arctique

Découverte des traces d'une calotte glaciaire arctique préhistorique à l'est de la Sibérie

Découverte des traces d'une calotte glaciaire arctique préhistorique à l'est de la Sibérie

 

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Une carte bathymétrique du plateau Arctique Arlis, avec vue des différentes traces laissées par les lames de glace. La flèche marque la direction d'écoulement de l'ancienne calotte de glace. Crédit: Frank Niessen, Alfred Wegener Institute

Alors que les épaisses calottes glaciaires se sont refroidies pour la plupart sur l'Amérique du Nord et en Europe il y a 20.000 ans, l'Alaska et la Sibérie orientale sont restés remarquablement libres de glace, assurant le passage pour les premiers humains de l'Amérique. (YH : il n'y a donc aucune raison que l'Homme ait attendu les 20.000 ans en question, alors qu'ils étaient déjà arrivés (y compris des hominidés encore plus tôt) depuis quelques dizaines de milliers d'années en Asie auparavant... et d'ailleurs les Lapons et autres Inuits prouvent encore de nos jours que les glaces n'ont jamais un vrai barrage pour l'Homme qui sait marcher dessus...)

Mais avant que les explorateurs soient arrivés, pendant les glaciations plus anciennes du Pléistocène, une couche de glace de plus d'un demi-mile (environ 1 kilomètre) d'épaisseur s'avançait dans l'océan Arctique de la Sibérie, révèle une nouvelle étude. Les études des fonds marins près de l'île Wrangel (au large des côtes de la Sibérie) et le Plateau Arlis ont révélé des rayures profondes creusées par les glaciers et conservées dans les fonds marins. Il y a plus d'un ensemble de cannelures glaciaires, et les chercheurs pensent qu'au moins quatre calottes glaciaires existaient, en remontant aussi loin que 800.000 années.

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Credit: Frank Niessen/IBCAO, Jakobsson et al. Geophysical Research Letters

« Nous connaissions de telles marques de frottements à des endroits comme l'Antarctique et au Groenland », a déclaré dans un communiqué le géologue Frank Niessen de l'Institut Alfred Wegener en Allemagne.

« Ils surviennent lorsque de grandes plaques de glace arrivent à s'ancrer sur le fond de l'océan, puis à gratter le sol comme un avion avec des dizaines de lames lorsqu'ils s'écoulent. L'élément remarquable de notre nouvelle carte est qu'elle indique très précisément tout de suite qu'il y a eu quatre ou plusieurs générations de masses de glace qui, pendant les 800.000 dernières années, se sont déplacés de la mer de Sibérie orientale en direction du nord, loin dans l'océan Arctique profond " , a déclaré Niessen, auteur principal de l'étude.

Les traces anciennes couvrent une superficie de la taille de la Scandinavie. La découverte est unique dans l'Arctique parce que les calottes glaciaires continentales du Groenland, d'Europe et d'Amérique du Nord ne se sont jamais étendues au large, ont indiqué les chercheurs.

[ Photos de la fonte des glaciers : Avant et Après ]

agassiz-glacier-1913-02.jpgagassiz-glacier-2005-02.jpgboulder-glacier-1932-02.jpgboulder-glacier-2005-02.jpgblackfoot-glacier-1914-02.jpgblackfoot-glacier-2001-02.jpg

« Auparavant, de nombreux scientifiques étaient convaincus que les méga-glaciations ont toujours eu lieu sur les continents - un fait qui a également été prouvé pour le Groenland, l'Amérique du Nord et en Scandinavie , " dit Niessen dans la déclaration. (YH : cette découverte semble prouver le contraire - à moins que cette vaste région ait été surélevée auparavant et en surface (mêmes conditions qu'un continent), et que cette région se soit enfoncée ou écroulée sous l'eau rapidement (poids des glaces + volcanismes ?)... autre possibilité : l'axe de la planète était différent et les pôles géographiques et magnétiques aussi, faisant de cet endroit le plus froid au nord, congelant en profondeur la mer...).

Bien que les rayures et les dépôts glaciaires conservés dans les fonds marins suggèrent qu'il y a eu quatre glaciations dans cette région de l'Arctique, les chercheurs n'ont pas encore atteint les sédiments avec les enregistrements de refroidissements globaux des carottes de glace ou de données océaniques. Mais ils peuvent confirmer qu'il n'y avait pas de grand plaque de glace il y a quelques 20.000 ans, à l'époque où les scientifiques pensent que le pont terrestre de Bering, ou la Béringie, a constitué un refuge pour les animaux au cours du grand froid. (YH : puisque cet endroit n'a pas connu de calotte glaciaire épaisse à la dernière glaciation, il serait intéressant de connaître précisémment la durée de l'interglaciaire précédant le nôtre à cet endroit, et ainsi savoir combien de temps au juste ce pont (bien visible sur les cartes et satellites) a été disponible pour les animaux et les hominidés, puis homo sapiens, entre l'Asie et les Amériques (et combien de fois ce pont naturel a-t-il été englouti par les fontes des glaces ?)...

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« À l'exception (YH : très étonnante donc) de la dernière période glaciaire d'il y a 21.000 années, les calottes glaciaires se sont formées à plusieurs reprises dans les zones peu profondes de l'océan Arctique », a déclaré Niessen. « Notre objectif à long terme est de reconstituer la chronologie exacte des glaciations de sorte qu'avec l'aide des données de température et de glace connues, les calottes glaciaires puissent être modélisées », a déclaré Niessen. " Sur la base des modèles, nous espérons ensuite apprendre quelles conditions climatiques ont prévalu en Sibérie orientale pendant les périodes glaciaires et comment, par exemple, la répartition de l'humidité dans la région a évolué au cours des âges glaciaires. "

Ces résultats ont été publiés le 11 août 2013 dans la revue Nature Geoscience.

by Becky Oskin. Suivez-nous @ livescience, Facebook et Google+. Article original sur LiveScience.com.

YH : dans la mesure où les quatre grandes glaciations précédant la dernière ont toutes congelé cet endroit (et qu'il semble prouvé que la dernière a été au moins aussi puissante), c'est qu'il y a bien eu un événement différent entre les deux dernières, probablement à cet endroit. Cela peut confirmer mes deux hypothèses : cet endroit a pu être continental avant d'être englouti en grande partie et donc non congelé à la dernière glaciation, ou les pôles se sont beaucoup déplacés entre les deux dernières glaciations, modifiant légèrement l'axe de la planète et ne faisant plus de cet endroit l'endroit le plus froid au nord. Ma dernière hypothèse raisonnable trouvée serait que le très gros volcanisme de ces régions ait empêché cette fois-ci, au bon moment, la formation d'une calotte à cet endroit (mais provoquant peut-être aussi la-dite période glaciaire).

Yves Herbo Traductions-SFH-10-2013

GIEC : Aggravation de la situation et mention des Chemtrails - la géoingénierie

GIEC : Aggravation de la situation et mention des Chemtrails - la géoingénierie

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GIEC - Stockholm - 27-09-2013 : Les experts du climat ont fini par se mettre d'accord sur l'adoption du premier volet de leur propre cinquième rapport, qui ne sera publié qu'en janvier 2014 (comme quoi l'urgence a ses propres lenteurs...). L'annonce est claire et sans bavure : la situation s'accélère et s'aggrave assez nettement selon l'avis de la majorité des experts mondiaux participant au Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) par rapport au précédent rapport de 2007. Les experts sont aussi d'accord pour estimer que, selon leurs travaux, l'activité humaine utilisant les énergies fossiles depuis les années 1800 est responsable à 95% du réchauffement climatique constaté et mesuré. Et pour la première fois, une mention importante concernant la géoingénierie a été ajoutée au Résumé à l'intention des décideurs. Ce document d'une vingtaine de pages résumant pour les dirigeants la situation et les mesures à prendre, sert aux politiques et financiers à justifier leurs actions et sert de base pour les négociations diverses : ils ne peuvent comprendre de toute façon le rapport scientifique et doivent bien s'en remettre à ce résumé simplifié, qui peut servir de base d'action éventuelle pour les gouvernements convaincus (puisque les nations de la Terre ne sont pas unanimes sur le sujet non plus...).

carte-des-risques-lies-au-rechauffement.pnghttp://www.lemonde.fr/planete/visuel/2013/09/27/la-carte-des-impacts-du-rechauffement-climatique_3486190_3244.html

La géoingénierie : " Ce terme désigne des dispositifs de manipulation du climat comme, par exemple, la dispersion massive de particules dans la stratosphère, qui réfléchiraient une part du rayonnement solaire, contribuant ainsi à refroidir le climat. " C'était une demande des gouvernements de se pencher sur cette question ", précise M. van Ypersele. Une brèche n'est-elle pas ouverte, ouvrant la voie à des méthodes de lutte contre le réchauffement ne passant pas une réduction des émissions ? " Nous soulignons tous les risques et les incertitudes liés à la géo-ingénierie, répond-il. Ne pas traiter cette question dans le rapport du GIEC ouvrirait la porte à ce qu'on puisse en dire n'importe quoi."

Un tableau assez sombre :  " C'est une confirmation mais aussi un renforcement des diagnostics précédents ", résume Jean-Pascal van Ypersele (université catholique de Louvain), vice-président du GIEC.

Le réchauffement moyen depuis 1880 est désormais de 0,85 °C et les trois dernières décennies sont "probablement" les plus chaudes depuis au moins mille quatre cents ans. En fonction des scénarios de développement (du plus sobre au pire), les modèles climatiques prévoient une élévation de température moyenne comprise entre 0,3 °C et 4,8 °C pour la période 2081-2100, par rapport à la période 1986-2005. Seul le scénario le plus optimiste – et aussi le plus improbable – a une probabilité supérieure à 50 % d'éviter de dépasser le seuil de 2 °C au dessus des températures pré-industrielles. Seule note d'espoir : les experts ont légèrement élargi la fourchette donnant l'élévation de température en cas de doublement du CO2 : de 2 °C à 4,5 °C en 2007, ils sont passés à 1,5 °C à 4,5 °C.

Neiges et glaces de toutes sortes se rétractent rapidement dès le printemps. La banquise arctique estivale a perdu, en surface, entre 9,4 % et 13,6 % depuis 1979. Les experts n'excluent pas qu'elle ait totalement disparu au milieu du siècle, dans le cas du scénario le plus noir.

Les glaciers de montagne ont perdu en moyenne environ 275 milliards de tonnes (Gt) de glaces par an entre 1993 et 2009. Relevée au mois de juin, la couverture neigeuse de l'hémisphère nord a perdu en moyenne 11,7 % par décennie entre 1967 et 2012. Les experts estiment "très probable" que la calotte de glace du Groenland ait perdu en moyenne 34 Gt par an entre 1992 et 2001. Ce taux est depuis passé à 215 Gt de perte par an entre 1993 et 2009. L'Antarctique est soumis à une accélération comparable. La perte de glace des deux inlandsis contribue fortement à faire monter les océans.

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Etrange paysage de la fonte des glaces en arctique

En 2007, les experts prévoyaient une élévation moyenne du niveau de la mer comprise entre 18 cm et 59 cm d'ici à la fin du siècle. Cette estimation avait été critiquée dès sa publication : elle ne tenait pas compte des pertes de glace du Groenland et de l'Antarctique. En intégrant ces deux contributeurs importants, les simulations donnent des chiffres plus conséquents : en fonction des émissions à venir, la mer pourrait être plus haute de 26 cm à 82 cm dans la période 2081-2100 qu'entre 1986-2005. Mais dans le scénario le plus pessimiste, les experts donnent comme fourchette haute le chiffre de 98 cm d'élévation moyenne. (et quand on parle de moyenne, cela veut dire que les hauteurs peuvent varier fortement suivant les endroits et dépasser de beaucoup cette moyenne).

Avec un rythme de hausse qui pourrait atteindre 0,8 cm à 1,6 cm par an au cours des deux dernières décennies du siècle. Ce rythme est aujourd'hui de 3,2 mm par an. D'autres simulations, dites semi-empiriques, donnent des valeurs beaucoup plus importantes ("jusqu'au double", précise le GIEC dans le Résumé) mais ne font pas consensus dans la communauté scientifique. Entre 1901 et 2010, les océans se sont en moyenne élevés de 19 cm. Cependant, préviennent les experts, cette élévation n'est pas uniforme : certaines régions seront plus rapidement affectées que d'autres.

" Les vagues de chaleur vont très probablement se produire plus fréquemment et durer plus longtemps ", a déclaré le climatologue Thomas Stocker (université de Berne), co-président du groupe de travail du GIEC. " Avec le réchauffement, nous nous attendons à voir les régions humides recevoir plus de pluies et les régions les plus sèches à en recevoir moins."

Sources : Le Monde, GIEC, http://www.ipcc.ch/,  http://www.lemonde.fr/planete/visuel/2013/09/27/la-carte-des-impacts-du-rechauffement-climatique_3486190_3244.html

Ete 2013 et fonte de l'arctique (on note tout de même que la fonte 2013 est moindre que celle de 2012, bien que la banquise semble moins épaisse en 2013)

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Complément : les nanites dans l'atmosphère : " Cet avion a été retiré en 2006 (le C-141), mais il y en a d'autre, bien sûr... si c'est un avion je penche pour l'avion spatial espion furtif qui déverse des particules artificielles créées par des labos américains..."  comme des nanites par exemple : de quoi modifier l'atmosphère : http://faculty.ksu.edu.sa/hisham/Nanotechnology/Documents/Presentations/Here+comes+nanites.ppt

Yves Herbo-SFH-09-2013

Réchauffement climatique ou pas, les eaux montent plus vite

Réchauffement climatique ou pas, les eaux montent plus vite

surprisemer-jeanlouischapuis-cnrs.jpgL'île Surprise, du récif d'Entrecasteaux, à 230 km au nord de la Nouvelle-Calédonie, où les auteurs étudient le fonctionnement des écosystèmes depuis plus d'une décennie. Sa faible élévation la rend particulièrement sensible à la montée du niveau des océans suite au réchauffement climatique, avec une probabilité forte d'inondation permanente et totale d'ici la fin du siècle. © Jean-Louis Chapuis

La hausse du niveau des mers condamne des dizaines d’îles françaises

D’ici 2100, le niveau des mers va poursuivre sa montée, de 1 à 3 m selon diverses estimations non catastrophistes. Selon de nouveaux travaux, la France aura alors perdu entre 6 et 12 % de ses îles, ainsi que 300 des espèces endémiques que certaines d'entre elles abritent. La Polynésie et la Nouvelle-Calédonie seront les plus touchées.

Les scénarios les plus récents concernant le réchauffement climatique montrent que le niveau de la mer devrait s'élever, d'ici la fin du siècle, entre un et trois mètres. Certains scénarios, qui prévoient une débâcle catastrophique des glaces du Groenland, tablent même sur une élévation atteignant six mètres. Cette hausse aura des conséquences dramatiques sur les populations, la flore et la faune établies sur la bande littorale.

Les chercheurs du laboratoire Écologie, systématique et évolution (université Paris-Sud) se sont d'abord intéressés aux conséquences de la hausse du niveau de la mer sur les îles françaises. La France possède dans le monde entier 2.050 îles de plus d'un hectare, et donc susceptibles d'abriter des communautés animales et végétales. Les scientifiques ont croisé les profils de relief de 1.269 de ces îles avec les modèles d'élévation du niveau de la mer. Ceci, en tenant compte du fait que cette hausse ne sera pas homogène. La mer n'étant pas plate, certaines régions de l'océan s'élèveront plus que d'autres.

Ainsi, si le niveau de la mer augmente de 1 m seulement en moyenne, la France perdrait 6 % de ses îles, contre 12 % pour une montée des eaux de 3 m. La Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie seraient les régions les plus affectées, puisque deux tiers des îles submergées leur appartiendraient. La France possède des îles dans tous les océans, sous toutes les latitudes et de divers types géologiques et écologiques. De ce fait, les chercheurs pensent que si leurs résultats sont extrapolés aux 180.000 îles du monde entier, la planète pourrait perdre entre 10.000 et 20.000 îles au cours de ce siècle. Ces chiffres ont été rapportés dans la revue Nature Conservation.

elevation-niveau-mers-rahmstrofetal2012-erl.jpgLa courbe rouge caractérise l’augmentation mesurée par satellite du niveau des mers (en cm en fonction du temps en années). Elle est comparée aux données récoltées par des marégraphes (en orange). Les traits bleus et verts correspondent aux projections établies par le Giec, respectivement dans ses 3e et 4e rapports, sur la base de différents scénarios d’émissions de gaz à effet de serre. Les océans montent bien plus vite que prévu. © Adapté de Rahmstorf et al. 2012, ERL

Près de 300 espèces endémiques pourrait disparaître, au minimum

Les chercheurs se sont ensuite intéressés aux pertes de biodiversité dues à cette hausse du niveau de la mer, notamment dans certains points chauds de biodiversité comme la Méditerranée, les Philippines ou la Nouvelle-Calédonie. En effet, les îles abritent 20 % de la biodiversité mondiale, dont une très grande proportion se compose d'espèces endémiques (uniques).

Les Philippines, l'Indonésie et les Caraïbes sont les zones les plus vulnérables : au moins 300 espèces endémiques, en majorité des végétaux, y sont gravement menacées par l'élévation du niveau des mers. Ce chiffre constitue l'estimation la plus basse, selon l’article paru dans la revue Global Ecology and Biogeography. En effet, les chercheurs n'ont considéré que les espèces dont l'aire de répartition serait totalement immergée à l'horizon 2100. Ils n'ont pas pris en compte les espèces perdant 70, 80 voire 90 % de leur territoire, ni l'addition d'autres facteurs comme l'érosion littorale ou les marées exceptionnelles. Pourtant, ces conditions peuvent rendre inaptes à la survie de nombreuses espèces sur une large bande du littoral. Enfin, les chercheurs n’ont pas tenu compte des événements catastrophiques comme les cyclones.

Ces travaux montrent à quel point l'élévation du niveau de la mer est une nouvelle menace qui pèse sur la biodiversité des écosystèmes insulaires. De ce fait, les politiques de conservation ou de sauvegarde d'espèces en danger doivent aussi intégrer les conséquences de ce processus inexorable.

Sources : CNRS + http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/rechauffement-climatique-hausse-niveau-mers-condamne-dizaines-iles-francaises-48919/#xtor=RSS-8

groenland-wiki.jpgLa calotte glaciaire du Groenland mesure plus de deux kilomètres d'épaisseur. Les couches de glace les plus anciennes datent de 110.000 ans. Le Groenland est largement menacé par le réchauffement climatique. Si tout l'inlandsis se mettait à fondre, cela provoquerait une élévation du niveau de la mer de 7,2 m. © Algkalv, Wikipédia, DP

A lire en relation : http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/climatologie-fonte-glaces-record-groenland-2012-origine-naturelle-47246/

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/la-fonte-estivale-des-glaces-de-l-arctique-s-accelere.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/sciences/climat-de-nouveaux-rapports.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/sciences/le-rechauffement-climatique-va-refroidir-l-europe.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/rechauffement-la-montee-des-oceans-largement-sous-estimee.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/rechauffement-ou-guerre-meteorologique.html

Yves Herbo-SFH-09-2013

L'Humanité a-t-elle juste retardé un Age Glaciaire ou a vraiment inversé la tendance ?

L'Humanité a-t-elle juste retardé un Age Glaciaire ou a vraiment inversé la tendance ?

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Une publication scientifique récente, issue des PNAS, confirme, et avec preuves, que c'est le développement soudain et rapide de l'industrie du charbon (puis pétroles) et ses rejets atmosphériques (suies notamment, donc carbone noir) qui est essentiellement responsable de la fin toute aussi subite du Petit Age Glaciaire, dès 1860. Il faut bien le dire, la fin de ce Petit Age Glaciaire (qui a tout de même duré 500 ans - et qui amorçait éventuellement un vrai Nouvel Age Glaciaire !) est une énigme en soit. Pas son existence (la Terre subit des cycles glaciaires (de plus en plus longs d'ailleurs) entrecoupés de réchauffements appelés Interglaciaires depuis des centaines de millions d'années) mais bien précisément sa petitesse, sa fin subite. Cette période assez longue a fait connaître à tout l'hémisphère nord, et surtout en Europe, des séries de catastrophes climatiques, de mauvaises récoltes et famines. Tous les glaciers européens se sont bien étendus, mais se sont mis subitement à régresser dès 1860. Mais tous les enregistrements et notes de l'époque (les glaciers et climats étaient déjà à l'étude) prouvent qu'il n'y a eut à l'époque aucune modification notable de températures ni des précipitations !

Les glaciers des Alpes européennes ont commencé à se retirer brusquement de leur maximum au milieu du 19e siècle, marquant ce qui semblait être la fin du Petit Age Glaciaire. Les températures alpines et les enregistrements de précipitations suggèrent que les glaciers auraient plutôt du continué à croître jusque vers 1910.

Le forçage radiatif dû à l'augmentation des dépôts de carbone noir industriels dans la neige peut représenter la raison des retraits brutaux des glaciers des Alpes, qui a commencé vers 1860. Les carottes de glace prélevées sur des glaciers français, italiens et suisses, indiquent que les concentrations de carbone noir ont augmenté brusquement au milieu du 19e siècle et en grande partie continué d'augmenter au 20e siècle, conformément aux augmentations connues pour les émissions de carbone noir de l'industrialisation de l'Europe de l'Ouest.

L'importance des forçages radiatifs superficiels annuels ont augmenté progressivement à 13-17 W ⋅ m-2 entre 1850 et 1880, et à 9-22 W ⋅ m-2 dans les années 1900, avec la fonte des neiges saisonnière (Avril / Mai / Juin) les forçages atteignent plus de 35 W ⋅ m-2 au début des années 1900. Ces forçages radiatifs de saisons de fonte des neiges auraient entraîné une fonte de la neige annuelle supplémentaire de pas moins de 0,9 m équivalent d'eau par saison de fonte. Des simulations de la masse des glaciers se soldent avec des changements de forçage équivalents radiatifs des températures atmosphériques, donnant des estimations prudentes de l'accumulation de bilans de masse négatifs de magnitude de -15 m en équivalent eau en 1900 et -30 m en équivalent eau en 1930, les grandeurs et les délais sont compatibles avec le recul observé. Ces résultats suggèrent une explication physique possible pour la retraite brutale des glaciers dans les Alpes, dès le milieu du 19e siècle, qui est compatible avec la température actuelle et enregistrements des précipitations et des reconstructions. Les conclusions de l’article sont sans doutes : les modèles appliqués et les données d’archives convergent vers le fait que le dépôt de la suie sur les glaciers est un énorme facteur, peut-être le principal, impliqué dans la fin du petit âge glaciaire.

http://www.pnas.org/content/early/2013/08/28/1302570110

pnas-201302570si.pdf pnas-201302570si.pdf

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Yves Herbo : Bon, cette publication est évidemment la plus neutre possible en ce qui concerne ses implications et conséquences, possibilités. Le développement subit de l'exploitation (à outrance) des ressources fossilifères (houilles, charbon, pétroles, schistes...) aurait donc mis fin à un Age glaciaire modéré plus ou moins pendant 500 ans, mais dont on ne sait pas du coup s'il aurait perduré ainsi, augmenté en puissance avec le temps, devenant un vrai Age de Glace planétaire ou diminué naturellement. Autrement dit, on peut se poser la question : l'Humanité a-t-elle retardé un gros Age de Glace par son intervention polluante, ou a-t-elle totalement inversé la tendance, augmentant en chaleur un interglaciaire normal ? On peut déjà noter que dans les deux cas, l'Histoire de notre planète semble indiquer que nous allons logiquement vers une période glaciaire, tout simplement parce qu'il est prouvé que plus la chaleur monte, plus les glaces fondent, détournant les courants marins chauds, provoquant les libérations de poches de méthane biologique, l'accélération du volcanisme et tectonique à cause du poids libéré par les glaces... et donc finalement un gros Age de glace, dans tous les cas. Même si la planète peut connaître une longue période d'effet de serre (comme Vénus par exemple), on sait que la position de la planète par rapport au Soleil fait que le froid et la glace reviennent toujours plus puissants...

L'être humain tente maintenant, et à tout prix si on suit l'évolution scientifique en la matière (voir les articles parlant de Chemtrails par exemple, ou de microscopiques robots (nanites) atmosphériques à l'étude), de contrôler le climat, de tenter "d'équilibrer" la planète en période interglaciaire... car tout ceci mène inévitablement à la question suivante : l'Humanité a-t-elle le droit de vouloir survivre absolument avec son confort polluant, au risque de transformer la planète en seconde Vénus totalement inhabitable, au lieu de devoir s'enterrer dans des sous-terrains et grottes comme l'ont faits nos ancêtres et de laisser la nature assumer... ?

Cet article m'a rappelé un autre exemple récent d'analyses et de photos, de faits apparemment écartés ou ignorés par certains sur la situation des glaciers tibétains... pendant que les chinois affirment même que certains glaciers ont regagné en masse (de leur côté), les images du côté Himalaya, plus au sud et au Tibet, montrent un net recul :

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Environ 90 % des glaciers dans la région du troisième pôle ont rétréci, une action accélérée par le noir de carbone venant de l'Asie du Sud vers le plateau tibétain, a mis en garde un haut scientifique.

La troisième zone polaire, qui est centrée sur le plateau tibétain, concernant les intérêts de plusieurs régions et pays voisins, qui couvre plus de 5 millions de kilomètres carrés, pour une altitude moyenne de plus de 4 000 mètres.

Cette zone possède le plus grand nombre de glaciers en dehors des régions polaires et exerce une influence directe sur le développement économique et social de certaines des régions les plus peuplées de la planète, y compris la Chine et l'Inde.

Les glaciers sont à la source de plusieurs des plus importants fleuves d'Asie.

Influencé par le réchauffement climatique, ces glaciers ont connu des changements drastiques au cours des dernières années, notamment la diminution et le rétrécissement des glaciers, qui posent des risques géologiques à la population sur et autour du plateau.

Comme l'Antarctique et de l'Arctique, le troisième pôle suscite l'attention accrue de la communauté universitaire internationale, mais les résultats des anciennes études internationales dans ce domaine sont incompatibles, a déclaré Yao Tandong, directeur de l'Institut de recherche sur le plateau tibétain de l'Académie chinoise des sciences.

Le glaciologue, membre du Comité nationale de la Conférence consultative politique du peuple chinois, a expliqué que certaines personnes sont persuadées que les glaciers vont se retirer pour finalement disparaître d'ici 2030, alors que d'autres affirment qu'il n'y aura pas de catastrophe.

Certains avancent même que les glaciers ont au contraire progressé, a-t-il dit.

Pour des collègues de Yao Tandong, il est aujourd'hui possible de brosser un tableau plus complet de la région, en montrant les données quant à l'état des glaciers au cours des 30 dernières années. Une enquête utilisant des cartes topographiques et des images satellites ont révélé la retraite de 82 glaciers, la réduction de 7090 glaciers et le changement de masse de 15 glaciers.

« Les différences systématiques de l'état du glacier ressortent d'une région à région, avec un retrait plus prononcé dans l'Himalaya, la partie sud de la région.

« Certains des glaciers vont très probablement disparaître d'ici 2030 », à souligné M.Yao. En ajoutant que le changement des glaciers sera accéléré, si la planète continue de se réchauffer.

Les conséquences pourraient êtres désastreuses quant à l'approvisionnement en eau au niveau des grands fleuves et aux risques géologiques, tels que l'expansion du lac glacière et les inondations, qui pourraient menacer directement les populations en aval.

Les recherches en cours depuis plus de 30 ans, a également apporté aux scientifiques une nouvelle compréhension de la pollution sur le plateau tibétain, a fait observer Yao Tandong.

« Deux points de sont démarqués dans le passé. Soit n'y avait pas de pollution, ou que celle-ci venait de l'est ».

Mais les dernières recherches montrent actuellement que le noir de carbone émanant de la production industrielle en Asie du Sud est entraîné sur le plateau tibétain par la mousson indienne au printemps et en été.

Pour le scientifique, les polluants sont en provenance de l'ouest et non de l'est.

«L'accumulation de carbone noir sur le plateau va accélérer la fonte des glaciers, apportant également des polluants organiques persistants qui seront déposés dans le sol».

http://fr.chineendirect.com/france/news/1052.html

Autrement dit : les chinois disent que c'est grave, mais que ça vient de l'Inde et des pays au sud et à l'ouest, et pas d'eux... et on remarque aussi que, de toute façon, les chinois ont aussi des problèmes d'inondations, de fontes et des déboires climatiques importants dans leurs régions nord-est... chacun se pollue et pollue ses voisins, c'est normal... ce qui ne fait rien avancer du tout pour la planète, bien sûr...

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Le Groenland-fontes glaciers 1992-2002

Yves Herbo-SFH-09-2013

Phénomènes lumineux d'Hessdalen : rien de résolu

Phénomènes lumineux d'Hessdalen : rien de résolu

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En 2007 sortait un article dans le journal norvégien VG disant que le mystère de Hessdalen était résolu : rien de plus faux. C'était VG qui avait interprété seul une annonce de présentation de certains résultats et qui en avait fait un "scoop"...

" A cette époque, nous allions présenter de nouvelles données lors d'une conférence. Nous sommes arrivés avec ces nouvelles données lors de la conférence que nous avons publié en ligne sur internet. Cela a été repris par VG (YH : et un peu amplifié dans un sens inadéquat). De nouvelles données ont été analysées à partir de deux photos avec spectres, et qui indiquaient qu'il y avait des traces de scandium dans le phénomène lumineux."

" Il y a une grande différence entre des traces possibles d'un élément et la résolution de ce phénomène ! " (YH : qui a au passage prouvé physiquement son existence, mais sans que cela ne fasse trop de "bruit" !) - http://www.hessdalen.org/

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1) Collaboration avec des chercheurs français. En Septembre 2010, l'association a créé deux nouvelles stations de surveillance dans la vallée, ajouté également de nouveaux instruments dans la station existante (AMS = boîte bleue). Voici l'équipement de mesure de nos partenaires français. Dans les deux nouvelles stations, le magnétisme et l'électricité statique sont mesurés dans le sol. Dans l'AMS (Blue Box), le rayonnement électromagnétique est mesuré dans une zone spécifique qui pourrait attraper ces "sprites" (empreintes électroniques). Toutes les données sont stockées localement. Les données sont régulièrement envoyées en France pour analyses. Les résultats ont été présentés lors de la conférence de géophysique EGU, qui a lieu chaque année. Nous avons présenté des données ces trois dernières années consécutives.

2) L'accord avec les Français a commencé en Septembre. Par cet accord de procédure, nous avons besoin de fonds extérieurs. Nous avons parcouru un long chemin avec 200.000 NKR. (couronnes norvégiennes). Nous essayons maintenant d'obtenir des fonds.

3) Nous menons un camp scientifique une fois par an. Une classe sur un camp de recherche d'une semaine dans la vallée. Cela a commencé en 2002. Certaines données ont également été collectées là, et présentées à la fois dans des conférences (bla.a EGU) et dans des revues scientifiques.

4) Il y a eu des groupes d'étudiants à Hio qui ont essayé de créer un système d'alarme qui fonctionne correctement. Cette situation a été problématique. Cependant, il semble que notre groupe a créé quelque chose qui fonctionne. Leur système est activé lorsque les caméras de la vallée sont en mode noir et blanc, c'est à dire quand il fait sombre à l'extérieur. Nous verrons à l'automne si cela fonctionne.

5) Les chercheurs italiens ont installé un système d'alarme l'automne dernier. Il fonctionne partiellement. Le problème, c'est le bruit des caméras quand il fait sombre à l'extérieur. Nous devons obtenir et installer d'autres types de caméra, ce qui sera plus adapté à leur équipement.

6) Nous avons eu une exposition dans Inspiria Science Center à Sarpsborg. Elle se trouve à côté du planétarium. Allez vérifier !

7) J'aide visithessdalen.no, pour arriver à des arrangements pour les visiteurs (étudiants et scientifiques) de Hessdalen.

On peut enfin mentionner que moi-même et Bjorn Hauge Gitle faisons ces activités pendant nos temps libres. Nos salaires proviennent de l'enseignement que nous faisons à l'OUC. Nous avons tous deux relativement beaucoup d'élèves, et malheureusement il n'y a pas beaucoup de temps. Malheureusement, je n'ai pas eu le temps de mettre à jour www.hessdalen.org depuis un long moment."

La visite guidée à Hessdalen a eu lieu le samedi 17 août 2013. La présentation a eu lieu le vendredi 16. Certains des participants ont vu les HP (Phénomènes Hessdalen) le vendredi et le samedi 17 au soir. Les participants ont également visité la station Hessdalen automatique (AMS), ou Blue Box (un autre nom), le samedi. Merci à https://www.facebook.com/groups/91765325926/?fref=ts pour le superbe déjeuner.

Un autre phénomène lumineux a également été filmé le 24 août 2013 :

http://www.hessdalen.org/index_e.shtml

Un de mes articles résumant le projet avec plusieurs vidéos et photos (des vidéos aussi dans la galerie vidéo du site ici) :

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-hessdalen-un-mystere-scientifique.html

Quoiqu'il en soit, les récentes études sur un secteur spécifique comportant des mines de sel et de souffre associés à des dépôts de fer et émettant des gaz et des phénomènes électro-magnétiques n'expliquent éventuellement qu'un phénomène lumineux sur les 4 différents reportés et attestés dans plusieurs endroits différents... ce phénomène lié à une structure géologique spéciale et très localisée ne peut en tout cas expliquer tous les phénomènes, ainsi que leur ampleur par périodes à d'autres endroits non remarquables géologiquement.

Traductions Yves Herbo-SFH-08-2013

L'est de l'Antarctique plus fragile que prévu

L'est de l'Antarctique plus fragile que prévu

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La région située à l'est de l’Antarctique est beaucoup plus sensible au changement climatique qu’on ne le pensait jusque-là. Au Pliocène, à elle seule, cette partie de l’inlandsis a tellement fondu qu’elle aurait provoqué une hausse du niveau de la mer de 10 m sur les 20 m totalisés en incluant les fontes de sa partie ouest et du Groenland.

Au Pliocène, c'est-à-dire il y a entre cinq et trois millions d’années, la fonte partielle de l’Antarctique de l’est aurait entraîné à elle seule une hausse du niveau de la mer de 10 m. Au cours de cette période, l’Antarctique de l’ouest et le Groenland fondaient également, si bien qu’au total la fonte des pôles pourrait bien avoir engendré une hausse du niveau de la mer de 20 m.

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La température atmosphérique au Pliocène était supérieure de deux ou trois degrés à celle que l’on connaît aujourd’hui. La concentration en dioxyde de carbone dans l’atmosphère était sensiblement proche du taux actuel. Ainsi, cette ère géologique présente un intérêt majeur pour les climatologues, qui essaient d’évaluer la réponse de la planète à ces modifications atmosphériques. « Notre étude souligne que ces conditions ont conduit à une importante perte de glace et à des hausses significatives du niveau global de la mer dans le passé. Les scientifiques prédisent que des températures mondiales similaires pourront être atteintes d'ici la fin de ce siècle, il est donc très important pour nous d'en comprendre les conséquences possibles », commente Tina Van De Flierdt, l’une des chercheuses impliquées dans l’étude.

Publiée dans la revue Nature Geoscience, l’étude se base sur l’analyse de la composition d’échantillons de boue issus de forages réalisés au large de l’Antarctique, à plus de trois kilomètres de profondeur. Les éléments chimiques qu'ils contiennent permettent de déterminer d’où elle vient. Ainsi, l’équipe a identifié qu’elle provenait des roches situées actuellement sous l’épaisseur de glace de la calotte. D’après les chercheurs, de telles quantités de boue se sont déposées dans les sédiments marins lorsque la glace s’est retirée de l’inlandsis, érodant les roches.

plateforme-isbergs.jpgLes plateformes de glace flottantes (ice shelf en anglais) sont l'extension des glaciers sur l'océan. Leur épaisseur peut dépasser les 400 m. Il ne faut pas les confondre avec les banquises qui elles résultent du gel de l'eau de mer. © Yukon White Light, Flickr, cc by nc nd 2.

L’inlandsis est sous l’eau

La calotte antarctique s’est formée il y a 34 millions d’années. Jusqu’alors, on pensait qu’elle s’était stabilisée voilà 14 millions d’années et que la partie est de l’inlandsis était considérée comme plus stable que celles de l’ouest et du Groenland. « Ce résultat est important pour notre compréhension de ce qui peut arriver sur Terre si nous ne nous attaquons pas aux effets du changement climatique », explique Tina Van De Flierdt.

Certaines régions de la calotte reposent sur des roches qui se trouvent en dessous du niveau de la mer. C’est probablement en raison de cette configuration que la couche de glace s’est trouvée mise à mal. Dans ces zones, lorsque l’océan s’est réchauffé, il était en contact permanent avec la glace, la rendant vulnérable.

Cette étude montre que la partie est de la calotte glaciaire est plus sensible qu’envisagé jusqu’à présent. Ce résultat est donc capital dans la compréhension de ce qu’il peut se produire dans le contexte actuel de changement climatique.

Par Delphine Bossy, Futura-Sciences - http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/climatologie-fonte-antarctique-releve-niveau-mer-depuis-pliocene-47978/#xtor=RSS-8

SFH-07-2013

Ecosse : un système élaboré de calendrier vieux de 10 000 ans découvert

Ecosse : un système élaboré de calendrier vieux de 10 000 ans découvert

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Selon une nouvelle étude, les humains ont inventé un système sophistiqué calendaire des milliers d'années plus tôt qu'on ne le pensait précédemment.

La découverte est basée sur une analyse détaillée des données d'un site archéologique dans le nord de l'Ecosse - une rangée de fosses anciennes que les archéologues croient être le plus ancien calendrier mondial. Il a près de cinq mille années de plus que son plus proche rival - un ancien calendrier créé à partir de l'âge du bronze en Mésopotamie.

Créé par les Britanniques de l'âge de la Pierre, il y a quelques 10.000 années, des archéologues croient que le complexe de puits a été conçu pour représenter les mois de l'année et les phases lunaires du mois. Ils croient qu'il a également permis l'observation du lever du soleil en plein hiver - en effet, la naissance de la nouvelle année - alors que le calendrier lunaire pourrait être re-calibré annuellement pour le ramener en ligne avec l'année solaire.

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Représentation artistique d'un artiste de Warren Champ y a environ 10.000 ans, montrant un matériau qui brûle dans une des fosses du calendrier

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Tectonique des plaques : les upwellings sous l’Afrique et le Pacifique n’ont pas changé de place depuis des millions d’années.

Tectonique des plaques : les upwellings sous l’Afrique et le Pacifique n’ont pas changé de place depuis des millions d’années.

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Dans le manteau terrestre, les upwellings restent étonnamment stables

Le manteau terrestre est loin d’être un milieu statique, faute de quoi les continents ne se déplaceraient pas. Mais comment ces mouvements convectifs visqueux ont-ils évolué au cours des ères géologiques ? Une nouvelle approche a fourni d’étonnants résultats. Par exemple, les upwellings actuellement présents sous l’Afrique et le Pacifique n’ont pas changé de place depuis des millions d’années.

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La chaîne de montagnes de l’Himalaya est née lors de la collision entre les plaques indienne et eurasienne, dont les déplacements sont liés à l'existence de deux upwellings dans le manteau terrestre. © melomelo, Flickr, cc by nc sa 2.0

Les formations des chaînes de montagnes, mais aussi celles des bassins océaniques, sont des activités géologiques observables à la surface de notre planète, comme les éruptions volcaniques et les séismes. Or, elles sont liées à la tectonique des plaques, qui dépend elle-même des mouvements visqueux convectifs en cours dans le manteau terrestre. Ces liens sont supposés exister depuis plusieurs ères géologiques, mais cette information est difficile à confirmer. En cause, notre faible connaissance de l’historique des mouvements de matière dans le manteau.

Mais elle progresse, comme en témoigne une nouvelle étude parue dans Nature. L'équipe de Clinton Conrad, de la Manoa's School of Ocean and Earth Science and Technology (SOEST), est parvenue à établir un lien entre la dynamique du manteau terrestre et le mouvement des plaques tectoniques en surface. Or, cet historique est parfaitement connu. Il va de soi que pour réaliser une telle avancée, l’équipe a eu recours à des mathématiques et de la modélisation. L’un des résultats leur a littéralement coupé le souffle !

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Cette coupe au travers de notre planète montre la position des deux upwellings majeurs présents dans le manteau (african upwelling et pacific upwelling), ainsi que le sens de déplacement des plaques terrestres (structures orange en périphérie) et océaniques visibles (lignes bleues épaisses). © Clinton Conrad, SOEST

Les points de divergence, clé pour l’étude du manteau

Clinton Conrad est parti du constat suivant : globalement, la plupart des plaques tectoniques tendent à se déplacer vers le nord, et à converger vers un point précis. En l’occurrence, il se situe dans l’est asiatique. Ainsi, le chercheur s’est demandé s’il n’y avait pas d’autres points de ce type qui caractérisent la tectonique des plaques, en se basant sur leurs moments bipolaires et quadripolaires. Trois autres lieux d’intérêt ont été trouvés, dont deux points de divergence. Ils se situent respectivement sous le centre de l’Afrique et au milieu du Pacifique.

Or, ils se trouvent justement là où se situent actuellement des upwellings majeurs dans le manteau, c’est-à-dire des mouvements de roches remontant vers la surface de notre planète. Ainsi, une association a été établie entre les points de divergence et les upwellings. Les chercheurs ont alors relancé leurs calculs pour suivre l’évolution de ces points au cours de ces 250 derniers millions d’années, depuis le début du Mésozoïque. Aucun changement significatif n’a été observé. Ainsi, les deux upwellings occupent une position stable depuis plusieurs ères géologiques, quelles que soient la taille et la position des continents.

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Cette découverte pourrait bien jeter les bases d’une nouvelle approche visant à étudier les liens qui unissent la dynamique du manteau et les activités géologiques qui ont eu lieu à la surface de notre planète depuis des millions d’années. Elle pose également de nouvelles questions, sur lesquelles nombre de scientifiques risquent de s’arracher les cheveux. Par exemple, quels mécanismes maintiennent ces upwellings en place dans un environnement aussi dynamique que celui du manteau terrestre ?

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences

Lors de l'expedition en Polynésie française, les plongeurs Cousteau partent à la découverte du mont Mac Donald, un volcan sous-marin situé dans l'archipel des Îles Australes (Polynésie française) également appelé "Tamarii" dans la langue polynésienne. Les laves émises durant les éruption sous-marines du mont Mac Donald proviennent du point chaud ayant donné naissance aux îles Australes. Les plongeurs de la Calypso découvrent une cheminée du volcan et assistent aux premières manifestation d'une violente éruption ayant éclatée 3 jours plus tard. (Vidéo à regarder sur Youtube).

Autre lien en rapport : http://www.futura-sciences.com/magazines/terre/infos/actu/d/geologie-enigme-restes-manteau-primitif-terre-peut-etre-resolue-34562/

SFH-07-2013

Finlande : découverte archéologique préglaciaire

Finlande : découverte archéologique préglaciaire

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WOLF CAVE - Varggrottan - Susiluola

Une découverte de l'age pré-glaciaire à Lappfjärd, Finlande. Par Ralf Norrman

Cet article, qui décrit le contexte de la découverte et de l'enquête, a été publié pour la première fois en suédois dans Studia Archaeologica Ostrobothniensia 1993-1997, Vasa 1999 ISSN 0782-3649. Il est édité par le WWW et republié avec l'aimable autorisation de Eva-Liisa Norrman l'épouse de feu Norrman Ralf.

A qui le mérite ?

Qui avons-nous à remercier pour la trouvaille Paléolithique dans la Grotte du Loup et pour superviser le début d'une enquête ?

La réponse est simple - le crédit est détenu par deux personnes : en partie par le géologue intéressé par l'archéologie Kalervo Uusitalo et en partie par le géologue Dr. Heikki Hirvas. Tous deux ont joué un rôle essentiel, chacun à sa manière.

Uusitalo a dit (Vasabladet 19/10/1997) qu'il «harcelait» lui-même pour des travaux d'excavation de la caverne Wolf. Depuis plusieurs années, il avait tenté de persuader les experts à jeter un oeil à la Cave Wolf.

Mais les archéologues ne sont pas intéressés. Enfin, il a obtenu un curieux. Le Géologue Heikki Hirvas a visité la grotte en Janvier 1996. En mai de la même année, l'excavation a commencé.

hirvas.jpgLe Géologue Heikki Hirvas

A l'époque (janv. 1996) la visite failli ne pas arriver, a déclaré dans une interview Uusitalo à Vbl. Hirvas plus tard a raconté qu'il avait beaucoup de doutes. S'il n'avait pas déjà réservé un billet de chemin de fer, il aurait fait demi-tour.

Avec les résultats en main, nous pouvons affirmer qu'il était sur le point d'y avoir une catastrophe ici. L'alternative à une fouille archéologique et géologique n'était pas que l'endroit resterait l'objet d'une enquête, mais qu'il serait détruit. Il y avait un plan pour vider la grotte de tout le gravier et la terre et créer une sorte de piège à touristes commercial.

Vasabladet avait visité la Grotte au Loup avec Kalervo Uusitalo en mai 1995. " La grotte recèle des traces de l'âge de pierre ? " titrait un rapport Vbl du 16 mai 1995.

Un Outil trouvé dans l'Excavation

Durant le premier été, le travail a commencé à examiner l'excavation et un heureux événement s'est passé pendant cette phase. Ils ont commencé à fouiller la grotte en 1996 et avaient découvert environ 64 mètres carrés lorsqu'un observateur alerte a remarqué un outil de pierre travaillé dans les déblais. Le travail a été arrêté et Hirvas a contacté les archéologues qui, jusque-là, n'avaient pas le moindre intérêt. Leur opinion a changé et ils ont pris en charge la responsabilité principale pour la poursuite de la fouille.

Le surintendant principal Paula Purhonen du Conseil national des antiquités s'est excusé en Vbl le 16.10.1997 parcequ'ils n'avaient pas pris part aux travaux dès le début. " Les archéologues peuvent être blâmés pour leur attitude qui fait que ce qui n'est pas connu de nous est par là-même inexistant ", dit-elle, " et il est heureux que les géologues n'ont pas suivi l'exemple des archéologues. "

Ceux qui sont impliqués dans la recherche archéologique peuvent apprendre de cet épisode qu'il est préférable de faire une visite de trop que trop tard, et d'autre part, que les amateurs qui s'intéressent à l'archéologie (et dans ce cas s'intéressent à la géologie), sont une ressource précieuse dont l'on devrait faire bon usage. Si Hirvas n'était pas arrivé à se décider à aller à la grotte du loup en Janvier 1996, en dépit de tout le reste, peut-être que l'outil trouvé aujourd'hui se situerait parmi tous les autres remblais dans un endroit de stationnement, oublié à jamais.

La Grotte de Susiluola, la plus grande de la Finlande

Selon Hirvas, la Cave Wolf est la plus grande grotte de la Finlande (VBL 16.10.1997).

" La Cave Wolf est la plus grande grotte de la Finlande, d'au moins 400 mètres carrés, 18 mètres de profondeur et 25 mètres de long. La crevasse dans la roche primaire est horizontale, et Hirvas suppose qu'elle peut s'étendre vers le haut de la Vargberget (The Wolf Hill). L'ouverture de la grotte peut avoir eu lieu jusqu'à environ un milliard d'années, mais l'âge de la grotte elle-même, personne ne peut le dire ".

Au cours de l'été 1997, des fouilles sur une centaine d'outils de pierre avec diverses traces d'écaillement ont été révélées. La pierre prédominante est le grès Jotun, les objets en quartz n'étaient pas fréquents. Hans-Peter Schulz a écrit en 1998 que les pierres lithiques archéologiques rencontrées étaient en grès de Jotun fin (c. 80%), en quartz, en ébonite et en quartzite.

L'Excavation s'est poursuivie l'été 1998 et l'équipe de recherche était composée du chef de section Heikki Hirvas, de FL. Pekka Huhta, de l'assistante de recherche Pentti Hakala de la Commission géologique de Finlande, du professeur Mikael Fortelius, FD Juha-Pekka Lunkka et FM Pirkko Ukkonen de la division de la géologie et de la paléontologie du département de géologie, Hogne Jungner du laboratoire C14 à l'Université d'Helsinki, également du surintendant en chef Paula Purhonen et de Hans-Peter Schulz, maîtrise de l'Office national des antiquités (Syd-Österbotten 9.6.1998).

En même temps que la conférence de presse qui a été organisée le 8.6.1999, le leader de l'excavation Hans-Peter Schulz a déclaré que le rendement d'objets trouvés pour 1997 était d'environ 70, dans lesquels 25 ont clairement été créés par des mains humaines, ce qui a été déterminé par une enquête morphologique de l'artéfact.

En 1997, ils avaient examiné une superficie de seulement 4,5 mètres carrés. La découverte a été trouvée dans la couche la plus basse. Ils ont trouvé une stratification dans les couches de la caverne, et les trois couches supérieures étaient vides. Les couches supérieures sont beaucoup plus jeunes que celles du bas.

Quel interglaciaire ?

Bientôt, il était clair que la découverte était d'Age pré-glaciaire, en commençant à partir de la spéculation sur quel interglaciaire ils proviendraient. La découverte doit être au moins vieille de 74.000 années, mais pourrait-elle être plus âgée ? Et si oui, de combien de plus ?

En 1997, il y avait des spéculations d'une date beaucoup plus tôt, mais le candidat principal est désormais la Période interglaciaire Eem (130,000-120,000 BP). Egalement, la recherche n'a toujours pas éliminé la possibilité que cette découverte pourrait être de la Saale I-II (220,000-200,000 ans BP) ou de la Période interglaciaire Holstein (il y a 340,000-300,000 ans). « " Le fabricant principal des outils est Homo Neanderthalensis, aussi l'outil ne présente pas la technique classique du moustérien - et Levallois -, mais représente le caillou outils-outils, en particulier les outils-Clacton. "

clacton-lithique-1.jpg

Exemple pierre-outil type Clacton

Méthode de datation

Dans un article dans le populaire Arkeologi (Nr. 3 1998, 3-7) se trouve les rapports de Hans-Peter Schulz qu'une stratification dans le gisement a été trouvé dans la grotte. Le dépôt se composait de 6 couches différentes. En 1997, un test de pollen a été pris à partir des 4e et éventuellement 5e couches, écrit Schulz. L'analyse du pollen a confirmé un âge avancé pour ces couches, car le pollen de ces plantes n'a pas été trouvé dans Österbotten depuis l'âge de glace. Schulz a mentionné le hêtre pourpre et une espèce de bruyère (Bruckenthalia) et signifie que ces plantes pointent vers l'interglaciaire Holstein (340,000-300,000 BP).

Au cours de fouilles durant l'été 1998, des échantillons pour l'analyse à la thermoluminescense ont été pris. Avec la méthode de la thermoluminescence, on peut déterminer le moment où les particules de terre ont enfin été soumis aux rayons du soleil.

objetneanderthalien1-1.jpgExemple d'artéfact neanderthalien

Des traces de la faune ont été trouvées dans la couche 1 (couche de surface) et étaient en conséquence plus jeune que 8000 ans. Selon le Vbl du 9.6.1998, Pirkko Ukkonen a été étonnée que les os incrustés (certains avec des datations au C14 à 2500 BP) ont été préservés aussi bien dans la couche supérieure. Selon elle, cela indique que la grotte a très bien conservé les os d'animaux.

Les découvertes archéologiques sont dans les couches IV-VI, écrit Schulz. Une des découvertes les plus intéressantes a indiqué que, en raison du piétinement par les humains ou les animaux, il y a un pavement dans la couche IV. A force de les fouler, les pierres sont étroitement alignées les unes aux autres, ce qui a été noté dans les grottes d'Europe centrale.

Dans la grotte du loup, à proximité du bord de la chaussée en pierre, a été trouvée une couche de dépôt avec des " éclats, du charbon de bois et de petits morceaux de pierres brûlées, ce qui indique  une activité humaine ". (P.6). Quatre restes de pavement probables ont été découverts, dont deux seulement sont fiables.

objetneanderthalien2.jpgExemple d'artéfact neanderthalien

Ils ont cherché à dater les trouvailles archéologiques à travers une analyse des restes de la plate-forme. Schulz a écrit :

" Un moyen rapide, que les résultats de coups portés à un vestige de la plateforme par l'outil, ne peut être formé comme un effet de sédimentation, la pression, le gel, le feu ou les intempéries peut être vérifié par les traits " :

- Vestige de plate-forme avec le point de percussion

- Bulbe, reflet de la percussion sur la surface ventrale

- Ondulations concentriques, Wallner lignes (wallner-lines.pdf wallner-lines.pdf

Les outils détectés dans la Grotte du loup peuvent être divisés en outils de galets (9% dont 3 sont des possibles outils à découper unilatéraux), d'éclats retouchés (21%), des noyaux pierreux (10%) et éclats (60%). L' important est que 80% des éclats ont une surface dorsale primaire et que 20% seulement exposent des surfaces dorsales négatives. Cela est vrai tant pour les retouchés que comme le reste des débris.

" Le nombre d'outils trouvés dans la grotte Wolf est trop faible pour permettre une comparaison statistique ", dit Schultz.

Une comparaison avec comme point de départ la structure des points de percussions et des éclats (après une méthode du D. Schäfer 1997. Le développement d'attributs vides des éclats paléolithiques anciens montre clairement leur conformité avec l'inventaire des découvertes du paléolithique ancien de l'europe centrale, de Bilzingsleben, Clacton-on-Sea, Memleben, Verteszöllös, Wallendorf et Wangen. Grâce à cette comparaison, la dénommée «tendance-structure" a été utilisée, qui sert à déterminer l'épaisseur des paillettes, la forme des restes de plate-forme, l'angle de soufflage, des restes des plate-formes de base / facettes, l'apparition de dorsales de surfaces primaires / négatives.

Alors il y a toujours un problème avec la datation, souligne Schulz. En outre, si il y a des preuves de techniques de travail au temps du paléolithique ancien, nous devons nous rappeler que ces découvertes sont rares. La Cave Wolf est un endroit isolé géographiquement en ce qui concerne ces habitants du début, et le grès Jotun comme matière première est nouveau pour les chercheurs. "L'ancienne" technique peut avoir persisté plus longtemps dans le Nord qu'en Europe centrale.

Schulz a refermé son article dans Populaire Arkeologi en soulignant qu'il y a plusieurs années, les gens en Europe centrale ont découvert les restes d'un homme de Neandertal qui vivait il y a plus de 250.000 ans. " Dans ce contexte, on peut peut-être deviner que ces visiteurs de la grotte du loup étaient une édition antérieure de l'homme de Neandertal."

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Varggrottan - Foto: © Olle Haavisto

Visiteurs Interdits

Depuis l'été 1998, les visites de la grotte n'ont pas été autorisées. (Entretien avec Hans-Peter Schulz, Vbl 7.7.1998, vous pouvez aussi consulter Vbl 8.12.1998). Le Conseil national des antiquités justifie cela à cause d'un risque en raison que la grande quantité de matière enlevée loin de la grotte a créé un risque d'un effondrement du toit de la grotte. (Le toit de la grotte a été renforcée en 2002/ed). Il y a aussi un risque de contamination (l'excavation s'appuie sur des méthodes scientifiques, comme pour la datation et ils craignent que les visiteurs pouvaient risquer d'annuler l'échantillonnage.)

Hans-Peter Schulz a déclaré dans une interview à Vbl (7.7.1998) qu'en 1997, la grotte a été visité par 5000 touristes et que les chiffres de 1998 ont dépassé cela.

References:

  • Anon. "Svårtolkade fynd från Varggrottan: Inga gäster får längre gå i Grottmannens hem" ("Difficult to interpret finds from the Wolf Cave: Visitors can no longer go into the caveman's home.") Vasabladet 8.12.1998.
  • Ekman, Mats. "Här är den ´riktiga´grottmannen: Kalervo Uusitalo tjatade tills geologerna kom till Varggrottan. Tror stenfynden bara är början." ("Here is the "true" caveman: Kalervo Uusitalo nags untilgeologists come to the Wolf Cave. Thinks the stone find is only the beginning.") Vasabladet 19.10.1997.
  • --- "Grotta döljer spår av stenåldern?" ("Cave hid traces of the Stone Age?") Vasabladet 16.5.1995.
  • Kjellberg, Johan. "Stenarna är en världssensation. Människor tillverkade verktygen I Varggrottan för minst 74.000 år sedan. Forskarna entusiastiska." ("The stones are a world sensation. People made tools in the Wolf Cave at least 74,000 years ago. Researchers enthusiastic.") Vasabladet 16.10.1997.
  • Nyström, Helge. "Varggrottan får inte bli turistfälla: Arkeologerna betackar sig för Grottmannens stugby och Visitors Center." ("The Wolf Cave will not be a tourist trap. Archaeologists say that Caveman's Cottage Village and Visitors Center are not for us." ) Vasabladet 7.7.1998.
  • Ritaoja, Linda: "Neanderthalare I Varggrottan: Nu är forskare säkra." ("Neanderthals in the Wolf Cave: Now researchers are sure.") Syd-Österbotten 9.6.1998.
  • Schulz, Hans-Peter: "De tog skydd I Varggrottan: De första spåren av människor i Norden är mer än hundratusen år gamla." ("They took shelter in the Wolf Cave. The first traceof humans in the North is more than 100,000 years old.") Populär Arkeologi Nr. 3 (1998)

Translation GB by June Pelo 2002 - Edited for WWW by Staffan Storteir

In Swedish: VARGGROTTAN En föristida fyndplats i Lappfjärd

2004c.jpg

Les fouilles du site de la grotte de loup (Susiluola, Varggrottan) ont repris le 21 Juillet 2004, après une pause de deux ans. Des fouilles complètes sont maintenant prévues sur une période de trois ans. Pour la première fois, les chercheurs étudieront la zone immédiatement à l'extérieur de la caverne dans l'espoir de trouver des traces anciennes - des os brûlés, par exemple - après avoir enlevé le sol de surface épais, les souches et rochers. A l'intérieur de la caverne, l'accent sera mis sur les anciennes couches de sédiments - c'est à dire celles qui, par des méthodes fiables ont déjà été constamment datées à être vieilles d'environ 128.000 années - pour renouveler les analyses de pollen et de macrofossile.

2004a.jpg

Tranchée en-dehors de la grotte

26 août 2004 - La principale conclusion des fouilles de cet été a été la découverte d'une nouvelle couche qui est probablement plus âgée que les sept couches déjà étudiées, dont la plus ancienne avait été estimée à 240.000 années. Les chercheurs vont maintenant essayer de déterminer l'âge de la nouvelle couche.

2004b.jpgText Staffan Storteir  Photos Olle Haavisto 2004

7 juillet 2005 - De nouvelles découvertes des fouilles de cet été ont été des éclats acérés, en contraste avec celles plus tôt de quartz plus ronds et de grès et un os brûlé dans un trou près de l'entrée sur le côté ouest de la grotte. Les nouveaux éclats préliminaires en date de 35 000 ans pourraient indiquer la présence d'habitants entre 27 000 à 60 000 BP et avant la dernière période de glaciation entre 25 000 - 15 000, " c'est beaucoup plus tardif que les découvertes anciennes et les résultats des recherches pointant vers la période 115 000 à 130 000 ans BP, et pris ensemble, cela implique que la grotte a été habitée pendant deux périodes interglaciaires séparées" , disent les géologues.

(BP = Before Present = Avant Maintenant)

Sources : http://sydaby.eget.net/eng/wolf/wolf_ralf.htm + http://sydaby.eget.net/eng/wolf/exc2004.htm

Traductions FR : Yves Herbo-SFH-07-2013

Et du côté du Pôle sud, quelles oscillations ?

Et du côté du Pôle sud, quelles oscillations ?

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A la suite de cet article récent, des commentaires divers et des interrogations scientifiques actuelles sur les changements climatiques, il est logique de considérer que si les pôles nord géographiques et magnétiques sont tous deux des points mouvants et non fixes, l'axe sud-nord doit varier de même et les poles sud devraient accompagner ces mêmes mouvements à leur manière. Voilà un extrait d'une étude de 2011 très intéressante dont je conseille la lecture complète grâce à ce Permalien. - Déplacement du pôle : Le Nord court, le Sud  crawle - Par ken@modernsurvivalblog 20 Janvier 2011 - Traduit de l’anglais par Marie-Louise

Déplacement du pôle : le Nord s’éloigne au pas de course, le Sud à la nage

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400 ans de déplacement du pôle Sud magnétique (intervalles de 50 ans)

Alors que la vitesse de déplacement du pôle Nord magnétique de la Terre s’est considérablement accélérée dernièrement pour atteindre environ 34 milles par an (55 km), regardons ce qui se passe avec le Pôle Sud magnétique.

Chaque champ magnétique a deux polarités, Nord et Sud par exemple, et on pourrait penser que tout ce qui se passe avec un pôle, pourrait se produire (à l'inverse?) à son pôle opposé.

Eh bien, il semble que le pôle Sud magnétique de la terre ne se comporte pas de la même façon que son opposé du Nord. En fait, sa dérive ou déplacement du pôle, ralentit en fait ! Actuellement, il se déplace seulement de 3 milles (5 km) par an, soit de seulement un dixième de la vitesse du Nord !

(Coordonnées du Pôle) provenant du National Geophysical Data Center (NOAA))

Non seulement cela, mais il est intéressant de noter qu’aussi bien le pôle Nord que le pôle Sud favorisent un côté de la Terre – le pôle sud magnétique est fortement attiré d’un côté et continue à s’éloigner du sud géographique véritable.

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Le Pôle Sud magnétique est réellement à 1800 milles (2 900 km) du pôle sud véritable géographique de la Terre ! C'est un décalage important.

Le pôle Nord magnétique est assez près du nord vrai géographique et « seulement » environ 360 milles (580 km).

Le déplacement du pôle Nord magnétique pourrait être la cause des mystérieux décès d’oiseaux, de poissons et de crabes. Voir : http://abundanthope.net/pages/Environment_Science_69/Moving-Magnetic-North-Pole-May-be-the-Cause-of-Mysterious-Bird-Fish-Crab-Deaths.shtml

Le pôle Nord magnétique se déplace, obligeant à fermer des pistes de l'aéroport de Floride. Voir : http://abundanthope.net/pages/Environment_Science_69/Magnetic-North-Pole-Shifts-Forces-Runway-Closures-at-Florida-Airport.shtml

Selon cette étude sur le pole sud, on parle surtout d'oscillation climatique mais pas d'une oscillations physique comme celle de Chandler, on pourrait donc considérer que la Terre est bien "posée" question gravité sur un point fixe au sud mais que le nord lui tourne un peu comme une toupie en voie de déséquilibre. La position de la planète Uranus pourrait donner une idée d'un plus profond déséquilibre possible. Le système uranien est unique dans le Système solaire car son axe de rotation est pratiquement dans son plan de révolution autour du Soleil ; les pôles nord et sud sont situés où les autres planètes ont leur équateur 3. En 1986, les images de Voyager 2 ont montré Uranus comme une planète sans caractéristique particulière en lumière visible, sans couches nuageuses ou tempêtes existant sur les autres planètes gazeuses (YH : une tempête est apparue en 2006, alors que la planète s'approche de son équinox).

A.A.O.

L'A.A.O. (Oscillation de l'Antarctique) est une variation climatique de l'Hémisphère Sud semblable à celle de l'A.O. (Oscillation de l'Arctique) de l'Hémisphère Nord. L'AAO est une variation de la pression entre les zones de mi-latitudes et hautes latitudes de l'Hémisphère Sud, centrées de 55 à 60° Sud.

L'index du AAO = P*40°S - P*65°S dont P*40°S est la Pression atmosphérique à 40° Sud.

N.A.O.

La NAO (Oscillation du Nord Atlantique) est une variation du climat naturelle qui a des impacts importants sur le climat de l'Europe de l'ouest, des environs du nord de l'Afrique et de l'est de l'Amérique du Nord. La NAO a des effets bien plus importants en hiver qu'en été. C'est vers 1920 que les deux météorologues, l'autrichien Friedrich et l'anglais Gilbert Walker ont découvert l'Oscillation du Nord Atlantique.

Cette Oscillation a aussi une certaine influence, car elle détermine le positionnement et la trajectoire des dépressions de l'hémisphère Nord. La variation de ce phénomène dépend de la pression atmosphérique.

Le Pendule de Foucault 

Séisme de 2004 à Sumatra : étude sur l'axe de rotation de la Terre

Trajectoire du pôle à partir du jour du séisme, mis en évidence par les observations du système GPS. On remarque la déviation bien visible de cette trajectoire (en rouge) par rapport aux prévisions qui, bien sûr, ignoraient l\'occurence du séisme (en bleu). © CODE AC Team.Dans le cas du séisme du 26 décembre 2004 à Sumatra, la redistribution soudaine de matière dans le système Terre a induit un déplacement du pôle d'inertie: dans la région touchée par l'événement, les masses rocheuses déplacées au sein de la croûte terrestre ont été colossales. Toutefois, même pour un séisme de magnitude 9 comme celui du 26 décembre, le déplacement du pôle d'inertie est minime. Les calculs menés ces derniers jours par plusieurs groupes d'experts dans le monde indiquent que le déplacement du pôle d'inertie à la surface terrestre, induit par le séisme du 26 décembre, ne doit pas excéder quelques cm !

Les méthodes actuelles de mesure du mouvement du pôle, basées sur les techniques spatiales, permettent dores et déjà de détecter cette 'pichenette' (figure). Il est probable que le séisme du Chili de 1960 (magnitude 9.5) avait provoqué un phénomène similaire. Mais les observations de l'époque n'étaient pas assez précises pour le déceler.

Quant à l'axe de rotation, il poursuit simplement son mouvement, mais autour du nouvel axe d'inertie. Le réajustement des masses dans la croûte lui fera lentement retrouver une nouvelle position d'équilibre. La vitesse de rotation de la Terre (ou son équivalent : la 'longueur du jour') est, elle aussi, affectée par des redistributions de matière, donc par les séismes. Les scientifique sont rassurants et il est vrai qu'il ne s'agit que de quelques centimètres, mais dans la mesure où ces gros séismes se situent tout de même très souvent aux mêmes endroits, sont de plus en plus nombreux par périodes et continuent donc de déplacer le tout de quelques centimètres en permanence... les scientifiques devraient peut-être réaliser que les centimètres deviennent des mètres et des hectomètres sur la longueur et que les autres oscillations climatiques suivent... les régions locales nordiques voient donc bel et bien un effet climatique et physique s'accentuer au fil du temps...

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Yves Herbo-SFH-06-2013

Des farfadets photographiés pendant des aurores boréales

Des farfadets photographiés pendant des aurores boréales !

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Deux photographes américains passionnés par les phénomènes météorologiques ont enregistré à quelques jours d'intervalle des farfadets (surnommés également sylphes rouges ou sprites en anglais). Ils ont eu la chance de voir ces insaisissables phénomènes lumineux transitoires sur fond d'aurores boréales.

En cette période de forte activité solaire (notre étoile est très proche du maximum de son cycle), les éruptions accompagnées d'éjection de masse coronale sont assez fréquentes. Transportées par le vent solaire, les particules énergétiques échappées de notre étoile viennent s'engouffrer dans les lignes du champ magnétique terrestre. Leur rencontre avec les atomes d'oxygène et d'azote présents dans la haute atmosphère se solde par l'apparition de superbes aurores, des draperies lumineuses qui dansent dans le ciel étoilé.

C'est au niveau des régions polaires terrestres que le spectacle est le plus beau, et l'on peut donc assister à des aurores boréales ou des aurores australes. Signalons pour être complet que la Terre n'est pas la seule planète à bénéficier d'aurores polaires puisqu'on en observe également sur JupiterSaturne ou encore Uranus.

Pour beaucoup d'astrophotographes américains, ce sont les dernières nuits pour espérer enregistrer l'image d'une belle aurore boréale avant l'approche du solstice d'été le 21 juin prochain. Mais ils ne sont pas les seuls à lever les yeux vers le ciel nocturne : les chasseurs d'orages et d'éclairs surveillent les caprices de la météo. Ces derniers ont été particulièrement nombreux et spectaculaires en cette année 2013, marquée par une tornade dévastatrice sur la ville de Moore, et d'inquiétantes prévisions de la NOAA concernant la saison cyclonique.

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Le 31 mai, depuis l'Iowa, Mike Hollingshead réalisait une superbe photographie. Alors qu'une aurore boréale verte colore la petite partie de ciel dégagé, elle est accompagnée de farfadets sans doute associés aux puissants orages qui se déroulent au loin. © Mike Hollingshead, www.extremeinstability.com

Deux images exceptionnelles de farfadets d’aurore boréale

Passionnés par l'activité électrique atmosphérique, Walter Lyons et Mike Hollingshead font partie de ceux qui traquent les phénomènes météorologiques extrêmes. Le premier est membre du FMA Research, un réseau de bénévoles qui utilisent des caméras vidéo pour tenter d'enregistrer les phénomènes lumineux électriques qui se produisent dans l'atmosphère. Il y a quelques jours l'appareil de Walter Lyons a saisi un farfadet.

Bien qu'ils soient décrits depuis plus d'un siècle, les farfadets sont très rarement photographiés car ils ne durent que quelques millisecondes. La première image de farfadet fut réalisée accidentellement en 1989, depuis une navette spatiale, puis au sol en 1994. Leur nature est encore l'objet de débats entre chercheurs, mais la plupart s'accordent sur l'idée que les farfadets sont de fortes décharges électriques (associées à de puissants éclairs) qui ionisent brièvement l'air entre 50 et 90 km d'altitude.

La nuit où Walter Lyons a filmé un farfadet rouge depuis son site d'observation dans le Dakota du Sud (États-Unis), le ciel était coupé en deux (image ci-dessus). Alors que des nuages d'orage s'amoncelaient sur l'horizon, le ciel était dégagé plus haut, laissant voir les étoiles et surtout les draperies d'une aurore boréale.

Un rare phénomène atmosphérique

Même scénario le 31 mai dans l'Iowa (un état voisin du Dakota du Sud) pour Mike Hollingshead. Malgré un temps très incertain, les images satellite montrant ce soir-là que la plus grande partie du pays était sous les nuages, cet observateur décida de mettre en place son matériel photo pour tenter quelques images : une aurore boréale ou des éclairs striant le ciel, pourquoi pas ? Mike Hollingshead fut bien inspiré. Sur une de ses photographies (image ci-dessous), alors que les éclairs illuminent l'horizon, une petite bande de ciel échappe aux nuages. Au milieu des étoiles et sur fond d'aurore boréale verte, des sylphes rouges ont laissé leur signature.

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Il y a quelques jours, Walter Lyons a été le premier à enregistrer l'image de farfadets sur fond d'aurore boréale depuis le Dakota du Sud. © Walter Lyons,FMA Research, WeatherVideoHD.TV

Walter Lyons et Mike Hollingshead sont sans aucun doute les premiers photographes à immortaliser des farfadets. La probabilité d'enregistrer en même temps ces deux phénomènes d'ionisation atmosphérique est certainement aussi faible que celle de gagner au Powerball, la célèbre loterie américaine...

Source : Jean-Baptiste Feldmann, Futura-Sciences - http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/meteorologie-1/d/fascinant-des-farfadets-photographies-pendant-des-aurores-boreales_46893/#xtor=RSS-8


SFH-06-2013

Extrêmes : Après le Canada, un tsunami de glace déferle aux États-Unis

Extrêmes : Après le Canada, un tsunami de glace déferle aux États-Unis

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Les maisons détruites par le passage d’une vague de glace sur les rives du lac Dauphin, au Canada. © Rap2dinGuerie, YouTube

Un événement extrêmement rare s'est produit le 11 mai 2013 dans le Minnesota, sur le lac des Mille Lacs. Les riverains de deux lacs ont été témoins horrifiés de deux tsunamis de glace, qui ont subitement déferlé sur les côtes, endommageant un bon nombre de maisons. Heureusement, aucune victime n'a été à déplorer mais vous pouvez constater le paysage spectaculaire laissé par les glaces dans cette vidéo ci-dessous, un document exceptionnel filmé par l'une des résidentes sinistrées, Darla Johnson :

An ice wave flowing from Millie Lacs Lake in Minnesota has been captured on amateur video, showing an expanding wave of frozen water engulfing gardens and threatening people's homes.© FEARMEUFOOL, YouTube

Il s'agit de tsunamis de glace qui mesurait, suivant les blocs, de 1 mètre à 9 mètres de hauteur et ont pénétré jusqu'à 25 mètres à l'intérieur des terres sur 4 kilomètres de côtes ! On peut dire que la glace a littéralement pulverisé toutes les maisons comprises dans cette longue bande côtière. Le phénomène est tellement rare qu'il n'avait pas été observé depuis les années 1950 dans ces mêmes lacs.

« Vous êtes conscient que votre maison est bâtie avec du ciment, des blocs de béton et de l'acier, mais la glace passe à travers, sans difficulté, c’est un peu comme un cure-dent, commentait Dennis Stykalo, un Minnesotain qui a perdu sa maison. Cela montre juste la puissance de la glace. Il n'y a rien que vous puissiez faire, vous vous écartez de son chemin et la regardez avancer. »



Un phénomène identique s’est produit quelques jours plus tôt au Canada, aux abords du lac Dauphin. Environ 30 maisons ont été touchées, les vents avoisinaient les 90 km/h et les murs de glace ont presque atteint les dix mètres. Les deux événements sont très probablement liés : l’intervalle de temps entre les occurrences correspond au temps qu’a mis la configuration atmosphérique à traverser la frontière. Le caractère exceptionnel de ce type de catastrophe est tout simplement dû à la rareté d’un tel système atmosphérique, mais qui risque de devenir moins rare dans l'hémisphère nord...

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Le présentateur météo Sam Champion explique sur la chaîne américaine ABC pourquoi le vent, qui a propagé la glace sur les côtes du lac des Mille Lacs, était si froid. Sur la carte, on peut observer au-dessus de Boston une perturbation cyclonique (le L signifie low pressure, basse pression en anglais) et une zone anticyclonique vers Chicago (H, pour high pressure, haute pression). L'État du Minnesota, coincé entre ces deux systèmes, a subi une incursion d'un front polaire matérialisé sur la carte par une ligne bleue en dents de scie. © Capture d'écran, ABC

Explication : Il ne s'agit en fait pas de véritables tsunamis, qui sont des ondes océaniques ou lacustres provoquées par un déplacement rapide d'un grand volume d'eau, mais bel et bien d'un phénomène météorologique extrême rare. En effet, ce jour-là, tout l'est Canadien et nord-est des Etats-Unis est sous un fort système dépressionnaire de type classiquement cyclonique et, au niveau de Chicago et du Minnesota résistait une cellule anticyclonique, ce qui a provoqué naturellement une incursion du front polaire. Avec des vents glacés variant entre 60 et 80 km/h, la température de l'air est tombée en dessous de zéro. Les lacs étaient gelés et la force des vents froids a commencé a déplacer la glace vers les côtes. Par contre, le sol n'était pas gelé du tout et, à son contact, les blocs de glace ont fondu à leur base et c'est cette eau de fonte qui a accéléré la glace vers les côtes. Elle a servi de lubrifiant en réduisant le frottement entre la glace et le sol et a favorisé, accéléré le glissement. En observant de plus près l'approche de la glace, on s’aperçoit que ce ne sont pas réellement les blocs qui se propagent, mais bien des aiguilles de glace (cela se voit et s’entend très bien sur la vidéo d'ailleurs). Ce sont en fait des cristaux qui se développent lorsque la température du sol est positive, alors que celle de l’air est négative.

Sources : ABC, YouTube, LeFigaro, France Info, Futura-Sciences

Au passage, puisqu'on parle de glace et de phénomènes extrêmes, un petit rappel utile sur l'action de la fonte de la glace sur le volcanisme :

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/geologie-1/d/si-la-glace-fond-les-volcans-sactivent_43567/

Yves Herbo-SFH-05-2013

Haarp crée le plus long nuage de plasma artificiel

Haarp crée le plus long nuage de plasma artificiel

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Intéressante nouvelle qui complète et confirme donc une partie de cet article : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/rechauffement-ou-guerre-meteorologique.html

En projetant de puissantes ondes radio vers l'ionosphère, le programme Haarp permet d'étudier cette zone très mal connue de l'atmosphère et même d'en tirer parti pour diverses applications. L’une d’elles est la création de nuages de plasma artificiels utilisables pour les télécommunications ou la détection par radar. Avec une stabilité obtenue durant plus d'une heure, Haarp vient de battre son record de durée.

Haarp (High Frequency Active Auroral Research Program) a fait et fera encore couler beaucoup d’encre. Certains y voient plus qu’un simple programme de recherche scientifique (et tout de même en partie militaire) américain portant sur l’ionosphère. Pour eux, il ne s’agit pas d’un projet destiné à mieux comprendre comment les orages magnétiques affectent les communications radio mondiales, les systèmes de navigation par satellite ainsi que les réseaux de transport d'électricité sur de longues distances, que ce soit pour des usages civils ou militaires.

On n’a jamais pu démontrer cette affirmation, même si l’on sait bien qu'Haarp est en partie financé par la fameuse Defense Advanced Research Projects Agency (Darpa), bien connue entre autres pour les travaux en robotique qu’elle soutient.

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Des images dans le visible d'un nuage de plasma artificiel créé à l'aide d'un faisceau de hautes fréquences avec Haarp au-dessus de l'Alaska. Cela s'est passé le 12 novembre 2012, entre 2 h 26 mn 16 s et 2 h 26 mn 43 s TU. © Elizabeth Kendall, SRI International

Les motivations scientifiques derrière Haarp sont simples à comprendre, lorsque l'on sait que l'état de l'ionosphère est en constante évolution sur des périodes de quelques minutes, heures ou jours, voire des saisons et des années. Or, les mesures pour tenter de mieux comprendre ce qui s'y passe sont notoirement difficiles.

Des miroirs en plasma pour réfléchir les ondes radio

Les ballons ne peuvent pas atteindre l'ionosphère parce que l'air y est trop ténu, et les satellites en orbite ne peuvent s'y installer parce que l'atmosphère y est encore trop dense. Par conséquent, la plupart des expériences sur l'ionosphère ne fournissent que des bribes d'informations. La perturber directement avec des faisceaux d'ondes radio adéquats et étudier ses réponses est un moyen de contourner ces obstacles.

Il est certain qu’avec Haarp, on cherche aussi à faire des sortes de nuages de plasma artificiels qui peuvent servir de miroir pour des ondes radar ou des télécommunications à haute fréquence.

Les membres d’Haarp viennent d’annoncer qu’ils avaient battu plusieurs records avec les nuages de plasma qu’ils essayent de créer vers 170 km d’altitude. Il y a d’abord le record de la durée de vie pour ces bulles de plasma. Les précédentes se dissipaient en dix minutes environ, alors qu’actuellement, elles peuvent rester stables pendant une heure. De plus, la densité d’électrons libres est aussi passée de 4 x 105 à 9 x 105 électrons par cm3.

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Une vue de Haarp avec ses 180 antennes. La gamme des hautes fréquences que peut émettre cette installation s'étend de 2,75 à 10 MHz. © High Frequency Active Auroral Research Program

Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/meteorologie-1/d/haarp-crace-le-plus-long-nuage-de-plasma-artificiel_44876/#xtor=RSS-8

Yves Herbo : en faisant une recherche rapide, on tombe sur beaucoup d'observations d'OVNI ce jour-là (12-11-2012), notamment en France, Russie, Japon, au Mexique et en Californie, mais les plus interessantes sont au Texas (peu de rapport à priori mais il s'agit d'une opération miliaro-scientifique, et les bases du Texas sont réputées pour être en lien avec Haarp) : nous voyons des images très intéressantes dans ce journal télévisé texan qui en parle, et montre d'autres vidéos. Non seulement on y voit un objet tout à fait en forme de nuage de plama, mais il semble bien (et les analyses prouvent qu'il n'y a pas de trucages ici) qu'un objet intelligent utilise bel et bien cette technologie des plasmas nommée MHD ou quelque chose de proche... :

MAJ 02-03-2013 : Un lecteur attentif que je remercie m'a envoyé les coordonnées du rapport officiel de Luc Mampaey du GRIP sur HAARP :

http://grip.org/fr/node/15

Un autre lien en relation mais à relativiser sans preuves formelles, plus ancien mais qui parle d'une étude sur le séisme catastrophique de mars 2011 au Japon et d'une énergie décelée 3 jours avant : http://www.alterinfo.net/Une-nouvelle-etude-indique-un-lien-possible-entre-HAARP-et-le-seisme-au-Japon_a59824.html

Yves Herbo SFH 02/03-2013

Le Magazine Top Secret N°64 est sorti

Le Magazine Top Secret N°64 est sorti

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Sommaire du N°64 en vidéo :


Et Sommaire en texte : News de l'Insolite - Le pouvoir des médiums, Un texte de Daniel Castille - Courrier des lecteurs - Truman Bethurum, "Le capitaine de la soucoupe était une femme"...Un texte de Ludovic Bonin - OVNI : Les preuves d’un COVER-UP, Une enquête exclusive de Pierre Fleming - Maître Philippe, Le thaumaturge de Lyon, Un texte de Pascal Cazottes - Sur la route avec... Dominique Moret, Une interview de La rédaction - La révélation des pyramides, Par l’informateur du film "La Révélation des Pyramides" - Planificateurs invisibles. Voyageurs du temps et réplication de l’ADN, Un texte de La rédaction - Le code subliminal des Illuminati 666 et 21/12, Un texte de Xavier Daniel - News des publications - Revue de presse...

Nous rappelons que le magazine TOP SECRET est ouvert à tous les chercheurs et ne prétend pas imposer sa vérité. La rédaction invite simplement ses lecteurs à se poser les questions qu’elle se pose, sans chercher à les conduire vers un postulat qu’elle aurait arrêté à l’avance.

TOP SECRET, édité par Eden Edition, organe de presse réellement indépendant, se veut un instantané de la recherche dans le domaine des énigmes et des mystères en tous genres, et donc un incitateur aux questionnements.

Dépêchez-vous de découvrir ce numéro pendant qu’il est encore facile de le trouver.

Si votre commerçant habituel ne connaît pas encore le magazine, vous pouvez lui demander de le commander aux NMPP avec la référence suivante : M 01857. Il devrait alors le recevoir au bout de 48 heures. Pour en savoir plus, voyez « Nos amis libraires ».

Relayé par SFH 12-2012

Réchauffement : la montée des océans largement sous-estimée ?

Réchauffement : la montée des océans largement sous-estimée ?

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Le réchauffement climatique suivrait actuellement les tendances prévues par le Giec, mais pas la hausse du niveau des mers. Des populations pourraient se retrouver les pieds dans l’eau avant l’heure !

Depuis 1988, un groupe intergouvernemental d'experts, le Giec, se charge de récolter des informations scientifiques sur l’évolution passée et future de notre climat. Régulièrement, leurs données sont compilées puis présentées par le biais de rapports. Quatre éditions ont déjà été publiées (1990, 1995, 2001 et 2007), et une cinquième devrait voir le jour en 2014.

Ces documents se veulent prospectifs puisqu’ils fournissent des résultats de projections. Ainsi, selon les 3e et 4e éditions (respectivement nommées TAR et AR4), la Terre serait amenée à se réchauffer d’environ 0,2 °C par décennie d’ici 2027, sur la base de plusieurs scénarios d’émissions de gaz à effet de serre. Simultanément, la montée du niveau des mers devrait se poursuivre à la vitesse de 2 mm par an, d’après des projections dites « centrales ». Mais qu’en est-il réellement ?

Avec le recul, il est maintenant possible de confronter ces résultats avec des données concrètes. C’est en substance ce qu’ont fait des chercheurs duPotsdam Institute for Climate Impact Research (Allemagne), du Tempo Analytics (États-Unis) et du Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales (France). Globalement, le réchauffement climatique suivrait relativement bien la tendance définie dans le passé. En revanche, le niveau des océans s’élèverait 60 % plus vite que prévu !

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La courbe rouge caractérise l’augmentation mesurée par satellite du niveau des mers en cm en fonction du temps. Elle est comparée aux données récoltées par des marégraphes (en orange). Les traits bleus et verts correspondent aux projections établies par le Giec, respectivement dans ses 3e et 4e rapports, sur la base de différents scénarios d’émissions de gaz à effet de serre. Les océans montent bien plus vite que prévu. © Adapté de Rahmstorf et al. 2012, ERL

Une fonte des calottes glaciaires sous-estimée

Cinq jeux de données de températures terrestres et océaniques mesurées entre 1990 et 2011 ont été utilisés pour suivre l’évolution passée du réchauffement climatique. Lors des calculs, les valeurs moyennes ont été transformées en vue de supprimer l’influence des éruptions volcaniques (événements associés à la libération d’aérosols), des variations du rayonnement solaire et de la survenue d’épisodes El Niño. Ces trois facteurs peuvent en effet modifier le climat à court terme. Ainsi, la Terre se réchaufferait actuellement de 0,16 °C par décennie, une valeur en accord avec plusieurs projections du Giec.

Les marégraphes ne permettant pas d’étudier la hausse du niveau des mers avec précision, les chercheurs se sont appuyés sur des données satellite pour parvenir à leurs fins. Les océans se seraient ainsi élevés de 3,2 mm par an ces 5 dernières années, soit bien plus que les 2 mm par an initialement prévus. Les projections sur le long terme publiées par le Giec pourraient donc se révéler biaisées vers le bas. Ce groupe d’experts a néanmoins précisé dans son dernier rapport que les valeurs fournies ne tenaient pas compte d’une « évolution dynamique rapide de l’écoulement glaciaire », c'est-à-dire d’une importante fonte des calottes glaciaires et des glaciers.

L’étude a été publiée dans la revue Environmental Research Letters (ERL). Selon Stefan Rahmstorf, ces résultats « montrent une fois encore que le Giec est loin d’être alarmiste et que, en réalité, il a sous-estimé les risques possibles du réchauffement climatique dans certains cas ». Quoi qu'il en soit, les chiffres sont préoccupants pour de nombreuses populations côtières. De grandes surfaces habitées pourraient en effet se retrouver sous l’eau plus tôt que prévu, les océans risquant de monter d’ici 2100 au-delà des 17 à 60 cm initialement avancés.

Sources : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/en-zone-cotiere-les-eaux-souterraines-doublent-le-risque-dinondation_42648/ + http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/rechauffement-la-montee-des-oceans-largement-sous-estimee_43064/

Yves Herbo : Bon, encore une alerte de plus mais étant donné le peu d'écoute de la part des principaux pollueurs et le manque d'unité planétaire pour réussir à sauvegarder sa propre civilisation, c'est un peu comme jouer du triangle au milieu d'un groupe de heavy métal...

SFH 11-2012