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Impact puissant il y a 12 800 ans : Nouvelle confirmation

Impact puissant il y a 12 800 ans : Nouvelle confirmation en Afrique du Sud

 

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Une nouvelle recherche soutient l'hypothèse qu'un astéroïde a contribué à l'extinction de masse du Dryas récent (12 800 ans).

Une équipe de scientifiques sud-africains a découvert des preuves corroborant en partie l'hypothèse selon laquelle la Terre aurait été frappée par une grosse météorite, un astéroïde ou une comète il y a 12 800 ans, entraînant des conséquences globales, notamment un changement climatique, et contribuant à l'extinction de nombreuses espèces de grands animaux à l'époque, lors d'un épisode appelé le Dryas Récent.

L’équipe, dirigée par le professeur Francis Thackeray de l’Institut d’études sur l’évolution de l’université du Witwatersrand à Johannesburg, en Afrique du Sud, a découvert des preuves d’un «pic de platine» remarquable sur un site appelé Wonderkrater dans la province du Limpopo, au nord de Pretoria, en Afrique du Sud. En travaillant avec le chercheur Philip Pieterse de l'Université de Johannesburg et le professeur Louis Scott de l'Université de l'État libre, Thackeray a découvert ces preuves à partir d'un noyau foré dans un gisement de tourbe, notamment dans un échantillon âgé d'environ 12 800 ans. Cette recherche a été publiée dans Palaeontologia Africana, voir ci-dessous :

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Vix, France, une nouvelle tombe celte découverte ?

Vix, France, une nouvelle tombe celte découverte ?

 

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L'emplacement de ce qui pourrait être une autre sépulture a été trouvé sous le tumulus de la princesse de Vix : c'est l'un des premiers enseignements des nouvelles fouilles entreprises sur le site, qui ne sont pas finies puisqu'elles durent jusqu'en novembre de cette année 2019. Découverts et partiellement fouillés en 1953, le tumulus de la princesse de Vix et son trésor ont été datés à l'époque au 6ème siècle avant notre ére. Il serait intéressant de refaire de nouvelles datations avec les nouvelles calibrations et techniques.

Durant l’hiver 1953, dans des conditions difficiles, la tombe de « la Dame de Vix » fut fouillée par René Joffroy. Dans la chambre funéraire, parementée de bois, les quatre roues d’un char étaient déposées le long d’une paroi. Au centre, une femme d’environ 40 ans reposait sur la caisse du char. Elle était richement parée avec notamment un torque en or, des fibules en bronze décorées d’or, de corail et d’ambre... Un gigantesque cratère grec en bronze – le plus grand vase métallique de l’antiquité – occupait un angle de la tombe. Il est décoré d’hoplites, de chevaux et de chars et des gorgones forment ses anses. Sont aussi présents une phiale (coupe) d’argent, une œnochoé, des bassins de bronze…
Cette tombe constitue en France la plus grande découverte celtique du XXe siècle mais le vaste monument funéraire qui l’abritait n’a jamais été réellement fouillé.

Les techniques d’enregistrement des données en usage en 1953 n’autorisaient qu’une prise en compte partielle de la tombe. Aucune vue d’ensemble, aucun relevé stratigraphique n’existent pour cet espace funéraire. Aujourd’hui, l’utilisation de drone, la photogrammétrie et la modélisation 3D sont autant de nouvelles technologies au service des archéologues.

De nombreuses questions restent en suspens, auxquelles l’équipe de spécialistes (archéologues, géomorphologues, céramologues, etc…) tente de répondre. Le monument funéraire abrite-t-il encore des sépultures secondaires ? Pourrait-on, comme l’a montré le site princier de Lavau, déceler les traces d’un podium destiné aux funérailles de la princesse ?

 

Vix vueaerienne

Vue zénithale de la fouille ; le tumulus apparaît, vaste aménagement de pierres et de terre ; au cœur de la fouille, à la croisée des bermes, se trouve la tombe, recoupée par la fouille de 1953. - Denis Gliksman, Inrap

 

Depuis le mois d'août et jusqu'en novembre 2019 donc, des équipes de l’INRAP, l’Institut national de recherches archéologiques préventives, et de l’unité de recherche ArTeHis, se succèdent à Vix, près de Châtillon-sur-Seine, en Cote d'Or, là où en 1953 avait été découverte la tombe d'une princesse celte. Elle était pleine d'objets merveilleux, dont le célèbre vase de Vix, 200 kilos de bronze richement ouvragé, mais les archéologues veulent en savoir plus. Ils ont fait ce mercredi 18 septembre 2019 un point d'étape pour la presse :

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Premier portrait d'un Denisovien

Premier portrait d'un Denisovien

 

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Il s'agit en l'occurence d'une jeune denisovienne...

 

Il y a 100 000 ans, de multiples groupes d'êtres humains, y compris des humains anatomiquement modernes, des Néandertaliens et des Denisoviens se croisaient et certains se mêlaient. Mais ce à quoi nos cousins Denisoviens auraient pu ressembler n'était que supposé pour une raison simple: toute la collection de restes de Denisovan comprennait un os rose, trois dents et une mâchoire inférieure. À présent, les chercheurs de la revue Cell ont publié des reconstructions de ces parents disparus depuis longtemps, sur la base de modèles de méthylation dans leur ADN ancien.

Attention, il ne s'agit que d'un premier aperçu de ce à quoi ressemblaient les anciens Denisoviens, avec une estimation de 85%, en se basant sur l'apport des données de méthylation de l'ADN ancien.

 

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Portrait d'une jeune femme Denisovan basée sur un profil squelettique reconstitué à partir de cartes de méthylation de l'ADN ancien. Crédit: Maayan Harel

 

" Nous fournissons la première reconstruction de l'anatomie squelettique de Denisovan ", explique l'auteur Liran Carmel de l'Université hébraïque de Jérusalem. " À bien des égards, les Denisoviens ressemblaient aux Néandertaliens, mais par certains traits, ils nous ressemblaient et par d'autres, ils étaient uniques. "

Dans l'ensemble, les chercheurs ont identifié 56 caractéristiques anatomiques dans lesquelles les Denisoviens différaient de l'homme et / ou du Néandertal moderne, dont 34 dans le crâne. Par exemple, le crâne de Denisovan était probablement plus large que celui des humains modernes ou des Néandertaliens. Ils avaient probablement aussi un arc dentaire plus long :

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Titanic : synchronicités et prédictions

Titanic : synchronicités et prédictions

 

Titanic naufrage

Les preuves selon lesquelles divers auteurs (l'un des plus célèbres étant Jules Verne bien sûr) aient réellement décrits précisémment certaines fenètres de la réalité de leur futur ne sont pas si rares que cela, et cette contribution, qui reste mystérieuse, bien que certaines coïcidences soient explicables, leur nombre est une anomalie en soit, dans le cas du naufrage du Titanic, en est un exemple dès plus flagrant :

Morgan Robertson (1861-1915), jeune marin de la Marine Marchande dès ses 16 ans en 1877, puis bijoutier quelques temps avant que ses yeux défaillants lui fassent devenir auteur de romans basés sur ses expériences navales, publie son roman naval d'anticipation " Futility " en 1898, ce qui le fera entrer dans l'Histoire d'une façon concrète 14 ans plus tard, lorsque le Titanic s'enfoncera dans les eaux froides en avril 1912...

 

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Morgan Robertson (1861-1915)

 

Les choses deviennent encore plus étranges quand on apprend que Mr Robertson parlait, bien avant la sortie de ce roman, d'une influence médiumnique dans ses écrits, faisant notamment intervenir l'écriture automatique.

En 1898 on peut donc lire l'histoire du plus grand navire de son époque, insubmersible nommé Titan, qui fait naufrage à cause de son éventration par un iceberg, sur son flanc droit, dans l'Atlantique Nord, en avril. La description du Titan de 1898, par rapport au Titanic de 1912 réellement construit, est déjà troublante, avec la description du naufrage :

Ce sont tous deux des transatlantiques empreintant la même voix navale (la plus rentable), à la même période (avril), ne possédant pas le nombre de canots nécessaires pour leur nombre de passagers (24 canots pour le Titan pour 3000 passagers, 20 canots pour le Titanic pour 2207 passagers) - mais correspondant aux lois de l'époque et 3 hélices pour les deux.

Mais les choses n'en restent pas là :

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France, Somme : des outils de pierre datés de 650 000 à 670 000 ans

France, Somme : des outils de pierre datés de 650 000 à 670 000 ans

 

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Bifaces acheuléens - Somme - 1839 - DP

 

Les premiers signes d'occupation par un homininé dans le nord de la France ont été repoussés de 150 000 ans, grâce aux conclusions d'une équipe de scientifiques du CNRS et du Musée national d'histoire naturelle sur le site emblématique du Moulin Quignon dans la Somme.

Le site, désormais situé dans les jardins d'un lotissement à Abbeville, a été redécouvert en 2017 après être tombé dans l'oubli pendant plus de 150 ans.

Plus de 260 objets en silex, dont 5 bifaces ou haches, datés d'il y a 650 000 à 670 000 ans, ont été découverts dans des sables et du gravier déposés par la Somme, à environ 30 mètres au-dessus de la vallée actuelle, à ces périodes.

 

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Bifaces Abeville - DP - 19ème siècle

 

Cela fait également du Moulin Quignon le site le plus ancien du nord-ouest de l'Europe, où des bifaces ont été découverts :


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La plus grande étude jamais réalisée sur l'ADN humain ancien

La plus grande étude jamais réalisée sur l'ADN humain ancien

 

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La plus grande étude jamais réalisée sur l'ADN humain ancien, ainsi que sur le premier génome d'un individu de l'ancienne civilisation de la vallée de l'Indus, révèle avec un détail sans précédent les origines changeantes des populations d'Asie centrale et du Sud au fil du temps. La recherche, publiée en ligne le 5 septembre 2019 dans deux articles de Science et Cell , répond également à des questions de longue date sur les origines de l'agriculture et la source des langues indo-européennes en Asie du Sud et en Asie centrale.

Des généticiens, des archéologues et des anthropologues d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Asie centrale et d'Asie du Sud ont analysé les génomes de 524 individus anciens jamais étudiés auparavant. Le travail a augmenté d'environ 25% le total mondial des génomes anciens publiés.

En comparant ces génomes les uns aux autres et à des génomes précédemment séquencés, et en replaçant les informations dans leur contexte, parallèlement à des enregistrements archéologiques, linguistiques et autres, les chercheurs ont fourni de nombreux détails clés sur les personnes vivant dans diverses parties de cette région depuis l'ère mésolithique (il y a environ 12 000 ans) à l'âge du fer (jusqu'à il y a environ 2 000 ans) et comment ils se rapportent aux gens qui y vivent aujourd'hui.

" Avec ces nombreux échantillons, nous pouvons détecter des interactions subtiles entre les populations ainsi que des valeurs aberrantes au sein des populations, chose qui n'est devenue possible qu'au cours des dernières années grâce aux progrès technologiques ", a déclaré David Reich, co-auteur principal des deux articles et professeur de génétique à l’Institut Blavatnik de la faculté de médecine de Harvard.

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Auvergne, France : un autre alignement de menhirs découvert

Auvergne, France : un autre alignement de monolithes découvert par hasard

 

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Si je parle d'un "autre" alignement de monolithes en Auvergne, c'est bien qu'il y a dans les archives du 19ème siècle des mentions sur l'étude de deux groupes de monolithes du côté de Montluçon... monolithes sur et reliant les actuelles communes de Saint Martinien et de Quinssaines...

Plusieurs magazines, journaux et sites internet ont publié récemment sur cette découverte annoncée fin août 2019 par l'INRAP (Institut national des recherches archéologiques préventives), avec cependant une affirmation probablement fausse en ce qui concerne le fait que ce serait le premier et unique alignement découvert en Auvergne et le Centre de la France (YH : je rappelle tout de même ici que la Région Centre est au nord de la Région Auvergne-Rhone-Alpes, et que ce sont bien trois villages du Cher qui revendiquent ce titre (avec des stèles géographiques), pour un dans l'Allier. Et pour d'autres, c'est Bourges...  bon, peu importe d'ailleurs car le plus grave est cette fausse idée de Gaulois étant à l'origine des menhirs et dolmens - ce cher Obelix est un détournement (ou raccourci de plusieurs milliers d'années) de l'Histoire !). Je vais d'abord parler de cette découverte annoncée fin août, qui est bien entendu extraordinaire et riche archéologiquement parlant, puis je parlerai des groupes de monolithes découverts près de Montluçon (en Auvergne donc !) et décrits dans un ouvrage du début du 19ème siècle et aussi mentionnés lors des comptes-rendus archéologiques du Congrès archéologique de Moulins en 1834... En vous disant tout de suite que pratiquement tous ces monolithes ont disparu depuis (tout comme au moins un autre alignement dans le Jura)... ce qui explique probablement cette annonce de l'INRAP.

J'ajouterai que si les célèbres alignements de Carnac en Bretagne sont de loin les plus célèbres en France, il en existe d'autres, dans le Jura, dans les Cévennes et en Corse. En fait, il est assez probable qu'il en existait un peu partout en France et en Europe... sans parler d'autres pays lointains comme le Japon ou le Moyen-Orient !

De plus, il y a d'autres études récentes qui montrent bien des alignements de monolithes (et visibles du ciel) dans la région, j'en parlerai aussi, même s'ils sont moins spectaculaires, et semblent délimiter des territoires de tribus ou anciennes communautés... avec probablement aussi des monolithes disparus ou enterrés, débités pour servir aux constructions ou autres...

La récente découverte : Dans le cadre des travaux d’élargissement de l’autoroute A75, par la société APRR, une équipe de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) a découvert une série d’alignements de menhirs à Veyre-Monton, entre Clermont-Ferrand et Issoire.

Les fouilles qui se sont déroulées sur 1,6 hectare, ont révélé une trentaine de monolithes, de 1,60 m entre novembre 2018 et mai 2019.

« Ces menhirs forment un alignement plus ou moins rectiligne s’étirant sur 150 m dans l’emprise de la fouille. Ils sont bordés d’un autre alignement de gros blocs de pierre, dans la continuité duquel cinq pierres composent un ensemble en fer à cheval alors que six blocs, régulièrement espacés, forment un cercle de 15 m de diamètre », détaille la responsable scientifique de la fouille Ivy Thomson qui a travaillé avec une dizaine d’archéologues sur le chantier.

 

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Alignement de menhirs et cairn de Veyre-Monton. Crédit Denis Gliksman, Inrap - (cliquer pour agrandir l'image).

 

Comme d'autres monuments en France, dont Belz dans le Morbihan où une cinquantaine de menhirs ont été mis au jour en 2006, les menhirs de Veyre-Monton ont été abattus afin de les faire disparaître du paysage : « Poussés dans de grandes fosses, parfois mutilés ou recouverts de terre, ces monolithes ont fait l’objet de gestes iconoclastes, sorte de condamnation peut-être liée à quelque changement de communauté ou de croyances » suppose Ivy Thomson. YH : Dans la mesure où il n'y a pas pour l'instant de datations en ce qui concerne cette disparition volontaire, il pourrait tout aussi bien s'agit de l'action concertée de l'Eglise Chrétienne (qui a construit des chapelles au-dessus des anciens sites "païens" (avec possiblement toujours des menhirs et dolmens ensevelis dessous), a récupéré certains monolithes pour leurs constructions, transformés certains monolithes en croix ou apposé des croix au-dessus de certains monolithes. Et quand ces lieux n'étaient pas utiles ou récupérables, ils étaient détruits et enterrés. Les paysans ont aussi beaucoup pratiqué l'ensevelissement ou le retrait de monolithes dans leurs champs (et réutilisations pour leurs constructions), partout en France et en Europe, (et encore probablement actuellement...), appuyés d'ailleurs par les religieux et l'éducation nationale qui n'a jamais sensibilisé les jeunes sur ce sujet.

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Des squelettes aux crânes allongés découverts en Croatie

Des squelettes aux crânes allongés découverts en Croatie

 

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(Crédit image: D LosCC By 4.0 )

 

Les archéologues ont mis au jour trois anciens squelettes en Croatie, dont deux avec des crânes pointus et artificiellement déformésChacun de ces crânes avait été fusionné dans une forme différente, probablement (YH : j'aurai dit "possiblement" pour ma part, les archéologues ont un peu trop tendance à augmenter les "probabilités" sans réellement savoir) pour montrer qu’ils appartenaient à un groupe culturel spécifique.

La déformation crânienne artificielle a été pratiquée dans diverses régions du monde, de l'Eurasie à l'Afrique du Sud en passant par l'Afrique (YH : sans oublier les Amériques, non cités dans l'article !). C'est la pratique de façonner le crâne d'une personne - par exemple en utilisant une coiffure, des bandages ou des outils rigides - tandis que les os du crâne sont encore malléables en bas âge. YH : n'oublions pas aussi qu'il y a maintenant des preuves de crânes allongés naturels, sans compter le foetus au crâne allongé décrit par un scientifique du 20ème siècle... voir les liens tout en bas.

Les cultures anciennes avaient différentes raisons pour cette pratique, allant de l'indication du statut social à la création de ce qu'ils pensaient être un crâne plus beau. Le plus ancien exemple connu de cette pratique s'est produit il y a 12 000 ans dans la Chine ancienne, mais on ne sait pas si cette pratique s'est répandue à partir de là ou si elle est apparue indépendamment dans différentes parties du monde, selon un précédent rapport de Live Science. YH : encore une fois, certains scientifiques font comme si ils étaient présents à ces époques... et "devinent" les motivations de ces anciens peuples à partir de leurs connaissances modernes, ce qui est bien évidemment une erreur...

Dans ce cas, les archéologues ont trouvé ces trois squelettes dans une fosse funéraire du site archéologique de Hermanov Vinograd, à Osijek en Croatie en 2013 (les coordonnées géographiques exactes sont 45 ° 32 '37' 'N, 18 ° 40' 13 '' E). Entre 2014 et 2017, ils ont analysé les squelettes à l'aide de diverses méthodes, notamment l'analyse de l'ADN et l'imagerie radiographique pour voir l'intérieur d'un objet tel qu'un crâne.

Voir ci-dessous les résultats d'analyses :

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Motza, découverte d'une cité préhistorique

Motza, Israel, découverte d'une cité préhistorique MAJ 08-2019

 

Israel motza

Reportage par Ilan Rosenberg et Ari Rabinovitch - Nir Elias

 

MOTZA, Israël (Reuters) - Une énorme colonie préhistorique découverte près de Jérusalem par des archéologues israéliens offre un nouvel aperçu du développement des civilisations à la fin de l'âge de pierre. La métropole, vieille de 9 000 ans, découverte lors d'une enquête menée avant la construction d'une nouvelle autoroute, est l'une des plus grandes jamais découvertes, a déclaré mardi l'autorité israélienne des antiquités.

L'équipe a estimé que 2 000 à 3 000 personnes y vivaient, ce qui correspondrait à une ville par rapport aux normes modernes. Il couvrait des dizaines d'acres près de l'actuelle ville de Motza, à environ cinq kilomètres à l'ouest de Jérusalem.

Avant la découverte, on pensait généralement que toute la région était inhabitée au cours de cette période, au cours de laquelle les gens délaissaient la chasse pour leur survie pour adopter un mode de vie plus sédentaire comprenant l'agriculture.

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Jordanie : confirmation d'une guerre mentionnée dans la bible

Jordanie : confirmation d'une guerre mentionnée dans la bible hébraïque ?

 

Jordanie autelmoabite

Un autel en pierre datant de 2 800 ans, découvert dans un sanctuaire moabite de l'ancienne ville d'Ataroth en Jordanie, parle d'une ancienne guerre biblique. 

L'autel porte deux inscriptions. Les mots sont dans la langue et l'écriture moabites, tandis que les chiffres dans les inscriptions sont en hiératique (un système d'écriture égyptien). L'autel semble remonter à une époque après que Mesha, roi de Moab, se soit rebellé avec succès contre le Royaume d'Israël et ait conquis Ataroth (une ville parfois orthographiée Atarot), ville contrôlée par le Royaume d'Israël. À ce moment-là, Israël s'était séparé en deux avec un royaume du nord qui conservait le nom d'Israël et un royaume du sud appelé Juda. 

La Bible hébraïque mentionne la rébellion, disant qu'avant la rébellion de Mesha, Moab devait donner à Israël un tribut annuel de milliers d'agneaux et d'une grande quantité de laine de bélier. La rébellion est également décrite dans la stèle de Mesha (voir plus basdécouverte en 1868 à Dhiban, en Jordanie, qui affirme que Mesha a conquis Ataroth et tué de nombreux habitants de la ville. 

L'autel a été découvert lors de la fouille du sanctuaire, en 2010. L'autel et le sanctuaire ont récemment été décrits dans le journal Levant.

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Egypte : des milliers de papyrus bientôt traduits ?

Egypte : des milliers de papyrus bientôt traduits ?

 

Graphicalabstract papyrus1 1Crédit Helmholtz-Zentrum Berlin

 

Pendant plus d'un siècle, de nombreuses caisses en métal et cartons ont été entreposés au musée égyptien et à la collection de papyrus de Berlin. Tous ont été mis au jour par Otto Rubensohn de 1906 à 1908 dans une île appelée Elephantine sur le Nil au sud de Egypte, près de la ville d'AssouanQuatre-vingt pour cent des textes sur les papyrus dans ces contenants n’ont pas encore été étudiés, ce qui est difficilement réalisable avec les méthodes classiques. Il y a des milliers d'années, les Égyptiens roulaient ou pliaient avec soin lettres, contrats et amulettes de très petite taille, de manière à occuper le moins de place possible. Pour les lire, les papyrus devraient être dépliés avec autant de soin.

" Aujourd'hui, cependant, une grande partie de ces papyrus ont considérablement vieilli, de sorte que les textes de valeur peuvent facilement s'effriter si nous essayons de les déplier ou de les dérouler ".

Les chercheurs ont étudié un petit morceau de papyrus mis au jour sur l'île d'Éléphantine sur le Nil il y a un peu plus de 100 ans. L’équipe a utilisé les méthodes Serval, y compris les techniques non destructives, à BESSY II. La première chose qui attire l'attention d'un archéologue sur le petit morceau de papyrus de l'île Éléphantine sur le Nil est une tache apparemment vierge. Des chercheurs du musée égyptien, des universités berlinoises et du Helmholtz-Zentrum Berlin utilisent maintenant le rayonnement synchrotron de BESSY II pour en révéler le secret. Cela ouvre grand la porte à l'analyse de la collection de papyrus géants de Berlin et de bien d'autres.

Le physicien du Helmholtz-Zentrum BerlinHeinz-Eberhard Mahnke, savait, après de nombreuses années de recherche, analyser le papyrus fragile sans le détruire: projeter un faisceau de rayons X sur le spécimen provoque l’excitation des atomes dans le papyrus et renvoie les rayons X, un peu comme un écho. Comme les éléments respectifs présentent un comportement de fluorescence X différent, les chercheurs peuvent distinguer les atomes de l’échantillon par l’énergie du rayonnement qu’ils renvoient. Les scientifiques ont donc depuis longtemps mis au point des équipements de laboratoire utilisant cette fluorescence X pour analyser des échantillons sensibles sans les détruire.

Les érudits de l'Égypte ancienne écrivaient généralement avec une encre de suie noire faite de morceaux de bois ou d'os carbonisés et composée principalement de carbone élémentaire. " À certaines fins, cependant, les anciens Égyptiens utilisaient également des encres colorées contenant des éléments tels que le fer, le cuivre, le mercure ou le plomb ", explique Heinz-Eberhard Mahnke. Si les anciens scribes égyptiens avaient utilisé une telle "encre métallique" pour inscrire la partie qui apparaît maintenant vierge sur le papyrus Éléphantine, la fluorescence X devrait permettre de révéler les traces de ces métaux. En effet, en utilisant les équipements de leur laboratoire, les chercheurs ont pu détecter la présence de plomb dans le patch vierge du papyrus :

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Grece : fouilles du site néolithique Koutroulou Magoula 2019

Grece : fouilles du site néolithique Koutroulou Magoula 2019

 

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Des bâtiments monumentaux, des fours à céramique fermés et d'impressionnantes tranchées périphériques ont été révélés à Koutroulou Magoula. Crédit: Yannis Hamilakis

 

" Signes de sophistication communautaire sur le site néolithique de Koutroulou Magoula en Grèce "

Un grand bâtiment du néolithique moyen a été découvert au sommet de la colonie néolithique de Koutroulou Magoula en Grèce centrale pendant la saison des fouilles de cette année, ont annoncé vendredi des archéologues, selon l'ANA.

Le bâtiment a des murs de pierre mesurant 9,5 m de long et presque 8,5 m de large, et est l’un des plus grands de cette période en Grèce. Il semble également avoir été soutenu par un énorme contrefort externeSa fonction reste incertaine, mais les résultats préliminaires indiquent qu'il a été utilisé pendant longtemps et qu'il a été reconstruit et modifié. À certaines périodes, il semble aussi avoir été partagé avec des animaux domestiques.

Une autre découverte importante est un complexe de fours de poterie fortement brûlés et fermés, trouvé près du bord de la colonieL'un des fours conserve extrêmement bien son sol en plâtre, une partie de ses murs et de son dôme en plâtre, ainsi que d'autres caractéristiques architecturales. Il a été construit sur une plate-forme grossièrement plâtrée.

 " C’est une découverte extrêmement importante et une indication de la sophistication technologique des habitants néolithiques du site ", a déclaré le Dr Nina Kyparissi-Apostolika, éphor honoraire de l’éphorat de la paléoanthropologie et de la spéléologie, et codirectrice des fouilles avec le professeur Yannis Hamilakis de l'Université Brown

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Indonésie, Gunung Padang 3 : Confirmations ?

Indonésie, Gunung Padang 3 : Confirmations ?

 

Gunung padang site

Cet article est la suite des articles précédents sur l'Indonésie, en particulier sur Gunung Padang :

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/pyramide-geante-a-java.html (2013)

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/gunung-padang-les-traces-perdues-de-l-atlantide.html (2014)

 

C'est lors d'un meeting scientifique qui s'est déroulé en décembre 2018 qu'une publication importante, concernant Gunung Padang, est passée assez inaperçue pendant les fêtes.

Après des années de fouilles et de recherches scientifiques, la nouvelle publication du Dr géologue Danny Hilman Natawidjaja (Indonesian Institute of Sciences) vient étoffer ses précédentes analyses sur l'artificialité d'une grande partie du site...

Voici le résumé de cette publication accompagnée d'un PDF plus bas : " Le site archéologique du mont Padang est connu depuis la fin du XIXe siècle comme ayant un complexe mégalithique au sommet. Nos études prouvent que la structure ne couvre pas seulement le sommet mais qu’elle enveloppe également les pentes  sur une superficie d’au moins 15 hectares.

Des études géophysiques complètes combinant des méthodes de radar de pénétration du sol (GPR) et de résistivité multicanal, une tomographie sismique complétée par des données de carottage et des fouilles archéologiques, montrent par ailleurs que les structures sont non seulement superficielles mais enracinées plus profondément. Les structures ne sont pas construites en une fois, mais consistent en plusieurs couches de périodes consécutives.

La couche la plus élevée de la surface est constituée de piles horizontales de roches en colonnes basaltiques formant des terrasses en escalier et décorées par des arrangements exotiques de colonnes rocheuses dressées formant des murs, des chemins et des espaces.

La deuxième couche, qui avait été précédemment interprétée à tort comme une formation rocheuse naturelle, enfouie à 1 à 3 mètres sous la surface du sol, est un remblai de plusieurs mètres d'épaisseur consistant en un agencement plus compact et plus avancé de roches en colonnes similaires dans une matrice à grains fins.

 

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cet artefact, nommé " Kujang " par les Sundanais, a été découvert à 3 mètres de profondeur, à la limite du sol de la seconde couche, a été daté à entre 9770 et 9550 ans avant maintenant calibrés.

 

La troisième couche est également un arrangement artificiel de fragments de roche avec des types variés allant jusqu’à environ 15 mètres de profondeur. La troisième couche repose sur une langue de lave fracturée et massive. L'enquête révèle également des preuves de grandes cavités ou chambres souterraines.

Les résultats de la datation préliminaire au radiocarbone indiquent :

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Canaan, Israel : découverte d'un scarabée et de tablettes gravés

Canaan, Israel : découverte d'un scarabée et de tablettes gravés

 

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Une sculpture trouvée lors des fouilles à Tel Rehov montre une déesse de la fertilité. (Gabi Laron, fouilles de Tel Rehov / Université hébraïque de Jérusalem )

 

Des fouilles dans une ancienne ville de 3500 ans du pays de Canaan, Tel Reḥov, maintenant dans l'Israel moderne, révèlent que Rehob était l'une des plus grandes cités cananéennes du sud du Levant à la fin de l'âge du bronze (XVe-XIIIe siècles av. J.-C.) et a prospéré lorsque l'Égypte contrôlait une grande partie de la région.

Les archéologues ont déterré cinq tablettes en argile représentant des femmes égyptiennes à la poitrine nue et un scarabée sculpté et gravé.

Amihai Mazar et Uri Davidovich sont professeurs d'archéologie à l'Université hébraïque de Jérusalem. Ils ont détaillé leurs nouvelles découvertes dans un article récemment publié dans le Bulletin des écoles américaines en recherches orientales, que vous pouvez lire sur le site Web de l'Université de Chicago.

Mazar et Davidovich écrivent dans l'article « Réhob a été construit près de Beth Shéan, une ville protégée par une garnison égyptienne » et les sculptures des femmes nues « représentent probablement des déesses de fertilité anciennes, comme Asherah ou Astarté » . Et, essayant de donner une raison sur le but pratique expliquant à quoi les tablettes auraient pu servir, Mazar a expliqué qu’elles étaient " utilisées à la maison, dans le cadre de pratiques religieuses domestiques populaires, dans la sphère domestique, principalement liées à la fécondité des femmes. ”.

Les tablettes représentant les femmes nues ont été retrouvées dans une « grande structure publique complexe dont le but et la taille totale sont inconnus », et ses larges murs et ses contreforts sont encadrés par une cour spacieuse. Mazar et Davidovich ont écrit que le bâtiment avait « une grande salle au sud, des fondations profondes et des remplissages de construction massifs, qui témoignent tous de sa nature non domestique ».

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Grèce : Un monument en marbre au sommet d'un îlot pyramidal

Grèce : Un monument en marbre au sommet d'un îlot pyramidal

 

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L'îlot «mini-montagne» de Dhaskalio, au large de l'île cycladique de Keros (Projet Cambridge Keros)

Les archéologues ont découvert le plus ancien complexe monumental jamais découvert dans le monde grec. On parle bien de l'Ancienne Grèce, celle de la culture Cycladique.

C'est la preuve d'un riche paysage culturel et monumental datant plus tôt que la période minoenne sur un îlot isolé et inhabité en forme de pyramide.

L'îlot de Daskalio est situé juste au large de la côte de l'île de Keros, qui est l'une des îles des Cyclades dans la mer Égée. Elle faisait autrefois partie de Keros avant que le niveau de la mer ne monte.

La structure longtemps enfouie, datant d'au moins 4 600 ans, a été construite en marbre transporté depuis de petites îles égéennes à bord de minuscules navires en bois.

 

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Des tonnes de marbre importé au sommet de cet îlot cycladique

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