Archéologie

Beaucoup d'artéfacts étranges trouvés en Equateur-Part 2

Beaucoup d'artéfacts étranges trouvés en Equateur-Part 2

 

Artefacts crespi1

Je vais continuer à faire le tour de certaines pièces archéologiques découvertes en Equateur et qui sont toujours examinées par les scientifiques pour révéler leurs secrets, origines et méthodes de fabrication. Toujours dans le but bien sûr de prouver ou non leur authenticité et leurs datations (prouver qu’une roche datant de centaines de millions d’années a été gravée il y a quelques milliers d’années est très difficile question précision : les progrès de la recherche technologique à ce niveau, avec plusieurs succès (comme la thermoluminescence, l’analyse des pigments organiques utilisés…) permettent de penser que nous le pourrons bientôt (avec une marge d’erreurs très réduite), mais nous n’en sommes pas encore tout à fait là…

On sait également que les peuples descendants des antiques civilisations de ces régions ont, pour des raisons de survie, fait un commerce de ces artéfacts, à partir du milieu du 20ième siècle, et que certains villages ont été jusqu’à la fabrication moderne, artisanale mais aussi usinée, de copies d’artéfacts antiques… Tous ces faux artéfacts sont évidemment facilement identifiables pour les professionnels mais les touristes les achètent volontiers comme « souvenirs », d’autant plus qu’ils ne sont pas très chers pour des reliques « Incas » ou « Mayas »… Certains scientifiques pensent également que certains de ces artéfacts étranges pourraient être des « hybrides » : des objets réellement antiques, mais retravaillés plus récemment (le récemment peut varier sur 2500 ans tout de même) par les habitants locaux, mais les traces et patinages de couleurs différentes apportés par le temps ont été analysées comme non artificiels (à l’inverse des faux artéfacts récents). J’ai moi-même pensé à une autre explication possible : il s’agit (en ce qui concerne les objets d’origines asiatiques ou égyptiennes et locaux) du trésor d’un conquistador qui a beaucoup voyagé et qui l’a ramené et enterré ici, puis est mort sans pouvoir le récupérer. Cela n’enlève pas toute l’étrangeté de ces objets mais peut fournir une explication sur cette réunion au même endroit de ces objets de cultures proches mais différenciées. Cependant, ma propre réflexion contredit en partie cette idée : rien que le nom local de La Mana, le fait que les objets ont été trouvés en territoire non conquis dans la réalité par les Conquistadores, le fait que d’autres objets similaires ont été trouvés ailleurs et même dans des tombes de datations différentes.

 

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Beaucoup d'artéfacts étranges trouvés en Equateur

Beaucoup d'artéfacts étranges trouvés en Equateur

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Petit historique de la région appelée aujourd’hui Equateur, au sud de l’Amérique Centrale. L’histoire de l’Homme en Equateur commence à peu près il y a quelque 11 000 ans, avec les découvertes de vestiges archéologiques provenant de peuples préhispaniques et préincaïques qui y vivent et qui ont développé leurs propres caractères qui les différencient des Incas. Alors que ces peuples leur ont opposé une longue et farouche résistance avant d’être vaincus, ils sont habituellement confondus avec les Incas. Vers cette période, comme un peu partout dans le monde, une grande glaciation prend fin et la région sort de l’une des périodes les plus froide de la glaciation Wisconsin et commence un processus de réchauffement climatique qui mettra des millénaires pour atteindre nos conditions actuelles.

Ces peuples sont issus des « cultures formatives » américaines d’après les ethnologues : ce terme correspondant au Néolithique européen pour décrire une réalité américaine. Ainsi, on ne parle pas ici de Paléolithique ni de Mésolithique mais de Période Paléo-indienne et de Période Archaïque… On ne sait pas trop ce qu’il se passe entre l’énorme période de ces -12000 ans et environ -500 ans avant JC où la Période de Développement régionale démarre seulement et qui se caractérise par la division de l’espace septentrional des Andes en plusieurs chefferies régionales, connues sous le nom de Signeuries ou Cacicazgos (domaine du Cacique), à la différence des Andes Centrales (Pérou) où se développèrent de grands royaumes tels que Huari, Chimu ou l’Empire des Incas. Petites mais très solides, différenciées et hiérarchisées, ces Seigneuries assirent une partie de leur pouvoir sur le contrôle des bassins fluviaux, sources de produits stratégiques, sur la création et le contrôle d’une force de travail et sur l’échange de matières premières et de produits manufacturés, en particulier à caractère exotique ou somptuaire.

Mais à la fin du XV° siècle ap. JC, ils durent faire face à l’expansionnisme du Tahuantinsuyu, Etat né dans la région de Cuzco qui répandit son influence sur un vaste territoire. L’Empire Inca est l’une des civilisations les plus développées des temps préhispaniques et sa puissance militaire lui permit d’édifier un vaste empire. Au sein de cette entité politique, les régions aujourd’hui nommées Equateur ont joué un rôle important (Cuenca), surtout au moment de la conquête espagnole, dans la mesure où c’est sur ses terres que se sont joués les derniers jours de l’Empire Inca, et où le fabuleux trésor des Empereurs s’est volatilisé…

Mystère équatorien :

Il y a de cela des milliers d’années, les habitants de l’Equateur actuel construisirent un monument de pierre à 2630 mètres de hauteur. Il était situé entre les deux cordillères des Andes, sur une colline appelée le Catequilla. Du sommet du Catequilla et par temps clair, la vue sur les alentours s’étend sur un rayon de 360º et on peut voir tout le site archéologique d’un seul regard. Les deux chaînes de montagnes ralliant le nord au sud, étaient des points d’orientation idéaux. La cordillère Est était utilisée pour déterminer précisément l’apparition des étoiles tandis que la cordillère Ouest permettait de localiser leur disparition.

Catequilla

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Arabie Saoudite : Des empreintes humaines de 85 000 ans

Arabie Saoudite : Des empreintes humaines de 85 000 ans

 

Arabiesaoudite empreintes 85000ans

Les empreintes humaines trouvées dans la région de Tabuk, au nord-ouest de l'Arabie Saoudite, seraient âgées d'au moins 85 000 ans : dernière époque où cet endroit était humide et permettant à des empreintes d'exister. Crédit d'image: Courtoisie: SPA

 

La découverte a été faite par une équipe de chercheurs du Saudi Geological Survey, du SCTH, de l'Université King Saud, de la Fondation Max Planck pour l'histoire humaine, de l'Université d'Oxford, de l'Université de Cambridge et de l'Université de Nouvelle-Galles du SudLes empreintes de pas de nombreux humains, creusées dans les rochers, ont été découvertes sur les rives d'un ancien lit de lac dans le désert de Nafud qui, selon les scientifiques, était autrefois une région luxuriante et humide, il y a environ 85 000 ans. 

C'est une preuve de plus nous disant que l'homme moderne est passé à travers le Sinaï lors d'une très ancienne migration de l'Afrique car ces empreintes de 85 000 ans ont été trouvées dans la région de Tabuk, au nord-ouest de l'Arabie Saoudite. Ce sont les déclarations du Prince Sultan Bin Salman, président de la Commission saoudienne du tourisme et du patrimoine national (SCTH), lors d'une visite au Musée national de Tokyo. Il était l'hôte de l'exposition "Roads of Arabia - Chefs-d'œuvre archéologiques saoudiens à travers les âges".

Les empreintes de pas mènent loin du lac, dans des directions différentes. Les chercheurs disent que la découverte a montré que les chasseurs-cueilleurs étaient venus dans la région à ce moment-là et qu'ils auraient peut-être aussi pêché dans le lac.

 

As tabuk footprints

Michael Petraglia - COURTESY SAUDI PRESS AGENCY (SPA), MINISTRY OF CULTURE AND INFORMATION, SAUDI ARABIA

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Panspermie : 33 scientifiques disent que la pieuvre est extraterrestre

Panspermie : 33 scientifiques disent que la pieuvre est extraterrestre

 

Pieuvre

Ce sont en effet 33 scientifiques, dont certains appartiennent à des universités renommées, qui viennent de faire paraître une publication scientifique apportant des contributions intéressantes à la théorie de la panspermie, c'est à dire l'apparition de la vie sur la Terre à l'aide de bactéries et/ou virus provenant de l'espace. Dans cet article, un chapitre, qui est déjà controversé mais c'est logique de la part des frileux et/ou adeptes de la Terre comme centre de l'univers et de la vie, concerne toute une étude sur la pieuvre et son origine, son évolution...

On peut ici rappeler les diverses théories concernant l'apparition de la vie sur la Terre (et pas extension pour certains, dans l'univers) :

- La théorie la plus classique et la plus acceptée par la communauté scientifique est celle de " la soupe primitive " : à un moment donné X dans l’histoire de la Terre, les conditions auraient été réunies pour que des molécules organiques complexes se forment dans une sorte de " mare chimique " en bordure d'océan. Ces molécules organique se seraient finalement assemblées et sont à l’origine de formes de vie primitive, qui ont fini par évoluer. C'est aussi l'une des théories de Darwin. Cet instant X se serait donc produit il y a environ 500 millions d'années, lors de l'étonnante et soudaine explosion de la diversification des espèces présentes sur notre planète (explosion Cambrienne). On ne connaît pas les raisons de cette date, d'autant plus que notre planète a tout de même 4,5 milliards d'années minimum et que des traces de vie ont été découvertes dès 3,9 milliards d'années... et que toutes les conditions climatiques ou chimiques ont eu le temps d'exister dans l'intervalle...

- La panspermie fait intervenir des germes, ou "briques" de la vie provenant de l'espace, via des météorites ou des comètes, pour l'apparition de la vie basique sur Terre, puis son évolution en formes élaborées et diversifiées. Cette théorie (qui date tout de même de 1870 via John Tyndall​) a vu récemment plusieurs découvertes aller dans son sens, avec notamment la présence importante de molécules organiques macromoléculaires (déjà "assemblées" et grandes !) révélées sur la comète Tchouri par la sonde Rosetta. On peut aussi ajouter des molécules organiques trouvées sur la météorite de Murchison, tombée en Australie en 1969, mais aussi la découverte de bactéries "extraterrestres" dans la stratosphère, à plus de 30 km de la surface de la Terre, sans oublier la découverte de la survie de bactéries dans l'espace au niveau de l'ISS par exemple... Cet apport de molécules extraterrestres se serait donc produit en nombre peu avant l'explosion Cambrienne... ce qui n'est pas non plus démenti par les découvertes de chutes d'astéroïdes et/ou comètes sur la Terre...

- Une troisième hypothèse n'est pas non plus totalement repoussée par plusieurs scientifiques de pointe, d'autant plus qu'elle est intermédiaire entre les deux premières et la quatrième : l'apport volontaire (ou non !) des germes nécessaires à la vie sur Terre par la visite d'êtres extraterrestres déjà évolués (l'univers ayant + de 13 milliards d'années d'existence par rapport aux 4,5 milliards de la Terre) sur notre planète, à l'ère du Cambrien donc et ayant par la suite pratiqué les manipulations chimiques et génétiques nécessaires à une évolution plus ou moins contrôlée...

- Ce qui nous amène à la quatrième hypothèse, celle-ci admise par un grand nombre de non-scientifiques dans le monde : celle d'un dieu créateur, à l'origine de la vie non seulement sur Terre mais dans l'univers... avec comme toile de fond la possibilité que des extra-terrestres très évolués aient été pris (ou se sont fait passés) pour des ou un dieu à un moment donné lors de cette évolution de la vie vers l'intelligence...

Mais revenons à nos moutons, qui ont pour une fois la forme de pieuvres ! :

 

Pieuvre

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Irak : L'antique cité mésopotamienne de Mardama identifiée

Irak : L'antique cité mésopotamienne de Mardama identifiée

 

The remains of the royal city mardama mini

Le site est fouillé depuis 2013 mais c'est la traduction de tablettes cunéiformes découvertes en automne 2017, dont j'avais parlé (voir lien ci-dessous) à l'époque, qui ont pu révéler le nom de la cité enterrée sous ce tel situé dans le nord de l'Irak, dans la région surnommée Kurdistan de nos jours. 

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/kurdistan-decouverte-de-tablettes-cuneiformes-de-l-empire-assyrien.html

La cité de Mardama (ou Mardaman) était connue des historiens car plusieurs anciens textes babyloniens (qui citent au moins un roi de Mardaman : Tish-Ulme) en parlait comme d'une cité royale, possible capitale d'un ancien royaume conquis par les Assyriens, sans indications géographiques... Les datations font remonter à il y a 4 800 ans la fondation de cette cité.

C'est récemment que Betina Faist, philologue (experte en langues) à l'Université de Heidelberg en Allemagne, a déchiffré le texte sur les tablettes, pour retrouver le nom de cette ville antique...

The remains of the royal city mardamaLes vestiges de l'antique Mardama à Bassetki, Iraq. Credit: Matthias Lang/ Benjamin Glissmann, University of Tübingen eScience-Center

Les anciens textes nous apprennent aussi que la cité a été en relation amicales ou hostiles avec plusieurs anciens royaumes, dont celui de Mari :

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Ecosse : nouvelles suppositions sur les pierres vitrifiées

Ecosse : nouvelles suppositions sur les pierres vitrifiées

 

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Une équipe de bénévoles et d'archéologues de la Forestry Enterprise Scotland et de la Stirling University ont étudié quelle sources de chaleur possibles seraient assez chaudes pour faire entrer en fusion les pierres des forteresses de l'âge du fer. Leur rapport vient de paraître dans The Scotsman.

Au cours des années, un certain nombre d'expériences ont été menées au Dun Deardail à Glen Nevis pour établir comment des températures assez chaudes pour se faire fusionner les pierres ensemble, dans un processus appelé vitrification, ont été possible au fort, qui a servi de citadelle Picte (les Pictes (Hommes peints) étant possiblement les descendants des Caledonii mentionnés par les Romains). Dun Deardail, qui a été créé (d'après des datations C14 indirectes, à côté du site) autour de 500 avant JC et a servi d'abord de fort celtique (Caledonii ?) et de citadelle des Pictes ensuite, est l'un des (au moins) 60 autres sites vitrifiés en Ecosse...

 

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Exemple de vitrification. Crédit : (jp.morteveille, via Wikimedia Commons)

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Inde : Delhi plus ancienne que prévu et reliée aux mythes

Inde : Delhi plus ancienne que prévu et reliée aux anciens mythes

 

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A la recherche du royaume mythique des Pandavas, l'ASI (Archaeological Survey of India) a entrepris des fouilles à Purana Qila (quartier de Delhi)  pour trouver la ville perdue d'Indraprastha, mentionnée notamment lors de la période Mahabharata. Et, après avoir excavé 10 mètres de longueur, l'ASI a atteint, à 4,5 mètres de profondeur, la couche pré-Maurias, qui contenait bel et bien les fameux artefacts peints en gris (PGW) attribués à la première grande culture ayant accompagné la chute de la civilisation de l'Indus et héritière de l'âge du fer en Inde (1500 à 200 Avant Jc). Cette simple découverte en-dessous de Delhi prouve que cette dernière est plus ancienne que supposée jusqu'à présent, et la repousse au minimum au 6ème siècle avant JC, puisque cette culture particulière s'est répandue de environ 2170 à 600 avant JC (d'après les récentes découvertes et datations de l'Université de Cambridge).

Cette découverte relie la culture PGW à la période védique (milieu et tardive) et confirmerait les suppositions de l'archéologue Braj Basi Lal faites dans les années 1950 :  l'archéologue BB Lal a associé Hastinapura, Mathura, Ahichatra, Kampilya, Barnava, Kurukshetra et d'autres sites de la culture PGW à la période du Mahabharata. En outre, il a souligné que le Mahabharata mentionne une inondation et qu'une couche de débris d'inondation a été trouvée à Hastinapura. BB Lal confirma que Mahabharata est associé à des sites PGW dans une présentation récente de 2012 au Séminaire international sur le Mahabharata tenu par Draupadi Trust et donne une date pour 900 Avant JC pour la guerre racontée dans le Mahabharata.

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Espagne : une hache de pierre de plus de 800000 ans

Espagne : une hache de pierre dans une couche de plus de 800000 ans

 

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Les archéologues de l'université de Murcie en Espagne viennent de confirmer, dans une publication de la revue Historical Biology, que les sédiments contenant des vestiges culturels humains dans la roche de Cueva Negra del Estrecho del Río Quípar, dans le sud-est de l'Espagne, datent de plus de 800 000 ans. Les sédiments comprennent une hache à main en pierre de style Acheuléen et des preuves de l'utilisation du feu dans la roche.

" Nous considérons son âge comme assez probable entre 865 000 et 810 000 ans ", a déclaré Michael Walker, de l'université de Murcie en Espagne, un chercheur principal sur Cueva Negra. " Jusqu'à présent, les haches à main en Europe n'avaient pas été enregistrées avant il y a 500 000 ans ", a déclaré Walker. De plus, ajoute-t-il, " l'évidence de la combustion [utilisation du feu] est aussi la plus ancienne en dehors de l'Afrique ".

Les nouveaux résultats de datation ont été obtenus grâce à l'analyse biochronologique des restes de dents de petits mammifères trouvés dans la roche de Cueva Negra, indiquant qu'ils se sont accumulés (dans ces sédiments) pendant ce qui est techniquement appelé le Matuyama magnetochron, ou entre 0,99 et 0,78 Million d'année.

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Courtesy Michael Walker, et. al.

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Un hominidé présent dans les Philippines il y a 700 000 ans

Un hominidé présent dans les Philippines il y a 700 000 ans

 

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Les archéologues ont découvert un regroupement d'os de rhinocéros dépecés et des douzaines d'outils en pierre sur la plus grande île des Philippines, Luzon. La découverte repousse les premières preuves de l'occupation humaine des Philippines de plus de 600 000 ans, et les archéologues se demandent qui sont ces humains anciens et comment ils ont pu traverser les mers profondes qui entourent cette île et d'autres en Asie du Sud-Est.

" La seule chose qui manque est le fossile de l'hominidé ", explique l'archéologue Adam Brumm de l'université Griffith de Nathan en Australie. Ce dernier dit que c'est effectivement une découverte chanceuse et extraordinaire.

 

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Une équipe de préhistoriens viennent de mettre à jour des traces d'activités humaines vieilles de 709.000 ans sur l'île de Luzon, la principale de l'archipel des Philippines. — © MNHN, Thomas INGICCO, Mission archéologique MARCHE (MEAE)

Les chercheurs ont découvert que 75% d'un squelette de rhinocéros fossilisé et des os de jambes étaient encore marqués par les outils qui retiraient leur viande et leur moelle. Ils se trouvaient dans une ancienne boue qui avait rempli un chenal encore plus ancien. Pour déterminer l'âge du site, nommé site Kalinga, les chercheurs ont daté l'émail de l'une des dents du rhinocéros, ainsi que les grains de quartz incrustés dans les sédiments au-dessus et en dessous des os, en utilisant la résonance électronique (ESR) qui mesure l'accumulation d'électrons dans un matériau qui est exposé au rayonnement au fil du tempsL'équipe a daté la couche de sédiments au fond à environ 727 000 ans, la dent de rhinocéros à environ 709 000 ans et la couche de sédiment supérieure à environ 701 000 ans. Plusieurs experts indépendants se disent impressionnés par l'utilisation de la technique par l'équipe. "Ils l'ont clouée", explique Alistair Pike, un expert en datation archéologique à l'Université de Southampton au Royaume-Uni au sujet de la datation.

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Oural : la célèbre idole en bois Shigir redatée à 11500 ans !

Oural : la célèbre idole en bois Shigir redatée à 11500 ans !

 

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J'ai déjà parlé de cette étonnante grande idole gravée dans du bois (la plus ancienne au monde en fait) à l'occasion d'une étude assez récente, mais une nouvelle étude due à l'intérêt soulevé par ce très ancien objet bouleverse encore les données. Voici tout d'abord les liens des précédents articles (2014 et 2017) concernant cet objet découvert en 1890 et remarquablement conservé par une tourbière (et maintenant sous verre) malgré le temps :

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/russie-oural-nouveautes-sur-la-plus-vieille-idole-en-bois.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/visite-des-regions-prehistoriques-russes.html

 

Lors de l'avant-dernière étude, il avait été prouvé que la statue en bois avait été gravée à l'aide de dents de castor et une estimation de datation avait déjà repoussé son ancienneté à 9000 ans environ Avant J.-C. Cette nouvelle étude avait pour but d'affiner la datation de cet étonnant objet gravé de signes et symboles (mais déjà considérés comme parmi les plus anciens signes ou possibles écrits au monde connus par certains), à l'aide d'outils sophistiqués et à la pointe de la technologie actuelle...

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USA : le mystère des billes des indiens Hopewell résolu ?

USA : le mystère des billes des indiens Hopewell (2000 ans) résolu très probablement

 

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Découverts en 1920 par Henry Shetrone, un archéologue au Ohio History Connection qui avait fouillé Seip Mound près de Chillicothe, dans l'Ohio, ces cinq cailloux ronds gravés avaient conservé leur mystère depuis. Henry Shetrone avait supposé à l'époque qu'il s'agissait de billes d'enfants indiens, mais le peu de trouvailles de ce genre permettait de douter de cette supposition. Seip Mound, construit par la culture Hopewell il y a environ 2 000 ans, fait maintenant partie du parc historique national "Hopewell Culture".

 

Pierresgravees hopewell 2000ansCrédit : Ohio History Connection

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La Mer du Nord à nouveau explorée

La Mer du Nord à nouveau explorée

 

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J'en ai déjà parlé à plusieurs reprises et d'autres découvertes ont eu lieu depuis, notamment la preuve qu'il a existé pendant quelques centaines d'années avant la séparation définitive des îles britanniques du continent européen, un véritable pont, dont la rupture a donné d'abord une cascade énorme qui a creusé le sol entre la France et l'Angleterre, précédant de peu un fleuve bouillonnant devenant la Manche, les eaux de la Mer du Nord provoquant une inondation brutale à cette époque. En ce qui concerne la Mer du Nord, plusieurs découvertes faites d'abord par des pêcheurs puis des plongeurs archéologues, alors que les cartes des fonds marins étaient affinées aussi par les spécialistes des pétroles, ont confirmé que non seulement une faune terrestre (dont des mammouths) déambulait alors sur une terre à l'air libre, mais aussi des hominidés probablement des érectus, puis des néandertaliens puis des hommes modernes. Voici les liens vers ces articles précédents, tant sur la Mer du Nord que les terres englouties au large des îles britanniques ou de la Baltique par exemple ou de la France :

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/la-mission-britannique-atlantis-decouvre-un-monde-englouti.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/actualite/mer-du-nord-un-yellowstone-inconsidere.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/environnement-planete-terre/les-tsunamis-nord-europeens.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/baltique-un-site-prehistorique-englouti-au-sud-de-la-suede.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/des-plongeurs-suedois-ont-trouve-des-reliques-de-11-000-ans-en-mer-baltique.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/une-foret-galloise-engloutie-il-y-a-5000-ans-refait-surface.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/angleterre-des-empreintes-humaines-vieilles-de-800-000-ans.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/archeologie-la-montee-des-eaux-a-englouti-une-partie-de-la-prehistoire-francaise.html

 

11 fevrier 2008 satellite europeen envisatcrédit : ESA

 

Après la mission britannique "Atlantis", c'est une équipe de scientifiques composée de britanniques et de belges qui est en train en ce moment même d'explorer la Mer du Nord, au large de Norfolk, à bord du navire belge RV Belgica. L'équipe a pour objectif de cartographier la zone de Brown Bank, une crête de sable d'environ 30 km de long sur laquelle ils pensent que des peuples du Mésolithique ont vécu entre 10 000 et 5 000 ans avant JC. En effet, au cours des dernières années, des équipes de chalutiers et des chercheurs ont trouvé des ossements d'animaux préhistoriques et des outils de base en pierre dans les sédiments de la mer du Nord​...

 

Rv belgicaLe RV Belgica en route vers le Banc de Brown

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Des anciens textes ou codex mystérieux

Des anciens textes ou codex mystérieux

 

Codexgrolier maya

 

Au fil du temps ont été découverts des textes, certains surnommés "codex", dont certains ont pu être déchiffrés et datés, authentifiés, d'autres non. Ces différents textes font évidemment l'objet de continuelles analyses précises car ils pourraient révéler des choses inconnues et importantes sur une ancienne culture méconnue. La plupart du temps écrits dans un écriture morte et rare, voir même indéchiffrée partiellement, voici quelques exemples de textes qui ont pu révéler juste une partie permettant de donner un sens à leur histoire, alors que d'autres continuent à complètement dérouter les archéologues et spécialistes des langues...

Papyrus pharaon senwosret i

Ce papyrus ancien de 1500 ans d'après les datations a été trouvé près de la pyramide du pharaon Senusret I (1971 à 1926 Avant J.-C.)

Crédit: Fonds Rogers, 1934 / Public Domain

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Mexique : De nouveaux artefacts étranges trouvés vers Tarimoro ?

Mexique : De nouveaux artefacts étranges trouvés vers Tarimoro ?

 

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Une nouvelle vidéo vient d'apparaître sur internet, en provenance du Mexique comme plusieurs autres, (voir à Veracruz et à Ojuelos de Jalisco par exemple - liens en bas), mais cette fois-ci dans une autre région encore, celle de Guanajuato, une petite région mexicaine située dans le centre du pays au nord-ouest de la capitale. Comme avec toutes ces vidéos et photos provenant de découvertes par des locaux et non des archéologues ou spécialistes, il convient d'être très prudent mais le nombre de ces nouvelles pièces, ainsi que de fortes similitudes avec des pièces (et déités) assimilées par l'archéologie officielle aux fabrications des Toltèques est encourageante quant à leur véracité. On se souviendra tout de même que les autres pièces, dont certaines assez proches artistiquement parlant ou question représentativité, ont été assimilées par certains aux Olmèques et/ou Mayas du côtés de Veracruz et aux Aztèques du côté de Ojuelos de Jalisco. Mais la réutilisation des outils et arts par les différentes civilisations se succédant dans des endroits somme toute assez peu éloignés sur la durée temporelle a toujours compliquée la tâche des archéologues au niveau identification et déductions...

La visualisation de cette petite vidéo (ci-dessous) semble indiquer que les objets ont été regroupés au domicile d'un collectionneur. On distingue au mur rapidement quelques photos montrant des ruines et éventuellement le lieu de la découverte. Une enquête rapide permet de constater que dans cette région (l'une des plus petites du Mexique) se trouve au moins 4 anciennes cités précolombiennes en ruines assez identifiées mais peu connues et gardant encore une bonne part de leurs mystères. Je profite donc de ce petit film, que vous pouvez découvrir ci-dessous, avec des images étonnantes d'artefacts semblant une nouvelle fois montrer des "petits gris" aux yeux et crânes proéminents, tri ou quadridactyles, accompagnés de "soucoupes" assez caractéristiques. Notons aussi que dans cette ville de Tarimoro, où ont été regroupés les artefacts, existe pas moins de 10 musées regroupant tant des objets précolombiens que datés de l'époque colombienne, sans oublier le fameux musée des momies qui date du 19ème siècle et illustre aussi plusieurs légendes locales :

Zonas arqueologicas guanajuato canada virgen

zonas arqueologicas guanajuato canada virgen : l'une des quatre cités antiques régionales

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L'origine des Incas dévoilée par la génétique ?

L'origine des Incas dévoilée par la génétique ?

 

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La génétique des héritiers modernes des Incas jette une nouvelle lumière sur leurs origines et leurs lignages. La première étude sur les familles d'ascendance documentée de la noblesse Inca montre au moins deux groupes patrilinéaires et leurs origines liées au lac Titicaca et à la région du sud de Cusco. 

UNIVERSITÉ DE SAN MARTIN DE PORRES - Une équipe multinationale sud-américaine du Pérou, du Brésil et de la Bolivie dirigée par l'  Université de San Martin de Porres  à Lima, au Pérou, a publié la première étude génétique sur les descendants modernes des lignées impériales incas dans la revue  Molecular Génétique et génomique. Ce travail soutenu par des fonds du projet Genographic (Geno 2.0), montre de nouvelles perspectives sur les origines et les lignées Inca... :

 

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Ruines des temples de Mauka llacta dans le district de Paccarictambo à environ 50 km au sud de Cusco, construits par les Incas en l'honneur de leurs ancêtres. Une des origines intermédiaires probables de la lignée inca dans le voyage vers Cusco. Crédits : Ricardo Fujita

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