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Recherches et Théories SFH sur les Anomalies de la Mer Baltique

Recherches et Théories SFH sur les Anomalies de la Mer Baltique - MAJ 01-06-2014 en bas

baltic-3dobject.jpg

Si vous entendez de la musique à l'ouverture de cette page, il s'agit du diaporama automatique vers le bas de la page : vous pouvez y désactiver le son s'il vous gêne...

Pour comprendre les objectifs de cette page, il faut d'abord se référer à ce qui se rapporte à ce que nous appelons "les anomalies de la Mer Baltique", objets découverts au début de l'été 2011 et faisant l'objet d'une investigation par une équipe professionnelle de plongeurs, spécialisée dans la recherche d'épaves sous-marines et de leur contenu. L'équipe en question sait que ce qu'elle a découvert à cet endroit est unique, mais n'a pu encore, malgré plusieurs plongées, déterminer avec précision son origine et sa composition. Comme chacun ne le sait pas, la Baltique est une mer "sombre", et les analyses prouvent qu'elle est envahie de plus en plus, depuis le milieu des années 1920, par des micro-algues "gris-vert" et que la profondeur des anomalies (environ 90 mètres) rend les opérations difficiles, par manque de clarté et surtout un tapis de vase en suspension constante au fond... vous trouverez un long résumé des aventures de l'équipe d'Océan X dans ces pages, il vaut mieux les lire et regarder les photos, certaines vidéos, pour savoir de quoi on parle ici donc, en comprenant qu'il s'agit juste d'aider à notre façon l'équipe, de participer avec nos moyens (surtout des idées d'ailleurs !) et de faire partager nos intérêts aux lecteurs :

http://www.sciences-fictions-histoires.com/pages/ecrits/les-anomalies-de-la-mer-baltique.html

Pour compléter ces liens, voilà un fichier dans lequel se trouvent les faits, uniquement les faits, mis à jour suivant les déclarations des membres de l'expéditions.  : anomaliesbaltique-faits.docx anomaliesbaltique-faits.docx

Comme vous pouvez le constater dans ces premières pages, plusieurs théories ont été émises, dont d'ailleurs la dernière (la plus logique d'après une partie des échantillons examinés) a remporté le suffrage des médias (rassurés ?) disant qu'il ne s'agirait que de " dépôts glaciaires " - traduisez des dépôts de roches diverses amenés là par le dernier âge de glace. C'est évidemment l'une des premières théories émises, mais l'apparence des anomalies, ainsi que des précisions concernant des "pistes" ou "sillons" reliant les deux principales anomalies à une troisième permettent de douter et toujours (jusqu'à preuve du contraire) de cette simple hypothèse de "dépôt glaciaire". De plus, la visualisation honnête des images ramenées par le Robot permet également d'avoir de forts doutes sur une formation naturelle : angles à 90°, plans parfaitement droits à certains endroits, certains objets apparemment ensevelis en-dessous...de gros doutes donc, et nous allons tenter de participer à l'étude des images, scans ramenés par l'équipe. C'est d'ailleurs ce qu'ont demandé les deux chefs de l'équipe d'Océan X, Peter Lindberg et Dennis Asberg...

La thèse du crash, provenant de questions de Dennis Asberg sur ces sillons, qu'ils ont vu physiquement en bas et aussi visibles sur les scanners, m'a intéressé et j'ai donc diffusé les images portant sur ce questionnements, et des débuts de tentatives de réponses par d'autres internautes (Robert Bucks et Marc-Philippe Evrard principalement, que je remercie et encourage au passage). Ensuite, MaxitsMax en commentaires et en messagerie sur ce blog, intéressé également par le sujet et la thèse du crash, a étudié de son côté cette dernière d'après le scan montrant le plus la "piste" de la 1ère anomalie (celle à gauche du scan général, voir ci-dessous), et a repéré ce qui ressemble en effet à un site de crash et de possibles débris issus de ce dernier. Une image en est sortie (ainsi qu'une vidéo d'ailleurs sur YouTube mise par un inconnu) et d'autres comparaisons (de sites de crashs) sont prévues par rapport à l'anomalie. Pour commencer, je vais donc remettre ici tout d'abord les images des scans qui serviront (ou pas!) à nos recherches, copies des originaux transmis officiellement par Dennis Asberg et Peter Lindberg dans les groupes internet à cet effet. La plupart des images peuvent être agrandies en cliquant dessus. :

sonar-baltic-anomaly-2011-2012.jpgocean-explorer-balticanomaly2012g.jpgocean-explorer-balticanomaly2012i.jpgbaltic-2anomart-haukevagt.jpgbaltic-scan0.jpgsuede1-1.jpgsuede3-1.pngsuede4-1.pnganomalie1-scandenis2.jpganomalie1-scandenis.jpganomalie1-scandenis3.jpganomalie1-scandenis4.jpgbaltic-new-1.jpgbaltic-scan0-2-1.jpgbaltique-scanano2-dennisasberg.jpgbaltique-scanano2a-dennisasberg.jpgbaltic-scannoanomaly.jpgbaltique-scananoa1000m-dennisasberg.jpg 

J'ai retrouvé quelques scans officiels postés par Dennis Asberg ou Peter Lindberg dans différents groupes facebook. Je ne connaîs pas la position de l'avant-dernier, où il n'apparaît aucune anomalie mais un cratère peut-être. Pour le tout dernier, il s'agit peut-être de l'anomalie 3 située à 1000m de la 1ère. Voici le commentaire de Dennis Asberg sur ce scan : " Here is something very interesting too ... but is most likely stone. look left down after IR. Is about 1000 meters from the round circle ". Un dernier scan, et en fait le tout premier, a été retrouvé et posté tout récemment. "According to Cai Magnusson this is the first picture of the object via side scan sonar. Thanks to Cai for letting me "borrow" this from his private album."

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Et quelques améliorations déjà effectuées pouvant éventuellement servir aux recherches, avec beaucoup de participations de Evrard Marc-Philippe, Robert Buck, Robert Bauman, Hauke Vagt, Jean-François Delory,  Philippe Guegan... entre autres :

ovni-ocean-1.jpgovni-baltique-1.jpgbaltic-anomaly5-1.jpgbaltic-ano-geometric-consistency-1.jpgbaltic-3dmodel-antejohansson-1.jpgbaltic-scanzoom3-1.jpgbaltic-scan2-1.jpgbaltic2emeanomaly-enhanced1-1.jpgbaltic-anomaly2-lastenhanced-1.jpgbaltique-anomaly2-scan-1.jpgbaltique-anomaly2-zoom-1.jpgevrard-mp-travaux.jpgano1-zoomsenhanced-scan1-evrardjm.jpgano1zoom.jpgbaltique-ano1-stefanmalm.jpgbaltique-3dano2-evrard.jpgano2-enhanced-deloryjf.jpgbaltique-ano2-j-f-delory.jpgancient-artifact-by-vaghauk-d5h6kui.jpgano1-scanpeterlindberg-zoomedrobertbuck.jpgbaltique-ano1-ano2-montagesscans-1.jpg

Un magnifique tout nouveau dessin de l'anomalie 1 d'après les descriptions des plongeurs, avec la "piste" et la séparation apparente de l'objet et du socle. Les premiers dessins de Hauke Vagt ont beaucoup servis officiellement à Océan X, et ont été repris dans plusieurs journeaux.

La théorie des épanchements de magma : cette théorie avec ce shéma est parue dans une partie des médias, et en a convaincu certains :

baltic-theoriemagma.jpg

Le 1er document de MaxitsMax sur la recherche d'un crash et de ses traces et débris :

anobaltic1-maxitsmax-1.jpg

Une autre recherche de MaxisMax sur la comparaison de différents crashs connus avec l'anomalie 1 :

doc2-piste-baltique.jpg

Mes propres idées et recherches (Yves Herbo), avec pour commencer la reconstitution du terrain de l'anomalie 1 avec un peu plus de détails : les deux scans originaux ont servis et aucune modifications n'y ont été apportés, juste un découpage des parties à droites des scans montrant (en duplication) quelques détails supplémentaires du site, leur inversion pour les remettre dans leur bon sens et leurs ajustements par de simples transparisations :

anomalie1-scandenis2.jpg   +  anomalie1-scandenis4.jpg - anomalie1-scanyvesherbopart2.jpg

=  anomalie1-scandenis1mod.jpg + anomalie1-scandenis2mod-1.jpg + anomalie1-scandenis3mod-1.jpg + anomalie1-scandenis4mod.jpg = anomalie1-scanyvesherbo.jpg peut être amélioré encore.


D'autres photos ont été postées par Dennis Asberg. Il s'agit des images prises par le petit robot sous-marin utilisé de prêt sur l'anomalie 1. D'une partie des images seulement évidement. Elles font également l'objet d'études bien sûr, ressemblant encore plus à un puzzle étant donné la taille de l'objet. 4 photos en encore été postées récemment, dont celle d'une véritable épave pour comparaison :

baltic-newscan-upper-object.jpgbaltic-newscan-upper-object6.jpgbaltic-newscan-upper-object2.jpgbaltic-newscan-upper-object4.jpgbaltic-newscan-upper-object5.jpgbaltic-newscan-upper-object8.jpgbaltic-newscan-upper-object9.jpgbaltic-newscan-upper-object10.jpgbaltique-scan3d1-official.jpgano1-scanrov1-dennisasberg5-10-12.jpgano1-scanrov-dennisasberg5-10-12.jpgepave-rovscan-comparaison.jpg

Et voici les travaux publiés sur ces scans jusqu'à présent, qui consistent principalement en des améliorations (enlèvement des lignes de visées) ou des tentatives d'assemblages pour reconstituer l'objet, beaucoup de participations de Robert Buck, mais aussi de ceux précédemment cités. Ces travaux sont en principe identifiés dans leurs titres  :

baltic-newscan-upper-object16.jpgbalticmontages.jpgbaltic-scans-collages.jpgbaltic-scans.jpgbaltic-scans-collages2.jpgbaltic-scans-collages4.jpgbaltic-scans-collages3.jpgbaltic-scans-adaptation2.jpgbaltic-scans-collages5.jpgano1-3detude-robertbuck.jpgbaltic-scanzoom-1.jpgbaltique-2scans-overlay-robertbuck.jpgbaltique-3dscans-rbuck.jpgbaltic-robert-buck2.jpgbaltic-robert-bomanbv.jpgano1-3drov-analysestefanmalm.jpg

MAJ 17-10-12 : Cette très belle animation 3D vient d'être ajoutée aux travaux en cours par Ante Johansson, on se demande si ce n'est pas en rapport avec le documentaire prévu :

 

MAJ 20-10-2012 : Ce weekend, quelques chanceux proches des lieux ont pu assister à une conférence organisée à bord d'un bateau croisière. Le genre de bateau croisière que tout touriste peut empreinter pour faire le tour de la Baltique dans de bonnes conditions. J'attends la fin du weekend pour savoir si des nouvelles importantes sont apparues, mais nous avons déjà eu un schéma fait par Peter Lindberg précisant mieux certaines choses, notamment sur le relief général du fond à cet endroit, qui pourrait ressembler à un ancien lit de rivière avec ses rives suivant le dessin tout en bas, l'anomalie 1 se situant donc le long d'une ancienne rive et semblant donc avoir été projeté violemment, soit du lit de la rivière vers la rive, soit juste le long de la rive (en position presque verticale ou penchée dans le sens de la pente de la rive) pour échouer là où il est et en ayant repoussé ses propres matières devant lui, créant sa pente et son pilier. La position de la pente ascendante en direction du Nord contredit la possibilité d'un dépôt glaciaire : la glace n'est jamais arrivée par le sud mais par le nord, et quand celle-ci reflue, elle ne fait pas de "dégâts" comme à son arrivée : elle fond sur place et crée des ruisseaux et rivières d'eaux douces... Probablement pas un objet poussé par la glace donc dans cette direction, mais il y a possibilité d'un lien avec cette éventuelle ancienne rivière antique : j'ai (entre autres) imaginé qu'il pourrait bien s'agir d'un navire néandertalien, étant donné la période estimée (140.000 ans) pour l'instant, ou mieux encore, d'un espèce de bateau-traineau, capable de supporter des passages dans des régions semi-gelées, marécageuses et semi-inondées. Les preuves concernant les capacités des néandertaliens à la pèche se sont accumulées ces dernières années, y compris les découvertes de glyphes de navires, de pièges, de nasses et d'outils trop vieux pour être de l'homme moderne sur des îles inatteignables par la nage... on suppose qu'ils possédaient probablement des canoës et empreintaient les rivières et longeaient les continents, s'aventuraient probablement parfois plus loin. Mais rien n'empêche d'admettre qu'ils n'aient pas pu évoluer jusqu'à créer quelques vrais navires capables de résister aux conditions climatiques : ces navires seraient en toute logiques composés de bois mais aussi d'un ciment ou plutôt de l'hydrocarbure du type asphalte, trouvable naturellement... peut-être même de flotteurs amovibles pour la plus haute mer...

hydrocarbure.jpg Une autre hypothèse, en considérant qu'il y a plusieurs anomalies, serait un antique village neandertalien (ou autre Atlantes ?) construit sur les rives d'une rivière ou du lac et qui aurait été détruit, à 90% enterré par les dépôts glaciaires et alluvions, seuls quelques sommets de constructions seraient visibles. :

schemapeterlindberg.jpg

 

 

 

 

 

 

Philippe Guégan a émis une hypothèse intéressante concernant un objet qui aurait été pris dans de l'ambre, ce qui lui aurait permis de rester intact très longtemps (des millions d'années) avant de remonter. Cet objet pourrait être un fossile ou les traces d'un être vivant il y a très longtemps dans ce cas (j'ai lu la mention d'un mollusque géant entre autres...). Voilà le schéma accompagnant l'hypothèse de Philippe, il va probablement le modifier pour être plus en correspondance avec les positions et pentes mentionnées dans le schéma de Peter Lindberg :  philippeguegan-theseambre.jpg

Quelques scans originaux ont été ajoutés en haut. Un groupe de recherche francophone s'est créé sur Facebook avec l'agrément et la participation de l'équipe Océan X, qui nous suit grâce à des relais suédois qui traduisent (comme ils peuvent) notre français. Si (et seulement si) vous êtes réellement motivé pour partager vos idées et participer positivement aux recherches, sans aucun à-priori ni d'idées préconçues ou héritées, vous pouvez demander à rejoindre ce groupe Facebook, qui est comme un forum spécial pour ces Anomalies de la Baltique, et plus facile d'utilisation : http://www.facebook.com/groups/FrancOceanXteam/


MAJ 27-10-2012
: Voici toute une analyse du chercheur Eric Geinaert, un spécialiste de l'ambre en France et reconnu au niveau international, qui me l'a transmis sur ce site pour avis. Il s'agit de sa dernière mise à jour et nous ferons ici le suivi sur cette théorie très intéressante et plausible de l'ambre. Je faits personnellement abstraction des remarques ou conclusions de Mr Geinaert en ce qui concerne le suivi de l'affaire globalement pour ne garder que ses aspects scientifiques plus rigoureux sans " parti pris " ou " oeillères " de l'establishment scientifique. J'ai donné mon avis en commentaire dans la page de suivi actuelle de l'équipe Océan X : Des nouvelles de la Mer Baltique Suite 2. - MAJ de Mr Geinaert : anomalie-en-mer-baltique2.pdf anomalie-en-mer-baltique2.pdf

MAJ 30-10-2012 : Marc-Philippe Evrard tente d'assembler le puzzle des scans du ROV et voilà son premier montage, qui s'assemble pas mal il est vrai : 

montage3d-puzzlesgf.jpg montage3d-puzzle.jpg

Je ne sais pas pour vous, mais son assemblage m'a inspiré la possibilité qu'il s'agissait bien d'une épave, ou d'un morceau d'épave, ou encore d'une habitation cloisonnée. Mais l'impression de cloisons, corridors ou de coque est bien présente. Voici ce que j'en ai tiré rapidement pour vous faire comprendre, mais l'assemblage n'est probablement pas bon à 100%, à comparer avec l'assemblage ci-dessus donc. :

montage3d-puzzle-cloisons-yvesherbo.jpg

MAJ 02-11-2012 : Etude de la ligne de scan complète d'après la vidéo de la conférence par Yves Herbo. Les 10 premières photos représentent la totalité de la ligne scannée menant aux anomalies 1 et 2, en passant pas la 3. La 11ème montre un objet curieux ressemblant à un monolithe debout ou penché (suivant la perspective). Il est difficile (avec ces images dupliquées d'une vidéo surtout !) de pouvoir repérer des traces d'un crash, d'une rivière ou d'un rabotage du fond par des tonnes de glaces disparues, mais ces images confirment plusieurs structures intéressantes réparties le long d'un ancien rivage éventuellement :

scan-montagne1.jpgscan-montagne2.jpgscan-montagne2a.jpgscan-montagne3.jpgscan-montagne4.jpgscan-montagne5.jpgscan-montagne6.jpgscan-ligne7.jpgscan-montagne7.jpgscan-montagne9.jpgscan-montagne8.jpgbaltique-scanano2a-dennisasberg-1.jpgscan-lignedebuts1.jpgscan-lignedebutspisteano3.jpgscan-lignepisteano3-ano1et2.jpgscan-lignepisteano3-ano1et2b.jpgscan-lignepisteano3-ano1et2c.jpgscan-lignepisteano3-ano1et2d.jpgscan-lignepisteano3-ano1et2e.jpg

MAJ 20-11-2012 : Une image postée par Irmelin Rönne montrant une nouvelle fois un détail des scans 3D tente de démontrer une possible construction artificielle à cet endroit : 

baltic-constructedornot.jpgYves Herbo : Mes recherches sur une appréciation du "paysage" entourant les anomalies : de Simple assemblage et ajustage (qui peut être grandement amélioré avec du temps) de neuf photos représentant la ligne de scanner totale, orientée avec le nord en haut d'abord, puis le nord à gauche - comme si on voyait la ligne en arrivant de l'ouest donc. Cette vue d'ensemble (même assez peu nette étant donné la pauvre qualité des photos) permet je pense de bien mieux apréhender le " paysage " qui entoure les anomalies. Comme ça, sans réfléchir, de première vue et en partant de la gauche et de l'anomalie secondaire (ANO2), j'ai l'impression de voir deux bateaux ou morceaux de bateaux qui se suivent (A et B). Ensuite on arrive à l'anomalie principale (ANO1), et je constate qu'il y a encore apparemment des débris après le "pilier", tombés au fond en direction du nord (Flèche). A partir de là et en regardant l'ensemble, il semble évident que nous avons affaire à une succession de petites falaises qui descendent via des "plages" ou anciennes berges : la ligne de scan est pile sur la dernière "plage" avant le fond. On remarque bien que la falaise s'est totalement effondrée, sur 300 à 400 mètres au moins, qu'il y a une sorte de trou, cratère ou impact et qu'une traînée assez plane mène jusqu'à l'objet (flèches) : l'impression que c'est cet objet qui a fait s'effondré toute la falaise est réelle... continuons vers la droite et nous assistons à la "montée" de cette première falaise vers le haut (si vous regardez bien, il y en a d'autres plus haut un peu plus loin), c'est à dire une descente pour nous, qui nous mène jusqu'à une espèce de grande dépression (impacts ?). Il y a beaucoup de débris le long de la première falaise, et si vous regardez en haut, il y a également une deuxième ligne de falaises qui proviennent d'une colline plus haute : il y a un espace entre les deux falaises assez étroit, comme un cañon et la montée de cette colline semble assez déchiquetée. Un espace vide, puis nous arrivons à la "montagne", et nous pouvons distinguer plusieurs "plages" plates et des falaises, et même une succession de rochers (avec un monolithe?) faisant penser également à des terrasses d'érosions (mais ce type d'érosion se passe plutôt à l'air libre à priori). Bon, ce n'est qu'une première impression, demain je tâcherai de vous indiquer sur l'image les "choses " que j'y voie avec des signes, mais en attendant vous pouvez toujours me dire aussi ce que vous voyez vous ! (grosse image évidemment que vous pouvez zoomer) - il n'y a aucun trucage ou effet spécial sur ces images (les 3 premières du haut pourront être remplacées par les scans de meilleures qualités fournis, mais j'ai préféré garder la vue de la vidéo à ce niveau) :

scanlignetotale.jpg

scanlignetotalehorizontal.jpg

Voilà les mêmes photos avec les légendes, attention, ce ne sont que des premières idées (cliquer sur les images pour agrandir) :

scanlignetotalehorizontal2.jpg

traductor auto GB (sorry) : " My research on an appreciation of the “landscape” surrounding the anomalies: of Simple assembly and fitting (which can be largely improved with time) of nine photographs representing the total line of scanner, directed with north at the top of access, then north on the left - as if one thus saw the line while arriving of the west. This overall picture (even rather not very clear being given the poor quality of the photographs) allows I think of good of better apprehending the” landscape “which surrounds the anomalies. Like that, without reflecting, of first sight (ANO 2) and on the basis of the left, I have the feeling to see two boats or pieces of boats which are followed (A and B). Then one arrives at the principal anomaly (ANO 1), and I note that there are still apparently remains after the “pillar”, fallen at the bottom in the direction of north (Arrow). From there and by looking at the unit, it seems obvious that we deal with a succession of small cliffs which go down via “beaches” or old banks: the line of scan is pile on the last “beach” before the bottom. One notices well that the cliff completely crumbled, on 300 to at least 400 meters (arrow), that there are a kind of hole, crater or impact and that a rather plane trail carries out to the object (arrows) : the impression that it is this object which made broken down all cliff is real… continue towards the line and we attend the “rise” of this first cliff to the top (if you look at well, there are others of them higher a little further), i.e. a descent for us, which carries out us until a species of great depression. There are much remains along first cliff, and if you look in top, there is also a cliff second-row forward which comes from a higher hill: there is a space between two cliffs rather narrow, like a canyon and the rise of this hill seems rather jagged. An empty space, then we arrive at the “mountain”, and we can distinguish several “beaches” punts and from cliffs, and even a succession of rocks (with a monolith?) making also think of terraces of erosions (but this kind of erosion occurs rather to the free air a priori). Good, it is only one first impression, tomorrow I will try to indicate to you on the image the “things” that I see there with signs, but while waiting you can always also tell me what you see! (large image obviously that you can zoom in) - there are no special effects or special effect on these images (the 3 first top could be replaced by the scans of better qualities provided, but I preferred to keep the sight of the video on this level).

MAJ 27-11-2012 : L'avant dernière photo"BlueView" postée par Dennis Asberg le 05-10-2012 (visible vers le milieu dans cette page) m'a attirée l'oeil curieusement ce soir (mais un rappel sur la page officielle m'y a incité) et, après une assez longue étude (utiliser votre zoom à 200% pour mieux voir !), je suis maintenant convaincu que cette photo, qui est décrite comme étant prise au milieu des 60 mètres de diamètre de l'anomalie 1 par Dennis Asberg montre bel et bien des objets artificiels à demi-écrasé. Je pense même que cela ressemble fortement à des tuyères, ou tout au moins à un système y ressemblant. Voilà l'image originale et mon tracé (assez rapide) pour reconstituer le relief : les parties lumineuses et jaunes sont décrites comme les plus hautes et dépassent donc l'ensemble. L'impression de tuyères est évidente, tordues à gauche, écrasées par le bas au milieu ou arrachée à moitié (à droite). De plus, il y a aussi l'impression de plusieurs rivets ou trous laissés par de gros rivets, ainsi que de gros câbles éventuellement qui pendent (à droite surtout)... il y a aussi des structures étranges au milieu (comme un siège ou un volant de porte blindée ? à gauche et des trous carrés et structures étranges à droite (fèche) et en dessous... Bon, j'ai pensé que mon imagination me jouait des tours, mais il y a trop de symétries ici pour que ce soit naturel... une impression de grande tôle ondulée est possible aussi d'ailleurs... :

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Antarctique : la fonte des glaciers s'accélère et serait irréversible

Antarctique : la fonte des glaciers s'accélère et serait irréversible

Thwaitestongue mini

Deux nouvelles études publiées lundi 12 mai 2014 assurent que la fonte des grands glaciers de l'Ouest de l'Antartique est devenue irréversible. Les deux affirment en outre que la fonte de ces glaciers s'accélère sous l'effet des changements climatiques actuels. 

La première étude, qui s'est appuyée sur une compilation de 40 années d'observations et analyses, a conclu que " Le recul des plus grands glaciers de l'Antarctique de l'ouest a atteint un point de non-retour ". Eric Rignot, l'un des auteurs de la publication, estime que l'actuelle fonte des six plus grands glaciers de cette région, Haynes, Kohler, Pine Island, Pope, Smith, Thwaites accompagne déjà de façon importante la montée des océans. Chaque année, cette région relâche pratiquement autant de glace dans l'océan antarctique que toute la banquise du Groenland. Ces glaciers sont en train de reculer plus vite que ne le prévoyaient la plupart des scientifiques et il n'est pas impossible qu'ils déstabilisent l'environnement de plaques de glace de cette partie de l'Antarctique. Les conséquences seraient potentiellement une montée de trois mètres et plus sur le total des océans au cours de la fonte des décennies à venir.

Le spécialiste pense qu'il est nécessaire de mettre à jour, et à la hausse, les diverses projections du Groupe des Experts sur l'Evolution du Climat (le GIEC). D'après ces projections actuelles, les océans devraient s'élever de 90 centimètres d'ici la fin de ce siècle sans mesures supplémentaires pour réduire les émissions de gaz à effets de serre. Rien que ces projections révèlent que des dizaines de millions de personnes vivant dans des régions côtières vont être affectés. Il faut bien dire que les données qui s'ajoutent au fur et à mesure des analyses ne sont guère optimistes non plus. "Ces glaciers seront un contributeur majeur à la montée des océans au cours des décennies et des siècles à venir, a insisté le scientifique. En fondant, les glaciers s'allongent et leur épaisseur diminue, ce qui réduit leur masse et les séparent de plus en plus du socle rocheux, les faisant ainsi glisser plus vite. L'effondrement des masses de glace de cette partie de l'Antarctique paraît ainsi être irréversible", conclut Eric Rignot. "Le fait que ce recul des glaciers se produit simultanément sur une vaste zone laisse penser que ce phénomène a résulté d'une seule cause : un réchauffement de l'eau de l'océan dans laquelle flotte une partie de ces masses de glace", souligne-t-il.

Le plus grand glacier pourrait disparaître

Thwaitesglacier antarctique

Thwaites Glacier from the air. Thwaites Glacier is so low and wide it is hard to get a good picture, but here you can see the fractured area on still-grounded ice where the fast flow is focused. You can also see the tracks from this region being carried out across the floating tongue. The grounding line is marked by the change to brighter white (more broken) ice just below the words “Fastest flow”. The eastern ice shelf is hidden by the wing of the plane, but the broken front of the floating tongue is in approximately the position of the submarine ridge of Tinto & Bell, 2011.

La deuxième étude, parue dans la revue Science, s'est focalisée sur le glacier Thwaites, le plus massif de l'Antarctique occidental, large de 120 kilomètres. Les chercheurs ont montré que la désintégration de ce glacier avait déjà commencé, et qu'il risquait de disparaître d'ici quelques siècles, le scénario le plus probable se situant entre 200 et 500 ans. D'après les chercheurs, cette disparition ferait monter le niveau des océans de près de 60 centimètres.

"Les simulations dans notre modèle informatique semblent indiquer une accélération dans le futur, sans aucun mécanisme de stabilisation en vue", explique Ian Joughin, un glaciologue de l'université de Washington, l'un des auteurs de cette publication. "Toutes nos simulations montrent que la fonte du glacier fera monter le niveau de l'océan de moins d'un millimètre par an pendant 200 ans, avant de commencer à se désintégrer et à disparaître", ajoute-t-il. A certains endroits, le glacier de Thwaites perd déjà plusieurs mètres d'altitude par an.

Thwaitestongue

Image of the tongue of Thwiates Glacier prior to the most recent ice ice section break off. Image from New Hampshire University MODIS Data Viewer tool.

http://news.sciencemag.org/climate/2014/05/west-antarctic-ice-sheet-collapsing

Yves Herbo, Sciences, F, Histoire, 13-05-2014

La liaison entre la Sibérie et les Amériques

La liaison entre la Sibérie et les Amériques

 

Grottedyuktai

La grotte de Dyuktai

 

Des fouilles menées au site de la grotte de Dyuktai dans le nord-est de la Sibérie ont révélé un assemblage incluant des pointes de lance en pierre similaires aux pointes Clovis, des petits outils en pierre connus sous le nom de microlames, ainsi que les restes d’un gros mammouth et d’un bœuf musqué. Une série de sites similaires ont par la suite été découverts dans la région et certains archéologues ont suggéré que ce sont les groupes de la culture Dyuktai qui ont traversé le pont terrestre de la Béringie et peuplé les Amériques.

Cependant, quoique les sites Clovis et Dyuktai aient tous deux fourni des témoignages de chasse au gros gibier, il existe d’importantes différences entre eux. Par exemple, les pointes Dyuktai ne possèdent pas la ”cannelure” typique des pointes Clovis. De plus, les outils sur microlames qui sont communs sur les sites Dyuktai n’ont pas été retrouvés sur les premiers sites archéologiques des Amériques.

Les partisans de l’hypothèse d’une route côtière suggèrent que l’on ne retrouve pas la technologie Clovis ancestrale en Sibérie parce que la technologie des pointes Clovis n’a pas été développée là-bas. Elle se serait plutôt développée en Amérique du Nord après que des groupes côtiers d'adaptation maritime se soient déplacés à l’intérieur des terres et aient développé leur propre outillage pour la chasse.

L'archéologue occidental Frederick Hadleigh a suggéré que la technologie d'instrument de microlame du complexe Denali dans le sud-ouest de l’Alaska ait partagé des traits semblables avec la culture de Dyuktai de Sibérie. Le paléontologiste Dale Guthrie a interprété l'utilisation de microlames pour la chasse au renne et affirme davantage que la propagation de la technologie représente une adaptation aux conditions environnementales de la toundra.

Tandis que les liens entre les microlames d'Alaska et de la Sibérie sont encore non prouvés, nous savons vraiment que l'utilisation de la technologie de microlame était étendue dans l'Extrême-Orient de l'Asie. Par exemple, les sites de l'archipel japonais et de la péninsule coréenne démontrent clairement la présence de ces instruments il y a 20,000 ans et d'autres sites tant de Mongolie que de Chine occidentale ont des traits technologiques semblables.

L’archéologie de la vaste région sibérienne est encore peu connue, mais jusqu’à présent on n’y a retrouvé aucun témoignage archéologique incontestable qui démontre catégoriquement un lien entre les anciens habitants de la Sibérie et les premiers arrivants en Amérique.

Autre preuve pour les origines des premiers colons

La question d'où exactement les premiers colons sont venus, et le moment où ils se sont déplacés de l’Asie vers l’Amérique du Nord et du Sud, a inspiré une immense quantité de recherches, pas toutes archéologiques. La preuve de l'antropologie physique, des données génétiques et des études linguistiques a entièrement été employée afin d'essayer de comprendre ces questions.

L'analyse des similitudes biologiques entre les Sibériens modernes et les groupes indigènes Nord-Américains a soutenu un mouvement des gens hors de la Sibérie à la fin de la dernière période glaciaire. Les formes distinctes de certaines dents appelées Sinodonty ont été trouvées dans des fréquences beaucoup plus élevées, dans l’une et l’autre des populations amérindiennes et du nord de l'Asie. L'analyse de la distribution de ce trait menée par l'anthropologue physique Christy Turner suppose une migration de la Sibérie orientale, le long du détroit de Bering et en Amérique du Nord.

Le support pour cette étude vient de l'analyse des marqueurs génétiques des populations indigènes modernes. La distribution des ‘haplotypes’ distincts suggère un point d'origine en Sibérie orientale, quoique la direction de mouvement, ou le délai de la migration demeure peu évidente.

L'évidence de l'étude de la langue des groupes dans le Nouveau Monde est encore moins claire. Dans la plupart des conclusions, il y avait trois groupes de langue distincts dans le Nouveau Monde. L'analyse des différences entre ces groupes suggère qu'un groupe unilingue soit entré dans l’Amérique du Nord d’abord, en s’étendant dans l'Amérique du Sud. Deux groupes supplémentaires semblent être entrés plus tard, et s’être seulement installés dans différentes régions de l'Amérique du Nord. Cependant, ce type d'analyse est entravé par le manque de renseignements sur combien de temps ça prend pour changer de langue.

L'utilisation de données linguistiques, biologiques ou génétiques doit encore de façon concluante répondre à plusieurs questions; cependant la recherche essayant de combiner l'évidence non-archéologique avec la preuve physique fournie par les données archéologiques solides a le potentiel de répondre à ces questions avec plus de détails.

Beringia

Le terme "Béringie" fait référence à une aire géographique du nord du Canada, de l’Alaska et de la Sibérie qui est demeurée libre de glace lors de la dernière glaciation. C’était une énorme bande de terre qui s’étendait environ du fleuve Mackenzie au Canada jusqu’au fleuve Lena en Sibérie, et qui incorporait ce qui est aujourd’hui l’Alaska, le Yukon, l’est de la Sibérie et pratiquement tout ce qui est maintenant submergé sous le détroit de Béring et la mer de Chukchi.

L’environnement de la Béringie était très sec, et cette aridité a fait en sorte que la région est demeurée sans glace durant toute la glaciation. La végétation de la Béringie comprenait des graminées et des plantes herbacées à larges feuilles, et était assez productive pour supporter d’importantes populations de mammouths laineux, de chevaux et de bisons. Pourtant, il y a une discussion concernant quand les masses continentales Bering pourraient avoir supporté ce type d'environnement.

Dr yuri mochanov cimeti remammouths

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Des sinkholes, dolines et glissements de sols en augmentation

Des sinkholes, dolines et glissements de sols en augmentation

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Trou apparu en une nuit dans l'Etat de Washington, USA

J'en ai parlé à de nombreuses reprises sur ce site, l'aggravation des conditions climatiques (tempêtes, cyclones et augmentation de l'humidité et fortes pluies) et l'augmentation générale des eaux qui est effectivement en accélération entraînent des répercussions sous-estimées au niveau des sols et sous-sols, dont certains considérés encore jusqu'à récemment comme "sûrs" et "solides"... la réalité est toute autre et les conditions géologiques (notamment celles qui ont servies à l'établissement, il y a plusieurs générations, d'usines chimiques ou énergétiques dangereuses, ou de silos et bases militaires, etc...) évoluent plus vite que ce que les géologues ont jamais vu voir depuis l'existence de leur spécialité... les nouvelles conditions géologiques qui peuvent se modifier et s'installer rapidement selon les régions, en liaison à ces changements climatiques accélérés, sont quelque chose d'inconnu pour ces spécialistes, d'où l'absence d'alertes réelles sur les modifications (pourtant inévitables et déjà actuelles) des côtes de la majorité des continents, des modifications de lits de rivières et fleuves et de la pénétration par endroits de l'eau de mer sous de larges portions du sous-sol des continents (provoquant tôt ou tard l'effondrement de la partie de la croûte terrestre au-dessus)... sur des kilomètres, comme on a pu le prouver dans les sédiments qui datent des précédents changements climatiques.

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Voici quelques nouvelles des dernières actualités concernant ce problème qui devrait se généraliser partout où le sous-sol est composé de sables, sels, calcaires et matières fragilisées par les eaux et l'humidité. Nous avons déjà vu que certaines régions américaines et sud-américaines sont particulièrement sensibles à ce phénomène, mais c'est l'ensemble des régions entourant des volcans (éteints depuis longtemps ou non), leurs terres/laves fragiles et les terres devenues continentales d'anciens lits de mers ou lacs (terres très sableuses, comprenant des espaces de sels), et tous les bords de mer qui sont concernés. L'exemple de la Grande-Bretagne qui est de plus en plus soumises à des pluies diluviennes et tempêtes est flagrant, mais d'autres pays européens comme l'Allemagne par exemple (avec une grande partie de son ancien territoire volcanique fragilisé), mais aussi la France (l'ïle de France par exemple est assise (mal par endroits) sur un ancien bassin-delta sablonneux et de calcaires formé par la réunion de plusieurs fleuves préhistoriques et lacs, et une ancienne mer), avec beaucoup d'eau en sous-sol, sont et seront concernés par les remontées d'eaux et l'érosion accélérée.

" Les Dolines deviennent une menace très réelle, ont mis en garde les experts, alors que les récents déluges ont laissé la Grande-Bretagne dans un sol inondé et un désordre détrempé.

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Un gouffre qui engloutit la voiture de Zoe Smith à High Wycombe, Buckinghamshire [PA]- 02-2014

Un certain nombre de gouffres géants sont déjà apparus à travers le pays où voyager devient chaotique, les maisons sont soumises à la menace et les experts ont averti que ce nombre pourrait augmenter. Si la pluie continue, il est prévu que le sol deviendra plus instable, mais même quand les nouvelles météorologiques britanniques reviendront à une certaine normalité (plus sèche), les dolines devraient continuer à apparaître jusqu'à ce que la roche subjacente sèche apparaisse.

Dolines uk1

Déjà, le Royaume-Uni a été frappé par un nombre sans précédent de trous géants. Normalement, ces phénomènes autour de la Grande-Bretagne forment 20 dolines par an dans les zones urbaines, mais la dernière crise de mauvais temps porte le nombre signalé dans les zones urbaines à cinq dans le seul mois dernier.
http://www.youtube.com/watch?v=x9sz05lE-b4http://www.youtube.com/watch?v=CLtzMktGtmY

Sinkholeuk

http://thesinkhole.org/2014/02/17/hemel-hempstead-united-kingdom-february-17th-2014/

http://thesinkhole.org/

"Surprise pour les habitants de la East 26th Street, ce mercredi matin du 30-04-2014, à Baltimore, aux Etats-Unis : la rue entière s’est écroulée durant la journée suite aux orages qui ont frappé la ville durant la nuit. Plus d’une dizaine de voitures ont chuté dans un ravin suite à ce glissement de terrain. "

Baltimore senfonce

Selon la chaîne locale CBS Baltimore, les résidents de cette rue avaient déjà annoncé qu’un glissement de terrain était prévisible dans le quartier depuis… plus d’un an. « La ville est simplement venue remettre un joint, sans plus », explique un citoyen au micro de CBS. « Mais après l’hiver, suite à la neige notamment, la route continuait de se fissurer. Je suis rentré vers 15h30 et il y avait déjà plusieurs voitures sur le point de tomber dans un trou ».

Et finalement, dans l’après-midi, comme le montrent les images ci-dessous filmées par un résident de Baltimore, la route s’est écroulée sous le poids des voitures. Celles-ci sont tombées sur les rails de la compagnie CSX en contrebas, sans pour autant perturber le trafic ferroviaire qui a été dévié sur une autre ligne.

Les résidents de la rue, eux, ont été contraints d’évacuer leur maison vu le risque de nouveaux dommages suite aux pluies qui tombent sur la région depuis le week-end dernier. Les ingénieurs de la ville souhaitent également vérifier que les conduites de gaz et les lignes électrifiées ne sont pas endommagées.

Source : http://www.sudinfo.be/997360/article/2014-05-02/une-rue-entiere-s-ecroule-suite-a-un-glissement-de-terrain-a-baltimore-ca-fait-u

Étonnante vidéo prise pendant le séisme au Japon du 11-03-2011 : on voit littéralement le sol monter et descendre, les longues fissures s'éloigner et se rapprocher pendant les déplacements du cameraman :

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/fontes-des-glaciers-et-eboulements.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/le-sinkhole-de-louisiane-s-agrandit-toujours-et-inquiete.html

Le Sinkhole de Louisiane s'agrandit toujours et inquiète

2010 : Un cratère engloutit une voiture en Allemagne et fait des dégâts

Le survol de l'antarctique récent, lors d'une mission scientifique qui a constaté l'accélération des fontes de glace sur l'Antarctique également, permet d'apercevoir des zones entières en train de fondre et dans lesquelles le sol du continent commence à apparaître, ainsi que d'énormes trous dans le sous-sol (en partie volcanique aussi je rappelle) :

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Antarctique survol2

Yves Herbo, Sciences, F, H, 03-05-2014

Fontes des glaciers et éboulements

Fontes des glaciers et éboulements

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Un glissement de terrain sur un village - Credit: Mark Reid, USGS.

L'actualité récente avec la tragique avalanche meurtrière récente dans l'Himalaya et une conclusion de plusieurs experts sur un ancien mystère géologique de l'Atlas Marocain (mais aussi ailleurs dans le monde) laisse entrevoir d'autres réalités climatiques liées aux changements actuels et futurs (avec ou sans une géo-ingénierie possiblement dangereuse pour la vie même) : les glaciers fondent plus vite, y compris sur l’Everest, provoquant des ruptures importantes de falaises et noyaux de soutiens, pouvant atteindre des proportions gigantesques suivant la hauteur et niveau de fragilité atteint par le roc soumis à de fortes pressions (qui se relâchent plus ou moins violemment avec la fonte et glissements de la glace et la disparition du poids). Les montagnes se soulèvent encore plus vite donc avec l'amincissement et disparition des glaciers, même si la neige fraîche tombe en masse et ralentie le processus provisoirement, l'été et les pluies plus chaudes du printemps aussi accélèrent le tout. Ce sont des nouveaux paramètres à prendre en compte dans les régions montagneuses et aussi celles assujetties à des cours d'eaux proches des montagnes ou lacs (Léman déjà prévenu dans le passé, la géologie est surveillée en principe)...

L'origine de l'énorme pile de rochers sur laquelle un village marocain repose en équilibre précaire a depuis longtemps mystifié les scientifiques. Mais le mystère a été résolu : les rochers sont le résultat d'un éboulement catastrophique qui a eu lieu il y a 4.500 ans dans les montagnes du Haut Atlas, ont découvert des scientifiques.

Un glacier a apparemment fait en sorte que les falaises marocaines s'effondrent, ce qui suggère que des éboulements ailleurs dans le monde pourraient être dus à un processus similaire, selon les chercheurs.

Maroc arroumd village

Maroc - les Arroumd - Crédit:. Phillip D. Hughes et al / GSA bulletin

Les scientifiques ont analysé les restes de l'un des plus grands champs de débris connus en Afrique du Nord - l'éboulement Arroumd au pied de la face nord-ouest du mont Aksoual, qui domine à 12 834 pieds (3.912 mètres) au dessus du niveau de la mer dans les montagnes du Haut Atlas au Maroc. Un village se trouve maintenant en haut de cette pile de roches, avec en-dessous un déclivité de 6500 pieds (2.000 m) de hauteur. 

L'âge et l'origine des Arroumd ont intrigué depuis plus de 135 ans. Dans le passé, les chercheurs ont suggéré que c'était une caractéristique des moraines, ou des masses de roches et de sédiments transportées et déposées par les glaciers. En revanche, l'auteur principal le l'étude, Philip Hughes, un géomorphologue à l'Université de Manchester en Angleterre, avait supposé que Arroumd était le résultat d'une avalanche de pierres qui est arrivée peu de temps après qu'un glacier qui dominait la vallée ait fondu.

Pour aider à résoudre le mystère des Arroumd, Hughes et ses collègues ont daté l'âge des roches présentes.

Ils ont regardé les niveaux de l'isotope de béryllium-10, qui est souvent formé sur Terre lorsque les rayons cosmiques frappent du quartz dans les roches de surface. Les niveaux de cet isotope peuvent révéler quand ces roches ont été exposées à l'air libre, montrant l'époque où le dépôt s'est formé. (Les isotopes d'un élément ont différents nombres de neutrons par rapport à un autre). " Arroumd a été un endroit difficile où travailler, a dit Hughes.

" Plusieurs incidents se sont produits sur le site, y compris certains accidents mineurs -, heureusement - et le mystère des maux arrivés à ceux qui sont allés là-bas," dit Hughes. " Je plaisante toujours sur la « malédiction » du relief des Arroumd. Cette année, nous avons rencontré des fortes tornades lors de l'entrée dans la vallée, quelques jours seulement après que le papier ait été publié. Nous n'avons pas pu tenir sur nos pieds, ce qui est plutôt inhabituel pour cette partie de le monde où le climat est souvent chaud et calme ".

De façon inattendue, l'avalanche de roche s'est produite longtemps après la fonte du glacier.

" Le glacier aurait fondu vers 11.700 années, à la fin de la dernière ère glaciaire », a déclaré Hughes. " Toutefois, la falaise ne s'est pas effondrée avant il y a 4500 ans. L'avalanche de roche n'a donc pas été déclenchée par le retrait des glaciers."

Au lieu de cela, les chercheurs suggèrent maintenant que l'avalanche a été déclenchée par l'activité sismique, dans la même façon qu'elle le fait à proximité d'une faille tectonique majeure.

« Je ne m'attendais pas à ce que l'avalanche de roches soit si jeune - je pensais que ça c'était formé au cours du dernier âge de glace ", a déclaré Hughes. " Mais je suis toujours prêt à défier et réviser, et nous espérons améliorer mon travail bientôt. C'est la science, après tout. "

L'érosion glaciaire a probablement fait que la falaise qui a donné lieu à cette avalanche soit trop raide et sujette à s'effondrer. " Il se peut que certaines vallées glaciaires sont en attente de l'effondrement, et la détente pourrait être soit un tremblement de terre, de fortes pluies, ou les deux ", a déclaré Hughes. " Dans les Alpes européennes, il existe des preuves d'une série similaire de glissements de terrain à peu près au même moment, et une étude récente a suggéré que ces glissements de terrain sont associés à un déluge de pluies abondantes à ce moment. "

Quant à ce danger, le village peut y faire face, malgré sa situation précaire, « Je pense que maintenant que l'avalanche de roches a eu lieu, les principaux risques sont partis - mieux vaut construire en dessous d'une falaise qui s'est déjà effondrée que d'attendre de la voir tomber », a déclaré Hughes. " Le village est construit en utilisant les rochers de l'avalanche. C'est un endroit incroyable."

Les scientifiques ont détaillé leurs résultats en ligne le 20 Mars 2014 dans la revue Geological Society of America Bulletin.

Article original sur Live Science .

Source : http://www.livescience.com/44808-mysterious-moroccan-rocks-explained.html

Ailleurs, c'est la montée des eaux souterraines et les pluies diluviennes qui transforment la terre en boue et sable. Etat de Washington : mars 2014, un pan entier d'une colline surplombant la petite communauté rurale d'Oso s'est détaché, provoquant une coulée de boue qui a tout enseveli, dont une trentaine de maisons.

Carte glissement terrain oso washington

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/2014/03/29/010-decompte-revu-baisse-morts-glissement-terrain-oso.shtml

Louisiane : 24-02-2014 - " De Nouvelles émanations de gaz apparaissent dans la doline du Bayou de la Corne, en Louisiane. "

En fait, après enquête, il s'avère que c'est maintenant le Grand Bayou, situé quelques centaines de mètres de celui de la Corne, qui serait aussi en mouvement maintenant avec des émanations de gaz.

Ce diagramme ci-dessous montre une représentation artistique 3D de ce à quoi ressemble en interne une structure en dôme de sel :

Saltdomecomplarge

Le sous-sol géologique de la Louisiane,avec ses nappes de pétrole en bas (très exploitées) et sa grosse couche de sels intermédiaires en train de fondre :

Diagram of salt dome

" La situation actuelle dans Bayou Corne, au dôme de sel effondré, est en cours, et en pleine expansion. L'effondrement du dôme de sel de Bayou Corne fait maintenant plusieurs hectares de large, avec rien pour arrêter l'effondrement et sa croissance. Ce nouvel événement se produisant à proximité de la bulle du gouffre précédent, n'est pas un bon développement. 

http://dutchsinse.tatoott1009.com/2242014-breaking-news-new-gas-bubbles-appear-in-louisiana-5miles-sw-of-bayou-corne/

Italie : " Un important éboulement, côté italien, s'est produit jeudi soir dans le secteur de Courmayeur, selon Bison Futé. Le tunnel du Mont-Blanc est donc fermé "dans les 2 sens, à tous véhicules jusqu'à nouvel ordre", précise Bison Futé. http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2014/04/17/le-tunnel-du-mont-blanc-ferme-site-a-un-eboulement-cote-italien

L eboulement de la saxe menace plus que jamais photo le dl philippe cortay

L’éboulement de la Saxe menace plus que jamais. Photo Le DL/ Philippe CORTAY

Ecroulement de la Saxe : " De petits éboulements - au nombre de 200 environ - et une vitesse de chute entre 2,25 et 2,70 mètres par jour - qui augmente de plus en plus - signifient que l'éboulement de La Saxe, tout au moins le plus petit (celui de 265.000 mètres cubes, tout de même !), devrait bientôt tomber. Si cette chute est estimée « obligatoire » par les experts dépêchés sur place, nul ne sait quand elle se produira. En attendant le jour fatal, le village de la Palud en partie évacué, a vu le retour pour quelques heures des « réfugiés de Courmayeur ». Les services de sécurité leur ont permis de retourner chez eux pour vérifier que tout allait bien dans leurs résidences. " 

http://www.ledauphine.com/montagne/2014/04/17/la-palud-(italie)-l-eboulement-de-la-saxe-s-accelere

Everest

L'avalanche la plus meurtrière de l'histoire de l'Everest : " « C'est arrivé de nulle part, un gigantesque bloc de glace qui est tombé du haut et qui s'est abattu sur nous », a raconté à l'Agence France-presse Dawa Tashi, un des guides qui en a réchappé. « Je voulais courir mais je n'en ai pas eu le temps, nous étions piégés », ajoute le jeune homme de 22 ans depuis son lit d'hôpital à Katmandou, où il a été transféré par avion. Bien que prenant le souffle de l'avalanche de plein fouet, et enseveli jusqu'au cou, il est parvenu à continuer de respirer, jusqu'à l'arrivée des secours. Il souffrait d'hypothermie et de multiples fractures, dont il se remettra, selon les médecins. - Les secours cherchaient, samedi 19 avril 2014, les corps de guides népalais tués la veille dans l'avalanche la plus meurtrière survenue au sommet de l'Everest. Treize corps ont été récupérés et trois guides sont toujours portés disparus. " http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2014/04/18/six-morts-dans-une-avalanche-sur-le-mont-everest_4403667_3216.html

Yves Herbo Traductions, Sciences, F, H, 21-04-2014

Des industriels de l'Hémisphère nord rejettent des CFC encore plus dangereux

Des industriels de l'Hémisphère nord rejettent des CFC encore plus dangereux qu'avant...

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Une équipe de chercheurs britanniques de l’université d’East Anglia (Norwich) vient d'annoncer dans un article de Nature Geoscience, qu’elle avait détecté l’apparition récente et en quantités potentiellement alarmantes de trois nouveaux CFC et d'un nouveau HCFC dans l’atmosphère. Les analyses montrent que les quatre produits chimiques découverts dans l'atmosphère pour la première fois, CFC-112, CFC-112a, CFC-113a et HCFC-133a, sont émis dans l'hémisphère nord, mais pas précisément où et par qui. Il pourrait s’agir de conséquences de la production d’insecticides ou de solvants pour le nettoyage des composants électroniques. (l'Asie, principal fabriquant de composants électronique mondial, pourrait donc être l'un des principal émetteur de ces nouveaux gaz interdits).

74.000 tonnes de CFC et HCFC interdits

Les scientifiques se révèlent particulièrement inquiets avec les émissions de CFC-113a qui, bien qu’encore relativement peu importantes, ont doublé entre 2010 et 2012. Au total, CFC et HCFC inclus, c’est plus de 74.000 tonnes de gaz pourtant interdits par le protocole de Montréal qui se retrouvent dans l’atmosphère. C’est en analysant des échantillons d’air collectés entre 1978 et 2012 en Tasmanie, ainsi que ceux présents dans des neiges en provenance du Groenland que leur existence a été prouvée.

Johannes Laube, l’un des chimistes coauteurs de cette découverte, pense qu’il s’agit malheureusement de la pointe émergée d’un iceberg : « Nous n'avons pas encore quantifié les volumes, mais nous avons trouvé des dizaines d'autres gaz destructeurs d'ozone non détectés auparavant. » Et le chercheur ajoute : « Qui plus est, les trois CFC sont détruits très lentement dans l'atmosphère. Même si les émissions cessaient immédiatement, ils seront encore là pendant de nombreuses décennies à venir. »

Coucheozone avril13gauche sept2006droite noaa knmi esa

Le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique s'ouvre et se ferme au gré des saisons (avril 2006 à gauche et septembre 2006 à droite). Dans cette région, la quasi-totalité de l’ozone entre 15 et 20 km d'altitude se trouve détruite chaque année au printemps. L’épaisseur totale d’ozone est alors diminuée de moitié. Une diminution de l’ozone se produit également, mais avec une moindre amplitude, au printemps au-dessus de l’Arctique. © NOAA, KNMI, Esa

Il fallait s'en douter de toute façon : dans une civilisation esclave de son outil argent qui ne peut plus rien envisager ou créer sans son système trompeur, la catastrophe est irrémédiable et probablement de plus en plus irréversible... l'homme va devoir apprendre à faire les choses urgentes et impératives sans blocages dus à l'argent ou va devoir arrêter la fabrication des produits les plus Hi-Techs (qui nécessitent donc des traitements très pollueurs !) en attendant de trouver une chimie non destructrice d'ozone... chose qu'il serait assez étonnant de voir arriver dans le monde assez décadent et toujours soumis à son passé religieux que nous connaissons toujours...

Sourceshttp://www.nature.com/ngeo/journal/vaop/ncurrent/full/ngeo2109.html + http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/environnement-mysterieux-cfc-hcfc-menacent-couche-ozone-52703/#xtor=RSS-8

Yves Herbo-Sciences-F-H, 11-03-2014

Les Royaumes engloutis du Pays de Galles resurgissent ?

Les Royaumes engloutis du Pays de Galles resurgissent ?

 

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Le défilé de tempêtes (qui va d'ailleurs reprendre un peu dès ce lundi soir et pour toute cette 9ième semaine de l'année encore) qui a ravagé récemment toutes les côtes de l'ouest de l'Europe a malheureusement fait de nombreux dégâts et victimes (malgré les alertes multiples) mais il a aussi refait surgir, un peu comme le médium Cayce l'avait annoncé au début du 20ième siècle, des traces de notre lointain passé. C'est un peu une répétition moins violente mais plus longue sur la durée du tsunami indonésien qui avait libéré des Temples antiques sur des plages du sud-est asiatique. Après avoir découvert de très anciennes empreintes de pieds humains préhistoriques, ce sont maintenant les restes figés de toute une forêt préhistorique qui ont refait surface (provisoirement) au Pays de Galles.

 

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C'est dans la baie de Cardigan que cela se passe, sur la côte ouest galloise, où les tempêtes et courants engendrés ont déplacé des milliers de tonnes de sables et boues sur les faibles profondeurs et plages. A la place, les habitués ont pu admirer des douzaines de souches d'arbres fossilisées, des chênes, des bouleaux, des pins datés de plus de 4.500 ans. Il s'agirait, rapportent le Guardian et le Daily Mail, de la forêt préhistorique de Borth, où s'enracine la légende de "l'Atlantide galloise", le royaume englouti de Cantre'r Gwaelod, submergé après qu'une fée l'ait délaissé.

Borthforet

Les arbres seraient morts il y a plus de 4 500 ans pour les derniers, au moment de la montée des eaux, mais auraient été préservés grâce à la constitution d'une couche de tourbe très alcaline où, privées d'oxygènes, les petites bêtes qui se chargent normalement de décomposer les arbres morts n'ont pas survécu, et n'ont donc pas pu faire disparaître ces souches.

Mais cette "découverte" n'en est pas vraiment une, contrairement aux empreintes préhistoriques humaines précédentes, estimées datées de 800.000 à 1 million d'années (la boue solidifiée en roche l'attestant à priori) :

" L'emplacement de la forêt immergée de Borth est un secret bien connu. Il s'étend de façon intermittente sur deux à trois miles le long de la rive entre Ynys-las et Borth et se trouve à mi-chemin entre les marées hautes et basses. Ce qui la rend secrète, c'est qu'elle est normalement cachée sous une couche de sable et n'est exposée que dans certaines circonstances.

Dans les rares occasions où elle est entièrement exposée, une étendue aplatie de tourbe contenant les restes de nombreux arbres couchés est révélée. Le Pin (Pinus), l'aulne (Alnus), le chêne (Quercus) et le bouleau (Betula) ont tous été identifiés. Les systèmes racinaires des arbres de grande taille sont généralement répartis horizontalement, mais certains poussent également vers le bas. Ceci est typique des arbres qui poussent dans les marais, où la nappe des hautes eaux baigne toutes les racines des arbres, à l'exception de l'aulne dans les couches de surface aérées de la tourbe. "

Le pollen a été analysé à différentes profondeurs et cela semble montrer une séquence de développement typique d'une succession de lits de roseaux qui ont soulevé des tourbières de sphaigne, mais qui avait été interrompu au stade de marais.

Parce que les couches supérieures de la tourbe ont été perdues à cause de l'action des vagues, il n'existe aucune preuve pour indiquer quels événements ont provoqué la submersion de la forêt mais la radio datation au carbone suggère que les arbres sont morts il y a entre 4500 et 6000 ans. La longue séquence de développement de la tourbe de forêt immergée indique une période de temps d'absence totale de l'influence maritime, pendant laquelle l'argile sous-jacente s'est déposée.

On peut voir ici qu'une intéressante étude (avec cartes) a été faite en 1938 :  submergedforestatborth.pdf

et elle démontre que cette terre a été longtemps protégée de la montée des eaux par des barrières de terres plus élevées tout autour, tout en restant un marais, mais qu'une probable rupture d'un de ces barrages (naturels ou pas !) a provoqué son engloutissement rapide, le nombre de souches couchées par endroit semble le prouver.

Mais que dit la légende ? (extrait) :

" Si Gwion-Taliesin-Merlin apparaît bien comme primordial et « antédiluvien», le thème de l’éruption de la source de vie et d’omniscience se trouve réduit dans le Hanes Taliesin à un détail apparemment mineur: le poison qui constitue le reste de la mixture de Cyrridwen après l’éjection des trois gouttes d’omniscience fait exploser le chaudron où il bouillait et transforme en eau mortelle la rivière qu’il rejoint, tout comme l’éruption de la Seaghais crée une rivière fatale pour Eithne Bóinn :

« Le chaudron se brisa lorsque les trois précieuses gouttes s’en échappèrent car, hormis ces trois gouttes, le liquide était un poison qui fit périr les chevaux de Gwyddno Garanhir lorsqu’il se répandit dans la rivière en contrebas (121-124). »

Le thème de l’eschatologie diluvienne – l’ennoiement d’un microcosme valant fin du monde – par éruption de la source cosmique n’est cependant pas bien loin de l’histoire de Gwion-Taliesin : Gwyddno Garanhir, le maître des chevaux tués par la rivière empoisonnée et le propriétaire aussi de la senne dans laquelle le petit Taliesin est pêché comme un saumon, est en effet une figure fameuse du légendaire gallois : il est le roi du royaume englouti (125)

La légende de son engloutissement est ancienne puisque sa première évocation se trouve déjà dans le fameux Livre Noir de Carmarthen :

« Seithennin 126, lève-toi et sors
Et regarde la fureur de la mer :
Elle a recouvert Maes Gwyddno 127.

Que soit maudite la fille
Qui l’a libérée après le repas du soir,
La source de l’échanson de la mer terrible.

Que soit maudite la fille
Qui l’a libérée après la bataille,
La source de l’échanson de la mer sauvage.

La plainte de Mererid 128, depuis le haut de la ville,
Monte jusqu’à Dieu.
Il est normal qu’une longue expiation paie la débauche.

Ce jour, la plainte de Mererid, depuis le haut de la ville,
Monte jusqu’à Dieu.
Il est normal qu’on se repente après la débauche.

La plainte de Mererid m’épouvante ce soir
Et je ne peux guère me réjouir.
Il est normal qu’après la gloire vienne la chute.

La plainte de Mererid s’élève [du dos] d’un fort [cheval] bai 129.
C’est Dieu le miséricordieux qui a amené ce [châtiment].
Il est normal que l’excès soit suivi du manque.

La plainte de Mererid me fait sortir
De chez moi.
Il est normal qu’après la gloire on meure en exil.

La tombe de Seithennin 130 à l’esprit faible
Se trouve entre Caer Genedr et le rivage,
De la mer. Il fut un chef glorieux 131. »

Que Gwyddno ait été le roi du pays avant son engloutissement est confirmé par plusieurs allusions dans la vieille poésie – ainsi Guto’r Glyn rappelle

« La lamentation de Gwyddno Garanhir
Quand Dieu fit rouler la mer sur sa terre 132 –, »

et à partir du seizième siècle il apparaît que la légende est bien connue et bien située, le plus souvent au large de la péninsule de Lleyn :

« A whole cantred or hundred called Cantre’r Gwaelod, stretching itself west and south about 12 miles in length […] hath been overwhelmed by the sea and drowned, and still a great stone wall, made as a fence against the sea, may be clearly seen […] and is called Sarn Badric  133. »

Les versions populaires qui sont relevées à partir du dix-septième siècle donnent comme causes de l’ennoiement les perversions vicieuses organisées par Mererid et le coma éthylique de Seithennin, incapable de fermer les digues devant la marée montante.

Deux fragments mythologiques laissent néanmoins entrevoir des traits moins anecdotiques.

Le premier est l’évocation d’un duel perdu par Gwyddno face à l’un des rois des dieux, Gwynn ab Nudd, qui l’aurait épargné 134… or le duel des dieux entre le représentant de la lumière et de la vie (Gwynn ab Nudd, Pwyll, Lleu…) et celui de l’obscurité (Gwyddno, Gwythyr ab Greidiol, l’adversaire anonyme d’Arawn, le voleur anonyme vaincu par Lleu…) aux calendes de mai, se terminant ainsi par la victoire de premier ou par un match nul qui conserve l’alternance nuit et jour, hiver et été, mort et vie… jusqu’à la fin des temps est un mythème récurrent 135. La défaite de Gwyddno le réduirait donc à un règne dans l’Autre Monde.

Le second attribue à Gwyddno la propriété de l’un des treize trésors de la Grande- Bretagne : un récipient alimentaire inexhaustible, c’est-à-dire l’un des attributs majeurs du roi de l’Autre Monde 136 :

« la manne de Gwyddno Garanhir : si on y met la nourriture d’un seul homme, il s’y trouve de quoi en nourrir cent quand on la rouvre 137 ; »

« la manne de Gwyddno Garanhir : même si le monde entier passait devant par groupes de trois fois neuf hommes, chacun y trouverait à volonté toute la nourriture qu’il voudrait 138. »

Fins de mondes

La submersion du royaume serait donc à comprendre comme une eschatologie microcosmique le renvoyant à l’Autre Monde: de fait, le fond de l’océan constitue l’une des situations traditionnelles de l’Autre monde, tout comme l’horizon ou le dessous de la Terre, toutes localisations «réelles» et concevables mais totalement inaccessibles aux vivants 139.

Il existe cent autres versions de ce mythème d’une inondation cataclysmique ennoyant un microcosme, le plus souvent à la suite d’une éruption de la source cosmique.

• Au Pays de Galles, une triade conservée, en latin, par la Cronica de Wallia de treizième siècle, énumère ainsi

« Les royaumes que la mer a détruits.

Celui de Teithi Hen ab Gwynnan 140, roi de Caerrhihog qui est appelé depuis lors Ynys Teithi Hen et qui se trouvait entre Anglesey et l’Irlande. Aucun homme ni aucun animal domestique n’échappa, sauf Teithi Hen lui-même sur son cheval. Et après cela, il resta transi de frayeurs pour tout le reste de sa vie.

Le deuxième royaume est celui d’Helig ab Glannog 141. Il se trouvait entre Cardigan et Bardsey et s’étendait jusqu’à Saint David. Cette terre était bonne, fertile et plaine, et elle s’appelait Maes Maichgen. Elle allait de l’estuaire jusqu’à Lleyn et jusqu’à Aberdovey.

La mer a détruit un troisième royaume : le royaume de Rhedfoe 142 ab Rheged 143.

Et Robin Gwyndaf évoque aussi la légende du lac de Llangors qui aurait noyé la méchante princesse Syfaddan et son royaume, dans lequel chantent encore ses oiseaux merveilleux qui ressemblent fort aux oiseaux de l’Autre Monde traditionnellement attribués à la déesse Rhiannon 144.

121 T. Jones, « The Story of Myrddin and the Five Dreams of Gwendydd in the Chronicle of Elis Gruffyd », Etudes Celtiques, VIII, 1958-1959, p. 320-321 ; P. K. Ford, « The Death of Merlin in the Chronicle of Elis Gruffydd », Viator, VII, 1976, p. 379-390. Sur Caer Sidia, ou mieux Caer Sidi, comme désignation de l’Autre Monde : C. Sterckx, Les dieux protéens des Celtes et des Indo-Européens, op. cit., p. 48.

122 Pour une étude plus complète de la figure de Taliesin et de ses parallèles : C. Sterckx, Les dieux protéens des Celtes et des Indo-Européens, op. cit.

123 Tout comme les dieux irlandais sont appelés collectivement Tuatha Dé Danann « Lignages de la déesse Dana », les dieux gallois sont appelés Plant Dôn « Enfants de Dôn », et les deux théonymes sont évidemment identiques. Sur Taliesin fils de Dôn et sa mère : C. Sterckx, Taranis, Sucellos et quelques autres, Bruxelles, 2005, p. 121-134.

124 Hanes Taliesin in P. K. Ford, « A Fragment of the Hanes Taliesin by Llewelyn Siôn », art. cit., p. 454. Pour une tentative d’identification de cette rivière : F.J. North, Sunken Cities, Cardiff, 1957, p. 177-178.

125 Tegid Moel l’époux de Cyrridwen, semble être lui aussi le roi d’un royaume englouti qui serait devenu le Llyn Tegid « le lac de Tegid », l’actuel lac Bala, à la suite de l’éruption d’une source dont le gardien négligent aurait un soir oublié de replacer la bonde (R. Gwyndaf, Chwedlau gwerin Cymru, op. cit., p. 51 ; P. C. Bartrum, A Welsh Classical Dictionary, op. cit., p. 603-604).

126 Ce nom, dérivé d’un latin Septentinus, désigne clairement ici l’un des responsables de la catastrophe mais rien ne transpire de la nature de sa faute, si ce n’est qu’il est dit d’esprit faible (synhuit vann) à la fin du poème. L’idée qu’il s’agissait du gardien des digues et qu’il s’était enivré n’apparaît que tardivement d’après les textes très suspects d’E. Williams « Iolo Morganwg » : P. C. Bartrum, A Welsh Classical Dictionary, op. cit., p. 346‑348.

127 « Le Pays de Gwyddno » : le nom du royaume avant qu’il ne soit englouti et appelé Cantre’r Gwaelod « le Canton au Fond [de la mer] ».

128 Mererid serait le nom de la fille coupable de la catastrophe. Son nom, forme galloise du prénom Marguerite « Perle », pourrait peut-être n’être qu’une lectio facilior pour un plus ancien mereddig « stupide » : (J. Loth, « La légende de Maes Gwyddneu dans le Livre Noir de Carmarthen », Revue Celtique, XXIV, 1903, p. 354 ; H. Le Bihan, « Beuziñ Maez Gouesnoù », Hor Yezh 223, 2000, p. 13). Il n’est pas impossible non plus qu’il fasse allusion à une métamorphose en sirène après la submersion du pays : cf. infra.

129 Sur le sens de ce vers, généralement compris comme « la plainte de Mererid à cause des vins forts », d’où l’idée d’une débauche d’ivrognerie : R. Bromwich, « Cantre’r Gwaelod and Ker-Is », in C. Fox, B. Dickins (ed.), The Early Cultures of North-West Europe, Cambridge, 1950, p. 223.

130 Cette dernière strophe fait partie des Englynion y beddau (6 in A. O. H. Jarman, E. D. Jones, Llyfr Du Caerfyrddin,Cardiff, 1982, p. 36 ; cf. T. Jones, « The Black Book of Carmarthen “Stanzas of the Grave” », Proceedings of the British Academy, LIII, 1967, p. 118-120).

131 Boddi Maes Gwyddno in A. O. H. Jarman, E. D. Jones, Llyfr Du Caerfyrddin, op. cit., p. 80-81. Pour la traduction, cf. R. Bromwich, « Cantre’r Gwaelod and Ker-Is. Fox », art. cit. ; L. Fleuriot, « Le thème de la ville engloutie », in L. Fleuriot et al., Récits et poèmes celtiques, Paris, 1981, p. 234 ; H. Le Bihan, « Beuziñ Maez Gouesnoù », art. cit.

132 I. Williams, Ll. Wiliams, Gwaith Guto’r Glyn, Cardiff, 1939, p. 31.

133 Robert Vaughn, cité par F. J. North, Sunken Cities, op. cit., p.153-154.

134 Ymddiddan rhwng Gwyddno Garanhir a Gwyn ab Nudd in A. O. H. Jarman, E. D. Jones, Llyfr Du Caerfyrddin, op. cit., p. 71-73. Sur Gwynn ab Nudd : B. F. Roberts, « Gwynn ab Nudd », Llên Cymru,XIII, 1980-1981, p. 283-289 ; P. C. Bartrum, A Welsh Classical Dictionary, op. cit., p. 351-353.

135 Cf. N. Stalmans, Les affrontements des calendes d’été dans les légendes celtiques, Bruxelles, 1995.

136 Il ne fait guère de doute que cette corbeille inexhaustible de Gwyddno se confond avec sa senne merveilleuse qui, « une fois par an » – en fait lors d’une césure temporelle qui vaut pour le non-temps de l’Autre Monde – offre pareillement une surabondance merveilleuse. Manne et senne rejoignent ainsi le chaudron du dieu « jupitérien » (Irlandais Eochaidh Ollathair, Gaulois Sucellos… : cf. C. Sterckx, Taranis, Sucellos et quelques autres, op. cit.) qui bout inexhaustiblement le banquet de l’Autre Monde. Remarquablement, la senne de Gwyddno ramène sa pêche miraculeuse – et aussi le petit Taliesin et son omniscience ! – du bouillonnement créé par le reflux dans l’embouchure de la Conwy, équivalent vénédotien de la Serven démétienne.

137 Tri thlws ar ddeg Ynys Prydain 2 in R. Bromwich, Trioedd Ynys Prydein, op. cit., p. 258.

138 Mal y cafas Culhwch Olwen in R. Bromwich, D. S. Evans, Culhwch ac Olwen, op. cit., p. 23. Nous suivons la traduction de P.-Y. Lambert, Les quatre branches du Mabinogi et autres contes gallois du Moyen Âge, op. cit., p. 144, si ce n’est que nous rendons le mot mwys par « manne » et non pas par « plat ».

139 Cf. D. E. Edel, « Antipoden, ankers en een wereld-onder-het-water », in A. M. J. Van Buuren et al., Tussentijds. Bundel studies aangeboden aan W.P. Gerritsen ter gelegenheid van zijn vijftigste verjaardag, Utrecht, 1985, p. 101-114 et 339-342 ; G. Hily, L’Autre Monde ou la source de vie,Bruxelles, 2003.

140 Cf. P. C. Bartrum, A Welsh Classical Dictionary, op. cit., p. 608.

141 Helig ab Glannog est connu comme le père de plusieurs saints et l’ancêtre de deux clans de Vénédotie. Sa légende semble n’être qu’une autre version de celle du Cantre’r Gwaelod (F. J. North, Sunken Cities, op. cit. ; P. C. Bartrum, A Welsh Classical Dictionary, op. cit., p. 362-363).

142 Rhedfoe est totalement inconnu par ailleurs : P. C. Bartrum, A Welsh Classical Dictionary, op. cit., p. 552.

143 T. Jones, « Triawdd lladin ar y gorlifiadau », Bulletin of the Board of Celtic Studies, XII, 1947-1949, p. 79-83.

144 R. Gwyndaf, Chwedlau gwerin Cymru, op. cit., p. 73.

Extraits de : http://abpo.revues.org/352?lang=fr

" Le Mythe gallois de la submersion de la "CANTRE'R GWAELOD"

Une légende galloise nous parle d'une grande inondation à partir d'une source: celle de la "Centrêve" de Gwaelod (les cent villages du Bas-Pays), une belle contrée censée reposer au fond de la baie de Cardigan. Aujourd'hui on raconte qu'elle était protégée par un système de digues et d'écluses placées sous la responsabilité d'un potentat local, Seithenhin, lequel, étant un jour pris de boisson, oublia de fermer les écluses et provoqua ainsi l'inondation de son fertile royaume.

Mais ceci n'est pas ce que dit l'ancienne légende qui donne à Gwaelod le nom de "Maes Gwyddno" (Plaine de Gwyddno) ! Plus précisément, un poème sur "Maes Gwyddno" est intitulé en 1801 dans la "Myvyrian Archaiology": "GWYDDNEU AI CANT pan ddaeth y mor tros Gantrev y Gwaelawd", ce qui signifie sans doute: "GWYDDNO CHANTE alors que la mer vient inonder Cantre'r Gwaelod".

Galles2

Les localisations possibles de Maes Gwyddno

Il y est question d'une FONTAINE et on y incrimine une FEMME nommée Mererid (Marguerite), peut-être détournée de son devoir par le même Seithenhin. Ce court poème est tiré du Livre noir de Carmarthen, rédigé vers 1250. A en juger par l'archaïsme de la langue, il pourrait remonter au 9ème siècle. Il est composé de 9 tercets, dont l'un est repris de la collection des "poèmes allitératifs des Tombeaux".

Une autre légende galloise situe une histoire similaire au nord de la Principauté: la submersion de "Tyno Helig" ou "Llys Helig" (le creux de Helig) sur la côte nord du Carnarvonshire. Helig fils de Glannoc était un prince méchant à qui une voix mystérieuse annonça une calamité qui aurait lieu du vivant de ses petits-enfants, de ses arrière-petits-enfants et de leurs enfants. Ce serait la vengeance du Ciel pour son impiété. Il se rassura, croyant que cela ne se produirait pas de son vivant. Mais un jour que les quatre générations assistaient à une fête à son palais, un serviteur s'aperçut que l'eau faisait irruption dans la maison. Il n'eut le temps d'avertir qu'un harpiste. Tous les autres avaient sombré dans l'ivresse et furent noyés.
Les deux histoires ont sans doute "déteint" l'une sur l'autre: le manuscrit "Halliwell" donne à Helig le titre de "Seigneur de Cantre'r Gwaelod".

On rencontre de telles histoires de formation de lacs en Irlande. C'est celle de Liban et du surgissement des "Loughs" Ree et Neagh qui se rapproche le plus des fictions galloises. En particulier le "Lebor Gadda" fourmille d'histoires de lacs qui sortent du sol : c'est bien le signe qu'on a là un thème commun à toutes les nations celtes. Si parfois l'accent est mis sur la méchanceté des habitants de la région submergée, comme dans la légende d'Ys, il faut y voir un trait secondaire qui tire son origine des récits bibliques. "

" "Seithenhin"=Saturninus (?). Ce nom apparaît sous la forme "Teithi-Hen" dans le conte "Culhwch" des Mabinogion: "Teithi-le-Vieux, fils de Gwynnan (la mer submergea son royaume; il échappa de justesse et se rendit chez Arthur; aucune garde ne tenait à son couteau; c'est pourquoi il fut malade et faible tant qu'il vécut; puis il mourut)." Cette longue déchéance est annoncée dans le présent poème.

Son rôle ici n'est pas très clair. A-t-il provoqué par son inconduite la transgression commise par Marguerite, comme il est dit plus loin, à propos du mot "traha"?
Ce qui est sûr, c'est que la tradition populaire a fait de lui le coupable dans la tragédie de la submersion et ignore tout de Marguerite, la femme fatale.

Dans une version tardive qui remonte au début du 17ème siècle, c'était l'un des deux princes chargés de surveiller les digues du polder one. Un jour, pris de boisson, il négligea les devoirs de sa tâche et laissa les eaux inonder la plaine, noyant tout le monde à l'exception du légendaire roi Gwyddno Garanhir (aux longues jambes), né vers 520 après J-C. C'est peut-être à l'influence des Pays-Bas que son royaume doit d'être décrit comme une plaine protégée par une levée de terre, la chaussée de Saint-Patrick, "Sarn Badrig", pourvue d'écluses que l'on ouvrait à marée basse pour évacuer l'eau des champs. Sa capitale était "Caer Wyddno" (le Fort de Gwyddno). Le roi et certains de ses courtisans parvinrent à s'échapper mais durent désormais quitter ce plat pays pour mener une existence plus chiche dans les collines et vallées du Pays de Galles. La tradition fait aussi de Gwyddno un poète et la "Myvyrian Archaiology" lui attribue trois poèmes dont celui que l'on vient de lire.

"Maes Gwyddneu": on n'a pas la preuve qu'au 12ème siècle, cette expression qui signifie la "Campagne de Gwyddno" s'appliquait à une terre inondée dans la baie de Cardigan. C'est ainsi que le philologue à l'université de Cambridge, Hector Munro Chadwick (1870, 1947), dans son ouvrage posthume "Early Scotland" (1949), suggérait que le royaume de Gwyddno avait pu désigner à l'origine la côte nord de la baie de Solway ou les alentours de la baie de Wigtown, hypothèses corroborées par plusieurs documents anciens qui associent Gwyddno aux "Gwyr y Gogledd" (Bretons du Nord).

Il est vrai aussi que la tradition ancienne relie Gwyddno non seulement à la baie de Cardigan où une formation rocheuse naturelle est appelée "Caer Wyddno", que le nom complet de Borth, ce port situé entre Aberystwyth et Aberdovey, est "Porth Wyddno yng Ngheredigion" et que l'on trouve un lieu-dit "Blaen Wyddno" entre Narberth et Carmarthen, mais aussi au littoral de Galles du Nord entre Bangor et Llandudno. Une tradition plus récente fournit des détails précis quant à la surface couverte par la Centrêve de Gwaelod dont la limite au nord-ouest était constituée par la chaussée sous-marine (naturelle à priori) appelée "Sarn Badrig" (chaussée de Saint Patrick)... Un poète anonyme du 18ème siècle vantait l'opulence de ses 16 villages dont le plus grand était "Mansua" !

Bien que le mouvement de relèvement du niveau de la mer ait cessé avant l'âge de fer (1300 avant J-C), des restes de forêts submergées et les alignements de gros galets, dont on vient de parler et qui bordaient les lits d'anciennes rivières, prouvent bien qu'il a affecté ce littoral.

Cette tradition devait exister dès le 11ème siècle, car (dans la mesure où il ne s'agit pas d'une glose ajoutée plus tard au texte original) cette montée des eaux est évoquée dans le conte des Mabinogion intitulé "Branwen": lorsque Bran le Béni traversa la mer pour se rendre en Irlande, "du fait que celle-ci était alors moins profonde, il la passa à pied. A l'époque il n'y avait que deux rivières à franchir, Lli et Archan, et ce n'est que plus tard que le détroit s'élargit et que la mer submergea le royaume".

Toutes les légendes ici, beau travail : http://chrsouchon.free.fr/kerizf.htm

" Le dernier maximum glaciaire

Les spécialistes des paléoclimats situent le dernier maximum glaciaire entre –25000 et –17000 ans. C'est donc à cette époque que s'est constituée la fameuse terrasse sous-marine de –110 mètres, profondeur maximale (pour le Quaternaire). Ce niveau –110 mètres a été retrouvé dans le monde entier (à quelques mètres près selon les régions). L'océan s'y est maintenu pendant plusieurs milliers d'années, comme le montre l'étude minutieuse du talus continental. C'est la grande époque du Pléniglaciaire, contemporain du Paléolithique supérieur, avec ses civilisations bien connues : le Moustérien, d'abord, puis l'Aurignacien, le Gravettien et le Solutréen.

Les masses glaciaires sont alors énormes, atteignant un volume total de près de 75 000 000 km³ contre 26 000 000 km³ de nos jours, soit quasiment trois fois moins. Cela signifie que les deux tiers des glaciers ont disparu depuis, et que parallèlement la remontée globale du niveau marin ait été de 110 mètres.

Cette étude du Delta du Mississippi et des terrasses du Texas prouve qu'il y a eu 5 glaciations entre le Pliocène et l'Holocène et que, localement, l'eau est descendue à - 140 mètres au moins lors d'une des plus fortes glaciations (y compris locale), tout en considérant que la dernière glaciation (qui a "creusée" le lit des anciennes) a été l'une de ces plus puissantes 5 dernières glaciations qui ont eu lieu entre environ 2,6 millions d'années à 12 000 ans avant maintenant.

Mais n'oublions pas que l'on a, jusqu'à présent, enregistré de nombreuses autres glaciations (et des périodes beaucoup plus froides et chaudes encore que les maximas du quaternaire récent). En fait, la toute première glaciation semble avoir été enregistrée il y a entre 2.9 et 2.8 milliards d'années (la glaciation de Pongola) et on pense même que la Terre a été entièrement gelée, comme une boule de neige, il y a entre 2.4 et 2.25 milliards d'années, mais également entre - 735 et - 705 millions d'années avant maintenant. Il est étonnant aussi de constater que, entre -564 et -550 millions ou -534 et -505 millions suivant les versions, la Terre bascule sur son axe  à cause d'un épisode de bouleversement inertiel. L'axe de rotation de la Terre bascule de 90° en 15 millions d'années par "dérive du pole par échange inertriel" ("IITPW" = Inertial interchange true polar wander). Cet énorme événement se produit pile pour provoquer une explosion de la biodiversité, celle du cambrien dont nous sommes issus. D'autres traces de vies naturelles précédentes ont été relevées, mais aucune n'a survécu aux précédentes catastrophes ou climats.

Le dernier dégel

Réchauffement et montée des eaux

C'est entre –17000 et –15000 qu'eut lieu un premier réchauffement (dit réchauffement solutréen) et une première fonte des glaces les plus exposées. Parallèlement, quasi automatiquement, démarra une remontée du niveau de la mer, lente mais inexorable, qui grignota le talus continental jusque-là préservé des effets mécaniques de l'érosion marine. Ce fut aussi le début de l'exode pour les tribus qui vivaient paisiblement au bord de la mer, où ils trouvaient facilement leur nourriture grâce à la pêche de poissons et de petits crustacés.

C'est en –13500, alors que le niveau marin était à –80 mètres (il avait déjà progressé de 30 mètres par rapport au niveau plancher), que se produisit une première débâcle, dite débâcle atlantique ou Déluge de Lascaux. La déglaciation s'accéléra soudainement avec l'éclatement définitif de la calotte glaciaire qui recouvrait tout le nord de l'Europe et qui bloquait surtout toute circulation maritime dans la mer du Nord que nous connaissons. Les glaciologues pensent que le plus gros de la débâcle eut lieu en moins d'un siècle, suite à une série de cataclysmes en chaîne (l'un alimentant le suivant). Le niveau de la mer augmenta alors de près de 20 mètres en quelques années seulement, ce qui est fantastique. Ce très remarquable exemple peut être médité et transposé à l'époque future, si le glacier antarctique subit un sort analogue. Près de 20 mètres en quelques années, on voit d'ici le résultat : toutes les villes côtières disparaissent sous les flots !

Une géographie sans cesse remaniée

Après ce paroxysme étonnant par sa rapidité et son intensité jamais revue depuis, la montée des eaux se ralentit. Le seuil de –68 mètres (appelé seuil des Dardanelles et qui séparait le lac de Marmara et la mer Égée) fut atteint en –11700. C'est alors que cette mer trouva provisoirement un exutoire naturel vers le nord-est, mais elle se trouva ensuite bloquée au seuil du Bosphore infranchissable avec son altitude de 38 mètres. L'ancien lac de Marmara doubla alors de surface, devenant une mer salée entourée de rives dévastées.

Il se produisit alors une longue période de stabilisation autour du niveau –55 mètres qui dura près de 3000 ans (entre –11000 et –8000). Ce seuil est très identifiable sur tous les talus continentaux et il est même considéré comme un repère clé par les océanographes. Cette période d'accalmie, venant après plusieurs millénaires de tracas et d'insécurité permanente, fut mise à profit par les populations pour se fixer et se sédentariser puisque la superficie de leurs terres n'était plus constamment remise en cause par des modifications géographiques.

Il ne faut pas perdre de vue que la géographie avait été très sérieusement chamboulée, avec en particulier, en Méditerranée, l'ouverture de nouveaux passages maritimes importants (cruciaux mêmes pour les déplacements), notamment le détroit de Messine (entre l'Italie et la Sicile avec la formation des fameux Charybde, le tourbillon, et Scylla, le rocher) et les Bouches de Bonifacio (entre la Corse et la Sardaigne jusque-là soudées).

Avec la fin de la stabilisation à –55 mètres se termina le Tardiglaciaire, c'est-à-dire la deuxième grande phase de la déglaciation, qui a vu parallèlement l'éclosion de la civilisation magdalénienne et l'essor du Mésolithique. Ce fut l'entrée dans le Postglaciaire ou Holocène.

A partir de –8000, la mer recommença à monter lentement sur la Terre entière, et donc partout les transgressions marines entraînèrent des conséquences catastrophiques, notamment au niveau des dunes côtières qui furent souvent désintégrées. Cela tint en partie à une substantielle augmentation de la température (+ 4° en une dizaine de siècles) qui contribua à faire fondre, en plusieurs étapes, le grand glacier rescapé du maximum glaciaire qui occupait encore la Scandinavie et la Baltique. Cette fonte allait entraîner plus tard, en –6700, une véritable débâcle qui elle-même allait être la cause du seul déluge de très grande envergure dont on a gardé la trace.

Comme l'expliquent André et Denise Capart :

« Nous ne pouvons pas ignorer l'histoire de la mer Baltique, car c'est sous ces lointains horizons que s'élabore le déséquilibre des masses glaciaires qui provoquera le seul déluge de la préhistoire dont les hommes ont gardé et transmis le récit circonstancié. Nous pensons, bien entendu, au déluge de Noé. »

Dès –7300, les océans atteignirent le fameuse cote de –38 mètres, celle du seuil du Bosphore. Cela signifie qu'à partir de cette époque, 600 ans avant le Déluge, la mer Egée, qui avait déjà envahi le lac de Marmara à partir de –11700, commença d'envahir progressivement le lac d'eau douce de la mer Noire, la salinisant petit à petit. Partout ce fut la débâcle, notamment dans la Manche dans laquelle l'Atlantique se fraya un passage de plus en plus large et sépara définitivement la France et l'Angleterre, jusque-là riverains d'un grand fleuve Seine qui se jetait alors dans l'Atlantique.

La bipartition de –6700

C'est la période de la plus grande catastrophe terrestre recensée depuis 10 000 ans, loin devant les catastrophes cosmiques dont nous parlerons au chapitre suivant. C'est celle que les glaciologues appellent la bipartition associée à la grande débâcle du glacier scandinave. Pour la première fois depuis longtemps, les eaux froides de la mer du Nord rejoignent les eaux salées de l'Atlantique au large des Pays-Bas, pays entre tous menacé par l'océan, suite à un gigantesque raz-de-marée parti des côtes de Norvège. Celui-ci est associé à la débâcle de la partie occidentale du glacier scandinave, qui représentait le quart de la masse totale et dont on a estimé le volume à 200 000 km³. C'est un nouveau passage ouvert d'une façon irréversible qui change tout l'environnement géographique, mais aussi culturel de la région.

Signalons en passant un fait géophysique et historique très mal connu jusqu'à maintenant : l'ouverture du passage Manche/mer du Nord est contemporaine du Déluge de Noé, qui a eu lieu à l'autre extrémité de l'Europe. Les deux sont datés de –6700.

Plus à l'est, c'est la grandiose catastrophe dont nous allons parler en détail dans la section suivante : l'eau du glacier scandinave après avoir traversé une bonne partie de l'Europe, en suivant le cours des grands fleuves (le Dniepr principalement et dans une moindre mesure la Volga et le Don), et envahi la mer Noire ouverte au sud depuis peu, va se déverser pendant une année au moins dans la mer Egée qui s'en trouvera bouleversée.

Il faut savoir d'abord que le Bosphore a servi plusieurs fois de moyen de communication aquatique, d'exutoire, entre la mer Noire et celle de Marmara au cours du Quaternaire, au gré des glaciations et des déglaciations. On peut dire que le chemin était déjà tout tracé ! L'épisode de –6700 avait donc déjà eu plusieurs précédents, mais alors les hommes n'étaient pas encore là pour en attester.

Le Déluge revisité par les glaciologues et les hydrologues

Dans leur livre, André et Denise Capart, sûrs de leurs preuves et de leurs arguments que certains qualifieront de révolutionnaires, et qui racontent très en détail ce cataclysme, énigme millénaire pour les humains qui ne se contentent pas de la pseudo-vérité biblique, précisent :

« Nous allons devoir entraîner le lecteur loin de l'horizon traditionnel des pays bibliques pour qu'il puisse réaliser à quel point les différentes phases du déluge de Noé n'ont pu se dérouler que sur les bords de la mer Noire, à l'exclusion de tout autre point du globe. Le récit de la Genèse sera alors non seulement situé dans le temps et dans l'espace de manière irrécusable, mais chacun des épisodes deviendra plus crédible à la lumière des nouvelles découvertes de la science. »

Il faut constater que cette hypothèse colle admirablement avec les données scientifiques et qu'il revenait à des glaciologues et des hydrologues de résoudre ce mystère plusieurs fois millénaire : « Le Déluge a-t-il vraiment eu lieu ? et si oui, quand ? » Nous allons voir maintenant le déroulement des différentes phases du cataclysme et ses répercussions humaines, qui ont été si importantes que 8700 ans après nous nous en faisons encore l'écho. Avec ce progrès immense de pouvoir croire que le scénario actuellement retenu est assez proche de la réalité des faits.

Un glacier scandinave de plus en plus instable

Le Déluge ne fut qu'un épisode particulièrement spectaculaire d'un processus physique beaucoup plus global et qui démarra bien avant –6700. Depuis plus de 1000 ans, le glacier scandinave, dernier rescapé de la période glaciaire, se désagrégeait progressivement en liaison avec le réchauffement de la température. La base même du gigantesque glacier se réchauffait, ce qui permit la formation de poches d'eau de plus en plus nombreuses et volumineuses au contact du substrat rocheux qui servait d'assise et de point de fixation.

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Des plongeurs suédois ont trouvé des reliques de 11 000 ans en Mer Baltique.

Des plongeurs suédois ont trouvé des reliques de 11.000 ans en Mer Baltique.

Arbre11000ans baltique mini

Cet article est un peu dans la lancée de celui-ci, en considérant les périodes et conditions climatiques évoquées :

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/la-mission-britannique-atlantis-decouvre-un-monde-englouti.html

Ce n'est pas Atlantis, mais significatif tout de même - des plongeurs suédois ont trouvé des reliques de 11.000 ans en Mer Baltique.

Des plongeurs suédois ont fait une découverte unique et rare dans la mer Baltique - des objets de l'âge de pierre laissés par des nomades suédois, datant de 11.000 années. Des sites de médias partent un peu en vrille en parlant d'un « Atlantis suédois » et de la « plus ancienne colonie en Suède ». Cependant, quelques faits doivent être posés directement. Tout d'abord, cette découverte n'est même pas proche des descriptions de l'Atlantide. Deuxièmement, elle ne reflète pas une ville, ou un village. Mais nous pouvons encore nous exciter à propos de ces découvertes, car celles-ci sont d'incroyablement vieux objets qui peuvent faire la lumière sur la façon dont les chasseurs-cueilleurs de la région ont vécu.

Björn Nilsson, professeur d'archéologie à l'Université Södertörn, et son équipe, ont reçu des ressources par le Conseil du patrimoine national suédois pour procéder à une fouille de trois ans sous la surface de l'eau dans Hanö, une baie de sable au large de la côte de Scanie.

Bien que les fouilles sont toujours en cours, jusqu'à présent, ils ont découvert un certain nombre de vestiges que l'on croit avoir été jeté dans l'eau par les Suédois de l'âge de pierre, les objets qui ont été préservés grâce à l'absence d'oxygène et à l'abondance de sédiments boueux, qui sont des sédiments riches en matière organique au fond d'un lac eutrophe. Il est extrêmement rare de trouver des preuves de l'âge de pierre ainsi intactes.

Engloutis à 16 mètres sous la surface, Nilsson a découvert du bois, des outils en silex, des cornes et des cordes d'animaux. Parmi les éléments les plus remarquables trouvés sont inclus une sculpture de harpon fait à partir d'un os d'animaux, et les os d'un animal ancien appelé auroch, l'ancêtre des bovins domestiques, dont le dernier est mort au large au début des années 1600.

" Il y a du bois et des cornes et d'autres outils qui ont été jetés là-dedans », a déclaré Nilsson. " Il y a environ 11.000 années, il y avait une élévation dans la région, une sorte de lagune... et tous les arbres ou os sont conservés sur elle. Si la découverte était sur ​​la terre ferme, nous n'aurions que les choses en base de pierre, rien d'organique. "

Cependant, contrairement aux histoires de l'Atlantide, les restes ne sont pas ceux d'une grande ville ou même d'un village parce que les gens étaient nomades à l'époque.

Les archéologues continuent la fouille, et sont maintenant particulièrement intéressés de voir si il y aurait aussi un ancien site d'enterrements dans la région.

Arbre11000ans baltiquePhoto descriptive : Un plongeur examine un tronc d'arbre de 11,000 ans. Crédit photo : Arne Sjöström

Par Avril Holloway - Traduction Yves Herbo

Mais pourquoi donc certains Suédois sont-ils convaincus que l'Atlantide ou quelque chose d'approchant dormirait quelque part sous les eaux de leurs régions ?

Voici un petit article pouvant expliquer cet engouement local pour un mystère conté par les anciens Grecs... :

L'Atlantis de Olof Rudbeck
 

Dans le cadre de sa première catastrophe globale Terre-Vénus, Immanuel Velikovsky a daté l’inondation de l'Atlantide vers environ 1.500 Avant JC. Il pensait que l'événement devait avoir eu lieu seulement 900 ans (au lieu de 9000 ans) avant le voyage de Solon en Egypte, comme décrit par Platon. 1.500 avant JC est également la date à laquelle Olof Rudbeck (basée sur des preuves archéologiques) a affecté l'inondation de son emplacement proposé pour Atlantis en Suède (voir ci-dessous) .

Le physicien suédois Olof Rudbeck devenu Archéologue (1630-1702) est connu détenir l'opinion que la Suède était l'ancienne Atlantide et a publié ses recherches archéologiques et historiques qui ont soutenu cette opinion dans son livre en plusieurs volumes, Atlantica. (1)

Selon David King, « En 1702, Atlantica était passé à quatre volumes et demi colossaux, et de nombreux chercheurs pensaient que ce travail avait révolutionné la compréhension du passé antique..." " des lecteurs avides comme Leibniz, Montesquieu, et le célèbre sceptique Pierre Bayle. Même Sir Isaac Newton a écrit pour demander une copie personnelle."(2)

King a fait un excellent travail pour informer juste le lecteur de ce que Rudbeck avait fait (et payé cher), mais il semble être du même avis que les détracteurs de l'université de Rudbeck en concluant que l'homme était devenu fou dans sa quête. (Cela dit, je recommande fortement encore le livre de King.)

Les attaques sur Rudbeck par beaucoup de ses contemporains (Ils posaient une histoire suédoise plus docile, basée sur des écrits plus récents.) auraient été suffisantes pour conduire la plupart des hommes en colère, mais je ne vois rien à redire à sa thèse, et jusqu'à présent, aucune contradiction avec ce qui est connu de l'histoire ancienne suédoise et la géographie de la Baltique.

Merci à Genève Borod pour avoir rappelé le livre de David King à mon attention.

Sweden 1Le cratère de la météorite Siljan est localisé à 121 miles (198 km) au nord-ouest de Uppsala. Le physicien Thomas Gold (3) a décrit le forage dans le cratère Siljan, à la recherche d'hydrocarbures abiogenic profonds

Rudbeck a trouvé d'extrêmement hauts (géants) corps humain dans des tumulus à Old Uppsala, aussi il était devenu convaincu que c'était la capitale de l'Atlantide. Aujourd'hui, les monticules sont d'environ la moitié de la hauteur que ceux figurant dans l'image ci-dessous...

BurialsBurial Mounds at Old Uppsala (1690-1710)
Looking Southeast. The Uppsala Castle can be seen between the two trees on the right.
Uppsala Cathedral is partially hidden behind the right-most tree.
Erik Dahlberg, Svecia Antiqua et Hodiema, facimile, 1983

SuedegmapGoogle Earth image of present day Uppsala showing locations of the Cathedral, Castle and Ancient Mounds.

Les tumulus, situés juste à l'ouest de Gamla Uppsala sont à 2,7 miles (4,3 km) au nord de la cathédrale d'Uppsala. Ils peuvent aussi avoir été réhaussés quand l'eau s'est élevée. Le contour rouge dans l'image de premier plan correspond aux limites approximatives d'Uppsala au 17ème siècle. (Voir le schéma de la ville sur la page 8 dans le livre du roi.)

Voir l'excellente revue de Lars Walker du livre du roi à: http://brandywinebooks.net/?post_id=1899

Il serait intéressant de savoir si le détroit du Danemark a déjà été rendu non navigable à cause de la boue, de retour autour de 1500 avant notre ère. Si oui, y a-t-il des documents historiques sur le fait que les rivières et les précipitations qui alimentent la mer Baltique ont éclaté à travers les hypothétiques vasières ?

Denmark suede

Carte montrant les voies d'eau dans et autour du Danemark

Dans la section archéologie de l'article de Wikipedia sur Gamla Uppsala (Old Uppsala), il est dit : « Des gens ont été enterrés dans Gamla Uppsala depuis 2000 ans, depuis que la zone s'élevait au-dessus de l'eau. " Une autre possibilité est que l'eau couvrant la terre a reculé. Je spécule que la récession aurait été associée à la déconnexion finale des vasières mentionnées ci-dessus.

Goliath était un atlante ?

Dans l'Atlantica, Rudbeck a exprimé l'idée que les anciens Suédois (AKA Atlantes) ont maintenu une emprise sur la plupart de ce qui est maintenant l'Europe et les pays bordant la mer Méditerranée  Il a même suggéré que les alphabets hébreux et grecs étaient des dérivations de celle des Atlantes.

Une suggestion d'une telle relation se trouve dans l'Ancien Testament. I Samuel 17:3-4 ( LSG) dit :

( 3 ) Et les Philistins étaient vers la montagne d' un côté, et Israël était debout sur ​​une montagne de l'autre côté : et il y avait une vallée entre eux.
( 4 ) Et il sortit un champion hors du camp des Philistins, nommé Goliath, de Gath, dont la hauteur était de six coudées et un empan.

Ici, j'ai souligné que le mot Gath suggérait une relation possible avec l'île province suédoise de Gotland, que certains tiennent pour être le foyer d'origine des Goths.

Goliath était connu comme un géant. Sa taille décrite correspond à un être de dix pieds de haut. Il n'a cependant pas été un phénomène unique de la nature. Il était apparemment un membre d'une race de géants vivant dans Caanan.

références :

( 1 ) Rudbeck , Olof , Atlantica , Université d'Uppsala ( 1679 avec des volumes supplémentaires à travers 1700), (en latin et vieux suédois).

( 2 ) King, David, Finding Atlantis : A True Story of Genius, Madness, et une quête extraordinaire pour un monde perdu, Harmony Books , New York, (2005 ) ISBN 1-4000-4752-8, page 5.

( 3 ) Gold, Thomas, Deep Hot biosphère, Springer (1998 ).

Source : http://www.datasync.com/~rsf1/vel/atlantis.htm

 

Yves Herbo Traductions-Sciences-Faits-Histoires-29-01-2014

 

Gunung Padang : Les traces perdues de l'Atlantide à Java ?

Gunung Padang : Les traces perdues de l'Atlantide à Java ?

 

Gunungpadang mini

 

" Tout ce que nous avons appris sur les origines de la civilisation peut être erroné ", dit Danny Natawidjaja, Ph.D., géologue senior au Centre de recherche pour Géotechnique à l'Institut indonésien des sciences. " Les vieilles histoires sur Atlantis et autres grandes civilisations perdues de la préhistoire, longtemps repoussées comme des mythes par les archéologues, commencent à être prouvées vraies. "

Je grimpe avec le Dr Natawidjaja la pente raide de 300 m de hauteur, de la pyramide à degrés au milieu d'un paysage magique de volcans, de montagnes et de jungles parsemé de rizières et plantations de thé à une centaine de miles de la ville de Bandung à Java-Ouest, Indonésie.

La pyramide a été connue de l'archéologie depuis 1914, lorsque les structures mégalithiques formés de blocs de basalte en colonnes ont été trouvés dispersés parmi les arbres denses et les sous-bois qui ont recouvert son sommet. Les populations locales ont considéré le site comme étant sacré et l'ont appelé Gunung Padang, le nom qu'il a encore aujourd'hui, qui signifie " Montagne de Lumière " , ou " Montagne des Lumières " , dans la langue locale Sundanese. Le sommet, où ont été trouvés, disposés sur cinq terrasses, des mégalithes, avait été utilisé comme un lieu de méditation et de retraite depuis des temps immémoriaux, ont dit les archéologues, et cela reste vrai encore aujourd'hui.

Cependant, ni les archéologues, ni, apparemment les habitants, n'ont réalisé que la pyramide était une pyramide. Elle a été considérée comme une colline naturelle, quelque peu modifiée par l'activité humaine, jusqu'à ce que Natawidjaja et son équipe aient commencé une étude géologique ici en 2011. Et puis, le sommet avait depuis longtemps été nettoyé et les terrasses mégalithiques reconnues comme anciennes et faites par l'homme, mais aucune datation au radiocarbone n'avait été déjà faite et l'âge déjà accepté du site - d'environ 1500 à 2500 avant JC - a été fondé sur des suppositions plutôt que sur des fouilles.

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Montée des eaux : un immense aquifère découvert au Groenland bouleverse tout

Montée des eaux : un immense aquifère découvert au Groenland bouleverse toutes les données

C'est l’équipe du géographe Richard Forster qui a fait la découverte dans l'inlandsis groenlandais, plus précisément au sud-est de la calotte du Groenland. La découverte est décrite comme une immense nappe d'eau douce liquide, de 70.000 km² de surface et qui s'écoule sans arrêt dans un névé situé à plus de 10 mètres de profondeur. De quoi s'agit-il au juste ?

© NASA 2012

En principe, une nappe aquifère sur nos terres sont des formations géologiques où la roche est poreuse et laisse circuler librement l’eau. Ce sont des réservoirs d'eau renouvelables, alimentés par les rivières et autres cours d'eau pour la plupart. Mais les scientifiques ont découvert récemment plusieurs exemples de nappes phréatiques non renouvelables, prisonnières sous les océans dans des bulles de gaz bloquées par des roches non poreuses. Et le clou de cette découverte au Groenland est qu'elle ne correspond à aucun de ces types de nappes aquifères, mais que la roche poreuse y est remplacée par une saturation de glace laissant passer de l'eau douce qui ne gèle jamais de l'année.  On appelle ça un névé, une sorte d'énorme couche de neige très compactée qui ne fond pas, même à des températures au-dessus de zéro.

Et ce névé créé la surprise car aucune donnée du GIEC ou de suivi de l'évolution des fontes des glaces n'avait révélé ce genre de chose. On sait bien que la fonte de la calotte du Groenland s'est considérablement accélérée ces dernières années : le GIEC annonce dans son cinquième rapport que la fonte de la calotte du Groenland avait atteint 215 Giga-Tonnes/an entre 2002 et 2011, alors qu'elle n'était que de 34 Giga-Tonnes par an entre 1992-2001... (valeurs sûres à 99%).

Notons que les modèles de prévision climatique, dans les calculs de modifications de masses dans la calotte groenlandaise, ne pouvaient prendre en compte les mécanismes et la dynamique du stockage de l'eau douce dans les névés (non connus jusqu'à présent en cet endroit). Ces calculs ne prennent en charge que l'écoulement de l'eau de fonte se dirigeant vers les rivières et lacs de surface, puis les courants sous-glaciaires en profondeur. Cette nouvelle découverte va donc permettre d'affiner le suivi de la fonte de cette immense calotte glaciaire (il faut prévoir au minimum une élévation générale des eaux de 6 mètres si elle fondait intégralement !) et de comprendre éventuellement ou confirmer les raisons de cette accélération des fontes.

Cette étude, publiée dans la revue Nature Geoscience, fait suite à deux années d'analyses de données concernant une région du sud-est de la calotte groenlandaise qui possède des caractéristiques particulières : elle reçoit 32 % du total de la neige annuelle alors qu'elle ne fait que 14 % du quart sud-est de l'inlandsis. Dès 2010, Richard Forster étudiait la zone à l'aide de données radar (prises au sol et d'avion) de la NASA, puis a réalisé trois forages pour analyser les carottes de glace. L'année suivante, quatre autres forages plus profonds ont été effectués, et de l'eau liquide a été trouvée à 10 et 25 mètres de profondeur.

© YouTube, University of Utah

Pour l'instant, tous les spécialistes reconnaissent que ces nouvelles données sont très importantes, mais que leur impact est encore inconnu dans l'équation. Il pourrait être positif comme négatif, suivant qu'il conserve effectivement l'eau de fonte et aide à ralentir les effets du changement climatique, ou au contraire, que la circulation aisée de l'eau douce entre les cristaux de glace pourrait agir comme un lubrifiant et amplifier le déplacement de la glace et banquise vers les océans et donc empirer le tout. Certains pensent déjà que l'accélération de la fonte ici pourrait être aussi due à ces névés qui sont peut-être récents et eux-mêmes les premières conséquences du réchauffement du thermomètre... on pourrait peut-être d'ailleurs faire un parallèle avec l'Antarctique, qui a vu son inlandsis augmenter beaucoup ces derniers temps : des névés s'y créent aussi ? Accélérant aussi la chute de la banquise des montagnes dans l'océan ?

Yves Herbo-SFH-12-2013

Des cristaux extra-terrestres trouvés sur le site de la Tunguska ?

Des cristaux extra-terrestres trouvés sur le site de la Tunguska ?

Suite des articles sur l'événement de Tunguska en 1908 : Part 1Part 2 ,Part 3, Part 4, Part 5  + http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/astronomie-espace/evenements-de-la-toungouska-1908-du-nouveau.html

Un rappel intéressant des phénomènes qui ont suivi l'énorme explosion qui s'est donc produite ce 30 juin 1908 vers 7h15 du matin, par OVNIS-Direct :

" L'objet est tombé à 60 km de la petite ville de Vanavara et l'onde de choc est comparable à 1 000 bombes d'Hiroshima. Il aurait fallu produire 10 à 20 mégatonnes de TNT pour réaliser un tel effet. Des perturbations auraient été observées à plus de 1500 km du lieu d'impact, des couchers de soleil inhabituels très colorés et une luminosité exceptionnelle en pleine nuit ont été signalés dans de nombreux pays ainsi qu'en Europe de l'Ouest, en Scandinavie et en Russie.

Des milliers de tonnes de poussières auraient créé un énorme nuage qui assombrit le ciel de Californie quinze jours plus tard.
Les habitants de ces régions lointaines du crash pensaient que le ciel s'était embrasé. Des baromètres sensibles en Angleterre détectèrent l'onde de choc atmosphérique.

Il n'y aurait eu, selon les autorités russes, aucune victime même si on sait qu'à cette époque le bloc impérial passa l'évènement sous silence et qu'aucune allusion n'avait été faite dans la presse internationale. On peut donc supposer qu'il y avait eu des morts suite à cet étrange événement. Les arbres furent brûlés sur un rayon de 10 km et déracinés par l'onde de choc sur 100 km.

Suite à l'explosion, le séismographe de l'Observatoire d'Irkoutsk enregistra un séisme de magnitude 5 qui dura 51 minutes.
D'inhabituelles perturbations dans le champ magnétique terrestre et des tempêtes magnétiques semblables à celles produites lors de tests nucléaires dans l'atmosphère avaient été rapportées. (YH : tests qui n'auraient pu être comparés ou connus en 1908 à priori...)
La tempête magnétique aurait été si intense que les boussoles de l'Observatoire d'Irkoutsk furent inutilisables à 977 Km de l'épicentre. (...)

Les expéditions modernes n'ont à ce jour récolté aucun fragment de la météorite mis à part de petites sphérules de silicates et de métal dont certaines renferment des gaz. On sait que la formation de telles structures n'est possible qu'à de très hautes températures.
Des expéditions organisées en 1928 et 1939 ne donnèrent aucun résultat de météorites. Mais notons que la croissance des végétaux dans cette région serait de l'ordre de 5 à 10 fois plus rapide que la normale d'après les chercheurs soviétiques. Des mutations seraient même apparues sur des espèces d'insectes.
Mais des chercheurs européens contestent fermement cela. Il y a donc un doute sur ces mutations qui ne pourraient être dues qu'à une augmentation de la radioactivité. Les témoins sibériens ont parlé d'un gigantesque nuage de fumée après l'explosion, ce qui fait penser au champignon provoqué par les armes nucléaires.

L'écrivain Russe Alexandre Kazantsev émit la première hypothèse concernant un vaisseau spatial en perdition qui aurait été vaporisé en vol (thèse aussi défendue par Matest Agrest).
Selon lui, étant donné que le vaisseau était équipé d'un moteur à propulsion nucléaire, on aurait l'explication des arbres encore debout à l'épicentre et couchés autour ainsi que le nuage en forme de champignon.
De plus, des cas de maladies de peau dans la région concernée par l'explosion ont été répertoriés ainsi qu'une poussée de la végétation anormale comme il a été mentionné précédemment. On a tous les effets similaires à la bombe d'Hiroshima.

Notons qu'un certain professeur Weber faisait état d'une forte perturbation géomagnétique observée dans un laboratoire de l'université de Kiel en Allemagne.
Le phénomène dura pendant les trois jours qui précédèrent l'intrusion de la météorite de Toungouska et prit fin dans l'heure même où le bolide explosa au-dessus du plateau central sibérien.
À la mine de Stepanovsky (non loin de la ville d'Yuzhno-Eniseisk), un séisme advint trente minutes avant la chute de la météorite.
Un témoin de l'événement, posté près d'un petit lac, sentit le sol trembler sous ses pieds.

En 1994, Alexandre Rempel, chercheur de Vladivostock qui a enquêté sur l'affaire de la Toungouska et les ovnis, disparaît. On n'aurait plus de traces de ces dossiers et archives relatifs à ces sujets. Mystérieux non ?
Des spécialistes d'une revue scientifique russe estimaient en 1984 que la zone de Toungouska, s'avérait être une " zone géomagnétique à part sur la planète ". Elle était qualifiée " d'anomalie magnétique de la Sibérie orientale ".


D'autre part, on a l'hypothèse de Yuri Lavbin, chef de l'expédition de 2004 travaillant depuis 12 ans sur le mystère de Toungouska, qui prétend qu'une comète qui se dirigeait vers la terre s'était désintégrée volontairement dans sa course avant l'impact au sol par une " mystérieuse machine volante " qui aurait fait les frais de l'opération.
Il déclara même : " nous avons été sauvés par une civilisation supérieure ".

Lavbin est rejoint par l'enquêteur russe Valery Uvarov, chef de département des sciences, des techniques et des recherches sur les Ovnis basé à St Petersbourg, qui dit que la gigantesque météorite n'a pas percuté la terre, car elle a été détruite en haute altitude, non par son entrée dans notre atmosphère, mais parce qu'elle a été interceptée par une technologie ET qui aurait généré de l'énergie électromagnétique et produite d'immenses " boules de lumières ". Un missile aurait détruit une météorite qui se dirigeait sur terre.

Quant au missile, il aurait eu pour origine une installation secrète à plusieurs centaines de kilomètres au nord de Toungouska et dont on ne connaîtrait l'origine.
Il dit que deux mois avant l'explosion de Toungouska, les animaux auraient quitté la région vu que l'installation s'était mise en marche pour traiter l'astéroïde. Les niveaux de radiations auraient en même temps augmenté.

Ces informations concernant Valery Uvarov proviennent en partie d'une interview du rédacteur en chef de " UFO Magazine ". Cela a été retranscrit par le magazine Australien Nexus en juillet 2003 et finalement, la version francophone, dans Nexus édition française à l'automne 2003.

Est-ce que Valery Uvarov pense vraiment ce qu'il affirme, ou n'est-il que le pion d'une gigantesque campagne de désinformation de la part des Russes ? "

Lavbin

L'ufologue de Krasnoyarsk, Yuri Lavbin et son équipe trouvent en 2004, sur le site de l'écrasement de la météorite de Tunguska, près de la rivière Podkamennaya de Tunguska, quelques rares fragments des plus rare des minéraux, qui ne sont pas trouvés dans la nature. Un des débris se compose d'un alliage rare résistant à des températures jusqu'à 3000 degrés Celsius et qui n'a pas peur de l'impact d'acides concentrés. Vous ne pouvez l'obtenir que dans un laboratoire, et ce processus est très coûteux.
Ont également été découverts d'autres minéraux trop artificiels et trop légèrement inférieurs à la solidité du diamant. Mais notre monde n'a jamais produit de tels minéraux de si grande taille. Des minéraux recouverts de motifs fantaisistes ou géométriques, comme de très anciennes inscriptions.

En octobre 2013 est diffusé en direct un débat animé par l'auteur et présentateur Leonid Feldman (Center for Russia, Krasnoyarsk) entre Yuri Lavbin - President of the Foundation "Tunguska Space Phenomenon", Aleksandr Andreev - Géologue réputé et Ivan Olgin - un natif tungusyatnik et connaisseur de la culture locale. En VO malheureusement non sous-titrée (en russe Google), mais on remarque que le géologue récupère plusieurs fragments cités par Olgin ou Lavbin et est très intéressé, il confirme au visuel que ces pierres ont subi de très fortes températures :

" Il parle d’une expérience qui a été faite sur les cristaux : les scientifiques ont essayé de refaire les même dessins sur les pierres que ceux qui s’y trouvaient au départ avec un laser sophistiqué. Quelle ne fut pas leur surprise de réaliser que le laser (qui habituellement découpe en morceaux les objets en métal) ne put faire que de faibles rayures à peine visibles. Les pierres portent un système de lignes et de cercles différents.  "

Autres Liens : http://macedoniaonline.eu/content/view/6868/56  + http://www.mysteredumonde.com

Yves Herbo-SFH-11-2013

Les Indiens d’Amérique seraient en partie originaires d’Europe

Les Indiens d’Amérique seraient en partie originaires d’Europe

Qui étaient les premiers êtres humains à conquérir l’Amérique ? Si l’on admet depuis longtemps qu’ils sont issus de populations ayant vécu en Extrême-Orient, ils seraient le fruit d’une union avec un autre groupe d’humain, venu d’Europe. C’est du moins ce que révèle un génome vieux de 24.000 ans.

L’une des particularités de notre espèce est qu’elle a colonisé le monde entier, à l’exception des terres (ou plutôt des glaces) trop inhospitalières de l’Antarctique (et encore, nous n'en savons rien par manque d'études locales !). Si les Hommes sont nés en Afrique, ils n’y sont pas tous restés. Certains ont migré, à la découverte de mondes nouveaux, et sont devenus des pionniers, ou ont parfois rencontré des populations humaines déjà présentes avant eux, avec lesquelles ils se sont mélangés.

Tant bien que mal, les paléoanthropologues arrivent partiellement à reconstruire certains de ces mouvements migratoires, surtout grâce à l’ADN, lorsqu’ils peuvent en récupérer des échantillons. Et Eske Willerslev, chercheur à l’université de Copenhague (Danemark), s’est rendu en 2009 au musée de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg (Russie), pour y récolter un échantillon d’ADN depuis les restes fossilisés d’un enfant mort à Mal’ta, en Sibérie, il y a 24.000 ans. Il s’agit des plus anciennes traces de génome des Hommes modernes. Que peut-on en tirer ?

L’analyse du scientifique et de son équipe révèle des informations probablement importantes pour expliquer la conquête de l’Amérique depuis le détroit de Béring par l’Homme. Dans Nature, ils lèvent le voile sur un mystère qui intriguait les scientifiques depuis longtemps en expliquant que certains des ascendants de ces populations ayant colonisé le Nouveau Monde venaient en fait d’Europe, et pas seulement d’Extrême-Orient.

Le garçon de Mal’ta, un Européen à la croisée des chemins

Jusqu’à présent, les scientifiques étaient un peu dans le flou. L’histoire veut que les premiers Américains, ancêtres des Indiens d’Amérique, aient traversé le détroit de Béring à pied, il y a environ 15.000 ou 16.000 ans, avant de se répandre progressivement sur tout le continent. L’hypothèse la plus plausible considère que cette population pionnière venait de l’Asie de l’est. Mais les analyses génétiques ne semblent pas aussi formelles : s’il existe inéluctablement un lien, les Amérindiens portent également les traces caractéristiques des Européens. Une anomalie que certains scientifiques veulent expliquer en imaginant une migration à travers l’Atlantique depuis le Vieux continent, hypothèse jugée par d’autres comme un peu trop fantasque…

Aujourd'hui, l'Alaska (États-Unis, à droite) et la Tchoukotka (à gauche, Russie) sont aujourd'hui séparés de moins de 100 km. Il y a 15.000 ans, alors que la Terre n'était pas encore sortie d'une ère glaciaire, ces deux régions étaient reliées par la glace. Les populations de l'époque ont pu aller d'un continent à l'autre avant que la mer de Béring ne les sépare. © DrJohnBullas, Flickr, cc by nc nd 2.0

Le garçon de Mal’ta pourrait détenir la clé du problème. Les analyses de son ADN mitochondrial, permettant de retracer la lignée maternelle, montrent qu'il était porteur de ce que les scientifiques appellent l’haplogroupe U, caractéristiques des populations d’Europe, du nord de l’Afrique et d’Asie méridionale. En revanche, on n’en avait jamais retrouvé les traces jusqu’aux rives du lac Baïkal, où l’on pensait que seules des peuplades extrême-orientales avaient pu vivre. L’échantillon était-il contaminé ?

Eske Willerslev l’a cru, et a même mis ses résultats de côté durant une année. Puis il s’est intéressé au chromosome Y de l’enfant de Mal’ta, qui retrace quant à lui la lignée paternelle. À sa grande surprise, les résultats confirment les précédents. Plus fort encore : les scientifiques ont même retrouvé des marqueurs génétiques caractéristiques des populations amérindiennes, déjà présentes avant le débarquement de Christophe Colomb et des conquistadors après lui.

Les premiers Américains n’ont-ils que 15.000 ans ?

Pour les auteurs, le verdict est clair : la lignée de cet enfant s’est mélangée, et à plusieurs reprises, avec une population d’Extrême-Orient, et ce sont leurs descendants qui sont partis conquérir l’Amérique. L’idée est la suivante : des peuples d’Asie orientale seraient remontés vers le Nord, où ils auraient croisé des groupes humains venus d’Europe ou d’Asie occidentale.

C’est une hypothèse qui se tient. Mais il reste à déterminer s’il y a eu un seul ou plusieurs mouvements migratoires de l’Asie vers l’Amérique. La question reste en suspens.

D’autre part, une étude tout juste publiée dans Proceeding of Royal Society B pourrait remettre à plat toute l’histoire. Ce travail s’est focalisé sur des fossiles de paresseux géants datés d’il y a 30.000 ans, et semble révéler des marques d’agressions humaines sur les squelettes retrouvés. Des Hommes auraient-ils vécu au Nouveau Monde depuis si longtemps ? Les auteurs le pensent, et suggèrent même une migration directement depuis l’Afrique, dans des temps plus anciens encore, sur des bateaux qui auraient tenté leur chance vers l’ouest, et quelques-uns d’entre eux, portés par les vents et les courants, auraient pu atteindre les côtes du Brésil. Il se pourrait donc qu’il reste encore beaucoup de mystères à révéler.

Source - Par Janlou Chaput - Futura-Sciences

YH : Les découvertes faites il y a des années par une malheureuse archéologues (qui a été dénigrée) au Brésil démontrant une ancienneté de certains artéfacts à + de 20000 ans risquent enfin d'apparaître sous un nouveau jour...

Yves Herbo-SFH-11-2013

L'Antarctique nous préparerait-il une mauvaise surprise ?

L'Antarctique nous préparerait-il une mauvaise surprise ?

Surface du trou d'ozone au-dessus de l'Antarctique

Le dernier bulletin sur la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique de l’organisation météorologique mondiale révèle que la surface moyenne du trou d’ozone au-dessus de l’Antarctique, sur les dix derniers jours de septembre 2013, était de 20,9 millions de km2 (données de l'Institut météorologique royal des Pays-Bas, KMNI). C’est plus qu’en 2012, mais moins qu’en 2011. La déperdition de gaz moyenne pour la même période était de 19,59 mégatonnes, ce qui est plus qu’en 2010 et 2012, mais moins qu’en 2011.

Avec la hausse des températures faisant suite à l’hiver austral, le taux de destruction d’ozone va reculer. Il est encore trop tôt pour pouvoir donner un chiffre définitif du degré de déperdition pour 2013. Les données dont on dispose indiquent que, cette année, le trou d’ozone est de plus grande taille qu’en 2012, voire qu’en 2010, mais plus petit que celui observé 2011.

Le bulletin sur la couche d’ozone se fonde sur des observations au sol, à partir de ballons et de satellites météorologiques relevant du programme de veille de l’atmosphère globale de l’OMM et de son réseau de stations scientifiques situées dans certaines des régions les plus inhospitalières du globe. La plupart des stations ont fait état de signes manifestes de déperdition d’ozone. Le 17 septembre 2013, par exemple, le trou d’ozone s’étendait jusqu’à la pointe du continent sud-américain et affectait des zones habitées comme Ushuaïa et Río Gallegos. De tels épisodes se produisent généralement quelques rares fois entre septembre et novembre. En novembre, notamment, lorsque le soleil est haut dans le ciel, ils peuvent conduire à une hausse sensible de l’intensité de rayonnement solaire ultraviolet qui touche la surface de la terre.

Les conditions météorologiques observées dans la stratosphère antarctique pendant l’hiver austral (de juin à août) déterminent l’évolution du trou d’ozone se reformant tous les ans. Les dix derniers jours de septembre sont traditionnellement la période où le trou d’ozone atteint sa superficie maximale. Le trou d’ozone le plus important, à presque tous les égards, a été observé en 2006. Un accord international interdisant les principales substances qui appauvrissent l’ozone a stoppé la poursuite de la destruction de la couche d’ozone (YH : non, toutes ne sont pas encore arrêtées puisqu'on a des dates d'arrêts jusqu'en 2029, voir + pour certaines substances et pays...). Néanmoins, d’importants trous d’ozone devraient encore perdurer au cours des prochaines décennies. (YH : la durée de survie d'un tel aérosol est estimée maintenant à + de 100 ans...)

Source : http://www.meteo-paris.com/actualites/surface-du-trou-d-ozone-au-dessus-de-l-antarctique-17-novembre-2013.html

Le trou d'ozone de l'Arctique en expansion !

2 millions de kilomètres ou 5 fois la surface de l’Allemagne ! La Nasa a observé en mars 2013 un trou spectaculaire dans la couche d’ozone au-dessus de l’Arctique. Il égale ainsi celui déjà enregistré au-dessus de l’Antarctique. Sur l’image, le violet et le gris montrent des niveaux très bas d’ozone dans la stratosphère (entre 15 et 50 kilomètres d’altitude) tandis que le bleu foncé figure de grosses quantités de monoxyde de chlore, signes de la destruction de l’ozone.

Le froid inhabituel enregistré cet hiver dans la région du pôle Nord serait le facteur principal de la destruction de cette couche protectrice. En effet, l’ozone stratosphérique est détruit lorsque les températures descendent en dessous de -80°C. Une fois formé, le trou se serait déplacé durant une quinzaine de jours au-dessus de l’Europe de l’Est, de la Russie et de la Mongolie, exposant les populations à des niveaux élevés de rayons UV. Source : http://www.terraeco.net/Un-trou-spectaculaire-dans-la,19498.html

Évolution du "trou" d'ozone en Arctique

En Arctique (pôle nord), les températures hivernales sont en moyenne plus élevées qu'au pôle Sud et les conditions météorologiques varient beaucoup d'une année à l'autre. Les conditions ne sont donc pas toujours réunies pour qu'une diminution importante d'ozone y soit observée (INSU, 04/2011). Toutefois, une étude publiée dans la revue Nature souligne que les trous d'ozone dans l'Arctique sont possibles même avec des températures beaucoup plus douces que celles de l'Antarctique.

Début 2011, pour la première fois dans l'histoire des relevés, un trou comparable à celui observé annuellement au dessus de l'Antarctique, s'est formé au dessus des régions boréales. Au plus fort du phénomène, la perte d'ozone a dépassé 80% à plus de 18-20 km d'altitude. D'une taille d'environ 2 millions de km², ce trou, d'une taille inégalée, s'est déplacé durant une quinzaine de jours au-dessus de l'Europe de l'Est, de la Russie et de la Mongolie, exposant parfois les populations à des niveaux élevés de rayonnements ultraviolets, selon les chercheurs.

Suite ici : http://www.notre-planete.info/environnement/trou-couche-ozone.php


Un volcan gît-il sous un kilomètre de glace en Antarctique ?

Cette carte permet de visualiser la position de la terre Marie Byrd, dans l’ouest de l’Antarctique. Ce territoire n’est actuellement réclamé par aucun pays, ce qui signifie qu’il s’agit de la seule région au monde avec le Bir Tawil dont aucun pays ne revendique la souveraineté. © CIA World Factbook, Wikimedia Commons, DP

En Antarctique occidental, des mouvements de magma dans la croûte terrestre trahiraient l'existence d'un volcan actif ou en passe de le devenir sous plus d'un kilomètre de glace. Pouvant survenir à tout instant, son éruption aurait néanmoins peu de chances de percer la calotte glaciaire. En revanche, la chaleur libérée pourrait accélérer son coulissement et ainsi participer à l'élévation du niveau des océans.

Le continent Antarctique est à 98 % recouvert d’une couche de glace de 1,2 km d’épaisseur en moyenne, ce qui n’a pas empêché quelques volcans d’y apparaître par le passé. Sur la terre Marie Byrd, dans la partie occidentale, il existe par exemple une chaîne volcanique visible en surface qui s’étend linéairement selon un axe nord-sud, sachant que l’âge des volcans qui la composent décroît dans cette direction.

À l’extrémité septentrionale de l’Executive Committee Range se trouve le pic Whitney, apparu voici 13,7 à 13,2 millions d’années, tandis que le mont Waesche est sorti de terre il y a moins d’un million d’années à l’extrémité méridionale. Depuis lors, aucun indice trahissant une éventuelle activité magmatique n’a été trouvé… jusqu’à la mise en place par des scientifiques d’un réseau de sismographes entre 2007 et 2010. Son but premier était de récolter des informations sur les mouvements des plaques impliqués dans la formation et l’expansion du grand rift ouest-antarctique, mais il a finalement servi à autre chose.

En janvier-février 2010 et en mars 2011, les détecteurs ont enregistré deux essaims sismiques caractérisés par des ondes P et S étonnamment lentes. Intrigués, Amanda Lough et ses collègues ont décidé d’exploiter les sismographes pour localiser la source des vibrations et en déterminer la cause. Cette chercheuse de l’université Washington de Saint-Louis (États-Unis) vient de livrer les résultats de l’investigation dans la revue Nature Geoscience. Un volcan inconnu jusqu’alors serait actif ou en passe de le devenir sous plus d’un kilomètre de glace.

Un volcan invisible impliqué dans la hausse du niveau des océans

Les ondes sismiques ont été générées entre 25 et 40 km de profondeur, environ 55 km au sud du mont Waesche. Détail curieux, cette localisation se trouve exactement dans l’alignement de l’Executive Committee Range, là où l’on pourrait s’attendre à voir apparaître un nouveau volcan au vu de l’histoire géologique de la région. La source n’a pas été identifiée avec certitude, mais plusieurs éléments suggèrent qu’il s’agirait de mouvements de magma propres à ceux observés sous des volcans, parfois à l’approche d’une éruption. En effet, de tels signaux ont déjà été enregistrés en d'autres points du globe, comme à Hawaï.

Par ailleurs, des données géomagnétiques ont confirmé l’existence d’un léger renforcement du champ magnétique terrestre au niveau de la zone concernée. De plus, une cartographie radar a révélé un gonflement à la surface du sol. Or, ces deux phénomènes trahissent régulièrement l’existence d’une activité magmatique dans la croûte terrestre. Notons qu’une couche de cendres a été localisée au-dessus de la zone cible grâce au radar, à 1.400 m de profondeur. Cependant, elles auraient été émises par le mont Waesche voilà 8.000 ans.

Selon les scientifiques, une éruption pourrait survenir à tout instant, mais elle aura peu de chance de faire fondre l’épaisseur de glace qui surplombe le volcan (entre 1,2 et 2 km par endroit). Attention, cela ne signifie pas qu’elle sera sans conséquence. La chaleur dégagée par la libération de la lave pourrait faire fondre la calotte glaciaire par en dessous, ce qui générerait beaucoup d’eau, au point de lubrifier anormalement le mouvement descendant de la glace en direction de l’océan. Ainsi, s’il entre en éruption, le volcan pourrait insidieusement participer à l’élévation du niveau des mers, avec une importance qui reste à déterminer.

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences - http://www.nature.com/ngeo/journal/vaop/ncurrent/full/ngeo1992.html

Yves Herbo-SFH-11-2013

Un gros impact d'astéroide au Canada il y a des millions d'années ?

Un gros impact d'astéroïde au Canada il y a des millions d'années ?

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Ce rapport qui a tout de même tardé à apparaître (découverte en 2001) laisse en plus un goût d'inachevé et d'une mise en suspension assez décevante pour des raisons financières (comme souvent). Je ne peux m'empêcher de faire un certain rapprochement entre cette découverte et ses développements et celle, plus récente, de la ou des anomalies dans la Mer Baltique. En effet, même si les dimensions sont évidemment d'une autre nature et que ce cratère, nommé maintenant le Cratère Corossol, laisse moins de choix que l'anomalie de la Baltique quant à ses possibilités d'existence, on avance pareillement par hypothèses (ici cratère de volcan ou cheminées, gros banc de sel ou impact météoritique) et on étudie la géologie locale, puis on finit par prélever des échantillons. Un échantillon remonté présente des anomalies de fusion minérales à 1600°C environ et on pense que la thèse de la météorite tient suffisamment la route pour publier dans deux revues scientifique sérieuses et envisager un carottage local. Dans la Mer Baltique, tout pareillement, un plus grand nombre d'hypothèses ont été émises (dues à la nature et forme de l'anomalie de 60 mètres de diamètre, sa profondeur) et des prélèvements d'échantillons ont été effectués. Et les analyses ont également confirmé une fusion de minerais de certaines roches à des températures de 1300°C !! Étonnante ressemblance de cas pourtant très différents de par leurs natures et aussi une grande différence de traitement scientifique... pour un intérêt scientifique pourtant tout aussi égal pour un honnête scientifique... Yves Herbo

meteorite-sept-iles.pngImage du cratère situé au large de la baie de Sept-Îles, obtenue par sondages à haute résolution.
Sa profondeur maximale atteint 250 mètres, son diamètre de 4 kilomètres, ce qui témoigne de la force de l'impact.

" Une météorite de 4,1 km de diamètre s'est écrasée tout près de Sept-Îles... il y a plusieurs millions d'années. C'est l'explication la plus vraisemblable à laquelle arrive un groupe de chercheurs dirigé par Patrick Lajeunesse, professeur du Département de géographie et chercheur au Centre d'études nordiques, qui a étudié une anomalie sous-marine découverte il y a 12 ans, en face de cette ville de la Côte-Nord du Canada.

En 2001, lors d'une opération de cartographie de l'habitat du homard, des employés du Service hydrographique du Canada ont repéré, au large de la baie de Sept-Îles, à 40 mètres de profondeur, une étrange structure de forme circulaire. "L'hypothèse d'un cratère d'impact météoritique avait été avancée, mais ce secteur a une géologie complexe. Il pouvait aussi s'agir de cheminées de volcan ou de remontées de sel", signale Patrick Lajeunesse. Pour en avoir le cœur net, son équipe a effectué des sondages à haute résolution dans ce secteur en 2005, 2006 et 2010. Les résultats, qui seront publiés dans la revue scientifique Meteoritics and Planetary Science, plaident en faveur de la chute d'une météorite.

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Le cratère qui a résulté de cette collision est plus grand que celui du Nouveau-Québec (3,4 km). Sa forme est celle d'un cercle presque parfait au centre duquel se trouve un noyau surélevé. Il s'agit de matériaux qui ont été déplacés vers le haut à la suite de l'impact, comme lorsqu'une goutte d'eau tombe dans un liquide, explique le professeur Lajeunesse. De plus, le cratère présente une série de trois anneaux concentriques. "Sa morphologie et sa géométrie sont semblables à celles des cratères d'impact météoritique", résume-t-il.

On ignore encore à quel moment l'écrasement de cette météorite est survenu. "Nous savons que l'événement s'est produit il y a au moins 2,6 millions d'années, mais il pourrait remonter à aussi loin que 470 millions d'années. La météorite est sans doute tombée sur la terre ferme alors que le niveau marin était plus bas qu'aujourd'hui", avance le professeur Lajeunesse.

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Un échantillon de roche recueilli à la surface du cratère a révélé la présence de minéraux produits par fusion à des températures dépassant 1600 degrés Celsius. "C'est le genre de température que peut produire l'écrasement d'une météorite", précise le chercheur. Toutefois, on ne peut écarter la possibilité que ce fragment provienne d'ailleurs et qu'il ait été transporté sur le site par les glaciers, reconnaît-il. "Pour apporter une preuve irréfutable à la thèse du météorite, il faudrait forer le cratère et trouver des traces de fusion dans les échantillons prélevés. Des travaux de terrain de cette nature sont toutefois très coûteux. Avant de nous attaquer à pareil projet, nous devions faire la démonstration que l'hypothèse du cratère météoritique tenait la route."

La découverte de cratères météoritiques et la datation de ces structures revêtent un grand intérêt pour les scientifiques parce qu'elles permettent d'expliquer des fluctuations dans les climats du passé. "Un météorite comme celui qui a formé le cratère près de Sept-Îles met en suspension d'énormes quantités de poussières qui peuvent perturber, pendant des années, les conditions climatiques à l'échelle continentale."

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L'étude qui paraît dans Meteoritics and Planetary Science est signée par Patrick Lajeunesse (Géographie) et Jacques Locat (Géologie et génie géologique), de l'Université Laval, Guillaume St-Onge, de l'UQAR, Mathieu J. Duchesne, de la Commission géologique du Canada, Michael Higgins, de l'UQAC, Richard Sanfaçon, du Service hydrographique du Canada, et Joseph Ortiz, de l'Université Kent State. "

Source : http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=12192

« Il y a des espèces de gouttes qui indiquent clairement la fusion d'un minéral, a expliqué Guillaume St-Onge de l'Institut des sciences de la mer à Rimouski. Ça prend des températures extrêmement élevées pour créer ce genre de fusion. On ne retrouve pas ces températures dans la formation de roche sédimentaire normale.»

Le cratère est bien conservé, et bien qu'il soit situé sous l'eau, il est relativement accessible. La découverte intéresse les scientifiques de partout dans le monde.« Ils sont très intéressés puisqu'ils le trouvent petit en taille pour avoir des anneaux concentriques et un dôme surélevé au centre, a ajouté Guillaume St-Onge. Ça laisse présager de belles collaborations futures. Ces collaborations seront importantes pour aller forer directement dans la structure. »

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En effet, le prélèvement d'autres échantillons de roches au cours des prochaines années permettra de dater de façon précise la formation du cratère.

Mais déjà, les premières analyses permettent de rejeter une hypothèse avancée récemment par des scientifiques américains. Ils avaient associé ce cratère à une baisse importante des températures survenue il y a 12 000 ans qui a entraîné la disparition des grands mammifères d'Amérique du Nord.

Le cratère du Corossol cache donc encore beaucoup de secrets. Mais ses caractéristiques particulières et l'intérêt qu'il suscite auprès des scientifiques permettront sûrement de pousser davantage la recherche et de faire un lien entre la chute de la météorite et des changements climatiques passés. "

Source : http://www.journaldemontreal.com/2013/10/26/le-secret-revele-une-meteorite-ecrasee-en-cause

" Il manque encore toutefois un morceau important à ce casse-tête : un morceau de météorite. M. Lajeunesse et son équipe n’ont pas pu en trouver parce que leur équipement ne leur permettait pas de forer à plus de 9 mètres sous le fond marin. Or, il y a environ 50 mètres de sédiments qui se sont accumulés au fond du cratère depuis sa formation. Avant d’avoir trouvé cette preuve directe, dit le géologue, il faudra parler d’un cratère météoritique au conditionnel, même s’il y a peu de chance pour qu’il ait une autre origine. "

Yves Herbo-SFH-11-2013

Climat : actualité des modifications climatiques

Climat : actualité des modifications climatiques

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En Arctique, les 100 dernières années sont les plus chaudes depuis 44000 ans minimum

ilebaffin-arctic.pngL'île de Baffin est dans l'est du Grand Nord canadien. On compte actuellement 11.000 habitants, pour une île qui fait plus de 500.000 km2 de surface. Si on ne compte pas l'Australie, l'île de Baffin est la cinquième plus grande au monde. © Ansgar Walk, Wikipédia, cc by sa 2.5

Le réchauffement que connaît actuellement l’Arctique n’a pas été égalé depuis au moins 44.000 ans. Pour la première fois, une équipe scientifique montre, preuves à l’appui, que le réchauffement actuel dans l’est du Grand Nord canadien défie la variabilité naturelle du climat.

Depuis les années 1970, la banquise arctique perd 12 % de sa surface totale par décennie. Le Giec rapporte par ailleurs que la fonte de la calotte polaire groenlandaise s’est accélérée, elle perdait 34 Gt d’eau par an entre 1992 et 2001, et six fois plus entre 2002 et 2011. Il n’y a pas de doute, le pôle Nord réagit au changement climatique, mais le débat sur le rôle de l’activité anthropique est toujours aussi vif. Pour une équipe de l’université du Colorado à Boulder, le constat est sans appel, le réchauffement actuel se détache de tout ce qui a pu être attribué à la variabilité naturelle du climat.

Preuves à l’appui, l’équipe montre que la température estivale dans l’est du Grand Nord canadien est plus haute ces 100 dernières années que durant n’importe quel siècle des dernières 44.000 années. Il est même probable qu’elle majore la température des siècles survenus jusqu’à voilà 120.000 ans. Leurs résultats, publiés dans les Geophysical Research Letters constituent la première preuve directe que le pic de température actuel dépasse celui du début de l’Holocène, où l’hémisphère nord recevait pourtant 9 % de rayonnement solaire supplémentaire.

L’équipe de l’université du Colorado, menée par le chercheur Gifford Miller, base ses résultats sur la datation au radiocarbone de plantes de la toundra, de plus en plus apparentes avec le recul des glaciers. Les scientifiques en ont daté plus de 145, découvertes en différents points géographiques de l’île de Baffin. C’est la plus grande île canadienne, et la sixième plus grande au monde. La majeure partie de l’île est située dans le cercle arctique, et le terrain y est si plat que le paysage emprisonné sous les glaces est resté quasiment intact au fil du temps. En quatre points différents de l’île, la datation au carbone indique que les plantes n’ont pas été exposées aux éléments depuis 44.000 à 51.000 ans.

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Le chercheur Gifford Miller est recueille des racines de plantes, qui jusqu'à il y a encore peu était emprisonnées dans la glace. © Gifford Miller, Université du Colorado

Depuis 20 ans, le recul des glaces sur l’île de Baffin est drastique

Comme la datation au carbone n’est fiable que pour une période de 50.000 ans, il est impossible d’utiliser la méthode pour déterminer si les plantes sont encore plus vielles que cela. Toutefois, les données d’archives géologiques de carottes indiquent qu’au-delà de 50.000 ans, la Terre était en période de glaciation. D’après ces données géologiques, il faudrait remonter au moins jusqu’à 120.000 ans de cela pour retrouver les même conditions de température qu’aujourd’hui.

La clé de l’étude est bien là. L’augmentation de température actuelle défie la variabilité climatique naturelle. « Bien que la température de l'air en Arctique augmente depuis 1900 environ, le réchauffement le plus important sur l’île de Baffin a vraiment commencé dans les années 1970, explique Gifford Miller dans un communiqué de l’université du Colorado. Au cours de ces 20 dernières années, le réchauffement de la région a été tout simplement sensationnel. Toute la glace de l'île de Baffin est en fusion, et nous nous attendons à ce que les calottes glaciaires disparaissent à terme, même s'il n'y a pas de réchauffement supplémentaire. »

Par Delphine Bossy, Futura-Sciences

L'eau de surface se raréfie dans le sud de la France

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Une étude réalisée par l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema) et l'Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (Irstea) montre que sous l'impact du changement climatique, l'eau de surface se raréfie dans le sud de la France.

Ce qui est longtemps resté une hypothèse est à présent confirmé. Au-delà de la pression grandissante imputable à la démographie et à l'urbanisation, à l'agriculture et à l'énergie, l'augmentation des températures moyennes – qui a d'ailleurs un impact plus sensible que les modifications du régime des précipitations – suscite une aggravation des sécheresses.

L'étude de l'Onema s'appuie sur le patrimoine statistique exceptionnel de la France dans ce domaine. Les auteurs – Ignazio Giuntoli, Pascal Maugis, Bénédicte Augeard et Benjamin Renard – ont analysé les données collectées quotidiennement par 236 stations hydrométriques en métropole et 14 dans les départements d'Outre-mer depuis au moins quarante-cinq ans. Celles-ci mesurent l'importance des étiages (lorsque le niveau de la rivière est au plus bas), le débit annuel moyen, les hautes eaux.

SÉVÉRITÉ ET PRÉCOCITÉ DES PÉRIODES DE SÉCHERESSE

Les stations sélectionnées analysent des cours d'eau qui n'ont pas été bouleversés de façon conséquente soit par la construction d'un barrage hydroélectrique ou de tout autre aménagement, soit parce que ces rivières n'ont pas subi de prélèvements importants sur une longue période. Ces données journalières ont été passées au crible : la sévérité des étiages en particulier, c'est-à-dire l'importance du déficit en eau, la durée de la période de sécheresse et la précocité à laquelle celle-ci se produit dans la saison.

Une fois nourris de ce travail, les modèles mathématiques indiquent une incontestable aggravation du manque d'eau pour la période 1967-2007 dans plusieurs régions de la moitié sud de la France : dans les Pyrénées, le Massif central, le Jura, ainsi qu'en Aquitaine et sur le pourtour méditerranéen. Dans le sud-est du territoire et dans quelques cours d'eau de Bretagne, la saison des étiages a en outre tendance à commencer de plus en plus tôt.

Au chapitre des hautes eaux, qui peuvent se traduire par des inondations, les auteurs se montrent plus circonspects dans leurs conclusions. Ils notent cependant une tendance à l'augmentation du maximum annuel de débit dans le nord-est qui peut croître au rythme de 3 % à 5 % par décennie. Quel que soit l'indicateur retenu, les différentes cartes de cette étude laissent apparaître des signaux d'alarme nets pour les départements situés aux contreforts des Pyrénées où de vives tensions existent déjà en été pour l'accès à l'eau.

Prudemment, les auteurs ne prennent pas le risque de présenter ces tendances à la raréfaction de l'eau comme une preuve irréfutable du réchauffement de la planète, compte tenu du rôle possible des oscillations climatiques. Il n'empêche, écrivent-ils, ce panorama qui, contrairement à la précédente étude de 2006, est "statistiquement significatif", met en évidence "une situation de tension sur la ressource", confirmée par de nombreuses observations de terrain.

Source : ONEMA via CATnat

Notons aussi que d'après cette une étude de l'Institut de recherche sur l'impact climatique de Postdam (PIK) publiée dans Environmental Research Letters, le changement climatique va créer ou accroître la pénurie en eau pour environ 500 millions de Terriens, dans le scénario optimiste d'un réchauffement contenu à 2°C en 2100, notamment en Asie, en Afrique du Nord et dans la région méditerranéenne.

La fonte des glaces de l'Arctique pourrait augmenter les précipitations estivales en Europe du nord

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Une nouvelle recherche publiée dans ERL offre une explication pour la récurrence extraordinaire des étés humides rencontrées par la Grande-Bretagne et l'Europe du Nord-Ouest entre 2007 et 2012. L'étude, en utilisant un modèle informatique pour étudier comment le recul spectaculaire de la banquise arctique influence le climat, a constaté que la perte de la banquise arctique déplace le jet-stream plus au sud que la normale, entraînant une augmentation de la pluie durant l'été en Europe du nord.

jet-stream-modif.jpgFigure 3. (a) Observed 300 hPa zonal wind (m s−1) averaged over the 10% wettest summer months over northern Europe (15° W–20° E, 45–60° N; shown by dashed box). (b) As (a), but for the 10% driest summer months over northern Europe. ((c), (d)) As ((a), (b)), but for the simulations. ((e), (f)) Differences between (a) and (b), and between (c) and (d), respectively. Black contours show the p = 0.1 statistical significance level. - Figure 3. (a) Observé 300 hPa vent zonal (ms-1) en moyenne sur 10% des mois les plus pluvieux de l'été sur le nord de l'Europe (15 ° W-20 ° E, 45-60 ° N; délimité par des pointillés). (b) Comme (a), mais pour 10 % des mois les plus secs de l'été en Europe du Nord. ((c), (d)) As ((a), (b)), mais pour les simulations. ((e), (f)), les différences entre (a) et (b), et entre (c) et (d), respectivement. Les Contours noirs montrent le p = 0,1 seuil de signification statistique.

Yves Herbo-SFH-10-2013