volcanisme

La Culture Védique de l'Inde a-t-elle été trouvée ?

La Culture Védique de l'Inde a-t-elle été trouvée ? -MAJ 16-05-2014

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La Culture védique de l'Inde était-elle vraiment plus vieille que 3.500 ans ?

Le sanskrit le plus archaïque (devanagari) est celui des Védas, plusieurs livres écrits de milliers d'hymnes et de versets disposés en cycles de chansons. Les Védas disent que les "hommes-Dieux" ont donné le sanskrit aux hommes de la Terre en tant que langue de tonalités musicales.

Plusvieuxsanscrit

Le script de l'Indus - La mère de tous les scripts - L'image ci-dessus est une comparaison des chiffres de 1 à 10 en sanskrit Devanagari par rapport à l'arabe. Sur la droite il y a quelques exemples de voyelles et diphthongues. Sources devanagari : The New Encyclopaedia Britannica , 15ème édition © 1993 et en sanskrit clés de la Religion de la Sagesse © 1968 par Judith Tyberg.

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Un petit défilé de comètes intéressantes en 2014

Un petit défilé de comètes intéressantes en 2014

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Comet 67P/Churyumov-Gerasimenko (ESA)

Des scientifiques avaient supposé que 2013 était "une année à comètes" et, malgré la déception sur ISON en fin d'année (qui a tout de même réservé quelques surprises à la NASA puisque la comète ne s'est pas tout à fait désintégrée à son passage au plus près du Soleil, car il y a bien des images d'une réapparition d'un morceau), cela a été le cas pour les amateurs d'astronomie principalement, avec donc les visites des comètes C/2011 L4 PanSTARRS, C/2012 S1 ISON, la comète Lemmon, la comète Lovejoy et C/2012 X1 LINEAR en 2013. Plusieurs n'étaient malheureusement visibles que de l'hémisphère sud... et ce sera encore le cas cette année 2014.

Cette année 2014 comporte une liste intéressante de visites de la part de ces corps de roches enveloppés de glace et neige "sale" (avec certaines possédant aussi probablement des métaux (fer) à cause de certaines activités magnétiques apparemment détectées, ou même la vie sous forme de bactéries, ou de la pré-vie sous forme de molécules organiques. Derrière ce lien se trouve la liste des comètes en transit actuel dans notre système solaire, et suivies par les observatoires dédiés, d'autres découvertes de comètes sont attendues... :

http://pgj.pagesperso-orange.fr/magmois.htm

Déjà, à priori et sauf nouvelle arrivée, les deux seules visibles à l’œil nu ou avec de petits instruments (jumelles-lunettes) le seront dans l'hémisphère sud seulement. C/2012 K1 PanSTARRS devrait être visible à l’œil nu (dans l'hémisphère sud) juste après son passage au périhélie le 27 août 2014 et durant tout le mois de septembre 2014. Elle sera inférieure à la magnitude 10 pendant une très grande partie de l'année, à savoir du 25 mars 2014 jusqu'au début de l'année 2015 ! Largement le temps pour que les astronomes amateurs ou non puissent la repérer. La comète K1 PANSTARRS sera même inférieure à la magnitude 6 (et donc être potentiellement visible à l’œil nu) du 10 septembre au 29 octobre ! Mais à partir de la fin septembre, la comète ne sera plus visible depuis l'Hémisphère Nord, c'est-à-dire au moment où elle sera la plus brillante ! Néanmoins, sa trajectoire promet de bien la voir durant une grande partie de la nuit au printemps et durant l'été, elle devrait être repérable dans le ciel du couchant. Et ceux de l'hémisphère austral vont également avoir la chance de pouvoir observer pendant quelques jours à la mi-septembre 2014, la comète C/2013 V5 Oukaimeden (découverte en novembre 2013) qui sera également visible à l’œil nu dans la constellation de l'Hydre femelle. Elle passera au périhélie le 28 septembre 2014 à environ 0,63 UA du Soleil. Quelques jours auparavant, elle passera à 0,48 UA de la Terre. Elle sera inférieure à la magnitude 10 du 17 août au 1er novembre 2014, et promet d'être visible à l’œil nu, puisqu'elle sera inférieure à la magnitude 6 du 13 au 25 septembre 2014. Elle ne sera pas du tout observable depuis l'Hémisphère Nord, si ce n'est dans les derniers jours de sa période de visible.

Mais l'année 2014 nous a déjà réservé une belle surprise (et d'autres sont en cours) puisque plusieurs nouvelles comètes ont déjà été découvertes, dont celle du 13 mars 2014. L’objet en question a une taille encore inconnue, et présente une atmosphère ou coma d'environ deux minutes d’arc. Validée, la découverte de Cristovao Jacques et de ses collègues porte maintenant le nom de C/2014 E2 (Jacques), la deuxième de l’année pour cette équipe de chasseurs d’astéroïdes et de comètes. Cette nouvelle comète est donc en approche vers le Soleil et se sera le 29 juin 2014 qu'elle en sera le plus près (périhélie), à environ 90 millions de kilomètres. Elle devrait donc survivre à son passage et c'est son retour qui risque d'être très intéressant car elle va passer, deux semaines plus tard, à environ 13.5 millions de kilomètres de Vénus (trajectoire précise encore en cours de calculs).

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La comète nouvellement découverte C/2014 E2 (Jacques) photographiée le 14 mars. Elle croisera prochainement l’orbite de Vénus. © Ernesto Guido, Nick Howes, Martino Nicolini

Une autre comète a été découverte en janvier 2013, la comète Siding Spring et promet un événement très intéressant pour l'automne 2014. C'est en effet le 19 octobre 2014 que cette grosse comète dont le noyau se situe entre 15 et 50 kilomètres de diamètre passera, frôlera plutôt la planète Mars, à seulement 138.000 kilomètres de sa surface (un tiers de la distance Terre-Lune) ! Pour mémoire, le plus éloigné des deux petites lunes de Mars, Deimos, orbite à seulement 23.500 kilomètres de sa planète. Lors de sa découverte, les premiers calculs laissaient même présager une collision avec la planète rouge, mais les dernières données semblent exclure cette possibilités, bien qu'un autre phénomène va probablement pouvoir être observé : si le noyau fait bien entre 15 km et 50 km de diamètre, la coma de débris (considérée un peu comme 'l'atmosphère" entourant le noyau) fait elle environ 150.000 km de diamètre... autrement dit, la coma et les débris, gaz et autres devraient bien évidemment passer sur la planète rouge et ses satellites et se mélanger à l'atmosphère de la planète. Cette dernière est principalement composée de molécules d’eau (H2O), mais si l’on tient compte des composés issus de leur dissociation (tels que l'hydrogène et l’hydroxyde), son diamètre s’étend sur plus d’un million de kilomètres.

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La comète Siding Spring (comète C/2013 A1) observée par le télescope spatial Hubble. L'image de droite a été améliorée et permet de voir ce qui semble être deux jets de poussières sortir de la surface cométaire. © Nasa, Esa, J.-Y. Li (Planetary Science Institute)

En dehors de l'intérêt scientifique, les techniciens de la NASA sont plutôt inquiets des effets possibles sur les sondes en orbite autour de Mars, qui pourraient être affectées en raison de la production des particules de poussières dont le taux est estimé pour l'instant à 100 kilos de poussières par seconde. Mais si le taux atteignait les 300 kilos par seconde, de fortes perturbations agiraient sur la haute atmosphère martienne, mettant en danger toutes les sondes. Les perturbations devraient durer au moins quatre heures, et il faut protéger les sondes au maximum...

L’Agence spatiale européenne et la Nasa travaillent donc à modifier les orbites de leurs sondes afin qu’elles soient le moins possible soumises au plus fort du passage de la comète, tout en laissant une fenêtre pour observer et analyser les choses. Au sol, à priori, il n’y a aucun risque pour les deux rovers encore en service. Curiosity et Opportunity pourront pointer leurs instruments vers le ciel pendant la nuit du passage de la comète. Cependant, ce n'est pas sûr pour Opportunity, qui fonctionne sur batterie la nuit. L'observation scientifique la plus prometteuse proviendra donc probablement du ciel, avec les observations du Mars Express européen de l'Esa et des Mars Odyssey et MRO américains, bien qu’ils soient conçus pour regarder vers le bas.

Mais les scientifiques espèrent comptent beaucoup sur la sonde Maven, actuellement en route à destination de Mars et qui y arrivera un mois avant le passage de la comète. Cette sonde a spécifiquement été construite pour étudier et analyser l’atmosphère martienne. Elle sera donc idéalement placée pour étudier et surtout comprendre les effets de la coma sur l’atmosphère martienne. Enfin, l’interaction de la coma avec la surface des deux lunes de Mars, Phobos et Déimos, sera également visible, bien que les quantités de vapeur d’eau qui y seront déposées soient probablement faibles, voire très faibles.

Mais avant, nous avons la visite de la comète périodique 209/P Linear qui passera à seulement 8 millions de kilomètres de la Terre à la fin du mois de mai 2014. Du fait de sa proximité notre petit corps de roche et de glace présentera un mouvement apparent impressionnant dans le ciel, parcourant près d'un demi degré en 1 heure ! Entre le 24 mai et le 2 juin 2014, la petite comète 209/P devrait atteindre la magnitude 10 ce qui en fait une cible accessible aux télescopes les plus modestes.

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Le radiant d'où sembleront provenir les météores de 209/P Linear se trouvera dans la constellation de la Girafe. (la France est visible en haut à gauche).

Quelques jours avant son périgée du jeudi 29 mai 2014, la Terre va croiser la trajectoire poussiéreuse de la comète ce qui pourrait donner lieu à une spectaculaire pluie d'étoiles filantes inattendue.

209p linear trajectoire

trajectory 209P Linear - The periodic comet 209/P Linear will pass to only 8 million kilometers from Earth at the end of May 2014. Because of its proximity to the Earth, our small body of rock and ice present an impressive apparent movement in the sky, traveling nearly half a degree in 1 hour! Between May 24 and June 2 the small comet 209/P should reach magnitude 10 making it accessible to the smaller telescopes. A few days before perigee Thursday 29 May, the Earth will cross the dusty path of the comet which could give a spectacular meteor shower unexpectedly. On the night of May 24 between 7am and 8am UT the observers in North America will be better situated to observe the meteor shower.

Jeremie Vaubaillon de l'Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephemerides en France annonce une fréquence ZHR comprise entre 100 et 400 météores à l'heure ! Il n'est pas exclu que la pluie d'étoiles filantes se transforme en tempête car notre planète va traverser toutes les trajectoires empruntées par les débris de la comète entre 1803 et 1924 !

Les zones géographiques bien placées pour l'observation de ces météores sont celles qui feront face à l'arrivée des poussières. Dans la nuit du 24 mai 2014 entre 7h et 8h TU ce seront les observateurs d'Amérique du Nord qui seront les mieux situés.

Structure of a comet node full image

Structure of a comet's environment - ESA - As its ices evaporate, instruments on board the orbiter will study the dust and gas particles that surround the comet and trail behind it as streaming tails, as well as their interaction with the solar wind. - Cavités magnétiques des comètes

Un autre événement relié aux comètes est aussi en cours pour cette année : la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko est en effet la cible de la grande mission spatiale Rosetta. Après 10 ans de voyage dans l'espace, la sonde européenne est sortie avec succès d'hibernation le 20 janvier, prête à la prise des premières images de la comète au mois de mai 2014.

Les mois qui suivront seront riches en premières dans l'histoire de l'aventure spatiale, dès le 10 août 2014, Rosetta se mettra en orbite autour du noyau de 67P/Churyumov-Gerasimenko. Dès stabilisation de la sonde, une cartographie complète du noyau sera effectuée à partir du 27 août 2014. Et c'est le 11 novembre 2014 que la première aura lieu avec l'atterrissage du labo Philae sur la surface de la comète. L'enjeu ? « Confirmer ou infirmer l'hypothèse que les comètes ont bien contribué à amener l'eau sur notre Terre » comme le rappelle si bien Christelle Briois dans le numéro 19 du magazine Espace & Exploration.

Sources : NASA + http://splendeursducielprofond.eklablog.fr/la-comete-209-p-linear-et-ses-meteores-traversent-le-ciel-a107396358 + http://www.cidehom.com/astronomie.php?_a_id=604 + http://www.futura-sciences.com/magazines/espace/infos/actu/d/astronomie-nasa-prepare-survol-mars-comete-siding-spring-53651/#xtor=RSS-8 + http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/Rosetta/Comet_67P_Churyumov-Gerasimenko

Notons aussi une bien belle météorite le 04 mai 2014, tombée à la verticale de l’Ontario au Canada et de l’État de New York aux États-Unis :

Grâce aux caméras installées sur le tableau de bord de nombreux automobilistes, la chute de la météorite en plein après-midi du 4 mai 2014 a pu être enregistrée. Son éclat fut aussi important que celui du Soleil ! © ccinhk via Youtube

Cette vidéo d'Androbate date du 05 mai mais est bien celle du 04 mai, avec quelques améliorations,et qui suspectée d'être en fait un OVNI par certains (appréciations et opinions libres).

Yves Herbo, Sciences, F, Histoire, 14-05-2014

Des sinkholes, dolines et glissements de sols en augmentation

Des sinkholes, dolines et glissements de sols en augmentation

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Trou apparu en une nuit dans l'Etat de Washington, USA

J'en ai parlé à de nombreuses reprises sur ce site, l'aggravation des conditions climatiques (tempêtes, cyclones et augmentation de l'humidité et fortes pluies) et l'augmentation générale des eaux qui est effectivement en accélération entraînent des répercussions sous-estimées au niveau des sols et sous-sols, dont certains considérés encore jusqu'à récemment comme "sûrs" et "solides"... la réalité est toute autre et les conditions géologiques (notamment celles qui ont servies à l'établissement, il y a plusieurs générations, d'usines chimiques ou énergétiques dangereuses, ou de silos et bases militaires, etc...) évoluent plus vite que ce que les géologues ont jamais vu voir depuis l'existence de leur spécialité... les nouvelles conditions géologiques qui peuvent se modifier et s'installer rapidement selon les régions, en liaison à ces changements climatiques accélérés, sont quelque chose d'inconnu pour ces spécialistes, d'où l'absence d'alertes réelles sur les modifications (pourtant inévitables et déjà actuelles) des côtes de la majorité des continents, des modifications de lits de rivières et fleuves et de la pénétration par endroits de l'eau de mer sous de larges portions du sous-sol des continents (provoquant tôt ou tard l'effondrement de la partie de la croûte terrestre au-dessus)... sur des kilomètres, comme on a pu le prouver dans les sédiments qui datent des précédents changements climatiques.

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Voici quelques nouvelles des dernières actualités concernant ce problème qui devrait se généraliser partout où le sous-sol est composé de sables, sels, calcaires et matières fragilisées par les eaux et l'humidité. Nous avons déjà vu que certaines régions américaines et sud-américaines sont particulièrement sensibles à ce phénomène, mais c'est l'ensemble des régions entourant des volcans (éteints depuis longtemps ou non), leurs terres/laves fragiles et les terres devenues continentales d'anciens lits de mers ou lacs (terres très sableuses, comprenant des espaces de sels), et tous les bords de mer qui sont concernés. L'exemple de la Grande-Bretagne qui est de plus en plus soumises à des pluies diluviennes et tempêtes est flagrant, mais d'autres pays européens comme l'Allemagne par exemple (avec une grande partie de son ancien territoire volcanique fragilisé), mais aussi la France (l'ïle de France par exemple est assise (mal par endroits) sur un ancien bassin-delta sablonneux et de calcaires formé par la réunion de plusieurs fleuves préhistoriques et lacs, et une ancienne mer), avec beaucoup d'eau en sous-sol, sont et seront concernés par les remontées d'eaux et l'érosion accélérée.

" Les Dolines deviennent une menace très réelle, ont mis en garde les experts, alors que les récents déluges ont laissé la Grande-Bretagne dans un sol inondé et un désordre détrempé.

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Un gouffre qui engloutit la voiture de Zoe Smith à High Wycombe, Buckinghamshire [PA]- 02-2014

Un certain nombre de gouffres géants sont déjà apparus à travers le pays où voyager devient chaotique, les maisons sont soumises à la menace et les experts ont averti que ce nombre pourrait augmenter. Si la pluie continue, il est prévu que le sol deviendra plus instable, mais même quand les nouvelles météorologiques britanniques reviendront à une certaine normalité (plus sèche), les dolines devraient continuer à apparaître jusqu'à ce que la roche subjacente sèche apparaisse.

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Déjà, le Royaume-Uni a été frappé par un nombre sans précédent de trous géants. Normalement, ces phénomènes autour de la Grande-Bretagne forment 20 dolines par an dans les zones urbaines, mais la dernière crise de mauvais temps porte le nombre signalé dans les zones urbaines à cinq dans le seul mois dernier.
http://www.youtube.com/watch?v=x9sz05lE-b4http://www.youtube.com/watch?v=CLtzMktGtmY

Sinkholeuk

http://thesinkhole.org/2014/02/17/hemel-hempstead-united-kingdom-february-17th-2014/

http://thesinkhole.org/

"Surprise pour les habitants de la East 26th Street, ce mercredi matin du 30-04-2014, à Baltimore, aux Etats-Unis : la rue entière s’est écroulée durant la journée suite aux orages qui ont frappé la ville durant la nuit. Plus d’une dizaine de voitures ont chuté dans un ravin suite à ce glissement de terrain. "

Baltimore senfonce

Selon la chaîne locale CBS Baltimore, les résidents de cette rue avaient déjà annoncé qu’un glissement de terrain était prévisible dans le quartier depuis… plus d’un an. « La ville est simplement venue remettre un joint, sans plus », explique un citoyen au micro de CBS. « Mais après l’hiver, suite à la neige notamment, la route continuait de se fissurer. Je suis rentré vers 15h30 et il y avait déjà plusieurs voitures sur le point de tomber dans un trou ».

Et finalement, dans l’après-midi, comme le montrent les images ci-dessous filmées par un résident de Baltimore, la route s’est écroulée sous le poids des voitures. Celles-ci sont tombées sur les rails de la compagnie CSX en contrebas, sans pour autant perturber le trafic ferroviaire qui a été dévié sur une autre ligne.

Les résidents de la rue, eux, ont été contraints d’évacuer leur maison vu le risque de nouveaux dommages suite aux pluies qui tombent sur la région depuis le week-end dernier. Les ingénieurs de la ville souhaitent également vérifier que les conduites de gaz et les lignes électrifiées ne sont pas endommagées.

Source : http://www.sudinfo.be/997360/article/2014-05-02/une-rue-entiere-s-ecroule-suite-a-un-glissement-de-terrain-a-baltimore-ca-fait-u

Étonnante vidéo prise pendant le séisme au Japon du 11-03-2011 : on voit littéralement le sol monter et descendre, les longues fissures s'éloigner et se rapprocher pendant les déplacements du cameraman :

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/fontes-des-glaciers-et-eboulements.html

http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/le-sinkhole-de-louisiane-s-agrandit-toujours-et-inquiete.html

Le Sinkhole de Louisiane s'agrandit toujours et inquiète

2010 : Un cratère engloutit une voiture en Allemagne et fait des dégâts

Le survol de l'antarctique récent, lors d'une mission scientifique qui a constaté l'accélération des fontes de glace sur l'Antarctique également, permet d'apercevoir des zones entières en train de fondre et dans lesquelles le sol du continent commence à apparaître, ainsi que d'énormes trous dans le sous-sol (en partie volcanique aussi je rappelle) :

Antarctique survol1

Antarctique survol2

Yves Herbo, Sciences, F, H, 03-05-2014

Sur les traces de la ville perdue des Incas

Sur les traces de la ville perdue des Incas - MAJ 2014

 

paititi2003.jpg

Sur cette photo aérienne, réalisée par la FAP en 1985, Thierry Jamin repère plusieurs séries de curieux rectangles blancs et gris non loin des "pyramides". S’agit-il de terrasses de cultures, de vestiges d’une civilisation oubliée, ou bien d’un phénomène naturel ?
(Photo : Forces Aériennes du Pérou, 1985)

Voilà de nombreuses années que je suis Thierry Jamin qui est tout de même largement crédité pour de nombreuses découvertes de reliques et ruines pré-colombiennes au Pérou. Le mieux pour en apprécier toute l'étendue est d'aller voir son site principal : http://www.granpaititi.com/index.php?id=10

le site En anglais : http://www.granpaititi.com/index.php?id=180&lang=en

le site En Espagnol : http://www.granpaititi.com/index.php?id=180&lang=es

Chercheur et explorateur français, président de l'Institut Inkari Cusco, responsable du projet "Inkari 2013", Thierry Jamin (Curriculum Vitae) est diplômé en Histoire & Géographie aux Universités françaises de Tours et de Toulouse. Depuis 1998, il consacre ses recherches, dans le Parc National du Manú, Madre de Dios, à l’étude de la présence permanente des Incas en forêt amazonienne. Son dernier livre, publié au Pérou, intitulé "Pusharo, la memoria recobrada de los Incas" (Lima, novembre 2007), décrit ses six années d’études sur le site archéologique des pétroglyphes de Pusharo. S’agit-il d’une "carte géographique mémoire", régionale et globale, réalisée par les Incas pour guider leurs pas dans la jungle ? Thierry Jamin en est convaincu, et le démontre. Mais pour se rendre à quelle destination ?

 

pyramidesnaturellesperou1976.jpg

Révélées par l'archéologue Rodolpho Bragagnini en mai 1976, les "pyramides"de Paratoari sont localisées dans le Parc National du Manú, Département du Madre de Dios, au sud-est du Pérou.
(Photo : Landsat II, 31 décembre)

 

Entre 1998 et 2005, malgré la découverte de plusieurs énormes pierres effectivement taillées il y a très longtemps, il est sûr que les fameuses "pyramides" découvertes dans les années 80 et enfin atteintes, sont naturelles. Mais des traces rectangulaires régulières, ainsi que la découverte de plusieurs outils incas suggèrent que des terrasses de cultures y ont subsistées dans le passé. Et qu'une ville devait être dans les parages, enfouie quelque part dans la jungle ou derrière les montagnes.

paititi2001.jpgDans la communauté de Llactapampa, non loin du Paratoari, les habitants utilisent un nombre considérable d’objets incas découverts dans la région. D’où proviennent-ils ? Ici, un magnifique mortier à tête de tortue.
(Photo : Florence Dugowson, août 2001)

En juillet 2006, une première expédition est organisée dans la zone nord des "pyramides", afin de tenter de localiser la ville mystérieuse qui se cache sûrement non loin de là.

Ils découvrent à nouveau une quantité impressionnante d’indices archéologiques. Mais toujours pas de cité visible. Ils trouvent encore de nombreux outils, des armes ; ils dégagent des terrasses, et découvrent un tunnel… et des traces de murs de soutient de terrasses.

Enfin, en août 2006, ils mènent une grande campagne de recherches dans le secteur de Pusharo. Et les résultats de cette seconde expédition vont se révéler absolument extraordinaires. En 2001, à l’issue d’une première étude, Herbert Cartagena et Jamin avaient observé sur une montagne distante de plusieurs kilomètres, la présence d’un immense visage. Et Jamin voulais vérifier ce phénomène. S’agissait-il bien d’un visage réalisé par l’homme ou d’un caprice de la nature ?

Et puis, Il fallait aussi vérifier sur le terrain certaines hypothèses concernant l'interprétation de Jamin sur la roche principale de Pusharo (Secteur I-A).

paititi2006.jpgVue partielle de la paroi principale de Pusharo ou Secteur I-A.
(Photo : Thierry Jamin, août 2006)

 

Citons Thierry Jamin : " Quelques mots sur cette roche : il s’agit d’une sorte de falaise, sur laquelle on a découvert en 1921 une quantité impressionnante de figures gravées. Ces figures, ou « pétroglyphes », n’avaient encore jamais été étudiés de manière scientifique avant que je ne m’y intéresse, à partir de 2001. Ils couvrent la roche sur une trentaine de mètres de long et sur cinq à six mètres de haut. Ces signes, dont nous avons prouvé l’origine inca, perdus en pleine forêt à des centaines de kilomètres du monde habité, semblent représenter des fleuves, des montagnes et des lieux de peuplements. Certaines figures apparaissent puis disparaissent comme par magie à des moments bien précis de la journée. Il en va ainsi de trois “soleils” : un soleil levant, un soleil au zénith et un soleil couchant. Ce pourrait être des directions. Les “pyramides” du Paratoari par exemple figurent sur la roche. La petite cité de Mameria, découverte par Nicole et Herbert Cartagena en 1979 est également signalée à Pusharo. Et la cité qui, selon moi, se cache près des "pyramides" y est également clairement indiquée !

 

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Vue partielle de la deuxième paroi de Pusharo, ou Secteur II.
(Photo : Thierry Jamin, août 2006)

Ces pétroglyphes, ne seraient-ils pas une sorte de “carte géographique mémoire” d’une région donnée ? Celle de Païtiti par exemple. Si cette ville légendaire existe bel et bien, alors Pusharo est sans aucun doute l’une des clés pour s’y rendre.

A quelques dizaines de mètres de cette première paroi, je rencontre, sur un ancien sentier inca, d’autres figures gravées (Secteur II), d’un style assez différent. Il s’agit surtout de signes figuratifs, voire symboliques, au demeurant bien intrigants. Certains, en effet, rappellent les séquences d’une ancienne écriture et sont contenus dans ce qui ressemble à des “cartouches”, un peu comme en Égypte.

Cette seconde roche de Pusharo ne serait-elle comme une “relique” de cette écriture perdue des Incas, qu’on n’a jamais vue ? C’est là un thème que je trouve passionnant et qui est très proche de la recherche de Païtiti, la cité du Savoir. Là où l’on apprenait peut-être l’usage de la qellcca, c’est-à-dire de l’écriture. Étymologiquement, en effet, Païtiti pourrait renvoyer au terme quechua paykikin, qui signifie « égal à », « jumelle ».

Cette expédition d’août 2006 va aller finalement bien au-delà de nos espérances. Car non seulement nous confirmons l’existence de cet immense visage gravé dans la montagne, mais nous en découvrons d’autres ! Il s’agit de véritables "géoglyphes", comme à Nasca. Ce sont les premiers jamais signalés en forêt amazonienne (Secteur IV).

 

paititi2006b.jpgFace à la paroi principale, d’immenses figures (Secteur IV), gravées dans la montagne, attirent l’attention des explorateurs.
(Photo : Thierry Jamin, août 2006)

Ils ont été réalisés par les Incas. Le plus grand fait peut-être 200 mètres d’envergure. Selon notre hypothèse, il s’agirait d’un système élaboré de "balises" pour signaler la présence des pétroglyphes de Pusharo.

Nous avons pu déterminer ensuite que les pétroglyphes de Pusharo étaient bien une "carte géographique mémoire" imaginée par les Incas pour les guider à travers la forêt sans se perdre, jusqu’à une destination encore inconnue : Païtiti peut-être. Et nous avons découvert que Pusharo était non seulement une représentation globale de l’Empire inca à une époque bien précise de son histoire mais également une carte régionale (celle de l’Antisuyu).

Au fil des ans, après plusieurs expéditions dans cette région et de nombreuses semaines à étudier et à interpréter les glyphes de Pusharo, nous avons acquis la conviction que la cité des "pyramides" ne pouvait pas être Païtiti. Il s’agit sans doute d’un avant poste, peut-être un tambo, sur le chemin d’un site encore plus grand – qui lui est sans doute la cité légendaire. Il doit d’ailleurs exister aussi une petite cité inca dans la zone de Pusharo, car ce sont deux points stratégiques contrôlant l’accès de la vallée du rio Alto Madre de Dios vers la vallée du Piñi Piñi, dans laquelle se cache sans doute Païtiti. C’est en tout cas ce que l’on interprète sur la roche de Pusharo.

 

paititi2006c.jpg

La découverte de ce profil magnifique, celui d’un empereur inca, règle définitivement la question de la filiation culturelle du site.
(Photo : Thierry Jamin, août 2006)

 

Certains chroniqueurs rapportent en effet que les Incas, vers la fin du XVème siècle, à l’époque de leur expansion vers cette région amazonienne, avaient édifiés deux citadelles sur la route de la cité perdue. Mais ils « oublient » de nous dire où… "

Pour en savoir plus sur les pétroglyphes de Pusharo : www.pusharo.com ; et le livre de Thierry Jamin, « Pusharo, la memoria de los Incas », Lima, noviembre de 2007.

" Les pétroglyphes de Pusharo nous signalent ces deux citadelles de façon précise. Nous avons ainsi, au fil des ans, réussi à identifier une bonne douzaine de sites naturels -des fleuves, des montagnes, les « pyramides » de Paratoari, etc.-, ou des sites archéologiques, tels que Mameria, Cusco… et enfin le site principal, directement lié aux pétroglyphes de Pusharo : Païtiti."

 

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Pour Thierry Jamin, cet ensemble de figures gravées sur la paroi principale de Pusharo (Secteur I-A) pourrait renvoyer à la localisation de la cité de Païtiti.
(Photo : Thierry Jamin, août 2006)
 
 

" Au début de l’année 2007, en effet, nous repérons sur la roche un ensemble de figures qui nous laissaient penser qu’il pouvait s’agir d’un grand centre de population, comme pourrait l’être Païtiti. L’endroit en question devait se trouver, d’après nos estimations, quelque part au nord-ouest des pétroglyphes et au nord-nord-est des « pyramides » et de la petite cité inca de Mameria, découverte en 1979 par mes amis Nicole et Herbert Cartagena. "

" En décembre 2008, un peu avant Noël, je mets sur pied une opération de reconnaissance aérienne de la zone en question. L’objectif principal de ce survol était d’étudier la configuration générale de la zone, de repérer l’endroit d’un futur camp de base… et puis avec un peu de chance, je pensais sans le dire qu’il serait peut-être possible de repérer quelque chose, ne serait-ce qu’un morceau de mur…

Ce survol va se révéler d’une importance capitale. Nous effectuons en effet une reconnaissance à basse altitude à bord d’une alouette et, dans la zone que nous avions pressentie comme pouvant abriter un site archéologique important, nous repérons des dizaines de murs, des fenêtres, des portes trapézoïdales, des escaliers, etc. Nous ne pouvions y croire !

 

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Cet îlot étrange, perdu dans l’océan vert du Manú, peut-il abriter la ville secrète des Incas ?
(Photo : Thierry Jamin, décembre 2008)

 

" Nous observons la présence d’un site immense et certains indices architecturaux semblaient montrer qu’il s’agissait d’une chose monumentale. L’étendue des vestiges que nous repérons nous donne à penser qu’il s’agit d’un grand site inca. Par comparaison, Machu Picchu fait 700 à 800 mètres de long. Or, nous détectons la présence de vestiges sur près de trois kilomètres ! Et ce que l’on peut entrevoir n’est sans doute que le haut de l’iceberg. La grande majorité du site est sous la végétation. Et de quel site pourrait-il s’agir sinon de celui que nous recherchons depuis toutes ces années ? Pour mon groupe et pour moi, c’est un véritablement rebondissement ! "

" Fort de ces nouvelles données, je décide de rentrer en France vers la fin du mois de janvier 2009 pour monter une expédition d’envergure, dont l’objectif principal était d’officialiser la découverte de cet immense patrimoine péruvien qui est aussi un grand patrimoine mondial de l’humanité. On va désigner cet endroit sous le nom de code de « Zone Rouge ».

Il s’agissait d’une opération relativement lourde techniquement et financièrement et nous avions besoin de nouveaux partenaires pour la mettre sur pied. Depuis de nombreuses années déjà, nous avons la chance de pouvoir compter sur un certain nombre de partenaires industriels, notamment français, tels que la société Spot Image (Toulouse), pour la télédétection et l’imagerie satellitaire, ou l’agence Prodiris (Muret), qui gère notamment les sites Internet de GranPaititi.com et de Pusharo.com.

Cette fois, grâce à l’efficacité de mon amie Fabienne Reschly, qui est la Public Relation de ce projet de recherche, nous réalisons un partenariat avec la société Telespazio France (Toulouse), une filiale de Thalès. Elle va nous fournir un système de balises de géo localisation, des images radar et un système de télémédecine très performant (la valise Medessat). Nous réalisons également un partenariat magnifique avec la Municipalité de Toulouse. Et finalement, TF1 s’associera au projet pour l’émission « Reportages ». Bref, quelques semaines après mon arrivée en France, l’opération « Antisuyu 2009 » se met en place et dès la fin du mois d’avril, nous sommes de nouveau prêts pour le départ. "

La campagne 2009 sera à la fois pleine de découvertes impressionnantes et importantes, mais un échec pour la découverte de Paititi. Une série de mésaventures et le mauvais temps en sera les principaux responsables, contrairement aux pressions des pilleurs apparemment installés dans certains endroits fermement sur certaines précédentes expéditions. Lire cette page : http://www.granpaititi.com/nouvelle-vallee-sacree-incas-2009-paititi-126.html

 

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Sur le chemin de Mameria, Thierry Jamin et son groupe traversent la vallée de Lacco. Au détour d’un chemin, ils découvrent un village inconnu (un Llactapata) - (Photo : Thierry Jamin, mai 2009)

 

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Le magnifique « temple jaune » du village de montagne (un Llactapata), localisé dans la première zone de la vallée de Lacco.
(Photo : Thierry Jamin, mai 2009)

 

forteressehualla.jpgL’incroyable mirador de la forteresse de Hualla, située à l’entrée de la première zone de la vallée de Lacco.
(Photo : Thierry Jamin, décembre 2009)

 

mameria-2009.jpgLe secteur du « four », dans la zone de Mameria. La construction est aujourd’hui très dégradée en raison de l’action des huaqueros et de la nature, qui peu à peu reprend ses droits.
(Photo : Thierry Jamin, mai 2009)

 

" Cette nouvelle expédition, qui a duré trois semaines va se révéler exceptionnelle. Car non seulement nous avons confirmé l’importance de ce village de montagne (Llactapata en Quechua), mais nous avons encore découvert une dizaine de sites archéologiques totalement inconnus. Cinq d’entre eux, sont de l’ampleur de Pisac ou de Choquequiraw. Nous n’en croyons pas nos yeux !

Nous faisons chaque jour d’étonnantes découvertes. Nous découvrons un jour une incroyable nécropole, contenant des dizaines voire des centaines de momies incas. Question : d’où sont originaires les personnes enterrées dans cette zone reculée ? Sûrement pas de Cusco.

La vallée où nous sommes se révèle comme une nouvelle Vallée Sacrée des Incas. Et plus nous l’explorons, en direction de la jungle et de la « Zone Rouge », plus les sites rencontrés sont de grandes ampleur. Les habitants de la Vallée nous assurent que toutes ces ruines, tous ces chemins incas, conduisent vers une « ville principale », perdue quelque part dans la jungle… "

"En mai 2010, grâce à SeD Logistique et à Mario Martinez, nous pouvons de nouveau nous mettre en route. Guidés par les habitants de Lacco et de Chunchusmayo, nous mettons au jour de nouveaux sites jusqu'alors inconnus de l'archéologie moderne. Nous découvrons un nombre considérable de sites magnifiques, d'origine inca et pré inca : à Lacco, la nécropole de Rimac Pampa, les cités de Pumacocha, de Hatun Monte, de Pucatina, de Chaupichullo et de Pantipayana ; puis, dans la vallée voisine de Chunchusmayo, nous découvrons d'importants centres de production agricole, tels que ceux de Tambo Inca ou de Inca Tambo, et de magnifiques citadelles comme celles de Nuevo Mundo et de Monte Puncu. "

 

pantipayana.jpgThierry et son groupe au pied d'un édifice de la citadelle de Pantipayana. (Photo : Thierry Jamin, juin 2010)

 

inca-tambo.jpgThierry et Emilio, sur le site d'Inca Tambo. (Photo : Thierry Jamin, mai 2010)

 

monte-punco.jpgL'un des principaux édifices de la citadelle inca de Monte Puncu, connue par certains sous le nom de "ruines de Miraflores". Le site fut visité pour la première fois par l'équipe de Thierry Jamin en juillet 2009 et enregistré au Ministère de la Culture en 2010. (Photo : Thierry Jamin, mai 2010)

" Il ne nous sera, en revanche, pas possible d'entreprendre comme prévu l'exploration au-delà de Lacco – l'objectif principal de 2010-, là où, selon nos pronostiques, se cache la légendaire ville perdue des Incas. Le financement que nous avait promis l'un de nos partenaires n'arrivera pas dans les temps. Mais ce n'est que partie remise. En attendant, grâce à Sed Logistique et à Mario Martinez, notre équipe aura l'honneur d'officialiser à Cusco, le 14 octobre 2010, la découverte officielle d'une trentaine de sites archéologiques, petits et grands, jusqu'alors inconnus de la science moderne.

" Après la mise au jour, durant ses campagnes de 2009 et 2010, de trente sites archéologiques nouveaux, Thierry Jamin est persuadé de la présence d'une cité majeure cachée quelque part, au nord-est du département de Cusco, près de la frontière avec le Madre de Dios. Plusieurs témoignages recueillis quelques mois auparavant de la part de paysans quechuas et de Natifs Matsiguengas font en effet état de l'existence d'un site important « peut-être plus grand que Machu Picchu », dans une zone perdue de Megantoni. D'après Jamin, « les probabilités qu'il s'agisse de Païtiti sont immenses "

Partie avec un mois de retard, l'expédition de l'équipe Inkari 2011 se révélera particulièrement pénible en raison des difficultés de terrain. Thierry Jamin et ses compagnons se dirigent d'abord vers la vallée de Cusirini ou Teperachi, située au cœur du sanctuaire de Megantoni, berceau des Matsiguengas. Là, ils découvrent plusieurs tronçons du chemin inca dont ils avaient déjà reconnu une partie en parcourant les vallées de Lacco et de Chunchusmayo. C'était pour eux un bon indice. Ce chemin, partiellement empierré, se dirigeait nord-sud et allait droit vers leur zone de recherche, baptisée « Zone Blanche », en raison de la présence permanente d'une curieuse couche de nuages. Dans la même région, ils découvrent de très nombreuses terrasses de culture et des murs de contention, comme à Mameria. Cette immense zone agricole était cultivée à l'époque inca et devait forcément être liée à un centre de population important… peut-être celui de leurs recherches.

Des problèmes humains apparaissent. L'ambiance se dégrade. Danilo Christidis, le cameraman de l'équipe, tombe malade et il faut le rapatrier vers Cusco avec Dominique Lizé, représentant de la société française SeD Logistique, l'un des partenaires de cette campagne 2011. En réalité, Thierry ne peut plus compter que sur son compagnon Justo Figueroa et sur quelques porteurs de la communauté native de Timpía. Mais c'est insuffisant pour atteindre les fameuses ruines de Matias. À contre cœur, Thierry décide de rentrer sur Cusco. En chemin, son équipe et lui découvrent un volcan en activité ( !), et trois sites complets, comparables à ceux qu'ils avaient mis à jour en 2009 et 2010.

 

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Sur le chemin du retour, notre équipe a la surprise de découvrir, en pleine jungle, un volcan en activité ! (Photo : Thierry Jamin, août 2011)

 

Depuis plus d'un an, des habitants du district de Lares, évoquaient l'existence d'une citadelle, à quelques kilomètres de distance du complexe archéologique de Hualla Mocco. Thierry Jamin voulait en avoir le cœur net. Accompagné d'une partie de l'équipe Inkari et d'un superviseur du Ministère de la Culture, il repart en octobre 2011 sur les traces de cette petite cité perdue. Sous la conduite de deux locaux, l'explorateur parvient finalement au site d'Umapata, situé à 2.870 mètres d'altitude. Il s'agit d'une véritable petite citadelle inca peuplée d'une centaine d'édifices, de petites rues, de terrasses de culture et de temples magnifiques.

Cette mise à jour inattendue vient compléter les recherches de Thierry Jamin et du groupe Inkari réalisées ces deux dernières années dans la vallée de Lacco. Le nom d'Umapata vient du langage quechua et signifie « l'entrée dans la montagne ». Il s'agit en effet de la première citadelle inca construite à l'entrée de la vallée de Lacco. Cette découverte permet à Thierry Jamin et à ses compagnons de conclure brillamment cette difficile campagne « Inkari 2011 »

D'abord, un coup d'oeil au clip de présentation de la campagne Inkari 2013 : http://www.granpaititi.com/clip-video-inkari-2013-paititi-111.html

" Nous n’avons jamais été aussi près de découvrir la cité perdue de Païtiti !

Après une campagne 2011 difficile, où l’équipe de Thierry Jamin parvient au cœur du Sanctuaire de Megantoni, berceau des Matsiguengas, et met au jour, un vaste complexe agricole dans la vallée de Cusirini, ou Teperachi, l’explorateur français repart en 2013 sur les traces de Païtiti, la cité sacrée des Incas.

 

tjamin-2011-1.jpgAu retour de l’expédition à Megantoni, Thierry Jamin pose dans une petite citadelle inca rencontrée dans le secteur de Sacramento, situé au sud du sanctuaire.
(Photo : Thierry Jamin, août 2011)

 

Où conduisent ces mystérieux chemins de pierre du Qhapaq Ñan, semblables à ceux de Lacco, découverts en pleine en pleine forêt ?

Depuis juin 2010, Thierry Jamin est persuadé d’être parvenu tout près d’un « site archéologique majeur », perdu dans le nord du département de Cusco. Selon toute vraisemblance, ce site contrôlait l’ensemble des établissements incas découverts par Thierry et son groupe ces dernières années dans les vallées de Lacco, Chunchusmayo et Cusirini.

Certains Natifs de Megantoni parlent de la présence de ruines monumentales, « comme à Cusco », cachées quelques part, vers les sources du río Ticumpinia. Mais le site est secret, voire sacré, difficile à repérer et compliqué d’accès.

En juin 2011, la société toulousaine Astrium, leader mondial dans les technologies spatiales, réalise pour Thierry Jamin plusieurs clichés d’une zone particulière au nord du département de Cusco. Doté d’une résolution redoutable, le satellite Pléiade, confirme l’existence de « formations géométriques » importantes dans la zone où, selon Jamin, se cache l’introuvable ville perdue !

Un mystérieux « lac carré », aux eaux obscures, et quatre « lacs jumeaux », sont repérés à quelques centaines de mètres du site. D’anciennes légendes affirment que Païtiti était située près d’un « lac jumeau ». Les Incas auraient aussi déposé de nombreux objets en provenance de Cusco, dans le fameux « lac carré », qu’on a longtemps cherché...

 

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Dans la vallée de Cusirini, notre compagnon Melque examine de prés le mur de contention d’une terrasse de culture, aujourd’hui envahie par la forêt.
(Photo : Thierry Jamin, juillet 2011)

 

L’objectif principal de l’expédition « Inkari 2013 » sera de rejoindre et d’explorer la zone où Thierry Jamin pense avoir localisé le « site majeur » de ses recherches. Ils visent à confirmer, ou non, la présence d’un site majeur au nord du Sanctuaire National de Megantoni : exploration du site et des lacs.

Tous les éléments objectifs, de caractère archéologique, réunis par Thierry Jamin et son groupe depuis ces dernières années, et les témoignages des Natifs Matsiguengas, semblent converger vers l’hypothèse de la présence d’un site exceptionnel dans la jungle de Megantoni.

Première capitale des Incas, ville de la Science et de la Connaissance, c’est aussi vers Païtiti que se réfugièrent les rescapés de l’Empire après l’invasion espagnole. Après cinq siècles d’énigme historique et archéologique, l’équipe de Thierry Jamin parvient aux portes de l’introuvable Ville Sacrée. Quels secrets renferme-t-elle encore ?

Laurent Masselin, plongeur professionnel de la société française ExploGéo, rejoindra l’équipe pour réaliser l’exploration méthodique des lacs...

Depuis Cusco, l’équipe partira en 4X4 jusqu’au petit établissement fluvial de Imbochote, situé au nord de Quillabamba, sur les rives du río Urubamba. De là, une longue pirogue (bote) les conduira, par le pongo de Mainique, jusqu’à la communauté matsiguenga de Timpía. Depuis cette communauté, Thierry et ses compagnons, aidés et guidés par les habitants de la région, remonteront en peque-peque le fleuve Timpía, en direction de ses sources. Le reste du parcours s’effectuera à pied jusqu’au point localisé par Thierry Jamin.

http://www.granpaititi.com/recherches-legales-paititi-189.html

© Thierry Jamin, 1998-2013 (extraits)

En souhaitant à Thierry Jamin et à toute son équipe une découverte majeure tant attendue et bien méritée. Et nous n'oublions pas les découvertes récentes à Machu-Picchu qui ont dû être laissées en suspens. « MACHU PICCHU 2013 »... À SUIVRE ! Après l’immense polémique suscitée par les responsables de la Direction Régionale de Culture – Cusco, suite à l’officialisation des découvertes réalisées par Thierry Jamin et l’équipe d’Inkari à Machu Picchu, l’explorateur français poursuit son projet de recherches dans la citadelle inca (Plus de détails : www.machupicchu-inkari.com)...

Çà y est, la campagne de financement de l’expédition « Inkari 2013 » est lancée ! (31-07-2013) Un mois pour financer une opération de reconnaissance, destinée à confirmer la présence de la cité perdue de Païtiti, dans le nord du département de Cusco. Pour la première fois, les Internautes peuvent participer directement à l’aventure et accompagner Thierry et son groupe sur le terrain ! Pour en Savoir plus, cliquez sur Kickstarter.

 

 

paititisearch.jpg

 

MAJ du 29-04-2014 : " Thierry Jamin, chercheur et explorateur français, prépare actuellement sa décisive expédition en Amazonie péruvienne, sur les traces de la cité perdue de Païtiti.

Certain d’avoir enfin localisé Païtiti, la ville mythique des Incas, le Ministère péruvien de la Culture vient de lui accorder un permis de recherche pour réaliser sa campagne d’exploration prévue pour les mois de juillet et août prochains.

 

Amazonie paititi eventuelle1

Comme le montre ThierryJamin dans sa vidéo, la cité est-elle en haut de ce mont presque géométriquement carré ? On semble deviner au zoom effectivement plusieurs structures carrées et rectangulaires, entre autres au centre où il semble se former un autre grand carré... les natifs de Mangotoni, visités en 2013, parlent en effet de ruines monumentales au sommet de cette montagne carrée - Quelque part, au nord du Sanctuaire National de Megantoni, les clichés du satellite Pléiades, révèlent l’existence d’une étrange formation quadrangulaire. 
(Photo : Astrium, juin 2012)

 

Païtiti, est le Graal des archéologues sud-américains. C’est la plus grande énigme historique et archéologique du continent. L’équipe de Thierry Jamin est en passe de faire passer Païtiti de la légende à la science.

Rejoignez son équipe ! Soutenez la campagne « Inkari 2014 » et participez à la mise au jour de l’un des plus grands trésors archéologiques de l’ère moderne.

Pour tout savoir sur la campagne « Inkari 2014 », voici le PDF de l’expédition : Inkari 2014 frinkari-2014-fr.pdf (865.86 Ko)

http://www.granpaititi.com/documents/Inkari-2014-FR.pdf

Pour soutenir la campagne « Inkari 2014 », voire pour y participer vous-même, au sein de l’équipe de Thierry Jamin :

http://www.instituto-inkari.org/virement-fr.html

La campagne « Inkari 2014 » marquera sans doute un tournant dans la recherche de Païtiti. Appuyée par les Matsiguengas de la communauté de Timpía, l’opération se déroulera entre juin et août 2014. Notez bien que la date officielle du départ dépendra bien sûr de son financement et sera fixée au mois d’avril 2014.

D’une durée d’un mois et demi, cette expédition se réalisera en cinq phases :

Dans un premier temps, un groupe de Matsiguengas de la communauté de Timpía s’engagera dans la jungle pour ouvrir la route de l’équipe principale une quinzaine de jours avant le départ officiel de l’opération. En coordination avec Thierry Jamin et l’Institut Inkari, ce groupe aura pour mission de préparer le terrain sur plus d’un tiers du chemin.

Dans un deuxième temps, l’équipe principale partira de Cusco en 4X4, avec une logistique minimale, jusqu’au petit port fluvial d’Ivochote. De là, remontant le rio Urubamba et passant le pongo de Mainique, elle rejoindra la communauté native en bote (pirogue de 20 mètres). Puis l’équipe se mettra en route, comme en octobre 2013, d’abord en peque-peque, remontant un fleuve amazonien, puis à pieds, jusqu’au lieu du camp de base, situé à proximité de la « lagune carrée ».

Dans un troisième temps, un hélicoptère partira de Cusco et les rejoindra quelques jours plus tard avec le gros de la logistique.

La phase d’exploration proprement dite pourra alors débuter et durera plusieurs semaines.

Dans un cinquième temps, l’hélicoptère reviendra récupérer le matériel avant le retour progressif de l’équipe vers la communauté de Timpía puis Cusco, selon le schéma utilisé pour l’introduction du groupe jusqu’au site.

La région explorée, particulièrement difficile d’accès, nécessitera une préparation technique et un entraînement physique adaptés à un milieu naturel particulièrement accidenté : rivières tumultueuses, traversée de la forêt primaire, ascensions de montagnes à 3.000 mètres, etc. Trente jours seront nécessaires pour atteindre notre objectif avec l’aide des Natifs de la région, pour explorer la zone de recherche et effectuer les premiers relevés scientifiques.

C’est non seulement la capitale amazonienne des Incas, mais c’est aussi un territoire entier qui, jusqu’alors vierge de toutes données archéologiques, se révèle peu à peu à la science moderne. Une nouvelle page de l’histoire oubliée de l’Amérique du Sud sortira bientôt des oubliettes de l’Humanité... "

Lagunes paititi eventuelle

À quelques centaines de mètres de l’étrange formation carrée, de mystérieuses lagunes paraissent confirmer la légende de Païtiti. 
(Photo : Astrium, juin 2012)

 

http://www.granpaititi.com/mysterieuse-montagne-carree-2013-paititi-129.html

 

Yves Herbo-Sciences,F,Histoire-08-2013-04-2014

Activité sismique étonnante dans l'Idaho

Activité sismique étonnante dans l'Idaho, USA

Montborah

Mont Borah dans l'Idaho, avec son panneau parlant des séismes

Des centaines de petits et moyens séismes ont frappé le centre de l’Idaho depuis le mois dernier, déroutant totalement les géologues qui se demandent si ces tremblements de terre laissent présager une secousse beaucoup plus importante à venir ou plutôt le réveil d’une faille sismique que l’on croyait en sommeil.

Yellowstone

L’essaim des séismes récents a commencé vers le 24 Mars et a atteint son apogée par un tremblement de magnitude 4,9 samedi 12 avril.

Le tremblement de terre de samedi a été la plus fort enregistrée dans l’état depuis 2005 et a été suivi lundi par un séisme de magnitude de 4,4 qui a frappé à environ 15 kms au nord de la petite communauté de de Challis, selon le US Geological Survey.

100 petits tremblements modérés ont suivit dans la seule journée de lundi, déroutant totalement les géologues, qui ont planifié d’installer des sismomètres spéciaux dans la région dès mardi pour suivre de plus près cette activité anormale.

La probabilité d’un tremblement de terre majeur dans la foulée reste faible, mais de nombreux scientifiques sont perplexes, a déclaré Bill Phillips, un géologue de la Commission géologique de l’Université de l’Idaho.

L’Idaho se trouve au centre d’une ceinture sismique qui va du nord-ouest du Montana jusqu’au sud du Nevada et qui contient des milliers de failles dans la croûte terrestre, a déclaré Michael Stickney, le directeur des études du tremblement de terre du Bureau de Géologie du Montana.

Au 18 avril 2014, on note toujours de l'activité au nord de la ville de Challis avec un séisme modéré de 2.5 en magnitude, mais à seulement 5 kilomètres de profondeur.

L'idaho se trouve juste à l'Ouest de Yellowstone (et au nord des anciennes caldeira menant à Yellowstone, voir la carte) qui a connu aussi récemment une activité supérieure à la normale.

http://www.nouvelordremondial.cc/2014/04/17/usa-des-centaines-de-petits-seismes-frappent-le-centre-de-lidaho-deroutant-totalement-les-geologues/

L'activité tectonique est-elle en hausse ?

L'USGS affirmait encore en 2011 que non, c'était la multiplication des stations de détection qui faisait monter le nombre... mais ils ont reconnu depuis que la multiplication des stations n'expliquait pas la hausse constatée du nombre et de la puissance des séismes (pas besoin de plus de stations pour détecter les gros séismes, déjà détectés avant !). Voici des tableaux de seismes récents et l'on constate indéniablement une hausse du nombre et des puissances sur les plus forts séismes qui ne sont pas impactés comme les petits et moyens séismes par le nombre croissant de stations puisque détectables depuis longtemps :

Earthquakes historical 7magnMagnitude 7+

Earthquakes historical6magnMagnitude 6

Earthquakes historical5magnMagnitude 5

(source ici) A noter un doublement du nombre des tremblements de terre en vingt ans pour ceux de magnitude 6. Ces séismes étant de forte magnitude, il me semble peu probable que cette augmentation puisse uniquement s'expliquer par l'augmentation du nombre de stations.

On peut trouver sur le site de la NOAA une liste des séismes au Japon de magnitude supérieure à 4.9 qui contredit les affirmations de l'USGS. Certes, pour le 18ieme ou le 19ième siècle, les résultats sont probablement dépendants des moyens de détection. Mais au cours de la décennie 1930-1940 - pendant laquelle les moyens de détection du Japon n'étaient vraisemblablement pas ceux d'aujourd'hui ! - l'occurrence des tremblements de terre de cette catégorie reste assez élevée : 25 - une décennie assez agitée soit dit en passant... En comparaison, on obtient 23 séismes M4.9+ pour les années 80. Le maximum est obtenu pour les années 2000 : 38 ! Pas besoin de milliers de stations pour détecter des séismes de forte magnitude...

Même son de cloche ici concernant l'augmentation de l'activité volcanique, qui serait expliquée principalement par l'augmentation des moyens humains de détection. Là aussi le propos n'est pas faux, mais il apparaît peu probable que la seule augmentation des moyens humains d'observation justifie à elle-seule l'augmentation de l'activité.
Sur le même site, il est d'ailleurs indiqué ici à propos du volcan de Nyamuragira - un volcan d'Afrique très actif - "an apparent acceleration in seismo-geodetic activity in the past 10 years. Seismicity steadily increased from <200 volcanic events/month in 1960-65 to ~300-400/month in the early 1980's (figure 13). Increased seismicity after 1985 suggests an acceleration of magma supply into the volcano."

Volcanafrique

Certes il ne s'agit que d'un exemple en particulier, mais l'activité sismique du volcan ci-dessus montre très clairement une tendance à la hausse progressive qui a débuté il y a plusieurs décennies - et ce volcan n'est pas le seul à présenter une activité à la hausse. Et cette augmentation ne peut sûrement pas s'ex.pliquer par une hausse des moyens de détection !

Katsuhiko Ishibashi, expert en sismologie, a toujours considéré comme évidente l'augmentation au Japon des séismes destructeurs.

Peut-être une corrélation, selon certains chercheurs, avec la baisse d'intensité du champs magnétique terrestre, et à son déplacement rapide depuis 1990. (Voir ici la suite). A ce jour de 2014, tout semble confirmer ces augmentations de l'activité tectonique et du volcanisme.

Vitesse de deplacement du pole nord magnetiqueVitesse de déplacement du pôle nord magnétique

Alerte rouge sur le mont Borah en Idaho

Zone sismiqueusaUn avertissement lancé aujourd'hui par le ministère de la Défense civile fédérale russe, des urgences et de l'élimination des conséquences des catastrophes naturelles ( EMERCOM ) a informé l'Organisation mondiale des observatoires des volcans ( WOVO ) qu'un niveau d'état "alerte rouge" pour le mont Borah dans l'Idaho (Amérique du Nord / Etats-Unis) peut être justifié dans les semaines à venir en raison de l'augmentation de l'activité volcanique et sismique détectée au sol et avec des observations satellitaires.

C'est le deuxième avertissement émis par EMERCOM cette année et suit leur prédiction du 24 Janvier 2014 sur un tremblement de terre et un tsunami consécutif qui sont prévus pour frapper au large des côtes du sud-ouest de l'île de Sakhaline, au nord de l'épicentre du tremblement de terre du 2 Août 2007 de 6,2 de magnitude dans la ville de Nevelsk qui avait, de même, été prédit avec succès par des chercheurs russes.

L'Important à noter à propos des prévisions d'EMERCOM est que, contrairement à leurs homologues occidentaux, les scientifiques russes suggèrent quatre nouvelles techniques de prévision à long terme des tremblements de terre et des éruptions volcaniques, qui sont universels et peuvent être appliquées à toutes les régions de la terre.

Ce type de prévision n'a pas d'aspects psychiques du tout, et est appelé " technique de la trajectoire de phase ". Il s'agit d'une analyse simultanée des rythmes de l'espace périodiques et quasi-périodiques, qui impliquent de nombreux facteurs qui ont un grand effet sur ​​ces terribles formations, y compris, mais sans s'y limiter, les marées lunaires et les cycles solaires.

Pour l'état d'alerte rouge pour le mont Borah (le plus grand dans l'Idaho), ce rapport indique que l'éruption devrait être imminente avec une importante émission de cendres dans l'atmosphère.

La première préoccupation de EMERCOM au sujet du mont Borah, selon ce rapport, a été le tremblement de terre de 4,8 de magnitude qui a frappé la caldeira de Yellowstone (Supervolcan) le 30 Mars 2014, qui a été le plus grand tremblement à frapper cette région en près de 30 ans et qui a été précédé par une série de petits tremblements de terre dans le centre de l'Idaho et accompagné d'un séisme de magnitude 3,1 simultané, se produisant près du mont Borah à la même date.

Suivant l'avertissement de l'EMERCOM sur le mont Borah à WOVO que ce rapport indique, il y a eu hier (12 avril 2014) un séisme de magnitude 4,9 dans le centre de l'Idaho, près de la ville de Challis , qui, le 28 Octobre 1983, a subi un tremblement de terre de 6,9 de magnitude qui a tué deux enfants.

Il est Important de noter à propos de Borah Peak Mountain et le centre de l'Idaho, dit ce rapport, c'est que c'est une partie de ce qu'on appelle la Ceinture sismique Intermontagne (Internmountain Seismic Belt-ISB) qui s'étend du sud de la Californie et se connecte dans beaucoup d'États de l'ouest de ces régions, et plus particulièrement la caldeira de Yellowstone, qui est en retard pour un événement d'éruption volcanique catastrophique.

Quant à connaître la puissance sismique de cette région, EMERCOM dans leur rapport note en outre que le tremblement de terre de 1983 au mont Borah se classe comme l'un des plus puissants tremblements de terre du 20ème siècle dans les 48 États des États-Unis et a produit un long escarpement de 21 miles (34 km), qui a été soulevé à certains points jusqu'à 14 pieds de hauteur et est encore visible aujourd'hui.

La plus grande préoccupation pour les scientifiques d'EMERCOM concernant l'activité volcanique du mont Borah, selon ce rapport, est le nombre croissant des opérations de fracturation du schiste actuellement autorisée dans les régions du BSI qui sont maintenant au bord même de la caldeira de Yellowstone, y compris les deux états les plus sismiquement actifs des États-Unis, le Nevada et l'Idaho.

Le plus embarrassant, selon ce rapport, est que les opérations de fracturation dans la zone volcanique ISB sont autorisées à continuer par le régime Obama, en dépit de leurs propres conclusions et recommandations de leurs experts, notamment au cours des dernières semaines et le rapport de leur région du Midwest qui, en partie, déclare :

" Les géologues en Ohio ont trouvé un lien probable entre la fracturation et un sursaut des tremblements de terre modérés, le mois dernier dans une région qui n'avait jamais connu une secousse jusqu'à récemment, selon un rapport de l'État.

Le rapport du séisme, qui a coïncidé avec l'annonce de l'Etat de certaines des plus strictes limites de la nation sur la fracturation près de failles, a marqué le lien le plus fort à ce jour entre les secousses sismiques et la fracturation hydraulique - le processus de d'injection d'eau, de sable et de produits chimiques profondément dans la terre pour éjecter le pétrole et le gaz naturel de la roche ancienne.

Le mois dernier, l'Ohio a indéfiniment arrêté les opération de fracturation de Hilcorp Energy, près de la frontière de la Pennsylvanie après cinq tremblements de terre, dont une de magnitude 3, secousse qui a réveillé de nombreux habitants de l'Ohio de leur sommeil ".

Quant aux rythmes de l'espace, des marées lunaires et l'analyse du cycle solaire accompagnant cette "Red Alert" d'un avertissement volcanique pour le mont Borah, ce rapport de l'EMERCOM conclut qu'ils se sont en partie basés sur l'entrée de la tétrade lunaire de la lune de sang, cycle qui doit commencer cette semaine, le 15 Avril 2014 et se conclure le 28 Septembre 2015.

(PS : l'avertissement Emercom ne semble pas prouvable sur leur site - l'auteur original avait précisé que c'était un relai (twitt -e-mail?) via un lecteur... mais les différents séismes ont bien eu lieu (USGS), et les locaux sont bien en surveillance.) Plusieurs séismes recensés encore ces derniers jours dans l'Oklahoma (schiste probable), Nevada, Californie et Tennessee (21-04 encore).

Sources : http://www.eutimes.net/2014/04/volcanic-red-alert-issued-for-idaho-by-emercom-scientists/  - traduction : http://www.bengarneau.com/article-alerte-rouge-pour-l-activite-volcanique-au-mont-borah-en-idaho-123330704.html

Officiel : http://fr.earthquake-report.com/2014/04/14/minor-earthquake-challis-idaho-on-april-14-2014/

Yves Herbo, Sciences,F, Histoires, 18-04-2014

Une photo étrange de Curiosity sur Mars

Une photo étrange de Curiosity sur Mars

Lumi resurmars0 mini

Un appareil photo de la NASA sur Mars a capturé ce qui semble être une lumière artificielle émanant vers l'extérieur de la surface de la planète.

La photo, reçue à des millions de miles de Mars au Jet Propulsion Laboratory à Pasadena, en Californie, a été prise la semaine dernière, apparemment par l'un des deux rovers de la NASA sur la planète rouge.

Bien que l'agence spatiale n'a pas encore publié de déclaration officielle sur le phénomène, les blogueurs et les amateurs de la NASA ont commencé à sonner le carillon.

Scott C. Waring, qui gère le site UFO Sightings Daily, a publié la photo le 6 Avril 2014.

Lumi resurmars0

Waring a noté que la lumière brille vers le haut, comme si elle sortait du sol, et est très plate à travers le fond.

" Cela pourrait indiquer qu'il y a une vie intelligente au-dessous du sol et qui utilise la lumière comme nous le faisons, " a écrit Waring sur son site Web. " Ce n'est pas une réflexion du soleil, ce n'est pas un bug du processus de la photo."

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Un agrandissement progressif de l'image originale. La 3 nous montre la réelle ressemblance entre les deux colline jumelles, la dernière est une autre photo de la NASA nous montrant la fin de la colline au premier plan (et les traces du rover), confirmant sa forme identique.

Plus tôt ce mois-ci, la NASA a annoncé que le 2 Avril, le rover Curiosity a accompli les 98 derniers mètres nécessaires pour arriver à «Kimberley», un endroit où il peut étudier des roches pour des indices sur les environnements anciens qui auraient pu être favorables à la vie, selon un communiqué récent.

Le Kimberley, où quatre types de roches différentes se croisent, est nommé d'après une région de l'ouest de l'Australie. Le but du rover était prévu depuis le début de l'année dernière, a indiqué le communiqué.

" C'est l'endroit sur la carte, vers lequel nous l'avons dirigés, sur une petite montée qui nous donne une vue magnifique pour l'imagerie du contexte des affleurements de la région de Kimberley," a déclaré dans le communiqué Melissa Rice de l'Institut de Technologie de Californie à Pasadena.

Rice est le scientifique en charge de la planification de plusieurs semaines d'observations, des échantillonnages de forages et de l'analyse sur place du laboratoire des roches de la région.

Arrivé à cet endroit signifie que Curiosity a roulé 3.8 miles (6.12 km) depuis Août 2012, quand il a atterri à l'intérieur du cratère Gale de Mars.

Les enquêtes sur Kimberley doivent être les plus vastes depuis que Curiosity a passé la première moitié de l'année 2013 dans une zone appelée la baie de Yellowknife, continu le communiqué.

À la baie de Yellowknife, le rover d'une tonne a examiné les premiers échantillons jamais forés dans des roches sur Mars. Ces échantillons ont montré des signes d'un environnement de lit de lac ancien, qui a fourni les ingrédients chimiques et l'énergie nécessaire à la vie, a indiqué le communiqué.

Au Kimberley et, plus tard, sur des affleurements sur la pente du mont Sharp à l'intérieur du cratère Gale, les chercheurs envisagent d'utiliser les instruments scientifiques de Curiosity pour en savoir plus sur les conditions habitables passées et les changements environnementaux.

Image Credit: NASA/JPL-Caltech 

Vous pouvez suivre la mission sur Facebook et Twitter.

Sources : http://mars.jpl.nasa.gov/msl-raw-images/proj/msl/redops/ods/surface/sol/00589/opgs/edr/ncam/NRB_449790582EDR_F0310000NCAM00262M_.JPG

http://mars.jpl.nasa.gov/msl/multimedia/raw/?s=589&camera=NAV_RIGHT_

Plusieurs hypothèses ont déjà été émises, en dehors d'une lumière artificielle d'une habitation souterraine, telles qu'une manifestation du climat ou de l'atmosphère martienne ou encore un geyser d'eau ou de gaz brûlants sortant des profondeurs de la planète dans l'atmosphère glacée. L'autre chose intrigante de ces photos est aussi pour certains la similitude parfaite des deux structures en forme de dôme ou de soucoupe qui se détachent aux premiers plans... et un très gros plan et améliorations/luminosité laisse encore plus interrogatif sur la structure même de cette "colline" ! :

Light on mars curiosity 2014

Autres analyses des photos de Curiosity qui révèlent pour certains des artéfacts non-naturels sur la surface de la planète... à vous de juger mais il n'y a pas de trucages sur ces photos à part des agrandissements, elles sont toutes visibles aussi sur les sites de la NASA :

MAJ 14 h 00 : la NASA, par l'entremise de l'un des ingénieurs du JPL (Jet Propulsion Laboratory), Doug Ellison, a donné une explication aujourd'hui : 

It's not in the left-Navcam image taken at the exact same moment. It's a cosmic ray hit. ". Le rover Curiosity est en effet un vrai laboratoire sur roues. Il embarque 10 instruments scientifiques différents. Ainsi, son mât est équipé de plusieurs caméras de navigation (Navcam) qui permettent de prendre des images de la planète rouge à 360°. Or la lueur n'apparaît que sur l'image prise sur la caméra Navcam de droite, pas sur celle capturée, au même instant, par la caméra de gauche. D'où l'explication d'Ellison : qu'un rayon cosmique ait frappé l'une des deux caméras, générant cette illusion d'optique...

Photo autre caméra (qui n'était pas dispo avant ?)

MAJ 09-04-14 : En fait, des lumières apparaissent très souvent et chaque semaine en différents endroits :

" Le rover a pris l'image juste après son arrivée à un waypoint appelé "le Processus de Kimberley." La tache lumineuse apparaît sur l'horizon, dans la même direction du rover ouest-nord-ouest que la position du soleil l'après-midi.

"Dans les milliers d'images que nous avons reçues de Curiosity, nous en voyons avec des points lumineux presque chaque semaine", a déclaré Justin Maki du Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena, Californie, leader de l'équipe qui a construit et exploite l'appareil de navigation. "les explications les plus probables sont que ces lumières peuvent être causées par des rayons cosmiques ou le reflet du soleil sur des surfaces rocheuses."

Si les taches lumineuses sur les images des 2 avril et 3 avril sont sur des roches brillantes, les directions des spots de la rover suggèrent que la roche photographiée le 3 avril pourrait être sur une crête à environ 175 mètres de l'emplacement du rover.

Les points lumineux apparaissent sur les images de la caméra droite de la NavCam stéréo, mais pas dans les images prises par la caméra située à gauche. Maki explique "Normalement, nous pouvons identifier rapidement la source probable d'une tache lumineuse dans une image prise par les deux objectifs de la paire stéréo. Dans ce cas, présent ce n'est pas aussi simple, une image prise par la caméra gauche de la NavCam moins d'une seconde après celle de droite ne comprend pas la tache lumineuse. Dans une paire d'images de la NavCam prise dans la même direction l'après-midi, il a été détectée une tache lumineuse similaire située dans l'image de droite mais pas dans l'image de gauche .

Une explication possible de la tache lumineuse dans cette image est un reflet d'une surface rocheuse qui reflète le soleil, une seconde est un rayon cosmique frappant le détecteur de lumière de la caméra, un capteur CCD (dispositif à couplage de charge).

Les chercheurs envisagent d'utiliser les instruments scientifiques de Curiosity pour en savoir plus sur les conditions d'environnement et les changements survenus au point Kimberley et plus tard sur la pente du Mont de Sharp, à l'intérieur du cratère de Gale ".

Yves Herbo Traductions, Sciences-F-H, 08-04-2014/09-04-2014

Océanie mystérieuse Partie 1

Océanie mystérieuse Partie 1

Hnakudotit nellecaledonie

Hnakudotit Nelle-Caledonie

Nouvelle-Calédonie

Malgré la présence d'études archéologiques sur l'île de Nouvelle-Calédonie depuis plus de 40 ans sans discontinuer, grâce notamment à des instituts et groupes locaux actifs, il demeure encore quelques mystères cachés dans la moiteur des forêts. Pourtant, aucune trace d'une présence humaine avant l'arrivée des premières pirogues austronésiennes entre 1500 et 1050 avant JC, il y a donc un peu plus de 3000 ans. Ce qui a surpris en premier les archéologues lorsqu'ils ont approfondi leurs études, c'est la diversité culturelle des poteries anciennes retrouvées : certaines étaient importées de très loin, d'îles situées à plus de 3000 kilomètres de distance... ce qui n'empêchait pas les contacts.

Carte repartition sites nc

" La Nouvelle-Calédonie comporte un certain nombre de sites architecturaux de grande taille, comme les barrages de déviation des cours d’eau à des fins horticoles identifiés dans la région de Yaté. Un des aménagements les mieux étudiés à ce jour se trouve sur le plateau central de l’île de Maré, dans le district de La Roche. Il s’agit de plusieurs ensembles de murs construits avec des blocs de corail fossile. Le site le plus imposant se nomme Hnakudotit et est formé d’un quadrilatère non achevé, comportant quatre portes. La structure fait 180 mètres de long sur 145 mètres de large. Les murs ont une épaisseur moyenne de 10 mètres, sur une hauteur pouvant dépasser 4 mètres. Les blocs taillés dans les carrières situées parfois à plusieurs kilomètres de distance et montés en murs secs faisaient en moyenne 100cm de long et pouvaient parfois dépasser 240cm, soit un poids de plusieurs tonnes.

La construction du site de Hnakudotit a été datée, à partir de différents échantillons de coquillages découverts dans les murs, d’environ 250 ans après J.C., soit un peu plus de mille ans après le début du peuplement austronésien de Maré. Cette construction et les traditions orales qui lui sont liées permettent de se faire une idée générale de cette région de Maré au début du premier millénaire après J.C. Les données de traditions orales relevées par le père Dubois sur ces constructions racontent « qu’autrefois les génies de Maré - les mo-yaac - se mirent d’accord pour que chacun de leurs groupes fasse un refuge de guerre, Hna-bo. C’était une sorte de concours pour voir ceux qui feraient le refuge le plus prestigieux. Leur travail devait commencer le matin. Les vainqueurs annonceraient la fin de leur travail par des cris de triomphe. Mais tout le monde tricha. Les plus tricheurs de tous furent le mo-yaac de La Roche, les si-Puan. Ils commencèrent dès la nuit tombée. Au premier chant du coq, certains firent une pose, tandis que d’autres continuaient. Bientôt le travail fut presque fini. On attendit le lever de l’étoile du matin. On se remit au travail, et quand se leva le petit jour, la construction était achevée. Les si-Puan poussèrent des hurlements pour proclamer leur triomphe. Les autres génies débutaient à peine. Ils s’arrêtèrent découragés. C’est ainsi que la forteresse de La Roche est la plus grande de Maré (Dubois 1970, p. 55-56) ». La simple existence d’un ensemble mégalithique aussi grand indique la présence d’une population relativement nombreuse, qui a ressenti à un moment donné le besoin de construire des zones de protection dans cette plaine dépourvue d’abris naturels. Comme le décrit la tradition orale, cette construction, ainsi que sa voisine Waninetit, a due être édifiée en un temps assez court. Afin de pouvoir rassembler toute cette force de travail et diriger la construction, il devait probablement exister à l’époque une structure sociale de type hiérarchisé. Ces constructions devaient alors également valoriser le prestige des groupes dirigeants, ce qui peut être identifié d’après le volume des différents blocs de corail suivant leur emplacement. En effet, les blocs les plus imposants du parement extérieur ont été placés sur les faces internes des portes et devaient surtout avoir pour but d’impressionner les nouveaux arrivants. "

Nllecaledonie kanak

" Sur le littoral de Poé, 40 sépultures ont été récemment révélées. A l’origine de la découverte, un projet de lotissement sur cette zone côtière en bord de lagon, en 2006. Les premiers terrassements au bulldozer ont fait remonter à la surface des fragments de poteries, des coquillages et des ossements humains. Depuis, un budget de près de 60 millions de francs a permis de mobiliser une dizaine de techniciens dont des scientifiques et archéologues.

Notre membre témoigne:

« Sommes-nous en présence d’un précieux témoignage de l’histoire des premiers peuplements de la Nouvelle-Calédonie et de la civilisation Kanak ?

Les 40 sépultures découvertes laissent supposer des rites mortuaires méconnus dans les traditions ancestrales mélanésiennes jusqu’alors révélées. En effet, ces corps semblent avoir été inhumés en position accroupie, les bras autour des jambes, probablement contraints dans des nattes, adossés à la paroi de la fosse. La plupart sont orientées vers la mer mais quelques unes vers la montagne. Par ailleurs, certaines fosses mortuaires ne contiennent que des ossements de pieds assemblés, le corps semble avoir été déplacé.

Bref une multitudes d’indices pour laisser supposer que des rites mortuaires existaient et se répétaient.

D’ores et déjà, des hypothèses se bâtissent. Il n’est pas certain qu’il s’agisse d’un village à proprement parlé mais d’occupations temporaires de pêcheurs venus des montagnes pour une des phases chronologiques. Les amas de coquillages, les fours de cuisson, les poteries avec des caractéristiques relevant tant du Nord que du Sud, démontrent des échanges importants entre tribus géographiquement éloignées et la consommation des coquillages cuits sur ces lieux de pêche.

Les vestiges appartiendraient à plusieurs périodes. Elles sont comprises entre 500 avant J.-C, et le milieu du second millénaire après J.-C. Il y a eu différents type d’occupation des lieux. Les morceaux de poteries retrouvés attestent d’un mélange de culture inattendu : ce qui prouve que les populations se sont rencontrées et ont échangé des techniques. "

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" La civilisation Lapita (du nom d'un site archéologique de Nouvelle-Calédonie) est une civilisation originale, notamment pour ses décors de poterie, qui semble être apparue sur les îles Bismarck, au nord-est de la Nouvelle-Guinée. Elle est associée aux peuples austronésiens qui allaient conquérir l'Océanie éloignée à partir de l'Océanie proche, à l'origine du groupe linguistique océanien. La datation au carbone 14 révèle que les sites Lapita les plus anciens remontent à environ 3 500 années avant l'époque actuelle, soit 1500 avant JC. Plusieurs centaines de sites archéologiques lapita ont été retrouvés dans une aire allant de la Nouvelle-Guinée jusqu'aux îles Samoa (archipel de Bismarck, îles Salomon, Vanuatu, Nouvelle-Calédonie, Fidji, Tonga, Samoa, Wallis et Futuna).

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Des traces d'habitations sur pilotis ont été découvertes sur le site de Talepakemalai aux îles Mussau (PNG), à Nenumbo aux îles Salomon et à Bourewa aux îles Fidji. Quelques squelettes ont été découverts, en particulier à Téouma dans l'archipel duVanuatu et à Lapita en Nouvelle-Calédonie. Les plus anciens sites sont Talepakemalai (la plus ancienne date, discutée par certains chercheurs, remonte à 3500 ans avant le Présent (BP) ) et Kamgot (environ 3300 BP). De nombreux sites sont connus et marquent pour la plupart le début de la période dite Lapita. A ce jour, il s'agit des premiers vestiges après l'éruption du mont Witori (WK-2) qui eut lieu vers 3400 ou 3500 ans BP. Cette explosion compte parmi les plus grandes éruptions volcaniques des 10000 dernières années."

- 200 à 300 tumulus étranges ont longtemps défrayés les chroniques avant qu'une étude scientifique ne prouve qu'ils ont été érigés par des oiseaux géants de Nouvelle-Calédonie il y a plusieurs milliers d'années, avant leur extinction.

New caledonia

" Préhistoire de la Mélanésie

La Mélanésie a eu deux phases principales de peuplement ancien.

Les Australoïdes se sont installés en Nouvelle-Guinée, lorsqu’elle était encore reliée à l’Australie, et que l’ensemble formait un continent, le Sahul. Le site archéologique de Kosipe , en PNG , Papouasie Nouvelle-Guinée , à 2 000 m d’altitude sur les hautes terres centrales , contenait des outils lithiques datés de 19 000 à 26 000 ans BP.

Les Austronésiens y sont arrivés à leur tour en vagues successives depuis 6 000 ans, venus de l’Asie du sud-est.

Ces austronésiens sont les constructeurs de monuments et mégalithiques, de tailles importantes que l’on peut voir aujourd’hui. Les découvreurs européens ont pu les voir dès les premiers abordages au 16ème siècle. Ils nous en ont laissés des témoignages irréfutables , complétés par des dessins et de des descriptions. Des études archéologiques ont été faites sur quelques sites accessibles , mais il est certain que beaucoup restent à découvrir dans les forêts encore vierge d’explorations.

Les explorateurs occidentaux ont pu constater à leur arrivée , notamment aux îles Fidji , que les monuments mégalithiques étaient encore utilisés à cette époque dans les traditions des populations locales. Leur construction date généralement du 2ème millénaire avant J.C. ou auparavant. Un inventaire assez complet en a été fait par A. Riesenfeld dans son livre , The megalithic culture of Melanesia. Quelques uns de ces sites sont aujourd’hui encore utilisés ou sacralisés. Mais beaucoup d’entre eux sont abandonnés et leur délabrement va nous faire perdre , si rien n’est fait , de précieuses informations sur notre passé et nos origines... "

Cikobia

Tertre de Korotuku

C’est un tertre funéraire circulaire surélevé, fouillé par l’archéologue José Garanger, à Cikobia-i-Ra, aux îles Fidji, entouré d’un mur d’enceinte en pierre. Il semble que les personnes inhumées dans ce tertre soient d’un rang social important.

 

" Les Polynésiens

Origine et rapports avec les Mélanésiens.

Il y a 12.000 ans une civilisation a émergé entre les Phillipines et le Japon, centrée sur Taïwan et dont on retrouve des éléments dans toute l'Asie et le Pacifique : gravure sur bois, statues au lobe d'oreille développé, grand canoë monocoque. Des Tibétains aux Malais, Chinois ou Polynésiens tous descendent de cette civilisation détruite par des cataclysmes naturels tels les tsunamis. Chaque population serait partie dans une direction différente.

Les Polynésiens trouvent leur origine en Asie du sud est il y a 6000 ans mais atteignent la Polynésie 200 ans avant Jésus Christ. Que sont-ils devenus entre temps ? Du point de vue génétique ils se séparent des Mélanésiens il y a 11.500 ans. Leurs artefacts montrent des similitudes avec ceux d'Amérique du nord et du sud mais leurs gènes sont sans rapport sauf avec les Indiens du Canada. Leur langue est austronésienne mais il sont distancés de son berceau par 6000 ans. Il semble impossible que les Polynésiens aient évolué à partir d'une mutation génétique des Mélanésiens après un goulot d'étranglement car le temps a été trop court pour que cela se fasse.

On ne peut pas admettre à la fois qu'ils aient traversé les îles mélanésiennes, apporté la poterie, ne se soient pas mélangés avec les Mélanésiens et aient perdu la poterie en arrivant en Polynésie. "

Sources (Extraits) : http://www.iancp.nc/dossiers/3-dossiers/51-les-constructions-monumentales-de-mare-iles-loyaute

http://www.citizenside.com/fr/photos/la-couv/2008-09-15/9598/nouvelle-caledonie-decouverte-archeologique-de.html#f=0/47580

http://marc.serre.perso.sfr.fr/topic1/index.html

http://destinationterre2.wordpress.com/2009/11/06/3eme-partie-les-tokhariens-chapitre-27-les-tokhariens-de-melanesie/

A suivre

Yves Herbo, Sciences-F-Histoires, 05-04-2014

USA : les alertes aux séismes se multiplient

USA : entre Californie et Yellowstone, les alertes aux séismes se multiplient

Yellowstone mammoth hot spring minerva mini

yellowstone mammoth hot spring minerva

Ce matin du 29 mars 2014, une troisième assez forte secousse de 5.1 en magnitude a touché la Californie et Los Angeles. Elle fait suite à un fort séisme de 6.6 qui a réveillé Los Angeles le 10 mars et à un autre de 4.4 le 17 mars 2014. L'épicentre de ce dernier séisme d'aujourd'hui a été localisé à 3 kilomètres à l'est de la localité de La Habra, à une vingtaine de kilomètres de LA.

"Le tremblement de terre n'a eu lieu qu'il y a quelques minutes, il va donc falloir donner du temps à nos agents pour qu'ils fassent leurs inspections", a pour le moment expliqué le porte-parole de l'institut américain de veille géologique (USGS).

Ces séries de séismes rapprochés éveillent dans la région la crainte du Big One, ce fameux séisme censé provoquer d'importants dégâts dans cette grande ville à l'Ouest des Etats-Unis. Chacun dans la région redoute un séisme comparable a celui qui a pratiquement détruit San Francisco en 1906. 

Traversant la région côtière de ce grand État de l'ouest américain, la faille de San Andreas se situe à la jonction des plaques tectoniques du Pacifique et de l'Amérique. « Elle se compose de deux segments, nord et sud, séparés par une zone en glissement continu, autrement dit qui casse en permanence», explique Pascal Bernard, physicien et sismologue à l'Institut de physique du globe de Paris. Il estime que les deux séismes de ces dernières semaines ne sont donc pas directement liés, car celui du 10 mars s'est produit sur le segment nord de la faille, et celui de ce lundi 17 au niveau du segment sud».

Ce segment sud a connu un séisme majeur en 1857, le nord en 1906 à San Francisco (3000 victimes). Or «à cause de la tectonique des plaques, les failles se chargent en tension à peu près à la même vitesse, que ce soit au nord comme au sud, donc on estime qu'elle est plus proche de rompre du côté de Los Angeles», au niveau du segment sud, puisque le dernier séisme d'ampleur est plus ancien sur ce segment, indique le sismologue.

Si les secousses ne sont pas forcément annonciatrices d'un tremblement de terre majeur à venir, les autorités restent très vigilantes, car une succession de secousses peut avancer la rupture d'une faille, en augmentant la pression sur cette dernière. «Il y aura forcément des répliques lors des prochains jours, qui peuvent atteindre une magnitude 2 à 3. Mais si ces secousses se poursuivent pendant plus d'une semaine et qu'elles sont de plus forte intensité, il pourrait s'agir d'un ‘essaim sismique' qui multiplie par 100 la probabilité d'un séisme majeur». Le sismologue Robert Graves, interrogé par l'AFP, estime pour sa part qu'il y a 5% de chances que le tremblement de terre de ce lundi ne soit que l'annonciateur d'un tremblement de terre plus important.

Ce nouveau séisme de plus forte intensité a bien eu lieu ce 29 mars sur le segment sud de la Californie, confirmant la possibilité d'un essaim sismique augmentant comme l'a dit Graves la probabilité d'un prochain séisme majeur.

Mapla

Et juste au-delà de cette zone des grandes failles de San Andreas, vers le Nord-Est, se trouve l'énorme caldeira du super-volcan Yellowstone, qui inquiète également les américains car son actuelle activité est beaucoup plus intense que depuis de nombreuses décennies.

Yellowstone volcano sanandreas

Le supervolcan du Yellowstone National Park tremble et se déforme, causant une modification de la topologie du terrain de manière spectaculaire, selon un rapport du National Geographic. 

Yellowstone eau chaude

Source d'eau chaude. Yellowstone National Park, Wyoming - USA © Sylvain Magdelaine

" S'agit-il de signes précurseurs d'une éruption catastrophique ou d'un simple "ronflement" cyclique ? Le point chaud de Yellowstone a produit plusieurs groupes de cratères volcaniques imbriqués, appelés caldeiras, au cours des 16 derniers millions d'années. Et, au cours des deux derniers millions d'années, trois éruptions majeures se sont produites. La première, dénommée Heise, a eu lieu il y a 2,1 millions d'années : l'éruption a émis tellement de magma que la chambre magmatique s'est effondrée créant une dépression, la caldeira avec des dimensions impressionnantes : 80 km de long, 65 km de large et des centaines de mètres de profondeur. La deuxième éruption, Picabo, s'est produite il y a 1,3 millions d'années et la troisième il y a 640 000 ans. C'est cette dernière qui a formée la caldeira actuelle de Yellowstone qui s'étend sur 40 à 60 km[1]. Depuis, environ 30 petites éruptions y compris une datée d'il y a seulement 70 000 ans, ont rempli la caldeira de lave et de cendres, et ont construit le paysage relativement plat que nous connaissons aujourd'hui.

Yellowstone : une chambre magmatique colossale

Le volcan du Yellowstone se caractérise par une imposante chambre magmatique souterraine de plus de 70 kilomètres de large, et d'une hauteur de plus de 10 kilomètres, la plus grosse jamais détectée. À l'intérieur bouillonne du magma à une température de 1 500 °C. Cependant, selon une étude rendue publique fin octobre 2013, les dimensions de la gigantesque chambre magmatique pourraient avoir été sous-estimées. En effet, Robert Smith de l'université de l'Utah a indiqué que la chambre magmatique résidant sous le parc de Yellowstone mesurerait 90 km de long pour 20 km de large. Par ailleurs, elle se situerait entre 2 km et 15 km de profondeur sous la caldeira, selon les endroits.

Les pressions du magma déforment le sol

Alors que l'épaisseur de la croûte terrestre est d'environ 30 km, à Yellowstone elle n'est que de 7 à 10 kilomètres. Ce qui fait que la pression exercée par la chambre magmatique se traduit par des déformations en surface. Ainsi, à partir de 2004, les scientifiques ont vu le sol au-dessus de la caldeira s'élever de 7 centimètres par an. Bien que ce taux ait ralenti entre 2007 et 2010 à un centimètre par an ou moins, depuis le début de ce gonflement, le sol s'est soulevé de plus de 25 centimètres à plusieurs endroits.

« Il s'agit d'une élévation extraordinaire, car il couvre une grande surface et les taux sont très élevés », a déclaré Bob Smith, un expert de longue date dans le volcanisme de Yellowstone de l'Université d'Utah. Les scientifiques pensent qu'un réservoir de magma gonfle, 7 à 10 kilomètres sous la surface de la terre, ce qui entraîne ce soulèvement. Heureusement, l'élévation ne semble pas annoncer une catastrophe imminente, a déclaré Bob Smith :

« Au début nous pensions à une éruption ». « Mais une fois que nous avons vu que le magma était à une profondeur de dix kilomètres, nous n'avons pas été si préoccupés. S'il se situait à une profondeur de deux ou trois kilomètres, là, nous aurions été beaucoup plus vigilants ». Les études offrent de précieux indices sur ce qui se passe dans la tuyauterie souterraine du volcan, ce qui pourrait éventuellement aider les scientifiques à prédire quand aura lieu la prochaine éruption volcanique à Yellowstone.

Les respirations insondables de Yellowstone

Smith et ses collègues de US Geological Survey (USGS) et de l'observatoire du volcan de Yellowstone ont cartographié les soubresauts de la caldeira à l'aide d'outils tels que les systèmes de positionnement GPS et d'interférométrie radar (InSAR), qui mesurent la déformation du sol. La déformation du sol suggère que le magma est en mouvement vers la surface, signe précurseur d'une éruption. Les flancs du mont St-Helene, par exemple, ont gonflé de façon spectaculaire dans les mois précédents l'explosion de 1980. Ce fut également le cas avant l'éruption plus modeste de l'Eyjafjallajökull en avril 2010 : son flanc avait enflé de plus de 15 centimètres environ, étant donné que le magma avait coulé dans les chambres étroites sous la montagne.

Mais il existe aussi de nombreux contre-exemples, y compris dans le cas du supervolcan de Yellowstone, où le sol enfle sans que cela soit suivi par une éruption. Selon la théorie actuelle, le réservoir magmatique de Yellowstone est alimenté par un panache de roches chaudes provenant du manteau terrestre. Lorsque la quantité de magma qui afflue dans la chambre augmente, le réservoir se gonfle comme un poumon et la surface s'élève. Lors du soulèvement des dernières années, les modèles indiquent que le réservoir s'est rempli d'environ 1 million de mètres cube de magma par an. Lorsque cet afflux ralentit, en théorie, le magma se déplace horizontalement pour se solidifier en refroidissant, ce qui fait redescendre le niveau de la surface terrestre.

1959 seismeyellowstone

This house fell into Hebgen Lake during the 1959 earthquake and floated along the shore until it came to rest here. The owner of the house, then-70-year-old Mrs. Grace Miller, escaped only after kicking out her front door and leaping a 5-foot-wide ground crack as her house dropped into the lake. (USGS photograph by J.B. Hadley.)

"Sur la base de preuves géologiques, Yellowstone a probablement vu un cycle continu d'élévation puis de régression au cours des 15 000 dernières années, et ce cycle continuera probablement", a déclaré Bob Smith. Les enquêtes montrent, par exemple, que la caldeira a augmenté d'environ 18 centimètres entre 1976 et 1984 avant de redescendre d'environ 14 centimètres au cours de la décennie suivante. Il ajoute "ces caldeiras ont tendance à monter et descendre, mais de temps en temps, elles créent des explosions hydrothermales, des tremblements de terre, ou des éruptions volcaniques".

Les chercheurs estiment que 10 à 30% du magma présent sous Yellowstone est à l'état liquide, c'est donc encore insuffisant pour déclencher une éruption majeure (il en faudrait au moins 50%). Mais des poches de magma en fusion dans la chambre pourraient quand même causer des éruptions plusieurs fois plus fortes que celle de 1980 au Mont St Helens (Etat de Washington), prévient Jacob Lowenstern, qui dirige l'Observatoire de Yellowstone pour le compte de l'USGS de Menlo Park, en Californie.

De la difficulté de prévoir une éruption de Yellowstone

Prévoir l'imminence d'une éruption volcanique reste extrêmement difficile, en partie parce que de nombreuses données font encore défaut dans le cas de Yellowstone. De plus, les enregistrements en continu de l'activité de Yellowstone ne sont disponibles que depuis les années 1970, ce qui est insignifiant à l'échelle des temps géologiques et ne permet donc pas de tirer de conclusions sur les observations effectuées.

De toute évidence, il y a encore du magma sous Yellowstone souligne Dan Dzurisin, un expert de Yellowstone. Ceci se manifeste par l'activité hydrothermale continue juste sous la surface : geysers (il y en a plus de 500), sources d'eau chaude (plus de 10 000), boues chaudes, fumerolles qui constituent une attraction pour de nombreux touristes. Ce large système hydrothermal pourrait aussi jouer un rôle dans les déformations du sol, mais il est difficile de savoir dans quelle mesure.

Quelque 3000 tremblements de terre secouent chaque année Yellowstone[2]. Par exemple, entre le 26 décembre 2008 et le 8 janvier 2009, environ 900 séismes se sont produits dans une zone localisée autour du lac Yellowstone. Cette concentration de secousses pourrait avoir relâché la pression du magma dans le réservoir en permettant aux fluides de s'échapper ralentissant du coup l'élévation du sol, comme l'indique Smith de l'Université de l'Utah.

Septembre 2013 : " Et maintenant, la zone autour de Yellowstone est de plus en plus sismiquement active. En fait, le professeur Bob Smith dit qu’il n’a jamais rien vu de tel dans les 53 années qu’il a regardé Yellowstone …

Jusqu’à récemment, Bob Smith n’avait jamais été témoin que de deux essaims de tremblements de terre simultanés dans ses 53 ans de surveillance de l’activité sismique dans et autour de la caldeira de Yellowstone.

Maintenant, Smith, un professeur de l’Université de géophysique Utah, a vu trois essaims à la fois.

En Septembre 2013, 130 tremblements de terre frappent Yellowstone au cours d’une seule semaine. Cela a eu comme conséquences que de nombreux observateurs de Yellowstone sont maintenant extrêmement préoccupés …

Les derniers essaims de tremblements de terre de Yellowstone ont commencé le 10 septembre 2013 et l'ont fait jusqu’à environ 11h30 le 16 septembre 2013.

« Un total de 130 séismes de magnitude 0,6 à 3,6 ont eu lieu dans ces trois domaines, cependant, la plupart ont eu lieu dans le bassin inférieur du Geyser, » déclare l'Université de l’Utah. «Notamment une grande partie de la sismicité dans Yellowstone se passe en tant qu'essaims. »

Cendresyellowstone

Ces séismes devraient fournir de précieux indices sur les relations entre la chambre magmatique et les déformations du sol. Au final, l'histoire géologique de Yellowstone et les causes des déformations enregistrées sont devenues de plus en plus complexes avec l'évolution des techniques disponibles pour les étudier.

Une éruption peu probable à court terme

Selon Ilya Bindeman, professeur en sciences géologiques à l'Université de l'Oregon (USA), une éruption majeure à Yellowstone devrait effectivement se produire... Mais plutôt dans 1 à 2 millions d'années. En effet, "nos recherches sur les modèles d'un tel volcanisme dans deux anciennes caldeiras complètes dans le sillage de Yellowstone suggèrent que Yellowstone est dans une phase d'endormissement plutôt que sur un cycle de montée en puissance" dit-il.

Si il ne s'agit pas d'une certitude, mais seulement d'une extrapolation à partir des témoins des éruptions passées, la prochaine éruption majeure de Yellowstone devrait donc se produire dans 1 à 2 millions d'années, dans l'Etat du Montana.

Les conséquences cataclysmiques d'une éruption de Yellowstone

Une éruption à Yellowstone serait une catastrophe majeure, inconnue de la civilisation moderne. Selon Ilya Bindeman, une telle éruption détruirait tout sur un rayon de plusieurs centaines de kilomètres. Mais ce n'est pas tout : les Etats-Unis et le Canada seraient recouverts de plusieurs centimètres de cendres qui détruiraient toute végétation jusqu'à 1600 km du cratère. Deux tiers des États-Unis et un tiers du Canada deviendraient inhabitables. Les émanations toxiques du volcan rendraient l'air irrespirable...

De plus, du dioxyde de soufre serait libéré en grande quantité, ce qui entraînerait un refroidissement du climat planétaire pendant au moins une décennie et une altération de la couche d'ozone.

Selon Ilya Bindeman, un tel événement causerait des dégâts gigantesques, équivalant à environ 1 000 fois celle du mont Saint Helens (Washington - USA) en 1980. En effet, l'explosion du mont St. Helens avait engendré l'émission d'un kilomètre cube de matière dans l'air, l'éruption du mont Pinatubo aux Philippines en 1991, dix kilomètres cubes. Or, la dernière éruption de Yellowstone il y a 640 000 ans, a rejeté 1 000 kilomètres cubes de matériaux !

Notes

1 - Ces éruptions ont été respectivement 2 500, 280 et 1 000 fois plus puissantes que celle du mont St-Helens de 1980.

2 - Les secousses sismiques sur Yellowtone peuvent être suivies en direct sur la page dédiée de l'Université d'Utah. Une autre page archive toutes les secousses enregistrées sur Yellowstone.

Sources : Yellowstone Has Bulged as Magma Pocket Swells - National Geographic Planetary disasters: It could happen one night - Nature 493, 154–156 (10 Janvier 2013) doi:10.1038/493154a How many giant eruptions have occurred in the Yellowstone National Park region and how large were they? - USGS Will the Yellowstone supervolcano erupt in our lifetime? - NSF

Sources : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2688_eruption_supervolcan_Yellowstone.php + http://www.lefigaro.fr/sciences/2014/03/17/01008-20140317ARTFIG00382-la-californie-vit-dans-l-angoisse-d-un-seisme-devastateur.php + http://www.franceinfo.fr/actu/etats-unis-nouvelle-alerte-sismique-en-californie-1367153-2014-03-29 + http://www.liberation.fr/evenements-libe/2014/03/27/los-angeles-pourrait-etre-rayee-de-la-carte-d-ici-30-ans_990662 + http://pubs.usgs.gov/fs/2005/3024/ + http://www.astrosurf.com/luxorion/impact-supervolcan-yellowstone2.htm + http://lesmoutonsenrages.fr/2013/10/09/alerte-avec-le-super-volcan-yellowstone-le-volcan-le-plus-dangereux-damerique-revient-a-la-vie/

Avec un nombre conséquent de mini-séismes en ce moment même sur Yellowstone et aussi sur l'Oklahoma, qui seraient eux liés à la fragmentation hydraulique du sol pour le gaz de schiste. "dans une étude publiée par la revue GeologyKatie Keranen (université de l'Oklahoma) et ses coauteurs de l'université Columbia à New York ont analysé la séquence d'événements ayant précédé et suivi le séisme. Les auteurs concluent à un lien causal entre l'injection de fluides de fracturation usés dans le sous-sol et la survenue du tremblement de terre. Non loin de Prague, Oklahoma, (ou a eu lieu récemment un séisme mortel) un ancien gisement pétrolier, désormais épuisé, est en effet utilisé depuis plusieurs années comme site d'injection d'eaux souillées issues d'opérations de fracturation hydraulique – la technique d'exploitation du gaz de schiste.

 2.7 2km E of Choctaw, Oklahoma 2014-03-29 12:36:48 UTC 5.0 km deep

 2.9 2km ENE of Choctaw, Oklahoma 2014-03-29 06:11:19 UTC 8.0 km deep

 3.2 9km NE of Stillwater, Oklahoma 2014-03-28 23:16:24 UTC 4.9 km deep

 0,5   28/03/2014 9:41:43 44.825N 110.781W 3.1    24 km (15 miles) SSW de Gardiner, MT
 2.0   28/03/2014 5:37:16 44.839N 110.513W 7.1    27 km (17 miles) au SE de Gardiner, MT
 1.9   26/03/2014 18:58:40 44.808N 110.773W 4.3    26 km (16 miles) S de Gardiner, MT
 2.2   26/03/2014 18:20:59 44.800N 110.772W 4.1    27 km (17 miles) S de Gardiner, MT
 1.5   26/03/2014 18:11:57 44.821N 110.774W 2.0    24 km (15 miles) S de Gardiner, MT
 2.0   26/03/2014 18:00:10 44.799N 110.774W 3.9    27 km (17 miles) S de Gardiner, MT
 3.5   26/03/2014 17:59:00 44.801N 110.778W 4.5    27 km (17 miles) S de Gardiner, MT 
 3.0   26/03/2014 13:14:36 ​​44.804N 110.772W 6.4    26 km (16 miles) S de Gardiner, MT 
 1.4   24/03/2014 12:06:51 44.246N 110.444W 3.6    70 km ( 43 mi) au SE de West Yellowstone, MT
 1,7   24/03/2014 5:21:37 44.778N 110.774W 7.5    29 km (18 miles) S de Gardiner, MT
 1.1   23/03/2014 22:55:22 44.574N 110.410W 2.7    56 km (35 miles) E de West Yellowstone, MT
 1.4   23/03/2014 19:50:43 44.706N 111.905W 0.0    44 km (27 miles) NNE de Spencer, ID
 2.0   23/03/2014 2:02:27 44.768N 110.767W 7.9    29 km (18 miles) à l'ENE de West Yellowstone, MT
 1,8   22/03/2014 8:44:18 44.615N 110.522W 8.8    47 km (29 miles) E de West Yellowstone, MT
 1,4   22/03/2014 8:42:05 44.600N 110.525W 10,7    46 km (29 miles) E de West Yellowstone, MT
 1,4   22/03/2014 8:41:14 44.598N 110.526W 8.8    46 km (29 miles) E de West Yellowstone, MT

http://volcanoes.usgs.gov/volcanoes/yellowstone/yellowstone_monitoring_47.html


Rapport du 03-03-2014 USGS : " La déformation du sol se produisant dans le centre-nord de Yellowstone, qui nous l'indiquions dans un document d'information le 18 Février 2014, se poursuit. En Mars, YVO prévoit de déployer plusieurs instruments GPS supplémentaires pour en savoir plus sur cet épisode de déformation scientifiquement intéressant. La subsidence de la Caldera, qui a débuté en 2010, semble se ralentir. Toute la déformation qui se déroulent actuellement dans Yellowstone reste bien en deçà des normes historiques. Pendant Février 2014, l'Université de l'Utah rapporte 245 séismes qui ont été localisés dans la région du parc national de Yellowstone. La Sismicité de février à Yellowstone a été marquée par un essaim en cours de 153 tremblements de terre, situé à environ 5 miles WSW de Norris Geyser Basin, PNY, qui a persisté pendant tout le mois. Le groupe comprenait le plus grand événement du mois, ce qui était un petit tremblement de terre de magnitude 3,5 le 11 Février 2014 au 16:03 HNR. Bien que la sismicité sur Yellowstone dans son ensemble soit légèrement au-dessus, les niveaux de sismicité normaux dans la région de déformation dans la partie centre-nord du parc ont augmenté depuis que la déformation a commencé. "

MAJ 31-03-2014 : Séisme sur Yellowstone :  http://lesmoutonsenrages.fr/2014/03/30/seisme-de-magnitude-5-0-au-parc-de-yellowstone/

Yves Herbo-Sciences-F-Histoire, 29-03-2014-MAJ 31-03-2014

Les Minoens et Santorin : les datations trop faussées

Les Minoens et Santorin : les datations trop faussées

 

280px santorini landsat

Image satellite de l'archipel de Santorin aujourd'hui : la caldeira est formée de l'île principale de Santorin, de l'île de Thirassía et de l'île minuscule d'Aspronissi au sud-ouest. Au milieu se trouvent deux îles postérieures à l'éruption : Paléa Kaméni et Néa Kaméni. (Wikipedia)

 

Comme on le sait, une éruption volcanique énorme a formé la caldeira de Santorin et a presque anéanti l'une des civilisations les plus avancées de son époque, celle des Minoens. Cette déflagration extrême et le violent tsunami qui s'en est suivi aurait créé la légende de la célèbre Atlantide de Platon selon l'avis de la majorité des scientifiques à l'heure actuelle, les parties minoritaires considérant que ce n'est qu'un mythe total ou que l'endroit n'est pas adéquat ni en date, ni en lieu, mais a bien existé ailleurs...

Il y a quelques années, des études poussées avaient fini par affirmer (et convaincre beaucoup de scientifiques) que cette déflagration avait eu lieu assez précisément au 17ième siècle avant JC, et même avec 1642 AV JC. comme date de cette éruption (au lieu du 16ième siècle avant et de l'année 1550 AV JC). La Civilisation Minoenne (mal datée aussi) est estimée avoir existé entre 2700 et 1200 AV JC, avec une assez large implantation dans la mer Egée, à commencer par la Crète (qui a effectivement subi des tsunamis, comme toute la Méditerranée). C'est l'explosion de l'île habitée de Santorin et le tsunami de 1642 qui aurait anéanti cette civilisation donc, engloutie en grande partie. Des survivants auraient tenté de remonter leur civilisation jusqu'en 1450 AV JC donc, avant d'être envahis et assimilés.

(L'éruption a aussi été datée entre -1629 et -1600 par une étude au carbone 14 effectuée sur des branches d'olivier retrouvées dans les cendres de l'éruption (Documentaire télévisuel de Gabrielle WENGLER et Sandra PAPADOPOULOS Les dix plaies d'Egypte 2/3, avec les interviews des scientifiques Walter FRIEDRICH et Bernd KROMER - Wikipedia)

Ces précédentes études s'étaient axées sur des datations au carbone 14 de céramiques et de la dentrochronologie, c'est-à-dire l'étude des cernes des oliviers locaux déterrés, pour déterminer un âge plus précis de cette fameuse éruption. 

Mais de récentes études publiées depuis 2013 par une équipe internationale de scientifiques subventionnés par l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) sont en train d'annuler en quelque sorte cette précision presque acquise par d'autres scientifiques...

Les fouilles sur l'île de Santorin avaient permis de trouver, outre des poteries et constructions, plusieurs restes de bois d'olivier, qui avaient donc servi à toutes ces études de datation de l'éruption. Mais ces nouvelles études prouvent que les datations au carbone 14 de ces morceaux d'olivier ne sont pas fiables à plusieurs titres. Quels sont ces arguments de ces études ?

cherubini-plusone-2013.pdf (3.63 Mo)

Tout d'abord, selon Paolo Cherubini, l'un des auteurs de ces études, il faudrait d'abord prouver avec certitude que ces arbres vivaient bien encore au moment de l'éruption car, comme on le sait, les vieux oliviers méditerranéens conservent leurs branches mortes pendant de nombreuses décennies. ensuite, les datations au carbone 14 de ces branches d'olivier s'appuient obligatoirement sur un âge estimé à partir des cernes de croissance d'arbres vieux de plus de 4000 ans... et l'étude de ces cernes en question prouve qu'il n'est pas possible de dater quoique ce soit à l'aide des oliviers méditerranéens (cette étude remet d'ailleurs en question beaucoup d'autres datations se servant de cette méthode peu fiable localement...). Tout simplement parce que le climat méditerranéen, très sec en été et doux en hiver dans ces régions forment des cernes souvent impossible à distinguer sur la durée. « Dans les régions chaudes comme à Santorin, où les sécheresses estivales sont fréquentes et les hivers plutôt doux, les oliviers forment souvent des cernes très difficiles à distinguer. Ils présentent des fluctuations de la densité du bois à l’intérieur de certains cernes, et qui se forment surtout pendant les périodes de sécheresse ».

 

Olivier santorin cherubini et al plos one 2013 photo david mannes paul scherrer institut

Image et profil de densité du bois obtenus par imagerie neutronique. Sur cette section de branche d’un olivier qui pousse actuellement à Santorin, plusieurs fluctuations intra-annuelles de densité empêchent de distinguer clairement les cernes. © Cherubini et al., Plos One, 2013 ; photo : David Mannes, institut Paul Scherrer

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Les mauvaises interprétations des médias suite au rapport Wise-NASA

Les mauvaises interprétations des médias suite au rapport Wise-NASA - MAJ

 

Irise et wise objetinconnu

A la suite d'un rapport posté par Kevin Luhman, qui n'est pas de la NASA du tout mais membre " of the Center for Exoplanets and Habitable Worlds at Penn State University, University Park, Pa.", plusieurs médias se sont empressés de reprendre cette information et données très partielles comme étant définitives... bien que le même Kevin Luhman ait lui-même préféré appuyer sur le " probablement " (donc pas sûr) de son annonce... "The outer solar system probably does not contain a large gas giant planet, or a small, companion star" dans un article paru dans le Astrophysical Journal.

Nous allons voir que cette annonce est assez prématurée de plusieurs façons. 

- Comme l'ont toujours dit les responsables du programme WISE, les millions de données et images a analyser entièrement pourraient prendre de nombreuses années, avec des premiers résultats sous 3 ans. Les premières données des deux balayages de la voûte céleste par WISE (pour comparaison) ont été disponibles pour l'ensemble de la communauté des astronomes seulement en mars 2012, après les deux années de balayages en 2009 et 2011, et les premières analyses de la NASA. En tout il a été collecté plus de 2.7 millions d'images et jusqu'à 15TB de données astronomiques pendant ces 2 ans de mission. Afin de rendre les données plus faciles à utiliser, la NASA a condensé ces 2.7 millions d'images pour arriver à un total de 18.000 qui couvrent le ciel. La mission WISE, qui cartographiait l'ensemble du ciel, a découvert un certain nombre d'objets jamais vus auparavant dans le ciel, y compris une toute nouvelle classe d'étoiles et la première astéroïde de type "Trojan" qui partage la trajectoire orbitale de la Terre. Encore mieux plus bas : " En plus des 18.000 images et un catalogue source de 563 millions d'objets, la NASA publie également un "tableau des rejets" contenant des éléments non inclus dans le catalogue source, y compris des millions d'images supplémentaires. " (mars 2012).

- Mais on voit même dans l'article consacré à celui de Kevin Luhman (lien plus haut), que l'on mentionne que les dernières données issues de WISE n'ont été transmises qu'en novembre 2013, soit il y a seulement 4 mois ! " In November 2013, NASA released data from the AllWISE program, which now enables astronomers to compare the two full-sky surveys to look for moving objects. ". Désolé, mais pour les analyses complètes des données par la NASA et astronomes renommés, il va falloir attendre encore 3 ans, sauf si toute la communauté s'y met... et (ce qui contredit l'insistance des médias sur le " pas de planète X ", car on n'en sait rien encore !) c'est d'ailleurs ce que demande la NASA ! (qui cherche donc toujours une explication pour cette anomalie dans le système solaire... car elle existe toujours, elle...(orbite de Sedna, trajectoires de comètes, etc) :

http://www.nasa.gov/jpl/wise/disk-detective-20140130/#.Uyj5iKh5MYG Et les médias (mais pas la NASA, même si elle ne dit rien, elle, à ce sujet) préfèrent aussi laisser de côté le fait que deux scientifiques reconnus (John Matese et Daniel Withmire) ont bien fait des calculs dès 1985 et que leur rapport de 1999 sur le sujet indique de premières preuves assez solides (appuyées après par John Murray, Patrick Whitman). En 2001, un nouveau rapport émet la même hypothèse avec une autre orbite anormale de comèteScience News du 7 avril 2001.). En 2003, l'astronome Alessandro Morbidelli annonce qu'il est probable qu'un corps existe en orbite lointaine à cause de la rupture soudaine de la ceinture de Kuiper. Historiquement, les premiers modèles de la ceinture de Kuiper suggéraient que le nombre de grands objets augmenterait d'un facteur deux au-delà de 50 UA (1 Unité Astronomique = distance Terre-Soleil). La chute brutale du nombre d'objets après cette distance, connue sous le nom de « falaise de Kuiper », fut complètement inattendue et reste inexpliquée à ce jour. En 2003 encore, la découverte de Sedna ajoute du crédit à la théorie (planète X ou compagnon obscur-naine sombre) à cause de son orbite. En 2005, Eris est découverte et le planétoïde devient un moment la planète X (en fait, tout objet assez gros dans le système solaire et non répertorié est considéré comme une planète X par la NASA). En 2005 toujours, un rapport mentionne la possibilité d'un halo de planètes noires en orbite qui se situerait à entre 1 000 et 10 000 UA du Soleil. En 2008, Patryk Lykawka, de l'université de Kobe au Japon, et Tadashi Mukai proposent l'existence d'une super-Pluton à leur tour à l'aide de simulations numériques scientifiques. John Matese publie un nouveau rapport en 2010 sur ses recherches. En 2011, et en s'appuyant sur des données de WISE (et c'est ce qui ennui les responsables du programme, qui sont censés être les "découvreurs" officiels d'un tel objet s'il existe !), John Matese et Daniel Whitmire reviennent à la charge et prédisent à l'aide de calculs l'existence de ce corps en étudiant la trajectoire particulière qu'empruntent certaines comètes à leur entrée dans le système solaire à nouveau. L'orbite de la supposée planète baptisée Tyché, en l'honneur de la divinité grecque responsable de la prospérité des cités, se situerait à une distance de 15 000 ua soit 375 plus grande que celle de Pluton. L'équipe de WISE conteste les conclusions de ce rapport de toute façon, même sans avoir fini ses propres analyses. En 2012, l'astronome Rodney Gomez calcule qu'une planète de 4 fois la taille de la Terre pourrait très bien se trouver au-delà de Neptune sans qu'on la voit. En 2014, "Des systèmes stellaires qui se cachaient juste devant nos yeux dans le proche voisinage du système solaire ont littéralement jailli dans les données recueillies par WISE", s'est réjoui Ned Wright, un astronome de l'Université de Californie à Los Angeles qui a conduit cette première analyse des données de WISE :

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Paradoxal : la théorie des plaques hydrauliques créationniste confortée !

Paradoxal : la théorie des plaques hydrauliques créationniste confortée !

 

Tous les médias scientifiques annoncent en ce moment la très bonne nouvelle qu'il y a  l'équivalent de véritables océans sous la croûte terrestre (et non pas au centre de la Terre comme l'on dit quelques sites à sensations ou agissant comme tels)... tout en omettant bien sûr de constater que c'est exactement ce que disent les partisans du complément (pour eux) de la théorie de la tectonique des plaques : la théorie (additionnelle pour moi par endroits) des plaques hydrauliques (ou hydroplaques). Comme je l'avais traduit dans cet article qui date de mars 2013, " Les roches sont composées de minéraux différents, certaines molécules contenant de l'eau. Ces minéraux ne se sentent pas humides au toucher, parce que chaque molécule d'eau est verrouillée séparément dans la structure cristalline d'un minéral, l'eau occupe seulement environ un millième du volume de la roche. Néanmoins, la terre intérieure est si grande qu'elle contient probablement une valeur de plusieurs océans d'eau. Un processus de chauffage peut avoir relâché de l'eau, qui peut se retrouver dans des grandes poches. ".

"Une importante réserve d'eau se cacherait au centre de la Terre"
Cette zone particulière de la Terre, la zone de transition, pourrait renfermer autant d'eau que tous les océans réunis.

" Comme Jules Verne l'avait imaginé, le manteau terrestre recèlerait, entre 410 et 660 km sous nos pieds, d'importantes quantités d'eau, révèle l'analyse d'un petit diamant venu des profondeurs de la Terre, publiée mercredi 12 mars dans la revue Nature (en anglais). "Cette zone particulière de la Terre, la zone de transition, pourrait renfermer autant d'eau que tous les océans réunis", a déclaré l'auteur principal de l'étude, Graham Pearson, de l'université d'Alberta (Canada). "Une des raisons pour lesquelles la Terre est une planète aussi dynamique est la présence d'eau à l'intérieur", explique-t-il.C'est une inclusion microscopique de ringwoodite, un minéral très spécial, qui a permis à son équipe de confirmer ce que des études expérimentales tendaient à montrer : le manteau terrestre comporte une "zone de transition hydrique". L'analyse du minéral a permis de déterminer qu'il contient une quantité d'eau significative, de l'ordre de 1,5% de son poids. Le diamant est arrivé jusqu'à la surface de la Terre inclus dans une roche volcanique :

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Cycles d'extinctions sur Terre : la théorie Matière Noire

Cycles d'extinctions sur Terre : la théorie Matière Noire

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Une étude publiée récemment sur http://arxiv.org/abs/1403.0576 annonce une nouvelle théorie sur un probable cycle de cataclysmes/extinctions dans le système solaire. Cette nouvelle théorie est une suite logique aux précédentes études des intéressés, deux physiciens théoriciens de l’université Harvard, Lisa Randall et Matthew Reece, qui avaient proposé qu’une petite partie de la matière noire était constituée de particules issues d’une physique encore plus exotique que celle des neutrinos stériles. Contrairement aux autres particules de matière noire qui ne peuvent pas interagir entre elles, ou très peu, autrement que par la force de gravité, elles ne formeraient pas un halo autour des galaxies, mais un second disque à l’intérieur de celui constitué de matière normale. Certaines théories des cordes prédisent par exemple l’existence d’une sorte de monde miroir du nôtre, constitué d’équivalents de nos atomes, mais qui ne peuvent interagir avec eux que par la force de gravité. La matière noire de ce monde pouvant se refroidir en s’effondrant gravitationnellement, elle pourrait donc former des disques comme la matière normale de notre univers.

" Bien que la preuve statistique ne soit pas écrasante, une contribution possible du dossier des cratères sur Terre pour une périodicité d'environ 35 millions d'années pourrait indiquer une augmentation à intervalles réguliers non aléatoire des impacts de météorites. Une explication proposée en termes d'effets de marée sur le nuage de Oort, qui perturbent les comètes lorsque le système solaire passe à travers le plan du disque galactique, est entravée par le manque d'une cause sous-jacente d'effets gravitationnels qui augmenteraient suffisamment sur un intervalle suffisamment court de temps et avec un laps de temps possible entre ces augmentations. Nous montrons qu'un disque de matière noire dans le plan médian galactique pourrait répondre à ces deux questions et créer une augmentation périodique, de la façon dont cela a potentiellement été observé. Un tel disque est motivé par une composante de matière noire exotique avec dissipation par refroidissement, que nous avons considéré dans des travaux antérieurs.

Nous montrons comment évaluer la preuve statistique de la périodicité par l'entrée de mesures primaires appropriées du modèle galactique, justifiant ou excluant des cratères périodiques avec plus de confiance que par l'évaluation de données sans un modèle sous-jacent. Nous constatons que, au-dessus de la marginalisation des incertitudes astrophysiques, le ratio de vraisemblance pour un tel modèle par rapport à un avec une vitesse constante de formation de cratères est de 3.0, ce qui favorise modérément le modèle du disque noir.

Notre analyse donne en outre une distribution a posteriori, selon les données actuelles sur les cratères, de singularités sur une densité de surface d'un disque de matière noire d'environ 10 masses solaires par parsec carré. L'histoire géologique motive ainsi un modèle particulier de la matière noire qui sera sondé dans un proche avenir. "

Schema mw

Position et vitesse du Soleil dans la Galaxie. - Si ce disque de matière noire existe, il est en quelques sorte visualisé ici par la ligne plus sombre au milieu du disque, plus épaisse là où les bras spiraux passent. - Crédit : Montage utilisant un schéma NASA

Les théories sur les raisons des extinctions, surtout sur celle des dinosaures, l'une des plus spectaculaires, sont foison, même si celle de la fameuse comète ou météorite géante des Alvarez gagnait largement de la crédibilité pendant les années 1980, elle a amené de nombreux astronomes et physiciens, dont Richard A. Muller, à proposer plusieurs théories pour rendre compte d’une apparente périodicité dans les extinctions importantes ayant frappé la biosphère au cours des derniers 250 millions d’années. En effet, en 1984, les paléontologues David Raup et Jack Sepkoski ont publié un article dans lequel ils affirmaient avoir identifié une telle périodicité, dont la valeur était d’environ 26 millions d’années.

Muller avait rapidement réagi à l’époque en proposant l’existence d’un corps céleste massif qui se rapprocherait périodiquement du nuage de Oort. En perturbant gravitationnellement ce nuage, ce corps, baptisé Némésis (du nom de la déesse de la juste colère des dieux dans la mythologie grecque), précipiterait un nombre important de comètes vers le Système solaire interne, augmentant le taux d’impact. La nature de ce corps céleste restait indéterminée : il pouvait s’agir d’une compagne lointaine du Soleil, comme une naine rouge très peu lumineuse, une naine brune ou peut-être une planète géante autrefois expulsé du Système solaire lors de sa formation (comme l’hypothétique Tyché).

À l'occasion du passage de la comète Hyakutake en 1996, Jean-Pierre Luminet a donné une présentation générale du phénomène des comètes. Documentaire extrait du magazine Cassiopée, émission 8 intitulée « Les comètes ». Texte et voix off : Jean-Pierre Luminet, France Supervision (1996). © Jean-Pierre Luminet, YouTube

De Némésis à un disque de matière noire

Aujourd’hui, Wise n’a pas permis de découvrir la Némésis de Muller. Néanmoins, l’idée d’une périodicité dans les extinctions, bien que ne faisant pas encore l’unanimité parmi les paléontologues, continue de susciter de nouveaux scénarios issus de l’astrophysique. L’idée de base est toujours d’obtenir une augmentation périodique du taux d’impact des comètes sur les planètes internes du Système solaire à partir de perturbations du nuage de Oort.

L'orbite oscillante du Soleil à travers la Voie lactée.

Voie lactee soleil orbite esa c carreau

 

Une vue d'artiste de la Voie lactée. La trajectoire du Soleil sur son orbite galactique n'y est qu'approximativement celle du cercle en pointillé jaune. Il s'agit en fait de mouvements plus complexes avec notamment des oscillations périodiques de part et d'autre du plan galactique. Elles sont représentées, avec une amplitude exagérée, par la courbe verte. © Esa, C. Carreau

Selon Randall et Reece, le disque de matière noire exotique de notre Voie lactée aurait une épaisseur de 35 années-lumière environ, et contiendrait donc l’équivalent d’une masse solaire par année-lumière cube. La raison pour laquelle sa présence conduirait à des perturbations périodiques du nuage de Oort n’a, elle, rien de mystérieux. Les forces gravitationnelles que ressent une étoile comme le Soleil dans le gaz autogravitant d’étoiles formant le disque et le bulbe de la Voie lactée ne sont pas identiques à celles que le Soleil exerce sur une planète dans le Système solaire. Il en résulte que les étoiles ont des orbites ressemblant aux épicycles des planètes dans le modèle de Ptolémée, et, de plus, qu’elles effectuent aussi un mouvement d’oscillation périodique de part et d’autre du plan du disque galactique. Dans l’hypothèse où se placent Randall et Reece, le Soleil traverse donc périodiquement le disque de matière noire exotique qui serait présent dans notre Galaxie, et c’est à ce moment-là que le bombardement cométaire augmenterait. Les perturbations que ce disque engendrerait seraient en effet plus importantes avec de la matière noire, assez pour rendre compte des extinctions selon une périodicité de 35 millions d’années.

L’hypothèse est ingénieuse, mais les deux chercheurs ne cachent pas qu’ils n’ont aucune certitude à son sujet. En effet, il faut garder à l’esprit que la périodicité des extinctions fait encore débat du fait des incertitudes de datation par exemple. Enfin, il est facile de produire un modèle de matière noire exotique précisément défini pour coller à une périodicité donnée. Pour avancer sur toutes ces questions, il faudra probablement démontrer l’existence du disque de matière noire et ensuite en tirer une prédiction précise sur une périodicité des perturbations qu’il engendrerait. Ce n’est qu’à ce moment-là que l’on pourra comparer cette prédiction à des observations plus convaincantes concernant la périodicité des extinctions dans la biosphère. À cet égard, on attend beaucoup des mesures de Gaia.

sources : http://arxiv.org/abs/1403.0576 + http://www.futura-sciences.com/magazines/terre/infos/actu/d/paleontologie-disque-matiere-noire-t-il-tue-dinosaures-52727/#xtor=RSS-8

Matiere noire courbe g bertone 12

Les observations des courbes de révolution des étoiles autour du centre de leur galaxie montrent qu'elles tournent trop vite (vitesse v, en ordonnée, en fonction de la distance r au centre de la galaxie), si l'on se base sur la loi de la gravitation de Newton ou sur la masse déduite de la luminosité des galaxies. © Gianfranco Bertone

 

Centre de notre galaxie : Animation basée sur des images infra-rouges du centre de la Galaxie. Elle a été réalisée à partir d'observations obtenues de 1992 à 2007. Sur ces quinze années, il devient possible d'observer les mouvements individuels des étoiles, grâce à un système d'amélioration de la qualité d'image, dite "optique adaptative". Observez plus précisement la trajectoire d'une de ces étoiles, appelée S2, au voisinage de la croix. Ces images ont été obtenues par le "Very Large Telescope (VLT)" avec l'instrument NACO dont les performances en optique adaptative ont été réalisées par une équipe de l'Observatoire de Paris. - Crédit : ESO

Je profite pour répondre à une question par mail sur la position de la Terre par rapport au soleil, et sur les mauvaises interprétations du public sur la stabilité de la Terre sur son orbite autour du soleil. Peu de rapport avec cet article, bien que cela parle aussi de cycles déjà prouvés eux :

La position de la Terre

La position de la Terre par rapport au Soleil change en permanence en fonction de trois paramètres :

- l’excentricité de l’orbite terrestre qui varie entre 0,005 et 0,05 sur une période de 100 000 ans. Actuellement elle est d’environ 0,016 ; (fausse idée donc : l'orbite de la Terre n'est pas ronde...)
- l’inclinaison de la Terre qui varie entre 22° et 25°, par rapport au plan de l’écliptique, sur une période de 41 000 ans. Actuellement l’inclinaison de la Terre est de l’ordre de 23,5° ; (l'orbite de la planète n'est donc pas "droite" et plane à l'horizontale mais légèrement penchée- la plupart des schémas du système solaire ne montrent pas ces différences d'orbites entre planètes et les placent toutes sur le même plan... ce qui est faux sur le fond).
- la précession des équinoxes qui entraîne un mouvement de l’axe de rotation de la Terre sur un cône de révolution au cours d’une période de 21 000 ans. (la Terre tourne donc en plus comme une toupie un peu déséquilibrée : son pôle nord ne tourne pas sur lui-même mais dessine un cercle).

La variation de ces paramètres orbitaux modifie sans cesse la position et l’exposition de la Terre par rapport au Soleil. Ces variations sont faibles. Elles sont pourtant suffisantes pour modifier la part de l’énergie solaire qui arrive sur Terre. Ces changements sont à l’origine de la théorie qui permet d’expliquer les grands changements climatiques que l’on observe depuis deux millions d’années sur notre planète. C’est la théorie astronomique de Milankovitch. Les petites variations orbitales entraînent de grands cycles climatiques sur des périodes de 100 000 ans. On observe une série de longues périodes glaciaires, suivies par des périodes interglaciaires plus courtes (durée de 10 000 à 20 000 ans), mais aussi plus chaudes. La différence de température moyenne entre ces périodes est de l’ordre de 5°C sur la planète. La période interglaciaire dans laquelle nous vivons a débuté il y a 11 000 ans. Elle pourrait durer encore plusieurs dizaines de milliers d’années... ou s'inverser rapidement comme déjà observé (période interglaciaire de 10.000 ans).


 

On comprend pourquoi les scientifiques tentent à tout prix de mieux dater les dates des extinctions et événements catastrophiques recensés sur la Terre (nous ne connaissons pas probablement tous ces événements car leur intensité peuvent être différentes : un gros événement à pu effacer toute trace d'un précédent moins important, les traces sont englouties sous les océans, la bioversité n'a pu être atteinte que localement, etc...), car les derniers gros événements connus (extinction des dinosaures il y a environ 70 millions d'années et Grande Coupure Éocène-Oligocène il y a 33,9 ± 0,1 Millions d' années) correspondent assez bien à ces intervalles de passages du Soleil dans le plan médian galactique. Ce qui veut dire que nous sommes à l'intérieur d'une période où un tel événement devrait se produire (depuis combien de temps et pour combien de temps est ce qui reste à déterminer)...

Extinction intensity svg

Intensités des extinctions de masses survenues dans les océans. Celle du Permien-Trias, notée End P, est la plus importante. Wikipedia

On voit en regardant la courbe des extinctions de masses survenues dans les océans que leur intensité va en décroissant (avec une forte baisse vers 200 ma) et que l'on trouve des pointes d'intensités difficilement comparables question cycles : il peut y avoir en effet une pointe tous les 35 millions d'années mais elle ne se discerne pas obligatoirement d'autres événements survenus pour les océans. Première remarque (toujours avec la théorie ci-dessus de disque de matière noire) : cette décroissance en intensité serait-elle liée à la dissipation progressive mentionnée de ce disque de matière noire, expliquant la baisse de puissance ? 2ème remarque : une datation très précise de tous les cratères terrestres (et si possible des gros cratères lunaires et martiens pour comparer les événements !) doit être faite, on voit que les premières données semblent correspondre statistiquement... et n'oublions pas que les extinctions océaniques peuvent être décalées par rapport à un événement entraînant un changement climatique...

Yves Herbo, Sciences-F-H, 13-03-2014

Des pyramides cachées en Crimée ?

Des pyramides cachées en Crimée ?

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L'attention du monde s'est portée sur cette région du sud de l'Ukraine à la suite de sa prise de possession par des troupes russes récemment, suite aux troubles et à la constitution d'un gouvernement ukrainien favorable à l'Union Européenne plutôt qu'à la Russie. Évidemment, comme la Russie a en grande partie équipé et financé l'Ukraine (en énergie nucléaire entre autres) et y a installé une grande partie de son infrastructure liée au pétrole et gaz provenant de la Mer Noire, le bât blesse et la situation est assez bloquée. Mais l'attention sur cette presqu'île a permis aussi de voir un peu sa presse locale et des sujets mystérieux peu connus du monde. L'un d'entre eux fait partie d'une actualité permanente pour certains chercheurs depuis les recherches sur les pyramides trouvées éventuellement en Bosnie, et dans d'autres pays de l'Est limitrophes à la Méditerranée, Mer Noire et Caspienne...

Il n'y a pas beaucoup d'informations sur ces pyramides en Crimée. Une recherche sur Google ATS ne retourne pas beaucoup de données, alors peut-être que la page d'accueil a été supprimée, épurée, ou était simplement un canular.

Selon certaines sources, 37 des plus anciennes pyramides du monde ont été découvertes sur le territoire de la Crimée, possédant des implications sur de la technologie des fréquences, une structure identique au sphynx et une créature momifiée. Ce qui suit sont des extraits de sources d'information sur la Crimée :

" À l'été 2001, les pyramides de Crimée ont été étudiées par des scientifiques de différents pays. Tous sont d'accord dans leur 'opinion qu'ils ont découvert des constructions bien réelles et uniques. Des Pyramides souterraines ont été analysées par différents appareils récents et à la suite de cette recherche avancée, de nouveaux objets ont été trouvés. Ainsi, les pyramides de Crimée comptent déjà 37 constructions mégalithiques. 28 d'entre elles forment un énorme losange (Sébastopol est le point dans la mer à l'ouest de Simeïz - au Yalta - au village Konerchino de Bakhchisaray Raion). Au milieu de ce losange, le village Krasniy Mak est la 29ième, le centre de la pyramide de 56 mètres s'y trouve. Plus de sept pyramides forment un petit losange interne supplémentaire autour de Yalta où le centre de la 37ème pyramide se trouve.

Les membres du groupe de recherche ont fait une analyse comparative de la Crimée et trois grandes pyramides égyptiennes de Gizeh. Il a été constaté que les anciens Egyptiens et les constructeurs des mystérieuses structures de Crimée ont utilisé pratiquement les mêmes matériaux. "

" Une incroyables découverte archéologique en Crimée dépasse en valeur les événements passés comme le déchiffrement de l'écriture égyptienne et l'identification de la légendaire Troie par H. Schliemann. Sept immenses pyramides souterraines, un complexe, dont l'âge est probablement supérieur à l'âge des plus anciennes civilisations connues. Les constructeurs des pyramides dans leur développement  sont allés beaucoup plus loin clairement que l'humanité actuelle. Le fait que chaque «brique» des structures géantes - est extrêmement semblable à un transistor. Toute une pyramide entièrement - une puce énorme.

Cette découverte archéologique en Crimée a été faite accidentellement par un groupe de scientifiques qui étaient à la recherche d'eau par système artésien, et qui ont trouvé une étrange radiation près du sol. Après avoir foré plusieurs puits d'essai, l'un d'eux a vu la première pierre d'une entrée de temple. Les scientifiques ont travaillé près de la pyramide pendant des semaines, en essayant de rassembler autant d'informations que possible, mais malheureusement, ils ont dû arrêter l'excavation en raison du manque de financement. "

Crimee2

http://www.rivnepost.rv.ua/showarticle.php?art=029133

Mystérieuses Pyramides de Crimée

SIMFEROPIL / AQMESCIT (AHQ) - " Un scientifique ukrainienne a découvert la plus ancienne pyramide dans le monde. Le plus intéressant, elle a été découverte dans le plus beau coin du pays, en Crimée. Comme le canal ICTV l'a rapporté, le constat a été révélé par accident, quand au cours de ses alternatives de méthodes d'essai pour trouver de l'eau scientifiquement, l'ukrainien Vitalii Goh a découvert un objet souterrain inconnu, qui s'est avéré être une pyramide géante de 45 mètres de hauteur et d'une longueur d'environ 72 mètres. Goh dit que la pyramide a été construite à l'époque des dinosaures. "

La plus ancienne pyramide au monde découverte en Crimée

A Crimean Pyramid ?
by Philip Coppens from PhilipCoppens Website

" Pour donner un aperçu historique rapide de l'emplacement : les premiers habitants de la région dont l'archéologie a retrouvé des traces étaient les Cimmériens, qui ont été expulsés par les Scythes (les Iraniens) au cours du 7ème siècle av. JC. Les Cimmériens restants qui ont trouvé refuge dans les montagnes plus tard sont devenus connus sous le nom de Tauri.

Selon d'autres historiens, les Tauri étaient connus pour leurs rites sauvages et la piraterie, et étaient aussi les premiers habitants autochtones de la péninsule. Au 5ème siècle avant JC, des colons grecs ont commencé à s'installer le long de la côte de la mer Noire, dont les Doriens de Héracléa, qui ont fondé le port maritime de Chersonèse en dehors de Sébastopol.

Il est près de cette ville où Vitalij Gokh a affirmé avoir découvert une pyramide en 1999.

Vitalygokh site

 

Vitaly Gokh at the site of his discovery

Gokh avait travaillé pour l'armée soviétique pendant plus de trente ans, avant de se retirer dans sa datcha à Sébastopol. Avec le temps de libre, il a décidé de s'engager dans des lignes de recherches que sa carrière ne lui avait jamais permis. L'une d'elles était l'exploration de son nouvel environnement. Cela l'a amené à découvrir... une pyramide... mais personne ne le sait.

Le public a entendu parler des "pyramides " de Crimée en été 2002, quand Gokh a fait sa demande : il y avait des pyramides enfouies sous la terre, ainsi que dans une partie des eaux côtières de la Crimée - une région connue pour contenir certaines villes submergées.

Comment avait-il fait cette découverte ?

En tant qu'ancien ingénieur, il connaissait bien les instruments utilisant la résonance magnétique, et avait construit un dispositif de sa propre fabrication. Comme la région de Sébastopol était connue pour ses pauvres approvisionnement en eau, il a développé un instrument de recherche pour trouver les nappes souterraines d'eau ; l'instrument s'est très bien comporté pendant les essais, et Gokh était prêt à commencer une enquête sur la région de Sébastopol, à la recherche de l'eau potable.

Leur renommée se répandit et, en 2002, le groupe de Gokh a été invité par le gouvernement de la Mauritanie pour trouver de l'eau dans le Sahara occidental. Dans le domaine de la ville d'Atar, l'équipe a affirmé qu'une grande quantité d'eau douce souterraine était située. Cette conclusion préliminaire a été confirmée par forage. Sous la couche de roche éruptive solide, à une profondeur de 240 mètres, un courant sous-marin a effectivement été découvert. La valeur de ces ressources a été suffisante pour fournir toutes les structures nécessaires pour l'eau de la région.

Avant, il avait affiné le système pour que ce type spécifique de photographie pourrait se produire à partir de l'air, donc en mesure de couvrir de plus grandes surfaces, il a aussi adapté le système pour la recherche de pétrole, de gaz et de métaux précieux, il a trouvé un partenaire prêt dans la compagnie pétrolière Chernomornefte-gaz .

Dès l'été 1999, son instrument avait découvert une anomalie souterraine sur la périphérie de Sébastopol : c'était, comme Gokh le réclamerait plus tard, la première pyramide. Les inspections sur place ont révélé d'abord un paysage plutôt ordinaire, rocheux, mais ils ont alors trouvé une ouverture qui descend. A une profondeur de 9,20 mètres, il y avait une dalle pleine en craie.

En essayant de pénétrer à travers la dalle - avec peu de succès au premier abord - Gokh et ses partenaires ont réussi dans l'exploration à faire briller une lampe dans la cavité : elle était vide, même si au plafond, des stalactites de quartz pendaient - identifiées par d'autres semblables qui ont grandi à partir du sol. L'équipe croyait qu'ils étaient tombés sur un vieux creuset, mais n'a pu trouver aucune trace de métal. Ils ont continué à creuser, mais il était tout aussi clair que le groupe de Gokh de trois personnes (deux de ses collègues, le Dr Mukhudin et M. Taran, étant aussi ingénieurs) avait besoin de plus de main-d’œuvre, cinq autres personnes ont été invitées à les rejoindre.

Bientôt, plusieurs blocs de calcaire ont été trouvés. Comme leurs dimensions étaient régulières de 2,5 par 1,5 mètres, il a été supposé que celles-ci avaient été faites par l'homme. Après avoir travaillé sur une distance de trente mètres et analysé ce qu'ils avaient découvert ce jour, un membre de l'équipe, Taran, a suggéré qu'ils avaient certainement découvert une pyramide enterrée.

Le problème était le suivant : elle était souterraine.

Au printemps de 2000, Gokh a de nouveau amélioré son instrument, qui permet maintenant également des sondages verticaux. Cela pourrait corroborer la forme de la structure qu'ils avaient trouvé. Le résultat a été qu'ils étaient en effet dans une structure qui avait une base carrée, chaque côté mesure 72 mètres de long : c'était une pyramide. Sa hauteur était d'environ 45-52 mètres, son sommet presque au niveau du sol.

L'instrument semble aussi révéler que, du haut de la structure, trois faisceaux d'énergie émanaient, à des fréquences de 900x109 Hz, 700x109 et 500x109 Hz Hz. Autour de la pyramide, un champ de 10x109 Hz a été remarqué.

L'excavation a également révélé des signes dans les couches environnantes prouvant que la pyramide avait initialement été en surface, mais que des inondations à un moment donné avaient apporté de l'argile et d'autres substances que l'on pourrait associer à une zone qui est devenu inondée.

Crim

 

The entrance shaft to the underground pyramid

Si il y a une pyramide, il pourrait y avoir plus ?

La zone de recherche a été étendue. Finalement, l'équipe a conclu que sur une ligne droite, qui passait de Sarych à Baia Kamyshovaia, et qui s'étendait au nord-ouest-sud-est, un total de sept pyramides étaient présentes. L'une de ces pyramides était située sous l'eau, près de la ville de Foros.

Enfin, Gokh a étendu sa recherche sur l'ensemble de la péninsule de Crimée et a conclu qu'il y avait la possibilité d'un total d'une trentaine de structures pyramidales pour l'ensemble du pays. Dans le même temps, les analyses ont révélées une autre anomalie, d'un objet qui n'a pas été de forme pyramidale ; son profil curieux, tourné vers l'ouest, a suggéré une structure qui pourrait être assez semblable à celle d'un sphinx.

Le moral était élevé et quelque chose semblait bouger. Mais comme tous ces pyramides semblaient être situées sous terre, leur excavation serait à la fois coûteuse et chronophage. La prochaine étape est donc la plus difficile de toutes : l'argent. Seul l'argent permettrait à l' équipe de continuer les fouilles d'une telle manière qui aboutirait à la confirmation que la Crimée avait au moins une - sinon plusieurs - pyramides.

L'étape suivante est aussi la plus problématique. La ville de Sébastopol et l'Académie nationale des sciences d'Ukraine n'étaient pas intéressées. Pourtant, l'insistance de Gokh a abouti à une certaine forme de coopération, qui a donné lieu à une enquête de terrain de la zone. Elle a déclaré que la région était habitée, avec des signes du 4ème siècle avant JC jusqu'au premiers siècles de notre ère. Une telle enquête n'a pas beaucoup contribué, ni révélé quoi que ce soit qui ne soit déjà connu.

Coppens pyramids04 03

Mais il y avait certaines raisons pour lesquelles ces institutions n'étaient pas disposées à financer d'autres recherches : comme c'est souvent le cas, ils résumaient les revendications plutôt extra-ordinaires faites par le découvreur lui-même. Si Gokh avait simplement fait valoir que la Crimée avait au moins une, potentiellement jusqu'à trente pyramides, il aurait jeté une base solide pour la poursuite des recherches archéologiques.

Au lieu de cela, Gokh a ajouté de nouvelles spéculations disant que ces pyramides faisaient partie d'un système global, dans lequel divers organes de fonctionnement plutôt high-tech - les pyramides - ont été utilisés pour recevoir de l'énergie cosmique, qui a été modifiée, et ensuite distribuée à travers la planète. Selon Gokh, les pyramides étaient des instruments scientifiques, ici pour contrôler et stabiliser les masses terrestres de la planète Terre. Ajoutez à cela la date à laquelle il a proposé pour sa construction : le système serait d'environ 16.000 ans - ou daté à partir de 14,000 avant JC.

Même Graham Hancock, Robert Bauval ou John Anthony West n'ont pas osé proposer 10,000 Avant JC pour le Sphinx - et ont laissé toute spéculation sur l'âge de la Grande Pyramide au fonctionnement mental du lecteur.

Plutôt que ces revendications plutôt extravagantes, les pyramides de Crimée n'ont pas fait l'objet d'un livre pour une raison plus terre à terre : tout ce que nous savons avec certitude, c'est qu'il y a un axe vertical, descendant près de Sébastopol, dans lequel l'équipe de Gokh ont été faire des fouilles. Même si elles ont produit des graphiques plutôt agréable sur la façon dont toute la pyramide est censé être regardée, je ne vois pas d'analyses réelles de l'instrument que Gokh avait développé pour sauvegarder le graphique verticalement.

Coppens pyramids04 04

One of the diagrams produced by the team, explaining the construction.

Bien que j'ai découvert deux adresses e-mail pour Gokh, l'une a disparue ; de l'autre, je n'ai jamais reçu de réponse. Il est donc possible qu'il y ait quelque chose, mais il était encore trop tôt pour dire quoi. En outre, mon jugement est que, même si elles seraient avérées êtres des pyramides, elles avaient peu de chances de transformer le débat général sur la pyramide.

Juste après l'achèvement du manuscrit, en Juillet 2006, Gokh a essayé d'utiliser l'intérêt envers la pyramide bosniaque pour recueillir intérêt dans la pyramide de Crimée, en répétant qu'il avait besoin d'argent pour finir ses fouilles. Malgré le besoin de plus d' argent, la déclaration disait que des dizaines de scientifiques de différents pays étaient venus désormais effectuer une fouille archéologique de la pyramide, et qu'un résultat était attendu plus tard dans l'été. Plusieurs mois plus tard, il n'y avait pas d'informations rendues publiques et les coordonnées de Gokh une fois de plus n'ont pas donné une réponse.

Malheureusement, Gokh non seulement reste sur ses revendications plutôt extravagantes précédentes, mais il a élaboré maintenant sur elles, en précisant que,

" La majorité des scientifiques [qui avaient visité le site] considèrent que les pyramides souterraines de Sébastopol confirment l'estimation de scientifiques américains [ que ] il y a environ 65 millions d' années, une civilisation ancienne est morte à cause de la chute d'une météorite géante. "

C'est une déclaration confuse : en effet, les scientifiques américains tels que Luis Alvarez ont fait valoir que les dinosaures ont disparu quand une météorite géante a frappé le golfe du Mexique, il y a environ 65 millions d'années. Mais les goûts de Alvarez ne font pas de dispositions pour les pyramides, ou une civilisation humaine avancée  qui aurait construit ces pyramides - sans parler des pyramides de Crimée faisant partie d'un tel réseau théorique.

En outre, seraient-ils de " vrais scientifiques " en prétendant que ces pyramides étaient de 65 millions d'années ? Cela semblait très peu probable.

Gokh ne s'arrête pas là : la ligne le long de laquelle les sept sites de pyramides de la péninsule ont été trouvés, fonctionne, comme mentionné, du nord-ouest au sud-est. Gokh a maintenant étendu cette ligne à des proportions gigantesques, faisant valoir que Stonehenge était situé sur cette ligne, tandis que de l'autre côté, il trouve " la pyramide du Tibet " et " les pyramides creuses de l'île de Pâques " - deux pyramides plutôt imaginaires.

Pire, il a ensuite lié les deux pyramides imaginaires aux civilisations perdues de l'Atlantide et Mu.

Gokh évidemment avait accroché à la théorie avant la pyramide, et non l'inverse. En bonne tradition du 19ème siècle, pour relier les dimensions de la Grande Pyramide avec la Bible et une chronologie biblique, Gokh avait utilisé une pyramide non excavée - qui pourrait ne pas être une pyramide du tout - comme «preuve» de la perte d'une civilisation mondiale. Le pire, c'était sa spéculation que cette pyramide, avec d'autres, des pyramides non-existantes et les plus susceptibles d'être non-découvertes  donc, étaient là pour « équilibrer » la Terre, potentiellement vers 14000 BC - ou 65.000.000 années av.

Crim

The tunnel inside the pyramid

Gokh affirme qu'il ne faut pas couper toute la théorie de la pyramide court sans lui donner un bon éclaircissement.

" Les Astronomes ont déjà remarqué que certaines planètes rayonnent plus d'énergie que ce qu'elles recoivent du Soleil. Une situation similaire est observée aussi avec quelques étoiles . "

Selon Gokh, cela était dû à " l'énergie de torsion ", développée à l'intérieur du centre de la Terre.

" La source de carburant pour un tel réacteur est un vide physique - le domaine de la torsion de l'univers. Il se compose de deux types opposés de particules : les torsions et les antitorsions. Dans un réacteur de torsion [ ... ] un effet d'accélération de torsion et anti-torsion de la fréquence  se déroule à tel point qu'ils commencent à fusionner et initier une réaction en chaîne " .

Il poursuit :

" La source d'un flux subtil de particules célestes est assurée par un faisceau galactique, émanant du centre de la galaxie. Passant constamment les sept ceintures cosmiques, il synchronise sa vibration. L'énergie libérée à la suite d'une telle réduction de la fréquence (la fréquence du freinage), est dirigée sur le maintien de la capacité en alimentation en direct d'objets célestes ".

Au cas où vous vous demandez ce que cela a à voir avec les pyramides :

" Ces énergies proviennent, en particulier, d'un noyau de la Terre, des étoiles à travers les pyramides, mélangées dans un cocktail de puissance au moyen d'un cristal de Shamballa - une sorte de carburateur. Puis sont livrées au Noyau de la Terre "

Le pire est encore à venir : la revendication a été faite qu'il y avait 144 000 pyramides sur Terre, avec leur taille et emplacement. Les pyramides de base ont été regroupées en douze endroits sur tous les continents peuplés. Toutes les pyramides ont été reliées par des canaux d'alimentation, à d'autres champs de " pyramides " et le noyau de cristal de la Terre, qui contrôle le fonctionnement du système.

Crim

Douze groupes de pyramides de base, le contrôle, dirigent à leur tour, douze autres groupes plus petits, et en jeter un peu de mathématiques : 12 fois 12 égaux, 144 fois 1000, est égal à 144 000. Dans le cas où vous poseriez la question, chacune des 144 pyramides de base commande le fonctionnement d'un autre groupe de 1000 pyramides.

Et tout comme la Grande Pyramide a été reliée auparavant à la Bible, devinez quoi : les 144 000 pyramides de la Terre correspondent aux 144 000 âmes bibliques choisies.

« Chacun des 144.000 a choisi une pyramide pour « les siens ». "

Je n'ai pas écrit cet exposé des pyramides de Crimée pour me moquer des théories ou de la pensée de Gokh. Je l'ai utilisé pour montrer que Gokh est un exemple moderne de " la pyramidiot ", un terme utilisé par les archéologues et égyptologues largement pour désigner un profil de gens qui lisent beaucoup - trop - sur une pyramide (en particulier la Grande Pyramide), une pratique qui était courante à la fin du 19ème siècle, et qui a connue, dans les yeux des égyptologues, une résurgence à la fin du 20e siècle, en particulier avec les goûts de Robert Bauval et co.

Le " pyramidiot " est typiquement un « amateur», dans le meilleur sens du mot, qui croit, souvent à juste titre, avoir fait une découverte. Ils essaient d'attirer l'intérêt des archéologues, mais cela fonctionne rarement. Par conséquent, ils commencent souvent à formuler des revendications fortes, ou des théories, dans l'espoir que certaines personnes vont les entendre, et dans un assez vain espoir que les archéologues auront désormais définitivement à en prendre note. Alors, souvent , les archéologues ne s'engagent pas encore, et un gouffre dangereux est violé, dans lequel l'esprit semble en effet échapper à tout contrôle, et " le pyramidiot " est né.

La plupart des découvreurs, dans n'importe quel domaine, prennent " deux étapes " : aller un peu trop loin dans leurs revendications, s'exposant ainsi comme quelqu'un qui est facilement abattu. C'est malheureux, et, malheureusement, quelques parties intéressées semblent capables de montrer du pardon pour des remarques ponctuelles souvent incontrôlées, dites dans l'intérêt général. Le meilleur exemple de cela est Sam Osmanagich, qui peut avoir une fois dit que la " Pyramide du Soleil " de Bosnie aurait pu être vieille de 12000 années.

Les archéologues sont entrés dans un débat sans fin sans parler de ça, où il a été utilisé le fait qu'ils avaient discuté le résultat comme preuve qu'ils ne devraient diriger aucune attention à la pyramide elle-même. C'est typique de la façon dont le domaine de l'archéologie tourne souvent en incroyables les histoires elle-même, en créant des personnages assassins qui sont aussi idiot que les pyramidiots sont censés l'être dans leurs théories.

Malheureusement, dans le cas de Gokh, ses prétentions étaient si bizarres que les pyramides de Crimée ont été largement oubliées. Mais il semble qu'il y ait au moins quelque chose. Il peut même y avoir une pyramide.

Il semble, cependant, que personne n'est prêt à faire encore la validation la plus fondamentale de cette possibilité... Et c'est idiot aussi...

http://www.bibliotecapleyades.net/piramides/coppens_pyramids04.htm

Crim

Voici un couple de vidéos YouTube sur l'archéologie antique en Crimée.

Une info intéressante sur la construction de plusieurs pyramides expérimentales en Russie :

" Posez-vous la question : « Où sont les sources d'approvisionnement et la réception de l'énergie ? " En construisant par hologramme synchronisé du ciel étoilé avec des points sur terre où se trouvent les Pyramides (Egypte, Angleterre, Sébastopol, les Bermudes, l'île de Pâques, le Mexique, l'Himalaya). Comme résultats, en suivant l'énergie de flux, l'auteur a pu constater que l'échange d'énergie se produit entre le noyau de la Terre et l'étoile Capella, les pyramides de l'Himalaya et des Bermudes, entre l'étoile Véga et les pyramides mexicaines et anglaises, entre l'étoile Canopus et les égyptiennes, les pyramides de Sébastopol et les pyramides de la côte. Ile de Paques, dans l'hémisphère nord, chaque étoile est connectée avec deux groupes de pyramides.

Ustr vulkana2

En outre, un groupe de pyramides sert de récepteur d'énergie, et l'autre a le rôle de l'émetteur. Les étoiles par rapport à chaque autre font un angle de 120 degrés. La création de cet agencement de moments électromagnétiques peut éventuellement affecter la rotation de la Terre et l'emplacement de l'axe de la Terre. Toutefois, selon les lois de l'Electromécanique céleste (équations de quantité de mouvement pour les Hémisphères Nord et du Sud), il manquerait des pyramides au groupe. Une analyse réalisée par l'auteur, a montré un groupe de pyramides non découvertes dans le centre de l'Amérique du Sud. Ce complexe de pyramides a ensuite été trouvé au Brésil. "

Crim

http://gokh.net/newmodel/7-vzaimodeystvie-piramid-s-kosmosom-i-yadrom-zemli.html

 

Une émission avec les chercheurs et quelques photos, schémas et explications (en russe, vous pouvez changer les sous-titres)

Crim 1

Alors, réalité ou obstination mal placée ? Comment se fait-il que tous ces spécialistes des nouvelles technologies et des ondes déclarent tous que les pyramides émettent des ondes d'énergie, un peu partout dans le monde ? Un complot de spécialistes, certains reprennent les idées des autres, ou il y a-t-il vraiment un antique réseau énergétique en veille sur notre planète, ne demandant qu'à être réactivé ? Les mesures multiples visibles en ligne et faites en Bosnie semblent convaincre de plus en plus de scientifiques. D'ailleurs, cette hypothèse n'est pas en contradiction avec les données scientifiques générales sur les énergies potentielles. Pour celles de Crimée éventuellement, la situation semble encore plus compliquée de part leur total ensevelissement dans une région habitée et construite se situant à un carrefour géopolitique stratégiquement important... comme beaucoup de pyramides d'ailleurs !

Nucleous terreTheoriehttp://www.abovetopsecret.com/forum/thread1000426/pg1

http://survincity.com/2010/02/puzzles-and-mysteries-of-the-crimean-underground/

MAJ 10-03-2014 : Certains en ajoutent beaucoup et "démontrent" leur théorie à l'aide d'images de films et effets spéciaux... c'est bien de vouloir reconstituer les choses éventuellement, si c'est annoncé en premier lieu, et si ça se base au moins sur un fond d'images ou de croquis scientifiques réels. Et on en est bien loin ici tout de même : nous avons juste la preuve de trous dans le sol et de cavités, d'un réel apparent effondrement d'une partie de la côte sud effectivement de la Crimée, visible par satellite... c'est bien peu... :

Yves Herbo Traductions, Sciences-F-Histoires, 07-03-2014

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La NASA repère une nouvelle comète à l'orbite rétrograde en approche

La NASA repère une nouvelle comète à l'orbite rétrograde en approche

Etrange objet spatial 02 2014a

Alerte dans l’espace: un gigantesque objet inconnu se dirige vers la Terre ? (voir en bas)

La sonde NEOWISE (Near-Earth Object Wide-field Infrared Survey Explorer), qui est affectée maintenant à la surveillance des géocroiseurs, a repéré une nouvelle comète, jamais vue auparavant à priori, sa première grande découverte depuis la sortie de son hibernation vers la fin de l'année dernière.

" Nous sommes très heureux d'avoir découvert ce visiteur congelé (qui provient) des confins de notre système solaire », a déclaré Amy Mainzer, chercheur principal de la mission au Jet Propulsion Laboratory de la NASA à Pasadena, en Californie. " Cette comète est un peu bizarre - elle est sur une orbite rétrograde, ce qui signifie que son orbite tourne autour du soleil dans le sens opposé de la Terre et des autres planètes ".

Officiellement nommée « C/2014 C3 ( NEOWISE ) ", cette première découverte d'une comète par la mission renouvelée est survenue le 14 février 2014 lorsque la comète était environ à 143 million miles (230 millions de kilomètres) de la Terre. Bien que l'orbite de la comète est encore un peu incertaine, elle semble parvenir de son point le plus éloigné, dans la région des planètes extérieures. Le logiciel sophistiqué de la mission a pris l'objet en mouvement sur ​​un fond d'étoiles fixes. Comme le labo spatial NEOWISE fait le tour de la Terre en scrutant le ciel, il a observé la comète six fois au cours d'une demi-journée avant que l'objet ne se déplace hors de sa vue. La découverte a été confirmée par le Minor Planet Center, Cambridge, Massachusetts, lorsque les observations de suivi ont été reçues trois jours plus tard à partir du "projet d'observation d'objets près de la Terre" de la Spacewatch,Tucson, Arizona. D'autres observations de suivi ont ensuite été rapidement reçues. Bien que ce soit la première découverte de comète par NEOWISE depuis qu'il est sorti de l'hibernation, le laboratoire spatial est crédité de la découverte de 21 autres comètes au cours de sa première mission.

C 2014c3 neowise 02 2014

Initialement appelé le Wide-field Infrared Survey Explorer (WISE), le vaisseau spatial a été éteint en 2011 après que sa première mission ait été achevée. En Septembre 2013, il a été réactivé, renommé NEOWISE et assigné à une nouvelle mission pour aider les efforts de la NASA à identifier la population d'objets géocroiseurs potentiellement dangereux. NEOWISE aide également à caractériser les astéroïdes et les comètes déjà connus, afin de mieux connaître leurs tailles et leurs compositions.

JPL gère la mission pour NEOWISE la Science Mission Directorate de la NASA à Washington. Le Space Dynamics Laboratory à Logan, Utah, a construit l'instrument scientifique. Ball Aerospace & Technologies Corp. à Boulder, au Colorado, a construit l'engin spatial. Les opérations scientifiques et le traitement de données ont lieu au Infrared Processing and Analysis Center, à l'Institut de Technologie de Californie à Pasadena. Caltech gère JPL pour la NASA.

Plus d'informations sur NEOWISE est visible en ligne à : http://www.jpl.nasa.gov/wise/

Voilà qui va raviver, bien que ce ne soit pas nécessaire car déjà bien présentes, les diverses affirmations à travers le monde de diverses personnalités, scientifiques ou non, de l'arrivée en cours d'un gros corps spatial (nommé Planète X comme tout gros corps inconnu proche par la science ou Nibiru par les légendes) sombre (naine brune ou astre enveloppé par un nuage de matières sombres... gigantesque vaisseau spatial pour d'autres...). Les alertes se multiplient au sujet du climat changeant, de l'accélération des déplacements des pôles magnétiques dans la même direction, de l'affaiblissement général de notre champ magnétique, du ralentissement de plus en plus visible sur leur orbite des grosses planètes Jupiter et Saturne, ainsi que de leurs changements climatiques également, de l'augmentation de puissants séismes et du volcanisme sur Terre... sans parler du Soleil qui n'a pas un cycle très normal depuis un moment et du comportement étrange de la dernière comète Ison, dont les débris repartent vers les confins de notre système en ce moment... Voici l'une des dernières alertes, émise par un amateur astronome (ou pas !)... :

Alerte dans l’espace: un gigantesque objet inconnu se dirige vers la Terre

Etrange objet spatial 02 2014b

Un objet incroyable a été filmé près de Jupiter en février 2014, qui semble avoir un noyau en forme du chiffre « 8″. Les quatre images (gif) indiquent qu’il a une trajectoire de vol. Quel que peut être cet objet, son ampleur est énorme, et il se dirige vers nous, s'il y a d’autres observations de cet objet mystérieux,elles devraient être imminentes.

Avec les objet filmés autour du soleil depuis 2009, nous commençons à voir beaucoup de circulations dans notre système solaire.

Publiée le 25 févr. 2014 - Incredible object caught near Jupiter, which seems to have a core shaped like the number "8". - The four frames (gif) indicates it has a flight path, this rules out lens flare in my opinion. - Whatever this object is, its huge in scale, and its heading our way, so further sightings of this mysterious object should be forthcoming. - What could it be? Alien Mothership, Extraterrestrial Biosphere, or something else? As always you decide. - Discovery Credit: Raffaele Popolizio

Légende indienne Hopi

L’étoile bleue des indiens Hopis  « Quand dans le ciel apparaîtra l’étoile bleue Kachina, commencera le Cinquième Monde. » Les prophéties des Hopis parlent encore d’une troisième guerre d’ampleur mondiale qui amènera une grande purification par le feu et causera la fin de notre monde actuel, le quatrième monde. Cette vision apocalyptique de fin du monde, commune à d’innombrables prophéties de diverses traditions, ne marque que l’aboutissement nécessaire d’un cycle avant d’entamer la prochaine étape de notre évolution dans le monde à venir, le cinquième.

À l’instar de plusieurs grandes traditions ancestrales de l’humanité, les Hopis affirment que la Terre a été déjà détruite et remodelée trois fois, par de grandes purifications qui marquent la fin des cycles de l’évolution. L’histoire de quatre mondes successivement créés et anéantis se retrouve chez de nombreux peuples amérindiens aussi bien qu’en Afrique, en Australie, au Tibet et dans les Védas sanscrits.

Le premier monde fut détruit par le feu des volcans et des météorites; le second fut anéanti par les Ères glaciaires; quant au troisième et dernier monde, il fut englouti durant l’Ère diluvienne. Nous sommes présentement à la fin du quatrième monde que l’humanité ait connu depuis sa création. D’un monde à l’autre, les humains développent leurs moyens matériels au détriment de leurs pouvoirs spirituels qui se sont amoindris progressivement depuis notre création.

Le monde actuel doit être lui aussi purifié par le feu. Les traditionalistes Hopis disent que nous avons attiré nous-mêmes ce feu par nos agissements et que nous ne pouvons aucunement blâmer le Créateur des conséquences de nos actes. Ils ne s’opposent pas à cette grande purification, si telle est la volonté du Créateur et anticipent un cinquième monde, renouvelé et purifié.

Les prophéties hopis disent aussi que ceux qui survivront à cette grande purification, comme ce fut le cas lors des précédentes, seront ceux qui vivront en harmonie avec le plan de la Création. Ce seront ceux qui vivront selon le mode de vie hopi, c’est-à-dire d’une manière pacifique, simple, humble et spirituelle, en communautés tribales, dans le respect de la Terre nourricière.

C’est ainsi que les enseignements prophétiques de la tradition spirituelle du peuple Hopi définissent le mode de vie équilibré tel qu’il fut conçu dans le plan du Créateur.

Une première série d’avertissements avait eu pour but d’alerter les Anciens Hopis futurs de l’approche de cet avènement ; signe qui leur était donné de rompre le silence et de livrer au monde une deuxième série de prédictions annonçant l’imminence de la purification par le feu. "

Sources : UFO Sightings Daily, le 1er Mars 2014 + http://michelduchaine.com/2014/03/03/alerte-dans-lespace-un-gigantesque-objet-inconnu-se-dirige-vers-la-terre/

Yves Herbo Traductions, Sciences-F-H, 03-03-2014

Les Royaumes engloutis du Pays de Galles resurgissent ?

Les Royaumes engloutis du Pays de Galles resurgissent ?

 

Borth forest6000 4500engloutie

Le défilé de tempêtes (qui va d'ailleurs reprendre un peu dès ce lundi soir et pour toute cette 9ième semaine de l'année encore) qui a ravagé récemment toutes les côtes de l'ouest de l'Europe a malheureusement fait de nombreux dégâts et victimes (malgré les alertes multiples) mais il a aussi refait surgir, un peu comme le médium Cayce l'avait annoncé au début du 20ième siècle, des traces de notre lointain passé. C'est un peu une répétition moins violente mais plus longue sur la durée du tsunami indonésien qui avait libéré des Temples antiques sur des plages du sud-est asiatique. Après avoir découvert de très anciennes empreintes de pieds humains préhistoriques, ce sont maintenant les restes figés de toute une forêt préhistorique qui ont refait surface (provisoirement) au Pays de Galles.

 

Cardiganbay

C'est dans la baie de Cardigan que cela se passe, sur la côte ouest galloise, où les tempêtes et courants engendrés ont déplacé des milliers de tonnes de sables et boues sur les faibles profondeurs et plages. A la place, les habitués ont pu admirer des douzaines de souches d'arbres fossilisées, des chênes, des bouleaux, des pins datés de plus de 4.500 ans. Il s'agirait, rapportent le Guardian et le Daily Mail, de la forêt préhistorique de Borth, où s'enracine la légende de "l'Atlantide galloise", le royaume englouti de Cantre'r Gwaelod, submergé après qu'une fée l'ait délaissé.

Borthforet

Les arbres seraient morts il y a plus de 4 500 ans pour les derniers, au moment de la montée des eaux, mais auraient été préservés grâce à la constitution d'une couche de tourbe très alcaline où, privées d'oxygènes, les petites bêtes qui se chargent normalement de décomposer les arbres morts n'ont pas survécu, et n'ont donc pas pu faire disparaître ces souches.

Mais cette "découverte" n'en est pas vraiment une, contrairement aux empreintes préhistoriques humaines précédentes, estimées datées de 800.000 à 1 million d'années (la boue solidifiée en roche l'attestant à priori) :

" L'emplacement de la forêt immergée de Borth est un secret bien connu. Il s'étend de façon intermittente sur deux à trois miles le long de la rive entre Ynys-las et Borth et se trouve à mi-chemin entre les marées hautes et basses. Ce qui la rend secrète, c'est qu'elle est normalement cachée sous une couche de sable et n'est exposée que dans certaines circonstances.

Dans les rares occasions où elle est entièrement exposée, une étendue aplatie de tourbe contenant les restes de nombreux arbres couchés est révélée. Le Pin (Pinus), l'aulne (Alnus), le chêne (Quercus) et le bouleau (Betula) ont tous été identifiés. Les systèmes racinaires des arbres de grande taille sont généralement répartis horizontalement, mais certains poussent également vers le bas. Ceci est typique des arbres qui poussent dans les marais, où la nappe des hautes eaux baigne toutes les racines des arbres, à l'exception de l'aulne dans les couches de surface aérées de la tourbe. "

Le pollen a été analysé à différentes profondeurs et cela semble montrer une séquence de développement typique d'une succession de lits de roseaux qui ont soulevé des tourbières de sphaigne, mais qui avait été interrompu au stade de marais.

Parce que les couches supérieures de la tourbe ont été perdues à cause de l'action des vagues, il n'existe aucune preuve pour indiquer quels événements ont provoqué la submersion de la forêt mais la radio datation au carbone suggère que les arbres sont morts il y a entre 4500 et 6000 ans. La longue séquence de développement de la tourbe de forêt immergée indique une période de temps d'absence totale de l'influence maritime, pendant laquelle l'argile sous-jacente s'est déposée.

On peut voir ici qu'une intéressante étude (avec cartes) a été faite en 1938 :  submergedforestatborth.pdf

et elle démontre que cette terre a été longtemps protégée de la montée des eaux par des barrières de terres plus élevées tout autour, tout en restant un marais, mais qu'une probable rupture d'un de ces barrages (naturels ou pas !) a provoqué son engloutissement rapide, le nombre de souches couchées par endroit semble le prouver.

Mais que dit la légende ? (extrait) :

" Si Gwion-Taliesin-Merlin apparaît bien comme primordial et « antédiluvien», le thème de l’éruption de la source de vie et d’omniscience se trouve réduit dans le Hanes Taliesin à un détail apparemment mineur: le poison qui constitue le reste de la mixture de Cyrridwen après l’éjection des trois gouttes d’omniscience fait exploser le chaudron où il bouillait et transforme en eau mortelle la rivière qu’il rejoint, tout comme l’éruption de la Seaghais crée une rivière fatale pour Eithne Bóinn :

« Le chaudron se brisa lorsque les trois précieuses gouttes s’en échappèrent car, hormis ces trois gouttes, le liquide était un poison qui fit périr les chevaux de Gwyddno Garanhir lorsqu’il se répandit dans la rivière en contrebas (121-124). »

Le thème de l’eschatologie diluvienne – l’ennoiement d’un microcosme valant fin du monde – par éruption de la source cosmique n’est cependant pas bien loin de l’histoire de Gwion-Taliesin : Gwyddno Garanhir, le maître des chevaux tués par la rivière empoisonnée et le propriétaire aussi de la senne dans laquelle le petit Taliesin est pêché comme un saumon, est en effet une figure fameuse du légendaire gallois : il est le roi du royaume englouti (125)

La légende de son engloutissement est ancienne puisque sa première évocation se trouve déjà dans le fameux Livre Noir de Carmarthen :

« Seithennin 126, lève-toi et sors
Et regarde la fureur de la mer :
Elle a recouvert Maes Gwyddno 127.

Que soit maudite la fille
Qui l’a libérée après le repas du soir,
La source de l’échanson de la mer terrible.

Que soit maudite la fille
Qui l’a libérée après la bataille,
La source de l’échanson de la mer sauvage.

La plainte de Mererid 128, depuis le haut de la ville,
Monte jusqu’à Dieu.
Il est normal qu’une longue expiation paie la débauche.

Ce jour, la plainte de Mererid, depuis le haut de la ville,
Monte jusqu’à Dieu.
Il est normal qu’on se repente après la débauche.

La plainte de Mererid m’épouvante ce soir
Et je ne peux guère me réjouir.
Il est normal qu’après la gloire vienne la chute.

La plainte de Mererid s’élève [du dos] d’un fort [cheval] bai 129.
C’est Dieu le miséricordieux qui a amené ce [châtiment].
Il est normal que l’excès soit suivi du manque.

La plainte de Mererid me fait sortir
De chez moi.
Il est normal qu’après la gloire on meure en exil.

La tombe de Seithennin 130 à l’esprit faible
Se trouve entre Caer Genedr et le rivage,
De la mer. Il fut un chef glorieux 131. »

Que Gwyddno ait été le roi du pays avant son engloutissement est confirmé par plusieurs allusions dans la vieille poésie – ainsi Guto’r Glyn rappelle

« La lamentation de Gwyddno Garanhir
Quand Dieu fit rouler la mer sur sa terre 132 –, »

et à partir du seizième siècle il apparaît que la légende est bien connue et bien située, le plus souvent au large de la péninsule de Lleyn :

« A whole cantred or hundred called Cantre’r Gwaelod, stretching itself west and south about 12 miles in length […] hath been overwhelmed by the sea and drowned, and still a great stone wall, made as a fence against the sea, may be clearly seen […] and is called Sarn Badric  133. »

Les versions populaires qui sont relevées à partir du dix-septième siècle donnent comme causes de l’ennoiement les perversions vicieuses organisées par Mererid et le coma éthylique de Seithennin, incapable de fermer les digues devant la marée montante.

Deux fragments mythologiques laissent néanmoins entrevoir des traits moins anecdotiques.

Le premier est l’évocation d’un duel perdu par Gwyddno face à l’un des rois des dieux, Gwynn ab Nudd, qui l’aurait épargné 134… or le duel des dieux entre le représentant de la lumière et de la vie (Gwynn ab Nudd, Pwyll, Lleu…) et celui de l’obscurité (Gwyddno, Gwythyr ab Greidiol, l’adversaire anonyme d’Arawn, le voleur anonyme vaincu par Lleu…) aux calendes de mai, se terminant ainsi par la victoire de premier ou par un match nul qui conserve l’alternance nuit et jour, hiver et été, mort et vie… jusqu’à la fin des temps est un mythème récurrent 135. La défaite de Gwyddno le réduirait donc à un règne dans l’Autre Monde.

Le second attribue à Gwyddno la propriété de l’un des treize trésors de la Grande- Bretagne : un récipient alimentaire inexhaustible, c’est-à-dire l’un des attributs majeurs du roi de l’Autre Monde 136 :

« la manne de Gwyddno Garanhir : si on y met la nourriture d’un seul homme, il s’y trouve de quoi en nourrir cent quand on la rouvre 137 ; »

« la manne de Gwyddno Garanhir : même si le monde entier passait devant par groupes de trois fois neuf hommes, chacun y trouverait à volonté toute la nourriture qu’il voudrait 138. »

Fins de mondes

La submersion du royaume serait donc à comprendre comme une eschatologie microcosmique le renvoyant à l’Autre Monde: de fait, le fond de l’océan constitue l’une des situations traditionnelles de l’Autre monde, tout comme l’horizon ou le dessous de la Terre, toutes localisations «réelles» et concevables mais totalement inaccessibles aux vivants 139.

Il existe cent autres versions de ce mythème d’une inondation cataclysmique ennoyant un microcosme, le plus souvent à la suite d’une éruption de la source cosmique.

• Au Pays de Galles, une triade conservée, en latin, par la Cronica de Wallia de treizième siècle, énumère ainsi

« Les royaumes que la mer a détruits.

Celui de Teithi Hen ab Gwynnan 140, roi de Caerrhihog qui est appelé depuis lors Ynys Teithi Hen et qui se trouvait entre Anglesey et l’Irlande. Aucun homme ni aucun animal domestique n’échappa, sauf Teithi Hen lui-même sur son cheval. Et après cela, il resta transi de frayeurs pour tout le reste de sa vie.

Le deuxième royaume est celui d’Helig ab Glannog 141. Il se trouvait entre Cardigan et Bardsey et s’étendait jusqu’à Saint David. Cette terre était bonne, fertile et plaine, et elle s’appelait Maes Maichgen. Elle allait de l’estuaire jusqu’à Lleyn et jusqu’à Aberdovey.

La mer a détruit un troisième royaume : le royaume de Rhedfoe 142 ab Rheged 143.

Et Robin Gwyndaf évoque aussi la légende du lac de Llangors qui aurait noyé la méchante princesse Syfaddan et son royaume, dans lequel chantent encore ses oiseaux merveilleux qui ressemblent fort aux oiseaux de l’Autre Monde traditionnellement attribués à la déesse Rhiannon 144.

121 T. Jones, « The Story of Myrddin and the Five Dreams of Gwendydd in the Chronicle of Elis Gruffyd », Etudes Celtiques, VIII, 1958-1959, p. 320-321 ; P. K. Ford, « The Death of Merlin in the Chronicle of Elis Gruffydd », Viator, VII, 1976, p. 379-390. Sur Caer Sidia, ou mieux Caer Sidi, comme désignation de l’Autre Monde : C. Sterckx, Les dieux protéens des Celtes et des Indo-Européens, op. cit., p. 48.

122 Pour une étude plus complète de la figure de Taliesin et de ses parallèles : C. Sterckx, Les dieux protéens des Celtes et des Indo-Européens, op. cit.

123 Tout comme les dieux irlandais sont appelés collectivement Tuatha Dé Danann « Lignages de la déesse Dana », les dieux gallois sont appelés Plant Dôn « Enfants de Dôn », et les deux théonymes sont évidemment identiques. Sur Taliesin fils de Dôn et sa mère : C. Sterckx, Taranis, Sucellos et quelques autres, Bruxelles, 2005, p. 121-134.

124 Hanes Taliesin in P. K. Ford, « A Fragment of the Hanes Taliesin by Llewelyn Siôn », art. cit., p. 454. Pour une tentative d’identification de cette rivière : F.J. North, Sunken Cities, Cardiff, 1957, p. 177-178.

125 Tegid Moel l’époux de Cyrridwen, semble être lui aussi le roi d’un royaume englouti qui serait devenu le Llyn Tegid « le lac de Tegid », l’actuel lac Bala, à la suite de l’éruption d’une source dont le gardien négligent aurait un soir oublié de replacer la bonde (R. Gwyndaf, Chwedlau gwerin Cymru, op. cit., p. 51 ; P. C. Bartrum, A Welsh Classical Dictionary, op. cit., p. 603-604).

126 Ce nom, dérivé d’un latin Septentinus, désigne clairement ici l’un des responsables de la catastrophe mais rien ne transpire de la nature de sa faute, si ce n’est qu’il est dit d’esprit faible (synhuit vann) à la fin du poème. L’idée qu’il s’agissait du gardien des digues et qu’il s’était enivré n’apparaît que tardivement d’après les textes très suspects d’E. Williams « Iolo Morganwg » : P. C. Bartrum, A Welsh Classical Dictionary, op. cit., p. 346‑348.

127 « Le Pays de Gwyddno » : le nom du royaume avant qu’il ne soit englouti et appelé Cantre’r Gwaelod « le Canton au Fond [de la mer] ».

128 Mererid serait le nom de la fille coupable de la catastrophe. Son nom, forme galloise du prénom Marguerite « Perle », pourrait peut-être n’être qu’une lectio facilior pour un plus ancien mereddig « stupide » : (J. Loth, « La légende de Maes Gwyddneu dans le Livre Noir de Carmarthen », Revue Celtique, XXIV, 1903, p. 354 ; H. Le Bihan, « Beuziñ Maez Gouesnoù », Hor Yezh 223, 2000, p. 13). Il n’est pas impossible non plus qu’il fasse allusion à une métamorphose en sirène après la submersion du pays : cf. infra.

129 Sur le sens de ce vers, généralement compris comme « la plainte de Mererid à cause des vins forts », d’où l’idée d’une débauche d’ivrognerie : R. Bromwich, « Cantre’r Gwaelod and Ker-Is », in C. Fox, B. Dickins (ed.), The Early Cultures of North-West Europe, Cambridge, 1950, p. 223.

130 Cette dernière strophe fait partie des Englynion y beddau (6 in A. O. H. Jarman, E. D. Jones, Llyfr Du Caerfyrddin,Cardiff, 1982, p. 36 ; cf. T. Jones, « The Black Book of Carmarthen “Stanzas of the Grave” », Proceedings of the British Academy, LIII, 1967, p. 118-120).

131 Boddi Maes Gwyddno in A. O. H. Jarman, E. D. Jones, Llyfr Du Caerfyrddin, op. cit., p. 80-81. Pour la traduction, cf. R. Bromwich, « Cantre’r Gwaelod and Ker-Is. Fox », art. cit. ; L. Fleuriot, « Le thème de la ville engloutie », in L. Fleuriot et al., Récits et poèmes celtiques, Paris, 1981, p. 234 ; H. Le Bihan, « Beuziñ Maez Gouesnoù », art. cit.

132 I. Williams, Ll. Wiliams, Gwaith Guto’r Glyn, Cardiff, 1939, p. 31.

133 Robert Vaughn, cité par F. J. North, Sunken Cities, op. cit., p.153-154.

134 Ymddiddan rhwng Gwyddno Garanhir a Gwyn ab Nudd in A. O. H. Jarman, E. D. Jones, Llyfr Du Caerfyrddin, op. cit., p. 71-73. Sur Gwynn ab Nudd : B. F. Roberts, « Gwynn ab Nudd », Llên Cymru,XIII, 1980-1981, p. 283-289 ; P. C. Bartrum, A Welsh Classical Dictionary, op. cit., p. 351-353.

135 Cf. N. Stalmans, Les affrontements des calendes d’été dans les légendes celtiques, Bruxelles, 1995.

136 Il ne fait guère de doute que cette corbeille inexhaustible de Gwyddno se confond avec sa senne merveilleuse qui, « une fois par an » – en fait lors d’une césure temporelle qui vaut pour le non-temps de l’Autre Monde – offre pareillement une surabondance merveilleuse. Manne et senne rejoignent ainsi le chaudron du dieu « jupitérien » (Irlandais Eochaidh Ollathair, Gaulois Sucellos… : cf. C. Sterckx, Taranis, Sucellos et quelques autres, op. cit.) qui bout inexhaustiblement le banquet de l’Autre Monde. Remarquablement, la senne de Gwyddno ramène sa pêche miraculeuse – et aussi le petit Taliesin et son omniscience ! – du bouillonnement créé par le reflux dans l’embouchure de la Conwy, équivalent vénédotien de la Serven démétienne.

137 Tri thlws ar ddeg Ynys Prydain 2 in R. Bromwich, Trioedd Ynys Prydein, op. cit., p. 258.

138 Mal y cafas Culhwch Olwen in R. Bromwich, D. S. Evans, Culhwch ac Olwen, op. cit., p. 23. Nous suivons la traduction de P.-Y. Lambert, Les quatre branches du Mabinogi et autres contes gallois du Moyen Âge, op. cit., p. 144, si ce n’est que nous rendons le mot mwys par « manne » et non pas par « plat ».

139 Cf. D. E. Edel, « Antipoden, ankers en een wereld-onder-het-water », in A. M. J. Van Buuren et al., Tussentijds. Bundel studies aangeboden aan W.P. Gerritsen ter gelegenheid van zijn vijftigste verjaardag, Utrecht, 1985, p. 101-114 et 339-342 ; G. Hily, L’Autre Monde ou la source de vie,Bruxelles, 2003.

140 Cf. P. C. Bartrum, A Welsh Classical Dictionary, op. cit., p. 608.

141 Helig ab Glannog est connu comme le père de plusieurs saints et l’ancêtre de deux clans de Vénédotie. Sa légende semble n’être qu’une autre version de celle du Cantre’r Gwaelod (F. J. North, Sunken Cities, op. cit. ; P. C. Bartrum, A Welsh Classical Dictionary, op. cit., p. 362-363).

142 Rhedfoe est totalement inconnu par ailleurs : P. C. Bartrum, A Welsh Classical Dictionary, op. cit., p. 552.

143 T. Jones, « Triawdd lladin ar y gorlifiadau », Bulletin of the Board of Celtic Studies, XII, 1947-1949, p. 79-83.

144 R. Gwyndaf, Chwedlau gwerin Cymru, op. cit., p. 73.

Extraits de : http://abpo.revues.org/352?lang=fr

" Le Mythe gallois de la submersion de la "CANTRE'R GWAELOD"

Une légende galloise nous parle d'une grande inondation à partir d'une source: celle de la "Centrêve" de Gwaelod (les cent villages du Bas-Pays), une belle contrée censée reposer au fond de la baie de Cardigan. Aujourd'hui on raconte qu'elle était protégée par un système de digues et d'écluses placées sous la responsabilité d'un potentat local, Seithenhin, lequel, étant un jour pris de boisson, oublia de fermer les écluses et provoqua ainsi l'inondation de son fertile royaume.

Mais ceci n'est pas ce que dit l'ancienne légende qui donne à Gwaelod le nom de "Maes Gwyddno" (Plaine de Gwyddno) ! Plus précisément, un poème sur "Maes Gwyddno" est intitulé en 1801 dans la "Myvyrian Archaiology": "GWYDDNEU AI CANT pan ddaeth y mor tros Gantrev y Gwaelawd", ce qui signifie sans doute: "GWYDDNO CHANTE alors que la mer vient inonder Cantre'r Gwaelod".

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Les localisations possibles de Maes Gwyddno

Il y est question d'une FONTAINE et on y incrimine une FEMME nommée Mererid (Marguerite), peut-être détournée de son devoir par le même Seithenhin. Ce court poème est tiré du Livre noir de Carmarthen, rédigé vers 1250. A en juger par l'archaïsme de la langue, il pourrait remonter au 9ème siècle. Il est composé de 9 tercets, dont l'un est repris de la collection des "poèmes allitératifs des Tombeaux".

Une autre légende galloise situe une histoire similaire au nord de la Principauté: la submersion de "Tyno Helig" ou "Llys Helig" (le creux de Helig) sur la côte nord du Carnarvonshire. Helig fils de Glannoc était un prince méchant à qui une voix mystérieuse annonça une calamité qui aurait lieu du vivant de ses petits-enfants, de ses arrière-petits-enfants et de leurs enfants. Ce serait la vengeance du Ciel pour son impiété. Il se rassura, croyant que cela ne se produirait pas de son vivant. Mais un jour que les quatre générations assistaient à une fête à son palais, un serviteur s'aperçut que l'eau faisait irruption dans la maison. Il n'eut le temps d'avertir qu'un harpiste. Tous les autres avaient sombré dans l'ivresse et furent noyés.
Les deux histoires ont sans doute "déteint" l'une sur l'autre: le manuscrit "Halliwell" donne à Helig le titre de "Seigneur de Cantre'r Gwaelod".

On rencontre de telles histoires de formation de lacs en Irlande. C'est celle de Liban et du surgissement des "Loughs" Ree et Neagh qui se rapproche le plus des fictions galloises. En particulier le "Lebor Gadda" fourmille d'histoires de lacs qui sortent du sol : c'est bien le signe qu'on a là un thème commun à toutes les nations celtes. Si parfois l'accent est mis sur la méchanceté des habitants de la région submergée, comme dans la légende d'Ys, il faut y voir un trait secondaire qui tire son origine des récits bibliques. "

" "Seithenhin"=Saturninus (?). Ce nom apparaît sous la forme "Teithi-Hen" dans le conte "Culhwch" des Mabinogion: "Teithi-le-Vieux, fils de Gwynnan (la mer submergea son royaume; il échappa de justesse et se rendit chez Arthur; aucune garde ne tenait à son couteau; c'est pourquoi il fut malade et faible tant qu'il vécut; puis il mourut)." Cette longue déchéance est annoncée dans le présent poème.

Son rôle ici n'est pas très clair. A-t-il provoqué par son inconduite la transgression commise par Marguerite, comme il est dit plus loin, à propos du mot "traha"?
Ce qui est sûr, c'est que la tradition populaire a fait de lui le coupable dans la tragédie de la submersion et ignore tout de Marguerite, la femme fatale.

Dans une version tardive qui remonte au début du 17ème siècle, c'était l'un des deux princes chargés de surveiller les digues du polder one. Un jour, pris de boisson, il négligea les devoirs de sa tâche et laissa les eaux inonder la plaine, noyant tout le monde à l'exception du légendaire roi Gwyddno Garanhir (aux longues jambes), né vers 520 après J-C. C'est peut-être à l'influence des Pays-Bas que son royaume doit d'être décrit comme une plaine protégée par une levée de terre, la chaussée de Saint-Patrick, "Sarn Badrig", pourvue d'écluses que l'on ouvrait à marée basse pour évacuer l'eau des champs. Sa capitale était "Caer Wyddno" (le Fort de Gwyddno). Le roi et certains de ses courtisans parvinrent à s'échapper mais durent désormais quitter ce plat pays pour mener une existence plus chiche dans les collines et vallées du Pays de Galles. La tradition fait aussi de Gwyddno un poète et la "Myvyrian Archaiology" lui attribue trois poèmes dont celui que l'on vient de lire.

"Maes Gwyddneu": on n'a pas la preuve qu'au 12ème siècle, cette expression qui signifie la "Campagne de Gwyddno" s'appliquait à une terre inondée dans la baie de Cardigan. C'est ainsi que le philologue à l'université de Cambridge, Hector Munro Chadwick (1870, 1947), dans son ouvrage posthume "Early Scotland" (1949), suggérait que le royaume de Gwyddno avait pu désigner à l'origine la côte nord de la baie de Solway ou les alentours de la baie de Wigtown, hypothèses corroborées par plusieurs documents anciens qui associent Gwyddno aux "Gwyr y Gogledd" (Bretons du Nord).

Il est vrai aussi que la tradition ancienne relie Gwyddno non seulement à la baie de Cardigan où une formation rocheuse naturelle est appelée "Caer Wyddno", que le nom complet de Borth, ce port situé entre Aberystwyth et Aberdovey, est "Porth Wyddno yng Ngheredigion" et que l'on trouve un lieu-dit "Blaen Wyddno" entre Narberth et Carmarthen, mais aussi au littoral de Galles du Nord entre Bangor et Llandudno. Une tradition plus récente fournit des détails précis quant à la surface couverte par la Centrêve de Gwaelod dont la limite au nord-ouest était constituée par la chaussée sous-marine (naturelle à priori) appelée "Sarn Badrig" (chaussée de Saint Patrick)... Un poète anonyme du 18ème siècle vantait l'opulence de ses 16 villages dont le plus grand était "Mansua" !

Bien que le mouvement de relèvement du niveau de la mer ait cessé avant l'âge de fer (1300 avant J-C), des restes de forêts submergées et les alignements de gros galets, dont on vient de parler et qui bordaient les lits d'anciennes rivières, prouvent bien qu'il a affecté ce littoral.

Cette tradition devait exister dès le 11ème siècle, car (dans la mesure où il ne s'agit pas d'une glose ajoutée plus tard au texte original) cette montée des eaux est évoquée dans le conte des Mabinogion intitulé "Branwen": lorsque Bran le Béni traversa la mer pour se rendre en Irlande, "du fait que celle-ci était alors moins profonde, il la passa à pied. A l'époque il n'y avait que deux rivières à franchir, Lli et Archan, et ce n'est que plus tard que le détroit s'élargit et que la mer submergea le royaume".

Toutes les légendes ici, beau travail : http://chrsouchon.free.fr/kerizf.htm

" Le dernier maximum glaciaire

Les spécialistes des paléoclimats situent le dernier maximum glaciaire entre –25000 et –17000 ans. C'est donc à cette époque que s'est constituée la fameuse terrasse sous-marine de –110 mètres, profondeur maximale (pour le Quaternaire). Ce niveau –110 mètres a été retrouvé dans le monde entier (à quelques mètres près selon les régions). L'océan s'y est maintenu pendant plusieurs milliers d'années, comme le montre l'étude minutieuse du talus continental. C'est la grande époque du Pléniglaciaire, contemporain du Paléolithique supérieur, avec ses civilisations bien connues : le Moustérien, d'abord, puis l'Aurignacien, le Gravettien et le Solutréen.

Les masses glaciaires sont alors énormes, atteignant un volume total de près de 75 000 000 km³ contre 26 000 000 km³ de nos jours, soit quasiment trois fois moins. Cela signifie que les deux tiers des glaciers ont disparu depuis, et que parallèlement la remontée globale du niveau marin ait été de 110 mètres.

Cette étude du Delta du Mississippi et des terrasses du Texas prouve qu'il y a eu 5 glaciations entre le Pliocène et l'Holocène et que, localement, l'eau est descendue à - 140 mètres au moins lors d'une des plus fortes glaciations (y compris locale), tout en considérant que la dernière glaciation (qui a "creusée" le lit des anciennes) a été l'une de ces plus puissantes 5 dernières glaciations qui ont eu lieu entre environ 2,6 millions d'années à 12 000 ans avant maintenant.

Mais n'oublions pas que l'on a, jusqu'à présent, enregistré de nombreuses autres glaciations (et des périodes beaucoup plus froides et chaudes encore que les maximas du quaternaire récent). En fait, la toute première glaciation semble avoir été enregistrée il y a entre 2.9 et 2.8 milliards d'années (la glaciation de Pongola) et on pense même que la Terre a été entièrement gelée, comme une boule de neige, il y a entre 2.4 et 2.25 milliards d'années, mais également entre - 735 et - 705 millions d'années avant maintenant. Il est étonnant aussi de constater que, entre -564 et -550 millions ou -534 et -505 millions suivant les versions, la Terre bascule sur son axe  à cause d'un épisode de bouleversement inertiel. L'axe de rotation de la Terre bascule de 90° en 15 millions d'années par "dérive du pole par échange inertriel" ("IITPW" = Inertial interchange true polar wander). Cet énorme événement se produit pile pour provoquer une explosion de la biodiversité, celle du cambrien dont nous sommes issus. D'autres traces de vies naturelles précédentes ont été relevées, mais aucune n'a survécu aux précédentes catastrophes ou climats.

Le dernier dégel

Réchauffement et montée des eaux

C'est entre –17000 et –15000 qu'eut lieu un premier réchauffement (dit réchauffement solutréen) et une première fonte des glaces les plus exposées. Parallèlement, quasi automatiquement, démarra une remontée du niveau de la mer, lente mais inexorable, qui grignota le talus continental jusque-là préservé des effets mécaniques de l'érosion marine. Ce fut aussi le début de l'exode pour les tribus qui vivaient paisiblement au bord de la mer, où ils trouvaient facilement leur nourriture grâce à la pêche de poissons et de petits crustacés.

C'est en –13500, alors que le niveau marin était à –80 mètres (il avait déjà progressé de 30 mètres par rapport au niveau plancher), que se produisit une première débâcle, dite débâcle atlantique ou Déluge de Lascaux. La déglaciation s'accéléra soudainement avec l'éclatement définitif de la calotte glaciaire qui recouvrait tout le nord de l'Europe et qui bloquait surtout toute circulation maritime dans la mer du Nord que nous connaissons. Les glaciologues pensent que le plus gros de la débâcle eut lieu en moins d'un siècle, suite à une série de cataclysmes en chaîne (l'un alimentant le suivant). Le niveau de la mer augmenta alors de près de 20 mètres en quelques années seulement, ce qui est fantastique. Ce très remarquable exemple peut être médité et transposé à l'époque future, si le glacier antarctique subit un sort analogue. Près de 20 mètres en quelques années, on voit d'ici le résultat : toutes les villes côtières disparaissent sous les flots !

Une géographie sans cesse remaniée

Après ce paroxysme étonnant par sa rapidité et son intensité jamais revue depuis, la montée des eaux se ralentit. Le seuil de –68 mètres (appelé seuil des Dardanelles et qui séparait le lac de Marmara et la mer Égée) fut atteint en –11700. C'est alors que cette mer trouva provisoirement un exutoire naturel vers le nord-est, mais elle se trouva ensuite bloquée au seuil du Bosphore infranchissable avec son altitude de 38 mètres. L'ancien lac de Marmara doubla alors de surface, devenant une mer salée entourée de rives dévastées.

Il se produisit alors une longue période de stabilisation autour du niveau –55 mètres qui dura près de 3000 ans (entre –11000 et –8000). Ce seuil est très identifiable sur tous les talus continentaux et il est même considéré comme un repère clé par les océanographes. Cette période d'accalmie, venant après plusieurs millénaires de tracas et d'insécurité permanente, fut mise à profit par les populations pour se fixer et se sédentariser puisque la superficie de leurs terres n'était plus constamment remise en cause par des modifications géographiques.

Il ne faut pas perdre de vue que la géographie avait été très sérieusement chamboulée, avec en particulier, en Méditerranée, l'ouverture de nouveaux passages maritimes importants (cruciaux mêmes pour les déplacements), notamment le détroit de Messine (entre l'Italie et la Sicile avec la formation des fameux Charybde, le tourbillon, et Scylla, le rocher) et les Bouches de Bonifacio (entre la Corse et la Sardaigne jusque-là soudées).

Avec la fin de la stabilisation à –55 mètres se termina le Tardiglaciaire, c'est-à-dire la deuxième grande phase de la déglaciation, qui a vu parallèlement l'éclosion de la civilisation magdalénienne et l'essor du Mésolithique. Ce fut l'entrée dans le Postglaciaire ou Holocène.

A partir de –8000, la mer recommença à monter lentement sur la Terre entière, et donc partout les transgressions marines entraînèrent des conséquences catastrophiques, notamment au niveau des dunes côtières qui furent souvent désintégrées. Cela tint en partie à une substantielle augmentation de la température (+ 4° en une dizaine de siècles) qui contribua à faire fondre, en plusieurs étapes, le grand glacier rescapé du maximum glaciaire qui occupait encore la Scandinavie et la Baltique. Cette fonte allait entraîner plus tard, en –6700, une véritable débâcle qui elle-même allait être la cause du seul déluge de très grande envergure dont on a gardé la trace.

Comme l'expliquent André et Denise Capart :

« Nous ne pouvons pas ignorer l'histoire de la mer Baltique, car c'est sous ces lointains horizons que s'élabore le déséquilibre des masses glaciaires qui provoquera le seul déluge de la préhistoire dont les hommes ont gardé et transmis le récit circonstancié. Nous pensons, bien entendu, au déluge de Noé. »

Dès –7300, les océans atteignirent le fameuse cote de –38 mètres, celle du seuil du Bosphore. Cela signifie qu'à partir de cette époque, 600 ans avant le Déluge, la mer Egée, qui avait déjà envahi le lac de Marmara à partir de –11700, commença d'envahir progressivement le lac d'eau douce de la mer Noire, la salinisant petit à petit. Partout ce fut la débâcle, notamment dans la Manche dans laquelle l'Atlantique se fraya un passage de plus en plus large et sépara définitivement la France et l'Angleterre, jusque-là riverains d'un grand fleuve Seine qui se jetait alors dans l'Atlantique.

La bipartition de –6700

C'est la période de la plus grande catastrophe terrestre recensée depuis 10 000 ans, loin devant les catastrophes cosmiques dont nous parlerons au chapitre suivant. C'est celle que les glaciologues appellent la bipartition associée à la grande débâcle du glacier scandinave. Pour la première fois depuis longtemps, les eaux froides de la mer du Nord rejoignent les eaux salées de l'Atlantique au large des Pays-Bas, pays entre tous menacé par l'océan, suite à un gigantesque raz-de-marée parti des côtes de Norvège. Celui-ci est associé à la débâcle de la partie occidentale du glacier scandinave, qui représentait le quart de la masse totale et dont on a estimé le volume à 200 000 km³. C'est un nouveau passage ouvert d'une façon irréversible qui change tout l'environnement géographique, mais aussi culturel de la région.

Signalons en passant un fait géophysique et historique très mal connu jusqu'à maintenant : l'ouverture du passage Manche/mer du Nord est contemporaine du Déluge de Noé, qui a eu lieu à l'autre extrémité de l'Europe. Les deux sont datés de –6700.

Plus à l'est, c'est la grandiose catastrophe dont nous allons parler en détail dans la section suivante : l'eau du glacier scandinave après avoir traversé une bonne partie de l'Europe, en suivant le cours des grands fleuves (le Dniepr principalement et dans une moindre mesure la Volga et le Don), et envahi la mer Noire ouverte au sud depuis peu, va se déverser pendant une année au moins dans la mer Egée qui s'en trouvera bouleversée.

Il faut savoir d'abord que le Bosphore a servi plusieurs fois de moyen de communication aquatique, d'exutoire, entre la mer Noire et celle de Marmara au cours du Quaternaire, au gré des glaciations et des déglaciations. On peut dire que le chemin était déjà tout tracé ! L'épisode de –6700 avait donc déjà eu plusieurs précédents, mais alors les hommes n'étaient pas encore là pour en attester.

Le Déluge revisité par les glaciologues et les hydrologues

Dans leur livre, André et Denise Capart, sûrs de leurs preuves et de leurs arguments que certains qualifieront de révolutionnaires, et qui racontent très en détail ce cataclysme, énigme millénaire pour les humains qui ne se contentent pas de la pseudo-vérité biblique, précisent :

« Nous allons devoir entraîner le lecteur loin de l'horizon traditionnel des pays bibliques pour qu'il puisse réaliser à quel point les différentes phases du déluge de Noé n'ont pu se dérouler que sur les bords de la mer Noire, à l'exclusion de tout autre point du globe. Le récit de la Genèse sera alors non seulement situé dans le temps et dans l'espace de manière irrécusable, mais chacun des épisodes deviendra plus crédible à la lumière des nouvelles découvertes de la science. »

Il faut constater que cette hypothèse colle admirablement avec les données scientifiques et qu'il revenait à des glaciologues et des hydrologues de résoudre ce mystère plusieurs fois millénaire : « Le Déluge a-t-il vraiment eu lieu ? et si oui, quand ? » Nous allons voir maintenant le déroulement des différentes phases du cataclysme et ses répercussions humaines, qui ont été si importantes que 8700 ans après nous nous en faisons encore l'écho. Avec ce progrès immense de pouvoir croire que le scénario actuellement retenu est assez proche de la réalité des faits.

Un glacier scandinave de plus en plus instable

Le Déluge ne fut qu'un épisode particulièrement spectaculaire d'un processus physique beaucoup plus global et qui démarra bien avant –6700. Depuis plus de 1000 ans, le glacier scandinave, dernier rescapé de la période glaciaire, se désagrégeait progressivement en liaison avec le réchauffement de la température. La base même du gigantesque glacier se réchauffait, ce qui permit la formation de poches d'eau de plus en plus nombreuses et volumineuses au contact du substrat rocheux qui servait d'assise et de point de fixation.

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