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Egypte : des pétroglyphes de 12 000 ans répertoriés

Egypte : des pétroglyphes de 12 000 ans répertoriés

 

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Photo : Ministère du Tourisme et des Antiquités égyptien

 

Une mission archéologique du ministère du Tourisme et des Antiquités égyptien a terminé de documenter des inscriptions préhistoriques colorées datant d'environ 10 000 ans avant JC trouvées dans une grotte située à environ 60 km au sud-est de Serabit al-Khadem et à 30 km au nord de Sainte-Catherine, dans le cadre d'un projet documentant les inscriptions dans le sud du Sinaï.

Le secrétaire général du Conseil suprême des antiquités Mostafa al-Waziry a expliqué que la grotte était située dans une région difficile appelée al-Zaranij. La grotte de grès est à une profondeur d'environ trois mètres, a 3,5 mètres de haut et 22 mètres de large, et est la première du genre à être découverte dans le sud du Sinaï.

Elle a été découverte par hasard, sur notification d'un aventurier du désert du Sinaï Sud.

" La grotte découverte contient de nombreuses inscriptions colorées, certaines au plafond de la grotte et d'autres sur les blocs de pierre tombant sur le sol de la grotte ", a déclaré le chef du secteur des antiquités égyptiennes au ministère, Ayman Ashmawy.

Il a ajouté que la mission avait également trouvé de grandes quantités de restes d'animaux dans la grotte, indiquant son utilisation comme abri pour les Bédouins et les animaux du mauvais temps dans le passé.

" Les inscriptions découvertes représentent de nombreuses scènes différentes datant de différentes époques ", a déclaré le directeur général des Antiquités du Sinaï Nord et chef de la mission archéologique travaillant sur la grotte Hisham Hussein.Les inscriptions ont été divisées en plusieurs groupes :

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Roumanie : controverses sur la statue Vénus de 17000 ans

Roumanie : controverses sur la statue Vénus de 17000 ans

 

Venus of piatra neamt 17000y fundatia mircea titus romanescu

La découverte d'une statue de Vénus vieille de 17 000 ans en Roumanie suscite la controverse.

La découverte présumée d'une figurine de Vénus de 17 000 ans dans un site archéologique près de Piatra Neamt, dans le nord-est de la Roumanie, a suscité la controverse après que des journalistes du tabloïd local Libertatea ont rapporté que la figurine avait été trouvée par deux amateurs, et non par des archéologues professionnels. Des questions sur son authenticité.

L'équipe d'archéologues qui était en charge du site a mis en scène la découverte et fait des photos suggérant qu'ils étaient sur place au moment de la découverte de la figurine, visant ainsi à rendre la découverte plus crédible.

Les circonstances dans lesquelles la statue a été trouvée, l'impossibilité de dater le matériau à partir duquel la statue est fabriquée, son état presque parfait et le style qui ne correspond pas à la période où elle aurait été créée pointent plutôt vers un faux que vers un découverte authentique, selon des spécialistes interrogés par Libertatea.

 

Venus of piatra neamt 17000y fundatia mircea titus romanescu3Musée de l'évolution humaine et de la technologie du paléolithique, Roumanie

 

La découverte de la figurine de Vénus a eu lieu le 21 juin 2019, et a été annoncée officiellement dans un communiqué de presse le 11 décembre 2019. La découverte a été annoncée par le Musée de l'évolution humaine et de la technologie au Paléolithique de Targoviste, dont l'équipe d'archéologues , coordonné par les professeurs Marin Carciumaru et Elena Nitu, était en charge du site Piatra Neamt.

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Nepal, Mustang: une culture inconnue dans des grottes et tunnels

Nepal, Mustang: une culture inconnue à l'origine des grottes et tunnels

 

Mustang nepal

Archéologiquement parlant, l'ancien Royaume de Mustang était principalement retenu pour son Histoire riche du fait de sa position stratégique commerciale régionale entre la Chine, le Tibet, Népal et l'Inde avant son annexion par le Népal et les combats contre les intentions chinoises sur ce territoire. Avec au moins 10000 grottes, dont beaucoup artificielles et tunnels aménagés, le site principal était considéré comme ayant une ancienneté remontant jusqu'aux premiers bouddhistes. De belles découvertes majeures y ont en effet été effectuées au 20ème siècle, avec entre autres, récemment (2007),  des magnifiques fresques représentant la vie de Bouddha, dont les plus grandes mesurent jusqu’à 8 mètres de longueur :

 

Mustang nepal fresquemuraleboudha

Mais ce sont surtout un grand nombre de manuscrits, découverts dans ces mêmes grottes, et qui sont toujours examinés de nos jours, qui en font un grand attrait archéologique sur la période bouddhique. En effet, des dizaines de milliers de manuscrit calligraphiés étaient enfouis dans ces grottes oubliées. Des traités philosophiques à l’arbitrage des conflits, ces trésors témoignent que de grands sages s’y rendaient pour y réfléchir alors que les artistes occupaient les cavernes pour y peindre l’adoration de Bouddha et des grands yogis de l’histoire bouddhiste. Une autre supposition serait que ces manuscrits proviendrait d'un monastère bouddhiste détruit et que cette bibliothèque avait été sauvée dans ces grottes...

On sait au moins qu'il y a 750 ans, le Royaume de Mustang (aboli en 2008 !), carrefour commercial régional influençant la route de la soie, était très prospère. Les manuscrits en question ont été datés du 13ème siècle de notre ère. En 2007, des explorateurs des États-Unis, d'Italie et du Népal ont découvert d'anciens arts décoratifs et peintures bouddhistes, des manuscrits et des poteries dans les grottes de Mustang près de Lo Manthang, datant du 13e siècle. Une deuxième expédition en 2008 a découvert plusieurs squelettes humains de 600 ans (14ème siècle) et a récupéré des rames de manuscrits précieux, certains avec de petites peintures connues sous le nom d'illuminations, qui contiennent un mélange d'écrits du Bouddhisme et de Bon (Bon, également orthographié Bön, est une religion tibétaine qui s'identifie comme étant distincte du bouddhisme tibétain, bien qu'elle partage les mêmes enseignements et terminologies. Elle serait née au XIe siècle et a établi ses écritures principalement à partir de termas et de visions de tertöns tels que Loden Nyingpo. Bien que les termas de Bon contiennent des mythes de Bon qui existaient avant l'introduction du bouddhisme au Tibet, "en vérité," l'ancienne religion "était une nouvelle religion.". Les théologiens actuels du Bon expliquent, (pour maintenir leur inclusion dans la dominance bouddhiste ?) que leur religion plus ancienne est due aux prémices du bouddhisme, prévus et visualisés par la leur et leurs visionnaires.

 

 

Mustang nepal himalayaregion

Mais l'attribution de ces grottes aux seuls moines bouddhistes est remis en question dès le début des années 1990, avec des découvertes faites lors d'une fouille entre 1992 et 1997 par une équipe composée d'experts du DoA et d'une troupe de fouille basée en Allemagne. C'est dans le complexe de grottes de Mhebrak dans la vallée de Muktinath dans le Lower Mustang qu'ils ont découvert de nouveaux indices, qui pourraient potentiellement révéler une partie importante de l'histoire humaine remontant à 450 avant JC minimum

Cette équipe a donc étudié deux cadavres uniques retrouvés dans ce complexe de grottes, et ont déclaré que " les caractéristiques choquantes des cadavres les rapprochent de la découverte d'une culture particulière de l'ère préhistorique ".


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Portugal, la mystérieuse pierre de Serrazes

Portugal, la mystérieuse pierre de Serrazes

 

Pedra escrita portugal2

 

C'est une pierre écrite étrange, un monolithe de granit maintenant un peu protégé se trouvant à Serrazes, São Pedro do Sul au Portugal. Ce monolithe a des dimensions d'un peu plus de 2,5 mètres de haut par 2 mètres de large.

L'hypothèse du géographe Amorim Girão serait que ce monument préhistorique pourrait être daté du Xe siècle av J.-C. (3 000 ans avant le présent).

Cette trace de l'art rupestre, avec ses dessins aux formes énigmatiques en cercles concentriques, avec fossette centrale (large partie arrondie plane sur la pierre) et des rectangles divisés en carrés, a laissé les archéologues avec de nombreux doutes quant à la signification des images qui y sont représentées:

- stylisations de la figure humaine;

- commémorations importantes ou stylisations de chasse;

- stylisation de cérémonies funéraires;

- une stylisation liée au culte des étoiles, Soleil ou Lune ou encore aux signes du zodiaque ou des constellations peut signifier aussi des dates de certains sacrifices ou de cérémonies religieuses.

Associée à cette inscription préhistorique, il existe une légende populaire faisant référence à l'existence d'une tombe de princesse maure sous le monument...

La pierre écrite a été classée comme un bâtiment d'intérêt public, par le décret n° 35532, du 15 Mars de 1946. Aujourd'hui, il est simplement protégé par un petit abri d'auto, complètement exposé aux intempéries et au vandalisme... Heureusement, l'emplacement de ce lieu n'est pas bien balisé, l'accès est possible seulement par chemin de terre.

 

Pedra escrita portugal3

La pierre écrite de Serrazes avant sa mise sous " protection " (Photo SIPA)

 

En cherchant, on trouve quelques sources sur cette mystérieuse pierre préhistorique :

" Les Inscriptions sur les affleurements granitiques, les cercles concentriques et les carrés, ont une signification symbolique et religieuse probable, du type autel dolménique qui appartiennent au groupe des cercles, fossettes et thèmes géométriques, liés à l'art galicien-atlantique et au symbolisme typique des sanctuaires du Groupe nord-ouest I (YH : Galice, Asturies, Portugal et Espagne atlantiques). "

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Enquête archéologique aux Açores 2

Enquête archéologique aux Açores 2

 

Terceira acores 12 19 yh0(photo ©Yves Herbo)

 

Voici une petite suite à ce précédent article : 

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/enquete-archeologique-aux-acores-1.html

Vous comprendrez que nous sommes, avec Loic Occhipenti, en train de monter un reportage filmé sur notre déplacement aux Açores, île de Terceira et l'étude de certaines des découvertes récentes et inédites effectuées, à l'aide du professeur Felix Rodriguez, dont la renommée auprès de tous les habitants locaux nous a bien aidé pour la visite de certaines propriétés privées...

Les objectifs de notre visite étaient multiples, devant la richesse des précédentes découvertes, mais nous ne pensions pas avoir autant de surprises supplémentaires et inédites par rapport aux connaissances déjà établies. Le principal de ces objectifs était bien sûr de confirmer et factualiser le fait que les Portugais n'avaient pas été les premiers à habiter ces îles au doux climat sub-tropical. Mais il est très possible, en l'état actuel des recherches et découvertes et en considérant les âges probables de ces dernières, que les îles étaient en effet désertes quand les premiers découvreurs inconnus portugais y débarquèrent.

Quoiqu'il en soit, les évidences d'une présence intelligente et batisseuse très ancienne sont nombreuses. Il est ici utile je pense de rappeler (ou d'informer) que les îles des Açores comme Terceira, ne sont pas des petites îles entièrement construites ou connues : si on suit les relevés démographiques, sur les 56 000 habitants de l'île, 35 000 sont regroupés dans la capitale des Açores et de l'île, Angra et banlieue, et 20 000 le sont vers l'autre ville principale de l'île, Praia da Vitória, mais elle comporte de nombreux militaires issus de la base américaine locale. On peut dire que les habitants restants (hors période touristique) se partagent les 402 km ² de la superficie de l'île... qui est loin d'être défrichée de sa végétation endémique préhistorique (heureusement) et qui recèle de nombreux parcs naturels protégés. En effet, de nombreux espaces de laurisylves, forêts endémiques (des lauriers de + 40 m de hauts entre autres, des mousses géantes, etc...) souvent infranchissables et non explorées, existent encore dans toutes les îles des Açores, nous en avons approchés et leur beauté mêlé au mystère des espaces inviolés par l'homme font rêver et s'éteindre la verve du verbe. Plus un mot, juste ouvrir grand ses yeux et son esprit :

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Mexique : Découverte d'un grand Palais Maya au Yucatan

Mexique : Découverte d'un grand Palais Maya au Yucatan

 

Palais yutacan fouilles2019a

Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH)

 

Les ruines d'un palais ont été découvertes à l'est de la zone archéologique de Kuluba, un site préhispanique clé dans l'État du Yucatan au Mexique. Les vestiges du bâtiment de six mètres de haut, de 55 mètres de long et de 15 mètres de large, suggèrent que le palais a été habité pendant deux longues périodes entre 600 et 1050 après JC, a déclaré l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH) mexicain.

" Ce travail n'est que le début, nous avons à peine commencé à découvrir l'une des structures les plus volumineuses du site ", a expliqué l'archéologue Alfredo Barrera dans une vidéo partagée par l'INAH.

 

Palais yutacan fouilles2019b

 

Kuluba avait des liens importants avec les villes mayas d'Ek 'Balam et, plus important encore, Chichen Itza, tombant sous son influence et faisant partie de son réseau de commerce et de territoire. Localisé à quelque 150 kilomètres de Cancún dans le Yucatán, ce site archéologique est connu depuis les années 1930 mais ce n'est que récemment que des fouilles approfondies ont pu y être démarrées.

Si les fouilles sont encore en cours pour tenter d'excaver ses murs, les archéologues ont réussi à collecter de premières informations sur l'édifice. D'après l'INAH, il s'agirait d'un palais construit il y a plus de 1.000 ans qui aurait compté au moins six chambres ainsi que des escaliers.

L'analyse des structures et de matériau découverts sur place suggèrent que le site aurait connu deux phases d'occupation : une première durant le Classique tardif (entre 600 et 900 de notre ère) et une seconde durant la fin de la période classique (entre 850 et 1000). Une chronologie qui semble correspondre à celle de Chichén Itzá, devenue entre 800 et 900, l'une des cités les plus importantes de la région.

"Nous avons trouvé des preuves d'une architecture et de céramiques similaires à celles de Chichén, de l'obsidienne de sources similaires à celle de Chichén ainsi qu'une technique de peinture murale très similaire à celle utilisée à Chichén Itzá", explique dans une vidéo, Alfredo Barrera Rubio, archéologue qui a dirigé les recherches sur place.

Autant de découvertes qui laissent penser que Kulubá était une enclave de la célèbre cité maya :

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Indonésie - 44 000 ans - Peintures rupestres 2

Indonésie -  44 000 ans - Peintures rupestres 2

 

Scene chasse celebes sulawesi indonesie photo ratno sardi griffith university3

 

Retour sur de nouvelles découvertes effectuées sur l'île indonésienne de Sulawezi, sur laquelle plusieurs peintures très anciennes avaient déjà été trouvées depuis plusieurs années. Il s'agit donc ici d'une mise à jour de cet article de 2014 qui révélait déjà la découverte de peintures préhistoriques très semblables à celles trouvées en Europe, mais datées de périodes plus anciennes ou identiques (- 40 800 ans) à celles relevées en France ou Espagne par exemple :

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/des-peintures-rupestres-en-indonesie-redessinent-l-image-des-premiers-arts.html

Cette grande île est en fait l'objet de nombreuses découvertes depuis les années 1950, car elle recèle au moins de 250 grottes connues dans lesquelles plusieurs peintures pariétales ont été observées, mais les dogmes scientifiques et le manque de moyens pour utiliser les techniques modernes de datations, faisaient que ces dernières étaient bloquées à - 12 000 ans pendant des décennies...

C'est au sein du site de Leang Bulu Sipong, au sud-ouest de l’île de Célèbes (Sulawesi), dans la région karstique de Makassar truffée de grottes, qu'une grande fresque en ocre rouge qui s’étend sur 4,5 mètres, a été trouvée lors de la recherche d'un passage vers une autre grotte. Ce qui est assez étonnant est d'ailleurs que cette fresque se situe en hauteur (non pas à hauteur d'homme) et au niveau justement d'un passage et non dans une grotte, mais entre deux grottes.

 

Scene chasse celebes sulawesi indonesie photo ratno sardi griffith university4PHOTO/RATNO SARDI/GRIFFITH UNIVERSITY

 

« C’est sans doute la plus ancienne scène de chasse de l'art préhistorique » connue à ce jour, indique, enthousiaste, l’archéologue québécois Maxime Aubert de l’Université Griffith de Brisbane (Australie), principal auteur de l'étude, fouillant en Indonésie depuis au moins 2014 (1). Elle représente une scène de chasse préhistorique peinte il y a au moins 44 000 ans, découverte en 2017. Les représentations surnaturelles, mi-humaines, mi-animales, appelées « thérianthropes », suggèrent une culture artistique aboutie, voire les prémices d'une religion, selon les interprétations.

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Grèce : après le guerrier griffon, deux tombes princières découvertes

Grèce : après le guerrier griffon, deux tombes princières découvertes

 

Tombes grece 3500c

Une extraordinaire découverte, celle d'un possible roi de l'âge du bronze ou d'un grand guerrier minoen ou mycénien, avait été relatée dans un précédent article en 2017 :

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/grece-une-decouverte-remet-en-cause-une-mythologie-antique.html

C'est en élagissant le champ des investigations et avec de l'instinct, que deux nouvelles tombes de la même époque ont été trouvées, non loin de ce riche site de la Grèce Antique, connu comme étant notamment le lieu du palais de Nestor, cité par Homère dans ses poèmes.

Jack Davis et Sharon Stocker, archéologues du département des classiques de l'UC (Université de Cincinnati, USA), ont trouvé les deux tombes en forme de ruche à Pylos, en Grèce, l'année dernière alors qu'ils enquêtaient sur la zone autour de la tombe d'un individu qu'ils ont appelé le «guerrier Griffon», un homme grec dont le dernier lieu de repos a été découvert à proximité en 2015.

Comme la tombe du guerrier Griffon, les tombes princières surplombant la mer Méditerranée contenaient également une multitude d'artefacts culturels et de bijoux délicats qui pourraient aider les historiens à combler les lacunes dans notre connaissance de la civilisation grecque primitive.

L'équipe de UC a passé plus de 18 mois à fouiller et à documenter la découverte. Les tombes étaient jonchées de débris de feuilles d'or qui tapissaient autrefois les murs.

" Comme pour la tombe de "Griffin Warrior", à la fin de la première semaine, nous savions que nous avions quelque chose de vraiment important ", a déclaré Stocker, qui a supervisé les fouilles.

" Il est vite devenu clair pour nous que la foudre avait de nouveau frappé ", a déclaré Davis, chef du département des classiques de l'UC.

Le Griffin Warrior est nommé d'après la créature mythologique - Le Griffon, en partie aigle, en partie lion - gravée sur une plaque d'ivoire trouvée dans sa tombe, qui contenait également des armures, des armes et des bijoux en or. Parmi les objets d'art inestimables, il y avait une pierre de sceau en agate représentant un combat mortel avec des détails si fins que le magazine Archaeology l'a salué comme un «chef-d'œuvre de l'âge du bronze».

 

Anneau grece 3500b

Un anneau en or représente des taureaux et de l'orge, la première représentation connue d'animaux domestiques et d'agriculture dans la Grèce antique.
CRÉDIT - UC Classics

 

" Les artefacts trouvés dans les tombes princières racontent des histoires similaires sur la vie le long de la Méditerranée il y a 3 500 ans ", a déclaré DavisUn anneau en or représentait deux taureaux flanqués de gerbes de grains, identifiés comme de l'orge par un paléobotaniste, qui a consulté sur le projet.

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Tablettes cunéiformes et crétules découvertes en Irak

Tablettes cunéiformes et crétules découvertes en Irak

 

2excavating tell as sadoum marad irak 11 2019Université de Pise

 

La découverte, annoncée fin novembre 2019 et passée inaperçue, a été officialisée et concerne la découverte en Irak d'une centaine de fragments de tablettes comportant des textes cunéiformes, dont huit entières ou presque, encore en partie protégées par des crétules gravées, quatre-vingt dix d'entre elles. Ce sont l'Université de Pise en collaboration avec l'Université de Sienne et celle d'al-Qādisiyyah pour l'Irak qui ont collaboré à ces fouilles et découvertes, dans ce site qui a été identifié comme faisant partie de l'antique ville de Marad, et qui seront renouvellées en 2020.

Il y a des milliers d'années en Mésopotamie, pour échanger des informations de toutes sortes, des lettres étaient écrites sur des tablettes qui étaient ensuite envoyées dans des "sacs" d'argile. Trois grandes portions de ces "enveloppes" font partie d'une découverte exceptionnelle, en termes de quantité et d'état de conservation des trouvailles, mise au jour lors d'une campagne de fouilles en Irak. En particulier, les archéologues ont trouvé une centaine de fragments avec des textes cunéiformes datant du début du deuxième millénaire avant JC (dont jusqu'à huit tablettes entières ou presque entières) ainsi qu'un riche répertoire de céramiques et plus de quatre-vingt-dix "crétules", c'est-à-dire des blocs d'argile protecteurs avec des scellés ou des empreintes de corde appliquées lors de la fermeture de ces conteneurs.

13excavating tell as sadoum marad irak 11 2019

Université de Pise

 

Les investigations archéologiques conclues en novembre concernaient Tell as-Sadoum dans le centre-sud de l'Irak. Le site de 50 hectares, à l'est de Najaf, sur une branche de l' Euphrate, a été identifié comme Marad, une ancienne ville du sud de la Mésopotamie, dont l'histoire couvre une longue période chronologique de la protodynamique (3e millénaire avant JC) au néo-babylonien ( I millénaire avant JC). En particulier, les fouilles ont impliqué un grand temple au sommet de la colline principale et deux quartiers, l'un résidentiel et l'autre productif, où la plupart des textes et des crétules ont été trouvés.

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Enquête archéologique aux Açores 1

Enquête archéologique aux Açores 1

 

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(photo ©Yves Herbo)

 

Je suis actuellement sur une enquête filmée aux Açores, ce qui explique le manque actuel de nouveaux articles. Un départ un peu précipité par l'obtention des autorisations militaires par le professeur Felix Rodrigues, notre correspondant physicien passionné d'archéologie aux Açores (et qui a un fils diplômé en archéologie d'ailleurs), car une partie des structures à étudier se trouvent dans l'enceinte d'une forteresse militaire en activité, sur l'île de Terceira.

Nous sommes arrivés vendredi 6 décembre 2019 au soir via un vol Barcelone-Lisbonne, puis un vol Lisbonne-Terceira (qui avait une heure de retard à son départ). Notez que les Açores ont deux heures en moins actuellement par rapport à la France. Dès le samedi, tôt le matin, nous avons entamé, avec le professeur Rodrigues, un premier périple sur le site de Grota do Medo qui recèle de véritables merveilles, dont j'ai déjà parlé un peu dans un précédent article (lien en bas) et qui sont indéniablement des structures mégalithiques très semblables à ce que nous trouvons dans toute l'Europe : deux dolmens à couloir bâtis l'un au-dessus de l'autre. Ces structures sont datées en Europe, la plupart du temps, du néolithique...

 

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Grota do Medo aux Açores à gauche (crédit F. Rodrigues pour ce comparatif)

 

Journée très fatigante car des heures de marche, montées et descentes dans une forêt parfois dense, avec des passages parfois barrés par des chutes d'arbres suite au récent cyclone, qui a d'ailleurs fait beaucoup de dégâts sur la petite île de Flores. Je peux déjà vous dire que les journées de dimanche et lundi ont aussi été très intenses et épuisantes, avec également des kilomètres de marche en des endroits parfois un peu dangereux, escarpés, parfois glissants à cause du taux d'humidité assez élevé aux Açores, malgré un très beau soleil et de bonnes températures : nous avons eu 20°C samedi, 21°C dimanche et le lundi beaucoup plus humide, avec de hautes pressions atmosphériques et tout de même 19°C... moites. Il faut savoir que les Açores bénéficient d'un climat semi-tropical tout au long de l'année, avec des températures très constantes aussi bien le jour que la nuit.

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142 nouveaux géoglyphes découverts à Nazca, Pérou

142 nouveaux géoglyphes découverts à Nazca, Pérou

 

Nazca newgeoglyphe1

 

Des chercheurs de l'Université Yamagata et d'IBM Japon ont utilisé une technologie d'intelligence artificielle appartenant au centre de recherche IBM Thomas J. Watson de New York pour localiser 142 géoglyphes, dont on pense qu'ils datent d'une période comprise entre 100 ans avant notre ère et 300 ans après notre ère. Une multitude de créatures vivantes sont représentées dans cette œuvre d'art ancienne, allant des poissons et des oiseaux aux singes, aux camélidés et aux humanoïdes.

Ils ont été construits en enlevant des roches, laissant une image négative dans le sable blanc en dessous. (YH : ce qui est difficilement datable précisément, d'autant plus que, puisque comme cet art "rituel" a été pratiqué pendant des millénaires, selon les archéologues, les poteries et artefacts trouvés sur place peuvent dater de différentes époques (ce qui est le cas) et ne datent pas les géoglyphes eux-mêmes...).

Le plus long géoglyphe identifié est plus grand que la Statue de la Liberté, mesurant plus de 100 mètres d'un bout à l'autre, et le plus petit mesure 5 mètres, ce qui correspond à peu près à la même taille que le David de Michel Ange (statue de un peu plus de 5 mètres) exposé à Florence, Italie.

 

Nazca newgeoglyphe1

Géoglyphe 1 de type B d'un humanoïde. - UNIVERSITÉ DE YAMAGATA - Il semblerait que sur ces comparaisons, l'entourage soit prédéterminé et ne reflète pas l'ensemble du géoglyphe original : une tête pourrait manquer au-dessus

 

Les chercheurs ont divisé les géoglyphes en deux catégories, en fonction de leur taille, de leur âge et de leur conception. Le premier groupe (type A) sont des dessins au trait et ont tendance à être plus grands, mesurant 50 mètres ou plus. Le deuxième groupe (type B) comprend les surfaces de couleur unie de 50 mètres et moins.Les deux catégories peuvent également être distinguées par leur âge. Les types Bs étaient plus anciens et auraient été construits entre 100 avant notre ère et 100 ans pendant notre ère au cours de la période initiale de Nazca ou avant. Par contre, il est probable que le type As soit construit entre 100 et 300 ans Après JC.

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Turquie : un nouveau site de 11 800 ans découvert

Turquie : un nouveau site de 11 800 ans découvert

 

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Faisant maintenant partie de la province de Mardin, cette région du sud-est de la Turquie a accueilli de nombreuses civilisations, notamment des Sumériens, des Akkadiens, des Babyloniens, des Hittites, des Urartiens, des Romains, des Abbassides, des Seljuks et des Ottomans. C'est sur le site de l'ancienne colonie Boncuklu Tarla que des dernières découvertes ont eu lieu.

L'archéologue Ergül Kodaş a déclaré que son équipe procédait à des fouilles sur le site dans le cadre d'un projet axé sur la documentation et le sauvetage de sites culturels situés dans le district de Dargecit, lorsqu'ils ont découvert un réseau d'égouts vieux de 11 800 ans et plus de deux douzaines d'artefacts architecturaux. Le professeur Kodas, professeur au département d’archéologie de l’Université Mardin Artuklu et conseiller scientifique des fouilles à Boncuklu Tarla, a déclaré que les travaux avaient été dirigés par la professeure Ayşe Tuba Ökse, du département d’archéologie de l’Université de Kocaeli.

Au total, 15 restaurateurs et archéologues, ainsi que 50 travailleurs, procèdent actuellement à des fouilles dans la zone, qui a été désignée site historique et culturel par les autorités turques.

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Mexique : découverte de 27 sites mayas sur une carte LiDAR

Mexique : découverte de 27 sites mayas sur une carte LiDAR

 

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Un archéologue très observateur a utilisé une carte en ligne LIDAR librement disponible pour localiser 27 sites cérémoniels mayas au Mexique.

Selon le New York TimesTakeshi Inomata, professeur d'archéologie à l'Université de l'Arizona, a découvert de nombreux sites inconnus à l'aide d'une carte LiDAR (Détection de la lumière et télémétrie) trouvée en ligne l'an dernier. La technologie LiDAR exploite un laser pour mesurer les distances à la surface de la Terre et peut s'avérer extrêmement utile pour étudier ce qui est caché dans les zones à végétation dense.

 

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La carte LIDAR en question, republiée par le New York Times

 

La carte de 2011, qui couvre 4400 km 2 des états mexicains de Tabasco et de Chiapas, a été publiée par l'Institut national de la statistique et de la géographie du Mexique, a rapporté le Times.

 

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Vue de l'ouest du site de La Carmelita. (Crédit :Takeshi Inomata)

 

Inomata a déclaré à Fox News que cette découverte faisait suite à ses recherches sur le site de Ceibal au Guatemala, où un complexe cérémoniel datant de 1000 à 900 avant JC a été découvert.

« Nous sommes ensuite allés dans cette région (Tabasco) en pensant qu'il pourrait y avoir des complexes cérémoniels similaires de cette période », a-t-il expliqué. « C'était formidable de voir qu'il y avait plus de sites de ce type que prévu. Il est également remarquable qu'ils aient des formations rectangulaires très standardisées ».

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Impact puissant il y a 12 800 ans : Nouvelle confirmation

Impact puissant il y a 12 800 ans : Nouvelle confirmation en Afrique du Sud

 

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Une nouvelle recherche soutient l'hypothèse qu'un astéroïde a contribué à l'extinction de masse du Dryas récent (12 800 ans).

Une équipe de scientifiques sud-africains a découvert des preuves corroborant en partie l'hypothèse selon laquelle la Terre aurait été frappée par une grosse météorite, un astéroïde ou une comète il y a 12 800 ans, entraînant des conséquences globales, notamment un changement climatique, et contribuant à l'extinction de nombreuses espèces de grands animaux à l'époque, lors d'un épisode appelé le Dryas Récent.

L’équipe, dirigée par le professeur Francis Thackeray de l’Institut d’études sur l’évolution de l’université du Witwatersrand à Johannesburg, en Afrique du Sud, a découvert des preuves d’un «pic de platine» remarquable sur un site appelé Wonderkrater dans la province du Limpopo, au nord de Pretoria, en Afrique du Sud. En travaillant avec le chercheur Philip Pieterse de l'Université de Johannesburg et le professeur Louis Scott de l'Université de l'État libre, Thackeray a découvert ces preuves à partir d'un noyau foré dans un gisement de tourbe, notamment dans un échantillon âgé d'environ 12 800 ans. Cette recherche a été publiée dans Palaeontologia Africana, voir ci-dessous :

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Vix, France, une nouvelle tombe celte découverte ?

Vix, France, une nouvelle tombe celte découverte ?

 

Vix vueaerienne mini 1

L'emplacement de ce qui pourrait être une autre sépulture a été trouvé sous le tumulus de la princesse de Vix : c'est l'un des premiers enseignements des nouvelles fouilles entreprises sur le site, qui ne sont pas finies puisqu'elles durent jusqu'en novembre de cette année 2019. Découverts et partiellement fouillés en 1953, le tumulus de la princesse de Vix et son trésor ont été datés à l'époque au 6ème siècle avant notre ére. Il serait intéressant de refaire de nouvelles datations avec les nouvelles calibrations et techniques.

Durant l’hiver 1953, dans des conditions difficiles, la tombe de « la Dame de Vix » fut fouillée par René Joffroy. Dans la chambre funéraire, parementée de bois, les quatre roues d’un char étaient déposées le long d’une paroi. Au centre, une femme d’environ 40 ans reposait sur la caisse du char. Elle était richement parée avec notamment un torque en or, des fibules en bronze décorées d’or, de corail et d’ambre... Un gigantesque cratère grec en bronze – le plus grand vase métallique de l’antiquité – occupait un angle de la tombe. Il est décoré d’hoplites, de chevaux et de chars et des gorgones forment ses anses. Sont aussi présents une phiale (coupe) d’argent, une œnochoé, des bassins de bronze…
Cette tombe constitue en France la plus grande découverte celtique du XXe siècle mais le vaste monument funéraire qui l’abritait n’a jamais été réellement fouillé.

Les techniques d’enregistrement des données en usage en 1953 n’autorisaient qu’une prise en compte partielle de la tombe. Aucune vue d’ensemble, aucun relevé stratigraphique n’existent pour cet espace funéraire. Aujourd’hui, l’utilisation de drone, la photogrammétrie et la modélisation 3D sont autant de nouvelles technologies au service des archéologues.

De nombreuses questions restent en suspens, auxquelles l’équipe de spécialistes (archéologues, géomorphologues, céramologues, etc…) tente de répondre. Le monument funéraire abrite-t-il encore des sépultures secondaires ? Pourrait-on, comme l’a montré le site princier de Lavau, déceler les traces d’un podium destiné aux funérailles de la princesse ?

 

Vix vueaerienne

Vue zénithale de la fouille ; le tumulus apparaît, vaste aménagement de pierres et de terre ; au cœur de la fouille, à la croisée des bermes, se trouve la tombe, recoupée par la fouille de 1953. - Denis Gliksman, Inrap

 

Depuis le mois d'août et jusqu'en novembre 2019 donc, des équipes de l’INRAP, l’Institut national de recherches archéologiques préventives, et de l’unité de recherche ArTeHis, se succèdent à Vix, près de Châtillon-sur-Seine, en Cote d'Or, là où en 1953 avait été découverte la tombe d'une princesse celte. Elle était pleine d'objets merveilleux, dont le célèbre vase de Vix, 200 kilos de bronze richement ouvragé, mais les archéologues veulent en savoir plus. Ils ont fait ce mercredi 18 septembre 2019 un point d'étape pour la presse :

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