou noir ou équivalent... Rien ne prouve que cet astre lourd (les calculs le démontrent, ou il y a plusieurs astres proches les uns des autres) soit réellement une "Neptune" comme on nous le dit : il peut s'agir d'une naine brune très sombre, d'un trou noir de taille moyenne, d'un gros amas d'astéroïdes sombres ou même (des physiciens semblent avoir prouvé leur existence) d'astres composés d'anti-matière ou de matière noire et donc invisibles pour l'instant encore... les théories "extinctions répétitives" ou encore "cycles glaciations, inter-glaciations non réguliers" seraient évidemment plus facilement concernées par ce type d'astre, qui "colle" bien sûr par plusieurs coïncidences aux mythes liés à Nibiru...

Rappelons aussi que, début 2015, dans une étude publiée par le journal «Monthly notices of the Royal astronomical society letters», des chercheurs assuraient «qu'au moins deux planètes» se trouvaient au-delà de Neptune. Ils appuyaient leur déduction sur l'étude de la trajectoire d'une douzaine d'objets transneptuniens. Ces objets présentent «des paramètres orbitaux inattendus» qui «laissent croire que des forces invisibles altèrent leur distribution orbitale», expliquait alors l'astrophysicien Carlos de la Fuente Marcos. «Nous considérons que l'explication la plus probable est que d'autres planètes inconnues existent au-delà de Neptune et Pluton», estimait le chercheur. «Leur nombre exact est inconnu, car nos données sont limitées, mais nos calculs suggèrent qu'il y a au moins deux planètes, et probablement plus, aux confins de notre système solaire», ajoutait-t-il.... Leurs travaux sont donc rejoints en partie par ceux des astronomes américains... : source : http://www.leparisien.fr/sciences/deux-nouvelles-planetes-autour-du-soleil-le-point-pour-s-y-retrouver-20-01-2015-4462685.php

 

 

Autres articles sur le même sujet : 

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/astronomie-espace/un-autre-astrophysicien-dit-avoir-decouvert-la-planete-x.html - 2012

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/astronomie-espace/decouverte-d-une-planete-naine-dans-notre-systeme-solaire-et-d-un-asteroide-a-deux-anneaux.html - 2014

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/les-mauvaises-interpretations-des-medias-suite-au-rapport-wise-nasa.html - 2014

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/astronomie-espace/les-planetes-x-expliquees-par-la-matiere-noire.html - 2015

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/astronomie-espace/la-planete-x-pourrait-elle-etre-la-5eme-planete-geante.html - 2015

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/astronomie-espace/une-nouvelle-mini-planete-decouverte-dans-le-systeme-solaire.html - 2015

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/la-fameuse-planete-x-enfin-decouverte.html - 2016

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/astronomie-espace/planete-x-hypothese-renforcee.html - 2016

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/astronomie-espace/la-9eme-planete-bientot-identifiee-dans-l-hemisphere-sud.html - 2017

 

 

Yves Herbo, Sciences et Faits et Histoires, 07-02-2016

Caraibes et structures englouties

Caraibes et structures englouties

 

Bimini routeouportenglouti5 miniUn bloc géant de Bimini reposant sur des petits piliers de pierre...

 

J'ai déjà parlé à plusieurs reprises des revendications de plusieurs chercheurs, dont de réels scientifiques, concernant des structures artificielles qui seraient englouties à divers endroits de la région des Caraïbes, Floride, Bermudes et Antilles. Cette vaste zone de l'Atlantique, en face du Mexique et de la mosaïque de petits états de l'Amérique Centrale recèle bien des mystères et légendes depuis que Christophe Colomb lui-même ait décrit dans son journal de bord, à son arrivée dans les parages, une observation étrange de lumière "non-naturelle" (ce que certains recensent comme une des plus anciennes observations d'OVNI historique) et que les premières annales des mystérieuses disparitions de navires (ou d'avions) du Triangle des Bermudes soient enregistrées...

Vous trouverez d'ailleurs en bas de cet article toute une série de liens qui vous enverront vers les différents articles déjà publiés ici sur cette région.

Je suis loin d'avoir encore pu détailler toutes les légendes et histoires de cette région néanmoins, car il y en a toujours à découvrir ou à préciser, comme vous le montre ce nouvel article qui ajoute donc encore quelques lignes et images à celles déjà produites, pour mon plus grand plaisir et le votre je l'espère. 

Je n'en avais pas encore parlé car cette histoire recèle maintenant peu de "surprises" et de nouveautés... mais il est tout de même intéressant de la rappeler car cette réelle cité engloutie nous permet tout de même d'affirmer, avec preuves, que si la chose s'est bien produite il y a peu de temps (relatif mais historique), il a très bien pu aussi se produire dans une période plus lointaine dont nous n'avons plus le souvenir... tout comme les futurs montées des océans dans ces régions assez basses sur l'eau peuvent malheureusement reproduire dans l'avenir les mêmes catastrophes...

 

Port royal1Port Royal englouti - Jamaïque

 

Il y a bien eu, historiquement, une cité d'engloutie ici, et il s'agit de la ville de Port Royal en Jamaïque :

Lire la suite

Technologie avancée ancienne au Pérou : de nouvelles preuves 4

Technologie avancée ancienne au Pérou : de nouvelles preuves 4

 

Sacsayhuaman8

Suite de ces articles déjà nombreux pour le Pérou :

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/technologie-avancee-ancienne-au-perou-de-nouvelles-preuves.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/technologie-avancee-ancienne-au-perou-de-nouvelles-preuves-2.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/technologie-avancee-ancienne-au-perou-de-nouvelles-preuves-3.html

 

Décidément, nous voilà encore en train de parler du Pérou et de ses nombreux mystères ! Une nouvelle recherche sur ce qui se trouve à la périphérie nord de la ville de Cusco nous permet ainsi de parler du complexe archéologique de Sacsayhuaman et de ses nombreuses surprenantes structures de pierre. Car l'architecture de ce site antique est remarquable à plus d'un titre.

En effet, il y a plusieurs milliers d'années, des êtres humains ont réussi l'exploit de soulever et assembler des blocs de pierres au millimètre près, alors que nos propres machines modernes ne pourraient qu'avec beaucoup de peine les bouger et les mettre en place. Est-ce un travail de "démons" ou du Dieu Viracocha le Barbu, celui de géants à la force surhumaine ou nos ancêtres avaient-ils des moyens techniques inconnus du monde moderne ?

Autant certaines explications liées à l'eau ou le sable ont été postulées pour l'Egypte et les gros blocs des pyramides, autant ces explications ne tiennent pas la route dans ces montagnes...

 

Sacsayhuaman1

Cette forteresse remarquable construit par l'Inca pré-industriel, repose sur une montagne nivelée artificiellement à une altitude de 12.000 pieds (3,7 kilomètres !) Et se compose de murs sur trois niveaux, sur 1500 pieds de long et 54 pieds de large (457 mètres de longueur et 16,5 mètres de large !).

La question de savoir comment les pierres de Sacsayhuaman ont été transportées demeure toujours sans réponse. Les tonnes de pierres ont été transportées depuis les carrières situées dans un terrain difficilement accessible, à environ 20 miles de là (32 kilomètres !), de l'autre côté d'une chaîne de montagnes et d'une gorge profonde de la rivière.

 

Sacsayhuaman2

 

Les murs entourent une zone pavée contenant une structure circulaire en pierre que l'on pense être un calendrier solaire. Parmi les autres ruines se trouvent : un réservoir de 50.000 litres d'eau, des rampes, des citernes de stockage, des citadelles et un certain nombre de chambres souterraines.

La forteresse ou le Temple de Sacsayhuamán a été construit sans ciment par des maçons très qualifiés qui ont utilisé des blocs pesant de 50 à 300 tonnes. Ils les ont sculptés en formes plus ou moins carrées et rectangulaires pour les arranger dans une variété de motifs complexes.


Tous les blocs ont été ajustés ensemble - sans mortier - de façon si précise que même la jauge d'épaisseur d'un mécanicien n'a pas pu être insérée entre eux.

Graham Hancock, un écrivain et journaliste britannique qui s'est spécialisé dans les théories et recherches non conventionnelles, se demandait comment les Incas, ou leurs prédécesseurs, ont pu travailler la pierre sur une telle échelle de Gargantua.

Comment avaient-ils coupé et mis en forme ces blocs cyclopéens si précisément ? Par quels moyens en avaient ils fait de murs, traînant les blocs individuels tout autour et les élevant au-dessus du sol avec une telle apparente facilité ?

" Ces gens ne sont même pas censés avoir eu la roue, ni posséder des machines, seules capables de soulever et manipuler des dizaines de formes irrégulières de blocs de 100 tonnes, et de les trier en puzzles de trois dimensions", a écrit Hancock dans son livre " les empreintes digitales des Dieux " ("Fingerprints Of The Gods").

 

Sacsayhuaman3

 

Non seulement il serait important de savoir comment les constructeurs originaux ont fait cet énigmatique travail de pierre, mais aussi qui en fait ont été les constructeurs originaux ?.

Selon les mythes antiques, Hancock continue dans son livre, les " Viracochas " - " les barbus", les " étrangers ", les " whiteskinned " (peaux blanches), " les brillants ", les " soldats fidèles ", étaient ces mystérieux tailleurs de pierre supérieurs...

 

Sacsayhuaman4

 

Sacsayhuamán est un puzzle, une «impossibilité» scientifique...

À proximité de la forteresse, se trouve une énorme pierre taillée d'un seul bloc dans la montagne, transportée à une certaine distance et mise à l'envers, avant d'être finalement abandonnée avec toutes ses plateformes, ses marches, ses trous et une variété de dépressions.

Soudain, quelque chose est arrivé, peut-être qu'un tremblement de terre a interrompu le travail des maçons inconnus, qui étaient incapables de terminer leur travail... Même inachevé, le bloc de pierre gigantesque représente un chef-d'œuvre de la découpe et de l'habillage de précision. Il est de la taille d'une maison de cinq étages et son poids est estimé à au moins 20.000 tonnes !

Nous-mêmes, nous ne possédons pas de machine-robot très complexe pour déplacer ce monstrueux morceau de pierre, pesant 20.000 tonnes, d'un endroit à un autre ! Sacsayhuamán représente un symbole de l'ingéniosité de ceux qui étaient là, et aucune comparaison n'est possible avec nos connaissances actuelles du passé !

 

Sacsayhuaman5

 

L'ensemble du gigantesque rocher est renversé et aujourd'hui ses structures semblent ne mener nulle part. Cette énorme structure de pierre en particulier est un énorme rocher de granit très dur, qui a des escaliers fonctionnant à l'envers, inversés.

Comment pouvons-nous expliquer une telle construction ? Est-il possible qu'une énorme catastrophe se soit produite ici il y a plusieurs milliers d'années ?

 

Sacsayhuaman6

 

Alors que la majorité des roches à Sacsayhuaman ont été manipulées, polies, sculptées et coupées, beaucoup d'entre elles semblent détruites et le lieu semble chaotique. La roche a l'air vielle et patinée à certains endroits, mais dans les parties abritées, la roche coupée est polie et lisse comme du béton.
Cependant, nous ne devons pas oublier que nous ne sommes pas avec du béton, mais avec du granit, l'une des roches les plus dures à travailler.

Qui étaient les constructeurs inconnus de Sacsayhuaman ? Quel type de technologie possédaient-ils, qui leur a permis de soulever et de tailler ces roches lourdes et dures ? Etaient-ils des géants ou une ancienne civilisation supérieure, dont l'existence a été effacée de la Terre en raison d'une catastrophe cosmique ?

Selon Glenn Kimbell, journaliste et chercheur de l'histoire ancienne, les géants étaient encore présents dans le musée de l'or à Lima au Pérou, récemment et pouvaient être vus par tous ceux qui le visitaient. Ils étaient momifiés.

 

Giantmummyheadperu

tête momifiée d'un roi inca. Remarquez l'ombre de l'individu sur la droite de la vitrine pour la perspective.


Kimball, qui a photographié les momies en 1969, a déclaré que leurs couronnes pouvaient tenir autour de sa taille. Il a également dit que leurs gants d'or ont des doigts de dix pouces de longueur (25 centimètres). Leurs momies peuvent être mesurées avec un ruban et elles étaient toutes d'environ neuf pieds et demi de hauteur (2 mètres 90). Il y avait d'autres articles personnels propres à un roi géant, qui ne seraient pas utiles à un homme de taille normale. Les corps réels qui sont encastrés dans du verre sont tou ce qu'on peut voir. Cependant, le musée indique que, depuis, le crâne n'a jamais été étudié scientifiquement, ils ne peuvent pas dire qu'il ait appartenu à un géant ou non.

Si la structure n'est pas le résultat de la colère d'un Titan, peut-être que la roche a été faite dans le cadre d'une structure comme les autres, avec le sens habituel de haut en bas, et qu'une catastrophe a tout simplement détruit la structure et la mise à l'envers. Si nous tournons notre attention vers Ollantaytambo, une ville dans la Vallée Sacrée des Incas, proche de Cuzco, dans la région de la Sierra du Sud du Pérou, nous trouvons plus de preuves d'anciens bâtiments inachevés gigantesques.

Les deux forteresses ou Temples, Sacsayhuaman et Ollantaytambo, sont prétendument construits par les Incas, mais il y a un certain nombre de raisons de croire que les structures étaient déjà là quand les Incas arrivèrent. " Ollantaytambo est curieux et déroutant, mais la plupart des indicateurs pointent vers une culture pré-inca comme ayant été les bâtisseurs. Il semble que le complexe n'ait jamais été achevé. Si les Incas avaient été à l'origine de la construction sur le site dans les cent ans précédent l'arrivée des Espagnols, pourquoi seraient-ils tout simplement repartis, laissant les pierres jonchant la zone ? Si l'aura de confusion sur le site provient d'un cataclysme ravageur, pourquoi est-ce que les Incas ne l'ont pas reconstruit ? On soupçonne que la catastrophe a précédé les Incas, et qu'ils ne pouvaient pas réellement gérer les pierres pour les remettre dans un certain meilleur ordre quand ils tombèrent sur le site ", écrit David Hatcher Childress dans son livre " technologie des Dieux " ("Technology of the Gods").

Peut-être que la même chose pourrait être dite à propos de la roche ancienne mystérieuse avec les escaliers inversés à Sacsayhuaman ?

Peut-être que ces escaliers montent à l'envers, car une explosion a eu lieu ici ? Était-ce un tremblement de terre, ou autre catastrophe, ou la roche a été renversée par des géants qui parcouraient la Terre dans les temps anciens ? Ces roches sont-elles les reliques de l'époque pré-déluvienne ?

 

Est-ce que la clé du puzzle réside dans une certaine plante très spécifique, qui aurait donné aux anciens Péruviens la possibilité d'adoucir la pierre, de la rendre maléable ou est-ce que la réponse serait un accès à une technologie mystérieuse ancienne avancée, qui pourrait faire fondre la pierre ?
Selon les chercheurs Jan Peter de Jong, Christopher Jordan et Jésus Gamarra, les murs de granit de Cuzco montrent des signes d'avoir été portés à un degré très élevé de température et vitrifiés - la surface extérieure devenant vitreuse et très lisse.

Les pierres vitrifiées du Pérou ont d'abord été portées à l'attention populaire par Erich von Däniken dans les années 1970. Il a noté la vitrification à Sacsayhuaman dans son livre " Les chars des Dieux " ("Chariots of the Gods").

Partant de ce constat, Jong, Jordan et Gamarra en tirent la conclusion que " une sorte de dispositif de haute technologie a été utilisée pour faire fondre les blocs de pierre, qui ont ensuite été placés et ont été laissés à refroidir à côté de blocs durs, du puzzle-polygonal, qui étaient déjà en place ".

 

Sacsayhuaman7

 

La nouvelle pierre resterait fixée contre ces pierres avec une presque parfaite précision, mais serait séparée de son propre bloc de granit qui aurait alors d'autres blocs montés en place autour de lui et qui seraient "fondus" dans leurs positions de verrouillage dans le mur.
Dans cette théorie, " il y aurait encore de puissantes scies à chaîne et des forets qui coupent et façonnent les blocs qui ont été assemblés pour les murs ", a écrit David Hatcher Childress dans son livre "Ancienne Technologie au Pérou et en Bolivie" ("Ancient Technology in Peru and Bolivia").

Les chercheurs Jong et Jordan proposent que plusieurs anciennes civilisations du monde entier étaient familières avec la haute technologie de la fonte de la pierre. Ils disent aussi que " les pierres de quelques-unes des anciennes rues de Cuzco ont été vitrifiées par certaines température élevées pour leur donner leur texture vitreuse caractéristique."
Jordan, de Jong et Gamarra disent que " les températures doivent atteindre 1100 degrés centigrades et que de nombreux sites archéologiques autour de Cuzco, y compris Sacsayhuaman et Qenko, ont montré des signes de vitrification. "

Il y a aussi des indications que les anciens Péruviens avaient accès à une plante dont les jus ramollissent la roche, afin qu'elle puisse être travaillée dans la maçonnerie. Dans son livre "Exploration Fawcett", le colonel Fawcett a raconté comment il avait entendu dire que les pierres ont été assemblées au moyen d'un liquide qui adoucit la pierre avec la cohérence de l'argile.

 

 

Fawcettbook

 

Brian Fawcett, qui a édité le livre de son père, raconte l'histoire suivante dans ses notes : Un de ses amis qui travaillait dans un camp minier à 14.000 pieds à Cerro di Pasco au Pérou central, a découvert un bocal dans une tombe inca ou pré-inca. Il ouvrit la jarre, pensant que c'était de la chicha, une boisson alcoolisée, brisant le sceau de cire ancienne encore intact. Plus tard, le pot a été accidentellement renversé sur un rocher.

Fawcett a déclaré : " Environ dix minutes plus tard, je me suis penché sur le rocher et j'ai examiné la flaque de liquide déversé. Ce n'était plus liquide; l'endroit entier où il avait été, et la roche sous lui, étaient mou comme un ciment humide ! Ce fut comme si la pierre avait fondu comme de la cire sous l'influence de la chaleur ". Fawcett semblait penser que la plante pourrait être trouvée sur la rivière Pyrène dans le pays Chuncho du Pérou, et l'a décrit comme ayant des feuilles rougeâtres sombres et étant d'environ un pied de haut. Une autre histoire est mentionnée au sujet d'un biologiste observant un oiseau familier de l'Amazonie. Il l'a regardé faire un nid sur une paroi rocheuse, en frottant la roche avec une brindille. La sève de la brindille dissout la roche, faisant un creux dans lequel l'oiseau pouvait faire son nid ".

L'idée que le liquide d'une plante pourrait effectivement permettre aux anciens péruviens de construire des constructions étonnantes comme Sacsayhuamán peut sembler tiré par les cheveux à certains. Cependant, depuis que les scientifiques modernes ont été incapables d'expliquer comment les structures au Pérou et d'autres parties du monde mégalithique ont été construites, nous ne devrions pas rejeter ces idées.

Jean-Pierre Protzen, un chercheur français a fait des tentatives pour reproduire  les constructions de Sacsayhuaman et Ollantaytambo. Protzen a passé plusieurs mois autour de Cuzco pour expérimenter avec différentes méthodes de façonnage et montage, des mêmes types de pierres utilisées par les Incas (ou leurs prédécesseurs mégalithiques). Il a constaté que " les carrières et la taille des pierres pourraient être accomplis en utilisant les marteaux de pierre trouvés en abondance dans la région. Le montage de précision des pierres était une question relativement simple, dit-il. Il suffit de pilonner les dépressions concaves dans lesquelles de nouvelles pierres ont été montées avec des essais et des erreurs, jusqu'à ce qu'il soit atteint un ajustement serré. Cela signifiait de soulever continuellement et de coller ensemble les pierres, et de les cogner entre elles un peu à la fois. Ce processus prend beaucoup de temps, mais il est simple, et ça marche ".

Protzen a conclu qu'il y avait encore beaucoup de mystères à résoudre. Il était incapable de comprendre comment les constructeurs ont transporté et manipulé les grosses pierresLes tentatives de Protzen reflètent une bonne recherche, et soulignent que la science moderne ne peut toujours pas expliquer ou reproduire les exploits de construction trouvés à la fois Sacsayhuaman et Ollantaytambo.

Protzen a également observé que les marques de découpe trouvées sur certaines des pierres sont très semblables à celles trouvées sur le pyramidion d'un obélisque inachevé à Assouan en Egypte. Est-ce une coïncidence, ou y avait-il une civilisation ancienne avec des liens vers les deux sites ?
La construction de plusieurs mégalithes reste un ancien mystère non résolu, ce qui est la raison pour laquelle les théories de lévitation et de l'amollissement des pierres ne peuvent pas encore être rejetées !

Source : http://www.messagetoeagle.com/

Autres liens sur le Pérou :

https://www.sciences-faits-histoires.com//blog/archeologie/un-nouveau-temple-tres-ancien-au-perou.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/enormes-inscriptions-pheniciennes-a-nasca-sur-un-plateau-de-nasca-perou.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/une-nouvelle-civilisation-inconnue-trouvee-au-perou.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/etude-sur-l-acoustique-des-ruines-de-chavin-de-huantar-perou.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/mexique-perou-des-decouvertes-majeures.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/l-ecriture-est-apparue-au-perou-il-y-a-5000-ans.html

 

Yves Herbo Traductions, Sciences, Faits, Histoires.com, 27-09-2015

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Les fortifications et la porte principale de la ville biblique de Gath découvertes

Les fortifications et la porte principale de la ville biblique de Gath découvertes

 

Gath philistin 1000 av jc 2

Les fortifications et la porte d'entrée de la ville biblique de Gath des Philistins, c'est-à-dire l'endroit où se trouvait la maison de Goliath et de la plus grande ville dans la région au cours du 10e au 9e siècle avant J.C., à l'époque du «Royaume-Uni» d'Israël et du roi Achab d'Israël - a été trouvé par l'Expedition Ackerman Family de l'Université Bar-Ilan à Gath, dirigée par le professeur Aren Maeir. Les fouilles sont menées dans le parc national Tel Zafit, situé aux pieds des collines de la Judée, à mi-chemin entre Jérusalem et Ashkelon, dans le centre de l'Israël moderne...

 

Gath philistin 1000 av jcThis is a view of the remains of the Iron Age city wall of Philistine Gath. Credit: Prof. Aren Maeir, Director, Ackerman Family Bar-Ilan University Expedition to Gath

 

Le Professeur Maeir, du M.A.R.T.I.N. (Szusz) Ministère de la Terre d'Israël et d'études d'archéologie, a déclaré que la porte de la ville est parmi la plus grande jamais trouvée en Israël et est la preuve de l'état et de l'influence de la ville de Gath au cours de cette période. En plus de la porte monumentale, un mur de fortification impressionnant a été découvert, ainsi que divers bâtiment dans son voisinage, comme un temple et une installation de traitement du fer. Ces batisses, et la ville elle-même ont été détruits par Hazaël, le roi d'Aram de Damas, en Assyrie de l'époque, qui a assiégé et détruit le site aux environs de 830 avant JC.

La grille de la ville Philistine de Gath est mentionnée dans la Bible (dans I Samuel 21), dans l'histoire de la fuite de David devant le roi Saül vers Akish, le roi de Gath.

Gath philistin 1000 av jc 3

Maintenant dans sa 20e année, l'Expédition Ackerman Family de l'Université Bar-Ilan à Gath, est une recherche à long terme visant à étudier l'archéologie et l'histoire de l'un des sites les plus importants en Israël. Tell es-Safi / Gath est l'un des plus anciens tells (monticule d'anciennes ruines) en Israël et qui a été occupé presque continuellement depuis le 5ème millénaire avant notre ère jusqu'à l'époque moderne.

La fouille archéologique est dirigée par le Prof. Maeir, avec des groupes de l'Université de Melbourne, de l'Université du Manitoba, l'Université Brigham Young, Yeshiva University, l'Université du Kansas, l'université de la Vallée du Grand État du Michigan, plusieurs universités coréennes et des institutions supplémentaires à travers le monde.

 

Gath philistin 1000 av jc 2View of the Iron Age fortifications of the lower city of Philistine Gath​

 

Parmi les résultats les plus importants à ce jour sur le site : des temples Philistins datant du 11ème au 9 siècle avant notre ère; la preuve d'un tremblement de terre au 8ème siècle avant notre ère, éventuellement relié au tremblement de terre mentionné dans le Livre d'Amos I: 1; l'inscription la plus ancienne en Philistin déchiffrable a avoir été découverte à ce jour, qui contient deux noms similaires pour le nom de Goliath, le géant biblique; un grand assortiment d'objets de divers types liés à la culture Philistine; des débris en relation aux systèmes d'assiègement les plus anciens du monde, construits par Hazaël, roi d'Aram de Damas vers 830 avant notre ère, avec de nombreuses preuves de la capture et de la destruction subséquente de la ville par Hazaël, comme mentionné dans l'Ancien Testament Rois 2 : 12:18; la preuve de la première colonie Philistine en Canaan (vers 1200 avant notre ère); différents niveaux de la ville cananéenne antérieure à Gath; et des vestiges du château des Croisés, "Blanche Garde", où Richard Cœur de Lion est connu pour avoir séjourné...

Sources : Université Bar-Ilan, The above post is reprinted from materials provided by Bar-Ilan University.

http://www.sciencedaily.com/releases/2015/08/150803155316.htm

Goliath Et Les Peuples De La Mer

 

Yves Herbo Traductions, Sciences, Fictions, Histoires, 23-09-2015

Grèce, découverte d'une cité engloutie il y a 5000 ans

Grèce, découverte d'une cité engloutie il y a 5000 ans 

 

Kiladha grece4 minisur la rive nord de la baie de Kiladha

 

Cet été 2015, une équipe de chercheurs grecs et suisses a découvert une ville fortifiée engloutie sur la rive nord de la baie de Kiladha, dans le Golfe de Nauplie, situé lui-même dans le golfe du Péloponnèse de la Grèce. Plus de 6000 objets ont également été mis au jour, indique Julien Beck qui dirige l'équipe de recherche, ce qui a permis de dater l'engloutissement de cette cité côtière à 3.000 ans avant JC environ, puisqu'aucun objet plus récent n'a été trouvé.

« Nous avons mis au jour une ville entière d'au moins 1,2 hectare dotée d'un important système de fortification, qui date de l'âge du bronze, du IIIe millénaire avant l'ère chrétienne », indique Julien Beck. « Cette ville est fantastique à la fois par sa taille et par sa qualité de conservation. Elle va nous forcer à reconsidérer l'histoire de la Grèce continentale du IIIe millénaire », ajoute le chercheur émerveillé.

 

Kiladha grece1

Ces fondations en pierre sont celles du mur de fortification d'un village préhistorique découvert dans la baie de Kiladha, en Grèce - ©Projet Baie de Kiladha

« Il semblerait que nous ayons identifié des rues parallèles, comme s'il y avait une planification urbaine des ruelles, comme si quelqu'un avait organisé la ville, ce qui serait exceptionnel pour cette époque », indique Julien Beck. Par ailleurs, les archéologues ont découvert des fortifications dont « le caractère massif est d'un genre encore inconnu en Grèce pour la période ».

Le Ministère grec de la culture explique, en outre, que les recherches ont permis d'identifier « des tronçons d'un mur de fortification extérieur, relié aux fondations d'au moins trois grandes structures en pierres (18 mètres sur 10) en forme de fer à cheval ». Des surfaces dallées, probablement des rues, ainsi que les ruines d'autres bâtiments ont également été aperçues. « A priori il s'agit d'une ville côtière qui a été immergée après un mouvement de plaques tectoniques, un fort séisme. »

 

Kiladha grece2

Vue en 3D du mur de fortification (1), menant à des structures en fer à cheval - ©Achraf el Kashef

Ces trois bâtiments étaient peut-être des bastions ou des tours, d'après Julien Beck. À l'intérieur de cette enceinte, se trouvent des surfaces dallées, probablement des rues, ainsi que les ruines d'autres bâtiments, plus classiques cette fois : rectangulaires, circulaires ou à abside. " Leur fonction paraît avant tout domestique : il devrait s'agir d'habitat, de lieu de stockage ou de production ", explique le directeur des fouilles. " Leur forme est caractéristique de l'Âge de Bronze grec ", précise le Ministère grec de la culture dans un communiqué.

« Je ne comprends pas pourquoi nous n'avions pas découvert ces fortifications avant car ce site est proche de la grotte de Franchthi, sur la rive nord de la baie de Kiladha dans le Golfe de Nauplie en Grèce, une zone bien connue des archéologues. D'autant que ces murs étaient très près de la côte et à seulement entre 1 et 3 mètres de fond », indique Julien Beck.

Le professeur à l'Université de Genève évoque également, « la présence de milliers de tessons de céramique, plus de 5.000 fragments de poteries et, au total, près de 6000 objets. Ces morceaux de poteries laissent supposer que la ville a été abandonnée brutalement », ajoute le chercheur. « A priori, il s'agit d'une ville côtière qui a été immergée après un mouvement de plaques tectoniques mais nous devons poursuivre nos recherches pour confirmer cette hypothèse », indique Julien Beck.

L'équipe va en effet poursuivre les investigations. L'objectif du programme de recherche, débuté en 2014, est double : découvrir cette ville mais également le plus vieux village d'Europe immergé, datant du néolithique (il y a 9000 ans) et qui pourraient bouleverser l'histoire du Vieux Continent.

 

Kiladha grece3 ©Projet Baie de Kiladha

 

Cette datation de 4500 à 5000 ans avant aujourd'hui, d'après les indices architecturaux, est corroborée par les objets du quotidien retrouvés, par prospection, sur le fond marin : " d'un point de vue stylistique, la céramique - nous avons remonté plus de 5.000 tessons ! - est caractéristique de l'Helladique Ancien II, c'est-à-dire de la moitié du IIIe millénaire environ, dans ce que nous appelons la période du Bronze Ancien ", ajoute Julien Beck. Pour comparaison, ces vestiges seraient donc contemporains des pyramides d'Égypte (celles du plateau de Gizeh ont été construites vers 2.600 - 2.500 avant J.-C), mais également de la civilisation des Cyclades (3.200 à 2.000 avant J.-C), voire des premiers Minoens, en Crète (2.700 à 1.200 avant J.-C). Mais ils précèdent de près de mille ans la première grande civilisation du continent grec, celle des Mycéniens (1.650 à 1.100 avant J.-C). D'ailleurs, l'obsidienne (une roche volcanique), utilisée à Lambayanna pour la fabrication de lames, " vient de Mélos " selon Julien Beck, une île de l'archipel des Cyclades peuplée dès le IIIe millénaire.

« Un ensemble similaire dans cette région et pour cette même époque, reprend Julien Beck, est la ville voisine de Lerne », aussi située dans le golfe de Nauplie et rendue célèbre dans la mythologie par le combat qui y opposa une hydre et Hercule dans ce qui a constitué l’un de ses douze travaux. « Cette cité est considérée comme une référence en termes architecturaux et pour les céramiques qu’on y a trouvées, dit l’archéologue genevois. Or, si l’on compare notre découverte à cette ville phare, on doit reprendre tout le dossier… L’on considérait ­en effet que la société de l’époque avait établi une hiérarchisation, avec à Lerne un site principal et, dans les environs, des sites secondaires. Mais les constructions massives que nous avons trouvées, si grandes que nous n’avons pas encore pu en dessiner les plans, et surtout les fortifications à visées probablement militaires – il y en a trois, espacées de 50 à 60 m le long de la muraille –, nous font dire que cette hiérarchisation est à revoir

" Il devait y avoir des superstructures en briques au-dessus des fondations en pierre, détaille Julien Beck, mais les chances de retrouver de tels murs sous l'eau sont extrêmement faibles." Par ailleurs, " la taille complète de l'établissement n'est pas encore connue. Nous ne savons pas à quel point il est entouré de fortifications ", regrette-t-il. " La recherche future à Lambayanna permettra d’apporter un éclairage nouveau sur un réseau dense d’établissements côtiers de la même époque dans le golfe Argolique (Lerne, Tirynthe, Asiné) et servira à mieux comprendre le mode d’occupation, les échanges et les activités maritimes dans la préhistoire ", conclut le Ministère grec de la culture.

Sources : http://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/20150820.OBS4497/grece-decouverte-d-une-cite-engloutie-datant-du-iiie-millenaire-avant-j-c.htmlhttp://www.lefigaro.fr/sciences/2015/09/02/01008-20150902ARTFIG00346-une-cite-engloutie-datant-de-l-age-de-bronze-decouverte-en-grece.php

Le site archéologique : https://www.unige.ch/terrasubmersa/fr/

 

Yves Herbo : Notons bien que la recherche principale de cette équipe (et de ce magnifique bateau équipé de l'énergie solaire) a bien comme objectif de retrouver l'un des premiers villages préhistoriques européens, du néolithique (9.000 ans minimum), c'est à dire l'équivalent européen des traces préhistoriques englouties par la montée des eaux découvertes au nord de l'Afrique, de l'autre côté de la Méditerranée... un peu l'équivalent donc de l'Atlantide du grec Platon, puisque beaucoup d'auteurs l'ont daté de 9000 ans, et sur place, en Grèce...

Notons que ce n'est pas la seule cité engloutie découverte en Europe, même si c'est probablement l'une des plus anciennes à ce jour :

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/pavlopetri-l-engloutie-en-laconie-fondee-au-neolithique.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/turquie-les-cites-antiques-demi-engloutie-d-apollonia-et-d-aperlea.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/une-foret-galloise-engloutie-il-y-a-5000-ans-refait-surface.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/la-mission-britannique-atlantis-decouvre-un-monde-englouti.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/archeologie-la-montee-des-eaux-a-englouti-une-partie-de-la-prehistoire-francaise.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/la-ville-engloutie-de-taurois-la-ville-du-taureau-france.html

 

Yves Herbo, Sciences-Faits-Histoires, 20-09-2015

 

Les tsunamis nord-européens

Les tsunamis nord-européens

 

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On parle plus souvent des risques d'élévations marines du côté de la Méditerrannée ou de l'Atlantique que du côté de la Mer du Nord ou de la Manche, pourtant, plusieurs traces géologiques et même des témoignages humains nous prouvent que ces régions ne sont pas si épargnées que ça. Il est vrai pas avec la même fréquence et la même échelle d’intensité sismique que les zones à risque classiques comme le Japon, le Chili ou la Californie.

 

La connaissance du passé ne nous vient pas que de sources historiques mais aussi de données géologiques. Ces données indiquent que la configuration de la Mer du Nord que nous connaissons aujourd’hui date d’une époque relativement récente, « seulement » 8.000 ans. Une couche de sable bien précise, certes de quelques cm à dm d’épaisseur seulement, a été trouvée dans les sédiments le long de toute la côte est de l’Ecosse jusqu’au Nord de l’Angleterre. La recherche démontre que cette couche s’est déposée suite à un tsunami causé par un glissement sous-marin. Ce glissement massif est survenu il y a 7900 ans, le long de la pente continentale de la Mer de Norvège, située à mi-chemin de la Norvège, un lieu connu sous le nom de zone de glissement de Storegga. Le niveau de la mer s’est alors élevé de 14 mètres.


La vitesse du glissement et le volume de matériel déplacé étaient si grands qu’ils provoquèrent un tsunami géant. Les effets ne se sont pas seulement faits sentir en Ecosse, mais aussi le long des côtes d’Islande, de Norvège, des Iles Féroé et Shetland. On a pu démontrer que le tsunami a atteint les 25 mètres de haut dans les Shetlands. Cette énorme lame de fond est maintenant connue sous le nom du Tsunami Storegga. Ses conséquences sur le littoral belge ne sont pas encore connues. Et la pente continentale de la Mer du Nord n’est pas encore stable... :

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Le Triangle des Bermudes Part 3 : de 1950 à 1975

Le Triangle des Bermudes Part 3 : de 1950 à 1975 - 2013 - up 09-2015

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Epave du Sapona, échoué dans les années 30, suite à une tempête sur l'îlot Cat Key, au large de Bimini, Bahamas. Encore visible de nos jours.

Suite des Partie 1  et Partie 2

 

Enlevé par les O.V.N.I. ou détruit par une explosion ?

 

Dès le mois de mars 1950, un C124 Globe-master, se dirigeant vers l'Irlande, se perd au nord du triangle.

«Encore une victime des O.V.N.I. ! » s'exclament en chœur les ufologues.

Non, répond le New York Times, qui affirme que l'avion a été victime d'une explosion.

Un correspondant, dépêché à Londres par le quotidien new-yorkais, écrit à ce sujet le 24 mars 1950 :

«Un officier de l'armée de l'Air des Etats-Unis à l'aéroport de Shannon, a déclaré, de bonne heure aujourd'hui, que le pilote d'un avion de recherche avait aperçu des signaux lumineux et une épave quelque part sur la route de l'Atlan­tique suivie par un gros C 124 des forces améri­caines, cet appareil disparu depuis vingt-quatre heures avec cinquante-trois personnes à bord.

»Les nombreux avions qui avaient sillonné quelque 800 miles d'océan à la recherche de cet appareil ont été dépêchés vers l'endroit, situé à environ 450 miles directement à l'ouest de l'Irlande...

»Tôt hier, on avait eu pour la dernière fois des nouvelles de cet avion de transport géant, alors qu'il effectuait un vol ordinaire des Etats-Unis vers la Grande-Bretagne...

»Le pilote d'un Superfort B 29 a communiqué par radio l'encourageante nouvelle au sujet des signaux lumineux de l'épave... Il a également déclaré avoir aperçu ce qu'il croyait être un radeau de sauvetage.

»Un officier de la R.A.F. souligne que la mer était houleuse et qu'il y avait de grands vents dans cette région. Des avertissements de tempête ont été affichés le long de la côte anglaise.

» Le major Horace A. Stephenson, commandant de la mission américaine de sauvetage à l'aéro­port de Shannon, en Irlande, a déclaré aux reporters... «Je crains que les navires ne mettent un certain temps — peut-être des heures — à se rendre là-bas...» Il attendait le retour du B 29 «pour vérifier si l'aviateur a vraiment vu ce qu'il dit avoir vu.»

» II a ajouté que le pilote pouvait s'être trompé, à cause de l'obscurité. C'est à minuit 45 samedi, heure de Londres, que, d'après le pilote, ces objets ont été aperçus... vingt-quatre heures après les dernières nouvelles du gros avion.

»0n a signalé d'autres épaves et d'autres signaux lumineux à soixante miles du premier endroit», dit encore le major Stephenson.

»ll entendait ainsi que les seconds objets se trouvaient à soixante miles plus près de l'Irlande, a-t-il précisé.

» L'avion de transport... avait décollé jeudi de la base aérienne de Limestone, Maine, et avait fait le plein à Gander, Terre-Neuve.

»0n a assuré les reporters que les survivants seraient amenés à Shannon...

» L'avion avait envoyé son message réglemen­taire vendredi à une heure du matin... indiquant sa position, 800 miles au sud-ouest de l'Irlande, et ajoutant qu'il comptait atterrir à 6 heures du matin à la base aérienne des Etats-Unis à Milden-hall, Angleterre.»

 

De catastrophes en catastrophes...

Trois mois après l'affaire du Globemaster, un cargo de 356 pieds, le Sandra, ayant appareillé de Savannah en Géorgie à destination de Puerto-Cabello au Venezuela et transportant une cargai­son d'insecticide, met le cap au sud vers le détroit de Floride, passe au large de Saint Augustine par beau temps. Après quoi, il disparaît quelque part dans le détroit de Floride entre Jacksonville et Miami.

Le même mois, le 9 juin, un avion transportant des missionnaires de la New Tribes Mission de Chico, en Californie, fait une escale de 24 heures à Miami avant de repartir pour le Venezuela. Après un arrêt à Kingston, à la Jamaïque, pour faire le plein, il reprend son vol en direction de Maracaïbo où il ne parviendra jamais.

 

L'année suivante, dans le courant de la nuit du 3 au 4 octobre 1951, le cuirassé brésilien Sâo Paulo, destiné à la casse, disparaît avec huit hommes à bord.

Cinq mois plus tard, le 2 février 1952, un British York volant en direction de la Jamaïque et ayant à bord 33 personnes et six hommes d'équipage, se perd dans la zone nord du triangle.

Un an plus tard, jour pour jour, le 2 février 1953, un avion de transport de troupes britannique part pour la Jamaïque. L'avion envoie un S.O.S. en cours de vol, sans toutefois donner sa position ni les raisons de son appel. Après deux semaines de recherches, vaines, on a conclu que l'avion s'était perdu «pour une cause indéterminée».

 

Vaines recherches pour retrouver le «Super Constellation»

Le 30 octobre 1954, un Super Constellation de l'U.S. Navy transportant 42 personnes dispa­raît au nord-ouest des Bermudes après avoir décollé par beau temps de la base aéronavale de Patuxent River, dans le Maryland, pour rallier les Açores.

Dès le 1er novembre, le New York Times relate les circonstances du drame et s'interroge sur ses causes :

«La Marine a annoncé hier soir qu'un de ses quadrimoteurs Super Constellation a disparu avec quarante-deux personnes à bord pendant un vol transatlantique ; elle ajoute qu'on le « présume perdu». Tous les avions et navires disponibles sont engagés dans de vastes opérations de recherches et de sauvetage sur un parcours de 120 miles de largeur depuis la côte du New Jersey jusqu'aux Açores...

» L'avion avait décollé à 21 heures 39, ... em­portant avec lui quarante-deux membres d'équi­page et passagers, dont quatre femmes et cinq enfants. Il se dirigeait vers Lages, aux Açores, pour ensuite se rendre à Port-Lyautey, en Afrique, mais il est tombé quelque part en route.

»Dans son dernier message, à 23 heures samedi, l'appareil donnait sa position. Il se trouvait alors à plus de 350 miles au large de la côte du Maryland.

» Les recherches ont commencé à une heure du matin, hier, après que l'avion eut omis par deux fois d'établir les contacts qu'il devait faire à heures fixes avec le sol.

» Se sont joints aux opérations avions et navires de toute la côte orientale, des Bermudes aux Açores, et même de la Méditerranée... Les condi­tions de recherche hier étaient généralement favorables...

»Des avions et des vaisseaux équipés d'appa­reils de radar spéciaux pour les opérations noc­turnes ont accéléré les recherches après la nuit tombée.

«Selon les autorités de la Marine, l'avion avait à son bord cinq radeaux de sauvetage d'une capacité de vingt personnes chacun, 102 gilets de sauvetage, quatre-vingt-dix combi­naisons, un appareil de radio d'urgence et un pistolet de signalisation muni de douze projectiles.»

 

Le mystère du «Southern Districts»

Le 2 décembre 1954, un navire américain, le Southern Districts, chargé de soufre, quitte Port Sulphur au Texas à destination de Bucksport dans le Maine, avec un équipage de 23 hommes. Il contournera donc la Floride.

Dès le 7 décembre, la Garde côtière, sans nou­velle du Southern Districts, entreprend des re­cherches qui demeurent vaines. Le 15 décembre, le New York Times rapporte le témoignage de Mr Collins, un marin qui a eu l'occasion de naviguer à bord de ce bateau:

« Un marin a déclaré aujourd'hui, à l'enquête de la Garde côtière... que le vaisseau n'était «rien qu'un vieux sac de rouille». «C'est le premier bateau dans lequel j'aie jamais eu peur de voya­ger», a ajouté le marin... Mr Collins, qui avait navigué trois fois à bord de ce bâtiment et qui l'avait laissé une semaine avant le voyage fati­dique, a déclaré aussi que, lors d'un précédent voyage, «la cargaison était toujours humide. Un certain nombre de gars m'ont averti, à Houston, de ne pas embarquer»...

» Le vaisseau gémissait et grinçait à chaque fois que la mer était haute... » Mr Collins a poursuivi en disant que le navire devait se rendre en Nouvelle-Ecosse après avoir fait escale dans le port du Maine... « Jen'iraisjamaisen Nouvelle-Ecosse sur ce bateau-là; je sais ce que c'est que la mer là-bas», a-t-il ajouté.»

Le mauvais temps ainsi que l'état déplorable du bâtiment semblent donc avoir été, selon toute vraisemblance, à l'origine du naufrage du Southern Districts. Néanmoins, certains ufologues affirment que le navire a été, com­me bien d'autres, prélevé par les O.V.N.I. et ramené dans une de leurs bases secrètes, à titre d'échantillon.

 

Une masse compacte et étrange au-dessus de l'océan

L'aventure survenue deux ans plus tard au Yamacraw paraît confirmer l'étonnante hypo­thèse des soucoupistes.

Le Yamacraw, ancien dragueur de mines pendant la Seconde Guerre mondiale et recon­verti en bateau de sauvetage, se trouve, le 8 août 1956, dans la mer des Sargasses au nord-est des Bahamas, à plus de 800 kilomètres de Jacksonville.

A 1 heure 30 du matin, l'opérateur radar signale une terre à 45 kilomètres.

- Impossible, répond l'enseigne de vaisseau, Francis J. Flynn. La seule terre qui se trouve sur notre route est la République dominicaine et elle est à plus de 1200 kilomètres !

- C'est peut-être une île volcanique ?

- Peu probable, rétorque Flynn.

Vers 3 heures 30, le Yamacraw atteint enfin la «terre» détectée par le radar. C'est une masse gazeuse étrange, compacte et énorme dont la base se situe à 90 centimètres au-dessus de l'eau.

Le commandant Strauc ordonne alors de braquer le projecteur sur la «chose» qui se révèle d'une couleur gris-brun. Mais la visibilité n'ex­cède pas un mètre.

Malgré cela, le navire pénètre à l'intérieur de la masse ; ce n'est pas du brouillard, ni un nuage, car l'on ne ressent aucune impression d'humidité.

Après quelques instants passés à l'intérieur de cette « chose », les marins se mettent à tousser, les chaudières s'étouffent et perdent de la pression, la vitesse du navire diminue.

Au moment où le commandant va donner l'ordre de faire demi-tour, après bien des diffi­cultés, le Yamacraw émerge de l'énorme masse.

Qu'était-ce donc? Un phénomène naturel peu connu ou bien comme l'affirme l'ufologue Kenneth Wright, «le poste d'observation d'une base secrète de soucoupes géantes située près de là»?

 

«Un énorme chou-fleur à la surface de l'eau»

Cette «chose» a-t-elle par ailleurs un rapport avec une masse sombre qui apparut dans le ciel des Bahamas à la fin de l'année 1957 ?

Cette année-là, durant la semaine précédant Noël, un bateau de pêche de onze mètres, équipé d'un moteur diesel, se rend aux Bahamas. Brusquement, les lumières s'éteignent à bord du navire, la radio devient muette, le compas se dérègle. Pendant plusieurs heures, le navire est immobilisé. «Nous avions nettement le senti­ment que le bateau était paralysé par une force mystérieuse et inconnue», dira plus tard le capitaine.

A un moment, les marins, médusés, aperçoi­vent une gigantesque masse, aux contours irré­guliers, évoluer lentement au milieu des nuages. Puis trois «lumières», surgies de l'horizon, pénètrent à une vitesse foudroyante dans la masse qui s'évanouit instantanément. C'est alors que tout redevient normal: le bateau peut repartir, les lumières et la radio se remet­tent à fonctionner et le compas retrouve sa stabi­lité habituelle.

 

Ces masses étranges, au-dessus de l'océan, ont également été aperçues par des aviateurs.

Le 11 avril 1963, Robert Durand vole au-des­sus de la fosse de Porto Rico, l'un des fossés les plus abrupts de l'océan, quand, soudain, il voit l'eau se soulever et former une éminence arrondie évoquant un «énorme chou-fleur à la surface de l'eau», comme lors d'une explo­sion nucléaire.

S'agit-il, là encore, d'un phénomène lié à l'exis­tence d'une base secrète d'O.V.N.I.?

Kenneth Wright, pour sa part, en est persuadé.

 

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Le navire «Sulphur Queen» happé par les O.V.N.I.?

C'est également en 1963 que l'on déplore de nouvelles disparitions dans le triangle maudit.

Dans les premiers jours de février 1963, le Marine Sulphur Queen, long de 160 mètres, qui se dirigeait vers Norfolk en Virginie, disparaît, sans émettre le moindre message de détresse, avec son équipage composé de 39 hommes. Le drame a lieu dans le détroit de Floride, très près de l'endroit où, neuf ans auparavant, le Southern Districts avait sombré.

« Les recherches, constate la Commission d'en­quête dans son rapport, débutèrent... à 0800, heure normale de l'Est... Du 8 au 13 février 1963, des avions de la Garde côtière, de la Marine et de l'armée de l'Air effectuèrent 83 sorties, volèrent pendant un total de 499,6 heures et couvrirent 348400 milles carrés, sans résultat... Grâce au système de localisation des navires marchands de l'Atlantique, service de la Garde côtière... on put identifier 42 vaisseaux susceptibles d'avoir vu le Marine Sulphur Queen les 4 et 5 février. Le personnel de la Garde côtière vérifia auprès de chacun d'eux. Les résultats furent négatifs. Cer­tains appels téléphoniques purent faire croire que le navire se trouvait à Cuba ou à Porto Rico. D'autres services fédéraux vérifièrent ces alléga­tions, encore sans résultat.

»La compagnie d'exploitation du navire n'in­forma pas à temps la Garde côtière de l'ab­sence de communications avec lui... Elle pré­suma que le fait de n'avoir reçu ni le message de 48 heures ni celui de 24 heures avant l'ar­rivée du navire s'expliquait par la mauvaise température... A cause de tout le temps perdu, les recherches commencèrent plus tard qu'il n'aurait fallu...

»Le 20 février, un navire de la Marine améri­caine, destiné à la récupération des torpilles d'exercice et qui naviguait à 12 miles au sud-ouest de Key West Floride, aperçut et recueillit une sirène et un gilet de sauvetage marqués au nom du navire. La seconde phase des recherches commença alors (...)

» La   Marine   effectua   une   recherche   sous-marine... en se basant sur une probabilité de 80 pour cent de retrouver la carcasse du navire. Pendant cette période, on trouva d'autres débris et on les identifia comme provenant du Marine Sulphur Queen. Le 14 mars 1963... on abandonna les recherches.»

Le rapport retient quatre hypothèses pouvant expliquer ce naufrage:

«A. Une explosion peut s'être produite dans les réservoirs de la cargaison;

»B. La poutre-navire peut avoir cédé; le vais­seau se serait alors rompu en deux;

»C. Le vaisseau peut avoir chaviré sous l'effet d'un roulis synchrone;

»D. Une explosion de vapeur peut s'être pro­duite à la suite d'une inondation des espaces vides.

» Mais, au terme de ces longues investigations, la commission reconnaît que «la perte du navire serait intervenue très rapidement sans laisser le temps d'envoyer de message...»

Le Marine Sulphur Queen a-t-il lui aussi été happé par des O.V.N.I.?

 

Encore une disparition inexplicable

La même année, le 18 août, les annales de l'aviation font état du premier cas de dis­parition d'avion à réaction dans le triangle des Bermudes.

Ce jour-là, deux quadrimoteurs KC 135 Stato-tankers décollent de la base de Homestead, en Floride, au sud de Miami, pour accomplir une mission de ravitaillement en carburant, en vol.

Après avoir donné leur position à 300 miles au sud-est des Bermudes, les deux avions ne répon­dent plus aux appels de la tour de contrôle. Les recherches s'organisent rapidement et l'on retrouve, peu après, des débris d'avions à environ 260 miles au sud-ouest des Bermudes. Les enquê­teurs concluent logiquement à une collision entre les deux appareils, comme l'explique, le 30 août, le Miami Herald :

«Des débris éparpillés, recueillis jeudi sur l'Atlantique par des chercheurs, donnent lieu de croire à une collision entre les deux KC 135 disparus. On n'a pas retrouvé de survivants, ce qui fait craindre de plus en plus pour le sort des équipages.

» Trois radeaux de sauvetage vides et un casque d'aviateur portant le nom d'un des 11 hommes d'équipage flottaient sur l'océan.

»Le cargo Azalea City a ramassé ces objets, à peu près à mi-chemin entre Nassau et les Bermudes.

» Entre le casque et les radeaux, on a découvert aussi une combinaison jaune en caoutchouc et des morceaux de panneaux d'avion. L'armée de l'Air déclare que 50 avions et 36 navires inten­sifieront les recherches pendant toute la nuit pour retrouver les survivants.

»Le casque portait le nom de «Gardner». Or, le capitaine Gerald Gardner est au nombre des disparus.

» Les autorités de l'armée de l'Air, au Penta­gone, pensent que les deux avions ont dû entrer en collision pendant qu'ils faisaient route vers Homestead, alors qu'ils participaient à une mis­sion de ravitaillement normale mais secrète au-dessus de l'océan.»

Quelques jours plus tard, l'enquête rebondit : on a découvert d'autres épaves à 160 miles de distance. Or, les deux avions volaient à proximité l'un de l'autre et il est impossible que les courants aient pu ainsi séparer les débris.

Mais ces débris appartiennent-ils bien aux deux appareils ? Selon les autorités, il n'en est rien :

«Les recherches entreprises pour tenter de retrouver les survivants possibles de deux avions ravitailleurs disparus se sont concentrées samedi sur une superficie de dix miles carrés, à environ 260 miles au sud-ouest des Bermudes.

«Vendredi, on avait repéré un autre endroit où gisaient des débris. C'était à 160 miles de là. Cependant, les chercheurs ont précisé samedi qu'il n'y avait rien là de l'un ou de l'autre avion: « Seulement des algues, des morceaux de bois à la dérive et une vieille bouée», a déclaré le major Fred Brent, du service aérien de sauvetage de la base d'Orlando.»

 

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«Les avions qui tombent dans le sud des Bahamas ne laissent jamais de traces»

Deux ans plus tard, le 5 juin 1965, un autre avion s'évanouit à son tour dans le triangle des Bermudes.

Ce jour-là, un C 119 en mission de routine décolle de la même base de Homestead, en Floride, pour se rendre à la Grande île Turque (Grand Turk Island). En cours de vol, il donne sa position à la tour de contrôle, et indique qu'il compte atterrir à l'heure prévue. Depuis plus rien !

Le MiamiHerald publie, à ce sujet le 8 juin 1965, un article révélateur :

«L'appareil de l'aviation militaire et ses dix hommes d'équipage dont on est sans nouvelles se trouvaient à seulement 45 minutes des Baha­mas quand ils ont disparu mystérieusement...

«L'appareil n'était qu'à environ 100 miles de l'aéroport de la Grande île Turque, des Bahamas, au moment du dernier contact qu'on a eu avec lui. Le gros bi-moteur volait alors à proximité de l'île Crooked. Il était 11 heures du soir.

» Un porte-parole de la Garde côtière de Miami prétend qu'il n'avait donné «aucun signe de difficulté». «On n'a eu aucune nouvelle de lui depuis lors», a-t-il ajouté.

«Peut-être a-t-il éprouvé quelque problème de manœuvre et s'est-il détourné de sa course ; peut-être aussi a-t-il passé sa cible...»

«Lundi, des recherches ont été effectuées sur une immense superficie, les 100 000 miles carrés qui forment ce que les vieux pilotes appellent le Triangle des Bermudes...

» C'est dans cette immense étendue d'eau que des centaines d'avions, de navires et de sous-marins sont allés par le fond pendant la Seconde Guerre mondiale... Depuis lors, un certain nombre d'avions ont mystérieusement disparu là-bas.

«Comme c'est étrange ! disait un aviateur chevronné de Homestead, qui avait aussi bien l'expérience du temps de guerre que celle du temps de paix, les avions qui tombent dans le sud des Bahamas ne laissent jamais de traces. »

C'est le cas pour le C119 ; pas une seule épave, pas un seul signe de vie, et aucune lumière la nuit, bien que sept avions aient sillonné la région dimanche soir.»

 

Une force inconnue enlève un bateau

L'année suivante, l'aventure vécue par Don Henry apporte, elle aussi, de l'eau au moulin des ufologues et des soucoupistes.

Le 3 avril 1966, le capitaine Don Henry, pro­priétaire d'une compagnie de sauvetage en mer à Miami, la Sea Phantom exploration company, quitte Porto Rico en remorquant un vieux bateau qu'on lui a confié et qu'il doit ramener à Fort Lauderdale.

Au moment où son remorqueur, le Goods News, pénètre dans la Langue de l'Océan, après avoir dépassé les îles Exumas, au sud-est de Nassau, capitale des Bahamas, des cris reten­tissent soudain sur le pont. Le capitaine se précipite :

- Qu'est-ce qui se passe, nom de Dieu? hurle-t-il.

Il remarque tout de suite que la rosé des vents de son compas tourne à une vitesse incroyable. Tous les autres appareils du navire semblent être pris de la même frénésie.

C'est alors que les marins assistent à un spectacle absolument inouï : le vieux bateau remorqué par le Good News semble s'éloigner, soumis à une force surnaturelle : Cette force, «le tirait, le volait, le dérobait», dira plus tard Don Henry.

Les efforts conjugués des marins du Good News ne parviendront pas à arracher sa proie à la force inconnue...

 

Les disparitions se succèdent et... se ressemblent

Dans les années suivantes, les disparitions se poursuivent à un rythme soutenu.

Le mois de janvier 1967 paraît, à cet égard, très fertile. Le 11 janvier, un avion-cargo Chase Yc 122, transportant quatre personnes de Palm Beach à la Grande Bahamas, s'évanouit au nord-ouest de Bimini, aux Bahamas.

Le  même jour,  notent les ufologues,  Philip Quigley disparaît à bord de son petit avion entre Cozumel et le Honduras ; mais nous leur ferons remarquer que la zone survolée, les côtes sud du golfe du Mexique, est fort éloignée du triangle des Bermudes. Le 14, un mono-moteur Beech-craft Bonanza décolle de Key Largo, au sud de la Floride. On ne le reverra jamais. Le 20, un bimoteur Piper Apache, parti de l'aéroport inter­national de San Juan de Porto Rico, met le cap sur l'île Saint-Thomas, dans les îles Vierges, à l'est de Porto Rico. L'avion n'atteindra jamais sa destination.

Le 25 décembre de cette funeste année, à environ un mile de la côte de Miami, un bateau Witchcraft stoppe au voisinage de la bouée n° 7 afin que ses passagers contemplent les lumières de la ville. Il ne donnera plus jamais signe de vie.

 

Même les sous-marins n'échappent pas à la malédiction du triangle

L'année 1968 est marquée par la disparition — très rare dans les annales maritimes mo­dernes — d'un sous-marin nucléaire américain, le Scorpion.

Le 28 mai, le Scorpion, ayant 99 hommes à son bord, ne se présente pas à son port d'attache, Norfolk, en Virginie. Il a adressé son dernier mes­sage le 21 mai alors qu'il se trouvait à 250 miles à l'ouest des Açores, donc sur la frange nord du triangle des Bermudes.

Le 5 juin, il est considéré officiellement comme perdu. Quelques mois plus tard, un bâtiment de la Marine américaine, le Mizar, repère son épave à 460 miles des Açores (donc plus près encore du triangle), à une profondeur de plus de 300 mètres. Même s'il ne s'agit pas d'une disparition traditionnelle, conforme à la légende des Bermudes et exactement dans leur triangle, il n'en demeure pas moins que la cause de la perte du Scorpion demeure inexplicable.

Les conclusions de l'enquête officielle, révélées partiellement par l'Arizona Republic le 1er février 1969, résument les différentes thèses en présence :

«... La Marine annonce qu'une cour d'enquête de sept membres s'est déclarée incapable d'expli­quer la perte du Scorpion, qui a sombré en mai dernier...

» Jusqu'à présent, la seule preuve de la tragédie consiste en des photographies sous-marines prises par le navire de recherche Mizar.

Dans la partie non secrète des conclusions dévoilées hier, la Marine élimine deux causes possibles : 1°que le submersible ait donné contre une montagne ou un rocher sous-marin: 2° qu'il soit arrivé quelque chose au système de réaction-propulsion nucléaire.

»La Marine affirme qu'il n'y a pas d'élévations sous-marines dans la région et conclut, après l'audition d'un expert, que l'hypothèse d'un accident nucléaire peut être «écartée».

» La cour est également d'avis que la « perte du Scorpion n'est pas imputable au fait que l'exécu­tion de son programme de sécurité sous-marine n'était pas achevée».

» Aucune preuve de sabotage ou de quelque autre crime n'a été présentée à la cour.

» Aucune preuve non plus n'a trait à une colli­sion possible avec un autre sous-marin ou avec un navire, car «aucun navire américain n'a fait rapport d'une telle collision, et il en va de même pour les navires des autres pays».

Partout dans le rapport, la Marine souligne que le Scorpion avait un équipage expérimenté et sûr de lui, et qu'un tel équipage aurait rapidement réagi dans une situation d'urgence.

«S'il y avait eu une voie d'eau, un équipage aussi expérimenté et aguerri que celui du Scor­pion aurait normalement remédié vivement au problème», dit le rapport.

«Les photographies n'indiquent pas que la perte du submersible résulte de l'explosion d'une de ses propres torpilles», lit-on encore, «mais la cour étudie cette possibilité.»

 

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Passage dans une autre dimension ?

Toujours en 1968, le Times de Londres organise une course en solitaire, sans escale, autour du monde.

Dix hommes partent d'Angleterre dans l'espoir de gagner les 13 500 livres de récompense et la gloire.

Le 31 octobre 1968, Donald Crowhurst, un des dix concurrents, part à bord de son trimaran de 41 pieds, le Teignmouth Electron. Le 23 juin 1969, il envoie un message à sa femme pour lui dire qu'il est encalminé à environ 700 miles au sud-ouest des Açores, à l'entrée nord-est du triangle.

Quinze jours plus tard, à la même position, le navire-poste royal Picardy croise le Teignmouth Electron mais Donald Crowhurst n'est plus à bord.

Pendant les douze jours qui suivent l'étrange découverte, on ne trouve pas moins de quatre autres yachts déserts dans ces mêmes parages de l'Atlantique.

 

Un an plus tard, un homme seul dans son avion, fait une fantastique expérience.

Au cours de l'automne 1969, Ted Jones, à bord de son avion-école T 6 amélioré, puissant mono-moteur biplace à aile basse de la Seconde Guerre mondiale, décolle de Bimini, dans les Bahamas, en direction de Miami : 45 miles à survoler.

Jones met le cap plein ouest. A proximité de la côte de Floride, il rencontre un banc de nuages très étendu. Lorsqu'il en émerge, le pilote cons­tate qu'il n'est pas au-dessus de la Floride comme il le croyait, mais qu'il est revenu à Bimini. Or, il n'a pas modifié son cap.

Jones et son T 6 seraient-ils passés dans une «autre dimension» comme l'affirment certains ufologues ?

 

Une litanie angoissante

Si l'année 1970 ne semble avoir été marquée que par une seule disparition dans les parages, celle du Milton latrides ayant appareillé de La Nouvelle-Orléans à destination de Capetown avec un chargement d'huile végétale et de soude caustique en avril), en revanche l'année suivante présente un palmarès impressionnant.

Le 26 juillet 1971, un avion faisant route de Curaçao vers La Barbade s'évanouit littéralement, dans le triangle des Bermudes.

Le 10 septembre, un chasseur à réaction F 4 Phantom II décolle de la base aérienne de Homestead. On n'aura plus jamais de ses nouvelles.

Le 11 octobre, le Caribe, navire de 338 pieds, disparaît dans la mer des Antilles. On ne retrou­vera ni épave ni survivants.

Neuf jours plus tard, le 21 octobre, un avion-cargo quadrimoteur Super Constellation chargé de quartiers de bœuf congelés, ayant trois hommes à bord, vole au-dessus du Discoverer, navire de recherches océanographiques. L'équipage du bateau voit soudain le Constellation s'abattre en vrille dans la mer.

Pendant la période de Noël, un cabin-cruiser de 53 pieds, l'lxtapa, rentre de Cozumel au Mexique à Marathon, dans les Keys, au sud de la Floride. Il n'y parviendra jamais.

 

Encore une masse étrange au-dessus de l'océan

L'année suivante, de nouveaux incidents, sem­blables à ceux de 1953 et 1966, déconcertent les enquêteurs officiels.

En effet, à la suite d'apparitions inhabituelles dans le ciel, les appareils électriques présentent des défaillances surprenantes.

Un soir de septembre 1972, entre Featherbed Banks et Matheson Hammock, dans Biscayne Bay, en Floride, le barreur du Nightmare, bateau à moteur diesel, remarque que le compas est affecté d'une déviation de 90° par rapport à l'alignement des phares de sa destination, Coconut Grove.

Les lumières de bord baissent d'intensité, puis s'éteignent : il est impossible au bateau de gagner sa destination.

Les passagers aperçoivent tout à coup une grande forme sombre entre le bâtiment et Matheson Hammock, à un mile ou deux à l'ouest. Ils distinguent une «lueur mouvante qui pénètre dans la zone d'ombre, y reste un moment sus­pendue et disparaît».

Après quoi la rosé des vents du compas revient à la normale, la génératrice recharge les batteries et le navire reprend sa route.

Le même scénario se reproduit, six semaines plus tard, cette fois à bord d'un avion.

Le 15 novembre, un bimoteur Beechcraft décolle de Georgetown, île Gréât Exuma, aux Bahamas, avec neuf personnes à bord.

Dix minutes environ après le décollage, alors que l'appareil survole la Langue de l'Océan, au nord-ouest des îles Exumas, tous les instruments alimentés par l'électricité — compas, radio, lumières et même les contrôles hydrauliques — cessent brusquement de fonctionner et toutes les batteries se vident totalement.

Le pilote met alors le cap sur l'île Andros où il atterrit. Le lendemain, l'appareil décolle à nou­veau et parvient à Fort Lauderdale sans incident.

Lire la suite

Le Triangle des Bermudes Part 2 : de 1900 à 1950

Le Triangle des Bermudes Part 2 : de 1900 à 1950 - 2012 - up 09-2015

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Epave du Sapona, échoué dans les années 30, suite à une tempête sur l'îlot Cat Key, au large de Bimini, Bahamas. Encore visible de nos jours.

Suite de la Partie 1

On aurait pu penser qu’avec les progrès techniques, l’endroit allait rejoindre la moyenne mondiale en terme de naufrages ou disparitions, mais il n’en a rien été, au contraire : aussi bien les navires à vapeur que les avions et les sous-marins, malgré leurs moteurs plus puissants et leurs équipements de plus en plus sophistiqués continuent a essuyer de lourdes pertes comme en témoignent les nombreux drames qui se multiplient.

 

L'un des premiers navires qui fit parler de lui au début du 20ième siècle fut le Freya, qui fit notamment l'objet d'un article dans la célèbre revue Nature publié le 25 avril 1907. Ce navire n'est pas en principe rattaché au Triangle des Bermudes puisqu'il a été en fait retrouvé, plus de vingt jours après sa disparition, de l'autre côté, dans le Pacifique, assez loin de la région en question... néanmoins il demeure plusieurs zones d'ombre sur sa trajectoire pour rejoindre le Pacifique, et un évènement survenu à cette même période pourrait laisser penser que le bateau ait été victime d'un séisme suivi d'un petit tsunami l'ayant entraîné au large...

 

Ce que l'on sait : le 3 octobre 1902, un trois-mâts allemand, le Freya, appareille à Manzanilla, petit port situé sur la côte méridionale de Cuba pour se diriger à Punta Arenas au Chili. Dans la mesure où le Canal de Panama n'est pas encore fini à l'époque, il est donc sensé faire le tour de l'Amérique du Sud pour remonter dans le Pacifique sur le Chili. Le problème est qu'il n'est jamais arrivé à destination et sera retrouvé 20 jours après la signalisation de sa disparition (dates inconnues), mais probablement dans le Pacifique si on suit l'article de Nature de 1907 :

" ...Un autre grand tremblement de terre s'est ajouté à ceux qui trahissent depuis peu un accroissement de l'acti­vité sismique et volcanique le long des côtes américaines du Pacifique. Les tremblements du fond marin sont fréquents dans cette région. Les navires en ressentent les contrecoups, même quand ces secousses passent inaperçues sur la côte. Une fois au moins un navire semble avoir fait naufrage à cause d'un phénomène de ce genre. Le cas est remarquable. Le 23 octobre 1902, un petit trois-mâts allemand, le Freya, fut retrouvé, vingt jours après son appareillage, partiellement démâté. Entre-temps, on n'avait eu de nouvelles ni du capitaine, ni de l'équipage. Rien ne pouvait expliquer l'état du navire, mais un petit calendrier, dans la cabine du capitaine, indiquait que la catastrophe avait dû se produire le 4 octobre, peu après que le navire eut gagné le large, comme l'ancre trouvée encore ballante à la proue sem­blerait le démontrer. Les bulletins météorolo­giques montrent que du 3 au 5 octobre, les vents étaient légers. Par ailleurs, de forts tremblements de terre secouèrent la région les 4 et 5 octobre. L'un d'eux causa probablement des avaries au Freya, que l'équipage a dû alors abandonner. " (Nature 25-04-1907).

Vous remarquerez de grosses incohérences sur ce cas : comment, s'il est bien parti de Cuba le 03-10-1902, le Freya aurait-il pu se retrouver dans le Pacifique, victime de séismes survenus les 4 et 5 dans le Pacifique, et retrouvé 20 jours après seulement dans le Pacifique ? Je rappelle : pas de Canal de Panama à l'époque... donc soit le Freya n'est pas parti de Cuba, soit il n'a pas été retrouvé dans le Pacifique mais bien dans l'Atlantique (pas de preuves concrètes là-dessus non plus !)...

 

Vague géante

Un phénomène marque les esprits le 29 août 1916, dans la bordure sud du Triangle, entre Cuba et Porto Rico. Deux navires de combat américain, le cuirassé Memphis et la canonnière Castine mouillent dans le port d'Hispaniola (ancien nom de l'île de Saint-Domingue-partagée entre Haiti et la République Dominicaine). Ce jour-là était ordinaire, avec un beau temps, un beau ciel bleu sans nuages, pas de vent et une mer d'huile. Mais en début d'après-midi, le Capitaine Kenneth Bennet de la Castine et le Capitaine Edward K. Beach, commandant du Memphis s'aperçoivent que leurs bateaux gitent et tanguent anormalement et que cela augmente de minute en minute. Par prudence, ils donnent l'ordre de mettre les chaudières sous pression et de prendre le large, mais les mouvements désordonnés des navires retardent les manoeuvres : les hommes d'équipage, ballotés d'une paroi à l'autre, ont du mal a effectuer convenablement leur tâche.

D'après les observations météorologiques de la journée, la mer est toujours calme... mais tout à coup, sans que rien ne laisse présager un phénomène si violent, des vagues gigantesques, comme "des murailles liquides", s'approchent à toute vitesse de la rade et déferlent sur les navires.

La Castine réussit à lever l'ancre à temps et à gagner la haute mer, mais la canonnière y rencontre autant de problèmes qu'à proximité du rivage. Là, les vagues ne déferlent plus mais, hautes et raides, elles sub­mergent tout : des marins passent par-dessus bord et la Castine subit des dommages matériels énormes.

Pendant ce temps, un drame se joue à bord du Memphis. Le cuirassé, ses chaudières détériorées en panne, ne peut quitter la rade. Les mécaniciens sont ébouillantés par les jets de vapeurs qui s'échappent des tuyaux brisés dans la salle des machines, ou précipités dans les chaudières et brûlés vifs. Des objets tombent de partout et il est impossible d'organiser une mise à la mer de chaloupes. Soudain, l'ancre est arrachée et le bateau est précipité sur les récifs pendant qu'à terre, des secours s'organisent pour tenter de sauver l'équipage. Un peu avant 17 heures, le gros cuirassé s'échoue sur le fond de corail, à trente mètres des rochers, les sauveteurs se précipitent et réussissent à évacuer l'équipage, morts, blessés et survivants juste à temps avant qu'une dernière vague monstrueuse fracasse le Memphis sur les rochers. Ce dernier n'est plus qu'une épave à la dérive.

Les océanologues s'interrogent encore sur l'ori­gine et la nature de ces vagues géantes qui cau­sèrent la perte d'un des plus grands navires de guerre de l'époque, orgueil de la flotte améri­caine. Probablement des grandes lames de fond consécutives à un séisme sous-marin, non détecté à l'époque. Mais, après ce dramatique nau­frage, le vaisseau devient le théâtre d'événements étranges.

Lorsque la mer se calme, quelques mem­bres de l'équipage se rendent à bord pour récupérer des vivres et du matériel, du moins ce qu'il en reste.

Dans un entrepont inférieur, s'élèvent soudain des gémissements difficiles à localiser et qui semblent provenir de multiples côtés à la fois. Les matelots se regardent, apeurés, mais concluent vite, avec soulagement, que ce ne sont que les craquements du navire ballotté par les flots.

Ils continuent leurs investigations et pénètrent alors dans un autre compartiment où une ombre insolite les attend. Ils avancent, la lampe braquée en avant, et se trouvent face à un spectre au visage morne et gris qui les regarde un instant avant de faire demi-tour.

Terrorisés, les hommes du Memphis s'enfuient à toutes jambes. Lorsqu'ils racontent leur étrange aventure, leurs camarades, incrédules, se mo­quent d'eux. Pourtant, deux autres spectres seront «rencontrés» par d'autres matelots. L'un de ceux-ci précisera même que « les fantômes res­semblaient à Teschak et Dugan, morts pendant la catastrophe».

 

Worley, le capitaine fou du «Cyclops»

Peu de temps avant la fin de la Première Guerre mondiale, la marine américaine perd un autre grand navire, le ravitailleur Cyclops.

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En janvier 1918, le Cyclops quitte Norfolk avec une cargaison de charbon, du courrier et du ravi­taillement pour la flotte de guerre américaine mouillée au large de la côte orientale de l'Amé­rique du Sud. Le navire est commandé par le capitaine de frégate George W. Worley.

D'après différents témoignages de marins, le capitaine Worley ne paraît pas jouir d'un excellent équilibre : il arpente le pont de son navire «le cigare au coin de la bouche, couvert de ses seuls sous-vêtements, et coiffé de son chapeau melon ».

Pendant la traversée, raconte Conrad Nervig, un enseigne de vaisseau qui a quitté le Cyclops peu de temps avant le naufrage, « il arriva des quantités de choses insolites sur la route de l'Amérique du Sud: d'abord, en quittant les chantiers navals de Norfolk, le Cyclops faillit entrer en collision avec le Survey qui partait à la chasse aux sous-marins en Méditerranée; la sou­pape de sécurité d'une chaudière sauta...; puis le navire dépassa le port de Rio (...) Puis il y eut le pauvre matelot noyé après avoir été assommé par une des hélices (...) »

Le 28 janvier, le Cyclops atteint Rio où Worley, selon les ordres reçus, fait monter à bord cinq condamnés à mort qu'il doit rapatrier. Puis il fait décharger le ravitaillement apporté à la flotte américaine.

Une semaine plus tard, le 3 février, le capitaine Worley fait charger une nouvelle cargaison (onze mille tonnes de manganèse) et remonte jusqu'à Bahia qu'il atteint le 21 février.

Le lendemain, le Cyclops prend le chemin du retour, à destination de Norfolk.

 

Mystérieuse escale à l'île de la Barbade

Malgré l'ordre de rallier Norfolk directement, le Cyclops, pour des raisons inconnues, fait escale à la Barbade, l'île la plus orientale des Antilles. Le 3 mars, il parvient à Bridgetown, située à l'ex­trémité occidentale de l'île, mais le petit port ne peut recevoir un navire de ce tonnage et Worley fait jeter l'ancre à un mille au large.

Le consul des Etats-Unis à la Barbade, Brockholst Livingston, se rend à bord du ravitailleur où le capitaine lui demande de l'argent, du charbon et du ravitaillement pour pouvoir gagner ... les Bermudes.

Le lendemain, le Cyclops met cap au sud et pénètre dans le triangle des Bermudes. Le 5 mars, le paquebot britannique Vestris, de la Lampert and Holt Unes, entre en contact radio avec le Cyclops qui semble poursuivre sa route dans d'excellentes conditions.

C'est la dernière fois que l'on entend parler du Cyclops qui disparaîtra avec 309 personnes à son bord.

 

La marine est fort inquiète

Le retard du plus grand ravitailleur de l'U.S. Navy n'est signalé officiellement que six semai­nes plus tard par le ministère de la Marine qui déclare:

« On ne trouve aucune raison satisfaisante pour expliquer le retard du Cyclops, puisque le navire n'a pas communiqué par radio et n'a laissé aucune trace depuis qu'il a quitté le port des Indes occidentales. Le temps, dans la région, n'a pas été mauvais et n'aurait guère pu créer de difficultés au Cyclops. Un sous-marin ou quelque autre assaillant pourrait l'avoir coulé, mais aucun rapport n'indique une présence ennemie dans la région...

» On a appris qu'un des deux moteurs du Cyclops avait eu une avarie et que le vaisseau naviguait à vitesse réduite à l'aide du second, adapté à cette fin. Mais même si ses moteurs avaient été complètement hors d'usage, on pouvait tout de même utiliser la radio.

» Les recherches se poursuivent mais la Marine 

se déclare fort inquiète pour la sécurité de ce navire.»

Selon les ordres du ministère, des instructions sont données à tous les bâtiments de ratisser le secteur fatidique, comme l'atteste cet article du Virginian Pilot en date du 16 avril 1918:

«Washington, 15 avril... Les autorités se refusent à croire que le grand ravitailleur de 19.000 tonnes et les 309 personnes à son bord pourraient avoir disparu sans laisser un seul vestige. Elles ont par conséquent donné l'ordre à tous les navires partis à sa recherche de passer au peigne fin la route du Cyclops et de visiter chacune des nombreuses îles qui parsèment cette région de l'océan.

» Les autorités de la Marine avouent franche­ment qu'aucune des hypothèses avancées jus­qu'ici pour expliquer la disparition du Cyclops... ne résiste à l'analyse. Une explosion qui se serait produite à l'intérieur du navire aurait pu détruire en un instant ses sources de pouvoir moteur et de T.S.F., mais il y aurait eu des épaves flottant encore pour marquer le lieu du naufrage.

» Un ouragan soudain, chose peu rare dans ces parages, aurait désemparé et englouti le navire, mais là encore, fait-on remarquer, la catastrophe aurait laissé quelques vestiges.»

 

Le capitaine Worley a-t-il trahi les U.S.A.?

Après bien des efforts, les recherches sont abandonnées dans le courant du mois de mai.

Le service de renseignement de la Marine retient plusieurs hypothèses. En premier lieu, l'équipage mutiné se serait rendu maître du navire qu'il aurait emmené loin des routes com­merciales. Oh envisage ensuite la possibilité de trahisons, d'une part du capitaine Worley, d'ori­gine allemande, qui aurait livré son bâtiment à l'ennemi, d'autre part d'un passager, le consul général des U.S.A. à Rio de Janeiro, connu pour ses sympathies envers l'Allemagne. Le Cyclops aurait peut-être été torpillé et sa cargaison, très inflammable, aurait explosé. Enfin, dernière hypothèse, le Cyclops aurait sombré à la suite de tensions provoquées par le tangage.

L'étonnant télégramme, adressé par le consul américain à la Barbade, Livingston, au départe­ment d'Etat américain, n'apporte pas d'éclair­cissement au mystère de la disparition du ravitail­leur.

En voici le texte :

«Secrétaire d'Etat

Washington 17 avril, 14 heures.

«Référence message confidentiel du départe­ment daté du 15, commandant Cyclops déclarait avoir besoin 600 tonnes charbon pour atteindre Bermudes. Moteurs très mauvais état. Fonds insuffisants et demanda paiement par moi, pro­cédure inhabituelle. Ai appris qu'il a chargé ici une tonne de viande fraîche, une tonne de farine, plusieurs tonnes de légumes, le tout payé 775 dol­lars. Ai appris de différentes sources ce qui suit. Il avait assez de charbon, de qualité paraît-il infé­rieure; il en a pris probablement plus de 1500 ton­nes. Le commandant est appelé par beaucoup le «damné Hollandais», apparemment mal vu par les autres officiers. Rumeurs de troubles pendant le voyage jusqu'ici ; des hommes arrêtés, un autre exécuté; également complot de prisonniers. Consul général des Etats-Unis Gottschalk parmi les passagers. 231 hommes d'équipage plus offi­ciers et passagers. Ci-joint noms des membres de l'équipage, liste passagers et officiers incomplète. 

Nombreux noms germaniques. Nombreux mes­sages télégraphiques ou sans fil adressés au commandant ou au navire, arrivés ici au port. Tous les télégrammes pour la Barbade transmis au bureau principal Saint Thomas. Suggère les examiner de près. Sans avoir aucune preuve for­melle, crains pire que naufrage, bien que peut-être influencé par antipathie instinctive pour le commandant.

Livingston, consul.»

La réception de ce message ne fait que rendre l'affaire plus obscure pour le ministère de la Marine. Cette disparition du Cyclops ne sera jamais éclaircie et reste l'une des énigmes les plus déconcertantes des annales maritimes.

 

Le cimetière des marins

Trois ans environ après, le triangle des Bermudes défraie à nouveau la chronique avec l'affaire du Carroll A. Deering.

Le 31 janvier 1921, par un matin froid et gris, cette goélette à cinq mâts est retrouvée échouée sur les Diamond Shoals, à 90 miles du cap Fear, au large de la Caroline du Nord, face aux Bermudes. A part deux chats épargnés par l'océan en furie qui avait balayé le pont, le navire était complète­ment désert.

La presse ne tarde pas à s'emparer de l'affaire. Le 5 février, un correspondant dépêché sur les lieux par son journal, le Virginian Pilot, livre aux lecteurs les premiers éléments de son enquête.

« On a appris de façon sûre que la goélette aban­donnée toutes voiles dehors... est le Carroll A. Deering... On a pu monter à bord... et, après une inspection rapide, on s'est rendu compte que le navire était irrécupérable. L'action incessante des vagues avait déchiré ses coutures et la désinté­gration par l'eau avait affaibli sa cale au point qu'on ne saurait songer à la réparer...

» A son départ pour l'Amérique du Sud, en sep­tembre dernier, il était sous les ordres du capitaine Merritt, l'un de ses propriétaires, l'autre étant G.G. Deering, qui avait baptisé le navire du nom de son fils. Après quelques jours, Merritt tomba malade et dut revenir...

» Le capitaine Wormwell, un vieux loup de mer de 66 ans, qui avait pris sa retraite trois ans auparavant, le remplaça. Il fit l'aller avec succès et, au retour, il se rendit jusqu'aux Diamond Shoals, autant que l'on puisse voir, où il fit naufrage. Comment le navire a-t-il pu être abandonné, toutes voiles hissées et sans être apparemment endommagé, c'est encore un mystère. On n'a pas de nouvelles du capitaine Wormwell ni d'aucun autre membre de l'équipage.

» Certains ont cru à une mutinerie, mais cette conjecture ne tient pour ainsi dire pas. Les hauts-fonds de cet endroit sont connus depuis long­temps comme «le cimetière des marins». Quel­ques-uns pensent qu'un terrible vent s'est levé quand le Deering passait au large et que l'équi­page, connaissant par tradition sa dangereuse situation, aurait été pris de panique et aurait tenté de gagner le rivage dans les canots. De deux choses l'une, en ce cas : la tempête qui, on le sait, avait cours, aurait fait chavirer les canots ou bien un autre navire aurait pris les naufragés à bord.»

 

Un mystérieux message dans une bouteille

Durant tout le mois de février 1921, les autorités maritimes américaines mènent une enquête serrée pour découvrir les raisons de ce drame. Des recherches sont entreprises au large de la Caroline du Nord pour retrouver les marins disparus. Mais là, nulle trace: le triangle maudit semble avoir englouti tout l'équipage.

Les choses en restent là, quand brusquement l'affaire rebondit en juin 1921, quelques mois après la tragique découverte du Carroll A. Deering.

Dans un article retentissant publié en première page du New York Times, le 21 juin 1921, le grand quotidien américain évoque le drame du Deering et se demande s'il ne doit pas être relié à certaines autres disparitions. Sans formuler une accusation précise et directe contre l'Union soviétique, le New York Times laisse cependant entendre que les pirates sont peut-être des «sympathisants soviétiques».

Voici le texte de cet important article:

«L'équipage du navire américain a disparu et des preuves apparemment concluantes démon­trent que ces hommes ont été faits prisonniers par un autre vaisseau, puis amenés on ne sait où, si toutefois on ne les a pas assassinés.

»Un deuxième navire américain est depuis longtemps en retard et l'on est sans nouvelles de deux autres bateaux américains dans des circons­tances qui donnent à penser que leur disparition est liée de quelque façon à la capture de l'équi­page du premier navire mentionné ci-haut.

»Le gouvernement des Etats-Unis a entrepris d'éclaircir ces mystères qui, de l'avis des auto­rités, indiquent une recrudescence de la pira­terie d'antan au large de la côte de l'Atlantique ou bien donnent lieu de croire que ces navires auraient été capturés pour le bénéfice de la Russie soviétique.

»Les autorités accordent qu'il n'est pas facile, de nos jours, de croire à des actes de piraterie perpétrés dans les eaux territoriales des Etats-Unis ou à proximité, mais les indices sont tels qu'on ne peut faire autrement que de soupçonner pareille chose.

»Le département d'Etat... le département du Trésor, par le truchement de la Garde côtière... la Marine... le département du Commerce... (et) le département de la Justice... travaillent sur ces affaires en se basant sur l'hypothèse d'une rela­tion entre ces mystérieux incidents.

»ll y a plusieurs mois, la goélette à cinq mâts Carroll A. Deering de Portland, Maine, a été trou­vée abandonnée aux Diamond Shoals, Caroline du Nord, toutes voiles hissées et déserte... Tout indiquait qu'on l'avait abandonnée en hâte et sans motif imaginable, car le navire était en bon état et avait des réserves de nourriture. Un repas allait même être servi. Cependant, ses canots avaient disparu.»

Et voici que, un peu plus tard, une bouteille roula jusqu'à la rive. Elle contenait un message... qui se lisait comme suit:

«Un navire-citerne ou un sous-marin fonction­nant au mazout nous a abordés et a mis notre équipage aux fers. Avertissez le siège social de la compagnie tout de suite».

«Le Deering avait un équipage de douze hommes, y compris le capitaine. On n'en a pas retrouvé trace... On a comparé l'écriture du mes­sage avec celle de l'officier de bord et les experts en calligraphie s'accordent à dire que la note est bien de lui.

»Le steamer d'acier Hewitt, de Portland, Maine,... manque également à l'appel. Il était peut-être au large des Diamond Shoals vers le temps où le Deering s'est échoué, et les auto­rités sont d'avis qu'il navigue encore et qu'il est intact.

»Un  porte-parole du département du Commerce a déclaré aujourd'hui que deux autres steamers américains ont disparu dans des cir­constances qui, selon les autorités... indiquent qu'ils n'ont pas sombré. Les milieux officiels, on l'admet ouvertement, soupçonnent que ces na­vires ont été victimes soit de pirates, soit de sym­pathisants soviétiques. On n'a pu s'assurer des noms de ces navires et les autorités sont restées très vagues sur les détails de ces disparitions.»

 

Pirates soviétiques ou mauvais temps?

Deux jours après la publication de cet article, les services de la police new-yorkaise semblent confirmer la thèse d'une action soviétique et révè­lent qu'effectivement des ouvriers russes des Etats-Unis et du Canada ont, un an auparavant, résolu que certains de leurs membres s'embau­cheraient à bord de steamers, se mutineraient, puis dirigeraient ces bâtiments vers des ports soviétiques.

Mais cette hypothèse, qui concorde avec certai­nes pratiques soviétiques, à l'époque et plus tard, ne tarde pas à faire long feu. Il semble bien que seul le mauvais temps ait provoqué cet effroyable drame ; c'est du moins ce qu'affirment les respon­sables du bureau météorologique américain.

«Les autorités du bureau météorologique ont exprimé ce soir l'hypothèse qu'une partie des quelque douze navires réputés disparus mysté­rieusement dans l'Atlantique Nord auraient trou­vé leur perte au cours des tempêtes particulièrement violentes qui se sont abattues sur la région dans les premières semaines de février 1921.

» Des relevés montrent qu'une tempête, durant laquelle les vents ont atteint une vitesse de 90 miles à l'heure, a balayé des routes de l'Atlantique Nord vers le 6 février sur une distance 1000 miles. Cette tempête a duré trois jours. De nou­veau, le 15, une tempête s'est élevée au milieu de l'océan et a fait rage pendant 72 heures.

» La disparition de l'équipage entier de la goé­lette Carroll A. Deering..., s'explique peut-être par le fait que, ayant tenté de s'échapper dans les canots, il aurait ainsi couru à sa perte...

»Un certain nombre de navires... ont subi les tempêtes de février et ont pu gagner les ports, mais non sans avaries.»

 

«Danger comme un poignard»

Quatre ans après l'affaire du Deering, une nouvelle tragédie «bermudienne» frappe cette fois un navire japonais, le Raifuku Maru.

Selon Charles Hocking, auteur du Dictionary of disasters at Sea (1) (Le Dictionnaire des drames de la mer), le «vaisseau japonais Raifuku Maru quitta Boston le 18 avril 1925, à destination de Ham­bourg, avec une cargaison de blé. Peu après, il dut faire face à une très grosse mer et, le lendemain matin, il était en détresse. Il lança un S.O.S. qui fut capté par le Homeric, paquebot de 34 356 tonnes, sous les ordres du capitaine Roberts, à 70 miles de là. Ensuite, il y eut un autre message, qui disait que tous les canots de sauvetage étaient en mor­ceaux. Enfin, un dernier message disait: «Som­mes maintenant en grand danger. Venez vite.»

«Le Homeric capta ce message juste avant d'apercevoir l'épave. Le paquebot fonçait vers l'endroit indiqué à travers une mer houleuse, à une vitesse de 20 nœuds. L'endroit est à 41° 43' de latitude nord et 61° 39' de longitude ouest, soit à 400 miles à l'est de Boston et 700 miles directe­ment au nord des Bermudes [sur la frange nord du triangle]. Il trouva le cargo incliné à 30 degrés et passablement désemparé. Il approcha aussi près que possible de celui-ci dans l'espoir de recueillir les survivants, mais les 48 membres de l'équipage s'étaient tous noyés, car la mer était démontée.»

Les enquêteurs chargés de l'affaire n'ont pas manqué d'être extrêmement intrigués par le texte du premier message adressé par le navire japo­nais: «Danger comme un poignard (...) Nous ne pouvons échapper

Bien des années après la catastrophe, les auteurs qui se sont penchés sur le naufrage du Raifuku Maru ont envisagé deux hypothèses: les uns affirment que le vaisseau a été enlevé par des O.V.N.I., tandis que d'autres pensent simplement qu'un cyclone l'aurait envoyé par le fond.

La première hypothèse paraît, il faut le recon­naître, quelque peu invraisemblable.

Les engins extra-terrestres sont généralement décrits, on l'a vu, sous forme de soucoupes, de dômes, de cigares mais jamais de poignard ! Ce­pendant, les partisans de cette théorie soutien­nent que les messages du Raifuku Maru laissent entendre que l'équipage a été frappé de stupeur: « Danger comme un poignard... Nous ne pouvons échapper... Venez vite!» Cela ne rappelle-t-il pas, disent les défenseurs de cette hypothèse, l'im­pression de paralysie, d'hébétude, de terreur res­sentie par les nombreux témoins qui ont vu des O.V.N.I.?

 

L'appel au secours d'un homme effrayé

La deuxième hypothèse, bien que plus vrai­semblable, se heurte, elle aussi, à quelques difficultés.

Si les météorologistes ne s'accordent pas sur la capacité de destruction d'un cyclone, tous admet­tent cependant qu'une tornade en mer peut oc­casionner bien des dégâts et entraîner parfois de véritables catastrophes. Mais qu'est devenue l'épave du cargo japonais? A-t-elle été complète­ment pulvérisée?

Et comment expliquer le message du Raifuku Marul ? Certains suggèrent que l'équipage japo­nais, n'ayant jamais essuyé de tornade, a été frappé par sa ressemblance avec un coup de poignard. C'est peu plausible car tout marin est capable de décrire en termes simples et précis un cyclone, une tornade, une tempête, un raz de marée, ou n'importe quel phénomène physique naturel. (YH : les japonais connaissent très bien le même phénomène appelé typhon chez eux...)

On peut donc supposer que le radio s'est trouvé face à quelque chose d'anormal, qu'aucun terme technique ne pouvait décrire. Mais qu'a-t-il ren­contré? Qu'a-t-il vu? Qu'a-t-il ressenti? Son mes­sage est l'appel au secours d'un homme effrayé, mais par quoi? L'énigme reste entière...

YH : Pour régler les problèmes d'assurances, les enquêteurs ont conclu, sans autre preuve que leurs déductions, que le message était à l'origine " Now very danger. Come Quick ! (Danger imminent. Venez vite !) " mais que des interférences éléctriques auraient fait croire à " « Danger poignard. Venez vite ! »...

 

(1) Ce dictionnaire a été établi à partir des archives de la Lloyd's, la célèbre compagnie d'assurances londonienne qui en dirigea la publication.

 

La liste des cargos, des bateaux de pêche ou de plaisance, des steamers disparus dans le triangle des Bermudes ne fait que s'allonger avec le temps qui passe.

Souvent ces bateaux s'évanouissent en mer, sans le moindre indice, la moindre épave, comme  l'Esperanza de Larrinaga, un bâtiment britanni­que; le Monte San Michèle, un navire italien; le Cabello, un bateau brésilien; l'Ottawa, un tanker anglais; le Streisund, le Florino et le Svartskog, tous trois battant pavillon norvégien.

 

Citons encore le Copotaxi, parti de Charleston pour La Havane le 29 novembre 1925 avec une cargaison de charbon. Il ne parviendra jamais à destination et toutes les recherches entreprises pour le retrouver demeureront vaines.

L'année suivante, le 13 mars 1926, le cargo Suduffco quitte Port Newark, dans le New-Jersey, à destination de Los Angeles. Il passera donc dans le triangle des Bermudes. A son bord, un équi­page de 29 hommes et une cargaison diversifiée de 4000 tonnes dont un gros chargement de tuyaux d'acier. Le cargo sera attendu en vain à Los Angeles et personne n'entendra plus jamais parler de lui. Le 08 avril 1926, un dirigeant de la société Transmarine corporation, propriétaire du bâtiment, affirme que le Suduffco a été «comme avalé par un gigantesque monstre marin». Et il ajoute : «Tout ce qu'on sait, c'est qu'il a disparu au sud du New Jersey, dans le triangle des Ber­mudes».

 

Drame à Islamorada

La terrible malédiction qui semble régner dans ce triangle ne s'exerce pas seulement sur les ba­teaux : les îles qui s'y trouvent ne sont pas épargnées.

Le 5 septembre 1935, la petite île de Islamorada, qui fait partie de l'archipel des Keys prolongeant au sud la Floride, est le théâtre d'un drame affreux.

Pour les habitants de l'île, rassemblés dans les cafés autour de la gare, c'est un jour de fête.

Karl Sudor, un des rares pêcheurs à être en mer ce jour-là, remarque vers midi que le vent se lève. Il regagne la terre à grand-peine, car les rafales augmentent de minute en minute, annonçant un terrible ouragan.

Aussitôt, à Miami, les services des chemins de fer organisent l'évacuation des insulaires mena­cés. Un train de secours, appelé « le chemin de fer de la mer», est envoyé à travers les vingt-neuf îles reliées entre elles par des ponts ou des viaducs en pierre.

A Islamorada, la tempête est à son paroxysme et les mille habitants de l'île, massés sur les quais de la gare, se cramponnent aux rails ou s'accrochent aux poteaux télégraphiques, pour ne pas être emportés. Des dizaines de mal­heureux sont décapités à l'arrivée du train; affolés, les survivants se ruent dans les wa­gons; à ce moment une vague monstrueuse, venue de la mer déchaînée, balaie tout sur son passage.

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La Civilisation de l'Indus encore plus étendue

La Civilisation de l'Indus encore plus étendue que supposée

Civ harappa courronne cuivre 2015 mini

La Civilisation de l'Indus, ou encore Civilisation Harappéenne (Harappa étant leur plus grande ville découverte à ce jour), est l'une des 4 plus anciennes civilisations sophistiquées découvertes à ce jour, avec celles de la Mésopotamie (Sumer), de l'Egypte des pharaons et de la Chine impériale, mais c'est aussi la moins bien connue des quatre, puisque leur écriture n'a toujours pas été déchiffrée. Et une dernière découverte, au nord de l'Inde, accentue encore le mystère lié à cette très ancienne civilisation raffinée, car l'endroit en question augmente encore la superficie du territoire sur lequel ce peuple s'était établi et avait construit des cités ayant un caractère très moderne. C'est la première fois que des traces bien identifiées de cette société sont découvertes aussi à l'Est et cette superficie d'occupation de territoires de la civilisation Harappéenne la situe maintenant du Pakistan et nord-ouest de l'Inde au nord de l'Inde, car des artefacts de la civilisation de la Vallée de l'Indus ont été trouvés sur une surface de 930.000 km², presque aussi grande que l'Europe de l'Ouest entière.

Mais quelle est cette nouvelle découverte au juste ? 

Civ harappa excavation site 2015

Excavation site from the late Indus Valley civilization period in a village called Chandayan, in the northern Indian state of Uttar Pradesh. (A.K. Pandey/Archaeological Survey of India)

C'est en labourant la terre pour l'extraction de l'argile que des ouvriers ont découvert un crane humain portant une couronne de cuivre très abîmée, dans le village de Chandayan, au nord de l'Inde, dans l'état d'Uttar Pradesh. L'Archaeological Survey of India (ASI) a été tenue au courant de cette découverte et s'est donc précipitée sur les lieux pour le sauvegarder et entreprendre des fouilles. Voilà ce qu'en dit le Dr Rakesh Tewari, directeur général de l'Archaeological Survey of India (ASI) : c'est seulement la deuxième couronne à être découverte ainsi sur un site de la Vallée de l'Indus, que ce soit en Inde ou au Pakistan car seule une couronne en argent avait été déterrée sur un autre site de la Vallée de l'Indus, dans l'état d'Haryana au nord-est de l'Inde. (YH : seulement deux couronnes et toutes deux retrouvées au nord-est de l'Inde, et datées de la fin de cette civilisation : c'est probablement un indice important sur l'Histoire de cette société humaine ancienne...)

" Notre objectif était de procéder à un opération de sauvetage, afin de voir ce qui pouvait être trouvé sur le site autour des restes du squelette " explique Tewari

" La personne portant la couronne a du être un personnage important dans la société " suppose le Dr A.K. Pandey, directeur des fouilles à Chandayan et archéologue principal de l'ASI, " mais on ne sait pas si à cette époque, les gens l'utilisaient comme une couronne ou comme une sorte de casque ", ajoute-t-il. (YH : la forme de cette couronne ou casque est en effet assez étrange, ou incomplète - on sait que le cuivre possède des propriétés magnétiques et /ou isolantes également...).

Civ harappa couronne cuivre 2015
La couronne en cuivre de 4.000 ans, décorée avec une perle de cornaline et une perle de faïence - The remnants of a 4,000-year-old copper crown found on a skull from the late Indus Valley civilization period found at village of Chandayan, in the northern Indian state of Uttar Pradesh. (A.K. Pandey/Archaeological Survey of India)

Pendant les fouilles, le Dr Pandey a aussi découvert des ossements d'animaux et des marmites de terre cuite, des pots en argile, à la même profondeur que le site funéraire situé à 20 mètres de là. Cela suggère qu'un animal a été sacrifié lors d'une cérémonie funéraire pour la personne dont on a trouvé les restes. " C'était une pratique de cette époque " affirme Pandey.

Une autre pièce métallique de cette même couronne, ainsi qu'un os pelvien et un fémur de la jambe gauche de la personne ont été déterrés, ainsi que 21 pots en terre cuite sur le site funéraire. Une habitation de la même période a été aussi trouvée, à 45 mètres du site funéraire, entourée par un sol compact, des murs de boue séchée et des trous pour des poteaux de clôture. La découverte est importante, car c'est la première fois que l'on trouve les traces d'une habitation de la fin de la Civilisation de l'Indus aussi loin à l'est, augmentant ainsi la superficie connue de cette civilisation.

Civ harappa pots terrecuite 2015

(A.K. Pandey/Archaeological Survey of India)

Sources : http://www.theepochtimes.com/n3/1173792-4000-year-old-copper-crown-found-in-india/

Wikipedia.fr

Yves Herbo : Avec cette deuxième couronne découverte et concernant la dernière période de l'existence de cette civilisation mystérieusement disparue et oubliée même très longtemps, de nouvelles interrogations se font jour dans les esprits des chercheurs. En effet, la civilisation harappéenne est justement considérée pour l'instant comme une civilisation extrêmement égalitaire, et jusque dans la planification de toutes ses villes : aucun temple ni château ou palais n'y a été découvert. Au contraire, toutes les cités sont construites sur le même modèle très sophistiqué pour l'époque : " la ville est composée de deux grands quartiers : un premier comportant une plate-forme de terre surélevée que les premiers archéologues nommeront la "citadelle" et un second, appelé "cité basse", composé de maisons et de magasins étroitement entremêlés, séparés par un réseau de rues et d'allées, bien définies, suivant un plan précis, de largeurs fixées et en usage dans la quasi-totalité des sites.

Les bâtiments principaux étaient construits en briques, cuites ou crues, d'une forme rigoureusement standardisée. Un système décimal de poids et mesures était utilisé sur toute la superficie de cette civilisation. Les villes les plus peuplées comptaient jusqu'à 30 000 habitants. (au minimum 5 millions d'habitants en tout).

À Harappa, Mohenjo-daro et sur le site de Rakhigarhi, les plus connues et probablement les plus peuplées des villes de cette civilisation, la planification urbaine incluait le premier système au monde de traitement des eaux usées. À l'intérieur des villes, l'eau était tirée de puits. Dans les maisons, une pièce était destinée aux ablutions, les eaux usées étaient dirigées vers des égouts couverts qui longeaient les rues principales. Les maisons ouvraient seulement vers des cours intérieures ou sur des ruelles, se tenant ainsi éloignées des éventuelles mauvaises odeurs et reflux.

Le rôle de la citadelle est encore sujet à débat. Contrairement aux civilisations contemporaines de la Mésopotamie et de l'Égypte, aucune structure de grande taille n'était ici construite, aucune ne semble avoir été un temple ou un palais donc pas de trace matérielle prouvant l'existence de roi, d'armées ou de prêtres. Certaines structures sont cependant identifiées comme des greniers qui signifierait l’existence de surplus agricoles, une raison de cette floraison urbaine.

À Mohenjo-Daro, on a découvert dans la citadelle le « grand bain », une piscine rectangulaire entourée de galeries qui pourrait avoir été un bain public. Deux escaliers symétriques donnent accès à un bassin dont l’étanchéité est assurée par des joints de bitume entre les briques. Bien que la citadelleait été entourée de murs, il ne semble pas qu'elle ait eu un rôle défensif mais plutôt de protection contre les crues. La ville basse est formée de rues régulières orientées nord-sud et est-ouest. Les maisons sont d’une superficie de 50 à 120 m2. Elles possèdent un étage auquel on accède par un escalier intérieur. Certaines sont dotées d’un puits privé, les autres sont approvisionnées en eau par des puits publics. Les maisons sont équipées de salles de bain dont les eaux usées sont évacuées par une rigole en plan incliné qui conduit au caniveau de la rue.

Les différents quartiers de Mohenjo-Daro ont été reconstruit à plusieurs reprises suivant le même plan. À chaque fois, le système de canalisation et d’égout a été réaménagé, ce qui suppose l’existence d’une autorité publique. Pourtant, aucun des bâtiments de Mohenjo-Daro et de Harappa ne peut être considéré comme un temple ou un palais. Aucune trace n’indique avec certitude la prédominance d’une classe de rois ou de prêtres.

La plupart des habitants des villes semblent avoir été des commerçants ou des artisans, vivant ensemble dans des zones bien définies déterminées suivant leur activité. Des matériaux, provenant de régions lointaines, étaient utilisés dans la confection de sceaux, de perles et d'autres objets. Les sceaux comportent des représentations animales, divines et des inscriptions. Quelques-uns d'entre eux étaient utilisés pour faire des sceaux dans l'argile mais ils avaient probablement d'autres emplois. La découverte de sceaux jusqu’en Mésopotamie atteste de l'existence d'un commerce lointain.

Bien que certaines maisons soient plus grandes que d'autres, il ressort de l'observation de ces villes, une impression d'égalitarisme, de vaste société de classe moyenne, toutes les maisons ayant accès à l'eau et au traitement des eaux usées. "

La découverte de ces couronnes pourrait donc signifier que, peu de temps avant la disparition de cette culture (la population ayant probablement migré historiquement vers le Gange), ce peuple s'est doté de rois pour tenter de contrecarrer un bouleversement profond (probablement extérieur ou climatique selon les hypothèses), sans toutefois y réussir...

 

Yves Herbo Traductions, Sciences, Fictions, Histoires.com, 10-08-2015

La Basilique du martyr Saint Neophitos découverte sous l'eau

La Basilique du martyr chrétien Saint Neophitos découverte sous l'eau

Ruines basilique lac iznik turquie mini

Début 2014, les fondations d'une ancienne basilique avaient été découvertes sous l'eau, à environ 20 mètres de la rive du lac Iznik à Bursa (Prusias dans l'antiquité), en Turquie, selon les archéologues locaux.

" Nous avons trouvé les ruines d'une église. Elle a un plan de basilique et possède trois nefs ", avait annoncé Mustafa Sahin, un professeur d'archéologie à l'Université de Bursa Uludag.

Les fondations de l'église sont visibles sous l'eau, à environ 1,5 à deux mètres de profondeur et étaient passées inaperçues complètement jusqu'à présent.

" Les ruines de cette église sont similaires à celles d'Hagia Sophia à Iznik. C'est pourquoi nous avons estimé qu'elle avait été probablement construite au cinquième siècle de notre ère " avait expliqué Şahin. Il avait informé que la structure avait été découverte en photographiant la ville depuis les airs afin de faire un inventaire des objets historiques et culturels, promouvoir le tourisme local.

Suite à cette découverte, l'université avait informé la direction du musée d'Iznik et le Ministère de la Culture et du Tourisme, demandant à ce que le site archéologique soit protégé.

Il y a beaucoup de pierres brutes sur le site: " cela prouve que la structure s'est effondrée. Iznik a connu de nombreux tremblements de terre qui ont détruit ses bâtiments. Le plus connu et destructeur est celui qui s'est produit en 740 après JC. Les premières observations montrent que la structure s'est effondrée au cours de ce tremblement de terre et que la côté a été submergée. L'église n'a pas été reconstruite par la suite." 

Ruines basilique lac iznik turquie

AA photo

Un an après, début 2015, les archéologues turcs ont trouvé quelques réponses au mystère de l'ancienne basilique byzantine trouvée au fond du lac Iznik, l'ancienne Nicée, près de la côte de la mer de Marmara. La silhouette de l'ancien bâtiment avait été détectée sous l'eau et une équipe d'archéologues de l'Université d'Uludag Bursa, dirigée par Mustafa Sahin avait commencé à enquêter.

Le travail d'excavation a découvert les restes d'une basilique probablement construite autour du IV° siècle après JC (et non pas au V° siècle comme supposé auparavant). La structure est néanmoins très similaire à la basilique Sainte-Sophie à Nicée récemment transformée en une mosquée, construite durant la même période byzantine.

La ville de Nicée a été l'un des bastions de l'Est de la nouvelle religion chrétienne. En 325, peu après l'édit de Milan, qui avait accordé la liberté religieuse aux citoyens de l'empire romain, terminant les persécutions, elle a accueilli le premier concile œcuménique du monde chrétien.

Ruines basilique lac iznik turquie 2

On note qu'il y a beaucoup de ruines et structures englouties ici autour de l'église.

Selon les archéologues turcs, la basilique sous-marine a été construite dans la première moitié du IV° siècle, peu de temps après le conseil, et dédiée à Saint Neofitos, un martyr chrétien torturé et tué en 313 sur ordre du gouverneur Decio.

Ce bâtiment de Nicée, en Bithynie, a été pendant longtemps un lieu de pèlerinage. Les conclusions sont que la basilique a fini au fond du lac, probablement en raison du grand tremblement de terre de 740. Selon le professeur Sahin, la basilique avait été construite sur les rives du lac où Neofitos avait été tué.

Ruines basilique lac iznik turquie 3

Le bâtiment était resté invisible depuis 1500 ans car recouvert de végétation lacustre comme il en reste à droite de cette photo, c'est un coup de chance extraordinaire que les photographies aériennes du 21 janvier 2014 aient pu le découvrir...

L'archéologue turque dit qu'il a trouvé sur les restes de la structure, l'écriture «Saint Neofitos» en grec. Sahin a également souligné une coïncidence incroyable : le bâtiment a été découvert le 21 Janvier 2014, le jour même où le saint aurait été tué, le 21 janvier 313, selon la tradition chrétienne.

Sources : Hurriyet Daily News: "Remains of Byzantine basilica discovered at the bottom of Lake İznik"

http://www.ansamed.info/ansamed/en/news/sections/culture/2014/01/31/Turkey-archaeologists-unveil-mystery-underwater-Basilica_9993653.html

http://www.roger-pearse.com/weblog/2014/01/27/photos-of-underwater-basilica-at-nicaea/

 

Yves Herbo Traductions, Sciences, Fictions, Histoires.com, 08-08-2015

Augmentation de la menace des séismes et du volcanisme et mini âge glaciaire

Augmentation de la menace des séismes et du volcanisme et mini âge glaciaire ?

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De nombreux sites ont relayé une alerte mondiale sur une augmentation de la menace des tremblements de terre et du volcanisme, en particulier aux USA. Plusieurs sources en ont rajouté ou ont mal traduit comme très souvent. Tout d'abord, ce n'est pas une alerte "officielle" et "gouvernementale" comme l'ont affirmé certains, et la NASA, ainsi que le gouvernement fédéral des USA nie toute implication dans ces déclarations et lettres. Tout ceci émane d'un organisme privé et à buts lucratifs, dirigé effectivement par un ancien conseillé scientifique à la Maison Blanche, Monsieur Casey.

Le Space and Science Research Corporation (SSRC) (ne pas confondre avec le SRC, créateur du projet américano-canadien HARP (1967) de Gerald Bull (assassiné par le Mossad à priori dans les années 1990), est le premier organisme de recherche aux États-Unis sur le sujet des changements climatiques liés à une ère de refroidissement global de longue durée (une nouvelle ère glaciaire serait à l'ordre du jour selon ces prévisionnistes). Outre la recherche, son objectif est d’alerter les gouvernements, les médias et les populations sur la nécessité de se préparer à cette nouvelle ère climatique. N'ayant aucun lien avec la NASA, il faut le répéter, le SSRC s'appuie plutôt sur certaines de ces données, dont celles de 2011 pour argumenter sur ses propres résultats, qui viennent de mener à l'envoi d'une lettre officielle d'alerte à la FEMAFederal Emergency Management Agency ).

Le SSRC croit, ainsi que d’autres scientifiques et géologues, qu’il existe une forte probabilité que les éruptions volcaniques et les tremblements de terre seront plus nombreux en fréquence et en intensité au cours de cette prochaine ère. Tous ces événements catastrophiques seraient le résultat d’un cycle « d »hibernation solaire », soit une réduction spectaculaire de la production d’énergie du Soleil.

En date du 8 juin dernier, le SSRC a émis un communiqué de presse sur son site intitulé « La menace de tremblements de terre et de volcans augmente pour les États-Unis« .

Le 5 juin 2015, une lettre a été envoyée à Craig Fugate, administrateur de la Federal Emergency Management Agency (FEMA), par le PDG du SSRC. Dans cet écrit, on peut lire que:

– la probabilité de séismes et d’éruptions volcaniques dans les régions sismiques et volcaniques a augmenté de manière significative;

– nous croyons que les États-Unis et tous les pays du monde sont maintenant entrés dans la période la plus dangereuse pour des tremblements de terre catastrophiques et des éruptions volcaniques depuis les derniers deux cents ans;

– une nouvelle tendance vers l’augmentation du nombre et de l’intensité des tremblements de terre et des volcans à l’échelle mondiale a déjà commencé et génère de graves préoccupations dans le domaine de la géologie;

– l’élévation du niveau de menace que nous lançons est intimement liée à une réduction dramatique en cours de la production d’énergie du Soleil (hibernation solaire);

– ces périodes sont universellement reconnues au sein de la communauté de la physique solaire. Notre précédente recherche indiquant le début de la prochaine hibernation solaire est maintenant confirmée par la NASA.

NASA Data Confirms Solar Hibernation and Climate Change to Cold Era (2011).

Femanewmadridletterjune52015femanewmadridletterjune52015.pdf (143.43 Ko)

– par conséquent, nous croyons que les zones sismiques et volcaniques à haut risque aux États-Unis, surtout en Californie, en Caroline du Sud et en particulier la zone sismique de New Madrid, peuvent éprouver de grands tremblements de terre ou éruptions volcaniques à tout moment entre maintenant et jusqu’en 2030.

– dans le cas de la faille de New Madrid, nous montrons que dans chacune des quatre dernières périodes d’hibernation solaire, un tremblement de terre catastrophique a frappé la région. Maintenant qu’une nouvelle hibernation solaire a commencé, nous en appelons à prendre des précautions maximales étant donné la forte probabilité que d’autres tremblements de terre dévastateurs frappent à nouveau la zone sismique de New Madrid.

Next big one photo medium

– la fenêtre pour un prochain grand tremblement de terre sur la faille de New Madrid est comprise entre 2017 et 2038.

John L. Casey, PDG du SSRC, termine sa lettre en disant:

" Il est compréhensible que cette lettre puisse être difficile à accepter étant donné l’ampleur du problème et des obstacles que vous rencontrerez d’un point de vue politique et scientifique pour en arriver à prendre une action décisive comme nous vous exhortons à le faire. Toutefois, avant de rejeter ce message, je demande instamment que vous examiniez soigneusement nos recherches, nos conclusions et nos recommandations pour la préparation de ce nous croyons être une période géophysique destructive jamais inégalée. "

La lettre a été signée par le président SSRC, M. John Casey, et livrée au siège de la FEMA à Washington, DC. Dans la lettre, M. Casey explique comment la réduction dramatique en cours de la production d'énergie du Soleil ne va pas seulement plonger le monde dans une période froide pour des décennies (certains parlent de 200 ans), mais en même temps, apporter une série de dévastations géophysiques avec de monstrueux tremblements de terre et des éruptions volcaniques. Ces périodes de climat froid appelées «hibernations solaires» ou «minimums solaires," sont bien connues des spécialistes de la communauté de la physique solaire (elles sont aussi appelées "mini âge glaciaire"). Le SSRC a fait un travail de pionnier dans le domaine de la modélisation du climat conventionnel et solaire et est lui-même établi comme un chef de file dans la prévision du climat et de l'étude de ces hibernations du Soleil.
 
Citant la nouvelle recherche inclue dans le Rapport semi-annuel du climat mondial de la SSRC (GCSR) à paraître le mercredi 10 juin 2015, la lettre à Craig Fugate de la FEMA contenait un avertissement important pour toutes les grandes zones de failles de tremblements de terre et les zones volcaniques actives. La recherche se concentre en particulier sur la menace accrue pour la zone sismique de New Madrid (NMSZ) entre Saint-Louis et Memphis.
 
Cette nouvelle information sur cette menace est contenue dans l'un des plusieurs articles de l'édition de Juin 10 du document GCSR rédigé par M. Casey et le Dr Dong Choi, directeur de la recherche pour le tremblement de terre et le Centre international de Volcan de prévision (IEVPC). Le document montre que le NMSZ est sous la menace d'un autre tremblement de terre catastrophique entre 2017 et 2038. Les Dr Choi et Casey montrent que quatre fois de suite depuis l'année 1450, un séisme majeur a frappé le NMSZ lorsque le Soleil est entré dans une phase d'hibernation. Cette révélation scientifique est ce que Choi et Casey estiment avoir résolu le mystère sur quand le prochain séisme majeur frappera la région. Les géologues ont étudié la NMSZ depuis de nombreuses années en utilisant des approches traditionnelles. Casey et Choi disent que c'est la recherche combinée dans les domaines de la physique solaire et la géologie qui offre la meilleure opportunité à ce jour d'estimer quand le prochain tremblement de terre dévastateur sur NMSZ va frapper. D'autres scientifiques sont d'accord avec leur opinion.

Yellowstone volcano sanandreas

Ici des données sur Yellowstone, qui est aussi dans un certain état d'alerte à cause de remontées magmatiques déformant la région en ce moment.

Une gigantesque poche de magma de 25 kilomètres de hauteur a été découverte.
Lien vers l'article de 20 Minutes:fr/sciences/1594427-20150424-gigantesque-reservoir-magma-decouvert-sous-super-volcan-yellowstone

 
Earthquake map usgsTous les lieux à risques séismiques et volcaniques aux USA...

Pour cette raison singulière, les Dr Choi et M. Casey ont fortement recommandé à l'administrateur de la FEMA, Fugate, que toutes les zones et les zones de faille sismique à haut risque, ayant des antécédents d'éruptions volcaniques dans les États-Unis, prennent des précautions immédiates pour atténuer ce qu'ils décrivent comme une «période inégalée de létalité géophysique et de destruction ".
 
M. Casey ajoute: " La très forte corrélation entre ces minimums solaires et l'incidence des tremblements de terre catastrophiques dans le monde entier est une impressionnante démonstration de la façon dont nous sommes tous interconnectés à notre monde naturel et les cycles du Soleil. Il serait imprudent d'ignorer, en particulier, l'histoire des grands tremblements de terre dans le NMSZ et le fait que, lors de chaque hibernation solaire depuis les 600 dernières années, cette région a connu des tremblements de terre dévastateurs allant de M6.8 à M8.0. "
 
" Alors que nous abordons le risque New Madrid dans ce communiqué de presse et dans le Rapport de situation du Climat Global du 10 Juin 2015, la coïncidence de grands tremblements de terre avec des minimums solaires n'est pas limitée à cette région des États-Unis. Voilà pourquoi notre lettre à l'administrateur Fugate avait une alerte à l'échelle nationale. Le séisme Cascadia d'environ M9.0 et le tsunami de 1700 était au milieu de la plus froide période d'hibernation solaire qui a été appelée le minimum de Maunder. Le Grand Tremblement de terre de San Francisco de 1906 était au milieu d'un autre point bas solaire - le minimum «Centennial» comme on l'appelle à la SSRC. Cette association forte de l'activité solaire et des pires tremblements de terre et éruptions volcaniques pourrait représenter le «chaînon manquant» pour la prévision des catastrophes géophysiques ".
 
Dr Choi (Australie) soutient aussi l'opinion de Casey en disant, " La recherche approfondie effectuée dans ce domaine est claire dans ses implications. Lorsque les minimums solaires arrivent, les pires séismes sont enregistrés et les éruptions volcaniques en hausse. Le dernier minimum solaire par exemple, a donné la plus grande série de tremblements de terre dans l'histoire humaine dans le NMSZ et la plus grande éruption volcanique enregistrée au mont Tambora en Indonésie. Ces événements se sont produits à quelques années l'un de l'autre au cours de la période la plus froide dans la dernière hibernation du Soleil dans le début des années 1800 ".

Sources : voir aussi dans l'article les liens du SSRC et de la FEMA., http://www.tvqc.com/2015/06/ssrc-la-menace-de-tremblements-de-terre-et-de-volcans-augmente-pour-les-etats-unis/​

Pour aller plus loin, vous verrez ci-dessous que Mr Casey dénonce depuis 2007 le retard du GIEC sur la réalité scientifique (mais aussi les politiques et leur volonté de tirer de l'argent grâce à des taxes "écologistes" non justifiées... destinées à protéger les nantis comme ces hommes politiques, des banquiers et des mafieux, et avoir des fonds pour les mettre à l'abri (mais pas la population qui paie les taxes bien sûr !)... Voici une vidéo très récente (novembre 2014), dans laquelle il fait le point et dénonce la réalité (selon ses travaux et ceux de son organisme, selon certaines données choisies et les ordinateurs...). Que peut-on constater objectivement ? Qu'il semble faire tout de même toujours + chaud qu'avant (la neige n'est pas tellement revenue en masse et pour des deux durées de 2-3 mois comme auparavant dans les régions du nord de l'Europe par exemple), qu'il y a effectivement des dérèglements climatiques anormaux (tornades et trombes, orages et tempêtes, moussons supérieurs aux normes et ailleurs que la normale), que le pôle nord semble toujours fondre, alors qu'au contraire, une (mince) couche de banquise glaciaire semble s'étendre au pôle sud. Nous avons aussi la confirmation d'une hausse du nombre des gros séismes, une activité volcanique intense et une activité solaire "décalée" : le cycle de 11 ans du Soleil a eu un décalage, même s'il semble que plusieurs éruptions solaires se sont bien produites et qu'une inversion solaire magnétique ait eu lieu cette année... Autrement dit, c'est très difficile de faire la part des choses question "visuel", car tant un réchauffement qu'un refroidissement mènent de toute façon à des catastrophes en nombre pour l'être humain et son environnement ! Voilà la vidéo en question, en VO malheureusement (les médias français sont dépassés et "aux ordres" de leurs dirigeants milliardaires (et "protégeables" !) sur ce sujet...) :

Mais quand on va et recherche encore plus, on tombe sur un journaliste qui lui, enquête sur Mr Casey depuis des années et... qui n'est pas très entendu ni suivi ! Il affirme en effet avoir des preuves que Mr Casey est surtout... un affabulateur et éventuellement un vendeur de rêve, voir un escroc (mais il n'y a aucune preuve de "détournement de subventions ou de paiement non dû non plus à priori !). En tout cas, d'après lui, ce fameux "Centre de recherches" n'existe pas car l'adresse indiquée et la photo du site ne montre qu'un immeuble qui loue des adresses à des compagnies et des particuliers (pour 49 $ par mois, une "entreprise" y a ses "locaux !") et son enquête sur sa "carrière" à la NASA ou à la Maison Blanche dirait plutôt qu'il n'a jamais été rien de cela du tout ! tout ceci en vidéo... alors, où se situe la vérité  ? Entre un homme qui fait des conférences (filmées) et montre des articles, des traces écrites, et en tire (à priori mais sans preuves) des bénéfices... et un homme qui tente de démontrer que ce que dit le premier est faux... pour en tirer la vérité et dénoncer les mensonges (ou aussi faire des bénéfices ?)... ? Nous sommes apparemment encore entre les deux, dans un monde basé sur "celui qui dira le plus de mensonges gagne ... ! ". Quel monde, c'est presque à souhaiter qu'il disparaisse, finalement... l'argent corrompt trop l'esprit humain et c'est de pire en pire... :

Ci-dessus, à la recherche du "SSRC" à Orlando...

Mais tout ceci fait tout de même les affaires de certains, et les politiques ne sont pas les derniers à en tirer profit, car les bunkers et souterrains existent bien et sont bien créés en attendant ! :

 

Yves Herbo, Sciences, Fictions, Histoires, 20-06-2015

Chine, Inde, bases souterraines et OVNIs

Chine, Inde, bases souterraines et OVNIs

MAJ 06-2015 : des OVNIs au Nepal lors des séismes ?

 

map-kongka-la1.jpg

C'est assez étrange, mais après le gros séisme du 25 avril 2015 (7,9 de magnitude) et avant sa grosse réplique de début mai 2015 (7,6) survenus au Népal, un gros OVNI de forme triangulaire a survolé la capitale népalaise endommagée, a été filmé et la télévision locale en a même parlé... Tout ceci rejoint une autre histoire étrange, pas très loin du côté de l'Inde, et entendue par de nombreux chercheurs, qui avait été révélée dès 2004-2005 par le journal indien "India Daily" : de nouvelles bases souterraines d'où sortiraient des engins inconnus auraient été découvertes... puis l'affaire a été relancée dans un article du 25 août 2011 de Weekly World News... traduction de cet article daté du 9 janvier 2005, ainsi que ses photos, puis mention de l'article de 2011 :

La Chine et l’Inde savent toutes deux au sujet des bases OVNI souterraines à la frontière Himalayenne, qui se situent à grande profondeur dans les plaques tectoniques.

Kongka La est une basse arête de passage dans l’Himalaya (le cercle bleu sur la carte). Il fait partie des territoires de la frontière de Ladakh disputés entre l’Inde et la Chine. La zone rouge sur la carte est la zone disputée encore sous le contrôle Chinois dans le territoire d’Askai Chin. La partie nord tenue par les Chinois est appelée Aksai Chin et la partie Indienne du Sud-Est est appelée Ladakh. C’est le territoire où les armées Indienne et Chinoise se sont le plus combattues en 1962. Cette zone est l’endroit auquel on a le moins accès dans le monde et selon un accord les deux pays ne patrouillent pas dans cette partie de la frontière. Selon plusieurs touristes, les moines Bouddhistes sont les habitants de Ladakh, l’Armée Indienne et les Militaires Chinois maintiennent la ligne de contrôle. Mais il y a quelques chose de bien plus sérieux qui se passe dans cet endroit.

Selon les quelques habitants des côtés Indien et Chinois, c’est là que les OVNI sont aperçus sortir de terre, selon plusieurs d’entre eux, les bases souterraines OVNI se trouvent dans cette région et aussi bien le gouvernement Indien que Chinois en est bien au courant...

Récemment, des pèlerins Hindous (de la religion hindouiste) qui passaient par le passage Ouest en direction du Mont Kailash, ont rencontré d’étranges lumières dans le ciel. Les guides locaux sur le territoire Chinois leur avouent qu’il n’y rien de nouveau là-dedans et que c’est un phénomène normal du passage par Kongka - la région de la frontière qui s’étend entre l’Inde et la Chine. Ces silencieux étranges vaisseaux triangulaires lumineux sont ressorti des souterrains et déplaçaient vers le haut presque verticalement. Quelques des aventureux pèlerins voulaient se rendre à l’intérieur du site. Ils ont été dans premier temps repoussés par les postes de garde Chinois comme s’ils étaient refusés d’entrée par le côté Chinois. Quand ils ont essayé d’approcher le site par le côté Indien, la patrouille de la frontière Indienne les a aussi repoussés en dépit de leur permission de voyager entre les deux pays.

map-kongka-la2.jpg

A ce moment les pèlerins ont commencé à questionner le personnel de sécurité de la frontière Indienne. Ils leur ont dit qu’ils avaient été ordonnés de n’autoriser personne près de cette zone en question et que c’est vrai qu’il y a d’étranges objets qui sorte de la terre avec des lumière amplifiées et modulées. Les Forces Spéciales des Opérations et agences de renseignements d’Inde sont en charge de cette zone.

Les gens du pays commencent à rire au sein de ce secteur quand on les interroge à propos des observations d’OVNI. Ils sont étonnés - ne savent pourquoi les Gouvernements désirent tellement cacher ces faits évidents. Selon eux la présence extra-terrestre est bien connue et est en grande profondeur sous la terre. Ils croient que ni les Gouvernement Indien ni le Chinois ne veulent exposer le fait pour certaines raisons. Quand ils rapportent ces faits aux autorités locales, on leur dit de se taire et d’oublier. C’est la région où les plaques Eurasienne et Indienne ont créé une frontière de plaques convergente. Une frontière de plaque convergente est formée quand une plaque plonge sous une autre (subduction). En conséquence, c’est l’un des quelques endroits sur terre où la profondeur de la croûte terrestre est deux fois plus épaisse qu’ailleurs. L’inverse se trouve dans des points chauds comme le Yellow Stone National Park en Amérique où la croûte terrestre est fine.

La croûte terrestre deux fois plus épaisse permet la création de bases souterraines à grande profondeur dans les plaques tectoniques.

tectonic-ufo.jpg

Kongka La a de magnifiques pierres et granites. Pour quelques raisons les autorités ne font jamais d’excavations, ne creusent ni ne font de mines dans cette région ? Cette région est vierge et intacte.

Récemment, à la fois l’Inde et la Chine se sont rapprochés pour résoudre tous les conflits de frontières et les relations Sino-Indiennes ont reprisent une fois encore. La région d’Aksai Chin est encore disputée. L’Inde et la Chine, comme on le voit sur les cartes, ont d’immenses frontières le long de l’Himalaya et sont en négociation pour toutes ces régions. Bien que l’Inde affirme que l’Aksai Chin fait parti d’elle, la croyance commune dans le Gouvernement est que ce n’est pas une zone tampon. D’un autre côté, la Chine après avoir gagné l’Aksai Chin à l’Inde lors de la guerre de 1962, a construit une autoroute pour sa stratégie militaire. Maintenant ils utilisent une autoroute alternative pour ne pas importuner les régions à Kongka La.

Récemment dans les écoles locales, de jeunes enfants ont fait une compétition de dessin. Plus de la moitié des dessins avaient à voir avec les objets étranges dans le ciel ou sortant des montagnes. Beaucoup d’entre eux savent même où chercher et quand les voir.

Beaucoup de chercheurs en ufologie croient qu’il y a des bases cachées sous l’océan et à grande profondeur sous le sol. Kongka La est sujet à des phénomènes étranges et objets suspects venant hors des énormes et inaccessibles montagnes (Himalaya) et les deux Gouvernements refusent de s’avancer et dire ce qu’ils sont.

L’autre alternative est que c’est une stratégie souterraine de Forces de l’Air de quelqu’un. Car pourquoi les deux pays permettraient ces bases sur une "no man’s land’ officielle, dans cette région frontalière très sensible ? Pourquoi est-ce que dans cette région, des gens de milieux très variés rapportent continuellement des observations d’OVNI ? (P.-S., http://www.indiadaily.com/editorial/01-09a-05.asp traduction yoshu pour N.O.T.)

Il faut noter que les deux gouvernements ont nié évidemment ces assertions et que, vu la zone concernée, peu de chinois et de pèlerins hindous ou d'indiens sont informés de ces rumeurs locales. voici maintenant la "mise à jour" effectuée par le journal Weekly World News :

Incroyable, la Chine et L’inde révèlent ensemble l’existence d’une base secrète OVNIS dans l’Himalaya
 
Réunion de crise : le 22 septembre 2011...

BANGALORE, INDE – Les autorités indiennes et chinoises ont confirmé l’existence d’une base souterraine OVNI dans l’Himalaya. (? : en fait, un ministre hindoux seulement apparemment !)

(... ) = le début est la copie du début de l'article ci-dessus de 2005. La suite :

Incroyable ! La Chine et L’Inde ont publiquement confirmé leur existence

“L’Inde a trouvé une base active d’OVNIS dans l’Himalaya. Nous travaillons avec la Chine et l’ONU pour discuter de la façon de traiter cette incursion étrangère “, a déclaré le ministre indien de la Défense, AK Antony. ”Nous ne voulons pas que nos populations soient alarmées. Nous sommes confiants que nous pouvons contenir cette menace d’une culture étrangère. “

L’expert en UFO, le Dr John Malley, du Groupe d’experts des Nations Unies sur les Extraterrestres, a pu visiter le site (avec Frank lac de WWN) et a confirmé que les vaisseaux spatiaux observés entrant et sortant de la base viennent de la Planète Gootan. ”Les vaisseaux spatiaux avaient une lumière violette émanant du fond de leur navire, et des marques distinctes sur la face inférieure. Ceci est un navire Gootan classique. Il ne s’agit pas, cependant, d’un de leurs navires de guerre. “

Dr Malley a fait le tour du  monde, parlant aux différents gouvernements de l’invasion extraterrestre en cours (ce qui qu’il pense durer jusqu’en décembre 2015). Il leur a proposé leur aide sur la meilleure façon d’affronter les aliens. «Nous devons nous comporter d’une manière appropriée lorsqu’il s’agit des Gootans, sinon, nous sommes condamnés », a déclaré Malley.

Pourquoi l’Inde communique les informations maintenant ?

Ils n’avaient pas le choix.

Récemment, certains pèlerins hindous en route vers le Mont Kailash  ont vu d’étranges lumières dans le ciel. Les guides locaux disent alors que cela n’a rien de nouveau, que le phénomène est normal dans cette zone frontalière.

Les pèlerins ont d’abord contournés les postes de garde chinois, sans succès, sur ce, ils ont ensuite décidé de passer du côté indien, mais quand ils ont essayé d’approcher le site, la patrouille frontalière indienne a également interdit l’accès, malgré leur permis de voyager entre les deux pays.

Un des pèlerins (Sukhbir Siwach) est un écrivain pour le Times of India (le plus grand journal en langue anglaise en Inde) et il avait prévu un exposé sur le cover-up de la base alien par l’Inde. Le gouvernement a été incapable de l’arrêter (un écrivain courageux) – de sorte que le gouvernement indien rend aujourd’hui public l’information.

WWN a examiné le site avec le Dr Malley. Les habitants de la zone commencent à rire quand ils sont interrogés sur ces observations d’OVNI. Selon eux la présence extra-terrestre est bien connue et est en profondeur dans le sol. Ils croient que les gouvernements indien et chinois dissimulent leur existence pour quelque raison. 

Mais aujourd’hui, les habitants de cette zone frontalière sont heureux de savoir que l’Inde et la Chine ont révélé la base OVNI au monde entier.

Pourquoi ne l’ont-ils pas signalé à la presse internationale ? 

 La zone où la base d’OVNI est située, entre la plaque Eurasienne et la plaque indienne a créé des frontières de plaques convergentes, où l’une plaque plonge sous l’autre. C’est-à-dire qu’on est présence de l’un des rares endroits dans le monde où la profondeur de la croûte terrestre est deux fois plus épaisse ! L’inverse est constaté dans les points chauds comme sous le parc National de Yellowstone, aux Etats-Unis, là, la croûte y est en l’occurrence très mince.

Parfait pour les vaisseaux spatiaux extraterrestres.

Le Groupe d’experts des Nations Unies sur les Extraterrestres a convoqué une réunion d’urgence pour le 22 septembre 2011 afin de traiter du problème de la base d’ovnis. Espérons qu’ils viennent avec une solution pacifique pour faire face aux Gootans.

Sources : http://www.indiadaily.com/editorial/01-09a-05.asp traduction yoshu pour N.O.T.(2005), Article du 25 août 2011 Weekly World News, WikiStrike, Aera51 - Mais notez bien que la vraie source est bien de 2004 (ni WeeklyWorldNews, ni Wikistrike) et est bien Indien de l'Inde (Krishnari Bai Dharapurnanda) : http://www.ufocasebook.com/himalayanbase.html​

Cette mise à jour a été aussitôt à nouveau démentie par les gouvernements concernés et cette "révélation" disant que l'Inde avait admis les choses ne semble avoir été entendue que par le journal en question : et d'ailleurs, même si cette "réunion d'urgence " a bien eut lieu entre "experts" et l'ONU, cela n'a rien changé à la situation locale si on lit cet article qui date d'octobre 2011 :

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Frontière Chine-Inde dans la zone en question

– A quand remonte le dernier accrochage?

En août (2011), deux hélicoptères chinois sont entrés au sud-est du Ladakh, où ils ont déployé des troupes qui ont détruit des bunkers indiens non utilisés. Chaque fois qu’ils font une intrusion, ils abandonnent quelque chose de chinois. C’est ce qu’on appelle une pression locale tactique. C’est une façon de dire qu’ils revendiquent toujours cette zone. Ils le font tout le long de la frontière. Mais l’Inde est suffisamment généreuse pour tourner les choses de façon à ce que l’on veuille bien croire que les Chinois ne sont pas conscients de la position exacte de la ligne de contrôle réelle. Mais je crois que, depuis cinquante ans, les Chinois savent parfaitement où cette ligne se situe. Ce ne sont pas des intrusions faites au hasard.

– Où en est-on des discussions? Va-t-on échanger des territoires?

– Depuis 1962, la Chine occupe illégalement 30 000 kilomètres carrés dans la région ouest du Ladakh, appelée Aksai Chin. Elle revendique 90 000 kilomètres carrés du secteur est, connu sous le nom d’Arunachal Pradesh – deux fois la Suisse! –, qu’elle appelle le Tibet du Sud. Et, dans le Cachemire occupé par le Pakistan, les Pakistanais ont gentiment cédé plus de 5000 kilomètres carrés de terres indiennes à Pékin. C’est la situation actuelle. Nous avons une résolution parlementaire datant des années 1960 qui stipule que nous allons récupérer ces territoires. Je suis réaliste, ce n’est pas facile de le faire dans le contexte actuel. Faut-il maintenir le statu quo? Cela me paraît une bonne solution. Mais les Chinois revendiquent toujours l’Arunachal Pradesh. Il est exclu qu’un gouvernement démocratique cède ce territoire. C’est pourquoi nous avons eu 14 rounds de discussions entre des représentants politiques. Le 15e a lieu en ce moment. Jusqu’ici, les progrès ont été marginaux. En 1963, nous avons signé l’Accord de paix et de tranquillité sur les frontières et puis nous avons signé un accord militaire pour établir des mesures de confiance. En 2005, nous avons signé les principes directeurs pour ré­soudre le problème. Mais, depuis, nous ne sommes allés nulle part.

– Rien?

– Rien du tout. Voulez-vous savoir quels progrès nous avons faits ? Dans le secteur du milieu, il y a eu un petit échange de cartes. C’est le secteur le moins disputé... "

Source et article complet : LeTemps : la Chine est devenue agressive...

Alors, bases souterraines extra-terrestres, bases chinoises ou manoeuvres frontalières douteuses ? En toute logique, la situation ne peut que s'envenimer également dans cette région très sensible où les ressources minérales sont probablement intéressantes... (terres rares) ce qui n'empêche pas les quelques habitants de voir des lueurs étranges et l'Inde de recevoir parfois des pluies rouges sang étranges (ce sont leurs analyses qui sont étranges, nous en parlerons ailleurs) et la Chine de recevoir aussi d'étranges visites régulièrement filmées...

MAJ 06-2015 Un OVNI au Népal entre les séismes ?

Bon, pour commencer, certains ont découvert un hasard que certains trouvent douteux, comme beaucoup de coïncidences d'ailleurs : l'explosion du volcan Cabulco au Chili, calme depuis 43 ans, et qui a précédé de peu le gros séisme à Katmandou au Népal... quel rapport direz-vous ?... et bien le rapport est que ces deux villes sont aux antipodes l'une de l'autre ! Si vous mettiez votre doigt sur une sphère représentant la Terre a l'endroit de Katmandou, et bien vous pourriez en mettre un autre de l'autre main, à l'opposé, pour bien maintenir la sphère en équilibre... Voici sur une carte plane ce que cela donne :

Antipodes katmandou cabulco

Mais bon, le lien est très ténu, même si certains y ajoutent celui des OVNIs, visibles sur le volcan mais aussi au Népal. Et si certains parlent aussi de drone au niveau du volcan, on peut tout de même avoir des doutes car les drones ne sont pas censés rester en l'air si longtemps, et, pareillement pour un avion, ils ont été interdits de vol à proximité (très dangereux à cause des poussières bien sûr dans les moteurs et aussi l'électricité engendrée par un volcan) assez vite, et on n'explique pas pourquoi cet engin est visible sur les vidéos diurnes, mais aussi celles où la nuit tombe, comme nous le montre ce montage de plusieurs vidéos prises à des moments différents :

OVNI en la erupción del volcan Calbuco chile 22/04/2015 CREDITOS DEL VIDEO Facebook User :Daniela Soto Toledo Y Segundo de : Sebastian Soto

Et du côté du Népal, c'est un énorme OVNI triangulaire qui a été filmé, de nuit, au-dessus de la capitale népalaise. Dans cette vidéo, nous avons des images inédites du séisme et des avalanches qu'il a provoqué au Tibet aussi, puis des images de l'OVNI triangulaire filmé de nuit, et diffusé à la télévision népalaise. La télévision locale nous montre aussi (en incrustation) les images d'un autre OVNI qui aurait été filmé il y a peu de temps aussi au Népal... :

Pour mémoire, il y a aussi le célèbre alpiniste italien Reinhol Messner, qui avait déclaré avoir observé pendant trois heures un gros OVNI, de la taille de la pleine Lune, lors de son escalade de l'Himalaya. C'est à son retour de Katmandou, dans le sud du Népal, après une tentative loupée sur le Mont Chamlang, qu'il a vu l'objet se déplacer très très lentement, vers l'est puis le sud-ouest, et il a finalement dérivé vers le nord et le Tibet. Son partenaire Doug Scott a également vu l'OVNI et aussi une autre expédition polono-britannique qu'ils ont croisé, et qui l'avait vu à un autre moment. Il a affirmé que cet objet n'était pas quelque chose de connu car ses mouvements étaient trop irréguliers. Cette observation date du 10-10-1981... (source : United Press International).

Complément : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/l-armee-indienne-cherche-a-identifier-des-ovnis-au-ladhak.html

Yves Herbo, S,F,H, 01/2012, MAJ 06-2015

Aratta : les Sumériens n'ont pas inventé l'écriture

Aratta : les Sumériens n'ont pas inventé l'écriture

 

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Retour sur les fouilles archéologiques de Jiroft, en Iran, qui ont mis en évidence l’existence d’un royaume inconnu vieux de 5 000 ans, aux vestiges d’une exceptionnelle richesse. Revenons maintenant sur ces découvertes exceptionnelles (dont la divulgation remonte à août 2003) et sur leur importance dans l'Histoire des civilisations.

Depuis longtemps, des objets très anciens d'origine mal définie, alimentaient des collections et des galeries aux Etats Unis, en Europe et en Asie. Ces œuvres ont fini petit à petit par attirer l'attention des experts archéologues. Les enquêtes menées par ceux-ci, les ont orientés de fil en aiguille vers les douanes iraniennes.

Pendant l'année 2001, le gouvernement iranien avait été averti à plusieurs reprises.  A la suite de longues investigations, des fonctionnaires des douanes iraniennes ont fini par révéler que des bandes parfaitement organisées, en relation avec les villageois de certaines régions de l'Iran, ont sorti du pays en toute illégalité des milliers d'objets en terre cuite ou céramique. A la suite de ces révélations, les archéologues iraniens réagirent et se mirent à la recherche d'échantillons de ce type d'objets sur les sites de fouilles.  Ces recherches minutieuses eurent comme conséquence de focaliser l'attention des archéologues iraniens sur la région de la rivière Halil (Halil roud), à une vingtaine de kilomètres au sud de la ville de Djiroft, où de pauvres villageois démunis s'étaient partagé une grande superficie en zones bien définies et chacun fouillait et  creusait sa propre zone ; chaque famille s'était approprié une surface d'environ 6 mètres par 6 mètres. Chaque fois que les archéologues s'approchaient de ces zones, ils étaient pourchassés et éloignés par les villageois.

A la poursuite de la filière des contrebandiers, des maisons privées furent perquisitionnées dans les villes de Bardsir, Djiroft, Bandar Abbas et Téhéran, et des milliers d'objets antiques furent retrouvés.

 

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Ce n'est qu'en février 2003 que, finalement, le gouvernement envoie l'armée sur les lieux pour déloger les villageois et mettre fin à leurs excavations. Ensuite, un groupe d'archéologues, sous la direction de Monsieur Youssef Madjidzadeh, est envoyé sous la protection de l'armée.

Malgré les 'labourages' effectués par les villageois pendant deux ans ou plus, Madjidzadeh se rend tout de suite compte de l'importance des découvertes ; il fait immédiatement inviter les plus grands experts mondiaux des civilisations de Sumer et d'Ilam, en particulier : Holly Pittman (université de Pennsylvanie), Jean Perrot (chercheur du CNRS), Carl Lamberg-Karlovsky (professeur à l'université de Harvard).

Ces experts découvrent que les zones 'fouillées' par les villageois correspondent à l'immense cimetière d'une ville ancienne ; en effet les objets pillés correspondent le plus souvent aux offrandes qui étaient placées dans les tombes avec les défunts ; dans chaque tombe, on trouve en moyenne 50 à 60 objets différents. Le malheur c'est que les fouilles maladroites et inconscientes des villageois ont complètement réduit en poudre tous les ossements qui sont pour les experts les meilleurs indicateurs de l'identité et du style de vie des populations anciennes ; il est donc aujourd'hui très difficile de se prononcer dans ce domaine.

Madjidzadeh et son équipe continuent leur recherche plus au sud le long du Halil roud et, avec stupéfaction, rencontrent de plus en plus de vestiges. Au final, le nouveau site découvert s'étend sur une surface de 50 kilomètres de large et 400 kilomètres de long, depuis Djiroft jusqu'aux marais de Djazmourian, avec des villes, des cimetières et une immense ziggurat ; les vestiges étudiés indiquent clairement qu'il s'agit là d'une civilisation remontant à 3000 et 4500 années avant notre ère (donc antérieure aux civilisations de Sumer et d'Ilam) ; on peut donc parler de la découverte d'une autre Mésopotamie :
 

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Des palmiers découverts sous les glaces de l'Antarctique !

Des palmiers découverts sous les glaces de l'Antarctique !

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La théorie de la dérive des plaques tectoniques encore remise en question... la théorie de l'hydroplaque renforcée...

Les forages scientifiques dans l'épaisse glace de Wilkes Land, en Antarctique de l' Est (la partie faisant face à l'Australie) ont fourni les preuves de " la croissance de forêts tropicales caractérisées par des éléments floraux très divers de mésothermaux et de mégathermaux, y compris des palmiers et des bombacoideae (une sous-famille de l'arbre violet ou malva) ", selon un article publié dans la revue scientifique Nature . Voici une autre description de la découverte.

L'aspect étonnant de cette histoire est que les preuves de ces palmiers anciens et mauves et d'autres flores quasi-tropicales ont été découvert par forage à travers les calottes glaciaires allant de 1,9 à 2,5 miles miles d'épaisseur (entre 3 et 4 kilomètres) !

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C'est tout un contraste entre les climats ! Cet article publié dans Nature par les scientifiques affirme que ces forêts quasi-tropicales poussaient autrefois sur ce continent aujourd'hui recouvert de glace et caractérisé par des températures qui tombent bien en-dessous des 100° fahrenheit (le degré fahrenheit est plus froid que le celsius qui a son zéro à 32° fahrenheit), car en quelque sorte, le climat mondial à l'époque était " un monde a effet de serre " et " les hivers étaient très doux (plus chauds que 10°C), et essentiellement exempts de gel, malgré l'obscurité polaire ".

Ils reconnaissent que cette affirmation sur le climat passé peut nécessiter certains ajustements des "modèles climatiques".

Faisons une pause pour réfléchir à ça. L'Antarctique est si froid qu'aucun mois de l'année n'a une température moyenne supérieure à 0 ° C. Il est situé si loin au sud que l'inclinaison de l'axe de la terre le plonge dans l'obscurité pendant de longs mois. Il est l'un des endroits les plus secs de la planète aujourd'hui, avec des niveaux extrêmement faibles de précipitations (les côtes obtiennent seulement 8 centimètres de précipitations par an, et plus à l'intérieur, les niveaux de précipitations sont encore moindres, certaines régions ne recevant pratiquement aucune précipitation depuis des milliers d'années, selon les scientifiques). Et pourtant, les scientifiques ont découvert des palmiers et des plantes anciennes mauve sous deux miles de glace.

Une explication possible est que le monde était si chaud à cette époque que l'Antarctique était comme une île tropicale, très accueillante, que les forêts luxuriantes pouvaient y survivre même à travers les mois d'hiver sans soleil. Cela semble être la seule option discutée dans l'article récent.

Cependant, ce n'est certainement pas la seule explication - elle n'est pas particulièrement bonne. Cependant, parce que la plupart des scientifiques sont attachés à la théorie de la tectonique des plaques, ils sont un peu coincé avec elle, parce que ses explications de comment l'Antarctique aurait pu « dériver » à son emplacement actuel pose d'autres problèmes, comme expliqué dans des articles précédents sur ce sujet (comme celui-ci).

Si tout Antarctique était sur une seule plaque tectonique, il aurait peut-être dérivé d'un climat plus tempéré. Toutefois, il serait encore difficile d'expliquer pourquoi tous les palmiers et les plantes mauves ne se sont pas décomposés et pourris pendant une telle dérive tectonique proposée des tropiques (si ce n'est sur une plaque tectonique très rapide qui ne donne pas le temps aux plantes mauves de disparaitre ! - alors que cette "plaque" ne bouge plus maintenant ?).

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La théorie des hydroplaques du Dr Walt Brown n'a aucun mal à expliquer cette découverte de fossiles - en fait, ce nouveau constat de fossiles sub-tropicaux sous des kilomètres de glaces en Antarctique s'accorde parfaitement avec la chronologie des événements proposés par la théorie des hydroplaques.

Selon cette théorie, qui explique les preuves géologiques de notre planète par un mécanisme catastrophique plutôt que par un mécanisme progressif favorisé par la théorie tectonique classique, les continents ont glissé une seule fois dans le passé lointain, dans le cadre des événements entourant un déluge global. Le violent blocage que les continents ont subi à la fin de ce rapide glissement ont créé d'immenses montagnes et des endroits très épais dans des continents.

La région des montagnes les plus hautes et les plus épaisses est désormais l'endroit de notre planète avec les plus hauts sommets - l'Himalaya (la chaîne de l'Everest et de nombreux autres sommets, les plus élevés au monde). La création soudaine de cette région a entraîné un bouleversement majeur de l'ensemble de la planète, en conformité avec les principes connus de la physique. La Terre a continué de tourner sur son axe, mais l'orientation entière de la planète a été modifiée de façon spectaculaire par cet événement du passé. Le roulis provoqué par l'Himalaya a déplacé les régions de la planète qui étaient aux pôles de près de 35 ° à 45 °, et en même temps, il a déplacé vers le bas les régions de l'Antarctique et vers le haut celles de l'Arctique, alors qu'il n'y avait pas jusqu'à présent d'Arctique ou d'Antarctique du tout.

En outre, la suite de cet événement a été caractérisé par des océans très chauds et des continents beaucoup plus froids que nous avons aujourd'hui, qui ont créé les conditions pour de fortes précipitations, beaucoup ne tombant que sous forme de neige et créant de grandes plaques de glace. Ce fut l'ère glaciaire, qui plus tard se retira lorsque les océans se sont refroidis et que les continents ont coulé dans le manteau au cours des siècles après le cataclysme. Toutefois, les conditions météorologiques très différentes qui ont suivi l'inondation pourrait expliquer pourquoi l'Antarctique, qui reçoit aujourd'hui si peu de précipitations, a des calottes glaciaires si massives. Le "Big Roll" de la planète explique aussi pourquoi les scientifiques continuent de trouver des restes de flores quasi-tropicales dans un endroit aussi improbable que la terre de Wilkes.

Ces articles précédents ont discuté de ce «Big Roll" de notre globe plus en détail (voir "Earth's Big Roll" et "90° East Ridge", par exemple).

Cette toute récente découverte de palmiers et de plantes mauves est loin d'être la seule découverte de vestiges distincts non-antarctiques qui ont été trouvés sous la glace. Des articles précédents ont discuté de la découverte de restes de tortues et de marsupiaux en Antarctique, ainsi que des restes de Titanosaurs - d'énormes dinosaures herbivores qui pesaient jusqu'à 100 tonnes !


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La théorie de l'hydroplaque peut frapper certains comme une théorie extrême, mais vous pouvez décider vous-même si vous pensez qu'elle est plus probable que les arguments classiques qui veulent vous faire croire qu'il était une fois une forêt qui a grandi avec plein de ces animaux quasi-tropicaux (et d'énormes dinosaures) qui s'ébattaient sur une chaude Antarctique avec des hivers doux sans gel...

Si un événement extrême comme le "Big Roll" a vraiment eu lieu (et il y a de nombreuses preuves pour étayer la conclusion que c'était le cas), alors la théorie de l'hydroplaque n'est pas extrême du tout, mais plutôt la meilleure façon de comprendre la découverte de palmiers dans l'Antarctique.

Yves Herbo : il faut bien reconnaître qu'en plus, cette théorie de l'hydroplaque expliquerait plusieurs anomalies géologiques, magnétiques, non résolues par la théorie classique de la tectonique des plaques (qui a récemment trouvé une forte limite au niveau même de ses origines possibles et de sa réalité dans d'autres ères de la Terre, notamment le 1er milliard d'année de la planète...). La théorie de la dérive des continents liée à la tectonique des plaques a certes mis 50 ans à s'imposer... mais elle a été finalement reconnue sur la longueur, comme une promotion d'un fonctionnaire carrièriste... sans être prouvée de A à Z, de ses origines à maintenant... 

En réalité, le mécanisme de déplacement des plaques continentales n'a jamais mis en évidence : mais on a émis l'hypothèse qu'il s'agirait de courants de convections : or, ce mécanisme est admis de manière empirique, c'est à dire sans preuve ! (cf 1er article)

La tectonique des plaques est trop faible pour former les montagnes : synthèse générale réalisée en 2012 à la suite du travail de 47 équipes de Chercheurs de tous les pays du monde de 1982 à 2010 (géophysiciens) (lire le 2nd article) cela signifie que l'on constate qu'il y a eu Dérive, mais les calculs montrent que les Plaques ne peuvent se déplacer d'elles-mêmes ...

Selon des conclusions "raisonnables" de chercheurs non spécialement liés à la théorie de la tectonique des plaques engendrant la dérive des continents, il devient plus logique de considérer un évènement brutal ayant déchirré la Pangée en une seule fois, par l'épanchement subi d'immenses poches d'eaux chauffée par le magma sous-jacent, créant un soulèvement du manteau à cette occasion et provoquant une dérive RAPIDE des nouveaux continents créés. Les chocs énormes provoqués par ces rapides glissements ont créés les chaînes de montagnes immenses comme l'Himalaya : les vitesses actuelles constatées ne pourraient pas permettre à la plaque indienne de s'enfoncer sous l'asiatique comme elle le fait actuellement, à vitesse beaucoup plus lente qu'à l'origine du choc...

Sources : http://www.nature.com/nature/journal/v488/n7409/full/nature11300.html

http://www.mnn.com/earth-matters/wilderness-resources/stories/antarctica-was-once-home-to-rain-forest

http://mathisencorollary.blogspot.fr/2011/05/antarctica.html

http://www2.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s1/tectonique.pl.html

 

Traduit par Yves Herbo, S, F, H, 09-2012, up 05-2015