archaeology

Les pygmées n'ont probablement pas le "Hobbit" comme ancêtre

Les pygmées n'ont probablement pas le "Hobbit" comme ancêtre

 

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Tête de Homo Floresiensis ou "Hobbit" - Indonésie

 

Cela n'a qu'un rapport lointain avec les personnages créés par Tolkien dans ses romans liés au Seigneur des Anneaux, les Hobbits, mais c'est bien le surnom donné à un hominidé découvert sur l'île indonésienne de Flores, Homo Floresiensis. J'ai déjà parlé de ce petit hominidé, soupçonné comme étant une mutation locale (dû à l'isolement de l'île, bien qu'il ait bien fallut que ce dernier y débarque un jour) de Homo Erectus :

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/homo-floresiensis-dit-le-hobbit-avait-un-plus-gros-cerveau-que-prevu.html

 

Flores pygmees

Fig. 1 Sampling location and genomic variation of the Flores pygmies.

(A) Location of Flores pygmy village and populations integrated into the analysis. The inset shows a subset of 85 populations from East Asia (EA), ISEA, and Oceania used for the PCA. The Rampasasa village (red square) is close to the Liang Bua cave, where H. floresiensis fossils were excavated. (B) PCA performed on 85 populations (13). (C) ADMIXTURE results for K = 6 clusters are shown for 96 worldwide populations (13).

Cette fois, c'est une étude génétique qui a tenté de de révéler de nouvelles choses sur le petit hominidé, bien que la tâche ne soit pas aisée car aucun ADN n'a pour l'instant pu être tiré des ossements du "Hobbit"... :

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Mexique : Importantes peintures rupestres trouvées dans une grotte

Mexique : Importantes peintures rupestres trouvées dans une grotte du Yucatan

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MERIDA, Mexique - Au plus profond de la jungle, l'archéologue Sergio Grosjean Abimerhi et son équipe ont découvert ce qui pourrait être les peintures rupestres mayas les plus importantes de la péninsule du Yucatan. En trouvant l'ouverture d'un gouffre en pleine jungle, ils y sont descendus avec une corde en rappel sur 12 mètres pour trouver une grotte avec un cénote remplie d'eau bleue...

Les peintures couvrent une roche d'environ 15 mètres (49 pieds) de long et 5 mètres de haut à l'intérieur d'une grotte dans l'état du Yucatan oriental, qui contient également un petit gouffre (sinkhole - Cénote) contenant de l'eau bleue. 

" Ce ne sont pas les seules peintures rupestres du Yucatan, mais elles sont les plus importantes car elles ont de nombreux éléments: oiseaux, mammifères, croix, figures géométriques, formes humaines dont un guerrier, ainsi que des mains à la fois négatives et positives ", A déclaré Grosjean, également directeur de l'Institut mexicain de l'écologie, des sciences et de la culture.

 

Peinturesrupestresyucatan0La descente dans la grotte (crédit Sergio Grosjean Abimerhi)

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La civilisation égyptienne plus ancienne que supposée ?

La civilisation égyptienne plus ancienne que supposée ?

 

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(Nawamis Al Ayn) - Les Nawamis ont été utilisés comme des tombes à l'âge du bronze, mais ont-ils été des habitations préhistoriques à l'origine, en certains endroits ?

 

La vision que le commun des mortels a de l'ancienne Egypte est, à l'heure actuelle, toujours basée sur un savoir daté des années 1950-1960, bien que, pour les spécialistes et égyptologues, de nombreuses découvertes ont modifié depuis cette image. En fait, ces nouvelles découvertes, et ce n'est pas qu'en égyptologie que le problème existe, ont bien du mal a sortir du cadre des réunions et même rapports scientifiques des échanges entre spécialistes. Les médias s'en font parfois l'écho, mais seul un public averti s'y intéresse en général et pour le restant, c'est oublié le lendemain d'une éventuelle diffusion médiatique... les vieilles étiquettes dans les musées ont la vie dure et c'est principalement ce que le public curieux retient bien souvent, en l'absence de mise à jour !

Si on fait un résumé de ce qui est encore de nos jour trouvable sur internet, l'Histoire de l'Egypte ancienne est assez tronquée et les choses ne sont réellement developpée que sur les dynasties pharaoniques les plus connues (et étudiées) et riches en histoire. Ce n'est pas très surprenant en soit car même en regardant l'Histoire de France par exemple, on peut s'apercevoir que l'Histoire des rois mérovingiens et tout de même beaucoup moins développée (et connue il est vrai) que celle des carolingiens. En ce qui concerne l'Egypte, on a souvent comme toute première référence le fait que (je cite) : " Des galets aménagés attestent d’une présence humaine remontant à cinq cent mille ans ". 500 000 ans, ça nous amène (à priori et jusqu'à nouvelle découverte) aux Homo Erectus ou aux premiers Homo Néandertaliens arquaïques. Puis, on passe directement à 4000 ans avant JC (en général) ! : " Au IVe millénaire Avant JC, apparaît la première civilisation identifiable, la civilisation nilotique, sur les sites de Badari et el-Amrah. Les populations chassées du Sahara par l’assèchement du climat s’étaient établies dans la vallée où une vie sociale s’organisa dans les villages. Les cultures badarienne et amratienne correspondent à l’apparition de l’agriculture (culture de l’orge et du blé ), de l’écriture, du premier artisanat (couteaux de silex, vases), mais aussi de nouveaux rites funéraires : les morts, désormais, sont enterrés. En fait, les nouvelles découvertes font remonter à environ 7000 à même 9000 ans l'apparition de l'agriculture et de l'élevage selon les régions, et aussi l'artisanat et les rites funéraires : c'est le néolithique, qui a précédé l'âge de bronze...

Plus tard, un peuple chamito-sémitique, les Guerzéens, vint se mêler aux populations du Nil dans la région du Fayoum. La civilisation guerzéenne étendit son influence depuis la Nubie jusqu’au Delta. Elle se caractérise notamment par un art et une technique remarquables (peinture au trait blanc sur fond lisse rosé, outils et armes). Les cités qui se constituèrent dans la vallée se regroupèrent progressivement, durant la seconde moitié du IVe millénaire, en deux royaumes, celui de Bouto, en Basse-Égypte, et celui de Hiéraconpolis, en Haute-Égypte, formant une dynastie (deux en fait !) que les archéologues ont proposé de dénommer « zéro » "...

L’histoire, proprement dite, de l’Égypte pharaonique débute avec le roi Narmer (identifié à Ménès), originaire de Hiérakonpolis, qui unifie sous son sceptre la Haute et la Basse-Égypte et installe sa capitale à This, à proximité d’Abydos. Intercesseur entre les dieux et les hommes, il ceignit la couronne blanche de la Haute-Égypte (hedjet) et la couronne rouge de la Basse-Égypte (deshret), geste que renouvelèrent les pharaons égyptiens jusqu’à la conquête d’Alexandre le Grand. Avec ses descendants, il constitue ce qu’on appelle la première dynastie d’Égypte.
Les recherches archéologiques portant sur les nécropoles d’Abydos et de Saqqarah permettent de penser que les deux dynasties thinites jetèrent les bases de la monarchie de droit divin et de l’administration centrale. Les terres furent mises en valeur grâce au développement de l’irrigation. C'est l'époque thinite (3100 à 2700 Avant JC) : 1re et 2e dynasties pharaoniques officielles...

La période la plus connue et étudiée étant la suivante, je vais m'arrêter ici pour ce petit historique, en rappelant que j'ai déjà à plusieurs reprises relayé les récentes découvertes et avis de plusieurs scientifiques ou spécialistes sur les périodes ci-dessus, avec des précisions très intéressantes, ainsi que de nouveaux questionnements et énigmes, évidemment, car cela va de pair avec les avancées scientifiques. Voici quelques liens concernant ces précédents articles, avant la suite de très récentes découvertes, qui émanent d'un scientifiques officiel et reconnu, qui ont été largement commentées dans les médias égyptiens (sur toutes les télévisions et journaux), mais curieusement très peu en occident. Et pour cause : ces nouvelles découvertes et nouvelles redatations de précédentes découvertes... remettent en question les datations des scientifiques occidentaux et une partie de l'histoire égyptienne, écrite non pas par les premiers explorateurs, qui, comme l'égyptologue français Maspero, dès 1885, affirme que les premiers textes des anciens égyptiens " étaient déjà parfaitement composés avant la 1ère dynastie ", mais par des historiens et archéologues " de salons " (et souvent très inspirés par la Franc-Maçonnerie incontournable de l'époque), qui ne semble par correspondre à une réalité de terrain mais à une réalité immaginée souvent dans des salons enfumés par des gens surtout empressés de justifier leurs bourses d'études et subventions universitaires...

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/l-egypte-prehistorique-devoilee-petit-a-petit.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/egypte-les-mysteres-des-debuts.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/egyptologie-une-momification-pre-dynastique.html

Ainsi, l’archéologue français Emile Amelineau, vers 1890 trouve des preuves de l’existence d’un peuple avancé avant la 1ère dynastie officielle.  Amelineau  a trouvé beaucoup d’artéfacts à Abydos. Le nom de ce peuple noir était Anu/Aunu. Ils sont les fondateurs des villes d’Esna (Anutseni), d’Arment (Anu Menti), de Gebelein (Anu). Ils travaillaient le métal, faisaient de l’agriculture intensive et avaient du bétail… Et des experts comme Chandler par exemple, pensent qu’Osiris, Horus, Hermes etc, étaient des  Aunu. Et Anu était aussi le nom d’Osiris, et il était censé être le 4ème pharaon sur Terre, ensuite, nous savons aussi que les Grecs l’ont appelé: Onnuphris: «Le Bon». Au 20ème siècle, l'explorateur-archéologue britannique Flinders Petrie a trouvé à Abydos un document Anu fantastique: C’est une tuile de faïence où est dépeint un chef Aunu avec son nom et son adresse à Arment... Les travaux de la comtesse ethnologue et archéologue Marcelle Weissen-Szumlanska et ses publications à la moitié du 20ème siècle sont à ce titre remarquables, notamment dans ses ouvrages " Origines Atlantiques des anciens égyptiens " (1965) ou encore " Les Hommes Rouges ". En effet, elle est la première a redécouvrir et suivre les anciennes routes partant de l'Océan atlantique, c'est à dire du Maroc et des îles Canaries jusqu'au Nil. Ses hypothèses sont bien sûr discutables, mais ses voyages et ses descriptions apportent du moulin à son travail... d'autant plus que nombre de ses découvertes, mentionnées dans ses livres, ont été attestées et même "redécouvertes" depuis, et même parfois attribuées à d'autres. Il faut dire que la scientifique femme a eu beaucoup de mal à se faire entendre, évidemment, dans un univers où l'archéologie et l'exploration était surtout du domaine masculin...

A ce titre, elle mérite d'être citée, car elle a bien effectué ce long voyage à la fin des années 50, pour vérifier la valeur des textes antiques (par exemple les textes de Menethon et d'Homère) ainsi que les propos d’Hérodote. En fait, ses conclusions sont étonnantes car Marcelle Weissen-Szumlanska déduit que la civilisation du Nil remonte à environ 10 000 à 12 000 années. Explorant le Sud marocain, elle reconnut, du cap Draa jusqu'à Reggane, le tracé de la piste des grands nomades continuant la route impériale de la carte d'Hérodote. Cette route, qui va de Djerba, en Tunisie, au lac Tritonis, aurait été " celIe qu'empruntaient les Atlantes avant le déluge pour commercer avec l'Égypte "... Mais il y a aussi la préface du Dr M. Martiny (extraits) : 

Extraitpreface1

Suite extraits ci-dessous :

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Chine : Homo Erectus pourrait être apparu en Chine et non en Afrique !

Chine : Homo Erectus pourrait être apparu en Chine et non en Afrique !

 

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Une équipe chinoise a creusé le site de Sangchen pendant 13 ans pour en extraire des outils de pierre laissés par un hominidé (qui n'est pas obligatoirement un de nos ancêtres...). © Zhaoyu Zhu, Académie des sciences de Chine

 

Décidément, les origines de l'être Humain (avec un grand H car on parle logiquement de ses ancêtres quand on parle des origines) deviennent de plus en plus discutées et complexes avec la science moderne, les nouvelles découvertes et avancées des techniques archéologiques et de datations... En effet, après la découverte récente de nombreux outils de pierre (et donc logiquement attribués à un hominine) dans les Philippines (Asie), datés de 700 000 ans, mais malheureusement sans traces d'ossements liés, la même chose s'est produite en Chine, mais avec des datations allant jusqu'au triple par rapport aux Philippines !...

Il s'agit ici des plus anciens artefacts et outils de pierre découverts en-dehors de l'Afrique, trouvés par une équipe chinoise dirigée par le professeur Zhaoyu Zhu de l'Académie chinoise des sciences, accompagné par le professeur Robin Dennell de l'université d'Exeter. Les outils ont été découverts dans une localité appelée Shangchen dans le sud du plateau de Loess en Chine. Les plus anciens sont datés de 2,12 millions d'années, et sont donc plus anciens de 270 000 ans que les ossements et les outils en pierre de 1,85 million d'années de Dmanisi, en Géorgie, qui étaient auparavant la première preuve d'une Humanité en dehors de l'Afrique. En effet, il est estimé depuis des décennies que le premier à avoir quitté l'afrique dans la famille des Homo (qui exclue les Australopithèques par exemple), est probablement l'Homo Erectus (bien que ce soit contesté et que des traces d'Homo Habilis hors d'Afrique existeraient aussi !). Mais est-ce une bonne déduction, finalement ? car l'Homo Erectus africain est maintenant plus récent que l'asiatique...

Cette nouvelle publication scientifique (dans Nature du 11-07-2018 et dans un communiqué de presse de l'Université d'Exeter) remet en fait beaucoup plus de choses en question... :

 

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La région de la découverte, le plateau de Loess en Chine

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Turquie : découvertes dans les ruines de Sardes, Capitale des Lydiens

Turquie : découvertes dans les ruines de Sardes, Capitale des Lydiens

 

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L'antique Royaume de Lydie est le sujet de légendes très anciennes et fait partie des mythologies grecques, perses et romaines. Des mythes bel et bien basés sur des faits réels car cette civilisation a bien existé et plusieurs textes antiques y font référence... et nous sommes encore très concernés par ceux-ci, car c'est l'endroit où l'argent, la monnaie d'échange qui domine encore notre existence (de façon assez négative quand on voit les conséquences peu heureuses qui minent notre propre civilisation), a été inventé, il y a environ 3000 ans... J'en ai largement parlé ici de ces anciennes légendes basées sur des personnages non moins mythiques et pourtant si humains, comme l'ancêtre supposé (Gigès ou Gygès) de Crésus, et ce dernier... :

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/prehistoire-antiquite/giges-le-mysterieux-inventeur-de-la-monnaie-metallique.html

Mais attention, l'invention de la monnaie métallique par les Lydiens (nommés Lud par les anciens égyptiens et aussi dans la Bible, mais comme Méoniens par Homère), n'est pas l'invention de l'intérêt sur des prêts, ou de l'usure : ce sont bel et bien les Sumériens (aidés par leurs "Dieux" ?) qui ont inventé (ou leurs propres ancêtres) la monnaie virtuelle et scripturale en premiers, ainsi que le prêt et les intérêts sur les prêts, des systèmes de comptabilité très sophistiqués : pouvez-vous réaliser que ce qu'ils ont inventé en 2800 AVANT JC n'a été redécouvert qu'au Moyen-Age en Italie du nord ?

 

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L'une des premières pièce de monnaie au monde, en électrum (alliage d'or et d'argent), datée de environ 700 Avant JC, et représentant le Lion de Lydie (en Turquie actuelle).

 

Mais revenons sur ces nouvelles découvertes situées sur l'emplacement de l'antique palais royal de la capitale lydienne, Sardes. Après avoir atteint un niveau où des traces du sol de l'ancien palais détruit sont apparues, des preuves de la bataille finale ayant entraîné la chute du royaume de Lydie ont été découvertes, sous la forme d'armes de guerre. De nombreuses têtes de flèches. Le niveau de l'âge du bronze a ensuite été trouvé, trois mètres plus bas, et les archéologues comptent encore creuser sur 10 mètres de profondeur pour atteindre les niveaux supposés des premières habitations locales... (voir plus bas).

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Les ruines de Sardes

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Homo Sapiens : Nouvelles propositions sur son évolution

Homo Sapiens : Nouvelles propositions sur son évolution

 

Afrique 300000ansL'Afrique il y a +300 000 ans

 

Une nouvelle parution scientifique (https://www.cell.com/trends/ecology-evolution/fulltext/S0169-5347(18)30117-4) fait le point sur les nouvelles découvertes concernant directement les origines et évolutions de l'Homme Moderne (Homo Sapiens), qui suggèrent que notre espèce ne proviendrait pas d'un seul endroit donné, mais plutôt que tout le continent africain serait notre berceau. Ou tout au moins, aurait servi de multiples "pouponnières" à celui qui deviendrait l'homme moderne...

Jusqu'à présent, et c'est encore ce que certains apprennent à l'école de façon probablement erronée, la théorie était que notre espèce actuelle descendait d'un groupe d'hominidés qui vivaient quelque part en Afrique il y a environ 200 000 ans. Certains scientifiques ont placé cette origine en Afrique de l'Est; d'autres ont défendu un lieu de naissance méridional. Dans les deux cas, le récit commence toujours à un endroit. Ces hominidés ancestraux, probablement Homo heidelbergensis, accumulaient lentement les traits caractéristiques de notre espèce: le crâne arrondi, le petit visage, le menton proéminent, des outils avancés et une culture sophistiquée. De ce berceau précoce, nous nous sommes ensuite répandus à travers l'Afrique, et finalement dans le monde entier... Mais les récentes découvertes font que, de plus en plus de scientifiques repoussent cette idée. Car ce récit de manuel scolaire a tort dans sa simplicité, sa linéarité et sa géographie. Oui, nous avons probablement évolué à partir d'hominidés ancestraux en Afrique, mais nous l'avons fait d'une manière compliquée, qui implique tout le continent, et non pas un seul groupe et une seule région...

Considérez les fossiles humains antiques d'une caverne marocaine appelée Jebel Irhoud, qui ont été décrits juste l'année dernièreCes ossements, âgés de 315 000 ans, sont les plus anciens fossiles connus de l'Homo sapiensIls ont non seulement repoussé l'aube proposée de notre espèce, mais ils ont ajouté l'Afrique du Nord-Ouest à la liste des sites d'origine possibles. Ils ont également eu une combinaison étrange de traits, combinant les visages plats des humains modernes avec les crânes allongés des espèces antiques comme Homo erectus. En les regardant de face, ils auraient pu passer pour nous; En les regardant de profil, ils se seraient distingués...

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Changements évolutionnaires de la forme du crâne humain, d'une forme allongée à une forme globulaire. Ce dernier évolue au sein de la lignée H. sapiens par une expansion du cervelet et un gonflement du pariétal. (à Gauche) Tomodensitométrie micro-informatique de Jebel Irhoud 1 (~ 300 000 ans, Afrique du Nord). (à Droite) Qafzeh 9 (~ 95 000 ans, le Levant). Crédits : curators of the original fossils in Morocco and Israel, and J-J. Hublin.

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Une nouvelle technique de datation des anciens ossements

Une nouvelle technique de datation des anciens ossements

 

Squelette d epoque neolithique mis au jour en israelUn squelette d'époque néolithique mis au jour en Israël. Photographie par Yosef Galili, Ehud Galili, Itamar Greenberg, Wikimedia Commons

 

L'intérêt pour les origines des populations humaines et leurs voies de migration s'est considérablement accru ces dernières années, avec de nombreuses nouvelles découvertes bouleversant certaines certitudes trop tôt établies. Un aspect critique du traçage des événements de migration est de les dater, et de les dater de façon fiable. Cependant, les techniques liées au radiocarbone *, couramment utilisées pour dater et analyser l'ADN de squelettes anciens, peuvent être inexactes et pas toujours applicables. Inspirés par le modèle de la structure démographique géographique qui permet de suivre les mutations de l'ADN associées à la géographie (et donc l'environnement), les chercheurs ont développé une nouvelle méthode analytique, la Time Population Structure (TPS), qui utilise les mutations de l'ADN pour déduire l'époque.

Le Dr Umberto Esposito, chercheur postdoctoral dans le laboratoire du Dr Eran Elhaik, Département des sciences animales et végétales à l'Université de Sheffield, Sheffield, Royaume-Uni, a annoncé à la conférence annuelle de la Société européenne de génétique humaine que la TPS peut calculer les mélanges d'ADN provenant de périodes différentes pour estimer son âge définitif. " Cela introduit une toute nouvelle approche de la datation. À ce stade, dans son état embryonnaire, TPS a déjà montré que ses résultats sont très similaires à ceux obtenus avec la datation traditionnelle au radiocarbone. Nous avons trouvé que la différence moyenne entre nos prédictions d'âge sur des échantillons qui existaient il y a 45 000 ans et ceux donnés par la datation au radiocarbone était de 800 ans ". La nouvelle technique n'en est qu'à ses débuts mais ils sont déjà très prometteurs...

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Les petrosphères du néolithique gardent tout leur mystère

Les petrosphères du néolithique gardent tout leur mystère

 

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Une nouvelle étude sur ces mystérieuses petites sphères gravées en pierre du néolithique n'a pas dévoilé le mystère de leur utilité et science, mais des traces cachées donnent tout de même un espoir d'avancer sur le sujet prochainement. J'avais déjà parlé de ces étonnantes petites sphères de la taille d'une balle de baseball, aussi nommées "petrosphères" par les spécialistes, en référence aux pétroglyphes qui semblent en représenter certaines en 2D sur la pierre, dans deux articles ces dernières années :

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/des-artefacts-etranges-dans-des-musees-britanniques.html

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/preuves-autre-histoire/les-pages-des-anomalies-scientifiques-1.html

 

Plus de 200 ans après leur première découverte connue, ces objets demeurent parmi les plus énigmatiques concernant la période du néolithique. Alors qu'une grande majorité de ces pierres sculptées en 3D ont été trouvées dans le nord de l'Europe, il en a été trouvé d'autres, dans des contextes aussi estimés du néolithique, au Moyen-Orient et Proche-Orient par exemple ("From Reckoning to Writing," Scientific American, p. 58, August 1977.- Denise Schmandt-Besserat, de l'Université du Texas à Austin, qui en a découvert en Jordanie par exemple).

En ce qui concerne l'Europe, plus de 500 de ces objets énigmatiques ont été trouvés, la plupart dans le nord-est de l'Écosse, mais aussi dans les îles Orkney, en Angleterre, en Irlande et en Norvège.

Les archéologues ne connaissent toujours pas le but ou la signification originels des boules de pierre du néolithique (datées de 8500 à 5000 ans), qui sont reconnues et interprétées par défaut comme l'un des plus beaux exemples d'art néolithique que l'on trouve dans le monde. Mais maintenant, ils ont créé des modèles 3D virtuels des "balles" magnifiques, principalement à partager avec le public. En outre, les modèles ont révélé de nouveaux détails, y compris des motifs cachés dans les sculptures sur les sphères.

 

Des boules de pierre énigmatiques datant de 5 000 ans continuent de dérouter les archéologues

Les modèles 3D des boules de pierre sculptées, y compris la boule Towie en spirale (au centre), sont maintenant affichés en ligne.

Crédit: National Museums Scotland

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Pérou : Des géoglyphes datent de plus de 3000 ans

Pérou : Des géoglyphes datent de plus de 3000 ans

 

Geoglyphe2018 palpasalinas3 minile tertre de Los Morteros, avec vue sur l'échancrure sèche de Pampa de las Salinas (l'ancien lac)

 

Cette nouvelle étude scientifiques, faite par le Projet archéologique Los Morteros-Pampa de las Salinas, et entre autres par Ana Cecilia Mauricio, professeure adjointe à la Pontificia Universidad Catolica del Peru (et oui, une université catholique) et qui est relayée très sérieusement par Live Science, n'est pas faite au niveau des lignes de Nazca, mais plus au nord, du côté de la basse vallée du Chao.

En effet, il y a plus de 3 000 ans dans ce qui est maintenant la basse vallée du Chao au Pérou, les peuples anciens (on ignore lesquels car même les Paracas ne sont pas censés être si loin de leur péninsule à cette époque), ont créé cinq géoglyphes à partir de roches angulaires, formant des dessins conceptuels qui ont peut-être montré des constellations célestes. En fait, une constellation a bien été reconnue fermement.

Ces géoglyphes particuliers avaient des "portes de pierre" menant vers eux. Les archéologues croient que les gens anciens seraient entrés par ces portes pour participer à une forme de cérémonie ou d'activité rituelle exécutée lors de la création des géoglyphes.

Ces cinq géoglyphes font partie d'un paysage cérémoniel beaucoup plus grand maintenant appelé Pampa de las Salinas qui se compose de plus de 20 sites archéologiques, y compris des sentiers, des places et un monticule massif appelé "Los Morteros" qui se compose de vestiges de bâtiments anciens ainsi que de pêche (ports) et de plantes.

 

Geoglyphe2018 palpasalinas1

L'un des géoglyphes du site du Pérou appelé Pampa de las Salinas représente la constellation de la Croix du Sud. - Crédit: Projet archéologique Los Morteros-Pampa de las Salinas

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Ma conférence aux Repas Ufologiques de Tours - 22-06-2018

Ma conférence aux Repas Ufologiques de Tours - 22-06-2018

 

Ru tours 22 06 mini Rémy R.U. de Tours, merci

 

C'est en octobre 2017, à l'occasion d'une conférence organisée par les Restaurants Ufologiques de Tours à laquelle j'étais venu pour rencontrer physiquement pour la première fois, et écouter, l'explorateur historien Thierry Jamin et Alain Bonnet, le responsable communication de l'ONG Inkari, que Phil Solano m'a proposé de préparer une conférence pour l'association. Son argument était que mon site S-F-H était bourré d'articles passionnant et très riche en sujets et thèmes attisant la curiosité et l'envie de connaissances. Je l'en remercie encore au passage, ainsi d'ailleurs que son accueil lors de ces deux jours d'octobre, ainsi qu'à l'occasion de cette fameuse conférence à venir. 

Son thème m'a paru évident après quelques semaines de réflexion et en voyant les divers thèmes abordés lors des conférences organisées chaque mois par les Repas Ufologiques, non seulement à Tours, mais un peu partout en France. Un thème rarement abordé et pourtant riche en surprises et lié possiblement, voir probablement à d'autres thèmes archéologiques ou ésotériques si on regarde l'aspect rituels ou chamanique, ou même tout simplement ufologiques, car après tout, toutes ces structures faites (à priori et en majorité !) par l'homme, sont bel et bien mieux visibles du ciel...

Ce thème des structures artificielles à caractères de rites de la fertilité ou encore astronomico-agricoles, ou possiblement des appels ou témoignages destinés à des "dieux venus du ciel" a la particularité de toucher l'ensemble de la planète, même s'il semble que les continents d'Asie et d'Océanie semblent moins concernés. Mais les récentes découvertes dans les jungles amazoniennes et africaines, puis dans les déserts saoudiens pourraient être les prémisses de futures découvertes dans les jungles asiatiques ou les déserts australiens... Alors, quand je parle de structures artificielles, je ne parle pas de grandes pyramides ou de temples, mais bien de gravures et dessins visibles de haut, et dont l'âge peut remonter de la préhistoire du néolithique, passer par l'âge du bronze et du fer pour être imité jusqu'au moyen-âge... De nombreuses imitations ou arts modernes sont venus aux 20ème et 21ème siècle (dont en Australie et Europe) renouveler ce concept ou laisser une sorte d'empreinte à la postérité. Par exemple, et c'est assez peu connu, mais au sommet de la Grande Arche de la Défense est visible (du ciel donc) un zodiaque construit à l'initiative du Président Mitterrand, qui était une personne pour le moins ésotérique, et qui avait officiellement choisi comme emblème... l'Arbre de Vie...

Je ne parlerai pas de ces arts modernes ou renouvellements ésotériques de signes et rituels (maçonniques pour certains) modernes, destinés à la continuité du symbolisme laissés par nos ancêtres de part le monde (et souvent récupéré déjà par l'Eglise ou autres pour asseoir un certain pouvoir à l'aide de croyances ou ondes venues d'un lointain passé...

Je ne dévoilerai pas ici les différents chapitres de cette conférence, qui sera essentiellement composée d'un documentaire inédit sur le thème, monté par moi-même, mais vous trouverez plus bas ici quelques photos qui vous donnerons une idée et, j'espère, l'envie de venir me voir et m'écouter. A priori, une autre conférence devrait avoir lieu à Paris d'ici la fin de l'année, mais il est trop tôt et peut-être présomptueux de déjà en parler !

 

Ru tours 22 06

Conférence privée et repas du 22 juin 2018 à partir de 19 H : Réservation obligatoire à l'avance à repasufo.tours@gmail.com

 

A cette occasion, j'amènerai avec moi quelques exemplaires de mes deux livres (Je n'étais qu'un Androïde et Quatre éternités pour une Rose immortelle), qui ne sont pas en lien avec le thème de la conférence, mais un peu plus "ufologiques" quand on connaît leur origine, et je me ferai un plaisir de signer des dédicaces pour celles ou ceux qui veulent les découvrir lors de cette opportunité...

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Pérou : Nouvelle étude sur les trépanations antiques

Pérou : Nouvelle étude sur les trépanations antiques

 

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Crâne d'origine Huari (Wari - empire absorbé par les Incas vers +1400) ayant subi plusieurs trépanations

 

Le neurologue David Kushner, de l'Université de Miami et le bioarchéologue John Verano, de l'Université de Tulane, ont mené une étude sur des crânes découverts au Pérou, portant des traces de trépanation, et ont découvert que 80% des patients précolombiens (surtout ceux des Incas) ont survécu à la procédure, selon un rapport dans Science Magazine

Important, les premiers crânes de l'étude montrant des signes de trépanation - le fait de percer, de couper ou de gratter un trou dans un crâne pour des raisons médicales - remontaient à 400 avant J.-C. et provenaient de la côte sud du Pérou. Les derniers crânes dans l'étude, de l'Empire Inca, dataient du XVIe siècle Après J.-C. Si le trou chirurgical ne montrait aucun signe de guérison, les chercheurs ont conclu que le patient était mort soit pendant la chirurgie ou peu de temps après. L'os lisse autour de l'ouverture a été prise pour indiquer que le patient a survécu assez longtemps pour que l'os guérisse. L'étude suggère qu'environ 40 pour cent des premiers patients ont survécu, mais à la période Inca, entre 75 et 83 pour cent des patients ont récupéré leur santéKushner a également noté que la technique de trépanation semble s'être améliorée au fil du temps - les trous sont devenus plus petits avec moins de coupe et de forage de l'os, et donc moins de risque de lésion cérébrale.

 

Trepanation perou

Cette personne, qui vivait au Pérou entre 400 et 200 avant notre ère, a subi une fracture du crâne (flèche blanche) qui a probablement été traitée avec trépanation, mais est morte moins de 2 semaines après l'opération. Ce n'est pas le cas de 40% des personnes opérées de cette période examinés lors de cette étude. - D. KUSHNER ET AL ., WORLD NEUROSURGERY 114, 245 (2018)

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Un étrange événement biologique il y a 7 000 ans

Un étrange événement biologique il y a 7 000 ans

 

Sahara neolithique teteallongee tinaboteka

 

Il y a environ 7 000 ans (autour de -5000 avant J.-C. donc), quelque chose de bizarre semble s'être produit chez les hommes: au cours des deux millénaires suivants, des études récentes suggèrent que leur diversité génétique - en particulier la diversité de leurs chromosomes Y - s'est effondrée. L'effondrement était si extrême que c'était comme s'il n'y avait plus qu'un seul homme à accoupler pour 17 femmes.

Les anthropologues et les biologistes étaient perplexes, mais les chercheurs de Stanford croient maintenant avoir trouvé une explication simple - mais révélatrice. L'effondrement, soutiennent-ils, était le résultat de plusieurs générations de guerres entre des clans patrilinéaires, dont l'appartenance est déterminée par des ancêtres masculins. YH : Comme on l'a découvert à force de fouilles et d'études génétiques, la société des chasseurs-cueilleurs humaine a été sous dominance des femmes, matriarcale donc, pendant des dizaines, voir des centaines de milliers d'années puisque la naissance de "l'Homme moderne" semble maintenant remonter à plus de 300 000 ans. Ce régime "matriarcal", avec notamment des chamans femelles et une vénération pour la déesse-mère de la fertilité, dirigeant et stabilisant les clans dans une vaste communauté en paix, a non seulement permis l'avènement d'une grande culture très étendue et assez semblable sur l'ensemble du monde colonisé de l'époque, mais une expansion et une multiplication des mêmes chasseurs-cueilleurs. Jusqu'à ce qu'un événement encore inconnu amène assez rapidement à l'abandon du matriarcat, l'adoption du patriarcat et l'avènement de guerres et autres bouleversements qui mèneront à cet appauvrissement du nombre d'hommes entre -5000 et -3000 dont il est question ici. En fait, il faut bien admettre que les conséquences de l'avènement du patriarcat sont toujours visibles de nos jours dans beaucoup de mentalités et nations-tribus actuelles...

 

Venus de laussel vue generaleVénus de Laussel, photographie de l'original conservé au Musée d'Aquitaine à Bordeaux -  l'une des plus célèbres Vénus paléolithiques (env. -25 000 ans), typique de la longue période matriarcale - ce type de gravure a été retrouvé de l'Europe à l'Asie - CC BY-SA 3.0

 

 

 

Les contours de cette idée sont venus à Tian Chen Zeng, un étudiant de premier cycle en sociologie à Stanford, après avoir passé des heures à lire des articles de blog qui spéculaient, selon Zeng, sur l'origine du «goulot d'étranglement du chromosome Y néolithique». Il a bientôt partagé ses idées avec son camarade de lycée Alan Aw, également un étudiant de premier cycle de Stanford dans la science mathématique et computationnelle.

" Il était vraiment lyrique à propos de ça ", a déclaré Aw, alors les deux ont amené leur idée à Marcus Feldman, un professeur de biologie à l'École des sciences humaines et des sciences de Stanford. Zeng, Aw et Feldman ont publié leurs résultats le 25 mai dans Nature Communications...

 

Recherche chromy

Tracés d'horizon cumulés bayésiens de la diversité du chromosome Y et de l'ADN mitochondrial par régions du monde. Reproduit de Karmin et al. avec la permission de Monika Karmin et sous licence Creative Commons (Attribution-NonCommercial 4.0 International)

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Arabie Saoudite : Des empreintes humaines de 85 000 ans

Arabie Saoudite : Des empreintes humaines de 85 000 ans

 

Arabiesaoudite empreintes 85000ans

Les empreintes humaines trouvées dans la région de Tabuk, au nord-ouest de l'Arabie Saoudite, seraient âgées d'au moins 85 000 ans : dernière époque où cet endroit était humide et permettant à des empreintes d'exister. Crédit d'image: Courtoisie: SPA

 

La découverte a été faite par une équipe de chercheurs du Saudi Geological Survey, du SCTH, de l'Université King Saud, de la Fondation Max Planck pour l'histoire humaine, de l'Université d'Oxford, de l'Université de Cambridge et de l'Université de Nouvelle-Galles du SudLes empreintes de pas de nombreux humains, creusées dans les rochers, ont été découvertes sur les rives d'un ancien lit de lac dans le désert de Nafud qui, selon les scientifiques, était autrefois une région luxuriante et humide, il y a environ 85 000 ans. 

C'est une preuve de plus nous disant que l'homme moderne est passé à travers le Sinaï lors d'une très ancienne migration de l'Afrique car ces empreintes de 85 000 ans ont été trouvées dans la région de Tabuk, au nord-ouest de l'Arabie Saoudite. Ce sont les déclarations du Prince Sultan Bin Salman, président de la Commission saoudienne du tourisme et du patrimoine national (SCTH), lors d'une visite au Musée national de Tokyo. Il était l'hôte de l'exposition "Roads of Arabia - Chefs-d'œuvre archéologiques saoudiens à travers les âges".

Les empreintes de pas mènent loin du lac, dans des directions différentes. Les chercheurs disent que la découverte a montré que les chasseurs-cueilleurs étaient venus dans la région à ce moment-là et qu'ils auraient peut-être aussi pêché dans le lac.

 

As tabuk footprints

Michael Petraglia - COURTESY SAUDI PRESS AGENCY (SPA), MINISTRY OF CULTURE AND INFORMATION, SAUDI ARABIA

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Irak : L'antique cité mésopotamienne de Mardama identifiée

Irak : L'antique cité mésopotamienne de Mardama identifiée

 

The remains of the royal city mardama mini

Le site est fouillé depuis 2013 mais c'est la traduction de tablettes cunéiformes découvertes en automne 2017, dont j'avais parlé (voir lien ci-dessous) à l'époque, qui ont pu révéler le nom de la cité enterrée sous ce tel situé dans le nord de l'Irak, dans la région surnommée Kurdistan de nos jours. 

http://www.sciences-faits-histoires.com/blog/archeologie/kurdistan-decouverte-de-tablettes-cuneiformes-de-l-empire-assyrien.html

La cité de Mardama (ou Mardaman) était connue des historiens car plusieurs anciens textes babyloniens (qui citent au moins un roi de Mardaman : Tish-Ulme) en parlait comme d'une cité royale, possible capitale d'un ancien royaume conquis par les Assyriens, sans indications géographiques... Les datations font remonter à il y a 4 800 ans la fondation de cette cité.

C'est récemment que Betina Faist, philologue (experte en langues) à l'Université de Heidelberg en Allemagne, a déchiffré le texte sur les tablettes, pour retrouver le nom de cette ville antique...

The remains of the royal city mardamaLes vestiges de l'antique Mardama à Bassetki, Iraq. Credit: Matthias Lang/ Benjamin Glissmann, University of Tübingen eScience-Center

Les anciens textes nous apprennent aussi que la cité a été en relation amicales ou hostiles avec plusieurs anciens royaumes, dont celui de Mari :

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Ecosse : nouvelles suppositions sur les pierres vitrifiées

Ecosse : nouvelles suppositions sur les pierres vitrifiées

 

Hill fort vitrification mini

 

Une équipe de bénévoles et d'archéologues de la Forestry Enterprise Scotland et de la Stirling University ont étudié quelle sources de chaleur possibles seraient assez chaudes pour faire entrer en fusion les pierres des forteresses de l'âge du fer. Leur rapport vient de paraître dans The Scotsman.

Au cours des années, un certain nombre d'expériences ont été menées au Dun Deardail à Glen Nevis pour établir comment des températures assez chaudes pour se faire fusionner les pierres ensemble, dans un processus appelé vitrification, ont été possible au fort, qui a servi de citadelle Picte (les Pictes (Hommes peints) étant possiblement les descendants des Caledonii mentionnés par les Romains). Dun Deardail, qui a été créé (d'après des datations C14 indirectes, à côté du site) autour de 500 avant JC et a servi d'abord de fort celtique (Caledonii ?) et de citadelle des Pictes ensuite, est l'un des (au moins) 60 autres sites vitrifiés en Ecosse...

 

Hill fort vitrification

Exemple de vitrification. Crédit : (jp.morteveille, via Wikimedia Commons)

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