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Des mystérieuses sphères sur Mars étonnent les scientifiques

Des mystérieuses sphères sur Mars étonnent les scientifiques

 

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«C’est l’une des images les plus extraordinaires de toute la mission!» a déclaré Steve Squyres, l’un des principaux scientifiques d’Opportunity, ce robot en exploration sur Mars depuis le début de 2004.

Steve Squyres faisait référence à cette image étonnante transmise par Opportunity tout récemment.

Sur la photographie, des centaines de petits « objets sphériques » mesurant jusqu’à trois millimètres de diamètre apparaissent. Ceux-ci sont regroupés sur une butte martienne qu’Opportunity avait atteinte la semaine dernière.

 

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Ces bulles, appelées sphérules, sont une véritable « énigme géologique pour les scientifiques travaillant sur le projet », a déclaré la NASA, vendredi.

Contrairement à ce que le robot avait trouvé lors de son amarsissage début 2004, ces sphères ne correspondent en rien aux amas formés par l’action de l’eau sur les minéraux dans des sédiments.

Les sphérules découvertes sont très différentes, tant dans leurs concentration, structure, composition et distribution.

Le robot pour sa part se situe actuellement dans le cratère Endeavour. Malgré ses huit années de « dur travail » sur Mars, il est dans un très bon état, a précisé John Callas du “Jet Propulsion Laboratory’ de la Nasa (agence spatiale américaine), responsable de la mission.

Opportunity s’était posé sur Mars en janvier 2004 trois semaines après son jumeau Spirit pour une mission d’exploration de trois mois. Spirit a officiellement cessé de fonctionner en 2009.

Le nouveau robot Curiosity, de plus grande taille et scientifiquement beaucoup plus sophistiqué, est arrivé sur la planète rouge le 6 août 2012. Il s’apprête à entreprendre une mission d’exploration de deux ans pour déterminer si l’environnement sur Mars a été propice à la vie microbienne dans le passé.

 

Arrivée sur Mars de Curiosity le 06-08-2012

 

http://news.yahoo.com/strange-mystery-spheres-mars-baffle-scientists-123054357.html via TVA Nouvelles via Le Kebek

Voir aussi : Planète Mars : Un mystère géologique inexplicable en photo

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Le mystère des tuyaux du lac des amants

Le mystère des tuyaux du lac des amants

 

chine-tuyauxetranges2.jpgL'un des "tuyaux", dans l'eau

 

Le portail d'information Chinois Xinhuanet annonce le 19 Juin 2002 qu'une équipe de neuf scientifiques chinois examinera si les reliques antiques dans la province de Qinghai dans l'Ouest de la Chine, au mont Baigong à environ 40 kilomètres au sud-ouest de la ville de Delingha dans les profondeurs du bassin de Qaidam sont d'origine extraterrestre.

Selon des sources gouvernementale à la préfecture autonome mongole et tibétaine de Haixi, où se trouve Delingha, l'équipe étudiera une structure qui a entre 50 à 60 mètres de haut, et une caverne moyenne et deux autres plus petites qui sont effondrées et sont inaccessibles, sur la rive sud du "lac des amants", ceci pour vérifier une suggestion que les constructions auraient pu être une tour de lancement pour un vaisseau spatial.

 

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Dans et autour de la caverne il y a des tuyaux d'une couleur brunâtre-rouge, certain de ces tuyaux s'enfonçant dans le lac.

Le site web de Xinhua indique que le chef du département de la publicité du gouvernement de Delingha confirme que des restes ont été analysés par le passé. Les résultats ont prouvé qu'ils se composent de 30 pour cent d'oxyde ferrique avec une grande quantité de bioxyde de silicium et d'oxyde de calcium. Huit pour cents du contenu n'ont pas pu être identifiés.

Liu Shaolin, l'ingénieur qui a fait l'analyse, dit: " un résultat de longue interaction entre le fer et le grès signifie que les tuyaux doivent être très vieux. "

Yang Ji, un chercheur de l'observatoire proche, a indiqué que l'hypothèse de l'origine extra-terrestre des reliques est compréhensible, " mais que des méthodes scientifiques doivent être utilisées pour prouver si c'est correct." Les gens de la région appellent le site "les ruines extra-terrestres."

 

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A l'avant d'une pyramide il y a trois cavernes avec des ouvertures triangulaires. La caverne du milieu a environ six mètres de haut, avec son plancher se tenant deux mètres au-dessus du sol alentour et ses huit mètres supérieurs au-dessus du sol. A l'intérieur, il y a un demi tuyau incliné, d'environ 40 centimètres de diamètre partant de l'extrémité interne de la caverne. Un autre tuyau du même diamètre s'enfonce dans le sol, avec seulement son extrémité visible au-dessus du sol. Au-dessus de la caverne, il y a une douzaine de tuyaux de divers diamètres qui s'enfoncent dans la montagne.

http://ufologie.net/htm/2002junf.htm

 

chinapipes.jpgLe lac salé "des amants"

 

Sur la rive sud d'un lac salé, on a découvert une pyramide en métal qui aurait 50 à 60 mètres de hauteur. En face de cette structure se trouvent trois grottes dont les entrées sont triangulaires. Les deux plus petites de ces cavités se sont effondrées, mais la plus grande, celle du centre, est toujours accessible. A l'intérieur, un bout de tuyau de 40 cm, fendu en deux, git sur le sol. Un autre tuyau, de couleur rouille, est enfoui dans le sol et seule l'extrémité est visible.

 

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Caves Credit: Weird Asia News

 

A l'extérieur de la grotte, des demi tuyaux, des morceaux de métal et des pierres de formes bizarres sont eparpillés sur la rive sud du lac. Certains tuyaux plongent en partie dans l'eau. On ignore ce qu'il peut y avoir dans les profondeurs de l'eau salée.

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Turquie : Les cités antiques demi-englouties d'Apollonia et d'Aperlea

Turquie : Les cités antiques demi-englouties d'Apollonia et d'Aperlea

 

Kekova apollonia1 mini

C'est un endroit protégé et interdit de toute plongée sous-marine depuis 1990 et pourtant absolument pas fouillé et laissé aux caprices de la nature. L'île de Kekova, également appelée Caravola,est une île turque qui a donné son nom à toute cette région de Lycie sur 260 km² et où l'on trouve les antiques cités de Simena (Kalekoy), Dochiste (Apollonia), Theimussa (Ucagiz) et Aperlai. L'île en elle-même ne fait que 4,5 km², située au sud de la ville de Simena et n'est plus habitée depuis longtemps. Sur le versant septentrional de l'île se trouvent les ruines partiellement englouties par la mer de l'antique cité d'Apollonia, détruite par un fort séisme au 2ème siècle. Reconstruite en partie par les byzantins, elle fut rapidement complètement abandonnée à cause des incursions arabes.

Kekova apollonia5

L’île est interdite à la visite car elle abrite un grand nombre de sites archéologiques qui n’ont pas encore été fouillés, seul l’accès par la mer à la baie de Tersane est autorisée. La plongée bouteille et en apnée sont également interdites sur le site. Les intérêts principaux de la visite sont la beauté du site naturel et la curiosité que représente la cité engloutie d'Apollonia (ne pas confondre avec la ville antique du même nom en Libye), intéressant que si vous le faite en kayak car vous pouvez passer directement au-dessus des ruines et les voir grâce à l'eau transparente. Une partie de la cité fut submergée dans l’antiquité, lorsque suite à un tremblement de terre, le sol c’est abaissé de 4 ou 5 mètres. Les ruines immergées se trouvent actuellement à 1 ou 2 mètres de profondeur. Au-dessus, sur l’île, vous pourrez apercevoir également les vestiges de bâtiments antiques.

Ile de kekova apollonia

Le site d’Aperlai se situe dans une crique bien protégée en bord de mer que vous pouvez atteindre à partir d’Ucaguiz par la Lycian Way mais le chemin est plus long (environ 10 km). Au V siècle av. JC, c’était la cité lycienne la plus importante de la côte. Les autres sites lyciens que vous visiterez dans le secteur dépendaient de cette cité. La partie basse de la ville a été submergée suite à des mouvements tectoniques comme l’atteste encore de nos jours un sarcophage à demi-immergé. Outre une vue magnifique sur la crique, vous pourrez y découvrir les vestiges du mur d’enceinte et ses tours de la cité antique réhabilités à l’époque byzantine, un théâtre, de nombreux sarcophages type carène de bateau renversée avec sculptures, des églises byzantines édifiées sur la base de bâtiments antiques, des antiques citernes.

Simena

Kekova apollonia4

Sources : http://theswedishparrot.com/dans-la-vapeur-blanche-des-jours-sans-vent-carnet-de-voyage-en-turquie-3-aout-ucagiz-kekova-dochiste-apollonia-geyikova-adasi-kalekoy-simena/

http://www.regardsurlaplanete.com/carnet-voyage/turquie-kekova.html

photos : « Kekova » par Seynaeve — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - 

 

Yves Herbo, Sciences, Faits, Histoires, 21-02-2015, up 08-2020

 

Pérou : Caral-Supe - Bandurria - Sechin - Kotosh - Chavin 2

Pérou : Caral-Supe - Bandurria - Sechin - Kotosh - Chavin 2

 

Le Dieu aux Batons-Caral-Supe 4250 ans

Le "Dieu aux Bâtons" trouvé à Caral-Supe

 

Suite de cet article : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/perou-caral-supe-bandurria-sechin-kotosh-chavin-1.html

 

Avant de continuer avec un autre site archéologique très ancien, Kotosh, voici d'autres données trouvées sur Caral-Supe, ou plutôt sur la culture dite Norte Chico, comme elle est appelée aussi. " Les travaux au radiocarbone de Jonathan Haas et al. ont révélé que 10 des 95 échantillons prélevés dans les régions de Pativilca et de Fortaleza dataient d'avant 3 500 avant notre ère ; la plus ancienne, datant de 9 210 avant notre ère (11 210 avant le Présent donc), fournit une "indication limitée" de l'établissement humain au cours de l'ère archaïque précolombienne. (Charles C. Mann. 2006 1491: Nouvelles révélations des Amériques avant Christophe Colomb)".

" Les sites de Norte Chico se distinguent par leur densité collective exceptionnelle ainsi que par leur taille individuelle. Haas fait valoir que la densité des sites dans une si petite zone est unique au monde pour une civilisation naissante et qu'au cours du troisième millénaire avant notre ère, Norte Chico a peut-être été la zone la plus densément peuplée du monde (à l'exception peut-être du nord de la Chine)." - (Jonathan Haas, Winifred Creamer et Alvaro Ruiz. 2005, «Le pouvoir et l'émergence de politiques complexes dans la précéramique péruvienne») " L'enquête sur les rivières du nord a trouvé des sites entre 10 et 100 hectares; entre un et sept grands monticules de plate-forme - pyramides rectangulaires en terrasses - ont été découverts, d'une taille variant de 3 000 à plus de 100 000 m³Shady note que la zone centrale de Caral, à l'architecture monumentale, couvre une superficie d'un peu plus de 65 ha. " - (Ruth Martha Shady Solis, Jonathan Haas et Winifred Creamer. 2001. "Rencontres Caral, un site précéramique dans la vallée de Supe sur la côte centrale du Pérou").

Caral quipu

Caralquipu2

" Si l'absence de céramique semble anormale, la présence de textiles intrigue. Des appareils d'enregistrement à base de cordes Quipu (ou Khipu) ont été trouvés à Caral, suggérant provisoirement un système d'écriture ou de «proto-écriture» à Norte Chico ". (La découverte a été rapportée par Mann dans Science en 2005.) - " L'utilisation exacte de Quipu dans cette culture andine et plus tard a été largement débattue. On pensait à l'origine qu'il s'agissait simplement d'un moyen mnémotechnique utilisé pour enregistrer des informations numériques, comme le nombre d'articles achetés et vendus. Il a été démontré que le Quipu peut également avoir enregistré des informations logographiques de la même manière que l'écriture. La recherche s'est concentrée sur l'échantillon beaucoup plus important de quelques centaines de Quipu datant de l'époque inca; la découverte de Norte Chico reste singulière et indéchiffrable. "  (Mann. 2006. annexe B.). À cette découverte singulière s'ajoutent six représentations picturales d'autres spécimens de quipus réalisés sur trois blocs lithiques qui faisaient partie de deux plates-formes dans le coin nord-est du bâtiment de la pyramide mineure à Caral. Celles-ci auraient été dessinées par des personnes liées, par relation ou service, aux responsables de ce petit bâtiment, qui connaissaient les instruments d'enregistrement, soit par manipulation, soit parce qu'ils les ont vus les utiliser auprès des responsables du monument.

 

Staff god peru

 " Les preuves concernant la religion Norte Chico sont limitées, mais fascinantes: une image du dieu aux bâtons, une figure semblable à un dessin animé, avec une cagoule et des crocs, a été trouvée sur une gourde datée de 2 250 avant notre ère. Le dieu aux bâtons est une divinité majeure des cultures andines ultérieures " (Hoag, 2003. Hecht, 2003). " Des archéologues fouillant des décombres dans une vallée fluviale aride qui déborde sur la côte centrale du Pérou ont découvert un fragment de calebasse vieux de plus de 4000 ans qui pourrait représenter le plus ancien objet religieux jamais trouvé dans l'hémisphère occidental. Il porte une image gravée ou brûlée de ce que l'on a appelé le "dieu aux bâtons" - une divinité dont le visage trapu, mi-humain mi-animal orne les urnes et les murs des temples des cultures andines s'étalant sur des milliers d'années. La découverte " repousse l'émergence de la plus ancienne religion andine connue de plus de 1 000 ans ", explique Winifred Creamer, anthropologue à la Northern Illinois University et membre de l'équipe qui a découvert l'objet. Les mythes de la région attribuent au dieu aux bâtons le rôle de créateur. Pourtant, la découverte peut également aider à raconter une histoire plus large, disent les archéologues - une qui pointe vers la région de Norte Chico comme le berceau des civilisations andines qui ont culminé dans l'empire Inca. À leur apogée au début des années 1500, les Incas dirigeaient le plus grand empire de la Terre. En revanche, au cours du troisième millénaire avant JC " vous avez de petites bandes de chasseurs-cueilleurs et des villages de pêcheurs " dans tout le Pérou d'aujourd'hui, explique Jonathan Haas, conservateur de l'anthropologie nord-américaine au Field Museum de Chicago et membre de l'équipe de recherche. " Ensuite, vous trouvez ce monstre géant à Norte Chico - des villes avec de grandes places circulaires, une architecture monumentale et maintenant une figure de divinité. C'est extraordinaire." Dans la figure qu'il appelle «notre petit homme», le Dr Haas dit « vous voyez la mythologie, l'archéologie et l'iconographie se réunir pour ouvrir une fenêtre sur l'émergence de la religion, qui va de pair avec l'émergence de sociétés centralisées. " Les chercheurs ont découvert le fragment en juillet dernier alors qu'ils étaient en train de trier un lieu de sépulture pillé dans la vallée de la rivière Pativilca. Si le fragment avait été de l'argile, l'état du site aurait rendu difficile d'associer le fragment à un moment particulier. Mais le fragment des équipes provenait d'une plante, en l'occurrence une gourde de la taille d'une balle molle, il a donc fourni sa propre référence temporelle pour la datation au radiocarbone. Le fragment, l'un des deux fragments de la calebasse décorée que l'équipe a trouvé, datant de 2.250 avant JC. L'image du dieu du personnel est un " motif avec une histoire longue et large à travers plusieurs cultures andines ", explique le Dr Ruiz. En règle générale, la divinité est représentée de face, avec des crocs dans la bouche et des pieds griffus. Les serpents apparaissent souvent comme partie intégrante du couvre-chef ou des vêtements de la divinité. " Le plus souvent, la divinité est représentée tenant un bâton dans une ou deux mains, d'où son nom." Le Dieu aux Bâtons existe toujours chez les Incas, quand les Espagnols viennent mettre fin à leur Empire.

Viracocha

Sur la Porte du Soleil, à Tiahuanaco (civilisation de Tiwanaku), on retrouve aussi le Dieu aux bâtons (assimilé à Viracocha, le dieu instructeur)... mais aussi à Chavin, comme nous allons le voir plus bas...

 

YH : Ce Dieu remonte aux chamans préhistoriques des chasseurs-cueilleurs, et il semble qu'on le retrouve d'ailleurs un peu partout dans le monde (ainsi que de réels bâtons de "pouvoir" en bois), preuve de plus d'une réelle culture mondiale chamanique qui a perduré des millénaires, s'est répandue dans le monde entier et a su préserver très longtemps ses traditions, de façon orale et probablement écrite (pétroglyphes)... et l'on retrouve d'ailleurs ce bâton de pouvoir dans les textes religieux comme la Bible et autres...

Caral oeildieuParmi les objets trouvés à Caral, celui-ci  a été surnommé "l'oeil de Dieu". C'est l'un des objets les plus fascinants de tout le complexe Caral, il est composé de bâtons unis ou attachés avec plusieurs fils de coton avec de nombreuses couleurs et ayant une forme en spirale, la forme finale est un rectangle qui est formé par une forme en X. Il a également été trouvé dans de nombreuses entrées dans un complexe résidentiel.

 

Notons que les Caralos ne pratiquaient pas de sacrifices, mais des offrandes, trouvées en grand nombre : Ce sont des offrandes complexes, constituées d'axes floraux de cabochon attachés ensemble comme un lit superposé. Ils sont associés à de nombreux et divers composants: les minéraux, tels que le quartz, les légumes, les plumes, les fibres, le coton, ainsi que divers objets manufacturés. Ils révèlent un contenu symbolique profond.

Les plus anciennes flûtes de pan ont été trouvées à Caral, accompagnées de coquilles d'escargots servant d'instruments de percussion.

http://www.zonacaral.gob.pe/caralperu/civilizacion/civilizacionmusica.html

 

En novembre 2015, l’Union International des Architectes s’est retrouvé à Caral et a signé une lettre (simplement baptisé la Lettre de Caral), attestant que cette ancienne cité était un exemple parfait de planification urbaine durable et d’harmonie avec la nature. Cette lettre, signé par un groupe d’architecte représentant 124 nations, sera présenté à la COP21 qui se tiendra à Paris, dans le but de la recherche de solution concernant l’émission de gaz à effets de serre. « Nous nous tournons vers les anciennes civilisations, vieille de 5 000 ans, pensant à leur engagement envers la nature et leur vision cosmique« , explique Jose Arispe, l’un des architectes Péruvien et conseiller de l’Union International des Architectes. Jose se dit stupéfait de l’ingénierie derrière les canaux de Caral utilisés pour faire brûler leurs feux cérémoniels. Le système repose sur ce qu’un physicien appellerait aujourd’hui l’effet Venturi. " Nous redécouvrons le travail des architectes et ingénieurs de ce temps perdu, quand ils n’avaient aucun instrument comme le niveau ou la ligne de plomb. C’est de la haute ingénierie" , dit-il. La construction de cette cité, en pleine zone sismique, démontre aussi un système de fondations flexibles appelé « shicras », qui ressemble  à de large panier remplis de pierre, technique permettant de minimiser les dégâts d’un tremblement de terre. Leur éco-développement les a aussi poussé à construire leur ville sur un terrain aride (quitte à se retrouver en zone sismique et à devoir faire preuve d’ingéniosité pour s’y adapter), afin de conserver les zones fertiles pour l’agriculture. Tout les indices archéologiques indiquent que cette civilisation avait atteint la splendeur et le prestige, ayant donné naissance à une culture s’étant répandue sur tout le continent, et tel est le message que veux faire passer l’Union des Architectes : " Nous pouvons vivre en harmonie avec la nature pour protéger la planète et avoir des relations respectueuse et pacifique avec les autres cultures". - https://phys.org/news/2015-11-peru-ancient-city-caral-modern.html

YH : Et cette culture s'est développée en même temps que la Mésopotamie, l'Egypte, l'Indus, avec les mêmes savoirs mathématiques, astronomiques, architecturaux, spirituels et agricoles, peut-être même une écriture avec le quipu... avec certaines différences locales bien sûr, mais un résultat très similaire quant à sa durée et expansion au niveau continental dans le temps. Et une volonté subite à la même période (vers - 3500 ans. AV J.C) de bâtir des grandes structures durables (et anti-sismiques), du mégalithisme, des systèmes d'irrigation élaborés et de grands lieux de réunions et de fêtes... De quoi revoir l'Histoire du monde préhistorique, et d'en tirer des leçons sur notre civilisation actuelle, toujours divisée en nations-tribus, au profit de quelques-uns, au détriment de la majorité...

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Pérou : Caral-Supe - Bandurria - Sechin - Kotosh - Chavin 1

Pérou : Caral-Supe - Bandurria - Sechin - Kotosh - Chavin 1

 

Ancient caral civilisation statuettes

Caral - des statuettes semblant présenter des ethnies très differentes...

 

Retour sur Caral-Supe au Pérou, la plus ancienne culture de l'Amérique Latine, avec celles de Kotosh et de Sechin au Pérou et celle de Valdivia en Equateur, puis ensuite celle de Chavin. Toutes ces " cultures archéologiques ", très semblables au fil du temps et évoluant pour certaines en parallèle localement étaient reliées entre elles et intégraient même temporellement et localement une autre " culture archéologique " nommée Cuspinique, qui s'étendait sur toutes les côtes du nord du Pérou jusque dans les vallées des contreforts de la chaîne andine. Toutes ces cultures, y compris Chavin, représentent la grande contradiction envers les postulats de la science du 19ème siècle et d'une bonne partie du 20ème siècle, supposant donc très longtemps qu'une civilisation ne se créée que grâce à la guerre, aux conflits, aux inventions liées et la volonté de se protéger. Tout comme l'invention de la poterie a longtemps été supposée être liée à l'agriculture, des découvertes de poteries datant d'au moins 20 000 ans en Asie, bien avant la notion d'agriculture, a remis cette théorie en question. Car Caral-Supe, que l'on peut considérer comme la plus ancienne réelle ville d'Amérique Latine à ce jour, démontre le contraire, et tout au long de son existence : pas de murs d'enceintes ou de protection, pas d'armes découvertes, et même son abandon n'est pas dû à un conflit guerrier, mais à une succession de catastrophes naturelles : gros séismes et changement climatique important, très bien documentés dans les diverses études récentes des lieux. J'ai déjà parlé de Caral-Supe dans cet article détaillé, je n'ajouterai donc ici que les dernières découvertes en ce qui la concerne : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/la-civilisation-de-caral.html

 

La culture de Caral-Sepe est l'une des plus anciennes et des plus mystérieuses : Alors que la grande culture qui lui est contemporaine au nord, en Equateur, la culture de Valdivia, utilise abondamment la céramique, on n'en a trouvé aucune trace à Caral. Et pourtant, on a trouvé dans une tombe des céramiques de Valdivia, preuve qu'ils avaient des relations. Alors que la ville est constituée de bâtiments monumentaux bâtis sur d'énormes plate-formes (6 pyramides, un amphithéâtre, un bâtiment central monumental, un temple, de grandes habitations, des places rondes et creuses et rues), il n'y a aucune fortification ni murailles. Il n'y a même aucune forme d'art en tant que tel... mais par contre, il y a des instruments de musique et même tout un système utilisant le son et l'eau. En effet, de nombreuses flûtes en os de condor y ont été découvertes, et l'étude de ces os prouvent que les condors venaient de la forêt amazonienne, à des centaines de kilomètres de là.

 

Caral amphitheatre pyramide centrale

Caral-Supe - l'amphithéatre et la pyramide centrale (UNESCO). La pyramide dite « Mayor » est reconnaissable entre toutes avec son impressionnante architecture de pierres et sa place ronde enterrée.  Cette dernière, située devant la pyramide, mesure 15 m de diamètre. Orientée au sud, la pyramide domine la vallée et la rivière Supe. Il s’agit sans doute de l’édifice le plus important de tout Caral. Elle est en tous cas la plus haute – avec ses presque 30 m. La pyramide semble ainsi présider la grande place centrale vers laquelle toute sa structure et son escalier principal sont tournés. Dans cette pyramide, on a découvert le corps d’un personnage jeune, qui devait avoir environ 19 / 20 ans. Il avait les doigts de la main et des pieds coupés. On ne peut s'empêcher de faire un lien avec les pratiques des égyptiens de la même période chronologique, puisqu'il est très connu qu'à l’époque pharaonique, la mutilation de cadavres, et donc de momie, était également monnaie courante afin d’obstruer le voyage vers une seconde vie...

 

Alors que le site, qui s’étend sur 626 ha, est maintenant situé sur un plateau désertique aride en surplomb de la verdoyante vallée de Supe, on s'est aperçu en fouyant qu'ils avaient transformé les lieux en véritable oasis. A cet endroit convergent beaucoup des rivières qui descendent des Andes, amenant les eaux des neiges fondues, et les créateurs ont installé un vaste système d'irrigation. Et il y cultivaient des légumes, (notamment les haricots, les courges et les patates douces) et des fruits, mais surtout massivement du coton, qui leur servait pour leurs vêtements et filets de pêche, mais aussi d'objet d'échange avec leurs voisins ou autres implantations. Leurs filets étaient échangés contre le poisson des habitants de la côte, car Caral n'était pas le seul lieu de cette culture : 21 autres sites ont été découverts les concernant et leur possible évolution en ce qui a été nommé la culture Chansay par les archéologues, dans la même vallée Supe. Un autre chose étonnante, c'est qu'ils ont aussi inventé le quipu, ce système d'archivage en noeuds de cordes, toujours utilisé par les Incas 4 500 ans plus tard !

146 datations au carbone 14, réalisées aux Etats-Unis, ont établi une assez bonne chronologie en ce qui concerne la ville principale :

  • Début des implantations (village) : vers 5000 avant Jésus-Christ (7000 ans avant le présent donc - un autre site près de la côté a été daté de -4900 ans).
  • Premières constructions de plus grande taille :  avant Jésus-Christ.
  • Remodelage général et annexion des places alentours :  avant Jésus-Christ.
  • Fin de la période d'agrandissement des bâtiments publics :  avant Jésus-Christ. - 
  • Déclin, en même temps qu'un autre établissement, appelé Era de Pando, plus grand que Caral se développe dans la basse vallée :  avant Jésus-Christ.
  • Caral est progressivement abandonné et ses bâtiments sont enterrés : 2100-1800 avant Jésus-Christ. Référence : BCRP, « Caral, patrimonio cultural de la civilización », Revista Moneda, Lima, www.bcrp.gob.pe,‎ 

 

Les dernières découvertes : Découverte éventuellement en 1905 par Max Uhle, visitée par Paul Kosok et l’archéologue Richard Schaedel, en 1949,  puis en 1975, par l’architecte péruvien Carlos Williams, une première fouille est faire en 1979 par l’archéologue suisse Frederic Engel, qui a creusé le site et dressé un plan de celui-ci. Les fouilles de la cité n'ont vraiment commencé que dans les années 1990 par Ruth Shady, qui procède enfin à des fouilles intensives plusieurs années et révèle sa grande ancienneté : le découvreur, comme le reste du monde, se désintéressent d'un lieu archaïque sans céramiques ni trésors. Caral est située dans la vallée de Supe, à 182 kilomètres au nord de Lima (Pérou actuel), à 23 km de la côte. Sur cette dernière, et en lien manifeste avec Caral, Áspero ou El Áspero, était situé sur la côte près de l’embouchure de la rivière Supe, qui, selon toutes les indications, était son port de pêche. D’autres sites situés dans la vallée de Supe et qui faisaient partie du noyau de la civilisation carale sont Miraya, Lurihuasi, Chupacigarro, Allpacoto, entre autres, ces centres principaux comportant tous des constructions monumentales.

Fouillé à partir de 2007, le site de Vichama, qui était une ville de la civilisation de Caral, a révélé en 2019 une fresque murale de plus de 3 800 ans, c'est à dire à la période de la disparition totale de cette culture (le grand site de Caral étant enterré volontairement et abandonné par ses habitants). La fresque représente un crapaud enroulant ses pattes autour de la tête d'un homme. Selon les archéologues, elle illustre " l'annonce de l'arrivée de l'eau ". " L'importance de cette fresque réside dans son ancienneté, puisqu'elle date de 3 800 ans, raconte Ruth Shady, la directrice des fouilles. Elle nous parle de l'importance de l'eau en temps de crise et nous amène à réfléchir sur ce thème."

Fait étonnant : Dans la mythologie inca (des milliers d'années plus tard donc), Vichaama est le dieu de la mort et le fils d'Inti. Sa mère a été assassinée par son demi-frère Pacha Kamaq, et il s'est vengé en transformant les humains créés par Pachacamac en roches et en îles. Ensuite, il a fait éclore trois œufs dont une nouvelle race humaine est née... La tradition orale (et l'aide des pétroglyphes comme l'a signalée une amazonienne dans une interview récente) ferait-elle remonter les origines des Incas aux Caralos ?...

 

La peinture murale pourrait donc représenter le crapaud apportant la pluie à l’homme. Les sculptures ont probablement été réalisées en période de pénurie et de famine, selon les chercheurs. Les explications sur la disparition de cette civilisation ont été trouvées par les fouilles : la région est soumise à beaucoup de séismes et plusieurs réparations, au fil du temps, ont été repérées. Mais il semble qu'un gros séisme, alors que survenait une longue période de sécheresse, aient achevé cette civilisation, convainquant probablement son peuple à migrer ailleurs. En effet, de grosses fissures dans les bâtiments, non réparées lors de son ensevelissement, ainsi que la rupture et destruction de ses systèmes d'irrigation ont été prouvés lors des fouilles. Une succession proche de catastrophes donc expliquent la disparition de cette civilisation... qui a pu éventuellement renaître ailleurs, et appellée différemment par l'archéologie moderne... peut-être à Bandurria, plus au sud ?

 

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Terre: Nouvelles structures internes. Europe: un point chaud revient

Terre: Nouvelles structures internes. Europe: un point chaud revient

 

Carte terre sequencer

Terre: Des nouvelles structures détectées sous son manteau

 

Une collaboration entre des astrophysiciens et des géologues fait apparaître des structures inconnues à la surface du noyau solide de la Terre. C'est l'astrophysicien Brice Ménard, à l'université John Hopkins (États-Unis) qui a permis cette découverte, grâce au développement d'un nouvel algorithme informatique, nommé le Sequencer. L'avantage de cet algorithme est qu'il est adaptable à diverses données massives. Généralement, les intelligences artificielles classiques se basent sur un apprentissage progressif, le Sequencer est capable de chercher... et de trouver par lui-même, des informations noyées dans un flot de données. « Le tout à partir d'une définition mathématique de ce qui est potentiellement intéressant. » Il y a quelques mois, cet algorithme a ainsi permis à l'équipe qui entoure Brice Ménard de définir une nouvelle façon d'estimer la masse des trous noirs supermassifs. « Le Sequencer a trouvé une relation entre cette masse et certaines propriétés des galaxies qui hébergent ces trous noirs, précise l'astrophysicien. Avant, nous ne pouvions travailler que sur une centaine des galaxies les plus proches de nous. Désormais, c'est l'Univers tout entier qui s'ouvre à nous ».

« Aujourd'hui, les chercheurs, tous les chercheurs, sont noyés dans les données. Il y en a de plus en plus. Il y en a trop pour qu'ils puissent les visualiser », nous explique-t-il. Impossible de traiter ces milliers, voire ces millions d'objets « à la main ». L'approche mathématique est devenue incontournable. En adoptant ce point de vue, l'horizon s'éclaire. « Tant que l'on sait ce que l'on cherche. » Cependant, les choses se compliquent lorsque l'on ne sait pas exactement ce que l'on attend des données en question.

« Il n'est pas si rare que des chercheurs trouvent, dans des données disponibles depuis des années, des objets ou des effets intéressants qui étaient restés cachés là, seulement parce que personne ne les avait cherchés. »

Profitant de ce puissant algorithme, des géologues ont injecté quelque 30 années de données sismologiques dans le Sequencer. Des milliers de sismogrammes générés par des centaines de tremblements de terre profonds et puissants enregistrés, de magnitude supérieure à 6,5 sur l'échelle de Richter. Comme on le sait, les ondes sismiques émises par ces tremblements de terre peuvent renseigner les chercheurs sur la composition de l'intérieur de notre Planète. Tout comme les ultrasons donnent aux médecins des images de l'intérieur de notre corps. Il s'agit donc d'interprétations de leurs échos par des spécialistes. Le problème, c'est que jusqu'à présent, il était impossible aux géologues de distinguer dans ces signaux les échos les plus faibles du simple bruit de fond.

Comme prévu, le Sequencer est parvenu à discriminer deux types d'échos du bruit de fond. Les premiers, dont l'amplitude décroît très vite avec le temps, trahissent la présence de structures dont les propriétés sont très différentes de celles du manteau environnant. Les seconds, dont l'amplitude décroît plus lentement, pourraient provenir de sources distribuées. Comme des vagues (ou ondes) se déplaçant à la frontière de grandes régions à faible vitesse de cisaillement. La preuve, en tout cas, que la base du manteau terrestre est bien plus hétérogène que le pensaient jusqu'alors les géologues.

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Açores : Analyses d'un probable microlithe préhistorique

Açores : Analyses d'un probable microlithe préhistorique

 

Figure10 terceira

 

Le rapport concernant les analyses scientifiques d'une pierre possiblement façonnée artificiellement à un âge très lointain vient d'être publié sur la plateforme Academia.Edu. Ce rapport est signé par les chercheurs Dino Alberto Moura Teves, Isaac Saul Torres Ávila, Vitor Manuel Viveiros Raposo de l'Université des Açores, Angra do Heroísmo, et le professeur biophysicien Antonio Félix Rodrigues des CITAAA, CCMG, Université des Açores, Angra do Heroísmo.

Cet artefact a été recueilli par l'Université des Açores, à l'intérieur d'une structure en forme de four atypique lors d'une fouille archéologique de la DRAC (Direction Régionale de la Culture des Açores) à la Caldeira das Lajes, Terceira, Açores, présentant un éclat de pierre ou un artefact lithique. La pièce analysée était au niveau le plus bas du profil, à environ 2 mètres de profondeur, recouverte de terre mélangée à de petites pierres fracturées non identifiées, presque en grains, en pierre ponce et en argile fine. Cet éclat d'apparence pointu, car il a une pointe extrêmement effilée, raclant et coupant, mais cette dernière possibilité ne semble pas très pratique, soit en raison de l'épaisseur du tranchant ou manipulation de la pièce.

L'objectif est d'analyser certains aspects physiques de la pièce lytique hypothétique précédemment mentionnée, afin de comprendre s’il s’agit d’un éclat naturel ou produit par l'intervention de l'homme.

Les fractures concoïdales de la pièce et de sa forme ont été analysées et mesurées, à l'aide d'un pied à coulisse. Sa densité a été évaluée et observée avec une loupe électronique pour les détails de cette même pièce. La typologie et les caractéristiques de la pièce ont été comparées aux caractéristiques générales de l'industrie microlitique. La pièce a également été observée en direct par un spécialiste en pétrologie et par photographie par un archéologue expert.

Les comparaisons ont notamment fait appel aux travaux de Garreau, S. (2000). Etude technologique de l'industrie lithique acheuléenne du site des Pendus (Creysse, Dordogne), Inizan, M.; Reduron, Ml; Roche, H. et Tixier, J. (1995). Technologie de la pierre taillée. Préhistoire de la pierre tailléeGarcia, A. et Milheira, R. (2011). Les chaînes opératoires lithiques de Sítio PT-02 (Cerrito daSotéia), Ilha da Feitoria, Pelotas-RS (voir biographie en fin d'article).

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Une étrange grotte dans le Caucase Russe

Une étrange grotte dans le Caucase Russe

MAJ 21, 23-04-2020

Grottes mines baksan1 mini

 

Il n'y a pas si longtemps, dans les montagnes de Kabardino-Balkarie, dans la vallée de Baksan, a été découverte une grotte étrange. Pendant une courte période, des amateurs comme des spécialistes du monde entier sont venus étudier la cavité. Il s'est avéré que c'est une immense grotte, de plus de 70 à 80 mètres de profondeur, dont les parois sont faites de mégalithes parfaitement taillés ! Les photos et vidéos sont parfaitement cohérentes avec cette affirmation et cet article est la compilation de plusieurs petits articles ou brèves publiées dans la presse russe et certains sites, un point ayant été fait en 2012 (voir en bas les liens des sources).

Grottes mines baksan8

Voici un montage de plusieurs photos vous montrant le panorama des lieux

" Dans les montagnes de la Kabardino-Balkarie, sur l'un des sommets se situant dans les environs du village de Zayukovo, près de Baksan a été découverte une mine mystérieuse. Sa longueur est d'environ 80 mètres, elle est constituée de plusieurs parties, comme des paliers ou des transitions dans la descente, comme montré dans les photos. Elle a été étudiée par des gens de la région, Maria et Victor Kotljarova, qui ont également trouvé des croix gammées sculptées dans les montagnes. Bien que les membres de la division "Edelweiss" de Hitler, qui étaient dans le Caucase en 1942, n'aient pas atteint ce sommet. Il est possible que ces croix gammées aient été gravées par le personnel de l'organisation nazie "Ahnenerbe", engagée dans l'occulte. Mais il est possible aussi que ces croix datent de plusieurs milliers d'années, cette région du Caucase ayant probablement été occupée ou traversée par les peuples aryens qui ont à l'origine créé la croix gammée, qui était alors un symbole dédié à un dieu de paix et d'amour...

Grottes mines baksan10

 

« Nous savons que pendant la guerre en Kabardino-Balkarie, la mystérieuse organisation SS " Ahnenerbe " (" Patrimoine Ancestral "), a visité la région - a déclaré Victor Kotlyarov, dirigeant de la Société russe de géographie de Karardino-Balkarie. Selon le projet secret de Hitler, elle avait été à la recherche du Saint Graal, et une légende dit qu'elle l'aurait (trouvé ou caché) dans une grotte d'une montagne du Caucase ".

 

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Il s'agit ici d'une vallée disposée sur la droite de la première grosse chaine de montagne située au nord sur cette carte et qui va de la Mer Noire à la Mer Caspienne, comme un barrage compliquant les migrations locales.

 

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Mexique : Découverte de l'ancien royaume Maya Sak Tz'i

Mexique : Découverte de l'ancien royaume Maya Sak Tz'i

 

Mexique tablette

 

Découverte d'un ancien royaume maya avec une pyramide dans le sud du Mexique.

Après avoir cherché pendant plus d'un quart de siècle, les archéologues ont probablement finalement localisé la capitale de Sak Tz'i ', un royaume maya référencé dans des sculptures et des inscriptions de tout l'ancien monde maya. Mais ce ne sont pas les archéologues qui ont fait la découverte. Un homme du coin a découvert une tablette de 2 pieds sur 4 pieds (0,6 sur 1,2 mètre) près de Lacanja Tzeltal, une communauté du Chiapas, au Mexique.

Les inscriptions de la tablette sont un trésor de mythologie, de poésie et d'histoire qui reflètent la pratique maya typique de tisser l'histoire entre le mythe et la réalité. Diverses sections de la tablette contiennent des inscriptions qui racontent un serpent d'eau mythique, divers dieux sans nom, une inondation mythique et des récits des naissances, des vies et des batailles d'anciens dirigeantsselon un communiqué de presse de l'Université Brandeis dans le Massachusetts. YH : On est en droit de se demander dans quelle mesure et comment les archéologues postulent ou imaginent pour des mythes en ce qui concerne des serpents d'eau (l'anaconda existe et les serpents d'eaux aussi) ou même une inondation importante (qui arrivent aussi régulièrement et on peut aussi parler de déversements de lacs par exemple, ou de rupture de barrages, puisque des anciens barrages sont connus..., voir de mémoire ancestrale écrite conservée par l'élite...). 

Sak Tz'i' était assise sur ce qui est maintenant la frontière entre le Mexique et le Guatemala, et ce n'était probablement pas un royaume particulièrement puissant, a déclaré Charles Golden, professeur agrégé d'anthropologie à l'Université de Brandeis, dans le communiqué.

 

Mexique carte

Figure 1. Carte régionale montrant les sites archéologiques et les frontières modernes (par C. Golden).

 

Bien qu'elle soit entourée de voisins plus forts, les preuves suggèrent que la capitale du royaume a été occupée pendant plus d'un millénaire après s'être établie en 750 avant JC. La longévité du royaume peut être due aux fortifications qui entouraient sa capitale. Les chercheurs ont trouvé des preuves que la ville était protégée par un ruisseau avec un ravin abrupt d'un côté et des murs de maçonnerie défensifs de l'autre.

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Une datation au radiocarbone affinée pourrait réécrire les événements anciens

Une datation au radiocarbone affinée pourrait réécrire les événements anciens

 

Santorin-Nea kameni

Santorin - Nea Kamini

 

La datation au radiocarbone, inventée à la fin des années 40 et améliorée depuis pour fournir des mesures plus précises, est la méthode standard pour déterminer les dates des artefacts en archéologie et dans d'autres disciplines.

« Si elle est organique et ancienne - jusqu'à 50 000 ans - vous la datez au radiocarbone », a déclaré Sturt Manning, professeur Goldwin Smith d'archéologie classique au Collège des arts et des sciences.

Manning est l'auteur principal d'un nouvel article qui souligne la nécessité d'un nouveau raffinement important de la technique. Les résultats de son étude, publiée le 18 mars 2020 dans  Science Advances, sont pertinents pour comprendre les dates clés de l'histoire et de la préhistoire méditerranéennes, notamment le tombeau de Toutankhamon et une éruption volcanique controversée mais importante sur l'île grecque de Santorin.

La datation au radiocarbone mesure la décomposition du carbone 14, un isotope instable du carbone créé par le rayonnement cosmique et présent dans toutes les matières organiques. Le rayonnement cosmique, cependant, n'est pas constant à tout momentPour tenir compte des fluctuations du rayonnement cosmique dans l'atmosphère terrestre, la teneur en radiocarbone des anneaux d'arbres d'âge connu a été mesurée en arrière dans le temps à partir du 20e siècle, pendant des milliers d'années.

Le radiocarbone calibré en anneau d'arbre a commencé à être largement utilisé il y a 50 ans. Une courbe d'étalonnage standard a été introduite en 1986 et est mise à jour toutes les quelques années à mesure que de nouvelles données sont ajoutées. YH : On note ceci pour la dernière mise à jour officielle de la courbe d'étallonage standard : 2013 : " Aujourd’hui, les courbes de calibrations reconnues à l’échelle internationale atteignent des dates jusqu’à 48000 BC (46000 ans BP) (Reimer et. al., INTCAL13 and Marine13 radiocarbon age calibration curves 0 – 50000 yrs cal BP, Radiocarbon 55(4), 2013). Pour la période après 1950, une grande quantité de données est disponible sur la concentration en carbone atmosphérique. Ces données post-modernes sont très utiles dans certains cas pour illustrer un âge calendaire de matériaux très jeunes (Hua, et. al. Atmospheric Radiocarbon for the period 1950-2010, Radiocarbon, 55(4), 2013). " :  https://www.radiocarbon.com/francais/etalonnage-cernes-arbres.htm

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Enquête archéologique aux Açores 3

Enquête archéologique aux Açores 3

 

Snapshot 66

Beaucoup d'endroits mystérieux et protégés dans des propriétés privées sur Terceira. Photo Yves Herbo

 

Voici la suite à ces précédents articles, avec la sortie de la bande-annonce du reportage en cours de montage : 

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/enquete-archeologique-aux-acores-1.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/enquete-archeologique-aux-acores-2.html

Je rappelle que nous sommes, avec Loic Occhipenti, en train de monter un reportage filmé sur notre déplacement début décembre 2019 aux Açores, île de Terceira et l'étude de certaines des découvertes récentes et inédites effectuées, à l'aide du professeur biophysicien Felix Rodriguez, dont la renommée auprès de tous les habitants locaux nous a bien aidé pour la visite de certaines propriétés privées...

Les objectifs de notre visite étaient multiples, devant la richesse des précédentes découvertes, mais nous ne pensions pas avoir autant de surprises supplémentaires et inédites par rapport aux connaissances déjà établies. Le principal de ces objectifs était bien sûr de confirmer et factualiser le fait que les Portugais n'avaient pas été les premiers à habiter ces îles au doux climat sub-tropical. Mais il est très possible, en l'état actuel des recherches et découvertes et en considérant les âges probables de ces dernières, que les îles étaient en effet désertes quand les premiers découvreurs inconnus portugais y débarquèrent.

Quoiqu'il en soit, les évidences d'une présence intelligente et bâtisseuse très ancienne sont nombreuses. Il est ici utile je pense de rappeler (ou d'informer) que les îles des Açores comme Terceira, ne sont pas des petites îles entièrement construites ou connues : si on suit les relevés démographiques, sur les 56 000 habitants de l'île, 35 000 sont regroupés dans la capitale des Açores et de l'île, Angra et banlieue, et 20 000 le sont vers l'autre ville principale de l'île, Praia da Vitória, mais elle comporte aussi de nombreux militaires issus de la base américaine locale (en cours de fermeture). On peut dire que les habitants restants (hors période touristique) se partagent les 402 km ² de la superficie de l'île... qui est loin d'être défrichée de sa végétation endémique préhistorique (heureusement) et qui recèle de nombreux parcs naturels protégés. En effet, de nombreux espaces de laurisylves, forêts endémiques (des lauriers de + 40 m de hauts entre autres, des mousses géantes, etc...) souvent infranchissables et non explorées, existent encore dans toutes les îles des Açores, nous en avons approchés et leur beauté mêlé au mystère des espaces inviolés par l'homme font rêver et s'éteindre la verve du verbe. Plus un mot, juste ouvrir grand ses yeux et son esprit :

Voir la bande-annonce du reportage ci-dessous :

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Indonésie, Gunung Padang 3 : Confirmations ?

Indonésie, Gunung Padang 3 : Confirmations ?

 

Gunung padang site

Cet article est la suite des articles précédents sur l'Indonésie, en particulier sur Gunung Padang :

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/pyramide-geante-a-java.html (2013)

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/gunung-padang-les-traces-perdues-de-l-atlantide.html (2014)

 

C'est lors d'un meeting scientifique qui s'est déroulé en décembre 2018 qu'une publication importante, concernant Gunung Padang, est passée assez inaperçue pendant les fêtes.

Après des années de fouilles et de recherches scientifiques, la nouvelle publication du Dr géologue Danny Hilman Natawidjaja (Indonesian Institute of Sciences) vient étoffer ses précédentes analyses sur l'artificialité d'une grande partie du site...

Voici le résumé de cette publication accompagnée d'un PDF plus bas : " Le site archéologique du mont Padang est connu depuis la fin du XIXe siècle comme ayant un complexe mégalithique au sommet. Nos études prouvent que la structure ne couvre pas seulement le sommet mais qu’elle enveloppe également les pentes  sur une superficie d’au moins 15 hectares.

Des études géophysiques complètes combinant des méthodes de radar de pénétration du sol (GPR) et de résistivité multicanal, une tomographie sismique complétée par des données de carottage et des fouilles archéologiques, montrent par ailleurs que les structures sont non seulement superficielles mais enracinées plus profondément. Les structures ne sont pas construites en une fois, mais consistent en plusieurs couches de périodes consécutives.

La couche la plus élevée de la surface est constituée de piles horizontales de roches en colonnes basaltiques formant des terrasses en escalier et décorées par des arrangements exotiques de colonnes rocheuses dressées formant des murs, des chemins et des espaces.

La deuxième couche, qui avait été précédemment interprétée à tort comme une formation rocheuse naturelle, enfouie à 1 à 3 mètres sous la surface du sol, est un remblai de plusieurs mètres d'épaisseur consistant en un agencement plus compact et plus avancé de roches en colonnes similaires dans une matrice à grains fins.

 

Gunungpadang kujang dhn 2018b

cet artefact, nommé " Kujang " par les Sundanais, a été découvert à 3 mètres de profondeur, à la limite du sol de la seconde couche, a été daté à entre 9770 et 9550 ans avant maintenant calibrés.

 

La troisième couche est également un arrangement artificiel de fragments de roche avec des types variés allant jusqu’à environ 15 mètres de profondeur. La troisième couche repose sur une langue de lave fracturée et massive. L'enquête révèle également des preuves de grandes cavités ou chambres souterraines.

Les résultats de la datation préliminaire au radiocarbone indiquent :

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Zealandia, un continent disparu retrouvé

Zealandia, un continent disparu retrouvé

 

Zealandia1

 

J'en avais brièvement parlé à la fin de cet article mis à jour en 2018, à la fin : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/l-ile-malden-et-ses-mysterieuses-ruines-prehistoriques.html

Un certain doute régnait encore à l'époque de la part d'une bonne partie de la communauté scientifique et du public. En effet, cela fait des décennies que la science officielle affirmait qu'il était impossible que de telles masses, composée de centaines ou milliers de km² aient pu se retrouver englouties sous les eaux, tant dans l'Atlantique que le Pacifique. Ils admettaient juste les apparitions et disparitions d'îles volcaniques de plus ou moins grandes grandeurs, puisque ce phénomène avait bien été observé à de nombreuses reprises. Ils s'appuyaient alors sur les quelques études océanographiques, sondages par les compagnies pétrolières (pas toujours honnêtes avec leurs éventuelles découvertes d'ailleurs, logiquement), pose de câbles, etc...

D'ailleurs, la pose d'un de ces câbles (télégraphique à l'époque du début du 20ème siècle), au large des Açores, avait fait l'effet de publications, à cause de la découverte à une profondeur de 2000 mètres de laves vitrifiées obligatoirement à l'air libre auparavant. Mais ces "certitudes" du 20ème siècle, basées sur des travaux très partiels et avec des techniques pas assez développées encore (ce qui n'empêche pas les "consensus" scientifiques de s'établir comme des vérités), commencent à être balayées par les nouvelles techniques. Les traces d'anciens continents engloutis (ou grandes terres) ont bien été annoncées dans l'Océan Indien, en Méditerranée récemment et dans le Pacifique donc avec Zealandia. Et les progrès actuels de la cartographie des fonds marins, ainsi que le fait que le continent Africain et l'Euro-asiatique ne correspond pas tout à fait à un collage parfait avec les Amériques (il manque en fait de larges terres pour en faire un bon collage) font qu'il existe assez probablement de telles masses effondrées sous l'Atlantique. Ce n'est pas le sujet ici, parlons des nouvelles informations sur Zealandia.

 

Zealandia continent englouti exact1024x768 p

En 2017 donc, un groupe de scientifiques en géosciences néo-zélandais, français et australiens annonçait officiellement la découverte d'un septième continent baptisé par eux Zealandia. En fait, des indices de son existence existaient déjà depuis les années 1970 mais l'idée n'était pas très considérée (évidemment) et débattue modérément par la communauté scientifique depuis environ une vingtaine d'années. Malheureusement les preuves et certitudes manquaient pour aller plus loin dans les discussions.

Le continent en question, bien qu'il s'étend sur quasiment l'équivalent des deux tiers de la surface de l'Australie est à 94% sous la surface de l'océan Pacifique, parfois sous des milliers de mètres d'eau et surtout recouvert par une épaisse couche de sédiments. Il n'émerge essentiellement que sous la forme des terres de la Nouvelle-Zélande et de la Nouvelle-Calédonie et quelques îles :

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Une pyramide engloutie à 40 m des côtes des Açores découverte ?

Une pyramide engloutie à 40 m des côtes des Açores découverte ?

MAJ 20-01-2020

pyramid.jpg

 

Une structure pyramidale sous-marine a été identifiée à une profondeur de 40 mètres de la surface de la côte de l'île de Terceira. La structure parfaitement carrée a été aperçue par un propriétaire de yacht privé, Diocleciano Silva, lors d'un voyage touristique. Estimée être d'environ 60 mètres de haut, la structure énigmatique a été enregistrée grâce à la technologie numérique GPS. " La pyramide est parfaitement formée et orientée apparemment sur les directions cardinales," dit Silva au Diário Insular, le journal local.


terceira.jpg

Terceira

 

Plus récemment, les archéologues de l'Association portugaise de la recherche archéologique (APIA) ont identifié des preuves archéologiques sur l'île de Pico qui prennent en charge leur conviction que l'occupation humaine des Açores est antérieure à l'arrivée des Portugais de plusieurs milliers d'années.

 

pyramid.jpgImage recueillie par Silva en utilisant la technologie GPS

 

La preuve se compose d'une grande variété de structures de roches pyramidales protohistoriques, certaines d'entre elles de 13 mètres de haut. Les structures peuvent avoir été construites selon un plan orienté, aligné avec les solstices d'été, ce qui suggère qu'elles ont été construites dans un but précis.

terceira2.jpgBeaucoup de terres sont maintenant cultivées aux Açores (mais surtout des paturages de bovins), y compris d'anciens tumulus peut-être ? Mais de grands parcs protègent aussi des forêts impénétrables d'arbres, flore et animaux endémiques sur Terceira par exemple...



L'archipel des Açores a été découvert par les Portugais, inhabité (tout au moins sur les pourtours des îles, celles-ci étant entièrement couvertes de forêts endémiques difficiles à pénétrer), autour de 1427 (probablement quelques années plus tôt, voir au 14ème siècle). La surprise est tout de même d'y rencontrer des taureaux et vaches noires, très fortes, revenues à l'état sauvage et fuyant l'homme... et une espèce devenue endémique !)

L'an dernier, les archéologues ont affirmé avoir découvert des peintures rupestres sur l'île de Terceira, qu'ils croient être de milliers d'années.

archeologist-nuno-ribeiro-researching-in-the-azores.jpgL'archéologue Nuno Ribeiro dans une grotte des Açores

 

https://www.courrierinternational.com/article/2013/08/01/prehistoire-mystere-aux-acores


Au cours des trois dernières années, une variété d'anciens vestiges archéologiques ont été identifiés sur l'ensemble des neuf îles de l'archipel des Açores. Ils comprennent un épigraphe de l'époque romaine, des sanctuaires carthaginois, de l'art rupestre et des structures mégalithiques, voir ci-dessous :

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Enquête archéologique aux Açores 2

Enquête archéologique aux Açores 2

 

Terceira acores 12 19 yh0(photo ©Yves Herbo)

 

Voici une petite suite à ce précédent article : 

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/enquete-archeologique-aux-acores-1.html

Vous comprendrez que nous sommes, avec Loic Occhipenti, en train de monter un reportage filmé sur notre déplacement aux Açores, île de Terceira et l'étude de certaines des découvertes récentes et inédites effectuées, à l'aide du professeur Felix Rodriguez, dont la renommée auprès de tous les habitants locaux nous a bien aidé pour la visite de certaines propriétés privées...

Les objectifs de notre visite étaient multiples, devant la richesse des précédentes découvertes, mais nous ne pensions pas avoir autant de surprises supplémentaires et inédites par rapport aux connaissances déjà établies. Le principal de ces objectifs était bien sûr de confirmer et factualiser le fait que les Portugais n'avaient pas été les premiers à habiter ces îles au doux climat sub-tropical. Mais il est très possible, en l'état actuel des recherches et découvertes et en considérant les âges probables de ces dernières, que les îles étaient en effet désertes quand les premiers découvreurs inconnus portugais y débarquèrent.

Quoiqu'il en soit, les évidences d'une présence intelligente et batisseuse très ancienne sont nombreuses. Il est ici utile je pense de rappeler (ou d'informer) que les îles des Açores comme Terceira, ne sont pas des petites îles entièrement construites ou connues : si on suit les relevés démographiques, sur les 56 000 habitants de l'île, 35 000 sont regroupés dans la capitale des Açores et de l'île, Angra et banlieue, et 20 000 le sont vers l'autre ville principale de l'île, Praia da Vitória, mais elle comporte de nombreux militaires issus de la base américaine locale. On peut dire que les habitants restants (hors période touristique) se partagent les 402 km ² de la superficie de l'île... qui est loin d'être défrichée de sa végétation endémique préhistorique (heureusement) et qui recèle de nombreux parcs naturels protégés. En effet, de nombreux espaces de laurisylves, forêts endémiques (des lauriers de + 40 m de hauts entre autres, des mousses géantes, etc...) souvent infranchissables et non explorées, existent encore dans toutes les îles des Açores, nous en avons approchés et leur beauté mêlé au mystère des espaces inviolés par l'homme font rêver et s'éteindre la verve du verbe. Plus un mot, juste ouvrir grand ses yeux et son esprit :

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