volcanisme

Canaries : les Guanches : des Atlantes, des Cro-Magnons Aryens ou des Vikings ?

Canaries et les Guanches : des Atlantes, des Cro-Magnons Aryens ou des Celtes ?

 

Petroglyph la palma el cementerio wikipedia en mini

Très ancienne gravure sur roche aux Canaries - datations impossibles

Ce n'est pas la première fois que je vous parle des îles Canaries et de ses mystérieux habitants originaux, les Guanches, mais des recherches supplémentaires (et toujours en cours) sont évidemment toujours nécessaires, tant qu'une avancée significative vers la solution aux énigmes n'est pas établie, si elle peut être établie un jour, d'ailleurs...

Cet article est donc dans le prolongement de ces autres chapitres concernant cette quête particulière sur des îles ou cités englouties et de leurs peuples (ayant survécus ou non) :

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/les-mysterieuses-canaries.html

LIENS complémentaires : https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/les-anciennes-cites-englouties-modifient-l-histoire-humaine.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/les-secrets-de-la-legendaire-cite-perdue-d-heracleion.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/l-atlantide-de-platon-debuts-de-preuves-par-des-geologues-japonais.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/actualite/mer-du-nord-un-yellowstone-inconsidere.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/l-empire-de-mu-identifie.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/le-mystere-atlit-yam-10-000-ans-sous-les-mers.html


https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/iles-ou-continents-engloutis.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/l-ile-de-brasil-engloutie-decouverte.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/l-archipel-du-cap-vert-une-ancienne-colonie-atlante.html

 

Ces nouvelles recherches dans les bibliothèques et sur internet m'ont menées à nouveau du côté des Canaries, et même sur la trace des nazis, suite à certains passages de livres en parlant et de photos historiques disponibles dans certaines vieilles archives.

Ainsi, un peu comme Indiana Jones dans sa quête de l'Arche Perdue, il s'avère que les idéologues nazis étaient également convaincus que les Canaries étaient non seulement des vestiges de l'antique Atlantide, mais que les natifs de ces îles étaient des survivants des grands atlantes. Les premiers directeurs de l'Académie des Sciences Nazies, Ahnenerbe, avaient tendance à exacerber la droiture et valeur des aborigènes can-aryens, qui avaient résistés tant de temps aux conquistatores espagnols, et même défait l'armée espagnole lors d'une bataille. Aussi, dès 1939, ils organisèrent une expédition aux Canaries, menée par le Docteur Huth, un universitaire expert en religions qui parlait sept langues, dont l'hébreu. Huth, comme H. Pringle, avait lu tout ce qui était disponible sur la préhistoire des Canaries et en avait conclu que les natifs canariens étaient : " membres d'une lignée pure et non polluée par la Race Nordique, qui avaient bien préservés les anciennes pratiques Aryennes jusqu'au 15ème siècle "...

Tout aussi convaincu de ça était son accompagnateur nazi, l'archéologue Docteur Fischer, président de l'université de Berlin, et le premier chercheur à avoir discuté et démontré les lois de Mendel dans le croisement des races, avec Wolffel et l'autre spécialiste des races, le Docteur Schwidesky, assurant qu'étudier les restes des Guanches feraient parti des meilleures recherches aux Canaries pour Ahnenerbe.

Canaries nazisalaspalmas

Ils voulaient prouver que les canariens d'origine étaient des purs cro-magnons, comme les Aryens, et qu'il s'agissaient de beaux hommes et femmes, du type nordique, et réaffirmeraient ce qu'ils disaient sur les temps anciens. Ils disaient " regardez, cette jeune fille des Canaries ressemblait à n'importe quelle fille d'une ville comme à Baden, de Westphalie ou Hesse. Ces allemands ont en fait fondé l'Ecole d'Archéologie à l'Université de La Laguna, où ils sont restés longtemps, avec les fonds donnés par Himmler, et ont écrits de nombreux articles pendant la guerre sur " la Psychologie Raciale ", publiés dans le journal de l'Ahnenerbe...

Le plus intéressant est que ces nazis sont rejoints par le philologiste Dominik Wölfel, autrichien, qui est tout de même l'auteur de "Monumenta Lingae Canariae", la meilleure étude à ce jour du langage des arboricoles canariens, écrite dès 1933, et qui enregistre la découverte de Runes Nordiques dans le ravin de Guayadeque à Grand Canarie. Ces scientifiques allemand connaissent probablement la saga islandaise, la Eyrbyggiasaga, qui raconte l'histoire d'un marin d'une île nordique dont le bateau est transporté jusqu'aux Canaries par une énorme tempête et qui se retrouve, vers l'an 1000, comme chef aborigène à Grand Canarie...

Grandecanarie epeenordiquetrouvee

Tout comme le chercheur suédois Per Lilieström, Björn Asbrandsson était en Irlande lorsqu'une grosse tempête s'est levée et a emmené son bateau vers le sud, et les courants ont fait le reste... A en croire cette saga, des années plus tard, un marchand Islandais nommé Guliev était aussi surpris par une tempête lors de son chemin vers Dublin et son navire, un cargo qui avait été utilisé par les vikings pour transporter 40 tonnes de biens, se retrouve deux semaines plus tard aux abords d'une île, au printemps et ayant des plages dorées. L'une des plages est envahie par de nombreux aborigènes à la peau blanche et qui parlent une sorte d'irlandais. Les natifs aide le navire à trouver un endroit abrité et les convient à un entretien avec leur chef et la tribu. Les islandais pensent pendant un moment qu'il pourrait bien s'agir d'une sorte de colonie viking, la plus loin connue. Quand ils rencontrent le chef, ils constatent que c'est un homme grand et fort, avec des cheveux blancs. Et il leur parle dans un langage nordique et, quand il apprend qu'ils viennent d'Islande, il leur confesse qu'il en était un aussi. Il sera très heureux de les accueillir et de réparer leur navire. Il s'appellait Björn Asbrandsson...

Après plusieurs semaines, Guliev et ses hommes étaient prêts pour repartir en Islande et y raconter l'extraordinaire aventure qu'ils avaient vécu. Le chef Björn leur donne beaucoup de cadeaux, un bracelet en or et une épée et demande à Guliev " si vous avez la bonne fortune de retourner dans votre pays, donnez cette épée pour Kjartan, Maître Frodon, Turid et le bracelet à sa mère..."

Et comme l'indique le chercheur-navigateur suédois Per Lilieström, il y a beaucoup de toponymes dans le langage canarien avec celui du nord. Quelques exemples :

La Grande Canarie dans le langage aborigène s'appelle Tamaràn/Tamara, qui est aussi tout simplement une île. Il est évident que l'on retrouve partout dans les îles britanniques le nom de Tamara : c'est le prénom de femmes, mais aussi de rivières et d'endroits... La plus ancienne ville connue à Grand Canaria s'appellait Tara... comme la déesse celte, et le nom de la capitale celtique irlandaise. Bentaiga / Ben-taiga aux Canaries. Ben est un préfixe irlandais désignant des pics et sommets clairs et Taiga était un héros irlandais de 3ème siècle ayant obtenu un bateau. Tirma/Tirmal aux Canaries pourraient se référer au mot "evil" (mauvais) norvégien prononcé par les prêtres et Tir est l'un des dieux nordiques de la triade Thor, Taranis et Tir. Tir. So Tirmal signifie "culte de Tir ou prier Tir". Magec : ce mot est l'équivalent canarien du celte et se réfère au dieu celte de la triade et de la moisson : Mac, et Geth ou Mac, c'était le Fils du Soleil et aussi la Charrue.

Pour en revenir aux écrits de Dominik Wölfel et son étude sur le langage des canariens natifs, d'après les écrits et signes trouvés dans les grottes et sur des pierres, des sculptures, il y est bien mentionné qu'il a été trouvé au Barranco de Guayadeque, Grande Canarie, des signes berbères, mais aussi des runes nordiques et plusieurs signes d'un langage mégalithique. Et Wölfel y écrit aussi (dès 1933), que la clé pour savoir si la race des Cro-magnons était forte et blonde avait été trouvée aux Canaries, parce que " ce peuple était aux îles Canaries au moment de leur conquête et que tous les témoignages historiques disent qu'ils étaient blonds. De quelle autre source, à part de la race des Cro-magnons, pourrait être venue cette race aux yeux et aux cheveux clairs ? ". Tout ceci entraîna évidemment un grand enthousiasme en Allemagne, y compris d'ailleurs chez des non-nazis puisque des scientifiques comme Biedermann, Closs, Nowak, Anders, Roithinger, Stengel, Eschbach, Wagnest, Stumfol, Willigut et les quatre déjà cités dont Huth et Fischer ont tous publié quelque chose sur les Canaries...

Un autre nazi célèbre est impliqué aux Canaries : Gustav Winter. C'est un précurseur car il arrive aux Canaries dès 1926, avec une réputation de grand ingénieur (mais c'est plutôt un grand aventurier - voir sa vie très mouvementée) et arrive à se faire une "place au soleil" avec l'aide d'hommes politiques et d'affaires locaux. Marin depuis son adolescence, on le retrouve en 1933 faisant souvent la navette entre l'Allemagne et les Canaries pour ses affaires. On pense que c'est à cette période qu'il est recruté par les services secrets du nazi Herman Goering. En 1936, il arrive à Burgos en Espagne pour rencontrer Franco, avec l'ordre d'acheter l'entière péninsule de Jandia aux Canaries aux Espagnols, sous prétextes de vouloir engager des travaux de fermes, de pêcheries et de stockages de bovins... il obtient la signature d'une pré-vente et d'une location de la région en longue durée...

Canaries villadewinter

La villa et la tour de Winter à Jandia

C'est assez étonnant, mais c'est dans les archives de la Wehrmacht, en 1939, Herman Goering arrive à Jandia, avec le personnel des services secrets de l'Armée et aussi avec Whilelm Canaris (on note la coïncidence de nom, mais est-ce le vrai ?), le chef de l'espionnage allemand, la Abwehr, pour superviser la construction de l'extraordinaire villa de Winter par des soldats allemands, possiblement l'endroit de l'OrganisationTodt... Ici, en 1939, Canaris rencontre aussi l'espion britannique Kim Philby... 

Bon, ce n'est pas un article sur les mystères et les étrangetés de la seconde guerre mondiale, mais on notera juste que la villa de Winter est énorme et possède même une grande tour ronde " à la Templier ", possédant une belle ouverture vers le ciel souvent dégagé de l'île... qu'elle possède aussi de très nombreuses chambres et pièces d'eau, ainsi qu'un générateur électrique... en fait, cette villa est à la pointe de la modernité de l'époque - surtout aux Canaries ! - et possède plusieurs entrées. Située aussi près de la baie où un sous-marin U-167 sera vu plusieurs fois - il y a même un rapport d'un avion britannique ayant attaqué ce sous-marin... Et Winter et sa famille n'habiteront jamais cette très belle villa en fait... Winter n'aura d'ailleurs aucun problème avec la justice locale avant 1958... juste pour des problèmes financiers à priori...

Canaries villadewinter u 167

Tous ces aspects mystérieux liant les nazis aux Canaries sont dans le livre très intéressant de Rubio Jaime RosalesNAZI ARCHEOLOGY IN THE CANARY ISLANDS " dont vous avez ici quelques résumés et photos (parmi d'autres).

Une chose est à priori sûre historiquement, en ce qui concerne les Canaries : Les îles ont été visitées par les Phéniciens, les Grecs et les Carthaginois. Selon Pline l'Ancien, auteur et philosophe romain du 1er siècle après JC, l'archipel a été trouvé comme étant inhabité lors de sa visite par les Carthaginois sous Hannon le Navigateur au 5ème siècle avant JC, mais ce qu'ils ont vu étaient des ruines de grands bâtiments (qui ont donc complètement disparu depuis - ou sous l'eau). Cette histoire peut donc suggérer que les îles étaient habitées par d'autres peuples avant les guanches... et que ces derniers étaient bien, d'après les dernières études génétiques, des descendants de berbères de l'Atlas marocains ayant réussi à naviguer (ou par naufrages) jusqu'aux îles après la visite des Carthéginois donc.... 

Nous avons donc bien aux Canaries les traces d'une très ancienne culture préhistorique dont seuls quelques signes et gravures restent dans la pierre (sans pour autant y voir une référence à la race des Cro-magnons d'ailleurs !). Cette culture était déjà éteinte 500 ans avant JC d'après les Carthaginois, mais y avait construit de grands bâtiments (probablement détruits ou réutilisés par les berbères débarqués par la suite et ayant oublié leur culture avec le temps et l'isolement (les Guanches), malgré quelques visites probables et très espacées ensuite par des Celtes et/ou Vikings comme l'attestent les runes et armes nordiques trouvées...

Canaries

On note aussi que les dernières découvertes font état de commerce entre l'Empire Romain et l'Archipel des Canaries : Le site d'El Bebedero à Lanzarote dans les îles Canaries a fourni la première preuve sûre de commerce romain avec l'archipel. (Photo : Courtoisie de Pablo Atoche Peña). Environ 100 tessons romains, neuf morceaux de métal, et un morceau de verre ont été trouvés sur ce site. Les artefacts ont été trouvés dans des strates datés de entre le premier et le quatrième siècle de notre ère.

Des récits grecs disent qu'une île au-delà des colonnes d'Hercule existait, où les Champs-Elysées gisaient (le Jardin des Hespérides). L'historien grec Plutarque (ca. AD 46-120) décrit les îles avec plus de précision, et le poète romain Lucain (AD 39-65) et l'astronome et géographe égyptien Ptolémée (environ AD 90-168) ont donné leur emplacement précis. En 1964, une amphore romaine a été découverte dans les eaux au large de Lanzarote, et depuis lors, un certain nombre d'autres ont été trouvées sous l'eau. Toutes, cependant, n'avait pas de contexte approprié et ne pouvaient être datées avec précision; qu'elles étaient vraiment romaines a également été interrogé parce que beaucoup étaient semblables aux amphores utilisées par les Espagnols au XVIe siècle pour le commerce avec les Amériques. Les trouvailles de El Bebedero montrent que les Romains ont commercé avec les Canaries, s'il n'y a aucune preuve qu'ils s'y sont jamais installés. La chute de l'Empire Romain a également entraîné l'isolement total et l'oubli du peuple Canarii-Guanche... jusqu'à sa redécouverte... et extermination par les conquérants espagnols au 15ème siècle...

La plupart des tessons appartiennent à de grandes amphores utilisées pour transporter des produits tels que le vin, le sel pour le poisson et l'huile d'olive. L'analyse de leur argile indique que les navires étaient originaires de Campanie (une région de l'Italie centrale), de la Bétique (sud de l'Espagne), et de la Tunisie.

Nous avons toujours l'espoir qu'un jour, une très ancienne tombe ou restes de bâtiment soit déterré, datant d'avant les Guanches (dont les plus anciennes traces remonteraient tout de même à 1000 ans Avant JC d'après certains archéologues - mais où étaient-ils puisque les Carthaginois ne les ont pas vus en 500 avant JC - ou alors il y a des problèmes de datations quelque part !) et attestant de cette première culture préhistorique dans ces îles, qui ont également subies plusieurs montées et descentes du niveau des océans, mais aussi des périodes volcaniques...

http://archive.archaeology.org/9705/newsbriefs/canaries.html

http://en.wikipedia.org/wiki/Canary_Islands_in_pre-colonial_times

Un article en complément :

http://rustyjames.canalblog.com/archives/2015/02/05/31468815.html

 

Yves Herbo traductions et recherches, Sciences, Faits, Histoires, 01-02-2015

 

Les Mystères de Cérès

Les Mystères de Cérès

Ceres rotationPhotographies de Cérès prises par le télescope spatial Hubble en 2005 avec une résolution d'environ 30 km. La nature du point brillant est incertaine. La première image (en haut à gauche) est séparée de 2 h 20 min de la dernière (en bas à droite) ; Cérès a ainsi effectué un quart de révolution au cours des quatre images.

Dans la mythologie Romaine, Cérès est la déesse de l'agriculture, des moissons et de la fécondité. En fait, ses origines sont grecques et son nom est Demeter, sa résidence est le Mont Olympe et elle est la fille de Saturne et de Rhéa (Ops)... son frère Jupiter, roi des Dieux, est épris de sa beauté et lui fait une fille, Proserpine pour les romains ou Perséphone pour les grecs. Généreuse, elles apprend aux hommes l'art de cultiver la terre, de semer, de récolter le blé, et d'en faire du pain... mais Neptune est attiré par elle et la poursuit avec insistance. Pour lui échapper, elle se transforme en jument. Le dieu se transforme alors en cheval, la rattrappe et ils auront sous cette forme un enfant-cheval, Arion. Plus tard, Neptune lui fait une fille, Despina. Mais, alors qu'elle est partie cueillir des fleurs avec ses amies, sa fille Perséphone est enlevée par le dieu du monde souterrain (ou des Enfers), Pluton, et elle arrête toutes les moissons sur Terre et l'agriculture par son chagrin. Sur ce, Jupiter ordonne à Perséphone de ne rester que l'hiver aux Enfers, mais de passer le reste de l'année avec sa mère... et les moissons reviennent. Elle devient aussi la déesse des pauvres... en Germanie, elle devint un moment la déesse Héra.

Ceres statue

« Ceres statue » par Inconnu — ChrisO (2004); AnonMoos (2005). Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ceres_statue.jpg#mediaviewer/File:Ceres_statue.jpg

Autre légende : Les Phigaliens, en Arcadie, lui dressèrent une statue de bois dont la tête était celle d'une jument avec sa crinière d'où sortaient des dragons. On l'appelait la Cérès noire. Cette statue ayant été brûlée par accident, les Phigaliens négligèrent le culte de Cérès, et furent punis d'une affreuse disette, qui ne cessa pas avant que, sur le conseil d'un oracle, la statue fut rétablie...

Ceres lune

Photomontage permettant de comparer les tailles respectives de Cérès (à gauche) et de la Lune (à droite).

Mais cet article est aussi, et surtout, destiné aux mystères de la mini-planète Cérès. Il s'agit du plus grand astre de la ceinture d'astéroïdes entre les planètes Mars et Jupiter, avec un diamètre d'environ 950 kilomètres. En fait, Cérès est à priori le seul objet sphérique dans la ceinture d'astéroïdes, que certains scientifiques considèrent comme les débris d'une planète avortée lors de la création du Système Solaire, même s'il semble un peu aplati, puisque son rayon équatorial est de 487,3 km pendant que son rayon polaire n'est que de 454,7 km.

Cérès est à la fois la plus petite planète naine connue et le plus gros astéroïde de la ceinture principale et elle fut découverte le 1er janvier 1801 par l'astronome italien Giuseppe Piazzi, qui lui donna le nom de la déesse, patronne de la Sicile. Cérès serait une protoplanète, un embryon de planète qui s'est formé à cet endroit aux débuts du Système Solaire mais son accrétion n'aurait pu la faire grossir à une taille planétaire, à cause de la présence gravitationnelle de Jupiter probablement, elle serait donc demeurée intacte depuis ce temps. D'autres planètes naines seraient également des embryons planétaires inchangés.

Mais là où la planète naine devient intéressante, c'est que, d'après les observations et études géologiques, elle posséderait beaucoup d'eau en elle. D'après les scientifiques mais sans certitudes absolues, Cérès se serait différenciée rapidement entre un noyau rocheux et un manteau de glace, grâce à la chaleur engendrée par l'accrétion et probablement par la désintégration de substances radioisotopes comme l'aluminium (Al). Cette création mouvementée provoqua probablement un volcanisme d'eau et une forme de tectonique qui firent disparaître la plupart des caractéristiques primaires géologiques. Logiquement, l'épuisement assez rapide des sources de chaleur ont dû provoquer un refroidissement général de l'astre et la glace de surface s'est graduellement sublimée, remplacée par des minéraux hydratés tels l'argile et des carbonates et devenant un monde géologiquement mort, seulement sculpté par des impacts d'astéroïdes plus petits, nombreux évidemment. Mais, comme pour le satellite de Jupiter Europe, on soupçonne la présence d'une couche d'eau (possiblement solidifiée) entre le noyau et le manteau de glace et d'argiles... 

Ceres geologie

En fait, si cette sonde est partie en direction de Cérès, c'est bien parce que les scientifiques espèrent que de l'ammoniac ou d'autres substances dissoutes y agissent comme des antigels (comme des sels) et que l'eau soit encore en partie liquide, formant une sorte d'océan sous la surface gelée... et qu'une certaine vie extra-terrestre y soit présente...

Et l'enthousiasme est de mise car les images de la sonde, encore floues à cause de la distance mais qui vont s'affiner au fur et à mesure du rapprochement et de la mise en orbite du robot autour de l'astre pour 16 mois, nous montrent un mystérieux phénomène étonnant qui laisse la porte ouverte à plusieurs explications en attendant d'y voir plus clair, d'ici quelques semaines : un gros point fixe très lumineux, qui fait donc le tour de l'astre en neuf heures, puisque Cérès tourne sur lui-même, comme la plupart des astres. Ce phénomène avait déjà été repéré à distance par le télescope Hubble mais les images de la sonde sont sans équivoque. Les spéculations vont bon train sur cette lumière, certains parlent de surface plate de glace, d'autres de cryovolcan (volcan de glace), de geysers même... la plaisanterie va même jusqu'à une base d'aliens, affairés à récupérer le minerai de fer présent à la surface...

Ceres dawnspacecraft animation

Cérès vue par Dawn le 13 janvier 2015, des cratères sont visibles, mais aussi ce point lumineux - http://fr.wikipedia.org/wiki/(1)_Cérès

Car la surface laisse apparaître une composition intermédiaire entre celle des astéroïdes C et des astéroïdes G, c'est-à-dire des matériaux hydratés qui indiquent la présence de quantités significatives d'eau à l'intérieur de l'objet, mais aussi de l'argile riche en fer (cronstedtite) et des composés carbonatés (dolomite et sidérite). La surface de Cérès est relativement chaude car la température moyenne serait de -38°C (plus vivable que l'Antarctique donc) et même -35°C au périhélie, quand l'astre est le plus proche du Soleil (son orbite n'est pas ronde mais légèrement excentrée). Quelques indices laissent à penser que Cérès possède une atmosphère ténue et du givre. Des observations dans l'ultraviolet effectuées par le télescope IUE ont détecté de la vapeur d'eau près du pôle nord. On peut noter aussi que la pesanteur à la surface de Cérès est de 3% de celle de la Terre seulement.

NASA's Dawn mission snapped imagery of Ceres at a distance of 238,000 miles (about the same distance between the Earth and the Moon) on Jan. 13th, 2015. The images show 'hint of craters' according to NASA's Jet Propulsion Laboratory. NASA's next set of images, due at the end of January, will exceed the resolution of the Hubble Space Telescope's imagery of Ceres (see it here: http://goo.gl/uPJlD9)


Comme déjà dit un peu plus haut, il existe un point lumineux étonnant, mais ce n'est pas le seul point de nature incertaine à la surface de Cérès. Les photographies ultraviolettes en haute résolution prises par Hubble en 1995 montrent un point sombre sur sa surface, qui fut surnommé « Piazzi » en l'honneur du découvreur de Cérès et dont on pensait qu'il s'agissait d'un cratère. Des images ultérieures, prises en plus haute résolution par le télescope Keck par optique adaptative sur une rotation complète, ne montrèrent plus aucun signe de « Piazzi ». A la place, deux zones sombres semblaient se déplacer avec la rotation de la planète naine, l'une d'entre elles possédant une région centrale brillante. Les scientifiques ont alors émis l'hypothèse qu'il s'agissait également de cratères. Les images les plus récentes, prises par Hubble en lumière visible entre 2003 et 2005, mettent en évidence onze points singuliers de nature inconnue à la surface de Cérès, dont l'une correspond à « Piazzi ». Les zones de faible albédo observées par Keck n'ont pas pu être identifiées sur ces images.

Peter Thomas de l'Université Cornell a émis l'hypothèse selon laquelle l'intérieur de Cérès est en fait différencié. Son aplatissement semble trop faible pour un corps indifférencié, ce qui indique qu'il est constitué d'un noyau rocheux entouré d'un manteau glacé. Ce manteau, d'une épaisseur de 60 à 120 km, pourrait contenir 200 000 000 km3 d'eau (16 à 26 % de la masse de Cérès), soit plus que la totalité de l'eau douce sur Terre...

Ceres orbites

Diagramme illustrant les orbites de Cérès (en bleu) et de plusieurs planètes (en blanc et gris). Les segments d'orbite de couleur foncée sont situés en dessous du plan de l'écliptique. Les deux diagrammes du haut sont des vues polaires, celui du bas est une vue en perspective.

Question orbite, précisons aussi que celle de Cérès n'est pas vraiment plane sur le plan de l'écliptique mais faiblement excentrique, modérément inclinée et que l'astre tourne autour du Soleil en 4,6 années.

L'actualité spatiale risque d'être encore très mouvementée fin février et début mars 2015 donc, avec la sonde qui va s'insérer en orbite autour de Cérès à une altitude de 5 900 km. Après cinq mois d'études à cette altitude, la sonde réduira sa distance orbitale à 1 300 km, puis à 700 km pendant encore cinq mois. Parmi ses instruments, la sonde compte une caméra, un spectromètre dans l'infrarouge et dans le visible, ainsi qu'un détecteur de rayons gamma et de neutrons. Ils serviront à examiner la forme de Cérès et l'abondance de ses éléments géologiques pendant 16 mois. Fin janvier, une nouvelle série de photos devrait être disponible avec peut-être des précisions sur ces points mal définis et cratères ainsi que sur ce point très lumineux.

Sans oublier l'autre surprise de l'année sur les planètes naines, avec la visite très attendue en juillet 2015, de la sonde New Horizon autour de Pluton et de ses multiples satellites assez récemment découverts d'ailleurs pour certains, Charon, Nix, Hydre, Kerbéros et Styx...

Yves Herbo, Sciences, F, Histoires, 25-01-2015.

Il y a 200000 ans en France, l'Homme de Tourville

Il y a 200000 ans en France, l'Homme de Tourville

Fossileshumains 236000ans

En haut, les fossiles de bras trouvés à Tourville comparés à un squelette normal de bras

Avec la découverte mi 2014, lors des fouilles des sables de l'ancienne falaise de Tourville-la-Rivière, en Normandie, France, de trois fossiles d'os humains provenant d'un bras, les perspectives sur une race inconnue d'hominidés dans tout le nord de l'Europe se sont trouvées renforcées, ou tout au moins la présence beaucoup plus tôt qu'on ne le pensait des premiers néanderliens si haut en Europe. Car le rapport des scientifiques paru dans la revue internationale PLOS ONE à l'automne 2014 est sans équivoque sur la datation de ces fossiles, qui sont donc à rapprocher des quelques autres trouvés. Si ces derniers sont peu nombreux, avec seulement deux morceaux de crânes trouvés dans le Nord de la France et une dizaine d'autres vestiges répartis entre l'Allemagne et l'Angleterre, leur nombre s'accroit avec la ténacité des chercheurs et de la chance. On pourrait d'ailleurs probablement également citer les empreintes de pieds nus découverts également l'année dernière lors des basses marées exceptionnelles qui se sont produites en Angleterre et dont j'ai parlé dans un autre article.

Quels étaient ces hommes préhistoriques du nord de l'Europe, qui avaient devancé de plusieurs milliers d'années les néandertaliens que l'on retrouve partout en Europe (et peut-être ailleurs !) vers -100.000 ans, et dont ils sont bien distincts du point de vue caractéristiques d'après les études ? Beaucoup de scientifiques les nomment des "pré-néandertaliens" sans trop se mouiller mais surtout pour pouvoir leur donner un nom. Que dit ce rapport et quels sont les quelques autres fossiles trouvés ?

Ce rapport a été publié par des chercheurs du CNRS, de l’Inrap, de l’université nationale australienne, du Centre national de recherche sur l’évolution de l’Homme à Burgos (Espagne) et du département d’Anthropologie de l’université Washington à Saint Louis. En fait, le site de Tourville où a été trouvé ces fossiles n'est que le 12ème de ce type dans le nord européen, qui y représentent à eux seuls la période du pléistocène moyen (entre 781.000 ans et 128.000 ans avant maintenant - notez que j'ai parlé de la période -129.000 à - 125.000 ans récemment, époque d'une fonte des glaces spectaculaire et d'un réchauffement similaire à celui que nous connaissons de nos jours) du point de vue fossiles humains.

Fossileshumains 236000ans lacretesurlos

" Ces fossiles de Tourville constituent donc une découverte majeure pour la connaissance sur ces lointains hominidés européens et se composent des trois os longs du bras gauche d’un même individu (humérus, cubitus et radius). L’étude paléoanthropologique et les analyses morphologiques et métriques permettent de les attribuer à la lignée néandertalienne, (YHavec toutefois une nuance de taille, car c'est la première fois qu'une crête inhabituelle, à l’endroit de l’attache du muscle deltoïde est détectée chez le néandertalien). Le fossile et l’occupation humaine sur le site de Tourville-la-Rivière sont datés entre 236 000 et 183 000 ans. Cinq échantillons d’os humains ont été analysés par les isotopes radioactifs de la série de l’Uranium 238 et huit dents animales par la même méthode et celle de l’Electro spin raisonnance (ESR). S’il est impossible de déterminer le sexe de l’individu, en raison des dimensions des diaphyses des trois os, ils pouvaient appartenir à un « grand » adolescent ou à un adulte. L’absence de preuves d’une intervention humaine ou de carnivores sur les ossements laisse envisager un scénario : le bras entier de ce pré-Néandertalien a été charrié par la Seine avant de se déposer, avec ou sans la main, sur les berges ou sur des bancs de sable au pied de la falaise crayeuse de Tourville-la-Rivière. " (YH : oui mais alors quel rapport entre le bras et l'occupation humaine constatée sur le site de la même époque... ???).

" L’Homme de Tourville est donc le premier fossile humain aussi ancien qui révèle, sur son humérus, une crête inhabituelle à l’endroit de l’attache du muscle deltoïde. Cette anomalie physique (et n'oublions pas que le néandertalien, comme l'Homme et tous les hominidés, se distingue par un assemblage de caractéristiques physiques propres) résulte, selon toute vraisemblance, de la sollicitation du muscle deltoïde postérieur par un mouvement répétitifpeut-être celui du lancerqui peut être comparable à celle observée chez certains athlètes professionnels contemporainsBien que cette anomalie ait eu probablement peu d'influence sur la survie de l'individu, elle pose des questions sur le comportement individuel et collectif, la vie quotidienne des homininés du Paléolithique moyen.

Site préhistorique et paléontologique, Tourville-la-Rivière est situé dans un des nombreux méandres de la vallée de la Seine, à 14 km au sud de Rouen. Il offre une imposante séquence, de plus de 30 m de haut, reposant sur la basse terrasse de la Seine. La stratigraphie se compose de nappes d’alluvions qui se sont accumulées entre 350 000 et 130 000 ans avant notre ère. En 2010, la fouille d’un hectare s’est focalisée sur celles riches en vestiges et caractéristiques de la fin d’une période interglaciaire, datant d’environ 200 000 ans.

Tourvillesite

Les espèces animales présentes sont caractéristiques de ce contexte de fin de période interglaciaire : outre le cerf, on trouve l’aurochs et deux espèces d’équidés (dont l’hydrontin). Avec ces herbivores grégaires, il y a également du sanglier et du rhinocéros. Ils sont accompagnés de plusieurs carnivores : le loup, le renard, l’ours et la panthère. En plus de cette grande faune abondante, le site livre également des petits mammifères (chats sauvages) ou des rongeurs (castor, lièvre). Cette accumulation résulte, pour une large part, de phénomènes naturels : des carcasses animales, entières ou partielles, charriées par le fleuve, viennent se déposer sur les berges ou sur des bancs de sable de Tourville-la-Rivière. " (YH : notons qu'une fin de période interglaciaire consiste en général en un rafraichissement des températures, qui passent de tropicales à chaudes puis tempérées à froides et à une baisse du niveau de l'eau à cause de la glaciation qui reprend).

" L’industrie en silex est peu abondante au regard de la surface fouillée (500 objets seulement sur un hectare). Ce sont des lames et des éclats produits selon un processus particulier et complexe, la technique Levallois. Par exception, une petite aire de débitage concentre, sur moins de 3 m², 300 objets. Elle offre de précieuses informations sur les objectifs de production recherchés par les tailleurs pré-Néandertaliens. Les éclats et lames Levallois, remarquablement performants du point de vue fonctionnel, répondent à des besoins immédiats d’outils spécifiques et permettent de prélever des matières animales (viande, tendons, peaux…) sur la faune déposée naturellement sur les berges de la Seine. "

Références de l’article
FAIVRE J.-Ph., MAUREILLE B., BAYLE P., CREVECOEUR I., DUVAL M., GRÜN R., BEMILLI C., BONILAURI S., COUTARD S., BESSOU M., LIMONDIN-LOZOUET N., COTTARD A., DESHAYES T., DOUILLARD A., HENAFF X., PAUTRET-HOMERVILLE C., KINSLEY L., TRINKAUS E. – 2014. The Middle Pleistocene human remains from Tourville-la-Rivière (Normandy, France) and their archaeological context. PlosOne et INRAP.

Les autres fossiles trouvés dans le nord de la France :

L’Homme de Biache-Saint-Vaast, dans le Pas-deCalais (200.000 ans env.) découvert en 1976 est toujours considéré comme un pré-néandertalien car toutes les caractéristiques du néandertalien classique (celui qu'on retrouve partout en Europe à partir de -150.000 ans (-125.000 ans dans la Somme par exemple) n'y sont pas réunies. En fait, et c'est probablement la même chose pour l'Homme Moderne, l'Homo Sapiens sapiens, les caractéristiques d'un hominidé mettent des centaines de milliers d'années a s'établir et devenir communes à une race. Les tous premiers pré-néandertaliens ont été découverts dans le sud de l'Europe (l'Homme de Tautavel dans les Pyrénées-Orientales en serait l'un des plus vieux exemplaires d'après certains (contesté car attribué à Heidelbergengis par beaucoup), avec un âge de 400.000 ans environ, ainsi que ceux d'Espagne), bien qu'ils soient tellement archaïques, avec de grosses différences d'avec le néandertalien classique qu'un doute est toujours prononcé. Quoiqu'il en soit, on estime qu'à priori, les toutes premières caractéristiques du néandertaliens auraient dû apparaître il y a environ 500.000 ans, chez Homo Erecus et/ou Heidelbergengis, les hominidés plus anciens, pour devenir de vraies caractéristiques du néandertal vers -250.000 ans sans être encore du commun chez tous les individus. Mais il semble que les analyses génétiques ne l'ont pas démontré du tout jusqu'à présent car d'autres hominidés semblent présents (Denisoviens (?), Antecessor). Et en ce qui concerne l'Homme Moderne (Homo Sapiens), on considère que ses caractéristiques "modernes" sont apparues aux alentours de 190.000 ans avant maintenant (les premiers vrais "sapiens") mais que les pré-hommes modernes ont bien du se caractériser eux-mêmes lentement à partir de 400.000 à 300.000 ans...

Autrement dit, on voit que c'est compliqué, car, physiquement, les caractéristiques des races humaines ne deviennent communes à tous les individus qu'après un long processus de croisement entre les mêmes individus au cours des générations et que cela dure des centaines de milliers d'années... En plus, quand on constate que des homos Erectus ont encore été trouvés en Indonésie et ne sont datés que de -27.000 ans à -53.000 ans environ, que Homo Floresensis (descendant possible d'Erectus) ne date que de -18.000 ans environ, on se retrouve avec un tableau des hominidés très diversifié... et avec des datations étranges. Bon, notons que beaucoup ont été faites à l'époque avec la méthode du carbone 14, méthode de plus en plus contestée, et que les nouvelles datations à l'uranium, doublées d'autres, sont beaucoup plus fiables depuis... une dizaine d'années... regardez à ce sujet la liste des fossiles d'hominidés découverts, avec leur datation estimée pour vous faire une idée... Et, en plus, la génétique ajoute ses données maintenant, qui ne sont pas toujours en relation avec celles des paléontologues, ce qui promet de futurs débats encore très houleux !

Autres sources : http://www.universalis.fr/encyclopedie/neandertaliens-neanderthaliens/3-origine-et-evolution-des-neandertaliens/

http://www.hominides.com/html/ancetres/ancetres-homo-sapiens.php

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/neanderthal-savait-faire-de-tres-belles-parures.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/les-neandertaliens-europeens-mieux-outilles-que-les-premiers-hommes-modernes.html

Yves Herbo, Sciences, F, Histoires, 18-01-2015

Climat : un tsunami géant provenant de l'Antarctique ?

Climat : un tsunami géant provenant de l'Antarctique ?

Seychelles 3 university of florida

Les scientifiques qui viennent de rendre leur rapport sur l'étude des coraux fossiles des îles Seychelles ne veulent pas affoler le monde, mais l'image qu'ils semblent décrire à travers ce rapport le devrait pourtant...

Ce sont les géologues de l'université de Floride qui viennent de publier les résultats de leur étude dans Quaternary Science Reviews (QSR), et il est assez explicite. Comme on le sait maintenant car le manque de réaction et de volonté politico-financière pour entraver par des moyens drastiques les pollutions et rejets atmosphériques des industriels est maintenant révélé au monde entier depuis des années, et l'année 2014 en a été le summum question échec et attentisme, les températures moyennes globales vont augmenter d'ici les trente prochaines années au point de rejoindre celles connues il y a 128000 ans, lors de la période de l'avant dernier interglaciaire. 

Cette période assez connue maintenant, et appelée l'Eémien, une subdivision du Pléistocène et qui a durée de - 129.000 ans à - 125.000 ans environ, a connu une montée de température très similaire à celle que nous connaissons, et les mêmes températures moyenne globales vont donc être atteintes sous peu. Ce que l'on sait, c'est que cette période chaude a provoqué, au niveau de tous les océans du monde, un phénomène appelé eustatisme, qui est une dilatation de l'eau provoquée par cette chaleur et donc la fonte des glaces présentes sur les terres, comme le Groenland et l’Antarctique. Ce que l'on ne connaissait pas, c'était la rapidité de cette forte montée des eaux. Car, entre -128.000 ans et -125.000 ans, les eaux de tous les océans se sont retrouvées à environ 7 mètres plus haut... elles sont redescendues ensuite pendant la période glaciaire de Worm qui a suivi après 4000 ans de températures moyennes chaudes (on ignore pourquoi exactement, mais un volcanisme important provoqué par la remontée des terres dégelées est envisageable, et aurait pu provoquer un long hiver global) pour remonter à nouveau ensuite lors de l'interglaciaire qui a précédé le nôtre, qui a commencé il y a environ 10.000 ans, pour redescendre fortement à nouveau lors de la dernière période glaciaire qui a commencé il y a 110.000 ans pour se terminer donc il y a 10.000 ans (volcanisme également et astéroïde ?)... 

Seychelles 1 university of florida

© Université de Floride

Notons tout de suite que, malgré nos 10.000 ans d'interglaciaire actuel, et une remontée constante de tous les océans, nous n'avons toujours pas rejoint le même niveau, la même hauteur des océans d'il y a 125.000 ans, car il manque encore une bonne dizaine de mètre question hauteur des océans... 

Mais c'est peut-être pour bientôt si l'on en croit ce nouveau rapport. Car nous sommes exactement dans la même configuration qu'il y a 128.000 ans environ : après une lente remontée des eaux, il y a eu cette période assez courte de "bouffée de chaleur" faisant encore monter les températures de quelques degrés et faisant monter rapidement les eaux de 7 mètres environs, sur une courte période. C'est cette rapidité que les scientifiques ont tenté de connaître, et leurs conclusions ne sont pas optimistes.

La question est donc bien de connaître l'amplitude et la rapidité de ce phénomène qui nous attend durant (pas dans) les quelques décennies à venir, et de savoir quelle part tel inlandsis du Groenland, du Pôle Nord ou de l'Antarctique était prépondérante pour cette montée des eaux prévisible. Et les meilleures archives sur la planète pour comprendre ce qu'il s'est passé il y a 128.000 ans, ce sont les coraux fossiles de cette périodes. Et en particulier ceux des îles Seychelles, qui sont bien placés géographiquement pour représenter une moyenne mondiale.

Leur conclusion sont nettes : L'élévation du niveau des océans à cette époque s'est bien produite sous l'influence des mêmes facteurs que de nos jours, les raisons sont bien les mêmes. La dilatation thermique de l'eau marine, sous l'effet de l'augmentation des températures, ainsi que les fontes des glaciers des montagnes et surtout des inlandsis dont la part la plus importante revient à l'Antarctique en sont les responsables.

Seychelles 2 university of florida

Une toise de 7 mètres montrant à quel niveau étaient les océans il y a environ 128.000 ans, et à quel niveau ils pourraient revenir... plus ou moins rapidement... © Université de Floride

L'étude a permis de prouver que le niveau global des océans du monde s'est graduellement élevé de 7 mètres 60, avec plus ou moins 1,7 mètres de marges, pendant une période de 4.000 ans s'étendant d'environ -129.000 à -125.000 ans avant nos jours, ce qui a nécessité une fonte des inlandsis d'une épaisseur d'au moins 5 à 8 mètres. Mais les données disponibles à ce jour font apparaître que celui du Groenland n'a perdu que 2 mètres d'épaisseur à peu près à cette période. C'est donc bien l'Antarctique qui apparaît comme la région du monde ayant la plus contribué au phénomène d'eustatisme durant l'Eemien (et ce sera probablement la même chose cette fois-ci). 

Mais il y a plus précis question rapidité d'événement dans leur rapport, car il conclue également que, sur une courte période se situant vers -128.600 ans (plus ou moins 800 ans), les océans se sont élevés rapidement d'environ 5 mètres 90 (plus ou moins 1,7 mètres) à cause probablement d'un brutal effondrement partiel de l'inlandsis de l'Antarctique à ce moment. Cet effondrement a dû provoquer un énorme tsunami, une vague de plus de 6 mètres qui a fait le tour du globe sans vraiment redescendre et en engloutissant de nombreux rivages pour plusieurs millénaires...

Pour finir, la géochimiste Andrea Dutton de l’université de Floride, co-auteure de l’article paru dans QSR annonce : " la température de l’Antarctique à cette époque était plus élevée de seulement quelques degrés par rapport à la température actuelle. On ne peut donc par écarter la possibilité d’une déstabilisation importante et imminente de la couverture glaciaire du sixième continent ". En effet, une suite d'analyses récentes suggèrent que ce processus pourrait avoir déjà commencé (Favier et al., 2014, Joughin et al., 2014 and Mouginot et al., 2014).

Seychelles-étude

Conclusions

Vertical successions of in situ fossil corals from the Seychelles record a gradual sea-level rise between ∼129 and 125 ka at an average eustatic sea-level rise rate of about 0.22 ± 0.4 m/ky (mm/yr). An intervening layer of coral rubble just before 125 ka in two outcrops indicates that this gradual rise may have been briefly interrupted, but the meaning of this rubble layer is still open to interpretation. Significantly, RSL reached at least +6.8 ± 0.2 m (corresponding ESL: +5.9 ± 1.7 m) by 128.6 ± 0.8 ka, at the beginning of the sea level highstand. This implies mass loss from polar ice-sheets early in the interglacial, coincident with the timing of rapid changes in several climate parameters in the EPICA Dome C ice core ( Masson-Delmotte et al., 2010). Given the propensity of coupled climate-ice sheet models of the GrIS to predict progressive melting until ∼121–122 ka at rates consistent with the gradual sea-level rise observed in the Seychelles, we suggest that loss of a marine-based sector of the AIS may have been triggered near the onset of the highstand to explain the elevation of sea levels observed.

Current ice sheet models do not predict loss of the WAIS during MIS 5e, though one is predicted during MIS 5c and MIS 7 owing to strong austral summer insolation in these intervals that warms Southern Ocean surface waters and eventually leads to WAIS retreat (Pollard and DeConto, 2009). There is a clear need to better understand the past history of the WAIS as well as vulnerable sectors of the EAIS during previous interglacial periods that draws upon observational data as well as modeling (Bentley, 2010 and Joughin and Alley, 2011). In the context of present warming in the upper kilometer of the circumpolar Southern Ocean (Mayewski et al., 2009) and rising sea levels, are we poised for another partial collapse of the AIS ? A suite of recent analyses suggests that this process may have already begun (Favier et al., 2014, Joughin et al., 2014 and Mouginot et al., 2014). Our observations in the Seychelles imply that this event was triggered early in the LIG period, though decisive field evidence from the Antarctic region is still lacking.

Acknowledgments

We thank citizens and authorities in the Seychelles who facilitated our fieldwork, including P. Samson at PetroSeychelles, the Seychelles National Parks Authority, the Ministry of Environment and Energy, and the Seychelles Bureau of Standards. We also thank G. Mortimer, K. Holland, and M. Pfahl for assisting in sample preparation and analysis, and P. Woodworth, P. Caldwell, and S. Woodroffe for discussions on tidal data. This work was supported by the Australian Research Council (ARC DP0773019 to K.L.) and the National Science Foundation (Award #1155495 to A.D.) and the Fondazione Internazionale Balzan. "

Sources : Quaternary Science Reviews, Volume 107, 1 January 2015, Pages 182-196 
Andrea Dutton, Jody M. Webster, Dan Zwartz, Kurt Lambeck, Barbara Wohlfarth   View Abstract

Yves Herbo, Sciences, F, Histoires, 17-01-2015

Grèce : la découverte de la Cité Perdue de Helike

Grèce : la découverte de la Cité Perdue de Helike

 

Helike geomwalls corner miniHelike - Geometric period (9th-7th c. BC)

 

Comme chacun le sait, en dehors des récits de Homère sur les aventures de Ulysse, l'histoire de l'Atlantide est l'une des histoires les plus célèbres de la Grèce Antique, contée par Platon. Mais il existe d'autres contes et légendes, dont la cité de Helike fait partie. L'histoire de Helike a d'ailleurs plusieurs points en commun avec celle de l'Atlantide et c'est peut-être ici que la réalité rejoint la légende car il existe plus de traces et d'écrits concernant Helike que l'Atlantide...

Alors que les poèmes d'Homère et les mentions de Virgile ont bien mené à la découverte de la Cité de Troie (Hisarlik en Turc, découverte théoriquement par les universitaires britanniques Edward Daniel Clarke et John Martin Cripps dès 1801 et géographiquement par l'aventurier rêveur et fortuné Heinrich Schliemann en 1871), les indices d'Eratosthène et de Pausanias concernant la Cité de Helike ont également mené à sa découverte récente...

walls of troy 2Troie (actuelle Turquie)

 

D'après les écrits historiques, Helike était située dans l'Achaïe, sur la partie nord-ouest de la péninsule du Péloponnèse. A son apogée, Helike était la Capitale de la Première Ligue Achéenne, une confédération qui se composait de 12 villes dans la région environnante. En raison de cette position, Helike était un centre économique, culturel et religieux important. La puissance de Helike peut également être vue dans les colonies qu'elle a fondée, comme Sybaris en Italie méridionale et Priène en Asie Mineure.

L'un des rapprochements d'avec l'Atlantide de Platon est le Dieu principal de Helike : Poséidon, le dieu grec de la mer et des tremblements de terre. Ce n'est pas surprenant, étant donné la position de Helike dans l'une des zones sismiques les plus actives en Europe. Le culte de Poséidon peut être vu dans le temple et sanctuaire du Poséidon Helikonien, une statue en bronze de Poséidon, et des pièces de monnaie qui portent la tête du dieu de l'endroit et un trident sur le revers, voir ci-dessous la photo :

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Des mammifères à poche se sont aussi éteints en même temps que les dinosaures

Les mammifères à poche se sont aussi éteints en même temps que les dinosaures

Asiatherium reshetovi mini

Une récente étude scientifique semble contredire certaines affirmations sur ce qu'il s'est passé il y a 66 millions d'années, lorsqu'un gros astéroïde a probablement tué la majorité des dinosaures vivant sur notre planète. En effet, l'histoire classique est que les mammifères ont augmenté question domination, après que les dinosaures se soient éteints, mais une nouvelle étude montre que certains des mammifères les plus communs vivant aux côtés des dinosaures, les metatheriens, des ancêtres éteints de nos marsupiaux vivant, ont également été presque anéantis quand un astéroïde a frappé la planète, il y a 66 millions d'années...

Metatherian 66millionsans

 

This image shows a cast of the fossil remnants of Asiatherium reshetovi, one of the metatherian species that used to live on the planet millions of years ago. (scale bar: 1cm)
Credit: Dr Thomas Williamson; CC-BY 4.0

 

Les mammifères Metatherien - les parents disparus des marsupiaux vivant (les "mammifères avec poches", tels que les opossums, kangourous) ont prospéré à l'ombre des dinosaures au cours de la période du Crétacé. La nouvelle étude, réalisée par une équipe internationale d'experts sur l'évolution des mammifères et des extinctions de masse, montre que ces mammifères autrefois abondants ont suivi de près les dinosaures dans l'oubli.

Quand un astéroïde de 10 km de large a frappé ce qui est maintenant le Mexique à la fin du Crétacé et a déclenché un cataclysme mondial de destruction de l'environnement, les deux tiers de tous les metatheriens vivant en Amérique du Nord ont péri. Cela inclut plus de 90% des espèces vivant dans les grandes plaines du Nord des États-Unis, le meilleur endroit au monde pour préserver les derniers fossiles de mammifères du Crétacé.

À la suite de l'extinction de masse, les metatheriens n'auraient jamais récupéré leur diversité précédente, c'est pourquoi les mammifères marsupiaux sont si rares aujourd'hui et largement limités à des environnements inhabituels comme en Australie et en Amérique du Sud.

Asiatherium reshetovi

Les profiteurs de la disparition des metatheriens ont été les mammifères placentaires : des espèces qui donnent naissance à des jeunes vivants bien-développés. Ils sont omniprésents dans le monde aujourd'hui et comprennent tout, de la souris à l'homme...

Le Dr Thomas Williamson du Musée du Nouveau-Mexique d'Histoire Naturelle et de la Science, le principal auteur de l'étude, a déclaré: "C'est une nouvelle torsion sur l'Histoire classique : Il n'y a pas seulement que les dinosaures qui se sont éteints, fournissant une occasion pour les mammifères de règner, mais aussi de nombreux types de mammifères, comme la plupart des metatheriens, morts en nombre - ce qui a permis aux mammifères placentaires d'accéder à la domination ".

Le Dr Steve Brusatte de l'Université de l'École d'Édimbourg des géosciences, auteur du rapport, a déclaré : "Le conte classique est que les dinosaures se sont éteints et que les mammifères, qui avaient été en attente, cachés pendant plus de 100 millions d'années, avaient finalement eu leur chance. Mais question chance, notre étude montre que de nombreux mammifères sont parvenus dangereusement proches de l'extinction. Si quelques espèces chanceuses n'avaient pas pu passer à travers, les mammifères auraient pu prendre le même chemin que les dinosaures et nous ne serions pas ici. "

La nouvelle étude est publiée dans la revue à accès ouvert ZooKeys. Elle passe en revue l'histoire évolutive du Crétacé des metatheriens et fournit l'arbre le plus à jour pour ces mammifères, basé sur les derniers enregistrements fossiles, ce qui a permis aux chercheurs d'étudier les modes d'extinction en détail de façon sans précédent. Le Dr Gregory Wilson de l'Université de Washington a également pris part à l'étude. Le travail a été soutenu par la Fondation nationale des sciences des États-Unis et la Commission européenne.

Story Source:

The above story is based on materials provided by Pensoft Publishers. The original story is licensed under a Creative Commons LicenseNote: Materials may be edited for content and length.

 

Journal Reference:

  1. Thomas E. Williamson, Stephen L. Brusatte, Gregory P. Wilson. The origin and early evolution of metatherian mammals: the Cretaceous recordZooKeys, 2014; 465: 1 DOI: 10.3897/zookeys.465.8178

 

Yves Herbo citation : " A l'école, on apprend beaucoup de choses qui ne servent à rien pour vivre dans cette société... et on apprend aussi beaucoup de choses qui sont démenties 20 ans après par d'autres scientifiques que du temps où on était à l'école... "

Yves Herbo traductions, Sciences, F, Histoires, 17-12-2014

Climat : CO2 et tectonique des plaques - tornades le 12 juin 2012 - UK : trop d'eau !

Climat : CO2 et tectonique des plaques - up

tornades le 12 juin 2012 - UK : trop d'eau !

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Des microfossiles de ce type ont permis à Jonathan LaRiviere de retracer l'histoire de la température des eaux de surface du Pacifique nord entre le Miocène supérieur et notre époque. Les sphères correspondent à des restes de radiolaires. Les coquilles blanches et jaunes appartenaient à des foraminifères respectivement pélagiques et benthiques. © Hannes Grobe,Wikimedia common, CC by-sa 3.0 

Nous luttons pour réduire les émissions de CO2 car elles ont un effet direct sur le climat. Mais en a-t-il toujours été de même ? Voici 13 millions d’années, notre planète et l’océan Pacifique étaient bien plus chauds que maintenant malgré la faible concentration de gaz carbonique atmosphérique. La tectonique des plaques et la profondeur de la thermocline pourraient tout expliquer.

Pour limiter l’actuel réchauffement climatique, les autorités, entreprises et particuliers mettent en œuvre de nombreuses mesures pour réduire au maximum les rejets de CO2. Tous ces efforts sont utiles pour une seule et unique raison : il existe un lien fort entre la concentration atmosphérique en gaz carbonique et notre climat actuel.

Jonathan LaRiviere, dirigé par Ana Christina Ravelo de l’University of California à Santa Cruz, vient de démontrer, dans la revue Nature, que cette union n’a pas toujours existé. Au Miocène supérieur, voici 5 à 13 millions d’années, notre planète était plus chaude qu'aujourd'hui alors que l'atmosphère présentait moins de dioxyde de carbone. Le climat et la concentration en CO2 atmosphérique étaient donc découplés.

Le lien étroit unissant ces deux facteurs aurait été établi voici 5 millions d’années, suite à d'importants changements, des déplacements de continents, ayant affecté la circulation des courants océaniques et la profondeur de la thermocline dans les océans. (voir images ci-dessous)

rtemagicp-cas-miocene-10-millions-annees-whoi-txdam30273-400872.jpgLes eaux de surface du Pacifique pouvaient s'écouler dans l'Atlantique via un corridor marin (le Central American Seaway) voici 10 millions d'années, durant le Miocène. Les deux océans avaient alors la même salinité. © WHOI

Le climat insensible au CO2

Ce résultat ne s’appuie pas sur des modèles, mais sur des informations géologiques. Des sédiments marins ont été extraits lors de trois carottages profonds réalisés à partir du navire Joides Resolution dans le Pacifique nordLes microfossiles qu’ils contenaient ont fait l’objet d’analyses afin de déterminer leur taux d’alcénones insaturés et donc d’estimer la température des eaux de surface de cet océan au cours de ces 13 derniers millions d'années.

Elle était particulièrement élevée durant le Miocène supérieur (il y a 5 à 13 millions d'années), environ 5 à 8 °C de plus qu’à l’heure actuelle, alors que la concentration en CO2 atmosphérique était équivalente à celle mesurée avant notre ère industrielle (environ 280 parties par million, ppm). Cette masse d’eau se serait néanmoins continuellement refroidie avec parfois quelques brusques diminutions de température, surtout entre la fin du Miocène supérieur et le début du Pliocène, voici environ 5 millions d’années. Pourtant, la concentration atmosphérique en CO2 a augmenté durant cette nouvelle époque géologique (plus de 350 ppm). À titre d’exemple, la température de l’océan en surface a chuté de 8 °C entre 5,8 et 3,7 millions d’années avant le présent en un lieu situé au large de l'actuelle Californie (Pacific Site 1010).

D’où vient la sensibilité actuelle de notre climat face au CO2 ? Selon les auteurs, de la tectonique des plaques. Durant le Miocène, les continents n’occupaient pas encore leur position actuelle : les deux Amériques étaient séparées et le détroit de Béring était fermé. Les courants océaniques circulaient donc d’une manière différente. Or, les terres émergées du globe ont acquis leur position actuelle approximativement au début du Pliocène, alors que la chute des températures était observée. Cependant, des modèles n’ont pas établi de lien direct entre la sensibilité du climat et la position des continents, mais bien avec la profondeur de la thermocline.

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Amérique du Nord et Amérique du Sud ont convergé voici 5 millions d'années, durant le Pliocène, fermant petit à petit le Central American Seaway. La circulation des masses d'eau a alors été modifiée. Le Gulf Stream s'est notamment intensifié. La salinité des océans Pacifique et Atlantique a commencé à différer. © WHOI

Une position de la thermocline déterminante

La profondeur de la thermocline dans le Pacifique était plus élevée lorsque le corridor marin d’Amérique centrale existait (CAS pour Central American Seaway) et aurait diminué progressivement tandis que les deux Amériques se rapprochaient. Cette information a été confirmée par des mesures de l'isotope 18O contenu dans des coquilles de foraminifères et de radiolaires ayant vécu durant ces 13 derniers millions d’années. Or, la position de cette limite thermique n’est pas sans conséquence sur le climat.

Elle jouerait en effet un rôle sur plusieurs phénomènes ayant lieu à la surface des océans. Une thermocline profonde se traduirait par une importante évaporation d’eau, or la vapeur d’eau a un effet sur le réchauffement climatique bien plus important que celui du CO2, et par une distribution différente des nuages, ce qui pourrait avoir modifié l’effet albédo de manière à favoriser une augmentation des températures. Cette théorie explique bien pourquoi la Terre était chaude en l’absence de concentrations élevées de gaz carbonique.

La remontée de la thermocline aurait progressivement diminué l’importance de ces deux facteurs, rendant ainsi le système climatique sensible aux effets de la présence de CO2 dans l’atmosphère dès le Pliocène. Toutes ces hypothèses se tiennent scientifiquement, mais elles doivent encore être prouvées pour démontrer qu’elles justifient bien l’apparition du couplage gaz carbonique-climat.

 
 
 
 

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/montee-des-eaux-un-immense-aquifere-decouvert-au-groenland-bouleverse-tout.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/decouverte-du-plus-grand-volcan-de-la-terre-dans-l-ocean-pacifique.html

Le découpage des plaques tectoniques actuel montre de grandes inconnues sur les cartes, en particulier au Pole Nord... mais en plus, on peut placer les cartes de façon à modifier nettement les réalités géographiques :

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/geographie-amenagee-realite-deformee.html

Autre étude sur les étrangetés dans l'Océan Indien et la dorsale océanique sud-ouest indienne, et notamment sur les hauts plateaux remontant jusqu'à 700 mètres de la surface actuelle de l'océan qui ont été nommés Atlantis 1 et 2 :

http://geomorphologie.revues.org/320?lang=en

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/un-ancien-continent-prehistorique-enfoui-sous-l-ocean-indien.html

 
 
 
Tornade F1 dans l'Aisne, vers Versigny le 12-06-2012
 
 
 

 

Tornade F1 vers Venise, Italie le 12-06-2012 :

 

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En Italie, une violente tornade est passée ce mardi matin à proximité de Venise. Une personne a été légèrement blessée et des dégâts matériels notable sont a déplorer : des arbres arrachés, des toits endommagés, bateaux de plaisance endommagés. C’est la petite île de Ste Hélène qui a été le plus touchée par cette tornade qui a traversé la lagune.

De fortes pluies se sont également tombées dans la province de Como et ont causé des coulées de boue qui ont nécessité l'évacuation de 2 maisons dans la localité de Via San Giorgio .

Le phénomène n’est pas rare dans la région mais il se produit généralement à l’automne. La population vénitienne a toujours en mémoire la tornade de septembre 1970 qui avait causé la mort de 21 personnes. Source : RAI

Uk : débordement en plaine (2012)

inondation-uk-090612.jpg


Le Sud du Royaume-Uni et en particulier l'Ouest du Pays de Galles est en proie à des inondations sans précédent depuis 10 ans. Les zones les plus affectées sont toutes situées dans le comté de Ceredigion dans les Galles centrales.

La situation dure depuis le 09 juin 2012 et 150 personnes ont été secourues et un milliers de personnes ont été évacuées en raison de débordement de plusieurs cours d'eau. Des résidents comme des vacanciers. Ce sont des campings et des villages qui ont été touchés. Des dizaines d'habitations ont été inondées par plus d'un mètre d'eau

Une opération de sauvetage a été lancée par les pompiers et notamment l’armée. Plusieurs personnes ont été hélitreuillées.

Près de York, des dizaines de maisons et des entreprises ont été inondées. 5 maisons et une usine de cuisine ont été inondées à Flaxton et c'est 6 maisons qui ont été inondées à Sandy Lane.

L'autoroute 64 entre York et Malton a été inondées provoquant d'importants bouchons.

Dans la région de Plymouth, les fortes pluies (15 mm en une heure) ont causé des inondations et des coupures de courant. Plusieurs rues de la ville et une section de l'autoroute A38 ont été inondées. Des dizaines de rez-de-chaussé et de commerces ont été sinistrés. Source : BBC, Euronews

Yves Herbo, Sciences,F, H, 06/2012 - up 08-12-2014 : D'après les études, Si le mois d’avril de cette année 2012 a été très maussade en Europe Occidentale, il s’agit en moyenne du mois d’avril le plus chaud jamais enregistré dans l’hémisphère Nord !

Anomalies dans la Baltique: les news d'automne

Anomalies dans la Baltique: les news d'automne

Baltic robot image 2012

La page originale est longue à charger, et pour cause... beaucoup d'images et de vidéos !... je publierai donc maintenant les news sous formes de billets moins gros en taille et si vous voulez revoir l'intégralité de cette passionnante aventure, patientez pour le chargement de cette page ! : http://www.sciences-fictions-histoires.com/pages/ecrits/les-anomalies-de-la-mer-baltique.html

MAJ du 05-09-2014 : L'équipe a donc au moins pu faire un passage au-dessus des deux anomalies cet été, mi-août, avec leur nouveau matériel de sonar multidirectionnel Klein 3900 :

Ano scan08 2014faoût 2014 - Ano1 - juste au-dessus

Ano scan08 2014eLa façon dont ça s'assemble par rapport au précédent scan

Ano scan08 2014cLa ligne complète

Ano scanirUne comparaison avec le précédent scan d'un endroit repéré à cause de cet "IR" apparent

Ano 2 christophegegan1Ano 2 par Christophe Gegan

Ano 2zoomhr peterlofAno 2zoommpevrard1

Ano2 par Peter Loff, par MP EvrardAno 2zoommpevrard2Ano 2 par MP Evrard, une certaine apparence d'une épave ou de l'empreinte sédimentée d'une épave... Il y a aussi une petite animation comparant cette image avec celle de l'ancien scan ici.

Ano 2 video1Une image capturée de l'une des vidéos tournée lors de la plongée sur l'anomalie 2 cet été (visible ici)

Ano 2 video2Pour moi, cette image pourrait montrer les... Ano 2 video5cutzoom...débris d'un navire très ancien...

Ano 2 video3

Ano 2 video6Ano 2 video7Ano 2zoom

Autre info publiée récemment : le chiffre de 140.000 ans estimé pour la pierre basaltique analysée en début d'année avec une première méthode est faux d'après d'autres analyses en cours... Nous sommes donc en attente à nouveaux de données intéressantes, la patience de certains porte déjà quelques fruits.

MAJ 23-11-2014 : les films pris en 2012 ont été examinés image par image et un tri de plusieurs centaines d'entre elles a été fait récemment. Toutes ces images ont été prises par le petit robot envoyé à cette profondeur de 80 mètres et l'une d'entre elle, relativement nette, a attiré l'attention des internautes qui suivent encore cette découverte (dont on ne sait d'ailleurs toujours pas vraiment s'il s'agit d'une découverte autre qu'une géologie intéressante !). Sur cette image, on distingue des formes gravées qui ne semblent pas pouvoir être faites par la nature. Le robot était très près de cette paroi - l'une des fissures-corridors visibles sur l'Anomalie 1 - et on y distingue assez nettement la silhouette d'un cheval à droite et certains pensent reconnaître la silhouette d'un homme tenant un arc ou une arbalète à gauche, alors que d'autres y voient aussi une carte de constellations... C'est la première fois, en dehors de curieuses lignes très droites et aussi d'alignements de trous horizontaux apparemment réguliers, que l'on distingue assez nettement "quelque chose" qui ressemble à une intervention humaine sur les images ramenées par le robot. Mais il pourrait peut-être aussi s'agir de bugs de l'image lors de son traitement selon des commentaires... En tout cas, il est toujours question pour l'équipe suédoise d'envoyer leur tout nouveau robot et le nouveau matériel fourni grâce aux sponsors de cette année (Volvo entre autres qui devrait apparaître dans les prochains documentaires prévus) sur les anomalies cet hiver si les conditions météo le permettent bien sûr... Jetez un oeil à cette image pour  voir de quoi je parle, c'est un bras mécanique du robot que l'on voit au premier plan (mais attention aux bugs d'images ou même au fake-canular sur cette seule image !):

Baltic robot image 2012

A suivre...

http://thebalticanomaly.se/timeline/

Les faits mis à jour par l'équipe francophone sur Facebook au 07-03-2013maj-7-3-13.txtmaj-7-3-13.txt

Ce qui a été trouvé et dévoilé officiellement : http://thebalticanomaly.se/disclosed-material/

Les faits mis à jour par le site officiel de Océan X au 22-08-2014http://thebalticanomaly.se/current-facts/

Nouvelle page officielle Ocean X = https://www.facebook.com/OceanXteam

A suivre, Yves Herbo traductions, commentaires SFH - 2011-  MAJ 23-11-2014

FAIR USE NOTICE: These pages/video may contain copyrighted (© ) material the use of which has not always been specifically authorized by the copyright owner. Such material is made available to advance understanding of ecological, POLITICAL, HUMAN RIGHTS, economic, DEMOCRACY, scientific, MORAL, ETHICAL, and SOCIAL JUSTICE ISSUES, etc. It is believed that this constitutes a 'fair use' of any such copyrighted material as provided for in section 107 of the US Copyright Law. In accordance with Title 17 U.S.C. Section 107, this material is distributed without profit to those who have expressed a prior general interest in receiving similar information for research and educational.

Sur cette page à part, lien ci-dessous, vous trouverez toutes les photos originales des scanners et sonars fournies par l'équipe, ainsi que plusieurs travaux et analyses photos de fans ou de spécialistes essayant d'aider à la compréhension des anomalies. Vous y trouverez aussi les travaux de MaxitsMax qui s'est manifesté ici pour montrer son travail, ainsi que les miens et beaucoup d'autres. J'y ajouterai des données sur d'autres théories (constructions anciennes, Atlantide, etc...) par la suite.

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/recherches-et-theories-sfh-sur-les-anomalies-de-la-mer-baltique.html

Cet article fait référence à la découverte récente du SS Astrid par l'équipe Océan X :

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/l-epave-du-s-s-astrid-a-ete-retrouvee-dans-les-eaux-internationales.html

Autres liens (plus ou moins) en rapport : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-le-chef-des-plongeurs-d-ocean-x.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/decouverte-importante-dans-la-baltique.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/ovni-ufo/ovnis-le-projet-suedois-sur-les-ghost-rockets.html

Yves Herbo - S,F,H -  MAJ 23-11-2014

Nouvelle carte des reliefs sous-marins

Nouvelle carte des reliefs sous-marins

Map mini

Terre ocean gravimetrie scripps institution of oceanography

Cette carte publiée ce mois d'octobre 2014 fait apparaître les anomalies du champ gravitationnel de la Terre et les couleurs passant du bleu au rouge indiquent des valeurs allant de -200 mGal à 200 mGal environ. Les dorsales océaniques et les reliefs élevés générant localement un champ de gravité plus puissant sont donc en rouge. Les anomalies magnétiques permettent donc de reconstituer la topographie des fonds sous-marins. © Scripps Institution of Oceanography. (cliquez sur la carte pour zoomer)

What would the Earth look like if we could drain the oceans? Accessing two previously untapped streams of satellite data, scientists at Scripps Institution of Oceanography at UC San Diego and their colleagues have created a new map of the world’s seafloor, creating a much more vivid picture of the structures that make up the deepest, least-explored parts of the ocean. Thousands of previously uncharted mountains rising from the seafloor and new clues about the formation of the continents have emerged through the new map, which is twice as accurate as the previous version produced nearly 20 years ago.  Traduction Yves Herbo : A quoi la Terre ressemblerait si nous pouvions vider les océans ? En ayant eu l'accès à deux flux de données par satellites jusque-là inexploités, les scientifiques de la Scripps Institution of Oceanography à l'UC San Diego et leurs collègues ont créé une nouvelle carte du fond marin du monde, la création d'une image beaucoup plus nette des structures qui composent les parties les plus profondes, les moins explorées de l'océan. Des milliers de montagnes inexplorées du fond marin et de nouveaux indices sur la formation des continents ont vu le jour grâce à la nouvelle carte, qui est deux fois plus précise que la version précédente, produite il y a près de 20 ans... Vous pouvez lancer un soutitrage en cherchant du côté de la petite case en bas à droite, celle comportante deux petites barres...

Sources :
Story: https://scripps.ucsd.edu/news/new-map...
Additional data: http://topex.ucsd.edu/grav_outreach/

Yves Herbo, Sciences, F, Histoires, 12-10-2014

Islande : Encore un OVNI repéré sur un volcan ?

Islande : Encore un OVNI repéré sur un volcan ?

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Plusieurs témoins et des vidéos ont rapporté la présence d'objets lumineux étranges et semblant animés d'une volonté propre à proximité immédiate de volcans en éruption. J'ai déjà parlé du gros volcan mexicain et même déjà de l'Islande et du précédent volcan islandais en éruption auparavant.

C'est toute une famille en excursion aéronautique à proximité du volcan islandais nouvellement actif, le Holuhraun, le 04 septembre 2014, qui a vu et filmé le phénomène. Ce qu'il y a de plus étrange dans ce phénomène, c'est qu'il semble apparaître, s'illuminer ensuite et filer non pas vers le bas directement mais en suivant la courbe horizontale du nuage de cendre. Il ne s'agit pas d'un phénomène électrique non plus, classique lors des éruptions volcaniques, et le volcan en question éjecte beaucoup de lave mais n'est pas explosif et ne projette pas de roches en l'air... la possibilité d'un drone n'est pas exclue mais une intervention ou surveillance extérieure à la Terre non plus... d'autant plus que les exemples ce multiplient.

On note aussi toujours une forte activité et un gros séisme de 5.4 plus au sud sur le volcan Bardarbunga dont les fissures s'élargissent...

L'apparition, qui ne dure guère qu'une seconde, est visible vers 2 min 10.

Islande ufo 04 09 2014Islande ufozoom 04 09 2014Islande ufo2 04 09 2014Islande ufo2zoom 04 09 2014Islande ufo3 04 09 2014Pour la détente, vous pouvez aussi admirer l'étonnant nuage de cendres... en forme de cochon (un message de Mère Nature ?) !

Islande ufo3zoom 04 09 2014Islande ufo3zoomx2 04 09 2014

Infos : http://fr.euronews.com/2014/09/08/un-nouveau-volcan-islandais-menace-l-espace-aerien-europeen/

Yves Herbo, Sciences, F, Histoires, 09-09-2014

Les mystérieuses Canaries

Les mystérieuses Canaries

Canaryroque bentayga

Roque Bentayga

Gran Canaria, territoire Espagnol, la plus peuplée des îles Canaries, est connue pour son climat chaud et ses plages de sable doré. Les touristes affluent pour ses hôtels en bord de mer afin de se prélasser au soleil. Mais quelques-uns, qui visitent cette île à 130 miles (+ 200 km) de la côte nord-ouest de l'Afrique, sont conscients de son patrimoine archéologique. Des centaines de grottes, occupées depuis les temps anciens jusqu'à nos jours, se cachent dans les falaises et les montagnes. Des Tumulus donnent sur la mer près de ruines de maisons en pierre qui abritaient des communautés animées de pêcheurs. Avant que les touristes soient venus sur cette île - avant même que les Européens y ait mis le pied sur son sol - un groupe de personnes, le plus probablement venues d'Afrique du Nord, s'y est installé.

L'historien romain Pline l'Ancien (23-79 après JC) a appelé l'île Canarie, en référence aux grands chiens sauvages (du latin canis, chien) qu'il a déclaré vivre sur l'île dans ses 37 volumes d'histoire naturelle :

" ... [L'île est] nommée Canaria [Gran Canaria], de part sa multitude de chiens d'une taille énorme [deux d'entre eux ont été ramenés à Juba *]. [Les Explorateurs] disent que, dans cette île, il y a des traces de bâtiments; qu'il y a même une offre abondante de fruits et d'oiseaux de toutes sortes, que Canaria abonde aussi en palmeraies de datiers et porte des conifères; qu'en plus de cela, il y a une grande quantité de miel, et du papryus pousse aussi dans les rivières, et la silure; et que ces îles sont en proie à des charognes de créatures monstrueuses qui sont constamment rejetées sur le sol par la mer.

* Juba II, roi du protectorat romain de Maurétanie en Afrique du Nord, a envoyé une expédition pour explorer les îles Canaries. "

(Traduction par H. Rackham, d'abord publié en 1942)

Le canari natal, un petit pinson brun avec une voix chantante pauvre, n'avait rien à voir avec la désignation des îles Canaries. En fait, ce sont les oiseaux qui ont reçu le nom des îles, leur pays natal. Les Espagnols les ont pris des Canaries, après la conquête du XVe siècle et les ont amenés vers le reste du monde.

En 1402, Jean de Béthencourt, un chevalier normand, a été envoyé par Henri III de Castille pour prendre les îles Canaries. Il a conquis Lanzarote et Fuerteventura, mais a été défait par les indigènes à Gran Canaria. Gran Canaria a été, cependant, la première des îles à être constituée en vertu de la couronne espagnole plus tard, au XVe siècle. La conquête réussie de l'île a commencé en 1478 lorsque le général Juan Rejon a fondé la ville de Las Palmas - la première ville fondée par les Espagnols en dehors de l'Espagne continentale - dans le nord-est de l'île. Le conflit a duré environ cinq ans.

L'île est devenue une station de repos et de ravitaillement pour les explorateurs qui traversent l'Atlantique. En 1492, Christophe Colomb s'est arrêté sur Gran Canaria pour des réparations avant de poursuivre vers le Nouveau Monde. Il revint lors de ses deuxième et quatrième voyages pour ravitailler ses navires.

Chacune des îles Canaries a une semblable, mais distincte culture. Bien qu'ils venaient probablement de la même région en Afrique du Nord, chaque population d'une île a créé sa propre identité, un mélange de racines africaines et de nouvelles traditions.

Nous connaissons la culture des natifs de Gran Canaria grâce à des comptes rendus écrits, les traditions orales, et - de plus en plus - l'archéologie. De nombreux sites témoignent d'une culture agraire avec un système religieux basé sur des rites de fertilité. Des découvertes telles que des enterrements complexes et le stockage des aliments organisé, tout comme des systèmes de distribution, révèlent une société hiérarchisée bien développée. Et plus on étudie ce qui est constitué de vestiges archéologiques sur l'île, plus le passé de Gran Canaria continue de se dérouler.

Gáldar était un noyau politique à l'époque de la conquête de 1478, le siège des anciens souverains de Gran Canaria. La ville espagnole, l'une des premières sur l'île, a été construite sur les ruines des Autochtones. Aujourd'hui, Gáldar se trouve au centre de la région productrice de bananes, importante pour l'économie agricole de l'île.

Gáldar est également le site de la fameuse Cueva Pintada (Cave Peinte), découverte par hasard en 1873 par un fermier du nom de José Ramos Orihuela, qui préparait le terrain pour la plantation. Nommée monument historique et artistique national en 1972, la grotte a été fermée au public longtemps.

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Les dessins sur les parois de la grotte sont constitués de carrés rouges, noirs, et blancs, de spirales et triangles, considérés comme des symboles de la fertilité féminine. Cette œuvre aurait pu en fait exprimer des croyances religieuses ou simplement être une décoration.

La préservation de la Cueva Pintada est une préoccupation. Pour cette raison, aucune photographie ne pourrait être autorisée dans la grotte. Le problème urgent est que de l'eau d'irrigation est filtrée par la cendre volcanique de la grotte, soulevant l'humidité et amenant la peinture à s'estomper.

Les figures géométriques peintes dans la grotte sont similaires à celles trouvées sur les sceaux de la famille, ou Pintadera. Ces sceaux ont été utilisés sur la peau, les vêtements, la poterie et les greniers, à priori souvent pour montrer la propriété. Les couleurs pour la peinture dans la grotte ont été extraites des boues locales. De la poterie décorée avec les mêmes peintures a également été constatée à Gáldar, avec plus de 100 idoles de formes humaines et animales. Incidemment, Gran Canaria est la seule île des Canaries où de la poterie peinte a été trouvée.

D'autres grottes sur le site ont été l'objet de fouilles en 1998. Le projet Gáldar, maintenant terminé, a été réalisé sur la fin par Celso Martin de Guzmán et Jorge Onrubia Pintado.

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Excavation de maisons troglodytes à Gáldar. A gauche, noter la forme en forme de croix des chambres troglodytes. A droite, une dépression sculptée dans l'une des grottes, probablement faite pour le stockage.

Les grottes habitées sur Gran Canaria n'étaient pas toutes des formations naturelles. À Gáldar, les anciens Canariens ont creusé dans la roche tendre pour créer un certain nombre de pièces en forme de croix, une mise en forme trouvée dans la plupart des grottes et des maisons à travers l'île. Des trous ont été faits dans les sols et les murs des chambres des grottes pour former des meubles et d'autres fonctionnalités dont avaient besoin les familles qui y vivaient. Il s'agit notamment de lits, de cheminées et des installations de stockage. Vivre dans des grottes sur des sites comme Gáldar fournissait aux insulaires des maisons qui étaient fraîches en été et chaudes en hiver.

Cenobio de Valerón (Santa María de Guía)

L'un des sites primitifs les plus spectaculaires dans l'ensemble des îles Canaries : un énorme grenier communal qui nous donne un grand aperçu du sens de l'activité agricole de ces premiers habitants des îles Canaries et révèle l'étendue de la puissance que les castes dirigeantes ont exercé.

La Cueva Pintada (La Cave peinte) (Gáldar)

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L'un des sites archéologiques les plus importants dans les îles Canaries, non seulement en raison de sa taille, mais aussi parce qu'il abrite le plus bel exemple d'art indigène des Canaries: la Cueva Pintada (La grotte ornée) qui représente l'environnement familial de l'époque. Elle est décorée avec des formes géométriques avec de la peinture rouge, noire et blanche. Il existe plusieurs théories sur le fait que la grotte ait été utilisée pour des rites funéraires, comme un lieu sacré et un lieu de résidence, entre autres, mais il n'y a pas de preuves suffisantes pour nous permettre de tirer une conclusion définitive.

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Toutes les visites de Cueva Pintada doivent être des visites guidées, de sorte que vous devez réserver à l'avance.

De nombreuses années de fouilles minutieuse, d'interprétations et la préservation ont été nécessaires avant que la Cueva Pintada et les restes des villages préhispaniques puissent être ouverts au grand public nouveau. L'inauguration de ce site a été l'un des événements les plus importants au cours des dernières années à Gran Canaria et est importante pour le tourisme dans le Nord de l'île.
 

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Le site du Musée archéologique et de la Cueva Pintada est le résultat final, tel qu'il est, après 24 années de fouilles et la préservation soignée d'une énorme réserve archéologique. Le bâtiment du musée lui-même a été érigé autour des vestiges du site d'origine aborigène qui constitue l'une des plus grandes valeurs du patrimoine culturel que l'on trouve sur l'île, un vestige d'une époque révolue depuis longtemps avant l'arrivée des Européens colonisateurs. Le site et le musée offrent une vision des maisons et des grottes des premiers habitants des îles, en observant d'un grand passage en hauteur qui vous emmène autour de tout le périmètre du site sans affecter son intégrité.

Le musée tient son nom de la partie la plus spectaculaire des peintures rupestres, dans la Cueva Pintada. Ce sont les symboles typiques et des figures géométriques qui représentent maintenant la culture des Canaries et qui peuvent être observés grâce à un travail minutieux de sélection, d'interprétation et de conservation.

Ces peintures sont un héritage important des habitants et ont conduit le site à être classé monument historique et artistique en 1972. La grotte principale est artificielle et est creusée dans le tuf volcanique avec des murs décorés de frises de motifs géométriques.

Le site de fouilles archéologiques autour de la Cueva Pintada à Gáldar, dans le Nord-Ouest de l'île, est un travail collectif et l'effort de beaucoup de gens qui sont totalement dévoué à la préservation de l'héritage de la culture d'origine sur l'île.

C'est un must pour tous ceux qui s'intéressent au passé de ces îles volcaniques au milieu de l'océan Atlantique.

Le site de la Cueva Pintada Musée et fouilles archéologiques à Gáldar est un exemple de «muséification» d'une excavation en direct et, à ce titre, il ya toute une foule d'activités parallèles, de la recherche et des ateliers, publications et autres, qui a fait la nouvelle institution en une plaque tournante importante de savoir-faire scientifique et culturel de l'île.

Pour plus d'informations, visitez le site: www.cuevapintada.com

- See more at: http://translate.googleusercontent.com/translate_c?depth=1&hl=fr&prev=/search%3Fq%3Darcheology%2Bcanary%26hl%3Dfr%26biw%3D1024%26bih%3D614&rurl=translate.google.fr&sl=en&u=http://www.grancanaria.com/patronato_turismo/Cueva-Pintada-Museum.16084.0.html&usg=ALkJrhjhYWezJllI49nLJLE0BwfvpFPqRw#sthash.DNEROCwr.dpuf

Le site de fouilles archéologiques autour de la Cueva Pintada à Gáldar, dans le Nord-Ouest de l'île, est un travail collectif et l'effort de beaucoup de gens qui sont totalement dévoués à la préservation de l'héritage de la culture d'origine sur l'île. C'est un must pour tous ceux qui s'intéressent au passé de ces îles volcaniques au milieu de l'océan Atlantique.

Le site de la Cueva Pintada à Gáldar est un exemple de «muséification» d'une excavation en direct et, à ce titre, il y a toute une foule d'activités parallèles, de la recherche et des ateliers, des publications et autres, qui a fait de la nouvelle institution une plaque tournante importante du savoir-faire scientifique et culturel de l'île.

Pour plus d'informations, visitez le site: www.cuevapintada.com
 

Parc archéologique Maipés (Agaete)

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Une zone d'inhumation spacieuse avec une surface de plus d'un kilomètre carré et composée de près de cinq cents tombes dans la lave.

Les Anciens Secrets de Maipés de Agaete

Au pied du Pinar de Tamadaba, au nord-ouest de l'île, se trouve le parc archéologique Maipés. Situé dans le village d'Agaete, sur la route de la vallée, la Maipés est un site sacré caché sous une plaine de lave volcanique.
 

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Un cimetière avec près de 700 tombes, dans d'énormes tumulus de 8 mètres de diamètre et 3 mètres de haut, maintenus ensemble avec des pierres volcaniques.

Ceux-ci fournissent les premiers souvenirs de la main des premiers habitants de Gran Canaria, dans certains cas, avec des monticules de sépultures de plus de 1300 années, qui a laissé la marque indélébile de l'ancienne société autochtone de l'époque. Le Maipés de Agaete a toujours été un site du patrimoine tout à fait exceptionnel pour l'île, et est maintenant ouvert au public. Il avait déjà été déclaré site de valeur culturelle de part son contenu archéologique en 1974, et a maintenant un centre d'information pour les visiteurs avec plusieurs passerelles mises en place pour que les visiteurs puissent marcher tout autour.
Grancanaria mapies11 01Le Maipés de Agaete n'a pas seulement une valeur patrimoniale élevée, il a aussi une étrange beauté. Il est situé juste en bas des hautes falaises sur lesquelles les tours Pinar de Tamadaba, fournissant un fond de pierre gigantesque qui se dresse comme une scène de théâtre.

Ancient Secrets de Maipés de Agaete

Au pied du Pinar de Tamadaba, au nord-ouest de l'île, se trouve le parc archéologique Maipés . Situé dans le village d'Agaete, sur la route de la vallée, la Maipés est un site sacré caché sous une plaine de lave volcanique.

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Arteara nécropole (San Bartolomé de Tirajana)

Cimetière préhistorique composé de plus d'un millier de tumulus. La zone archéologique est de deux kilomètres de long et un kilomètre de large. Il vaut bien une visite.

Punta Mujeres (San Bartolomé de Tirajana)

Cette grande structure d'habitations est l'un des nombreux établissements qui se trouvent le long de la côte de l'île.

Tunte site (San Bartolomé de Tirajana)

Le plus vaste complexe de grottes dans l'ensemble des îles Canaries. Il s'agit d'une grande colonie comprenant tout un village souterrain, avec des habitations, des greniers et des zones funéraires et de peintures rupestres.

Las Fortalezas (San Bartolomé de Tirajana)

Il s'agit d'un bel exemple d'un village fortifié formé de deux grottes naturelles et excavées artificiellement. Des restes de peintures rupestres peuvent encore être trouvés sur les murs de ces grottes, tandis que d'autres ont été utilisées pour les rites funéraires et le stockage du grain.

La Audiencia (Temisas)

Un site de grotte taillée dans la roche à la main et utilisée pour une variété de fonctions, telles que des dortoirs, des cuisines, des silos et greniers, entre autres.

Los Letreros de Balos (Balos sculptures) (Agüimes)

Le plus important ensemble de sculptures rupestres de Gran Canaria avec des exemples de pratiquement tous les différents types de sculptures rupestres existants dans les îles Canaries: anthropomorphes, zoomorphes, alphabétiques et inscriptions géométriques, etc...

Risco del Canario (Agüimes)

Situé dans le ravin connu sous le nom «Barranco de Guayadeque», c'est un ensemble d'une trentaine de grottes artificielles qui ont été facilement défendues en cas d'attaque, car l'accès à elles était très difficile.

El Draguillo (Telde-Ingenio)

Situé dans le ravin qui sépare ces deux municipalités. Sur ce site, les visiteurs peuvent voir de près des gravures, des silos, des grottes funéraires et des grottes d'habitation.

Almogarén de Amurga (San Bartolomé de Tirajana)

Un des exemples les plus complexes et les plus spectaculaires de ces sites archéologiques, qui est soupçonné d'avoir été un lieu où les cérémonies religieuses ont eu lieu.

Cuatro Puertas (Telde)

Une très grande grotte creusée à la main à partir de roche volcanique. Les traits les plus caractéristiques de la grotte sont les quatre portes qui mènent à un balcon plat. La grotte est associé aux pratiques religieuses / magiques de ces premiers Canariens.

Tufia règlement (Telde)

Un site d'aménagement d'un groupe de grottes et de plusieurs maisons en pierre comprenant un certain nombre de noyaux distincts et des lieux de sépulture. La fonction précise de beaucoup de ces constructions n'a pas encore été déterminée.

Tara site (Telde)

Certaines des grottes artificielles les plus importantes de l'île de Gran Canaria se trouvent ici. Plusieurs outils que les insulaires primitifs ont utilisé pour les tâches quotidiennes ont été découverts sur ce site.

La Restinga / Llano de Las Brujas (Telde)

Ce site est composé de constructions qui ont servies à des fins domestiques avec des tertres funéraires et autres constructions, qui pourraient avoir été utilisés pour le stockage du grain. Dans El Llano les constructions peuvent être considérées comme ayant été maintes fois réutilisées, ce qui met l'accent sur leur utilisation prolongée tout au long du temps.

Bandama (Santa Brigida)

L'un des établissements les plus intacts à être trouvés sur l'île; la soi-disant «Cuevas de los Canarios" (Caves des Canariens), un groupe de chambres et greniers communaux situés sur la face intérieure d'une caldeira ou cratère volcanique. Les sculptures rupestres sont la caractéristique la plus importante du site.

Grottes des Canariens (Las Palmas de Gran Canaria)

Ce site archéologique se compose de deux grandes grottes artificielles de logements et plusieurs autres petites grottes avec des silos creusés sur deux niveaux et protégés par une arche naturelle énorme...

La Cerera (Arucas)

Il s'agit d'une habitation composée de deux grottes et des constructions artificielles et est située dans une des zones côtières les plus fertiles de l'île.

Bocabarranco / El Agujero / La Guancha (Gáldar)

Canary5

 

La pierre qui reste d'une ancienne maison en bord de mer, des structures modernes en arrière-plan

Les restes de l'une des plus importantes colonies primitives en surface de l'île sont conservés sur ce site. Outre les nombreux lieux d'habitation en preuve, la caractéristique principale de ce site est ses tumulus, considérés comme parmi les plus importants sur l'île.

Canaries lagancha

Les Canariens ont construit leurs maisons près de la mer avec des pierres sèches, empilées sans mortier. Les structures sont constituées d'une double paroi (l'espace entre les murs remplis de petites pierres) fournissant un support et une isolation contre les intempéries. Les chambres des maisons sont formées de la même forme en croix que celles des maisons troglodytes trouvées ailleurs sur l'île. Les toits des bâtiments ne sont plus conservés, ont été probablement faits de poutres en bois, de branches, ou de gazon.

Canary8

Site Acusa (Artenara)

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mommie d'un adulte trouvé à Acusa. Photo gracieuseté Museo Canario, Las Palmas

Les Lieux de sépulture sont situés dans des grottes naturelles un peu retirées des zones d'habitation. Les Canariens préhistoriques embaumaient les corps et les enveloppaient dans des nattes de jonc ou des peaux de chèvres cousues. Gómez Escudero, un historien lors de la conquête, a écrit :

" Ils ont gardé le saindoux et la graisse dans des jarres, et des bois odorants, pour les besoins de la mort; des onctions, en train de fumer, et les ont mis dans le sable brûlant pour les laisser les embaumer, et après 15 ou 20 jours, ils les ont placés dans des grottes.... "

Un caveau funéraire à Acusa a été trouvé dans les années 1930 contenant six corps : deux femmes, trois hommes et un jeune garçon. Ces momies sont exposées au musée de Las Palmas.

Un ensemble d'anciennes colonies situées dans l'une des parties de l'île les plus adaptées à l'agriculture. La majorité des logements disposent de pièces peintes, des grottes funéraires et les zones importantes de stockage de céréales.

Canaryacusa

Canaryacusa2

Canaryel alamo grenier

El Alamo grenier

Caballero Caves (Artenara)

Un complexe de chambres troglodytes. Trois d'entre elles disposent d'œuvres d'art préhistorique en forme de triangles et d'autres formes. Le site est soupçonné avoir eu un rôle important dans les pratiques magico-religieuse des premiers habitants.

Los Candiles Cave (Artenara)

Il s'agit d'une grotte artificielle qui occupe une place de choix en termes de l'archéologie des îles Canaries. L'intérieur de la grotte est divisé en six petites niches creusées couvertes par des dizaines de triangles inversés, à la fois sculptés et / ou en bas-reliefs, que l'on croit être associé à la fertilité.

Bentayga / Cuevas del Rey (Caves du Roi) (Tejeda)

Composé de trois noyaux, construits en ligne droite, une formation archéologique inhabituelle. Ici, nous pouvons trouver des exemples importants de grottes d'habitation, des zones d'inhumation, des greniers, des zones de culte et un important «almogaren" (site religieux).

Caserones site (La Aldea de San Nicolás)

Ce sont les restes de ce qui fut l'une des plus grandes colonies de l'île avec un grand nombre de logements et tumulus.

Castillete de tabaibales (Mogán)

Ce site est tout à fait unique, car il dispose de tours de guet et des remparts, et aussi à cause de la façon inhabituelle dans laquelle les constructions sont distribuées.

Majada Alta (Mogán)

Il s'agit d'une grotte assez petite qui dispose de pictogrammes anthropomorphes peints en ocre rouge. C'est unique, tant en termes de motifs et de la technique de peinture qui a servi à les créer.

Roque Bentayga (photo tout en haut) était également l'un des hauts lieux utilisés pour le culte, où des offrandes ont été faites pour assurer la pluie. Au sommet de la roche se trouve un type de sanctuaire appelé almagorén. Il peut être atteint par la face Est après un étroit sentier. Le sanctuaire est composé d'un système complexe de canaux et de cavités creusées sur deux plates-formes reliées entre elles par un bassin central. Les sculptures ont été utilisées pour faire des offrandes dans les rituels de la fertilité. La roche aurait pu être aussi un lieu pour consulter les étoiles pour savoir quand planter des cultures. La zone est entourée par un mur de pierre, peut-être construit pour protéger l'espace du monde profane. Des sculptures similaires se trouvent près de Telde .

http://www.grancanaria.com/patronato_turismo/Archaeological-Heritage.984.0.html

http://archive.archaeology.org/online/features/canary/galdar2.html

 

Yves Herbo, Sciences, Faits, Histoires, 03-09-2014

 

Alerte sur l'activité tectonique aux USA

Alerte sur l'activité tectonique aux USA

Earthquake map usgs

De grands trous se forment près de la faille de New Madrid et une crevasse géante apparaît dans les terres du Nord du Mexique

" Vous ne savez sûrement pas, mais le nombre de grands tremblements de terre au cours des trois premiers mois de 2014 a été de plus du double de la moyenne annuelle de ce que nous avons connu depuis 1979 ! Et saviez-vous que le nombre de tremblements de terre en Amérique du Nord centrale et orientale a quintuplé au cours des dernières années ? Si vous ne croyez pas cela, continuez à lire. Nous vivons à une époque où les tremblements de terre augmentent en fréquence et en gravité. Et nous commençons à voir une activité très inhabituelle dans des lieux qui ont été silencieux pendant un temps très long. Par exemple, de grands trous commencent à apparaître mystérieusement dans l'Indiana près de la zone de faille de New Madrid. Et une fissure géante dans le sol, de près d'un kilomètre de long est apparue dans le nord du Mexique. Peuvent-elles être des indications qu'une activité encore plus grande de séismes est en route ?

La plupart des Américains ne se rendent pas compte que les plus grands tremblements de terre dans l'histoire des États-Unis se sont produits le long de la zone de faille de New Madrid. Un simple retour au cours de la première partie du 19ème siècle, montre qu'une série de tremblements de terre énormément puissants ont secoué toute la moitié orientale de la nation. Les documents que nous avons de cette époque disent que les tremblements de terre étaient si puissants qu'ils ont été ressentis à plus de 1000 miles de là (1600 km). Et il y a beaucoup de gens qui croient que si nous avions un séisme similaire aujourd'hui, les dommages causés seraient presque incalculables.

Trous montbadleyMont Badley

C'est pourquoi ce qui se passe dans l'Indiana est si alarmant. Selon les rapports, une demi-douzaine de trous mystèrieux ont été découverts sur le mont Baldy...

Voir ce reportage ci-dessous :

Trous montbadley1

" Les géologues tentent toujours d’expliquer l’apparition de trous dans la dune du Mont Baldy en Indiana, sur les rives du lac Michigan. Ces trous, d’environ 30 cm de diamètre et de près de 2 mètres de profondeur, apparaissent subitement et se remplissent au bout d’une journée. En juillet dernier (2013), un garçon de 6 ans a été englouti par un de ces trous. Il a heureusement été sauvé après que l’équipe de sauvetage ait passé 3 heures à creuser dans plus de 3 mètres de sable et de sédiments. D’autres trous sont apparus depuis et les autorités ont interdit l’accès à la dune du mont Baldy jusqu’à nouvel ordre.

Ces trous intriguent les scientifiques, car il ne s’agit pas de sables mouvants qui sont habituellement composés d’un mélange d’eau et de sable. On procède donc présentement à l’analyse du terrain à l’aide d’un radar à pénétration de sol. La dune est assez instable et se déplace rapidement. Le terrain qu’elle recouvre présentement était exposé au 20e siècle. L’endroit a notamment servi de mine de sable pour la fabrication des pots Mason. Il y avait aussi des arbres et de l’herbe. L’hypothèse avancée est que les débris enfouis commencent à se détériorer et à s’affaisser. Le processus de détérioration se serait accéléré au cours de l’été 2013 qui a été particulièrement humide. "

http://www.canald.com/decouvertes/curiosites/des-trous-mysterieux-et-dangereux-dans-une-dune-en-indiana-1.1408286

Alors, que faut-il penser de tout cela ? Eh bien, il pourrait y avoir quelque chose ou il pourrait n'y avoir rien.

Mais toute activité étrange près de la faille de New Madrid attire toujours mon attention. Cette faille est si dangereuse qu'elle pourrait littéralement changer la forme du pays du jour au lendemain. Pour comprendre mieux la dangerosité de la faille de New Madrid, il suffit de regarder cette vidéo :

La plupart des Américains n'accordent même pas à la faille de New Madrid une seconde pensée, mais le gouvernement fédéral a estimé qu'elle est suffisamment importante pour organiser une simulation majeure de cinq jours appelée " National Level 11 Exercice "il y a quelques années...

En mai 2011, le gouvernement fédéral a simulé un tremblement de terre si massif qu'il a tué 100.000 habitants du Midwest instantanément, et forcé plus de 7 millions de personnes à quitter leurs maisons. À l'époque, l'Exercice de Niveau National 11 est passé largement inaperçu; le scénario semblait trop tiré par les cheveux - Des États comme l'Illinois et le Missouri sont au milieu d'une plaque tectonique, pas au bord d'une. Un séisme majeur se produit une fois sur plusieurs générations.

Le National Level 11 Exercice, ou NLE 11, était, en substance, une simulation d'une catastrophe qui s'est passée 200 années plus tôt. Le 16 décembre 1811, un séisme de magnitude 7,7 a frappé la ligne de faille de New Madrid, qui se trouve sur la région frontalière de l'Illinois, l'Indiana, le Missouri, l'Arkansas, le Kentucky, le Tennessee et le Mississippi. C'est de loin le plus grand tremblement de terre jamais enregistré aux États-Unis à l'est des Rocheuses. Jusqu'à 129 000 kilomètres carrés [50 000 milles carrés] ont été touchés par des mouvements de "terres en relief ou en creux, des fissures, des dolines, des écoulements de sable et de grands glissements de terrain", selon le US Geological Service. " D'énormes vagues sur le fleuve Mississippi ont submergé de nombreux bateaux et innondé des points hauts sur le rivage, des hautes digues ont cédé et se sont effondrées dans la rivière; des bancs de sable et les pointes d'îles ont cédé leur place; des îles entières ont disparu. " Des gens aussi loin qu'à New York City ont été réveillés par la secousse.

Plus de tremblements de terre, d'une taille similaire, ont suivi. Mais les pertes en vies ont été minimes : Pas trop de gens ne vivaient dans la région à l'époque. Aujourd'hui, il y a plus de 15 millions de personnes vivant dans la zone du séisme. Si un tremblement de terre semblable frappait, " 7,2 millions de personnes pourraient être déplacées, dont 2 millions cherchant un abri temporaire" dans les trois premiers jours, a dit l'Adminsitrateur associé de la FEMA William Carwilela à un pannel au Congrès en 2010 " Les pertes économiques directes pour les huit États pourraient totaliser près $ 300 milliards tandis que les pertes indirectes seraient d'au moins deux fois ce montant. "

Et les fonctionnaires de la Commission géologique des États-Unis ont récemment publié un rapport qui a déclaré que la zone de faille de New Madrid a un " potentiel de tremblements de terre plus grands et plus puissants qu'on ne le pensait ".

Cela semble certainement très mauvais. En outre, la centrale de distribution (électrique) Wal-Mart est tellement préoccupée par la possibilité d'un tremblement de terre majeur qu'elle " a participé à un exercice pour se préparer à un tremblement de terre sur la ligne de faille de New Madrid " plus tôt cette année...

Walmart Stores Inc., avec son immense réseau de magasins et installations, a également pris note. « Nous assistons à une activité sismique accrue au milieu des États-Unis. C'est un domaine sur lequel nous nous concentrons encore plus ", a déclaré Mark Cooper, directeur de la gestion d'urgence chez Walmart, dans une interview. Il a expliqué que Walmart tient compte de «tous risques» en matière de préparation aux urgences, mais se concentre sur les risques spécifiques dans les zones du pays où les risques sont particulièrement pertinents, tels que les ouragans en Louisiane. « Il y a quelques semaines, nous avons participé à un exercice pour nous préparer à un tremblement de terre sur la ligne de faille de New Madrid," a-t-il dit.

Vous pouvez en lire beaucoup plus sur tout cela dans mon précédent article intitulé " Pourquoi Wal-Mart Préparation pour un fort tremblement de terre sur la faille de New Madrid ? "

Mais la zone de faille de New Madrid n'est certainement pas la seule région à devoir être surveillée.

Giant earth crack mexico 1

En bas, dans le nord du Mexique, une fissure géante dans le sol d'environ un kilomètre de long est apparue récemment. Elle est estimée à environ 16 pieds (8 mètres) de large et 8 pieds '4 mètres) de profondeur. Vous pouvez voir quelques images aériennes magnifique de cette fissure géante dans le sol ici ...

Mais en fait, les crevasses se multiplient au nord du Mexique depuis au moins 2011 :

Certains croient que le tremblement de terre le long de la faille de San Andreas pourrait être à blâmer pour cette fissure géante. D'autres pensent qu'elle est causée par une rivière souterraine.

Alors que des images de fissures géantes dans la Terre comme vous venez de voir peut être très spectaculaires, ce qui est beaucoup plus inquiétant pour moi personnellement sont les chiffres du nombre important des tremblements de terre puissants.

Par exemple, comme je l'ai mentionné ci-dessus, le nombre de puissants tremblements de terre que nous avons vu cette année a été beaucoup plus élevé que d'habitude. Ce qui suit provient d'un récent reportage de CBS News ...

Si vous pensez qu'il ya eu plus de tremblements de terre que d'habitude cette année, vous avez raison. Une nouvelle étude, il y avait plus de deux fois plus de grands tremblements de terre dans le premier trimestre de 2014 par rapport à la moyenne depuis 1979.

Et ce n'est pas quelque chose qui vient de commencé à se produire. Comme le même article explique, tout cela fait partie d'une tendance beaucoup plus ...

Le taux moyen de grands tremblements de terre - ceux de magnitude supérieure à 7 - a été de 10 par an depuis 1979, rapporte l'étude. Ce taux est porté à 12,5 par an à partir de 1992, puis a grimpé à 16,7 par an à partir de 2010 - une augmentation de 65 pour cent par rapport au taux depuis 1979 Cette augmentation s'est accélérée au cours des trois premiers mois de 2014, plus du double de la moyenne depuis 1979, les chercheurs rapportent.

En particulier, les choses semblent vraiment chauffer dans la partie médiane des États-Unis. Comme je l'ai mentionné au début de cet article, la fréquence des tremblements de terre dans les régions centrales et orientales de la nation a quintuplé au cours des 30 dernières années ...

Selon l'USGS, la fréquence des tremblements de terre aux États-Unis centrale et orientale a quintuplé, pour atteindre une moyenne de 100 par an au cours de la période 2011-2013, contre seulement 20 par an au cours de la période de 30 ans à 2000.

La plupart de ces tremblements de terre étaient mineurs, mais une étude publiée par l'USGS plus tôt cette année a démontré que de relativement mineurs tremblements de terre de magnitude 5,0 sont provoqués par l'injection des eaux usées après le forage du pétrole conventionnel, qui en a déclenché un beaucoup plus grand, un séisme de magnitude 5,7 à Prague, en Oklahoma.

" Nous savons que le risque a augmenté pour les tremblements de terre de petites et moyennes taille. Nous ne savons pas par contre combien le risque a augmenté pour les grands tremblements de terre. Notre suspicion est qu'il y en a, mais nous travaillons sur la compréhension de ceci ", a déclaré William Ellsworth, un scientifique de l'USGS. (Yves Herbo : comme d'habitude, les autorités et les riches sont se jetés sur les richesses sans penser aux conséquences pourtant prévisibles...)

Ce que nous observons se produire est vraiment sans précédent. L'Oklahoma à lui seul a connu plus de 2.300 tremblements de terre jusqu'à présent cette année. Les scientifiques ne savent pas vraiment quoi faire de cette augmentation alarmante de l'activité sismique.

Peut-être tout cela menant à quelque chose de vraiment grand ? A quoi les choses vont ressembler si nous sommes frappés par un séisme d'une magnitude 8 ou d'une magnitude 9 dans une zone très densément peuplée ? " By Michael Snyder

Source : http://investmentwatchblog.com/large-holes-forming-near-the-new-madrid-fault-and-a-giant-crack-in-the-earth-in-north-mexico/

Mais attention, si on observe la situation des USA et même du monde, on constate la même  chose : une augmentation de l'activité tectonique, mais aussi des événements volcaniques liés, tout à fait logiquement :

Un assez bon suivi des puissants séismes ou des séismes survenant rarement dans certains endroits existe ici en faisant une simple requête :

http://2012nouvelmorguemondial.over-blog.com/tag/seisme/

http://2012nouvelmorguemondial.over-blog.com/tag/sinkhole/

Articles en lien : http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/l-etna-change-de-rythme-l-oregon-menace-d-un-gros-seisme.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/usa-les-alertes-aux-seismes-se-multiplient.html

Yves Herbo Traductions, Sciences, F, Histoire, 30-08-2014

Découverte de deux cités perdues Mayas au Mexique

Découverte de deux cités perdues Mayas au Mexique

Stone structure tamchen mini

Dans une nouvelle découverte étonnante dans les jungles du Mexique, les archéologues ont mis au jour deux anciennes cités mayas, y compris des temples en ruines d'une pyramide, des restes de palais, un tunnel en forme de bouche de monstre, un terrain de jeu de balles, des autels et d'autres monuments de pierre, selon une nouvelle édition de Discovery News. En fait, l'une des villes avait été trouvée il y a des décennies, mais toutes les tentatives de dégagement avaient échoué. L'autre ville était auparavant inconnue et est une découverte nouvelle, un éclairage nouveau sur l'ancienne civilisation Maya.

Rio bec campeche mexicoOne of the cities featured an extraordinary facade with an entrance representing the open jaws of an earth monster. Credit: Ivan Sprajc / Discovery News

Le Chef d'expédition Ivan Sprajc, du Centre de recherche de l'Académie slovène des Sciences et des Arts (ZRC SAZU), a expliqué que la découverte a été facilitée par des photographies aériennes de la forêt tropicale du Yucatan central dans l'État de Campeche, au Mexique. Certaines anomalies ont été constatées dans la végétation épaisse de la forêt et une équipe a été envoyée pour enquêter sur place.

Les archéologues ont été stupéfaits de découvrir une ville entière dans une zone située entre les régions de Rio Bec et Chenes s'étendant sur plus de 1800 miles (et où aucune structure n'avait été trouvée jusqu'à présent !), qui se caractérisent par leur architecture classique datant d'environ 600 à 1000 de notre ère.

Bien qu'une ville avait d'abord été trouvée par l'archéologue américain Eric Von Euw dans les années 1970, qui a produit des documents et des dessins de ruines mayas, l'emplacement a été perdu et toutes les tentatives de relocalisation de la ville, qu'il appela Lagunita, avaient échoué jusqu'à maintenant.

Estelas mayas 2

Šprajc encontró el año pasado estelas en la zona de Chactún. Foto: Especial

L'une des caractéristiques les plus impressionnantes de la cité maya est l'énorme porte d'entrée monstre-bouche (représentée dans l'image sélectionnée), qui représente une divinité de la terre maya de la fertilité. " Ces portes symbolisent l'entrée d'une grotte et, en général, à l'aquatique souterrain, lieu d'origine mythologique du maïs et demeure des ancêtres ", a déclaré Sprajc à Discovery News.

Au-delà de la porte d'entrée, Sprajc et son équipe ont rencontré un grand temple pyramidal mesurant 65 pieds (20 mètres) de hauteur, ainsi que les ruines d'un complexe de palais organisé autour de quatre grandes places. À proximité, ils ont trouvé de nombreuses sculptures en pierre et plusieurs autels, tous gravés avec des reliefs et des inscriptions bien conservées.
 

Temple pyramid mayan city lagunita

The remains of a temple pyramid in the ancient Mayan city of Lagunita. Credit: Ivan Sprajc / Discovery News

L'une des inscriptions a été analysée par épigraphiste Octavio Esparza Olguin de l'Université nationale autonome du Mexique, qui a révélé que les hiéroglyphes notent la date du 29 Novembre de l'an 711 et se réfèrent à un "seigneur de 4 k'atuns" (un k 'atun est une période de 20 ans, 80 ans donc). Toutefois, malheureusement, la section de texte qui aurait noté le nom du règnant n'est pas suffisamment claire pour être lue.

Hieroglyphic inscription

The hieroglyphic inscription dated to 29th November, 711 AD. Credit : Ivan Sprajc / Discovery News

4 maya cities stelaLes archéologues ont également trouvé 10 stèles (grands Arbres de pierre sculptés) et trois autels (moyennes pierres circulaires) qui présentaient des reliefs bien conservés et des inscriptions hiéroglyphiques. Une tablette maya découverte raconte une lutte de pouvoir. - Credit: Ivan Sprajc / Discovery News

Credit: Ivan Sprajc / Discovery News

 

Credit: Ivan Sprajc / Discovery News

Encore plus étonnante que la redécouverte de Lagunita, il y a aussi le fait que Sprajc et son équipe sont également tombés sur un autre ensemble de ruines antiques à proximité, qui était jusque-là inconnu, y compris un temple pyramidal, un autel, et de grandes acropoles entourées de trois temples. Ces structures ressemblent à une autre ville maya, qu'ils ont maintenant nommé Tamchenpuits profond»), après avoir trouvé plus de trente chultans, des chambres souterraines profondes utilisées pour recueillir l'eau de pluie.

Maya cities chultunPlus de 30 chultuns ont été trouvés sur le site. Ce sont des chambres souterraines en forme de bouteille, en grande partie destinés à la collecte des eaux pluviales. " Plusieurs chultuns étaient exceptionnellement profonds, allant aussi loin que 13 mètres (43 pieds) ", a déclaré Sprajc. Credit: Ivan Sprajc / Discovery News

 

Stone structure unknown city tamchenStone structure from the previously unknown city, which has since been named ‘Tamchen. Credit: Ivan Sprajc / Discovery News

Bien qu'il semble que les deux villes aient existé en même temps pendant au moins une partie de leur existence, il est évident que Tamchen pourrait avoir été créée avant Laguinita, avec des structures liées à une période pré-classique tardive (300 avant JC - 250 après JC).

Sprajc a expliqué que les deux villes " ouvrent de nouvelles questions sur la diversité de la culture maya, le rôle de ce domaine étant largement inexploré dans l'histoire profonde des Mayas, et ses relations avec les autres entités politiques.".

Source : http://www.ancient-origins.net/news-history-archaeology/archaeologists-discover-two-long-lost-ancient-maya-cities-jungle-mexico  By April Holloway

Stone structure tamchen

" Selon l'archéologue Octavio Esparza, plusieurs de ces monuments ont été réutilisés dans les derniers temps, peut-être entre la fin de l'époque classique jusqu'à la fin ou au début de la postclassique.

« Ces gens ne savaient pas la signification de ces monuments, puisque certaines des stèles ont été trouvées à l'envers ; cependant, ils savaient qu'ils étaient importants et les adoraient ", a déclaré l'expert.

Avec Chactún, Lagunita et Tamchén détiennent plusieurs éléments inhabituels, ce qui représente un défi pour la recherche future dans le domaine archéologique inconnu du Campeche oriental.

Source : http://eleconomista.com.mx/entretenimiento/2014/08/17/lagunita-nueva-ciudad-maya

Trouvé sur Youtube en lien :

Yves Herbo Traductions, Sciences, Faits, Histoires, 18-08-2014

L'inquiétude remonte à Fukushima au Japon

L'inquiétude remonte à Fukushima au Japon

fukushima.jpg

" L'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi affirme que les dommages au combustible nucléaire dans l'un de ses réacteurs pourrait être pire qu'on ne le pensait. Les ingénieurs de la Tokyo Electric Power Company ont travaillé à la mesure des dommages à l'usine dus à l'accident  de Mars 2011 et ont commencé le processus de démantèlement. En analysant les dégâts, ils peuvent dire maintenant que la plupart du combustible nucléaire dans le réacteur n ° 3 a fondu à travers le cœur du réacteur et s'enfonce maintenant au fond de l'enceinte de confinement. Ils avaient déjà dit qu'une partie du carburant était encore à l'intérieur du réacteur.

Leur dernière évaluation suggère que le démantèlement du réacteur n ° 3 pourrait être plus difficile qu'on ne le pensait. Une enquête du gouvernement sur l'effondrement avait dit qu'un arrêt incorrect d'un système de refroidissement d'urgence appelé "HPCI" avait contribué à l'accident. Mais les dernières analyses des données disent que le système de refroidissement était déjà dysfonctionnel avant sa fermeture par les travailleurs. Elles disent qu'une fusion dans le réacteur n ° 3 a commencé à 05h30 le 13 Mars 2011. C'est environ 5 heures plus tôt que prévu. Cela dit en plus que du combustible avait fondu à travers le cœur du réacteur et avait chuté dans l'enceinte de confinement dès le lendemain matin. "

" Quant au démantèlement de la centrale dévastée, il avance à pas de fourmis, et le retrait du combustible de la piscine du réacteur n°4 a été arrêté au début juillet 2014 pour des raisons inconnues qualifiée par Tepco de « période de maintenance », lequel prévoit de le reprendre en septembre prochain.

Au 30 juin 2014, plus de 75% des assemblages contenus dans la piscine du réacteur en question avait été enlevés, l’opération devant en principe être terminé à la fin de l’année, et devrait être suivi par l’extraction des combustibles des autres réacteurs. lien

C’est en décembre 2013 que Tepco avait décidé de démanteler les réacteurs 5 et 6, ce qui passera par un retrait de 994 assemblages de combustible entreposés pour l’instant dans la piscine du réacteur n°5 dont l’eau nécessite un refroidissement continu.

Or le 6 juillet 2014, Tepco a découvert une fuite externe sur une vanne du circuit d’eau de mer, assurant que « cet évènement n’a eu de conséquence ni pour les travailleurs, ni pour l’environnement ». lien

Quant aux containers destinés à recevoir l’eau polluée de la centrale, ils continuent de se multiplier et à fuir de temps à autre.

Nous voilà donc rassurés.

La question de dépollution de la terre reste préoccupante, et même si une équipe de botanistes japonais a défini quelles étaient les plantes les plus phyto-épuratrices, il faudra beaucoup de temps pour retrouver une terre cultivable sans danger. lien

Normal dès lors que les habitants de la zone contaminée soient sans grand espoir.

Le gouvernement a déjà investi 11 milliards d’euros dans la décontamination, et ce travail de titan semble ne jamais vouloir finir. lien

Meltdown at Fukushima reactor 3 worse than thought
Nuclear & Energy Aug. 6, 2014 - Updated 08:54 UTC+2
The operator of the crippled Fukushima Daiichi nuclear plant says the damage to nuclear fuel in one of its reactors may be worse than previously thought.

Tokyo Electric Power Company engineers have been working to size up damage at the plant from the March 2011 accident and start the process of decommission.

Officials with the utility now say most of the nuclear fuel in the No. 3 reactor melted through the reactor core and is now resting at the bottom of the containment vessel.

They had previously said some of the fuel was still inside the reactor. Their latest assessment suggests decommissioning the No. 3 reactor could be more challenging than previously thought.

A government panel investigating the meltdown had said an improper shutdown of an emergency cooling system called "HPCI" had contributed to the accident.

But the utility's latest analysis states the cooling system was already dysfunctional before workers shut it down. It says a meltdown in the No. 3 reactor started at 5.30 AM on March 13th. That's about 5 hours earlier than previously estimated.

It says most of the fuel melted through the reactor core and had dropped into the containment vessel by the following morning.

Source : http://www3.nhk.or.jp/nhkworld/english/news/20140806_21.html

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/fukushima-for-ever-154561

Yves Herbo Traductions, Sciences, F, Histoires, 08-08-2014

Civilisations de l'Atlantique : connexions et traces

Civilisations de l'Atlantique : connexions et traces

Portugal sanctuairepanolas1

Portugal-celtes - The sanctuary of Ulaca, Ávila, was used during the Iron Age. Animal sacrifices took place there (Photo: J.R. Álvarez-Sanchís).

Ces pages, faisant partie de la rubrique "Autre Histoire", se proposent de regrouper les données, constituées de découvertes archéologiques, de découvertes linguistiques et pictographiques, architecturales et artisanales, de rituels spirituels ou naturels liés ou non à l'environnement et à la vie, la mort, significatives quant à l'existence d'une ou plusieurs anciennes civilisations puissantes, ayant marqué la mémoire humaine via sa transmission orale et picturale, ayant dominé sur l'océan Atlantique et ses pourtours, voir le monde à certaines périodes. Nous savons déjà pertinemment que les Phéniciens, par exemple, ont été bien plus loin et bien plus tôt qu'on ne le pensait encore au 20ième siècle à travers l'Atlantique. Les découvertes récentes aux Açores sont sans appel et les découvertes dans les Caraïbes "rassureraient" certains archéologues si elles étaient finalement attribuées aux Phéniciens ou même aux Minoens, Egyptiens ou Mayas : il s'agirait de civilisations identifiées, le problème essentiel serait pour beaucoup leur ancienneté non attestée : des eaux 130 mètres plus basses supposent une époque beaucoup plus lointaine que toutes les civilisations citées... C'est une période où les glaces ont envahi une grande partie de l'hémisphère nord et où les humains les plus civilisés de l'époque en ont profité pour dominer l'espace vital hors des glaces et tempéré reliant l'Amérique Centrale et la grande presqu'île qu'étaient devenues les Caraïbes et la Floride à l'époque à l'Afrique et l'Europe grâce aux nombreuses grandes îles émergeant de l'Atlantique, sommet des hautes chaînes de montagnes dont il ne reste plus que quelques sommets visibles de nos jours (et qui vont encore se restreindre avec la montée des eaux qui se poursuit) comme les Açores et autres îles.

Golfe de Gibraltar

Après une étude sur la submersion de l'île de Spartel, en voici une sur celle, encore incomplète, des Iles Selvagens, qui constituent un minuscule archipel portugais situé entre les Canaries et Madère.

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On peut noter sur ces profondeurs reportées sur cette carte, qu'il est assez facile de tracer les lignes de plages et érosions laissées par les étapes entre les différentes montées des eaux, étalées dans le temps. On s'aperçoit d'entrée que la première ligne se situe en de nombreux endroits à des profondeurs atteignant aujourd'hui les - 180-190 mètres. Soit nos estimations sur les reculs des eaux suite aux glaciations sont erronées par endroits, soit (comme je le pense), il faut ajouter au retrait des eaux une élévation de certaines régions dans la Méditerranée et proche Atlantique à cause du poids des glaces plus au nord à cette époque. Ces mêmes régions se sont ensuite ré-enfoncées à la fonte des glaces, en plus de la remontée des eaux. Nous assistons au même type de phénomène en Scandinavie, toujours en cours : disparition d'un côté et apparition d'îles de l'autre suivant la fonte des glaces et perte du poids correspondant.

La carte maritime en haute définition, montrant les contours et profondeurs des îles entre -20.000 ans et - 9.000 ans comme ci-dessus :

http://www.pianetagratis.it/speciali/cartenautiche/portogallo05/PORTUGAL-Ilheus_Salvagem.jpg

Autres données : http://www.courrierinternational.com/article/2013/08/01/prehistoire-mystere-aux-acores

" Le Sanctuaire de Panóias est classé comme monument national et est une zone de protection spéciale. Elle est détenue par l'Etat du Portugal et affectée à la direction régionale de la Culture du Nord. Depuis le VIe siècle, le Sanctuaire de Panóias a été le sujet de plusieurs études par des chercheurs nationaux et étrangers, en particulier du XVIIIe siècle à nos jours.

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Le sanctuaire se compose d'une enceinte où des inscriptions et des cavités de différentes tailles ont été sculptées en trois grands blocs et plusieurs rochers plus petits. Trois inscriptions écrites en latin et en grec restent sur le site, mais une quatrième inscription a été détruite. Les inscriptions révèlent des instructions pour les rituels qui ont été historiquement célébrés à Panóias. Les trois grands rochers contiennent des traces de temples qui faisaient à l'origine partie du sanctuaire.

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Partial view of the sanctuary of Ulaca, Ávila, in which a double staircase leads to a platform with two hollows that are connected to each other (Photo: J.R. Álvarez-Sanchís).

On estime que la construction du site sacré a commencé entre la fin du deuxième siècle et le début du troisième siècle après JC (entre 180 et 210), le sanctuaire est équipé avec des structures et des ressources qui permettent l'accès au public, y compris un centre de traduction où les visiteurs peuvent voir un film détaillant l'histoire du sanctuaire, une boutique de souvenirs, des guides imprimés et des audio-guides en portugais, français, anglais et allemand. Des Visites guidées du sanctuaire sont disponibles sur rendez-vous. "

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Le Sanctuaire de Panóias - certains y voient une ressemblance avec certaines ruines visibles à Cuzco au Mexique.

Mais d'autres découvertes et recherches feraient qu'aux origines, ce site et sanctuaire pourrait être beaucoup plus ancien, avec un minimum se situant du côté des Celtes de la culture des Vettones, c'est-à-dire vers 600 avant JC et la découvertes d’oppidum de cette période :

Opida celtes portugalSalamanca portugalCarved stone walls from the Iron Age hillfort of Yecla de Yeltes, Salamanca. The image shows a group of men riding horses (Photo: J.R. Álvarez-Sanchís).

" Les vestiges les plus archaïques à Salamanque se trouvent sur une colline près de la rivière Tormes. Au tout début de l'âge du fer, un site couvrant 1,5 hectares y existait. Cependant, vers le troisième siècle avant JC, l'endroit habité du site s'était propagé à la colline voisine, telles que les découvertes de poteries décorées et de plusieurs objets en fer le témoignent; la colonie était devenue alors d'une superficie d'environ 20 hectares (Martín Valls et al., 1991). Nous savons que la ville a été conquise par Hannibal le Carthaginois au printemps 220 av. JC. Les sources classiques se réfèrent à cet événement à plusieurs reprises et un certain nombre de commentaires méritent une attention. Initialement, ce site est décrit comme une "grande ville" ou une "grande ville dans la péninsule ibérique» (Polyène, 7, 48;. Plutarque, mul UIRT.); alors que sa situation est mentionnée lors de sa conquête, dans la référence de Plutarque en particulier à un quartier séparé du centre principal, ce qui suggère qu'il était un grand site différencié; et enfin, la référence de Tite-Live (21, 5) dans lequel il rapporte que la ville a été prise d'assaut et que l'ensemble du site a été fortifié. Ceci est en partie corroboré par le fait que sur l'une des collines, les fondations d'un mur construit de gros blocs de granit ont été trouvés (Martín Valls 1999: 215), qui a soutenu un gisement archéologique avec des matériaux datant des troisième et deuxième siècles avant J.-C. "

http://www4.uwm.edu/celtic/ekeltoi/volumes/vol6/6_5/alvarez_sanchis_6_5.html

http://www.discoverdourovalley.com/content/fragas-de-pan%C3%B3ias-santu%C3%A1rio-de-pan%C3%B3ias/dou6030D9CCAFB87D7DC

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sites_d%27art_rupestre_pr%C3%A9historique_de_la_vall%C3%A9e_de_C%C3%B4a

"En de nombreux points de la Terre on découvre des composés contenant des isotopes radio-actifs à période relativement courte. Tel est le cas particulier de ces masses semblables à du verre et appelées tectites qui contiennent les isotopes radio-actifs aluminium 26 et béryllium 10. Le premier a une période de un million d'années et le second une période de 2,6 millions d'années. Une période radio-active est la durée pendant laquelle la moitié d'une masse radio-active donnée se transmute spontanément. Les périodes citées étant courtes par rapport à l'âge de la Terre et les substances en question n'ayant pas de parents à vie longue, elles ont dû être créées récemment.

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Les tectites ne sont pas d'origine volcanique. On les trouve dans des régions bien définies de la Terre et notamment en Libye, aux Indes et en Australie.

Les tectites ont pu, soit être formées à la surface de la terre sous l'action d'une source puissante de chaleur et de rayonnement radio-actif, soit venir à nous des espaces cosmiques. Elles sont, en tout cas, différentes des météorites; leur jeunesse et leur distribution à la surface de la terre interdit d'admettre qu'elles soient dues à des chutes d'essaims de météorites. On a proposé diverses hypothèses: origine interstellaire, collision de la Terre avec la tête d'une comète, collision de la Lune avec une météorite géante et projection sur de débris. (Voir à ce sujet la revue anglaise "Nature", tome 182, année 1958, page 252; tome 179, année 1957, page 556; tome 181, année 1958, page 173).

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Mais l'énigme des tectites reste non résolue" . Voir http://www.carionmineraux.com/meteorite.htm + http://www.artivision.fr/docs/AstroArcheologie.html

https://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/nouvelles-hypotheses-sur-l-atlantide.html

A suivre sur ce vaste sujet

Yves Herbo Traductions, Sciences, Faits, Histoires, 03-08-2014